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Yassine

Le document présente des objectifs pédagogiques et pratiques pour les soins aux enfants malades, notamment l'accueil, la communication avec les familles, et diverses procédures médicales. Il aborde également la pédiatrie, la définition et la prise en charge des prématurés, ainsi que les soins spécifiques à leur apporter. Enfin, il souligne l'importance de la prévention, du suivi et de la relation avec les parents dans le cadre des soins pédiatriques.

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Yassine

Le document présente des objectifs pédagogiques et pratiques pour les soins aux enfants malades, notamment l'accueil, la communication avec les familles, et diverses procédures médicales. Il aborde également la pédiatrie, la définition et la prise en charge des prématurés, ainsi que les soins spécifiques à leur apporter. Enfin, il souligne l'importance de la prévention, du suivi et de la relation avec les parents dans le cadre des soins pédiatriques.

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 Objectifs pédagogiques ;

Objectifs pratiques et de communication :


 Accueillir un enfant malade, rassurer et informer sa famille ;
 Etablir une relation humanisée avec les enfants malades et leurs parents
au cours de leur hospitalisation ;
 Placer une sonde naso-gastrique pour :
o Prélèvement ;
o Gavage.
 Administrer le produit de gavage ;
 Surveiller le nourrisson en cours et après le gavage ;
 Prélever un échantillon d'urine chez un enfant ;
 Prélever un échantillon de selles chez un enfant ;
 Pratiquer une IDR et l'interpréter ;
 Placer une perfusion chez un nourrisson ;
 Rechercher les signes suivants chez tout enfant âgé d'une semaine à 2
mois et de 2 mois à 5 ans présentant une toux ou une difficulté
respiratoire :
o Un tirage sous costal marqué
o Un battement des ailes du nez
o Un geignement respiratoire.
 Pratiquer une aspiration rhinopharyngée
 Installer et surveiller un enfant sous oxygène
o Cloche
o Masque ;
o Sonde nasale;
 Installer un prématuré dans une couveuse
 Entretenir une couveuse ;
 Examiner la gorge d'un enfant à la recherche d'une angine
 Effectuer un prélèvement de gorge
 Assécher l'oreille d'un enfant à l'aide d'une mèche en cas d'écoulement
de pus ;
 Effectuer un prélèvement de sang pour examen biologique chez l'enfant ;
Introduction

« Servir l'humanité est la fonction essentielle de l'infirmier(e) et la raison d'être


de sa profession ».
(Code international de la déontologie infirmière, 1953)
« L'être humain le plus démuni, le plus exposé » tel est le privilège de l'enfant.
Servir son humanité nécessite la connaissance da ses besoins afin d'y apporter
une réponse adéquate, primordiale pour sa survie.
La réponse aux besoins de l'enfant variera suivant les différentes étapes de son
développement. Les soins infirmiers assurant la promotion de la santé, la
prévention de la maladie, les soins aux malades, seront étudiés à déférentes
périodes de sa vie (0 à 15 ans).
Définitions

• La pédiatrie : C'est la médecine de l'enfant, elle diffère donc des autres


disciplines, car elle s'adresse à une partie de la vie et non à une partie du corps,
elle fait appel à toutes les autres disciplines, elle suit l'enfant de la naissance à
la puberté, mais les hôpitaux limitent l'entrée dans les services de pédiatrie à
15 ans.

• Nouveau-né: 0 à 28 j inclus (OMS).


 Nouveau-né à terme (né 37 à 42 SA),
 Le prématuré (né avant 37 SA),
 Le post-mature (né après 42 SA),
 La détermination de l'âge gestationnel peut être estimée avant la
naissance selon des critères obstétricaux :
o La date de début des dernières règles ;
o L'échographie fœtale avant 12SA,
o Mesure de la hauteur utérine.

• Nourrisson : 29 j à 24 mois.
• Enfant :
o (Petite enfance) : 25mois à 71 mois ;
o (Grand enfance) : 72 mois à la puberté.
Prématuré
I. Définition :
La prématunté se définit par un terme inféneur à 37 semaines
d'aménorrhée (SA). La limite de viabilité est un terme supérieur ou égale à
22 SA ou un poids supérieur ou égale 500g. On classe la prématurité en trois
groupes :
 Moyenne prématurité : terme compris entre 33 et 37 SA ;
 Grande prématurité : terme 28 et 32 SA ;
 Très grande prématurité (prématurissime) : terme 22 et 27 SA.
Sa prévalence en 2005 est de 6,2% des naissances.
Elle est la plus forte cause de morbidité (50% des infirmités motrices cérébrales
(IMC) et mortalité périnatales (50% des décès}.
La prématurité est soit spontanée mais liée à des divers causes .soit provoquée
par extraction fœtale d'urgence (décision médicale pour sauvetage fœtal et /ou
maternel).

II. Les causes :


 Prématurité spontanée:

✓ Causes maternelles (60%) :


 Facteurs de risque de menace d'accouchement prématuré (M A P)
o Antécédent de MAP ;
o Conditions socio-économiques difficiles (travail, trajets);
o Tabagisme et prise de toxiques ;
o Age maternel <18 ans ou 8 35 ans.
• Causes générales :
o Infections (notamment urinaires et cervico-vaginales) ;
o Maladie chronique (diabète, incompatibilité rhésus sévère)
• Causes locorégionales :
o Malformations utérines
o Béance cervico-isthmique.
✓Causes ovulaires :
• Causes foetales :
o Grossesses multiples
o Anomalies chromosomiques
• Causes annexielles
o Hydramnios
o Rupture prématurée des membranes
o Chorio-amniotite.
✓ Idiopathiques (40%)
Prématurité provoquée (40%) :
• Pathologies vasculaires placentaires
o Pré-éclampsie avec signes de gravité ;
o RCIU (rétention de croissance intra utérine sévère).
• Accidents hémorragiques
o Hématome rétro-placentaire
o Placenta hémorragique
o Décollement placentaire
• Souffrances fœtale prævia aigue (quelle qu'en soit la cause)
 Pathologie maternelle chronique sévère plus ou moins décompensée.
III.Les complications :
Le meilleur moyen de comprendre et de mémoriser le risque et les
complications auxquelles est exposé le prématuré est de les relier à la
notion de l'immaturité. (Voir tableau ci dessous) :
Thermique H y p o t h e r m i e .
Immaturité Anti Infections néonatales précoces (causes
générale infectieuses conséquences).
Métabolique Anémie, hypocalcémie.
Cérébrale Hémorragie intra ventriculaire, leucomalacie
Immaturité - périventericulaire, apnée.
focalisée Pulmonaire Maladie des membranes hyalines, apnée.
Cardiaque Persistance de canal artériel.
Digestive Difficulté d'alimentation, entérocolites
ulceronécrosantes.
Hépatique Ictère.

IV. Prise en charge :


a) Prise en charge à la naissance :
La prise en charge d'un prématuré en salle de naissance implique plusieurs
mesures préventives :
 De l'hypothermie : réchauffement dans une couveuse ;
 D'une détresse cardiorespiratoire :
 Monitoring
 Plus au moins oxygénothérapie
 Ventilation si nécessaire
 De l'infection : soins de nursing aseptique ;
 De l'hypoglycémie : nutrition précoce ;
 De carences : supplémentation en vitamines D/E/C et acide
folique.
 La surveillance doit âtre rapprochée
 Clinique : constantes : température, fréquence respiratoire, transit
digestif, examens neurologiques séquentiels ;
 Para-clinique : Dextrostix (glycémie) calcémie, bilirubinérnie, NFS,
ECG, ETF.
 La prévention de la prématurité repose sur l'identification des
facteurs de risque de MAP, l'administration avant le terme de 34 SA
d'une corticothérapie prénatale, la prise en charge des situations à haut
risque de grande prématurité dans des centres obstétricopédiatriques
spécialisés (maternité de niveau 3 si le terme est inférieur à 32 SA).
 La prise en charge relationnelle et psychologique des parents est
nécessaire (équipe médicale et psychologue).
 Suivi :
Les critères de sortie des prématurés sont la stabilité respiratoire, l'absence
de facteurs de risque de carence nutritionnelle (prise complète des
biberons, gain de poids suffisant et régulier supplémentations
vitaminiques assurées), ainsi qu'une bonne compréhension parentale.
Le prématuré doit bénéficier d'un suivi secondaire prolongé, notamment en
ce qui concerne :
 La croissance staturo-pondérale (rattrapage avant l'âge de 2 ans)

 l'alimentation
./ L'état pulmonaire : broncho-dysplasie chronique (oxygèno-dépendance
au-delà du 28ième jour de vie ou 36 SA d'âge corrigé) ;
 Le développement psychomoteur jusqu'à l'âge de 2 ans ;
 Le développent neurosensoriel (rétinopathie, troubles de la
éfraction) ;
 L'intégration scolaire (troubles de l'attention) ;
 Le soutien psychologique des parents.
Soins à donner au prématuré
I. Incubateur :
C'est un appareil réalisant les conditions optimales pour compléter la
maturation d'un prématuré.
II. Description :
L'incubateur est composé de deux parties :
a. L'habitacle : sorte de capot en plexiglas contenant :
 Des petits hublots pour le passage des mains :
 des hublots sont réservés aux soins aseptiques (injection, perfusion..),
 autres réservés aux soins septiques (change, toilette..),
 un autre sert uniquement à la sortie du linge souillé ;
> Deux orifices pour le passage :
 Des tubulures de perfusion,
 Les tuyaux pour l'aspiration, gavage, sonde à oxygène. L'habitacle
s'emboîte sur le corps dont il est séparé de matelas en housse de nylon ;
b. Le corps : C'est un meuble sur roulettes comprenant :
 Moteur de l'incubateur :
 La résistance électrique avec un thermostat pour contrôler la T° de
l'habitacle ;
 Turbo ventilateur propulsant l'air filtré ;
 Arrivée de l'oxygène avec un débilitre ;
 Réservoir d'eau distillée pour humidification de l'air ;
➢ Tableau indicatif facilitant le contrôle du fonctionnement :
 Réglage de la Température ;
 Contrôle de la Température ambiante ;
 Taux d'oxygène :
Avec des signes d'alarme lumineux et sonores
> Un pèse bébé dont le plateau supérieur supporte de matelas
> Un placard et un tiroir pour le rangement :
 Du linge nécessaire au prématuré ;
 Du matériel utile pour les soins.
Certains incubateurs comprennent en plus :
> Un dispositif pour placer une plaque de radiographie, évitant ainsi la
manipulation de l'enfant ;
D Un monitoring facilitant .
 La surveillance de la température, de la respiration, du rythme cardiaque;

 L'enregistrement de l'E C G.et de l'E E G.

III. Préparation de l'incubateur :

L'annonce de l'arrivée d'un prématuré dans le service de pédiatrie entraîne la


préparation de l'incubateur :

 Mettre l'incubateur en marche :


 Retirer le produit qui a assuré ia désinfection ;
 Aérer un peu si nécessaire ;
 Faire chauffer en réglant le thermostat à 30° ;
 Vérifier le niveau de l'eau stérile : régler l'hygrométrie à 50%;
 Vérifier l'arrivée de l'oxygène ;
➢ Garnir l'habitacle :
 Vérifier et placer un linge et une couche stérile sur le matelas ;
 Tarer la balance avec le linge ainsi préparé et marquer le poids ;

 Préparer un flacon stérile d'eau distillée avec une sonde d'aspiration,


le placer à l'intérieur de l'habitacle :

 Vérifier la présence du bocal d'aspiration avec son bouchon et ses raccords

 Garnir le meuble :
 Préparer le matériel pour les soins d'hygiène (linge stérile, compresses
stériles, antiseptique pour toilette, sérum physiologique pour le visage) ;

 Sonde gastrique en cas de gavage ;


➢ Prévoir le matériel pour les examens : thermomètre, mètre ruban, sac
collecteur ;
IV. Désinfection :
 Désinfection journalière est faite au moment de toilette du prématuré
 Désinfection plus poussée doit être faite tous les 8 à 10 jours ;
 Le prématuré est changé d'incubateur ;
 Nettoyer l'incubateur avec un linge imbibé de l'eau formolée ;
 Laver l'habitacle à l'intérieur et à l'extérieur ;
 Laver le meuble, l'intérieur du placard et les tiroirs ;
 Déposer le formole liquide sur la plaque chauffante ;
 Faire chauffer l'incubateur pendant 12 à 24 heures ;
La désinfection terminale doit se faire de la même manière ;

V. Soins d'hygiène :
Pendant ces soins, le prématuré ne doit pas être sorti de l'incubateur,
l'infirmier doit agir avec asepsie et précision. Les soins seront exécutés en
différents temps afin d'éviter de fatiguer le prématuré très fragile,

Les soins aseptiques seront toujours soigneusement séparés des soins


septiques.
a. Préparation de l'infirmier :
➢ Une blouse de box est revêtue
Deux blouses sont suspendues au niveau de chaque boxe :
 L'une pour les soins aseptiques (les tétées etc.)
❖ L'autre pour les soins septiques (soins d'hygiène)
Saisir la blouse repliée par les épaules, la dépliée' sans souiller
l'extérieur;
Enfiler les manches et attacher la blouse dans le dos ;

➢ Un lavage chirurgical des mains est nécessaire

 Savonner et brosser soigneusement les doigts, les mains,


avant bras et les ongles ;
 Rincer abondamment
 Passer un antiseptique ;
b. Préparation du matériel :

 Une désinfection préalable est nécessaire :


 Nettoyer une couche stérile imbibée avec d'un désinfectant, le dessus
et les parois externes de l'habitacle ;
 Nettoyer l'intérieur du tiroir qui recevra le linge stérile nécessaire
pour le change (couches, compresses, champs),
 Le lit du prématuré est préparé ;
 Poser une couche sur la lange (panier du matelas pédiatrique) ;
 Rouler une 2ecouche et la placer à la partie haute du lit ;

 Former un rouleau avec le lit ainsi préparé pour faciliter sa pénétration dans
la couveuse.
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c. Toilette et change :
 La désinfection de l'intérieur de l'habitacle précède la toilette :
Nettoyer avec une compresse imbibée de désinfectant les parois
interne de l'habitacle ;
 La toilette du corps du prématUré est faite avec un savon
antiseptique non irritant ;
 Savonner avec douceur les mains,. les bras, le cou, le thorax ;
 Essuyer avec une compresse sèche ;
 Enlever la couche en vérifiant la présence des urines et des selles ;
 Placer la couche souillée à l'extrémité de l'incubateur ;
 Prendre la T° du prématuré, elle .doit se maintenir au dessus de
35°,5 :
 Une T°< à 35° nécessite une augmentation de la T° de
l'incubateur;
 Une T° > à 36° nécessite une diminution de la T° de
l'incubateur ;

 Savonner les pieds, les jambes, les cuisses, l'abdomen :


 Essuyer avec une compresse sèche,
 Faire la toilette du siège : Savonner, et essuyer :
 En présence de l'érythème fessier passé un peu d'éosine;
 Retirer le lange et la couche souillée :
 Déposer le prématuré nu sur le matelas ;
 Sortir tout le linge souillé par le hublot réservé à cet usage et le
déposer dans le sac à linge sale.
 L'infirmier se lave à nouveau les mains.
d. La pesée :
 Le poids du prématuré est contrôlé chaque jour. Il prend en
moyen 40 g/jour :
 Une diminution ou absence de prise' du poids traduit un état
pathologique, en particulier l'infection ;
 Une prise de poids excessive peut être liée à la présence d'cedème, avec
rétention de sodium (Na+) troubles provoqués parimmaturité des reins.
e. Réfection du lit :
 Après la pesée l'infirmier se lave les mains pour saisir le linge stérile ;
 Le rouleau préparé est introduit dans l'habitacle et étendue sur le matelas :
 La couche roulée est placée sous le haut du thorax : Cette position
facilite la respiration du prématuré dont les muscles peu développés ;
 La couche est posée ;
 L'enfant sera placé, après chaque change, en différentes positions afin
d'éviter l'irritation de la peau aux points de la pression ;
f. Pansement ombilical:
 Il est refait une fois par jour ou plus souvent s'il est souillé.
 L'infirmier se lave à nouveau les mains et les désinfecte
 Enlever la bande et compresses
o Examiner les compresses : apparition de suintement, de sang ou
du pus....;
 Maintenir l'extrémité du cordon avec une compresse stérile :
o Nettoyer le cordon ombilical avec une compresse imbibée
d'alcool en allant de l'extrémité à la base ;
o Assécher avec une compresse stérile
o Désinfecter avec de l'éosine ;
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 Poser une compresse stérile sèche autour du cordon ;
o Rabattre le cordon sur l'abdomen,
o Recouvrir avec une compresse et maintenir par une bande ;
Après les soins, l'infirmier range tout le matériel et procède à la désinfection du
box.

VI. Soins diététiques :


L'alimentation du prématuré doit tenir compte :
 D De ses besoins, variables d'un jour à l'autre ;
 De ses capacités physiologiques réduites par l'immaturité de ses organes ;
 De son comportement général ;

a. Besoins alimentaires :
Ils sont différents de ceux du nouveau né normale, le pédiatre est le seul juge
des besoins quantitatifs et qualitatifs du prématuré.
a. Technique d'alimentation :
Elle est rendue difficile par l'absence de réflexe de succion et de déglutition.
L'alimentation au biberon ne peut se faire qu'après l'apparition de ces
réflexes ;
Le gavage est habituellement utilisé chez le prématuré (voir gavage) ;
L'alimentation parentérale est réalisée lorsque le prématuré présente des
troubles respiratoires, neurologiques ou digestifs.

VII. Surveillance :
Une surveillance attentive et continue est nécessaire, car le . prématuré
peut présenter rapidement des troubles importants nécessitant un traitement
rapide, elle portera particulièrement sur :
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1. La respiration :
 Respiration normale :
 La:fréquence respiratoire du prématuré est de 35 à .40 mouvements par
minute,
 La respiration est de type abdominal : seul le diaphragme a un rôle
efficace ;
 Des apnées de quelques secondes peuvent se voir :
o Un très léger stimulus est parfois utile : petit choc sur l'incubateur
est parfois utile.
 Troubles respiratoires :
Ils sont souvent précoce au 1e et au 2e jour et sont caractérisés par :
 Une dyspnée : 60 à 80 mouvements par mn, cette respiration irrégulière
s'accompagne des battements des ailes du nez, dépression sternale
inspiratoire.
 Une cyanose plus au moins étendue.
 Une hypotonie.
Ces troubles révèlent de causes multiples.
 Traitement :
Il comportera selon les cas :
 La désobstruction des voies respiratoires, elles peuvent être
encombrées par les mucosités, du liquide amniotique, etc.
 La sonde d'aspiration reste à demeure dans l'incubateur ;
 L'oxygénation avec prudence, suivant l'importance de cyanose :
o Un taux de 40% d'oxygène ne doit pas être dépassé à fin éviter les
accidents oculaires ;
o Une ventilation assistée avec monitoring ;
 La correction de l'acidose secondaire à l'anoxie par une perfusion-du
bicarbonate.

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2. La coloration :
La peau de prématuré est rouge et luisantes brillante :
 Une cyanose (coloration bleue) est une manifestation .des troubles
respiratoires ;
 Un ictère (coloration jaunâtre) est fréquent chez le prématuré, il peut être
dû :
o Incompatibilité foeto-maternelle (Rh) ;
o Une malformation congénitale (atrésie des voies sous hépatiques
extrême) ;
o Immaturité du système gluco conjugaison de bilirubine.
Dans tout les cas la surveillance de taux de bilirubine s'impose, une exsanguino-
transfusion (changement total du sang) sera nécessaire dés que le taux de
bilirubine atteindra 180mg/L ;
- surveillance cardiaque :
La fréquence cardiaque peut être évaluée à l'auscultation cardiaque, à la
palpation fémorale monitoring cardiaque.
- Surveillance des convulsions :
D'apparition brutale, elle se caractérise par des secousses musculaires des
membres, elles s'accompagnent fréquemment d'apnée et de cyanose ;
Les convulsions sont liées :
 Les deux premiers jours à :
o Une hypoglycémie (une alimentation précoce la prévient);
o Une hypocalcémie :
Du gluconate de calcium sera administré par voie buccale ou en perfusion.
 Ensuite à une infection méningée : un traitement antibiotique systématique
dés la naissance s'efforce de prévenir toute infection.

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5. Surveillance urinaire :
La diurèse varie de 16 à 60 ml/ jour.
6. Surveillance digestive :
Il faut noter le nombre, l'aspect et la couleur des selles, l'existence d'un
ballonnement abdominal, de vomissements d'un résidu gastrique à l'aspiration
précédant le gavage si l'enfant est alimenté par sonde gastrique.
7. Les hémorragies :
Un syndrome hémorragique est fréquent, lié à un déficit en
prothrombine par défaut de synthèse et à une fragilité des capillaires.
Ce syndrome se traduit par :
 Des hémorragies digestives = Mélaena ;
 Des hémorragies méningées avec torpeur, hypotonie, troubles respiratoires et
cris plaintifs ;
 État de choc avec pâleur.

 Un traitement préventif est fait systématiquement à tout prématuré :


L'injection de vitamine K1 et de solurutine tous les jours.
8. Surveillance de la croissance :
 La pesée est journalière : les premiers jours, le prématuré perd 5 à 7% de
son poids de naissance celui-ci étant pris dans 6 à 10. jours. La prise de poids
moyenne est de 30 grammes par jour.
 Le périmètre crânien : est surveillé régulièrement au moyen d'un mètre
ruban passant de par les bosses de frontales et la bosse occipitale.
 La mesure de la taille est effectuée au moyen d'une toise à la naissance et
contrôlée à la sortie et tous les mois.
9. La température :
➢ De l'enfant :
 Cutanée : souvent utilisée chez le prématuré en incubateur au moyen d'une
sonde cutanée collée sur le thorax, couplée en général au système de
régulation de température de l'incubateur permettant d'adapter celle-ci ;
 Axillaire : le bras est serré pour maintenir le thermomètre placé sous
l'aisselle pendant quelques minutes. La température normale est comprise
entre 36,2°C et 36,5°C ;
 Rectale : l'introduction de thermomètre doit être douce, prudente et
maintenue 2 minutes. En dessous de 2kg, on utilise une sonde thermique.
La température normale est de 36,7°C à 37,3°C.
 De l'incubateur.
Conclusion :
L'avenir du prématuré, grâce aux soins précis et à la surveillance de tous les
instants, a été transformé. Ce nouveau-né très fragile peut devenir un enfant
au développement normal.
Aspiration pharyngée et trachéale
I. Définition :
C'est une technique qui consiste à évacuer les liquides continus dans les
voies respiratoires (liquide amniotique, méconium, mucosité...).
II. Matériel :
 Une source de vide :
 Le vide mural le plus efficace ;
 Aspirateur électrique ;
 Aspirateur à pédale ;
 Aspirateur succion buccale.
 Des sondes d'aspiration en plastique à usage unique, livrées
stériles sous sachets :
 Sondes pharyngées et gastriques
 Sondes trachéales
 Un bocal contenant du sérum physiologique stérile ou un antiseptique
dilué pour rincer la sonde ;
 Un flacon pour le conditionnement de la sonde.
III. Technique
 Le nouveau né est placé en décubitus dorsal, la tète en hyper extension.
 La sonde est reliée à l'aspirateur par un raccord spécial :
 Elle est introduite sans aspirer, si non sa progression est difficile, la
muqueuse venant s'accoler à son extrémité :
 Dans le nez ou l'oropharynx (aspiration pharyngée) ;
 Dans la canule d'intubation (aspiration trachéale) d'une longueur égale
à la distance aile de nez lobe de l'oreille.
 L'aspiration se fait avec douceur par petits coups, en retirant
progressivement la sonde.
 La sonde est rincée au sérum physiologique et réintroduite au besoin.
 Rincer la sonde au temps de fois que possible dans le flacon de sérum
réservé au rinçage.
 La même opération est répétée dans l'autre narine.
0xygénotterapie

I. Définition :
C'est une méthode de réanimation qui consiste à enrichir l'air inspiré en 02
pour assurer une hématose normale.

II. Indications
 Elle peut etre utilisée dans tous les cas d'anoxies ;
 Obstruction des voies respiratoires, nécessitant une désobstruction
et la respiration artificielle avant l'oxygénothérapie ;
 Insuffisance du muscle respiratoire : paralysie ou tétanos ;
 Infection broncho-pulmonaire entraînant une ventilation
insuffisante bronchiolite, pneumonie, asthme ;
 Hémorragies massives ;
 Intoxication à l'oxyde du carbone ;
 Insuffisance cardiaque ;
 État du choc ou CoIlapsus ;
 Certaines intoxications aux barbituriques ou à l'alcool ,
 Chez les prématurés.

III. Matériel :
 Une source d'oxygène sous pression :
o Obus avec manodétendeur et débitmètre,
o Prise murale avec débitmètre ;
 Un humidificateur : flacon barboteur rempli aux 3/4 d'eau stérile :
o Le tube (raccord) le plus long est raccordé à la source d'oxygène,
o Le tube le plus court est relié à l'appareil distributeur.
o Des humidificateurs chauffants sont actuellement utilisés. D
 L'appareil distributeur :
o Appareil à insufflation : Ambu ou Ranima,
o Cloche de Hood : cloche en matière plastique réalisant une enceinte
close.

o Le dispositif mural
o Sonde à oxygène stérile à usage unique ou masque à oxygène facial
stérile (charnière 8 à 18, largeur 40 cm)-à usage unique ou lunettes à
oxygène avec canule nasale réglable.
o Ruban adessif (sparadrap)
o Eau distillée stérile
o Gants à usage unique.

IV. Technique:
 Le tuyau d'arrivée d'oxygène provenant de l'humidificateur est branché sur :
o L'appareil d'insufflation :
 Le débit est de 2 à 5L/minutes ;
o La cloch de Hood :
 Le débit peut être de 8 litres/minutes pour obtenir une
concentration en oxygène à 100%.
o A la sonde ou au masque le débit est de :
 1 à 3 pour le petit l'enfant,
 2 à-5 pour ie grand enfant,
 6 à 8 pour l'adulte.
 Se laver les mains avec un savon non antiseptique,
 Mettre l'enfant en position convenable (demi assise le plus souvent
utilisée, sauf contre indication).
 Libérer les voies aériennes supérieures,
 Remplir le barboteur d'eau désilée afin d'humidifier l'oxygène et de
visualiser le bullage qui permet d'apprécier le débit,
 Vérifier le fonctionnement de l'appareil.
 Par sonde nasale :
 Introduire la sonde d'une longueur égale à la distance aile de nez lobe
de l'oreille afin d'affluer l'extrémité inférieure du palais.
 Fixer la sonde avec le ruban adhésif (sparadrap)
 Faire une marque au feutre sur la sonde à fin de faciliter la
vérification de sa bonne position
 Changer la sonde toutes les 24 heures et chaque fois qu'elle se
bouche en prenant soin de changer de narine.
 Administration par masque nasale :
 Appliquer le masque en global nez et la bouche,
 Le maintenir en place avec le cordon élastique délivré avec le
matériel.
 Relier la sonde au masque débitmètre au moyen de prolongateur avec
raccord.
 Veiller à ce qu'aucune traction ne s'exerce sur le masque.
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 Fixer le prolongateur (vêtement de malade, ou à son lit).
 Oter le masque le temps nécessaire à la prise du repas, qui doit être le
plus court possible.
V. Surveillance :
➢ Surveillance du matériel :
 Source d'oxygène (fuites),
 Flacon barboteur (eau distillé),
 Surveiller 'le débitmètre : manomètre (réglage de débit),
 Surveiller les raccords, les tuyaux (étanchéité,
débranchement accidentel surtout la nuit).
 Surveillance du malade :
 Signes de défaillance
 Fréquence respiratoire élevée, tirage, cyanose (extrémités),
sueurs, pâleur, (faciès).
 Essoufflement et fatigue à l'effort ;
 Retentissement cardiovasculaire : turgepcence des jugulaires,
tachycardie.
 Intolérance à la sonde :
 Irritation de la muqueuse nasale, épistaxis, dans ce cas utiliser les
lunettes à oxygène avec canule. Ce dispositif nécessite d'augmenter le débit
d'oxygène pour voir le même effet.
 Irritation de la narine voire apparition d'escarre.
 Au masque nasal :
 Déplacement accidentel du masque notamment la nuit,
 Fuites,
 Inconfort : intolérance cutanée, lésions irritatives.
 L'utilisation de ce masque est indiquée pour courte durée.
➢ Surveiller les complications :
Une oxygénation trop massive et trop prolongée peut provoquer :
 Une atteinte de la rétine de l'ceil (fibroplasie rétro lentale) :
 Le danger est d'autant plus grand que l'enfant est plus petit,
 Une fibrose des bronches et des poumons.
 Une surveillance de la pression d'02 artérielle sera faite régulièrement.
Les signes d'une infection bactérienne chez
le jeune nourrisson
Les signes d'une infection bactérienne sont :
 Les convulsions :
Le nourrisson qui convulse présente des mouvements involontaires,
spasmodiques des membres, du visage et des yeux qui sont souvent associés à un
état d'inconscience.
 La respiration rapide :
Une respiration est dite rapide si le rythme respiratoire est supérieure ou
égale à 60 mouvements respiratoires/minute. En général, les jeunes
nourrissons de moins de 2 mois respirent plus vite que les enfants plus âgés.
Compter les mouvements respiratoires du jeune nourrisson, si le premier
comptage est de 60 mouvements respiratoires ou plus, recommencer à
compter car la fréquence respiratoire d'un nourrisson de moins de 2 mois est
souvent irrégulière. Ce jeune nourrisson s'arrête parfois de respirer pendant
quelques secondes, puis respire plus rapidement.
Si au second comptage, le nombre de mouvements respiratoires est toujours 60
ou plus, le nourrisson a une respiration rapide.
 le tirage sous-costal marqué
C'est une dépression, au moment de l'inspiration, des parties molles de thorax
(espaces sus claviculaires, espaces sus et sous-sternaux).
 Le tirage sus sternal indique un obstacle au niveau de voies aériennes supérieures, en
particulier le larynx.
 Le tirage sous sternal se remarque au cours de détresse respiratoires (entonnoir
épigastrique).
 Le tirage sous-costal bénin est normal chez le jeune nourrisson de moins de 2 mois car
la paroi thoracique est mince.
 Le tirage sous-costal marqué est très profond et facile a voir
 Le battement des ailes du nez :
C'est un mouvement rapide. rythmé de la paroi externe des marines. Il est synchrone
aux mouvements respiratoires. Ce mouvement existe d'une façon discrète chez le
nourrisson : i s'amplifie au cours de toute polypnée et de toute détresse respiratoire.
Il est caractérisé par la dilatation des narines quand le nourrisson inspire.
 Le geignement expiratoire :
Le geignement est le brut court et léger produit par le jeune nourrisson quand I
expire. Le geignement es fait entendre quand le jeune nourrisson a des difficultés
respiratoires.
 Le nourrisson léthargique ou inconscient :
Le nourrisson dorme beaucoup et cela n'est pas un signe de maladie. Même lorsqu’il
est réveillé, le nourrisson en bonne santé ne regarde pas nécessairement sa mère et le
professionnel de santé pendant qu'ils parient comme le ferait un nourrisson plus agé ou
un enfant.
Le nourrisson léthargique n'est pas réveillé ni alerté quand il le faut, il peut être
assoupli et ne reste pas éveillé après avoir été dérangé. Si un jeune nourrisson ne se
réveille pas pendant l’évaluation, demander à la mère de le réveiller.

Regarder si l'enfant se réveille quand la mère lui parle ou le secoue doucement,


ou lorsque vous tapez dans vos mains. Observer s'il reste éveillé.
Un nourrisson inconscient ne se réveille pas du tout, il ne réagit ni à la voix ni
au toucher.
 Les mouvements du nourrisson :
Bouge t-il moins que la normale. Normalement, un nourrisson réveillé agite
les bras et les jambes et une observation minutieuse permet aussi de voir qu'il
tourne la tète plusieurs fois à la minute.
 Une fontanelle bombée :
C'est un signe important à chercher chez un jeune nourrisson qui ne pleure pas
et qui est en position verticale. Sa présence témoigne de l'existence d'une
méningite.
 Le pus dans les oreilles :
C'est une sécrétion purulente qui coule des oreilles.
 Le pus dans les yeux :
C'est une sécrétion purulente qui coule des yeux.
 L'infection ombilicale :
C'est la présence d'une rougeur ou d'un suintement de pus au niveau de
l'ombilic. La rougeur peut être localisée ou s'étendre vers la peau.
 La fièvre ou l'hypothermie :
La fièvre est rare pendant les deux premiers mois de la vie. La fièvre peut être
le signe d'infection bactérienne grave chez un jeune nourrisson.
Les nourrissons réagissent parfois à une infection par une hypothermie.
Si un thermomètre n'est pas disponible, toucher l'abdomen ou l'aisselle du
jeune nourrisson pour déterminer s'il semble chaud ou anormalement froid.

 Les plaques blanchâtres dans la bouche (Muguet) :


Le muguet forme une couche épaisse blanche sur la langue alors qu'à
l’intérieur des joues, il ressemble à du lait caillè.
Gavage
I. Définition :
Technique qui consiste à introduire une sonde dans l'estomac par voie
nasale ou buccale dans le but de maintenir une alimentation appropriée pour
l'enfant en fonction de son âge et de sa morphologie (poids, taille) afin de :
- Lutter contre les troubles métaboliques (hypocalcémi. hypoglycémie).
- Favoriser un apport calorique suffisant pour sa croissance, sa
thermorégulation et ses besoins énergétiques.
II. indications :
o Les nouveau-nés d'âge gestationnel inférieur à 32 semaines
(prématuré).
o Les nouveau-nés dont le reflex pharyngo-laryngé d'occlusion est
mauvais ou dont une mauvaise coordination de la
succion/déglutition ;
o le réflexe de silcnion e , t diminué ou absent.
o Les nouveau-nés sous ventilation artificielle.
o La dénutrition.
o Troubles de deglutition
o Atteinte des voies digestives supérieures _
o Lésions bucco:faciales.
o Coma
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III. L'intérêt de gavage :


 Supprimer tout effort de succion déglutition chez le prématuré souvent
hypotonique ;

 Ecarter ou supprimer l'aérophagie et le risque de distension abdominale ;

 Diminue considérablement les risques d'aspiration trachéale et l'inondation


des voies respiratoires en cas d'incoordination de la succion déglutition.

IV.Préparation du matériel :
 Biberon contenant du lait et gardé au bain marie tiède repas trop
liquide
 Médicament à donner s'il y en a
 Gants stériles
 Cupule stérile
 Autre cupule contenant du sérum physiologique
 Seringue stérile adaptable à la sonde de 05 ou 10, 20 ou 50cc
 Sonde gastrique adaptée à l'àge de l'enfant
 Compresses stériles
 Prince pour clamper la sonde
 Alcool à 70°
 Linge de change
 Drap pour immobiliser l'enfant
 Savon+serviette
 S té t ho s co p e
 Sparadrap
 2 haricots

V.Technique :
a) Choix et mise en place de la sonde :
 Désinfecter les mains et préparer le matériel dans le plateau
 Immobiliser l'enfant, un aide peut être nécessaire pour le maintenir, le
mettre sur le coté ou sur le dos, la tête légèrement fléchie en avant -----
 Enfiler les gants stériles
 On utilise une sonde de gavage n6 ou 8 en polyéthylène.
 La sonde est mise en place par le nez si le nouveau-né est en ventilation
artificielle, ou par la bouche si le nouveau-né est en ventilation spontanée. En
effet, le nouveau-né n'ayant pas de respiration buccal de suppléance, il est
préférable de laisser les deux narines perméables.
 Mesurer à l'aide de la sonde la distance entre le nez et lobe de l'oreille puis
entre l'oreille et l'appendice xyphoide
 Mettre un repère
 Lubrifier la sonde avec le sérum salé contenu dans la cupule.
 Maintenir la tête de l'enfant d'une main et de l'autre main introduire la
sonde
 introduire doucement la sonde
- Par le nez : en direction de l'occiput
- Par la bouche : vers le fond de la gorge
o Si incident aù cours de l'introduction :
- Toux retirer légèrement la sonde et attendre la fin de la toux
- Nausée : introduire rapidement la sonde
- Dyspnée : arrêter et retirer la sonde
 Continuer la progression de la sonde en demandant au patient de déglutir
sa salive.
 Si l'enfant commence à tousser ou à s'étouffer, stopper la progression de
la sonde car elle peut être située dans la bronche ou entortillée dans
l'arrière gorge. En cas d'échec, retirer la sonde, laisser l'enfant se reposer,
lubrifier à nouveau fa sonde et changer de narine.
 S'assurer que la sonde est en place soit :
- En aspiration du liquide gastrique
- En injectant l'air entraînant un gargouillement sondé par le stéthoscope
maintenu sur la région épigastrique (ré-aspirer la quantité d'air injectée)
 Si prélèvement aspirer quelques cc du liquide et le mettre dans le
flacon, enlever la sonde, étiqueter et envoyer au laboratoire.
 La sonde est ensuite fixée à raide d'un sparadrap coupé en ( moustache).
 Surveiller les constantes : pouls, TA, FR
 Enlever le drap d'immobilisation et mettre l'enfant sur le côté
 Noter le soin et ranger le matériel.
 Avant chaque gavage, il faut vérifier la position de la sonde
b) Le gavage proprement dit :
 Chaque gavage est précédé d'une aspiration afin de vérifier 'aspect et ia
quantité du résidu gastrique.
 On verse ensuite la ration alimentaire dans une seringue (dont on a
enlevé le piston) relier à la sonde et on laisse couler le liquide goutte à
goutte sous l'effet de pesanteur, le gavage n'est jamais injecté sous
pression.

 La sonde gastrique doit être changée toutes les 48h.


 Lorsqu'on enlève la sonde, on la pince étroitement pour éviter
l'écoulement du lait dans le pharynx.

 Le volume liquidien prescrit dépend de l'âge et du poids du nouveau-né.

 Le rythme des prises varie de 6 à 8 pour 24 heures.


 La prescription du gavage doit comprendre la nature du lait, la
fréquence et le volume des repas.

 Adapter la seringue ou la gaveuse à la sonde et verser le liquide


d'alimentation.

 Avant le gavage suivant, toujours aspirer le contenu de l'estomac.

 La conduite du gavage est en fonction de l'aspect et du volume du


résidu.

a. Aspect :
Un résidu clair est réinjecté au nouveau-né pour éviter les complications
métaboliques d'une soustraction continue en acide et en électrolytes.
Un résidu sale est par contre jeté.
a. Volume :
Lorsque le résidu est inférieur au tiers de la ration précédente, le volume à
injecter est réduit d'une quantité égale au volume du résidu et le gavage
discontinu est poursuivi.
Lorsque le résidu est supérieur au tiers de la ration précédente, un deuxième
contrôle du résidu s'impose s'il reste supérieur au tiers de la ration,
l'indication du gavage discontinu doit être reconsidérée (en fonction des
cas, on sera amené à arrêter l'alimentation ou à utiliser un gavage gastrique
ou duodénal continu).
• Comment introduire le lait dans la sonde :
 Manière discontinue :
A l’aide d'une seringue : on introduit dans la sonde très lentement, le
volume de lait correspondant au repas.
A l'aide d'une tulipe : l'écoulement du lait se fait sans pression, sous l'effet de la
pesanteur (il s'agit d'une seringue sans piston) Ia tulipe est retirée après chaque
gavage.
La capacité gastrique du prématuré est très faible : la fréquence des repas
devra être en conséquence très élevée.
Chez les prématurés de moins de 1200g, l'idéal sera d'assurer un apport
alimentaire toutes les heures, si pourquoi on utilise parfois :
 La méthode continue :
La seringue contenant le lait sera placée sur un dispositif électrique qui
permet à faible débit, d'administrer l'apport alimentaire d'une manière
continue.
Si la sonde n'est pas laissée à demeure après le gavage, clamper celle-ci à son
extrémité supérieure avant de la retirer afin que le lait restant dans la lumière
de la sonde ne s'écoule pas dans le pharynx.
Si la sonde reste à demeure la rincer avec quelques ccs du sérum
bicarbonaté.
La durée du gavage doit correspondre approximativement à la durée d'une
tétée normale.
Faire roter l'enfant si besoin
- Surveiller l'état de l'enfant après le repas, des bradycardies ou Ces apnées
pouvant survenir et qui sont parfois observées et dues à la stiinuiation du
nerf vagal.
- Noter les vomissements ou le ballonnement abdominal qui peuvent être
dus à une suralimentation ou à un gavage trop rapide.
- Noter précisément sur le dossier de l'enfant :
 L'heure du repas,
 La quantité du liquide absorbé,
 La quantité du liquide résiduel,
 Les vomissements éventuels.
 Comment l'enfant a supporté le repas et son comportement. Quand le
gavage est terminé, la sonde doit être rincée avec de l'eau, la boucher afin
d'éviter l'entrée d'air pouvant entrainer un ballonnement abdominal.
NB :
 La sonde gastrique doit être vérifiée avant chaque gavage.
 La sonde gastrique doit être changée toutes les 48 heures.
 Avant de retirer la sonde gastrique, il faut aspirer la totalité du contenu
puis la boucher afin de prévenir ia remontée du liquide dans le pharynx,
pouvant occasionner des nausées et l'inhalation du liquide.
VI. Les incidents
 Etat de choc, toux, troubles respiratoires, agitation, cyanose : la
sonde est probablement passée dans la trachée, il faut la retirer 2 à
3cm jusqu'à l'arrêt de la toux et prendre la progression une minute
après, sinon il y a risque de la mort par asphyxie.
 Vomissement au cours du gavage : c'est-à-dire que la sonde n'est
pas dans l'estomac ou elle est insuffisamment introduite.
La perfusion intra-veineuse périphérique
I. Définition :
La perfusion est l'injection lente et continue (d'un liquide) dans l'organisme
(circulation sanguine).
Il. Buts :
 Remplacer les masses sanguines manquantes par hérhorragie ;
 Administrer un médicament ;
 Réhydrater le malade ;
 Alimenter le malade.
III. Les voies utilisées :
 Veines superficielles du membre supérieur :
Dos de la main
Avant-bras
Pli du coude.
❖ Veines superficielles du membre inférieur :
Dos du pied
Saphène
Péronière
 Veines épicrâniennes
Pariétale
Principale
Temporale superficielle
Frontale latérale
Frontale médiane
Occipitale
 Veine jugulaire externe
 Veine ombilicale, perméable chez le nouveau-né jusqu'au 8ème jour.
Son cathétérisme ne doit plus être utilisé en pratique courante et
réservé aux situations où il est indispensable.
 Sinus longitudinal supérieur : voie d'extrême urgence quand aucune
autre voie veineuse n'est accessible. Utilisation très exceptionnelle en
raison du risque de compression cérébrale aigué en cas de perfusion
hors du sinus.
 Voie d'abord centrale par cathétérisme transcutané. + Veine
saphène interne : par dénudation de la veine en avant de la malléole
(de moins en moins utilisée).
 Veines sous-clavière et fémorale elles ne doivent pas être utilisées
chez le tout petit (risque d'embrochement de l'apex du poumon et
pneumothorax pour la première ; risque septique élevé pour la
deuxième).
IV. Matériel :
 Solution à perfuser (sérum salé, glucosé, bicarbonaté, Médicament...)
 Plateau stérile ;
 Aiguille épicrânienne ;

 Tubulure stérile, panier, potence, sparadrap ;

 Compresse, lame de rasoir ;


 Alèze de protection ;
 Un antiseptique pour la peau ;
 Savon liquide ;
 Nécessaire pour l'immobilisation ;
 Garrot ;
 Haricot ;

V. Technique :
 Poser la protection;
 Un aide immobilise l'enfant;
 Désinfection cutanée large (les mains et la région à piquer), en regard de
la veine à ponctionner ;
 Mise en place d'un garrot veineux en amont sur le membre.
 Après ponction de la veine et son cathétérisme sur 1 à 2cm, vérification
de la bonne mise en place par le retour de sang, puis injection d'lmL de
sérum isotonique qui ne doit entrainer ni gonflement, ni pâleur de la
peau (ponction artérielle accidentelle).
VI. Maintien et surveillance.
 Contention indispensable du membre perfusé et des articulations voisines
sur une planchette.
 Fixation de l'aiguille par une bandelette de sparadrap, l'entourant en
cravate.
 Fiche de perfusion indiquant la composition du liquide perfusé, son
débit et sa durée.
 Surveillance régulière de la mise en place, du débit, de l'état cutané
local, de l'absence de gonflement anormal.

VII. Les incidents et accidents :


 En plus des incidents et accidents de perfusion en général, on peut
ponctionner une artère par erreur, d'où reflux du sang en jet.
Le prélèvement du sanguin

I. Définition :
C'est une technique qui consiste à ponctionner une veine afin de recevoir du
sang en vue d'examen.
II. Buts :
 Examen bactériologique : recherche de la présence des germes dans le
produit prélevé ;
 Examen chimique ;
 Examen sérologique : tester les propriétés de sérum.
III. Voies utilisées
Le prélèvement sanguin peut être fait, outre les veines superficielles et du pli du
coude, au niveau de :
 La veine jugulaire ;
 La veine sous clavaire.
Ponction veineuse de la jugulaire
A. Matériel :
 Seringue 5cc ou 10 CC avec aiguille à bis4u court ;
 Un plateau stérile ;
 Champ stérile, Coton ;
 Nécessaire pour asepsie : alcool à 70, Bétadine ;
 Flacons pour prélèvement ;
 Bon du laboratoire ;
 Moyen d'immobilisation ou aide ;
 Sparadrap, ou étiquette ;
 Haricot.
B. Technique :
 L'aide maintient l'enfant placé en décubitus latéral (enroulé dans un drap
et les bras allongés le long du corps) :
 D'une main il fixe la tête en extension et rotation externe vers l'épaule non
ponctionnée,
 De l'autre, il abaisse l'épaule de côté ponctionné.
 L'opérateur se place à la tête de l'enfant :
 La veine jugulaire est repérée :
 Elle grossit lors des cris de l'enfant,
 Après la désinfection de la région à l'alcool iodé, l'aiguille montée sur la
seringue, est enfoncée tangentiellement à peau, dans le sens du courant
veineux.
 Le sang nécessaire est prélevé.
 Après la ponction, le point de piqûre . est comprimé avec un tampon
d'alcool, de façon continue :
 Après le relâchement de la compression, le point de piqure est surveillé
quelques instants.
Recueil d'échantillon d'urine
I. But du soin :

Recueil d'urine de façon aseptique pour identifier le ou les germes


responsables d'une infection urinaire, habituellement associé à une étude
de la sensibilité du. germe aux antibiotiques (antibiogramme). Souvent
effectué après que la positivité *des bandelettes réactives urinaires
(protéines, sang et surtout leucocytes et nitrites) ait été montrée sur un
recueil d'urine simple ou si le tableau clinique rend cette infection probable.

I. Préparation du matériel :
 Pour les soins du siège
 Eau
 Savon
 Gant de toilette
 Serviette de toilette
 Couche
 Pour la toilette de la région génitale
 Des compresses stériles imbibées de détergent antiseptique ;
 Des compresses stériles imbibées d'eau stérile ;
 Une compresse stérile.
 Pour le recueil des urines
 Une poche stérile autocollante en choisissant le modèle garçon ou
fille;

 Alcool iodé ;
 Aiguille stérile ;
 Un tube stérile fourni par le laboratoire ;
 Eventuellement, une bandelette urinaire comportant des zones
réactives pour -les protéines, le sang, les leucocytes et les nitrites.
III. Installation du bébé :
 Coucher l'enfant sur le dos sur-la table de change.
 Laver le siècle à -l'eau au savon.
 Faire maintenir les cuisses fléchies en abduction sur l'addomen par un
aide.
IV. Déroulement du soin :
- Se laver les mains (savon antiseptique)
- Mettre une sur blouse
- Faire la toilette de la région génitale.
 Chez la petite fille
 Effectuer avec les compresses imbibées d'antiseptique un lavage soigneux
de la peau et des muqueuses, toujours de haut en bas, du pubis, des plis
de l'aine, des grandes lèvres, des petites lèvres et du méat urinaire en
changeant de compresse à chaque étape.
 Rincer correctement (dans le même ordre) avec .les compresses
imbibées d'eau stérile.
 Appliquer une compresse stérile sur le périnée pour sécher la peau.
Chez le garçon: procéder de la même façon.
 Décalotter la verge et nettoyer le gland et le méat urinaire.
 Nettoyer par mouvements circulaires jusqu'au scrotum, rincer,
sécher.
- Détacher le disque central de la poche à urine, faire un pli médian
(Partie-inférieure de la poche) et retirer le film protecteur.
- Appliquer la poche en commençant en arrière par le raphé périnéal
médian, en avant de l'anus et coller la poche de bas en haut en
respectant les plis cutanés.
- Mettre une couche.
- Installer le bébé dans son lit.
- Dès que l'enfant a uriné, désinfecter le robinet inférieur de la poche
avec de l'alcool iodé puis l'essuyer et vider l'urine dans le tube, si la
poche n'a pas de robinet, désinfecter sa partie inférieure et la
ponctionner avec une aiguille adaptée à une seringue stérile.
- Faire acheminer le tube au laboratoire le plus vite possible après
l'avoir étiqueter (ou le conserver à 4 'C).
- Effectuer éventuellement une analyse d'urine avec une bandelette
réactive comportant en particulier des zones réactives pour les
protéines, le sang et surtout les leucocytes et les nettes.
- Retirer la poche et langer le bébé.
NB : S'il n'y a pas d'urine dans la poche 45 minutes après la pose, il
faut poser une nouvelle poche stérile.
Recueil d’un échantillon de selle chez enfant
C'est une technique qui consiste à prélever un échantillon de selles,
fraichement émis en vue d'un examen macroscopique ou microscopique.
Le procédé est comme pour le recueil des urines :
- La toilette de la région génitale
I. Matériel
 Thermomètre
 Abaisse longue stérile
 Haricot
 Flacon pour coproculture
 Aléze de protection
II. Règles générales :
 Il est indispensable que l'échantillon soit prélevé sur des selles
fraîchement émises. Les selles doivent être apportées
immédiatement au laboratoire, ou mieux encore, le malade doit aller
à la selle au laboratoire.
En cas de recherche du sang: le malade doit être soumis pendant deux à
trois jours, à un régime spécial (régime blanc) ne contenant (ni viande, ni
poisson, ni œufs ni légumes verts riches en chlorophylles (Exp : Haricots
verts), et éviter qu'il absorbe des médicaments à base de fer ou de bismuth
qui fausseraient les résultats.
 Éviter que les urines se mélange aux matières fécales surtout en cas de dosage
d'ammoniac.
IIl. Technique :
 Chez le nourrisson :
Avec l'aide d'un aide, on remplit les cuisses de l'enfant sur son abdomen.
 On introduit le thermomètre dans l'anus comme pour prendre la
température en stimulant l'anus vers le bas,
 Recueillir les selles dans le flacon de coproculture,
 Nettoyez le siège de l'enfant et envoyer l'échantillon au laboratoire après
l'avoir étiqueté.
❖ Chez l'enfant :
 Lui donner un hancot propre, décontaminé et rincé au sérum
physiologique pour y mettre une selle.
 Prélever un fragment de selles par abaisse langue stérile et le mettre
dans le flacon er prenant toutes les précautions nécessaires.
 Etiqueter le flacon et renvoyer rapidement au laboratoire.
L'examen de la gorge chez un enfant

I. Définition :
L'examen de la gorge consiste à vérifier systématiquement la gorge de tout
enfant malade âgé de 2mois et plus à la recherche d'angine.

Il. Matériel :
- Source de lumière, - Abaisse langue,
- Haricots,
- Désinfectant.

Il. Technique :
Se laver les mains ;
Installer l'enfant face à la lumière ;
Demander à la mère ou à l'aide de bien immobiliser l'enfant ;
Déprimer la base de la langue au moyen d'une abaisse langue tout en
éclairant le fond de la gorge ;
Examiner l'aspect de la gorge à la recherche :
 D'une rougeur de la gorge qui peut être localisée ou diffuse.
 Des tâches blanchâtres : la gorge est parsemée de petits éléments
blancs laiteux que l'abaisse langue enlève facilement.
Rechercher desadénopathies sous maxillaires
douloureuses;
Noter le résultat de l'examen sur le carnet de soins ou le
dossier du malade.
Prélèvement de gorge

I. Indications
Le prélèvement de gorge est indiqué :
A titre de diagnostique : dans toutes les angines quelles soient pour
rechercher la bacille diphtérique et le streptocoque surtout, plus
rarement, le méningocoque, le fuso-spirille ou certains virus.
A titre prophylactique : pour détecter les porteurs de germes : bacilles
diphtériques et méningocoques. Il se pratique, de fait, chez les
convalescents de ses deux affections.
Les prélèvements doivent toujours être pratiqués avant tout traitement local.
Il. Matériel :
- Source de lumière,
- Abaisse langue stérile,
- Ecouvillon stérile (tige montée en coton), Tube stérile,
- Etiquette,
- Bon d'examen
- Alèze de protection,
- Haricot,

III. Technique :
 Un aide maintien l'enfant
 Mettre l'alèze de protection ;
 Demander à l'aide de faire ouvrir la bouche du malade face à la lumière;
 Prendre un tube stérile contenant un écouvillon et fane abaisse langue ;
 I Appuyer avec l'abaisse langue sur la base de la langue. Avec
l'écouvillon, frotter l'amygdale, en cas de fausse membrane frotter au-
dessous et les zones ulcérées;
 Eviter de toucher l'intérieur de la bouche pour ne pas avoir une souillure;
 Remettre l'écouvillon dans le tube et le fermer hermétiquement
après avoir flambé son ouverture ;
 Etiqueter le tube ;

Compléter le bon d'examen ;
 Envoyer le prélèvement au laboratoire le plus vite possible.
Tests Tuberculiniques

I. Définition :
Les tests tuberculiniques consistent à introduire par voie cutanée ou intradermique
une préparation effectuée à partir de la bactérie du bacille de Koch au moyen d'un
applicateur ou une intradermo-réaction. Cette dernière semble être la meilleure
méthode d'évaluation et la référence en ce domaine.

C'est un acte de soins infirmiers sur prescription médicale.


II. Objectif :
Respecter les conditions techniques nécessaires à la recherche de l'allergie
tuberculinique spontanée ou post-vaccinale.
III. Matériel :
 Alcool à 70°,
 Compresses stériles,
 Ampoule de 10 unités de tuberculine purifiée lyophilisée pour intradermo-
réaction avec une ampoule de 1rni de solvant (conservation à température
ambiante),
 Seringue de 1m1 à tuberculine (seringue d'insuline),
 Aiguille intradermique courte à biseau court.

IV. Technique :
 Le test se réalise par injection intradermique de 0,1m1 ou 1/10m1 de
tuberculine dilué à la face antérieure de l'avant bras en raison de la
facilité d'accés à ce site d'injection et de la quasi absence de pilosité,
 Préparer la solution de tuberculine : reconstituer la solution en diluant la
poudre avec le solvant et prélever l'ensemble dans la seringue. La
solution doit être injectée immédiatement après la préparation,
 Etendre le bras de l'enfant et le poser à plat, face antérieure de l'avànt-
bras tournée vers le haut,
 Aseptiser la peau à l'alcool à 70° et laisser sécher avant d'agir,
 Injecter la dose prescrite habituellement recommandée pour ce test,
soit 10 unités internationales de tuberculines71/10 de ml à la face
antéro-externe de l'avant bras,
 Tenir l'avant bras dans la main non dominante, tendre la peau avec le
pouce et introduire l'aiguille biseau vers le haut sous l'épiderme
parallèlement à la surface de la peau en formant un angle de 15°,
 Injecter lentement la solution en sentant une légère résistance.
L'injection de tuberculine doit produire une petite saillie blanche gaufrée
de quelque mm de diamètre environ. La distention des pores de la peau
provoque (une peau d'orange),
 Retirer l'ensemble seringue et aiguille,
 Eliminer le matériel (aiguille) dans un flacon contenant un antiseptique.
 Entourer le site d'injection au stylo pour faciliter la lecture ultérieure. Le
test peut se faire avec un applicateur à usage unique (Mono-test).
V. Lecture de la réaction :
L'allergie tuberculinique étant une réaction d'hypersensibilité retardée. La lecture
de la réaction se fera entre le 2ème et le 4ème jour, de préférence à la 72ème
heure en mesurant l'induration dans son diamètre transversal.
La réaction est positive en présence d'un nodule érythémateux d'au moins 5mm de
diamètre pour l'intradermo-réaction à la tuberculine.
Assécher l'oreille d'un enfant
1. Assécher l'oreille à l'aide d'une mèche :
 Rouler en forme de mèche un tissu propre et absorbant ou de la gaze,
 Placer la mèche dans l'oreille de l'enfant,
 Retirer la mèche quand elle est humide,
 Remplacer la mèche par une mèche propre et répéter la procédure jusqu'à
ce que la mèche soit sèche.
VI. Ne pas utiliser des gouttes auriculaires ni d'huile,
VII.Ne mettre aucun produit dans les oreilles.
Assécher au moins 3 fois par jour.
2. Apprendre à la mère à assécher l'oreille :
Expliquer d'abord à la mère l'importance de l'assèchement pour la
guérison de l'oreille infecté de son enfant,
Lui monter comment assécher l'oreille de son enfant à l'aide d'une mèche
3fois par jour,
Lui préciser qu'il faut utiliser un tissu en coton absorbant pour fabriquer
la mèche
Ne pas utiliser en coton tige ou du papier qui se désintégrerait dans
l'oreille,
Placer la mèche dans l'oreille de l'enfant et la laisser quelques
minutes jusqu'à ce qu'elle soit humide,
Jeter la mèche humide et la remplacer par une sèche,
Répéter ces opérations jusqu'à ce que la mèche soit sèche au retrait.
L'oreille est alors asséchée,
Observer la mère pendant qu'elle pratique le méchage tout en lui faisant les
commentaires nécessaires.
Lorsque la mère aura terminé, lui expliquer qu'elle doit :
VIII.Appliquer ce traitement autant de jours que nécessaire, jusqu'à ce que la
mèche ne soit plus humide lorsqu'elle est placée dans l'oreille et que
l'oreille ne coule pas.
IX. Ne rien mettre dans l'oreille entre les traitements de méchage.
X. Ne pas permettre à l'enfant d'aller se baigner, aucune eau ne doit entrer
dans l'oreille.
 Feed back.
Mise en place et surveillance d’une photothérapie
chez un nouveau ne

La photothérapie est une thérapeutique fréquemment mise en oeuvre en


néonatalogie en raison de la fréquence des ictères, en particulier chez les
prématurés.
3. But :
Elbe vise à limiter l'augmentation de la bilirubine libre au delà du seuil qui
nécessiterait une exsanguino-transfusion, en raison des risques de lésions
cérébrales irréversibles (ictère nucléaire).
3. Moyens :
Xl. Appareil à photothérapie de 4 ou 8 tubes, d'énergie contrôlée, délivrant
une lumière bleue ou blanche. La composante bleue de la lumière
transforme directement la bilirubine, au niveau de la peau, en dérivés
hydrosolubles, qui sont éliminés dans l'urine.
XII. Appareils permettant de contrôler l'éclairement réalisé au niveau de la
peau (radiomètre VO460).
3. Technique :

Lavage soigneux des mains après l'installation l'enfant.

Enfant nu, sur un matelas protégé par une alèse, en incubateur ou en
berceau.
 Protection des yeux de l'enfant par des lunettes spéciales, opaques,
maintenues par un surgifix.
 Protection des testicules par un cache opaque.
 Mise en marche de l'appareil de photothérapie à l'intensité prescrite selon le
poids et l'intensité de l'ictère.
6. Surveillance et gestes particuliers à effectuer :
 Surveiller régulièrement :
 La bonne mise en place des lunettes ;
 La température cutanée et de l'incubateur ;
 Le nombre et l'aspect des selles ;
 Le bon fonctionnement des tubes ;
 La bilirubinémie.
 Assurer :
 Une augmentation de la ration hydrique quotidienne de 10 à 20%.
Une variation régulière des positions de l'enfant pour exposer l'ensemble de
son corps de façon harmonieuse ;
La mise en place de gouttes de sérum physiologique dans les yeux plusieurs
fois par jour.
7. Complications possibles à dépister :
 Digestives : ballonnement abdominal, diarrhée.
 Oculaires : conjonctivite.
 Métaboliques : déshydratation.
 Régulation thermique : la température cutanée, hyperthermie.
 Pigmentaire : apparition d'une coloration cutanée verdâtre tenace si la
photothérapie a été maintenue alors qu'augmentait la bilirubine
conjuguée.

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Conclusion
La maladie vient brusquement changer la vie d'un enfant.
 La souffrance physique, les traitements nécessaires pour guérison
deviennent rapidement une entrave à la liberté de ses mouvements
et à son indépendance.
 L'hospitalisation, le plaçant en milieu inconnu, l'éloignant de sa famille,
aggrave son anxiété.
 Un sentiment d'abondant se développe peu à peu chez l'enfant. Ses
réactions seront variables suivant son âge, la durée de sa maladie, la
qualité des liens affectifs au sien de la famille :
 Réaction de détresse algue, avec cris, trépignement, pleurs incessants
refus d'alimentation...
 Réaction silencieuses avec tristesse, abattement, régression
(réapparition d'énurésie), refus d'alimentation, mutisme...
 Des troubles psychiques avec arrêt ou retard important du
développement psychomoteur, peuvent s'installer à la suite d'une
hospitalisation prolongée.
L'infirmière s'occupe d'enfants malades, s'ingéniera à créer autour d'eux un
climat de sécurité effective.
 L'enfant doit percevoir l'affection que chacun lui porte :
 Les visites des parents seront facilitées, malgré les dérangements
que cela peut entraîner.
 Des distractions seront des jeux nécessaires pour supprimer l'ennui.
 Un enseignement sera aux plus grands :
 L'enfant, même malade doit savoir faire un effort. Savoir lui
demander est une marque de respect de sa personne. L'enfant doit
sentir en sécurité :
 La présence proche de l'infirmier(e) est nécessaire, spécialement
aux moments de souffrance plus -aigue.

 Une présence continue devient indispensable auprès de l'enfant qui .va


mourir : Présence le plus souvent silencieuse, mais rassurante par son
attitude de délicatesse.
 L'enfant curieux par nature, hypersensible du fait de sa maladie,
observe et pose des questions :
 L'infirrnier(e) écoutera avec attention les réflexions de l'enfant malade sur
sa maladie, sur son évolution, sur la mort...
 La réponse n'élucidera pas la question, mais celle-ci sera renvoyée à
l'enfant qu'il y réponde lui-même, suivant les connaissances qu'il possède
(connaissances intellectuelles, connaissances religieuses).
L'infirmier(e) aidera les parents désorientés par la maladie de leur enfant,
spécialement lors de maladie à évolution de longue durée ou à évolution
mortelle.
 Les parents peuvent se culpabiliser de la maladie de leurs enfants, la
façon dont les parents assumeront et supporteront le diagnostic,
influencera sur les réactions psychologiques de leurs enfants.
 L'entraide entre les parents d'enfants atteints de la même maladie
grave est souvent extraordinaire. La compréhension de souffrance de
chacun est plus vraie, par ce que ressentie pareillement. L'infirmier(e)
ne peut que favoriser un tel rapprochement.
L'infirmier(e) en pédiatrie, plus que toute autre infirmier(e), doit être :
 Très compétent(e), pour devenir et comprendre la signification des
réactions de l'enfant,
 Très humain, pour entourer l'enfant d'affection, de respect et assurer
son éducation malgré les handicaps de sa maladie.
Bibliographie
Soins infirmiers aux enfants tome I1973 page 54,69...77,....98.
Soins infirmiers aux enfants tome 11 1973 page 54,69...77,....98.
Nouveaux cahiers de l'infirmière : soins infirmiers aux personnes atteintes
d'affections
ORL, stomatoloaiques et ophtalmologiques 3ème édition, Masson, page 51.
Nouveaux cahiers de l'infirmière : soins infirmiers en pédiatrie ET
pédopsychiatrie, 3ème
édition Massorn,page 43 ;........95.
L'infirmière et les urgences CHRISTOPE PRUD'HOMME 4eme édition
Maloine, page 172.
Guide pocne infirmier Infos et mémos pour la pratique quotidienne
CHRISTOPE PRUD'HOMME 5eme édition. Maloine page : 252,
253,254......261.

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