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Biométrie

Le mot biométrie signifie littéralement « mesure du


vivant » et désigne dans un sens très large l'étude
quantitative des êtres vivants. Parmi les principaux
domaines d'application de la biométrie, on peut citer
l'agronomie, l'anthropologie, l'écologie et la médecine.

L'usage de ce terme se rapporte de plus en plus à l'usage


de ces techniques à des fins de reconnaissance,
d'authentification et d'identification, le sens premier du
mot biométrie étant alors repris par le terme biostatistique.

La biométrie est la vérification de l'identité d'un individu


par ce qu'il est, c'est-à-dire en utilisant des
caractéristiques physiques ou comportementales.
:
Différentes
significations

Étude quantitative des


êtres vivants
Durant tout le XXe siècle, le mot « biométrie » a été utilisé
quasi exclusivement dans le sens très large de l'« étude
quantitative des êtres vivants », notamment à l'aide des
méthodes statistiques. C'est dans cette optique que la
revue Biometrika paraît depuis 1901 et que The
International Biometric Society1 (Société internationale de
biométrie) a été fondée en 19472,3.

On peut mentionner aussi les revues Biometrics Bulletin


(devenue Biometrics (en)) et Biometrische Zeitschrift
(devenue Biometrical Journal), lancées respectivement en
1945 et 1959, ainsi que l'existence d'un nombre important
de sociétés et groupes nationaux de biométrie.
:
Identification des
personnes
Depuis le début du XXIe siècle, le mot « biométrie » est
utilisé également dans le sens plus restrictif de
l'« identification des personnes » en fonction de
caractéristiques biologiques, telles que les empreintes
digitales, les traits du visage, etc. ou de caractéristiques
comportementales, telles que la reconnaissance vocale, la
signature, la démarche, etc.

Informations
complémentaires
En anglais, la distinction entre les deux acceptions du mot
« biométrie » est parfois faite en utilisant respectivement
« biometry (en) » dans le premier cas et « biometrics (en) »
dans le deuxième cas. Dans le premier cas, le mot
« biostatistique » (en anglais : « biostatistics ») est aussi
considéré dans une certaine mesure comme équivalent de
:
« biométrie », en particulier dans le domaine médical.

On pourrait ajouter qu'au cours du XIXe siècle, le mot


« biométrie » avait déjà été utilisé, sans réelles bases
scientifiques, dans l'optique de la recherche des
« vibrations vitales », en vue de mesurer des degrés de vie,
de santé et de maladie4.

Identification des
personnes
En France, le CLUSIF définit sa propre acception du mot
« biométrie » :

« étude mathématique des


variations biologiques à
l'intérieur d'un groupe
déterminé ». Les techniques
d'identification par la
:
biométrie servent
principalement à des
applications dans le domaine
de la sécurité, comme le
contrôle d'accès
automatique, un tel dispositif
étant qualifié de « système de
contrôle biométrique ». L'État
français et d'autres étudient
également les applications
militaires des
nanotechnologies.
« Un système de contrôle
:
biométrique est un système
automatique de mesure basé
sur la reconnaissance de
caractéristiques propres à
l'individu » (d'après le
CLUSIF).
Ce contrôle des individus aux moyens de technologies
mises au service de sociétés privées ou publiques pose
cependant des questions éthiques car la Commission
nationale de l'informatique et des libertés et les citoyens
disposent de peu de moyens pour en contrôler l'utilisation
et éviter les éventuels abus.

Analyse morphologique
L'analyse morphologique peut se pratiquer avec les
empreintes digitales, l'iris, le réseau vasculaire de la rétine
:
ou de la paume de la main, la morphologie de la main, le
poids, ainsi qu'avec les traits du visage.

Les deux moyens biométriques principaux sont les


empreintes digitales et l'iris.

Les empreintes digitales

Clé USB à
reconnaissance
biométrique d'empreintes
digitales

Article détaillé : Empreinte


digitale.
Une empreinte digitale est le dessin formé par les lignes de
:
la peau des doigts, des paumes des mains, des orteils ou
de la plante des pieds. Ce dessin se forme durant la
période fœtale. Il existe deux types d’empreintes :
l'empreinte directe (qui laisse une marque visible) et
l'empreinte latente (saleté, sueur ou autre résidu déposé
sur un objet). Elles sont uniques et immuables, elles ne se
modifient donc pas au cours du temps (sauf par accident
comme une brûlure par exemple). La probabilité de trouver
deux empreintes digitales similaires est de 1 sur 1024. Les
jumeaux homozygotes auront des empreintes très
proches [réf. nécessaire] mais pas identiques.

Elles sont composées, de façon rudimentaire, de


terminaisons en crêtes, soit le point où la crête s’arrête, et
de bifurcations, soit le point où la crête se divise en deux.

Le noyau est le point intérieur, situé en général au milieu de


l’empreinte. Il sert souvent de point de repère pour situer
les autres minuties. D’autres termes sont également
rencontrés : le lac, l’île, le delta, la vallée, la fin de ligne…
Ces caractéristiques peuvent être numérisées. Une
empreinte complète contient en moyenne une centaine de
points caractéristiques mais les contrôles ne sont
effectués qu'à partir de 12 points. Il est quasiment
impossible de trouver deux individus présentant 12 points
caractéristiques identiques, même dans une population de
plusieurs millions de personnes.
:
Reconnaissance de l’iris

Article détaillé :
Reconnaissance de l'iris.
L’utilisateur doit fixer l’objectif d'une caméra numérique qui
balaie l’iris d’une personne d’une distance de 30 à 60 cm,
et acquiert directement son dessin. Elle le compare ensuite
à un fichier informatisé d’identification personnelle (les
systèmes de comparaison en usage aujourd’hui sont en
mesure de fouiller une banque de données à la vitesse de
plusieurs millions de codes iridiens par seconde).

Or, l'iris est un organe sensible, sa taille est petite et il est


obscurci par les cils, les paupières ou les lentilles de
contact. De plus, elle est variable et les utilisateurs ont
tendance à bouger. Il est donc assez difficile d'avoir une
bonne image de l'iris, il faut que ce soit rapide, précis et
qu'il n'y ait pas de lumière pouvant se refléter sur l’œil.

La prise de vue de l'iris est effectuée le plus souvent par


une caméra (caméra CCD monochrome 640 × 480)
employée avec une source de lumière de longueur d’onde
:
comprise entre 700 et 900 nm, invisible pour les humains.

D’autres systèmes emploient une caméra à large vision qui


permet la localisation des yeux sur le visage, puis une autre
caméra avec une vision étroite prend des images des yeux
(il y a une plus grande résolution) avec un capteur
classique et un objectif macro. Les différentes contraintes,
en particulier de l'éclairage, imposent une proximité entre
le capteur et l’œil (30 à 60 cm), car plus l’œil est éloigné
plus il y a de problèmes. Il faut également tenir compte des
reflets ponctuels, de la non-uniformité de l’éclairage, et
des images de l’environnement qui se reflètent sur l’iris. On
utilise alors un éclairage artificiel (diodes DEL) infrarouge,
tout en atténuant le plus possible l’éclairage ambiant.

Pour le traitement numérique, la méthode employée est


celle de John Daugman : après la numérisation de l’image
de l’œil, le logiciel détermine le centre de la pupille et le
contour de l’iris. Puis sur ces deux données le logiciel
établit des bandes de tailles égales (la taille varie selon la
dilatation de la pupille) pour former un fichier « gabarit », à
partir de l’analyse de la texture de l’iris. Le fichier formé est
un code iridien accompli grâce à l'algorithme de Daugman.

Reconnaissance de visage
:
Article détaillé :
Reconnaissance de visage.
On peut identifier un individu en fonction de ses
caractéristiques faciales en effectuant des mesures :
écartement des yeux, arêtes du nez, commissures des
lèvres, oreilles, menton. Ces différentes caractéristiques
sont analysées par les systèmes de reconnaissance faciale
et comparées à une base de données existante. Cette
méthode permet d’identifier une personne ou de vérifier
une identité5.

Le système évolue et l’on peut maintenant reconnaître des


visages en mouvement, vu de profil et on peut aussi
désormais vieillir un visage.

Cette section est vide,


insuffisamment détaillée ou
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:
Reconnaissance veineuse

Article détaillé :
Reconnaissance veineuse.

Scanner de l'empreinte veineuse


pour une identification
biométrique

On peut identifier un individu en fonction de ses


caractéristiques veineuses en scannant son réseau
veineux : doigts ou paume de main. L'individu pose son
doigt ou sa paume sur un scanner composé de leds et de
caméras ce qui permet d'obtenir une empreinte veineuse
unique et propre à chaque individu. Les veines sont
uniques et immuables ce qui permet d'avoir une
cartographie des veines identique de la naissance au
décès. Les veines ne se modifient pas au cours du temps
(sauf par accident comme une coupure par exemple). Le
:
Dr Sébastien Marcel de Idiap Research Institut de Martigny,
spécialiste en biométrie, a fait le test sur des jumeaux
monozygotes et a prouvé qu'elles sont très différentes6.
Pour identifier et authentifier un individu, il suffit de
comparer l'empreinte veineuse à celle enregistrée dans la
base de données7. Cette méthode permet d’identifier une
personne ou de vérifier son identité. La particularité de
cette biométrie est qu'elle est cachée donc elle nécessite
une action volontaire de l'individu.

Analyse biologique

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Une deuxième technologie biométrique recourt aux
analyses biologiques (odeur, groupe sanguin, salive, urine,
:
analyse ADN…)8.

Analyse
comportementale
Outre les caractéristiques physiques et biologiques, un
individu possède également plusieurs éléments liés à son
comportement qui lui sont propres :

dynamique des frappes au


clavier (keystroke-scan) :
pour identifier une personne
grâce à son style de frappe, la
frappologie mesure des
paramètres comme le temps
de pression sur chaque
:
touche, le temps de
relâchement, le temps de vol
entre deux touches ou encore
le nombre de doigts utilisés,
selon Christophe
Rosenberger, professeur à
l'ENSICAEN et introducteur
de cette discipline en France9.
Les frappes au clavier sont
influencées par plusieurs
choses ; tout d'abord, selon le
texte que l'on tape et, de
manière plus générale selon
:
sa nature, on aura tendance à
modifier sa façon de taper au
clavier. C'est d'ailleurs un des
moyens utilisés par certaines
attaques (timing attacks)
pour essayer d'inférer le
contenu ou la nature du texte
tapé de façon à remonter
jusqu'à un mot de passe par
exemple. Cette technique de
frappologie est assez
satisfaisante mais reste
néanmoins statistiques.
:
Ensuite, le facteur
comportemental entre en jeu,
et ce facteur va être, lui,
différent pour chaque
individu. Les facteurs sont à
peu de chose près identiques
à ceux évoqués
précédemment : ce sont les
durées entre frappes, la
fréquence des erreurs, durée
de la frappe elle-même, etc.
La différence se situe plus au
niveau de l'analyse, qui peut
:
être soit statique et basée sur
des réseaux neuronaux, soit
dynamique et statistique
(comparaison continuelle
entre l'échantillon et la
référence).
reconnaissance vocale
(voice-scan) : les données
utilisées par la
reconnaissance vocale
proviennent à la fois de
facteurs physiologiques et
comportementaux. Ils ne sont
:
en général pas imitables.
dynamique des signatures
(signature-scan) : ce type de
biométrie est à l'heure
actuelle peu utilisé mais ses
défenseurs espèrent
l'imposer assez rapidement
pour des applications
spécifiques (documents
électroniques, rapports,
contrats…). Le procédé est
habituellement combiné à
une palette graphique (ou
:
équivalent) munie d'un stylo.
Ce dispositif va mesurer
plusieurs caractéristiques lors
de la signature, tels que la
vitesse, l'ordre des frappes, la
pression et les accélérations,
le temps total, etc. Bref tout ce
qui peut permettre d'identifier
une personne de la façon la
plus sure possible quand on
utilise une donnée aussi
changeante que la signature.
L'informatique ambiante utilise différents capteurs, dont
éventuellement des « capteurs biométriques » pour
permettre aux personnes de communiquer de manière plus
:
intuitive avec les personnes (exemple : le projet SixthSense
développé par Pranav Mistry au MIT).

Des systèmes informatiques peuvent aussi utiliser la


biométrie pour la recherche de visage, de personnes dans
une vidéo, des images, une foule, etc., avec des risques
potentiels ou avérés pour la protection de la vie privée.

Analyse comportementale et
morphologique

La voix
La gestuelle

Biométries douces

Article détaillé : Biométrie


douce.

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Le terme de biométrie douce désigne les éléments que les
humains utilisent pour se reconnaître, mais qui ne sont pas
uniques et ne peuvent pas permettre une identification
exacte. La couleur des yeux, des cheveux, la taille, le poids,
font partie des biométries douces.

Problématique juridique
attachée à la biométrie

Positionnement au regard
des droits et libertés
fondamentaux
:
La biométrie regroupe : « l’ensemble des techniques
informatiques visant à reconnaître automatiquement un
individu à partir de ses caractéristiques physiques,
biologiques, voire comportementales »10. Les données
biométriques11 sont des données à caractère personnel car
elles permettent d’identifier une personne. Elles ont, pour
la plupart, la particularité d’être uniques et permanentes
(ADN, empreintes digitales, etc.). Elles se rapprochent
ainsi de ce qui pourrait être défini comme un
« identificateur unique universel », permettant, de fait, le
traçage généralisé des individus.

Il s’agit donc d’une question très sensible au regard des


droits et libertés fondamentaux représentant
juridiquement l'ensemble des droits primordiaux pour
l'individu, assurés dans un État de droit et une démocratie.
Ils recouvrent les droits de l'homme au sens large, les
libertés publiques mais aussi de nouveaux droits comme
les garanties procédurales retenues notamment au sein de
la Convention de sauvegarde des droits de l'Homme et des
libertés fondamentales (CESDHLF, usuellement appelée
CEDH) du 4 novembre 1950.
:
La contextualisation au
regard des enjeux de la
biométrie

« Face au développement inexorable de la


biométrie et à l’ouverture du monde sur
les nano-technologies, la sensibilisation
des individus et des juristes à cette
question et la volonté d’agir maintenant
apparaissent absolument nécessaires,
dans 20 ans il sera trop tard… »

— Alex Türk, maître de conférence en droit


public à la faculté de droit de l’université Lille-
II, sénateur, membre et président (2004-
2011) de la CNIL12

Ces propos démontrent clairement les inquiétudes


juridiques inhérentes au développement de la biométrie
lorsqu’on les contextualise dans le cadre de la théorie des
droits et libertés fondamentaux. En effet, la biométrie
bénéficie d’un essor rapide conjuguant une meilleure
:
maîtrise des techniques et une forte demande
sécuritaire13. Au regard du droit et des libertés
fondamentaux, la biométrie oppose, à l’évidence, le droit
individuel à la protection des données et au respect de la
vie privée à l’exigence collective de sûreté. Elle invite donc
à trouver un équilibre entre ces droits et intérêts
légitimes14.

Or, en l’absence d’un régime spécifique, l’essor récent de


cette technique dans la vie quotidienne, les établissements
scolaires, les entreprises et le champ de la sécurité15
semble montrer que son encadrement juridique aboutit à
un déséquilibre préjudiciable aux droits et libertés
fondamentaux.

Le traçage électronique
de l'individu
Le traçage électronique à travers le développement de la
biométrie bouleverse la sphère des droits et libertés
fondamentaux et le régime juridique de leur protection.
L’individu contemporain est ainsi plongé dans un « monde
de capteurs et de puces qui tracent quotidiennement les
:
faits et gestes de sa vie sociale et personnelle »16.

Une série de normes juridiques et différents « process »


judiciaires et normatifs, étatiques comme européens17,
peuvent s’articuler afin de maîtriser les dérives de la
biométrie offrant aux différents acteurs privés comme
publics qui interviennent dans ce domaine, une lecture plus
aisée et compréhensible des perspectives juridiques qui
entourent aujourd’hui la biométrie.

Le champ d’application de
la norme juridique
En raison de son autonomie, la théorie des droits et libertés
fondamentaux ayant vocation à s’appliquer à l’ensemble de
la science juridique, il ne s’agit d’occulter aucun champ de
compétence normatif propre à poser un cadre juridique
afférent à la biométrie. Le champ nous amène à considérer
la sphère nationale et européenne. Toutefois, il est évident
que certaines implications sont d’ordre mondial. Enfin, il
convient de noter la mise en place du groupe de travail sur
la protection des données dit G2918 et ce jusqu’à nos jours;
sans exclure les études juridiques ou positons historiques
:
antérieures qui trouveraient leur utilité dans l’explication
juridique du phénomène biométrique19.

Critiques
La généralisation des systèmes de traçage des êtres
humains suscite de nombreuses interrogations. Avec la
vidéosurveillance, l'utilisation de la biométrie appliquée à
l'homme (elle est déjà largement utilisée pour les animaux)
pose des questions de bioéthique.

De plus, les technologies d'identification posent des


problèmes qui leur sont particuliers, par exemple elles ne
sont en général pas révocables : on ne peut pas changer
ses empreintes digitales, son iris ou la forme de son visage
aussi facilement qu'on change un mot de passe.

La biométrie présente malheureusement un inconvénient


majeur ; en effet aucune des mesures utilisées ne se révèle
être totalement exacte car il s'agit bien là d'une des
caractéristiques majeures de tout organisme vivant : on
s'adapte à l'environnement, on vieillit, on subit des
traumatismes plus ou moins importants, bref on évolue et
les mesures changent.
:
Les fabricants ne recherchent pas uniquement la sécurité
absolue, ils veulent quelque chose qui fonctionne dans la
pratique. Ils cherchent donc à diminuer le taux de faux
rejets (False Rejection Rate, ou FRR), tout en maintenant
un taux relativement bas de fausses acceptations (False
Acceptation Rate, ou FAR). Un système fonctionnel aura un
FRR le plus bas possible. D'autre part, une FA est le fait
d'accepter une personne non autorisée. Cela peut arriver si
la personne a falsifié la donnée biométrique ou si la mesure
la confond avec une autre personne. Un système sûr aura
un FAR le plus bas possible. Dans la vie courante, les
industriels cherchent principalement à avoir un compromis
entre ces deux taux, FRR et FAR tout en prenant en compte
le temps de traitement des données biométriques et leurs
stockages.

De manière générale, les faiblesses de ces systèmes ne se


situent pas au niveau de la particularité physique sur
laquelle ils reposent, mais bien sur la façon avec laquelle ils
la mesurent, et la marge d'erreur qu'ils autorisent.
:
Perspectives de
développement et de
recherche
De nombreuses recherches se poursuivent dans le
domaine de la biométrie. La mise à jour dynamique des
modèles de reconnaissance est l'un de ces axes de
recherche. On expérimente ainsi en milieu scolaire des
mesures morphologiques de la main qui s'adaptent au
développement naturel de l'adolescence sans avoir à
effectuer de nouvelles mesures. Des travaux sont
également menés sur des systèmes adaptatifs qui
prennent en compte l'évolution de la voix.

En matière de capteurs, la reconnaissance du réseau


veineux du doigt ou de la paume de la main fait aussi l'objet
de recherches. Elle consiste en une analyse du réseau
veineux du doigt.

Autre axe, la multimodalité, qui consiste à combiner des


reconnaisseurs (voix et visages par exemple) pour
améliorer la fiabilité globale d'un système. Il existe des
:
lecteurs multimodaux combinant l'empreinte digitale et le
réseau veineux du doigt.

De nombreux travaux analysent les passe-partout


biométriques, des données réelles ou fictives, comme des
empreintes digitales, permettant d'usurper de nombreux
individus. Aditi Roy étudie les passe-partout sous forme
d'empreintes digitales partielles et non protégées afin
d'obtenir un petit ensemble d'empreintes pouvant usurper
de nombreux individus inconnus 20. Tanguy Gernot travaille
sur les passe-partout dans le cadre de données
biométriques protégées, ce qui lui permet d'être
compatible avec de nombreuses modalités biométriques
21
. Ces travaux continuent et permettent d'étudier la
sécurité de la biométrie elle-même, qui reste peu prouvée.

Lecteurs biométriques pour le


contrôle d'accès
:
La biométrie pour le
contrôle d'accès
Le but de la biométrie dans le contrôle d'accès est de gérer
les accès physiques ou logiques afin d’accroître la
sécurisation des accès à des locaux de tous types mais
aussi sécuriser l'accès à des stations informatiques et aux
dossiers et fichiers présents sur ces dernières. La
biométrie commence à être utilisée également afin
d'authentifier un utilisateur lors de transactions bancaires
pour sécuriser les paiements via des terminaux physiques
ou encore pour des paiements en ligne.

Il existe de nombreux systèmes biométriques pour le


contrôle d'accès que nous pouvons séparer en deux
grandes familles : avec ou sans contact physique.

La biométrie avec contact physique est très répandue. Elle


comprend la reconnaissance de l'empreinte digitale, de la
morphologie de la main ou encore en mode multimodal
avec analyse combinée et simultanée de l'empreinte
digitale et du réseau veineux du doigt.
:
Dans le monde, l'une des technologies les plus utilisées est
la biométrie via l'empreinte digitale. Autant au niveau du
contrôle des individus (passeport, carte d'identité et
permis de conduire biométriques), qu'au niveau du
contrôle d'accès.

Au niveau des technologies sans contact, il existe des


systèmes à reconnaissance faciale, de l'iris et du réseau
veineux de la paume de la main. Également depuis 2009, il
existe une technologie capable de capturer et de traiter les
empreintes digitales des 4 doigts (hors pouce) sans
contact, seulement d'un mouvement22.

Notes et références

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Biometric Society (http://
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:
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n_tab_contents) [archive]].

4. « Les mots "biomètre",


"biométrie" et biométrie"
au dix-neuvième siècle » (
[Link]
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Bulletin 5 (3), 3-4, 1988
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5. « Reconnaissance faciale (
[Link]
r/reconnaissance-faciale-
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[Link],
28 juillet 2015 (consulté le
21 juillet 2016)

6. (en) « CV Sébastien Marcel (


[Link]
rcel/professional/Curricul
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sur [Link]
7. Sarah Bourquenoud, « Un
système plus sûr pour
vérifier l'identité
biométrique, par Lambert
Sonna Momo ([Link]
:
Sonna Momo ([Link]
[Link]/news/un-systeme-
plus-sur-pour-verifier-l-id
entite-bio-3/) [archive] »,
sur [Link], avril 2017
8. CNIL, 21e rapport
d'activité 2000, La
Documentation française,
p. 101
9. Jean-Marc De Jaeger,
« La «frappologie», quand
votre clavier en dit
beaucoup sur vous (http://
[Link]/secteur/hi
:
gh-tech/pratique/2016/0
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-quand-votre-clavier-en-d
[Link]
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[Link], 20 avril 2016.
10. David Forest, Droit des
données personnelles,
Gualino, coll. Droit en
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(ISBN 978-2-2970-1502-8)

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(ISBN 978-2-2470-8061-8)

12. Propos tenus lors de la


Conférence du 22
novembre 2011 à la
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Tocqueville – Douai
13. Ayse Ceyhan, « La
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([Link]
[Link]/sites/default/fi
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), p. 183-195

18. Article 29 de la directive


95/45/CE du Parlement
européen et du Conseil du
24 octobre 1995 relative à
la protection des
personnes physiques à
l’égard du traitement de
données à caractère
personnel et à la libre
:
personnel et à la libre
circulation des données.
19. Ilsen About et Vincent
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coll. « Repères » (no 553),
2010, 125 p.
(ISBN 978-2-7071-5900-7,
OCLC
962502001 ([Link]
)

20. Aditi Roy, Nasir Memon et


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20. Aditi Roy, Nasir Memon et
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10.1109/TIFS.2017.2691658 ([Link]
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hive], consulté le 17 mars 2023)

22. (en) « Biometrics 2009 :


Sagem Sécurité crée
l’événement avec « Finger
on the Fly » ([Link]
[Link]/fr/media/2009
1030_biometrics-2009-sa
gem-securite-cree-levene
:
gem-securite-cree-levene
ment-avec-finger-fl
y) [archive] », 2 juin 2015
(consulté le 25 juillet 2016)

Voir aussi

Articles connexes

Identité
Anthropologie physique
Identité numérique
Passeport biométrique
Biométrie douce
:
Autorités
Commission nationale de
l'informatique et des
libertés (CNIL)
Biometric Identification
Technology Ethics (BITE),
groupe de réflexion
européen financé par la
Commission européenne
qui veut « promouvoir la
recherche et le débat
public sur les
implications
:
« bioéthiques » des
technologies émergentes
d'identification
biométrique. »
En théorie et en pratique
Authentification forte
Match on card —
Comparaison des
minuties réalisée
directement sur une
carte à puce, carte de
proximité ou sur une clé
USB
:
Risque
Fuite d'information
Conséquences
Unicité de passage

Liens externes

Notices d'autorité :
GND ([Link]
·
Japon ([Link]
·
Tchéquie ([Link]
Notices dans des
:

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