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Chapitre Ii: La Classification Des Depenses Publiques.: 2.1.2. Les Classifications Économiques

Le document présente une classification des dépenses publiques, soulignant l'importance de leur nature pour l'efficacité de l'intervention de l'État. Il distingue trois types de classifications : administratives, économiques et fonctionnelles, en mettant l'accent sur les classifications économiques. Enfin, il décrit la classification congolaise des dépenses publiques, qui se divise en huit groupes, incluant la dette publique, les frais financiers, les dépenses de personnel, et d'autres catégories spécifiques.

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Chapitre Ii: La Classification Des Depenses Publiques.: 2.1.2. Les Classifications Économiques

Le document présente une classification des dépenses publiques, soulignant l'importance de leur nature pour l'efficacité de l'intervention de l'État. Il distingue trois types de classifications : administratives, économiques et fonctionnelles, en mettant l'accent sur les classifications économiques. Enfin, il décrit la classification congolaise des dépenses publiques, qui se divise en huit groupes, incluant la dette publique, les frais financiers, les dépenses de personnel, et d'autres catégories spécifiques.

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CHAPITRE II : LA CLASSIFICATION DES DEPENSES PUBLIQUES.

Cette classification est très importante car l’efficacité de l’intervention de l’Etat


dans la vie nationale est fonction de la nature de dépenses publiques.

2.1. Les types de classifications.

On distingue généralement ;
• les classifications administratives ou juridiques ;
• les classifications économiques et
• les classifications fonctionnelles.

De toutes ces classifications, la 2ème nous paraît la bonne puisqu’elle répond à la


préoccupation de l’intervention de l’Etat.

21.1. Les classifications administratives ou juridiques :

Les classifications administratives sont basées sur l’organisation administrative des


personnes morales publiques.

Dans ce cas, on parle :

o soit, de classifications organiques fondées sur les structures étatiques et l’on


distingue : dépenses de l’Etat, dépenses provinciales, dépenses communales
etc.
o soit, de classifications spécifiquement juridiques basées sur l’organe utilisateur
des dépenses publiques auxquelles on assigne certaines particularités. C’est
pour cela que l’on parle de :
- dépenses des services votés ;
- dépenses définitives ;
- dépenses provisoires ;
- dépenses annuelles.

2.1.2. Les classifications économiques.

Ici, les dépenses sont classées suivant en fonction de l’intervention économique


que l’Etat doit réaliser.
Il y a 4 sortes de dépenses publiques qui s’opposent 2 à 2, à savoir :
o les dépenses de fonctionnement par opposition aux dépenses d’investissement
(ou dépenses en capital) ;
o les dépenses de transfert par opposition aux dépenses effectives.

A/- Les dépenses de fonctionnement.

Elles sont destinées à assurer le fonctionnement ou l’activité des services publics


(les administrations publiques). A défaut d’augmenter le capital social (de la
nation) ou privé, elles maintiennent tout au moins le niveau de développement
atteint par la nation.
Elles ont un caractère permanent et reviennent chaque année.

B/- Les dépenses d’investissement (ou en capital).


Ces dépenses consistent à transformer positivement le capital public ou privé. Elles
ont pour objectif d’accroître l’efficacité1 de la production publique ou privé des
biens et services.

L’Etat investit lorsqu’il finance la construction des infrastructures de


développement (routes, ponts, ports, aéroports, écoles, hôpitaux etc.) et participe
aux investissements effectués par des entreprises et organismes qu’il a créés tels
que la SNEL, la SOFIDE (Société de Financement pour le Développement), le FPI
(Fonds de Promotion Industrielle) etc.

C/- Les dépenses effectives.

Ces dépenses sont celles effectuées par l’Etat pour acquérir les biens et services
nécessaires à ses missions. En d’autres termes, elles sont réalisées en contrepartie
des biens et services acquis.

D/- Les dépenses de transfert.

Toutes les dépenses qui ne procurent pas des biens ou services à l’Etat sont
qualifiées de dépenses de transfert. Telles sont :

1
Efficacité : a pour but de faire en sorte que tous les intervenants dans la production y trouvent leurs comptes.
o les subventions accordées par l’Etat pour soutenir une entreprise en difficultés
ou expansion.
o Le bourses d’études, la liste civile ;
o L’action du gouvernement sur le pouvoir d’achat du consommateur
(augmentation du salaire de fonctionnaire par exemple) en laissant aux autres
agents économiques le moyens d’intervenir sur les biens de consommation.

21.3. La classification fonctionnelle.

Elle a été préconisé par le rapport de la commission Hoover, constituée aux EU en


1947, qui avait étudier la réorganisation de l’exécutif américain.

Le principe consiste à faire des choix efficaces en matière des dépenses publiques.
Pour ce faire, on utilise les techniques de l’analyse systémique c à d placer l’objet
d’étude dans son environnement physique et social pour mieux l’appréhender.

Dans ce contexte, on procède comme suit :

o Définir les différentes fonctions de la collectivité publique concernée, par


exemple pour l’Etat, il y a 3 fonctions :
- la défense ;
- la fonction économique et
- la fonction sociale.
Parmi ces fonctions, on remarque que l’une d’elles est exercée par une
multitude d’organismes ;
o Evaluer le coût de chaque organisme en comparant leur performance à celle
d’autres institutions publiques ou privées ;
o Consacrer les dépenses aux secteurs les moins coûteux et les plus rentables.

2.2. Classification congolaise des dépenses publiques.

Depuis plus de 30 ans, la pratique financière de l’Etat congolais ne se préoccupe


guère de la discipline budgétaire qui aurait permis au gouvernement d’établir une
nomenclature fiable des dépenses publiques.
En attendant, il a pu collaborer avec ses partenaires financiers internationaux pour
la mise en place de la classification suivante qui répartit les dépenses publiques en
8 groupes :

22.1. La dette publique en capital.

Il est question ici de service de la dette au titre de principal. Elle comprend la dette
publique intérieure et la dette publique extérieure.

A/- La dette publique intérieure comprend :

• les arriérés sur les dépenses du personnel en monnaie nationale ;


• les fournitures de biens et prestations ;
• les entrepreneurs de travaux publics ;
• les certificats de dépôts en monnaie nationale ;
• les bons de Trésor et les billets de trésorerie ;
• les avances consenties par des tiers à l’Etat ;*les arriérés de loyers ;
• les arriérés sur condamnations judiciaires et indemnisation ;
• les arriérés sur les dépenses du personnel en devises ;
• les arriérés sur remboursement d’intérêts débiteurs auprès de la Banque
Centrale du Congo.

B/- La dette extérieure envers le Club de Paris, le Club de Londres, le Club de


Kinshasa, la dette multilatérale et la dette créée par la zaïrianisation.

2.2.2. Les frais financiers.

Ceux-ci concernent les commissions bancaires c à d toutes commissions dues à une


banque pour son service (le frais de licence d’importation).

22.3. Les dépenses de personnel.

Celles-ci comprennent :
• la rémunération des membres des institutions politiques et coutumières ;
• la rémunération du personnel actif de l’Etat (fonctionnaires) et le traitement du
personnel contractuels relevant des organismes auxiliaires soumis au budget
annexe ;
• les dépenses accessoires du personnel, à savoir :
- le transport du personnel ;
- les primes et gratifications ;
- les frais de mission ;
- les frais secret et de recherche2.
- les frais de rencontres locales (loyers, collations et per diem).

2.2.4. Les dépenses des biens et matériels.

Ces dépenses concernent entre autres :

• les fournitures et les petits matériels de bureau ;


• les livres, les documents et les bibliothèques ;
• les matériels éducatifs, récréatifs, culturels et sportifs ;
• les fournitures et outils médicaux, chirurgicaux, pharmaceutiques et
vétérinaires ;
• les articles et produits divers d’entretien ;
• les cadeaux d’Etat aux services ;
• Pièces de rechange pour équipements et pour matériels roulants ;
• Les produits chimiques, le fertilisants, les engrais, les insecticides, les
désinfectants, les éléments et produits cliniques ;
• Les carburants et lubrifiants
• Les produits alimentaires, agro-alimentaires et accessoires
• Les textes, insignes et habillement ;
• Les matériaux de constructions et la quincaillerie.

22.5. Les dépenses de prestations.

Il s’agit de dépenses relatives aux :


• Fêtes, cérémonies et rencontres publiques ;
• Services de communications et télécommunications ;
• Services de la poste ;
• Fournitures d’eau et de l’énergie électriques ;
• Publicités, communiqués, impressions, reproductions et reliures ;
• Transports d’objets ;*

2
Ce sont les frais de filature par les services civils et militaires de sécurité et de justice.
• Titres de voyage ;
• Affrètements de moyens de transports ;
• Location d’équipements, de matériels et de moyens de transport.
• Entretiens et réparations de matériel et équipement ;
• Soins vétérinaires et de protection de l’environnement ;
• Entretien, décoration, réparation d’ouvrages et d’édifices ;
• nettoyage, gardiennage, incinération et désinsectisation.

22.6. Les dépenses de transfert et d’intervention de l’Etat.-

Ces dépenses concernent principalement les subventions, les dotations, les


rétrocessions et autres formes de redistributions des fonds publics.

Il s’agit pour :

A/- les subventions de l’Etat,

• Subventions de fonctionnement aux organismes auxiliaires ;


• Subventions destinées aux provinces (services provinciaux ;
• Subvention du déficit de la Banque Centrale ;
• Subvention de fonctionnement aux entreprises publiques et paraétatiques ;
• Subvention de fonctionnement aux organismes des fonds spéciaux ;
• Bourses d’études accordées par l’Etat aux nationaux ;
• Liste civile (Chef de l’Etat) ;
• Transfert de fonctionnement aux ambassades et postes consulaires :
• Transfert de fonctionnement aux services publics ;
• Les rétrocessions aux régies financiers, aux entités administratives
décentralisées, y compris aussi les Fonds de Péréquations.

B/- Les interventions de l’Etat,

• Les interventions économiques (les subventions aux entreprises privées) ;


• Les interventions sociales ;
• Les interventions scientifiques et culturelles ;
• Fonds pour interventions spéciales ;
• Catastrophes naturelles, calamités et accidents majeurs (Fonds destinés aux
réparations des infrastructures, au relogement, à la lutte contre les épidémies).
Ne concerne les indemnisations à titre individuel.

2.2.7. Equipements.

Il s’agit ici d’achats des biens (matériels ou immatériels) destinés à faciliter, à


améliorer, à accroître la production d’autres biens et services nécessaires à la
satisfaction des besoins de la population.

2.2.8. Constructions, réfections, réhabilitations, addition d’ouvrages et édifices,


acquisitions immobilières.

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