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Compta 1

Le document présente une analyse détaillée de l'entreprise et de la comptabilité, en définissant l'entité, les types d'entreprises, leurs objectifs, contraintes, et composantes internes et externes. Il aborde également la classification des entreprises selon divers critères, ainsi que leur organisation et leur environnement. Enfin, il explique le rôle de la comptabilité comme technique d'information financière, ses objectifs juridiques et économiques.

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Compta 1

Le document présente une analyse détaillée de l'entreprise et de la comptabilité, en définissant l'entité, les types d'entreprises, leurs objectifs, contraintes, et composantes internes et externes. Il aborde également la classification des entreprises selon divers critères, ainsi que leur organisation et leur environnement. Enfin, il explique le rôle de la comptabilité comme technique d'information financière, ses objectifs juridiques et économiques.

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Chapitre 1 : L’ENTREPRISE ET LA COMPTABILITE

I- NOTION D’ENTITE

L’entité est un ensemble organisé d’une ou plusieurs personnes physiques ou morales et


d’éléments corporels, incorporels ou financiers permettant d’exercer une activité économique
( civile, commerciale) qui poursuit un objectif propre. Ainsi, on distingue deux (2) types
d’entité à savoir :

✓ Entité à but lucratif ou entité économique : (Exemple : les entreprises) ;


✓ Entité à but non lucratif : (Exemple : ONG)

I. L’entreprise

I.1. Définition de l’entreprise

L’entreprise peut être définie simplement comme une entité économique organisée,
comprenant une ou plusieurs personnes qui travaillent pour produire des biens ou des services
à vendre sur un marché pour satisfaire des besoins.

* des biens : produits matériels de l’activité économique (ex : voiture).

* des services : produits immatériels de l’activité économique (ex : salon de coiffure)

L’entreprise combine capital et travail pour produire des richesses. Elle achète des matières
premières, des biens intermédiaires, du travail sur le marché de l’emploi, du capital
(machines, etc.), on dit donc que l’entreprise combine les facteurs qui permettent la
production : le travail et le capital.

* facteur travail : main d’œuvre.

* facteur capital : bâtiments, machines, matériel…

En combinant ces deux facteurs de production (le travail et le capital) le plus efficacement
possible, l’entreprise cherche l’efficience productive afin d’obtenir le meilleur résultat au
moindre coût.
I-2. Le but de l’entreprise

Pour assurer sa survie et son développement, l’entreprise doit produire des biens ou des
services pour les vendre : son but est donc de faire des profits en créant de la valeur. Son
produit doit répondre à la demande des consommateurs et satisfaire au mieux sa clientèle à fin
de maximiser son profit.

I-3. Les objectifs de l’entreprise

Toute entreprise doit avoir des objectifs. Ces objectifs doivent être concrets et accessibles à
moyen terme. Les objectifs doivent être aussi motivants et à effet mobilisateur sur les
membres de l’entreprise.

L’entreprise cherche à atteindre essentiellement trois objectifs :

- Un objectif économique: qui consiste à satisfaire les besoins des clients.


- Un objectif social: qui consiste à rechercher l’amélioration de la condition morale et
matérielle du personnel, à créer des postes de travail, …

- Un objectif financier: qui consiste à assurer la rentabilité de l’entreprise et son équilibre.

I-4. Les contraintes de l’entreprise

La maximisation du profit dépend de certaines contraintes :


- Le budget à mettre en œuvre,
- Le prix des matières premières ou produit nécessaires à la production,
- Le niveau des salaires,
- Le niveau de la demande du produit sur le marché,
- La qualité de la main d’œuvre nécessaire …

I-5. Les composantes de l’entreprise

Chaque entreprise évolue dans un environnement qui englobe de nombreux acteurs qui sont
autant de parties prenantes de son activité. On désigne par composantes de l’entreprise toutes
les parties qui participent directement ou indirectement au fonctionnement de l’entreprise on
dit aussi parties prenantes. On distingue les composantes internes et les composantes externes.

I-5.1. Les parties prenantes internes :


Ce sont les parties qui travaillent au sein de l’entreprise à laquelle elles sont liées
formellement ou directement par un contrat.
- La direction de l’entreprise: c’est l’organe qui règle le fonctionnement de l’entreprise. Les
préférences des dirigeants déterminent les objectifs, l’organisation, la politique et la stratégie
de l’entreprise.
- Les cadres: ce sont les membres de l’entreprise qui se trouvent entre les salariés de base et la
direction. Ils exercent des tâches qui font appel à la réflexion et qui nécessitent des
connaissances de haut niveau.
- Les salariés de base (les ouvriers): Ils exécutent les tâches simples et routinières de
l’entreprise.

I-5.2. Les parties prenantes externes

- Les actionnaires: ce sont des personnes physiques ou morales qui participent au capital de
l’entreprise soit en nature ou en argent (numéraire).
- Les clients: ce sont des personnes physiques ou morales qui achètent les biens et les services
produits par l’entreprise.
- Les fournisseurs: ce sont ceux qui fournissent à l’entreprise les biens et les services
nécessaires à son activité (matière première…).
- Les Banquiers: Ce sont des intermédiaires financiers indispensables pour l’activité de
l’entreprise. Ils présentent un lieu de dépôt (fonds) et un moyen de financement, à travers les
emprunts.
- Les pouvoirs publics: Ils sont chargés de faire respecter l’intérêt général du pays en
imposant certaines règles et contraintes à travers la loi et les formalités administratives.
- Les syndicats: Ce sont les représentants des employés auprès de la direction générale. Leur
rôle est de défendre les intérêts des salariés et de leur assurer le maximum d’avantages.

I-6. Classification des entreprises

Plusieurs critères sont retenus pour classer les entreprises. Dans le cadre de la comptabilité,
nous retiendrons les critères suivants :

➢ La forme juridique (origine des capitaux et nature juridique);


➢ Domaine d’activité ou secteur d’activité ;
➢ Dimension ou taille.
I-6.1. Forme juridique (origine des capitaux et nature juridique)

Lorsqu’une ou plusieurs personnes décident de fonder (créer) une entreprise, elle doit tout
d’abord en choisir la forme juridique. Plusieurs catégories d’entreprises peuvent être
distinguées juridiquement soit selon la propriété du capital ou selon la nature juridique.

I-6.1.1. Classement selon la propriété des capitaux (origine des capitaux)

✓ Les entreprises publiques: Ce sont des entreprises possédées, gérées et/ou contrôlées
directement ou indirectement par l’Etat. L’ensemble des entreprises publiques forme
le secteur public. Exemple : Banque Nationale d’Investissement (BNI) ;…..
✓ Les entreprises privées: Les entreprises privées sont des sociétés dont le capital est
détenu par des particuliers, c’est une entreprise qui ne dépend pas directement de
l’Etat. Exemple : compagnie UTB ; Société Orange ;……….
✓ Les entreprises mixtes: Ce sont des entreprises dont le capital et la gestion sont
partagés entre personnes publiques et personnes privées. Exemple : CIE ;
SODECI ;….

I-6.1.2. Classement selon la nature juridique

✓ L’entreprise individuelle : C’est la propriété d’un seul individu: l’exploitant. A ce


niveau, la personne de l’entreprise est confondue avec celle de l’exploitant qui engage
sa fortune personnelle dans son exploitation et il est le seul à profiter des bénéfices ou
à supporter les pertes qui résultent de son activité. C’est la structure de référence des
commerçants, exploitants agricoles, professions libérales, artisans….
✓ Les sociétés privées associatives: Elles réunissent les apports de capitaux de plusieurs
personnes appelées associés. Le nombre de ces derniers est variable suivant la nature
de la société. On distingue 3 formes de sociétés : les sociétés de personnes, les sociétés
de capitaux et les sociétés à responsabilités limitées.

• Une société de personnes est une société constituée en considération de la personne


même des associés. La cession ou la transmission des parts sociales représentant le
capital social n’est pas libre mais soumise à des conditions qui permettent
notamment aux autres associés d’agréer les membres de la société).
• Une société de capitaux est une société, généralement commerciale, qui est
constituée en considération des capitaux apportés par les associés. Les parts sociales
représentant ces capitaux sont appelées actions, elles sont librement négociables et
transmissibles).
• Une société à responsabilité limitée (SARL) est une forme de société intermédiaire
qui est une société commerciale à responsabilité limitée où la responsabilité est
limitée aux apports, mais qui présente des caractéristiques de la société de personnes,
notamment parce que les parts détenues dans le capital ne sont pas librement
cessibles sans accord de tous ou partie des associés)

I-6.2. Le secteur d’activité ou domaine d’activité

Le secteur est un ensemble d’entreprises ayant la même activité principale. On reconnaît


traditionnellement trois secteurs:

- Le secteur primaire :

Il est représenté par toutes les activités de production de matières premières notamment
l’agriculture, la pêche, les mines ….

- Le secteur secondaire :

Il couvre l’ensemble des activités économiques destinées à transformer des matières


premières en produits semi-finis (tôle, pièces détachées) ou produits finis (voiture…). Il
regroupe toutes les entreprises industrielles (exemple: les industries de l’habillement
(entreprises de textile), les industries chimiques, les industries de bâtiments.

- Le secteur tertiaire :

Il est constitué de toutes les activités de services (assurance, transport, tourisme, professions
libérales (médecin, avocat…)).

Remarque : on parle aujourd’hui du secteur quartenaire regroupant les activités de traitement


et de la diffusion de l’information.

I-6.3. La dimension ou taille

On distingue trois sous critères à savoir :

- L’effectif employé ;
- Le chiffre d’affaire ;
- Le capital investi.

Ces différents sous critères permettent de distinguer la grande entreprise de la petite et


moyenne entreprise.

I-6.3.1. L’effectif employé :

Ce critère permet de classer les entreprises en :


*Très Petites entreprises : de 0 à 9 salariés
*Petites entreprises : entre 10 et 49 salariés
*Moyennes entreprises : de 50 à 499 salariés
*Grandes entreprises : de 500 salariés et plus.

Ce critère tend à être de moins en moins utilisé puisque la généralisation de la technologie de


l’automatisation de la production a baissé considérablement le nombre de salariés au sein des
grandes entreprises.

I-6.3.2. Le chiffre d’affaire :

Le chiffre d’affaires mesure la valeur annuelle des ventes d’une entreprise (CA= prix de vente
multiplié par quantité vendue). C’est le critère le moins précis car tout dépend du produit et de
la nature de l’activité.

I-6.3.3. Le capital investi :

Dans plusieurs pays, il constitue un critère important pour déterminer la taille de l’entreprise.

I-6.1.4. Classement selon le type d’opérations accomplies

Les opérations effectuées dans une entreprise peuvent être classées en 5 catégories :

I.[Link]. Les entreprises industrielles : effectuent des opérations de transformation de la


matière en produits finis.

I.6.4.2. Les entreprises commerciales : réalisent les opérations de distribution des biens et
assurent la fonction de grossiste (c’est-à-dire l’achat en grande quantité directement chez le
fabricant et la vente en grande quantité au revendeur) ou de semi-grossistes (stade
intermédiaire entre le grossiste et le détaillant) ou de détaillants qui vendent directement au
consommateur.

I.6.4.3. Les entreprises de prestations de service : fournissent deux types de services:

- service de production vendue à d’autres entreprises : société d’étude, agences de

Publicité

- service de consommation : entreprises rendant des services aux consommateurs


(transport, restaurants, locations…)

I.6.4.4. Les entreprises financières : réalisent des opérations financières à savoir : la


création, la collecte, la transformation et la distribution des ressources monétaires et des
ressources d’épargne. Elles sont constituées par les banques.

I.6.4.5. Les opérations agricoles : ce sont des opérations dans lesquelles le facteur naturel est
prédominant.

I.7. Organisation de l’entreprise

L’entreprise est organisée en grandes fonctions. Les fonctions correspondent aux différentes
actions nécessaires à la réalisation d’un même objectif global. Chaque fonction regroupe donc
un ensemble de taches, d’activités qui peuvent être de nature différente mais concourent
toutes à une même action. Les principales fonctions que l’on peut rencontrer dans une
entreprise sont les suivantes :

I.7.1. La fonction commerciale qui est subdivisée en fonction approvisionnement (recherche


des fournisseurs, achat et gestion des stocks) et en fonction de vente ou distribution (recherche
de marché et de vente de produits de l’entreprise),

I.7.2. La fonction technique appelée aussi fonction production, elle a pour rôle de préparer le
travail de transformation, de le faire exécuter et d’en contrôler le résultat,

I.7.3. La fonction comptable et financière qui est chargée de saisir les informations
chiffrées, de rechercher et gérer les capitaux,

I.7.4. La fonction personnelle qui est chargée de la gestion et de la recherche des ressources
humaines,

I.7.5. La fonction administrative qui prévoit, organise, commande, coordonne et contrôle


toutes les activités réalisées par l’entreprise.
I.8. Les moyens de l’entreprise

Pour assurer son fonctionnement, l’entreprise dispose :

I.8.1. Des moyens financiers qui regroupent toutes les financières qui sont les ressources
externes (emprunts, subventions, etc) et les ressources internes (bénéfices générés par
l’entreprise)

I.8.2. Des moyens matériels qui sont les outils de travail (machines) et les matières premières
utilisées par l’entreprise.

I.8.3. Des moyens humains qui regroupent l’ensemble du personnel travaillant pour
l’entreprise et ayant en contrepartie une rémunération

I.9. L’entreprise et son environnement

L’entreprise ne constitue pas un système isolé, sans relation avec l’extérieur. De par sa
fonction même, elle est un système ouvert sur son environnement avec lequel elle entretient
des relations qui se traduisent principalement par des échanges de biens, de services, de
monnaie et d’informations. A ce titre, elle est considérée comme un carrefour d’échanges. Le
schéma ci-dessous illustre la relation de l’entreprise et son environnement :

M/Ses, biens impôts

Fournisseur ETAT
Monnaie

Travail M/ses, produits

Ménages Salaire ENTREPRISE CLIENTS


Monnaie

Capitaux Monnaie

Etablissements Autres
Financiers Remboursement structures

Intérêts Biens, services

1.10. cycle d’exploitation de l’entreprise


Il constitue l’ensemble des opérations réalisées par l’entreprise pour atteindre son objectif. La
réalisation de ces opérations prend la forme d’un circuit qui se manifeste plusieurs fois dans
l’année. Ce circuit est appelé cycle d’exploitation. Ce cycle se différencie selon le type
d’entreprise :

pour l’entreprise commerciale, le cycle d’exploitation est caractérisé par l’achat de


marchandises, du stockage momentané de ces marchandises suivi de leur vente. Ce cycle
d’exploitation se présente comme suit :

Paiements CAISSE Encaissements

FOURNISSEURS ENTREPRISE CLIENTS

Achats de m/ses Stock vente de m/ses

➢ pour l’entreprise industrielle, ce cycle est décrit de la façon suivante : achat de matières,

stockage de ces matières, transformation de ces matières en produits finis, stockage et vente de ces
produits finis. D’où le schéma suivant :

Règlement Encaissements
CAISSE

FOURNISSEUR
ENTREPRISE CLIENTS

Achats de m/ses vente de produits


Stocks de
Transformation Stocks de
matières
produits finis
II. La comptabilité

II.1. Définition de la comptabilité

La comptabilité est une technique de l’information financière permettant de saisir,


d’enregistrer et de classer les données de base chiffrées. Elle est destinée à fournir après
traitement approprié, un certain nombre de renseignements d’ordre juridique et
économique aux utilisateurs intéressés.

II.2. Objectifs de la comptabilité

La comptabilité a deux objectifs essentiels à savoir :

➢ Renseignements d’ordre juridique ;


➢ Renseignements d’ordre économique.

II.2.1. Renseignements d’ordre juridique

Du point de vue juridique, toute opération doit laisser une trace écrite. En saisissant et
enregistrant les informations chiffrées, la comptabilité apparait comme un moyen de preuve.
Elle permet à l’entreprise de savoir à tout moment ce qu’elle doit, à qui elle doit et ce qu’on
lui doit.

II.2.2. Renseignements d’ordre économique

La ténue régulière d’une comptabilité permet à l’entreprise de fournir à l’Administration les


chiffres lui permettant de calculer les agrégats économiques tels que la valeur ajoutée, le
produit intérieur brut, etc.
Chapitre 2 : ANALYSE DES FLUX ET DES OPERATIONS

I .Notion de flux

I-1. Définition

Un flux est un mouvement d’éléments (biens, services et monnaie) d’un pôle à un autre. Il est
représenté par une flèche.

I-2. Classification des flux

La classification des flux peut se faire selon deux (2) critères : la nature des flux et le sens des
flux.

I-2.1. La classification selon la nature des flux

On distingue :

• Les flux réels ou physiques qui concernent les mouvements de biens et de services. On
parle de flux de biens lorsqu’il s’agit de biens matériels et de flux de service lorsqu’il
s’agit de prestations de service.
• Les flux financiers qui concernent tous les mouvements relatifs à la circulation de la
monnaie et les autres moyens de règlement.

Exemple 1 : Oka achète des marchandises chez Blé, 300 000f à crédit.

Exemple 2 : KATY règle sa facture d’eau en espèces 8000 f

I-2.2. La classification selon le sens des flux


On distingue :

• Les flux externes qui constatent des mouvements d’éléments entre l’entreprise et
l’extérieur (clients-fournisseurs-état…….). Dans ce cas, les éléments déplacés
changent de propriétaire.
• Les flux internes qui constatent des mouvements d’éléments entre différents secteurs
de la même entreprise (administration, atelier, magasin……….). Dans ce cas, les
éléments déplacés appartiennent toujours à la même entreprise.
Exemple 1 : KONAN achète 350 000f de marchandises à SOCOCE par chèque

Exemple 2 : Sortie de matières du magasin pour l’atelier de production de la société KONE


d’une valeur de 250 000f

Exemple 3 : Retrait de la banque pour alimenter la caisse 500 000f

Remarque 1 : - Pour le flux externe, nous avons obligatoirement le flux réel et le flux
financier.
- Pour le flux externe, nous avons au moins deux agents économiques.

Remarque 2 : - Pour le flux interne, nous avons soit le flux réel soit le flux financier.
- Pour le flux interne, nous avons un seul agent économique.
- Le flux interne est schématisé dans un rectangle.

I-3. Les caractéristiques du flux


Tout flux a un point de départ et un point d’arrivée :

• Le point de départ constitue l’origine ou la source du flux : c’est la ressource (R). La


ressource est donc ce qui permet à l’entreprise de réaliser l’opération.

• Le point d’arrivée constitue la destination ou l’objet du flux : c’est l’emploi (E).


L’emploi est donc l’utilisation faite de la ressource.

II. L’analyse comptable des opérations


L’analyse comptable d’une opération consiste à identifier les ressources et les emplois de
l’entreprise.

- Pour identifier la ressource, on répond à la question : qu’est-ce qui a permis de réaliser de


faire l’opération ? Qu’est-ce-qui sort de l’entreprise ?
- Pour identifier l’emploi, on répond à la question : à quoi a servi la ressource ? Quelle est la
destination de l’opération ou quel est l’objectif que je vise ?qu’est-ce-qui entre dans
l’entreprise ? Qu’est-ce que l’entreprise a acheté (obtenu) ?

II-1. Analyse des opérations sans résultat

Exemple 1
L’entreprise MINERVA achète des marchandises par chèque bancaire chez son fournisseur
YAO à 150 000f.
Exemple 2 : La SA Koffi vend des marchandises à crédit à son client Konaté à 250 000f.
Exemple 3 : L’entreprise SOLOR achète des marchandises pour un montant de 20 000 000f,
réglé moitié au comptant, le quart par chèque bancaire et le reste à crédit, chez YAPO.

II-2. Analyse des opérations avec résultat

Le résultat est le bénéfice réalisé ou la perte subie par l’entreprise

II-2.1. Cas des opérations avec bénéfice

Exemple 1 : Vente de marchandises contre espèces à 100 000f. Ces marchandises ont coûté
75 000f.
Exemple 2 : L’entreprise Kouassi vend des marchandises à crédit à 13 000 000f (coût d’achat
des marchandises vendues 11 500 000f).

II-2.2. Cas des opérations avec perte

Exemple1 : Vente de marchandises contre chèque postal 0 100 000F. Ces marchandises ont
coûté 175 000f.
Exemple2 : L’entreprise LASME vend des marchandises contre espèce à 8 000 000f (coût
d’achat des marchandises vendues 10 000 000f)

NB : -Les prestations de services reçues sont considérées comme des pertes,


- Espèce, comptant = caisse
Exemple : Règlement du loyer en espèce 20 000f : Ressource : caisse 20 000f Emploi : perte
20 000 f.
- Les bénéfices sont toujours en ressource
- Les pertes sont toujours en emploi

Remarque : Pour toute opération, on a l’égalité :

TOTAL RESSOURCE = TOTAL EMPLOI

III. TABLEAU D’EMPLOI – RESSOURCE

Opérations EMPLOI RESSOURCE


Entrainement

I- QUESTIONS DE COURS
1/ Qu’est-ce qu’un flux économique ?
2/ Qu’est-ce qu’un flux réel ?
3/ Qu’est-ce qu’un flux financier ou monétaire ?
4/ Qu’est-ce qu’un flux de créance-dette ?
5/ Quelle différence existe-il entre un flux interne et un flux externe ?
6/ Qu’est-ce que l’emploi ?
7/ Qu’est-ce qu’une ressource ?
8/ Qu’est-ce que le cout d’achat ?

II- EXERCICES

Exercice n°1

Donnez la nature et le sens des flux issus de chacune des opérations ci-après.

a) DIOP DEPOT vend de la boisson à TITANIC pour 300 000 f


b) AVS transporte les étudiants de l’ISCAE pour une excursion à la Basilique à 55 000 f
c) Retrait bancaire de 108 500 f par le comptable de SACO.

EXERCICE N°2

Répondez par vrai ( V ) ou faux ( F )

1- Un flux interne peut être un flux réel comme un flux financier


2- Le flux est une droite reliant deux schémas
3- Actif circulant et passif circulant présentent les créances de courte et de longue durée
4- Pour une entreprise en activité, le bilan de clôture d’un exercice N peut être identique
au bilan d’ouverture du même exercice

EXERCICE N°3

1- ASSI fait le plein de sa camionnette à la station SHELL et règle immédiatement 45.000 f en espèces

2- ASSI vend pour 180.000 f de marchandises à ZIO qui le règle comptant par chèque Bancaire, cette

opération est réalisée sans bénéfice ni perte.


3- LAGO livre des marchandises pour 200.000 f à ASSI. Le règlement sera effectué à la fin du mois

suivant.

4- Retrait de fonds de la banque d’ASSI 75.000 f pour alimenter sa caisse.

5- Achat d’une armoire de classement chez STRAFOR par ASSI 300.000 f règlement fin du mois.

6- SIR vend contre chèque du carburant à SHELL 44 000 000 f

7- BIANDE vend au comptant contre espèce 100 000 f de marchandises à BANCANDE

(marchandises ayant coûté 90 000 f)

TRAVAIL A FAIRE : Présenter les schémas complets des flux correspondant aux opérations

suivantes de l’entreprise ASSI

EXERCICE N°4

Analysez les opérations suivantes en emploi et ressource :

1- Acquisition d’un matériel 100 000 F payé par chèque bancaire.


2- Remboursement par prélèvement bancaire de 2,5 % de l’emprunt : 3 000 000
3- Achat de marchandises par chèque bancaire 30 000 F.
4- Vente au comptant de marchandises par chèque bancaire 400 000 F (ces marchandises ont été
achetées à 150 000 F.)
5- Retrait de la banque pour alimenter la caisse 70 000 F.
6- Achat à crédit d’un matériel 90 000 F.
7- Règlement de la dette du 06 par chèque bancaire.
8- Des gangsters font éruption dans l’entreprise et emportent 3000 000 F.
9- Réglée en espèces la facture de CIE 15 000 F
10- On a ramassé 100 000 F dans la cour de l’entreprise, le propriétaire n’a jamais été retrouvé, il
devient la propriété de l’entreprise.
11- Achat de marchandises à crédit : 3.000.000 f.
12- Retrait de 1.000.000 f pour alimenter la caisse.
13- Règlement en espèces facture CIE : 85.000 f.
14- Règlement en espèces facture SODECI : 130.000 f.
15- La société fait un don de 100.000 f par chèque à N’DAYA.
16- les clients règlent 1.000.000 f de leur dette envers la société par chèque.
17- Nous réglons les fournisseurs de matériels de bureau par chèque : 500.000 f.
18- Achat de marchandises 3.000.000 f dont 500.000 f par chèque et le reste à crédit.
19- Règlement par chèque bancaire de la dette des fournisseurs : 2 000 000
20- Encaissement en espèces de la créance sur les clients : 180 000
21- Acquisition d’un terrain à crédit 700 000 f ;
22- Retrait 400 000 de la caisse pour la banque ;
23- Réparation du véhicule 504 en espèces : 45 000
24- Destruction d’un bureau ministre : 650 000
25- Achat au comptant d’une machine contre chèque 1 800 000 f
26- Ouverture de compte postal : 500 000 (par chèque bancaire)
27- Avis de crédit reçu de la banque relatif à un crédit de trésorerie obtenu 200 000
28- Vente de marchandises : 250 000 en espèces (ces marchandises ont coûté 750 000)
29- Vente de marchandises pour 8.275.000 f (275.000 f en espèces et 5.000.000 f par chèque et le
reste à crédit ; (Ces marchandises ont coûté 7.000.000 f)
30- Achat d’un mobilier du bureau : 300.000 (1/3 espèces et le reste contre chèque bancaire)
31- Versement en banque : 95 000
32- Achat de marchandises 1 200 000, 50 % en espèces, 30 % par chèque bancaire et le reste à crédit
Chapitre 3 : LE PLAN COMPTABLE SYSCOHADA ET LE BILAN

I- LE PLAN COMPTABLE SYSCOHADA

I.1. Généralités
Le SYSCOHADA (système comptable ohada) est le référentiel comptable initié par l’ohada
(Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique) à destination des pays
de l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine)à savoir : Bénin, Burkina-
Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo et des pays de la CEMAC
(Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale) à savoir : Cameroun,
Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et le Tchad.

I.2. Les objectifs du SYSCOHADA

➢ La mise en place du SYSCOHADA vise à :


➢ Instaurer des pratiques comptables uniformes
➢ Rendre fiable l’information comptable et financière
➢ Donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de
l’entreprise
➢ Alimenter la centrale des bilans en informations comptables et financières pertinentes
et sûres
➢ Adapter le modèle comptable des entreprises aux normes internationales
➢ Inciter les opérateurs économiques du secteur informel à tenir une comptabilité
régulière

I.3. L’organisation du plan comptable d’une entreprise

3-1-Définition du plan comptable d’une entreprise


Le plan comptable d’une entreprise est la liste de tous les comptes utilisés par celle-ci.

3-2 -Les conditions de l’organisation comptable

L’organisation comptable doit respecter les conditions suivantes :


➢ Tenir la comptabilité dans la langue officielle et la monnaie du pays (en côte d’ivoire
on a le français et le franc CFA)
➢ Respecter le principe de la partie double
➢ Justifier les écritures comptables par des pièces comptables datées et conservées
pendant dix(10) ans au moins
➢ Enregistrer chronologiquement les opérations
➢ Identifier les enregistrements (origine, contenu, référence des pièces justificatives)
➢ Respecter le plan comptable SYSCOHADA
➢ Tenir obligatoirement des livres et autres supports permettant d’établir les états
financiers annuels(le journal, le grand livre, la balance, le livre d’inventaire)
➢ Arrêter les états financiers au plus tard dans les (4) mois qui suivent la date de clôture
de l’exercice (le 31 décembre)

3-3- Le cadre comptable

Toute entreprise, quelle que soit sa nationalité, définit le modèle de sa représentation


comptable et le matérialise par :
➢ une liste convenablement classée
➢ une numérotation (codification) de compte pour en rendre possible le traitement
informatique
➢ des règles de fonctionnement de ses comptes (quel compte débité, quel compte crédité
ou quelle opération, et de quel élément)

3-3-1- Numérotation
Le plan comptable SYSCOHADA repose sur une numérotation dite décimale où les chiffres
codifiant un compte se lisent toujours à partir de la gauche vers la droite
o Le premier chiffre indique la « classe » (classe 1, classe 2, classe 3……………)
o Les deux (02) premiers chiffres indiquent le compte principal
Exemple : 24 Matériels

o Les trois (03) premiers chiffres représentent le compte divisionnaire


Exemple : 244 Matériels et Mobiliers

o Les quatre (04) premiers chiffres représentent le sous compte


Exemple : 2441 Matériels de bureau

3-3-2- Les classes


Les comptes sont répartis en neuf (9) classes numérotées de 1 à 9
Comptes de bilan Classe 1 : comptes de ressources durables
1à5 Classe 2 : comptes d’actifs immobilisés
Classe 3 : comptes de stock
Classe 4 : comptes des tiers
Classe 5 : comptes de trésorerie
Comptes de gestion Classe 6 : comptes des charges des
6, 7,8 activités ordinaires
Classe 7 : comptes des produits des
activités ordinaires
Classe 8 : comptes des autres charges et
autres produits
Comptes de la comptabilité analytique Classe 9 : comptes de la CAGE
d’exploitation CAGE
II. LE BILAN

1. Définition
Le bilan est un tableau qui retrace la situation financière de l’entreprise à un moment bien
précis. Il présente le patrimoine (ensemble des biens et des dettes) de l’entreprise.
- A gauche, nous avons les biens et droits dont l’entreprise est propriétaire. C’est l’ensemble
des emplois appelés ACTIF du bilan

- A droite, nous avons les obligations auxquelles l’entreprise est soumise. C’est l’ensemble
des ressources appelés PASSIF du bilan.

Chaque année, l’entreprise établit deux bilans essentiels à savoir :


• Un bilan d’ouverture (généralement le 01/01/N) qui ne contient pas de résultat ;
• Un bilan de clôture (généralement le 31/12/N) qui contient un résultat.
La période qui sépare deux bilans est appelée l’exercice comptable.

2. La périodicité du bilan

➢ Le bilan est généralement établi à la fin d’un exercice comptable.


➢ Lorsque le bilan est établi à la fin de la création de l’entreprise, on parle de bilan de
constitution
➢ Lorsque le bilan est établi au cours d’un exercice comptable, on parle de bilan partiel
➢ Lorsque le bilan est établi au début d’un exercice comptable, on parle de bilan
d’ouverture
➢ Lorsque le bilan est établi à la fin d’un exercice comptable, on parle de bilan de
clôture
Remarque : le bilan de clôture de l’exercice comptable N est le bilan d’ouverture de
l’exercice N+1.

Exemple : le bilan de clôture de 2003 est le bilan d’ouverture de 2004.

3. Analyse du bilan

A- Actif du bilan

L’actif du bilan est l’ensemble des biens de l’entreprise. Il comprend trois


grandes masses à savoir :
➢ L’actif immobilisé (classe 2) ;
➢ L’actif circulant (classe 3&4) ;
➢ La trésorerie-actif (classe 5).

A.1. L’actif immobilisé (classe 2)

L’actif immobilisé est l’ensemble des biens qui ont une durée de vie supérieure
à un an au sein de l’entreprise. Il comprend trois parties :

▪ L’immobilisation incorporelle (21) ;


▪ L’immobilisation corporelle (22) ;
▪ L’immobilisation financière (25).

A.1.1. L’immobilisation incorporelle (21)

C’est l’ensemble des biens qu’on ne peut pas toucher. Exemple : logiciel, brevet,
licence, …..

A.1.2. L’immobilisation corporelle (22)

C’est l’ensemble des biens qu’on peut toucher. Exemple : terrain, bâtiment,
matériel de transport, mobilier de bureau, …..

A.1.3. Les immobilisations financières (25)

Ce sont des garanties. Exemple : dépôt et cautionnement versé, …..

A.2. L’actif circulant (classe 3&4)

L’actif circulant est l’ensemble des biens qui ont une durée de vie inférieure à un
an au sein de l’entreprise. Sont regroupés dans la rubrique de l’actif circulant :

o Les stocks (exemple : marchandises ; matières premières ; ….)


o Les créances (exemple : clients)
o Les débiteurs divers (exemple : fournisseur débiteur)

A.3. La trésorerie-actif (classe 5)

C’est l’ensemble des liquidités. Sont regroupés dans la rubrique de la


trésorerie-actif : titres de placement ; banque ; chèques postaux ; banque ; …

B. Passif du bilan

Le passif du bilan est l’ensemble des ressources (dettes). Il comprend trois


grandes masses à savoir :

➢ Les ressources durables (classe 1) ;


➢ Le passif circulant (classe 4) ;
➢ La trésorerie-passif (classe 5).

B.1. Ressources durables (classe 1)

Les ressources durables sont des dettes à long terme c’est-à-dire, leur durée
de vie est supérieure à un an sein de l’entreprise. Elles comprennent deux
parties :

o Les capitaux propres (exemple : capital ; résultat ; réserve ; …) ;


o Les dettes financières (exemple : emprunt).

B.2. Le passif circulant (classe 4)

C’est l’ensemble des dettes à moyen terme. Sont regroupés dans la rubrique du
passif circulant :

▪ Fournisseurs ;
▪ Dettes fiscales (dettes envers l’Etat) ;
▪ Dettes sociales (dettes envers les organismes sociaux tels que
CNPS)
▪ ………..

B.3. La trésorerie-passif

C’est l’ensemble des découverts bancaires (exemple : crédit de trésorerie)

C. TABLEAU DU BILAN

ACTIF Montant PASSIF Montant


1° Actif immobilisé (classe 2) 1° Ressources durables (classe 1)

- Capitaux propres
X
- immobilisation incorporelle (21)
X - Dettes financières X
- immobilisation corporelle (22)
- immobilisation financière (25) X
X 2° Passif circulant (classe 4)
2° Actif circulant (classe 3&4) X
- Fournisseurs
- Dettes fiscales X
- Stocks (classe 3) X - Dettes sociales X
- Créance (Client) (classe 4)
X - …………. X
- débiteurs divers (classe 4)
- ……….. X 3° Trésorerie- passif (classe 5)
X
3° Trésorerie-actif (classe 5) - Découverts bancaires X
- …………… X
- Titres de placement X
- Banque X
- Chèques postaux (CCP) X
- ……….. X
TOTAL A TOTAL A

REMARQUE : L’équilibre fondamental du bilan est :

TOTAL ACTIF = TOTAL PASSIF

EXERCICE N°1

Vous disposez des informations suivantes : Emprunt : 70 % du capital ; marchandises :


11 000 000 ; matériel et mobilier : 30 % du capital ; banque : 2 300 000 ; caisse : 100 000 ;
clients : 600 000.
TRAVAIL A FAIRE : Etablir le bilan relatif à ces informations concernant l’entreprise BTC.

EXERCICE N°2

L’inventaire de la société BTC donne les soldes suivants pour les comptes du bilan au 30/ 03/
2018 :
Capital (à déterminer) ; emprunt : 3 400 000 F ; Fonds commercial : 6 000 000 ; Terrain :
4 500 000 ; Client effet à recevoir : 2 300 000 ; Fournisseur d’investissement : 3 400 000 ;
Construction : 12 400 000 ; Matériel industriel : 2 450 000 ; Banque : 1 234 000 ; Caisse :
560 000 ; Chèques postaux : 125 000 ; Résultat (perte) de 1 120 000.

TRAVAIL A FAIRE : Présenter le bilan de la société BTC avec les grandes masses.

EXERCICE N°3

Chargé de la comptabilité de l’entreprise KONAN, on vous fournit les renseignements


suivants au 01 / 01 / N :

Construction : 5 000 000 F ; matériel : 650 000 F ; banque : 210 000 F ; caisse : 160 000 F ;
capital : 4 000 000 F ; emprunt : 2 000 000 F ; fournisseur : 1 800 000 F ; client : 1 600 000 F ;
stock de marchandises : (à déterminer).

Les opérations de la période ont été les suivantes :

02 / 01 /N- Acquisition d’un matériel 100 000 F payé par chèque bancaire.
03 / 01 / N- Remboursement par prélèvement bancaire de 2,5 % de l’emprunt
04 / 01 / N- Achat de marchandises par chèque bancaire 30 000 F.
05 / 01 / N- Vente au comptant de marchandises par chèque bancaire 400 000 F (ces
marchandises ont été achetées à 200 000 F.)
06 / 01 / N- Retrait de la banque pour alimenter la caisse 70 000 F.
07 / 01 / N- Achat à crédit d’un matériel 90 000 F.
08 / 01 / N- Règlement de la dette du 07 par chèque bancaire.
09 / 01 / N- Des gangsters font éruption dans l’entreprise et emportent 200 000 F.
10 / 01 / N- Réglée en espèces la facture de CIE 15 000 F
11 / 01 / N- On a ramassé 50 000 F dans la cour de l’entreprise, le propriétaire n’a jamais été
retrouvé, il devient la propriété de l’entreprise.
TRAVAIL A FAIRE

1) Etablir le bilan d’ouverture au 01 / 01 / N


2) Analyser les opérations en emplois et ressources.
3) Dresser le bilan à la date du 31 / 12 / N

EXERCICE N°4

L’entreprise GROS-GRAS vous fournit les informations en pourcentage sur son bilan à la fin de
l’exercice 2014.

- Actif immobilisé : Bâtiment : 10 % ; Terrain : 10 % ; Matériel : 15 %


- Actif circulant : Stock : 20 % ; Créances : 35 % ;

- Trésorerie actif : Banque : 5 % ; Caisse : 5 %

- Ressource durable : Capital : 25 % ; Subvention : 10 % ; Dettes financières : 20 %

- Passif circulant : Fournisseur d’exploitation : 20 % ; Fournisseur d’investissement : 10 % ;


Etat : 5 %

NB : Ces différentes masses ne tiennent pas compte du résultat

TRAVAIL A FAIRE

1° Déterminer en pourcentage le résultat de l’entreprise.


2° Sachant que ce résultat est de 2 000 000, retrouver les valeurs réelles des différentes masses du
bilan.

EXERCICE N°5

Une entreprise établit son bilan à la fin d’un exercice. Le capital apporté par l’exploitation au début
de l’exercice est 5.000.000 ; mais il a été augmenté au cours de l’exercice par apport nouveau.

L’inventaire au 31 décembre donne les renseignements suivants :

Matériel : 4.000.000 ; marchandises en magasin: 35.000.000 ; créances diverses : 2.500.000 ; caisse :


18.000.000 ; dettes diverses : 55 % du matériel qui représente quant à lui, la moitié du capital social
total.

TRAVAIL A FAIRE
1/ Donner :

✓ la définition du bilan ;
✓ l’équilibre fondamental du bilan.

2/ Etablir le bilan de cette entreprise

EXERCICE N°6

Le bilan de l’entreprise « TINOH » comporte les éléments suivants :

Bâtiment 8 000 000 ; banque 4 000 000 ; caisse 2 000 000 ; mobilier de bureau 2 000 000 ; capital (à
déterminer) ; titres de participation 1 500 000 ; matières premières 3 000 000 ; matériel de transport
4 500 000 ; emprunt 8 000 000 ; fournisseurs 7 000 000.

Travail à faire : 1 – Déterminer le montant du capital

2 – Dresser le bilan de l’entreprise « TINOH »

EXERCICE N°7

Le 01/01/2015, le bilan de l’entreprise « SONACO » comporte les éléments suivants :

Bâtiment 16 000 000 ; terrain 10 000 000 ; banque 10 000 000 ; caisse 6 000 000 ; mobilier de bureau
3 000 000 ; capital 39 000 000 ; client 6 000 000 ; Etat, TVA due 3 000 000 ; marchandises
11 000 000 ; matériel de transport 6 000 000 ; emprunt 11 000 000 ; fournisseurs d’exploitation
5 000 000 ; fournisseurs d’investissement 6 000 000 ; client, avance reçue 4 000 000.

Travail à faire : Dresser le bilan de l’entreprise «SONACO »

EXERCICE N°8

Le bilan de l’entreprise « DOUMEX » comporte les éléments suivants :

Capital 6 500 000 ; Etat, TVA due 1 000 000 ; caisse 500 000 ; client 500 000 ; banque 2 500 000 ;
marchandises 2 000 000 ; matériel et outillage 2 000 000 ; mobilier de bureau

37,5 % du montant des fournisseurs ; emprunt 7 000 000 ; Bâtiment 5 000 000.

Travail à faire : 1 – Déterminer le montant des fournisseurs et en déduire celui du mobilier de bureau

2 – Dresser le bilan de l’entreprise « DOUMEX »

EXERCICE N°9

Le bilan de l’entreprise « THANRY » comporte les éléments suivants :


Fournisseurs 5 000 000 ; mobilier 5% de l’emprunt ; caisse 10 000 000 ; banque 8 % de l’emprunt ;
capital 35 000 000 ; terrain 8 000 000 ; bâtiment 10 000 000 ; marchandises 5 000 000 ; clients
12 000 000.

Travail à faire : 1 – Déterminer le montant de l’emprunt et en déduire celui du mobilier de bureau

Ainsi que celui de la banque

2 – Dresser le bilan de l’entreprise « THANRY »

EXERCICE N°10

Le 30/05/2015, un commerçant n’ayant jamais tenu de comptabilité fait l’inventaire général des
biens et des dettes de son entreprise et trouve :

Espèces en caisse : 6 000 000 ; créance sur les clients : 8 000 000 ; fonds déposés en banque :
8 000 000 ; marchandises : 13 000 000 ; dettes envers les prêteurs : 6 000 000 ; dettes envers les
fournisseurs : 9 000 000 ; bâtiments : 3 500 000 ; matériel industriel : 4 000 000 ; mobilier de bureau :
3 000 000.

Travail à faire : 1 – Déterminer le montant du capital (K)

2 – Dresser le bilan

EXERCICE N°11

Le 01/01/2016, la situation active et passive de l’entreprise « IDRISSA » se présente comme suit :

Terrain 6 000 000 ; bâtiment 16 000 000 ; matières premières : 5 000 000 ; matériel de transport
9 000 000 ; produits finis 2 000 000 ; matériel de bureau 4 000 000 ;

ses clients lui doivent 8 000 000 ; elle a 10 000 000 déposés sur son compte en banque et 4 500 000
d’espèces en caisse. Elle doit 11 000 000 à ses fournisseurs ; 600 000 de taxes à l’Etat et 200 000 de
cotisation à la CNPS.

Travail à faire : 1 – Déterminer le montant du capital (K)

2 – Dresser le bilan au 01/01/2016


Chapitre 4 : LE COMPTE ET LA COMPTABILITE A PARTIE DOUBLE

1. Définition
Le compte est un tableau à deux colonnes de sommes dont l’une réservée aux emplois (à
gauche) et l’autre réservée aux ressources (à droite). Le côté gauche est appelé DEBIT (D)
enregistre les emplois et le côté droit appelé CREDIT (C) enregistre les ressources.

2. Présentation
Il existe plusieurs modèles de présentation d’un compte :

❖ Le modèle de compte à colonnes séparées

N° et Intitulé
DEBIT CREDIT
DATE LIBELLE Montant DATE LIBELLE Montant

TOTAL TOTAL

❖ Le modèle de compte à colonnes mariées sans soldes

N° et Intitulé
Date libellés MONTANT
Débit crédit

TOTAL
❖ Le modèle de compte à colonnes mariées avec soldes

N° et Intitulé
MONTANT SOLDES
dates libellés
débit Crédit débiteur créditeur

TOTAL

❖ Le modèle de compte schématique ou compte en « T »

Débit N° et Intitulé Crédit

3. Vocabulaire

❖ Un compte est crédité si pour une opération qui le concerne, il enregistre une
ressource
❖ Un compte est débité si pour une opération qui le concerne, il enregistre un
emploi
❖ Imputer un compte : c’est porter une somme au débit ou au crédit de ce
compte
❖ Débiter un compte : c’est porter une somme au débit de ce compte
❖ Créditer un compte : c’est porter une somme au crédit de compte
❖ Tirer le solde d’un compte : c’est calculer le solde de ce compte
❖ Solder un compte : c’est l’annuler ou l’apurer
❖ Ouvrir un compte : c’est porter un solde débiteur (SD) à son débit ou un solde
créditeur (SC) à son crédit
❖ Fermer un compte : c’est porter un solde débiteur (SD) à son crédit ou un
solde créditeur (SC) à son débit

Remarque :
• Avant d’imputer ou de mouvementer un compte, il faut l’ouvrir.
• Après avoir imputé ou mouvementé un compte de toutes les opérations d’une période
donnée, il faut tirer son solde et le fermer.

4. Le solde d’un compte


C’est la différence entre le total des sommes débitées et celui des sommes créditées :
SOLDE = TOTAL DEBIT - TOTAL CREDIT

➢ Lorsque le total des sommes portées au débit est supérieur à celui des sommes
portées au crédit, le solde est débiteur
TOTAL DEBIT > TOTAL CREDIT

➢ Lorsque le total des sommes portées au débit est inférieur à celui des sommes
portées au crédit, le solde est créditeur.
TOTAL DEBIT < TOTAL CREDIT

➢ Lorsque le total des sommes portées au débit est égal au total des sommes portées
au crédit, on dit dans ce cas que le compte est soldé

TOTAL DEBIT = TOTAL CREDIT

5. Fonctionnement des comptes

1- Les comptes du bilan


Ils sont regroupés dans les comptes de la classe 1 à la classe 5.

1-1-Les comptes de l’actif du bilan


Ces comptes se classent par ordre de liquidité croissante et ont un solde toujours débiteur
ou nul.
Ils augmentent par leur débit et diminuent par leur crédit.

Débit Crédit
+

1-2-Les comptes du passif du bilan


Ces comptes se classent par ordre d’exigibilité croissante et ont un solde créditeur ou nul.
Sauf le compte 13 résultat net de l’exercice qui s’inscrit toujours au passif précédé d’un signe
(-), lorsque son solde est débiteur (cas de perte). Les comptes du passif augmentent par leur
crédit et diminuent par leur débit.
Débit Crédit
+

NB : On dit en général que les comptes du bilan augmentent du côté où ils sont inscrits.

2-Les comptes de gestion


Les comptes de gestion enregistrent au cours d’une période donnée, les charges c’est-à-dire
les emplois définitifs et les produits c’est-à-dire les ressources internes. Ils sont regroupés
dans les comptes de la classe 6,7 et 8.
Les comptes de gestion sont classés en deux grandes catégories :
Les comptes de charges et les comptes de produits.

2-1-Les comptes de charges


Les charges constituent des appauvrissements pour l’entreprise. Ce sont des emplois
définitifs ou des valeurs décaissées ou à décaisser.
Les comptes de charges regroupés dans les classes 6 (comptes de charges des activités
ordinaires (A O)) et dans la classe 8 (comptes de charges hors activités ordinaires (H A O))
impairs fonctionnent comme les comptes de l’actif du bilan.

2-2-Les comptes de produits


Les produits constituent pour l’entreprise des enrichissements. Ce sont des ressources
internes ou des valeurs reçues ou à recevoir.
Les comptes de produits regroupés dans les classes 7 (comptes de produits des activités
ordinaires (A O)) et dans la classe 8 (comptes de produits hors activités ordinaires (H A O))
pairs fonctionnent comme les comptes du passif du bilan.

EXERCICE
L’entreprise Konan a réalisé les opérations suivantes dans le mois de décembre 1997 :
03/12/97 : vente de marchandises à crédit 300 000f à Koffi
07/12/97 : achat à crédit de marchandises 20 000f
09/12/97 : règlement en espèce d’une partie de la dette du 07/12/97 60 000f
12/12/97 : reçu de Koffi la somme de 270 000f en règlement d’une partie de la dette.

Travail à faire
Présenter les différents comptes schématiques, mariés et séparés utilisés par l’entreprise.
SECTION 2 : LA COMPTABILITE A PARTIE DOUBLE

A- Le principe de la partie double


Pour une opération donnée, lorsqu’on débite un (1) ou plusieurs comptes, on crédite un (1)
ou plusieurs autres pour une somme égale.
Exemple 1 : vente contre espèces de marchandises 500 000 (ces marchandises ont coûté
350 000)
Exemple 2 : vente de marchandises à crédit 800 000 (ces marchandises ont coûté
1 200 000f)

EXERCICE
Le 31 Décembre 2007, l’extrait du bilan de la société KERELO révèle que les comptes client,
banque, ccp, et caisse sont débiteurs, respectivement de 4 500 000f, 5 000 000f, 3 200 000f
et de 1 800 000f alors que le compte fournisseur est créditeur de 5 500 000f.
Au cours du mois de janvier 2008, elle a réalisé les opérations suivantes :
01/01 : emprunt à la banque de 1 200 000t au taux d’intérêt annuel de 10% sur 24 mois
02/01 : achat de marchandises réglé par chèque bancaire 2 200 000, le 1/10 en espèces et le
reste à crédit. Ces marchandises ont coûté 5 000 000f
03/01 : vente de marchandises à 800 000, réglée en espèces 200 000f, le reste par chèque.
Ces marchandises ont coûté 650 000f
04/01 : vente de marchandises250 000, réglée par chèque postal ; ces marchandises ont
coûté 275 000f
05/01 : vente de marchandises à 600 000, réglée de moitié par chèque, le 1/3 en espèces et
le reste à crédit. Ces marchandises ont coûté 450 000f
07/01 : règlement de la facture téléphonique 48 000f, contre chèque postal
10/01 : reçu des clients un chèque postal de 1 000 000f et un chèque bancaire, en règlement
de toutes nos créances
12/01 : reçu des clients une avance de 750 000f en espèces sur une commande de
1 500 000f de marchandises. Ces marchandises ont coûté 1 000 000f
14/01 : règlement en espèce des factures d’eau 25 000f et d’électricité 55 000f
17/01 : règlement aux fournisseurs de leurs créances 2 500 000f par chèque postal
19/01 : règlement en espèces aux fournisseurs d’une avance de 500 000f sur commande de
marchandises de 2 000 000f
20/01 : règlement par chèque aux fournisseurs de la moitié des marchandises commandées
le 19/01.
Le solde sera libéré à la livraison de ces marchandises
22/01 : vente de marchandises à 1 800 000f, réglée au 1/3 en espèces et le reste par chèque.
Cette vente a occasionné un bénéfice de 300 000f
24/01 : achat de fourniture de bureau contre chèque postal 150 000f
25/01 : remboursement d’emprunt bancaire 60 000f dont 10 000f d’intérêts
27/01 : règlement du loyer du mois 50 000f en espèces
28/01 : vente de marchandises à crédit 950 000f. Aucun résultat n’a été enregistré à cet
effet
29/01 : règlement aux fournisseurs du solde de la commande du 19/01 par chèque. Les
marchandises ont été livrées ce jour.
31/01 : règlement des salaires par virement bancaire 1 750 000f

Travail à faire
1-Analyser ces opérations en emploi- ressource
2-Présenter les comptes client, banque, ccp, caisse et fournisseur de l’entreprise sous toutes
leurs formes.

B- Le virement comptable
Définition
Le virement comptable est une opération par laquelle, une somme est transférée du débit
d’un compte au débit d’un autre compte ou du crédit d’un compte au crédit d’un autre
compte.

Principe du virement comptable


Pour transférer une somme du débit d’un compte Bamba au débit d’un compte René, il faut
créditer le compte Bamba pour annuler la somme en question et débiter le compte René.
D Compte Bamba C D compte René C
SOMME SOMME SOMME

• virement comptable, instrument de rectification des erreurs


Exemple : on vous demande de débiter le compte du client Konan. Mais c’est celui de Koffi
qui a été débité de 600 000f
D compte Koffi C D compte Konan C
600 000 600 000 600 000

• virement comptable, instrument de synthèse (regroupement)


C’est le virement de somme de plusieurs comptes vers un compte commun, de même nature
Exemple : La BIAO veut regrouper dans son compte principal client, les comptes de monsieur
KOFFI (débiteur de 30 000f) et de monsieur ALI (débiteur de 40 000f).

D Ali C D Koffi C D client C


40 000 40 000 30 000 30 000 30 000
40 000

4044
• virement comptable, instrument d’analyse (ventilation ou éclatement)
C’est le virement de sommes d’un compte vers plusieurs autres comptes de même nature

Exemple : L’entreprise AFFERIE dispose dans son compte 244 : matériel et mobilier, des
biens d’une valeur de 110 000 f dont 40 000 f en matériel et 70 000 f en mobilier.

D matériel et mobilier C D matériel C D mobilier C


40 000 40 000 40 000 70 000
70 000 70 000

C- La réciprocité des comptes


Notion de réciprocité
Deux comptes sont dits réciproques lorsque dans deux comptabilités différentes, lorsque
l’un est crédité d’un montant, l’autre est débité du même montant ou vis versa. Ils indiquent
des soldes identiques mais opposés.

Remarque : Il ne faut pas confondre la réciprocité et la partie double. Les comptes


réciproques appartiennent à deux comptabilités distinctes tandis que la partie double
intéresse les comptes d’une même comptabilité.

Exemple : le 0912/N le fournisseur Ballo vend à crédit des marchandises à Ali d’un montant
de 300 000f. Le 30/12/N, Ali règle 20 000f sur le montant de la facture.

Travail à faire
Présenter le compte client Ali chez le fournisseur Ballo et le compte fournisseur Ballo chez le
client Ali.

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