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Cours Anatomie Et Physiologie Istp Goma 2024

Le document présente un cours d'anatomie et de physiologie humaine destiné aux étudiants de L1 en sciences infirmières, avec une charge horaire de 75 heures. Il couvre des thèmes tels que l'ostéologie, l'arthrologie, la myologie, ainsi que divers systèmes du corps humain, et inclut des objectifs d'apprentissage, des méthodes d'enseignement et des évaluations. Le cours vise à fournir aux étudiants les connaissances essentielles sur la morphologie et le fonctionnement des organes humains.

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Cours Anatomie Et Physiologie Istp Goma 2024

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET
UNIVERSITAIRE
INSTITUT SUPERIEUR DES TECHNIQUES
POLYVALENTES
« ISTP »

Cours d’Anatomie et physiologie humaine

Destiné aux étudiants de L1 en Sciences infirmières


Charge horaire : 75 heures, dont
53 heures théoriques et
22 Heures de travaux pratiques

Conçu et dispensé par Mathias FERAZA BAGAMBWA

ENSEIGNANT VACATAIRE

Appartenant à : ……………………………………………………

2024

Mathias FERAZA B, Cours d’anatomie et Physiologie, L1 Soins Généraux, 2024


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PLAN DU COURS

O. Introduction Générale

Première partie : ostéologie, arthrologie, myologie


I : Ostéologie ou système squelettique.
II : Arthrologie ou étude des articulations.
III : Myologie ou étude des muscles.

Deuxième partie : Différents systèmes


IV : Système circulatoire.
V : Système respiratoire.
VI : Système digestif.
VII : Système urinaire.
VIII : Système reproducteur.
IX : Système endocrinien.
X : Organes des sens (œil, oreille, nez, langue, peau).
XI : Système nerveux.

Mathias FERAZA B, Cours d’anatomie et Physiologie, L1 Soins Généraux, 2024


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O. INTRODUCTION GENERALE

O.1. DEFINITIONS :

- Anatomie : Le terme « Anatomie » dérive du grec et veut dire : je coupe


(Dissèque) à travers (en couches) ; la dissection des morts, une opération
qui consiste à mettre à nu et à séparer méthodiquement les divers organes,
restait longtemps la source principale pour étudier le corps d’un être
humain.
L’anatomie est la science qui étudie les structures de l’organisme humain. Tandis que la
physiologie est la science qui étudie le fonctionnement de l’organisme humain.

O.2. OBJECTIFS DU COURS :

=Objectif général :
Fournir au futur infirmer les notions essentielles sur la morphologie et le fonctionnement des
organes pour comprendre les maladies ;
=Objectifs spécifiques :
L’apprenant doit être capable de : décrire les différents organes qui composent le corps
humain (morphologie), de les localiser (topographie) et d’expliquer leur fonctionnement.

O.3. QUELQUES DATES IMPORTANTES DE L’HISTOIRE MEDICALE

- Vers 400 avant Jésus-Christ : école de médecine d’Hypocrates,


- 331 avant Jésus-Christ : fondation d’Alexandrie,
- 280 Avant Jésus-Christ : Hérophile, Anatomiste d’Alexandrie,
- 131-201 Après Jésus-Christ : Galien, grand Anatomiste romain,
- 258 Après Jésus-Christ : Fondation de Monte Cassino la première école de médecine.
- 738 Après Jésus-Christ : Fondation de l’école de médecine de Mont Pellier,
- 1565 Après Jésus-Christ : Ordonnance d’Elisabeth d’Angleterre permettant la dissection
des criminels exécutés,
- 1567-1622 Après Jésus-Christ : Le futur St François de Sale rédige un testament pour
léguer son corps aux étudiants en anatomie,
- 1673 Après Jésus-Christ : Leeuwenhoek découverte du Microscope,
- 895 Après Jésus-Christ : Roëntgen (Découverte des rayons X).

O.4. TERMINOLOGIE INTERNATIONALE

- Proximalis = Proximal (plus proche du tronc),


- Distalis = distal (plus éloigné du tronc),
- Radialis = radial, vers le côté du radius (pouce),
- Tibialis = vers le côté du tibia (gros orteil),
- Fibularis = vers le côté du fibula (petit orteil),
- Palmaris = palmaire (paume de la main),
- Plantaris = plantaire ( plante du pied),
- Verticalis = vertical,
- Horizontalis = horizontal,
- Sagittalis = sagittal,
- Para-sagittalis = para-sagittal,

Mathias FERAZA B, Cours d’anatomie et Physiologie, L1 Soins Généraux, 2024


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- Medio sagittalis = médiosagittal,


- Frontalis = frontal,
- Transversalis = transversal,
- Medialis = interne,
- Lateralis = externe,
- Intermedius = intermédiaire,
- Anterior = antérieur,
- Posterior = postérieur,
- Ventralis = ventral,
- Dorsalis = dorsal,
- Dexter = droit,
- Sinister = gauche,
- Cranialis = crânial (crâne),
- Caudalis = caudal (queue),
- Supérior = supérieur,
- Inférior = inférieur,
- Superficialis = superficiel (peau),
- Profundus = profond,
- Externus = externe,
- Internus = interne.
- Ulnaris = ulnar, vers le côté de l’ulna (petit doigt)
Une coupe anatomique peut être :
- Sagittale = Parallèle à la suture sagittale du crâne.
- Médian ou Médio-sagittale = parallèle à la suture sagittale du crâne et suivant
la ligne médiane.
- Para-sagittale = Parallèle à la suture sagittale du crâne et à côté
de la ligne médiane.
- Frontale = Perpendiculaire à la suture sagittale du crâne par
exemple parallèle au front.
- Transverse = Perpendiculaire à la ligne médiane.
Dexter = (droit)
Sinister = gauche

Mathias FERAZA B, Cours d’anatomie et Physiologie, L1 Soins Généraux, 2024


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IMPORTANCE DE LA TERMINOLOGIE

Il est important au début d’une étude de la structure (anatomie) et du


fonctionnement (physiologie) de l’organisme humain, de connaître la signification précise de
certains termes techniques fréquemment employés. Ces termes techniques peuvent sembler
arides au novice mais, en réalité, ils simplifient la communication et la compréhension des
idées scientifiques à cause de leur précision. L’étudiant trouvera utile et profitable de
consulter à l’occasion un dictionnaire médical, mais nous définirons et expliquerons, dans les
pages qui suivent, les principaux termes qui sont à la base du langage de l’anatomie et de la
physiologie.

O.5. ORGANISATION GENERALE DU CORPS HUMAIN

La position anatomique  La position anatomique : Il existe une position standard du


corps humain à laquelle on fait souvent référence en
anatomie : la position anatomique. Le corps est en position
debout, la tête regarde vers l’avant, les bras allongés sur les
côtés et les paumes font face à l’observateur.
 Les surfaces corporelles : La surface frontale du corps est
appelée face ventrale, ou antérieure (la paume des mains et
la plante des pieds inclues), alors que le reste constitue la
face dorsale ou postérieure.
 Les régions anatomiques : En position anatomique, la zone
la plus élevée d’un organe est dite supérieure ou crânienne :
la région la plus base est dite inférieure ou caudale. La
région médiane ou centrale d’une structure est au centre,
alors qu’une région latérale ou périphérique est éloignée du
centre. Proximal signifie près de l’origine ou du point
d’attache d’un organe, alors que distal signifie loin de
l’origine.

On dira, par exemple que le thorax est


Les plans de l’organisme.
supérieur par rapport à l’abdomen, mais inférieur
par rapport au cou : le sternum est médian par
rapport aux côtés ; le genou est proximal par rapport
à la cheville, mais distal par rapport à la cuisse.
Rappelez-vous que ces termes peuvent décrire aussi
les structures internes qu’externes de l’anatomie
humaine.

Mathias FERAZA B, Cours d’anatomie et Physiologie, L1 Soins Généraux, 2024


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 Les plans ou sections : Une coupe en longueur divisant le corps en deux parties, droite et
gauche, est dite longitudinale ou sagittale ; à 90° de celle-ci de haut en bas, on a une
coupe frontale, séparant le corps en deux portions ventrale et dorsale ; une coupe dans le
troisième plan est dite transversale ou horizontale. Ces plans s’appliquent également à
chacun des organes internes.
Les cavités de l’organisme  Les cavités de l’organisme : Les
organes internes que sont les
Cavité crânienne viscères sont contenus dans des
espaces internes appelés cavités.
Il y a dans l’organisme deux
cavités principales appelées
ventrale et dorsale.
 La cavité ventrale : est la plus
grande et séparée en deux par le
diaphragme : la partie supérieure,
Cavité vertébrale
appelée cavité thoracique,
Cavité thoracique renferme le cœur, les poumons,
Diaphragme la trachée. L’œsophage, de gros
vaisseaux sanguins et des nerfs
importants. Sous le diaphragme
Cavité abdomino-pelvienne se trouvent la cavité abdomino-
pelvienne : la portion
abdominale renferme le foie et la
vésicule biliaire.

L’estomac, le pancréas, la rate, les


intestins et les reins ; la portion
pelvienne renferme la vessie, le
rectum et les organes génitaux
internes.

La cavité dorsale, beaucoup


plus petite, se divise en deux : la
cavité crânienne, qui contient le cerveau, et la cavité vertébrale, où loge la moelle
épinière.

 Les unités de structure : Malgré sa grande complexité, l’organisme entier se développe,


par phénomène de multiplication et différenciation à partir d’une cellule, l’oeuf fécondé.
Cet œuf résulte de la fusion d’un spermatozoïde et d’un ovule. Grâce à ce développement,
l’organisme adulte se constitue, avec ses milliards de cellules hautement différenciées et
organisées, en unités fonctionnelles qu’on appelle les tissus, les organes et les systèmes.

La cellule : l’unité fonctionnelle et structurale de base est la cellule. On la


considère depuis longtemps comme la plus petite unité vivante et autoreproductrice de
l’organisme.

0.6. METHODES D’APPRENTISSAGE

- Leçons magistrales à l’auditoire avec des démonstrations sur le squelette et le mannequin


- Exercices pratiques en groupe pour revoir les différentes parties

Mathias FERAZA B, Cours d’anatomie et Physiologie, L1 Soins Généraux, 2024


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- Exercices individuels avec les matériels didactiques

0.7. SYSTEME D’EVALUATION

- L’évaluation sera orale et écrite

0.8. LIVRES A CONSULTER

- Voir la Bibliographie à la fin : une préférence est accordée aux livres : A. Declercq :
Anatomie-Physiologie (édition Kang – Mayumbe).

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PARTIE I : OS, ARTICULATIONS,MUSCLES

L’appareil locomoteur est composé d’une partie passive (c’est l’ensemble des
os et des articulations) et d’une partie active (c’est la musculature striée qui a pour but de
mouvoir la partie passive).

CHAPITRE I : NOTIONS GENERALES

A. Le tissu osseux

L’ensemble des os constitue ce qu’on appelle squelette. L’étude des os est


appelée ostéologie.
 Rôle des os : soutien, protection et leviers aux masses musculaires.

Le nombre des os varie aux environs de 206. Ils sont unis les uns aux autres par
les articulations. Le tissu osseux est constitué de cellules, d’une substance fondamentale dans
laquelle il y a des sels minéraux.

La substance organique des os est appelée osséine qui est responsable


d’élasticité des os. La substance inorganique est constituée des sels minéraux qui donnent à
los sa dureté et sa résistance. L’osséine domine chez l’enfant et diminue avec l’avancement en
âge. Crest ainsi que los se fracture facilement chez les personnes âgées (ex : fracture du col-
fémoral). On classifie les os selon leur forme ; leur structure et leur origine embryonnaire.

1. Selon la forme

La forme de os est le résultat de leur fonction, selon la forme, on distingue :


- Les os longs,
Cartilage articulaire
- Les os courts,
- Les os plats,
Epiphyse proximale (tête) - Les os irréguliers tels
que les os pneumatiques.

Apophyse  Os longs

On trouve presque
exclusivement les os longs
aux membres où ils servent
de leviers. Ces os présentent
Diaphyse
deux extrémités dites
épiphyses couvertes de
cartilage articulaire. Il y a
aussi des apophyses qui sont
des protubérances où
Epiphyse distale s’insèrent les tendons-
musculaires, entre les
épiphyses, on trouve le
corps de los ou la diaphyse.

Mathias FERAZA B, Cours d’anatomie et Physiologie, L1 Soins Généraux, 2024


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Chaque os est entouré de périoste considéré comme le lieu de la régénération


de los. Un os sans périoste est condamné à la mort. Dans les os longs, y a une cavité dite
cavité médullaire.

 Os courts : ne possèdent pas d’épiphyses.


Caractéristiques :
- Ce sont des os qui n’ont pas un axe
Corticale long, comme ceux du poignet (carpes)
et ceux de la cheville (tarses),
Structure spongieuse
- Pas d’épiphyse,
- Leur intérieur montre une structure
Cartilage spongieuse et la partie externe ou
articulaire corticale est mince.

 Os plats

Ils ont les mêmes


caractéristiques que les os courts mais
sont plus larges que les os courts. Les os minces du crâne, les côtes et le sternum sont des os
plats.

 Os irréguliers

Ce sont des os aux formes variées, tels que quelques os du crâne dont
l’ethmoïde, les vertèbres et les os de ceintures scapulaire et pelvienne.

Remarque : Certains os contiennent des cavités et sont appelés os-pneumatiques.

2. Classification des os selon la structure osseuse

On distingue :
- Os compact : c’est la partie externe dos qui est très dense ou épaisse au niveau de la
diaphyse, mais mince au niveau des épiphyses et apophyses.
- Os spongieux : C’est la partie interne de l’os au niveau des épiphyses et apophyses des os
longs, dans les os courts et plats.

Dans la diaphyse, on trouve la cavité médullaire


contenant soit la moelle osseuse jaune qui est
une substance graisseuse et que l’on rencontre
Os spongieux uniquement dans la diaphyse des os longs chez
l’adulte.
Cavité médullaire

Os compact (Substance
corticale)
La moelle osseuse rouge est
Aréoles ou trabecules rencontrée chez le fœtus dans toutes les cavités
osseuses osseuses mais chez l’adulte on la trouve
seulement dans les aréoles de l’os spongieux

Mathias FERAZA B, Cours d’anatomie et Physiologie, L1 Soins Généraux, 2024


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notamment au niveau des os du bassin, du crâne, des vertèbres et du sternum.


NB : La moelle osseuse est le siège de production des globules rouges sous la stimulation
d’une substance (hormone) appelée érythropoïétine secrétée par les reins.

3. Classification des os selon l’origine embryonnaire.

On distingue :
- L’os chondral : se développe à partir d’une structure cartilagineuse.
- L’os de membrane : se développe à partir d’une membrane. C’est le cas des os plats du
crâne, de la face, la clavicule.

Entre l’épiphyse proximale et la diaphyse il y a ce qu’on appelle


cartilage de conjugaison ou d’accroissement qui doit disparaître entre
l’âge de 16 à 25 ans pour donner lieu à une soudure de la diaphyse à
l’épiphyse proximale.
Cartilage de
conjugaison L’ossification du squelette commence à la 8ème semaine de la vie
embryonnaire, l’ossification ou l’ostéogenèse est l’ensemble des
phénomènes anatomiques, physiologiques et histologiques par lesquels
les os se développent jusqu’à leur structure définitive.

L’embryon devient visible sur un cliché radiologique à


partir du 3ème mois de la vie intra-utérine. Sur les os, on peut observer
des dépressions sous forme de sillons ou gouttières ou canaux ou fosses
ou projections.
Exemples :
- Tubérosités : sont des petits nodules ronds,
- Apophyses : sont des protubérances arrondies.

On peut aussi observer un trou ; quand il est large, on parle de foramen. Les
protubérances arrondies sont appelées aussi condyles et épicondyles. On peut aussi observer
sur les os de petites surfaces lisses et aplaties. L’épiphyse proximale ou supérieure est appelée
la tête de l’os, sous laquelle, il y a le col de l’os suivi de la diaphyse.

Quelques définitions
- Apophyse : proéminence ou projection.
- Condyle : extrémité arrondie permettant l’articulation avec un autre os.
- Crête : partie saillante et allongée.
- Epicondyle : petite projection située sur ou au-dessus d’un condyle.
- Epine : proéminence mince et pointue.
- Facette : surface articulaire lisse et presque plate.
- Fissure : fente étroite et allongée.
- Fosse : cavité faisant souvent fonction de surface articulaire.
- Fossette : creux servant généralement à lier plutôt qu’à articuler.
- Gouttière : sillon.
- Ligne : petite crête.
- Méat : canal.
- Tête : généralement extrémité la plus grosse d’un os long, souvent séparé
De la tige de l’os par une constriction (cou).
- Trochanter : apophyse volumineuse plutôt arrondie.

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- Trou : orifice traversant l’os de part en part.


- Tubercule : petit nodule arrondie à la surface d’un os.
- Tubérosité : protubérance plus grosse qu’un tubercule.

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Le squelette humain compte environ 206 pièces osseuses réparties de la


manière suivante :

1. LE SQUELETTE AXIAL : qui compte en lui-même 80 os dont :


- 29 os à la tête,
- 26 os à la colonne vertébrale,
- 25 os à la cage thoracique.

2. LE SQUELETTE APPENDICULAIRE : compte aussi à son tour 126 os dont :


- 64 os aux membres supérieurs.
- 62 os aux membres inférieurs.

I. LE SQUELETTE AXIAL

1) Les os de la tête, on y inclut les os du crâne qui sont au nombre de 8 :


- 2 os pariétaux,
- 2 os temporaux,
- 1 os frontal,
- 1 os occipital,
- 1 os sphénoïde,
- 1 os ethmoïde.

Ce sont donc ces huit os qui composent les structures osseuses du crâne. Ces
os du crâne sont unis les uns aux autres par des sutures dont :
1) Suture coronale : entre l’os frontal et les 2 os pariétaux,
2) Suture sagittale : entre les 2 os pariétaux,
3) Suture lambdoïde : entre l’os occipital et les 2 os pariétaux,
4) Suture squameuse : entre l’os temporal et l’os pariétal.

VUE LATERALE DU CRANE DU NOUVEAU-NE

Suture coronale Os pariétal

Suture squameuse

Fontanelle antéro- Suture lambdoïde


latérale Fontanelle postéro-
latérale

Os occipital

Os temporal
Mandibule

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VUE SUPERIEUR DU CRANE DU NOUVEAU-NE (Suite)

Suture sagittale
Suture coronale

Os pariétal Suture
Os frontal lambdoïde
Os occipital
Suture métopique
Petite fontanelle
Grande
fontanelle
Os pariétal
Sur le crâne du nouveau-né on remarque quelques endroits où il y a des
membranes flexibles dites fontanelles.

Il y a :
- La grande fontanelle = ou fontanelle antérieure ou Bregma : localisée entre l’os frontal et
les deux os pariétaux.
- La petite fontanelle : ou fontanelle postérieure : localisée entre l’os occipital et les deux os
pariétaux.
- 2 fontanelles antérolatérales (ou fontanelles stériques) : localisées entre l’os frontal pariétal
et temporal.
- 2 fontanelles postéro-latérales (ou fontanelles astérisques) : localisées entre l’os occipital,
pariétal et temporal.
- Ces fontanelles se ferment progressivement jusqu’à l’âge de 2 ans. Sur la face supérieure
de l’os sphénoïde il y a une dépression dite selle turcique où loge l’hypophyse (la glande
maîtresse de notre organisme)

 Les os de la face : 15 os

Ce sont :
- Les 2 os maxillaires supérieurs,
- Les 2 os palataux,
- Les 2 os nasaux,
- Les 2 os lacrymaux,
- Les 2 os zygomatiques,
- Les 2 osselets des cornets inférieurs,
- Los hyoïde,
- Le vomer,
- La mandibule (le seul os mobile de la tête).

 Les osselets des oreilles moyennes : 6 os

Ce sont :
- Le marteau,
- L’enclume, pour chaque oreille.
- L’étrier.

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Certains os de la tête contiennent des cavités communiquant avec les fosses


nasales : ce sont des sinus ayant pour rôle d’alléger la masse crânienne. Le poids de la tête est
environ + 4 kg.

La longueur du crâne varie entre 160 à 190 mm et la largeur varie entre 120 à
160 MM. Le volume du crâne varie entre 1400 à 1600 cm3.

Si ce volume est inférieur à 1400 cm3, on parle de crâne micro céphalique.


Si ce volume est supérieur à 1600 cm3, on parle de crâne macrocéphalie.
Le crâne contient le cerveau, les organes de sens (oreilles, nez, œil)

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Le vomer est en continuité avec l’ethmoïde et contribue ainsi à former la cloison nasale.
L’os hyoïde, en forme de U, se trouve dans le cou, juste sous le maxillaire inférieur

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BASE DU CRANE

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(a) Face supérieure, (b) Face inférieure du sphénoïde

Face latérale de l’os temporal droit

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 LES OS DE LA COLONNE VERTEBRALE : 26 os

La colonne vertébrale sur le plan embryonnaire est constituée de 33 à 34 pièces


osseuses superposées et dites vertèbres.

Selon la forme et le niveau, on distingue :


- Vertèbres cervicales : 7,
- Vertèbres thoraciques : elles sont au nombre de 12,
- Vertèbres lombaires : elles sont au nombre de 5,
- Vertèbres sacrés : 5 (soudées ensemble pour former le SACRUM).
- Vertèbres coccygiennes 4 à 5 mais soudées pour former le coccyx.

La colonne vertébrale sert de support à la tête et au tronc.


Les vertèbres sont séparées les unes des autres par des disques cartilagineux intervertébraux.

A l’exception de la première vertèbre dite atlas et de la deuxième dite axis, le


reste des vertèbres présente la même organisation. Ce sont des os présentant un trou dit trou
vertébral et l’alignement de tous les trous vertébraux forme le canal vertébral.

Les vertèbres présentent aussi des apophyses transverses, épineuses,


articulaires supérieures et inférieures. Le trou vertébral est limité par un arc vertébral
constitué des lames et des pédicules vertébraux.

Si pendant le développement embryonnaire les arcs vertébraux ne se forment


pas correctement, la moelle épinière n’est pas protégée et on parle d’une maladie congénitale
dite spina bifida.

VUE SUPERIEURE DES VERTEBRES

Atlas et Axis : vue supérieure

Apophyse épineuse de l’Axis

Axis
Apophyse transverse
Atlas
Surface articulaire
(circulation avec l’os
occipital)
Apophyse odontoïde de l’axis
Trou transversaire
Caractéristiques
- Ces 2 vertèbres supportent la tête,
- Elles impliquent à la tête les mouvements de rotation, flexion et de déflexion ou extension,
- L’Atlas présente à se face supérieure deux surfaces articulaires pour les condyles occipitaux,
le mouvement de rotation s’effectue dans l’articulation de l’anneau de l’atlas avec
l’apophyse odontoïde de lait,
- L’atlas ne possède pas de corps vertébral ;
- L’axis sert à l’atlas comme une sorte de pivot autour duquel l’atlas tourne,
- Le trou transversalité (ou trou de conjugaison) offre un passage aux racines rachidiennes ou
nerfs spinaux.

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 LES VERTEBRES CERVICALES : 7

Apophyse épineuse bifide

Apophyse articulaire supérieure

Trou vertébral

Apophyse transverse

Corps vertébral
Trou transversaire
Caractéristiques :
- Elles appartiennent à la région du cou,
- Ce sont les plus petites des vertèbres,
- Elles possèdent une apophyse épineuse bifide.

 LES VERTEBRES THORACIQUES : 12


Apophyse épineuse
Lames vertébrales
Apophyse articulaire supérieure

Pédicule vertébral
Trou vertébral
Surface articulaire des côtes

Corps vertébral
Caractéristiques
- Elles possèdent une apophyse épineuse longue, courbée et descendante,
- Chaque corps vertébral et les apophyses transverses présentent des facettes articulaires
destinées à recevoir les côtes.
- Elles ont une dimension intermédiaire entre les vertèbres cervicales et les vertèbres
lombaires.

 LES VERTEBRES LOMBAIRES : 5

Apophyse épineuse
Apophyse articulaire supérieure

Trou vertébral Apophyse transverse

Corps vertébral massif

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Les os zygomatiques

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Caractéristiques anatomiques d’une vertèbre (a) Vue supérieure et (b) vue latérale

Vue latéro-supérieure montrant l’articulation entre la 1ère


et la 2e vertèbre cervicale (Atlas et Axis)

Vue supérieure d’une vertèbre cervicale

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Caractéristiques
- Sont les plus volumineuses de vertèbres,
- Possèdent une apophyse épineuse très épaisse,
- N’ont pas des surfaces articulaires des côtes.

VUE LATERALE DES VERTEBRES : THORACIQUES (& LOMBAIRES)

Vertèbres thoraciques
Facettes articulaires des côtes
Apophyse articulaire supérieure

Corps vertébral

Apophyse transverse
Apophyse épineuse

LES VERTEBRES SACREES ET COCCYGIENNES

 VUE DE FACE DU SACRUM ET DU COCCYX

Sacrum et coccyx
(a) Face antérieur et
(b) Face postérieure.

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Caractéristiques des vertèbres sacrées


- Elles sont soudées les unes aux autres pour former une seule pièce osseuse dite SACRUM,
- Le SACRUM est recourbé vers l’intérieur,
- Les limites des vertèbres sacrées sont marquées par les sillons transversaux,
- Presque à chaque extrémité du sillon il y a un trou dit trou sacré par où, passent les nerfs et
vaisseaux sanguins. Dou il existe 4 paires des trous sacrés,
- Elles ne possèdent pas de trou vertébral,
- Les surfaces latérales supérieures du sacrum forment les facettes articulaires où s’insèrent
les os iliaques du bassin.

Caractéristiques des vertèbres coccygiennes


- Elles sont fusionnées en une pièce osseuse dite coccyx,
- Elles ne possèdent pas d’apophyses transverses, d’apophyses épineuses ni de trou vertébral.

Chez l’adulte, la colonne vertébrale présente des courbures :


- Convexes au niveau cervical et lombaire,
- Concaves au niveau thoracique et sacré. A la naissance, seules les courbures thoraciques et
sacrées sont manifestes et les autres se manifestent à l’acquisition de la position debout.
On entend par :
- Lordose : Exagération d’une courbure normale à convexité antérieure,
- Cyphose : exagération d’une courbure normale à convexité postérieure,
- Scoliose : apparition d’une courbure anormale à convexité latérale.

Devant Derrière
Lordose Vue de la face
Cervicale
Cyphose Thoracique
Lordose Scoliose
Lombaire

Cyphose Sacré Scoliose

Scoliose

Les vertèbres cervicales, thoraciques et lombaires renferment dans leur canal


vertébral la moelle épinière qui baigne dans un liquide céphalo-rachidien.

Le rôle de ce liquide est de protéger le cerveau et la moelle épinière vis-à-vis


des chocs, il permet aussi de diagnostiquer une méningite grâce à la fonction lombaire qu’on
pratique en dessous du 3e vertèbre lombaire. Une méningite est une inflammation des
méninges qui sont des enveloppes protégeant le cerveau et la moelle épinière.

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(a) Vue latérale de la colonne vertébrale


(b) Radiographie des vertèbres cervicales (vue latérale)

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Vue antérieure du thorax

Les nerfs naissant de la moelle épinière passent à travers les trous


transversalités ou trous de conjugaison.

ES OS DE LA CAGE THORACIQUE : 25

Les côtes sont des os plats, courbes présentant à leurs parties postérieures, la
tête costale qui s’articule avec les deux corps vertébraux successifs et aussi avec les
apophyses transverses.

Pour chaque vertèbre thoracique, il y a une paire des côtes, les sept 1ères paires
des côtes s’articulent directement au sternum par l’intermédiaire de leurs cartilages hyalins :
ce sont les vraies côtes.

La huitième, la neuvième et la dixième paire des côtes vont rejoindre les


cartilages de la septième paire avant de s’articuler au sternum : ce sont les fausses côtes. La
onzième et la douzième paire des côtes présentent des extrémités libres : ce sont des côtes
flottantes car elles ne s’articulent pas au sternum.

Remarque :
La première côte est aplatie de haut en bas, tandis que les autres côtes sont aplaties de dedans
vers dehors.

Angle costal

Tête costale
Corps costal Col costal
LE STERNUM (Face antérieure ou ventrale)

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Incissure claviculaire
I Incissure costale
Manubrium sternal
Angle sternal
II Incissure costale
III Incissure costale
IV Incissure costale
Corps sternal
V Incissure costale
VI Incissure costale
VII Incissure costale

Appendice xyphïde
Le sternum est un os plat allongé et localisé devant le thorax.
Il comprend trois parties dont :

- Le manubrium sternal : qui va jusqu’à l’insertion de la 2e paire des côtes.


- Le corps sternal : c’est la partie moyenne qui va jusqu’à l’insertion de la 7ème paire des
côtes.
- L’appendice typhoïde : c’est la partie terminale s’ossifiant tardivement, le manubrium
sternal est limité du corps sternal par l’angle sternal. Le sternum a une grande importance
car :
- Il unit les différents segments osseux du thorax en avant,
- Il sert de lieu d’insertion aux os de la ceinture scapulaire (omoplate clavicule),
- Comme il contient la moelle osseuse rouge, il intervient dans la fabrication des cellules
sanguines. (Globules rouges, plaquettes),
- Il permet d’évaluer l’activité fonctionnelle de la moelle osseuse rouge par un examen de
laboratoire, grâce à la ponction sternale.

La cavité qui est limitée par les côtes, les vertèbres et le sternum est appelée
THORAX contenant : le cœur, les poumons, les gros vaisseaux sanguins, les vaisseaux
lymphatiques, nerfs.

2.2. SQUELETTE APPRENDICULAIRE : 126 os

2.2.1. Les os des membres supérieurs : 64 os

2.2.2. Les os de la ceinture scapulaire : 2 X2

LA CLAVICULE OU CLAVICULA (Vue d’en haut)

Tubercule conoïdienne

Extrémité acronienne

Extrémité sternale
Corps claviculaire

Caractérisations de la clavicule
- C’est un os d’origine membraneuse en forme de S,
- Son extrémité sternale s’articule avec le sternum,

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- Son extrémité acromienne s’articule avec l’acromion de l’omoplate

L’OMOPLATE OU SCAPULA (vue dorsale)

En médaillon, vue antérieure de la ceinture scapulaire (la cage thoracique étant


enlevée). (a) Face antérieure, (b) Face postérieure, (c) Vue latérale de
l’omoplate gauche.

Caractéristiques
- Os plat, mince, appliqué contre le thorax,
- Son bord vertébral est parallèle à la colonne vertébrale,
- Son bord axillaire regarde vers le creux axillaire,
- Son bord supérieur présente une échancrure ou incisure de l’omoplate,
- Sur sa face dorsale, l’omoplate présente une épine divisant l’omoplate en fosse supra-
épineuse et en fosse infra-épineuse,
- Lépine se termine par l’acromion,
- Su la face latérale, l’omoplate présente la cavité glénoïde dans laquelle s’articule la tête de
l’humérus.

Les os de l’extrémité libre

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Face antérieure : humérus droit


Sillon intertuberculaire ou
L’OS DU BRAS : humérus : 1X2 gouttière bicipitale
(Vue dorsale)
Grosse tubérosité Tëte
(trochiter)
Grand tubercule
Col anatomique
Petit tubercule ou
Petite tubérosité Col chirurgical
(trochin)

Fossette
Caractéristiques sus-condylienne radiale Fosse coronoïdienne
L’humérus présente :
Epicondyle externe Epicondyle interne
- Une épiphyse proximale,
- Une épiphyse distale,
- Une diaphyse, Trochlée
- Le col anatomique sépare la tête de la diaphyse,
Vue antérieure de l’avant-bras droit - Le col chirurgical est une ligne imaginaire
traversant la diaphyse en dessous de la tête de
l’humérus et c’est un endroit de prédilection pour
les fractures,
- Le grand tubercule regarde vers l’extérieur,
- Le petit tubercule regarde vers l’avant, entre les 2
tubercules, il y a le sillon inter-tuberculine,
- La diaphyse ou corps de l’humérus est cylindrique
dans sa partie proximale et de forme triangulaire
dans sa partie distale,
- La partie distale présente une surface articulaire en
rapport avec le radius et surtout avec le cubitus,
- La fosse coracoïdienne est sur la face antérieure du
côté cubitus et postérieurement de la partie distale,
il y a la fosse olécrâne,
- A l’extrémité distale, il y a l’épicondyle interne et
l’épicondyle externe qui sont séparées par la
trochlée.

L’humérus est relié à la ceinture


scapulaire par l’articulation scapulo-humérale.

LES OS DE L’AVANT-BRAS : 2X2

Radius et cubitus droits (face antérieure)

 Radius : Caractéristiques
- Localisé du côté pouce et présente à sa partie supérieure la tête radiale,

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- A son extrémité distale, il y a l’apophyse styloïde servant à l’insertion des tendons en


provenance du pouce,
- Le radius présente une tubérosité sur laquelle s’insère le muscle biceps,
- La tête radiale s’articule avec le cubitus par l’intermédiaire de la petite cavité sigmoïde.

CUBITUS : caractéristiques
Localisé du côté du petit doigt au côté ulna,
- Il est plus impliqué que le radius dans l’articulation du coude, mais au niveau du poignet,
c’est l’inverse,
- Le cubitus présente au niveau du coude une projection qu’on appelle olécrâne,
- L’apophyse coronoïde est une projection petite antérieure du cubitus,
- Entre l’olécrâne et l’apophyse coronoïde, il y a la grande cavité sigmoïde,
- A la tête du cubitus, il y a l’apophyse styloïde,
- Entre le radius et le cubitus, il y a l’espace interosseux occupé par la membrane
interosseuse.

N.B. : Un tendon est une extrémité musculaire fibreuse, blanche, résistante et plus ou moins
allongée par laquelle le muscle s’insère sur un os. Les tendons sont entourés par une gaine
(conjonctive), destinée à favoriser leur glissement.
Tête
HUMERUS DROIT humérale
Grosse tubérosité (trochiter)
Petite tubérosité (trochin)
Gouttière ficipitale Col
anatomique Col chirurgical

Tubérosité deltoïdienne Gouttière radiale


Crête sus-
condylienne
médiane
Crête sus-condylienne latérale
Epicondyle
Fossette sus-condylienne médian ou
interne
Condyle
Epicondyle latéral ou externe
Fossette coronoïdienne Trochlée Fosse olicrânienne

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LES OS DE LA MAIN (: 27 X2

- Les os carpiens : 8 X 2, Phalangette


- Les os métacarpiens : 5 X2,
- Les phalanges : 14 X2. Distale Phalangine
Phalanges Phalange proximale
Médiane

Proximale

Métacarpiens

Os crochu Trapézoïde
Os pisiforme
Trapèze
Carpiens Os pyramidal Scaphoïde
Os semi-lunaire Grand os
Cubitus Radius
Les os carpiens forment les os du poignet, sont rangés en 2 rangées et ils sont
liés ensemble par des ligaments.
Les os métacarpiens sont numérotés de I à V à partir du côté pouce.
Leurs extrémités distales s’articulent aux phalanges proximales, mais leurs extrémités
proximales, s’articulent aux carpiens correspondants. Chaque doigt possède 3 phalanges sauf
le pouce qui en possède 2. On distingue la phalange proximale, médiane et distale.
- Le 1er doigt est pouce,
- Le 2ème doigt est index,
- Le 3ème doigt est majeur,
- Le 4ème doigt est annulaire,
- Le 5ème doigt est auriculaire ou petit doigt.

LES OS DES MEMBRES INFERIEREURS : 62

Os iliaque droit (face externe)


Ilion
Crête iliaque
Ligne demi-circulaire antérieure
Ligne demi circulaire postérieure
Epine iliaque antéro-supérieure
Epine iliaque postéro-supérieure
Ligne demi-circulaire inférieure

Epine iliaque postéro-inférieure


Epine iliaque antéro-inférieure
Grande échancrure sciatique Cavité cotyloïde
Branche horizontale du pubis
Epine sciatique
Crête pectinéale
Petite échancrure sciatique
Angle du pubis
Tubérosité ischiatique Epine du pubis
Pubis
Branche descendante du pubis
Surface lunaire
Les os de la ceinture pelvienne ou os du bassin : 1X2
Ischion Trou obturateur ou ischio-pubien
Branche ascendante de l’ischion

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Le bassin est constitué de 2 os coxaux ou iliaques qui sont unis devant par la
symphyse pubienne et en arrière par les derniers segments de la colonne vertébrale (sacrum et
coccyx).

Caractéristiques
- Los coxal est un os plat et large composé primitivement de trois (3) os : ilion, ischion et
pubien qui sont encore séparés à la naissance par du cartilage mais à partir de 14 ans, ils
sont réunis par synostose au niveau de la cavité cotyloïde qui est le centre de l’os coxal,
- L’ilion est le plus volumineux. Son bord supérieur forme la crête iliaque dont l’épine
iliaque antéro-supérieure forme la proéminence de la hanche. Sous l’ilion, il y a la grande
échancrure sciatique, puis vient la petite échancrure-sciatique sous l’épine sciatique,
- L’ischion : constituent la partie postéro-inférieure de l’os coxal ou iliaque ses tubérosités
reçoivent le poids du tronc en position assise,
- Los pubien : constitue la partie antérieure de l’os coxal,
- Les 2 os pubiens se rencontrent devant pour former la symphyse pubienne. Les 2 branches
pubiennes entourant le trou obturateur qui est fermé par une membrane fibreuse sauf à
l’endroit où passent les vaisseaux sanguins et les nerfs en direction de la cuisse.

N.B. : On note certaines différences entre le bassin chez l’homme et le bassin chez la femme,
liées à la grossesse.
 Chez la femme, le bassin est plus grand, évasé et moins profond.
 Tandis que chez l’homme il est moins grand et profond.

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(a) Face interne et (b) face externe de l’os iliaque droit. les lignes pointillées en couleur indique
approximativement le point de jonction du pubis, de l’ischion et de l’ilion.

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Vue antérieure du bassin de l’homme (a), du bassin de la femme (b) et (c) radiographie
du bassin de la femme (vue antéro-postérieure)

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OS DE LA CUISSE : 1 X2 : Fémur

Caractéristiques (a) Vue antérieure et (b) Vue postérieure du fémur droit


- C’est l’os le plus long de
l’organisme,
- Sa tête sphérique forme avec la
cavité cotyloïde l’articulation de
hanche, dite articulation coxo-
fémorale,
- Le grand et le petit trochanter sont
des proéminences où s’insèrent les
muscles de la cuisse,
- A l’extrémité distale il y a les
épicondyles qui sont des points
d’attaches pour les ligaments et les
tendons,
- A la face antérieure de l’extrémité
distale, entre les 2 condyles il y a la
surface rotulienne destinée à
s’articuler avec la rotule.

ROTULE DROITE

Caractéristiques
(a) Vue antérieure et (b) vue postérieure de la jambe droite
- C’est un os sésamoïde inclus dans
Echancrure intercondylienne
le tendon du muscle quadriceps
fémoral,
- Participe à la constitution de l’articulation
du genou par ses surfaces articulaires,
- Présente un sommet, une base et deux
surfaces articulaires pour les condyles
interne et externe du fémur,

LES OS DE LA JAMBE : Tibia et


péroné ou fibule

Caractéristiques

Tibia :
- Os le plus volumineux et interne de la
jambe,
- Son épiphyse proximale s’articule avec les
condyles correspondants du fémur et
présente un condyle interne et un condyle
externe,
- Séparés par l’éminence inter-condylienne,
- La surface articulaire du condyle interne
est plus allongée dans le sens sagittal et

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pourtant pour le condyle externe, elle est plus étendue dans les sens frontales,
- A la face antérieure de l’épiphyse proximale du tibia, il y a la tubérosité tibiale,
- A l’épiphyse distale du côté interne, il y a une proéminence de la cheville dite malléole
interne,
- Le tibia forme avec le fémur l’articulation du genou ou l’articulation tibia-fémorale pour
rétablir la concordance entre la convexité prononcée des condyles fémoraux et la concavité
peu profonde des surfaces articulaires du tibia, il s’interpose sous chaque condyle fémoral
un tissu fibre-cartilagineux en forme de demi-anneau que l’on appelle ménisque.

Péroné ou fibule :
- Il ne participe pas à l’articulation du genou,
- C’est l’os le plus petit et externe de la jambe,
- C’est un os long et effilé dont l’extrémité distale présente une proéminence du côté externe
et que l’on appelle malléole externe.
Entre le tibia et le péroné, il y a un espace interosseux occupé par la membrane interosseuse.
Le fémur forme avec le tibia un angle variant entre 150° et 175° : c’est le genou
physiologique.

Fémur Fémur

150° à 175°
Tibia
Tibia

On peut observer deux variations :


1) Quand l’angle formé est inférieur 2) quand l’angle formé est supérieur
À 150°, on parle de genou ou à 175°, on parle genou ou gens
Grenus valgus. Ou Varus.
Fémur Fémur. Fémur Fémur

150° 175°

Tibia Tibia. Tibia Tibia.

Remarque : Le genou possède la plus grande articulation de notre corps.

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LES OS DU PIED : (26) X2

a) Les os tarsiens ou tarses : 7 X2


b) Les os métatarsiens ou métatarses : 5 X2
c) Les phalanges : 14 X2

PIED DROIT :
(a) Vue supérieure des os de la cheville (tarse) et du pied droits.
(b) Radiographie du pied droit (vue latérale)

Les os du pied sont homologues à ceux de la main, on distingue 7 os tarsiens 5


os métatarsiens et 14 phalanges. Le calcanéum (os talon) est le plus volumineux et fort, il est
surmonté du talus ou astragale (trochlée), qui en s’articulant au tibia, supporte tout le poids du
corps. Ainsi, la construction du pied assure la position débout du corps et en même temps la
marche.

L’articulation du pied avec la jambe est garantie par l’articulation du coup de


pied. C’est une articulation réunissant le tibia, le péroné et le talus ou l’astragale. Les surfaces
articulaires latérales du talus s’articulent avec les surfaces articulaires malléolaires du tibia et
du péroné.

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CHAP. II : ARTHROLOGIE

Définition : Les articulations sont les endroits où les jonctions qui unissent
Les os entre eux. On distingue :

- Les articulations non mobiles ou synarthroses et


- Les articulations mobiles ou diarthroses ou synoviales

A. LES ARTICULATIONS NON MOBILES OU SYNARTHROSES OU


IMMOBILES

Selon le matériel qui unit les os entre eux, on distingue :

1. Les articulations fibreuses : dans ce cas, c’est un tissu fibreux qui unit les os entre
eux, il y a :
- Syndesmose : ex : articulation entre le tibia et le péroné (les fibres de l’articulation ou
ligament sont plus longues).
- Suture : ex : entre les os du crâne chez le nouveau-né (dans ce cas les fibres de
l’articulation sont courtes)
- Gomphose : ex : entre la racine dentaire et l’os alvéolaire (l’ensemble des ligaments
fixant la dent dans l’os alvéolaire).

2. Les articulations cartilagineuses ou les amphiarthroses

Il s’agit du tissu cartilagineux qui unit les os entre eux. On peut observer une
certaine mobilité de l’articulation grâce à la compressibilité et à l’élasticité du tissu
cartilagineux ; c’est pour cette raison que pour certains, elles sont considérées comme des
articulations semi-mobiles. Il y a :

- Les synchondroses : dans ce cas, il s’agit du cartilage hyalin qui unit les os entre eux
qui peut être :
 Temporaire : ex : le cartilage de croissance des os longs
 Permanente : ex : les cartilages costaux entre les côtes et le sternum.

- Les symphyses : dans ce cas, il s’agit du cartilage fibreux qu’on trouve entre les os.
Exemples :
 Symphyse pubienne
 Disques cartilagineux intervertébraux

Remarque : L’amphiarthrose est une désignation ancienne pour une articulation peu mobile.
La désignation était donnée par GALEN, Médecin à Rome au premier siècle.
L’amphiarthrose est caractérisée par des ligaments interosseux comme par exemple
l’articulation sacro-iliaque seulement un discret mouvement de bascule et de glissement est
possible.

3. Les articulations osseuses : dans ce cas, le matériel qui unit les deux os est un tissu
osseux :
Ex :

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 Soudure de la diaphyse à l’épiphyse proximale suite à l’ossification du cartilage de


croissance entre 16 ans et 25 ans.
 Ossification des sutures entre les os du crâne chez l’adulte.

B. LES ARTICULATIONS MOBILES OU SYNOVIALES OU DIARTHROSES

Elles sont caractérisées par :


- Une fente ou cavité articulaire remplie de liquide synovial ;
- Des surfaces articulaires couvertes des cartilages articulaires ;
- Une capsule articulaire constituée d’une couche externe fibreuse et d’une couche
interne synoviale.

Surface articulaire
Couche synoviale
Capsule articulaire
Repli Dans la cavité articulaire, on
synovial Cavité ou fente
trouve le liquide synovial produit par la
articulaire
couche synoviale. C’est un liquide
visqueux et clair, il transporte aussi les
nutriments aux cartilages articulaires.
Généralement, une articulation est renforcée par des ligaments. Au niveau de certaines
articulations, on peut observer des accessoires comme :
 Bourses et gaines des tendons : ce sont des formations synoviales ayant le rôle de
diminuer la friction (ou frottement) de l’os à la peau ou aux muscles ou aux ligaments
ou aux tendons.
 Les bourses sont sous – cutanées ou coincées entre un tendon et un os ;
 Les gaines des tendons sont présentes aux points de rencontre des tendons et des os,
des articulations.
Bourse synoviale

Gaine (tendon)
 Disque articulaire formé du cartilage
Bourrelet péri-
Muscle fibreux et situé à l’intérieur de la capsule
articulaire

Surface articulaire articulaire et divise la cavité articulaire en


Capsule articulaire deux ;
Ex. : Articulation temporo-mandibulaire
 Ménisque articulaire : formé du cartilage fibreux et situé à l’intérieur de la capsule
articulaire et occupe seulement une partie de la cavité articulaire.
Ex. : Articulation du genou.

Toutes les articulations mobiles


sont capables d’exécuter des mouvements sous
Ménisque
articulaire l’action de leurs muscles moteurs. Les
O
mouvements principaux se font dans les 3 plans de
O Disque l’espace autour d’un axe qui est toujours
s Os
articulaire perpendiculaire au plan dans lequel
s mandib

ule

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Se font les mouvements. Chaque mouvement peut se faire par glissement, par roulement ou
par pivotement. Très souvent le glissement et le roulement sont combinés. Les mouvements
principaux sont :

- Flexion – extension : au tour d’un axe frontal

 La flexion : c’est quand un segment de membre ou le membre concerné réduit son


angle par rapport au segment ou partie proximale.
Ex. : Flexion de l’avant-bras
 L’extension : c’est l’inverse de la flexion, c’est-à-dire accentuation de l’angle entre les
2 segments d’un membre ou du membre concerné par rapport à la partie proximale.
Ex. : Extension de l’avant-bras.

- Adduction – abduction : autour d’un axe sagittal


 L’adduction est quand un membre concerné s’approche de l’axe principal du corps ;
Ex. : Adduction du membre supérieur par rapport à l’épaule
 L’abduction est quand un membre concerné s’éloigne de l’axe principal du corps.
Ex. : Abduction du membre supérieur par rapport à l’épaule

- Rotation : autour d’un axe vertical. C’est un mouvement circulaire.


Ex. : le signe d’exprimer NON par les mouvements circulaires de la tête.

On distingue :
- Pronation : mouvement de rotation interne d’un segment de membre
Ex. : pronation de la main
- Supination : mouvement de rotation externe d’un segment de membre
Ex. : supination de la main

Remarque : la circumduction : est la combinaison d’au moins de deux mouvements


principaux. La classification des articulations mobiles ou diarthroses se fait d’après la
configuration géométrique des surfaces articulaires. On distingue :

1) Les articulations sphériques ou sphéroïdes ou énarthroses : ce sont des articulations


dont la surface convexe correspond à un segment d’une sphère.
Par exemple : une tête articulaire qui s’emboite dans une cavité. L’articulation
sphérique possède 3 degrés de liberté et des axes infinis qui traversent le centre
géométrique de la sphère.
Exemples :
- Articulation scapulo-humérales
- Articulation coxo-fémorale

2) Articulation ellipsoïdale ou condylienne : leurs surfaces articulaires sont représentées


par des segments d’ellipsoïde comme par exemple l’articulation du poignet, c’est-à-dire
entre les radius et les os carpiens ; l’articulation entre les condyles du crâne et l’atlas ;
l’articulation temporo-mandibulaire.

3) Articulation par emboîtement réciproque ou articulation en selle :


En fait, c’est une variante de l’articulation ellipsoïde, elle possède aussi 2 degrés de
liberté et deux axes.
Ex. : Articulation carpo-métacarpienne ; articulations condyliennes.

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4) Articulation à poulie de charnière ou (trochléennes) :


La surface articulaire convexe est en forme de poulie constituée d’un cylindre creuse
d’une gorge. La surface concave possède une crête mousse qui s’oppose à la gorge du
cylindre. Elles ont un degré de liberté et possèdent seulement un axe.
Ex. : Articulation Cuito-humérale ou (huméroulnaris) ; articulations
Inter phalangiennes.

5) Articulations à pivot ou trochoïde : la surface articulaire convexe est constituée d’un


cylindre osseux qui tourne sur son axe unique dans un anneau ostéofibreux. Elle a un
degré de liberté et seul le mouvement de rotation autour de l’axe longitudinal de l’os est
possible.
Ex. : Articulation de l’atlas avec l’apophyse odontoïde de l’axis.

6) Articulation à surfaces planes ou articulations planes ou arthrodies : les surfaces


articulaires sont des surfaces plates ou légèrement courbées. Seulement un mouvement de
glissement d’amplitude restreinte est possible.
Exemples :
- Articulation entre les apophyses articulaires des vertèbres ;
- Entre les carpes ; les tarses.

Les articulations peuvent être uniques : ce sont des articulations simples. Il existe aussi
plusieurs articulations réunies dans une seule capsule articulaire : ce sont les articulations
composées.
Il existe aussi ce qu’on appelle bourrelet péri-articulaire qui agrandit la cavité articulaire.
La bourse synoviale protège l’articulation de frottement de tendon. Les articulations sont
richement vascularisées et innervées.

Quelques notions de pathologie articulaire

- Arthrite : inflammation aiguë d’une articulation


- Arthrose : inflammation chronique d’une articulation
- Bursite : inflammation de bourse séreuse ou synoviale
- Synovite : inflammation de la couche synoviale
- Hémarthrose : présence de sang dans la cavité articulaire
- Hydarthrose : augmentation de liquide synovial dans la cavité articulaire
- Entorse : lésion traumatique d’une articulation résultant de sa torsion brusque ;
accompagnée d’élongation, d’étirement ou de rupture d’un ou de plusieurs ligaments
mais sans déplacement des surfaces articulaires (ex : entorse de cheville)
- Foulure ou subluxation : c’est une luxation incomplète où il y a un déplacement partiel
de surfaces articulaires (stade compris entre une luxation complète et une entorse).

N.B. Parfois la subluxation peut entraîner une hémarthrose (articulation contenant du sang) ou
une hydarthrose (de l’eau).

- Luxation : c’est un déplacement permanent de surfaces articulaires qui ont perdu


complètement leur relation normale. Dans ce cas, l’appareil ligamentaire est déchiré
et la tête articulaire est sortie de sa cavité.

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Normale
Entorse Subluxation Luxation

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CHAP. III : MYOLOGIE

La myologie est l’étude des muscles. L’organisme humain compte plus de 600
muscles. Les muscles ont comme propriétés importantes la contractilité et l’excitabilité. On
distingue trois types des muscles : strié, lisse et cardiaque. Tous les trois sont contractiles
mais différents par la nature de leurs fibres (cellules) et l’agencement de celles-ci les unes par
rapport aux autres.

1. LE MUSCLE STRIE :

Appelé aussi muscle squelettique ou volontaire : est le plus abondant dans


l’organisme. Il est soumis à notre volonté. Sa contraction est rapide et non rythmée. Il est
innervé par le système nerveux volontaire. Les muscles striés constituent l’appareil
locomoteur actif. Ils se présentent sous deux formes :

a) Les muscles peauciers (ou muscles cutanés) : sont situés sous la peau de la tête (face)
et du cou.
b) Les muscles squelettiques (ou muscles skeet)
Le muscle strié est constitué par un assemblage de fibres musculaires (cellules
musculaires) groupés en faisceaux. Les faisceaux musculaires sont entourés par un tissu
conjonctive-élastique, c’est-à-dire le périmysium interne. Plusieurs faisceaux musculaires
sont entourés d’une couche plus épaisse, c’est le périmysium externe.

Dans le périmysium cheminent les vaisseaux et nerfs destinés aux muscles. La


plupart des muscles se terminent par un tendon. Le tendon est la suite du tissu conjonctif du
muscle, un tendon est très solide et l’union du muscle avec le tendon est très intime.
Généralement, chaque muscle possède une partie charnue et deux portions tendineuse.
D’après le comportement de ces deux constituants, on divise les muscles en :

 Muscles fusiformes : ce sont des muscles longs, capables d’un grand


raccourcissement. La portion charnue peut comporter deux ou plusieurs
ventres.

 Muscles bipennés ou penniformes : les faisceaux musculaires sont obliques


comme la barbe d’une plume. Ils produisent
une forte traction avec faible déplacement.

 Muscles uni pennés ou semi penniformes :

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Muscles sphincters et orbiculaires (muscles annulaires) : ils entourent les orifices. Ainsi, les
muscles pennés peuvent être uni pennés, bipennés ou circupennés.

 Structures d’attache musculaire : Les muscles peuvent être rattachés les uns aux
autres ou à la peau par du tissu conjonctif ; c’est le cas des muscles de la face qui
agissent sur la parole et l’expression faciale. La plupart des autres sont rattachés à une
ou plusieurs pièces du squelette par des cordons de tissu conjonctif dense qu’on
appelle des tendons ou aponévroses.

Les aponévroses sont des tendons d’insertion des muscles larges. L’enveloppe
du muscle s’appelle fascia. Elle entoure le muscle et sépare les muscles les uns des autres.
Les fascias peuvent aussi former des loges musculaires en se fixant sur l’os ; comme par
exemple le septum intermusculaire. Dans des cas particuliers (les cordes vocales) ; les
muscles sont attachés à du cartilage.

 Les parties du muscle : comme le muscle n’effectue avec force que des mouvements
de contraction, il ne peut que tirer (jamais pousser). Son action consiste donc à
rapprocher deux points l’un de l’autre. Le point qui reste stationnaire pendant la
contraction s’appelle point d’origine. Le point opposé, celui qui se déplace, se
n’appelle point d’insertion. Quelques rares muscles, cependant, peuvent mouvoir l’un
ou l’autre des deux points selon le cas et inverser ainsi leurs points d’origine et
d’insertion.

 Modes d’action : un muscle fait généralement mouvoir un os par rapport à un point


fixe, l’articulation, qui doit se situer entre le point d’origine et le point d’insertion. La
plupart du temps, les muscles n’agissent pas seuls mais en groupe, ce qui assure la
précision des mouvements. Le muscle qui assure le mouvement principal brut est
appelé moteur principal. Celui ou ceux qui stabilisent ou orientent cette contraction
sont appelés synergistes. Celui qui s’oppose à ce mouvement, soit pour le diminuer
(pour plus de précision) par exemple) ; soit pour l’annuler, s’appelle l’antagoniste.
Prenons l’exemple du mouvement d’un doigt ; le moteur principal est un extenseur
situé dans l’avant-bras et inséré à la face dorsale d’un os du doigt ; de petits muscles
de la main agissent comme de synergistes en complétant l’extension et d’autres
(fléchisseurs) agissent sur la main pour l’empêcher d’être influencée par le
mouvement de traction ; les antagonistes principaux sont les fléchisseurs des doigts,
situés dans l’avant-bras également.

 Nomenclature : les noms qu’on donne aux muscles, nous renseignent beaucoup sur
leur emplacement ou leur fonction. Par exemple, les fléchisseurs des doigts assurent
la flexion des doigts ; les interosseux palmaires sont situés entre les os de la main du
côté de la paume.

D’autres cas, c’est le nombre de points d’origine qui donne au muscle son nom :
le biceps a deux tendons à l’origine ; le triceps en a trois. Le nom peut également être
inspiré de la forme du muscle (le deltoïde à la forme d’un delta) ou de son point
d’insertion (le sterno-cléido-mastoïdien, par exemple, s’attache au sternum, à la clavicule
et à l’apophyse mastoïde de l’os temporal).

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Les espaces intermusculaires sont des plans celluleux de glissement au niveau


desquels se déplacent les muscles et les tendons. Ces espaces de glissement sont les voies
suivies, par les épanchements séré-hémorragiques ou purulents au cours de phlegmons.

Sous l’influence de la contraction musculaire, les os se déplacent et c’est grâce


aussi à leurs articulations. Les muscles synergistes sont appelés aussi muscles congénères.

 Un tendon : est une extrémité fibreuse, résistante, presque blanche et plus ou


moins allongée par laquelle le muscle s’insère sur un os. Ex. : tendon d’Achille.
On entend par :
 Contraction isométrique : lorsque la contraction musculaire se fait sans
changement de longueur du muscle. Dans ce cas, elle est exclusivement
statique et sert à l’immobilisation d’une articulation.
 Contraction isotonique : lorsque la contraction musculaire se fait avec
raccourcissement du muscle. Dans ce cas, elle est accompagnée d’un
déplacement.
 Tonus musculaire : est une contraction permanente du muscle liée au
protoplasme ou à sa composante interne et qui diminue avec l’avancement en
âge.
 Ligament : bandelette fibreuse destinée à maintenir en place un ou plusieurs
organes (exemple : ligament articulaire).
 Gaine : enveloppe conjonctive fibreuse ou séreuse entourant le tendon
musculaire et destiner à favoriser le glissement du tendon.
 Fascia : c’est l’enveloppe du muscle
 Aponévrose : tendon très large d’insertion musculaire

2. LE MUSCLE LISSE :
noyau
On l’appelle aussi muscle
viscéral ou involontaire car, il est
MUSCLE LISSE indépendant de notre volonté. Il assure le
noyau fonctionnement automatique (involontaire)
d’organes comme le tube digestif, la vessie,
l’utérus, les vaisseaux sanguins. Sa
striés
contraction est lente et rythmique. Il est
innervé par le système nerveux autonome.
Disque intercalaire
MUSCLE CARDIAQUE
Noyau

striés

MUSCLE STRIES

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Vue antérieure des muscles du corps

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Vue postérieure des muscles du corps

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Muscles de la mastication

a) Les muscles temporaux et le b) Les muscles ptérygoïdiens.


masséter sont les muscles Le masséter et le temporal
des masticateurs les plus ne sont pas illustrés, l’arcade
forts zygomatique et la mandibule
sont représentées en coupe.

b)

Muscles extrinsèques de la langue et muscles sushyoïdiens du cou.

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Muscles scalènes vus de front. Le scalène


Muscles de la colonne vertébrale antérieur droit a été enlevé.

1ère vertèbre Base de


cervicale l’occipital

scalène scalène
moyen antérieur
scalène
postérieur

Deuxième côte Sternum

(a) Les muscles spinaux montrant les (b) Médaillon montrant les muscles splénius
portions des muscles long dorsal, ilio-costal de la tête et grand complexus.
et épi-épineux.

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Muscles intercostaux externes et internes

Les muscles superficiels de la poitrine, de l’épaule et du bras antérieur.

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Muscles postérieurs profonds reliant le bras à l’omoplate. Le muscle deltoïde est enlevé.

Muscle brachial antérieur et coraco-


brachial. Le biceps brachial, muscle plus
Muscle biceps brachial superficiel, est enlevé.

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Muscles postérieurs profonds de la main et de (a) Muscle psoas


l’avant-bras droits. Les muscles superficiels ont
été enlevés.

(b) Muscle iliaque

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Muscles postérieurs profonds de la hanche. Le grand fessier et le moyen fessier sont


coupés pour montrer les muscles profonds.

Vue antérieure de la cuisse droite montrant les muscles du


compartiment médian (adducteur) de la cuisse

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Coupe transversale de la cuisse droite montrant les trois compartiments et les mouvements permis
par les muscles qui y sont présents.

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Muscles droit interne de la


cuisse et obturateur externe

Muscles individuels formant le


quadriceps crural

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Muscles agissant sur le pied et sur les orteils

Muscle couturier

Coupe transversale de la jambe droite montrant


les trois compartiments et les mouvements permis
par les muscles qui y sont présents.

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Muscles profonds du compartiment Muscles individuels profonds du


postérieur de la jambe droite. Les jumeaux compartiment postérieur de la jambe droite.
du triceps sural et le soléaire sont enlevés.

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PARTIE II : DIFFERENTS SYSTEMES

CHAP. I : LE SYSTEME CIRCULATOIRE


1. Le sang
2. La coagulation sanguine
3. Les groupes sanguins
4. Le cœur et la circulation sanguine
5. La circulation lymphatique

I.1. LE SANG
Définition : Le sang est un liquide rouge visqueux constitué de 2 parties :
- Une partie liquide appelée plasma
- Une partie cellulaire constitué des :
 Globules rouges
 Globules blancs
 Plaquettes

Les cellules sanguines appelées aussi éléments figurés du sang se trouvent en suspension dans
le plasma. La couleur rouge du sang est due à un pigment colorant : Hémoglobine se trouvant
dans les globules rouges.

QUELQUES TERMINOLOGIES

- Globules rouges : hématies = érythrocytes


- Globules blancs : leucocytes
- Plaquettes : thrombocytes
L’organisme humain contient un volume sanguin d’environ 7% du poids corporel soit 5
litres.

I.1.1. PLASMA

Composition : - Eau à 91 %
- Protéines : albumines, globulines, fibrinogènes, ...

 Substances organiques dont :


a) Substances organiques azotées : urée, acide urique, ammoniac, bilirubine,
créatinine, …
b) Substances organiques non-azotées : glucides, lipides, cholestérol, acide lactique.
 Sels minéraux sous forme des :
- Cations (ions chargés positivement. Ex. : Na+, K+, ça²+, Mg², Mn²+, …)
- Anions (chargés négativement.)
La plupart des éléments du plasma sont ioniques. Dou le plasma doit être électriquement
neutre. C’est-à-dire : il faut qu’il y ait un équilibre entre les charges positives et les charges
négatives.
C’est à cause de ces charges qu’on va introduire les notions suivantes :

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 Equilibre acido-basique
 Substances tampons
 Réserve alcaline

EQUILIBRE ACIDO-BASIQUE

Comme le métabolisme cellulaire tend à produire les substances acides


contribuant à augmenter l’acidité du plasma qui est caractérisé par la présence d’ions H+ qui
définit le potentiel en ions hydrogène (PH) pour que l’équilibre plasmatique reste constant, il
faut que l’organisme élimine les ions H+ au fur et à mesure de leur production. Cette
élimination d’ions H+ se fait au niveau de reins (d’où acidité de l’urine) au niveau des
poumons selon la réaction suivante :

H²CO3 H²O+Co²

S’il y a surproduction d’ions H+, il y a dans le plasma des substances capables


de capter facilement les ions H.
Ce sont les substances tampons comprenant : les protéines qui sont sous forme de protéinases
de sodium en présence d’ions H+, elles cèdent lion Na+ (sodium) pour capter lion.

L’HEMOGLOBINE

A son état d’anion, il peut capter les ions H+

LES BICARBONATES (HCO3-) surtout : dont la quantité totale est appelée réserve alcaline.

I.1.2. LES ELEMENTS FIGURES DU SANG

A. Globules rouges ou hématies ou érythrocytes

Ce sont les cellules particulières sans noyau (anucléées) spécialisées dans le


transport d’oxygène grâce à un pigment : l’hémoglobine.
Le nombre normal varie aux environs de 5.000.000 GR/mm3 de sang. Chez la femme le
nombre varie entre 4.000.000 à 4,5 millions GR/mm3 de sang. Chez le nouveau-né le nombre
varie entre 6.000.000 à 7.000.000 GR/ mm3 de sang.
Morphologie des GR : les globules rouges ont l’aspect de petits disques circulaires et
biconcaves et ils sont très élastiques.
Cependant on peut observer des hématies :
 Ovales ou ovocytes
 Sphériques ou sphéricités
 En faucilles en cas de drépanocytose
Variation des nombres :

On peut noter des augmentations physiologiques par exemple :


 Chez les personnes vivant en haute altitude ; après un exercice physique intense.
 Chez le nouveau-né : juste après la naissance (c’est suite à une hypoxie physiologique
intra-utérine). Cependant, on peut observer une augmentation pathologique du
nombre de globules rouges, exemple en cas de maladie de vaquez.

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Formation des globules rouges

Avant la naissance chez les fœtus, ils sont formés dans le foie, la rate, la moelle
osseuse des os courts et plats. (Ex. sternum, vertèbres, cotes, os du crâne, crête iliaque).

Mais après la naissance ils sont uniquement formés dans la moelle osseuse
rouge. Comme la moelle osseuse rouge est le lieu de formation des globules rouges, on
l’appelle organe hématopoïétique. La formation des globules rouges s’opère à partir d’une
cellule souche :
Hémocytoblaste qui va évoluer vers le stade d’érythroblaste, normo blaste réticulocyte ne
possédant plus de noyau et puis à celui d’hématie définitive.
Ce processus de formation des globules rouges dans la moelle osseuse rouge s’appelle
érythropoïèse. La fabrication normale des globules rouges nécessite un apport alimentaire
obligatoire en vitamine B12, vitamine B6 ou pyridoxine en acide folique et en fer. Un apport
alimentaire quotidien de 10 à 15 mg de fer est suffisant. On obtient du fer alimentaire à partir
de : - viande (en muscles) surtout le foie, les œus, fromage, petit pois, haricots, harengs,
morue, riz, pomme de terre.

Structure de l’hématie : comme c’est une cellule sans noyau, elle possède un pigment
important : hémoglobine constituée de :
 La partie protéinique = globine
 Une partie non protéique ou groupe prosthétique : l’hème qui est formé de fer et d’une
porphyrine (substance dérivant de l’hémoglobine et dont ses substances se trouvent
dans les urines et dans les matières fécales).

Hémoglobine

Hème (5%) Globine (95%)


Fer + porphyrine

Bilirubine Peptides

Urobiline (urines) Acides aminés

Stercobiline (fèces)
On entend par :
- Hématocrite : le volume du sang total occupé par les globules rouges et qui est
exprimé en %. La durée de vie des globules rouges est de 120 jours.
Rôle des globules rouges : le fait qu’ils contiennent l’hémoglobine qui est un pigment
par lequel ils captent l’oxygène.

Numération des hématies en millions / mm3 de sang

 Nouveau-né : 5,1 ± 1 millions des globules rouges / mm3 de sang


 Enfant d’un an : 4,6 millions des globules rouges / mm3 de sang
 Enfant de 10 ans : 4,7 millions des globules rouges / mm3 de sang
 Homme adulte : 5,4 ± 0,8 millions des globules rouges / mm3 de sang
 Femme adulte : 4,8 ± 0,6 millions des globules rouges / mm3 de sang

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Taux d’hémoglobine en grammes pour 100 ml de sang (g %)

 Nouveau-né : 19,5 ± 5 g %
 Enfant d’un an : 11,2 g %
 Enfant de 10 ans : 12,9 g %
 Homme adulte : 16 ± 2 g %
 Femme adulte : 14 ± 2 g %

Hématocrite (HT) en ml pour 100 ml de sang (%)

 Nouveau-né : 54 ± 10 %
 Enfant d’un an : 35 %
 Enfant de 10 ans : 37,5 %
 Homme adulte : 47,0 ± 7 %
 Femme adulte : 42 ± 5 %

B. Globules blancs ou leucocytes

Ils sont appelés ainsi car ils ne possèdent pas un pigment coloré.
Rôles :
 Défense de l’organisme et raison pour laquelle on les trouve non seulement dans le
sang mais aussi dans les espaces interstitiels. Leur durée de vie est courte par rapport
à celle des globules rouges de même que leur nombre est inférieur à celui des globules
rouges. Valeur normale varie entre 5.000 à 10.000 globules blancs/ mm3 de sang. On
distingue 2 groupes des globules blancs :

1. Granulocytes ou polynucléaires

(Ils possèdent des granulations et au moins 2 noyaux). Ce groupe comporte 3


catégories :

a) Les neutrophiles
50 à 70% de l’ensemble des globules blancs. Ils possèdent les granules violets.

Granules violets

Noyau polylobé

b) Les basophiles représentent 0 à 1 % de l’ensemble des globules blancs et possèdent les


granules bleus.

Noyau polylobé
Granules bleus

c) Eosinophiles : représentent 0 à 3 % de l’ensemble des globules blancs et possèdent des


granules rouges.

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Noyau polylobé
Granules rouges

2. Granulocytes / mononucléaires

Ce sont les cellules qui possèdent un seul noyau et dont on distingue 2


catégories :
 Les lymphocytes : ils représentent 21 à 40 % de l’ensemble des globules blancs.

 Les monocytes : ce sont des cellules volumineuses avec un gros noyau et ils
représentent 2 à 8 % de l’ensemble des globules blancs. Si on cherche à connaître le
pourcentage respectif de chacun de types des globules blancs, on fait ce que l’on
appelle la formule leucocytaire ou formule différentielle.

Fonctions des globules blancs

Ils interviennent dans la défense de l’organisme grâce à leur propriété de


phagocytose : consistant à ingérer les corps étrangers ou microbes. En plus, les globules
blancs peuvent se rendre sur le lieu d’infection en traversant les parois des capillaires
sanguins : c’est le phénomène de diapédèse. Quant aux lymphocytes, ils interviennent dans la
production des anticorps.
Numération des globules blancs

- Nouveau-né : 20.000 globules blancs / mm3 de sang (cette valeur diminue jusqu’à
atteindre 5.000 à 10.000 globules blancs / mm3 de sang à l’âge variant entre 5 à 10
ans.)
- Adulte : 5.000 à 10.000 globules blancs / mm3 de sang

Variations pathologiques

 Si < à 4.000 globules blancs / mm3 de sang : leucopénie


 Si > à 11.000 globules blancs / mm3 de sang : leucocytose
 Si > 100.000 globules blancs / mm3 de sang : leucémie

Lieu de formation des globules blancs

Pour les polynucléaires : c’est dans la moelle osseuse rouge et leur cellule
souche c’est le myéloblaste.
Pour les mononucléaires, ils sont formés dans les tissus lymphoïdes de l’organisme
essentiellement dans les ganglions et la rate.

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C. Les plaquettes ou thrombocytes

Ce sont les plus petits des éléments figurés du sang dérivant des cellules
géantes dans la moelle osseuse rouge qu’on appelle mégacaryocyte : qui ont la propriété de se
morceler et de libérer ainsi un grand nombre des petites sphères granuleuses qu’on appelle
plaquettes. Ce sont des débris cellulaires sans noyau et leur nombre varie de 250.000 à
400.000 plaquettes / mm3 de sang si leur nombre est < 250.000 plaquettes / mm3 de sang ; on
parle de thrombopénie qui peut donner lieu aux hémorragies.

 Rôle fondamental : elles interviennent dans la coagulation sanguine, c’est-à-


dire arrêt du saignement.

I.2. LA COAGULATION SANGUINE OU HEMOSTASE


Définition : c’est l’ensemble des phénomènes qui aboutissent à l’arrêt d’une hémorragie.

- Physiologie de l’hémostase
Suite au traumatisme d’un capillaire sanguin, l’étude microscopique montre :
 Une vasoconstriction locale
 Une adhésion des plaquettes au niveau de la plaie vasculaire
 Une agrégation des plaquettes entre elles, formant le thrombus blancs ou
perméable ; qui va devenir grâce à la fibrine le clou hémostatique qui est
imperméable et permettant ainsi l’arrêt d’une hémorragie.
L’ensemble des modifications des plaquettes est groupé sous le nom de :

 Hémostase primaire qui sera suivie de :


 La coagulation du plasma.

- La fibrinolyse : bien entendu il y a intervention des facteurs plaquettaires.


Plaie capillaire

Globules rouges
Capillaire sanguin
Plaquettes Globules blancs

Plaquettes agglutinées au niveau


De la plaie vasculaire

LA COAGULATION PLASMIQUE

Elle comprend 3 étapes dont :


A. THROMBOPLASTINOFORMATION
B. THROMBOFORMATION
C. FIBRINO FORMATION

A. THROMBOPLASTINOFORMATION

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C’est une chaîne des réactions enzymatiques aboutissant à la formation de la


thromboplastine plasmatique active ou prothrombine capable de transformer au cours de la
deuxième étape la prothrombine en thrombine. Plusieurs facteurs plasmatiques interviennent
au cours de cette étape comme le montre la figure suivante :

- Facteur XII XII (facteur HAGEMAN)

- Facteur XI Xiao

Ça++
- Facteur IX IX

- Facteur VIII VIII (facteur anti-hémophilique)

- Facteur X XAF (facteur Stuart)

Ça++
- Prothrombine, F. II Iia

B. THROMBINO FORMATION

C’est la transformation de la prothrombine en thrombine sous l’action de la


prothrombine et en présence des ions ça++.
La prothrombine est une protéine plasmatique synthétisée au foie en présence de la vitamine
K. La thrombine obtenue va agir pour assurer la fibrinoformation.

C. FIBRINO FORMATION

La thrombine formée va transformer le fibrinogène en fibre en passant par les


étapes suivantes :

1°) Les fibrinogènes se transforment en fibrinopéptides qui vont donner naissance aux
monomères de fibrine (monomère = petite protéine constituée d’acides aminés)
2°) La polymérisation de ces monomères de fibrine conduisant à la formation de fibrine
soluble dans l’urée.
3°) Grâce au facteur XIII ou stabilisateur de fibrine et en présence des ions ça++ et de la
thrombine, la fibrine devient insoluble dans l’urée.

Fibrinogène

Thrombine Fibrinopéptides A et B

Monomères

Polymérisation

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Polymères de fibrine soluble

Ca++
F. XIII XIIIa Fibrine insoluble

Mécanismes simplifiés de la coagulation plasmatique

Plaquettes agglutinées Tissus lésés


(Clou hémostatique)
Thromboplastine

Ca++
Prothrombine Thrombine
+ Vitamine K
Foie

Ca++ Ca++
Fibrinogène Fibrine soluble Fibrine insoluble
Facteur XIIIa
LA FIBRINOLYSE

Grâce à la fibrine formée, le plasminogène sera transformé en plasmine. La


plasmine obtenue va détruire le caillot sanguin. D’où le facteur XII ayant déclenché le
processus de formation du caillot sanguin est aussi à l’origine du processus qui le détruit.
Dans les conditions normales, le facteur XII est inerte (sans activité) ce qui permet de
maintenir une hémostase physiologique. Par contre, s’il est activé, il active la coagulation et
la fibrinolyse.

- Facteur XII XIIa

- Facteur XI XIa

Ca++
- Facteur IX IXa

- Facteur VIII VIIIa (facteur anti-hémophilique)

- Facteur X Xa (facteur Stuart)

Ca++
- Prothrombine (II) Thrombine (IIa)

- Fibrinogène (I) Fibrine (Ia) soluble

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Ca++ Facteur XIII

Fibrine insoluble

Facteur XIIa

Plasminogène Plasmine (destruction ou lyse) du caillot


sanguin = fibrinolyse.

Quelques valeurs :

 Temps de saignement (T.S.) : 2 à 4 minutes si > 8 minutes, c’est anormal


 Temps de coagulation (T.C.) : 5 à 10 minutes si > 15 minutes c’est anormal
 Taux de fibrinogène : 200 à 450 mg %
 Taux de prothrombine : 60 à 110 %

 Incompatibilité : agglutination des globules rouges suivie de leur destruction (il y a


hémolyse avec libération de l’hémoglobine).
 Anaphylaxie : réaction violente d’intolérance par protection de l’organisme vis-à-vis
d’une substance qui lui est étrangère (qu’on lui donne)

Quelques anticoagulants

 Anti-calcium : aspirine, citrate de sodium


 Héparine : produit naturel de l’organisme ayant comme rôle d’empêcher la
coagulation intra vasculaire spontanée.

Ainsi on peut noter des troubles de coagulation notamment au cas où il y a :


 Thrombopénie
 Carence en vitamine K
 Insuffisance hépatique (du foie)
 Fibrinolyse exagérée
 Hémophilie : c’est une maladie congénitale liée au sexe et caractérisée par un
déficit en facteur VIII ou facteur anti-hémophilique.

N.B. Seuls les garçons sont atteints et manifestent les symptômes.


Les femmes ne portent que la tare mais n’en sont pas malades, c’est-à-dire quelles
transmettent la tare à leurs fils. TARE = ANOMALIE

I.3. LES GROUPES SANGUINS


Importance : c’est pour éviter l’incompatibilité lors d’une transfusion sanguine et de
déterminer ainsi le groupe sanguin de l’individu. Il en existe 4 groupes sanguins : A, B, AB
et 0 constituant le système ABO c’est une classification basée sur la présence ou l’absence de
deux types :

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 Agglutinogènes A et B à la surface des globules rouges. Ce sont des endroits de


fixation des anticorps spéciaux appelés agglutinine dont on distingue l’agglutinine anti
A et l’agglutinine anti B d’où une personne du groupe A a comme agglutinogène A et
agglutinine anti B dans son sérum. Une personne du groupe B a comme
agglutinogène B sur ses globules rouges et d’agglutinine anti A dans son sérum ;
 Une personne du groupe AB a comme agglutinogènes A et B mais aucune agglutinine.
Une personne du groupe 0 n’a aucun agglutinogène dans ses globules rouges mais
possède les 2 agglutinines anti A et anti B.
Exemple : si on donne du sang à une personne du groupe A, le sang d’une personne du groupe
B, il y aura incompatibilité provoquant l’agglutination des globules rouges du sang reçu.
Ainsi cette réaction peut être dangereuse suite aux paquets des globules rouges agglutinés
pouvant bloquer les vaisseaux sanguins du receveur.

Remarque : lors d’une transfusion sanguine, il faut craindre l’action agglutinante des
agglutinines se trouvant dans le sérum du receveur sur les globules rouges du donneur.
 L’individu du groupe 0 est donneur universel car il ne possède pas d’agglutinogènes à
la surface de ses globules rouges.
 La personne du groupe AB est receveur universel car son sérum ne contient pas
d’agglutinines ou anticorps. Lors d’une transfusion sanguine, il faut tenir compte
aussi de facteur rhésus qui est une autre catégorie d’agglutinogène qu’on trouve sur la
surface des globules rouges et dont la présence est indépendante du système AB0.

Les individus qui possèdent ce facteur sont rhésus positifs et ils sont environ
85%, ceux qui n’en possèdent pas sont rhésus négatifs environ 15%. Il existe une
incompatibilité liée à ce facteur, on l’observe entre la mère rhésus négative et l’enfant rhésus
positif né du père rhésus positif capable de causer dans l’organisme la destruction des
globules rouges du bébé et donner lieu à une maladie hémolytique du nouveau-né qu’on
appelle érythroblastose fatale.

Cette situation arrive après la 1ère grossesse d’une mère rhésus négatif qui avec
un mari rhésus positif engendrent des enfants rhésus positifs.

On entend par :
- Incompatibilité : agglutination des globules rouges suivie de leur destruction (il y a
hémolyse avec libération de l’hémoglobine)
- Anaphylaxie : réaction violente d’intolérance par protection de l’organisme vis-à-vis
d’une substance qui lui est étrangère, qu’on lui donne
- Sang : plasma plus éléments figurés du sang
- Plasma : sang moins les éléments figurés du sang
- Sérum : sang moins les éléments figurés du sang moins la protéine de la coagulation
sanguine : fibrinogène ou plasma défibriez.

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LES ANTIGENES (Agglutinogènes) ET LES ANTICORPS (Agglutinines)

DES GROUPES SANGUINS ET LES INCOMPATIBILITES TRANSFUSIONELLES


SELON LAND STEINER EN 1940.

Groupe Antigène sur les Anticorps dans le Peut donner du sang Peut recevoir le
sanguin globules rouges sérum à… sang de …
A A Anti B A et AB A et O
B B Anti A B et AB B et O
A, B, AB et O d’où
AB A et B Aucune AB
receveur universel
A, B, AB et O
O Aucun Anti A et Anti B O
Donneur universel

I.4. LE COEUR ET LA CIRCULATION SANGUINE


L’appareil circulatoire est composé de 2 parties : le cœur et les vaisseaux
sanguins. Le cœur sert de pompe cardiaque en propulsant le sang dans tous les vaisseaux
sanguins qui jouent le rôle de transporteurs de sang vers les différents organes, tissus et du
sang en provenance de ceux-ci (organes et tissus) vers le cœur. La paroi du cœur est
constituée de 3 couches :
 Couche interne appelée endocarde : c’est la couche muqueuse
 Couche intermédiaire ou moyenne : on l’appelle myocarde c’est une couche
musculaire
 Couche externe ou péricarde : c’est une couche séreuse.

Le système circulatoire est un système fermé. Les vaisseaux sanguins qui


apportent le sang du cœur vers les tissus sont des ARTERES et les vaisseaux qui amènent le
sang de la périphérie vers le cœur sont des VEINES. Dans les artères, le sang est riche en O²
et en substance nutritives. Par contre, dans les veines le sang est pauvre en 0 ² et riche en CO²
et déchets cellulaires.
Entre les artères et les veines, il y a le système capillaire où s’opèrent les échanges avec les
tissus.
Entre le système capillaire et les artères, il y a les artérioles qui sont des artères des calibres de
plus en plus petits et entre le système capillaire et les veines, il y a les veinules.

Veines Coeur Artères

Veinules Artériole

Système capillaire
 Les fonctions du sang :

Le sang assure :
 La nutrition des tissus et l’élimination des déchets cellulaires ;
 L’apport en oxygène et l’élimination du gaz carbonique (C0²) ;
 La répartition de l’eau et de sels dans les tissus de l’organisme ;

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 La régulation de la température corporelle (thermorégulation) ;


 Le transport des hormones et des anticorps.
Le cœur est donc localisé dans la cavité thoracique et précisément dans le
médiastin antérieur (médiastin : espace entre deux poumons).
En bas, le cœur repose sur le diaphragme. La taille du cœur correspond environ à la taille du
poing fermé ou serré de l’individu. Le cœur a la forme d’une pyramide triangulaire dont la
base est occupée par deux oreillettes, c’est-à-dire l’oreillette droite et l’oreillette gauche.
Sachons que : à l’oreillette droite débouche la veine cave supérieure (V.C.S.), et la veine cave
inférieure (V.C.I.).

Veine cave supérieure (V.C.S)

Coup diaphragmatique gauche Veine pulmonaire


2 V.P. droites
Coup de diaphragmatique droite 2 V.P. gauches
Diaphragme Orifice tricuspide
Orifice bicuspide

Veine cave inférieure


(V.C.I.)

A l’oreillette gauche débouchent les 4 veines pulmonaires. Le sommet du


cœur est composé de 2 ventricules (droit et gauche). Il est localisé dans le 5ème espace
intercostal gauche à l’intérieur de la ligne médio-claviculaire. Le cœur est divisé en 2 parties :

 La partie droite : c’est le cœur droit ou cœur veineux ;


 Et la partie gauche : c’est le cœur gauche ou artériel.

Ainsi chaque partie du cœur a donc une oreillette et un ventricule qui


communiquent entre eux par un orifice auriculo-ventriculaire appelé orifice tricuspide entre
l’oreillette droite et le ventricule droit. Et l’orifice bicuspide ou mitrale entre l’oreillette
gauche et le ventricule gauche.

Tronc brachio-cephalique

Carotide primitive gauche


Artère vert. gauche
V.C.S. Artère sous Clavière gauche.
Branche gauche de l’A.P.
Crosse
aortique Artère pulmonaire.

V.C.I. Orifice mitrale muni de valvule mitrale


Orifice tricuspide muni de valvule tricuspide

Du ventricule droit sort l’artère pulmonaire qui transporte le sang veineux


chargé en CO² vers les poumons et du ventricule gauche sort l’aorte qui transporte le sang
oxygéné vers les différents organes et tissus.

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Ainsi chaque ventricule présente l’orifice qui communique avec l’oreillette correspondante et
un orifice artériel, c’est-à-dire l’orifice artériel pulmonaire pour le ventricule droit et l’orifice
aortique pour le ventricule gauche.

Sachons que chaque orifice est muni de valvule qui fonctionne comme une
soupape pour diriger le courant sanguin. L’orifice tricuspide possède la valvule tricuspide et
l’orifice mitral est muni de la valvule mitrale. Les 2 oreillettes sont séparées par une
membrane fibreuse qui présente à un endroit une cicatrice qu’on appelle FOSSE OVALE qui
est le souvenir embryonnaire de communication entre l’oreillette droite et gauche, le trou de
bocal permettait le passage direct du sang oxygéné qui vient du placenta à l’oreillette gauche
du fœtus. La musculature cardiaque est indépendante de notre volonté. Il est un tissu spécial
qu’on appelle tissu nodal dont l’excitation prend naissance dans l’oreillette droite au niveau
d’un nœud qu’on appelle nœud de KEITH-FLACK ou nœud sinusal. C’est le nœud sino-
auriculaire. L’excitation va se propager au nœud auriculo-ventriculaire d’ASCHOFF-
TAWARA situé près de la limite entre l’oreillette droite et le ventricule droit. Cette
excitation va passer dans un faisceau qu’on appelle faisceau de Hissa pour arriver à la ponte
du cœur en suivant les 2 branches droite et gauche du réseau de PURKINJE.

Normalement, le cœur bat entre 60 à 80 battements par minute : ce que l’on


appelle fréquence cardiaque.
On entend par :
 FIBRILLATION : excitation désordonnée du cœur
 ENDOCARDITE : inflammation de l’endocarde

Nœud auriculo-ventriculaire d’Aschoff - Tawara


Nœud sinusal de Keith-Flack

Faisceau de Hiss

Fibre ou branche gauche du Réseau de Purkindjje

Fibre ou branche droite du Réseau de Purkindje

L’examen du cœur peut se faire soit :


 Par palpation : pour localiser le choc de pointe normalement localisé au niveau du 5ème
espace intercostal gauche (5e E.I.C.G.)
 Par percussion : pour se renseigner sur la taille et la forme du cœur
 Par auscultation : à l’aide de stéthoscope : pour entendre les différents bruits
cardiaques
 Par radiographie ou par radioscopie : pour mettre en évidence la taille, la forme et
l’aspect du muscle cardiaque
 Électrocardiogramme (E.C.G.) : pour se renseigner sur l’état fonctionnel du cœur.
Mettre en évidence les différents troubles du rythme cardiaque.
 Echographie.

On entend par :
 Tachycardie : accélération du rythme ou fréquence cardiaque
 Bradycardie : ralentissement du rythme ou fréquence cardiaque

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Position du cœur et les différents points d’auscultation


Valvule aortique
Clavicule Valvule pulmonaire
Oreillette droite
Oreillette gauche

Ventricule gauche
Ventricule droit

Valvule mitrale
Valvule tricuspide
5e espace intercostal
gauche

Appendice xyphoïde
LES VAISSEAUX SANGUINS

Il existe 3 sortes :

1. Les artères : leur paroi est très épaisse, élastique et possède trois couches dont la couche
interne, la couche externe et la couche moyenne qui est très musculaire. La plus grosse
artère de notre organisme est l’aorte ayant un diamètre de 40 MM. C’est l’aorte qui va
donner naissance aux autres artères qui vont se ramifier en artérioles (Aa) qui vont donner
à leur tour des capillaires artériels.

2. Les capillaires sanguins (artériels et veineux) : leur paroi est constituée d’une seule couche
des cellules aplaties. Ce sont les structures fonctionnelles du système circulatoire car c’est
à travers elles que s’opèrent les échanges entre les tissus et vice-versa. Les capillaires
veineux déversent le sang dans les veinules.

3. Les veines : leur paroi est plus mince que celle des Aa, car leur couche moyenne est moins
musculaire, les capillaires veineux communiquent aux veinules qui débouchent à leur tour
aux veines, lesquelles débouchent aux veines caves communiquant avec l’oreillette droite.
Les veines profondes accompagnent les Aa et elles sont doubles.

Les veines superficielles sont munies des valvules sur leur paroi interne. Ces
veines sont situées dans le tissu sous-cutané.
La mesure de la tension artérielle se fait à l’aide d’un appareil appelé sphygmomanomètre ou
tensiomètre.

On entend par :

Pouls : mouvements cycliques d’expansion et de relâchement de la paroi d’une artère


superficielle. En d’autres termes, c’est la pulsation qu’on sent lorsqu’on place le bout d’un
doigt à la surface de la peau près d’une artère superficielle.

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Valeurs normales :
 Adulte : 60 à 80 pulsations / minute
 Enfant : 80 à 120 pulsations / minute
Le pouls peut augmenter en cas de fièvre, après le repas, les exercices physiques intenses, en
cas d’une forte hémorragie. Par contre le pouls peut diminuer pendant le sommeil.

Caractéristiques du pouls :
 La force ou son intensité (faible ou forte)
 Son type (court ou allongé)
 Sa régularité (régulier ou irrégulier)

On peut prendre ou percevoir le pouls au niveau de :


 Poignet (pouls radial)
 Cou (artère carotide commune ou primitive)
 Bord inférieur de la mandibule (artère faciale)
 Creux du coude (artère humérale)
 Plis inguinaux (artère fémorale)
 Derrière le genou ou creux poplité (artère poplité)

La pression sanguine est la pression mécanique exercée par le sang sur la paroi
des vaisseaux sanguins. Elle est engendrée par la forte contraction du ventricule gauche et
maintenue partiellement à cause de l’élasticité et de la contractilité de la paroi des vaisseaux
sanguins.
Les cycles cardiaques comportent 2 phases :
 La systole = contraction du ventricule gauche
 La diastole = relâchement ou décontraction du ventricule gauche
Les artères (Aa) du cœur ou artères coronaires naissent de l’aorte au-dessus de
la valvule aortique. Les veines (Vve) du cœur prennent naissance dans le myocarde et
débouchent dans l’oreillette droite. La partie de l’aorte située en dessous du diaphragme est
dite aorte abdominale et celle se trouvant au-dessus du diaphragme et dite aorte thoracique.

Certains organes sont riches en vaisseaux sanguins, comme les muscles, le


cerveau et les glandes hormonales. Par contre, certains organes n’en possèdent pas comme
l’épiderme, le cartilage hyalin, la cornée de l’œil, les ongles et les poils.

Graphique illustrant la pression du sang à mesure qu’il s’éloigne du cœur

Pression en mm
de Hg
120 -
100 -
80 -
60 -
40 -
20 -

Aorte Grandes Petites Artèrioles Capillaire Veinules Petites Grandes V. cave


artères artères V.v. V.v.

En rapport avec ce graphique, on observe que la plus forte pression est au


niveau de l’aorte. Au fur et à mesure que le sang s’éloigne pour se repartir dans un réseau

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d’artères et des veines, sa pression diminue pour devenir nulle dans les grandes veines et
légèrement négative dans la veine cave à cause de l’effet de pompage du cœur.

Les principales veines de l’organisme

Les principales artères de l’organisme

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VASCULARISATION ARTERIELLE DU COU

A. carotide interne
A. ophtalmique

Artère auriculaire postérieure A. carotide interne


A. temporale superficielle
A. maxillaire
Artère occipitale

Artère pharyngée ascendante


A. faciale
A. linguale

A. carotide externe
Carotide commune droite A. thyroïdienne supérieure

A. vertébrale droite
A. cervicale Sinus corotidien
Ascendante
Artère cervicale profonde
A. carotide commune gauche
A. vertébrale gauche
Artère sous clavière gauche
A. cervicale
Superficielle

Tronc brachio-céphalique
Tronc thyréocervical
Aorte thoracique
Artère sous clavière droite

Artère transverse du cou Bulbe aortique

V. temporale profonde

Veine temporale superficielle V. retro-mendibulaire


Veine labiale supérieure

Conduit auditif externe , Veine labiale inférieure

Bulbe de la veine jugulaire Veine faciale commune


Veine jugulaire interne
Veine jugulaire antérieure

Veine jugulaire externe

Veine sous clavière droite Tronc brachio-céphalique gauche

Tronc brachio-céphalique droit

Veine cave supérieure

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LA PETITE CIRCULATION OU CIRCULATION PULMONAIRE

Le sang du ventricule droit en provenance de la périphérie par l’intermédiaire


de deux veines caves supérieure et inférieure est propulsé dans l’artère pulmonaire qui donne
à son tour naissance à deux branches droite et gauche pour les deux poumons.

Chaque branche va donner lieu au niveau des alvéoles, naissance aux


capillaires artériels auxquels font suite les capillaires veineux. Ces capillaires sont
intimement collés sur les alvéoles de façon à permettre les échanges gazeux entre le sang des
capillaires et l’aire des alvéoles.

Le sang à ce niveau se charge d’oxygène grâce à l’hémoglobine des globules


rouges en traversant la paroi de capillaires. Ainsi, l’oxygène quitte l’intérieur des alvéoles
pour intégrer le sang des capillaires grâce à l’hémoglobine des globules rouges.

Par contre, le CO2 se trouvent dans le sang diffuse du sang vers l’intérieur des
alvéoles et remonte vers les voies respiratoires supérieures pour être évacué à l’extérieur à
l’expiration. Dou, le CO2 voyage en sens contraire à celui de l’oxygène. Le sang riche en
oxygène atteint l’oreillette gauche par l’intermédiaire de quatre veines pulmonaires et ce sang
passe dans le ventricule gauche à travers l’orifice mitral. Le rôle de la petite circulation est de
fournir l’oxygène au sang et de lui en débarrasser de son gaz carbonique. (CO2)

LA GRANDE CIRCULATION OU CIRCULATION GENERALE

Du ventricule gauche, le sang passe dans l’aorte qui donne juste au-dessus de la
valvule aortique, naissance aux artères coronaires droite et gauche. A partir de lare aortique
se détachent successivement :
- La première branche soit le tronc brachiocéphalique qui donne naissance à l’artère
carotide commune droite ; à l’artère vertébrale droite montant vers la tête à travers le
cou et à l’artère sous-clavière droite destinée au membre supérieur droit qui à son tour
donne naissance à l’artère axillaire ; à l’artère humérale ou brachiale, à l’artère radiale
et à l’artère cubitale. Les artères propres aux doigts ou les artères digitales prennent
naissance à partir de l’arcade palmaire.
- La deuxième branche ou l’artère carotide commune gauche transporte le sang vers la
tête à travers le cou.
- La troisième branche ou l’artère sous-clavière gauche à partir de laquelle se détache
l’artère vertébrale gauche destinée au cerveau en passant à travers le cou.
L’artère sous-clavière gauche va donner naissance à l’artère axillaire gauche ; à
l’artère humérale gauche ; à l’artère radiale gauche et à l’artère cubitale gauche.
Par la suite, l’aorte abdominale va donner naissance à :

 Tronc céliaque constitué de :


- L’artère splénique
- L’artère hépatique
- L’artère gastrique gauche
 Artère mésentérique supérieure destinée à l’intestin grêle
 Artère mésentérique inférieure destinée au côlon et au rectum.
 Artère rénale destinée au rein.

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Plus bas au niveau correspondant à la quatrième vertèbre lombaire, l’aorte se divise en deux
branches dont les deux artères iliaques communes ou primitives droite et gauche dont chacune
se divise en artère iliaque interne et en artère iliaque externe.

Les artères iliaques externes sont destinées aux membres inférieurs pour
donner successivement naissance à :
- L’artère fémorale ;
- L’artère poplitée ;
- L’artère tibiale antérieure et postérieure.
- L’artère pédieuse ;

A partir des artères iliaques internes, il y a naissance des artères ombilicales.


Au niveau de chaque organe, il y a formation du système capillaire permettant les échanges
avec les tissus.
Ainsi les capillaires veineux vont donner lieu aux veinules qui vont former les différentes
veines, lesquelles vont former des veines ramenant le sang riche en CO ² et autres déchets
cellulaires à l’oreillette droite par l’intermédiaire de :

 La veine cave supérieure pour les organes situés au-dessus du cœur,


 La veine cave inférieure pour les organes situés en dessous du cœur.
Le cerveau reçoit le sang artériel par l’intermédiaire de 4 artères dont les 2 carotides internes
et les 2 artères vertébrales.

LA CIRCULATION PORTALE

Il existe aussi ce que l’on appelle circulation portale, qui draine le sang veineux
en provenance des organes du tube digestif. Ce sang veineux passe à travers le foie grâce à la
veine porte et arrive à la veine cave inférieure après avoir traversé le foie grâce aux veines
hépatiques. Le sang veineux en provenance du tube digestif est canalisé par les différentes
veines dont :
1. Veine œsophagienne : provenant de l’œsophage et de l’estomac
2. Veine coronaire : provenant de l’estomac
3. Veine cystique : provenant de la vésicule biliaire
4. Veine splénique : provenant de la rate
5. Veine gastro-épipélagique : provenant de l’estomac et du pancréas
6. Veine mésentérique supérieure : provenant de l’intestin grêle
7. Veine mésentérique inférieure : provenant du côlon et du rectum.

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LE CŒUR FŒTAL ET LA CIRCULATION FOETO-PLACENTAIRE

a) Le cœur fatal Cœur adulte


Coeur foetal
O.G.
O.G. Fosse ovale
Trou de botal O.D.
O.D.

V.D. V.G.
V.G.
V.D.

Le cœur fatal a 4 cavités comme le cœur adulte, sauf qu’il y a une


communication entre les 2 cavités d’en haut ou oreillettes et cette communication est nommée
trou de bocal, lequel doit normalement se fermer après la naissance pour donner lieu à une
structure fibreuse dite fosse râle. Si le trou de bocal persiste après la naissance, il y aura
diminution de l’efficacité respiratoire et l’enfant sera cyanosé (bleu), car il y a mélange du
sang veineux et du sang artériel.

Avant la naissance, les poumons du fœtus ne fonctionnent pas c’est-à-dire


n’interviennent pas dans l’oxygénation du sang. Le sang du fœtus devra s’oxygéner au
niveau du placenta. Le sang de l’oreillette droite passe en grande quantité à l’oreillette
gauche à travers le trou de bocal, V.G. ensuite l’aorte qui donne les ramifications suivantes :

 Le tronc brachio-céphalique
 Artère carotide commune gauche
 Artère sous-clavière gauche (à partir de l’arc aortique)
 Artère iliaque commune ou primitive gauche
 Artère iliaque commune ou primitive droite.

Chacune de ces artères iliaques va ensuite se diviser en artère iliaque interne et


en artère iliaque externe. Les deux artères iliaques internes vont donner naissance aux deux
artères ombilicales qui vont jusqu’au placenta où s’opèrent les échanges gazeux et nutritifs.
Le sang enrichi (en oxygène et en substances nutritives) remonte par la veine ombilicale qui
se divise en 2 branches :

 La branche droite communique directement avec la veine cave inférieure ;


 La branche gauche rejoint la branche gauche de la veine porte communiquant avec la
V.C.I. par l’intermédiaire des veines hépatiques. Ce sang de la veine cave inférieure
passe dans l’oreillette droite et de nouveau le cycle recommence. Cependant, une
petite quantité de sang de l’O.D. passe au V.D. à travers l’orifice tricuspide pour
passer ensuite dans l’artère pulmonaire mais comme les poumons ne fonctionnent pas
encore, ce sang sera dévié dans l’aorte grâce au canal artériel et ce sang rejoint le sang
qui était passé directement de l’oreillette droite à l’oreillette gauche et le cycle
continue. Juste après la naissance, la respiration pulmonaire s’établit (c’est-à-dire que
le sang s’oxygène au niveau des poumons).
Ainsi, avec le premier cri de l’enfant, il y a fermeture de trou de bocal devenant une structure
fibreuse dite fosse ovale, de même du canal artériel devenant une structure fibreuse dite

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ligament artériel. La veine ombilicale devient aussi une structure fibreuse dite ligament rond
du foie et le canal veineux du foie se transforme en ligament veineux du foie (d’arantius).

Remarque :
Dans le cas où le trou de botal ou le canal artériel ne se ferme pas (persistance
du trou de botal ou du canal artériel), il y aura mélange du sang veineux et du sang artériel
avec comme conséquence la diminution de l’efficacité respiratoire et dans ce cas l’enfant est
cyanosé (teint bleu). Chez le fœtus (avant la naissance), la grande partie du sang est mixte.

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LA CIRCULATION FŒTALE AVANT LA NAISSANCE

Artère sous clavière gauche A. carotide commune gauche


Tronc brachio-céphalique
Arc ou crosse aortique
Canal artériel
Veine cave supérieure
Branche droite de l’artère Branche gauche de l’art. pulmonaire
Pulmonaire O.G.
V.G. 4 veines pulmonaires
Aorte
Trou botal O.D..
Cœur
V.D.. Poumon gauche
Veines hépatiques Diaphragme

Canal veineux Foie Artère pulmonaire

Intestin Branche gauche de la veine porte


Branche droite de la
veine porte Aorte abdominale
Veine cave inférieure

Veine porte Artère iliaque commune ou primitive gauche


Veine ombilicale
Artères iliaques internes (droite et gauche)
Ombilic Artère iliaque externe gauche

Artère ombilicale

VESSIE

Artères ombilicales
Placenta Artère sous Clavière gauche
Artère carotide commune gauche Tronc
Ligament artériel
Tronc brachio-céphalique Aorte thoracique
Branche gauche de l’artère pulmonaire
Tronc ou veine brachio- 2 veines pulmonaires gauches
céphalique droite
Fosse ovale
Arc ou crosse aortique Coeur
Poumon gauche
Veine cave supérieure V.D. Diaphragme

Veine hépatique Artère pulmonaire


Veine cave inférieure
Foie Aorte abdominale
Branche droite de la veine porte Branche gauche de la veine porte
Ligament veineux du foie ou d’Arantius Veine porte
A. iliaque commune primitive gauche
Vésicule biliaire
Ligament rond du foie A. iliaque interne gauche

Ombilic Artères ombilicales

Ligaments ombilicaux latéraux

Vessie

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I.6. LA CIRCULATION LYMPHATIQUE

Valvules

Capillaire sanguin Leucocytes Hématies

PLASMA
Vaisseau lymphatique Lymphocytes
Ganglion
lymphatique
Liquide interstitiel
Cellules Capillaires lymphotiques

Lymphe

Lipides
Capillaire lymphotique Lymphocyte
Le drainage lymphatique de l’organisme :
Ganglions cervicaux

Veine sous clavière gauche


Ganglions axillaires gauches
Veine brachio-céphalique droite Ganglions pectoraux gauches
Canal thoracique
Angle veineux gauche
Veine brachio-céphalique gauche
Canal lymphatique droit
Veine cave supérieure
Ganglions iliaques

Ganglions inguinaux

A part les vaisseaux sanguins, il y a aussi les vaisseaux lymphatiques contenant


la lymphe qui est formée dans les espaces interstitiels. Le système lymphatique prend
naissance dans les espaces interstitiels sous forme de capillaires lymphatiques qui vont former
les vaisseaux lymphatiques caractérisés par la présence des valvules ainsi que les nodules ou
ganglions lymphatiques servant pour la défense de l’organisme contre les infections. Les
ganglions produisent aussi des lymphocytes producteurs des anticorps.

Les vaisseaux lymphatiques déversent leur lymphe dans la circulation veineuse.


La lymphe de toute la partie sous-scapulaire de la moitié gauche de la tête et du cou est
drainée par le CANAL THORACIQUE qui la déverse au niveau de l’angle veineux gauche.
Tandis que la lymphe de la moitié droite de la tête et du cou ainsi que le bras droit va être
canalisé dans le canal lymphatique au niveau de l’angle veineux droit (lieu de rencontre de la
veine jugulaire et de la veine sous-clavière).

Rôle du système lymphatique

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1. Appauvrir en permanence le compartiment liquidien interstitiel en protéines pour les


ramener vers la circulation sanguine. C’est pour maintenir la pression ONCOTIQUE des
protéines. La perturbation de mécanisme est l’une des causes d’apparition des œdèmes.
2. Filtrer la lymphe tout au long de son retour vers les veines sous-clavières, c’est-à-dire
qu’il débarrasse la lymphe des microbes ou autres particules nuisibles. C’est pour cette
raison qu’on voit leur volume augmenter (des ganglions) au moment d’infection.
3. Les tissus lymphoïdes des ganglions lymphatiques jouent par les lymphocytes un rôle
capital dans la défense immunologique de l’organisme (par la production des anticorps).

Remarque :
C’est une arme à deux tranchants puisqu’il constitue la voie par excellence de dissémination
des cellules cancéreuses (métastase) dans le cas où les ganglions lymphatiques ne réussissent
pas à neutraliser les microbes. Ainsi le système lymphatique devient un instrument de
dissémination des microbes pouvant même entraîner des septicémies : le système lymphatique
n’a pas réussi à neutraliser les microbes.

Artères de la tête et du cou

VEINES
SUPERFICIELLES
DU MEMBRE
SUPERIEUR

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Veines de la tête et du cou

Sinus veineux de l’encéphale

Veines de la paroi postérieure du thorax. La paroi antérieure de la cage thoracique a été


enlevée.

Intercostales
postérieures

Ramification de l’aorte thoracique. La partie antérieure de la cage thoracique Veine cave


inférieure
N’apparait pas du côté gauche

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Vaisseaux sanguins de la face antérieure du cœur

Coupe frontale du cœur. Les flèches indiquent le trajet du sang à travers les cavités,

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Les valvules et les principaux vaisseaux.

Vue supérieure du cœur. Les oreillettes ont été enlevées pour montrer le squelette
Fibreux (en rouille) qui entoure les ouvertures des valvules

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Circuit pulmonaire.

Artères de la face ventrale de l’encéphale formant l’hexagone artériel de Willis,


Autour de l’hypophyse.

Artères du membre supérieur

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Veines du système porte hépatique.


Les flèches indiquent la direction suivie par le sang.

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Ramification de l’aorte abdominale

Ramification de l’artère coeliaque

Vésicule biliaire

Aorte
Artère gastro- Veine cave Artère mésentérique
épiploque droite inférieure supérieur

Artères mésentériques supérieure et inférieure.

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Le côlon transverse est soulevé.

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Artères du bassin et de la cuisse

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CHAP. II : SYSTEME RESPIRATOIRE


But de la respiration : apporter de l’oxygène aux cellules et éliminer le gaz
carbonique (CO²) issu des métabolismes. Cela passe par 4 étapes, dont 2 au niveau de
l’appareil respiratoire : la ventilation (échanges entre l’air et les poumons), et la diffusion
alvéolocapillaire (échanges entre les poumons et le sang)
Le système respiratoire comprend 2 grandes parties :
a) Les voies respiratoires : Elles servent à transporter l’air vers les poumons ou vers
l’extérieur.
b) Les poumons : ce sont les endroits où se font les échanges gazeux.

A. LES VOIES RESPIRATOIRES


On distingue :
- Fosses nasales ou cavités nasales
- Sinus para-nasaux
- Pharynx
- Larynx
- Trachées et bronches

1. FOSSES NASALES OU CAVITES NASALES

Elles comprennent deux types des muqueuses : - Respiratoire et olfactive


Rôles : humidifier, filtrer et réchauffer l’air qui va vers les poumons.
La région olfactive intervient dans l’olfaction (odorat).
Les fosses nasales participent à la phonation. Les sinus para nasaux se drainent dans les
fosses nasales à travers les méats nasaux.
Les fosses nasales sont séparées par la cloison nasale ou septum nais (nasal) ;
Devant elles s’ouvrent par les narines et derrière par les choanes.
Chaque paroi latérale présente en général 3 cornets (supérieur, moyen, inférieur) et 3 méats
(supérieur, moyen et inférieur). Dans le méat inférieur s’ouvre le nasal lacrymo-nasal.

Paroi latérale de la fosse nasale droite

Cornet supérieur Sinus sphénoïde

Méat supérieur
Cornet moyen Amygdales pharyngées
Méat moyen
Cornet inférieur

Orifice du conduit auditif interne ou


Méat inférieur trompe d’Eustache
Palais mou
Amygdales palatines
Dent
Palais dur

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Choanes

Fosses nasales

Cloison nasale
Vibrisses/Poils
Narines

2. SINUS PARANASAUX

Il y a sinus frontal, maxillaire et la partie antérieure du sinus éthmoïdal qui


s’ouvrent dans le méat moyen. Tandis que le sinus sphénoïdal et la partie postérieure du sinus
éthmoïdal s’ouvrent dans le méat supérieur. L’innervation est assurée par le nerf trijumeau et
le nerf olfactif (IE).
La vascularisation est assurée par les artères des fosses nasales.

3. PHARYNX

C’est un conduit qui va de la base du crâne jusqu’au larynx. Il sert de passage


commun aux voies respiratoires et digestives.
On distingue :
 Le naos ou rhino pharynx : qui vient juste après les fosses nasales.
C’est à ce niveau que s’ouvrent les deux trompes d’eustache communiquant ainsi avec les
oreilles moyennes. A sa partie postéro supérieure, il y a les amygdales pharyngées.
 Oron ou bucco-pharynx : va du palais mou jusqu’au niveau correspondant à l’os hyoïde. Il
est situé juste derrière la langue et ses parois latérales portent les amygdales palatines.
 Laryngé ou hypo-pharynx : va jusqu’aux limites inférieures du cartilage cricoïde de larynx
pour devenir en bas l’œsophage. Devant l’œsophage, il y a la suite des voies respiratoires
dont la trachée ou l’air doit passer pour aller aux poumons. C’est au niveau du laryngé-
pharynx que (où) se séparent les voies respiratoires et digestives.
Coupe sagittale du pharynx et du larynx

Fosse nasale Os sphénoïde


Amygdales pharyngiennes
Dent Entrée de la trompe d’Eustache
Cavité buccale
Palais mou
Amygdale palatine
Vertèbres cervicales
Epiglotte
Os hyoïde
Orifice du larynx
Cartilage thyroïde
Cartilage cricoïde

Œsophage

Trachée

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Sinus Rhino-pharynx
maxilaire

Oro-pharynx
Langue
Laryngo-pharynx
Epiglotte
4. LARYNX

Il est constitué des cartilages dont lesOesophage


plus importants sont :
 Cartilage thyroïde : le plus volumineux et dont ses deux moitiés forment à leur fusion une
Trachée
proéminence laryngée ou la pomme d’Adam visible chez l’homme.
 Epiglotte : son bord libre et rond contribue à empêcher l’entrée des aliments vers les
poumons.
 Cartilage cricoïde : forme la limite inférieure du larynx. Le larynx contient des muscles,
des cordes vocales : responsable de la production des sons. Il est situé entre la racine de la
langue et la trachée. Sous l’action de l’air expiré, les cordes vocales vibrent ; les muscles
du larynx sont innervés par le nerf laryngien inférieur, seul le muscle cric-thyroïdien qui
est innervé par le nerf laryngien supérieur. Les cordes vocales transforment les vibrations
en voyelles. Les consonnes sont produites par les lèvres, les dents, la langue et le palais.
Le larynx s’accroit sous l’influence des hormones sexuelles mâles provoquant chez
l’homme la mue de la voix à partir de la puberté.

5. TRACHEE ET BRONCHES

Bronche souche ou principale gauche


Bronche souche du P. droite 150 Trachée
principale 10 11
120
12
2
3 13 Bronches secondaires ou lobaires gauches(2)
14
Bronches secondaires Carena
ou lobaires droites (3) 15 Bronchiole respiratoire
16
Sac alvéolaire
4
A. bronchique
17
6
Bronchiole
terminale Canal alvéolaire
V. Pulm.
Bronches tertiaires ou segmentaires (18) Alvéoles

La trachée a une longueur de 12 cm et un diamètre de 2 cm. Elle conduit l’air


du larynx aux bronches ; elle est localisée antérieurement à l’œsophage. Sa moitié supérieure
est située dans le cou et la moitié inférieure dans le thorax. Elle est constituée des anneaux
cartilagineux unis les uns aux autres par des ligaments annulaires. Sa couche interne ou
muqueuse contient des glandes sécrétant du mucus. Dans le thorax, elle se divise en deux
bronches principales (droite et gauche) qui vont se diviser en bronches secondaires ou
lobaires (3 pour le côté droit et 2 pour le côté gauche), lesquels se divisent en bronches
tertiaires ou segmentaires qui vont donner lieu aux bronchioles terminales qui vont aussi se
ramifier en bronchioles respiratoires donnant lieu à leurs extrémités aux canaux alvéolaires

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entourés des alvéoles où se font les échanges gazeux. Plusieurs alvéoles forment un sac
alvéolaire. Une bronchiole terminale constitue avec ses ramifications l’unité respiratoire
pulmonaire, qui est irriguée par une artère bronchique venant se capillaires pour entrer en
contact étroit avec les minces tissus alvéolaires. A ce niveau, le sang est séparé de l’air
alvéolaire par une mince membrane constituée d’une couche des cellules de la paroi capillaire
et une couche des cellules de la paroi alvéolaire (membrane alvéolocapillaire).

Ainsi, les échanges gazeux sont rendus possibles et le sang enrichi en O2 fourni
pendant l’inspiration, va vers l’oreillette gauche par les veines pulmonaires, mais le CO2 va
dans le sens contraire de O2 en quittant le sang pour passer dans les voies respiratoires et être
éliminé à l’extérieur pendant l’expiration.

B. LES POUMONS
Il existe 2 poumons entourés par une enveloppe appelée plèvre Les poumons sont dans la
cavité thoracique qui est limitée en bas par le diaphragme, devant par le sternum, derrière par
les vertèbres thoraciques et latéralement par les côtes. Le poumon droit est composé de 3
lobes : supérieur, moyen et inférieur. Entre le lobe supérieur et moyen il y a la petite scissure
inter lobaire un peu horizontale. Entre le lobe inférieur et moyen il y a la grande scissure inter
lobaire qui est oblique. L’endroit où les bronches souches et les vaisseaux sanguins entrent
dans les poumons s’appelle HILE.

La plèvre : est formée de 2 feuillets :


- La plèvre viscérale : recouvrant la surface des poumons
- La plèvre pariétale : c’est la couche externe
Entre ces 2 feuillets, il y a la cavité pleurale contenant quelques gouttelettes de liquide
séreux appelé liquide pleural facilitant le glissement de deux feuillets.

On entend par :
- Anoxie : absence de l’oxygène
- Hypoxie : diminution de l’oxygène dans les cellules

Poumons : vue antérieure

Lobe supérieur droit Apex


Lobe supérieur gauche
Lobe moyen droit

Fissure interlobaire horizontale


Fissure interlobaire oblique
Fissure interlobaire oblique Lobe inférieur gauche
Base
Lobe inférieur droit
Emplacement du coeur

Surface médiane du poumon gauche (hile)

Bronche souche gauche Branche gauche de l’A. pulmonaire


Nodules lymphatiques

Plèvre 2 Vv. pulmonaires gauches

Emplacement du coeur
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°VENTILATION= Echanges entre l’air extérieur et les poumons que traduisent


les mouvements respiratoires ; ils expriment l’activité de la respiration. Pour les observer
chez l’homme, c’est au niveau de l’abdomen, chez la femme et l’enfant, c’est au niveau
du thorax. Il y a 2 temps pour les mouvements respiratoires : inspiration (entrée de l’air) et
expiration (sortie de l’air).

I. E. I. E. I. E. I. E. I. E. = amplitude respiratoire

Le contrôle de la respiration est assuré par les centres situés dans le tronc
cérébral (le Pons et le bulbe rachidien). Mais le cortex peut intervenir dans certaines situations
(ex. apnée volontaire).
Fréquence : 12 à 20 par minute.

°DIFFUSION ALVEOLOCAPILLAIRE : Echanges entre les alvéoles pulmonaires


et les capillaires sanguins à travers la membrane alvéolocapillaire. L’oxygène entre dans le
sang (une grande partie fixée sur l’hémoglobine) et le CO2 sort. C’est ce qu’on appelle
hématose.

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CHAP. III : SYSTEME DIGESTIF

1. Langue
2. Glande parotide
3. Glande sublinguale (ou sous linguale)
4. Glande sous-mandibulaire
5. Pharynx
6. Œsophage
7. Cardia
8. Estomac
9. Antre pylorique
10. Duodénum
11. Jéjunum
12. Iléon
13. Appendice
14. Caecum
15. Côlon ascendant
16. Angle ou flexion colique droite
17. Côlon transverse
18. Angle ou flexion colique gauche
19. Côlon descendant
20. Côlon sigmoïde
21. Rectum
22. Valvule iléo-cécale
23. Sphincter pylorique
24. Foie
25. Vésicule biliaire
26. Canal cholédoque
27. Pancréas
28. Canal pancrétique ou canal de Wirsung
29. Anus
30. Palais

INTRODUCTION

Le tube digestif sert à la réception des aliments et à l’évacuation des déchets


alimentaires sous forme de matières fécales. Ainsi, il s’étend de la bouche à l’anus et a une
longueur de 10 m.
Trois autres organes sont annexés à ce tube digestif. Ce sont : le foie, la vésicule biliaire et le
pancréas. Le tube digestif est caractérisé par 3 couches :

- Muqueuse ou couche interne


- Sous – muqueuse ou couche moyenne
- Musculeuse ou couche externe

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Cependant, durant son trajet dans la cavité abdominale s’ajoute une 4 e couche
constituée du PERITOINE : c’est la couche SEREUSE, mais au niveau de l’œsophage la 4e
couche est constituée du tissu conjonctif fibreux appelé adventice.
Ainsi, le système digestif comprend :
a) La bouche et ses annexes (glandes salivaires)
b) Pharynx
c) Œsophage
d) Estomac
e) Intestin grêle
f) Gros intestin
g) Foie et vésicule biliaire
h) Le pancréas

A. LA BOUCHE ET SES ANNEXES (glandes salivaires)


Elle comprend : le vestibule, les joues, les lèvres, les dents, le palais, la langue
et les glandes salivaires.

Fonctions :
- Gustation (assurer le goût)
- Déglutition ou propulsion des aliments
- Mastication et phonation.
Sa mobilité est assurée par huit pairs des muscles et un muscle impair. Les muscles pairs de la
langue sont :

1. génio-glosse
2. hypo-glosse
3. palato-glosse
4. stylo-glosse
5. amygdalo-glosse ou glosso-staphylin
6. pharyngo-glosse
7. transverse
8. lingual inférieur
* Le muscle impaire est : lingual supérieur

Vue macroscopique de la langue Epiglotte

Amygdale palatine

Amygdales linguales
Goût amer
Papilles caliciformes
Goût acide Papilles filiformes
Papilles fongiformes
Goût salé
Gout sucré

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INNERVATION DE LA LANGUE

Territoire innervé par le N. vague (X)

Territoire innervé par le N. glosso-pharyngien (IX)

Territoire innervé par le N. lingual

Le goût est assuré par les papilles linguales dont leur répartition est indiquée
sur la figure précédente. La langue est innervée par :
- le nerf lingual assurant la sensibilité tactile et thermique de 2/3 antérieur de la langue ;
- le nerf glosso-pharyngien (IX) assurant la sensibilité tactile et thermique du 1/3
postérieur de la langue ;
- le nerf vague (X) ou nerf pneumogastrique : c’est le nerf sensitif pour une partie de la
base de la langue ;
- le nerf hypoglosse (XII) : c’est le nerf moteur pour les muscles de la langue.

LES DENTS
Palais
3e molaire définitive ou
Email dent de sagesse
Couronne 2e molaire définitive
Dentine ou Ivoire
apparente 1ee molaire définitive
2 prémolaire
Pulpe dentaire
Colet 1e molaire
Papille incisive Canine
Gencive
Incisive latérale
Os alvéolaire
Racine Incisive centrale
Cément
Foramen apical
dentaire
Chez l’homme, il existe 2 dentitions à la naissance qui
Paquet vasculo-nerveux

Il y a :
- La dentition de lait ou primaire ou provisoire ou temporaire, qui compte 20 dents
réparties comme suit : 4 incisives de lait, 2 canines de lait et 4 molaires de lait soit 10
dents pour chaque arcade dentaire.
L’arcade : est l’alignement de toutes les dents fixées sur une même mâchoire. Ces
dents de lait seront progressivement remplacées par les dents définitives à partir de
l’âge de six ans. Les dents de lait commencent à apparaître dans la bouche, à partir de
l’âge de six mois jusqu’à l’âge de 24 mois ou 2 ans (selon l’O.M.S. jusqu’à 36 mois).
- La dentition définitive ou permanente compte 32 dents, soit 16 par chaque arcade
répartie comme suit : 4 incisives, 2 canines, 4 prémolaires et enfin 6 molaires. Ces
dents sont fixées dans l’os alvéolaire recouvert d’une muqueuse appelée GENCIVE.
La partie visible de la dent c’est la couronne constituée de l’émail qui recouvre la
dentine ou l’ivoire, à l’intérieur de laquelle il y a la cavité pulpaire.

L’émail est constitué du calcium, d’où sa dureté et il n’est pas sensible


contrairement à la dentine qui est sensible.

La partie invisible de la dent fixée dans l’os alvéolaire c’est la racine entourée
d’une couche sensible : le cément et la racine présente à son sommet un trou ou foramen

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apical dentaire à travers lequel passe le paquet vasculo-nerveux (artère, veine et nerf
dentaires). Toutefois, la dent est attachée à l’os alvéolaire par des ligaments. La forme des
dents est adaptée à leur fonction, d’où, les incisives servent à couper les aliments et possèdent
une racine, c’est aussi le même cas pour les canines.

Les prémolaires servent à broyer les aliments et possèdent une à deux racines.
Les molaires interviennent dans la mastication des aliments et possèdent deux racines pour les
molaires inférieures et trois pour les molaires supérieures. L’innervation des dents est assurée
par les branches du nerf trijumeau (Ve)

LE PALAIS

C’est le plafond de la bouche constitué du palais dur et du palais mou fermant


la communication entre la bouche et le naso pharynx pour empêcher le passage des aliments
vers le nez. Le bord postérieur du palais mou présente à son centre une petite projection vers
le bas qu’on appelle luette ou uvula.

Philtrum
dents

Commissure labiale
Lèvre supérieure
Lèvre inférieure

Amygdales palatines
Langue
Luette ou uvula

LES GLANDES SALIVAIRES

Rôle : Humecter la muqueuse buccale par leur sécrétion dite salive. En


moyenne, nous sécrétons par jour 1 à 1,5 L de salive. Sa sécrétion est stimulée par le système
nerveux parasympathique et inhibée par le système nerveux sympathique. Il y a trois grandes
glandes salivaires dont :

 La glande parotide : est la plus grande communiquant avec la bouche (presque en face de
prémolaires et molaires supérieures, par le canal de Sténon
 La glande sublinguale : occupant le plancher buccal
 La glande sous mandibulaire : qui communique avec la glande sublinguale dans la cavité
buccale à côté du frein lingual par le canal de Wharton. Toutefois, dans la cavité buccale,
il y a plusieurs petites glandes salivaires disséminées partout dans la muqueuse buccale.
B. LE PHARYNX
C’est un conduit qui est commun aux voies respiratoires et digestives. Il
comprend 3 parties :
- rhino-pharynx, l’oro-pharynx et hypo-pharynx (voir système respiratoire).

C. L’ŒSOPHAGE

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C’est un conduit d’environ 25 cm de long conduisant les aliments du pharynx à


l’estomac après avoir traversé le diaphragme.

D. L’ESTOMAC
Oesophage Cardia
Grosse tubérosité

Petite courbure
Corps de
l’estomac Grande courbure
Sphincter pylorique

Duodénum

Canal pylorique Antre pylorique


Il occupe la partie supérieure gauche de la cavité abdominale juste sous le
diaphragme. L’endroit de l’estomac où s’insère l’œsophage est dit cardia. On trouve au
niveau de la grosse tubérosité des glandes gastriques et l’innervation de l’estomac est assurée
par les 2 nerfs vagues.

E. INTESTIN GRËLE
Sa longueur varie de 5 à 8 m et son diamètre est de 25 mm. C’est un tube
recourbé commençant à l’orifice pylorique jusqu’à la valvule iléo-cæcal qui est l’entrée du
gros intestin et empêchant le retour des matières fécales dans l’intestin grêle. Il comprend 3
régions :
 Duodénum : d’une longueur d’environ 30 cm. Décrit une courbure autour de la
tête du pancréas. Aux environs de 8 cm du Sphincter pylorique, s’ouvrent le
canal cholédoque et le canal pancréatique (draine les sécrétions du pancréas).
 Jéjunum : environ 3 m de longueur
 Iléon : environ 4 m de longueur

Leurs faces internes, c’est-à-dire leurs muqueuses présentes des plis et des
petites projections en forme des doigts que l’on appelle villosités intestinales intervenant dans
l’absorption des aliments.
Dans la paroi du duodénum, il y a des glandes sécrétant du mucus.
Ces glandes sont appelées glandes de Brunner.
Tandis que dans la paroi de l’iléon, on trouve les glandes de Lieberkühn.

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F. LE GROS INTESTIN(ou COLON)


Côlon transverse
Flexion ou angle Bandelette du côlon
colique droite
Flexion ou angle colique gauche

Bosselures du
Côlon ascendant côlon

Côlon descendant
Iléon
Caecum

Côlon sigmoïde
Appendice

Rectum

Anus

Le canal anal et anus


Muscle sphincter interne

Muscle élévateur de l’anus

Muscle sphincter externe

Fonctions du gros intestin Zone hémorroïdale

- Résorption de l’eau
- Fermentation des substances alimentaires
- Evacuation des matières fécales

La vascularisation de l’intestin grêle et du gros intestin est assurée par les


artères mésentériques supérieures et inférieures. Quant à la vascularisation veineuse, le sang
veineux en provenance de ces organes est assurée par des veines mésentériques supérieures et
inférieures qui déversent ce sang dans la veine porte.
L’innervation est assurée par le système parasympathique stimulant le péristaltisme. D’où le
vidange du rectum.

PERITOINE

A l’exception de l’appareil respiratoire et du cœur, la suite des organes est


située dans la cavité abdominale, laquelle une partie de l’appareil digestif est tapissée d’une
membrane séreuse dite péritoine. Il y a le péritoine pariétal tapissant la paroi abdominale et le
péritoine viscéral tapissant les viscères. Entre les 2 péritoines, il y a la cavité péritonéale
contenant quelques gouttelettes du liquide séreux.
L’inflammation du péritoine est dite PERITONITE.

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On entend par :
- petit épiploon, c’est le péritoine qui s’étend de la petite courbure de l’estomac vers le
foie.
- Méso : c’est un pédicule du péritoine qui s’étend de la paroi abdominale vers les
viscères contenant les vaisseaux sanguins et les nerfs.
- Grand épiploon : c’est un prolongement de péritoine qui s’étend de la partie inférieure
de l’estomac et couvrant antérieurement l’intestin grêle comme un tablier protecteur.
- Typhlite : inflammation du caecum
- Appendicite : inflammation de l’appendice
- Méso appendice : c’est le péritoine de l’appendice
L’appendice a une longueur moyenne de 12 cm

Péritoine pariétal
Paroi abdominale

Péritoine viscéral Méso


Viscère

Les organes annexes du tube digestif

LE FOIE : l’organe le plus gros de notre corps, pesant environ 1,5 kg, localisé dans
l’hypocondre droit et sa face supérieure touche au diaphragme. A sa face inférieure, il y a une
petite dépression où siège la vésicule biliaire. Il est formé de 2 lobes (droit et gauche),
séparés antérieurement par le ligament falciforme. A sa face inférieure, pénètre l’artère
hépatique et la veine porte mais sortent les voies biliaires. Cet endroit est appelé hile
hépatique.
Les canaux biliaires vont former les canaux hépatiques : droit et gauche qui vont former un
seul canal : le canal hépatique se joignant au canal cystique pour former le canal cholédoque,
transportant la bile provenant du foie et de la vésicule biliaire au duodénum. L’artère
hépatique amène du sang enrichi en oxygène et en substances nutritives au foie. La veine
porte y amène le sang veineux provenant du tube digestif pour être filtré et le résultat de cette
filtration, c’est la bile qui va être déversée dans les canaux biliaires par l’intermédiaire des
canalicules biliaires. Ensuite les canaux biliaires vont déverser cette bile dans le canal
hépatique.

Ainsi la bile voyage en sens inverse du sang portal. Le sang veineux provenant
du foie est drainé postérieurement par les veines hépatiques débouchant à la cave inférieure.

Fonction du foie

 Fonctions cellulaires : intervention dans différents métabolismes : les glucides( glucose),


lipides( acides gras), les protides, la vitamine D…
 Neutralisation des substances toxiques.
 Lieu de fabrication du facteur de la coagulation sanguine prothrombine,
 Fonction biliaire : production et élimination de la bile et des sels biliaires
 Fonction vasculaire : système porte ;
NB : Le foie est une usine biochimique où la majorité des substances en provenance du
tube digestif subissent des transformations.

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LA VESICULE BILIAIRE

Sac d’environ 10 cm de long, irrigué par une branche de l’artère hépatique :


l’Artère Cystique
Rôle : dépôt et concentration de la bile qui va en sortir par le canal cystique débouchant au
canal cholédoque qui s’ouvre dans le duodénum. La bile a une couleur brun-jaunâtre. La
capacité de la vésicule biliaire varie de 35 à 50 cc.

LE PANCREAS

Organe mou et fragile d’environ 20 cm de longueur situé sous l’estomac et


dont sa tête est recouverte de l’anse duodénale et se prolonge jusqu’à la partie postéro-
inférieure de l’estomac jusqu’à la rate.
Deux fonctions :

°Fonction exocrine : Ses cellules sécrètent un liquide recueilli par le canal pancréatique
principal qui s’ouvre au même endroit que le canal cholédoque au duodénum. Ce liquide
contient les enzymes pour digérer les glucides( amylases), les lipides ( lipases) et les protéines
( trypsine, chymotrypsine, carboxypeptidase).
°Fonction endocrine : De même le pancréas a des îlots des cellules appelées îlôts de
Langerhans composés des cellules qui sécrètent des hormones parmi lesquelles on a:
- Les cellules  (alpha) : sécrètent le glucagon qui augmente le sucre dans le sang
- Les cellules  (bêta) : sécrètent l’insuline qui fait entrer le sucre dans les cellules et
diminue ainsi la glycémie.

RATE :
Râte

Côte IX

Côte X

Organe extrêmement friable pouvant se rompre facilementCôte XI


et ayant les fonctions suivantes :
- réservoir du sang
- fonction de lymphocytes produisant des anti-corps : c’est pour cette raison qu’elle est
considérée comme organe du système lymphatique
- destruction des globules rouges
- stockage du fer

N.B. On peut vivre sans rate comme le démontre la splénectomie.


Splénectomie : ablation de la rate. Dans ce cas, ses fonctions seront assurées par les ganglions
lymphatiques, la moelle osseuse rouge et le foie. Elle est située en arrière de l’estomac entre
la 9e et la 11e côte gauches ; longue de 12 cm et large de 8 cm. A l’état normal, elle ne peut
pas être palpable. Elle est entièrement entourée du PERITOINE. L’augmentation de son
volume est dite splénomégalie.

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LA NOMENCLATURE DE LA PAROI ANTERIEURE DE L’ABDOMEN

Ligne médio claviculaire droite


1. Hypochondre droit
Diaphragme 2. Epigastre
3. Hypochondre gauche
4. Flanc droit
5. Région ombilicale ou mésogastre
Ligne médio claviculaire gauche
6. Flanc gauche
7. Fosse iliaque droite
8. Hypogastre
Ombilic 9. Fosse iliaque gauche
Point de Mac Burney
(valvule iléo-cécale)

Point de Lanz
(Orifice de l’appendice

Pli inguinal

FONCTIONNEMENT DE LA DIGESTION

On entend par :
- Déglutition : le passage des aliments de la bouche à l’estomac
- Défécation : expulsion du contenu rectal ou matières fécales vers l’extérieur.
- Mastication : action de broyer les aliments en petites molécules et de les mélanger
avec les sécrétions salivaires.
- Digestion : le fait de découper les aliments en petites particules qui peuvent passer
dans le sang ;
- Absorption : passage des nutriments des intestins dans le sang.

1) Mastication : le fait de mâcher.


La salive lubrifie les aliments et facilite leur passage à l’œsophage et en même
temps la salive assure la solubilisation des aliments. La salive contient une enzyme
dite ptyaline ou amylase salivaire assurant la dégradation partielle de l’amidon. Le
déclenchement de la salivation est assuré par deux réflexes :
 Psychique : suite à la vue ou à l’odeur des aliments
 Le 2ème réflexe est simplement dû par la présence mécanique des aliments dans la bouche.

2) Déglutition: le fait d’avaler


Passage à travers l’oropharynx et l’œsophage : c’est un réflexe
3) Phase gastrique :
L’estomac brasse les aliments pour les ramollir et en faire une bouillie ou chyme.

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Sécrétions observées au niveau gastrique


- Mucus : forme une couche protectrice à la surface de la paroi gastrique contre
l’autodigestion de cette paroi par les enzymes et le HCl (acide chlorhydrique).
- HCL (acide chlorhydrique) : c’est pour acidifier le contenu de l’estomac et il constitue
un agent antiseptique puissant pour prévenir les infections gastro-intestinales.
- Pepsine : elle décompose partiellement les protéines alimentaires en petites molécules.
Ces sécrétions gastriques sont stimulées par une hormone libérée par la paroi gastrique
dite gastrine.

L’activité gastrique contribue à la transformation des aliments en une bouillie


plus ou moins homogène dite CHYME GASTRIQUE.

4) DIGESTION AU NIVEAU DE L’INTESTIN GRËLE :

Au niveau des intestins grêles, il y a la fin de la digestion et l’absorption de la majorité


des substances grâce aux mouvements péristaltiques qui étalent les nutriments et les
sécrétions digestives. Il y a 3 types des sécrétions qui sont observées :

a) Sécrétions pancréatiques : le liquide pancréatique contient le bicarbonate et les


enzymes pancréatiques. Ces sécrétions pancréatiques sont stimulées par 2 hormones
de la paroi du duodénum et ce sont :
- la sécrétine
- la pancréozymine

b) Sécrétions biliaires : la bile fabriquée par le foie est déversée dans le duodénum
pendant le repas grâce à une hormone de la paroi duodénale, stimulant les contractions
de la vésicule biliaire qu’on appelle cholécystokinine.
La bile est constituée de : l’eau, pigments biliaires résultant de la décomposition de
l’hémoglobine, des vieux globules rouges détruits dont un des produits de dégradation
donne aux matières fécales leur couleur brune (stércobiline). Quand le foie fonctionne
mal, quelques pigments peuvent atteindre la circulation sanguine et on observe par là
une jaunisse ou un ictère.
Les sels biliaires sont des constituants les plus importants de la bile dont après leurs
sécrétions dans le tube digestif, sont presque entièrement réabsorbés par le sang de la
veine porte qui les achemine dans le foie.

Fonctions des sels biliaires :

- activation de la lipase pancréatique ;


- absorption par la paroi intestinale des vitamines liposolubles (A, D, E, K) ;
- émulsion ou fragilisation des graisses dans le duodénum pour favoriser l’action de la
lipase pancréatique.

c) Sécrétions intestinales : les peptidases achèvent la dégradation des protéines déjà


commencée. Les disaccharidases dégradent les glucides (maltose, sucrose, lactose, …)
On trouve des petites quantités d’amylase et de lipase. Le mucus sécrété par les
glandes de Brunner protège la muqueuse intestinale. Les sécrétions, sont stimulées par
une hormone de la muqueuse intestinale dite : entérocrinine.

5) DIGESTION AU NIVEAU DU GROS INTESTIN

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Pas d’enzymes sécrétées à ce niveau sauf la grande quantité du mucus alcalin


servant à lubrifier le contenu du côlon et à neutraliser les acides formés par les bactéries
intestinales qui décomposent les débris alimentaires non digérés et suite à la fermentation de
ces débris alimentaires par les bactéries, il y a production aux matières fécales leurs odeurs
caractéristiques. Dans le gros intestin, il y a absorption du Na (sodium), chlorure, vitamines
et une bonne partie de l’eau. C’est ainsi que si les matières fécales séjournent trop longtemps
dans le côlon favorise la perte d’eau et favorisant ainsi la constipation. Par contre, si le
passage est trop rapide, l’eau des matières fécales n’est pas suffisamment réabsorbée : c’est la
diarrhée. Ainsi les aliments sont absorbés par les capillaires sanguins et lymphatiques ; ces
derniers se spécialisent dans l’absorption des graisses et des protéines.

L’effet des enzymes digestifs sur les aliments et de les transformer en petites
molécules simples (glucose, acide gras, acides aminés, glycérol, …) qui sont capables d’être
réabsorbés par les villosités intestinales atteignant les capillaires sanguins et lymphatiques de
la paroi intestinale et de ce fait gagner la circulation sanguine.

Le sang des capillaires va au foie par la veine porte et de là au cœur par les
veines hépatiques communiquant à la veine cave-inférieure.
Quand au contenu des capillaires lymphatiques, il passe dans le canal thoracique gauche à la
veine sous –clavière gauche où il sera mélangé à la circulation sanguine. Ainsi tous les
aliments absorbés finissent donc par atteindre la circulation sanguine.

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CHAP. IV : SYSTEME URINAIRE

Le système urinaire est composé de :


Glandes surrénales
 2 reins
 2 uretères
 Une vessie
Rein gauche
 Un urèthre
Rein droit
Uretères

Vessie

Prostate

Urèthre

A. LES REINS
Rapports des reins avec la colonne vertébrale

Glande surrénale
COTE DROIT COTE GAUCHE

12e côte

Coupe sagittale du rein

Capsule fibreuse
1, 2, 3 = calices principaux
Medula rénale
Calices secondaires
Bassinet

Tissus graisseux dans les sinus rénaux


Colonnes rénales
Uretère
Papille rénale

Pyramides rénales
Cortex rénal

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Le rein est un organe en forme de haricot localisé derrière le péritoine. Les


deux reins sont situés de chaque côté de la colonne vertébrale au niveau de dernières vertèbres
thoraciques (Th11 à L3).

Le rein gauche est un peu plus haut que le rein droit et chaque rein présente un
bord latéral qui est convexe et un bord interne ou médian qui est concave contenant le hile
rénal par où passent l’artère, la veine rénale et l’uretère. Le sommet de chaque rein possède
une glande surrénale.

ANATOMIE MACROSCOPIQUE

On distingue 2 zones :
 Une zone externe ou périphérique : le cortex rénal
 Une zone interne ou médiane : la medulla rénale

L’uretère à son entrée dans le rein, devient le bassinet qui donne dans la
medulla 3 grandes échancrures dites calices principaux qui vont aussi donner naissance aux
calices secondaires au sommet desquels pour chaque calice secondaire, il y a la papille rénale.
L’urine est collectée dans le bassinet pour passer en suite dans l’uretère jusque dans la vessie.
Chaque rein est entouré d’une capsule fibreuse sauf au niveau du hile.

ANATOMIE MICROSCOPIQUE : NEPHRON

Tubule contourné proximal


Tubule contourné
distal
artériole efférente
capsule de Bowman
Glomérule
Artériole afférente
Tubule collecteur

Artère interlobulaire

Anse de Henlé

Papille

L’unité structurale et fonctionnelle du rein c’est le NEPHRON. Chaque rein en


contient des millions, le néphron est formé d’une touffe des capillaires sanguins dite
glomérule qui est entourée de la capsule de BOWMANN à laquelle fait suite un réseau
tubulaire de longueur d’environ 3 cm.

Ce réseau tubulaire présente successivement le tubule, contourné proximal


(T.C.P.), la portion descendante de l’anse de henlé, puis la portion montante de l’anse de
henlé, le tubule contourné distal (T.C.D.) débouchant dans le tubule collecteur (T.C.).
Ce tubule collecteur (T.C.) reçoit de la même façon le filtrat en provenance de plusieurs
néphrons.

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Chaque rein contient 8 à 10 lobes rénaux dont chacun est constitué d’une partie
conique de la medulla : la pyramide rénale ainsi que du cortex rénal recouvrant la base de la
pyramide. L’apex ou le sommet de la pyramide pointe vers le hile et son extrémité s’appelle
papille rénale. Les tubules collecteurs de différents néphrons se dirigent vers les papilles
rénales où ils s’ouvrent dans les calices secondaires. Les colonnes rénales font partie du
cortex qui avancent entre 2 pyramides rénales. Chaque lobe rénal est séparé d’un autre par
l’artère inter lobaire et chaque lobe est subdivisé en petits lobules qui sont séparés par des
artères inter lobulaires.

LOBE RENAL ET SES LOBULES & VASCULARISATION RENALE

L’artère rénale à son entrée à travers le hile se ramifie en artères inter lobaires
qui donne à la frontière entre la medulla et le cortex naissance aux artères arquées qui vont
aussi donner naissance aux artères inter lobulaires passant entre différentes lobules, lesquelles
se ramifient en plusieurs artérioles afférentes qui vont former autant des glomérules à partir
desquels prennent naissance les artérioles efférentes qui vont se capillariser tout au long du
réseau tubulaire auquel se joignent un réseau veineux parallèle au réseau artériel.

Les capillaires veineux au contact des capillaires artériels vont former des
veinules qui vont constituer la veine rénale sortant à travers le hile rénal pour entrer dans la
veine cave inférieure.

Lobe
Lobule
T.C.P.
Artériole efférente Glomérule

Cortex rénal
A. interlobulaire T.C.D.

A. arquée
Medulla rénale
T.C.
A. interlobaire

Papille rénale

PHYSIOLOGIE RENALE

La fonction du rein est de débarrasser le sang de certaines de ses substances ou


d’ajuster leur concentration lorsque le sang passe au néphron :
C’est ce que l’on appelle épuration rénale qui implique 3 opérations successives :
1. La filtration du sang à travers la paroi du glomérule ou la filtration glomérulaire.
2. La réabsorption d’une grande partie de cette filtration au niveau du tubule (ou la
réabsorption tubulaire).
3. La sécrétion de certaines substances au niveau de ce tubule (ou sécrétion tubulaire).

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a) LA FILTRATION GLOMERULAIRE

Le sang à son passage au glomérule cède une fraction du plasma à la capsule


de Bowmann et le filtrat obtenu normalement ne contient pas de protéines ou de cellules
sanguines. Le taux de filtration glomérulaire est d’environ 125 ml/minute soit environ 180
L/24 heures ou un jour.
Le taux de passage du sang au glomérule est d’environ 650 ml/minute.

b) LA REABSORPTION TUBULAIRE

Le filtrat obtenu au glomérule se dirige vers les tubules collecteurs en passant à


travers le T.C.P. Environ 98 % de ce filtrat sont réabsorbés jusque dans les capillaires
sanguins péri tubulaires par diffusion ; c’est notamment l’eau, le glucose, les acides
aminés, … qui sont réabsorbés.
La concentration sanguine : des ions sodium, potassium, calcium, chlore, sulfate, manganèse,
phosphate est ajustée au niveau du rein.

Exemple : le sodium est réabsorbé sur toute la longueur du système tubulaire ;


pour le potassium seulement au niveau du T.C.P. et du T.C.D. Pour les substances toxiques
comme l’urée, créatinine et l’acide urique, elles ne sont pas réabsorbées par le tubule et sont
donc entièrement sécrétées dans l’urine.

SEUIL RENAL OU TUBULAIRE POUR LE GLUCOSE

Il existe une limite à la capacité de réabsorption du glucose car :

 Si le taux de passage du glucose dans le tubule est supérieur à 320 mg de glucose par
minute, l’excédent ne sera pas réabsorbé, d’où la présence du glucose dans les urines.
Cette présence du glucose dans les urines peut être due soit au défaut métabolique de
l’organisme ou soit au défaut fonctionnel du rein.

c) LA SECRETION TUBULAIRE

Même mécanisme que réabsorption mais en sens inverse. C’est-à-dire que les
substances sécrétées quittent le sang des capillaires péri tubulaires pour passer à l’intérieur du
système tubulaire. Exemple : (urée, acide urique, …)

LE TAUX DE FORMATION DE L’URINE

De 125 ml du filtrat glomérulaire produits par minute seulement 1 ml arrive au


tubule collecteur (T.C). C’est-à-dire que les 124 ml autres sont réabsorbés par le système
tubulaire et par conséquent le taux de formation d’urine est de 1 ml/minute et sur les 180L du
filtrat glomérulaire produit en 24 heures, environ 1½ L à 2 L d’urine sont éliminées. L’urine
normale est un liquide jaune clair légèrement acide et d’une odeur caractéristique.

Elle contient 95 à 99 % d’eau, urée, acide urique, sels minéraux et pigments


(urobiline ; qui colore l’urine en jaune). Dans certains états pathologiques on peut observer la
présence de certaines substances telles que :

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 Globule rouge : dans ce cas on parle d’hématurie


 Glucose : dans ce cas on parle de glycosurie
 Pus : dans ce cas on parle de pyurie

On entend par :
 Dysurie : miction difficile ou douloureuse
 Polyurie : miction excessivement abondante
 Pollakiurie : miction peu abondante mais fréquente
 Oligurie : miction peu abondante mais peu fréquente
 Anurie : absence complète de production d’urine par les reins et c’est un signe
pathologique grave.

B. LES URETERES
Ce sont deux tubes situés derrière le péritoine de diamètre d’environ 5 mm et
de longueur variant entre 25 à 30 cm. Ils transportent l’urine des reins à la vessie. Au niveau
du rein, les uretères sont évasées pour former ce qu’on appelle les bassinets.

C. LA VESSIE
C’est un réservoir musculo-membraneux destiné à l’urine ayant une capacité
variant entre 300 à 500 cc situé dans la cavité pelvienne derrière la symphyse pubienne et sa
face supérieure est recouverte du péritoine.

Derrière la vessie, il y a le rectum chez l’homme mais chez la femme c’est


l’utérus. C’est le système sympathique qui est responsable de la contraction vésicale mais le
système parasympathique provoque sa vidange (la miction). La vessie est vascularisée par les
artères vésicales supérieures, inférieures et honteuses provenant de l’artère iliaque interne.

D. L’URETHRE
C’est un tube conduisant l’urine de la vessie à l’extérieur de l’organisme. Chez
l’homme l’urèthre sert aux voies urinaires et génitales, mais chez la femme, l’urètre sert
uniquement à l’urine. Chez l’homme, l’urèthre a une longueur d’environ 20 cm mais chez la
femme elle est de 3 à 4 cm. Sa paroi comprend une couche de muqueuse et une couche de
muscle lisse. L’urèthre se termine par le méat urinaire qui est un orifice situé juste au dessus
de l’entrée du vagin chez la femme. Ce méat urinaire est entouré du muscle sphincter externe.

Importance de l’eau

Elle représente 60 à 70 % de notre poids corporel.


Rôles :
 Maintenir constante la température corporelle
 C’est le solvant le plus universel
 C’est le liquide le moins réactif

La distribution de l’eau dans l’organisme

Elle est répartie en deux compartiments :

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 Intracellulaire : 50 %
 Extracellulaire : 20 % dont 15 % pour la lymphe ou liquide interstitiel et 5 % pour le
plasma.
L’eau assure un bon fonctionnement à notre organisme et nous devons ingérer 2 à 3,5 L d’eau
par jour. A partir de liquides ou boissons et des aliments ingérés. L’élimination de l’eau par
l’organisme se fait par ventilation pulmonaire (air expiré, transpiration et élimination urinaire).

D’où ce sont ces facteurs cités ci-haut qui contribuent à l’élimination de l’eau
par l’organisme. On entend par :

 Œdème : accumulation d’eau dans les tissus, quelques causes :


 Insuffisance cardiaque, carence en protéines sanguines ;
 Insuffisance rénale ;
 Carence en vitamines B et C ;
 Augmentation de la perméabilité capillaire.
 Déshydratation : c’est la baisse de la quantité d’eau dans les tissus.

Quelques causes :
 Vomissements répétés,
 Diarrhée sévère,
 Diabète, etc.

LES P.H. DE LIQUIDES DE L’ORGANISME

Liquides P.H.
 Sang entier 7,25 – 7,45
 Plasma 7,25 – 7,45
 Cytoplasme des cellules 7,1 – 7,3
 Lymphe 7,4
 Liquide céphalo-rachidien 7,4

Causes fréquentes de déséquilibre acido-basique

Acidose Alcalose (ou basique)


 Diabète  Ingestion excessive des produits
 Insuffisance cardiaque alcalins ou basiques
 Insuffisance rénale  Hyperventilation pulmonaire
 Diarrhée sévère  Vomissements répétés par perte de
 Hypoxie l’acide chlorhydrique
 Ingestion excessive d’acides
 Hypoventilation pulmonaire

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Le système urinaire

Coupe longitudinale du rein

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Un lobe rénal et ses lobules


lobe
lobule

artériole afférente

cortex artère interlobulaire

artère arquée

artère interlobaire

medulla

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CHAP. V : SYSTEME REPRODUCTEUR

I. INTRODUCTION
La reproduction est une caractéristique commune et fondamentale aux êtes
vivants, chez les organismes dits primitifs ou inférieurs tels que protozoaires, moisissures,
bactéries ; la reproduction se fait par division directe. Tandis que chez les plantes, animaux,
l’homme dont l’organisation est plus complexe ; la reproduction est sexuée.

Ainsi, chaque individu mâle ou femelle possède des gonades ou glandes


sexuelles, soit les testicules chez l’homme et les ovaires chez la femme.
Les cellules sexuelles ou gamètes fabriquées par les gonades sont appelées spermatozoïdes
chez l’homme et ovules chez la femme.

Au moment de la reproduction, le spermatozoïde et l’ovule se fusionnent pour


donner l’œuf fécondé ou zygote qui, par une série de mitoses, donnerait naissance à
l’embryon et finalement à l’organisme adulte. Chaque individu possède une série d’organes
(accessoires) et glandes accessoires permettant à ce mécanisme fondamental de se produire.

L’appareil génital de la femme doit également assurer le développement d’un


nouvel être humain du moment de la fécondation jusqu’à la naissance. L’activité sexuelle
commence chez les deux sexes avec la puberté. Mais, tandis que la vie sexuelle de la femme
s’éteint avec la ménopause, l’activité sexuelle de l’homme peut continuer jusqu’à l’âge
avancé (andropause).

A. APPAREIL GENITAL CHEZ L’HOMME


Il est composé de :
1. Testicules
2. Epididyme
3. Canal déférent
4. Vésicule séminale
5. Prostate
6. Glande bulbo-uréthrale

Vessie

4
Diaphragme uro-génital
5
3
6
2

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II. SYSTEME REPRODUCTEUR CHEZ L’HOMME

L’appareil génital interne chez l’homme et composé de :


1. Testicules
2. Epididyme
3. Canal déférent
4. Vésicule séminale
5. Prostate
6. Glande bulbo-uréthrale

1. TESTICULES

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Gonade mâle fabriquant les spermatozoïdes et les hormones sexuelles mâles,


dont la plus importante est la testostérone. Le testicule est localisé sous le pénis et enfermé
dans une bourse cutanée dite scrotum.

Son tissu ou parenchyme testiculaire est divisé en lobules contenant des tubules
séminifères dans lesquels sont fabriqués les spermatozoïdes. Entre ces tubules séminifères, il
y a des cellules interstitielles de leydig produisant les hormones sexuelles mâles. Le testicule
est irrigué par l’artère principale du testicule qui est une branche de l’aorte accompagnant le
canal déférent. La veine testiculaire droite entre dans la veine cave inférieure mais la veine
testiculaire gauche entre dans la v.rénale gauche.

Le testicule est innervé par le système nerveux autonome. Avant la naissance


les testicules sont encore dans l’abdomen pour descendre avant la naissance dans le scrotum
en traversant le canal inguinal. Avant la puberté, les testicules sont petits et sans fonction,
mais après la puberté ; ils subissent une croissance rapide.

 Cryptorchidie : quand les testicules restent dans la cavité abdominale ou dans le canal
inguinal ; dans ces deux cas, les testicules sont incapables de produire les spermatozoïdes.

Si on fait une castration : c’est-à-dire la destruction des testicules chez un


individu avant la puberté, cela entraînera l’infantilisme car il n’y aura pas de changement,
mais chez l’adulte on observe la diminution du volume des organes sexuels et une perte de
l’appétit sexuel ou Libido.

1) Testicule : c’est la glande sexuelle de l’homme, glande à la fois exocrine et endocrine.


Il a pour but :

a) la production des spermatozoïdes


b) la production des hormones sexuelles mâles

Ayant la forme et les dimensions d’un pruneau, les testicules sont situés au
dessous du pénis, enfermés dans une bourse cutanée nommée le scrotum. Situés en dehors de
l’abdomen, leur température est de 2° à 4° C, inférieure à celle du corps, ce qui est
indispensable au développement des spermatozoïdes (=spermatogénèse)

Les testicules sont surmontés des épididymes. L’extrémité supérieure du


testicule est située en avant à cause de l’inclinaison à 45° par rapport à l’horizontale du grand
axe du testicule. Les testicules sont très mobiles, leur consistance est ferme et élastique.
L’extrémité supérieure possède une petite vésicule dite appendice testiculaire (c’est un débris
embryonnaire), deux faces (latérales) et le bord antérieur du testicule sont recouverts par un
feuillet séreux ou vaginale.

Tête (caput)
de l’épididyme

Corps
Appendice épididymaire

Face latérale Queue


Appendice testiculaire

Bord antérieur
45°C

Mathias FERAZA B, Cours d’anatomie et Physiologie, L1 SoinsExtrémité


Généraux, 2024
inférieure
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Anatomiquement, le testicule est constitué par un tissu propre ou parenchyme


testiculaire. Il est enveloppé par la couche albuginée. C’est une membrane fibreuse, épaisse
et résistante, analogue à la sclérotique de l’œil. Cette albuginée envoie des prolongements à
l’intérieur du testicule appelés septa testiculaires en divisant le parenchyme testiculaire en 200
à 300 lobules. Chaque lobule contient 3 à 4 tubules séminifères avec une longueur moyenne
de 90 cm. La longueur moyenne de tous les tubules séminifères est donc de 800 m. Le
testicule est très sensible et riche en vaisseaux lymphatiques. L’innervation du testicule est
assurée par le système nerveux autonome.

L’artère testiculaire est l’artère principale du testicule ; une branche de l’aorte


abdominale accompagnant le canal déférent pour atteindre le testicule. La veine droite du
testicule se jette dans la veine cave inférieure mais la veine gauche du testicule se jette sous
un angle droit dans la veine rénale gauche qui débouche à son tour à la veine cave inférieur.
Ce qui explique la stase physiologique et explique que le testicule gauche est un peu plus bas
que le testicule droit. .
Les spermatozoïdes sont fabriqués dans les tubules séminifères. Entre les tubules séminifères,
il y a les cellules interstitielles de leydig produisant les hormones sexuelles mâles.

Chez l’embryon ou fœtus, les testicules se trouvent dans l’abdomen


immédiatement avant la naissance, ils descendent dans le scrotum en traversant le canal
inguinal. Jusqu’à la puberté les testicules sont petits et sans fonction. Avec la puberté, ils
subissent une croissance rapide.

 Cryptorchidie : C’est quant les testicules restent dans la cavité abdominale ou dans le
canal inguinal .Dans les deux cas,le testicule est incapable de produire les spermatozoïdes .

Constitution anatomique du testicule

Couche albuginée
Canalicules efférentes testiculaires
Septum testiculaire
Canal déférent
Lobe testiculaire avec
tubule séminifères Canal épididymaire

Canalicule afférente

Si on fait une castration : c’est-à-dire la destruction des testicules chez un


individu avant la puberté. Cela entraînera l’infantilisme. Car il n’y aura pas de changement.
Si, c’est chez l’adulte (après la puberté), on observera la diminution du volume des organes
sexuels et une perte de l’appétit sexuel ou Libido.

La testostérone est l’hormone la plus masculinisante et est responsable de :


 développement et maintien des caractères sexuels secondaires mâles ;
 modification de la voix ;

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 augmentation d’endurance physique et du taux d’hémoglobine ;


 renforcement du tonus musculaire ; croissance des poils pubiens, sous axillaires et faciaux ;
 développement du pénis et de tout l’appareil génital chez l’homme.

Les organes accessoires

C’est l’ensemble des canaux conducteurs et des glandes exocrines.

2) Epididyme :

C’est un long tube très spiralé ou pelotonné, résultant de la fusion de plusieurs


canaux (ou canalicules) efférents du testicule véhiculant les spermatozoïdes en provenance de
tubules séminifères. L’épididyme est entouré de tissu conjonctif dans lequel cheminent les
vaisseaux et nerfs. L’épididyme favorise la maturation des spermatozoïdes et les met en
réserve dans la queue de l’organe où ils sont immobilisés d’abord.
Il prend naissance au sommet du testicule et descend en postéro-latéral jusqu’à la partie
inférieure du testicule. On peut diviser l’épididyme en 3 parties :

a. Tête épididymaire : c’est la partie recevant les canalicules efférents testiculaires.


Elles sont en nombre de 12 à 15.
b. Corps épididymaire : il possède la forme d’une virgule
c. Queue épididymaire : elle se continue dans le canal déférent. C’est le lieu de stockage
des spermatozoïdes.

Le canal épididymaire possède une longueur de 6 à 7 m enroulé en un paquet


d’une longueur de 6 cm seulement. Le canal épididymaire est entouré d’une couche
conjonctivo-musculaire. Les vaisseaux (artères et veines du canal déférent) et les nerfs
cheminent dans le tissu conjonctif. L’épididyme possède également une mince couche
d’albuginée et est en rapport avec la vaginale. L’appendice épididymaire est le débris
embryonnaire du canal de Wolf.

3) Canal déférent

Il constitue la première portion des voies génitales. Il s’étend de la queue de


l’épididyme jusqu’à l’urètre. Sa partie terminale s’appelle Canal éjaculateur.
Long de 35 à 45 cm et d’un diamètre de 2 à 3 mm, il possède une consistance ferme. Sa
portion initiale se trouve dans le scrotum, sur le côté interne de l’épididyme. Il monte ensuite
jusque dans le canal inguinal. Après avoir traversé le canal, le canal déférent se trouve
d’abord latéral à la vessie.

A la face postérieure de la vessie, il se dilate pour former l’ampoule du canal


déférent. Avant d’entrer dans la prostate, le canal déférent reçoit le canal excréteur de la
vésicule séminale. Le canal éjaculateur forme une partie terminale du canal déférent ; le canal
éjaculateur se trouve en plein milieu de la prostate et s’ouvre par une fente dans l’urètre
prostatique. C’est à ce niveau que les voies urinaires et séminales partagent le même conduit,
c’est-à-dire l’urèthre.

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Face postérieure de la vessie

 Le cordon spermatique : c’est la partie montante du canal déférent, entouré de diverses


enveloppes dont l’origine est la paroi abdominale, entraîné avec la descente testiculaire.
Ses couches sont les suivantes :
a. Fascia spermatique externe : dérive de l’aponévrose du muscle grand oblique (externe).
b. Muscle crémaster : muscle strié dérivant du muscle petit oblique (interne). Il provoque
un raccourcissement par réflexe = c’est le réflexe crémastérien.
c. Fascia crémastérienne : c’est la fascia du muscle petit oblique
d. Fascia spermatique interne : dérive de la fascia du muscle transversal. Dans le cordon
spermatique, il y a aussi les vaisseaux et les nerfs. Les artères sont les suivantes :
- Artère testiculaire,
- Artère du canal déférent : pour l’épididyme et le canal déférent
- Artère crémastérienne (c’est une branche de l’artère épigastrique inférieure).
Il y a la veine testiculaire en provenance du testicule.

4) Vésicule séminale :

C’est une glande paire annexée au canal déférent, située sur la face postérieure
de la vessie. Le liquide de sécrétion de vésicules séminales est visqueux et jaunâtre. C’est un
liquide alcalin et qui donne au liquide spermatique sa viscosité.

5) Prostate :

C’est un organe musculo-glandulaire sécrétant un liquide alcalin, laiteux, à


odeur caractéristique fade, qui contribue à l’édification du liquide spermatique et qui a pour
but de rétablir la motilité des spermatozoïdes.
La prostate est située entre la vessie et le diaphragme uro-génital ; derrière la symphyse
pubienne et devant le rectum.
La prostate se trouve dans une sorte de loge dont les parois sont constituées de mésenchyme
condensé (= lobe prostatique). La glande est traversée par la partie initiale de l’urèthre (c’est
l’urèthre prostatique) et par les canaux éjaculateurs. La prostate présente une base dite base
prostatique qui est en rapport avec la vessie ; le sommet ou apex prostatique regardant vers le

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diaphragme uro-génital. Une légère dépression médiane sur la face postérieure divise la
prostate en lobe droit et en lobe gauche. Le lobe moyen est situé au dessus du canal
éjaculateur et en dessous du trigone de la vessie.

Chez l’enfant, la prostate est encore rédimentaire. Elle atteint son complet
développement vers l’âge de 25 ans. Avec l’avancement de l’âge, la prostate subit une
hypertrophie. C’est plus le lobe moyen qui s’hypertrophie et cela peut entraîner une
occlusion uréthrale complète.
Canal déférent

Vésicule séminale

Vessie

Base prostatique
Lobe médian
Face antérieure Canal éjaculateur
Urètre prostatique Face postérieure

Sommet de la prostate
Glande bulbo-uréthrale
Muscle sphincter uréthral
Canal de la glande bulbo-uréthrale
Urèthre
La loge prostatique :

Est formée de tissu cellulaire autour de la glande (= la capsule prostatique). On


peut distinguer :
a. Une paroi supérieure : constituée de la vessie qui limite la loge en haut. Une paroi propre
n’existe pas.
b. Une paroi inférieure : elle correspond au diaphragme uro-génital ;
c. Une paroi antérieure : est aussi appelée « lamelle prostatique »
d. Une paroi postérieure : constituée du tissu conjonctif entremêlé de fibres musculaires
lisses. Elle sépare la prostate du rectum.
e. Une paroi latérale : constituée de tissus partant de la face antérieure de sacrum vers la face
postérieure de la symphyse pubienne.

6) Glande bulbo-urétrale

Ou glande de Cowper. Les deux glandes bulbo uréthrales sont des glandes
muqueuses dont la sécrétion neutralise les restes d’urine pouvant séjourner dans l’urètre
immédiatement avant l’éjaculation. Elles sont situées dans le plancher du bassin formé par le
diaphragme uro-génital. Chaque glande possède un canal excréteur d’une longueur de 30 à 40
mm. C’est le canal de glande bulbo-urétrale qui s’ouvre dans l’urètre.

LES ORGANES GENITAUX EXTERNES DE L’HOMME

Ce sont :
1. l’urètre ou urèthre
2. le pénis
3. le scrotum

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1. L’Urètre : il s’étend de la vessie à l’orifice externe. Il a une longueur d’environ 20


cm et comprend 3 parties à savoir :

 L’urètre prostatique : c’est la partie contenue dans la prostate, recevant l’urine de la vessie,
les sécrétions prostatiques et de vésicules séminales ainsi que les spermatozoïdes.
 L’urètre membraneux : c’est la partie traversant le diaphragme uro-génital ; derrière la
symphyse pubienne.
 L’urètre spongieux (ou pénien) : est le plus long traversant le pénis sur toute sa longueur.
Avant de se terminer au méat urétral, l’urètre se dilate pour former la fosse naviculaire
urétrale dans laquelle on peut trouver un pli muqueux formant une sorte de valvule dite
valvule de la fosse naviculaire (ou valvule de Guérin).

Méat urétral
Gland

Couronne du pénis

Frein préputial

Prépuce

2. Pénis : est l’organe de copulation chez l’homme, constitué des formations érectiles ;
fixé à la symphyse pubienne par le ligament suspenseur du pénis. Sa longueur est
variable d’un individu à un autre ; sa racine est fixée dans le périnée et son extrémité
antérieure forme un renflement du corps spongieux qu’on appelle gland du pénis
recouvert par un pli à moitié muqueux et a moitié cutané qu’on appelle prépuce.

C’est le corps spongieux qui contient l’urètre. Le mécanisme de l’érection est


un phénomène purement vasculaire (artériel) et l’érection est provoquée par la stimulation des
corpuscules du gland ou par des influx d’origine psychique.

Ainsi le sang est projeté librement dans les lacunes de formations érectiles qui
deviennent distendues et compriment les veines empêchant le retour du sang veineux. D’où
le pénis devient dur et sa température augmente. Les réflexes d’érection dépendent du
parasympathique sacré et l’éjaculation est commandée par le sympathique. C’est seulement
au cours de l’acte sexuel où ces deux parties du système nerveux autonome travaillent
ensemble.
La contraction rythmique de la musculature du plancher pelvien expulse le sperme.

Dans un cm3 de sperme, il y a normalement 100 millions des spermatozoïdes.


Les spermatozoïdes sont très sensibles aux rayons x. On entend par :
 Priapisme : érection permanente et douloureuse du pénis
 Stérilisation : abolition ou interruption de la reproduction
 Circoncision : enlèvement du prépuce
 Balanite : inflammation du gland
 Phimosis : c’est quand l’orifice du prépuce est rétréci et le gland ne peut ou n’est plus à
mesure de sortir.

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Coupe transversale du pénis


V. dorsale du pénis
Peau Nerf génital
V. dorsale profonde du pénis
Corps caverneux
A. profonde du pénis
Fascia du pénis Septum pénien
Couche albuginée du corps caverneux
Urètre
Couche de muscle lisse A. urétrale
(dartos)
Couche albuginée du corps spongieux

Corps spongieux
3. Scrotum (bourse) : c’est un sac V. Urétrale
cutané contenant
les deux testicules et les deux
épididymes ; situés entre les 2 cuisses sous le pénis. Il présente des rides et un sillon
longitudinal qu’on appelle raphé scrotal.

Sa paroi contient une couche de muscles lisses dite couche dartos très sensible
au froid.

Coupe frontale du scrotum

Ligament suspenseur du pénis


Pénis
Corps caverneux
Corps spongieux

Urètre

Peau

Couche dartos Septum scrotal

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B. APPAREIL GENITAL DE LA FEMME


Vue antérieure de l’appareil génital interne de la femme
Péritoine
Fond utérin
Peau
Excavation utéro-
vésicale Excavation recto-utérine
Paroi abdominale
(ou cavité de Douglas)
Utérus
Cavité utérine

Poils
Clitoris Anus Sphincter anal
Symphyse
pubienne Diaphragme uro-génital
Mous pubis
Pavillon Franges tubaires
Ovaire droit
Ligament propre Fond utérin
Trompe utérine de l’ovaire Infundibulum tubaire

Ampoule tubaire Isthme tubaire

Corps utérin

Ligament utérin
Ligament rond utérin
Orifice utérin
Muqueuse vaginale

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L’appareil génital interne de la femme est composé de :


1. Ovaire
2. Trompes utérines
3. Utérus
4. Vagin

1. Ovaire

C’est la glande sexuelle ou gonade chez la femme ayant les buts suivants :
 assurer le mûrissement des cellules sexuelles (ovules)
 produire des hormones sexuelles femelles ou folliculaires.

L’ovaire est tendu entre les ligaments lui permettant une grande mobilité. Les
ovaires sont situés latéralement et en arrière de l’utérus. Les ovaires renferment environ

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400.000 follicules primordiaux à la naissance dont la plus grande partie de ces follicules
régressent en follicules atrétiques (sans fonction). Pendant l’activité sexuelle de la femme,
seulement 300 à 400 follicules ont la chance de mûrir. L’Ovaire est irrigué par l’artère
ovarienne branche de l’aorte abdominale passant par les ligaments propres de l’ovaire. La
veine ovarienne droite entre dans la veine cave inférieure mais la veine ovarienne gauche se
jette d’abord dans la veine rénale gauche. Les lymphatiques se rendent aux ganglions
lymphatiques situés autour de l’aorte abdominale. Les veines rénales sortent du hile ovarien.
Primitivement les ovaires sont situés dans la région lombaire et descendent vers le 3e mois
embryonnaire pour arriver dans l’excavation pelvienne vers le 9e mois embryonnaire. C’est la
migration de l’ovaire. Le ligament ovarien propre est le ligament le plus efficace et rattache
l’ovaire à la paroi perlvienne. Le mésovaire est une sorte de méso spécial rattachant l’ovaire à
la trompe utérine et fait partie du ligament large. Les ligaments utéro-ovarien et tubo-ovaien
relient l’ovaire avec le pavillon de la trompe utérine et avec l’utérus.

Ligament tubo-ovarien

Ligament utéro-ovarien propre

Ligament utéro-ovarien
Ovaire
Mésovaire

Utérus

Ligament large

Trompe utérine

L’innervation de l’ovaire est assurée par le système nerveux autonome.


On appelle ovogénèse la série d’événements par lesquels les cellules germinales femelles
(ovogonies) sont transformées en ovules. On y distingue deux grandes étapes :

a) La prolifération : au cours de laquelle quelques cellules épithéliales de la surface de


l’ovaire constituant les cellules germinales chez la femme polifèrent avant la naissance
par mitose et en s’enfouissant dans le tissu conjonctif sous-jacent. Chaque cellule
germinale, s’entoure d’une couronne de cellules épithéliales appelées cellules
folliculaires et le tout constitue un follicule primaire.
A la naissance, ce processus de prolifération est terminé et on retrouve dans chaque
ovaire quelques milliers de ces follicules primaires. A noter que l’ovocyte de ce
follicule primaire est déjà entré en voie de division méiotique (soit la prophase de la
division I) et va rester au stade d’ovocyte primaire jusqu’à la puberté.

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b) Maturation
A partir de la puberté jusqu’à la ménopause un certain nombre de ces
follicules primaires subissent la maturation. Les follicules ovariens primaires
contenant les hormones ovariennes se transforment en follicules ovariens vésiculeux
ou Follicules de De Graaf contenant les hormones folliculaires. Sous la pression du
liquide folliculaire et l’action des ferments protéolytiques, il y a rupture folliculaire ou
ovulation. L’ovule expulsé du follicule est recueilli par les granges du pavillon de la
trompe. L’épithélium folliculaire demeure dans l’ovaire prolifère (sous l’action de
l’hormone lutéinisante) pour former le corps jaune ou lutéal qui reste en activité ou en
fonction pendant 2 semaines en sécrétant la progestérone.

En cas de fécondation d’ovule, le corps jaune reste jusqu’au 6e mois


embryonnaire et après sa fonction de protéger la grossesse sera reprise par le placenta.
Si pas de fécondation, dans ce cas, le corps jaune cesse de fonctionner après 2
semaines et cela va provoquer la menstruation et le corps jaune se transforme en
corps albicans ou corps blanc.

Corps jaune
Follicule vésiculeux (De Graaf)

Corps albicans

Follicules ovariens
primaires

Stroma ovarien
Hîle ovarien
Le mûrissement du follicule, l’ovulation et la formation du corps jaune sont
sous la dépendance des gonadotrophines hypophysaires (du lobe antérieur de l’hypophyse).
Le follicule ou œstrogène formée dans le follicule et la progestérone formée dans le corps
jaune passent dans le sang et vont entraîner la prolifération de la muqueuse utérine.

Un cycle normal varie entre 28 à 32 jours. La durée du cycle peut-être plus


longue ou plus courte. Chaque femme possède son propre rythme. Les jours fertiles sont
compris entre le 17e jour et le 12e jour avant les règles. La ménopause ou climactère est la
période comprise entre le débat du tarissement de l’ovaire et l’arrêt presque complet de ses
fonctions. Dans ce cas les ovulations deviennent plus rares tout comme aussi les
menstruations (=hémorragies menstruelles) pour disparaître.

La division cellulaire est un des phénomènes de la biologie cellulaire parmi les


plus complexes. Elle assure d’une part les processus de croissance et de différenciation des

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organismes et d’autre part, en assure la reproduction. Il y a 3 formes de division cellulaire :


mitose-méiose-amitose (ou division directe).

Evolution de la
Cellule germinale mâle Cellule germinale femelle

Ovogonie 2n = 46 chrom
Spermatogonie Multiplication (mitose)
(44 + XX)
Multiplication (mitose) 2n = 46 chrom. Ovocyte de 1er Ordre 2n
(44 + xy Croissance (mitose) = 46 chrom
(44 + XX)
Spermatogonie 1er ordre
Croissance 2n = 46 chrom. * Mitose réductionnelle
(44 + xy
(1) (1) 1er globule polaire
Méiose Spermatogonie 2e ordre (n = 22 + XX)
* mitose réductionnelle 2n = 23 chrom.
* mitose équationnelle (22 + xy * Mitose réductionnelle
(2) (2) (2) (2) 2e globule polaire
Spermatides (n = 22 + X)

22 + X 22 + X 22 + Y 22 + Y

2. Trompe utérine

C’est un conduit destiné à recueillir l’ovule pour le transporter dans la cavité


utérine. Elle comprend :
- L’infundibulum tubaire (pavillon). Il revêt la forme d’un large entonnoir. C’est la
partie la plus mobile de la trompe. La base du pavillon est profondément découpée en
une série de languettes ou franges. Ce sont les fimbriae tubaires en nombre de 10 à
15. Parmi les franges il y a une plus longue que les autres dite fimbriae ovarienne qui
va jusqu’à l’ovaire.
L’ampoule tubaire se continue au pavillon de la trompe. C’est une partie large ayant
comme diamètre 8 à 9 mm. C’est habituellement l’endroit de la fécondation.
L’ampoule se continue par une partie rectiligne ou Isthme tubaire ayant comme
diamètre 3 à 4 mm. La trompe se termine par sa partie utérine tubaire qui se trouve
dans l’épaisseur de la paroi de l’utérus. Légèrement ascendante, elle forme un angle
obtus avec l’isthme. Elle s’ouvre dans la cavité utérine par l’orifice utéro-tubaire.

La trompe est constituée de :


- Une couche séreuse
- Une couche musculaire
- Une couche muqueuse

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Fimbriae ou Orifice abdominal tubaire


franges
butaires
Fimbria (frange) ovarienne

Ovaire

Infundibulum Isthme

Utérus
Ampoule
Partie tubo-utérine

Orifice tubo-utérin

Exceptionnellement la fécondation de l’ovule peut avoir lieu dans la cavité


abdominale (=grossesse péritonéale). Si l’œuf fécondé est retenu dans la trompe suite à son
transport vers l’utérus devenu impossible on parle d’une grossesse tubaire, mais c’est une
grossesse qui est toujours interrompue par de hémorragies violentes menaçant même la vie de
la mère. Le voyage de l’ovule vers l’utérus se fait par les mouvements des cils vibratiles et le
péristaltisme de la musculature tubaire. Ce voyage dure de 4 à 6 jours.

3. Utérus (=matrice)

Organe creux de 7,5cm x 5 cm occupant la partie moyenne de la cavité


pelvienne, entre le rectum en arrière ; la vessie en avant et au-dessous, se trouve le vagin. Son
poids est d’environ 50gr. La partie de l’utérus où prennent naissance les trompes utérines
s’appelle fond utérin ; vient ensuite le corps utérin qui se termine par son embouchure dans le
vagin dite col utérin.
De ce col part une membrane conjonctive qui est continue avec la paroi vaginale. Le corps
utérin ainsi que les trompes sont enveloppés par le ligament large qui est un repli du péritoine.

La paroi de l’utérus comprend :


 une couche externe ou séreuse
 une couche musculeuse ou myomètre
 une couche interne ou endomètre

Pendant la grossesse, le myomètre s’hypertrophie considérablement.


L’endomètre subit des modifications importantes au cours de la grossesse et à chaque
menstruation.

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Position de l’utérus

Position normale ou antéversion


Ou ante flexion ou normo-position
ou ante courbée
Position anormale ou rétroflexion.
Il y a aussi la position dite latéro-
flexion.

140° à 150°
Angle de 140° à 170°
Symphyse pubienne

2. Vagin

C’est un conduit dont la longueur varie de 6 à 7 cm qui va du col utérin jusqu’à


l’extérieur du corps au niveau de la vulve. Son rôle est de recevoir le pénis au moment du
coït et il livre passage au fœtus et ses annexes ainsi qu’au flux menstruel. Il est très extensible.
Sa paroi possède trois couches : une couche muqueuse (interne) ; musculaire (moyenne) et
une couche conjonctive externe. La muqueuse vaginale, ne possède pas des glandes. La
muqueuse est lubrifiée par les sécrétions du col utérin.
ORGANES GENITAUX EXTERNES (Vulve féminine)

Les grandes lèvres

Sont des épais replis cutanés contenant du tissu adipeux et des fibres
musculaires. A la puberté sur leur surface poussent des poils pubiens. Elles se rejoignent
antérieurement pour former le Mont de Vénus situé devant la symphyse pubienne.

Les petites lèvres

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Recouvertes par les grandes lèvres. Elles se rejoignent antérieurement pour


recouvrir le clitoris d’un prépuce.

Le clitoris

Est une petite masse tubulaire, érectile et excitable. C’est l’équivalent


embryonnaire du pénis mâle.

Le méat urinaire (urétral)

Se trouve juste sous le clitoris au dessous duquel (meat urinaire) se trouve


l’entrée du vagin fermée partiellement par une membrane muqueuse dite :

Hymen :
Qui reste en place jusqu’à la première relation sexuelle.

Les glandes mammaires


Ce sont des glandes sudoripares
modifiées capables de sécréter du lait.
Chaque glande contient des lobes s’ouvrant
au mamelon par un canal galactophore.
La formation et la sécrétion du lait sont
contrôlées par les hormones (surtout la
progestérone).

L’aréole : est la zone pigmentée entourant


le mamelon et qui devient plus foncée au
cours de la grossesse.
On observe des mamelles coniques,
cylindriques, aplaties, pédiculées, … Elles
subissent une croissance rapide à partir de
la puberté.

Le périnée : c’est l’ensemble des parties molles fermant en bas la cavité pelvienne ; c’est le
plancher du bassin et qui est traversé par le rectum, l’urètre et les organes génitaux (vagin). Il
possède comme limite ; devant c’est la symphyse pubienne et en arrière le rectum.

LE CYCLE MENSTRUEL

Définition :
C’est l’ensemble des modifications périodiques dans la sécrétion des hormones
sexuelles et dans la structure des organes de la reproduction. Cette activité commence à la
puberté pour prendre fin à la ménopause. La durée moyenne d’un cycle complet est de 28
Jours et l’événement central c’est l’ovulation. Le cycle comprend 3 phases de durées inégales
en dehors de la grossesse.
Il y a la phase proliférative, sécrétoire ou progestative et menstruelle.

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1. Phase proliférative

Sous l’influence de l’hormone folliculo-stimulante, le follicule devient mûr et


ses cellules folliculaires sécrètent des oestrogènes qui passent dans la circulation sanguine
provoquant la prolifération de l’endomètre et son invasion par une quantité considérable des
capillaires sanguins.

Entre temps, les glandes de l’endomètre commencent à sécréter un mucus


aqueux. Quand le taux des oestrogènes dans le sang devient suffisant, l’hypophyse arrête la
sécrétion de la F.S.H.

2. Phase sécrétoire ou progestative

Sa durée moyenne est de 14 jours et elle commence avec l’ovulation. Sous


l’influence de l’hormone L.H. l’ovule mûr est expulsé de son follicule et les restes épithéliaux
du follicule se transforment sous l’influence de la L.H. en corps jaune qui est une glande
endocrine temporaire, sécrétant la progestérone dont l’effet est de maintenir la prolifération de
l’endomètre ainsi que du myomètre. Les glandes muqueuses de l’endomètre sécrètent un
mucus épais.

En même temps, la progestérone inhibe toute contraction utérine pour


permettre à l’ovule s’il est fécondé, de se fixer sur l’endomètre.
S’il n’y a pas fécondation de l’ovule, le corps jaune perd sa couleur pour acquérir la couleur
blanche (corps albicans) et à la dernière journée de cette phase sécrétoire les capillaires de
l’endomètre se ferment entraînant une ischémie (manque du sang) et une nécrose de
l’endomètre.
Cette fermeture des capillaires de l’endomètre est due préalablement à la baisse du taux
d’oestrogènes dans le sang qui ont un effet (vasodilatateur) sur la paroi des capillaires de
l’endomètre.
En même temps le taux de progestérone diminue. Et enfin, la phase sécrétoire cède la place à
la phase menstruelle.

3. Phase menstruelle

C’est l’écoulement du flux menstruel et du tissu nécrosé de l’endomètre ayant


lieu les derniers jours du cycle. Sous la pression du sang des capillaires fermés de
l’endomètre, il en résulte un décollement de l’endomètre nécrosé qui sort à l’extérieur grâce
aux contractions du myomètre.

En moyenne 70 ml de sang et du tissu nécrosé et du mucus s’écoulent à


l’extérieur. En même temps, il y a reprise de la sécrétion de la F.S.H. pour le mûrissement
d’un nouvel ovule et recommencement du nouveau cycle. S’il y a fécondation de l’ovule, le
corps jaune continue à sécréter la progestérone jusqu’au 6ème mois embryonnaire et sa
fonction sera reprise par le placenta. La fécondation a lieu au 1/3 externe de la trompe utérine.
L’ovulation à lieu 14 jours avant les règles.

Le placenta :

C’est une zone dans l’utérus gravide où le cordon ombilical entre en contact
avec le tissu utérin de la mère.

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C’est un véritable filtre où la circulation fœtale s’enrichi en oxygène et en substances


nutritives grâce à la capillarisation des artères ombilicales en nombreuses villosités baignant
dans le sang des cavités de l’endomètre.

Le sang enrichi remonte au fœtus par la veine ombilicale. A partir du 6 ème


mois embryonnaire, le placenta secrète les hormones dites gonadotrophines chorioniques.
Ces hormones remplacent les gonadotrophines hypophysaires et pouvant ainsi stimuler la
production d’œstrogènes et des progestérones (qui stimulent aussi les glandes mammaires).

LE DEVELOPPEMENT DES MEMBRANES PLACENTAIRES

A. Formation des premières membranes


Villosités placentaires
Cavité amniotique

Sac vitellin
Amnios
Chorion

Embryon
B. Expansion de l’amnios
Villosité placentaire

Pédicule de fixation
Cavité amniotique
Sac vitellin

Amnios

Embryon Chorion
C. Développement du cordon ombilical
Villosité placentaire

Sac vitellin
Cordon ombilical

Chorion
Cavité amniotique
Amnios

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Utérus gravidique
Muscle utérin

Placenta : couche foetale

Couche maternelle

Cordon ombilical

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CHAP. VI : SYSTEME ENDOCRINIEN

Hypophyse

Thyroïde
Parathyroïde

Glande surrénale
Pancréas

Ovaires
gonades
Testicules

Les hormones du lobe antérieur de l’hypophyse et leurs organes cibles

Hormone de Hormone lutéctrophe


croissance

Glandes mammaires

Cortico-
trophine Thyreotrophine

Ovaires
Croissance
générale
Cortex
surrénal

Tyroïdes
[Link]

Il y a deux types des glandes :

 Exocrine : elles déversent leurs sécrétions dans une cavité ou à l’extérieur de l’organisme.
Exemple : (les glandes salivaires, gastriques, pancréatiques, sudoripares, sébacées,
lacrymales, …)
 Endocrine : elles déversent leurs sécrétions dites hormones dans la circulation sanguine
pour être transportées vers certaines régions de l’organisme où elles vont exercer leur
influence particulière à certains endroits spécifiques appelés organes cibles.

Bien que diverses et dispersées, les glandes endocrines forment un ensemble


fonctionnel qu’on appelle système endocrinien. Cependant les glandes endocrines du système
digestif (sauf le pancréas) ont trop peu de relation avec le reste du système endocrinien car
leur influence ne porte que le système digestif.

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Hormones Sources Actions


 Gastrine - Muqueuse gastrique - Stimulation des sécrétions
gastriques
 Sécrétine - Muqueuse duodénale
- Stimulation des sécrétions
 Pancréozymine - Muqueuse duodénale pancréatiques

 Cholécystokinine - Muqueuse duodénale - Stimulation de la sécrétion de


la bile
 Enterocrinine - Muqueuse intestinale - Stimulation de sécrétions
intestinales

Les autres glandes endocrines que nous verrons sont :


 Hypophyse ou glande pituitaire
 La thyroïde
 Les parathyroïdes
 Les îlots de langerhans du pancréas
 Les surrénales
 Les gonades (testicules et ovaires)

Le système endocrinien assure conjointement avec le système nerveux le


contrôle d’un grand nombre des fonctions de l’organisme. Son action est moins rapide que
celle du système nerveux central mais est de plus longue durée.

[Link] HORMONES
1. Nature
Ce sont des substances chimiques secrétées par des cellules pour régler le fonctionnement
d’autres cellules. Elles ont un rôle à jouer dans :
- La stabilité du milieu intérieur ;
- La réaction aux variations du milieu extérieur ;
- La production et la consommation de l’énergie ;
- La croissance et le développement ;
- La fonction reproductive.

2. Organisation
Le système hormonal est organisé sous la direction centrale de l’hypothalamus et de
l’hypophyse. Les hormones synthétisées par différentes glandes sont transportées par le sang
vers les organes cibles pour produire l’action.

3. Structure chimique
La structure chimique est variable :
 Acide aminée :
- Thyroxine, tri-iodothyronine – Thyroïde
- Adrénaline, noradrénaline – SNS
 Peptide (association des AA) :
- Ocytocine ;
- Hormone antidiurétique (ADH)
- Hormone de l’hypothalamus (RH)

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- Insuline – pancréas
- Hormone de l’hypophyse : TSH, ACTH, FSH-LH, H de croissance
- Calcitonine (thyroïde)
- Parathormone (parathyroïdes).
 Hormones stéroïdes
- Cortisol, aldostérone, testostérone
- Œstrogènes et progestérone surrénales et ovaires

4. Récepteurs hormonaux
Dans la majorité des cas, l’hormone ne peut pas pénétrer dans la cellule sans aide. Le
récepteur cellulaire activé par l’hormone agit à son tour sur un second messager, tel d’adényl-
cyclase qui transforme l’ATP en AMP clinique. De dégagée, découle alors la cascade de
réaction, spécifiques. D’autres hormones telles la thyroxine, agissent sur le noyau cellulaire.

5. Principales glandes endocrines et hormones


- Hypophyse hypothalamus
- Thyroïde T3, T4 tout le métabolisme de la croissance
- Parathyroïde calcium
- Surrénale cortisol, aldostérone, testostérone principale action métabolique
- Pancréas insuline, glucagon, somatostatine & peptides
- Rein érythropoïétine, rénine et vitamine D
- Cœur NAF
Poumons transformation de l’angiotensine I en angiotensine II.

6.Régulation générale du système hormonal


 Hypothalamus :
- Commandé par les centres supérieurs, secrète les libérines (Releasing hormone)
 Hypophyse :
- Stimulée par les releasing hormones
 Glandes – cibles :
- Thyroïde, surrénales, gonades
 Retro contrôle :
- Feed back = inhibition ou stimulation de l’hypophyse ou de l’hypothalamus.
[Link] de l’hypothalamus = libérines, ocytocine, hormone antidiurétique
 TRH : thyrotropin releasing hormone pour stimuler la production de TSH par l’hypophyse.
 Gn RH : gonadotrophin releasing hormones pour stimuler la production de LH & FSH par
l’hypophyse
 GH – RH : Growth hormone releasing hormones pour l’hormone de croissance
 CRH : corticotrophin releasing hormones pour la sécrétion d’ACTH
 Somatostatine : freine la libération de l’hormone de croissance et de la TSH.

Il y aussi 2 hormones directes : hormone antidiurétique(ADH) et ocytocine.

8. Hormones de l’hypophyse
 Partie antérieure :
- Hormone de croissance (GH)
- Hormone stimulant la glande tyroïde (TSH)
- Hormone stimulant le cortex surrénal (ACTH)

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- Prolactine, hormones folliculostimulante (FSH)


 Partie postérieur ADH & Ocytocine : lutéinisante (LH) ICSH (homme)

9. Hormones de la glande thyroïde


- Troidothyronine (T3) & thyroxine (T4)
- Calcitonine
10. Hormone de la parathyroïde : parathormone pour la mobilisation du calcium ;
11. Hormones de la glande surrénale :
- Cortisol (glucocorticoïdes) : pour plusieurs métabolismes et le bien être
- Aldostérone (minéralocorticoïde) : pour le métabolisme de Na et l’eau, et la tension
artérielle,
- Adrénaline et noradrénaline (catécholamines) : pour le SNS.
Hormones du pancréas
- Insuline : pour faire entrer le glucose dans les cellules et le glucagon pour augmenter le
glucose dans le sang ;
- Somatostatine : pour la croissance.
Hormone du cœur
- Facteur natriurétique (NAF) : pour éliminer un excédent en eau en éliminant le sodium
dans les urines
Hormone produites par les reins
- Rénine : pour la TA (fait sécréter l’aldostérone)
- Erythropoïétine pour la production des globules rouges par la moëlle osseuse
- Vitamine D pour le calcium.
- NB : Autres :
- Hormone produite par la graisse abdominale : leptine
- Hormone produite par la glande pinéale : règle le sommeil et la glycémie

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CHAP. VII : LES ORGANES DES SENS

Nous possédons cinq (5) sens dont :


- La vue dont l’organe sensoriel est l’œil
- L’ouie dont l’organe sensoriel est l’oreille
- Le toucher dont l’organe sensoriel est la peau
- Le goût dont l’organe sensoriel est la langue
- L’odorat don l’organe sensoriel est le nez

A. L’ŒIL (Vue d’en face)

Pli palpébral supérieur

Paupière supérieure Bord libre de la paupière supérieure

Coroncule lacrymale
Paupière inférieure
Cils Bord libre de la paupière inférieure

Pupille
Iris
Limbe scléro-cornéen
Cornée

Sclérotique

L’espace entre les 2 bords libres des paupières est appelé fente palpébrale à
travers laquelle on peut voir une partie du pôle antérieur du globe oculaire. Il y a la paupière
supérieure présentant du pli palpébral supérieur.

Chaque bord libre de la paupière porte des cils : latéralement la fente


palpébrale est limitée par l’angle externe ou latéral et l’angle interne ou nasal où on trouve
une élevure dite caroncule lacrymale.

A travers la fente palpébrale on trouve :

- La conjonctive oculaire ou bulbaire : recouvrant la sclérotique


- Le limbe scléro-cornéen : c’est la limite entre la cornée et la sclérotique : (c’est la
partie blanchâtre recouverte par la conjonctive oculaire)
- La cornée : zone transparente à travers laquelle on voit l’iris de couleur brunâtre chez
les noirs ou un peu bleuâtre chez les blancs.
Au milieu de l’iris on a la pupille qui est presque noire.
Structures qui entourent l’œil

Sourcils

Bord externe Bord interne


Nez

Bord inférieur
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Les muscles de l’œil : Vue postérieure du globe oculaire droit

Muscle droit supérieur

Muscle grand oblique

A. centrale de la rétine
Muscle droit interne Nerf optique

Muscle droit externe / latéral

Muscle petit oblique Muscle droit inférieur

L’œil est logé dans une cavité orbitaire possédant en arrière un trou par où
passe les nerfs optique et l’artère ophtalmique.
L’œil est un organe sphérique ayant au centre la pupille et la cornée ; il est actionné par
six muscles : droit supérieur, droit inférieur, droit interne, petit oblique (tous ces muscles
y compris le releveur ou la paupière supérieure) sont innervés par le nerf oculomoteur
commun (3ème des nerfs crâniens).
Le muscle grand oblique innervé par le nerf pathétique ou trochléaire (4 ème paire des nerfs
crâniens)
Le muscle droit externe est innervé par le nerf oculomoteur externe (6ème paire des nerfs
crâniens). Ces muscles oculomoteurs trouvent leur origine au sommet de l’orbite sur une
structure membraneuse entourant le nerf optique et one leur insertion sur la sclérotique.
La contraction du muscle droit supérieur dirige l’œil vers le haut, tandis que celle du
muscle droit externe dirige l’œil vers l’extérieur.

Coupe verticale antéro-postérieure à travers l’orbite

Sinus
M. releveur de la paupière supérieure
fontal
Toit de l’orbite
Nerf optique
Conjonctive bulbaire Sclérotique
M. grand oblique
ANTERIEUR Cils
POSTERIEUR
Conjonctive palpébrale
Muscle petit oblique
Sinus
maxillaire
On remarque : FORNIX
- Les deux paupières avec les cils ; Plancher de l’orbite
- La conjonctive palpébrale recouvrant la face postérieure de la paupière ;
- La conjonctive bulbaire recouvrant le pôle antérieur du globe oculaire
- Les deux conjonctives se réunissent dans le cul-de-sac appelé FORNIX.

Le globe oculaire présente un pôle antérieur et un pôle postérieur.


Dans le toit de la cavité orbitaire se trouve le sinus frontal, tandis que dans le plancher il y
a le sinus maxillaire. Le muscle de la paupière suit le même trajet que le muscle grand
oblique. Le globe oculaire est constitué d’une paroi et d’un contenu.

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Le Globe oculaire

Corps ciliaire avec muscle ciliaire


Zonule ciliaire
Cristallin ou lentille
Sclérotique
Limbe scléro cornéen Choroïde
Rétine
Pôle antérieur Axe visuel ou axe optique
Cornée Fovea centrulis (tâche jaune)
Chambre antérieure humeur
Chambre postérieure vitrée
Canal de schlemm
Nerf optique
A. centrale de la rétine
Muscle sphincter de l’Iris Disque du nerf optique avec excavation
Muscle dilatateur de l’Iris optique (tâche aveugle)

IRIS
Pupille
Muscle dilatateur
Muscle sphincter
La paroi du globe oculaire comprend 3 couches :
- La membrane externe qui comprend la cornée, le limbe scléro-cornien et la sclérotique.
- La membrane intermédiaire ou uvée : composé de l’iris, corps ciliaire et la choroïde.
C’est cette membrane qui assure la nutrition de l’œil et transforme l’œil en chambre noire.
Dans l’iris il y a le muscle sphincter et le muscle dilatateur.
- La membrane interne : l’épithélium recouvrant le corps ciliaire et la rétine qui se
prolonge derrière par le nerf optique. Le globe oculaire contient :
 Humeur aqueuse : sécrétée par l’épithélium du corps ciliaire passe de la chambre
postérieure (entre l’iris et le cristallin) à la chambre antérieur (entre l’iris et la cornée).
Cette humeur aqueuse est évacuée par le canal de Schlémm et précisément par les
veines épi sclérales
 Le cristallin : C’est une lentille fixée au corps ciliaire par les fibres du corps ciliaire
qu’on appelle zonule de Zinn.
Il a un rôle de réfraction.
 Coins ou humeur vitrée : c’est un liquide visqueux remplissant la grande cavité
postérieure du globe entre le cristallin et la rétine.

LA PHYSIOLOGIE DE L’ŒIL

ACUITE VISUELLE CENTRALE OU VISION

Définition : C’est le pouvoir de discrimination morphoscopique de l’œil, autrement dit c’est


la capacité de percevoir les fins détails d’un objet. Cette fonction est assurée par la fovea
centalis
d v = vision
V = -- d = distance entre l’optotype et l’œil à examiner
D
Champ visuel : L’espace dans lequel la rétine d’un œil immobile perçoit les rayons lumineux.

Réfraction : c’est le changement de direction d’un rayon de lumière quand il passe d’un
milieu transparent à un autre. L’unité de la réfraction est la dioptrie.

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D : Dioptrie
1 F : Foyer en mètre
D = ---
F
On distingue des lentilles biconvexes ou positives

Si réfraction de l’œil normal, le foyer tombe sur la rétine et on parle d’un œil
émmethrope.
Dans la vision de près grâce du cristallin le foyer tombe sur la rétine. C’est l’accommodation
par contraction du muscle ciliaire augmentant la courbure du cristallin. Chez un œil anormal
le foyer ne tombe pas sur la rétine et on parle d’un œil amétrope.
Il y a :
a) Myopie : l’image tombe devant la rétine (œil trop grand ou réfraction trop forte de
cristallin
Traitement : verre sphérique négatif.
b) Hypermétropie : c’est l’inverse de la myopie ou difficulté de voir de objets rapprochés.

Cause : œil trop petit ou réfraction du cristallin très faible, ainsi l’image tombe derrière la
rétine. Dans ce cas, l’accommodation du cristallin intervient pour que l’image tombe sur la
rétine.

Cependant, si le pouvoir d’accommodation est assez élevé pour corriger


l’hypermétropie, la contraction constante du cristallin provoque la fatigue oculaire ou
céphalée.
Traitement : verres sphériques positifs

ASTIGMATISME : Dans ce cas la cornée ne possède pas sa forme sphérique parfaite et elle
est aplatie dans une direction.

On entend par :
- APHAKIE : C’est l’absence de cristallin
- CATARACTE : Opacification du cristallin
- PRESBYTIE : C’est la diminution du pouvoir d’accommodation du cristallin
provoquée par l’âge.

Chez le jeune ou chez l’enfant le noyau de cristallin est souple et se déforme


facilement lors de la contraction du muscle ciliaire.
Au fur et à mesure que l’âge avance ce noyau devient de plus en plus dur et se déforme de
moins à moins.

- Pour l’œil emmétrope = la presbytie commence à plus ou moins 35 ans et évolue


lentement en s’aggravant.
- Pour l’œil myope = la presbytie commence tardivement ou parfois même n’existe pas.
- Pour l’œil hypermétrope = la presbytie comme très tôt.

On entend par :
 Myosis = contraction de la pupille
 Mydriase = dilatation de la pupille

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Au niveau de la rétine, il y a des cellules nerveuses sensibles à la lumière qu’on


appelle cônes (environ 7 millions) et fonctionnent pendant la journée. Il y a aussi les
bâtonnets (environ 100 millions) qui fonctionnent en cas de faible éclairage par exemple
pendant la nuit.

Les convergences des rayons lumineux dans l’œil normal, myope et hypermétrope

Cristallin
1. Œil normal ou œil emmetrope

Rayons lumineux
Image tombe sur la rétine
Objet
Cornée
2. Œil myope
Image tombe devant la rétine
Rayons lumineux
Objet
Image sur la rétine grâce au verre
négatif de correction
Verre négatif de la correction

3. Œil hypermétrope
Rayons lumineux
Les voies nerveuses impliquées dans la vision
Objet Image tombe derrière la rétine
On peut diviser le champ visuel d’un œil en deux moitiés : Image sur la rétine grâce au verre
- La partie interne ou Verre positif
nasale dedelala rétine
correction positif
reçoit les rayons lumineux en de correction du
provenance
champ visuel externe. Tandis que
- La partie externe temporale de la rétine reçoit les rayons lumineux en provenance du
champ visuel interne. Au niveau de la rétine, ces rayons lumineux engendrent les
influx nerveux qui sortent postérieurement de l’œil par chacun de deux nerfs optiques
qui vont se joindre sous le cerveau. Les fibres nerveuses provenant de la partie interne
de
Champ visuel

Nerf optique
Chiasma optique

Faisceau optique

Corps genouillé latéral (thalamus)

Cerveau moyen

Cortex visuel
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deux rétines se croisent contrairement aux fibres nerveuses en provenance de parties externes
de deux rétines. D’où à la sortie du chiasma optique, chaque faisceau optique transporte les
fibres nerveuses provenant du côté externe de la rétine de l’œil qui est situé sur le même côté
ainsi que les fibres nerveuses vont faire synapse avec les corps cellulaires dont les axones se
rendent jusqu’au cortex visuel.

En résumé, les rayons lumineux d’un objet sont projetés sur la rétine où les
cônes et les bâtonnets les transforment en influx nerveux qui sont ensuite transportés par le
nerf optique à travers le chiasma optique et pour constituer après les faisceaux optiques se
rendant au thalamus et à partir duquel les influx nerveux vont ensuite au cortex visuel où les
images sont interprétés.
Le nerf optique droit transporte les influx engendrés à l’œil droit, tandis que le faisceau
optique droit transporte les influx engendrés partiellement à l’œil droit et partiellement à l’œil
gauche.
Fenêtre ovale
B. L’OREILLE Canal semi-circulaire postérieur
Marteau Canal semi-circulaire latéral
Muscle du Canal semi-circulaire antérieur
pavillon Etrier
Enclume Espace péri-lymphatique
M. temporal Canal endolymphatique
Pavillon Sac endolymphatique
Dure mère

Cavité sous arachnoïde

C.A.E. Pie mère


Poils
Tympan Arachnoïde
Cartilages du CAE

Ampoule O.E.
O.M. Limaçon
Utricule Saccule
A. carotide interne
Caisse du tympan Trompe
d’Eustache O.I.
Canal utriculo-
sacculaire
Rampe Rampe Canal cochléaire (organe de corti)
vestibulaire tympatique
L’oreille contient les organes récepteurs du VIIIe nerf crânien ou nerf vestibulo
– cochléaire ou nerf auditif et assure 2 fonctions principales dont : l’audition et l’équilibre.
Elle comprend 3 parties à savoir = l’oreille externe, l’oreille moyenne et l’oreille interne.

L’Oreille externe (O.E.)

Le pavillon présente des saillis dont : l’hélix, l’anthélix, tragus, anti-tragus et le


lobule. Comme dépressions, il y a = la fossette naviculaire, la conque, la gouttière de l’hélix.
Le pavillon est constitué d’une structure cartilagineuse recouverte de la peau. Son rôle est de
diriger les ondes sonores vers l’oreille interne à travers l’oreille moyenne. L’oreille externe
comprend le pavillon, le conduit auditif externe (CAE) et la face externe du tympan.
A l’entrée du CAE, il y a des poils et dans la paroi du CAE, il y a de glandes sébacées et
cérumineuses (=productrices de cérumen).

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L’oreille moyenne = (O.M.)

Elle occupe la cavité de l’os temporal dite caisse de tympan. Elle contient 3
osselets dont : le marteau, l’enclume et l’étrier.
Rôle : Communiquer à l’oreille interne les vibrations du tympan sur lequel est soudée la
manche du marteau, transmettant son mouvement à l’enclume, lequel à son tour fait vibrer
l’étrier dont sa base plate est collée à la fenêtre ovale. L’O.M. communique avec le naso-
pharynx par la trompe d’Eustache. Dans l’os temporal au voisinage de la caisse du tympan, il
y a les cellules mastoïdiennes. C’est grâce à la trompe d’Eustache qu’il y a équilibre de
pression d’air de part et d’autre du tympan.

L’oreille interne = (O.I.)

Les vibrations sonores en provenance de l’O.M. sont transformées en influx


nerveux par les cellules sensorielles du limaçon dans la cochlée. C’est au sein de l’O.I. qu’il
y a les organes de l’équilibre (le système vestibulaire) constitue des canaux semi-circulaires,
de l’utricule et du saccule. Ce système vestibulaire et le limaçon sont enfermés dans un
labyrinthe osseux épousant la forme ou l’aspect du labyrinthe membraneux. Tout au tour du
labyrinthe membraneux il y a le liquide appelé périlymphe le protégeant. Le limaçon est une
structure roulée en spires autour d’un pilier central appelé Columelle. Le limaçon comprend
3 parties : - la rampe tympanique – la rampe vestibulaire et le canal cochléaire contenant un
liquide appelé endolymphe. L’audition diminue avec l’avancement en âge. La surdité peut-
être totale ou partielle (=hypoacousie). Le système vestibulaire ou d’équilibre est constitué de
3 canaux semi-circulaires, utricule et saccule. Le trouble de la fonction vestibulaire se
manifeste par la sensation de vertige.

C. LE SYSTEME TEGUMENTAIRE OU LA PEAU

La peau est l’organe sensoriel du toucher.

Schéma : voir plancher.

Ongle = vue d’en haut.


Corps de l’ongle
Bord libre de l’angle
Lunule

Définition :
La peau est un tissu de revêtement qui nous met en contact le plus direct avec le milieu
extérieur et de ce fait, protège d’autres organes de notre milieu intérieur.

Ses fonctions sont :


- Défense de l’organisme contre les microbes et les agressions physiques, mécaniques et
chimiques
- Régénération car elle renouvelle continuellement en formant elle-même ses
constituants conjonctifs et épithéliaux.
- Mélanogénèse : la peau est le siège des cellules productrices de la mélanine.
- Thermorégulation : par le mécanisme de la Sudation et d’évaporation ; par la
vasoconstriction et la vaso dilatation.

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- Sensorielle : par les corpuscules sensoriels responsables de la sensibilité au froid, à la


chaleur, à la douleur, à la pression et à la tactilité.

Quelques aspects macroscopiques de la peau

L’épaisseur de la peau varie selon les régions. Ainsi, elle est épaisse aux
surfaces d’extension des membres (ex=genou) mais elle est fine aux paupières, au prépuce,
etc.

Selon l’âge et le sexe, la peau est plus fine chez les enfants, les femmes et les vieillards.
Selon la couleur, la pigmentation est plus forte chez la race noire et la race jaune mais plus
nuancée chez la race blanche.
Un individu qui pour de causes génétiques, ne fabrique pas de a mélanine est appelé albinos.
Il faut noter que l’aréole, le mamelon, les organes génitaux, les aisselles sont des endroits
d’une hyperpigmentation normale. Sur la peau, il y a des plis, sillons, orifices des follicules
pileux. Au niveau des doigts et des orteils, il y a des ongles. Il n’y a pas des poils sur les
faces palmaires (paumes des mains) et plantaires des pieds ; sur le mamelon, le gland du pénis,
le prépuce, petites lèvres, face interne de grandes lèvres, le rebord rouge des lèvres. La peau
est constituée de 3 couches principales à savoir : l’épiderme, le derme et le tissu sous cutané
ou l’hypoderme.

a) Epiderme : c’est la couche superficielle constituée de nombreuses couches des


cellules superposées dont la couche basale ou germinative qui produit la mélanine, la
couche filamenteuse, la couche claire, la couche cornée et la couche granuleuse. La
conjonction dermo-épidermique est une ligne régulièrement ondulée et sépare le
derme de l’épiderme.
b) Derme : constitué de cellules dermiques (monocytes), lymphocytes, éosinophiles,
neutrophiles, histiocytes, fibroblastes) et des fibres musculaires, élastiques,
collagènes et des fibres réticulaires.
c) Hypoderme ou tissu sous cutané : est juste sous le derme. C’est un tissu graisseux à
travers lequel, passent les vaisseaux sanguins et les nerfs destinés au derme. Les
corpuscules sensoriels de la peau sont :
- Corpuscules de WAGNER – MEISSNER = dévolus au sens tactile
- Corpuscule de VATER – PACCINI = dévolus au sens tactile et de pression
- Corpuscule de KRAUSE = dévolus à la sensation du froid
- Corpuscule de RUFFINI = dévolus à la sensation du chaud.

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Les annexes de la peau

Ce sont : - Les phanères : c’est-à-dire les poils et ongles


- Les glandes sudoripares
- Les glandes sébacées

QUELQUES IMAGES( tirées des Atlas d’anatomie)

Muscles extrinsèques de l’œil : (a) vue latérale et (b) vue supérieure

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Voies nerveuses de la vision (vue ventrale de l’encéphale)

Oreille externe, oreille moyenne et oreille interne

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(a) Structure des couches de l’épiderme, du derme et de l’hypoderme,


(b) Coupe verticale d’un follicule pileux montrant la structure d’un poil et les relations entre
une glande sébacée, un muscle arrecteur et le follicule.

Structure d’un bourgeon gustatif

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Face supérieure de la langue

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CHAP VIII : LE SYSTEME NERVEUX

INTRODUCTION

Pour garantir l’équilibre fonctionnel de notre organisme, il faut une


collaboration harmonieuse entre le système nerveux et le système hormonal. Le système
nerveux agit à l’aide d’influx nerveux de manière précise et rapide, tandis que le système
hormonal agit à l’aide d’hormones et cela d’une façon lente et généralisée. Les S.N. est
présent partout dans notre corps sauf dans les cartila31+ges. Il contrôle toutes les fonctions
de notre organisme et raison pour laquelle nous sommes constamment en relation avec notre
milieu ambiant.

CLASSIFICATION DU SYSTEME NERVEUX :

1. Système nerveux central (SNC)


A. Moelle épinière Cerveau

B. Encéphale Cervelet

Bulbe rachidien et l’isthme/pont


2. Système neveux périphérique (SNP)
A. Nerfs crâniens : 12 paires
B. Nerfs rachidiens ou nerfs spinaux : 31 paires

3. Système nerveux autonome (SNA)


A. Orthosympathique (sympathique)
B. Parasympathique
C. Centres régulateurs situés dans l’encéphale.

Les systèmes nerveux central et périphérique sont aussi appelés système


nerveux volontaire ou somatique et contrôlent :
 La sensibilité générale et spéciale
 La motricité volontaire.

Les organes de sens recueillent les informations du monde ambiant et sont


transmises aux organes nerveux centraux (encéphale et moelle épinière) par les nerfs sensitifs
ou sensoriels (nerfs afférents). Les réponses sont transmises par les nerfs moteurs (nerfs
efférents). Nous communiquons nos idées grâce à la parole et à l’écriture et nous agissons
sur le monde extérieur par nos muscles striés.
Le SNA est aussi appelé S.N. involontaire ou végétatif car son contrôle nous échappe.
Il comprend les éléments nerveux destinés aux viscères, aux vaisseaux sanguins et aux tissus
qui fonctionnent en dehors de notre volonté.

Ainsi, il contrôle :
 La motricité involontaire (muscles lisses) ;
 La sécrétion des glandes ;
 La sensibilité organique.

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Le SNA commande la respiration, la circulation, la digestion, le métabolisme


de base, les sécrétions, l’excrétion (urine), la reproduction. A noter que le système
sympathique et parasympathique sont des antagonistes sauf pour l’acte sexuel.

SUDBIVISION DU SYSTEME NERVEUX

S.N

SN. PERIPHARIQUE :
SN CENTRAL - Nerfs crâniens et
- Nerfs rachidiens

ENCEPHALE MOELLE EPINIRERE

Partie afférente Partie efférente

Neurones sensitifs Neurones sensitifs


Somatiques viscéraux

SNA ou involontaire SN. Somatique


volontaire

Système Système
sympathique parasympathique
NOTIONS GENERALES :

L’unité structurelle et fonctionnelle du SN est le neurone composé de la cellule


nerveuse et de tous ses prolongements. Ses prolongements sont de 2 types : Dendrite et
Axone.

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NEURONE BIPOLAIRE NEURONE MULTIPOLAIRE

Prolongements

Dendrite
Corps de NISSL Dendrite
(dans le cytoplasme)

Noyau Axone ou
cylindraxe Axone

La dendrite : est courte et a l’aspect des racines d’un arbre.


Rôle : conduire l’influx nerveux de l’extrémité vers le corps cellulaire.

L’axone : est un prolongement long et unique conduisant l’influx nerveux du corps cellulaire
vers l’extrémité. L’axone est entouré de cellules de SCHWANN constituant la gaine de
myéline. Un neurone peut être bipolaire ou multipolaire. Les axones possèdent la gaine de
myéline sont des fibres myélinisées. Par exemple : les nerfs sont des faisceaux d’axones
myélinisés. D’où leur aspect blanchâtre. Dans la blanche de la moelle épinière, les axones
sont myélinisés. Par contre dans la matière grise du cerveau et de la moelle épinière les
axones ne sont pas myélinisés.

On distingue 3 sortes de neurones :


- Neurone afférent ou sensoriel : transmettant les influx nerveux de la périphérie au
S.N.C.
- Neurone efférent ou moteur : transmettant les influx nerveux du S.N.C à la périphérie.
- Neurone d’association : assurant la liaison entre les deux neurones précédents

On entend par :
- Centre nerveux : la condensation des cellules nerveuses formant la substance grise de
l’encéphale et de la moelle épinière,
- Voies nerveuses : sont constituées par les prolongements longs de cellules nerveuses
formant la substance blanche et les nerfs périphériques.
- Influx nerveux : un signal transmis à travers les fibres nerveuses.
- Synapse : endroit de contact à travers lequel l’influx nerveux passe d’un neurone à un
autre. C’est entre deux neurones qu’on trouve la synapse et l’influx nerveux sont
transmis par les médiateurs chimiques. C’est à ce niveau qu’agissent la plupart des
produits anesthésiques et les médicaments psychotropes. D’où l’influx nerveux est
transmis chimiquement et non électriquement. Dans le S.N volontaire, l’influx
nerveux se propage à la vitesse de 40 à 100 m/seconde mais dans le S.N involontaire
la vitesse est de 1 m/seconde.

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AXONE ENTOURE DE GAINE DE MYELINE

(3) Membrane post-synaptique


Cellule de SCHWANN Noyau de la cellule de
SCHWANN Axone
(1)
Axone
Membrane
présynaptique
Nœud de Ranvier
SYNAPSE Cellule nerveuse ou Espace synaptique
corps cellulaire

(2) Axone Axone


Région synaptique
Dendrite Dendrites

Pour les neurones sensoriels ou sensitifs, on distingue :


- Les extéro-cepteurs : recevant les stimulus en provenance de l’extérieur.
Ce sont des neurones sensoriels impliqués dans la vision, l’olfaction, l’audition,
gustation, toucher, température extérieure, douleur superficielle,…
- Les intero-cepteurs : ce sont des neurones recevant les stimulus en provenance de
l’intérieur du corps ; pour la faim, la soif, douleur profonde, …
- Les propriocepteurs : neurones situés dans les muscles, tendons, articulations et qui sont
sensibles à la position du corps ou à son équilibre, aux mouvements du corps ainsi
qu’au degré de contraction musculaire. Les neurones moteurs arrivent directement
aux muscles striés pour assurer la réponse motrice finale de l’organisme.

LES MENINGES :

Ce sont des enveloppes du S.N.C. On distingue 3 couches :


 La dure-mère : c’est la couche externe, résistante et adhérant aux os du crâne.
 L’arachnoïde : la couche intermédiaire et séreuse composée d’un feuillet interne et
d’un feuillet externe.
 La pie-mère : c’est la couche interne, fine et riche en vaisseaux sanguins. Cette
dernière touche sur la surface du S.N.C. Entre la pie-mère et l’arachnoïde il y a
l’espace ou la cavité sous arachnoïde. Toute la masse cérébro-spinale baigne dans un
liquide « le liquide céphalo-rachidien (LCR) » continuellement produit par les plexus
choroïdes de ventricules cérébraux qu’on obtient par la ponction lombaire en dessous
de la 3ème vertèbre lombaire. Les ventricules cérébraux sont situés dans la masse
cérébrale. On entend par :
 Fibre nerveuse : c’est soit l’axone, soit la dendrite.
 Nerf : c’est un prolongement en faisceaux de fibres nerveuses situées à l’extérieur du
S.N.C.

Dans un nerf sensitif ou sensoriel, les fibres sont de dendrites, mais dans le nerf
moteur, ce sont des axones. Toutes ces fibres nerveuses sont maintenues ensemble par du
tissu conjonctif dans lequel se trouvent les vaisseaux sanguins.

 Faisceau : l’ensemble des fibres nerveuses situées dans le système nerveux central
jouant le même rôle.

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 Noyau ou noyau gris : l’ensemble de corps cellulaires dans la matière grise où est
contrôlée une fonction précise de l’organisme.
 Ganglion nerveux : c’est la concentration de corps cellulaires à l’extérieur du
système nerveux central.
 Matière grise : c’est la concentration de tous les corps cellulaires neurones du
nerveux central.
 Matière blanche : c’est à travers laquelle que voyagent les influx nerveux ; elle est
constituée des fibres myélinisées dans le système nerveux central.

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A. LE SYSTEME NERVEUX CENTRAL

Scissure centrale

Lobe pariétal
Lobe frontal
Hémisphère cérébral
Circonvolutions

Lobe temporal Cervelet

Pont

Bulbe

Le S.N.C est composé de l’encéphale et de la moelle épinière. C’est le


centre de contrôle de l’organisme car c’est à lui qu’arrivent les influx sensitifs et c’est de lui
que parlent les influx moteurs. La plus grande partie de sa masse sert à contrôler les
activités automatiques de notre organisme et seul de cortex cérébral est impliqué dans les
activités conscientes et volontaires. Toutefois, il existe plusieurs relations entre ces activités
automatiques et les activités volontaires.

1. A) LA MOELLE EPINIERE ET LES NERFS RACHIDIENS : COUPE


TRANSVERSALE DE LA MOELLE EPINIERE

Cordon ventral de la Fissure médiane


matière blanche antérieure
Corne ventrale de la matière grise Filets radiculaires de la racine antérieure
avec des neurones moteurs ou ventrale
Commissure grise

Corne latérale de la matière grise Formation réticulaire


avec des neurones sympathiques
Cordon latéral de la matière blanche
Canal central
Substance gélatineuse Corne dorsale de la matière grise avec
des neurones sensitifs
Septum intermédiaire dorsal
ou postérieur Filets radiculaires de la racine dorsale
Septum cento-dorsal Sillon Noyau thoracique
Cordon dorsal de la matière blanche Sillon centro- intermédiaire postérieure
dorsal
La moelle épinière a une longueur de 40 à 45 cm et un diamètre d’environ 1 cm.
Elle occupe le canal vertébral entre l’atlas et la 2ème vertèbre lombaire. C’est un prolongement
direct de partie < du cerveau entouré de 3 couches de méninges. La moelle épinière est
constituée de la matière grise ou centre de laquelle il y a le canal céphalo-rachidien contenant
le liquide céphalorachidien.

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La substance grise présente deux cornes dorsales contenant les corps cellulaires de neurones
sensitifs prenant en charge les influx sensoriels pour les transmettre aux corps cellulaires des
neurones moteurs situés dans les cornes ventrales de la matière grise. La partie centrale de la
matière grise est dite commissure grise contenant des faisceaux ascendants et descendants de
fibres myélinisées. On distingue 6 zones dans la matière blanche dite cordon dorsal ventral et
latéral pour chaque côté. La moitié droite et la moitié gauche sont séparées antérieurement
par la fissure médiane antérieure ; postérieurement par le septum centrodorsal.

FONCTIONS DE LA MOELLE EPINIERE

 C’est le siège de réflexe les plus simples de l’organisme (ex : réflexe rotulien). Un
réflexe : est une réponse motrice automatique ou stéréotypée à une stimulation donnée. Il
est impliqué par un cheminement nerveux au moins un neurone sensoriel et un neurone
moteur qui font synapse dans le S.N.C. Parfois, un ou plusieurs neurones de connexion
s’interposent entre les 2 neurones. Une grande partie de l’activité nerveuse est assurée
par ce genre des réflexes.
 Fonction conductrice car la matière blanche est constituée des faisceaux des fibres
myélinisées ascendantes et descendantes. Les voies ascendantes transportent les influx
sensoriels relatifs à la T°, à la douleur, au toucher ainsi que les influx proprioceptifs en
provenance de la peau, muscles, tendons,….
Les voies ascendantes impliquées, forment le faisceau SPINO-THALAMIQUE latéral.
Exemple : Si on plonge dans l’eau chaude, le cerveau est immédiatement averti de
l’augmentation de la T°, de la douleur qu’il éprouve. Un grand nombre d’influx nerveux
quitte la peau ou cortex sensoriel du cerveau (cortex : centre de conscience) en empruntant
ou en en suivant un chemin impliquant 3 sortes de neurones successifs :

- Neurone sensoriel : localisé dans la corne dorsale de la moelle épinière. L’influx nerveux
pénètre dans la racine dorsale pour être transmis par synapse aux neurones de connexion (ou
d’association) localisés aussi dans la corne dorsale mais dont son axone traverse la
commissure grise pour aller dans le cordon latéral de la matière blanche du côté opposé et
ensuite remonter au thalamus où l’influx sensitif sera transmis par synapse au 3ème neurone
thalamique dont son axone va jusqu’à une région du cortex cérébral où l’influx sera analysé
pour une réponse motrice adéquate. Cette voie sensorielle constitue les faisceaux
spinothalamiques latéraux (spino = moelle épinière) thalamique parce que le point d’arrivée
des influx est le thalamus ; latéral parce que l’influx voyage dans le cordon latéral de la
matière blanche.

Chaque type de sensation a sa voie propre. Les sensations intéressent un côté


du corps sont transmises dans le cerveau au côté opposé et ce chargement peut se faire soit à
l’entrée dans la moelle épinière ou plus haut dans la moelle ou même dans le cerveau.
Toutes ces voies sensorielles passent par le thalamus. Les fibres descendantes de la matière
blanche de la moelle épinière transportent les influx nerveux moteurs surtout aux muscles
striés. Ainsi, la principale voie motrice volontaire passe par le faisceau cortico-spinal c'est-à-
dire que les influx moteurs quittent le cortex vers les muscles striés par 2 neurones successifs
dont :

- Neurone moteur du cortex cérébral, dont son axone traverse le cerveau en descendant vers
la moelle épinière à travers la matière blanche pour ensuite entrer dans la matière grise de la
moelle épinière où il va faire synapse avec le

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- 2ème neurone moteur de la corne ventrale de la matière grise dont son axone quitte la moelle
épinière par la racine ventrale en poursuivant une des ramifications du nerf rachidien vers
les muscles striés concernés. La plupart de ces fibres nerveuses venant du cortex traversent
vers le côté opposé par rapport à leur origine au cerveau. Ce phénomène appelé
décussation a lieu dans le bulbe rachidien. Ces fibres descendantes forment le faisceau
cortico-spinal latéral. Les fibres qui n’ont pas subi la décussation au niveau du bulbe
rachidien et qui vont la subir plus bas, constituent ce qu’on appelle : faisceau cortico-spinal
antérieur. Ces faisceaux cortico-spinaux portent souvent le nom des faisceaux pyramidaux.
Ce sont là 2 exemples des voies conductrices qu’on retrouve dans la matière blanche de la
moelle épinière : faisceau spino-thalamique (sensoriel) et faisceau cortico-spinal (moteur).

1. b) LES NERFS RACHIDIENS :


Corps vertébral
Racine ventrale
Nerf rachidien Fissure médiane antérieure
Substance blanche de la moelle épinière
Rameau ventral Substance grise de la moelle épinière

Apophyse transverse

Rameau dorsal
Racine
dorsale

Apophyse épineuse

Ils prennent naissance à partir de la moelle épinière qui présente aussi les
mêmes courbures que la colonne vertébrale.
Il y a 31 paires de nerfs rachidiens ou spinaux répartis de la manière suivante :

- 8 paires des nerfs cervicaux


- 12 paires des nerfs thoraciques
- 5 paires des nerfs lombaires
- 5 paires des nerfs sacrés
- 1 paire des nerfs coccygiens

Chaque nerf rachidien sort de la colonne vertébrale à travers le trou


intervertébral. La moelle épinière n’arrive pas à l’extrémité de la colonne vertébrale et ce
sont les dernières paires des nerfs rachidiens qui s’y rendent pour donner après la 1ère vertèbre
lombaire un faisceau, des nefs rachidiens ayant l’aspect de queue de cheval. Un nerf
rachidien présente 2 racines : ventrale et dorsale. La racine dorsale porte parfois un ganglion
spinal contenant les corps cellulaires, des neurones sensoriels entrant dans la moelle épinière
par cette racine. D’où la racine dorsale est sensorielle ou afférente puisque c’est par là que
passent les influx sensoriels ou afférents. Les deux racines (ventrale et dorsale) se fusionnent
pour former le nerf rachidien proprement dit qui est mixte car il contient les fibres afférentes.
Ensuite, chaque nerf se ramifie en deux rameaux : ventral et dorsal qui vont innerver leurs
régions respectives.

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CONFIGURATION DE LA BASE DU CRANE :

Apophyse crista galli

Lame criblée
Fente sphénoïdale n° III, IV, VI, V1 Etage Os frontal
Os ethmoïdal
Petite apophyse (petite aile)
Etage Os sphénoïdal
Le rocher
Grande apophyse (grande aile)

Selle turcique (loge l’hypophyse)

Rocher

A = Apophyse clinoïde antérieure


B = Apophyse clinoïde postérieure
Os occipital
Etage Os basilaire
Apophyse basilaire Fosse cérébelleuse
Trou occipital

Fosses cérébelleuses Trou occipital

N° Ophtalmique

N° Maxillaire

N°Mandibulaire
Ganglion de GASSER
1. canal optique (n° II)
2. trou grand rond (n° V2)
3. trou ovale (n°V3)
4. trou petit rond (artère méningée)
5. trou déchiré antérieur (artère carotide interne)
6. cavité de Meckel (n° V loge le ganglion de Gasser)
7. conduit auditif (interne n°VII & n°VIII)
8. trou déchiré postérieur (n° IX, X, XI)
9. trou condylien antérieur (n° XII) ou canal condylien antérieur.

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LE CERVEAU ET LES NERFS CRANIENS

1. LE CERVEAU :

C’est l’organe le plus complexe du système nerveux et bien protégé par la boite
crânienne. Il comprend 5 zones dont :
- Le télencéphale : constitué des hémisphères cérébraux et leur cortex cérébral
- Le diencéphale : composé du thalamus et de l’hypothalamus.
- Le mésencéphale ou cerveau moyen : constitué de tubercules quadrijumeaux et des
pendocules cérébraux. Ces formations sont localisées autour de l’aquaduc de Sylvius ;
canal communiquant entre le 3ème et 4ème ventricule cérébraux.
- Le métenchéphale : constitué du cervelet et de pont.
- Le myélencéphale : constitué du bulbe rachidien.

 MYELENCEPHALE (Bulbe rachidien)

C’est la partie de la moelle épinière à son entrée dans le crâne par le trou
occipital. Il fait partie du cerveau dont la longueur est d’environ 2,5 cm. A sa face
postérieure, il y a le cervelet, traversé aussi en postérieur par le canal céphalo rachidien
communiquant directement avec le 4ème ventricule. Au sein de la matière blanche
antérieurement (antérieur) le bulbe est le siège de la décussation, des fibres du faisceau,
cortico-spinal mais à sa partie postérieure passe le faisceau ascendant. Le bulbe contient le
noyau et contrôle (dans sa matière grise) la respiration, battement cardiaque et la circulation
sanguine : ce sont de centres vitaux de l’organisme. Les nerfs crâniens IX, X, XI et XII ont
leurs noyaux de contrôle dans le bulbe rachidien.

 METENCEPHALE :

= Le pont est la partie antérieure du métencéphale dont la matière blanche contient des fibres
ascendantes et descendantes ainsi que les faisceaux horizontaux qui entrent et qui sortent du
cervelet. Le pont contient les noyaux des nerfs crâniens V, VI, VII et VIII.

= Le cervelet est la partie postérieure du métencéphale séparée des hémisphères cérébraux au


dessus par un pli de la dure-mère appelée tente du cervelet. Sa matière blanche est centrale et
couverte d’un cortex de matière grise (cortex cérébelleux), ses deux masses latérales ou
hémisphères cérébelleux sont reliés au milieu et il existe trois paires de bandes : les
pédoncules cérébelleux retiennent et relient le cervelet au bulbe et à la moelle épinière.
Le pédoncule supérieur relie le cervelet au mésencéphale. La fonction principale du cervelet
est de constituer un relais (un lien de passage) des voies motrices volontaires. Il permet une
coordination et un contrôle précis de l’ensemble de muscles moteurs synergistes et
antagonistes impliqués dans l’accomplissement d’un geste (pendant la marche, la préhension,
station débout,…). Il a en plus de relation avec les canaux semi-circulaires de l’oreille
interne, d’où il est aussi responsable de l’équilibre spatial de l’organisme. Le cervelet est
développé chez l’homme.

 DIENCEPHALE :

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 THALAMUS : c’est le centre géométrique du cerveau car situé à l’endroit où sont


soudés ensemble les deux hémisphères cérébraux. Le thalamus est composé de deux
masses latérales de la matière grise.
Rôle : il sert de passage à toutes les afférences sensorielles qui vont au cortex cérébral.

 HYPOTHALAMUS : constitue le plancher du 3ème ventricule cérébral. Il est


responsable d’un grand nombre des fonctions dans l’organisme comme : la soif,
l’excrétion de l’eau, l’état émotionnel, la faim, la pression sanguine, la température, le
sommeil, l’état d’éveil, … En plus, il exerce un contrôle sur l’hypophyse (première
glande endocrine). Ainsi, il règne pratiquement sur tout le système endocrinien ou
hormonal de l’organisme.

 MESENCEPHALE ou CERVEAU MOYEN :

C’est une sorte de tige sur laquelle repose tout le cerveau supérieur. Il est
traversé verticalement par l’aqueduc de Sylvius, à sa partie antérieure, dans sa matière
blanche il y a les pédoncules cérébraux par où passent les fibres nerveuses se rendant au
cerveau ou sortant du cerveau. Postérieurement, il y a 4 petits mamelons appelés tubercules
quadrijumeaux ayant les rôles suivants :

 Les deux tubercules quadrijumeaux supérieurs contrôlent la vision et les nerfs


crâniens III et IV ont leurs noyaux au mésencéphale. Les deux tubercules
quadrijumeaux inférieurs contrôlent l’ouïe (audition).

 TELENCEPHALE :

La plus grande partie du cerveau est constituée des hémisphères cérébraux qui
assurent les fonctions supérieures du S.N.C. La surface externe de ces hémisphères appelée
cortex cérébral est faite de matières grises entièrement repliées en circonvolutions, séparés les
unes des autres par des sillons ou scissures. A cause de ce replis seulement, 1/3 du cortex
cérébral est exposé à la surface (son épaisseur varie de 1,5 à 4 mm) : (cortex cérébral), il
contient environ [Link] des corps cellulaires de neurones. Le cortex repose sur une
masse énorme de matière blanche où on note les fibres de projection reliant le cortex aux
parties inférieures du S.N.C. Les fibres d’association, reliant les différentes régions du cortex
les unes aux autres et les fibres commissurales traversent d’un hémisphère à l’autre. Chaque
hémisphère cérébral est subdivisé en 5 lobes : - Frontal – pariétal – temporal – occipital –
insulaire (sous l’hémisphère) qui est à la base de l’hémisphère. Le lobe frontal et pariétal sont
séparés par la SCISSURE CENTRALE ou SCISSURE DE ROLANDO, tandis que la scissure
latérale ou de SYLVIUS sépare le lobe temporal et frontal sur chaque hémisphère.

Fonctions du cortex cérébral

Il y a : a) Cortex sensoriel ; b) Cortex moteur ; c) Cortex d’association.

A) CORTEX SENSORIEL :

Les influx sensoriels dont nous sommes conscients, arrivent par leurs faisceaux
respectifs au cortex sensoriel du cerveau. Il reçoit les influx sensoriels généraux de
l’organisme, (sensibilité, cutanée à la douleur, au toucher, à la t°, …) et les influx de

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sensibilité spéciale (cortex auditif pour l’audition, cortex visuel pour la vision, cortex olfactif
pour l’olfaction et la gustation.

B) LE CORTEX MOTEUR :

C’est le point de départ des influx moteurs volontaires dont pour chaque
section de la circonvolution frontale correspond une région de l’organisme. Au niveau du
cortex moteur, il y a des neurones dont leurs axones vont directement aux cornes antérieures
de la matière grise de la moelle épinière. Ces axones constituent les faisceaux cortico-spinaux
ou pyramidaux mais toutefois, au niveau du cortex il y a des neurones dont leurs axones ne
vont pas directement à la moelle épinière mais vont aussi faire d’abord synapse aux différents
endroits du cerveau moyen ; bulbe rachidien, pour descendre finalement dans la moelle
épinière et transmettre les influx aux neurones moteurs, aux cornes antérieures de la matière
grise de la moelle épinière.

Ces faisceaux qui ne suivent pas la voie cortico-spinale directe constituent les
voies extrapyramidales. Leur fonction est d’assurer un contrôle précis de la motricité
volontaire.

C) LE CORTEX D’ASSOCIATION :

Il est chargé des analyses et des associations des influx sensoriels en vue de
réponses motrices adéquates. C’est également le siège de l’intelligence, de la mémoire, de la
faculté d’apprentissage et du contrôle cérébral des états émotifs.

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2. LES NERFS CRANIENS

Les 12 paires de nerfs crâniens quittent le SNC au niveau du cerveau.

N° Noms Type Fonction sensorielle Fonction motrice


I. N. Olfactif Sensoriel Odorat (muqueuse -
olfactive)
II. N. Optique Sensoriel Vision (rétine de -
l’œil)
III. N. Oculo-moteur Moteur - Actionne les muscles droits >,
commun <, interne, petit oblique et
releveur de la paupière
supérieure.
IV. N. Pathétique ou Moteur - Actionne le muscle grand
trochléaire oblique de l’œil
V. N. Trijumeau Mixte Sensibilité de la face, Intervient sur le Mm, de la
bouche, dents, fosses mastication : temporal,
nasales masseter, ptérygoidiens interne
et externe.
VI. N. Occulo-moteur Moteur - Actionne le muscle droit
extene externe de l’œil
VII. N. Facial Mixte Sensibilité de 2/3 Actionne les muscles pauciers
antérieur de la de la face et du cuir chevelu.
langue ; de la face
VIII. N. Auditif ou Sensoriel Audition et équilibre -
vestibulo-cochléaire
IX. N. Glosso- Mixte Sensibilité du 1/3 Actionne le muscle stylo-
pharyngien postérieur de la pharyngien
langue et du pharynx
X. N. Vague ou Mixte Sensibilité du Actionne les Mm du larynx,
pneumogastrique pharynx, larynx, pharynx et de cavités
trachée, organes de thoracique et abdominale
cavités thoracique et
abdominale.
XI. N. Spinal Moteur - Actionne les Mm du cou
XII. N. Hypo-glosse Moteur - Actionne les muscles de la
langue

LA FORMATION RETICULEE

Elle contient des corps cellulaires des fibres nerveuses entre croisées, localisées
dans la région formée par le bulbe rachidien, le pont et le cerveau moyen. Ces neurones sont
connectés aux différentes régions du SNC. Ainsi elle reçoit les influx sensoriels venant de la
moelle épinière, nerfs crâniens, cerveau, cervelet et l’hypothalamus pour ensuite envoyer les
influx moteurs vers ces mêmes régions.

Fonctions : Sensorielle et motrice

Elle est responsable de l’état d’attention et d’éveil mais très sensible aux
anesthésiques généraux où leurs effets bloquent les influx sensitifs, ce qui entraînerait une
inhibition générale de cortex cérébral et par conséquent de l’état de conscience.

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B. SYSTEME NERVEUX AUTONOMES


(S.N.A.)

Il est responsable du contrôle des organes internes, c’est-à-dire notre milieu


intérieur. Il comprend :
a) Le système sympathique ou orthosympathique
b) Le système parasympathique

Ces deux systèmes sont des antagonistes. Par ex : pour un organe donné si les
influx sympathiques ont pour effet d’augmenter son activité, par contre les influx
parasympathiques auront pour effet de diminuer l’activité de cet organe. Ce double système
d’influx a pour effet d’assurer un contrôle fin des activités des organes. Les organes cibles du
SNA sont : les glandes salivaires, glandes sydoripares, la crymales, nasales, estomac, intestins,
utérus, vessie, vaisseau sanguin, iris de l’œil et le muscle cardiaque. Presque tous les organes
contrôlés par le SNA reçoivent les deux types d’influx et la résultante de deux détermine le
degré d’activité de l’organe.

1. SYSTEME SYMPATHIQUE

Ses corps cellulaires se trouvent dans le cordon latéral de la matière grise de la


moelle épinière au niveau thoracique et lombaire. C’est pourquoi on l’appelle système
thoraco-lombaire. Par la suite, les fibres de ces neurones sortent de la moelle épinière par les
racines ventrales pour aller constituer les nerfs rachidiens formant une chaîne ganglionnaire
de part et d’autre de la moelle épinière. Le système sympathique a une influence énorme sur
l’ensemble de l’organisme, car son activité typique est associée à des états d’alerte, des
réactions vives comme l’attaque et la fuite, des activités violentes exigeant des dépenses
accrues de l’énergie et des fonctions vitales. D’où la stimulation de ce système prépare
l’organisme à des activités musculaires intenses, car c’est à lui que sont dues des réactions
comme l’attaque, la fuite, la colère, … Ex. : Le chat qui court pour attraper la souris et la
souris qui court pour fuir le chat, sont tous deux sous l’influence sympathique.

2. SYSTEME PARASYMPATHIQUE

Les corps cellulaires de ses neurones sont situés dans la matière grise de la
moelle épinière au niveau des vertèbres sacrées (2ème, 3ème et 4ème), bulbe rachidien, cerveau
moyen, les noyaux (gris des nerfs crâniens (III, VII, IX et X). C’est pour cette raison que ce
système est appelé crânio-sacré. L’activité typique de ce système se manifeste surtout à l’état
de repos. La stimulation augmente les activités gastro-intestinales, urogénitales et favorise la
transformation du glucose en glycogène. Par contre, il a pour effet de diminuer les fonctions
cardiaques et respiratoires.

L’INTEGRATION DU CONTROLE AUTONOME

Le degré d’activités de nos organes résulte à tout moment de la somme nette de


2 influences (sympathique et parasympathique) car il faut bien penser que la vie de tous les

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jours est faite d’un mélange variable d’influences sympathiques et parasympathiques. Il ne


faut pas croire non plus que le S.N. volontaire et le S.N.A. sont totalement indépendants l’un
de l’autre mais bien au contraire ils s’influencent considérablement et se confrontent au
bénéfice de l’organisme. Quelques organes font exception à cette règle par exemple les
glandes sudoripares, les muscles, des poils (horripulateurs), les vaisseaux sanguins sous
cutanés et la médulla-surrénale. Ces organes ne sont pas soumis à l’action du système
parasympathique.
D’où leur degré d’activité ne dépend que de l’intensité de leur stimulation sympathique.

L’EFFET DE STIMULATIONS SYMPATHIQUES ET PARASYMPATHIQUES


PRATIQUE SUR QUELQUES ORGANES

Organes Stimulation sympathique Stimulation parasympathique


Glandes sudoripares Sécrétion Pas d’innervation
Glandes salivaires Sécrétion visqueuse Sécrétion abondante et aqueuse
Pupille de l’œil Dilatation (mydriase) Constriction (myosis)
Rythme cardiaque Augmentation Diminution
(cœur)
Muscles intestinaux Inhibition Contraction
Muscles de la vessie Inhibition Contraction
Vaisseaux sanguins
Constriction Pas d’innervation
Sous cutanés
Glandes digestives Inhibition Activation
Conduits pulmonaires Dilatation Constriction

Coupe sagittale du cerveau


Hémisphère cérébral
Télencéphale Corps calleux

Cervelet (Métencéphale) Thalamus


Hypothalamus DIENCEPHALE
Pédoncules cérébraux
MESENCEPHALE
Coupe du cervelet laissant Tubercules
voir quadrijumeaux
ses pédoncules
Pont
Bulbe rachidien

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Cervelet

Le cerveau : A- Vue supérieure, B- Vue latérale

Les méninges au niveau du cerveau (coupe frontale médiane)

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Les ventricules cérébraux

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La circulation du liquide céphalo-rachidien.


Les flèches indiquent la direction de l’écoulement

Cervelet

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L’encéphale montrant les nerfs crâniens

Nerf facial (nerf crânien VII). (a) Le neurones sensitifs et parasympathiques;


(b) les branches motrices somatiques.

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Nerf olfactif (nerf crânien I). Coupe sagittale de la tête


montrant la position des bulbes et des voies olfactives
jusqu’au dessus de la lame criblée de l’ethmoïde. Les
fibres du nerf olfactif en provenance de la cavité nasale, Nerfs optiques (nerfs crâniens II). Vue antérieure de
passent par les orifices de la lame criblée. l’encéphale montrant les nerfs optiques et les voies
visuelles se rendant au cortex du lobe occipital.

Ganglion ciliaire

Nerf moteur oculaire commun (nerf crânien III). Vue


latérale de l’œil droit représentant le nerf moteur
oculaire commun, les neurones moteurs somatiques
innervant les muscles de l’œil et les neurones
parasymptatiques qui se dirigent dans l’œil (le muscle
droit externe a été sectionné).

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Nerf trochléaire (nerf crânien IV). Vue


latérale de l’œil droit montrant le nerf
trochléaire qui innerve le muscle grand
oblique de l’œil (le muscle droit de l’œil a
été sectionné).

Nerf trijumeaux (nerf crânien V) et ses


trois branches : le nerf ophtalmique, le nerf
maxillaire et le nerf mandibulaire.

Nerf moteur oculaire externe (nerf crânien


VI). Vue latérale de l’œil droit montrant le
nerf moteur oculaire externe qui innerve le
muscle droit externe.

Nerf cochléo-vestibulaire (nerf crânien VIII). Le nerf cochléo-vestibulaire et


ses deux composantes : le nerf vestibulaire issu du vestibule et des ampoules des
canaux semi-circulaires et le nerf cochléaire provenant de la cochlée.
Toutes ces structures sont logées dans l’oreille interne.

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Nerf glosso-pharygien (nerf crânien IX) innervant la langue,


la gorge et les glandes parotides.
Nerf vague (nerf crânien X). Distribution des fibres du nerf vague dans le cou,
dans la cavité thoracique et dans l’abdomen.

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Nerf spinal (nerf crânien XI). Schéma montrant la double origine crânienne et rachidienne du
nerf spinal.

Nerf grand hypoglosse (nerf


crânien XII). Il innerve les muscles
de la langue. Des branches de ce
nerf se joignent aux branches des
trois premiers nerfs cervicaux pour
assurer la motricité de certains
muscles de la gorge.

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Segment de la moelle épinière illustrant la formation d’une paire de nerfs rachidiens


par l’union de racines postérieures et antérieures.

Trajet des branches postérieure et antérieure d’un nerf rachidien.

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Représentation des dermatomes et innervation segmentaire des nerfs rachidiens.


(a) Surface antérieure de l’organisme
(b) Surface postérieure de l’organisme.

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Plexus brachial et membres supérieurs

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(a) Principales branches du plexux lombo-sacré ; (b) distribution périphérique du nerf crural
sur la surface antérieure du membre inférieur ; (c) distribution périphérique du nerf
sciatique sur les surfaces postérieure et latérale du membre inférieur.

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Système nerveux autonome. Le système parasympathique est représenté en rouille


(à gauche) et le système sympathique en noir. Les lignes (à droite). Les lignes
continues correspondent aux fibres nerveuses préganglionnaires et les lignes en
pointillé aux fibres postganglionnaires.

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Partie sympathique du système nerveux autonome. Les connexions entre le système nerveux
central et les organes innervés par le système sympathique au niveau d’un segment dorsal de la
moelle épinière sont représentées. Les traits noirs continus correspondent aux neurones
préganglionnaires sympathiques et les traits pointillés, aux neurones postganglionnaires.
Les lignes en rouille représentent les neurones sensitifs. Les flèches donnent la direction de
l’influx nerveux.

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PLEXUS ET NERFS PERIPHERIQUES

Les nerfs périphériques qui résultent de l’enchevêtrement de plusieurs branches antérieures


des nerfs rachidiens (= plexus), portent tous des noms spécifiques. Ils innervent
essentiellement la peau et les muscles des membres. Les principaux plexus nerveux, à savoir
les plexus cervical, brachial et lombo-sacré, sont tous des structures paires.

a) Plexus cervical : est formé par les branches antérieures des quatre premiers nerfs
cervicaux. Les branches nerveuses issues de ce plexus innervent les muscles et la peau
du cou et des épaules. Une branche venant de chaque plexus cervical, le nerf
phrénique traverse le thorax jusqu’au diaphragme. Si cette innervation semble
exceptionnelle pour un nerf cervical, elle s’explique par le fait qu’au cours du
développement embryonnaire le diaphragme a été formé à partir des myotomes
cervicaux et lorsqu’il occupe sa position définitive à la base du thorax, il conserve
quand même son innervation embryonnaire.
b) Plexus brachial : est formé par les branches antérieures de derniers nerfs cervicaux
(C5 à C8) et du premier nerf thoracique (Th1). Il s’étend latéralement de haut en bas,
passant derrière la clavicule pour entrer dans le creux axillaire. Le plexus brachial
peut être divisé en 3 parties ou troncs secondaires à savoir : les troncs postérieur,
antéro-latéral et antéro-médian.
Cinq nerfs principaux et plusieurs autres nerfs plus petits portent de ces troncs et
assurent l’innervation de la peau et des muscles des membres supérieurs. Les nerfs qui
font partie du plexus brachial sont résumé ainsi :

1) Tronc postérieur : il comprend :


 Le nerf circonflexe : se dirige latéralement pour innerver la peau et les muscles de
l’épaule. On note la branche principale du tronc postérieur à savoir :
 Le nerf radial : logé dans la gouttière radiale ; décrit une spirale autour de la face
postérieure de l’humérus. Il innerve la peau de la surface dorsale du bras, de
l’avant-bras et de la main ainsi que les muscles extenseurs du bras et de l’avant-
bras.
2) Tronc antéro-latéral : il comprend :
 le nerf musculo-cutané : innerve la peau de la surface latérale de l’avan-bras et
plusieurs muscles antérieurs du bras.
3) Tronc antéro-médian : passe derrière l’épitrochlée de l’humérus. Il comprend :
 Le nerf cubital : innerve la peau de la partie interne de la main, quelques muscles
fléchisseurs de l’avant-bras et plusieurs muscles intrinsèques de la main.
 Le nerf médian : est formé de branches des troncs médian et latéral du plexus
brachial. Il innerve la peau et les muscles de la partie latérale de la paume de la
main ainsi que les muscles fléchisseurs de l’avant-bras.

N.B. * Un plexus : est un réseau ou un enchevêtrement de nerfs ou de vaisseaux liés par de


nombreuses anastomoses.
* Un plexus neveux rachidien : c’est un groupement ou soudure de plusieurs racines
nerveuses rachidiennes après leur sortie de la moelle épinière.
Le plexus se redivise ensuite aussitôt en donnant naissance à des nerfs.

Remarque :
 Le nerf circonflexe : constitué de nerfs rachidiens C5 et C6 ; innerve la peau de
l’épaule et les muscles petit rond et deltoïde.

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 Le nerf radical : innerve la peau de la face postéro-latérale du bras et les muscles


triceps brachial, cours supinateur, ancone, huméro-stylo-radial, premier et
deuxième radial externes, cubital postérieur et plusieurs muscles des doigts.
Il est constitué de nerfs rachidiens C5 à C8 et Th1.
 Le nerf musculo-cutané : constitué de nefs rachidiens C5 à C7 et innerve la peau de
la face latérale de l’avant-bras et les muscles brachial antérieur, biceps brachial et
coraco-brachial.
 Le nerf cubital : constitué de nerfs rachidiens C8 à Th1 innerve la peau du tiers
méidan de la main et les muscles cubital antérieur, fléchisseur commun profond
des doigts et plusieurs muscles intrinsèques de la main.
 Le nerf médian : constitué de nerfs rachidiens C5 à C8 et Th1. Innerve la peau de
deux tiers (2/3) latéraux de la main et les muscles rond pronateur, carré pronateur,
petit palmaire, grand palmaire et plusieurs muscles intrinsèques de la main.

c) Plexus lombo-sacré : d’une façon générale, ses nerfs innervent la peau et les muscles
des fesses, du bassin, de la partie inférieure de l’abdomen et les membres inférieurs.
Chaque plexus est formé de deux parties partiellement chevauchantes soit le plexus
lombaire et le plexus sacré reliés par le tronc lombo-sacré.

(1) Le plexus lombaire : est formé par l’union des branches antérieures de quatre premiers
nerfs lombaires et de quelques fibres nerveuses du douzième nerf thoracique. Les
nerfs issus du plexus lombaire innervent la partie inférieure de l’abdomen et les
régions antérieure et médiane du membre inférieur. Les principaux nerfs formés à
partir de ce plexus sont le nerf crural et le nerf obturateur. Les autres petites
branches de ce plexus sont les suivantes :
- Le nerf grand abdomino-génital : constitué des nerfs rachidiens Th12 et L1
(branches ventrales) et innerve la peau et les muscles de hanche et des parties
inférieures du dos et de l’abdomen.
- Le nerf petit abdomino-génital : constitué du nerf rachidien L1 et innerve la peau
de la partie médiane supérieure de la cuisse et des parties génitales externes ; les
muscles des parois inférieures de l’abdomen.
- Le nerf génito-crural : constitué de nerfs rachidiens L1 et L2 et innerve la peau de
la face antérieure de la cuisse et des parties génitales externes.
- Le nerf fémoro-cutané : constitué de nerfs rachidiens L2 et L3 et innerve la peau de
la partie externe de la cuisse. Quant au
- Nerf crural :
Passe au dessous de l’arcade crurale pour innerver les muscles antérieurs de la
cuisse. Il est constitué de nerfs rachidiens L2 à L4 constituant deux branches
superficielles du nerf dont : * les rameaux cutané antérieur (ou le nerf musculo-
cutané externe) et le nerf saphène interne innervent la peau de faces antéro-
médiane de la cuisse, de la jambe et du pied et les muscles sartorius ou coutumier,
psoas iliaque, quadriceps crural et pectiné.
- Le nerf obturateur :
Sort du bassin par le trou ischio-pubien et constitué de nerfs rachidiens L2 à L4. Il
innerve la peau de la région interne ou médiane de la cuisse ainsi que les muscles
moyen adducteur, grand adducteur, petit adducteur, droit interne de la cuisse,
pectiné, obturateur externe.

(2) Le plexus sacré :

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Les branches antérieures de deux derniers nerfs lombaires L4 et L5 et de quatre


premiers sacrés (S1 à S4) donnent naissance au plexus sacré.

Les fibres des neurones lombaires atteignent le plexus par le tronc lombo-sacré. Les nerfs
issus de ce plexus innervent la partie inférieure du dos, le bassin, la face postérieure de la
cuisse et de la jambe ainsi que les faces ventrale et dorsale du pied. Les noms des différents
nerfs qui forment le plexus sacré sont les suivants :
- Le nerf fessier supérieur constitué de nerfs rachidien L4, L5 et S1 et innerve les
muscles petit fessier, moyen fessier, tenseur du fascia lata.
- Le nerf fessier inférieur constitué de nerfs rachidiens L4, L5 et S1 et innerver le
muscle grand fessier.
- Le nerf petit sciatique constitué de nerfs rachidiens S1 et S3 et innerve la peau de
la face postérieure de la cuisse.
- Le nerf honteux interne constitué de nerfs rachidiens S2 à S4 et innerve la peau du
périnée et des organes génitaux externes.
- Le nerf sciatique : le plus gros nerf du corps, constitue la branche principale du
plexus sacré. Il sort du bassin par la grande échancrure sciatique et descend le
long de la face postérieure de la cuisse pour innerver les muscles et la peau de
cette région. Le nerf sciatique est en réalité, formé de deux nerfs entourés par une
gaine conjonctive commune qui le fait apparaître comme un seul nerf.
A la partie inférieure de la cuisse, les deux nerfs constitutifs du nerf sciatique se
séparent en nerf sciatique poplité externe (ou nerf péronier commun) et le nerf
sciatique poplité interne (ou nerf tibial).

 Le nerf sciatique poplité externe : constitué de nerfs rachidiens L4, L5, S1 et S2,
innerve la peau de la face antérieure de la jambe et le dos du pied, ainsi que les
muscles des régions antérieure et latérale de la jambe dont : le péronier, antérieur,
court péronier, latéral, long péronier latéral, jambier antérieur, extenseur propre du
gros orteil, extenseur commun des orteils, pédieux.
Le nerf sciatique poplité externe se divise ensuite en deux branches dont : - le nerf
tibial antérieur et le nerf musculo-cutané.

 Le nerf sciatique poplité interne : constitué de nerfs rachidiens L4, L5, S1 et S3,
innerve la peau de la face postérieure de la jambe et de la plante du pied, ainsi que
les muscles dont : biceps crural, demi-membraneux, demi-tendineux, fléchisseur
commun des orteils, long fléchisseurs propre du gros orteil, jambier postérieur,
poplité et les muscles intrinsèques du pied. Le nerf sciatique poplité interne se
divise ensuite en - nerf sural ou saphène externe et se termine par les – nerfs
plantaires externe et interne.

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BIBLIOGRAPHIE

- Professeur Docteur DREXLER, Université Paris 6, Anatomie et physiologie


humaine, LARMATHAN, 2006.
- Charlotte M. Dienhart et André Décarie, Anatomie et physiologie humaine, un
condensé pratique (2è édition 1975), Les éditions HRW LTEE Montréal/Canada.
- Alexandre P. Spence et Mason Eliot [Link] et physiologie Une approche
intégrée (2e édition 1983) Edition du Renouveau pédagogique Inc./Ottawa/Canada
(Version française du Human Anatomy and Physiology/California/U.S.A.)

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