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Les Programmes: Respect D'autrui

Le document présente les objectifs et compétences des programmes d'Enseignement Moral et Civique (EMC) pour les cycles 2 et 3, axés sur le respect d'autrui, les valeurs de la République et la culture civique. Il retrace également l'évolution historique de l'éducation civique en France, ainsi que les principes fondamentaux de la démocratie et les valeurs républicaines. Enfin, il souligne l'importance des droits de l'homme et des droits de l'enfant dans l'enseignement de l'EMC.

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Les Programmes: Respect D'autrui

Le document présente les objectifs et compétences des programmes d'Enseignement Moral et Civique (EMC) pour les cycles 2 et 3, axés sur le respect d'autrui, les valeurs de la République et la culture civique. Il retrace également l'évolution historique de l'éducation civique en France, ainsi que les principes fondamentaux de la démocratie et les valeurs républicaines. Enfin, il souligne l'importance des droits de l'homme et des droits de l'enfant dans l'enseignement de l'EMC.

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EMC

Les programmes

Acquérir et partager
Respect les valeurs de la Construire une
République culture civique
d’autrui

Le respect d’autrui
* Cycle 2
- Le respect d’autrui
- Identifier et partager des émotions et des sentiments

Attendus de fin de cycle

-Accepter et respecter les différences.


-Respecter les engagements pris envers soi-même et envers les autres.
-Adopter un comportement responsable par rapport à soi et à autrui.
-Adapter sa tenue, son langage et son attitude au contexte scolaire.
-Savoir écouter autrui.
-Identifier et partager des émotions, des sentiments dans des situations et à propos d’objets
diversifiés.

*Cycle 3

- Le respect d’autrui
- identifier et exprimer les émotions et les sentiments

Attendus de fin de cycle

- Accepter et respecter les différences dans son rapport à l’altérité et à l’autre


- Avoir conscience de sa responsabilité individuelle
-Adopter une attitude et un langage adaptés dans le rapport aux autres
-Tenir compte du point de vue des autres
-Partager et réguler des émotions, des sentiments dans des situations et à propos d’objets diversifiés,
mobiliser le vocabulaire adapté à leur expression

Acquérir et partager les valeurs de la République

* Cycle 2
-Respecter les règles de la vie collective
-Connaître les valeurs, les principes et les symboles de la République française
-Accéder à une première connaissance des cadres d’une société démocratique

Attendus de fin de cycle :


-Respecter les règles de la vie collective.
-Connaître les valeurs, les principes et les symboles de la République française : le drapeau, l’hymne
national, les monuments, la fête nationale.
-Accéder à une première connaissance des cadres d’une société démocratique.

*Cycle 3

-Comprendre que la vie collective implique le respect de règles.


-Connaître les valeurs, principes et symboles de la République française, de l’Union européenne et
des sociétés démocratiques.
-Identifier et connaître les cadres d’une société démocratique.

Attendus de fin de cycle :

- Comprendre les notions de droits, de devoirs et de règles, pour les appliquer et les accepter.
- Connaître les valeurs, les principes et les symboles de la République française, de l’Union
européenne et des sociétés démocratiques.
- Identifier et connaître les cadres d’une société démocratique.

Construire une culture civique

* Cycle 2
-L’engagement dans la classe et dans l’école
-Développer le sens de l’intérêt général
-Construire l’esprit critique

Attendus de fin de cycle :

-Participer et prendre sa place dans un groupe.


-Distinguer son intérêt personnel de l’intérêt général.
-Écouter autrui et produire un point de vue argumenté

*Cycle 3

-Comprendre et expérimenter l’engagement dans la classe, dans l’école et dans l’établissement


-Comprendre le sens de l’intérêt général
-Exercer son jugement, construire l’esprit critique

Attendus de fin de cycle :

- Se positionner comme membre de la collectivité.


- Prendre en charge des aspects de la vie collective et de l’environnement et développer une
conscience civique, y compris dans sa dimension écologique.
- Exercer une aptitude à la réflexion critique pour construire son jugement.
- Écouter autrui et justifier un point de vue au cours d’une conversation, d’un débat ou d’un
dialogue.

L’ob
Compétences travaillées du cycle2 au cycle4

Culture de la sensibilité

-Identifier et exprimer en les régulant ses émotions et ses sentiments.


-S’estimer et être capable d’écoute et d’empathie.
-Exprimer son opinion et respecter l’opinion des autres.
-Accepter les différences.
-Être capable de coopérer.
-Se sentir membre d’une collectivité.

Culture de la règle et du droit

-Respecter les règles communes.


-Comprendre les raisons de l’obéissance aux règles et à la loi dans une société démocratique.
-Comprendre les principes et les valeurs de la République française et des sociétés démocratiques.
-Comprendre le rapport entre les règles et les valeurs.

Culture du jugement

-Développer les aptitudes au discernement et à la réflexion critique.


-Confronter ses jugements à ceux d’autrui dans une discussion ou un débat argumenté et réglé.
-S’informer de manière rigoureuse.
-Différencier son intérêt particulier de l’intérêt général.
-Avoir le sens de l’intérêt général.

Culture de l’engagement

-Être responsable de ses propres engagements.


-Être responsable envers autrui.
-S’engager et assumer des responsabilités dans l’école et dans l’établissement.
-Prendre en charge des aspects de la vie collective et de l’environnement et développer une
conscience civique.
-Savoir s’intégrer dans une démarche collaborative et enrichir son travail ou sa réflexion grâce à cette
démarche.

L’EMC à travers l’histoire

En 1881, Jules Ferry annonce que le but de l’instruction civique est de transmettre l’héritage de la
révolution et notamment les valeurs fondamentales comme la Liberté, l’Egalité ou la fraternité.
Cet enseignement civique se doit-être au-dessus de toutes les luttes politiques.
L’instruction civique tombe en désuétude pour disparaitre dans les années 70. L’objectif de jules
Ferry et de la III république est atteint, la république est acceptée et elle est le gouvernement
définitif de la France.

En 1982, Jean-Pierre Chevènement restaure l’éducation civique à l’école primaire. L’éducation


civique évolue et comporte 2 thèmes : Vers une citoyenneté responsable et la vie civique dans la
société.

Dans les programmes de 1995, l’éducation civique a pour objectif la connaissance des institutions,
de leur fonctionnement et de la vie démocratique. C’est une éducation à la citoyenneté. L’éducation
à la citoyenneté est un moyen de faire face au violences scolaires et sociales.

En 2002, nouveauté dans les programmes : Le débat.

Retour vers l’instruction civique et vers la morale laïque à partir de 2008.

En 2015, un enseignement moral et civique est donné du primaire au lycée avec des horaires dédiés.

La démocratie

Le mot démocratie tient ses origines du grec : dêmokratia, formé de dêmos, « peuple », et de kratos,
« pouvoir ». On parle donc de pouvoir du peuple, de gouvernement du peuple.

Abraham Lincoln, aurait un jour déclaré que la démocratie était « le gouvernement du peuple, par le
peuple et pour le peuple ». Suivant ce principe, la souveraineté appartient donc au peuple, qui
choisit ceux qui le gouverneront.

*La démocratie directe

La démocratie est directe lorsque les citoyens, réunis en assemblée, exercent directement leur
pouvoir en prenant, par exemple, des décisions à main levée.

* La démocratie représentative

La démocratie est représentative, lorsque les citoyens choisissent des représentants pour exercer le
pouvoir en leur nom.
Dans la plupart des démocraties occidentales, les gouvernants sont choisis par des élections libres
qui respectent 3 conditions :
- la libre adhésion d’un candidat à un parti de son choix
- le suffrage universel (hommes et femmes peuvent voter et chaque individu détient un vote)
- le scrutin libre et secret.

L’exercice du pouvoir se fait par les élus du parti formant la majorité, qui forment le gouvernement,
et qui ont la légitimité pour gouverner. L’opposition, représentée par les élus qui ne forment pas le
gouvernement, a la liberté de critiquer le gouvernement, de surveiller ses actions et de proposer des
solutions alternatives.

Ce fonctionnement repose sur un consensus social : les citoyens doivent partager des valeurs de
liberté, d’égalité, de civisme et de respect des droits individuels, garantis par des dispositions
morales et juridiques socialement admises (le respect des lois, par exemple).
Les valeurs de la république

* La liberté

L’art. 1 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789) déclare que « les hommes
naissent et demeure libre et égaux en droit »

Les limites de la liberté sont l’obéissance à la loi.

Le droit à la liberté se décline en 3 types :

- Les libertés individuelles (liberté de propriétés, liberté de vie privée et de la vie familiale, liberté
religieuse, liberté de conscience, liberté de circulation)

- Les libertés du citoyen (Droit de vote, liberté d’expression…)

- Les libertés dans le travail (Droit au travail, liberté d’entreprendre, droit de grève…)

La DDHC de 1789 consacre les individus « libres et égaux en droits » et ce « sans distinction d’origine,
de race ou de religion »

* L’égalité

L’égalité signifie avant tout que la loi est la même pour tous. L’avènement de l’égalité en 1789
marque la fin de la société de privilège. L’égalité arrache l’individu à la condition qui l’a vu naitre et
lui permet de se distinguer selon « ses vertus et ses talents »

La déclaration de l’égalité de droit entre les individus entraine une égalité des droits dans l’accès au
droits politiques (droit de vote, accès à toutes les charges de la république), dans l’accès aux droits
sociaux (santé, éducation, emploi)

* La fraternité

La fraternité comme solidarité des membres d’une même société s’exprime par la redistribution des
richesses et par la protection sociale. Les services publics permettent également la cohésion sociale
en assurant des missions dans l’intérêt de tous.

* La laïcité

Selon la constitution de 1958 « la France est une république indivisible, laïque, démocratique et
sociale »

La laïcité signifie une neutralité de l'état envers les religions, les partis, les intérêts économiques.
L'état et donc l'école publique sont au service de tous les citoyens, ils doivent être au-dessus de tous
les intérêts privés et ne doivent avantager ni une religion, ni une opinion politique ou philosophique,
ni des entreprises industrielles ou commerciales privées.

Les symboles de la république


* Le drapeau

Emblème national de la Ve république, le drapeau tricolore est né de la réunion sous la république


française, des couleurs du rois (le blanc) et de la ville de Paris (Bleu et rouge).

* L’hymne national
A l’origine, chant de guerre révolutionnaire et hymne à la liberté, la marseillaise s’est imposé comme
un hymne national.

* La devise

La devise « liberté, égalité, fraternité » est défini comme un principe de la république.

* La Marianne

Femme a bonnet phrygien, allégorie de la liberté et de la république.

* La fête nationale

Le 14 juillet est institué fête nationale française, en référence au 14 juillet 1789, date de la prise de la
bastille, jour symbolique de la fin de l’absolutisme.

* Le coq

Le coq apparait dès l’antiquité sur des monnaie gauloises. Il devient symbole de la Gaule.

La loi
* Qui fait la loi ?

L’initiative de la loi est prise soit par le gouvernement (projet de loi) soit par le parlement
(proposition de loi). Le projet est alors déposé à l’Assemblée nationale ou au Sénat.

L’Assemblée nationale peut rejeter le projet de loi ou le voter en proposant des modifications
(amendements). Le texte passe alors devant le Sénat qui peut le voter à son tour ou l’amender.

Une fois la loi votée, elle est promulguée par le président de la République et contre-signée par le 1 er
ministre et les ministres concernés.

Le texte de loi est ensuite imprimé et publié au journal officiel de la république. Il entre en vigueur de
sa publication ?

* Qui fait exécuter la loi ?

Le président de la République

Il a le devoir de veiller au respect de la constitution dont il est garant, à l’indépendance de la justice


et au bon fonctionnement des pouvoirs publics.

Il est élu au suffrage universel direct. Son mandat, renouvelable, est de cinq ans (quinquennat). Il est
le chef des armées, il oriente la politique étrangère, il choisit son 1er ministre, nomme les ministres
sur proposition du 1er ministre. Il promulgue les lois, peut consulter la nation par référendum, Il peut
dissoudre l’Assemblée nationale.
Le gouvernement

Le 1er ministre est le chef du gouvernement. Ayant besoin du soutien de l’Assemblée nationale, il est
presque toujours choisi par les représentants des groupes qui forment la majorité politique de
l’Assemblée nationale. Le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. Le 1 er
ministre veille à l’exécution des lois et assure leur application.
Les élections

•Le président de la République, les députés, les conseillers régionaux, les conseillers généraux et les
conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct : tous les citoyens majeurs peuvent
voter.
• Les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect : seuls les « grands électeurs » (députés,
conseillers régionaux, conseillers généraux, délégués des conseillers municipaux et membres élus du
Conseil supérieur des Français de l’étranger), élus eux-mêmes au suffrage universel direct, votent.

•Le président de la République, les députés et les conseillers généraux sont élus au scrutin
uninominal majoritaire à deux tours : les électeurs sont appelés à voter pour une seule personne qui
sera élue avec la majorité absolue au 1er tour ou relative au 2d tour. Ne se présentent au 2d tour
que les candidats ayant recueilli, au 1er tour, au moins 12,5 % des voix des électeurs inscrits.

• Le président de la République, les députés et les conseillers généraux sont élus au scrutin
uninominal majoritaire à deux tours : les électeurs sont appelés à voter pour une seule personne qui
sera élue avec la majorité absolue au 1er tour ou relative au 2d tour. Ne se présentent au 2d tour
que les candidats ayant recueilli, au 1er tour, au moins 12,5 % des voix des électeurs inscrits.

• Les représentants au Parlement européen, les conseillers régionaux et les conseillers de


l’Assemblée de Corse sont élus au scrutin plurinominal (de liste), à la représentation proportionnelle
à un ou deux tours. Chaque liste obtient un nombre d’élus proportionnel au nombre de voix qu’elle a
recueillies. Ce système laisse un reliquat de sièges que l’on répartit suivant diverses variantes.

La déclaration des droits de l’homme et du citoyen

La déclaration des Droits de l'homme et du citoyen a été rédigée lors de la Révolution Française de
1789, elle a été votée par l’assemblée nationale le 26 août 1786. La Déclaration proclame la liberté et
l'égalité pour tous les hommes. Ces principes ont, depuis, été reconnus dans le monde entier. La
DDHC est affichée dans l'école.

La convention internationale des droits de l’enfant

En 1989, la Convention relative aux droits de l’enfant a été adoptée à l’unanimité par l’Assemblée
générale des Nations unies.
C'est la première fois de l’histoire qu'un texte international reconnait explicitement les moins de 18
ans comme des êtres à part entière, porteurs de droits sociaux, économiques, civils, culturels et
politiques – des droits fondamentaux, obligatoires et non négociables

La Convention comporte 54 articles, énonçant que chaque enfant a :

 le droit d’avoir un nom, une nationalité, une identité


 le droit d’être soigné, protégé des maladies, d’avoir une alimentation suffisante et équilibrée
 le droit d’aller à l’école
 le droit d’être protégé de la violence, de la maltraitance et de toute forme d’abus et
d’exploitation
 le droit d’être protégé contre toutes les formes de discrimination
 le droit de ne pas faire la guerre, ni la subir
 le droit d’avoir un refuge, d’être secouru, et d’avoir des conditions de vie décentes
 le droit de jouer et d’avoir des loisirs
 le droit à la liberté d’information, d’expression et de participation
 le droit d’avoir une famille, d’être entouré et aimé
La convention met en avant quatre principes fondamentaux concernant les enfants : la non-
discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit de vivre, survivre et se développer ainsi que le
respect des opinions de l’enfant

Enseigner l’EMC

Enseignement moral et civique : 36 heures annuelles, soit 1 heure hebdomadaire dont 0 h 30 est
consacrée à des situations pratiques favorisant l’expression orale.

Au cycle des apprentissages fondamentaux, les objectifs de l’enseignement moral et civique sont en
priorité l’apprentissage des règles de politesse, de coopération et de respect. Cet apprentissage
s’accompagne de l’acquisition progressive de la responsabilité et de l’autonomie. Ces objectifs se
construisent autour des notions suivantes : découverte des principes de la morale, prise de
conscience des notions de droits et de devoirs dans l’environnement de l’école et social proche,
application des règles en découlant, éducation à la santé et à la sécurité, connaissance des symboles
et des emblèmes de la République.
Une trace écrite, reflet d’une interprétation claire et partagée, est indispensable pour formaliser le
principe moral dégagé ou fixer la règle de conclusion.

Au cycle des approfondissements, les objectifs de l’enseignement moral et civique sont en priorité la
compréhension des grands principes de l’action morale. Il s’agit de mettre en place un véritable
parcours civique de l’élève, constitué de valeurs, de savoirs, de pratiques et de comportements dont
le but est de favoriser une participation efficace et constructive à la vie sociale, d’exercer sa liberté en
pleine conscience des droits de chacun, de refuser la violence. Pour cela, les élèves devront
apprendre à établir la différence entre les principes universels (les droits de l’homme), les règles de
l’État de droit (la loi) et les usages sociaux (la civilité). Il s’agit aussi de développer le sentiment
d’appartenance à son pays, à l’Union européenne, dans le respect dû à la diversité des choix et des
options personnels.
Il s’agit de préparer les élèves à vivre en société et à devenir des citoyens responsables, conscients
des principes et des règles qui fondent notre démocratie.

L’analyse de situations concrètes présentant un dilemme permettra de faire évoluer le jugement


moral. L’étude de maximes, d’adages juridiques, de morales tirées des fables, le recours à des récits,
textes, romans présentant une problématique morale, permettront de mettre en place des séances
d’enseignement.
L’apprentissage de l’argumentation passera par la justification des points de vue pour aboutir au
raisonnement, étayer une idée, voire fonder une opinion. L’élève est amené à réfléchir, nommer les
choses, argumenter, défendre sa position, s’interroger, douter, rechercher. Le maître est le garant
des conditions de l’échange et de la conclusion des réflexions menées.
Une trace écrite, reflet d’une interprétation claire et partagée, est indispensable pour formaliser le
principe moral dégagé ou fixer la règle de conclusion.

L’évaluation de l’EMC à l’école

Deux outils sont privilégiés pour construire avec les élèves l’évaluation de l’EMC selon le principe
d’une évaluation articulant connaissances et attitudes individuelles et collectives : le portfolio réflexif
et une grille d’évaluation de compétences et de connaissances.

* Le portfolio est un dossier constitué individuellement par l’élève. Au regard des compétences
langagières sollicitées, il peut, notamment au cycle 2, revêtir une forme collective dans la mesure où
tous les élèves y participent. Il est composé de travaux individuels et collectifs, de traces diverses tels
que des comptes rendus réalisés par les élèves, des argumentaires développés par les différents
protagonistes au cours de débats, de documents sélectionnés et commentés par l’élève, l’enseignant
et /ou les camarades de classe en vue d’évaluer les progrès individuels dans l’acquisition des
connaissances et des compétences. Il valorise les projets et les réussites collectives, ainsi que les
travaux interdisciplinaires. Il constitue ainsi un recueil cumulatif et continu qui suit l’élève de cycle en
cycle, rendant compte à la fois des résultats de l’apprentissage et de la qualité du processus
d’apprentissage. À ce titre, le portfolio apparaît comme un outil de continuité rendant compte de
l’acquisition progressive d’une culture morale et civique tout au long de la scolarité obligatoire dans
le cadre du parcours citoyen.

* La grille d’évaluation est un outil de suivi des progrès de l’élève qui donne toute sa place à l’auto-
évaluation réflexive et à l’évaluation entre pairs. Elle doit nécessairement se référer aux quatre
dimensions constitutives de cet enseignement, en lien avec le domaine 3 du Socle commun de
connaissances, de compétences et de culture. Composée des attendus de fin de cycle, traduction des
compétences du programme, elle présente, pour chaque domaine et dans chaque cycle, deux à trois
items relatifs aux capacités visées.

Il en résulte les cinq entrées suivantes :


1. Capacité progressive à prendre confiance en soi et à se sentir solidaire de la collectivité scolaire (La
sensibilité : soi et les autres) ;
2. Capacité progressive à comprendre les règles, à les respecter et à prendre part à leur élaboration
(Le droit et la règle : des principes pour vivre avec les autres) ;
3. Capacité progressive à dialoguer, argumenter, à exprimer son point de vue et à comprendre celui
d’autrui (Le jugement : penser par soi-même et avec les autres) ;
4. Capacité progressive à prendre des initiatives et des responsabilités dans la vie de la classe, de
l’école ou de l’établissement (L’engagement : agir individuellement ou collectivement) ;
5. Maîtrise des connaissances liées à l’enseignement moral et civique par cycle.

L’évaluation de l’EMC nécessite enfin de prendre en compte la particularité des compétences


morales et civiques qui, par nature, ne sont jamais définitivement acquises et ne peuvent donc se
traduire en termes binaires acquis/non-acquis. L’on privilégiera donc l’identification de plusieurs
niveaux de réussite identiques à l’évaluation des objectifs d’apprentissage proposée par le nouveau
livret scolaire : non-atteints / partiellement atteints / atteints / dépassés.

Vivre ensemble à l’école

L'École est le lieu où les élèves acquièrent les compétences qui leur seront indispensables tout au
long de la vie, au-delà de leur scolarité, pour poursuivre leur formation, construire leur avenir
personnel et professionnel, réussir leur vie en société et exercer librement leur citoyenneté :
autonomie, responsabilité, ouverture aux autres, respect de soi et d'autrui, exercice de l'esprit
critique. Ils y apprennent à vivre ensemble dans une société démocratique et républicaine.

Le socle commun décline les compétences sociales et civiques à acquérir :

 le sens du dialogue, de la négociation, du consensus, le travail en équipe,


 le respect des règles de vie collective, qu'il s'agisse du fonctionnement de la classe ou du
règlement intérieur de l'établissement,
 le sens de la responsabilité, individuelle et collective, en matière de sécurité, de santé, de
sexualité,
 le respect des autres, la civilité, le refus des stéréotypes et des discriminations.
Au delà de l’EMC, cet apprentissage constitue un élément structurant de la vie scolaire, notamment à
travers le respect de la règle, la prévention des incivilités, de la violence et des conduites à risque,
l'éducation à la santé, l'éducation à la sécurité.

Il passe aussi par des actions éducatives qui engagent les élèves dans des situations concrètes autour
d'activités collectives touchant par exemple la culture, le sport. L'implication au sein de l'association
sportive comme les sorties scolaires sont notamment l'occasion de mettre en pratique esprit
d'initiative, autonomie et sens des responsabilités.

Un débat réglé ou argumenté est un moyen pour tout individu d’exprimer son point de vue dans le
cadre d’un échange régi par des règles. C’est une discussion entre différentes personnes sur une
question controversée où chacune doit savoir maîtriser sa parole, laisser la place à celle de l’autre,
comprendre son point de vue même quand elle ne le partage pas et chercher à convaincre en
argumentant. Il s’agit donc d’un échange dont chacune des parties peut tirer profit et non d’un
affrontement avec un gagnant et un perdant

Émotion ou sentiment ? Une émotion est un trouble passager que l’on ressent en réaction à une
situation. Elle peut être positive, comme la joie, la satisfaction... ou négative, comme la colère, la
honte, la jalousie... Un sentiment dure plus longtemps qu’une émotion : c’est un état affectif, c’est-à-
dire une manière de se sentir dans son corps, sa tête et son cœur.

Emotion au cycle 3 : Débat philo Quel impact peut avoir une parole blessante ? Situation et
vocabulaire plus compliqué. Ex : max et lili, parler de ses émotions et important, les gens ne peuvent
pas deviner ce qu’on ressent et parler aide à aller mieux, jeux de rôle.

Emotion au cycle 1 : étude de l’album frimousse de Nicolas Smee, dictée à l’adulte, dessin.

Interdisciplinarité émotions : portrait physique et émotionnel d’un personnage, identifier les


émotions des personnages. Aide à l’inférence d’un texte, en art : exprimer ses émotions par rapport
à des œuvres, spectacle. Danse : exprimer ses émotions par le corps.

La DVP ou oral réflexif a pour objet de réfléchir au sens des choses, en dehors de toute prise de
décision et sans viser l’action. La DVP appartient à la catégorie des débats réglés. De façon générale,
cette réflexion implique de sortir de soi-même, de partager les questions existentielles dans le temps
et l’espace.

Le dilemme moral propose deux issues à l’élève sans que l’une ou l’autre ne soit bonne ou juste a
priori. C’est un court scénario avec un protagoniste X, confronté à un choix. Ce scénario s’achève sur
une question normative : que devrait faire X ? issue A / issue B. L’élève doit choisir entre les deux
issues et justifier son choix.

L’objectif de la méthode des dilemmes moraux est de faire croître l’autonomie morale des élèves, de
leur apprendre à développer leur capacité à juger par eux-mêmes.

Ex : Yvan et David viennent d'arriver à l'école. Ils parlent mal le français et sont habillés d'une étrange
façon. A la récréation, Cédric, le plus fort de la classe et tous ses copains, se moquent des deux
nouveaux. Que dois-je faire ? Éviter les ennuis et laisser faire Cédric... ou bien intervenir au risque
d'affronter Philippe et sa bande ? Ou encore 2 amies se disputent car elles ne sont pas d’accord. Le
ton monte et les 2 amies se disent des mots blessants, elles décident de ne plus se parler et demande
à leurs autres amies de choisir entre elle 2 .
Le conseil d’élèves est une instance de concertation et de décision qui réunit régulièrement tous les
élèves d’une classe et leur enseignant pour traiter démocratiquement des questions et des
problèmes rencontrés dans le cadre scolaire, et pour élaborer des projets pédagogiques et éducatifs.
Il peut donc remplir différentes fonctions :

• il accueille des propositions de travaux à mener (de recherche, sorties, projets) concernant un
groupe d’élèves ou la classe entière (conseil de coopérative/coopération).

• c’est un outil de régulation dans lequel sont co-élaborées les règles de fonctionnement de la classe
(conseil de vie de classe). Ces règles sont amenées à évoluer grâce à la pratique et au vécu ; elles ne
sont jamais figées.

• il arrive qu’un cas concret soulevé en conseil (exemple : une bagarre dans la cour) puisse faire
l’objet d’une discussion sur le respect d’autrui, le vivre-ensemble, et déclenche un débat à visée
philosophique (DVP).

Objectif : En aidant les élèves à communiquer les uns avec les autres, à formuler leurs opinions
personnelles, à exprimer leurs émotions et à prendre des décisions argumentées, cette instance
apprend aux élèves à se responsabiliser dans leurs comportements individuels et collectifs (rapport à
soi et à l’autre) et à donner du sens à la vie de la classe, de l’école/du collège, renforçant ainsi le
sentiment d’appartenance au groupe. Elle encourage l’autonomie et l’initiative des élèves, développe
leur esprit critique et suscite la coopération, la solidarité et leur capacité à vivre ensemble dans le
respect des différences de chacun.

La technique des messages clairs s’appuie sur des principes en cohérence avec les finalités de
l’enseignement moral et civique : le recours aux expériences de vie pour éduquer les élèves à
l’expression des émotions, des sentiments et des valeurs dans le cadre d’un enseignement laïque de
la morale ; le développement de compétences spécifiques, notamment langagières, et transversales
visant le traitement autonome de différends ou de petits confits. En ce sens, les messages clairs
constituent un premier levier de médiation entre pairs visant à assurer un climat scolaire apaisé,
propice au vivre-ensemble et aux apprentissages.

1. Je préviens l’autre : j’ai un message clair à te dire ou je veux te faire un message clair ou ce que tu
m’as dit/fait m’a fait souffrir et je vais te faire un message clair. Es-tu prêt(e) à m’écouter ?

2. J’explique pourquoi : ◦ Quand tu te moques de moi… ◦ Quand tu me pousses… ◦ Quand tu fais du


bruit pendant que je travaille…

3. Je dis ce que je ressens : j’ai de la peine / mal / peur… Je suis en colère / énervé…

4. J’exprime mon besoin : ◦ … car j’ai besoin de (calme pour travailler / d’être en sécurité / de
progresser en…)

5. Je vérifie que l’autre a bien compris : as-tu bien compris ?

6. Je propose une solution : j’aimerais que tu ne te moques plus de moi / j’aimerais que tu ne
recommences plus / que tu me présentes des excuses / que tu fasses une réparation.
L’Union européenne

La Commission européenne

Institution indépendante et collégiale, composée de vingt-sept commissaires et de fonctionnaires, la


Commission européenne a pour mission de représenter et de défendre l’intérêt de l’Union
européenne. Investie de compétences exécutives qu’elle partage avec le Conseil de l’Union
européenne, elle détient le pouvoir de proposer la législation, de mettre en œuvre les politiques et le
budget européen, et de contrôler l’application des Traités.

Le Parlement européen

Elus directement par les citoyens tous les cinq ans, les membres du Parlement européen (les Députés
européens) sont les représentants du peuple. Le Parlement partage le pouvoir législatif avec le
Conseil de l’Union européenne (« Le Conseil »).

Le Conseil (Conseil de l’UE)

Le Conseil de l’Union européenne est le législateur de l’Union avec le Parlement européen et délègue
l’exécution des actes à la Commission. En règle générale, il adopte ses décisions à la majorité de ses
membres. Il se compose, dans ses différentes formations, d’un représentant ministériel par Etat
membre.

Le Conseil européen :

Le Conseil européen, qui ne doit pas être confondu avec le Conseil de l’Europe et le Conseil de
l’Union européenne, a un rôle d’impulsion politique : il définit les priorités de la construction
européenne et indique les orientations que doivent prendre les politiques européennes. Le Conseil
européen se compose des chefs d’Etats et de gouvernements des vingt-sept Etats membres de
l’Union européenne, de son Président et du Président de la Commission européenne. Le haut
représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité participe également à
ses travaux.
1791 : suffrage censitaire et indirect. Seuls les hommes de plus de 25 ans payant un impôt direct (un
cens) égal à la valeur de trois journées de travail ont le droit de voter

1792 : Une république est créée pour la première fois en France.

1881 : L’école publique devient gratuite. En 1882, la loi rend l’instruction obligatoire. Tous les enfants
âgés de 6 à 14 ans doivent savoir lire, écrire, compter, connaitre l’histoire, la géographie.

1848 : Le suffrage universel masculin est mis en place en France. Tous les hommes âgés de 21 ans ont
le droit de participer aux élections parlementaires.

1944 : Les femmes française obtiennent le droit de vote.

1965 : Le président est élu au suffrage universel direct. Jusqu’alors le président était élu parmi
d’autres personnes élus (Maire, parlementaire)

1974 : droit de vote à 18 ans

Respecter autrui, c’est respecter sa liberté, le considérer comme égal à soi en dignité, développer
avec lui des relations de fraternité. C’est aussi respecter ses convictions philosophiques et religieuses,
ce que permet la laïcité.

Acquérir et partager les valeurs de la République : Les quatre valeurs et principes majeurs de la
République française sont la liberté, l'égalité, la fraternité, et la laïcité. S’en déduisent la solidarité,
l’égalité entre les hommes et les femmes, ainsi que le refus de toutes les formes de discriminations.

La culture civique portée par l’enseignement moral et civique articule quatre domaines : la
sensibilité, la règle et le droit, le jugement, l’engagement.

Déclaration universelle des droits de l'homme

Le 10 décembre 1948, les 58 États Membres qui constituaient alors l’Assemblée générale des nations
unis ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme à Paris au Palais de Chaillot.
Pour commémorer son adoption, la Journée des droits de l'homme est célébrée chaque année le 10
décembre. 48 voteront pour, et 8 s’abstiendront (l’URSS, 5 pays socialistes, l’Afrique du Sud et
l’Arabie saoudite). La forme de la déclaration sera préférée à d’autres propositions car elle n’a pas de
force contraignante pour les États. La DUDH expose l’ensemble des droits civils, politiques, sociaux,
économiques et culturels inhérents à toute personne humaine.

Les droits civils et politiques permettent à chacune et chacun de se défendre contre les abus des
États. On y retrouve la liberté d’opinion, d’expression, de se réunir et de manifester, de pensée, de
religion, le droit des minorités, l’interdiction des discriminations, de la torture, de l’esclavage, et le
droit à la vie.

La DUDH proclame des droits économiques, sociaux et culturels qui ont pour but d’assurer à
chacune et chacun la satisfaction de ses besoins de base et des conditions favorables à son
épanouissement personnel. Ce sont les droits à l’éducation, au travail, à la sécurité sociale, à la santé
et à la formation mais aussi à la protection de la famille et des enfants. Ces droits impliquent une
intervention de l’État.
La Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales (ou Convention de
sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales) a pour objectif de garantir un
certain nombre de droits fondamentaux et de libertés individuelles dans les Etats l’ayant ratifiée. Elle
se réfère à la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

Adoptée par le Conseil de l’Europe en 1950, elle est entrée en vigueur en 1953 après avoir été
ratifiée par dix États. Elle est aujourd’hui ratifiée par les 47 Etats membres de cette organisation,
dont les 27 membres de l’UE. Son respect est contrôlé par la Cour européenne des droits de
l’homme (CEDH), mise en place en 1959.

La Charte de l'environnement est un texte de valeur constitutionnelle. Elle est intégrée en 2005 dans
le bloc de constitutionnalité du droit français, reconnaissant les droits et les devoirs fondamentaux
relatifs à la protection de l'environnement. Elle introduit notamment dans la Constitution trois
grands principes : le principe de prévention, le principe de précaution, et le principe pollueur-payeur.

*Citoyen: personne qui a le droit de participer à la vie politique.

*Démocratie : régime politique dans lequel le peuple exerce le pouvoir. Les opinions peuvent s’y
exprimer librement et les gouvernants sont désignés par le peuple lors d’élections libres.

*Nation : Communauté humaine vivant sur un même territoire et affirmant sa volonté de vivre
ensemble en respectant les mêmes lois.

*République: du latin res publica, «chose publique». Régime politique où le pouvoir est exercé par
un ou des représentants élus.

Le traité de Maastricht (1992) marque la fondation de l'Union européenne.

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