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PT Production Tomate

Ce projet vise à évaluer la viabilité d'une unité de transformation et de commercialisation de concentrés de tomates à Uvira, en réponse à une demande non satisfaite. Les résultats indiquent que le projet est techniquement faisable et économiquement viable, avec un DRCI de 2,3 ans, un TRI de 28 % et une VAN de 2 754 055,62 $. Un investissement de 3 862 995 $ est nécessaire pour sa mise en œuvre sur une durée de 5 ans.

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PT Production Tomate

Ce projet vise à évaluer la viabilité d'une unité de transformation et de commercialisation de concentrés de tomates à Uvira, en réponse à une demande non satisfaite. Les résultats indiquent que le projet est techniquement faisable et économiquement viable, avec un DRCI de 2,3 ans, un TRI de 28 % et une VAN de 2 754 055,62 $. Un investissement de 3 862 995 $ est nécessaire pour sa mise en œuvre sur une durée de 5 ans.

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République Démocratique Du Congo

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ETUNIVERSITAIRE


INSTITUT SUPERIEUR DE COMMERCE D’UVIRA

SECTION DES SCIENCES COMMERCIALES, FINANCIERES ET INFORMATIQUE

Département de Sciences Commerciales et Financières

EVALUATION DE VIABILITE D’UNE UNITE DE


TRANSFORMATION ET COMMERCIALISATION DES
CONCENTRES DES TOMATES A UVIRA

Projet élaboré en vue de l’obtention du diplôme de


Licence en Gestion Commerciales et Financières
Option : Entrepreneuriat et Gestion des PME

Par MAUA JUSTINE SHABANI

Tuteur : CIRUSHA MBURUGU Joseph


Assistant de second mandat

Année Académique : 2023– 2024


I

DEDICACE
A mes parents : SHABANI MULUMBA et AMINA DJUMA
A mes frères et sœurs
A ma progéniture
A tous ceux qui me sont chers

Je dédie ce projet

MAUA JUSTINE SHABANI


II

REMERCIEMENTS
Premièrement nous tenons à remercier, le Dieu créateur de l’univers, pour sa bonté
incommensurable de nos vies.
Tenons ensuite de remercier notre tuteur Assistant Joseph CIRUSHA de sa disponibilité pour
orienter ce projet.
Nos vibrants hommages s’adressent à nos parents pour leurs sacrifices à nous faire scolariser,
qu’ils trouvent ici un signe de gratitude
Nos sentiments de gratitudes s’adressent à nos frères Dunia Michel et Benjamin Kahonja,
pour leurs différentes formes d’accompagnements
Mille fois merci à nos amis et connaissances, particulièrement, nos remerciements s’adressent
à Mr Amani Kikala Bosco pour son appui dans la rédaction de ce projet.

MAUA JUSTINE SHABANI


III

SIGLES ET ABREVIATIONS

BFR : Besoin en fonds de roulement


CA : Chiffre d’affaires
CF : coûts fixes
CQ : Contrôle de qualité
CV : coûts variables
DGDA : Direction générale de douanes et accises
DRCI : Délai de récupération du capital investi
EBE : Excèdent Brut d’exploitation
IP : Indice de profitabilité
MP : Matière première
MS : Matière sèche
MS/CV : Marge sur coût variable
OCC : Office Congolais de contrôle
PF : Produit fini
PME : Petites et Moyennes entreprises
RDC : République démocratique du Congo
REGIDESO : Régie de distribution d’eau
SARL : Société par action à responsabilité limitée
SNEL : Société Nationale d’électricité
SR : Seuil de rentabilité
TRI : Taux de rendement interne
TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée
USD : Dollar Américain
VAN : Valeur Actuelle Nette
IV

LISTE DES TABLEUX ET FIGURES


a. Liste des tableaux
Tableau 1: Classification des projets selon leur taille.............................................................................4
Tableau 2: Les sels minéraux dans la tomate........................................................................................16
Tableau 3: Teneurs en eau dans la tomate............................................................................................17
Tableau 4:profils des potentiels clients.................................................................................................20
Tableau 5: Attentes des clients.............................................................................................................22
Tableau 6: La matrice de profil des concurrents...................................................................................23
Tableau 7:Part du marché.....................................................................................................................24
Tableau 8: Informations générales sur le projet et l'entreprise..............................................................26
Tableau 9: Présentation du promoteur du projet...................................................................................27
Tableau 10: Matrice SWOT du projet..................................................................................................29
Tableau 11: Le diagramme Gant du projet...........................................................................................29
Tableau 12: Les matériels nécessaires au projet...................................................................................34
Tableau 13: Statut juridique de l'entreprise..........................................................................................35
Tableau 14: Les frais administratifs.....................................................................................................35
Tableau 15: Construction de l'usine et achat terrain.............................................................................35
Tableau 16: Coûts des équipements du bureau.....................................................................................36
Tableau 17: Matériels de bureau...........................................................................................................36
Tableau 18: Les équipements de montage d'usine te leurs coûts à la douane :.....................................36
Tableau 19: Acquisition des engins roulants........................................................................................37
Tableau 20: Charges exploitation.........................................................................................................37
Tableau 21: Le coût total des investissements......................................................................................39
Tableau 22: Tableau des amortissements.............................................................................................39
Tableau 23: Prévision du chiffre d'affaires...........................................................................................39
Tableau 24: compte d’exploitation prévisionnel...................................................................................40
Tableau 25: détermination de la VAN..................................................................................................40
Tableau 26: détermination du TRI........................................................................................................41
Tableau 27: Détermination du DRCI....................................................................................................41
Tableau 28: Détermination du Seuil de rentabilité...............................................................................42
Tableau 29: Détermination de l'EBE....................................................................................................43

b. Liste des figures


Figure 1: Cycle de vie du projet.............................................................................................................6
Figure 2: Raisons d’achat des tomates concentrées..............................................................................21
Figure 3: Demande hebdomadaire des tomates....................................................................................21
Figure 4: Niveau d'acceptabilité des tomates concentrées proposés.....................................................22
Figure 5: part du marché.......................................................................................................................24
Figure 6: Organigramme du projet.......................................................................................................28
Figure 7: Circuit globale de transformation-commercialisation des tomates........................................30
Figure 8: Etapes de transformation des tomates en concentré..............................................................33
V

RESUME
La rédaction de ce projet est motivée par la demande non satisfaite de la population d’Uvira
dans la consommation de la denrée tomate.
Les objectifs assignés à ce projet sont ceux de d’analyser la viabilité technique, financière et
économique de la mise en place d’une unité de transformation de contrés des tomates dans la
ville d’Uvira. Pour atteindre cet objectif, nous avons faits recours aux techniques d’entretien
et celles documentaires, couplées aux méthodes statistiques et analytique. Avons tiré un
échantillon de 100 individus de manière aléatoire pour constituer notre base d’étude du
marché.
Ainsi, avons aboutis aux résultats selon lesquels, le projet est techniquement faisable,
financièrement et économiquement viable. Le DRCI est de 2.3 ans, Un TRI de 28 %, la VAN
de 2754055.620 $, le seuil de rentabilité est de 401 420 $. Ce projet nécessité un
investissement de 3 862 995 $ et la durée du projet est de 5 ans.
Mots clés : Projet, Unité de transformation, commercialisation, concentrés de tomates

ABSTRACT
The writing of this project is motivated by the unsatisfied demand of the population of Uvira
in the consumption of the tomato commodity.
The objectives assigned to this project are to analyze the technical, financial and economic
viability of the establishment of a tomato processing unit in the city of Uvira. To achieve this
objective, we used interview and documentary techniques, coupled with statistical and
analytical methods. We drew a sample of 100 individuals randomly to constitute our market
study base.
Thus, we reached the results according to which the project is technically feasible, financially
and economically viable. The DRCI is 2.3 years, An IRR of 28%, the NPV of $2754055,620,
the break-even point is $401,420. This project requires an investment of $3,862,995 and the
duration of the project is 5 years.
Keywords: Project, Processing unit, marketing, tomato concentrates
VI
1

0. INTRODUCTION GENERALE
1. Contexte et problématique
Vu la croissance démographique dans les pays en voie de développement et la production
agricole, reste moins élevé, la nécessité de remédier à ce désastre, semble être très urgent.
A cela, l'orientation des investissements vers les entreprises productrices des biens et des
services, demeure l'un des atouts majeurs qui concourent au développement d'un pays ou d'une
région.
Toute décision économique ou financière suppose une évaluation profonde et préalable des
conséquences, c'est-à-dire, une estimation des résultats attendus et des risques à encourir. De
plus, aucun entrepreneur aussi doué soit-il, ne peut espérer réussir s'il ne propose pas un produit
ou un service capable de répondre à un besoin non satisfait et ne pourra le vendre à un prix
acceptable par les consommateurs et rentable pour son entreprise.
Dès lors, le principal moyen permettant de résoudre ce problème consiste notamment à étudier,
au préalable ce produit ou service en analysant le marché, le prix et les moyens techniques
nécessaires pour sa fabrication ou sa réalisation. Ce qui justifie l'importance même d'une étude
de rentabilité et d'utilité de tout projet économique en général et d'un projet industriel en
particulier.
Au regard, des caractéristiques de l’industrie Congolaise, qui est tournée plus dans des
industries minières à petite échelle, l’agro-industrie, souffre tellement depuis plus d’une
décennie. Cette situation est encore accentuée dans le territoire d’Uvira qui est à plus de 60 %
rural.
Malgré cette situation d’abandon du secteur agro-industriel dans le contexte Congolais, la
demande en produits industriels, ne cesse d’accroitre, c’est le cas de la tomate transformée,
nonobstant les coûts liés à son acquisition lors de son importation.
C’est ainsi, la mise en place d’une unité de transformation de tomate s’avère indispensable pour
combattre valablement le taux de l’insécurité alimentaire, accroitre l’indépendance en produits
alimentaires et permettre une création d’emploi localement.
Cependant, tout au long de la rédaction de ce projet, nous tâcherons de répondre à la question
ci-après : ce projet est-il utile à la communauté, réalisable et faisable (techniquement et
judiciairement), du point de vue économique et financier ?
En guise d’hypothèse, disons que la transformation et la commercialisation des tomates en
concentrées seraient faisable techniquement et en plus viable financièrement et
économiquement.
2

2. Objectifs du projet
A travers ce projet nous visons à :
- implanter à Uvira une unité de transformation moderne des tomates en concentrées
- promouvoir l’économie locale, en encourageant la consommation locale à un prix
concurrentiel
- créer l’emploi localement et réaliser les chiffres d’affaires remarquables mensuellement
3. Motivation à l’élaboration du projet
La rédaction de ce projet, est le fruit d’une grande observation d’une demande non satisfaite à
Uvira, bien que les potentialités du milieu nous offrent un cadre propice de development d’un
projet de transformation de tomates en concentrée.
C’est ainsi, la rédaction de ce projet est pour nous un réel plaisir de concilier les savoirs dans
notre domaine d’étude en entrepreneuriat et gestion de PME et apporter une solution dans
l’achat de concentrées localement à la fois chez les vendeurs et aux ménages.
4. Délimitation du projet
Ce projet est délimité spatialement et temporairement. Du point de vue spécial, ce projet est
réalisé dans le territoire d’Uvira et avec une durée de vie de 5 ans.
5. Méthodologie sommaire
Pour approcher notre étude, nous avons fait recours à la revue documentaire (lecture des livres,
articles, projets avec de similarités, etc…) ; nous avons procédé également à l’élaboration des
questionnaires d’enquêtes et qui d’entretien qui ont été soumis aux potentiels clients et à autre
partenaires (vendeurs, Administration de l’Etat, …).
Ainsi, les données collectées, ont été soumis à un traitement et à des analyses statistiques sous
formes de tableaux et graphique.
La détermination de critères d’investissements des projets a été dégagée en faisant de calcul
dans EXCEL à l’aide de la fonction, TRI et VAN, mais aussi l’IP et DRCI ont été dégagées.
6. Organisation du travail
Outre, l’introduction et la conclusion, le reste de ce travail est articulé autour des trois chapitres
à savoir la revue de la littérature sur des notions des projets d’investissement et la production-
transformation de la tomate, ensuite une étude du marché est réalisée, ainsi que la description
du cadre méthodologique et en dernier nous pressons le projet de transformation et
commercialisation des tomates en concentrées à Uvira.
3

Chapitre 1 : REVUE DE LA LITTERATURE


Dans ce chapitre, nous présentons la revue de la littérature théorique et empirique des études
des projets en agro-industrie.
Section 1. REVUE DE LA LITTERATURE THEORIQUE
1.1. Définitions de concepts de base
1.1.1 Projet

Bon nombre d'auteurs se sont employés à définir le mot projet en s'accordant sur le fait que ce
terme peut avoir plusieurs sens.

Pour DAYAN, le projet est un processus unique de transformation des ressources ayant pour
but de réaliser d'une façon ponctuelle un extrait spécifique répondant à un ou plusieurs objectifs
précis, à l'intérieur des contraintes budgétaires, naturelles, humaines et temporelles (Bridier &
Michaïlof, 1987)

Pour KERZNER, le projet se définit comme étant toute série d'activité ou tâches qui :

- ont un objet spécifique à réaliser sous certaines conditions spécifiées ;


- ont défini leur début et leur fin en terme de temps ;
- ont des fonds en quantité limitée.

Le projet est aussi défini comme l'ensemble des interventions visant à atteindre un objectif
spécifique grâce à : des moyens mis en œuvre (coûts) pour entreprendre des activités
débouchant sur des résultats (Rota, 2007)

De ces définitions, nous pouvons de notre part, définir le projet comme étant un ensemble
d'opérations orientées vers la réalisation d'un objectif fixé à l'avance au moyen des ressources
matérielles, financières et humaines, ressources limitées dans un temps fixé à l'avance.

Selon le dictionnaire de management de projet, « le projet est un ensemble d’actions à réaliser


pour satisfaire un objectif défini, dans le cadre d’une mission précise, et pour la réalisation
desquelles on a identifié non seulement un début mais aussi une fin »

1.1.2 L’investissement
4

L'investissement consiste, pour une entreprise, à engager durablement des capitaux sous formes
diverses (matérielles ou immatérielles) dans l'espoir d'en obtenir un retour satisfaisant étant
donné les risques assurés (Alcouffe, Boitier, Rivière, & Villesèque-Dubus, 2013)

Ainsi, sous différents angles, on appréhende la notion de l’investissement :

Du point de vue économique

L'investissement consiste, avec le facteur travail notamment, un de facteurs principaux de la


fonction de production.

Il est essentiellement un flux de capital destiné à modifier le stock de capital existant.

Du point de vue comptable

La notion d'investissement est également appréhendée à travers le double critère de la durée et


la propriété du bien. Si un bien ou un service a une durée supérieure à une année et si
l'entreprise en est propriétaire, il s'agit alors d'un investissement qui est inscrit dans les
immobilisations au bilan. l’argent avec l’espérance future de retour sur l’investissement.

1.2. La littérature sur les projets d’investissements


Du point de vue financier

L'investissement est un coût pour l'entreprise et génère les nouvelles recettes d'exploitation. La
comparaison coût sur recettes permet de déterminer si l'investissement est rentable ou pas.

De ces notions présentées, disons qu’un projet d’investissement consiste alors à injecter de
Catégories des projets

Les projets peuvent être classés selon plusieurs critères, dont nous retiendrons quelques-uns à
savoir :
- Taille des projets
AFITEP propose une classification en trois catégories de taille : petits projets, projets
moyens, grands projets.

Tableau 1: Classification des projets selon leur taille

Taille du projet Equipe projet Durée moyenne


Petit projet 1 à 10 Personnes Quelques semaines
Projet moyen de 10 à 100 Personnes Quelques mois
Grand projet Supérieur à 100 Personnes Quelques années
5

- Nature juridique

Selon la nature juridique, on parlera de projets publics, privés, partenariat public-privé


(PPP), ONG, GIE, etc…

- Nature des ressources humaines


 Projets collectifs (l’exécution exige la création de l’équipe projet) ;
 Projets individuels (portés en général par une seule personne)
- Nature du projet
 Projet « ouvrage » : il s’agit d’un projet unique qui s’adresse à un seul client
(exemple : ponts, autoroute, immeuble, etc.)
 Projet « produit » : consiste à mettre au point un produit qui fera l’objet d’une
production massive et répétitive (exemple : cimenterie, automobile, etc.)
- Finalité

Selon la finalité, on parlera de :

 Projet à but lucratif, productif dont la réalisation aura pour objet la création d’un bien
et/ou d’un service marchand ;
 Projet non directement lucratif, productif dont l’objet est la création d’un bien et/ou
service non marchand. Exemple : aménagement sociaux, projets sociaux, projet de
développement.
1.2.1. Cycle de vie du projet

Le cycle de vie d'un projet est tout simplement la collection des diverses phases d'un projet qui
prend naissance dans l'émergence d'un besoin chez les demandeurs et, si tout va bien, il se
termine après livraison à ses demandeurs d'un produit ou service satisfaisant ce besoin (Kikala,
2024).
6

Programmation

Evaluation Identification

Mise en oeuvre Instruction

Financement

Figure 1: Cycle de vie du projet


1.2.2. Notions générales sur l’élaboration du projet
1.2.3. Processus de création d’une unité de production (Georges, 2007)

Dans ce point, nous voyons que l'étude du processus de création d'une entreprise se fait sur base
de l'étude du marché, des facteurs favorisant la création d'une entreprise, et de la réalité
juridique de l'entreprise.
1. Etude du marché
a) Définition : selon la définition la plus communément admise, l'étude du marché est : «
l'analyse qualitative et quantitative d'un marché, c'est-à-dire de l'offre et de la demande réelle
ou potentielles d'un produit ou d'un service afin de permettre l'élaboration des décisions
commerciales.
b) But des études du marché : confrontées à une concurrence de plus en plus vive, à une
demande en apparence de plus en plus versatile et, de toute manière, peu à même de faire
prévaloir ses droits, les industries se sont aperçues que « les études de marché apportent une
diminution notable des risques et une chance de succès non négligeable. »
La raison de ce succès tient au fait que l'étude de marché apporte une information objective, le
plus souvent scientifique, sur les contraintes et les qualités d'un marché. En cela même, elle a
permis une meilleure connaissance de l'offre comme de la demande, particulièrement grâce à
l'apport des techniques statistiques ou psychologiques. (Nagard-Assayag, Manceau, & Morin-
Delerm, 2015)
7

De plus, la préoccupation majeure de l'étude sera de confronter constamment les moyens et les
contraintes de l'entreprise face à son environnement.
C'est dire qu'elle ne sera pas seulement axée sur l'extérieur mais aussi sur les données internes
de l'entreprise.
Ainsi, elle peut être limitée à un type de produit ou à un type de consommateur particulier. De
même, elle peut être limitée géographiquement, non seulement à une région mais à une ville,
voire à un quartier.
c) Contenu des études du marché : traditionnellement, une étude de marché complète, traite
de six grands types de problèmes ; étude des données socio-économiques des consommateurs
ou utilisateurs du produit, du produit lui-même, de la distribution, de la publicité et promotion
des ventes, de la concurrence enfin. En cela, elle prétend décrire le marketing-mix des produits
existants ou mieux à définir le marketing-mix possible.
c.1. Etude de l'environnement économique : elle est constituée des données de base de toute
activité, ces données peuvent modifier sensiblement l'offre et la demande des biens et services.
Il est donc important de lui-même quel est leur niveau, leurs fluctuations et les perspectives
qu'elles peuvent offrir.
En particulier, il s'agit d'extraire les faits essentiels dans le domaine :
 Économique, notamment par branches ou secteurs (niveau de la production, de l'emploi,
revenu national, PNB, évolution des dépenses commercialisées) ;
 Monétaires et financiers (conditions de crédit, inflation...) ;
 Sociaux (comportements, mentalités, classes sociales et conflits sociaux...) ;
 Démographiques (mouvements de la population, caractéristiques, densité, répartition
régionale, accroissement, répartition socioprofessionnelle) ;
 Techniques ou technologies (évolution de la recherche) ;
 Juridiques (législation, réglementaire sur le produit, la publicité ou la vente).
Par exemple dans l'alimentation, liste des produits dont l'utilisation est autorisée par le
ministère de la santé).
c.2 Etude du produit : elle va décrire les caractéristiques des produits, des différentes
gammes, les prix pratiqués (prix de vente comme prix publics), l'évolution des ventes. Plus
particulièrement, elle s'attachera à définir le cycle de vie du produit ;
 La description des performances des produits de l'entreprise (caractéristiques physiques
comme caractéristiques psychologiques attribuées par les consommateurs), permettra de
le situer par rapport aux besoins des consommateurs et par rapport à ceux offerts par les
entreprises concurrentes ;
8

 L’étude des gammes des produits existants passe, le plus souvent, par un graphique
établi en fonction du prix de vente aux consommateurs.
c.3 Etude de la distribution : outil essentiel de la vente des produits, il est indispensable de
réceptivité précisément :
 L’importance des différents canaux, leur évolution,
 les marges et usages de ces différents canaux (conditions de paiements, remises, unités
de transport, de conditionnement), moyens de promotion ou de publicité sur le lieu de
vente ;
 L’attitude des hommes de la distribution vis-à-vis du produit comme de la firme :
notamment leur degré de réceptivité.
L'analyse des ventes de l'entreprise et leur comparaison avec le marché global complétera cette
étude.
c.4 Etude de la promotion des ventes et de la Publicité
Elle revêt essentiellement deux aspects :
 Contrôle de l'efficacité par mesure du nombre et des caractéristiques des
consommateurs touchés ainsi que vérification de leur perception,
 Proposition des axes et cibles les plus efficaces en fonction de la qualité des
consommateurs et des habitudes des entreprises concurrentes.
En fonction notamment de la description des moyens publicitaires et promotionnels existants
(radio, TV, cinéma, presse, foires et expositions, etc.), le plus souvent sous forme de pige
publicitaire.
Ces piges permettent de reconnaître les positionnements des concurrents, en fonction des
messages utilisés et, particulièrement, s'il existe un « code » publicitaire pour ce type de
produit.
c.5 Etude de la concurrence
Présente, ou au moins sous-jacente dans les parties précédentes, elle constituera la somme des
renseignements permettant de mieux situer les concurrents de l'entreprise :
 Monographies des différentes firmes présentes (moyens financiers, liens avec d'autres
groupes, appareil de production, place sur le marché) ;
 Effort sur le marché (gammes de produits, prix pratiqués, conditions de vente,
caractéristiques de la distribution, de la clientèle, axes et cibles de la publicité).

d) Déroulement d'une étude du marché : l'étude de marché va se dérouler en plusieurs phases


successives.
9

Tout d'abord, il s'agira de définir d'une manière précise le ou les problèmes que cherche à
résoudre l'entreprise, l'ampleur qu'elle entend donner à cette étude. A partir de ces objectifs et
contraintes, le responsable de l'étude pourra se livrer à une première enquête rapide lui
permettant d'appréhender d'une manière plus précise comment il peut mener son étude : source
de documentation disponibles, nécessité d'utiliser des techniques d'enquêtes, qualitatives ou
quantitatives, sous-traitance de tout ou partie de l'étude à des sociétés d'études de marché.
Cette phase de pré-enquête lui permettra de chiffrer dans un projet d'étude les coûts et délais
nécessaires. L'étude de marché proprement dit donnera lieu à une confrontation permanente des
différentes informations recueillies tant sur le plan interne qu'externe à l'entreprise. Enfin,
l'analyse des données recueillies et leur traitement permettront la rédaction d'un rapport.
e) Caractéristiques et objectifs :
Trois caractères fondamentaux vont transparaître constamment dans l'étude de marché :
- Elle est prospective,
- Elle se veut opérationnelle,
- C'est une œuvre commune
Les études portant sur le marché ont donc, le plus souvent, un but précis et cherchent la réponse
à des problèmes du type :
- développer les ventes dans certaines régions ;
- redéfinir une gamme de produits de l'entreprise ;
- améliorer la présentation d'un produit ;
- détecter de nouvelles couches de consommations accessibles ;
- accentuer la pénétration de certains circuits de distribution ;
- contrôler l'efficacité d'un message publicitaire ;
- calculer une prévision des ventes des cinq prochaines années...
A chacune des questions de ce type et en fonction du contexte socio-économique il existe
certaines techniques d'études pouvant fournir une réponse. Ce sont ces techniques que nous
étudierons dans les chapitres suivants après une présentation des principales sources
d'informations existant actuellement.
2. Facteurs favorisant la création d'une entreprise
La substitution aux importations
Elle est techniquement simple : il suffit d'évaluer le montant des importations d'un produit
donné pour connaitre la taille du marché solvable.
10

L'évaluation du point mort d'une unité de production permet d'apprécier l'opportunité d'un tel
projet national.
Les biens sont généralement ceux répondant aux premières nécessités : agro-alimentaires,
habillement...
Des initiatives ont été prises dans toute l'Afrique, mais se sont heurtées souvent à la taille d'un
marché trop étroit dont les consommateurs n'étaient de surcroît, pas convaincus de l'alternative
ainsi proposée et lui préféraient le produit d'importation.

L'industrie de main d'œuvre


Le parti pris est celui de la création d'emplois. La forte urbanisation démultiplie les demandes
d'embauches et crée une pesanteur sociologique, politiquement explosive. Les unités de
production offrant le plus petit investissement par emploi créé et le nombre le plus élevé
d'emplois par projet seront donc privilégiées.
Les industries des biens de consommation ont souvent l'avantage : conserverie, ...
Mais ce type d'entreprises bute simultanément sur l'étroitesse des marchés intérieurs africains et
sur la concurrence internationale à l'extérieur. Par ailleurs, l'accès à une technologique élaborée
est quasi inexistant tandis que la main d'œuvre disponible est loin d'être absorbée.
1.2.4. Notions sur l’analyse financière et économique du projet
[Link]. Analyse financière d’un projet (Guillet, 2003)
a. Notions
L’objectif essentiel des analyses financières de projet est d’évaluer la rentabilité financière de
celui-ci. Il s’agit de déterminer dans quelle mesure le revenu résiduel du projet couvre ses
coûts.
Le but de cette analyse est de fournir, à partir d'informations chiffrées d'origines diverses, une
vision synthétique qui fait ressortir la réalité de la situation et qui doit aider le dirigeant,
l'investisseur et le prêteur dans leur prise de décision. Les aspects les plus souvent étudiés sont
la profitabilité, la solvabilité et la liquidité de l'activité considérée

b. Critères d’investissements (Barreau & Delaye, 2001)

b1. La valeur actuelle nette

La VAN C'est la différence entre la valeur actuelle des recettes (flux d'exploitation et flux de
fin de vie) et l'investissement initial. L'investissement est rentable si la valeur actuelle des
recettes nette d'exploitations prévues est supérieure au montant de l'investissement. Et donc un
11

projet est considéré comme rentable si sa valeur actuelle nette est positive compte tenu du taux
d'actualisation dans le cas contraire, le projet doit être rejeté.
Ainsi, la VAN est déterminée de la sorte :
n
(R t
V AN =∑ t – Ct) / (1- i)
t=1

Décision d’investissement :
Si :
• VAN > 0, le projet ou investissement est rentable ;
VAN ˂ 0, le projet ou investissement n’est pas rentable

b.2. Le Délai de récupération du capital investi

Ce critère indique le temps nécessaire (nombre d'années et mois) pour que les recettes nettes
d'exploitation actualisées couvrent le montant de l'investissement.
Le délai de récupération des capitaux investis est aussi appelé le pay back. Cette méthode qui
tient compte du vœu de l'entrepreneur vise la rapidité de récupération de la mise initiale. Elle
est fondée en réalité sur l'application du risque couru. Plus rapidement l'entrepreneur aura
récupéré sa mise initiale moins grand sera le risque qu'il court.

Le délai de récupération est donné par la relation suivante :

∑ Cp ( 1+k )=I
t =1

Où Cp = flux financiers attendus


k= taux d’actualisation
p= période considérée
I= Dépense initiale d’investissement
b.3. Le TRI

Le Taux de Rendement Interne (ou Taux de Rentabilité Interne), TRI, est la valeur inversée par
rapport à celle de la VAN. L’objectif de la VAN est de déterminer la valeur actuelle nette d’un
projet à partir d’un taux d’intérêt donné. Mais, l’objectif du TRI est de déterminer le taux
d’intérêt qui va égaliser le coût de l’investissement aux recettes actualisées. Le TRI est donc le
taux d’actualisation qui annule la VAN.
Il se calcule en résolvant l'équation suivante :
12

n
0=∑ (Rt – Ct) / (1- TRI) t
t=1

Décision d’investissement :
Si :
TRI > taux d’intérêt moyen de l’économie (taux d’actualisation, i), le projet ou investissement
est rentable ;
TRI ˂ taux d’intérêt moyen de l’économie (taux d’actualisation, i), le projet ou investissement
n’est pas rentable.

b.4. L’indice de profitabilité

L'indice de profitabilité fait ressortir le gain obtenu par unité du capital investi, on l'obtient par
la formule ci-après :
VAN
IP= +1
I

c. Les instruments d’analyse financière d’un projet

Les échéanciers financiers sont établis avec des éléments suivant :

- Les coûts d’investissement


Les investissements sont des immobilisations de ressources à moyen ou long terme dans le but
d’en tirer des avantages nets dans le futur. Les investissements initiaux correspondent à la mise
en place de l’outil de production. Ils s’identifient à l’ensemble de flux :
- Liés à l’acte d’investissement : études préalables et recherches, achats de terrain,
construction et génie civil, équipements ;
- Résultant de la mise en route du projet : frais de premier établissement, formation du
personnel, besoin de fonds de roulement…
D’autres investissements sont réalisés en cours d’exploitation :
- Maintenir l’outil de production ;
- D’en accroître la capacité de production ;
Les intérêts intercalaires viennent parfois s’ajouter au montant d’investissement. Il s’agit des
intérêts sur le capital emprunté payés durant la phase d’investissement initial avant le
démarrage de l’exploitation.
- Les charges d’exploitation
Il s’agit des coûts de fonctionnement du projet qui rentrent dans le cadre du cycle
d’exploitation courante de l’entreprise et qui comprennent la valeur des intrants " matières
13

premières", transport, autres services consommés et produits consommés, frais divers de


gestion, frais du personnel, impôts et taxes, …
- Les recettes d’exploitation
Les recettes d’exploitation sont évaluées à partir du plan de production du projet dont les
limites sont définies par les études du marché. La prévision de recettes procède par l’estimation
de la quantité produite par année ainsi que par prévision des prix étant donné la disposition à
payer des consommateurs

[Link]. Analyse économique d’un projet (MAYNE, 1987)

L’analyse économique de projet contrairement à l’évaluation financière permet de


recentrer le projet au niveau de la collectivité. Il s’agit d’étudier le projet sous l’angle de son
apport au bien-être collectif.
Le projet est alors considéré comme un acteur du développement économique national
et un foyer de propagation du bien-être collectif.
La rentabilité économique d’un projet est définie non plus en rapport avec sa capacité à
générer un revenu résiduel pour l’investisseur, mais plutôt en référence ave ses effets sur les
agrégats macroéconomiques (l’investissement national, l’épargne, les ressources en devises, les
recettes fiscales, les dépenses publiques, la balance commerciale, le taux de change,
l’emploi…). Elle est assise sur les interactions entre le projet et son environnement physique et
social établi à l’intérieur de la nation.
L’échelle de l’analyse est donc macroéconomique et peut être liée à la nation, à la sous-
région, à la région, au continent ou à la planète.
1. La méthode des effets
Analyse des effets d’entraînement du projet sur l’appareil productif national et de ses effets sur
la consommation intérieure a pour objet d’évaluer le projet par rapport aux objectifs :
- De croissance économique ;
- D’amélioration des échanges extérieurs ;
- D’amélioration de finances publiques ;
- De répartition de revenus.
Cette méthode évalue les impacts primaires et secondaires du projet sur le bien- être
national. Cette méthodologie est en filiation directe avec les méthodes d’analyse "inputs -
outputs" de Leontief. La méthode des effets propose une procédure de choix de
projets s’articulant autour d’un critère d’évaluation globale.
14

Les effets sur l’économie nationale sont mesurés par les flux engendrés par le projet qui
apparaissent dans les comptes consolidés (importation, consommations intermédiaires locales,
VA créées et subventions reçues) et sont induits dans le reste de l’économie par le jeu de
fournitures successives de consommations intermédiaires.
Les effets indirects mesurent le degré d’intégration du projet dans l’économie nationale
et résultent de la demande en consommations intermédiaires suscitée par le projet et couverte
par les capacités non saturées de productions locales.
2. La méthode de prix de référence
Plutôt que d’essayer de mesurer un ensemble des effets liés au projet, la méthode de
prix de référence essaie d’agréger et de pondérer les effets afin de saisir l’intérêt économique
du projet à partir du coût pour la collectivité nationale, de l’emploi de certaines ressources rares
et de la valeur pour la collectivité des biens et services produits.
L’emploi de prix de référence consiste à modifier le système de prix du marché et à le
remplacer par un système de prix théorique appelé prix de référence ou prix reflet (SHADDOW
PRICES) qui est supposé exprimer de façon plus rigoureuse la valeur pour la collectivité de
biens et services produits.
La réalisation de l’évaluation économique par prix de référence va donc consiste à partir
des résultats de l’étude financière sommaire à opérer une série d’opérations qui vont permettre :
 D’identifier les perturbations en coûts et avantages économiques provoqués par
le projet dans l’économie nationale ;
 De classer ces perturbations ;
 De mesurer ces coûts et avantages en choisissant un nouveau système de prix ;
 Enfin de comparer ces coûts et avantages à l’aide de divers critères permettant
un classement entre projets ou variantes de projets.
Il existe deux grandes catégories de prix de référence :
 Les prix d’efficience qui devraient traduire, pour les intrants utilisés, leur coût
marginal de production et leur coût d’opportunité. Pour les biens et services
produits, le prix d’efficience traduit leur coût d’opportunité ou la disposition à
payer des consommateurs ;
 Les prix sociaux qui devraient intégrer l’estimation d l’impact de revenus de
différents agents sur la consommation et l’épargne ainsi que les objectifs de la
politique économique en matière de répartition de revenus.
D’une façon générale, l’estimation de la valeur de référence du projet repose sur la
notion de coût d’opportunité. Le coût d’opportunité d’un bien ou service est mesuré par la
15

valeur qu’il aurait dans sa meilleure utilisation alternative. Autrement dit, il est mesuré par le
montant des avantages qu’il aurait apporté s’il n’était pas utilisé par le projet.

3. L’analyse économique multicritère de projets


Au lieu de se résumer en un critère global unique, l’évaluation économique débouchera
sur une pluralité de critères qui seront alors comme les multiples quadrants d’un tableau de
bord d’un véhicule. Elle renseignera à titre d’exemple la création de la valeur ajoutée sur la
distribution de revenus, l’épargne, la balance de paiement, … Il appartiendra à l’économiste
d’accorder à chacun de ces critères une importance relative en fonction des objectifs socio –
économiques de la collectivité.
Faut-il privilégier l’accumulation de l’épargne ou l’accroissement de la consommation,
la création des importations, le plein emploi des facteurs de production ou la stabilité de prix ?
Ce sont là des choix de politique essentielle sur lesquels différents gouvernements pourront
avoir de jugements contradictoires. A l’intérieur d’une même société pluraliste, les différentes
catégories sociales auront le plus souvent des approches opposées dont la confrontation
constituera précisément l’un des avantages d’une méthode multicritère.
Certains auteurs préconisent la recherche d’une "fonction sociale de préférence "
représentée par une équation dans laquelle différentes grandeurs (consommation, épargne,
économie de devises, chômage, stabilité de prix…) sont affectées de coefficients de
pondération proportionnelles à leur importance respective pour la décision. Il s’agit cependant
d’un artifice de présentation, les pondérations chiffrées ne constituent en effet qu’une autre
manière, plus objective en apparence pour exprimer les préférences politiques de choix sociaux.
Evaluation économique multi critère :
- Impact sur la croissance économique
- Intégration en amont et en aval
- Apport sur l’emploi
- Impact sur l’économie des devises
- Impact sur la balance commerciale
- Impact sur les finances publiques
- Impact sur la consommation
- Effet sur l’accumulation de l’épargne
- Effet sur la stabilité de prix
- Effet sur l’investissement
16

- Effet sur l’environnement


- Effet sur l’aménagement du territoire
1.3. Les aspects théoriques de la culture, transformation et conservation de la tomate
1. Origine de la tomate et variétés

La tomate (lycopersicum esculentum) originaire du Pérou (en Amérique du Sud) et a été


introduite en Europe par les Espagnoles au 16ème siècle. La tomate se multiplie par graines et
sa culture peut être rendue difficile par le parasitisme interne de raison humide en zone
équatoriale (Chibane, 1999)

Il existe deux types de tomates, selon le mode de culture. Il s'agit de tomates déterminées et des
tomates indéterminées.

Les tomates déterminées sont celles dont les plants buissonnants produits les fruits qui
mûrissent à peu près tous en même temps. Ce type de tomate n'a pas besoin de tuteurs ni de
taille, elles sont surtout cultivées pour les productions commerciales. Les tomates Italiennes
sont de ce type.

Les tomates indéterminées sont grimpantes et produisent continuellement dans toute leur vie.
Elles ont besoin des tuteurs et de taille régulière pour améliorer la production.

2. Intérêts de la tomate

2.1. Intérêts économiques

La tomate, est cultivée dans tous les pays sous toutes les latitudes, de l’équateur à quasiment le
cercle polaire. Les fruits sont destinés à la consommation en frais ou à la transformation
(LATERROT et al, 1992). C’est aujourd’hui le légume d’intérêt commercial le plus important
(FERRERO, 2009).

La culture de la tomate est très répandue dans le monde entier mais 90% de la production
mondiale est obtenue dans l’hémisphère nord (bassin méditerranéen, Californie et Chine).

2.2. Valeurs nutritionnelles

La tomate est un aliment diététique, très riche en eau (93 à 95 %), en sels minéraux : potassium
qui représente presque la moitié (235 mg.100g-1, magnésium, phosphore dont les teneurs
varient selon l’état du sol et les techniques culturales

Tableau 2: Les sels minéraux dans la tomate


17

N° Minéraux Quantités % valeurs nutritives de référence.


1 Calcium 8,14 mg.100g-1 01,02
2 Cuivre 0,029mg.100g-1 02,90
3 Fer 00,12 mg.100g-1 00,86
4 Iode 00,20 µg.100g-1 00,13
5 Magnésium 10,10mg.100g-1
6 Manganèse 0,066mg.100g-1 20,6903,30
7 Phosphore 26,60mg.100g-1 03,80
8 Potassium 256,0mg.100g-1 12,80
9 Sélénium 10,00µg.100g-1 18,18
10 Sodium 03,22mg.100g-1 -
Source : d’après (DAVIES et HOBSON ,1981 in MASSOT, 2010).

Les glucides, représente 2 à 3 %, sont constitués principalement de sucre simple (fructose et


de glucose).

Les teneurs exprimées en grammes pour 100 g de tomate crue sont indiquées dans les
tableaux ci-dessous :

Tableau 3: Teneurs en eau dans la tomate

N° Minéraux Quantités % valeurs nutritives de référence.


1 Eau 94,10
2 Protéines 00,86 NC01,72
3 Lipides 00,26 00,37
4 Acides gras saturés 0,056 00,28
5 Glucides 02,26 00,87
6 Sucre 02,25 02,50
7 Fibres 01,20 NC
8 Acides organiques 00,39 990
Source : d’après (DAVIES et HOBSON ,1981in MASSOT, 2010).

3. La technologie de transformation de la tomateLa transformation de la tomate


industrielle dans le monde a connu un développement considérable, ce développement
consiste à une diversification parmi ces dérivés nous pouvons trouver sur le marché
international et national tout une gamme de produits :
18

 La pulpe de tomate : c’est un produit obtenu après écrasement du fruit et élimination


de la peau et les graines ;
 Le jus de tomates : c’est opération dont la pulpe a subi une fine désagrégation sans
dilution ou concentration ; (CHEBANE, 1988).
 Le sérum de tomate : ce produit est obtenu par une filtration ou centrifugation de jus,
cette opération consiste à éliminer complètement les particules solides en suspensions ;
 Les pâtes de tomates : c’est le résultat d’une concentration de la pulpe avec un taux égal
ou supérieur à 24 % de substances totales, ce produit considéré comme condiment ou
purée de tomate sous forme de pâte est commercialisé dans de petits emballages ;
 La purée de tomates : c'est pâte de tomates de faible concentration dont le taux varie
entre 8 et24% de substances solides solubles, dans certains pays comme les Etats
Unies d’Amérique cette purée est appelée aussi pulpe ou concentré de tomate ;
 Le sirop de tomate : produit obtenu par une concentration du sérum de tomate ;
 Les sauces de tomates : ces produits sont très répondus et demandés ces dernières
années notamment dans les restaurants et « fast food ».
Le marché dispose de deux produits :
- Le ketchup : c’est produit de fabrication de pays anglo-saxons les états Unis
d’Amérique et la Grande Bretagne. Il s’agit d’une purée de tomate composée de
vinaigre, de sel, d’oignon et d’ail ;
- La sauce chili : c’est un ketchup, la tomate est entièrement utilisée et pelée.
Section 2. Revue de la littérature empirique
Dans cette partie, nous présentons les travaux de nos prédécesseurs qui ont presté aussi, les
projets similaires ou se rapprochant de notre projet tutoré.
1. Degaulle NTAMBUKA MEMA (2008), dans la rédaction de son mémoire de L2 à
l’ULPGL Goma, il a fait un projet portant sur « l’Etude de faisabilité d'implantation
d'une fabrique des tomates concentrées à Goma/Nord-Kivu ». De part cette étude, il à
trouver que ce projet était faisable sur le plan financier et économique. La VAN était
positive soit VAN 17420617,5$ US et le TRI de 0,1295%, l’IP était de 8,6 %.
2. Chantal FAIDA Mulenga-byuma, a présenté un projet aussi dans l’agro-industrie
portant sur « Etude de faisabilité de création d'une unité de production de sucre dans la
province du nord Kivu à Rutshuru; analyse financière et économique »
3. Eden BANGO KUTALA, dans son projet intitulé étude de faisabilité et de viabilité
d’un projet d’investissement. Cas de l’implantation d’une ferme agricole au plateau de
Bateke, tout au long de cette étude, l’auteur voulait analyser si le projet était faisable et
19

réaliste financièrement et économique et en concluant, l’auteur à réaliser que ce projet


était rentable et faisable.

Chapitre 2 : ETUDE DU MARCHE ET CADRE METHODOLOGIQUE

Dans ce chapitre, nous présentons 2 points essentiels qui sont : l’étude du marché, ainsi que le
cadre méthodologique du travail.
Section 1 : ETUDE DU MARCHE
Avant de présenter les résultats de l’étude du marché, essayons de comprendre c’est quoi le
marché et pourquoi mener une étude du marché.
Le marché représenté l’environnement dans lequel va évoluer l’entreprise et où se rencontrent
l’offre et la demande d’un bien ou d’un service, c’est-à-dire principalement les clients
potentiels et la concurrence.
Ainsi, l’étude de marché a pour principal objectif de réduire les risques d’échec, permettant de
prendre les mesures adéquates pour implanter le projet.
1.1. Aperçu général de l’étude du marché
En résumé, l’étude du marché menée dans le cadre de ce business évalué que :
Les désirs des clients sont :
- Produits hauts de gamme (« les meilleurs »)
- Produits disponibles dans le milieu (Uvira)
- Contribuer à la durabilité
- Soutien communautaire, avoir l’impression de soutenir les entreprises locales
20

Les besoins des clients sont les suivants :


- Approvisionnement stable en tomate concentrée
- Prix abordables (valeur)
- Haute qualité de conservation de tomates en concentrées
Des études de marché ont été menées auprès de 100 individus clients potentiels clés dans la
ville d’Uvira et ses environs.
L’étude de marché s’est concentrée sur les éléments fondamentaux de clients :
- Les informations commerciales clés,
- Les données démographiques de base des clients, y compris l’âge, sexe, milieu de
résidence, etc.
- Valeurs et attitudes, y compris leurs propres problèmes
- Autres informations utiles sur les habitudes d’achat
- Le niveau socio-économique de leurs clients finaux (revenu mensuel)

1.2. Analyse de la demande


Cette analyse, nous a permis de connaitre profondément les clients potentiels, leurs attentes et
besoins à satisfaire.
C’est ainsi sur le 1 165 092 hab de la ville d’Uvira, suivant nos études sur terrains, il a été
révélé que seul 2 % de la population ne consomment pas les produits tomates, que ça soit
fraiche ou concentrée et cela suite à leurs états sanitaires. Ce qui signifie que la demande reste
élevée.
Par ailleurs, nos clients sont constitués principalement des ménages, des entreprises hôtelières,
organisant le service de restaurant et autres restaurateurs et les vendeurs de tomates dans des
marchés et boutiques urbains.
A travers, nos études du marché, les éléments ci-dessous ont été retenus quant à l’analyse de la
demande :
1. Le profil des potentiels clients
Tableau 4:profils des potentiels clients

Variables Modalités Fréquence Pourcentage


Sexe Masculin 31 31
Féminin 69 69
Age 20-30 ans 46 46
31-40 ans 54 54
21

Milieu de
Ville d'Uvira 92 92
residence
En dehors de la ville 8 8
Statut marital Célibataire 42 42
Marié 58 58
Statut
Fonctionnaire public 3 3
professionnel
Fonctionnaire privé 11 11
Etudiants 17 17
Sans profession 15 15
Commerçant 34 34
Profession libérale 15 15
Niveau
Licence 43 43
d'éducation
Master 3 3
Secondaire 40 10
primaire 10 10
Aucun niveau 4 4
Religion Chrétiens 87 87
Non chrétiens 13 13
Revenu Moins de 100 $ 29 29
Plus de 100 $ 71 71
Source : Notre confection sur base des enquêtes, août, 2024
Nos investigations sur terrain démontrent que nos potentiels clients sont constitués en majorité
par les femmes ayant un âge qui varie dans les 30 ans et plus, avec un niveau de scolarité
moyen.
Le revenu étant, un facteur moteur à la consommation, il a été constaté que plus de 70 % de la
population d’Uvira a un revenu qui dépasse 100 $ le mois. Ce qui est un élément de rassurant
sur la consommation des tomates concentrées.

2. Les désirs des clients


a. Raisons d’achat
Figure 2: Raisons d’achat des tomates concentrées
22

Raison d'acceptibilité de nos produits en %


32.8
30.3
30

20 15.5
10.2 11.2
10

0
té e s t s
ili abl lle dui on
b d e o is
o ni or nn pr ra
b io u s
isp a trit d ce
D P rix n u lité tes
rs ua u
leu Q To
va

Source : Elaboration personnelle sur base de données de terrain


b. Demande hebdomadaire
Figure 3: Demande hebdomadaire des tomates

Demande Hebdomadaires des tomates en %

Autres entreprises
Menages
Vendeur
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100

Plus de5 boites Moins de 5 boites


Source : Nos confections
3. Les attentes et niveau d’acceptabilité des produits proposés
1. Niveau d’acceptabilité
Figure 4: Niveau d'acceptabilité des tomates concentrées proposés
23

12

36

52

Faible Moyen Elevé

Source : Nos confections


2. attentes
Telles sont les attentes à nos clients :
Tableau 5: Attentes des clients

Variables Modalités Pourcentage


Attentes Rendre les produits très disponibles sur le 52
marché
les tomates concentrées d’un bon goût et d’un 20
bon arome
Prix abordable 28
Proposition sur les Distribution à domicile 35
moyens de Distribution aux points de ventes 60
distribution Autre canal de distribution 5

1.3. Analyse de l’offre


a. Produits similaires sur le marché
Actuellement à Uvira, il n’y a pas une industrie qui fabrique les tomates concentrées, cependant
il y a trois types des tomates disponibles en concentré sur le marché qui sont : Les tomates
emballées en sachet (Sorwatom) et celles emballés en boites (tomate Salsa et tomato).

b. Avantage concurrentiel de l’entreprise et des produits


24

Vu le niveau de demande non satisfaite en tomate, à travers notre innovations, les appréciations
sont nombreuses, du fait que le coût de revient de la tomate proposée, serait minime et aussi la
production de la tomate dans la plaine de la Ruzizi est en grande quantité.
A part cet avantage que nous dote notre environnement, les principaux concurrents sont
constitués des certains importateurs (Société KOTECHA) et autres revendeurs, mais à petite
échelle des produits importés en Tanzanie, au Rwanda et Burundi.
c. L’analyse des forces et faiblesses de concurrents
Du point de vue organisationnel
Les concurrents ne sont pas organisés en réseaux, chacun évolue dans son coin, ils n’ont pas
des gros capitaux, quelques-uns organisent des actions marketing pour valoriser leurs produits

Du point de vue marketing

Les 4 P marketing sont à moitié respectés dans certaines entreprises, la communication se fait
de bouche à oreille, des publicités et caravane motorisée organisée parfois.
Qualité et notoriété du produit

Les produits, salsa, ont une notoriété dans la région


d. La matrice de profil des concurrents
Tableau 6: La matrice de profil des concurrents

Caractéristiques Notre Produit : Ua Concurrent Concurrent 2 :


tomate de l’entreprise 1 : Société Autres
MAUA Sarl Kotecha importateurs et
revendeurs
Qualité du produit 2 1 3
Prix 1 2 3
Goût 2 2 3
Mode de livraison 2 4 3
Notoriété du 2 1 4
produit
Design du produit 3 2 4
Empaquetage 2 2 2
1 Exceptionnel, 2 Très satisfaisant, 3 Bon, 4 Assez bon, 5 Médiocre
25

1.4. Part du marché


Tableau 7:Part du marché

Quantités des
Part de marché tomates %

Demande totale 6 252 345 100


Concurrents 625234,5 10
Marché 937851,75 15
Part visée par le
projet 4689258,75 75
Source : Nos confections

10
15

75

Concurrents Marché Part visé par le projet

Figure 5: part du marché

Section 2. CADRE METHODOLOGIQUE


1. Source de données

Dans le cadre de la rédaction de notre projet, nous avons fait recours à deux sources principales
sources de données à savoir :
Les données primaires : elles ont été constituées des informations auprès de différentes
partie prenante, entre autre les ménages, les revendeurs et les entreprises
Les données secondaires : elles ont été composée des différents archives et rapports au
niveau de l’Administration de l’Etat Congolais (OCC, DGDA) afin de s’enquérir des
différentes informations sur les statistiques des productions, étapes et démarches de la
création d’une entreprise, etc..
26

2. Techniques de collectes et analyses de données


2.1. Population et tirage de l’échantillon
La population de notre étude est constituée des ménages, des PME qui vendent des tomates,
ainsi que des restaurants de la ville d’Uvira.
Par manque de statistiques fiables, nous avons tiré un échantillon aléatoire mais représentatif
dans les trois communes de la ville d’Uvira à raison de 30 individus par commune, ainsi que 5
restaurateurs et 5 revendeurs des tomates.
D’où la taille de l’échantillon était de 100 individus.
2.2. Collecte de données
a. Instruments de collectes de données

Dans le souci, de mieux cerner les réalités sur les attentes, désirs et vouloirs des clients, nous
avons élaboré un questionnaire d’enquête qui s’est orienté vers l’étude du marché, tachant de
comprendre l’environnement du marché, les clients, les prix, les concurrents, la part disponible
du marché, etc… Pour compléter ce questionnaire d’enquête, des guides d’entretien semi
directif ont été élaboré en outre pour recueillir différentes informations à l’OCC, DGDA et u
Guichet unique de création d’entreprise.
b. Administration des questionnaires d’enquêtes
Après élaboration du questionnaire, il était maintenant question de se rendre sur terrain, afin de
recueillir les données auprès des cibles. C’est ainsi les échanges était effectué autour de 20 min.
Les enquêtes se faisaient immédiatement et le questionnaire était récupéré.
2.3. Analyse de données
Les statistiques descriptives, comme les fréquences, pourcentage, minimum, maximum, nous
ont servis à décrire notre étude du marché. Cela s’est accouché à dresser des tableaux et
graphiques qui ont permis de commenter nos données.
3. Technique de traitement de données

Pour traiter nos données récoltés sur terrain, un encodage a été réalisé dans Excel, et ce même
tableur, nous a servis de traité les données et dresser les tableaux et graphiques, mais aussi faire
les calculs de VAN, TRI, DRCI et IP.
27

Chapitre troisième : PROJET D’IMPLANTATION D’UNE UNITE DE


TRANSFORMATION ET COMMERCIALISATION DES TOMATES
CONCENTREES A UVIRA

Section 1 : PRESENTATION DU PROJET


1. Description du projet (transformation des tomates en concentrée)
a. Information générale sur le produit et à l’entreprise

Tableau 8: Informations générales sur le projet et l'entreprise

Informations sur l’entreprise


Nature de l’entreprise Jeune entreprise sociétaire Sarl
Nom de la structure MAUA Sarl
Année de création 2024
Lieu de résidence Uvira
Statut juridique SARL
N°RCCM -
Stade de développement L’entreprise est à sa phase de conception
INFORMATIONS SUR LE PROJET
Titre du projet Etude faisabilité d’une unité de transformation et
commercialisation de concentrés de tomates à Uvira
Secteur d’activité Agro-industrie
Nom du produit « Ua tomate »
Localisation du projet Uvira
Coût du projet en USD 3862995 USD
Apport personnel La somme est composée des apports des associés
Emprunt 0
Nombre d’employés 14
Source : Nos confections

b. Particularités du produit

Le présent projet vise à implanter une usine de transformation et participer à la


commercialisation locale des tomates concentrées avec une technologie innovante, afin de
minimiser le poids de rapatriement des capitaux vers l’extérieur et participer à booster
l’économie locale.
28

Ainsi les tomates ainsi seront d’une sélection des variétés améliorées avec des techniques de
production qui vont permettre un arrosage permanent des tomates concentrées à Uvira.
Les tomates sont distribuées dans différentes gammes et le marché est segmenté suivant les
zones géographiques afin d’atteindre une grande cible.
Ainsi, le produit proposé requiert les caractéristiques ci-dessous :
- La matière première est cultivée localement et sur de base bio, ce qui permet de trouver
une concentrée qui a moins de risque à la santé humaine,
- Nos produits, diminuent les risques de maladies cardio-vasculaires
- Enlève des rides et diminue le vieillissement rapide
- Etc..
2. Equipe de gestion du projet
2.1. Présentation du promoteur

Tableau 9: Présentation du promoteur du projet

N° Désignation Informations
1 Nom, post-nom et prénom MAUA JUSTINE SHABANI
2 Sexe F
3 Niveau d’étude Licenciée
4 Adresse physique Q. Rombe, Av. Kakungwe/Uvir/DRC
5 Statut matrimonial Célibataire
6 Age 23 ans
7 Filière d’étude Entrepreneuriat et gestion des PME
Source : Nos confections

2.2. Autres

Le projet a également besoin d’une main d’œuvre compétente et qualifiée dans le domaine
d’agrobusiness, en économie et gestion, en agronomie, etc.
29

3. Organigramme du projet

Dans ce point, nous présentons les différents organes constitutifs de l’entreprise.

Conseil d’Administration
(CA’’ Les associés’’)

Direction Executive

Secretariat

Direction de production et Direction Commerciale et Service financier et


Service technique Logistique Administratif

Personnel Ouvriers et
sentinelle
Agents commerciaux Chauffeurs

Figure 6: Organigramme du projet


4. Les partenaires au projet

Ce projet a comme partenaires :

- Les producteurs locaux des tomates


- Les agronomes et chimistes
- Les vendeurs des tomates concentrées
- L’Etat, etc…
30

5. L’analyse SWOT du projet

Tableau 10: Matrice SWOT du projet

FORCES (Strength FAIBLESSES (Weakness)


- Détention de l’équipe de gestion du - Moyens maigre pour produire à grande
projet avéré échelle ;
- Idée innovante dans le complément des - Petite production
habitudes de consommation à Uvira
OPPORTUNITES (Opportunities) MENACES (Threats)
- le produit est accepté par les - la concurrence ;
consommateurs - Le climat des affaires non assaini
- La demande est grande - Instabilité de la conjoncture
- Les débouchés sont élargis économique
Source : Nos confections
6. Chrogrommes des activités

Tableau 11: Le diagramme Gant du projet

Activités Périodes (12 mois)


1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Location et construction x
Partenariat avec les fournisseurs x
Acquisitions des outils nécessaires de production x
Production x x x x x x x x x x
vente et signatures de contrats commerciaux x x x x x x x x x
Rapports x x x x
Source : Nos confections

Section 2 : ETUDE DE FAISABILITE TECHNIQUE ET JURIDIQUE


Dans cette section, nous présentons les aspects liés à la transformation des tomates, ainsi que
tous les besoins techniques voulus.

1. Le processus de transformation des tomates en concentrées

Le processus de transformation des tomates fraiches en tomate concentrée, constitue l’activité


principale de notre projet.

1.1. Circuit général


a. Approvisionnement

Il est essentiellement lié au site de l'unité de transformation mais quel que soit le site, il est
nécessaire de transporter de la tomate car la production est assez répandue dans la zone. La plus
31

grande partie de la production étant saisonnière, il serait souhaitable de disposer d'un terrain
exploitable dans le compte de l'entreprise. Ceci permettra de limiter l'arrêt de l'usine pendant
une longue période de l'année.

b. Traitement à l’usine

C'est le nœud du processus. Il s'agit de transformer la tomate en concentré. Nous étudierons en


détail dans le paragraphe suivant les différentes opérations de ce processus. (MOHAMED,
2018)

c. La Commercialisation

L'entreprise aura à fournir aux revendeurs, aux détaillants dans les petits marchés et aux
entreprises. Actuellement, les produits de transformation de la tomate viennent de la Tanzanie,
du Burundi et du Rwanda.
De manière générale, notre chaine de transformation, suivra le processus, suivant : Achats des
Ma premières (tomates fraiches), après, nous les transformons et les commercialisons.

Approvisionnement Transformation Commercialisation

Figure 7: Circuit globale de transformation-commercialisation des tomates


1.2. Procédure de transformation à l’usine et des équipements
Pour obtenir des tomates concentrées à l’usine, les étapes ci-dessous sont réalisées :
- Les opérations préliminaires
- Le traitement
- Et le conditionnement

a. Les opérations préliminaires


La réception de la matière première
C'est l'opération qui consiste à décharger la matière première. Pour un démarrage de l'usine,
cette opération est faite par des agents temporaires qui déchargeront les cageots et les
transporteront dans le magasin de stockage
Pesage
Avant de rentrer dans la chaîne de transformation, il faudra connaître la quantité des tomates
fraiches reçue (input). A l'aide pèse, on mesure le poids des tomates input. Ces données
permettront aussi de faire les calculs de rendement.
Lavage
32

La tomate récoltée dans les champs est souvent sale. Elle transporte des débris végétaux, de la
boue, de la poussière, etc. Il faut la laver proprement afin de faciliter les opérations de triage et
de parage (inspection).

Le triage et parage
Cette opération consiste à séparer les tomates de « bonne qualité » de celles à rejetés à cause de
leur état physiologique. Celles qui ont des moisissures ou des avaries locales seront imputées.
Celles non assez mûres aussi rejetées. Elle se fait immédiatement après le lavage sur une table.

b. Transformation proprement dite (Shankara, Lidt, Gauffou, Hilmi, & Dam, 2005)
Broyage
La tomate est introduite dans le broyeur muni d'une multitude de lames bien aiguisées et fixées
sur le rotor du moteur électrique
Préchauffage
Il consiste à chauffer les tomates broyées avec de la vapeur d'eau dans un milieu contrôlé. La
température est voisine de 70ºC, dont le but est de : ramollir la tomate, inhiber les
microorganismes, chasser l'air et éviter aussi la décoloration (contrôle de température)
Tamisage - Raffinage
Après le préchauffage la pâte (jus) de tomate est pompée dans le groupe passoire-raffineuse. Là
le jus est débarrassé des pépins, de la peau et de tout autre débris. Même une certaine partie de
la pulpe est débarrassée du jus afin d'obtenir un filtrat liquide.
La Concentration
Elle permet d'obtenir de la tomate avec un taux en matière sèche élevé (Brix) par évaporation
ou par osmose inverse. L'eau contenue dans la tomate et celle ajoutée au préchauffage est
évacuée et on obtient une pâte selon le degré de concentration désirée.
Pour le concentré de tomate, on peut avoir :
- Une simple concentration : le Brix est inférieur à 18%
- Une double concentration la plus commercialisée) : 28%
- Une triple concentration Brix supérieur à 28%.
La triple concentration permet de conserver de grandes quantités de tomate dans des boîtes
réduites. On pourra par la suite obtenir la double concentration par une dilution installation sur
place.
Notons que la concentration constitue le nœud de la transformation. Sa réussite est très
importante.
33

Pasteurisation
La pasteurisation est une étape préparatoire avant la stérilisation. Le produit est porté
à une température de 90 à 95 °C. Pendant quelques secondes elle permet la destruction de tous
les germes pathogènes et l'élimination de la population microbienne qui pourrait être dans le
produit concentré.

c. Le conditionnement
Le remplissage
C’est l'étape qui consiste à remplir les boîtes métalliques par le concentré obtenu. C'est une
opération qui doit se faire rapidement de façon à éviter un trop grand contact du produit avec de
l'air atmosphérique. Elle comporte une partie pesée pour la standardisation des poids. Elle se
fait avec une remplisseuse ou une doseuse-sertisseuse. Elle peut être manuelle comme
automatique.
Le sertissage
Le remplissage est suivi du sertissage. Il s'agit de fermer la boîte contenant le concentré
hermétiquement. Il comporte deux opérations : le roulage et l'écrasement. La qualité du serti est
très déterminante dans la durée de conservation et de la stabilité du contenu. Il sera nécessaire
de former un ouvrier spécialisé pour son utilisation. Le modèle avec plusieurs formats de boîte
sera choisi. L'usine disposera d'un manomètre pour contrôler.
Stérilisation des boîtes
La stérilisation des boîtes remplies de produit concentré se déroule dans des autoclaves
contenant de l'eau chaude à 90-95 °C, pendant un temps de séjour d'environ 20 minutes. Cette
étape permet la destruction de tous les micro-organismes qui pourraient exister à l'intérieur des
boîtes de concentré de tomate.
Etiquetage
Après le séchage des boites, elles seront étiquetées. Il agit de coller sur la boîte des étiquettes
indiquant essentiellement la date de fabrication, la date limite de consommation, le numéro de
lot, le poids et le Brix du contenu. Il faudra veiller à l'aspect esthétique de cette étiquette. La loi
fixe le contenu des étiquettes.
Encartonnage
C'est l'emballage d'un certain nombre de boîtes dans un carton pour le stockage.
Schématisons sous cette figure les étapes de la transformation de tomates concentrées
Schématisons, ces étapes ainsi :
34

Réception des tomates / Stockage

Triage

Lavage

Blanchiment

Pressage et Raffinage

Jus 5% MS

Concentration 28% MS

Refroidissement

Emboitage

Stérilisation 100°C

Double concentré de Tomate pH <4,5

Figure 8: Etapes de transformation des tomates en concentré


2. Les moyens logistiques et de production

Ci-dessous, nous illustrons les procédures de production des tomates en concentré. Dans ce
point, nous essaierons de présenter les ressources à utiliser pour atteindre le but du projet. Les
principaux moyens à mettre en œuvre sont les suivants : les moyens humains, matériels et
financiers mais nous allons surtout axer sur les moyens matériels.

2.1. Moyens humains

La ressource la plus importante c’est l’homme car la bonne marche de toutes les activités en est
tributaire. La coordination des employés est nécessaire car il forme un système. C'est-dire si
l’un d’entre eux a une faille, le système ne tourne pas correctement. Nous présentons les détails
dans l’étude de l’organigramme.
35

2.2. Moyens matériels

Les études que nous avons menées dans les processus de production nous permettent
d’énumérer les matériels nécessaires pour la mise en marche de ce projet. Ainsi ils sont
constitués par les éléments ci-après :

Tableau 12: Les matériels nécessaires au projet

N° Désignation Informations
1 Equipements de Laveur, élévateur continu A106-1000 ; Convoyeur
transformation inspection longueur 6m ; Pasteuriser continu ;
Thermobeak CC03 cuiseur continu ; Evaporateur
(vacuum) 2 x dia 800 ; Machine automatique de
remplissage, etc…
2 Engins roulants Un camion ben pour la collecte des tomates auprès des
producteurs, camionnettes de distributions et tricycles
3 Autres équipements Grand moteur électrogène, matériels et machines de
bureau
4 Terrain Acquisition d’un terrain pour l’érection de l’usine,
aménagements, installations et agencement
Source : Nos confections

2.3. Ressources financières

Nos ressources sont composées d’un capital en nature et en numéraire. Ces ressources doivent
être capables de couvrir les besoins de financement de ce projet.

Ainsi, la structure financière de notre projet est à 30 % des apports personnels et 70 % des
apports des autres associés.

3. Le contrôle de qualité

Le Contrôle Qualité (CQ) est une composante du contrôle des processus et est un élément
majeur du système de gestion de la qualité. Il contrôle les processus de production depuis
l’acquisition de la M.P jusqu’à la réalisation des produits finis et va encore loin au niveau des
conditions de stockage/conservation des PF.
36

4. Le statut juridique de l’entreprise

Tableau 13: Statut juridique de l'entreprise

Eléments Informations
Forme juridique SARL
Dénomination sociale MAUA SARL
Siège social Uvira, Sud-Kivu, RD Congo
Objet social Création de l’usine de transformation de concentré des tomates
Nature et montant des apports Les apports sont libérés en nature et en numéraire
Source : Nos confections
Le cadre juridique de l'entreprise sociétaire à créer est de forme Société par Action à
Responsabilité Limitée, SARL qui est une société des capitaux.
La SARL est une forme juridique adoptée aux petites et moyennes entreprises PME, car elle
permet de limiter avec un capital peu élevé de limiter la responsabilité des associés

Section 3. EVALUATION ECONOMIQUE ET FINANCIERE DU PROJET


1. L’évaluation financière du projet

1.1. Analyse de l’investissement


Tableau 14: Les frais administratifs

N° Désignation Frais en $ américains

1 Frais d'étude 5 100


2 Frais de demarche administrative 714
Total 5 814
Source : Nos calculs dans EXCEL
Sous ce tableau, nous présentons, les frais liés aux premiers établissements et cela s’élevé à
5814 $. Cette somme regorge toutes les démarches possibles de la création de l’entreprise
MAUA Sarl dans le cadre de la mise en place de l’usine de transformation de contrés de
tomates.
Tableau 15: Construction de l'usine et achat terrain

N° Désignation Frais en $ américains


1 Acquisition terrain 20 400
2 Aménagement terrain 969
3 Construction de l’Usine 326 400
Total 347 769
Source : Nos calculs
37

Il ressort de ce tableau, le coût de construction de l’usine, l’acquisition de terrain et


aménagement du terrain et cela coûte 347769 $.
Tableau 16: Coûts des équipements du bureau

Désignation Unité Quantité P.U en $ Prix total en $


Tables bureau Pièces 6 300 1 800
Chaises de bureau Pièces 20 80 1 600
Coffre fort Pièces 1 1 000 1 000
Etagères Pièces 6 120 720
Armoires Pièces 3 200 600
Chaises simples Pièces 15 20 300
Total 6 020
Source : Nos calculs dans EXCEL
Les coûts de mobiliers du bureau représentent 6020 $.

Tableau 17: Matériels de bureau

Désignation Unité Quantité P.U en $ P.T en $


Ordinateurs Pièces 6 1 500 9 000
Imprimante Pièces 6 350 2 100
Onduleurs Pièces 3 150 450
Téléphone mobiles Pièces 7 100 700
Groupe électrogène de 50KWA Pièce 1 10 000 10 000
Total 22 250
Source : Nos calculs dans EXCEL
Nous représentons ici les différents matériels de bureau, dont leurs coûts s’évaluent à 22 250 $
Tableau 18: Les équipements de montage d'usine te leurs coûts à la douane :

Equipements de transformation Quantité PT en $US


Laveur, élévateur continu A106-1000 1 34 196,4
Convoyeur inspection longueur 6m 1 18 547,20
Convoyeur au thermobreak continu 1 1 381,80
Thermobeak CC03 cuisseur continu 1 60 858,00
Pulper 602 2 61 437,60
Réservoir de réception + pompe 2 8 183,40
Reservoir de stockage + agitation 20001 1 18 402,30
Pompes de transport (volumétriques) 2 18 779,04
Evaporateur (vacuum) 2 x dia 800 1 16 315,74
Reservoir d'accumulation + mélangeur 1 21 155,40
Pompe de transport- volumétrique 1 8 942,40
Pasteuriseur continu 1 219 233,70
38

Machine automatique de remplissage/ fermeture d sachet,


1 86 722,65
Doypack type TO500
Système de dosage par pompe à piston canule 1 38 398,50
Changement de format avec pinces 1 18 547,20
Jeu de pions de marquage pour une date dans mâchoire de
1 536,13
refroidissement
Mise en marche équipements de transformation (2 techniciens
13 041,00
pendant 15 jours)
Mise en service équipements d'emballage (2 techniciens pendant
12 316,50
10 jours)
Coûts pour FOB port européen : Circa conteneurs de 40 pieds 3 12 606,30
Frais maritimes 5 796,00
Total 675 397,26
Source : Nos calculs
Les équipements pour le montage d’usine proviennent en Europe. Les coûts liés à l’acquisition
de ces derniers est de 675397.265 $.
Tableau 19: Acquisition des engins roulants

Désignation Unité Quantité P.U en $ P.T en $


Land cruiser Pièce 1 50 000 50 000
Tricycles Pièce 2 4 500 9 000
Camionnette Pièce 1 12 000 12 000
Moto Pièces 2 1 500 3 000
Total 74 000
Source : Nos calculs dans EXCEL
Nous aurons les engins pour la livraison, la collecte de matière premières et son acheminement
à l’usine, ainsi que les engins administratifs (Land cruiser et moto). Le coût d’acquisition de
ces biens est évalué à 74 000 $.
Tableau 20: Charges exploitation

N° Désignation Unité Quantité Prix Fréquences Prix total/an


Unitaire
En Nbre de En USD $
USD $ fois
Charges de Personnel
1 Directeur Général Salaire 1 800 12 9 600
2 Chefs de services Salaire 4 650 12 31 200
3 Le secrétaire comptable Salaire 1 470 12 5 640
4 Chauffeurs mécanicien Salaire 2 350 12 8 400
5 Les manutentionnaires Salaire 20 250 12 60 000
6 Le gardien Salaire 2 200 12 4800
Sous-total 119 640
Frais carburant, eau et électricité
1 Carburant Litres 300 1 12 3 600
2 Eau m3 50 1 12 600
39

3 Electricité Kwh 50 1 12 600


Sous-total 4 800
1 Achats Matières premières et
autres intrants
2 Achat des tomates fraiches Tonne 1800 1 405 2 529 000
3 Achats des intrants Forfait 1 250 250
4 Frais accessoires d'achat Forfait 1 150 150
Sous-total 2 529 400
Fourniture de bureau
1 Rames papiers Pièces 5 7 42
2 Fardes Pièces 30 2 60
3 Agrafeuses Pièces 6 8 48
4 Classeurs Pièces 30 6 180
5 Perforateurs Pièces 5 12 60
6 Sceaux Pièces 1 25 25
7 Boîte stylos Pièces 5 5 25
8 Tempos Pièces 3 5 15
9 Encre correcteur Pièces 10 3 30
10 Cartouches pour imprimantes Pièces 5 80 400
11 Autres fournitures Forfait 1 100 100
Sous-total 1 363
Services consommés
1 Communication et visibilités Forfait 1 1 250 1 250
2 Frais internet Forfait 1 200 12 2 400
3 Autres services consommés Forfait 1 450 12 5 400
4 Frais d'entretien, de réparation Forfait 1 650 12 7 800
et maintenance
5 Frais d'assurances Forfait 1 1 550 1 550
Sous-total 18 400
TOTAL GENERAL 2 673 603
Source : Nos calculs dans EXCEL
Les charges d’exploitation représentent 2 673 603 $.
Pour ce qui est de l’acquisition des matières premières (tomates fraiches), nous avons enquêté
sur terrain et savoir qu’un bidon de 20 litres coûte en moyenne pour toutes les saisons à 80 000
FC. Avec la prévision de capacité de production de nos machines, avons estimé qu’une notre
usine aura la capacité de transformé 5 tonnes de tomates par jour, ce qui a fait un total de (5t X
360 jrs par an. Le coût de la matière première en est conséquent.

Tableau 21: Le coût total des investissements

N° Désignation Coûts en $
40

1 Frais d'établissement 5 814,00


2 Acquisition de terrain et construction 347 769,00
3 Equipement bureau 6 020,00
4 Matériel de bureau 22 250,00
5 Equipement de transformation des tomates 67 539,26
6 Matériel roulant 740 000 ;00
Charges d'exploitation (BFR) 2 673 603,00
TOTAL INVESTISSEMENT 3 862 995,26
Source : Nos calculs dans EXCEL
Pour réaliser le présent projet nous avons besoin d’une somme de 3 862 995,26 $.
Tableau 22: Tableau des amortissements

N° Désignation Vo Amort
1 Equipement de transformation 67 539,26 13 507.852
2 Equipement de bureau 28 270 5654
3 Engins roulants 74 000 14 800
TOTAL 33 961.852
Source : Nos calculs
Nous appliquons un amortissement linéaire à nous biens d’investissements, dont la dotation est
de 33 961.852 $.
1.2. Présentation du chiffre d’affaires prévisionnel
Tableau 23: Prévision du chiffre d'affaires

Eléments Année1 Année2 Année3 Année4 Année5


Ventes des tomates concentrées 4 131 000 4 131 000 4 131 000 4 131 000 4 131 000
Autres produits 20 000 20 000 20 000 20 000 20 000
Chiffre d’affaires Total 4 151 000 4 151 000 4 151 000 4 151 000 4 151 000
Source : Nos calculs dans EXCEL
Nous avons fait une estimation de vente de 4.5 T par jour de tomates, avec un prix de 2550 $
par tonne, ce qui fait un chiffre d’affaires annuel de 413100 $. Nous avons d’autres produits à
travers la valorisation des déchets des tomates en phase de transformation qui nous donne une
somme par estimation de 20000 $.

1.3. Présentation du compte d’exploitation


Tableau 24: compte d’exploitation prévisionnel
41

Produits et charges/ Année Année1 Année2 Année3 Année4 Année5


Chiffres d'affaires (1) 4 151 000 4 151 000 4 151 000 4 151 000 4 151 000
Matières consommées (2) 2 529 000 2 529 000 2 529 000 2 529 000 2 529 000
Matières et fournitures
5 200 5 200 5 200 5 200 5 200
consommées (3)
Valeur Ajoutée (1)-(2)-(3) =
1 616 800 1 616 800 1 616 800 1 616 800 1 616 800
(4)
Charges d'exploitation (5) 122 390 122 390 122 390 122 390 122 390
Assurance 1 550 1 550 1 550 1 550 1 550
Charges du Personnel 119 640 119 640 119 640 119 640 119 640
Charge fiscale 1 200 1 200 1 200 1 200 1 200
Cash flow brut (4)-(5)=(6) 1 494 410 1 494 410 1 494 410 1 494 410 1 494 410
Amortissements 33 961,852 33 961,852 33 961,852 33 961,852 33 961,852
Résultat avant Impôts ou
1 494 410,00 1 494 410,00 1 494 410,00 1 494 410,00 1 494 410,00
CFN=(6)
Résultat Net=(7) 1 494 410,000 1 494 410,000 1 494 410,000 1 494 410,000 1 494 410,000
Amortissements=(8) 33 961,852 33 961,852 33 961,852 33 961,852 33 961,852
Flux Net de Liquidité = (7)
1 528 372 1 528 372 1 528 372 1 528 372 1 528 372
+(8)

Source Nos calculs dans EXCEL


1.4. Critère d’évaluation financière
1.4.1 La détermination de la VAN
Tableau 25: détermination de la VAN

Eléments Année1 Année2 Année3 Année4 Année5


Résultat Net 1 494 410,000 1 494 410,000 1 494 410,000 1 494 410,000 1 494 410,000
Amortissements 33 961,852 33 961,852 33 961,852 33 961,852 33 961,852
Flux Net de Liquidité 1 528 372 1 528 372 1 528 372 1 528 372 1 528 372
Investissement -3862 995,300
Taux d'actualisation 5%
VAN 2 754 055,620
Source : Nos calculs dans EXCEL
Comme la VAN est positive, nous concluons en tenant compte de l'analyse optimiste, que le
projet est rentable ; autrement dit :
 Tous les capitaux investis au cours de la durée de vie du projet peuvent être récupérés
par les flux de revenus de l'investissement ;
 Ces mêmes flux de revenus permettent aussi, entre temps (lorsqu'ils sont actualisés au
coût du capital), de rémunérer les fonds propres destinés au financement du projet ;
42

 Il reste un surplus équivalent à 2754055,62 $ qui revient à l'entreprise et qui enrichit


donc cette dernière.
1.4.2. La détermination du TRI
Tableau 26: détermination du TRI

Eléments Année1 Année2 Année3 Année4 Année5


Résultat Net 1 494 410 1 494 410 1 494 410 1 494 410 1 494 410
Amortissements 33961,852 33961,852 33961,852 33961,852 33961,852
Flux Net de Liquidité 1 528 372 1 528 372 1 528 372 1 528 372 1 528 372
Investissement -3862995,3
Taux d'actualisation 5%
VAN 2 754 055,62
TRI 28%
Source : Nos calculs dans EXCEL
Le TRI qui annule l'investissement est égale à 28 %, c’est-à-dire dépassé ce taux, le projet n’est
plus rentable.
1.4.3. La détermination de l’IP
VAN
IP= +1
I

2754055 , 62
IP= +1
3862995 , 3
IP=¿1.712 $
Cet indicateur veut dire que pour chaque 1 $ investi, il nous rapporte 1.72 $. Ce qui signifie que
le projet est rentable
1.4.4. La détermination du DRCI
Tableau 27: Détermination du DRCI
Eléments 1 2 3 4 5
Résultat Net 1 494 410 1 494 410 1 494 410 1 494 410 1 494 410
Amortissements 33961,852 33961,852 33961,852 33961,852 33961,852
Cash-flow 1 528 372 1 528 372 1 528 372 1 528 372 1 528 372
Cash-flow actualisé 1455592,4 1386278,5 1320265,2 1257395,4 1197519,5
Cash-flow cumulé 1455592,4 2841870,8 4162136 5419531,46 6617050,92
Taux d'actualisation 5%
Source : Nos calculs dans EXCEL
1455592 , 4
DRCI = +3−1
1455592 , 4+2841870 , 8

D’où DRCI = 2.338 ans


43

Ce qui veut dire qu’au bout de 2 ans 42 jours, le capital investi serait déjà en retour.
1.4.5. Autre critère d’évaluation financière : le seuil de rentabilité
Il représente le niveau de vente minimum qu’on doit chercher à atteindre pour pouvoir
prétendre à un bénéfice. Par définition, c’est le niveau de vente pour lequel l’entité ne réalise ni
perte ni bénéfice ou encore le niveau de vente pour lequel la contribution marginale couvre
exactement le montant total des coûts fixes. Il est donc évident que plus le SR est important,
plus on aura du mal à réaliser un bénéfice. Sa formule est la suivante :
CF
SR=
Taux de Marge
CA
Taux de Marge=
MS /CV

Tableau 28: Détermination du Seuil de rentabilité

Eléments 1 2 3 4 5
Chiffre d’affaires 4 151 000 4 151 000 4 151 000 4 151 000 4 151 000
CV 2 534 200 2 534 200 2 534 200 2 534 200 2 534 200
MS/CV 1 616 800 1 616 800 1 616 800 1 616 800 1 616 800
CF 156 352 156 352 156 352 156 352 156 352
Taux de marge 0,38949651 0,3894965 0,3894965 0,3894965 0,3894965
Seuil de rentabilité 401 420,4216 401 420,802 401 420,802 401 420,802 401 420,802
Source : Nos calculs dans EXCEL
Ces différents seuils de rentabilités représentent le niveau de vente minimum qu’on doit
dépasser pour pouvoir prétendre à un bénéfice.
2. L’évaluation économique du projet
Les éléments suivants sont à noter :
La création de la richesse (VA) : participation à la croissance économique
La valeur ajoutée représente la richesse créée par l’entité du fait de ses opérations
d’exploitation et mesure son poids économique. En effet, la valeur ajoutée mesure
l’accroissement de valeur que l’entité apporte aux biens et services dans l’exercice de ses
activités professionnelles courantes
C’est l’indicateur économique qui indique le degré d’intégration de l’entité intégralement ou
verticalement. Elle exprime la création de richesse.
Par ce critère, notre entreprise enregistre une VA de 1 616 800 $/ an.
L’EBE
44

L’EBE est la ressource que l’entité tire de son exploitation après avoir rémunéré le facteur
travail. Il mesure la performance économique de l’entité indépendamment de son mode de
financement, de ses choix en matière d’investissement et de distribution. Il constitue un bon
critère de la performance industrielle et commerciale de l’entité. C’est un indicateur de
comparaison des entités du même secteur d’activité. Si l’EBE est négatif, on parle alors
d’Insuffisance Brut d’Exploitation (IBE).
Tableau 29: Détermination de l'EBE

Eléments Année1 Année2 Année3 Année4 Année5


VA 1 616 800 1 616 800 1 616 800 1 616 800 1 616 800
Charge de personnel 119640 119640 119640 119640 119640
EBE 1 497 160 1 497 160 1 497 160 1 497 160 1 497 160
Source : Nos calculs dans EXCEL

Création d’emplois
Les emplois directs et indirects sont créés à travers la mise en place de l’usine de concentré de
tomates à Uvira. Plus de 30 emplois sont créé, ce qui participe à la réduction du taux de
chômage
Contribution aux finances publiques
Nous versons les impôts et taxes chaque année, c’est qui améliore l’accroissance de finances
publiques. En plus de cela, les droits de douanes sont payés aussi à la douane pour
l’importation des outils de production et autres intrants.
Effets indirects du projet
Les matières premières particulièrement les tomates fraîches seront totalement fournies par
l’agriculture locale que l'entreprise en projet développera. Cependant, en cas de l'augmentation
de la production excédant la capacité de l'entreprise à produire ses propres matières premières
et/ou tomates fraîches, nous allons recourir à la production locale des tomates, d'où ce projet va
promouvoir l'agriculture locale de façon à lui permettre d'améliorer les méthodes de production.
En outre, le projet utilisera une grande quantité d'énergie électrique, du pétrole et de l'eau ; d'où
l'existence d'une nouvelle consommation interne et intermédiaire du projet va accroître la
production et le chiffre d'affaires des entreprises partenaires particulièrement la SNEL et la
REGIDESO.
CONCLUSION GENERALE
Nous voici à terme de la rédaction de notre projet qui a porté sur « l’étude de viabilité d’une
unité de transformation et commercialisation des concentrés de tomates dans la ville d’Uvira ».
45

L’objectif principal de ce projet était de démontrer les études de faisabilité (technique,


financière et économique) de l’implantation de l’usine de transformation de tomates en
concentrées à Uvira. Ainsi pour y arriver, nous avons menées des enquêtes sur terrain afin de
cerner les tendances de prix sur le marché, les attitudes des consommateurs face à notre
proposition et comprendre les concurrents.
Ainsi, ce travaux été structuré autour de trois chapitre, dont le premier a présenté la revue de la
littérature sur les projets d’investissements et les généralités sur la culture et chaine de
transformation de la tomate fraiche en concentré. Mais également une empirique des travaux
proches de notre projet ont été présenté. Le deuxième chapitre se pencher du côté de la
présentation de l’étude marché et à en outré décrit la méthodologie. Pour ce qui revient à l’aide
du marché avons trouvé que la tomate concentrée « Ua tomate » que nous proposons est
accepté par les potentiels consommateurs et la part du marché visé par le projet est évalué à 75
%.
Le troisième et dernier chapitre a ainsi présente l’analyse économique et financière du projet,
en passant par une courte description du projet et son analyse technique et juridique. C’est
ainsi, techniquement le projet est faisable vu les moyens de production sont disponible et
accessible. La forme juridique choisie pour notre entreprise est MAUA Sarl.
S’agissant alors des analyses économiques et financières, avons trouvés qu’il fallait investir une
somme de 3 862 995,3 $. Nous charges d’exploitations sont constitués à plus de 60 % par
l’achat des matières premières (tomates fraiches) produite dans la plaine de la Ruzizi et d’autres
marchés d’approvisionnements dans la sous-région. Nos recettes sont composées de ventes des
tomates concentrées et autres produits issus des déchets de la tomate transformée.
Après examen des critères d’analyse financière d’un projet, avons trouvé que le projet était
financièrement, du fait que notre VAN était positive avec une somme de 2754055.620 $, le
taux qui rend cette VAN nul est de 28 %. Pour ce qui concerne le critère de DRCI, la somme
investi sera en retour après 2 ans et 3 mois avec un indice de profitabilité de 1.712 $.
Enfin, le projet s’est avéré économiquement rentable à travers la méthode des effets. De
manière directe il contribue à la réalisation du revenu national, les emplois sont créé, les impôts
et taxes sont payés, les contributions sociales sont effectuées, la promotion de l’agriculture
locale est au grand rendez-vous et ainsi provoqué la création de la richesse et l’amélioration de
vies de parties prenantes. Vu la nécessité de l’eau et de l’électricité, et de surcroit du carburant,
la REGIDESO, la SNEL et les stations de services améliorent leurs chiffre d’affaires.

Bibliographie
46

Alcouffe, S., Boitier, M., Rivière, A., & Villesèque-Dubus, F. (2013). Contrôle de gestion sur mesure.
Paris: Dunod.
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BRIDIER, & MICHAÏLOF. (1987). Guide pratique d’Analyse des projets : évaluation et choix
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CHIBANE, 1. (1999, juin). Tomate sous serre. Fiche Technique. Bulletin mensuel d’information et de
liaison du P.N.T.T.A. (57), p. 4.
Georges, H. (2007). De l'ingénierie d'affaires au management de projets. Paris: Eyrolles.
GUILLET. (2003). Finance d'entreprise, finance de marché, diagnostic financier. Paris: Dalloz.
Kikala, A. (2024, Mai). Cours de Conception, Elaboration et évalution des projets. Uvira.
MAYNE. (1987). Guide de financement des Projets de développement,. Paris: Harmattan-
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MEMA, D. N. (2008). l’Etude de faisabilité d'implantation d'une fabrique des tomates concentrées à
Goma/Nord-Kivu. ULPGL GOMA: Mémoire inédit.
MOHAMED, Y. (2018). Développement de la technologie agro-alimentaire dans la région de Touat
Cas de la conserverie de tomate de Reggane, mémoire de Master . Algérie: UNIVERSITE
AFRICAINE AHMED DRAIA ADRAR .
Nagard-Assayag, E. L., Manceau, D., & Morin-Delerm, S. (2015). Le marketing de l'innovation:
Concevoir et lancer de nouveaux produits et services, 3e Ed. Paris: Dunod.
Rota, V. M. (2007). Gestion des projets, vers les méthodes agiles. Paris: Eyrolles.
Shankara, N., Lidt, J. J., Gauffou, M., Hilmi, M., & Dam, B. V. (2005). La culture de la tomate :
production, transformation et commercialisation. Pays Bas : PROTA. Pays-Bas.
47

Table des matières


DEDICACE.................................................................................................................................................I
REMERCIEMENTS..................................................................................................................................II
SIGLES ET ABREVIATIONS.................................................................................................................III
LISTE DES TABLEUX ET FIGURES....................................................................................................IV
RESUME....................................................................................................................................................V
0. INTRODUCTION GENERALE.........................................................................................................1
1. Contexte et problématique..............................................................................................................1
2. Objectifs du projet...........................................................................................................................2
3. Motivation à l’élaboration du projet................................................................................................2
4. Délimitation du projet.....................................................................................................................2
5. Méthodologie sommaire..................................................................................................................2
6. Organisation du travail....................................................................................................................2
Chapitre 1 : REVUE DE LA LITTERATURE...........................................................................................3
Section 1. REVUE DE LA LITTERATURE THEORIQUE..................................................................3
1.1. Définitions de concepts de base..............................................................................................3
1.2. La littérature sur les projets d’investissements.......................................................................4
1.3. Les aspects théoriques de la culture, transformation et conservation de la tomate...............15
Section 2. Revue de la littérature empirique.........................................................................................18
Chapitre 2 : ETUDE DU MARCHE ET CADRE METHODOLOGIQUE..............................................19
Section 1 : ETUDE DU MARCHE.......................................................................................................19
1.1. Aperçu général de l’étude du marché....................................................................................19
1.2. Analyse de la demande..........................................................................................................20
1.3. Analyse de l’offre..................................................................................................................22
1.4. Part du marché.......................................................................................................................24
Section 2. CADRE METHODOLOGIQUE..........................................................................................24
1. Source de données.....................................................................................................................24
2. Techniques de collectes et analyses de données.......................................................................25
3. Technique de traitement de données.........................................................................................25
Chapitre troisième : PROJET D’IMPLANTATION D’UNE UNITE DE TRANSFORMATION ET
COMMERCIALISATION DES TOMATES CONCENTREES A UVIRA............................................26
Section 1 : PRESENTATION DU PROJET.........................................................................................26
1. Description du projet (transformation des tomates en concentrée)...........................................26
2. Equipe de gestion du projet.......................................................................................................27
4. Les partenaires au projet...........................................................................................................28
5. L’analyse SWOT du projet.......................................................................................................29
48

6. Chrogrommes des activités.......................................................................................................29


Section 2 : ETUDE DE FAISABILITE TECHNIQUE ET JURIDIQUE............................................29
1. Le processus de transformation des tomates en concentrées....................................................29
2. Les moyens logistiques et de production..................................................................................33
3. Le contrôle de qualité................................................................................................................34
Section 3. EVALUATION ECONOMIQUE ET FINANCIERE DU PROJET...................................35
1. L’évaluation financière du projet..............................................................................................35
2. L’évaluation économique du projet...........................................................................................42
CONCLUSION GENERALE...................................................................................................................44
Bibliographie.............................................................................................................................................45
Table des matières.....................................................................................................................................46
49

ANNEXES

Img1. Image de l’usine de transformation de tomates

Img2. Le triage et parage de tomate


50

Img3. Machine de lavage des tomates

Imga4. Concentration de la tomate

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