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Thèse

Le document traite du contrôle politique de l'exécution budgétaire, soulignant ses insuffisances, notamment l'asymétrie d'information entre le Parlement et l'exécutif, ainsi que l'influence des considérations politiques sur ce contrôle. Il appelle à une réforme pour renforcer les capacités techniques et institutionnelles du Parlement et diversifier les formes de contrôle afin d'améliorer la transparence et l'efficacité. La nécessité d'une meilleure reddition de comptes et d'une implication accrue de la société civile et des médias est également mise en avant.

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Le document traite du contrôle politique de l'exécution budgétaire, soulignant ses insuffisances, notamment l'asymétrie d'information entre le Parlement et l'exécutif, ainsi que l'influence des considérations politiques sur ce contrôle. Il appelle à une réforme pour renforcer les capacités techniques et institutionnelles du Parlement et diversifier les formes de contrôle afin d'améliorer la transparence et l'efficacité. La nécessité d'une meilleure reddition de comptes et d'une implication accrue de la société civile et des médias est également mise en avant.

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INTRODUCTION

Le budget de l’État, une fois voté par le Parlement, doit


être exécuté dans le respect des autorisations
accordées. Pour garantir cela, un contrôle politique de
l’exécution budgétaire est prévu, principalement exercé
par le pouvoir législatif, c'est à dire le parlement. C'est
en effet ce qui fonde notre présente réflexion. Il
convient avant tout de saisir le sens que recouvre les
notions de Contrôle politique et de budget. En effet, Le
contrôle politique désigne ici l’intervention des organes
politiques, notamment le Parlement, dans la vérification
de la gestion budgétaire menée par le Gouvernement.
L’exécution budgétaire, quant à elle, renvoie à la mise
en œuvre concrète des prévisions de recettes et de
dépenses inscrites dans la loi de finances. Un tel sujet
renferme des intérêts aussi bien pratique que théorique
en la matière. D'un point de vu théorique, l'étude du
contrôle invite
à comprendre les rapports entre le pouvoir exécutif et
le pouvoir législatif dans la gestion et exécution du
budget.
Sur le plan pratique, ce sujet est d'une importance
capitale dans le sens où il permet de vérifier si les
moyens actuels de contrôle sont suffisants pour
empêcher les abus dans l’exécution du budget en
invitant à proposer des solutions concrètes pour
renforcer le contrôle et améliorer l’utilisation des
ressources publiques.
Un contrôle qui est souvent jugé inefficace ou purement
formel pour son manque de transparence, d'où il
convient logique de se demander : le contrôle politique
de l'exécution doit-il être repensé pour mieux garantir
son efficacité ?
A cette question,l'on répond que ce contrôle doit être
repensé puisqu'il présente des insuffisances(,I) d'où la
nécessité d'une réforme d'un contrôle politique de
l'exécution budgétaire (II)

I-LES INSUFFISANCES DU CONTRÔLE POLITIQUE


DE L’EXECUTION DU BUDGET

Les insuffisances du contrôle se manifestent par une


asymétrie d’information défavorable au parlement ( A)
et par un contrôle soumis aux considérations politiques
(B)

A. Une asymétrie d’information défavorable au


Parlement

Le contrôle de l’exécution budgétaire souffre d’un


déséquilibre informationnel important entre le pouvoir
législatif et l’exécutif. Ce dernier, à travers ses
administrations techniques (ministères, directions du
budget, trésor public), maîtrise l’ensemble des données
relatives à l’exécution des dépenses et des recettes. À
l’inverse, le Parlement dépend des documents transmis
par le gouvernement, souvent tardivement ou de
manière incomplète (article 117 de la Constitution de
2020, qui prévoit les moyens d’information du
Parlement comme les questions écrites et’orales, les
commissions d’enquête et missions d’évaluation). Cette
asymétrie affaiblit la capacité d’analyse et de réaction
du législateur, qui peine à exercer un contrôle
substantiel et pertinent, faute d’accès à une information
claire, actualisée et exploitable (article 93 de la
Constitution, qui confère au Parlement le pouvoir de
contrôler l’action du Gouvernement et’d’évaluer les
politiques publiques). C’est le cas dans de nombreux
États, notamment la Côte d’Ivoire. La loi de règlement,
qui doit permettre à l’Assemblée nationale de vérifier
l’exécution du budget, est souvent déposée très
tardivement (article 118 de la Constitution, qui impose
le dépôt de la loi de règlement au plus tard un an après
l’exécution du budget). Par exemple, des lois de
règlement ont été votées avec un décalage de plusieurs
années, ce qui rend inutile un véritable débat sur la
gestion des fonds publics. Aussi, les rapports
trimestriels d’exécution budgétaire, bien que prévus par
les textes (article 66 de la LOLF), ne sont pas toujours
transmis dans les délais ou ne contiennent pas assez de
détails exploitables par les parlementaires.
En raison de cette asymétrie d’information,le contrôle
budgétaire exercé par le parlement reste souvent passif
et soumis aux logiques partisanes.

B- Un contrôle soumis aux considérations politiques


Le contrôle parlementaire est fréquemment limité par
des considérations politiques. Lorsqu’une majorité
parlementaire soutient l’exécutif, elle peut se montrer
peu encline à critiquer ou sanctionner l’action
gouvernementale, même en cas de mauvaise gestion
budgétaire. De ce fait, le contrôle prend une dimension
passive, voire complaisante (article 93 de la
Constitution, qui impose au Parlement de contrôler
l’action du Gouvernement et d’évaluer les politiques
publiques, ce qui suppose une impartialité dans
l’exercice de cette fonction). Les débats sur la loi de
règlement, qui devraient être un moment fort de
reddition des comptes, sont souvent expédiés ou
négligés (article 118 de la Constitution, qui prévoit que
le Parlement règle les comptes de la Nation par le vote
de la loi de règlement, un an après l’exécution du
budget). Le jeu des alliances politiques l’emporte alors
sur l’exigence de transparence et de rigueur budgétaire
(article 41 de la Constitution, qui oblige les pouvoirs
publics à promouvoir et à faire respecter la bonne
gouvernance, notamment dans la gestion des affaires
publiques).

Ainsi en Côte d’Ivoire, à l’Assemblée nationale, la


majorité est généralement acquise au parti au pouvoir,
ce qui limite les critiques ouvertes à l’encontre de la
gestion budgétaire de l’exécutif (article 100 de la
Constitution, qui reconnaît à l’opposition parlementaire
des droits garantissant une représentativité adéquate
et effective). Lors de l’examen des lois de finances
rectificatives, les débats sont souvent rapides, et les
amendements proposés par l’opposition sont peu ou
pas pris en compte (article 107 de la Constitution, qui
reconnaît aux parlementaires le droit d’amendement,
sauf en cas de diminution des ressources publiques
sans contrepartie). Dans certains cas, des
dépassements budgétaires ou des réaffectations de
crédits sont approuvés sans débat approfondi, car la
majorité parlementaire suit la ligne gouvernementale
(article 112 de la Constitution, qui impose le vote du
budget en équilibre par le Parlement et encadre
strictement les délais et modalités d’adoption).
Face à ces limites, il devient impératif de repenser le
contrôle politique de l’exécution budgétaire pour le
rendre plus efficace.

II- LA NÉCESSITÉ D’UNE RÉFORME DU CONTRÔLE


POLITIQUE DE L’EXECUTION DU BUDGET POUR
UNE MEILLEURE EFFICACITÉ

La nécessité d’une réforme du contrôle politique


d’exécution du budget intervient dans une dynamique
de renforcement des capacités techniques et
institutionnelles du parlement ( A) et de diversification
des formes de contrôle pour le renforcement de la
transparence
(B)

A-Le renforcement des capacités techniques et


institutionnelles du parlement
La révision du contrôle passe par une meilleure
spécialisation des organes parlementaires. Il s’agirait de
doter les commissions des finances de moyens
d’expertise accrus, à travers des services d’audit
indépendants ou des structures d’appui comme des
cours des comptes ou des autorités indépendantes
(article 118 de la Constitution, qui indique que la Cour
des comptes assiste le Parlement et le Gouvernement
dans le contrôle de l’exécution des lois de finances). Or,
dans de nombreux pays, y compris la Côte d’Ivoire, le
Parlement souffre de faiblesses structurelles : manque
de formation des élus, absence d’experts permanents,
dépendance aux documents fournis par le
gouvernement, etc. (article 93 de la Constitution, qui
confère au Parlement le rôle de contrôle et d’évaluation,
mais exige implicitement les moyens humains et
techniques pour l’exercer pleinement).
Renforcer les capacités techniques consiste à doter le
Parlement de personnels qualifiés (économistes,
analystes budgétaires, juristes spécialisés) qui peuvent
accompagner les commissions parlementaires. Cela
passe aussi par la formation continue des députés sur
les questions financières (article 41 de la Constitution,
qui impose la promotion de la bonne gouvernance par
les pouvoirs publics, ce qui suppose aussi le
renforcement des institutions de contrôle comme le
Parlement).
Sur le plan institutionnel, il faut également garantir
l’autonomie du Parlement, notamment dans l’accès à
l’information, le calendrier d’examen des textes
budgétaires et la création de commissions d’enquête
(article 117 de la Constitution, qui énumère les moyens
d’information du Parlement, y compris la commission
d’enquête et la mission d’évaluation).

B-la diversification des formes de contrôle pour le


renforcement de la transparence

Outre le contrôle classique postérieur, des mécanismes


de contrôle concomitant ou en temps réel peuvent être
envisagés (article 117 de la Constitution, qui permet
l’exercice du contrôle parlementaire de manière
régulière grâce aux questions orales, écrites et autres
missions d’enquête). L’implication de la société civile,
des médias et des juridictions financières dans le suivi
de l’exécution budgétaire permettrait de construire un
écosystème de contrôle plus efficace (article 26 de la
Constitution, qui reconnaît que la société civile est une
des composantes de l’expression de la démocratie ; et
article 118, qui donne à la Cour des comptes un rôle
d’appui au contrôle budgétaire).
Enfin, la responsabilisation des ministres et
gestionnaires publics par des auditions régulières et des
sanctions en cas de mauvaise gestion pourrait redonner
un poids réel au contrôle politique (article 116 de la
Constitution, qui prévoit que les membres du
Gouvernement sont entendus à la demande des
commissions ; et article 41, qui impose la répression de
la corruption et la reddition des comptes par les
responsables publics)

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