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Titres II: Les Ressources Publiques

Le document traite des ressources publiques nécessaires au financement des dépenses de l'État, en les classant en trois catégories : permanentes, temporaires et exceptionnelles. Il se concentre ensuite sur les ressources fiscales, définissant l'impôt comme un prélèvement obligatoire destiné à financer l'intérêt général, et explore ses fonctions, classifications et techniques de prélèvement. Enfin, il décrit les étapes de l'imposition, y compris l'assiette, la liquidation et le recouvrement de l'impôt.

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Titres II: Les Ressources Publiques

Le document traite des ressources publiques nécessaires au financement des dépenses de l'État, en les classant en trois catégories : permanentes, temporaires et exceptionnelles. Il se concentre ensuite sur les ressources fiscales, définissant l'impôt comme un prélèvement obligatoire destiné à financer l'intérêt général, et explore ses fonctions, classifications et techniques de prélèvement. Enfin, il décrit les étapes de l'imposition, y compris l'assiette, la liquidation et le recouvrement de l'impôt.

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Titres II : LES RESSOURCES PUBLIQUES (moyens de financement public)

Pour effectuer (ou financer) les dépenses publiques, l’Etat (pouvoirs publics)
doit disposer des ressources suffisantes pour ce faire.

On distingue 3 grandes catégories de ressources publiques :

• Les ressources permanentes ou définitives comprenant :


o les ressources fiscales ;
o les ressources non fiscales ;

• Les ressources temporaires :


o Le Trésor Public ;
o L’emprunt ;
o L’émission monétaire ;

• Les ressources exceptionnelles constituées essentiellement


d’interventions des :
o bailleurs de fonds bilatéraux et
o bailleurs de fonds internationaux.

CHAPITRE I : LES RESSOURCES PERMANENTES OU DEFINITIVES.

1.1. Les ressources fiscales : l’impôt.

1.1.1. Notion et historique de l’impôt.

L’impôt est la principale ressource du revenu de l’Etat. Son évolution est liée à celle
de l’Etat.

Sa diversité et son importance quantitative en ont fait un moyen efficace


d’intervention de l’Etat dans la vie nationale. Le substantif « impôt » et son verbe
« imposer » impriment, dans la conscience collective, le poids de la contrainte qui
s’abat sur le contribuable.
C’est ainsi que dans notre pays, au cours de sa période dite révolutionnaire, on avait
préféré le terme « contribution » (participation volontaire du citoyen à la charge
publique) à celui de l’impôt qui rappelait la manière forte (flagellation,
emprisonnement, travaux forcés …) utilisée par la Colonie pour recouvrer les
recettes fiscales de l’Etat.

Depuis 2002, on a changé la Direction Générale de Contribution, mise en place


pendant la révolution, en Direction Générale de l’Impôt pour se conformer au
concept démocratique de l’impôt « à double signification » selon laquelle la
contrainte qui s’abat sur le contribuable impose également à l’Etat l’obligation
d’utiliser les fonds mis à sa disposition pour satisfaire l’intérêt général.

Il se fait malheureusement que le législateur congolais n’a pas encore précisé sa


conception de l’impôt.

1.1.2. Définition de l’impôt.

En l’absence de la définition législative, nous préférons parmi tant d’autres, la


définition donnée par Beltrame1 en ces termes « L’impôt est une prestation
pécuniaire requise des contribuables d’après leurs facultés et qui opère, par voie
d’autorité, un transfert patrimonial définitif et sans contrepartie déterminé, en vue
de la réalisation des objectifs fixés par la puissance publique ».

Cette définition doctrinale reprend les 3 caractères de l’impôt, à savoir :


- un acte de puissance publique ;
- un prélèvement sur le patrimoine d’un particulier ;
- perçu pour satisfaire l’intérêt général.

1.1.3. Fonction de l’impôt.

A partir de cette définition, l’impôt remplit 3 fonctions essentielles :

o Répartition des charges publiques.

1Bltrame (P) : « La fiscalité en France » ; Paris, Hachette, 9ème Edition, 2003 ;


Microsoft ® Encarta ® 2008. © 1993-2007 Microsoft Corporation :
L’utilisation du budget public permet de jouer : a/ dans une optique macroéconomique, sur l’ensemble du circuit, et;
b/ dans le domaine microéconomique, dans des secteurs particuliers (le tourisme, l’agriculture
etc ).
L’impôt couvre les dépenses des services publics qui ne peuvent être vendus
(défense nationale et ou administration publique en général) ;
o L’interventionnisme de l’Etat lui exige d’utiliser l’impôt à des fins :
- d’incitation (natalité », investissement, assistance) ;
- de dissuasion (alcool, tabac , sanction ordre public, justice…) ;
- de protection (douane).
Ces actions relèvent de la politique conjoncturelle (à court terme) par
opposition à la politique structurelle (à long terme)
o redistribution des revenus ou de richesse ;
L’impôt est utilisé pour
- réduire les injustices sociales de manière ponctuelle ou permanente ;
- pour assurer à tous les citoyens un minimum de ressources vitales.

1.1.2. Classifications des impôts.

La notion d’impôt recouvre, en réalité, une grande diversité de prélèvements


obligatoires qui constituent la fiscalité ou le système fiscal.

[Link]. Les classifications traditionnelles.

A/- Impôt direct et impôt indirect.

Cette classification a servi de fondement à l’organisation des administrations


fiscales.

Il s’agit de :

a) Impôt direct frappe les revenus périodiques et permanents qui peuvent être
dressés sur une liste des contribuables : le rôle ;
Exemples : - les revenus locatifs
- les salaires.

b) Impôt indirect frappe les événements occasionnels ou imprévisibles qui rendent


impossibles toute tentative d’enrôlement.
Exemples : transaction (TVA) et mutations..
B/-Impôt réel et impôt personnel.

a) Impôt réel est celui qui porte sur un bien économique sans considération de la
personne de son détenteur.
Ex. : - les taxes foncières locales ;
- impôt sur la propriété (véhicule, radio etc.).
b) Impôt personnel frappe les possibilités contributives du redevable en tenant
compte de ses charges familiales.
Ex. : - impôt sur le revenu ;
- les droits de succession.

[Link]. Les autres classifications.

A/- Les classifications analytique et synthétique.

Elle concerne respectivement l’impôt analytique et l’impôt synthétique.

a) Impôt analytique frappe un élément du patrimoine ou une catégorie de revenus


du contribuable.
Ex : impôt sur le revenu professionnel. Cet impôt est proportionnel au revenu du
contribuable.
b) Impôt synthétique atteint la valeur ou la situation d’un secteur d’activité
économique prise dans sa globalité. Il est progressif.
Ex. : impôt sur le revenu agricole, artisanal etc.

B/- La classification économique.

Elle concerne le revenu du contribuable et l’emploi (ou l’utilisation) qu’il en fait.

C’est dans ce contexte que les impôts sont classés en : Impôt sur le revenu, impôt
sur la dépense et impôt sur le capital.

Cette classification économique de l’impôt est la plus utilisée de par le monde, et


plus particulièrement en RDC, à cause de la simplicité de son application pratique.

a) Les impôts sur le revenu frappent le revenu acquis par un contribuable.


Ex. : impôt sur les revenus des personnes physiques ; Impôt sur les revenus des
sociétés.

b) Les impôts sur les dépenses s’appliquent sur les dépenses de


consommation ou d’investissement.
Ex. :TVA.

c) Les impôt sur le capital portent sur le patrimoine mobilier


o soit du simple fait de sa détention (impôt sur la fortune ;
o soit lors de sa mutation (droit de mutation à titre onéreux, droit de
succession et de donation).

1.1.3. Technique de prélèvement de l’impôt.

La procédure d’imposition de l’impôt comporte les étapes ci-après :


o l’établissement de l’assiette de l’impôt ;
o la liquidation ;
o le recouvrement qui s’accompagne ;
▪ de l’encaissement,
▪ de la comptabilisation et
▪ du contrôle à postériori.

[Link]. L’assiette de l’impôt.

L’assiette de l’impôt est constituée d’un ensemble d’opérations administratives qui


déterminent la matière (ou la base) imposable, la valeur à imposer et le taux
d’imposition.

A/- La recherche de la matière imposable.

La recherche de la matière imposable s’effectue par recensement ou par


déclaration d’existence.
a) Le recensement oblige les agents de l’administration fiscale à se déplacer pour
repérer ou constater les matières imposables, par l’existence des signes
extérieurs de richesse, dans le patrimoine du contribuable,
Ex. : une moto etc..

b) La déclaration d’existence est faite par le contribuable qui révèle l’existence de


son activité (de son entreprise) et de sa richesse (ou revenu) à l’administration
fiscale.
Les redevables des taxes sur les chiffres d’affaires et ceux assujettis à l’impôt
sur les
sociétés sont soumis à cette obligation.

B/- L’évaluation de la matière imposable.

Trois techniques sont utilisées pour déterminer la valeur de la matière imposable


ou la base imposable du contribuable :
o l’évaluation indiciaire ;
o l’évaluation forfaitaire ;
o l’évaluation réelle dite « évaluation contrôlée ».

a) L’évaluation indiciaire.

Elle consiste à évaluer la matière imposable à partir des signes ou indices extérieurs
facilement dénombrables et difficilement dissimulables.

Les impôts indiciaires ne sont plus en vogue dans la fiscalité moderne à cause de la
médiocrité de son rendement d’autant plus que les signes extérieurs qui leur
servent de fondement n’entrainent pas nécessairement la capacité contributive du
redevable.

b) L’évaluation forfaitaire.

Le forfait fiscal n’est jamais un contrat et encore moins un accord. C’est une
estimation
approximative, aléatoire, un moyen relativement facile pour évaluer la matière
imposable d’un contribuable.
Actuellement cette technique d’évaluation forfaitaire tend à disparaître au profit
de l’évaluation réelle. Mais elle joue encore un rôle appréciable en RDC où elle
s’applique beaucoup plus, aux artisans, aux commerçants, aux petites entreprises
individuelles qui, dans la plupart des cas, ne tiennent pas de comptabilités (fiables).

c) L’évaluation réelle ou déclaration contrôlée.

Cette méthode est la plus répandue dans le système fiscal des pays développés.

Le contribuable doit établir une déclaration dans laquelle il détermine,


conformément aux prescriptions de la loi fiscale et sous le contrôle de
l’administration fiscale, la valeur de sa matière imposable (ou sa base d’imposition).

Ce procédé concerne l’impôt sur les revenus, sur les chiffres d’affaires, sur les droits
d’enregistrement et de douane. Il s’apparente à la confession fiscale en ce sens que
le contribuable est mieux placé que quiconque pour connaître le montant exact de
sa matière imposable.

En revanche, il met en cause la sincérité de la déclaration


ou l’honnêteté du contribuable ; ce qui nécessite un contrôle efficace de
l’administration fiscale.

[Link]. La liquidation de l’impôt.


La liquidation consiste à déterminer le montant exact de la recette fiscale à payer
par le contribuable sur base du tarif préétabli de l’impôt.

113.3. Le recouvrement de l’impôt.

Le recouvrement constitue un ensemble d’opérations administratives à l’issue


desquelles la recette fiscale quitte la poche (ou la caisse) du contribuable ou du
redevable pour entrer dans le coffre du Trésor Public.

Il s’agit, dans le système fiscal moderne, de l’encaissement effectif des recettes


fiscales par le Trésor Public via l’administration sur base du principe selon lequel
« l’impôt est portable et non quérable ».
Actuellement, 3 procédé[Link] recouvrement sont d’application :
A/- Le versement direct par le contribuable :
- soit auprès du comptable public ;

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