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PS2 2

L'OHADA, créée en 1993, vise à harmoniser les cadres juridiques des affaires en Afrique, avec des Actes Uniformes qui régissent les différentes formes juridiques d'entreprises, telles que l'EI, la SARL, et la SA. Chaque structure présente des avantages et inconvénients spécifiques, influençant le choix des entrepreneurs selon leurs besoins et objectifs. Le Sénégal dispose également de structures facilitant la création d'entreprises, offrant des services d'immatriculation, d'accompagnement et de financement.

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L'OHADA, créée en 1993, vise à harmoniser les cadres juridiques des affaires en Afrique, avec des Actes Uniformes qui régissent les différentes formes juridiques d'entreprises, telles que l'EI, la SARL, et la SA. Chaque structure présente des avantages et inconvénients spécifiques, influençant le choix des entrepreneurs selon leurs besoins et objectifs. Le Sénégal dispose également de structures facilitant la création d'entreprises, offrant des services d'immatriculation, d'accompagnement et de financement.

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Introduction

Créée en 1993, l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des


Affaires (OHADA) représente une initiative panafricaine visant à unifier et
moderniser les cadres juridiques des activités économiques. Composée de dix-sept
États membres, dont le Sénégal, cette institution intergouvernementale s’efforce
d’établir un environnement juridique et judiciaire sécurisé, favorable au
développement des entreprises et à leur compétitivité tant au niveau régional
qu'international.

Au centre de cette démarche intégrée se trouvent les Actes Uniformes, des


instruments juridiques supranationaux qui, en transcendant les législations
nationales, fournissent un cadre normatif commun. Parmi ces textes fondamentaux,
l’Acte Uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et des Groupements
d’Intérêt Économique (GIE) joue un rôle structurant. Il détaille de manière
exhaustive les différentes formes juridiques d’entreprises (SARL, SA, SNC, etc.), met
en lumière les avantages et les limites de chaque modèle, et encadre de manière
rigoureuse les obligations des acteurs économiques, de la création à la dissolution
des entités.

En clarifiant les règles du jeu économique, cet ensemble juridique harmonisé réduit
les incertitudes, facilite les échanges transfrontaliers et renforce la crédibilité des
systèmes judiciaires locaux. Cette sécurité juridique, accompagnée de la
modernisation des procédures, contribue activement à l’émergence d’un
environnement des affaires attractif, stimulant les investissements et l’innovation
au service du développement durable des États membres.

I. Avantages et inconvénients des formes juridiques des


entreprises en vigueur au Sénégal selon l’OHADA

L’OHADA encadre plusieurs types d’entreprises au Sénégal, chacune ayant ses


propres particularités. Le choix dépend de plusieurs facteurs comme la taille du
projet, le niveau de responsabilité souhaité, les ressources financières disponibles et
les obligations légales. Voici un aperçu des principales formes juridiques reconnues :

1. Entreprise Individuelle (EI)

C’est une entreprise exploitée par une seule personne sans distinction entre son
patrimoine personnel et celui de l’entreprise.

 Avantages
- Facilité de création et de gestion (pas besoin de statuts ni de capital minimum).
- Formalités administratives allégées.
- Autonomie totale du dirigeant dans la prise de décision.
 Inconvénients
- Responsabilité illimitée de l’entrepreneur sur ses biens personnels.
- Difficulté à obtenir des financements auprès des banques.
- L’image de l’entreprise est souvent moins crédible qu’une société.

2. Société à Responsabilité Limitée (SARL)

Forme de société commerciale où la responsabilité des associés est limitée à leurs


apports. Elle peut être unipersonnelle (SARL-U) ou pluripersonnelle.
 Avantages
- Responsabilité limitée aux apports (protection du patrimoine personnel).
- Fonctionnement souple et encadré par la loi.
- Possibilité d’avoir un seul associé (SARL unipersonnelle).

 Inconvénients
- Obligation de tenir une comptabilité rigoureuse.
- Gestion plus contraignante qu’une entreprise individuelle (assemblées, rapports).
- Formalités de constitution plus lourdes que l’EI.

3. Société Anonyme (SA)

Société de capitaux nécessitant un minimum de 3 actionnaires et un capital minimum


de 10 millions de FCFA si elle n’est pas cotée en bourse.
 Avantages
- Responsabilité des actionnaires limitée à leurs apports.
- Possibilité de lever des fonds facilement (investisseurs, bourse).
- Image de sérieux et de crédibilité auprès des partenaires financiers.

 Inconvénients
- Formalités de création et de gestion complexes.
- Nécessite un capital important (10 millions FCFA minimum).
-Obligations comptables et juridiques strictes.

4. Société en Nom Collectif (SNC)

Société où tous les associés sont indéfiniment et solidairement responsables des


dettes sociales.
 Avantages
- Structure adaptée aux petites entreprises familiales ou entre partenaires de
confiance.
- Pas de capital minimum requis.
- Simplicité de gestion.

 Inconvénients
- Responsabilité illimitée des associés.
- Engagement financier personnel en cas de dettes.
- Difficulté d’attirer des investisseurs.

5. Société en Commandite Simple (SCS)

Société offrant une grande flexibilité dans son fonctionnement et qui peut être
constituée avec un ou plusieurs associés.

 Avantages
- Grande liberté statutaire dans l’organisation de la société.
- Responsabilité limitée aux apports.
- Pas de capital minimum requis.

 Inconvénients
- Complexité des statuts.
- Obligations comptables et fiscales strictes.
- Moins adaptée aux petites entreprises cherchant un cadre simple.
6. Groupement d’Intérêt Économique (GIE)

Forme de coopération entre entreprises ou entrepreneurs qui souhaitent mettre en


commun certains moyens pour développer leur activité.

 Avantages
- Structure souple et flexible.
- Pas d’exigence de capital minimum.
- Objectif de collaboration sans nécessairement rechercher des bénéfices.

 Inconvénients
- Responsabilité illimitée des membres.
- Difficulté à obtenir des financements bancaires.
- Dépendance entre les membres pouvant limiter les décisions individuelles.

7. Société Civile (SC)

La Société Civile est une structure juridique destinée aux activités non
commerciales, notamment les professions libérales (avocats, médecins,
architectes) et les sociétés civiles immobilières (SCI).

 Avantage :

- Adaptée aux professions libérales et à la gestion de patrimoine immobilier.


- Fonctionnement souple avec une grande liberté dans la rédaction des statuts.
- Fiscalité avantageuse pour certaines activités (impôt sur le revenu des associés au
lieu de l’impôt sur les sociétés).

 Inconvénients :

Ne permet pas d’exercer des activités commerciales (sinon, elle devient une
société commerciale de fait).
- Responsabilité illimitée des associés sur les dettes sociales.
- Moins de crédibilité auprès des investisseurs et des banques.
8. Société par Actions Simplifiée (SAS)

La SAS est une forme de société moderne offrant une grande flexibilité dans son
fonctionnement. Elle est particulièrement adaptée aux startups, aux entreprises
innovantes et aux investisseurs étrangers.

 Avantages

- Flexibilité dans l’organisation et la gestion (statuts librement définis par les


associés).
- Responsabilité des associés limitée aux apports.
-Possibilité de lever facilement des fonds auprès des investisseurs.
- Pas d’obligation de capital minimum.
- Idéale pour des partenariats ou des joint-ventures.

 Inconvénients

-Formalités de création plus complexes qu’une SARL.


- Obligation de désigner un commissaire aux comptes en cas de dépassement de
certains seuils (chiffre d’affaires, effectif).
- Moins de transparence et de protection pour les petits actionnaires par rapport à
une SA.

Pour les micro-entreprises, l'EI reste la solution la plus accessible, bien qu'elle
présente des risques. Les PME privilégient souvent la SARL, qui combine sécurité et
simplicité, tandis que les grandes entreprises optent généralement pour la SA. Le
GIE et la SCS sont plus appropriés pour des collaborations spécifiques ou des
investissements ciblés. Il est conseillé de consulter un expert juridique pour choisir la
structure la mieux adaptée aux objectifs économiques et légaux du projet.

II. Pièces à fournir pour chaque forme juridique d’entreprise au


Sénégal

Voici un résumé des documents requis pour la constitution des principales formes
juridiques d'entreprises au Sénégal :

1. Entreprise Individuelle (EI)

 Documents : Carte d'identité ou passeport, extrait de casier judiciaire,


certificat de résidence, certificat de mariage (si applicable), timbres fiscaux.
 Coût : 10 000 FCFA (sans nom commercial), 20 000 FCFA (avec nom
commercial).
 Délai : 48 heures.

2. Société à Responsabilité Limitée (SARL)


 Documents : Déclaration sur l’honneur du gérant, copie des cartes d’identité
des associés, statuts notariés, dépôt du capital, évaluation des apports en
nature (si nécessaire).
 Coût : Frais notariaux, publication légale.
 Délai : 24 heures.

3. Société Anonyme (SA)

 Documents : Statuts notariés, procès-verbal de constitution, nomination d’un


commissaire aux comptes, dépôt du capital.
 Coût : Frais notariaux élevés, honoraires du commissaire aux comptes.
 Délai : Plusieurs jours.

4. Groupement d’Intérêt Économique (GIE)

 Documents : Trois copies des statuts, règlement intérieur, procès-verbal,


extrait de casier judiciaire des dirigeants.
 Coût : 54 000 FCFA.
 Délai : 48 heures.

5. Société en Nom Collectif (SNC)

 Documents : Statuts notariés, copie des cartes d’identité des associés,


déclaration sur l’honneur ou extrait de casier judiciaire.
 Note : Rarement utilisée en raison des risques patrimoniaux.

6. Société en Commandite Simple (SCS)

 Documents : Statuts notariés, copie des pièces d’identité des associés, dépôt
du capital.
 Note : Structure complexe et spécifique.

7. Société Civile (SC)

 Documents : Statuts adaptés à l’activité non commerciale, déclaration sur


l’honneur et copies des pièces d’identité.
 Fiscalité : IS (Impôt sur les Sociétés) ou IS (Impôt sur les Sociétés) selon
l’objet social.

8. Société par Actions Simplifiée (SAS)

 Documents : Statuts personnalisés, dépôt du capital, copie des pièces


d’identité des associés.

La création d’une entreprise au Sénégal varie en fonction de la forme juridique


choisie, chaque type ayant des exigences spécifiques en termes de documents et de
coûts. Les délais sont généralement courts pour les entreprises individuelles et les
GIE, mais peuvent être plus longs pour les sociétés complexes comme la SA.
III. Les structures de facilitation pour la création d’entreprises au
Sénégal

Au Sénégal, plusieurs structures facilitent la création et la gestion des entreprises en


simplifiant les démarches administratives, en offrant un accompagnement technique
et en mettant à disposition des solutions de financement. Ces structures sont
regroupées en différentes catégories selon leurs rôles et missions.

1. Structures d’immatriculation et de formalisation des entreprises


APIX et le Bureau d’Appui à la Création d’Entreprise (BCE)

 Rôle : Faciliter la création d’entreprise en centralisant les démarches


administratives.

 Missions :
- Immatriculer les entreprises en 24 heures.
- Attribuer le Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM) et le
NINEA.
- Publier les annonces légales en ligne.
-Simplifier les procédures via la plateforme numérique Orbus Entreprise.
Lieu : Siège de l’APIX à Dakar et bureaux régionaux.

Orbus Entreprise

 Rôle : Plateforme numérique pour la création d’entreprise.

 Missions :
-Soumettre en ligne les demandes d’immatriculation.
- Enregistrer les actes constitutifs des entreprises.
- Réduire les délais de traitement administratifs.
Accessible via l’APIX et les notaires.

Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID)

 Rôle : Gérer l’immatriculation fiscale et le suivi des obligations fiscales des


entreprises.

 Missions :
- Attribuer le NINEA aux entreprises.
-Informer et assister sur la fiscalité d’entreprise.
- Gérer les déclarations et paiements fiscaux.
Lieu: Centres des services fiscaux dans chaque région.
2. Structures d’accompagnement et de conseil
Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture (CCIA)

 Rôle : Soutenir et encadrer les entrepreneurs et commerçants.

 Missions :
-Délivrer la Carte de commerçant.
-Accompagner les démarches pour l’import/export.
-Offrir des formations et conseils en gestion d’entreprise.
Présente dans plusieurs régions du Sénégal.

Centre de Facilitation des Procédures Administratives (CFPA)

 Rôle : Gérer les formalités administratives post-création d’entreprise.

 Missions :
- Déclarer l’existence fiscale de l’entreprise dans les 20 jours après sa
création.
- Immatriculer l’entreprise aux institutions sociales (Caisse de Sécurité
Sociale, IPRES).
-Délivrer des autorisations spécifiques pour certains secteurs (transport,
agroalimentaire, etc.).

Chambre des Notaires et Chambre des Experts-Comptables

 Rôle : Encadrer juridiquement et comptablement les entreprises.

 Missions :
-Rédiger et authentifier les statuts des entreprises.
-Certifier les comptes et audits financiers.
- Évaluer les apports en nature.

3. Structures de financement et de soutien aux entrepreneurs


Délégation Générale à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes
(DER/FJ)

 Rôle : Financer et accompagner les projets entrepreneuriaux des jeunes et


des femmes.

 Missions :
-Octroyer des prêts et subventions aux entrepreneurs.
-Former et coacher les porteurs de projets.
- Favoriser l’inclusion financière et la digitalisation des entreprises.
Présente à Dakar et dans plusieurs régions.
Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP)

 Rôle : Faciliter l’accès au crédit en garantissant les prêts bancaires.

 Missions :
-Accorder des garanties aux entrepreneurs pour obtenir des financements
bancaires.
- Accompagner les PME dans leur structuration financière.
Présent dans plusieurs régions du Sénégal.

Fonds de Financement de la Formation Professionnelle et Technique (3FPT)

 Rôle : Financer les formations des entrepreneurs et des employés.

 Missions :
- Prendre en charge les coûts de formation pour les porteurs de projets.
- Aider les entreprises à former leurs employés pour améliorer leur
compétitivité.
Présent dans plusieurs régions du Sénégal.

Le Sénégal dispose d’un écosystème structuré et diversifié d’accompagnement


à la création d’entreprise. L’APIX et son BCE permettent une immatriculation
rapide, tandis que l’Orbus Entreprise simplifie les procédures administratives. La
DGID, le CFPA et la CCIA facilitent les formalités fiscales et commerciales. En
matière de financement, la DER/FJ, le FONGIP et le 3FPT offrent des solutions
adaptées aux entrepreneurs. Grâce à cette diversité d’acteurs, la création et le
développement des entreprises sont largement facilités.

IV. UN commerçant selon l’acte uniforme de l’OHADA relatif aux


sociétés commerciales et GIE

Selon l’Acte Uniforme de l’OHADA sur le droit commercial général, un


commerçant, qu’il soit une personne physique ou morale, est tenu de
respecter un ensemble d’obligations légales et administratives afin d’exercer
son activité dans un cadre transparent et sécurisé. Tout d’abord, il doit
s’immatriculer au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM),
une formalité essentielle pour officialiser son existence juridique, obtenir le
Numéro d’Identification Nationale des Entreprises et Associations
(NINEA) et se conformer aux exigences de visibilité auprès des partenaires et
des autorités. Ensuite, le commerçant est obligé de tenir une comptabilité
régulière, conformément à l’Acte Uniforme OHADA sur le droit comptable, en
conservant des livres comptables (livre-journal, grand livre) et en produisant
des états financiers annuels (bilan, compte de résultat), avec, pour certaines
structures, la désignation d’un commissaire aux comptes. Par ailleurs, il doit
remplir ses obligations fiscales (paiement de l’IS, de l’IR, de la CGU ou de la
TVA selon les seuils) et sociales (immatriculation à l’IPRES et à la Caisse de
Sécurité Sociale, paiement des cotisations), tout en respectant les règles de
concurrence loyale, les contrats commerciaux et les normes de
protection des consommateurs. Enfin, il est tenu de conserver ses
documents commerciaux et comptables pendant au moins cinq ans,
incluant factures, contrats et justificatifs.

Ces obligations, structurantes et contraignantes, visent à garantir la crédibilité


des acteurs économiques et la sécurité des transactions. Le non-respect de
ces dispositions expose le commerçant à des sanctions administratives,
financières, voire juridiques, soulignant l’importance d’une rigueur constante
dans la gestion de l’entreprise.

V. Démarches à effectuer pour le registre de commerce, NINEA,


la carte commerçant, la carte import /export

1. Obtention du Registre de Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM)


Le Registre de Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM) est obligatoire pour toute
entreprise exerçant une activité commerciale au Sénégal.
Démarches à suivre :
-Constitution du dossier
-Demande d’immatriculation adressée au greffe du Tribunal de Commerce.
-Copies de la pièce d’identité du promoteur (CNI ou passeport).
-Statuts de l’entreprise (pour les sociétés).
-Justificatif de l’adresse du siège social (contrat de bail ou titre de propriété).
-Timbres fiscaux (montant fixé selon la nature de l’entreprise).
-Dépôt du dossier au Tribunal de Commerce ou au Guichet Unique de l’APIX.
-Paiement des frais d’enregistrement et de publication.
-Délivrance du RCCM (généralement sous 24 à 48 heures via APIX).

2. Obtention du NINEA (Numéro d’Identification Nationale des Entreprises et


Associations)
Le NINEA est un identifiant fiscal attribué à toute entreprise exerçant au Sénégal.
Démarches à suivre :
- Constitution du dossier :
- Copie du RCCM (si disponible).
- Copie de la pièce d’identité du promoteur.
- Formulaire de demande de NINEA (fourni par l’administration fiscale).
- Justificatif d’adresse de l’entreprise.
- Dépôt du dossier à la Direction Générale des Impôts et Domaines (DGID) ou via le
Guichet Unique de l’APIX.
- Obtention du NINEA (environ 24 heures après dépôt du dossier).
3. Obtention de la Carte de Commerçant
Cette carte est requise pour exercer certaines activités commerciales.
Démarches à suivre :
- Constitution du dossier :
- Demande adressée au Ministère du Commerce.
- Copie de la pièce d’identité.
- Copie du RCCM et du NINEA.
- Justificatif du local commercial (bail ou titre de propriété).
- Frais d’enregistrement.
- Dépôt du dossier auprès du Ministère du Commerce ou des Chambres de
Commerce.
- Délivrance de la carte après validation

4. Obtention de la Carte Import/Export

Cette carte est obligatoire pour les entreprises qui souhaitent importer ou exporter
des marchandises.
- Constitution du dossier :
- Demande adressée au Ministère du Commerce.
- Copie du RCCM et du NINEA.
- Copie de la Carte de Commerçant.
- Justificatif de l’existence d’un local commercial.
- Timbres fiscaux et frais d’enregistrement.
- Dépôt du dossier auprès du Ministère du Commerce.
- Étude du dossier et validation.
- Délivrance de la Carte Import/Export.
Ces procédures, bien que contraignantes, garantissent la reconnaissance légale de
l’entreprise, sa crédibilité auprès des partenaires économiques et son accès aux
marchés nationaux et internationaux. Grâce à des structures comme l’APIX et
Orbus, ces démarches sont désormais accélérées, avec des délais réduits à 24-48
heures pour la plupart des documents. Le respect rigoureux de ces obligations évite
aux entrepreneurs des sanctions juridiques ou financières et renforce la
transparence de l’écosystème des affaires sénégalais.

Conclusion

Ainsi en unifiant les règles du droit des affaires, l’OHADA offre aux entrepreneurs un
environnement sécurisé, propice aux investissements et à l’innovation. Les
différentes formes juridiques (EI, SARL, SA, GIE, etc.) présentent chacune des
avantages et des limites, adaptés aux besoins variés des micro-entreprises, PME et
grandes structures. Les pièces requises et les structures d’accompagnement (APIX,
DGID, DER/FJ) simplifient les démarches, tandis que les obligations légales
(comptabilité, fiscalité, immatriculations) assurent la crédibilité et la pérennité des
entreprises. Enfin, les procédures détaillées pour l’obtention du RCCM, du NINEA et
des cartes commerciales soulignent l’importance d’un démarrage conforme à la
réglementation. Ainsi, le choix éclairé d’une structure juridique adaptée, couplé au
respect des formalités administratives, constitue un pilier fondamental pour réussir
dans un marché africain en pleine croissance, soutenu par un cadre juridique
moderne et intégré.

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