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Memoire Bulanda

Le document présente une étude sur l'apport des impôts professionnels dans le budget de l'État congolais, soulignant l'inefficacité du système fiscal actuel. Il aborde la problématique de la mobilisation de l'impôt professionnel par la Direction Générale des Impôts et propose des hypothèses sur son rendement. L'étude est structurée en plusieurs chapitres, incluant des généralités sur la fiscalité et l'impôt, ainsi que des considérations théoriques sur le budget de l'État.

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Memoire Bulanda

Le document présente une étude sur l'apport des impôts professionnels dans le budget de l'État congolais, soulignant l'inefficacité du système fiscal actuel. Il aborde la problématique de la mobilisation de l'impôt professionnel par la Direction Générale des Impôts et propose des hypothèses sur son rendement. L'étude est structurée en plusieurs chapitres, incluant des généralités sur la fiscalité et l'impôt, ainsi que des considérations théoriques sur le budget de l'État.

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i

Epigraphe

« Au regard des faits, particulièrement au regard des


réclamations sociales jamais rencontrées des fonctionnaires de
l’Etat et de la dégradation très avancée des infrastructures
socio-économiques sur l’ensemble du territoire national, on
peut affirmer sans crainte d’être contredit que le système fiscal
congolais n’opère pas ».

BUABUA WA KAYEMBE
ii

A notre père KADIUNDA MULAJA Hubert et notre mère


KAMUANYA MUSUNGAY Brigitte pour tous les sacrifices
consentis pour notre éducation ;

A mon futur époux.

Nous dédions ce travail

BULANDA TSHISHIMBI Karla


iii

Avant-propos
A l’issue de ce travail qui marque le couronnement de
notre cycle d’études supérieures et universitaires à l’institut
supérieur de statistique de Kinshasa « ISS/KIN ».
Ce travail étant le fruit de convergence de plusieurs
esprits scientifiques, de beaucoup de sacrifices consentis ainsi
que de multiples peines endurées durant notre vie estudiantine.
Nous tenons à remercier tous ceux qui ont contribué à sa
réalisation, nous citons : Christian MUKENDI, Elvis KASSANGA,
J-C MPIANA, Gilbert KWESH, Jedia’l KAKOL’O, Papy TUNDA,
Patrick MUSUNGAY, Trésor MBUAYA, Mimi LUKANGA, Fils
FINDAMA, Pitschou KAPELA, Marline NGAMIDIMA, Deborah
MBELU, Michel PANDA, Audace MBULA, Richard KAHAMBA,
Flore MANGALA et SHABANI MUCHOKOZI.
Nos remerciements s’adressent aux autorités
académiques et à tous les professeurs, chefs de travaux et
assistants de l’institut supérieur de statistique de Kinshasa pour
la formation excellente et l’encadrement dont nous avons
bénéficié de leur part.
Nous remercions de prime abord le directeur de ce chef
d’œuvre scientifique, le professeur BALA GIODI Julien et le chef
de travaux KAYEMBE AKULAYI JMM rapporteur, qui malgré ses
multiples occupations était toujours disposé pour nous orienter
dans les recherches, qu’ils trouvent dans ces lignes, l’expression
de notre parfaite considération.
Nous ne pouvons cependant oublier de remercier
particulièrement l’expert MBOMBO Henri jacques, monsieur
NSONI Ruffin, monsieur KITENGE BASUME, monsieur LIBENGE
Liber et monsieur MUSUNGAY Michel pour nous avoir faciliter la
tâche d’être en disposition de tous les renseignements qui nous
ont permis d’aboutir à des fins utiles.
Enfin, que tous ceux qui, d’une manière ou d’une
autre, de loin ou de près, nous ont rendu service, dont les noms
ne sont pas repris dans ce travail trouvent ici, l’expression de
notre profond gratitude.

BULANDA TSHISHIMBI Karla


iv

LISTE DES ABREVIATIONS UTILISEES

Art : Article

ASBL : Associations sans but lucratif

BCC : Banque central du Congo

CAB : Cabinet

CD : Cours de change

CDI : Centre des impôts

DG : Directeur général

DGA : Directeur général adjoints

DGDA : Direction générale des douanes et accises

DGE : Direction des grandes entreprises

DGI : Direction générale des impôts

DGRAD : Direction générale des recettes administratives,


judiciaire, domaniales et de participation

DGRK : Direction générale des recettes de Kinshasa

D-L : Décret-loi

DPI : Direction provinciale des impôts

DPSB : Direction de la préparation et suivi du budget

EPSP : Enseignement primaire, secondaire et professionnel

ETD : Entité territoriale décentralisée.

FIN : Finances

IBP : Impôts sur le bénéfice et profit

IERE : Impôt exceptionnel sur la rémunération des expatriés

IPR : impôt professionnel sur la rémunération


v

MIN : Ministre

O-L : Ordonnance-loi

PPTE : Pays pauvres très endettes

RDC : République Démocratique du Congo

TSCR : Taxe spéciale de circulation routière

TVA : Taxe sur la valeur ajoutée

USD : Dollars américains.


vi

LISTE DES TABLEAUX

N° INTITULE PAGES
1 Cours de change moyens annuels en USD 75
2 Assignations budgétaires des recettes de la DGI 77
3 Evaluation des prévisions des recettes par 78
nature d’impôt en %
4 Evolution des prévisions des recettes en USD 79
5 Assignations globales de la DGI en USD 80
6 Calcul des différentes variations des prévisions 81
globales en USD
7 Réalisation de la DGI par nature d’impôt en USD 82
8 Evolution des réalisations de la DGI par nature 83
d’impôt en %
9 Evolution de touts les recettes en USD 84
10 Réalisation globales de la DGI en USD 84
11 Calcul des différentes variations des réalisations 85
globales en USD
12 Prévisions et réalisations des recettes de la DGI 85
13 Evolution de l’impôt professionnel par rapport 86
aux réalisations global
14 Taux de participation de l’IPR par rapport aux 86
recettes globales
15 Taux de participation de l’IBP par rapport aux 87
recettes globales de la DGI en USD
16 Taux de participation de l’IERE par rapport aux 87
recettes globales de la DGI
17 Evolution des recettes courantes et 88
exceptionnelle de la DGI de 2007 à 2011
18 Taux de participation des recettes de 2007 à 89
2011
19 Prévisions et réalisations des recettes fiscales de 89
2007 à 2011 en USD
20 Taux de participation des recettes de la reddition 90
des comptes 2007 à 2011
21 Reddition des comptes du budget sur les impôts 91
professionnels de 2007 à 2011 en USD
1

INTRODUCTION

Afin de faciliter à nos lecteurs la compréhension du


présent mémoire, nous présentons son introduction en six points
à savoir :

 Problématique et hypothèses de l’étude ;


 Choix et intérêt du sujet ;
 Délimitation spatio-temporelle ;
 Méthodes et techniques utilisées ;
 Difficultés rencontrées ;
 Canevas du travail.

1. Problématique et hypothèses de l’étude

1.1. Problématique

A l’époque contemporaine, tout Etat moderne a besoin


des ressources importantes pour s’acquitter de ses tâches
régaliennes et intervenir dans la vie socio-économique de ces
citoyens. En effet, l’Etat à l’obligation de construire et de
maintenir les routes, de construire et d’entretenir les ponts, de
payer les fonctionnaires, les militaires et les policiers, de
maintenir la paix social, d’assurer la sécurité des biens et des
personnes etc.

Pour faire face à tous ces besoins, les principales


ressources de l’Etat sont censées provenir de la fiscalité, de
recette non fiscale et les ressources exceptionnels ne devant
logiquement jouer qu’un rôle d’appoint.

Dans le cadre de cette étude, nous sommes intéressés


à l’impôt professionnel qui est l’un des principaux impôts
mobilisés par la Direction Générale des Impôts.

A cet égard, nous nous posons des questions suivantes


qui expriment mieux la préoccupation fondamentale de notre
recherche :
2

 Est-ce que la Direction Générale des Impôts mobilise


l’impôt professionnel de manière efficiente ?
 L’impôt professionnel, est-il d’un apport significatif
dans le budget de l’Etat congolais ?
 Y a-t-il moyen d’améliorer son rendement fiscal ?

Toutes ces questions trouveront leurs réponses au


terme de nos investigations.

1.2. Hypothèses

Les hypothèses sont des réponses provisoires aux


questions de la problématique. Elles constituent le fil conducteur
qui guide le chercheur dans ses recherches.

Dans le cadre de ce travail, nous émettons les


hypothèses suivantes sous réserve de confirmation ou
d’infirmation à la fin de l’étude :

 La Direction Générale des Impôts mobiliserait


effectivement l’impôt professionnel conformément à
la législation congolaise.
 L’impôt professionnel serait d’un apport significatif
dans le budget de l’Etat congolais.
 Il y aurait moyen d’améliorer son rendement fiscal.

2. Choix et intérêt du sujet

2.1. Choix

Le présent travail est intitulé : « Etude de l’apport des


impôts professionnels dans le budget de l’Etat congolais ».

Nous avons opté pour ce thème parce que c’est un


sujet brulant d’actualité ; en outre, ce sujet concorde avec la
formation en fiscalité que nous avons suivi à l’institut supérieur
de statistique de Kinshasa.
3

2.2. Intérêt

A notre humble avis, ce sujet présente un triple intérêt,


notamment sur le plan professionnel, socio-économique et
scientifique.

 Sur le plan professionnel, ce travail pourrait


permettre aux dirigeants de la direction générale des
impôts de prendre de décision judicieuse sur le
recouvrement de l’impôt professionnel en tenant
compte de point fort et de point faible relevés par nos
recherches
 Sur le plan socio-économique, les suggestions
contenues dans ce travail pourrait permettre à l’Etat
congolais d’obtenir un rendement plus accru de
l’impôt professionnel l’excédent ainsi dégager, grâce
au mécanisme de redistribution de revenu,
contribuerait au mieux être dans la vie économique
socio-culturelle.
 sur le plan scientifique, ce travail pourrait servir de
référence au futur chercheur intéressé par la matière
fiscal.

3. Délimitation spatio-temporelle

Pour éviter de divaguer, il est conseillé que tout travail


scientifique soit circonscrit dans le temps et dans l’espace.

Dans l’espace, nous avons choisi la DGI comme notre


champ d’investigation ; quand au temps temporel notre étude
couvre la période de 2007 à 2011.

4. Méthodes et technique utilisées

Pour qu’il soit efficace, un travail scientifique doit être


élaboré en tenant compte de méthode et technique approprié.
Dans le cas de ce travail nous avons eu recours aux méthodes et
techniques suivantes.
4

4.1. Méthodes

- Méthode descriptive : elle nous a permis de comprendre le


fonctionnement de la Direction Générale des Impôts et
particulièrement de l’impôt professionnel dans le système
fiscal congolais.
- Méthode analytique : elle nous a permis d’émettre un jugement
de valeur sur le rendement fiscal de l’impôt professionnel après
interprétation de différentes données recueillis.

4.2. Techniques

- Technique d’interview : elle nous a facilité le dialogue avec les


dirigeants de la DGI en vue d’obtenir des éclaircissements sur
certaines zones d’ombres que nous avions
- Technique documentaire : elle nous a permis de consulter les
ouvrages, les notes de cours et les autres documents relatifs à
notre sujet d’étude.

5. Difficultés rencontrées

- Pour l’élaboration de ce travail nous étions confronter à la


difficulté d’accès aux données chiffrés lesquelles sont
considérées comme confidentielles par leurs détenteurs ;
- Par ailleurs nous étions butés à l’insuffisance de moyen
financier et à un budget temporel fortement restreint.

6. Canevas du travail

Hormis la présente introduction en amont et la


conclusion en aval, le présent travail représente quatre chapitres
de la manière suivante :

- Chapitre 1 : Généralités sur la fiscalité et l’impôt ;


- Chapitre 2 : Considérations théoriques sur le budget de
l’Etat ;
- Chapitre 3 : Présentation de la Direction Générale des
Impôts ;
- Chapitre 4 : Approche critique et thérapeutique.
5

IERE PARTIE : CADRE THEORIQUE ET

CONCEPTUEL
6

CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA FISCALITE ET


L’IMPOT
Avant toute analyse, il est impérieux de définir les
concepts clés qui seront utilisés et qui permettront à l’auteur et à
ceux qui le lisent d’avoir une même compréhension et de parler
un même langage.

Ainsi, ce chapitre comprend deux grandes sections à


savoir : les notions sur la fiscalité d’une part et d’autre part les
notions sur l’impôt.

SECTION 1 : FISCALITE

1.1. Origine

Tout Etat à l’obligation d’assumer complètement les


tâches d’intérêt public liées à l’assistance de son territoire. Pour y
parvenir, il lui faut des ressources pouvant couvrir l’ensemble des
dépenses à effectuer. La masse la plus importante de ces
ressources provient de la fiscalité.

Il est nécessaire de comprendre que la fiscalité remonte


à la nuit des temps, on ne sait pas préciser à quelle époque elle
remonte exactement étant donné qu’elle a co-existé sous
plusieurs formes.

Dans les sociétés à forte culture religieuse orientale,


l’impôt était perçu sous forme de dîme. Dans beaucoup de
sociétés africaines, l’impôt était perçu en nature sous forme des
chèvres et poules qu’on offrait aux chefs coutumiers.
7

La fiscalité dérive du mot latin « fiscum » qui signifie


corbeille dans laquelle on récoltait l’argent que les citoyens
romains devaient verser pour le compte du roi.1
1.2. Définitions
Les auteurs proposent plusieurs définitions de la
fiscalité selon que l’on met l’accent sur l’un ou l’autre de ses
aspects.
La fiscalité est l’ensemble de lois et règlements se
rapportant à la perception des impôts dans un Etat déterminé a
un moment donné.2
La fiscalité est donc un moyen utilisé ou plus
précisément une technique utilisée par l’Etat dans le souci de
mobiliser les ressources nécessaires susceptibles de résoudre les
problèmes d’ordre pécuniaire qui sont posés.3
1.3. Objectifs de la fiscalité
Financier : Procurer des ressources pécuniaires nécessaires à
l’Etat pour la couverture des dépenses publiques.
Economique : Réguler l’activité économique en décourageant
certaines activités par une surtaxation et en
favorisant d’autres par une sous-taxation ou des
allègements fiscaux.
Social : Procéder à la réduction des inégalités sociales en
prélevant un excédent des revenus auprès des
citoyens plus nantis pour le redistribuer aux moins-
nantis.

1
KOLA GONZE Roger, Note de cours de droit fiscal, L1 droit UPC, éd. 2009-2010, p.1
2
KAYEMBE AKULAYI, Notes du cours de fiscalité d’entreprises, L1 SCF, ISS/KIN, éd. 2011-2012
3
MIKOMBE, Notes de cours des techniques fiscales, G2 SCF, ISS/KIN, éd.2009-2010, p.8
8

SECTION 2 : L’IMPOTS

2.1. Origine

Il est nécessaire de comprendre que la fiscalité est un


terme générique regroupant les impôts, les taxes et les
prélèvements parafiscaux.4

La notion de l’impôt existe depuis la nuit de temps, sa


naissance est liée à une certaine forme de la société étatique. Le
texte le plus ancien traitant de l’impôt est situé au 3ème
millénaire avant Jésus-Christ, à l’époque sumérienne, brillante
civilisation qui servit de point de départ à l’empire babylonien.5

Dans les temps antiques, l’impôt était considéré comme


un attribut de la puissance du principe fondé sur les droits
régaliens. La notion de l’impôt est en même temps que celle de
l’Etat.

Dans la phase libérale classique, l’Etat considérait


l’impôt comme un mode exceptionnel de couverture des dépenses
publiques. Il était neutre dans les affaires économiques et sociales
et ne s’occupent que des tâches essentielles comme police,
diplomatie,… l’impôt aussi était manqué par ce caractère de
neutralisme et n’avait qu’un rôle financier à jouer, du reste limité
aux seules dépenses publiques nécessaire.

Mais depuis la fin du 19ème siècle, avec le passage de


l’état gendarme à l’état providence, l’impôt n’a plus seulement

4
MANZAMBI KAVAKO, Notes du cours de droit fiscal congolais, L1 SCF, ISS/KIN, éd. 2011-2012
5
TROTABAS et COTTERET, Cité par KOLA GONZE, droit fiscal, L1 droit université de Kinshasa, 2006-2007, p.1
9

une importance financière et politique, mais aussi économique et


sociale.

2.2. Définition de l’impôt

Plusieurs auteurs ont défini le concept « impôt »


différemment. Toutefois, la plupart de ces définitions convergent
le plus souvent vers un faisceau commun d’éléments qui
caractérisent l’impôt.

Gaston JESE définit l’impôt comme une prestation


pécuniaire requise des particuliers par voie d’autorité, à titre
définitif et sans contre partie, en vue de la couverture des charges
publiques.6

La deuxième définition qui nous parait aussi beaucoup


plus complète est celle de BUABUA WA KAYEMBE : « l’impôt est
une contribution en numéraire, requise annuellement auprès des
membres de la collectivité nationale, de manière obligatoire, sans
contrepartie et à titre définitif, en vue de la couverture des
charges publiques ».7

2.3. Sortes d’impôts

On distingue deux sortes d’impôts en République


Démocratique du Congo :

 Les impôts directs et


 Les impôts indirects.

6
JESE Gaston Cité par Duverger M, Finances publiques, 11ème édition, PUF, Paris, 1988, p.125.
7
BUABUA WA KAYEMBE, Droit et procédures fiscal congolais, éd. PUC, Kinshasa, 2006, p.8
10

L’impôt direct est subdivisé en deux dont l’impôt réel et


l’impôt cédulaires sur les revenus, qui se structure en trois
cédules, à savoir :

 Impôt sur les revenus locatifs ;


 Impôt sur les revenus mobiliers ;
 Impôt professionnel.

Alors l’impôt réel comprend :

 Impôt foncier sur les superficies bâties et non bâties ;


 Impôt sur les concessions de mines et d’hydrocarbures
 Impôt sur les véhicules.

L’impôt indirect est subdivisé en trois dont :

 Les droits de douane ;


 Les droits d’accises ou de consommations ;
 La taxe sur la valeur ajoutée.

Mais ce qui nous intéresse c’est l’impôt professionnel


qui contient trois variantes à savoir :

 L’impôt professionnel sur la rémunération ;


 L’impôt sur les bénéfices et profits ;
 L’impôt exceptionnel sur la rémunération des
expatries.

2.4. Principes de l’impôt8

L’impôt a plusieurs principes qui les régissent, nous


avons jugé nécessaire d’en citer quelques uns pléonasme

8
MANZAMBI KAVAKO, [Link]
11

susceptibles de prêter à confusion dans l’imaginaire du


contribuable.

Nous avons donc :

 Le principe de légalité ;
 Le principe d’interprétation restrictive ;
 Le principe de primauté du droit fiscal ;
 Le principe d’égalité devant l’impôt ;
 Le principe de choix de la voie la moins onéreuse ;
 Le principe de non bis in idem ;
 Le principe de in dubio contra fiscum.

Selon les notes du cours MANZAMBI KAVAKO, droit


fiscal congolais, il les expliques une par une que voici :

Principe 1 : Légalité c'est-à-dire la loi, l’impôt ne peut être établie,


modifier, supprimer que par la loi.

Principe 2 : Interprétation restrictive ne peut être question de


restreindre par voie d’interprétation, l’accomplissement
de la volonté du législateur.

Principe 3 : La primauté du droit fiscal, du moment où la loi


fiscale détermine une situation précise, il ne faudrait
pas recourir à d’autres branches du droit pour
déterminer la même situation.

Principe 4 : Egalité devant l’impôt se trouvant dans les mêmes


conditions de fait prévues par les dispositions fiscales
doivent être atteint d’une manière égalitaire et sans
aucune distinction.
12

Principe 5 : Le choix de la voie, la moins onéreuse (la moins


imposée) il est interdit de frauder l’impôt mais, il n’est
pas interdit d’utiliser la voie la moins imposée.

Principe 6 : non bis in idem (double imposition), un même impôt


ne peut pas frapper deux ou plusieurs fois le même fait
générateur intervenu entre les mêmes parties ou la
même personne.

Principe 7 : in dubio contra fiscum, lorsque deux textes fiscaux


entrent en contradiction ou lorsque des procédés
d’interprétation de la loi ne permettent pas de
déterminer la volonté du législateur, c’est la loi ou les
procédés favorables au contribuable ou au redevable
qui seront appliqués.

2.5. Spécificités de l’impôt professionnel9

Sous réserve des dispositions des conventions


internationales, l’impôt professionnel atteint les revenus,
provenant d’activités professionnelles exercées en République
Démocratique du Congo alors même que le bénéficiaire n’y aurait
pas son siège social, son principal établissement administratif,
son domicile ou sa résidence permanente :

1. Les bénéfices des toutes entreprises industrielles,


commerciales, artisanales, agricoles ou immobilières, y
compris les libéralités et avantages quelconques accordés aux
associés non-actifs dans les sociétés autres que par actions ;
2. Les rémunérations diverses de toutes personnes rétribuées
par un tiers, de droit public ou de droit privé, sans être liées

9
Ordonnance-loi n°004/2012 du 21 septembre 2012
13

par un contrat d’entreprise, celles des associés actifs dans les


sociétés autres que par actions ou que l’exploitant d’une
entreprise individuelle s’attribue ou attribue aux membres de
sa famille pour leur travail, ainsi que les pensions, les
rémunérations diverses des administrateurs, gérants,
commissaires, liquidateurs de sociétés et de toutes personnes
exerçant des fonctions analogues ;
3. Les profits, quelle que soit leur dénomination, des professions
libérales, charges ou office ;
4. Les profits, quelle qu’en soit la nature, des occupations non
visées ;
5. Les sommes payées en rémunération des prestations de
services de toute nature fournies par des personnes physiques
ou morales étrangères non établies en République
Démocratique du Congo.

« Des exonérations de l’impôt peuvent être accordées en


vertu des dispositions du code des investissements ou par des
lois particulières ».

Les personnes physiques ou morales étrangères qui


exercent une activité en République Démocratique Congo sont
imposables sur les bénéfices réalisés par leurs établissements
permanents ou leurs établissements fixes qui y sont situés.

Sont redevables de l’impôt professionnel, les personnes


physiques, les communautés, les sociétés et les autres personnes
juridiques :
14

 Qui bénéficient en République Démocratique du Congo des


revenus mentionnés, même si elles résident ou ont leur
principal établissement à l’étranger ;
 Qui paient ou attribuent à un titre quelconque des revenus
mentionnés, même si les bénéficiaires résident à l’étranger.

Le taux de l’impôt professionnel est fixé à 35% sur les


bénéfices des sociétés.

Le taux de l’impôt professionnel est fixé à 14% sur les


sommes payées en rémunération des prestations de services de
touts nature fournies par des personnes physiques ou morales
étrangères non établies en République Démocratique du Congo.

Selon Marc DASSESSE et Pascal MINNE informent en


disant que « l’impôt frappe tous les bénéfices réalisés par une
société. La circonstance qu’une entreprise effectue des opérations
illicites ou nulles n’empêche pas le fisc de prélever l’impôt ».10

Dans cette spécificité, l’impôt professionnels


distinguent trois variantes d’impôts que nous allons examiner
dans les lignes qui suivent.

1° L’impôt sur les bénéfices et profits (IBP)11

a) Fondement juridique

La législation applicable est constituée par les textes ci-après :

 Ordonnance loi n°89/017 du 18 février 1989 autorisant la


réévaluation de l’actif immobilisé des entreprises ;

10
DASSESSE M. et MINNE P., Droit fiscal, éd. Brulant, Bruxelles, 1990, p.22
11
KAYEMBE AKULAYI, [Link]
15

 Ordonnance loi n°89/015 du février 1989 modifiant et


complétant l’ordonnance loi n°69/009 du 10 février 1969
relative aux impôts cédulaires sur les revenus ;
 Décret loi n°58 du 18 février 1998 sur le précompte BIC ;
 Décret loi n°109/2000 du 19 juillet modifiant et complétant
certaines dispositions en matière des impôts cédulaires sur
les revenus ;
 Arrêté ministériel n°017/CAB/MIN/FIN/98 du 18 avril 1998
modifiant et complétant, à titre intérimaire, certaines
dispositions de l’ordonnance loi n°89-17 précité ;
 Arrêté ministériel n°004/CAB/MIN/FIN/97 du 24 juin 1997
portant dispositions provisoires applicables en matières des
impôts cédulaires sur les revenus ;
 Circulaire départementale n°0827 du 18 février 1989
instituant un système d’amortissement exceptionnel ;
 Décret loi n°015/2002 du 30 mars 2002 modifiant et
complétant l’ordonnance loi n°69-009 du 10 février 1969 ;
 Décret n°017/2003 du 02 mars portant création de la DGI ;
 Loi n°004/2003 du 13 mars 2003 portant procédures
fiscales ;
 Loi n°005/2003 du 13 mars portant restauration du terme
« impôt » ;
 Loi n°006/2003 du 13 mars 2003 fixant les modalités de
calcul et de perception des acomptes et précomptes de
l’impôt sur les bénéfices et profits.

b) Définition

Selon art. 27 de l’ordonnance loi de 69 telle que


modifiée par le décret loi n°109/2000 du 19 Juillet 2000.
16

L’impôt sur le bénéfice et profit est un impôt qui atteint


les bénéfices de toutes les entreprises industrielles, commerciales,
artisanales, agricoles, ou immobilières y compris les profits des
professions libérales.

Nous signalons, en passant que les entreprises sont


imposées sur base du résultat tel qu’il se dégage du compte 85,
après certaines incorporations et déductions autorisées par la loi,
tandis que les professions libérales sont imposées sur base de la
différence entre les recettes totales et dépenses effectives
inhérentes à l’exercice de la profession (article 53).

c) Taux de l’impôt sur le bénéfice et profit

Le taux de l’IBP est fixé à 35%

d) Modalité de paiement de l’impôt

Le paiement de l’impôt sur le bénéfice s’effectue tant


par acompte provisionnel que par le précompte IBP.

1. les Acomptes provisionnels

Les acomptes sont dus par les contribuables révélant


de la Direction de Grandes Entreprises (D.G.E) et représentant
chacun 40% de l’impôt déclaré au titre de l’exercice précèdent,
augmenté des suppléments éventuels établis par l’administration
des impôts que ces sommes fassent ou non l’objet de
contestation.

2. Le précompte IBP

Le précompte sur les bénéfices industriel et


commerciaux en abrégé précompte IBP est une modalité de
17

recouvrement de l’impôt sur le bénéfice qui concerne les


contribuables autres que ceux relevant de la Direction des
Grandes Entreprises (DGE) et des centres des impôts (CDI).

2° L’impôt professionnel sur la rémunération (IPR)

a) Fondement juridique

 Ordonnance loi n° 69/059 du 05 Décembre 1969 ;


 Loi n°73-0003 du 05 Janvier 1973 ;
 Loi n° 77-016 du 26 Juillet 1977,
 Ordonnance loi n° 84/022 du 30 Mars 1984 ;
 Circulaire Ministérielle n° 0023/CAB/MIN/FIN/2000 du 20
Janvier 2001 relative à l’application du décret-loi n°
109/2000 du 19 Juillet 2000 ;
 Loi n° 005/2003 du 13 Mars portant restauration du terme
« impôt ».

b) Définition

La rémunération sur le plan fiscal s’entend de


l’ensemble des gains et avantages susceptibles d’être évalués en
espèces dus à une personne physique ou morale par l’employeur,
en vertu d’un contrat de travail ou de louage des services.

c) Champs d’application

L’impôt professionnel sur les rémunérations est assis


sur :

 Les rémunérations des personnes rétribuées par un tiers, de


droit public ou de droit privé, sans être liées par un contrat
d’entreprise ainsi que celles des associés actifs dans les
sociétés autres que par actions ;
18

 Les rémunérations que l’exploitant d’une entreprise


individuelle s’attribue ou attribue aux membres de sa famille
pour travail ;
 Les pensions, les rémunérations diverses des administrateurs,
gérants, commissaires, liquidateurs de sociétés et de toutes
personnes exerçant des fonctions analogues.

d) Taux de l’IPR 12

Selon l’article 84 de l’ordonnance loi fiscale de 1969


modifié par le décret n°109/2000 du 19 juillet 2000, le taux de
l’IPR est calculé selon les tranches.

e) Mode de perception de l’IPR13

L’impôt est perçu à la source par les redevables, est


versé au receveur des impôts, pour les rémunérations, dans les
10 jours qui suivent l’expiration du mois.

Par ailleurs, à la fin de chaque année, les redevables


établissent une déclaration récapitulative de leurs revenus
professionnels et dans les dix jours qui suivent l’expiration de
l’année, ils versent le solde de la contribution au receveur des
impôts.

f) Exemptions et Exonérations14

Sont exempté de l’impôt sur les rémunérations :

 Les employés des organisations internationales, du chef de


rémunérations touchées par eux et payées par les dits
organismes ;
12
Ordonnance loi, [Link].
13
BUABUA WA KAYEMBE, [Link]. P65
14
KOLA GONZE Roger, [Link]. P81
19

 Les diplomates et les agents consulaires sous réserve de


réciprocité.

Sont par contre exonérées :

 Les pensions versée en cas d’invalidité prématurées ou des


décès ou aux veuves ; aux orphelins ; aux descendants des
anciens combattant ; aux victimes d’accidents du travail
ou maladie professionnelle ou encore pension alimentaire.

3° L’impôt exceptionnel sur les rémunérations des expatriés


(IERE)15

a) Fondement juridique

 Ordonnance loi n° 69/059 du Décembre 1969 ;


 Loi n° 73-0003 du 05 Janvier 1973,
 Loi n° 77-016 du 26 Juillet 1977 ;
 Ordonnance loi n° 84/022 du 30 Mars 1984 ;
 Décret-loi n° 109/2000 du 19 Juillet 2000 modifiant et
complétant certaines dispositions en matière des impôts
cédulaires sur les revenus.

b) Définition

Le régime de cet impôt est défini par l’ordonnance loi n°


69-007 du 10 Février 1969 modifiée par l’ordonnance n° 76-072
du 20 Mars 1976 et par l’arrêté départemental n° 047 du 15
septembre 1987.

15
BUABUA WA KAYEMBE, idem, P83-84.
20

c) Taux de l’I.E.R.E

Le taux de l’impôt exceptionnel sur les rémunérations


des expatriés est fixé à 25%.

d) Exemptions et exonérations

Sont exempté de l’I.E.R.E :


 L’Etat, les provinces, les villes, les communes, les
circonscriptions administratives ainsi que les offices et autres
établissements public de droit congolais ;
 Les institutions religieuses, scientifiques et philanthropiques,
les employés des organismes internationaux ;
 Les diplomates, les ambassades les consuls et agents
consulaires.

Sont exonérées de l’I.E.R.E :

 Les pensions versées en cas d’invalidité prématurées ou des


décès ; aux orphelins ; aux descendants des anciens
combattant, aux victimes d’accident du travail ou maladie
professionnelle ou pension alimentaire.

e) Mode de perception

La perception de l’I.E.R.E est réalisée au moyen de la


déclaration, à déposer dans les mêmes conditions que l’I.E.R.E.
21

CHAPITRE II : CONSIDERATION THEORIQUES SUR


LE BUDGET DE L’ETAT.

Ce deuxième chapitre aborde l’essentiel des notions


théorique se rapportant sur le budget de l’Etat à travers six sous
points.

II.1. NOTIONS

Comme nous parlons du budget de l’Etat qui présente


des éléments spécifiques par rapport au budget privé, les
spécialistes des finances publiques considèrent le budget de l’Etat
comme un acte ou un document contenant les prévisions des
recettes et les dépenses du gouvernement (pouvoir exécutif)
approuvée par le parlement (pouvoir législatif) et relatives à une
période qui n’est ni trop longue ni trop courte.

II.2. DEFINITIONS

Le budget est un acte législatif qui prévoit et autorise


les recettes et les dépenses annuelles de l’Etat.16

Autrement dit, le budget constitue une sorte de


planification à court terme des activités économiques et
financières de la puissance publique ; c'est-à-dire faisant l’objet
d’une prévision annuelle qui revêt un caractère limitatif.17

16
BIGAUT Christian, finances publiques-droit budgétaire, Ellipses universités, France, 1995, p.7.
17
CROSS, R, Finances Publiques, institutions et mécanismes économiques, éd. CUTAS Paris 1994, P. 48
22

D’après la loi, le budget est l’acte par lequel sont


prévus et autorisées les recettes et les dépenses des organismes
publics.18

II.3. CARACTERES DU BUDGET DE L’ETAT

Le budget de l’Etat présente trois caractères essentiels


dont :

 La prévision ;
 L’autorisation ;
 L’annualité.

1° La prévision

Il prévoit les dépenses que l’Etat doit engager pour


réaliser ses objectifs et les recettes publiques qui permettent de
couvrir ces dépenses.

2° L’autorisation

C’est une exigence constitutionnelle dans le vote du


budget par le pouvoir législatif. Pour les recettes et engager les
dépenses, le gouvernement doit avoir l’autorisation du parlement.

3° Annualité

L’année budgétaire commence, en principe, le 1er


Janvier et se clôture le 31 Décembre de l’exercice concerné.

18
Loi relative aux Finances Publique, 2011.
23

II.4. ROLES DU BUDGET DE L’ETAT19

Pour ce faire, le budget remplit les rôles suivant :

 Servir à financer le fonctionnement des services ;


 Réduire les inégalités sociales ;
 Stimuler la croissance économique et le développement.

II.5. DES PRINCIPES BUDGETAIRES20

Ces principes ont été mise en place pour respecter la


volonté du pouvoir législatif qui autorise l’exécution du budget
mais aussi pour une gestion saine des finances publiques, le
budget de l’Etat repose sur les principes ci après :

1° Principe de l’annualité ;
2° Principe de l’unité ;
3° Principe de l’universalité ;
4° Principe de la spécialité ;
5° Principe de la légalité des recettes et des dépenses ;
6° Principe de la sincérité.
Les principes budgétaires sont:

1° De l’annualité

L’exercice budgétaire s’étend sur une année civile allant


du 1er Janvier au 31 Décembre. Toutefois, les crédits y afférents
découlant d’une budgétisation pluriannuelle consistant à prévoir
les recettes, les dépenses et le financement des opérations du
pouvoir central, des provinces et des entités territoriales
décentralisées sur un horizon de trois années.
19
KAYEMBE AKULAYI, Notes de cours de Finance publique, L2 SCF, ISS-KIN, 2012-2013.
20
Loi N°11/011 du 13 Juillet 2011, Relative aux Finances Publiques.
24

Ce cadrage budgétaire pluriannuel inclut le cadre des


dépenses à moyen terme.

2° De l’unité

Le pouvoir central, la province ou l’entité territoriale


décentralisée présente, chacun en ce qui le concerne et dans un
document unique, toutes les ressources et toutes les charges
afférentes à une année.

Le budget de l’entité territoriale décentralisée est


intégré en recettes et en dépenses dans le budget de la province
pour constituer le budget provincial. Les budgets provinciaux
sont consolidés avec le budget du pouvoir central pour constituer
le budget de l’Etat.

3° De l’universalité

Le montant intégral des produits est enregistré sans


contraction entre les recettes et les dépenses et, par conséquent,
entre les dettes et les créances. L’ensemble de recette assure
l’exécution de l’ensemble de dépenses sans aucune affectation de
leur produit à des dépenses particulières.

4° De la spécialité

Les crédits sont spécialisés par grande nature de


dépenses ou titres tel que précisé à l’article 37 de la présente loi
et par source de financement. Ils sont regroupés par programme.
Les programmes peuvent être regroupés par fonction.

La spécialité et le détail des crédits doivent être


conformes à la nomenclature budgétaire des dépenses en vigueur.
25

Dans le cadre d’un budget programme, la présentation


des crédits par subdivision de la nomenclature budgétaire.

5° Du principe de légalité des recettes et des dépenses

Il ne peut être établi d’impôt que par la loi. Il ne peut


être établi d’exemption ou d’allégement fiscal qu’en vertu de loi.

La loi fixe la nomenclature des autres recettes locales


et les modalités de leur répartition.

Conformément à l’article 122 point 10 de la


constitution, les règles relatives à l’assiette, au taux et aux
modalités de recouvrement des impositions de toute nature sont
fixées par la loi.

Les assemblées provinciales, les organes délibérants


des entités territoriales décentralisées ne peuvent créer ni l’impôt,
ni le taxe, ni droit au redevance. Toutefois, dans les conditions
prévues par la présente loi, l’assemblée nationale et le sénat
peuvent, conformément à l’alinéa 2 de l’article 205 de la
constitution, habiliter par une loi, les assemblées provinciales et
les organes délibérants des entités territoriales décentralisées à
fixer, par édit budgétaire ou par décision budgétaire. Le taux
et/ou les modalités de recouvrement de certains impôts
provinciaux et locaux.

Aucune dépense ne peut être exécutée :

 Si elle ne rentre pas dans les compétences du pouvoir


central, des provinces ou des entités territoriales
décentralisées telles que définies dans la constitution et loi ;
26

 Si elle n’a pas été définie par un texte régulièrement adopté


et publié par l’autorité compétente ; les obligations
financières créées par toute loi, édit, décision, ordonnance,
règlement ou contrat ne deviennent certaines et définitives
qu’avec l’ouverture des crédits correspondant au budget du
pouvoir central, de la province ou de l’entité territoriale
décentralisée ;
 Si les crédits nécessaires ne sont pas disponibles au
budget ;
 Si elle correspond à des opérations financées en tout ou
partie sur ressources extérieures pour lesquelles la
mobilisation des fonds y relatifs n’est pas effective.

6° Du principe de la sincérité

Le budget du pouvoir central, de la province ou de


l’entité territoriale décentralisée présente de façon sincère
l’ensemble de leurs ressources et de leurs charges. La sincérité
s’apprécie compte tenu des informations disponibles et des
prévisions qui en découlent.

Tout projet de loi, d’édit, de décision, d’ordonnance ou


de règlement ayant une incidence financière doit être accompagné
d’une annexe précisant ses conséquences au titre du budget de
l’année suivante.

Les comptes du pouvoir central, de la province et de


l’entité territoriale décentralisée doivent être réguliers, sincères et
refléter une image fidèle de leur situation financière et
patrimoniale.
27

II.6. DESCRIPTION DU BUDGET DE L’ETAT


CONGOLAIS

Le budget de l’Etat congolais est décrit en deux :

 Elaboration du budget et ;

 Exécution du budget.

II.6.1. Elaboration du budget

L’élaboration du budget devrait être fait dans le respect


strict des dispositions légales et réglementaires en matière.

Nous allons nous évertuer à développer les points


suivant :

 Généralités sur le droit budgétaire ;


 Structure du budget de l’Etat ;
 Procédures d’approbation, d’adoption, de promulgation et
d’aménagement du budget ;
 Nouvelle nomenclature du budget de l’Etat.

1° Généralités sur le droit budgétaire

Le droit budgétaire est un des domaines de la science


des finances publiques. Il édicte des règles relatives à la
préparation, à la présentation et au vote du budget de l’Etat et
des budgets des autres collectivités publiques.

Il trouve son fondement dans les principes issus des


dispositions du droit constitutionnel, du droit administratif ainsi
que des règles d’ordre général nécessaires à l’organisation de
l’Etat, en vue d’atteindre certains objectifs.
28

Le budget de l’Etat traduit les choix et les orientations


politiques du gouvernement et reste le principale instrument de la
réalisation de sa politique économique, car il permet d’orienter
l’ensemble de l’activité économique du pays par les moyens non
coercitifs que sont les recettes et les dépenses publiques.

Le budget de l’Etat se conçoit comme un acte


administratif adopté sous la forme d’une loi par le pouvoir
législatif aux termes duquel sont prévues et autorisées les
recettes et les dépenses de l’Etat pour une période généralement
d’un an.

Acte, législatif, le budget relève de la compétence et de


l’autorité du pouvoir législatif cependant, son élaboration est
essentiellement l’œuvre du pouvoir exécutif qui le soumet sous la
forme d’un projet de loi, à la sanction du parlement.

C’est, en effet liaison entre la loi budgétaire et la loi


politique économique généralement qui constitue, au stade de
l’élaboration du budget, le problème fondamental des finances
publiques. C’est en fonction des choix opérés et des objectifs
définis que sont déterminés la masse et l’orientation des dépenses
publiques, l’importance du prélèvement fiscal, le recours à
l’emprunte, etc.

L’élaboration du budget de l’Etat est soutenue par un


ensemble des règles juridiques ; cependant, son aspect
« prévisionnel » tient essentiellement à des règles plutôt
techniques.
29

La présentation globale des prévisions budgétaires

Les prévisions de chaque ministre ou institution


doivent, pour des raisons de cohérence avec les politiques
ministérielles ou publiques, contenir les éléments décrit ci après :

 Dans le volet recettes de l’Etat, il s’agit des éléments suivants :


 Les réalisations pour les exercices 2007, 2008 et 2009 ;
 Les réalisations pour le premier semestre 2010 ;
 Le niveau de la mise en œuvre des recommandations
formulées lors de l’examen du budget 2010 au parlement
en matière de mobilisation des recettes ;
 La liste des mesures à mettre en œuvre pour atteindre
les objectifs 2011 ;
 Le plan d’actions des réformes structurelles à mettre en
œuvre, particulièrement pour les régis financières.
 Dans le volet dépenses publiques, il s’agit des éléments
suivants :
 L’exécution des dépenses publiques pour les
exercices 2007, 2008 et 2009 ;
 L’exécution des dépenses publiques pour le premier
semestre 2010 ;
 Le niveau de la mise en œuvre des recommandations
formulées lors de l’examen du budget 2010 au
parlement ;
 Le plan d’actions du ministère ou de l’institution pour
l’année 2011 ;
 La programmation des missions et rencontres
internationales et leur degré de priorité ;
30

 La liste des actions prioritaires à cofinancer avec les


provinces ;
 La liste des projets à financer par les partenaires
extérieurs et la contrepartie du gouvernement.

a) Régimes juridique du budget

Les principales sources des règles en matière


d’élaboration du budget de l’Etat sont :

 La constitution ;
 La loi financière ou loi organique sur la gestion
financière de l’Etat ;
 Les instructions du ministère du budget relatives à la
préparation du budget.
 La constitution

La constitution consacre certaines des ses dispositions


aux lois de finances. Elle détermine et soumet certaines de ses
dispositions aux lois de finance. Elle détermine et soumet à un
délai strict, la procédure de dépôt, d’examen et de vote de la loi de
finance annuelle (loi budgétaire). Elle prévoit également les
mécanismes appropriés pour corriger des défaillances qui peuvent
survenir dans la procédure.

 La loi financière

La loi financière dispose : « la loi budgétaire autorise les


dépenses et la perception des recettes conformément aux
dispositions légales et réglementaires en vigueur. L’engagement
des dépenses doit s’effectuer à concurrence du montant et pour
l’objet des crédits ouverts qui sont limitatifs. Article 13 de la loi de
31

financière n° 83-003 du Février 1983. Elle stipule aussi que :


« aucune dépense non prévue au budget ne peut être engagée
sans aménagement préalable du budget, tant en recettes qu’en
dépenses » Article 28.

La loi financière poursuit en disposant que les


ministres et les gestionnaires des crédits sont responsables des
engagements qu’ils contractent en violation des dispositions
légales, règlementaire ou en dépassement des crédits qui leur
sont alloués par les lois et décisions budgétaire. Article 36.

D’après la loi financière, aucune dépense non prévue


au budget ne peut être engagé sans un aménagement préalable
du budget, tant en recettes qu’en dépenses.

Toujours d’après la même loi financière, les règles


relatives à l’aménagement et à la rectification du budget sont les
suivantes :

- Les aménagements et rectification du budget font l’objet


d’une loi ou d’une décision budgétaire annuelle.

En cas d’urgence et moyennant un aménagement


correspondant des recettes, des crédits supplémentaires peuvent
être ouverts par ordonnance du président de la République ou
par décision de l’autorité hiérarchique.

 Les instructions du Ministère du budget

Elles sont présentées sous forme d’une circulaire


contenant les instructions relatives à l’élaboration du budget de
l’Etat pour l’exercice n+1.
32

Pour illustrer ce qui précède, le circulaire n°


002/CAB/MIN/Budget/10 du 19 Juin 2010 contenant les
instructions relatives à l’élaboration du budget de l’Etat pour
l’exercice 2011, a retenu quelques éléments ci-après :

- Directives d’ordre général ;


- Directives spécifiques aux recettes (concernant les recettes
des impôts)
- Directives spécifiques aux dépenses
- Directives spécifiques aux budgets des provinces et ETD.

b) Technique d’évaluation des recettes

L’évaluation des prévisions des recettes et des dépenses


se fait à trois niveaux :

- Le gouvernement ;
- Les services (ministères, provinces, etc.) ;
- Le ministère en charge du budget.
 Le gouvernement

Le gouvernement prend l’initiative de préparer le


budget de l’Etat.

Le gouvernement arrête le budget préfiguré, celui-ci


résulte de l’évolution économique et des lignes des politiques
choisies. Il esquisse globalement le projet du budget et détermine
au moyen des agrégats macro économiques le volume potentiel
des recettes ainsi que les grandes masses de crédit par le
ministère et par entité provinciale en imposant des plafonds à
l’intérieur desquels les propositions des services devront être
ajustées.
33

 Les services

Les gestionnaires des crédits, tout en restant dans les


plafonds fixés, procèdent au dépouillement et à la justification de
leurs demandes de crédits en se conformant aux instructions
données par le ministre en charge du budget.

Le sou-gestionnaire de crédits on l’une des missions à


épauler le service auprès duquel il est affecté pour élaborer les
prévisions budgétaires du ministère respectif.

 Le ministère en charge du budget

Le ministère du budget soumettra ce projet au


gouvernement pour d’éventuelles remarques ou adoptions,
approuvé après des modifications éventuelles, l’avant-projet du
budget prend la forme d’un projet du budget qui, accompagné
d’un rapport, sera déposé au parlement, pour examen et vote.

L’étape du ministère du budget est décisive car les


prévisions des services devront être discutées, corrigées, justifiées
reproduites en fiches d’analyse et brochures budgétaires, à
déposer au parlement.

Méthode d’évaluation

La méthode d’évaluation consiste à évaluer les recettes


et les dépenses à partir des résultats de douze derniers mois
connus à l’aide de statistiques, de l’économétrie et des
perspectives économiques.21

21
ABOLIA, JM, Finance et comptabilité de l'Etat en RDC ; perspectives et principes, 2005, p.68
34

Elle repose sur une analyse aussi précisé que possible


de la conjoncture économique et sociale, en tenant compte des
flux économiques.

 Evaluations des recettes : font l’objet d’un vote d’ensemble


pour le budget général et d’un vote par budget annexe des
comptes spéciaux ; les parlementaires se prononcent par un
seul scrutin sur l’ensemble des évaluations figurant au
tableau.
 Evaluations des dépenses : du budget général font l’objet
d’un vote unique en ce qui concerne les services votés, d’un
vote par titre et à l’intérieur d’un même titre par ministère,
en ce qui concerne les autorisations nouvelles.

c. le calendrier de l’élaboration du budget

Dans sa phase administrative, dite gouvernementales


le calendrier de la préparation du budget est conçu en fonction
du délai constitutionnel du dépôt au parlement du projet de la loi
budgétaire fixé au plus tard, le 1er lundi du mois d’octobre.

La programmation des activités doit concourir à ce que


le gouvernement respecte cette échéance politique et budgétaire.

Les grandes étapes de l’élaboration du budget dans sa


phase administrative se résument comme suit :

 Cadrage macroéconomique ;
 Les grandes options de la politique budgétaire ;
 Le budget préfiguré (mars) ;
 La circulaire d’instructions (avril) ;
 L’élaboration des prévisions, par les services (mai et juin) ;
35

 Centralisation et dépouillement des prévisions de services


(juillet et aout) ;
 Arrêt de l’avant projet du budget (septembre) ;
 Projet du budget et rapport (septembre).

Il peut arriver et même souvent cela est arrivé, que


pour des raisons diverses d’ordre politique, le gouvernement ne
dépose pas le projet du budget dans les délais constitutionnels ;
la loi prévoit des mécanismes et une procédure des crédits
provisoires, qui ne peuvent aller au-delà de la date du 1er février
de l’exercice suivant. Voir modèle du calendrier révisé des travaux
d’élaboration du projet du budget 2011 en annexe.

2° structure du budget de l’Etat

D’après la loi financière, nous avons trois types de


budget, à savoir :

- Le budget général ;
- Le budget annexe ;
- Le budget pour ordre

Le budget général : enregistre l’ensemble des recettes (voies et


moyens) et des dépenses des services centraux tant
au niveau central qu’au niveau des provinces et des
services des districts.

Le budget annexe : sont constitués par le budget des organismes


auxiliaires de l’état et des entreprises à caractère
administratif, social, culturel, scientifique et
technique.
36

Le budget pour ordre : il est en réalité simplement de nature


comptable, il n’ouvre en principe aucun crédit
budgétaire mais énumère les opérations à effectuer
pour le compte des tiers, en dehors des opérations
budgétaires.

Apres les reformes dans la gestion des finances


publiques intervenues au sein des ministères des finances et du
budget avec l’appui des institutions de Brettons Wood (fond
monétaire international et la banque mondiale), le budget de l’état
est structuré de la manière suivante :
a) Recettes
On distingue :
1. Recettes courantes
- Recettes fiscales ;
- Recettes non fiscales
 Recettes fiscales ; ce sont les différentes recettes dont :
 Recettes douanières (DGDA) :
- Droits et taxes à l’exportation ;
- Droits et taxes à l’importation ;
- Droits de consommation et d’accises ;
- Autres recettes douanières.
 Recettes sur les impôts (DGI) :
- Impôts sur les revenus et le capital ;
- Impôts indirects ;
- Autres revenus.
 Recettes non fiscales :
- Recettes administratives ;
- Recettes judiciaires ;
37

- Recettes domaniales ;
- Recettes de participation.

Ventilation des recettes par des régies financières

Régies provinciales :

 Impôt sur les revenus locatifs

Le redevable de l’impôt sur les revenues locatifs,


personne physique ou morale, souscrit chaque année une
déclaration au plus tard le 1ère février de l’année qui suit celle de
la réalisation des revenus.

Toutefois, la retenue sur loyers de 20% est reversée


dans les dix jours qui suivent celui du paiement de loyer, à l’aide
d’un relevé conforme au modèle fixé par la direction générale des
recettes de Kinshasa.

Sont redevables réels de l’impôt sur les revenus locatifs :

- Le propriétaire, le possesseur ou le titulaire d’un droit réel


immobilier ;
- Le bénéficiaire du profit brut de la sous-location des bâtiments
et terrains ;
- L’assiette, le taux, la période de paiement ainsi que les
modalités de recouvrement, des recettes visées sont déterminés
par arrêté du gouverneur de la ville.
 Impôt foncier sur les superficies bâties et non bâties

Le redevable de l’impôt foncier est tenu de souscrire


annuellement une déclaration au plus tard le 1e février. La
déclaration est accompagnée d’un état énonçant tous les
38

éléments imposables ou non dont le redevable est propriétaire ou


concessionnaire au 1er janvier de l’exercice.

Toute fois, sauf notification contraire du redevable


avant le 1er janvier de l’exercice, l’Etat le plus récent est valable
pour les années suivants.

Est redevable de l’impôt foncier, tout titulaire du droit


de propriété, de possession, d’emphytéose, de superficie, de
cession, de concession ou d’usufruit des bien imposables ainsi
que toute personne occupant, en vertu d’un bail, des biens
immobiliers faisant partie soit du domaine privé de l’Etat, soit du
patrimoine de la ville de Kinshasa ou des entités territoriale
décentralisées.

L’impôt foncier est dû par le propriétaire, même si par


convention de bail, le locataire s’est engagé à le payer et si cette
circonstance a été portée à la connaissance de la direction
générale des recettes de Kinshasa.

 Impôt sur les véhicules

L’impôt sur les véhicules est dû par les personnes


physiques ou morales qui utilisent un ou plusieurs véhicules.

Le redevable de l’impôt sur les véhicules souscrit une


déclaration par véhicule, avant toute mise en circulation.

Il lui est délivré, pour ce faire, une vignette qui atteste


le paiement de l’impôt annuel sur les véhicules et de la taxe
spéciale de circulation routière.

La déclaration doit être conforme au modèle arrêté par


la Direction Générale des Recettes de Kinshasa.
39

Elle est délivrée gratuitement au déclarant.

Sauf notification contraire du contribuable avant le 1er


janvier de l’année de l’exercice, les plus récentes déclarations sont
valables pour les années suivantes.

La Direction Générale des Recettes de Kinshasa pourra


procéder périodiquement au renouvellement partiel ou général
des déclarations enregistrées. Dans ce cas, les formulaires seront
distribués en temps opportun aux contribuables.

En cas de vente, de cession, de remplacement, de


modification ou de mise hors d’usage temporaire ou définitive
d’un véhicule imposable, le redevable doit dans les trentes jours
de la survenance de l’événement, en faire la déclaration auprès de
la Direction Générale des Recettes de Kinshasa.

 Taxe spéciale de circulation routière

Il est assis sur tous les véhicules admis à circuler sur


le réseau routier public quelle que soit la qualité du propriétaire.
La taxe est à charge des propriétaires des véhicules.
Elle est due pour l’année civile entière quelle que soit la
date de la mise en circulation.
Sa déclaration est le même que celle relative à l’impôt
sur les véhicules.

Elle est acquittée annuellement par les propriétaires


des véhicules assujettis.

L’objet de la TSCR est de payer spontanée au receveur


des impôts, le rôle est rendu exécutoire par le Directeur provincial
(qu’il délègue à cet effet) le paiement de la TSCR est constaté sur
40

40% des recettes à caractère national versé à la Banque Centrale


du Congo (BCC).

DGI :

 Impôt sur les concessions de mines et d’hydrocarbures

Tout redevable d’impôt sur la superficie des


concessions minières et d’hydrocarbures est tenu de souscrire
chaque année une déclaration au plus tard le 1er Février de
l’exercice, pour les éléments dont il est titulaire au 1er Janvier. La
déclaration initiale est accompagnée des copies certifiées
conformes des titres miniers ou autres documents attestant les
dits droits.

Il doit remettre par écrit, avant le 15 Janvier de l’année,


au vérificateur des impôts dans le ressort duquel se trouve les
élément imposable, une déclaration énonçant tous les éléments
dont il dispose au début de l’année.

Sauf notification contraire du contribuable avant le 15


janvier de l’année, les plus récentes déclarations souscrites sont
valables pour les années suivantes.

Toutefois, l’administration peut procéder périodiquement au


renouvellement général ou partiel des déclarations.

 Impôt sur les revenus mobiliers

L’impôt mobilier est un impôt qui est prélevé sur les


sommes reparties en cas de partage de l’avoir social par suite de
liquidation ou de toute autre cause, déduction faite du capital
social réellement libéré restant à rembourser.
41

Il est supporté par les bénéficiaires des revenus


spécifiés au point 1.

L’impôt mobilier est tenue de prélever et reverser cet


impôt, les société par actions civiles ou commerciales, de droit
national ou étranger, ayant en République Démocratique du
Congo leur siège social et leur principal établissement
administratif ; et autres sociétés que par actions, de droit
national ou étranger, qui possèdent en République Démocratique
du Congo leur siège social et leur principal établissement
administratif.

Le taux de l’impôt mobilier est de 20% de la base de calcul.

L’impôt mobilier est retenu à la source est déclaré et


reversé dans les dix jours qui suivent le mois pendant lequel les
revenus ont été payés au bénéficiaire, mis à sa disposition ou
inscrits au compte ouvert à son profit.

Cet impôt est déclaré auprès du service gestionnaire du


dossier fiscal du redevable et reversé au compte du receveur des
impôts auprès d’une banque agréée ou de la CADECO.

 Impôt professionnel comprenant :


 Impôt professionnel sur la rémunération (IPR)

L’IPR est considéré comme personne rétribuée par un


tiers ; et sont assujetties à cet impôt :

- Les membres des institutions politiques (Président de la


République, Premier Ministre, Sénateurs, Députés nationaux
autres membres du gouvernement central, Députés
42

Provinciaux membres des gouvernements provinciaux et


assimilées) ;
- Les mandataires publics ;
- Les engagés locaux des missions diplomatiques et des
organismes internationaux ;
- Les travailleurs occasionnels.

Ce sont les bénéficiaires des rémunérations qui


supporte l’IPR ; est calculé sur les rémunérations nettes des
avantages admis en déduction (allocations familiales, avantages
en nature concernant le logement, le transport et les frais
médicaux) pour autant que leurs montants ne présentent pas un
caractère exagéré l’IPR est calculé suivant un barème annuel à
taux progressifs dans le tableau ci-après :

Taux Tranches des revenus


0% 0Fc à 524.160Fc
15% 524.161Fc à 1.428.000Fc
20% 1.428.001Fc à 2.700.000Fc
22,5% 2.700.001Fc à 4.620.000Fc
25% 4.620.001Fc à 7.260.000Fc
30% 7.260.001Fc 0 10.260.000Fc
32,5% 10.260.001Fc à 13.908.000Fc
35% 13.908.001Fc à 16.824.000Fc
37,5% 16.824.001Fc à 22.956.000Fc
40% Pour le surplus

NB : En aucun cas, l’IPR ne peut excéder 30% du revenu


imposable. De même, l’IPR individuel, après déduction des
43

charges de famille prévues à l’article 89 de la présente


ordonnance-loi, ne peut en aucun cas être inferieur à 1.500
Francs congolais par mois.

Le taux de l’IPR est de 15% sur les rémunérations


payées aux travailleurs occasionnels. Il est de 10% pour les
indemnités de fin de carrière.

L’IPR est déclaré auprès du service gestionnaire du


dossier fiscal du redevable et reversé auprès des banques
commerciales.

 Impôt exceptionnel sur la rémunération des expatriés (IERE)

L’IERE est un impôt qui est assis sur les


rémunérations perçues par le personnel expatrié. S’agissant de
l’IERE, c’est l’entreprise qui emploie un personnel expatrié.

L’IERE est calculé sur le montant brut des


rémunérations brutes.

S’agissant des expatriés, les rémunérations déclarées


ne peuvent être inferieures aux SMIG des pays d’origine des
concernés. Toutefois, les travailleurs originaires des pays
limitrophes sont assimilés aux nationaux en matière d’imposition
sur les rémunérations.

L’IERE est déclaré et reversé par l’employeur. Cet impôt


est reversé au moment du dépôt de la déclaration.

L’IERE est déclaré auprès du service gestionnaire du


dossier fiscal du redevable et reversés auprès des banques
commerciales.
44

 Impôt sur les bénéfices et profits (IBP)

L’IBP est un impôt qui est assis sur les bénéfices de


toutes les entreprises industrielles, commerciales, artisanales,
agricoles ou immobilières, y compris les libéralités et avantages
quelconques accordés aux associés non-actifs dans les sociétés
autres que par actions.

En ce qui concerne les bénéfices, ce sont les entreprises


industrielles, commerciales, artisanales, agricoles ou
immobilières et les associations momentanées.

Pour ce qui est des profits, ce sont les personnes


exerçant les professions libérales et autres activités lucratives.

La déclaration de l’IBP doit être déposée au plus tard le


31 mars de l’année qui suit celle de la réalisation des revenus,
pour les contribuables soumis au régime de droit commun.

Pour les contribuables relevant de la Direction des


Grandes Entreprises (DGE), des sièges modélisés et modernisés
des Directions Provinciales des Impôts (DPI) et des Centres des
Impôts (CDI), la déclaration est autoliquidative et le paiement
intervient au moment de son dépôt.

Pour les Petites Entreprises, l’IBP est payé en deux


quotités au plus tard le 31 janvier de l’année qui suit celle de la
réalisation des revenus, l’acompte de 60% et au plus tard le 31
mai de la même année, le solde de 40%.

Les micro-entreprises paient un forfait annuel au titre


de l’IBP au plus tard le 1ère mars de l’année qui suit celle de la
réalisation des revenus.
45

La déclaration dûment remplie, datée et signée est


déposée par le redevable ou son représentant auprès du service
gestionnaire de son dossier fiscal, et le paiement est effectué
auprès des banques commerciales.

Pour les contribuables relevant de la DGE, des sièges


des DPI et des CDI, l’impôt dû correspond à :

- 35% du bénéfice déclaré ;


- 1/1000ème du chiffre d’affaires déclaré lorsque le résultat est
déficitaire ou susceptible de donner lieu à une imposition
inférieur à ce montant.

Les personnes ci-après sont exemptées de l’IBP :

- L’état, les provinces, les Entités Territoriales, Décentralisées,


les établissements publics n’ayant d’autres ressources que
celles provenant de subventions de l’état ;
- Les associations sans but lucratif (ASBL) et les établissements
d’utilité publique, dans les conditions définies par la loi.

 TVA à l’intérieur

La taxe sur la valeur ajoutée est un impôt général sur


les consommations qui frappe tous les biens et services de toutes
origines, consommés ou utilisés en République Démocratique du
Congo.

Elle est un impôt unique à paiements fractionnés,


perçu à chaque stade du circuit économique d’un produit et
supporté par le consommateur final, la taxe payée en amont étant
déductible de la taxe collectée qui est celle que l’entreprise facture
46

à ses clients à l’occasion de ses ventes ou de ses prestations de


services.

En régime intérieur, la TVA c’est toute personne physique ou


morale qui réalise les opérations imposables ci-après :

- Les livraisons de biens, y compris les exportations ;


- Les prestations de services, y compris les travaux immobiliers.

En d’autres termes, il s’agit de tout vendeur de bien ou


prestataire de services, qui est appelé « assujetti ».

La TVA déductible est celle que l’entreprise paye lors de


ses achats de biens et services.

La TVA est supportée par le consommateur final et ne


constitue donc pas une charge pour l’entreprise.

Elle est collectée par les assujettis chaque fois qu’une


opération imposable est réalisée.

DGDA :

- TVA à l’importation

La taxe sur la valeur ajoutée c’est un impôt indirect qui


frappe la livraison, d’un stade de distribution, un bien au taux
fixé par la loi sur le supplément de valeur apporté à ce bien par
l’entreprise cédante.

Il est collecté par la Direction Générale des Douanes et


Accises. Elle est aussi un impôt moderne susceptible de favoriser
la compétitivité des industries locales.
47

- La TVA à l’exportation est aisée de déterminer le montant


total qui ont frappé les produits, lorsque celui-ci arrive au
stade de la consommation.
- Droits de douane comprenant :
 Droits d’entrée.
Concerne les marchandises qui entrent pour la
production nationale.
Il cerne tous les prélèvements obligatoires qui génère
par les mouvements des marchandises qui entre sur le territoire
national.
Il concerne tout les marchandises qui entre dans les
entrepôts et dans les emmagasinages de la douane inscrits par
les agents d’office.
 Droits de sortie
Il concerne la sortie de marchandise, qui se fait sur les
minerais, les produits agricoles et les autres produits tels que
diamant, café robuste et énergie électrique.

Tout prélèvement généré de certain biens et services de


consommation doit obligatoirement sortir sur le territoire.

- Droits d’accise ou de consommations

Les droits d’accises est perçu en régime intérieur par


exemple les alcools et les boissons alcooliques, il est perçu aussi à
l’importation de ses mêmes produits sur le territoire national.

Il a la surveillance au niveau des frontières nationales


et des produits fabriqués.

Le droit d’accise soumet la conception et la mise en


œuvre des mesures visant la facilitation et la sécurisation des
48

échanges commerciaux, ainsi que celle relative à la production


locale des produits.

2. Recettes exceptionnelles

- Dons projets ;
- Emprunts projets ;
- Dons initiatives PPTE ;
- Emprunt budgétaires.

Mais ce qui nous intéresse c’est les recettes sur les


impôts (DGI).

b) Dépenses
1. Dette publique en capital ;
2. Frais financiers ;
3. Dépenses du personnel ;
4. Biens et matériels ;
5. Dépenses de prestations ;
6. Transferts et intervention de l’état ;
7. Equipement ;
8. Construction, réfection, réhabilitation, addition d’ouvrages
et d’édifices, acquisitions immobilière.

Voir tableau de synthèse des budgets (recettes) de l’état


pour les exercices en annexes.
49

3° procédures d’approbation, d’adoption, de promulgation et


d’aménagement du budget.

a) Procédure devant la plénière


 Une discussion générale est engagée à ce niveau et consiste à
auditionner l’exposé du rapporteur de la commission
économico-financière, suivi des interventions du ministère
inscrit sur la liste des intervenants.
 Il s’ensuit une série de votes qui porte sur la loi budgétaire
elle-même qui comporte :
- La partie de la loi budgétaire qui autorise les recettes, fixe le
plafond des grandes catégories de dépenses et arrête les
conditions générale de l’équilibre budgétaire ;
- Ensuite, la partie de la loi budgétaire qui décrit
l’aménagement des crédits ouverts aux ministères et des
dispositions diverses.

b) La promulgation

Apres l’adoption par le parlement en séance plénière,


au plus tard le 31 décembre de l’année précédant celle de son
exécution, le projet devient loi.

Il est évident qu’il soit soumis à la sanction


présidentielle, car cela relève de ses prérogatives
constitutionnelles.22

22
MUKENDI KABONGO, Notes de cours de gestion budgétaires, G3 SCF, ISS/KIN, éd. 2010-2011, p.28
50

4° la nouvelle nomenclature budgétaire

a) Définition

La nomenclature est un ensemble des termes employés


dans une science, une technique, un art méthodiquement
classés. Cet ensemble comprend un certain nombre d’indices ou
des codes ayant une signification quelconque.

Cette nomenclature est dénommée nouvelle, pour trois


raisons à savoir :

 Elle est différente de celles qui jadis ont été utilisées avant
1988, ensuite de 1988 à 2003 jusqu’en 2008 (juste avant la
reforme intervenue au sein des ministères des finances et de
budget) ;
 Elle contient plus d’informations que l’ancienne ;
 Elle est conforme à celle appliquée par le FMI dans le
manuel de statistiques des finances publiques.

La nouvelle nomenclature budgétaire est celle édictée


en 2008, avec la direction de la préparation et du suivi du budget
par le secrétariat général au budget.

L’usage de la nomenclature budgétaire et des fiches


duites DPSB est indispensable.

Sur le plan prévisionnel, tous les ministères et services


publics se conformeront scrupuleusement à la nomenclature
budgétaire de l’état, étant donné qu’elles constituent le cadre
comptable adéquat pour l’élaboration et le suivi de l’exécution des
opérations budgétaires.
51

b) Objectifs

La nouvelle nomenclature budgétaire mise en œuvre en


République Démocratique du Congo répond aux objectifs
suivants :

 L’adapter aux exigences modernes d’élaboration et


d’exécution du budget qu’imposent les différentes
classifications des charges de l’état (par nature, par sons
nature, par fonction, par administration,…) ;
 Permettre la comparaison de différentes rubriques avec
celles reprises dans les comptabilités nationales des
autres pays.

Son objectif essentiel est de permettre la traçabilité


dans la lisibilité des opérations financières de l’état et l’analyse
aisée du budget de l’état.

c) Différentes nomenclatures

Nous avons trois sortes de nomenclatures :

- La nomenclature par nature et sous nature ;


- La nomenclature par classification administrative ;
- La nomenclature par classification fonctionnelle.
 La nomenclature par nature et sous nature

Selon le petit robert, la nature est un ensemble des


caractères, propriété qui définissent un être, une chose concrète
ou abstraite, généralement considérée comme constituant un
genre.
52

En finances publiques, la dépense est présentée


suivant sa nature dans la nomenclature et sous nature selon
l’intitulé la nomenclature par nature se décompose en article et
litera, selon une classification décimale.

1. Article

L’article identifie la grande nature de dépense. Le


premier chiffre de l’article détermine le groupe de grandes
natures :

 Dette publique en capital ;


 Frais financiers ;
 Dépenses du personnel ;
 Biens et matériels ;
 Dépenses de prestations ;
 Transferts et intervention de l’état
 Equipements ;
 Construction, réfection, réhabilitation, addition d’ouvrages
et d’édifices, acquisition immobilière.

Le deuxième chiffre de l’article représente la ventilation


des dépenses de grande nature en sous nature de même groupe.
Par exemple, le groupe 3 (dépenses du personnel) se décompose
en :

31 Rémunérations des membres des institutions politiques et


coutumières ;
32 Rémunération du personnel actif de l’état ;
33 Pensions et rente, honorariat/éméritat ;
34 Dépenses accessoires du personnel ;
53

35 Formations du personnel de l’état et frais de rencontres


locales.
2. Litera

La litera précise la nature de la dépense à l’intérieur de


chaque article. Le 1er chiffre de litera correspond à la nature
détaillée de la dépense. C’est ainsi que 34 (dépense accessoires
du personnel) se décompose en :

341 Avantages sociaux ;

342 Indemnités de logement ;

343 Indemnités de transport ;

344 Indemnités kilométriques ;

345 Indemnités de rapatriement, mutation et installation ;

346 Indemnités de sortie ;

347 Primes et gratification ;

348 Frais de mission ;

349 Frais secrets et de recherche.

Parfois, certains litera se décomposent en sous nature,


d’où un chiffre est ajouté à ce litera. Au cas où il n’ya pas de sous
nature, on ajoute zéro.

Ainsi donc, 341 avantages sociaux comprennent :

3411 Allocations familiales ;


3412 Indemnités de logements et de transport ;
3413 Frais médicaux ;
3414 Frais funéraires.
54

 La nomenclature par classification administrative

La classification administrative reprend l’ensemble des


administrations, institutions, ministères et services qui sont
numérotés de la section 9 à la section 93.

La nomenclature par classification administrative est


subdivisée en deux parties : institutions et ministères & codes
chapitres.

A. Institutions et ministères
B. Codes chapitres
1. Cabinets, Secrétariats Généraux et Directions nominatives :
de 001 à 049.
2. Services et bureaux provinciaux : de 050 à 069
- Division provinciales : 050
- Bureaux : de 051 à 069
3. Services districts ou villes : de 070 à 079
- Bureaux : 070
- Cellules : 071 à 079
4. Services territoires ou communes urbaines : de 080 à 089
5. Organismes auxiliaires : de 601 à 750
6. Budget pour ordre (à supprimer) : de 800 à 850

N° projet par section : de 201 à 400

 La nomenclature par classification fonctionnelle

Elle classifie les dépenses de l’état en dix grandes


fonctions à savoir :
55

01 Administration centrale publique ;

02 Défense ;

03 Ordre et sécurité publique ;

04 Affaires économique ;

05 Protection de l’environnement, de la faune et de la flore ;

06 Logement et équipement collectifs ;

07 Santé ;

08 Religions, culture, sports et loisirs ;

09 Enseignement ;

10 Protection sociale, affaires sociales.

Voir en annexes le tableau de nomenclature budgétaire


des recettes de l’état représentant le répertoire des actes
générateurs par service taxateur de la Direction Générale des
Impôts (DGI).

2.6.2. Exécution du budget de l’Etat23

Exécuter un budget, c’est de mettre en pratique ou en


application.

Après qu’il ait été approuvé et promulgué, le budget


doit être exécuté ou appliqué, c'est-à-dire réalisé les recettes
souhaitées avec les moyens prévus à cet effet (les dépenses
budgétaires).

23
KAYEMBE AKULAYI, Note de cours de finance publique, inédit 2012-2013
56

 Règles générales d’exécution du budget


L’exécution du budget est la phase de mise en œuvre
des moyens alloués (dépenses) pour atteindre les objectifs fixés
(recettes).
L’exécution a pour tâche de réaliser les objectifs prévus
quelles que soient les hypothèses réelles.
L’exécution budgétaire implique un pouvoir de décision
décentralisé dans le cadre de règles acceptables par tous et une
coordination efficace.
Ainsi, l’exécution du budget de l’Etat est soumise à un
certain nombre de règles qui trouvent leur fondement et
justification dans l’importance des masses financière mises en
cause et dans la nécessité impérieuse d’en surveiller l’emploi.
Les principes de base de cette réglementation
concernant essentiellement la procédure. Pour se faire, on a
séparé la phase Administrative de décisions de recettes et de
dépenses de la phase comptable de perception et des paiements
 La phase Administrative : Réservée aux ordonnateurs qui
décident sur la perception.
 La phase comptable : Réservée aux comptables qui
perçoivent.
Cependant, l’exécution du budget n’a pas le même sens
pour les recettes et pour les dépenses.
 Les ordonnateurs : ce sont des agents de l’Etat qui ont le
pouvoir de prendre des décisions dans le
domaine financier.
 Les comptables : ce sont agents chargés de percevoir les
recettes et de payer les dépenses.
57

 Procédures d’exécution du budget

Au terme de la loi financière, spécialement en son


article 21 : « les procédures d’exécution du budget, tant en ce qui
concerne la phase administrative que la phase comptable sont
définies par le règlement général sur la comptabilité publique. Les
règles d’exécution du budget des entités territoriales
décentralisées sont les même que celles régissant le budget de
l’Etat ».

Le règlement général sur la comptabilité publique


dispose que :

1. En matière de dépenses :
 La phase administrative comprend trois étapes :
 L’engagement ;
 La liquidation et ;
 L’ordonnancement.
 La phase comptable comprend une étape :
 Le paiement.

2. En matière des recettes :


 La phase administrative comprend également trois étapes :
 La constatation,
 La liquidation ;
 L’ordonnancement ;
 La phase comptable comprend une seule étape :
 Le recouvrement.

En ce qui concerne la procédure d’exécution des


dépenses publics, ici le problème est de concilier l’impératif de la
58

régularité et celui de l’opportunité de la dépense publique ; pour


la procédure d’exécution des recettes, ici l’exécution de dépenses
est facultative alors que la perception de recettes est obligatoire.

La diversité des recettes rend leur perception


infiniment plus complexe que les règlements des dépenses de
l’Etat. Pour certaines recettes, la distinction des administrateurs
et des comptables disparait. Pour les impôts directs, elle est
absolue.

La procédure budgétaire des phases en matière des


dépenses se définissent de la manière suivante :

1. L’engagement :

C’est la décision prise par l’autorité qui la qualité de


prélever une partie des crédits budgétaire en accomplissant un
acte qui doit entrainer une dette à la charge de l’Etat.

2. La liquidation :

Elle consiste à la détermination du montant exact de la


dépense engagée, sa légalité et son imputation à charge du crédit
budgétaire adéquat.

3. L’ordonnancement :

C’est un ordre donné par un ordonnateur, autorité


compétente de payer la dette de l’Etat conformément à sa
liquidation.
59

4. Le paiement :

C’est l’étape qui consiste à libérer effectivement les


fonds pour éponger la dette à charge du trésor public, par le
caissier de l’Etat.

La procédure budgétaire des phases en matière des


recettes se réalisent en quatre étapes successifs :

1. La constatation : elle consiste à déterminer la matière


imposable qui existe.
2. La liquidation : c’est le calcul du montant de l’impôt dû.
3. L’ordonnancement : c’est l’acte administratif donnant,
conformément aux résultats de la liquidation, l’ordre de payer
la dette.
4. Le recouvrement : c’est le fait de faire passer l’argent de poche
du contribuable à la caisse de l’Etat.

La responsabilité à chaque étape de la procédure


budgétaire détermine le règlement général sur la comptabilité
publique.

Les dispositions légales et règlementaires contenues


dans l’ordonnance-loi n°69/054 du 05 Décembre 1969
consacrent l’adjudication publique comme mode normal de
passation des marchés public de l’Etat et le conseil des
adjudications comme seul organe compétant pour donner avis
régulier aux marchés publics quel qu’en soit le mode de
passation.
60

 Période d’exécution du budget

L’autorisation, budgétaire est généralement donnée


pour une période d’un an. Même à l’intérieur de la période
annuelle, les lois et règlements imposent des délais bien précis à
l’exécution de certaines étapes de la dépense ou de la recette
budgétaire.

La loi financière par exemple, dispose en son article


23 : « les parties des crédits disponibles à la fin de l’année
budgétaire destinées au paiement des dépenses courantes
résultant d’obligations existant à charge de l’Etat et des entités
territoriales décentralisées (ETD), à la date du 31 décembre,
peuvent être reportées à l’année suivante. Ces parties des crédits
sont réunis aux crédits correspondants du budget de cette
année ».

Aussi la connaissance des lois et règlements qui


régissent l’exécution du budget de l’Etat constitue une arme
efficace pour une bonne gestion des finances de l’Etat.

La période d’exécution dont les contours sont


circonscrits en République Démocratique du Congo, par les
principaux textes ci-dessous :

1. La loi budgétaire votée et promulguée contenant le budget


de l’Etat pour l’exercice en cours ;
2. La circulaire du ministre ayant le budget dans ses
attributions et contenant les instructions relatives à
l’exécution du budget de l’Etat pour l’exercice en question ;
3. Le règlement général sur la comptabilité publique.
61

La loi, le règlement et instructions évoqués ci-haut


déterminent la période d’exécution du budget ainsi que les
différents délais requis pour certaines étapes de la dépense et du
recette publique.
62

IIème PARTIE : CADRE PRATIQUE


63

CHAPITRE III : PRESENTATION DE LA DIRECTION


GENERALE DES IMPOTS (DGI)

Ce chapitre ses propose de présenter la direction


générale des impôts, en sigle « DGI » notre champ d’investigation
qui repend six sous points dont voici : Indentification, localisation
géographique, nature juridique, missions et attributions,
structures organique et fonctionnelle et organigramme de DGI.

III.1. IDENTIFICATION

III.1.1. Historique de la DGI

Trois périodes importantes marquent l’histoire de


l’administration fiscale en République Démocratique du Congo.

III.1.1.1. La période antérieure à 1988

Avant 1988, la direction fiscale était la troisième


direction du ministère des finances au même titre que les
administrations. Son personnel relevait de l’autorité directe du
secrétariat général aux finances.

Nous pouvons cependant dire que cette situation


rendait la tâche difficile aux contribuables personnes morales
résidant à l’intérieur du pays qui étaient obligés souscrire leurs
déclarations à l’administration centrale situées à Kinshasa.

La structure de cette direction ne répondait pas aux


impératifs de développement technique et moderne de la fiscalité,
notamment au niveau de la mobilisation des recettes fiscales.
64

III.1.1.2. La période postérieure à 1988

Dans le but de maximiser les recettes fiscales, il a été


crée aux termes de l’ordonnance n° 88-039 du 10 Mars 1988 telle
que modifiée et complétée à ce jour, au sein du ministère des
finances, un service doté d’une autonomie administrative et
financière dénommé Direction Générale des contributions (DGC).

Cette autonomie permet à l’administration fiscale de


prendre des initiatives en matière de formation, d’équipement et
de mouvement du personnel, etc.…

Toutefois, afin de permettre à ce grand service


générateur des recettes de jouer pleinement la mission lui confiée,
cette ordonnance a défini les dispositions générales, les
structures et les attributions et a reconnu que le personnel de la
Direction Générale des Contributions est régi par le règlement de
l’administration pris conformément aux statuts de la Fonction
Publique.

III.1.1.3. La période postérieure 2003

Dans le but d’adapter la dénomination et les structures


de la Direction Générale des Contributions et pour plus de grande
efficacité dans la mobilisation des recettes fiscales, il a été créé
aux termes du Décret n° 017/2003 du 02 Mars 2003 la Direction
Générale des Impôts.

III.2. LOCALISATION GEOGRAPHIQUE

Le siège social de la Direction Générale des Impôts se


situe au croisement des avenues des Marais et Haut Congo, dans
la commune de la Gombe à Kinshasa.
65

Actuellement la Direction Générale des impôts avec des


services chargés de la conception, de l’orientation et de la
coordination de la politique générale sur les opérations d’assiette
et de recouvrement des services opérationnels.24

En province, les agences de la DGI se résument.

- les services opérationnels qui comprennent :

La Direction des grandes entreprises (DGE en sigle).


Compétente pour gérer les entreprises, personne physiques et
morales de grandes tailles ou concrètement ayant le chiffre
d’affaires supérieur à 1.000.000$ US « dollars américains un
million ».

Il y a lieu d’indiquer que le répertoire de la Direction


des grandes Entreprise n’est pas figé. Encours d’année, il est
augmenté de nouvelles entreprises créées pour découvertes dont
la Direction de la taxation et de la documentation a orienté en
raison du niveau de leur investissement à la Direction des
Grandes Entreprises.

Ce répertoire est diminué de contribuable dont le


chiffre d’affaires annuelles ou la masse salariale annuelle n’a pas
atteint pendant trois années successives, le seuil retenu pour
gérer par ce service opérationnel.

Le centre des impôts (CDI en sigle) chargé de gérer les


entreprises, les personnes physiques et morales de taille
moyenne. Leur chiffre d’affaires se situe entre 125.001 des dollars
américains et 1.000.000 de dollars américains.

24
Décret n° 017/2003 du 02 Mars portant création de la direction Générale des impôts, RDC, 2003, P. 5
66

Le répertoire géré par le centre des impôts est de


chaque année augmentée des nouveaux contribuables ne
répondant au critère de sélection et que la Direction de la
Taxation et Documentation aurait orienté vers cette structure
opérationnelle. Il est prévu un centre des impôts par province.

Le centre des impôts synthétiques (CIS en sigle) sont


responsables de la gestion des contribuables de petites tailles.
Leur portefeuille comprend des petites et moyennes entreprises
(PME en sigle) dont le chiffre d’affaire est inférieur à 125.001 des
dollars américains.

Toutefois, les contribuables relevant des centres des


impôts synthétiques peuvent solliciter par écrit de faire partir du
centre des impôts. Une fois l’opération prise, elle reste définitive
et irrévocable.

III.3. NATURE JURIDIQUE

La base juridique de la création de la Direction


Générale des Impôts (DGI) est le décret n°017/2003 du 02 mars
2003 complété et modifié par le décret n°04/099 du 30 décembre
2004. Ces textes de lois remplacent et abrogent les ordonnances
n°88/039 du mars 1988 et n°89/099 du 12 mai 1989 portant
création de la Direction Générale des Contributions.

Toutefois, les missions assignées à la Direction


Générale des Contributions (DGC) sont reprises par la Direction
Générale des Impôts.

Cependant, l’organisation par types de fonction qui


était mise sous la DGC a changé au profit d’une organisation par
67

types des contribuables. Celle-ci est fondée sur une stratégie en


vertue de laquelle les services de l’administration centrale se
consacrent aux missions de pilotage, de conception et
d’animation pendant que la gestion des contribuables par
importance des enjeux fiscaux est confiée à des services
extérieurs appelés « services opérationnels ».

Son personnel est régi le décret n°018/2003 du 02


Mars 2003 qui remplace et abroge l’ordonnance n°089/099 du 12
mai 1989 portant règlement d’administration relatif au personnel
de carrière de la Direction Générale des Contributions.

Outre les dispositions relatives au recrutement, période


probatoire, positions administratives, régime disciplinaire,
cotisation et avancement en grade, cessation définitive des
services, reprises dans les anciennes lois, le décret n°018 du 02
mars 2003 innove par la mise en place d’un corps des
inspecteurs.

III.4. MISSIONS ET ATTRIBUTIONS

Les missions de la Direction Générale des Impôts sont


définies à l’article 2 du décret n°017/2003 du 02 mars 2003. Aux
termes de ce texte, la DGI a la vocation d’assurer dans le cadre
des lois et règlements en vigueur, toutes les missions et
prérogatives en matière fiscale notamment celles concernant
l’assiette, le contrôle, le recouvrement et le contentieux des
impôts, taxes, redevances, et prélèvements à caractère fiscal.

La Direction Générale des Impôts est Chargée d’étudier


et de soumettre à l’autorité compétente les projets de lois, de
68

décrets et d’arrêtés en la matière. Elle doit être consultée pour


tout texte ou toute convention à incidence fiscale ou tout
agrément d’un projet d’investissement à un régime fiscale
dérogatoire.

Elle exerce ses compétence de manière exclusive sur


toute l’étendue du territoire national et est placé sous l’autorité
directe du ministre ayant les finances dans ces attributions.

III.5. STRUCTURE ORGANIQUE ET


FONCTIONNELLE

III.5.1. Principaux organes

La Direction Générale des Impôts est dirigée par un


Directeur Général, Assisté de deux Directeurs Généraux Adjoints
nommés et, le cas échéant, relevés de leurs fonctions par le
président de la République, sur proposition du ministre ayant les
finances dans ses attributions.

Elle comprend une Administration centrale et des


Directions opérationnelles et non opérationnelles.

 Les directions opérationnelles sont : la Direction Urbaine dans


la ville de Kinshasa et au moins une Direction provinciale au
niveau de chaque province.

La Direction centrale, la Direction des grandes


entreprises, les Directions Urbaines et Provinciales sont
hiérarchiquement soumises à l’autorité de Direction Générale.
Elles sont subdivisées en divisions et Bureaux.
69

La direction Générale des Impôts dispose d’une


inspection des services placée sous l’autorité directe du Directeur
Général.

 Les directions non opérationnelles sont chargées de la


conception et l’élaboration des stratégies.

Il s’agit de :

 La direction des ressources humaines ;


 La direction de la gestion budgétaire et des services
généraux ;
 La direction de l’informatique ;
 La direction des études, de la législation et du
contentieux ;
 La direction de la taxation et de la documentation ;
 La direction du contrôle fiscal ;
 La direction du recouvrement ;
 L’inspection générale des services.
 Les services opérationnels sont chargés de gérer l’impôt au
quotidien c’est-à-dire d’accomplir toutes les missions à savoir
l’assiette, le contrôle, le recouvrement et le contentieux des
impôts. Parmi ces services, il ya lieu de mentionner :
 La direction des grandes entreprises (DGE) ;
 Le centre des impôts pilote de Kinshasa (CDI-Kinshasa) ;
 Le centre des impôts de Lubumbashi (CDI-Lubumbashi) ;
 Les centres des impôts synthétiques (CIS) ;
 Les directions provinciales des impôts (DPI).
70

III.5.2. Description des tâches

a) La direction des ressources humaines

Cette direction a pour attributions :

 La gestion du personnel affecté à la direction générale des


impôts ;
 L’organisation du recrutement des agents nécessaires au
fonctionnement des services selon les modalités en vigueur
en la matière ;
 La formation en cours de carrière des agents.

b) La direction de la gestion budgétaire et des services généraux

Elle a pour but :

 La gestion des crédits alloués à la direction générale


des impôts ;
 La coordination, l’harmonisation et le suivi de la
gestion de la part des pénalités revenant aux services ;
 La gestion des biens meubles et immeubles mis à la
disposition de la Direction Générale des Impôts.

c) La direction de l’informatique

Cette direction a pour attributions :

 L’informatisation des services ;


 L’élaboration des cahiers des charges des projets
informatiques ;
 L’analyse, le développement, l’implantation et la
maintenance des applications et des équipements ;
71

 La gestion des systèmes d’exploitation et de


communication par ordinateur ;
 L’assistance technique en la matière des services tant
centraux qu’opérationnels ;
 L’élaboration de la stratégie d’informatisation du
système d’information.

d) La direction des études, de la législation et du contentieux

Elle a pour attributions :

 La centralisation et l’analyse des statistiques fiscales ;


 La réalisation des études fiscales de fond ;
 L’élaboration et la proposition des projets des textes
fiscaux ;
 L’instruction des dossiers soumis au Directeur Général
ou évoqués par lui ;
 La formation des avis sur tout projet du régime fiscal
d’exception ;
 La proposition de retrait éventuel des agréments fiscaux ;
 Le suivi des relations avec les autres administrations
fiscales ;
 L’élaboration et la coordination de la politique et des
stratégies de communication au niveau national ;
 L’élaboration, la coordination et la supervision des
procédures contentieuses sur l’ensemble du territoire
national ;
 Suivi des instances en cours dans le cas de recours
juridictionnel ;
72

 Assistance, le cas échéant, des services opérationnels


dans le traitement des dossiers importants.

e) La direction de la taxation et de la documentation

Elle est chargée de :

 La tenue, l’actualisation et le suivi du répertoire


national des contribuables ;
 La gestion du système central d’attribution des
numéros d’impôts ;
 La définition des orientations en matière
d’identification des contribuables ;
 L’élaboration, la coordination et la supervision des
procédures d’assiette sur l’ensemble du territoire
national ;
 L’élaboration des monographies professionnelles en
liaison avec les organisations représentatives des
professions ;
 Suivi des performances des services gestionnaires au
niveau national.

f) La direction du contrôle fiscal

Elle a pour attributions :

 L’élaboration des programmes des recherches et


recoupement ;
 La tenue et la mise à jour d’une banque des données de
recoupement ;
 La coordination du programme de contrôle fiscal ;
73

 La fixation des objectifs quantitatifs et qualitatifs de


contrôle ;
 L’élaboration, la coordination et la supervision des
procédures, des techniques et méthodes de contrôle ;
 L’évaluation des performances des services
opérationnels et la consolidation des résultats de
contrôle ;
 La définition de la politique en matière de répression
des infractions fiscales et de suivi des relations avec le
parquet et les juridictions répressives ;
 L’assistance, le cas échéant, des services opérationnels
dans le traitement des dossiers importants en la
matière.

g) La direction du recouvrement

Elle a pour attributions :

 La définition de la stratégie ainsi que des objectifs


quantitatifs et qualificatifs en matière de recouvrement ;
 L’élaboration, la coordination, l’harmonisation et la
supervision des procédures de recouvrement et des
poursuites ;
 L’évaluation des performances des services
opérationnels et de la consolidation des résultats en
matière de recouvrement ;
 Le suivi des statistiques de recettes et du compte du
receveur des impôts au regard des encaissements ;
 L’analyse des restes à recouvrer et la définition de la
politique en matière de créances irrécouvrables ;
74

 L’assistance, le cas échéant, des services opérationnels


dans le traitement des dossiers importants en la
matière.

h) L’inspection des services

Elle contrôle les services de la Direction centrale, et la


Direction des grandes entreprises ainsi que des Directions
urbaines et provinciales sur ordre du Directeur général.

Elle peut être chargée des missions d’enquêtes et de


contre-vérification fiscale. Elle veille à l’application régulière des
lois et règlements en vigueur et au strict respect des directives de
l’administration centrale. Elle propose, suite aux manquements
constatés, les mesures disciplinaires et les réformes de nature à
améliorer l’organisation et le fonctionnement des services.

i) La direction des grandes entreprises

Elle est chargée de la gestion de l’ensemble des


opérations fiscales des entreprises, personnes physiques ou
morales, sélectionnées suivant le critère définis par la Direction
générale.

Elle s’occupe notamment de la tenue des dossiers


uniques, du contrôle, du recouvrement et du contentieux de ces
entreprises en ce qui concerne tous les impôts et autres droits
relevant de la compétence de la Direction Générale des Impôts.

Elle exerce également sa compétence en matière de


gestion des ressources humaines, de gestion budgétaire et
services généraux et d’informatique.
75

Elle peut aussi disposer des antennes dans les


provinces.

j) Les Directions Urbaines et Provinciales

Elles ont en leur sein des services extérieurs


dénommées : «centre des impôts » jadis appelés ressorts fiscaux,
chargés de la gestion des contribuables, personnes physiques ou
morales.

Elles disposent, chacune d’une inspection des services


qui sur le plan local, vérifie les services sur demande du Directeur
Urbain ou Provincial. Elle peut être chargée des missions
d’enquêtes et veille à l’application régulière des lois et règlements
en vigueur ainsi qu’au strict respect des directives de
l’administration centrale ou provinciale.

L’inspection des services propose aussi, suite aux


manquements constatés, les mesures disciplinaires et le reformes
de nature à améliorer l’organisation et fonctionnement des
services.

Les Directions Urbaines et Provinciales sont chargées,


dans leurs ressorts, des tâches non dévolues à l’administration
centrale et à la Direction des grandes entreprises. Elles exercent
leur compétence en matière de ressources humaines, de gestion
budgétaire et services généraux, de gestion des dossiers uniques,
de contrôle fiscal, de recouvrement, de contentieux et
d’informatique.
DIRECTION RESSOURCES HUMAINES

DIRECTION GESTION BUDGET AIRE ET


SERVICE GENERAUX

DIRECTION INFORMATIQUE

DIRECTION D’ETUDES, LEGISLATION


ET CONTENTIEUX

centrale
ADMINISTRATION
DIRECTION TAXATION ET
DOCUMENTATION
SECRETAIRE DGA CHARGE DE
L’ADMINISTRATION ET FINANCES

DIRECTION CONTROLE FISCAL

DIRECTION RECOUVREMENT
III.6. ORGANIGRAMME DGI

ET FINANCES

DIRECTION DES GRANDES ENTREPRISES

DIRECTION URBAINE DE KINSHASA


DGA CHARGE DE L’ADMINISTRATION

DIRECTION PROVINCIALE DU BAS-


CONGO

Source : Direction des ressources humaines/DGI, 2012


76

DIRECTION PROVINCIALE DE
L’EQUATEUR
DIRECTEUR GENERAL

DIRECTIONPROVINCIALE DU KASSAI-
OCCIDENTAL

DIRECTION PROVINCIALE DU KASSAI-


ORIENTAL

DIRECTION PROVINCIALE DU KATANGA

DIRECTION PROVINCIALE DU NORD KIVU


DGA CHARGE DE
REFORME FISCALE

DIRECTION PROVINCIALE DU SUD KIVU


DIRECTIONS OPERATIONNELLES

DIRECTION PROVINCIALE DU MANIEMA


SECRETARIAT

CELLULE TECHNIQUE

DIRECTION PROVINCIALE DE LA
INSPECTION DE SERVICE
REFORME FISCALE

DIVISION ADMINISTRATIVE

PROVINCE
SECRETAIRE DGA CHARGE DE

DIRECTION PROVINCIALE DU
BANDUNDU
77

CHAPITRE IV. APPROCHE CRITIQUE ET


THERAPEUTIQUE

Notre dernier chapitre qui constitue le nœud du sujet


sous examen, étudie en profondeur les paramètres de l’impôt
professionnel dans le budget de l’Etat congolais.

IV.1. PRESENTATION DE MATERIEL D’ANALYSE

La monnaie congolaise connait depuis plus d’une


décennie, une dépréciation continuelle suite à l’inflation. C’est
ainsi qu’en vue d’obtenir des données numériques fiables, le
conseil permanent de la comptabilité au Congo a mis en place un
mécanisme permettant de rendre la monnaie congolaise
constante.

Parmi les méthodes utilisées, nous retenons celle basée


sur le cours de change tel qu’observé au niveau de la banque
centrale du Congo.

Cette méthode consiste à comparer la monnaie


nationale à la monnaie la plus forte sur marché international.

1. Cours de change moyens observés de 2007 à 2011

Tableau n°1 : Cours de change moyens annuels d’USD par


rapport au CDF

Années 2007 2008 2009 2010 2011


USD 1 1 1 1 1
CDF 514,05 567,72 816,87 905,89 917,99
Source : Direction des études de la BCC
78

Ce tableau présente l’évolution du cours de change


moyen annuel de 2007 à 2011. A sa lecture, au cours de l’année
2007, un dollar Américain valait 514,05 Frans congolais et que ce
denier s’est déprécié sensiblement jusqu’en 2011 dont nous
avons constaté qu’un dollar Américain valait 917,9 Francs
congolais.

IV.2. ETUDE STATISTIQUE

La présentation des données constitue la base de toute


analyse économique, de telle sorte qu’une mauvaise présentation
conduirait à des fausses interprétations qui risquent d’entamer
les décisions qui peuvent découler.

IV.2.1. Tableau des prévisions et des réalisations des recettes

Il s’agit de l’évolution des prévisions et des réalisations


des recettes de 2007 à 2011.
79

IV.2.1.1. Evolution des recettes de la DGI de2007 à 2011

Tableau n°2 : Assignations budgétaire de recettes de la DGI par


nature d’impôt (En millions de francs congolais)

Année 2007 2008 2009 2010 2011


Nature
Impôt sur les
revenus des 54.188.009 50.329.662 116.569.924 119.207.051 57.979.657
Nationaux
Impôt sur les
revenus des 5.957.406 24.463.174 27.898.755 31.364.756 22.421.023
expatriés
Impôt sur les
bénéfices des 57.901.403 96.721.310 165.825.280 200.036.869 130.121.215
sociétés non
pétrolières
L’impôt sur les
bénéfices des 5.483.010 9.419.559 13.656.962 17.899.967 11.614.874
entreprises
individuelles
Impôt
Exceptionnel 4.648.721 9.002.780 12.941.839 18.972.242 11.391.395
sur les
Rémunération
des expatriés
(IERE)

TOTAL 128.178.549 189.936.485 336.892.760 387.480.885 233528.164

Source : Direction des Etudes, de la législation et du contentieux,


tableau synthèse des prévisions des recettes
80

Le tableau ci-dessus, nous renseigne sur l’évolution


perçue par la Direction Générale des Impôts, en général des IPR
présentent une croissance, soit de 60.145.413 en 2007 et
74.792.835 en 2008 ainsi de suite sauf pour 2011 qui diminue de
80.400.679.

Nous pouvons dire les IPR ont connu une


augmentation apparente d’une année à l’autre par rapport à
l’année de base excepté en 2011.

Toutefois, ceci est encore peu significatif tant que nous


n’avons pas encore travaillé dans une monnaie constante.

Tableau n° 3 : Evaluation des prévisions des recettes par nature


d’impôt (en pourcentage)

Année 2007 2008 2009 2010 2011 Moyenne


Nature
Impôt sur les rev. des 42% 26% 35% 30% 24% 31%
Nationaux
Impôt sur les rev. des 5% 13% 8% 8% 10% 8%
Expatriés
Impôt sur les bén. des 45% 51% 49% 52% 56% 51%
sociétés non pétrolières
Impôt sur le bén des 4% 5% 4% 5% 5% 5%
entreprises individuelles
Impôt excep. s/ les rém. 4% 5% 4% 5% 5% 5%
des Expatriés (IERE)

Total 100% 100% 100% 100% 100% 100%

Source : Nos calculs sur base de tableau n°2.


81

Ce tableau nous renseigne la part que chaque nature


d’impôt a apporté dans les prévisions des recettes car la moyenne
représente les recettes provenant des impôts sur les revenus sont
estimées à plus 50% des recettes attendus.

Tableau n°4 : Evolution des prévisions des recettes en dollars


américains

Pour nous permettre d’évaluer les prévisions des


recettes en terme réel, nous les convertissons en dollars
américains.

Année Prévisions en Cours de change Prévisions en


Francs congolais USD/$
2007 128.178.549 514,05 249.350
2008 189.936.485 567,72 334.560
2009 336.892.760 816,87 412.419
2010 387.480.885 905,89 427.735
2011 233.528.164 917,99 254.391

Source : Nos calculs sur base des tableaux n°1 et n°2.

Il ressort de l’examen de ce tableau que les prévisions


sont allées croissantes d’une année à l’autre sauf pour 2011 qui
atteint une décroissante.
82

Graphique : 1 Prévisions dollars américains

Série1; 2010;
Série1; 2009;
427735
412419

Série1; 2008;
2007
334560
2008
Série1; 2007; Série1; 2011;
2009
254391
249350
2010
2011

Tableau n°5 : Assignations globales de la DGI (en dollars


américains)

Année 2007 2008 2009 2010 2011


Centre
DGI 405.067.686 501.415.946 523.009.417 774.546.997 1.091.596

Source : Direction des études, de la législation et du contentieux


de la DGI.

Notons que les assignations de la DGI sont élevés sauf


en 2011 qui est en deçà.
83

Tableau n°6 : Calcul des différentes variations des prévisions


globales en dollars américains

Année Montant VAS VAG Indice %


2007 405.067.686 - - 100%
2008 501.415.946 + 0,24 + 0,24 124%
2009 523.009.417 + 0,04 + 0,29 129%
2010 774.546.997 + 0,48 + 0,91 191%
2011 1.091.596 - 0,10 - 0,10 0,27%
Total [Link] 0,66 1,34 544,27
Plancher 1.091.596 - 0,10 - 0,10 0,27
Plafond 774.546.997 0,48 0,91 191
Moyenne 441.026.328 0,13 0,27 108,85

Source : Nos calculs sur base de tableau n°5 en dollars


américains.

Notons que : VAS : variation annuelle simple

𝑣𝑡 −𝑣𝑡−1
VAS =
𝑣𝑡−1

VAG : variation annuelle globale

𝑣𝑡 −𝑣𝑜
VAG =
𝑣𝑜

I : Indice

𝑣𝑡
𝐼𝑡/𝑜 = x 100
𝑣𝑜

Nous avons constaté quant 2008 le VAS était égal à


VAG même au niveau de plancher mais la moyenne du VAG est
supérieur à la moyenne du VAS.
84

IV.2.1.2. Evolution des recettes fiscales de la DGI

Tableau n°7 : Réalisations de la DGI par nature d’impôt (en USD)

Année 2007 2008 2009 2010 2011


Nature
Impôt sur les
revenus des 105.609.106 135.857.788 149.288.882 179.857.357 249.330.349
nationaux
Impôt sur les
revenus des 12.344.430 55.105.590 35.539.154 48.327.237 34.173.337
Expatriés
Impôt sur les
bén. des 119.542.556 188.267.814 147.407.081 214.991.265 221.604.692
sociétés non
pétrolières
Impôt sur les
bén. des 13.123.000 21.969.081 21.170.202 21.882.769 25.440.073
entreprises
individuelles
Impôt excep.
Sur les 12.628.481 20.883.594 16.623.499 16.966.302 19.725.083
ré[Link]
Expatritriés
(IERE)

Total 263.247.573 422.083.867 370.028.818 482.024.930 550.273.534

Source : Direction des études, de la législation et du contentieux


tableau synthèse des réalisations des recettes de la DGI.

Le tableau ci-dessus, nous renseigne sur l’évolution


réalisée par la Direction générale des impôts.
85

Tableau n°8 : Evolution des réalisations de la DGI par nature


d’impôt (en pourcentage)

Année 2007 2008 2009 2010 2011 Moyenne


Nature
Impôt sur revenus des 40% 32% 40% 37% 45% 39%
nationaux
Impôt sur les rev. des 5% 13% 10% 10% 6% 9%
expatriés
Impôt sur les bén. des 45% 45% 40% 45% 40% 43%
sociétés non pétrolières
Impôt sur bén. des 5% 5% 6% 5% 5% 5%
entreprises
induviduelles
Impôt except.s/ les rév. 5% 5% 4% 3% 4% 4%
des expatriés(IERE)

Total 100% 100% 100% 100% 100% 100%

Source : Nos calculs sur base de tableau n° 7

Nous remarquons que la réalisation de la DGI sur la


moyenne a évolué de la matière suivante : 39% pour les impôts
sur les revenus des Nationaux ; 9% pour les impôts sur les
revenus des Expatriés ; 43% pour les bénéfices des sociétés non
pétrolières ; 5% pour les bénéfices des entreprises individuelles et
4% pour les impôts exceptionnels sur les rémunérations des
expatriés.
86

Tableau n°9 : Evolution des touts les recettes en dollars


américains (USD)

Année Réalisation en cours de Réalisation en dollars


francs congolais change américains
2007 [Link] 514,05 263.247.573
2008 [Link] 567,72 422.083.867
2009 [Link] 816,87 370.028.818
2010 [Link] 905,89 482.024.930
2011 [Link] 917,99 550.273.534

Source : Nos calculs sur base des tableaux n°1 et n°7

Ce tableau nous renseigne sur touts les recettes évolué


dans l’année sous étude.

Tableau n°10 : Réalisations globales de la DGI en dollars


américains

Année 2007 2008 2009 2010 2011


Centre
DGI 411.425.250 562.039.033 519.380.526 766.785.593 927.403.052

Source : Direction des études de la législation et du contentieux,


tableau synthèse des réalisations par centre de
perception.

De manière globale, le tableau ci-dessus montre la


performance dans la réalisation des recettes de la DGI.
87

Tableau n°11 : Calcul des différentes variations des réalisations


globales en USD

Année Montant VAS VAG Indice en %


2007 411.425.250 - - 100%
2008 562.039.033 + 0,37 + 0,37 137%
2009 519.380.526 - 0,08 + 0,26 126%
2010 766.785.593 + 0,48 + 0,86 186%
2011 927.403.052 + 0,21 + 1,25 225%
Total [Link] 0,98 2,74 774
Plancher 411.425.250 - 0,08 0,26 100
plafond 927.403.052 0,48 1,25 225
Moyenne 637.406.691 0,20 0,55 154,8

Source : Nos calculs sur base du tableau n°10

Nous avons constaté que le VAS et VAG en 2008 sont


les mêmes.

IV.2.1.3. Comparaison des recettes générales de 2007 à


2011 en dollars américains
Tableau n°12 : Prévisions et réalisations des recettes de la DGI en
USD
Année Prévisions Réalisations Ecarts (R-P)
2007 249.350.352 263.247.573 13.897.221
2008 334.560.147 422.083.867 87.523.720
2009 412.419.066 370.028.818 - 42.390.248
2010 427.735.030 482.024.930 54.289.900
2011 254.390.752 550.273.534 295.882.782

Source : Nos calculs sur base des tableaux n°2 et n°7 en USD.

Ce tableau nous montres la comparaison des années


sous études dont en 2009 y a un moins value.
88

Tableau n°13 : Evolution de l’impôt professionnel des recettes par


rapport aux réalisations globales de la DGI en USD

Nature Impôts Recettes Taux


Année professionnel globales
2007 263.247.573 411.425.250 64%
2008 422.083.867 562.039.033 75%
2009 370.028.818 519.380.526 71%
2010 482.024.930 766.785.593 63%
2011 550.273.534 927.403.052 60%

Source : Nos calculs sur base des tableaux n°10 et n°12

Le taux des recettes ont évolués au-delà de 50% durant


la période sous étude.

Tableau n°14 : Taux de participation de l’impôt professionnel sur


la rémunération de réalisation par rapport aux
recettes globales de la DGI en USD.

Nature I.P.R Recettes globales Taux


Année
2007 117.953.536 411.425.250 29%
2008 190.963.378 562.039.033 34%
2009 184.828.036 519.380.526 36%
2010 228.184.594 766.785.593 30%
2011 283.503.686 927.403.052 31%

Source : A partir des tableaux n°7 et n°10

Le tableau illustré ci-dessus montre que le taux n’a pas


atteint 50% durant la période sous étude.
89

Tableau n°15 : Taux de participation de l’impôt sur les bénéfices


et profit par rapport aux recettes globales de la
DGI en USD

Nature IBP Recettes globales Taux


Année
2007 132.665.556 411.425.250 32%
2008 210.236.895 562.039.033 37%
2009 168.577.283 519.380.526 32%
2010 236.874.034 766.785.593 31%
2011 247.044.765 927.403.052 27%

Source : A partir des tableaux n°7 et n°10

De manière globale, ce tableau à moins de 50% de taux


de participation sur l’IBP.

Tableau n°16 : Taux de participation de l’impôt exceptionnel sur


la rémunération des expatriés par rapport aux
recettes globales de la DGI en USD.

Nature IERE Recettes globales Taux


Année
2007 12.628.480 411.425.250 3%
2008 20.883.594 562.039.033 4%
2009 16.623.499 519.380.526 3%
2010 16.966.302 766.785.593 2%
2011 19.725.083 927.403.052 2%

Source : A partir des tableaux n°7 et n°10.

Il est à remarqué pour ce taux qu’il est en deçà de 10%.


90

4.3. PRESENTATION DU BUDGET DE L’ETAT

La préoccupation fondamentale à ce niveau, c’est


évaluer l’évolution du budget de l’Etat congolais en dollars
américains et calculer le taux de participation des impôts
professionnels dans le budget.

4.3.1 Tableau de budget votés de l’Etat congolais

Tableau n°17 : Evolution des recettes courantes et exceptionnel


de la DGI de 2007 à 2011en USD

RUBRIQUES 2007 2008 2009 2010 2011


recettes 487.040.422 610.688.368 706.006.480 880.977.905 [Link]
courantes
« D.G.I »
recettes 947.042.117 814.563.421 [Link] [Link] [Link]
exceptionnel
et
extérieures

Recettes [Link] [Link] [Link] [Link] [Link]


totales

Source : Ministre du Budget/tableau du Budget de l’Etat.

Ce tableau indique clairement que les recettes


exceptionnelles son supérieur aux recettes courantes néanmoins,
une performance est observé quand la rubrique des recettes
exceptionnels.
91

Tableau n°18 : Taux de participation des recettes de 2007 à 2011

RUBRIQUES 2007 2008 2009 2010 2011 Moyenne


Recettes 34 % 43% 36% 21% 26% 32%
courantes
« DGI »
Recettes 66% 57% 64% 79% 74% 68%
exceptionnelles
et extérieures
Total de taux 100% 100% 100% 100% 100% 100%

Sources : nos calculs à partir du tableau n°17

Le tableau ci-dessus de notre part, observent les


recettes courantes de la DGI dont 43% en 2008 et 79% en 2010
pour les recettes extérieures.

2. Budget réalisées (la reddition de compte)

Tableau n°19 : Prévisions et réalisations des recettes fiscales de


2007 à 2011 en dollars Américains

ANNEE 2007 2008 2009 2010 2011

Prévisions 487.040.422 610.688.368 706.006.480 880.977.905 [Link]


recettes
des impôts
Réalisations 502.000.796 761.262.254 691.162.055 859.327.879 [Link]
des
recettes
des impôts
Recettes 947.042.117 814.563.421 [Link]. [Link] [Link]
extérieurs
prévues
Recettes 324.735.487 434.967.240 [Link] [Link] 883.642.071
extérieurs
Réalisés
Ecarts 14.960.374 150.573.886 -14.844.425 -21.650.026 -172.365.902
(R-P)
92

Sources : Ministère des finances Tableau de la reddition de


compte

Nous avons constatés que l’année 2009 à 2011 ont


connues des moins-values sur les écarts prévues par des recettes
fiscales.

Tableau n°20 : Taux de participation des recettes de la reddition


des comptes 2007 à 2011

Année 2007 2008 2009 2010 2011 Moyenne


natures
Prévisions des 49% 45% 51% 51% 54% 50%
Recettes des impôts
Réalisations des 51% 55% 49% 49% 46% 50%
Recettes des impôts

Total 100% 100% 100% 100% 100% 100%

Source : nos calculs à partir du tableau n°19

Nous constatons qu’en 2009 et 2010 les taux sont les


mêmes, en consultant ce tableau, il parait qu’aucun des natures
n’a atteint 60% sur la reddition de comptes.
93

Tableau n°21 : Reddition des comptes du budget sur les impôts


professionnels de 2007 à 2011 en dollars
américains.

Nature des Prévisions Réalisations Taux de


recettes participation
Impôts 120.738.968 (2007) 117.952.770 (2007) 98% (2007)
professionnels 131.744.243 (2008) 190.977.829 (2008) 145%(2008)
sur les 190.980.321 (2009) 184.827.093 (2009) 97%(2009)
rémunérations 210.771.197 (2010) 228.184.385 (2010) 108%(2010)
(IPR) 308.398.350 (2011) 283.505.686 (2011) 92%(2011)
Impôts sur les 263.195.319 (2007) 132.664.670 (2007) 50%(2007)
bénéfices et 326.697.791 (2008) 205.153.495 (2008) 63% (2008)
profits (IBP) 226.346.092 (2009) 168.576.423 (2009) 74% (2009)
260.355.326 (2010) 236.873.815(2010) 91% (2010)
400.795.272 (2011) 247.044.765(2011) 62% (2011)
Impôts 9.140.591 (2007) 12.628.399(2007) 138% (2007)
exceptionnels 15.857.783 (2008) 20.883.440(2008) 132% (2008)
sur la 14.566.289 (2009) 16.623.414(2009) 114% (2009)
rémunération 20.943.207 (2010) 16.966.286(2010) 81% (2010)
des expatries 36.016.698 (2011) 19.725.083(2011) 55% (2011)
(IERE)
393.074.878 (2007) 263.245.839(2007) 67% (2007)
474.299.817 (2008) 417.014.764(2008) 88% (2008)
Total général 431.892.702 (2009) 370.026.930(2009) 86% (2009)
492.069.730 (2010) 482.024.487(2010) 98% (2010)
745.210.320 (2011) 550.275.534(2011) 74% (2011)

Source : Ministère des finances


94

Nous constatons que pour l’année 2011 le taux de


participation n’atteint pas le haut, il est en deçà de tous selon
leur nature des recettes.

Graphique 2 : Taux de participation des impôts professionnels


dans le budget de 2007 à 2011

; 2008; 145
; 2007; 138
; 2008; 132

; 2009; 114
; 2010; 108
; 2007; 98 ; 2009; 97
; 2011; 92
; 2010; 91 IPR
; 2010; 81 IBP
; 2009; 74
IERE
; 2008; 63 ; 2011; 62
; 2011; 55
; 2007; 50

; année; 0

Nous avons remarqués que ces graphiques va en


décroissants d’une année à l’autre selon leurs natures des
recettes.
95

CONCLUSION
Nous présentons la conclusion en cinq points à savoir :
- Synthèse de l’étude ;
- Principaux résultats ;
- Suggestions
- Axes de recherche ;
- Epilogue.
1. Synthèse de l’étude
Le travail que nous venons de présenté est intitulé
« Etude de l’apport des impôts professionnels dans le budget de
l’Etat congolais ».
En menant cette étude, notre préoccupation
fondamentale était résumée, à savoir :
- Est-ce que la DGI mobilise l’impôt professionnel de
manière efficiente ?
- L’impôt professionnel, a-t-il un apport significatif
dans le budget de l’Etat congolais ?
- Y a-t-il moyen d’améliorer son rendement fiscal ?
Pour bien mener à nos recherches, nous avons été
amenés à recourir à des méthodes descriptive et d’analytique ;
aux techniques documentaire et d’entretien.
A tout fin utile, nous avons subdivisé ce travail en
quatre chapitres réparti de la manière suivante :
Chapitre 1: Généralités sur la fiscalité et l’impôt ;
Chapitre 2 : Considérations théoriques sur le budget de l’Etat ;
Chapitre 3 : Présentation de la Direction Générale des Impôts ;
Chapitre 4 : Approche critique et thérapeutique
96

2. Principaux résultats
Au terme de nos investigations, nous sommes
parvenues au résultat ci-après :
- La direction générale des impôts se renseigne sur
l’évolution de recette ;
- La part de chaque nature d’impôt a apporté dans les
prévissions des recettes.
- La réalisation des recettes de la DGI se sont révélés
performants ;
- L’égalisation du VAS et VAG
- Les assignations et les prévisions de la DGI sont
restées élevés sauf pour l’année 2011.
Par conséquent, nous confirmons que notre première et
deuxième hypothèses de départ, par contre nous infirmons notre
deuxième hypothèses.
3. Suggestions
Nous suggérons à la Direction Générale des Impôts de
se référer chaque fois aux recettes réalisées, aux contribuables et
assurer une formation régulière aux agents
4. Axes de recherche
Nous avons réalisé le présent travail dans un
contexte purement académique ou nous n’avons pas pu axé a
bien de donner dont nous avons besoin. Pour cela nous invitons
d’autres chercheurs a approfondir d’autres études en envisageant
diverses possibilité de l’élargissement d’assiette fiscale.
5. Epilogue
La perfection est d’apanage divin, malgré tout notre
effort certain erreur pourrait être glissé dans ce travail. Nous
sommes pour cela respective aux remarques des lecteurs.
Lesquelles nous permettront d’améliorer nos futures publications
scientifiques
97

Bibliographie

I. OUVRAGES
1. ABOLIA, JM, Finance et comptabilité de l'Etat en RDC ; perspectives et
principes, 2005
2. BIGAUT Christian, finances publiques-droit budgétaire, Ellipses universités,
France, 1995
3. BUABUA WA KAYEMBE, Droit et procédures fiscal congolais, éd. PUC,
Kinshasa, 2006
4. CROSS, R, Finances Publiques, institutions et mécanismes économiques, éd.
CUTAS Paris 1994
5. DASSESSE M. et MINNE P., Droit fiscal, éd. Brulant, Bruxelles, 1990

6. JESE Gaston Cité par Duverger M, Finances publiques, 11ème édition, PUF,
Paris, 1988
II. PUBLICATIONS OFFICIELLES
1. Décret n° 017/2003 du 02 Mars portant création de la direction Générale des
impôts, RDC, 2003
2. Loi portant budget de l’Etat congolais
3. Loi relative aux Finances Publique, 2011.
4. Ordonnance-loi n°004/2012 du 21 septembre 2012
5. nomenclature de recettes
III. NOTE DE COURS ET DIVERS
1. KAYEMBE AKULAYI, Notes du cours de fiscalité d’entreprises, L1 SCF, ISS/KIN,
éd. 2011-2012
2. KAYEMBE AKULAYI, Notes de cours de Finance publique, L2 SCF, ISS-KIN,
2012-2013.
98

3. KOLA GONZE Roger, Note de cours de droit fiscal, L1 droit UPC, éd. 2009-
2010
4. MANZAMBI KAVAKO, Notes du cours de droit fiscal congolais, L1 SCF,
ISS/KIN, éd. 2011-2012
5. MIKOMBE, Notes de cours des techniques fiscales, G2 SCF, ISS/KIN, éd.2009-
2010
6. MUKENDI KABONGO, Notes de cours de gestion budgétaires, G3 SCF,
ISS/KIN, éd. 2010-2011
7. TROTABAS et COTTERET, Cité par KOLA GONZE, droit fiscal, L1 droit
université de Kinshasa, 2006-2007
99

Table des MATIERES

EPIGRAPHE .............................................................................................................................I
DEDICACE……………..…………………………………………………………………………………….II

AVANT-PROPOS ..................................................................................................................III
LISTE DES ABREVIATIONS UTILISEES ......................................................................... IV
LISTE DES TABLEAUX ....................................................................................................... VI
INTRODUCTION ....................................................................................................................1
1. PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESES DE L’ETUDE .............................................................................. 1
1.1. Problématique..................................................................................................................................... 1
1.2. HYPOTHESES..................................................................................................................................... 2
2. CHOIX ET INTERET DU SUJET .............................................................................................................. 2
2.1. Choix ........................................................................................................................................................ 2
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA FISCALITE ET L’IMPOT .................................6
SECTION 1 : FISCALITE ..................................................................................................................... 6
1.1. Origine .................................................................................................................................................... 6
1.2. Définitions ............................................................................................................................................. 7
1.3. Objectifs de la fiscalité ..................................................................................................................... 7
SECTION 2 : L’IMPOTS....................................................................................................................... 8
2.1. Origine .................................................................................................................................................... 8
2.2. Définition de l’impôt ......................................................................................................................... 9
2.3. Sortes d’impôts ................................................................................................................................... 9
2.4. Principes de l’impôt ....................................................................................................................... 10
2.5. Spécificités de l’impôt professionnel ...................................................................................... 12
CHAPITRE II : CONSIDERATION THEORIQUES SUR LE BUDGET DE L’ETAT.. 21
II.1. NOTIONS ..................................................................................................................................... 21
II.2. DEFINITIONS ............................................................................................................................ 21
II.3. CARACTERES DU BUDGET DE L’ETAT ............................................................................ 22
II.4. ROLES DU BUDGET DE L’ETAT .......................................................................................... 23
II.5. DES PRINCIPES BUDGETAIRES ......................................................................................... 23
II.6. DESCRIPTION DU BUDGET DE L’ETAT CONGOLAIS ................................................. 27
II.6.1. Elaboration du budget ............................................................................................................. 27
2.6.2. Exécution du budget de l’Etat ............................................................................................... 55
CHAPITRE III : PRESENTATION DE LA DIRECTION GENERALE DES IMPOTS
(DGI) ...................................................................................................................................... 63
100

III.1. IDENTIFICATION ................................................................................................................... 63


III.1.1. Historique de la DGI ................................................................................................................. 63
III.1.1.1. La période antérieure à 1988 .................................................................................... 63
III.1.1.2. La période postérieure à 1988 ................................................................................. 64
III.1.1.3. La période postérieure 2003 ..................................................................................... 64
III.2. LOCALISATION GEOGRAPHIQUE .................................................................................... 64
III.3. NATURE JURIDIQUE ............................................................................................................. 66
III.4. MISSIONS ET ATTRIBUTIONS........................................................................................... 67
III.5. STRUCTURE ORGANIQUE ET FONCTIONNELLE....................................................... 68
III.5.1. Principaux organes .................................................................................................................. 68
III.5.2. Description des tâches .......................................................................................................... 70
III.6. ORGANIGRAMME DGI .......................................................................................................... 76
CHAPITRE IV. APPROCHE CRITIQUE ET THERAPEUTIQUE ................................ 77
IV.1. PRESENTATION DE MATERIEL D’ANALYSE............................................................... 77
IV.2. ETUDE STATISTIQUE ........................................................................................................... 78
IV.2.1. Tableau des prévisions et des réalisations des recettes ........................................... 78
IV.2.1.1. Evolution des recettes de la DGI de2007 à 2011 ............................................... 79
IV.2.1.2. Evolution des recettes fiscales de la DGI............................................................... 84
IV.2.1.3. Comparaison des recettes générales de 2007 à 2011 en dollars
américains........................................................................................................................................... 87
4.3. PRESENTATION DU BUDGET DE L’ETAT ....................................................................... 90
4.3.1 Tableau de budget votés de l’Etat congolais ................................................................... 90
BIBLIOGRAPHIE................................................................................................................. 97
TABLE DES MATIERES ..................................................................................................... 99
ANNEXES ........................................................................................................................... 101
101

ANNEXES
102

ANNEXES I : MODELE DU CALENDRIER REVISE DES


TRAVAUX D’ELABORATION DU PROJET DU BUDGET 2011

N° Période TACHES ACTEURS


01 Du 23 février au 30 - Réunion sur l’élaboration ses CDMT -DPSB
mars 2010 avec les sectoriels (déjà réalisées) - Sectoriels
(EPSP et santé)
02 Du 1er au 30 avril - Communication du cadrage macro - Comité
2010 économique 2011-2013 à la DPSB (1ère permanent
hypothèses déjà transmises du cadrage macro
Economique
- Rédaction de la circulaire contenant - DPSB et autres
les instructions relatives à experts du
l’élaboration du budget 2011 (déjà gouvernement ;
réalisée) - Cabinet et du
Budget
03 Du 1er au 31 mai 2010 - Mission spécifique de collecte des -DPSB et Experts
données relatives aux bases concernés
imposables et au régime d’imposition
à Kinshasa et en provinces : données
statistiques sur la période de 2008 à
2010 et projection 2011 à 2013 (en
cours)
- Atelier sur les modalités d’élaboration - DPSB ;
des CDMT des secteurs de la santé et - Sectoriels (EPSP
de l’EPSP dans la perspective du et santé)
Budget 2011 (du 24 au 26 mai 2010)
déjà réalisé
04 Du 1er au 25 juin 2010 - Exploitation des données relatives - DPSB
aux bases imposables ; - Cabinet budget
- Préfiguration du projet du Budget
2010 ;
- Détermination des plafonds indicatifs
et leur incorporation dans leurs
instructions relatives à l’élaboration
du budget 2011 ;
- Adoption de la circulaire contenant
les instructions relatives à
l’élaboration du Budget 2011 ;
103

- Signature de la circulaire contenant Ministre du budget


les instructions relatives à
l’élaboration du budget 2011
- Impression de la circulaire contenant DPSB et
les institutions relatives à imprimerie
l’élaboration du Budget 2011
Du 1er au 25 juin 2010 - Diffusion des instruments de base - Ministre du
suite pour l’élaboration du Budget 2011 : budget
 Circulaire contenant les instructions - DPSB
relatives à l’élaboration du Budget
2011 intégrant :
 Les plafonds indicatifs aux
gestionnaires de crédits ;
 L’enveloppe de 40¨% du Budget
préfiguré aux provinces
(rémunération, fonctionnement
Investissements) ;
 Nomenclature des recettes ;
 Nomenclature des dépenses.

- Réunion technique et de - Ministère du


sensibilisation avec les DEP et les Budget ;
sous gestionnaires des crédits sur les - DPSB ;
tableaux et clés de passage - DEP et sous-
gestionnaires.
- Commission mixte sur la politique - Ministère de la
salariale fonction
publique ;
- Ministre du
Budget ;
- DPSB.
05 Du 26 juin au 15 - Projection du CMBT 2011 - - DPSB
juillet 2010 2013(recettes) en liaison avec les - Les organismes
organismes chargés de les recouvrer - Concernés
(avec assistance technique) ;
- Elaboration du CDMT global (avec
assistance technique).
O6 Du 16 au 21 juillet - Adoption de la feuille de route des - Ministère du
2010 actions prioritaires chiffres 2011 budget ;
- Cabinet budget ;
104

- Dépôt des exécutions du 1ere - Différents


semestre 2011 à la DPSB, ministères,
- Dépôt des prévisions budgétaires institutions et
2011 à la DPSB, services publics
- Dépôt cadre des dépenses centraux
sectorielles à moyens terme (CDSMT)
- Dépouillement des prévisions - DPSB
budgétaires 2011
07 Du 22 au 31 juillet - Conférences budgétaires avec les - DPSB et
2010 services (analyse et défense des services
prévisions des recettes, des dépenses concernés
et des priorités)
- Défense des CDMST de la santé - DPSB, Expert du
et de l’EPSP gouvernement et
sectoriels (EPSP
et SANTE
- Synthèse des conférences - DSPB
08 Du 02 au 10 août - Concertation avec les partenaires - Cabinet budget ;
2010 intérieurs et extérieurs ; - ECOREC
- Arrêt de l’avant-projet du Budget
2011
09 Du 11 au 17 août 201 - Examen de l’avant-projet du budget - Gouvernement
par le conseil des ministres
10 Du 18 au 22 août - Intégration des observations du - Cabinet Budget ;
2010 gouvernement central - DPSB ;
- Intégration des observations des - Provinces.
provinces
er
11 Du 1 du 22 aout - Examen et adoptions des budgets des - Assemblées
2010 provinces par les assemblées provinciales,
provinciales et transmission des édits - Exécutifs
au ministère du budget provinciaux
er
Du 1 au 22 aout - Synthèse des budgets des provinces et - DPSB
2010 (Suite intégration des budgets des provinces
12 Du 23 au 28 aout - Approbation du projet du budget Conseil des
2010 2011 par le gouvernement ministres
13 Du 30 aout au 05 - Finalisation des travaux et mise en - Cabinet budget ;
Septembre 2010 forme du projet du budget 2011 - DPSB
14 - Du 06 au 14 - Impressions des brochures contenant - DPSB
Septembre 2010 le projet du budget 2011 - Imprimerie
15 - Le 15 - Dépôt du projet, du budget 2011 au - 1er Ministre ;
septembre parlement - Gouvernement
105

2010
16 - Du 16 Septembre - Présentation et Examen du projet du - Gouvernement et
au 24 décembre budget 2011 à l’Assemblée nationale expert ;
2010 et au sénat - Parlement
- Mécanisation : intégration des - DPSB
résultats du vote du budget dans les
bases des données des recettes et
des dépenses
- Promulgation du budget 2011 après - Président de la
adoption république
17 Du 26 au 31 - Impression de la loi budgétaire 2011 - DPSB ;
décembre 2010 après promulgation - Imprimerie

Source : circulaire n°002/CAB/MIN/BUDGET/2010


106

Annexes II : modèles de
tableaux
107

I. SYNTHESE DES RECETTES 2007

RECETTES Budget 2007


I. Recettes courantes [Link]
1.1 Recettes des douanes et accises [Link]
1.2 RECETTES DES IMPOTS 250363.128.853
1.3 Recettes de la DGRAD [Link]
1.4 Recettes des pétroliers producteurs [Link]
II. Recettes exceptionnelles [Link]
2.1. Remboursement BCC (emprunt budgétaire) [Link]
2.2. Recettes extérieures d’appuis budgétaires [Link]
2.2.1. Ressources PPTE [Link]
2.3. Recettes extérieures de financement des investissements [Link]
2.3.1. Dons projets [Link]
2.3.2. Emprunts projets [Link]
Recettes totales [Link].010

Source : Ministère du budget


108

II : SYNTHESE DU BUDGET 2008

N° Recettes Montant (FC)


A RECETTES DU POUVOIR CENTRAL [Link].553
I RECETTES COURANTES [Link].053
I.1 Recettes des douanes et accises [Link]
I.2. RECETTES DES IMPOTS [Link]
I.3. Recettes non fiscales [Link]
I.3.1. Pas de porte (bonus de signature) [Link]
I.3.2. Autres [Link]
I.4. Recettes de pétroliers producteurs [Link]
I.4.1. DGI [Link]
I.4.2. DGRAD [Link]
II. RECETTES EXTERIEURES [Link]
2.1. Recettes extérieures d’appuis budgétaires [Link]
2.1.1. Ressources PPTE [Link]
2.2. Recettes extérieures de financement des investissements [Link]
2.2.1. Dons projets [Link]
2.2.2. Emprunt projets [Link]
B RECETTES DE PROVINCES [Link]
RECETTES TOTALES [Link].097

Source : Ministère du budget


109

III : SYNTHESE DU BUDGET 2009

N° Recettes Montant (en FC)


A RECETTES DU POUVOIR CENTRAL [Link].647
I RECETTES COURANTES [Link].224
1.1 Recettes des douanes et accises [Link]
1.2 RECETTES DES IMPOTS [Link]
1.3 Recettes non fiscales [Link]
1.3.1 Pas de porte (bonus de signature) [Link]
1.3.2 Autres [Link]
1.4 Recettes de pétroliers producteurs [Link]
1.4.1 DGI [Link]
1.4.2 DGRAD [Link]
II RECETTES EXTERIEURES [Link].423
2.1 Recettes extérieure d’appuis budgétaires [Link]
2.1.2 Ressources PPTE [Link]
2.2 Recettes extérieures de Financement des [Link]
investissements
2.2.1 Dons projets [Link]
2.2.2 Emprunts projets [Link]
B RECETTES DE PROVINCES [Link]
Recettes totales [Link].447

Source : Ministère du budget


110

IV : synthèse des recettes 2010

N° Recettes Montant (en FC)


A POUVOIR CENTRAL [Link].412
I RECETTES COURANTES [Link].716
1.1 Recettes des douanes et accises [Link]
1.2 RECETTES DES IMPOTS [Link]
1.3 Recettes non fiscales (DGRAD) [Link]
1.4 Recettes de pétroliers producteurs [Link]
1.4.1 DGI [Link]
1.4.2 DGRAD [Link]
II RECETTES EXCEPTIONNELLES [Link]
2.1 Bonus sur contrat chinois [Link]
2.2 Bonus de signature et exploration [Link]
2.3 Pas de porte minière [Link]
2.4 Vente de participation (CILU et CCT) [Link]
III RECETTES EXTERIEURES [Link].396
3.1 Recettes extérieures d’appuis budgétaires [Link]
3.1.1 Dons budgétaires [Link]
3.1.2 Ressources PPTE [Link]
3.2 Recettes extérieures de financement des [Link].992
investissements
3.2.1 Dons projets [Link].208
3.2.2 Emprunts projets [Link].784
B RECETTES DES PROVINCES [Link]
Recettes totales [Link].775

Source : Ministère des finances


111

V : synthèse des recettes 2011

N° Recettes Montant (en FC)


A RECETTES INTERNES (POUVOIR CENTRAL) [Link].999
I RECETTES COURANTES [Link].750
1.1 Recettes des douanes et accises [Link].494
1.2 RECETTES DES IMPOTS [Link].076
1.3 Recettes non fiscales (DGRAD) [Link]
1.4 Recettes de pétroliers producteurs [Link]
1.4.1 DGI [Link]
1.4.2 DGRAD [Link]
II RECETTES EXCEPTIONNELLES [Link]
2.1 Bonus de contra sino-congolais [Link]
2.2 Pas de porte minière [Link]
2.3 Vente de participations [Link]
B RECETTES EXTERIEURES [Link].485
I RECETTES EXTERIEURES D’APPUIS [Link]
BUDGETAIRES
1.1. Dons budgétaires [Link]
1.2. Ressources PPTE [Link]
II RECETTES EXTERIEURES DE FINANCEMENT [Link].035
DES INVESTISSEMENTS
2.1. Dons projets [Link].035
2.2. Emprunts projets [Link].000.000
C RECETTES DE PROVINCES [Link]
RECETTES TOTALES [Link].494

Source : Ministère des finances


112

Nomenclature budgétaire de recettes de l’Etat

REPERTOIRE DES ACTES GENERATEUR PAR SERVICE D’ASSIETTE

DIRECTION GENERALE DES IMPOTS (DGI)


Code article Actes générateurs
71111 Impôts sur les revenus des nationaux
71112 Impôts sur les revenus des expatriés
71113 Impôts sur les revenus des professions libérales
71119 Autres impôts sur les revenus non classés ailleurs
71121 Impôts sur les bénéfices des sociétés non pétrolières
711211 Impôts sur les bénéfices des sociétés du secteur minier
711212 Impôts sur les bénéfices des sociétés de télécommunication
711213 Impôts sur les bénéfices des sociétés du secteur forestier
711219 Impôts sur les bénéfices des sociétés autres que du secteur
minier, de télécommunication et du secteur forestier
71122 Impôts sur les bénéfices des sociétés pétrolières
71123 Impôts sur les bénéfices des entreprises individuelles
71129 Autres impôts non classés ailleurs
71131 Impôts sur les revenus des capitaux mobiliers des nationaux
71132 Impôts sur les revenus des capitaux mobiliers des expatriés
71133 Impôts sur les revenus des capitaux mobiliers des professions
libérales
71134 Impôts sur les revenus des capitaux mobiliers à la charge des
sociétés
71135 Impôts sur les revenus des capitaux mobiliers à la charge des
entreprises individuelles
71139 Autres impôts sur les gains en capital
71181 Amendes et pénalités sur impôts sur le revenu
71182 Amendes et pénalités sur impôts sur les bénéfices
71183 Amendes et pénalités sur impôts sur les gains en capital
7119 Impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital non
ventilables
7121 Impôts exceptionnels sur rémunérations des expatriés (IERE)
7128 Amendes et pénalités sur impôts sur les salaires et la main
d’œuvres
7129 Autres impôts sur les salaires et la main d’œuvre non classés
ailleurs
7131 Impôts périodique sur la propriété immobilière
7132 Impôts périodique sur la valeur nette du patrimoine
7133 Impôts sur les mutations par Dèce, les successions et les
donations entre vifs et legs
113

7135 Autres impôts périodiques sur le patrimoine


7136 Autres impôts non périodiques sur le patrimoine
7137 Amendes et pénalités sur impôts sur le patrimoine
7139 Autres impôts sur le patrimoine
71411 Taxe sur la valeur ajoutée
714111 Taxe sur la valeur ajoutée à l’intérieur
714112 Taxe sur la valeur ajoutée à l’extérieur
714131 Impôt sur le chiffre d’affaires à l’intérieur/ventes locales
714132 Impôt sur le chiffre d’affaires à l’intérieur/prestations services
714133 Impôt sur le chiffre d’affaires à l’intérieur/travaux immobiliers
714511 Immatriculation véhicules (plaques), immatriculation véhicules
ferroviaires et droits d’immatriculation ou radiation d’un
bâtiment de navigation.
7145111 Immatriculation véhicules routiers (plaques)
742339 Délivrance, vente, authentification et légalisation d’autres
documents.
7423391 Ventes des imprimés.

Source : nomenclature de recettes /2008/ page 48-50

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