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N.B Percepteur Receveur Percepteur Créance Publique

Le document traite des différents modes de recouvrement des impôts et des ressources non fiscales en République Démocratique du Congo, en soulignant les différences entre le percepteur du Trésor et le receveur des impôts. Il aborde également les ressources domaniales, les taxes administratives et judiciaires, ainsi que la parafiscalité, tout en soulignant les défis de la mise en œuvre de la fiscalité et la nécessité de réformes. Enfin, il discute des hésitations du législateur entre différents types d'impôts et leur impact sur le développement économique.

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N.B Percepteur Receveur Percepteur Créance Publique

Le document traite des différents modes de recouvrement des impôts et des ressources non fiscales en République Démocratique du Congo, en soulignant les différences entre le percepteur du Trésor et le receveur des impôts. Il aborde également les ressources domaniales, les taxes administratives et judiciaires, ainsi que la parafiscalité, tout en soulignant les défis de la mise en œuvre de la fiscalité et la nécessité de réformes. Enfin, il discute des hésitations du législateur entre différents types d'impôts et leur impact sur le développement économique.

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- soit au compte du Trésor Public.

B/- Le prélèvement à la source par un tiers employeur (sur le salaire de son


personnel) ou bailleur (sur les loyers de ses locataires).
Dans ce cas, l’employeur et les bailleurs sont des redevables au même titre que le
commerçant pour ce qui concerne la TVA.

C/- L’achat des timbres fiscaux auprès de l’administration concernée.

N.B. Il y a lieu de noter que les procédés de recouvrement diffèrent selon que les
impôts sont recouvrés par le comptable du Trésor (appelé percepteur) ou par le
comptable de la Direction Générale des Impôts (appelé receveur).

Au cas où le contribuable ne s’exécute pas ou qu’il est défaillant, le percepteur doit


recourir au recouvrement forcé c à d utiliser, sous le contrôle du juge administratif,
les moyens ou le caractère contraignant de la créance publique générée par
l’impôt.
Par contre, le receveur d’impôts ne dispose pas de ce moyen de contrainte ; il se
contente de constater seulement la défaillance du contribuable.

1.1. Les ressources non fiscales.

Les ressources non fiscales obéissent à un régime juridique différent de celui des
impôts.

Dans notre pays, les ressources définitives non fiscales sont constituées de :
o Ressources domaniales ;
o Taxes administratives et judiciaires ;
o Parafiscalité.

1.2.1. Les ressources domaniales.


L’expression « ressource domaniale » désigne :

o Les revenus que l’Etat tire de la gestion des biens et droits mobiliers et
immobiliers, de son domaine public ou privé ;
(droit de stationnement et d’occupation sur un domaine public ; Vente de
bois des
forets, droit de chasse, droit de pêche...) ;
o Les recettes des entreprises ou services publics industriels et commerciaux.

[Link]. Les ressources domaniales proprement dites.

Elles sont constituées essentiellement de revenus du domaine immobilier,


notamment :

o Les revenus de l’usufruit des tiers sur les biens immobiliers de l’Etat ;
o La taxe de circulation routière ;
o Le produit de l’aliénation de certains biens de l’Etat (vente d’une maison,
de véhicule etc.).

[Link]. Les autres ressources domaniales.

Celles-ci comprennent :

o Les revenus des participations financières de l’Etat dans certaines


entreprises privées dont il détient des actions et obligations qui lui
rapportent des dividendes et intérêts.
o Les revenus des exploitations des entreprises et services commerciaux
ou industriels créés ou acquis par l’Etat pour satisfaire l’intérêt général ;
les prix à payer par les usagers pour les prestations fournies devant au
moins être égal au PR pour permettre à l’entreprise publique de couvrir
ses charges d’exploitations.
Ex. : l’ex « LAC », la SNEL, la REGIDESO etc.

NB. Les ressources domaniales deviennent de plus en plus importantes à cause de


l’interventionnisme de l’Etat dans la vie nationale.

1.2.2. Les taxes administratives et judiciaires.

La taxe, tout court, est le prix acquitté par l’usager d’un service public non industriel
ou commercial en contrepartie de la prestation lui fournit par ce service.

La taxe administrative ou judiciaire est la rémunération d’une personne morale


publique (organisée administrativement ou judiciairement).
1.2.3. La parafiscalité.

La parafiscalité est un terme ambigu. Elle n’est pas une taxe administrative car
celle-ci est facultative et comporte une contrepartie immédiate ; elle n’est pas non
plus un impôt parce qu’elle n’est pas obligatoire. Elle se situe entre la taxe et
l’impôt.

a) Les taxes parafiscales.

Elles sont perçues, sous le contrôle de l’Etat, par certains organismes publics ou
semi
publics économiques ou sociaux en vue d’assurer leur autonomie financière

Au Congo, les taxes parafiscales sont constituées par les ressources énumérées dans
un
état annexé à la loi de finances. Cet état est une simple liste des organismes qui ont
droit de percevoir les taxes fiscales avec indication des textes créant ces taxes, de
leurs taux et de leur rendement escompté.

Ex. : cotisation versée à Cnss.

b) La redevance.

La redevance, terme utilisé en matière de fiscalité pour désigner la somme


acquittée
par les usagers d'un service public rendu par l’administration, tel que le service
public
de la télévision.

La redevance se distingue d'une taxe fiscale dans la mesure où son montant est fixé
en fonction du prix exact du service rendu1.

1.2.4- Les problèmes de la mise en œuvre de la fiscalité en RDC.

La fiscalité congolaise se caractérise par une multiplicité d’impôts, de taxes et des

1
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prélèvements parafiscaux qui, s'ils étaient bien gérées, auraient permis à l'Etat
d'avoir suffisamment de l'argent pour honorer ses dépenses et répondre aux
exigences de la modernité.

Pour ce faire, notre système fiscal doit subir une série de réformes dans le sens de
sa simplification et de sa modernisation ;

[Link]. Le rôle de l'impôt.

En attendant, la fiscalité congolaise est conçue, comme partout ailleurs, pour


jouer un double rôle. Elle est à la fois un moyen d'équilibre financier et un
moyen d'équilibre économique ;

[Link].1. Impôt comme moyen d’équilibre financier.

Comme tel, l’impôt est un concept essentiellement lié au développement. La


détermination de ses assiettes, la fixation de leurs tarifs d'imposition et le
rendement escompté sont fonction de la conjoncture économique et des prévisions
du plan de développement.

Les règles d'assiettes sont des dispositions qui déterminent les bases de chaque
impôt, accordant des exemptions, les exonérations et réductions d'impôt. Ces
dispositions prévoient également les majorations et les sanctions fiscales
(amendes), les agents chargés de l’établissement de l’impôt et de l’évaluation de la
matière imposable, les catégories de redevables et leurs obligations, les conditions
de contrôle, de publicité ainsi que les règles du secret professionnel en la matière.

C'est compte tenu de toutes ces exigences et de difficultés d'application pratique


de notre fiscalité que le législateur congolais hésite encore de choisir entre :
o L’impôt et la taxe ;
o L’impôt réel et l’impôt personnel ;
o L’impôt direct et indirect.

A/- Hésitation entre impôt et taxe.

Le problème ici consiste au fait que l'application simultanée de l'impôt et de la taxe


réduit davantage le pouvoir d'achat des contribuables, favorise l'érosion fiscale et
freine le développement ;

Nonobstant ce constat, le législateur congolais tolère leur coexistence alors que


dans les pays de la vieille démocratie, la tendance générale est à la diminution de
l'impôt au profit de la parafiscalité.

B/- Hésitation entre impôt réel et impôt personnel.

a)- L'impôt personnel est payé par tous les contribuables (majeurs) sans tenir
compte de leurs situations matérielles individuelles. De cette façon, tout le monde
participe aux dépenses publiques.

Mais la difficulté est qu'il n'existe pas jusqu'à présent, un fichier fiscal des
contribuables. De ce fait, plusieurs d'eux (ruraux et même urbains) sont exemptés
d'impôts ; ce qui constitue un manque à gagner pour l'Etat ; Il en est de même de
l'impôt forfaitaire sur les sociétés privées du fait de leur existence.

La REGIDESO, la SNEL et toutes les entreprises de téléphonie cellulaire, de fait du


raccordement dans leurs réseaux respectifs peuvent faciliter la constitution, pour
l'Etat, des fichiers des contribuables.

b)- L'impôt réel frappe la possession, la dévaluation ou la circulation des richesses


ou des revenus ; Plus juste que l'impôt personnel parce qu'il est assis sur la capacité
contributive du redevable même rural dont la richesse est facilement
dénombrable et difficilement dissimulable (Ex. ; impôt sur le bétail). Comme vous
le constatez, l'impôt personnel et l'impôt réel sont donc appelés à coexister malgré
les hésitations du législateur à préférer l'un à l'autre.

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