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Le document traite des conditions de travail dans les établissements non agricoles, en précisant la durée du travail, qui est généralement de 40 heures par semaine, avec des exceptions pour certaines professions. Il établit des règles concernant la répartition des heures de travail, les repos hebdomadaires, et les dérogations possibles en fonction des circonstances. Des détails sont également fournis sur les heures supplémentaires et les compensations associées.

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Le document traite des conditions de travail dans les établissements non agricoles, en précisant la durée du travail, qui est généralement de 40 heures par semaine, avec des exceptions pour certaines professions. Il établit des règles concernant la répartition des heures de travail, les repos hebdomadaires, et les dérogations possibles en fonction des circonstances. Des détails sont également fournis sur les heures supplémentaires et les compensations associées.

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CHAPITRE PREMIER : DES CONDITIONS DE TRAVAIL

Section 1 : De la durée du travail


Paragraphe 1 : Des dispositions applicables aux entreprises non agricoles
(Application de l’article 99 du Code du Travail)
Article 134 : Les présentes dispositions sont applicables aux établissements de toute nature
employant des travailleurs salariés, à l’exception des établissements agricoles.
Dans les établissements non-agricoles, le travail est organisé en cycles hebdomadaires de
quarante (40) heures par semaine de travail correspondant à cent soixante-treize virgule
trente-trois (173, 33) heures de travail par mois.
Pour certaines activités et compte tenu de circonstances particulières (isolement ou
éloignement de l’exploitation), qui sont amenées à fonctionner en système de base-vie en
rotation, le travail peut être organisé en cycles pluri-hebdomadaires dans les conditions de
l’article 139 ci-dessous.
Article 135 : Pour les établissements ou parties d’établissements visés au présent paragraphe, du
1er mai au 30 septembre inclus, la semaine de quarante heures est obligatoirement répartie sur cinq
(5) jours ouvrables de huit (8) heures de travail effectif par jour avec repos consécutif les samedi et
dimanche. Du 1er octobre au 30 avril inclus, faculté est donnée pour l’application de l’un des
modes ci-après :
1°) limitation du travail effectif à raison de huit (8) heures par jour ou la durée équivalente pendant
cinq (5) jours ouvrables avec repos d’une journée par semaine en plus du repos hebdomadaire.
Lorsque ce jour de repos est donné un autre jour que le samedi ou le lundi, l’autorisation préalable
de l’inspecteur du travail, après avis des délégués du personnel des établissements intéressés, est
obligatoire.
2°) limitation du travail effectif à raison de six (6) heures quarante (6h 40 mn) minutes par jour
ouvrable de la semaine sur six (6) jours ;
3°) répartition inégale du travail effectif sur les six (6) jours ouvrables afin de permettre le repos
d’une ou deux demi-journées par semaine, dont l’une accolée au repos hebdomadaire, sans qu’en
aucun cas, la durée journalière de travail effectif puisse excéder neuf (9) heures.
Article 136 : Si des organisations d’employeurs ou de travailleurs d’une profession ou d’une ou de
plusieurs branches d’une profession, demandent qu’il soit fixé un régime uniforme de répartition du
travail pour tous les établissements de la profession ou des branches visées, dans une localité ou une
région, il est statué sur leur demande par arrêté du ministre en charge du Travail après consultation
des organisations intéressées.
Article 137 : Les entreprises qui, pour leurs bureaux, adoptent la répartition des heures de travail
prévues au paragraphe 1°) de l’article 134 ci-dessus peuvent, le jour du repos autre que le
dimanche, faire assurer des permanences en vue de répondre uniquement aux nécessités
d’organisation et aux relations avec les usagers. Le personnel assurant ces permanences bénéficie
d’un repos compensatoire accolé au jour de repos hebdomadaire.
Article 138 : Il est admis dans certaines professions, qu’en raison du caractère intermittent du
travail, une durée de présence supérieure à la durée légale du travail est considérée comme
équivalente à quarante heures de travail effectif.
Cette durée équivalente est fixée à :
- 42 heures pour le personnel affecté à la vente dans les pharmacies et le commerce de détail ;
- 45 heures pour le personnel des hôpitaux et tous établissements de soins, de convalescence et
de repos, pour le personnel affecté à la vente au détail des pâtisseries et boulangeries et pour
les cuisiniers dans les hôtels et restaurants ;
- 48 heures pour les chauffeurs affectés exclusivement au transport du personnel d’une
entreprise et les chauffeurs de cars et de tourisme, les infirmiers et infirmières ;
- 50 heures pour le personnel des salons de coiffure, manucure, pédicure, massage et instituts
de beauté ; pour le personnel autre que cuisinier des hôtels et restaurants, la durée de
présence prise en compte dans l’établissement des équivalences ne comprend pas les périodes
de temps consacrées aux repas ;
- 52 heures pour les chauffeurs de taxis ;
- 54 heures pour le personnel employé à la conduite des bateaux de navigation intérieure ;
- 56 heures pour les gardiens de jour non logés et plus particulièrement le personnel affecté
aux opérations de gardiennage et de surveillance ;
- 72 heures pour les gardiens de nuit.
Pour les gardiens logés, la durée de présence peut être continue, sous réserve d’un repos
hebdomadaire de vingt-quatre (24) heures consécutives et d’un (1) mois de congés payés par
an.
En ce qui concerne les entreprises de transport aérien, compte tenu de ce que certaines
fonctions ne comportent pas un travail effectif pendant toute la durée journalière de service,
une durée de travail équivalent à quarante (40) heures peut être autorisée par l’inspecteur du
travail, après avis des représentants du personnel, dans la limite de quarante-huit (48) heures
hebdomadaires pour le personnel bagagiste et manutentionnaire, le personnel d’escale et
d’accueil, le personnel des stations arrivées et départs et les chauffeurs de cars et de tourisme.
Article 139 : Pour certaines activités, il peut être dérogé par arrêté du Ministre chargé du
Travail, après avis des organisations professionnelles, à la règle des quarante (40) heures
hebdomadaires, à condition que la durée du travail effectif ne dépasse pas dix (10) heures par
jour et que le travailleur bénéficie d’un temps de repos de vingt-quatre heures consécutives
dans le cycle.
Cette durée peut être dépassée d’une (1) heure ou deux (2) heures maximum correspondant à
des activités préparatoires ou complémentaires avant la prise effective de poste (transport,
équipements des travailleurs, etc.) et payées comme temps de travail.
Article 140 : La durée du repos ininterrompu entre deux journées de travail ne peut être inférieure à
douze (12) heures, à l’exception de certaines activités dont la liste est fixée par arrêté du ministre
chargé du Travail, après consultation des organisations d’employeurs et de travailleurs intéressées.
Article 141 : Dans chaque établissement ou partie d’établissement, les ouvriers et employés ne
peuvent être occupés que conformément aux indications d’un horaire précisant, pour chaque
journée, et éventuellement pour chaque semaine ou pour une autre période de temps dans le cas
d’application de l’article 138 ci-dessus, la répartition des heures de travail.
Cet horaire, établi suivant l’heure légale, fixe les heures auxquelles commence et finit chaque
période de travail et en dehors desquelles aucun ouvrier ou employé ne peut être occupé.
Des heures différentes de travail et de repos peuvent être prévues pour les catégories de travailleurs
auxquels s’appliquent des dérogations particulières.
Toute modification de la répartition des heures de travail doit donner lieu, avant sa mise en
application, à une rectification de l’horaire ainsi établi.
Cet horaire, daté et signé par le chef d’établissement ou, sous sa responsabilité, par la personne à
laquelle il a délégué ses pouvoirs à cet effet, est affiché en caractères lisibles et apposé de façon
apparente dans chacun des lieux de travail auxquels il s’applique ou, pour le personnel occupé en
dehors, dans l’établissement auquel le personnel intéressé est attaché.
Un double de l’horaire comportant les rectifications qui y seraient apportées éventuellement, doit
être préalablement adressé à l’inspecteur du travail. 30
La durée de présence de chaque travailleur ne peut en aucun cas être coupée par plus de deux (2)
heures de repos.
En cas d’organisation du travail par équipes, la composition nominative de chaque équipe est
indiquée soit sur un tableau affiché dans les mêmes conditions que l’horaire, soit sur un registre
spécial tenu constamment à jour et mis à la disposition de l’inspecteur du travail.
Dans les établissements relevant d’activités désignées par arrêté du Ministre chargé du Travail,
appelés à traiter des matières périssables immédiatement et sans arrêt après la rentrée du personnel
affecté au ramassage, les formalités prévues relatives à l’affichage des horaires et des listes
nominatives des équipes, peuvent être remplacées par la transcription de l’horaire et des
rectifications éventuelles dans les mêmes délais sur un registre mis constamment à jour et tenu à la
disposition de l’inspecteur du travail.
Article 142 : La durée du travail effectif journalier peut être prolongée au-delà des limites fixées en
application des articles 135 et 138 du présent décret pour les travaux visés ci-dessous :
1°) travail du personnel spécialement employé à la conduite de travaux ayant un caractère purement
préparatoire ou complémentaire et ne constituant pas le travail fondamental de l’établissement : une
(1) heure au maximum. En cas de contestation, l’inspecteur du travail statue sur le caractère
préparatoire des travaux ;
2°) travail des ouvriers employés, d’une façon courante ou exceptionnelle pendant l’arrêt de la
production à l’entretien et au nettoyage des machines, fours et tous autres appareils que la connexité
des travaux ne permet pas de mettre isolément au repos pendant la marche générale de
l’établissement : une (1) heure au maximum. Dans les établissements où le régime de travail
comporte normalement, outre le repos hebdomadaire, un jour ou une demi-journée de repos, ces
ouvriers peuvent travailler ce jour ou cette demi-journée à condition d’avoir un repos compensatoire
;
3°) travail des personnels spécialement employés à des opérations qui, techniquement, ne peuvent
être arrêtées à volonté lorsqu’elles n’ont pas été terminées dans les délais réglementaires par suite
de leur nature ou de circonstances exceptionnelles : deux (2) heures au maximum à condition que
ces heures soient considérées comme heures supplémentaires et majorées ou donnent lieu à un repos
compensatoire avec paiement de la différence entre le salaire normal et le salaire majoré des heures
supplémentaires ;
4°) travaux exécutés pour assurer, dans les délais de rigueur, le chargement ou le déchargement des
wagons, bateaux, avions ou camions dans le cas où la dérogation serait nécessaire et suffisante pour
permettre l’achèvement desdits travaux dans ledit délai : deux (2) heures au maximum à condition
que ces heures soient considérées comme heures supplémentaires et majorées ou donnent lieu à un
repos compensatoire avec paiement de la différence entre le salaire normal et le salaire majoré des
heures supplémentaires ;
5°) travail des ouvriers chargés de l’exécution ou de l’entretien des branchements sur les
canalisations électriques ou de l’entretien des postes de distribution et tous autres travaux ne
pouvant être exécutés que pendant la réduction ou l’interruption de la fourniture d’énergie 31
électrique : une heure et demie (1h 30 mn) au maximum sous réserve d’un repos compensatoire ;
6°) travail des conducteurs d’automobiles à usage industriel et commercial, livreurs, magasiniers,
une (1) heure au maximum et une heure et demie (1h 30 mn) pour les conducteurs de véhicules
hippomobiles. Dans le cas des transporteurs routiers et des conducteurs de véhicules de secours,
cette durée peut être augmentée d’une heure et demie (1h 30 mn) lorsque la durée du repos est
comprise dans le temps du service ;
7°) travail des préposés au service médical, salles d’allaitement et autres institutions créées en
faveur des ouvriers et employés de l’établissement et de leurs familles : une (1) heure au
maximum ;
8°) travail des encaisseurs, pointeurs, garçons de bureaux et agents similaires, personnel de
nettoyage des locaux : une (1) heure au maximum ;
9°) travail des caissiers pour l’arrêté de leurs comptes en fin de journée : une demi-heure (30 mn) au
maximum ;
10°) travail du personnel des banques : dans les banques et tous établissements de finance, de crédit
et de change, la durée normale journalière du travail peut être dépassée deux (2) fois par mois pour
assurer l’achèvement en temps utile des opérations de liquidation mensuelle ou de quinzaine, sous
réserve, suivant les dispositions des conventions collectives, soit d’un repos compensatoire d’une
durée égale à celle de la prolongation du travail, soit d’une majoration de salaire pour heures
supplémentaires. Cette limite peut être également dépassée aux mêmes conditions, sans cependant
excéder dix (10) heures par jour pour les agents spécialement chargés du service des effets de
commerce impayés aux échéances du milieu et de la fin du mois ;
11°) travail d’un chef d’équipe ou d’un ouvrier spécialisé dont la présence est indispensable pour
coordonner le travail de deux équipes qui se succèdent : une demi-heure (30 mn) au maximum ;
12°) travail d’un chef d’équipe ou d’un ouvrier spécialisé dont la présence est indispensable à la
marche d’un atelier ou au fonctionnement d’une équipe dans le cas d’absence inattendue de son
remplaçant et en attendant l’arrivée d’un autre remplaçant : durée de l’attente du remplaçant ;
13°) travail du personnel de maîtrise pour la préparation de travaux exécutés par l’établissement
ainsi que pour la réception et la mise au point de nouveaux matériels : une (1) heure au maximum ;
14°) dans les entreprises ayant un caractère de service public à fonctionnement continu, la durée de
présence des salariés responsables de la sécurité, logés dans l’établissement où ils exercent 32
leurs fonctions ou à proximité de cet établissement dans un logement fourni gratuitement par
l’employeur, peut être continue sous les réserves suivantes :
- les fonctions du salarié doivent lui permettre de rester à son domicile de dix-neuf (19) heures à
sept (7) heures du matin, sans être appelé à se relever pendant les périodes nocturnes plus de
quarante-cinq (45) fois par mois. Chacun des dérangements qui lui sont imposés dans ces limites est
assimilé à un excédent de service d’une durée égale à sa durée effective et au minimum de trente
(30) minutes. Chaque dérangement en sus de quarante-cinq (45) dérangements par mois est assimilé
à un excédent de service d’une durée égale à sa durée effective majorée de cinquante pour cent
(50%) et au minimum de quarante-cinq (45) minutes. Les excédents de service donnent lieu à un
repos compensatoire qui est totalisé chaque mois et joint à un jour de repos hebdomadaire ;
- le salarié a droit, chaque semaine, à un repos de vingt-quatre (24) heures consécutives au moins,
ou, en cas d’impossibilité à deux repos de douze (12) heures consécutives au moins ;
- le salarié a droit à un congé compensatoire annuel payé de deux (2) semaines en sus de son congé
légal. L’agent remplaçant temporairement un agent des catégories susvisées assure le service à tout
moment dans les mêmes conditions que lorsque le logement lui est fourni par l’entreprise ;

15°) dans les industries désignées par arrêté du ministre en charge du Travail qui pratiquent le repos
hebdomadaire collectif le dimanche, le personnel dont le travail est indispensable soit pour prévenir
la corruption des matières périssables mises en oeuvre, soit pour assurer le succès des opérations de
transformation auxquelles se livrent ces industries, peut être occupé le jour ou la demi-journée de
chômage normal de l’établissement et le dimanche. Cette dérogation ne peut excéder six (6) heures
au total, ni quatre (4) heures par jour.
Les heures de travail ainsi effectuées donnent lieu à un repos compensatoire et sont considérées
comme heures supplémentaires et majorées.
A l’exception des cas où la majoration pour heures supplémentaires est expressément prévue, les
heures effectuées en dehors de l’horaire normal qui font l’objet des dispositions du présent article,
sont rémunérées au tarif normal.
Article 143 : La durée du travail effectif peut, à titre temporaire, être prolongée au-delà des limites
fixées aux articles 134 et 37 ci-dessus dans les conditions suivantes :
1°) travaux urgents dont l’exécution immédiate est nécessaire pour prévenir des accidents
imminents, organiser des mesures de sauvetage ou réparer des accidents survenus soit au matériel,
soit aux installations, soit aux bâtiments de l’établissement, sauver d’une perte, sans cela inévitable,
des denrées périssables : faculté illimitée pendant un jour au choix du chef d’entreprise ; deux (2)
heures les jours suivants. Ces heures sont payées au tarif normal ; 33
Le bénéfice de cette dérogation est acquis de plein droit au chef d’établissement sous réserve de
l’accomplissement des formalités prévues concernant l’établissement et l’affichage de l’horaire de
travail.
2°) travaux urgents et exceptionnels en cas de surcroît extraordinaire de travail : soixante quinze
(75) heures par an sans que la durée du travail effectif puisse être prolongée de plus d’une (1) heure
par jour, sur autorisation de l’inspecteur du travail, après avis des organisations d’employeurs et de
travailleurs intéressées. Ces heures sont considérées comme heures supplémentaires et majorées.
Tout chef d’établissement qui veut user de la faculté prévue ci-dessus est tenu de demander
l’autorisation à l’inspecteur du travail en lui adressant une demande datée spécifiant la nature et la
cause de la dérogation, le nombre d’ouvriers et d’employés pour lesquels la durée du travail sera
prolongée, les jours où il sera fait usage de ladite faculté, les heures de travail et de repos prévues
pour ces ouvriers et employés, ainsi que la justification qu’il ne lui est pas possible de faire face au
surcroît extraordinaire de travail par d’autres moyens, tels que l’embauchage d’un personnel
supplémentaire.
Article 144 : En cas d’interruption collective de travail résultant de causes accidentelles ou de force
majeure, (accidents survenus au matériel, interruption de force motrice, sinistres, pénurie de denrées
résultant d’accidents, intempéries notamment) une prolongation de la journée de travail peut être
pratiquée à titre de récupération des heures de travail perdues dans les conditions ci-après, lorsqu’il
s’agit d’éviter que soit perturbée sérieusement la marche normale de l’établissement :
1. les récupérations sont autorisées dans la limite de trente (30) jours par an et doivent être
effectuées dans un délai maximum de deux (2) mois à dater de la reprise du travail ;

2. la prolongation de la durée journalière du travail ne peut dépasser une (1) heure ;

3. la durée journalière totale du travail ne peut dépasser dix (10) heures.

L’employeur qui veut faire usage des facultés de récupération prévues par le présent article doit,
dans la demande d’autorisation qu’il est tenu d’adresser à l’inspecteur du travail, indiquer la nature,
la cause et la date de l’interruption collective du travail, le nombre d’heures de travail perdues, les
modifications qu’il se propose d’apporter temporairement à l’horaire en vue de récupérer les heures
perdues, ainsi que le nombre de personnes auxquelles s’applique cette modification.
Dans les établissements où le régime de travail comporte normalement, outre le repos
hebdomadaire, un jour ou une demi-journée de repos, il peut être travaillé, à titre de récupération, ce
jour ou cette demi-journée de repos lorsqu’une autre journée a été chômée en raison d’une fête
légale.
L’inspecteur du travail peut autoriser, après consultation des organisations de travailleurs
intéressées, la récupération des autres journées qui seraient chômées en raison de fêtes légales ou
d’autres évènements locaux.
1°) toute heure supplémentaire effectuée pendant les heures de travail de jour donne lieu à
une majoration minimum de :
- 25% du salaire horaire normal, lorsqu’elle se situe de la quarante unième (41ième) à la
quarante huitième (48ième) heure inclusivement ;

- 35 % lorsqu’elle se situe au-delà de la quarante huitième (48ème) heure.

2°) toute heure supplémentaire effectuée pendant les heures de travail de nuit donne lieu à
une majoration de 50 % du salaire horaire ;
3°) toute heure supplémentaire effectuée pendant le jour du repos hebdomadaire ou pendant
les jours fériés donne lieu à une majoration de :
- 50% du salaire horaire lorsqu’elle se situe dans les heures de travail de jour ;

- 100 % du salaire horaire lorsqu’elle se situe dans les heures de travail de nuit.

Pour les activités visées à l’article 133 ci-dessus, lorsque le cycle génère des heures
supplémentaires, l’employeur et les travailleurs conviennent des taux de majoration de salaire qui y
seront appliquées. Ces heures sont décomptées sur chaque semaine, s’il y a dépassement des
quarante (40) heures normales hebdomadaires.

Etude de cas
Cas 1 :
ISSA KARANTA est un agent de la Société Internationale la CONCASE-Niger, il a un salaire de 355000 fcfa
par mois en tant que travailleur permanent engagé pour 40heures/semaines. Dans le cadre de
l’extension des activités de la Société la CONCASE-Niger, il lui est arrivé d’effectuer 3heures
supplémentaires de 8H à 11H, le premier samedi du mois de Février 2020, 6heures supplémentaires le
deuxième samedi, de 8H à 14H et 9heures supplémentaires effectuées en brousse le dernier dimanche
du mois soit de 14h30 à 23h30.
1) Calculez le montant total des heures supplémentaires
2) Quel sera le montant global du salaire d’ISSA KARANTA pour le mois de février 2020 ?
3) Après avoir retranché les cotisations sociales, quel sera le salaire net d’ISSA KARANTA pour le mois
de Février 2020 ?
Partie Corrigée
Cas N°1
Issa Karanta a un salaire de 355.000fcfa pour 173,33 heures travaillées pour le mois de Février 2020.
Montant à payer par heure = salaire net / heures mensuelles travaillées
A/N Montant à payer par heure ou salaire horaire : 355000/173,33 =2048 fcfa
Détermination des heures supplémentaires :
Semaine 1 2 3 4
Jours travaillés Samedi (jour de Samedi (jour de 0 Dimanche (jour
repos) repos) de repos)
Nombre d’heures 3heures 6heures 0 9heures soient
7h30 de jour et
1h30 de nuit
comme heures
travaillées
majoration 50% 50% / 50% pour 7h30
mn et 100% pour
1h30

Calculs des heures supplémentaires :


Semaine 1 : 2048 + (2048x50% x 3heures)= 2048 + 3072
= 5120fcfa
Semaine 2 : 2048 + (2048 x 50% x 6heures)= 2048 + 6144
= 8192 fcfa
Semaine 4 : Pour le travail de jour : 2048 + (2048 x 50% x 7H30)= 2048+1024x7+512 = 9728fcfa
Semaine 4 : Pour le travail de nuit (la loi considère le travail de nuit à partir de 22heures au Niger
: 2048 + (2048 x 100% x 1h30) =2048 + 2048 + 1024
= 5120 fcfa
Total des montants des heures supplémentaires : 5120 +8192 +9728+5120=28160 FCFA
Salaire du mois de février : 355000+28160= 383 160 fcfa
Retenue IUTS : 383160 – 5,25% = 363 044fcfa
Salaire net : 363 044fcfa

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