Série d’exercice TCI
QCM – Techniques de Commerce International
1. Quel est l’objectif principal du commerce international ?
A. Réduire la concurrence locale
B. Limiter les importations
C. Favoriser les échanges entre pays
D. Supprimer les droits de douane
2. Selon la théorie de l’avantage comparatif, un pays doit :
A. Importer tout ce qu’il ne peut produire
B. Se spécialiser là où il est le plus performant
C. Produire tous les biens nécessaires
D. Exporter uniquement des matières premières
3. Le système harmonisé (SH) sert à :
A. Harmoniser les devises
B. Classer les produits pour le commerce international
C. Créer des unions douanières
D. Calculer la TVA
4. L’Incoterm FOB implique que :
A. L’acheteur prend en charge le transport dès l’usine
B. Le vendeur livre la marchandise à bord du navire
C. Le vendeur assume les frais jusqu’au lieu de destination
D. Le vendeur paie tous les droits de douane
5. Une lettre de crédit garantit :
A. Le transport de la marchandise
B. Le paiement au vendeur si les documents sont conformes
C. Le remboursement des droits de douane
D. Une réduction de la TVA
6. Le crédit documentaire est émis par :
A. L’exportateur
B. Le transitaire
C. La banque de l’acheteur
D. L’administration douanière
7. La ZLECAf est :
A. Un impôt sur l’exportation
B. Une norme sanitaire
C. Une zone de libre-échange africaine
D. Une compagnie maritime africaine
8. Une facture proforma est :
A. Un document officiel de la douane
B. Une offre préalable non engageante
C. Une preuve de paiement
D. Un titre de propriété
9. L’UEMOA regroupe :
A. Les pays anglophones d’Afrique de l’Est
B. Les pays utilisant l’euro
C. Les pays de l’Afrique de l’Ouest utilisant le franc CFA
D. Tous les pays africains francophones
10. Le code SH permet de :
A. Calculer le taux de change
B. Définir les Incoterms
C. Identifier les marchandises douanières
D. Déterminer la nationalité de l’acheteur
11. Le principal risque du virement bancaire international est :
A. Le taux de change
B. L’absence de garantie de paiement
C. La lenteur de traitement
D. La double imposition
12. Un document de transport maritime est appelé :
A. Air Waybill
B. CMR
C. Connaissement (Bill of Lading)
D. Certificat d’origine
13. L'exportateur utilise une remise documentaire pour :
A. Obtenir un financement bancaire
B. Obtenir un crédit à long terme
C. Transmettre les documents contre paiement
D. Éviter les inspections douanières
14. Le certificat d’origine sert à :
A. Définir le mode de transport
B. Attester la qualité des produits
C. Indiquer la provenance du produit
D. Obtenir un visa commercial
✅ Réponse : C
15. Le DDP est l’Incoterm où :
A. L’acheteur prend tout en charge
B. Le vendeur livre au port d’embarquement
C. Le vendeur paie tous les coûts jusqu’au lieu final, taxes comprises
D. Le transport n’est pas assuré
16. La CEDEAO comprend :
A. Des pays asiatique
B. Des pays d’Afrique de l’Ouest
C. Des pays d’Amérique latine
D. Tous les pays africains
17. Un Greenfield Investment est :
A. Le rachat d’une entreprise locale
B. La création d’une filiale à partir de zéro
C. Une stratégie de dédouanement
D. Un transfert de savoir-faire
18. Quel document est obligatoire pour exporter des fruits ?
A. Certificat d’assurance
B. Lettre de change
C. Certificat phytosanitaire
D. Crédit documentaire
19. Quel est le rôle principal d’un transitaire ?
A. Créer des contrats commerciaux
B. Rédiger les lettres de crédit
C. Organiser la logistique et le dédouanement
D. Fixer le prix de vente
20. La TVA à l’importation est calculée sur :
A. Le prix EXW uniquement
B. La valeur des droits de douane
C. La valeur CIF (coût + assurance + fret)
D. Le bénéfice du vendeur
Étude de cas – Exportation de jus de bissap par la société
"Teranga Nature"
Teranga Nature S.A. est une PME sénégalaise spécialisée dans la production de jus naturels
(bissap, bouye, gingembre) à base d’ingrédients locaux. L’entreprise est basée à Thiès et
emploie 38 personnes. Elle a développé un processus semi-industriel de production,
respectant les normes d’hygiène et de qualité.
Jusqu’ici, Teranga Nature vendait ses produits localement (supermarchés, boutiques bio,
hôtels), mais souhaite désormais exporter son jus de bissap vers la France, où la diaspora
africaine représente un marché prometteur.
Mettre en œuvre une stratégie d’exportation de jus de bissap à destination du marché français,
en tenant compte des réalités du commerce international, des risques, des procédures
douanières et des moyens de paiement.
Informations complémentaires :
Le jus de bissap est conditionné en bouteilles en verre de 500 ml.
La société a reçu une commande test de 1 000 cartons (12 bouteilles/carton).
Le transport se fera par voie maritime via le port autonome de Dakar.
Le client français est une enseigne bio à Paris qui exige des normes sanitaires
européennes.
L’entreprise souhaite sécuriser le paiement.
Travail à faire :
1. Étude de marché
a) Quels sont les éléments à prendre en compte dans une étude de marché à l’export
vers la France ?
b) Quels atouts la diaspora africaine représente-t-elle pour Teranga Nature ?
2. Classification douanière et documents
a) Propose un code SH probable pour le jus de bissap.
b) Quels sont les documents douaniers et les certificats exigés pour ce produit ?
3. Choix de l’Incoterm
a) Parmi les Incoterms maritimes (FAS, FOB, CFR, CIF), lequel est le plus adapté si
Teranga veut livrer la marchandise assurée jusqu’au port du Havre (France) ?
b) Explique pourquoi ce choix est pertinent.
4. Mode de paiement
a) Quel mode de paiement serait le plus sûr pour cette première exportation ? Pourquoi
?
b) Quels documents devront être strictement conformes dans ce cadre ?
5. Coût de l’exportation et fiscalité
a) Quelle est la base de calcul de la TVA à l’importation en France ?
b) Teranga Nature peut-elle bénéficier d’exonérations douanières ? Si oui, dans quel
cadre ?
6. Logistique et transport
a) Quels sont les défis logistiques liés au transport de jus en bouteilles en verre ?
b) Quelles précautions l’entreprise doit-elle prendre en matière d’emballage et
d’assurance ?
7. Gestion des risques
a) Identifie trois risques majeurs liés à cette opération et les moyens de les prévenir.
b) Quelle assurance commerciale peut-elle souscrire ?