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Les Attributs Juridiques de L Etat FINAL

Le document traite des attributs juridiques de l'État, en se concentrant sur la souveraineté interne et externe ainsi que sur la personnalité juridique. Il explique comment ces éléments permettent à l'État d'exister légalement et d'agir en tant qu'entité reconnue tant au niveau national qu'international. L'analyse souligne l'importance de ces attributs dans le contexte des évolutions contemporaines de l'autorité étatique.

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Les Attributs Juridiques de L Etat FINAL

Le document traite des attributs juridiques de l'État, en se concentrant sur la souveraineté interne et externe ainsi que sur la personnalité juridique. Il explique comment ces éléments permettent à l'État d'exister légalement et d'agir en tant qu'entité reconnue tant au niveau national qu'international. L'analyse souligne l'importance de ces attributs dans le contexte des évolutions contemporaines de l'autorité étatique.

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ISSA DIOMBERA

AIDA MBENE GUEYE

MARIEME SYLVIE AHOU GUEYE

THEME : LES ATTRIBUTS JURIDIQUES DE L’ETAT

Depuis longtemps, l’État est considéré comme la forme la plus organisée pour exercer le
pouvoir dans une société. Dans le contexte actuel, marqué par de nombreux
bouleversements, il est important de comprendre ce qui rend un État reconnu d’un point de
vue juridique.

Les attributs juridiques sont les éléments qui montrent qu’un État peut exister, agir et être
reconnu comme une entité légitime. L’État peut être défini, selon Max Weber, comme une
organisation politique qui détient, dans un territoire donné, le monopole de la violence
légitime.

Ce sujet ne cherche pas à parler de toutes les fonctions de l’État, mais plutôt de ce qui lui
permet d’exister légalement à l’intérieur de ses frontières et au niveau international.

Il est donc important de se poser la question suivante : quels sont les éléments de droit qui
permettent de reconnaître qu’un État existe vraiment ?

Ce sujet est utile pour mieux comprendre comment fonctionne l’État, quels sont ses
fondements juridiques et comment il peut être reconnu dans le monde. Il permet aussi de
mieux saisir les rapports entre le droit national et le droit international.

Nous allons donc analyser deux éléments essentiels : la souveraineté et la personnalité


juridique.

I-L’expression de la souverainte : fondement de l’autorite etatique

A-La souveraineté interne


B-La souveraineté externe

II-La personnalite juridique de l’Etat

A-La personnalité juridique interne

B-La personnalité juridique internationale

L’État, en tant que construction juridique et politique, s’est imposé au fil de l’histoire comme
la forme d’organisation la plus aboutie du pouvoir sur un territoire donné. Né de la
nécessité de structurer l’autorité, de garantir la paix sociale et de réguler les rapports entre
individus, l’État moderne repose sur un ensemble d’attributs juridiques qui assurent son
existence et sa légitimité. Ces attributs, parmi lesquels figurent la souveraineté (interne et
externe) et la personnalité juridique (interne et internationale), permettent de définir l’État
non seulement comme une réalité institutionnelle, mais surtout comme un sujet de droit,
doté de prérogatives lui permettant de fonctionner dans un cadre national et international.
À l’heure où la mondialisation, les dynamiques régionales et les revendications identitaires
bousculent les formes classiques de l’autorité étatique, interroger les attributs juridiques de
l’État permet de mieux comprendre les fondements de son pouvoir, ses fonctions
essentielles, ainsi que les limites de son action dans un monde en constante évolution.
C’est dans ce contexte que notre sujet s’interroge sur les attributs juridiques de l’Etat

A ce niveau l’Etat peut etre defini selon Max Weber comme une entreprise politique a
caractere institutionnelle lorsque etant que sa direction administrative revendique avec
succes dans l’application du reglement le monopole de la violence physique legitime .

Pour mieux apprehender notre sujet nous allons analyser les attributs juridiques qui
permettent l’existence d’un Etat .

Notre sujet va nous permettre de mieux comprendre les attributs juridiques de l’Etat .

Ainsi Quels sont les éléments juridiques qui permettent de reconnaître l’existence et la
souveraineté d’un État ?
L’expression de la souveraineté, fondement de l’autorité étatique (I) et la personnalité
juridique (II) font les attributs juridiques de l’Etat .

I-L’expression de la souverainete : fondement de l’autorite etatique

L’expression de la souveraineté, fondement de l’autorité étatique (A) et la personnalité


juridique (B) font les attributs juridiques de l’Etat

A-La souverainete interne

La souveraineté interne constitue l’un des attributs fondamentaux de l’État, en ce qu’elle


incarne son autorité suprême sur l’ensemble de son territoire et de sa population. Elle se
manifeste par la capacité exclusive de l’État à édicter les règles de droit, à organiser les
pouvoirs publics et à imposer sa volonté aux individus, institutions et collectivités présents
sur son sol. Cette souveraineté implique que nul autre pouvoir ne peut prétendre exercer
une autorité supérieure à celle de l’État à l’intérieur de ses frontières, ce qui en fait le
détenteur du monopole de la contrainte légitime, selon la célèbre définition de Max Weber.
Par cette prérogative, l’État se voit confier la mission d’assurer l’ordre public, de garantir la
sécurité des citoyens et de faire appliquer la loi au moyen de ses institutions judiciaires,
policières ou administratives. La souveraineté interne fonde également la légitimité des
autorités publiques, issues du peuple ou d’une autorité constitutionnelle, selon le régime
politique en place. Elle permet à l’État de se doter d’une Constitution, d’en organiser la
révision, de créer des institutions compétentes pour faire fonctionner les pouvoirs exécutif,
législatif et judiciaire, et de garantir les droits et libertés des citoyens. Toutefois, cette
souveraineté n’est pas absolue : dans les États démocratiques, elle est encadrée par des
principes de droit, comme la séparation des pouvoirs, l’État de droit ou encore le respect
des droits fondamentaux. De plus, bien que souverain à l’intérieur, l’État moderne doit
souvent composer avec des contraintes extérieures qui influencent l’exercice de sa
souveraineté interne, notamment dans les contextes de mondialisation, de régionalisation
ou de décentralisation. Néanmoins, malgré ces évolutions, la souveraineté interne reste
l’expression première de l’autorité étatique et le fondement juridique de son existence, car
sans elle, l’État ne pourrait ni affirmer sa légitimité ni exercer ses fonctions régaliennes sur
le territoire national.

B-La souverainete externe

La souveraineté externe constitue un pilier essentiel de l’existence juridique de l’État, en ce


qu’elle consacre son indépendance à l’égard des autres entités étatiques et internationales,
lui permettant d’exister en tant que sujet autonome dans l’ordre juridique international. Elle
se traduit par la faculté exclusive pour l’État de déterminer librement sa politique
étrangère, d’établir des relations diplomatiques, de conclure des traités, de participer à des
organisations internationales et, plus largement, d’interagir avec les autres membres de la
communauté internationale sans ingérence extérieure. Cette indépendance est garantie par
des principes fondamentaux du droit international public, tels que le respect de la
souveraineté, l’égalité juridique entre les États, le principe de non-ingérence dans les
affaires intérieures et le droit à l’autodétermination. La souveraineté externe confère
également à l’État une personnalité juridique internationale : il peut être tenu responsable
en cas de violation du droit international, ester devant des juridictions internationales
comme la Cour internationale de justice, ou revendiquer ses droits face à d’autres États. Elle
permet aussi à l’État d’assurer sa sécurité nationale et de défendre ses intérêts stratégiques,
économiques ou culturels au niveau mondial. Toutefois, cette souveraineté connaît
aujourd’hui certaines limitations en raison de l’émergence d’une interdépendance
croissante entre États, de l’influence des organisations supranationales (comme l’Union
européenne) ou encore de l’essor du droit international des droits de l’homme, qui impose
aux États des obligations contraignantes au-delà de leurs frontières. De plus, pour les États
les plus faibles ou nouvellement créés, la souveraineté externe reste conditionnée à la
reconnaissance internationale, qui demeure un acte politique autant que juridique. Malgré
ces contraintes, la souveraineté externe demeure un attribut central de l’État, car elle assure
sa pleine participation à l’ordre mondial et garantit son autonomie politique sur la scène
internationale, condition indispensable à son égalité avec les autres membres de la société
des États.

II-La personnalite juridique de l’Etat

La personnalité juridique de l’Etat repose sur sa personnalité juridique interne (A) et ka


personnalité juridique internationale (B)

A-La personnalite juridique interne

La personnalité juridique interne de l’État est un attribut fondamental qui lui confère la
capacité d’être titulaire de droits et d’obligations au sein de l’ordre juridique national, tout
en lui permettant d’agir en tant que sujet de droit à travers ses institutions. Cette
personnalité se manifeste par la possibilité pour l’État d’édicter des normes juridiques,
d’entrer dans des relations contractuelles, d’exercer des prérogatives de puissance publique
et de se porter partie devant les juridictions internes, aussi bien en tant que demandeur que
défendeur. En tant que personne morale de droit public, l’État dispose d’un patrimoine, d’un
budget, de services publics et de moyens juridiques pour organiser la vie collective. Il crée
et encadre juridiquement l’ensemble des personnes morales publiques qui composent
l’administration (collectivités territoriales, établissements publics, etc.), et il détient
l’autorité législative, réglementaire et judiciaire qui permet de réguler les rapports sociaux,
politiques et économiques à l’intérieur du territoire. Cette personnalité juridique interne
fonde également la hiérarchie des normes et garantit l’unité de l’ordre juridique national,
dont la Constitution est le sommet. En outre, elle permet à l’État de faire respecter la loi,
d’assurer la sécurité juridique des citoyens et de mettre en œuvre les politiques publiques à
travers l’action de ses organes (gouvernement, Parlement, administration). Elle est donc
indissociable de la souveraineté interne, car sans personnalité juridique, l’État ne pourrait
exercer ses fonctions de manière légitime ni faire respecter son autorité. Toutefois, cette
personnalité n’est pas absolue : elle est encadrée par les principes de l’État de droit, la
séparation des pouvoirs, le contrôle juridictionnel et le respect des libertés fondamentales.
Ainsi, même s’il détient des pouvoirs étendus, l’État ne peut agir de manière arbitraire, car
ses actes doivent être conformes à la légalité et susceptibles de recours. En définitive, la
personnalité juridique interne est ce qui permet à l’État de s’incarner juridiquement,
d’organiser le fonctionnement institutionnel du pays et de se comporter comme un
véritable acteur du droit dans la société qu’il gouverne.

B-La personnalite juridique internationale

La personnalité juridique internationale de l’État est un attribut essentiel qui lui reconnaît
la qualité de sujet de droit dans l’ordre juridique international, lui permettant ainsi de
participer pleinement aux relations internationales et d’exercer des droits et obligations au-
delà de ses frontières. En tant que sujet principal du droit international, l’État dispose de la
capacité de conclure des traités, de reconnaître d’autres États ou gouvernements, d’établir
des relations diplomatiques, de participer à des organisations internationales et d’engager
sa responsabilité en cas de violation des normes internationales. Cette personnalité
juridique découle de la souveraineté externe de l’État et se traduit par sa faculté d’agir sur la
scène internationale sans être subordonné à une autorité supérieure. Elle est juridiquement
reconnue par les grands textes fondateurs du droit international, notamment la Charte des
Nations Unies, qui repose sur le principe de l’égalité souveraine entre les États. Grâce à cette
personnalité, l’État peut aussi soumettre un différend à la Cour internationale de justice,
intervenir devant d’autres juridictions internationales, ou encore bénéficier d’immunités
juridictionnelles et diplomatiques qui le protègent dans ses fonctions. Toutefois, la
reconnaissance effective de cette personnalité repose en pratique sur l’acceptation par les
autres membres de la communauté internationale, ce qui explique les débats autour de
certains entités comme la Palestine ou le Kosovo. Par ailleurs, l’évolution du droit
international moderne tend à encadrer davantage cette personnalité par des obligations
impératives, notamment en matière de droits de l’homme, de droit humanitaire, de
protection de l’environnement ou de justice internationale, ce qui limite la liberté d’action
des États au nom de l’intérêt général mondial. De même, la multiplication des acteurs non
étatiques (entreprises multinationales, ONG, individus, organisations internationales) tend
à relativiser le monopole des États comme seuls sujets de droit international, bien que ceux-
ci en demeurent les piliers. En somme, la personnalité juridique internationale permet à
l’État d’exister, d’interagir, de coopérer mais aussi de répondre de ses actes dans l’ordre
international, ce qui en fait un élément incontournable de sa reconnaissance et de sa
légitimité dans le concert des nations.

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