0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
71 vues159 pages

Elevage PR

Petits ruminants, le monde élevage, sources fiables

Transféré par

fofwassib
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
71 vues159 pages

Elevage PR

Petits ruminants, le monde élevage, sources fiables

Transféré par

fofwassib
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Université Joseph KI-ZERBO

Centre Universitaire de Ziniaré (CU-Z)


License en Produc-on et Santé Animale (PSA2)

Cours: Elevage des petits ruminants (CT: 15h, TP: 7h)

Enseignant: Dr. Dominique OUEDRAOGO


Ir, MSc, PhD
E-mail: ouedom@[Link]
Mobile: (00226) 76 54 60 07
Année universitaire 2021-2022
Objectifs

ØObjectif global

üSavoir conduire un élevage de petits ruminants (PR) (ovins et caprins)

ØObjectif spécifiques
üConnaître l’origine et l’historique de la domestication des PR
üDistinguer et décrire les ovins et les caprins à partir de leurs
caractéristiques morphologiques, phanèrotiques et compormentaux

üDistinguer les différentes races de PR et leurs aptitudes à des


productions données
Objectifs

ØObjectifs spécifiques

üConnaître les différents besoins nutritionnels et les techniques


d’alimentation des PR
üConduire / gérer la reproduction des PR
üConnaître l’importance ainsi que les normes d’aménagement des
bâtiments de PR

üConnaître et gérer certaines pathologies courantes des PR


I. GENERALITES
• Les petits ruminants (ovins et caprins) font partie des espèces animales
les plus élevées au monde.

• Comparativement aux bovins, ils sont mieux adaptés aux mauvaises


conditions de production des milieux arides et ont des effectifs qui
progressent le plus. La part des caprins et ovins dans la biomasse des
ruminants domestiques est estimée entre 15-25 % pour ces zones de
production (Wilson et al., 1992)
I. GENERALITES

• Les petits ruminants représentent environ 26 % de la biomasse (en UBT)


de ruminants domestiques d'Afrique de l'Ouest. Les ovins et caprins
fournissent environ 34 % de la viande de ruminants domestiques produite
dans cette zone.

• Sur le plan numérique, les populations de petits ruminants sont importants


dans les pays sahéliens

• Au Burkina Faso on denombre environ 14-15 millions de caprins et 9


millions d’ovins
I. GENERALITES

18000000

16000000

14000000

12000000
Number of Animals

10000000

8000000

6000000

4000000

2000000

0
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Year

Cattle Sheep Goat Pigs

Effectif des ruminants et des porcs au Burkina Faso (Source: FAOSTAT, 2019)
I. GENERALITES

• Il y a plusieurs avantages à élever les petits ruminants par rapport aux


gros ruminants car :
üleur viande est plus tendre;
üle démarrage de l’élevage est plus facile;
üla durée de la gestation des femelles est courte (en moyenne 150
jours);

ül’âge de la puberté des sujets est réduit;


üla consommation en matière sèche des individus est peu élevée;
I. GENERALITES

ü le besoin en espace pour loger et pour pâturer est moindre;

ü la manipulation des animaux est plus facile: un troupeau peut être


gardé par des enfants;
üles produits sont faciles à vendre;
üla perte totale d’un individu est moins grave;
üEtc.
I. GENERALITES
• Les Ovins (genre Ovis) et caprins (genre Capra) constituent les premières
espèces à être domestiquées.

• Ils appartiennent:
üla sous famille des Caprinae,
üfamille des bovidés; ont cependant des évolutions historiques
distinctes.

• Toutes les races d’ovins ont supposées être des descendants du mouflon
(Ovis musimon). Le mouton domestique est appélé: Ovis aris

• Toutes les races domestiques de caprin descendraient du bézoard, Capra


aegagrus. La chèvre domestique est appélée: Capra hircus
I. GENERALITES

• Les ovins et les caprins sont 2 espèces étroitement liées et il peut être
parfois difficile de les distinguer uniquement par leur apparence.

• Toutefois, elles sont bien séparées génétiquement, de sorte que les


hybrides sont rares et sont toujours stériles.

• Un hybride d’une brebis et d’un bouc est appelé un chabin ou ovicapre et


il a 57 chromosomes (Les moutons ont 54 chromosomes, les chèvres 60).
[Link]

• Exemple d’un chabin


I. GENERALITES
• Visuellement ou morphologiquement, les moutons et les chèvres diffèrent
par:
üla barbe et la lèvre supérieure divisée chez les ovins, unique chez les
caprins.
üLa queue du mouton est pendante tandis que celle de la chèvre est
érigée.
üLes cornes sont toujours présentes chez les caprins, tandis que certaines
races ovines sont souvent naturellement dépourvues de cornes (soit
dans les deux sexes soit seulement chez les femelles).
üLes mâles des deux espèces diffèrent en ce que les boucs ont une forte
odeur caractéristique pendant le rut d’une manière générale, alors que
les béliers n'en ont pas.
II. LES OVINS
• 2.1. Origine, historique et domestication du mouton

• La domestication date d’au moins 9000 ans en Mésopotamie.

• Aujourd'hui Ovis aries est une espèce entièrement domestiquée, un


animal qui est largement tributaire de l'homme pour sa santé et sa survie.

• En Afrique : les moutons sont arrivés sur le continent peu de temps après
leur domestication en Asie occidentale; les premiers seraient entrés dans
le nord de l'Afrique et sont arrivés dans la société égyptienne antique entre
7000 et 8000 ans.
II. LES OVINS
• 2.1. Origine, historique et domestication du mouton

• Quelques historiens développent une théorie alternative faisant de


l'Afrique l'origine des moutons domestiques.

• Cette théorie est basée principalement sur des interprétations d'œuvres


d'art et des études ostéologiques du mouflon à manchettes.
II. LES OVINS

• 2.2. Taxonomie du mouton


II. LES OVINS

• 2.3. Appellations ou terminologie

üLe petit = agneau (féminin : agnelle),


üla femelle = la brebis
ü le mâle = le bélier
üle mouton : peut désigner un mâle castré ou l'espèce
üLa mise bas = l'agnelage

üla bergerie = nom du bâtiment construit pour les moutons.


II. LES OVINS
• 2.4. Description

• Les moutons ont des cornes situées sur le côté de la tête et des poils
bouclés appelés laine. En fonction de la race, l'espèce ovine peut ne pas
avoir de cornes du tout, des cornes chez les deux sexes ou chez les
mâles seulement.

• L'espèce a un manque relatif d'agressivité, un caractère sociable et une


taille gérable relativement petite.

• Les ovins sont couramment appelés mouton. Dans un troupeau ovin, on


peut distinguer des brebis, des béliers, des antenais (petits avec deux
pinces adultes) des agneaux et des agnelles.
II. LES OVINS

• 2.4. Description

• Une maturité sexuelle précoce et des taux de reproduction élevés.

• En fonction de la race, les moutons montrent une variation importante de


taille et de poids.

• Leur vitesse de croissance et de prise de poids est un trait héréditaire qui


est souvent sélectionné dans la création de nouvelles races de mouton.
II. LES OVINS
• 2.4. Description

Régions extérieures du bélier


II. LES OVINS

• 2.5. Fiche technique


üEspérance de vie : 10-14 ans
üDenture : 32 dents (idem que le Bovins)
II. LES OVINS

• 2.6. Normes physiologiques


üTempérature corporelle : 38-40°C (chez l’adulte)
üFréquence cardiaque : 70-80/min.

üFréquence respiratoire : 12-15/min.


üSaison sexuelle : fin d’été – début d’hiver.

üCycle sexuel : 17 jours.


üDurée de gestation : 150 jours.
üMise à la reproduction : 3⁄4 du poids adulte
II. LES OVINS
• 2.7. Races

• L'espèce ovine est élevée à des fins multiples et il existerait plus de 200
races créées.

• Presque tous les moutons sont classés selon le but pour lesquels ils sont
le mieux adapté: laine, viande, lait, peau, ou une combinaison pour les
races mixtes.

• D'autres caractéristiques sont utilisées pour classer les moutons: couleur


de la face (généralement blanche ou noire), longueur de la queue,
présence ou absence de cornes, la région géographique où la race a
été développée ...
II. LES OVINS
• 2.7. Races

• Il existe un grand nombre de races que l‘on peut regrouper en deux lots :
üles races à crânes courts : ombré ligne
üles races à crânes longs : longiligne (Conformation caractérisée par
des formes élancées : des membres longs et un tronc allongé)
II. LES OVINS

• 2.7. Races

• On peut également regrouper les races ovines par rapport à leurs


aptitudes de production :
üRaces à viande : Exemple : mouton sahélien, etc.
Races à laines : Mérinos (Europe et en Afrique), mouton du Macina
ü(En Afrique, surtout au Mali)
Races laitières : Lacaune, Romanov, Finnoise, etc. Races à
fourrure : Boukhara
II. LES OVINS

• 2.7. Races

• 2.7.1. Les races en Afrique intertropicale

• Les races ovines africaines sont très diverses. Elles peuvent être classées
suivant leur zone géographique (zones humides, ou Sahélienne), leur
pelage (laine ou poils), leur format (surtout la longueur des membres) et le
type de leur queue : mince (longue ou courte), grasse (longue ou courte),
croupe grasse (partie qui s'étend des hanches à l'origine de la queue).
II. LES OVINS

• 2.7. Races

• 2.7.1. Les races en Afrique intertropicale

• Le classement de ces races est actuellement basé sur l’aspect de la


queue (moutons à queue grasse ou à queue mince) et le pelage (mouton
à poils ou mouton à laine). Sur cette base, la quasi-totalité des races
rencontrées en Afrique de l’Ouest appartiennent à 2 ou 3 exceptions près,
au type de mouton à queue mince et à poils. La localisation géographique,
la robe et la taille des individus interviennent pour affiner cette
classification (Sangaré, 2005).
II. LES OVINS
• 2.7. Races

• 2.7.1. Les races en Afrique intertropicale

• Les moutons à queue mince et à poils, autochtones des zones humides et


subhumides d’Afrique de l’Ouest sont de petit format. Ceux des zones
arides et semi-arides sont de plus grand format.

• Les seules races reconnues productrices de laine sont le mouton du


Macina et le mouton Koundoum (dérivé du Macina). On peut citer aussi les
moutons à laine de l’extrême Est du Niger à savoir Dane Zaïla

• La production laitière de la plupart des races est très faible, tout le lait de
la brebis étant souvent laissé à l'agneau.
II. LES OVINS

• 2.7. Races

• 2.7.1. Les races en Afrique intertropicale

Mouton Kondoum
Bonga sheep (long-fat-tail) Mouton à laine
II. LES OVINS

• 2.7. Races

• 2.7.2. Les races ovines du Burkina

Deux grandes races ovines localisées dans deux zones écoclimatiques


différentes :

üle Nord, la race Sahélienne

üle Sud avec la race Djallonké

üEntre ces deux zones : des types intermédiaires issus de croisement à


plus ou moins long terme entre les races des 2 zones
II. LES OVINS
• 2.7. Races

• 2.7.2. Les races ovines du Burkina

ØLe mouton Djallonké


• Fait partie des moutons à poils et à queue mince des zones humide et
subhumide

• Appelé aussi mouton nain d’Afrique de l’Ouest, West African Dwarf Sheep ou
mouton du Fouta Djallon.

• Rencontré dans les zones humides au Sud et Sud-Ouest

• En élevage traditionnel, le Djallonké est de petite taille (40- 60 cm) ; le male pèse
entre 25-30 kg et la femelle 20-25 kg.
II. LES OVINS
• 2.7. Races

• 2.7.2. Les races ovines du Burkina

ØLe mouton Djallonké

• La robe est habituellement pie noir ou pie roux, avec constamment le noir et le
roux à la partie antérieure du corps. Elle peut être uniformément blanche ou
blanche avec des taches noires ou rousses à sièges et à largeurs variables.

• Les poils sont courts, ras et raides, sauf au niveau du cou et du poitrail des mâles
adultes où ils peuvent dépasser parfois 15 cm.

• La queue est relativement courte (25 cm), épaisse à la base et s’amincit dans sa
partie distale.
II. LES OVINS

• 2.7. Races

• 2.7.2. Les races ovines du Burkina


ØLe mouton Djallonké
II. LES OVINS
• 2.7. Races

• 2.7.2. Les races ovines du Burkina

ØLe mouton djallonké variété mossi

• Egalement du groupe des moutons à poils et à queue mince des zones


humide et subhumide

• Le mouton Mossi résulterait d’un métissage relativement lointain et bien


fixé entre le mouton Peulh voltaïque et le mouton Djallonké.

• La région du Yatenga au Burkina Faso, reste sa zone dominante de


peuplement. On rencontre également des métis du même type dans toute
la zone soudano-sahélienne d’Afrique de l’Ouest.
II. LES OVINS

• 2.7. Races

• 2.7.2. Les races ovines du Burkina

ØLe mouton djallonké variété mossi

• Taille: 50-60 cm au garrot, 25-30 kg PV chez le mâle et 20-25 kg chez la


femelle. Il est de type rectiligne, médioligne.
II. LES OVINS

• 2.7. Races

• 2.7.2. Les races ovines du Burkina

ØMouton Vogan (croisé Djallonké X Sahélienne)

• Du groupe des moutons à poils et à queue mince des zones humide et


subhumide

• Il est issu d'un croisement d'absorption réussi entre le mouton Djallonké et


le mouton Sahélien. C’est un mouton hypermétrique (poids élevé), la
hauteur au garrot atteint 73 cm et 69 cm (chez le mâle et la femelle), pour
des poids adultes respectifs de 45 et 40 kg.
II. LES OVINS

• 2.7. Races
• 2.7.2. Les races ovines du Burkina

ØMouton Vogan (croisé Djallonké X Sahélienne)

• Les robes les plus fréquentes sont la pie roux, les robes pie noire et pie
rouge. Les poils sont courts et ras, la queue, longue et mince. Tous les
mâles portent des cornes prismatiques, bien développées, lâchement
spiralées (5,6 % des femelles portent des cornes peu développées). Les
oreilles sont moyennement longues (environ 14 cm), larges et pendantes
II. LES OVINS

• 2.7. Races

• 2.7.2. Les races ovines du Burkina

ØMouton Vogan (croisé Djallonké X Sahélienne)


II. LES OVINS
• 2.7. Races
• 2.7.2. Les races ovines du Burkina

ØMouton Peulh du Burkina Faso ou Bali-Bali

• Il est du groupe des ovins à poils et à queue mince du Sahel

• La taille au garrot varie entre 70 et 80 cm, les mâles adultes pèsent entre 35 et
40 kg et les femelles entre 30 et 35 kg. Il a l’allure et certains traits du Oudah
bicolore, mais son format et la taille de ses oreilles n’atteignent pas ceux de ce
dernier (Sangaré, 2005).

• La robe pie (marron, roux, brun) domine. Mais on peut trouver une proportion
élevée d’individus à robe de type blanc unique avec ou sans tâches sombres.
II. LES OVINS
• 2.7. Races
• 2.7.2. Les races ovines du Burkina

ØMouton Peulh du Burkina Faso ou Bali-Bali

• La tête est forte à chanfrein légèrement convexe, les cornes ont la forme
et le port de celles du Oudah, le cou est bien dégagé
II. LES OVINS
• 2.7. Races

• 2.7.2. Les races ovines du Burkina

Ø• Croisé mouton bali-bali x mouton djallonké

• Egalement du groupe des ovins à poils et à queue mince du Sahel

• Le croisement est l’accouplement de 2 reproducteurs provenant de


populations homogènes et génétiquement différentes : races, souches ou
lignées.

• Le croisement vise à produire des animaux ayant des performances


proches de celles des races pures (parents).
II. LES OVINS

• 2.7. Races
• 2.7.2. Les races ovines du Burkina

Ø• Croisé mouton bali-bali x mouton djallonké

• Les performances sont d’autant plus élevées que les deux races sont
génétiquement éloignées.

• Contrairement aux autres races décrites, peu d’informations existent sur le


phénotype et les performances des produits de croisement.

• On peut noter qu’ils ont des performances intermédiaires entre les 2 races
des parents.
II. LES OVINS

• 2.7. Races

• 2.7.2. Les races ovines du Burkina

Ø• Croisé mouton bali-bali x mouton djallonké


III. LES CAPRINS
• 3.1. Origine, historique et domestication

• La chèvre : l’un des premiers animaux domestiqués par l’homme, dans le


sous continent Indien vers 9000 ans AJC, et vers 8,000 ans AJC dans les
montagnes Zagros de l’Iran.

• Ensuite elle se serait répandue dans toutes les zones tropicales et la


plupart des régions tempérées.
III. LES CAPRINS

• 3.1. Taxonomie
III. LES CAPRINS

• 3.2. Appellations ou terminologie


üLe petit = chevreau (féminin : chevrette),

üla femelle = la chèvre


ü le mâle = le bouc
üLa mise bas = le chevrotage
üla chèvrerie = nom du bâtiment construit pour les chèvre.
III. LES CAPRINS

• 3.3. Description

• Les caprins ont naturellement 2 cornes, de taille et de forme variées


suivant la race: figure à prédominance mâle, cependant quelques races
ont des femelles avec cornes mais plus courtes que chez le male.

• Le male ainsi que la femelle du caprin portent des barbes et plusieurs


types de caprins portent des pendeloques au cou.
III. LES CAPRINS

• 3.3. Description

• La queue est courte et pointée vers le haut.

• Le caprin est très intelligent et est connu pour sa capacité à grimper dans
les arbres. Il a une préférence alimentaire pour les fourrages ligneux.

• Il a une petite bouche avec la lèvre supérieure très mobile ainsi la langue,
lui permettant de prélever les feuilles entre les épines, sélectionnant ainsi
les meilleures parties nutritives.
III. LES CAPRINS

• 3.3. Description

• Il est facile à gérer par les enfants et peuvent survivre dans des conditions
difficiles telles que faible disponibilité de végétation en zone aride,
fourrage riche en fibre et pauvre en azote, manque d’eau, chaleur
excessive.

• Tous les observateurs s’accordent à dire que c´est l’espèce animale qui
occupe la plus grande aire géographique du monde. Elles sont après les
bovins, les plus utilisées des ruminants pour la production laitière,
notamment en Europe.
III. LES CAPRINS

• 3.3. Description

Régions extérieures de la chèvre


III. LES CAPRINS

• 3.5. Fiche technique

üEspérance de vie : 14-16 ans.


üDenture : 32 dents (idem que chez les bovins et les ovins).
III. LES CAPRINS

• 3.6. Normes physiologiques

üTempérature corporelle : 38,5-39,5°C.


üFréquence cardiaque : 75-100/min
üFréquence respiratoire : 15-28/min
üSaison sexuelle : août-décembre
üCycle sexuel : 21 jours (16-25 jours)

üMise à la reproduction : 50% du PV adulte


üDurée de gestation : 150 jours.
III. LES CAPRINS

• 3.7. Races

• Il y aurait environ 300 types distincts de races de caprin dans le monde.

• En Afrique occidentale et Centrale, on distingue 3 types principaux : la


chèvre du Sahel, la chèvre rousse de Maradi (Niger) ou de Sokoto
(Nigeria), et la chèvre de la zone guinéenne, de petite taille se rencontre
dans le sud de la zone soudanienne, toute la zone guinéenne et les zones
forestières.
III. LES CAPRINS

• 3.7. Races

• 3.7.1. Races caprines d’Afrique de l’Ouest

• On peut les rassembler en deux groupes :

• la race du sud appelée chèvre Djallonké, chèvre naine d'Afrique de


l'Ouest (West African Dwarf goat –WAD-) ou chèvre de Guinée

• les races du Sahel ainsi appelées à cause de leur localisation géo-


climatique, portent généralement le nom du groupe ethnique qui les
détient. Elles sont de plus grand format.
III. LES CAPRINS

• 3.7. Races

• 3.7.1. Races caprines d’Afrique de l’Ouest

• Dans les zones de séparation entre ces deux groupes de race ou même
dans des zones qu’on peut qualifier d’enclave, on rencontre des produits à
divers degrés de métissage plus ou moins stabilisés (chèvre Mossi,
chèvre Rousse de Maradi, etc.).
III. LES CAPRINS

• 3.7. Races

• 3.7.1. Races caprines d’Afrique de l’Ouest

ØLa chèvre Djallonké ou chèvre naine d’AO , West Africa Dwart Goat

• Chèvre des zones humide et subhumide d´AO. Elle mesure 40 à 50 cm.


Le bouc adulte pèse 20-25 kg et la chèvre 18-22 kg. Sous l’influence
combinée des conditions du milieu et des métissages naturels, des
variétés locales légèrement plus large, plus ou moins individualisées se
sont formées (Chèvre Mossi par exemple).
III. LES CAPRINS

• 3.7. Races

• 3.7.1. Races caprines d´Afrique de l´Ouest

ØLa chèvre Djallonké ou chèvre naine d’AO , West Africa Dwart Goat

• La robe brune à extrémités noires est fréquente chez la chèvre naine. Les
cornes sont présentes chez les deux sexes, mais plus développées
généralement chez le mâle. Elles sontt effilées, dirigées vers le haut puis
de côté chez la femelle . Les oreilles, portées souvent horizontalement,
sont étroites et minces.
III. LES CAPRINS
• 3.7. Races

• 3.7.1. Races caprines d’Afrique de l’Ouest


ØLa chèvre Djallonké ou chèvre naine d’AO , West Africa Dwart Goat
• Cette chèvre est élevée exclusivement pour la production de viande. Elle a
une bonne conformation. Le rendement carcasse des sujets non
engraissés peut atteindre 44 - 48 %.
• La femelle n’est pas bonne laitière. En élevage traditionnel elle produirait
environ 0,250 litres de lait par jour. En station elle peut produire en
moyenne 320 g de lait par jour.
• Les naissances multiples sont très fréquentes (59 à 64 %). D’où un taux
de prolificité parfois supérieur à 180 %.
III. LES CAPRINS

• 3.7. Races

• 3.7.1. Races caprines d’Afrique de l’Ouest

• La chèvre Djallonké ou chèvre naine d’AO , West Africa Dwart Goat


III. LES CAPRINS

• 3.7. Races

• 3.7.1. Races caprines d’Afrique de l’Ouest

ØLa chèvre Rousse de Maradi

• Fait partie également des zones humide et subhumide d´AO

• Reputée pour sa prolificté


III. LES CAPRINS
• 3.7. Races

• 3.7.1. Races caprines d’Afrique de l’Ouest

ØLa chèvre Peulh du Sahel

• La race est élevée principalement pour la production de viande.


Cependant, les femelles présentent de bonnes aptitudes laitières par
rapport à la chèvre naine et à la chèvre Rousse.

• Son habitat de prédilection est la zone semi-aride où elle est conduite en


grands troupeaux et parfois en élevage transhumant. Le mâle mesure 80
à 85 cm et pèse 40 kg, la femelle 70 à 75 cm au garrot et 27 à 30 kg de
III. LES CAPRINS

• 3.7. Races

• 3.7.1. Races caprines d´Afrique de l´Ouest

ØLa chèvre Peulh du Sahel

• Les robes sont très variées. Le blanc unique et le blanc avec tâches
rouges dominent, suivis du pie rouge et rouge pie et du pie brun.

• Le bouc à partir de 4-6 mois et près de la moitié des femelles de plus de 2


ans portent régulièrement la barbe. Les cornes sont toujours présentes
chez les deux sexes. Le mâle adulte porte une véritable crinière de poils
rudes qui se prolonge parfois jusqu’au milieu du dos.
III. LES CAPRINS

• 3.7. Races

• 3.7.1. Races caprines d’Afrique de l’Ouest

ØLa chèvre Peulh du Sahel


III. LES CAPRINS

• 3.7. Races

• 3.7.2. Races caprines du Burkina Faso

• Au Burkina Faso on rencontre traditionnellement:


üAu Sahel: la chèvre Peulh
üAu Sud dans les zones humides: la chèvre djallonké
üDans la zone de transition dans le centre du pays: la chèvre mossi
III. LES CAPRINS

• 3.7. Races

• 3.7.2. Races caprines du Burkina Faso

• La chèvre mossi:
üSerait un hybride stabilisé issu d’un croisement lointain entra la chèvre
Peulh et la chèvre djallonké.
üDes études ont en effet confirmé qu’elle est génétiquement
intermédiaire entre les 2 (Traoré et al., 2008).
üSes performances sont également intermédiaires.
III. LES CAPRINS

• 3.7. Races

• 3.7.2. Races caprines du Burkina Faso


IV. ALIMENTATION DES PR
• 4.1. Les aliments des animaux
• Les aliments consommables par les ruminants sont nombreux et variés,
mais de valeur alimentaire très inégale

• On distingue principalement :

üles fourrages de graminées naturelles ou cultivées,

üles fourrages de légumineuses naturelles ou cultivées,


üles fourrages de sous-produits de céréales cultivées,
üles graines de céréales et leurs sous-produits,
üles graines d'oléagineux et leurs sous-produits,
IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.1. Les aliments des animaux


üles sous-produits de brasserie et sucrerie,
üles feuilles et les gousses (fruits) des ligneux (arbres),
üLes racines et tubercules,
üLes sous-produits d'origine animale,

üLes compléments minéraux.


IV. ALIMENTATION DES PR
• 4.1. Les aliments des animaux
• Les différentes ressources alimentaires peuvent être classées pour certaines,
en aliments grossiers, aliments concentrés simples, aliments composés

• Les aliments grossiers ont une faible concentration énergétique et azotée.


On note de la cellulose dans les aliments grossiers ou "encombrant" dont la
matière sèche contient plus de 15% de cellulose :
üdes aliments à haute teneur en matière sèche : les foins et les fourrages
déshydratés ;
üles aliments à teneur variable en matière sèche : l’herbe dans les prairies
et les ensilages ;

üles aliments grossiers ou "succulents". La teneur en matière sèche est


faible. Ce sont les racines, les tubercules, les choux fourragers.
IV. ALIMENTATION DES PR
• 4.1. Les aliments des animaux
• Les aliments concentrés ont une forte concentration énergétique ou azotée.

• Ils ont une forte teneur en Matière sèche (MS) et contiennent moins de 15% de
cellulose et le plus souvent moins de 10% et naturellement, 0% dans les produits
d’origine animale.

• Ce sont :

- les céréales et issues de meunerie ;

- les tourteaux ;

- les aliments d’origine animale (farines animales, etc.).


IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.1. Les aliments des animaux


• Les aliments composés, à l’inverse des aliments simples et des aliments
concentrés, résultent du mélange de plusieurs aliments simples.

• Les aliments composés peuvent être "complets" ou "complémentaires" :


exemple aliments composés mélassés, aliments composés minéraux,
aliments composés vitaminés.
IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.2. Les besoins nutritionnels des animaux


• Les besoins des animaux se repartissent théoriquement en besoins
d'entretien et en besoins de production (gestation, lactation, croissance et
engraissement).

• Les besoins d'entretien varient avec la race, l'âge, le sexe et le poids de


l'animal.

• Les besoins de production sont fonction de la quantité, la qualité et la


nature des produits formés dans l'organisme de l'animal.
IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.2.1. Besoins protéiques des ovins


• Les besoins protéiques sont déterminés à partir de la quantité de
protéines fixées dans l'organisme et du rendement d'utilisation
métabolique des protéines absorbées.

• Pour une même espèce, le besoin d'entretien est proportionnel au poids


métabolique de l'animal.

• Il est recommandé d’ajouter aux besoins azotés d’entretien des ovins, 30


à 35 g de MAD/100 g de gain (gain moyen quotidien : GMQ).
IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.2.1. Besoins protéiques des ovins

• Dans la pratique chez les jeunes, il est recommandé d'exprimer les


besoins de croissance par la teneur en azote des rations ingérées.

• Pour les agneaux, sevrés les normes moyennes sont de 160 g de matière
azotée totale (N x 6,25), soit 125 g de MAD kg-1 MS de la ration ingérée.
IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.2.2. Besoins protéiques des caprins

• Pour la croissance, il est indiqué d’apporter en supplément des besoins


d’entretien, 20 à 25 g MAD/ 100 g de gain de poids.

• Pour obtenir 200 g de gain de croit par jour, les rations des jeunes sevrés
doivent renfermer 125 g MAD/kg MS
IV. ALIMENTATION DES PR
• 4.2.3. Besoins énergétiques des ovins
• Leur détermination chez les races autochtones de la sous-région n'a pas
fait l'objet de recherches spécifiques.

• La plupart des expériences menées ont trait à l'extériorisation des


potentialités bouchères des races locales à partir des résidus de récolte et
des sous produits agro-industriels.

• La présentation des résultats de la plupart des travaux réalisés ne permet


pas une détermination des dépenses et le calcul des besoins alimentaires.
IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.2.4. Besoins énergétiques des caprins

• Le besoin d'entretien des boucs en stabulation (énergie, protéines et


minéraux) devrait être majoré de 10 et 15 % respectivement en période de
repos et de saillie, à cause de leur métabolisme de base plus élevé. Ces
besoins sont également majorés de 25 à 75 % lorsque les animaux
évoluent sur parcours naturel.

• La chèvre présente des besoins spécifiques uniquement à partir du 4e


mois de gestation.
IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.2.5. Besoins minéraux

• Les besoins en macroéléments peuvent exprimés en g j-1 ou en g par kg.

• Les sources de minéraux varient en fonction du type d’aliments distribué;

• Les pierres à lécher doivent être disponible à tout moment pour les
animaux.
IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.3. Comportement alimentaires des PR

• Les ovins et les caprins prélèvent leurs bols alimentaires au pâturage à


l’aide de leurs dents.

• Les ovins ont une progression méthodique alors que les caprins sont
capricieux et consomment leurs fourrages de manière désordonnées.

• Le tableau suivant donne une idée sur les préférences de choix des ovins
et caprins comparées aux bovins.
IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.3. Comportement alimentaires des PR

• Type de végétation et préférences de prélèvement des ruminants

Type de Bovin Ovin Caprin


végétation
Herbacées 76 % 79 % 38,1 %
Arbustes 8,5 % 10,1 % 53,1 %
Divers 15,5 % 10,9 % 8,8 %
IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.4. Préparation des aliments

• 4.4.1. Les grains

• La préparation des grains pour les PR est très simple par rapport à
celle exigée pour les bovins.

• Il faut écraser, broyer, microniser, gonfler, écailler, griller ou humidifier


les grains seulement quand ils sont trop durs ou quand les animaux ont
perdu beaucoup de leurs dents. Toutes ces méthodes de transformation
engendrent leurs coûts de revient respectifs.
IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.4. Préparation des aliments

• 4.4.1. Les granulés

• On préfère les aliments cubés pour les animaux en stabulation.

• Les cubes (granules):


- occupent moins de volume, sont plus facile à stocker et à manipuler
- empêchent le gaspillage des ingrédients de haute valeur nutritive

- empêchent le gaspillage des aliments peu appétés


- empêchent les pertes des aliments farineux exposés aux vents.
IV. ALIMENTATION DES PR
• 4.4. Préparation des aliments

• 4.4.1. Les fourrages

• Les tiges et feuilles de céréales (maïs, sorgho, mil) doivent être coupées
en morceaux ou déchirées en lanières pour empêcher le gaspillage à la
consommation et pour faciliter la manipulation.

• Les morceaux de fourrage grossier coupés ne doivent pas être inférieurs à


5 cm de long. Le fourrage grossier et les foins peuvent aussi être cubés.

• Cependant, les animaux de reproduction ne doivent pas être alimentés


pendant longtemps avec des cubes sans fourrage long parce que cela
induit la paraketose (dégénérescence des papilles du rumen).
IV. ALIMENTATION DES PR
• 4.5. Les quantités offertes

• Les compléments d’aliments sont offerts aux animaux seulement en


période de sécheresse ou de climat sévère.

• On donne cependant une quantité limitée de grains aux reproducteurs,


aux femelles en fin de gestation ou en fin de lactation avant le retour au
pâturage. Dans tous les cas il faut donner des minéraux.
IV. ALIMENTATION DES PR
• 4.6. Alimentation des femelles reproductrices

• Le succès dans le business des PR dépend du % de petits sevrés et poids


des petits vendus ; donc au départ tout dépend de l’alimentation de la
femelle.

• Une mauvaise alimentation de la femelle nourrie avant, pendant et après


la gestation aura des conséquences sur la qualité des chevreaux.
IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.6. Alimentation des femelles reproductrices

vLe flushing des femelles

• Le flushing est la pratique du conditionnement ou de l’augmentation du


poids des femelles maigres avant la mise à la reproduction (introduction
des mâles dans le troupeau).

• Le but est d’accroître le taux d’ovulation et par conséquent le taux de


naissances multiples (plusieurs petits à la mise bas).
IV. ALIMENTATION DES PR
• 4.6. Alimentation des femelles reproductrices

vLe flushing des femelles

• 1. Cette alimentation spéciale commence 2 à 3 semaines avant

l’exposition des femelles aux des mâles et continue pendant la période de

reproduction qui dure environ 2 mois

• 2. Cela peut aussi s’accomplir en mettant les femelles amaigries sur un

pâturage luxuriant 2 à 3 semaines avant leur mise à la disposition des

mâles.
IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.6. Alimentation des femelles reproductrices

vLe flushing des femelles

• 3. Dans le cas ou il n’y a pas de bon pâturage on peut donner des grains

jusqu’à 220 à 340 g par jour par tête pendant une même durée de temps.

• 4. Des drèches de brasserie, de dolo ou de distillerie ajoutée au grain de

maïs sont aussi excellents. Les courges concassées sont aussi

excellentes pour les besoins du flushing.


IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.6. Alimentation des femelles reproductrices

vLe flushing des femelles: interêt

Le flushing fait accroitre le taux de mise bas multiple de 15 à 20%. De plus


les femelles mettent bas plutôt et presque en même temps. La récolte des
petits nés sera aussi plus précoce et plus uniforme en âge et en poids.

Les femelles adultes répondent mieux au flushing que les femelles âgées de
12 mois. Les femelles engraissées ne répondent pas au flushing. Pour
cette catégorie il faut plutôt les dégraisser avant la saison de reproduction.
Cela est possible en les soumettant à plus d’exercices, à de longues
marches et en diminuant les quantités d’aliment.
IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.7. Alimentation des femelles en gestation

Il faut absolument donner des minéraux et des vitamines pour assurer le


maintien et le développement du fœtus ; il faut aussi permettre d’avoir
beaucoup d’exercice.

• Il faut un toit adéquat pendant les temps chauds et pluvieux, beaucoup


d’aération et de lumière solaire.

• Chaque femelle doit accuser un gain de poids de 9 à 14 kg pendant la


période de gestation et avoir beaucoup d’espace de pâturage. Les
résidus de récolte sont adéquats quand le pâturage est insuffisant.
IV. ALIMENTATION DES PR
• 4.8. Alimentation des femelles en gestation

• On peut donner des compléments comme des fanes de légumineuses


pour 1/3 de la ration. Les fanes doivent être coupées au stade de début
de maturité et bien conservées.

• Les aliments succulents comme les tubercules et l’ensilage (de tiges de


maïs, de sorgho, d’herbes et de légumineuses) sont bons. La quantité
d’aliments succulents ne doit pas dépasser 2,3 kg/animal/j.

• Quatre (4) à 6 semaines avant la parturition, on peut donner à chaque


femelle 220 – 340g de complément en grain par jour, cela est bon pour la
lactation.
IV. ALIMENTATION DES PR
• 4.8. Alimentation des femelles en gestation

vAlimentation au moment de la mise bas

• A la parturition, il faut mettre chaque femelle dans un box (enclos)


individuel. En ce moment il faut réduire la quantité de grain, mais
donner du fourrage sec.

• Aussitôt après la parturition, il faut donner de l’eau tiède, mais ne pas


permettre à la femelle de boire de trop.

• Après la parturition, Il faut attendre 5 à 7 jours avant de mettre les


femelles en consommation à volonté ; cependant Il faut donner un
aliment de nature à remplir le rumen et à effet laxatif.
IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.9. Alimentation des femelles en lactation

• Il faut augmenter la quantité d’aliment. L’alimentation peut même être


à volonté pendant les 2 premiers mois de la lactation.

• Chaque femelle produira entre 0,95 à 3,8 litres de lait/j. Par rapport au
lait de vache, le lait de petits ruminants est plus riche en protéines, en
graisse, et contient plus de minéraux.

• Chaque femelle perdra du poids pendant cette période.


IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.9. Alimentation des femelles en lactation

• Par rapport à l’alimentation et à l’espace, il faut séparer et favoriser, celles


qui ont mis bas 2 et plus de petits. Le pâturage, les fanes et l’ensilage
suffisent ; pour chaque femelle il faut 1,8 kg de fanes et 0,45 – 0,90 kg de
grain. En absence de légumineuses fourragères ou de fanes, il faut
donner un complément de protéines à la ration de grain.
IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.9. Alimentation des femelles en lactation


• On donne aux mâles adultes les mêmes types d’aliments donnés aux
femelles, cependant les quantités offertes sont légèrement plus élevées.

• Quand il n’y a rien sur le pâturage, il faut donner une alimentation de


valeur nutritive juste avant et pendant la saison de reproduction.
IV. ALIMENTATION DES PR
• 4.10. Alimentation des petits en croissance
• La période de croissance des petits concerne la période allant de la
naissance au sevrage à l’âge de 4 à 6 mois. C’est la période où la
vitesse de croissance est la plus élevée, et il faut empêcher les petits de
tomber malades.

• En plus du lait il faut leur fournir de l’herbe verte ou des grains (en
alimentation sélective). Dans le cas où il n’y a pas suffisamment
d’aliments adéquats pour produire des petits gras à 6 mois d’âge, ils
sont vendus à d’autres éleveurs comme petits sevrés.
IV. ALIMENTATION DES PR

• 4.10. Alimentation des petits en croissance


• Après la saison pluvieuse, le pâturage est pauvre (Oct. - Nov. – Déc.)
pour les petits nés ; il faut les mettre à l’embouche durant 3 à 5 mois
avant l’abattage. Ils doivent peser entre 18 et 30 kg. L’embouche peut
commencer dès l’âge de 2 semaines avec une ration appétible.

• Les femelles en lactation doivent être alimentées à volonté avec une


ration succulente pour stimuler la production de lait.
IV. ALIMENTATION DES PR
• 4.10. Alimentation des petits en croissance
vLe sevrage précoce

• Le sevrage précoce commence à l’âge de 5 à 8 semaines où plus tôt.

• Les avantages du sevrage précoce sont :

- 1 - Il y a beaucoup de naissances en dehors de la saison pluvieuse,


beaucoup de naissances multiples et 2 mises bas par an.

- 2 - Le moment est approprié parce qu’après le pic de production de lait ou


3 à 4 mois après la mise bas beaucoup de femelles ne produisent plus
suffisamment de lait.
IV. ALIMENTATION DES PR
• 4.10. Alimentation des petits en croissance
vLe sevrage précoce

- 3 - Le sevrage précoce évite beaucoup de problèmes parasitaires.

- Il est possible d’améliorer la nutrition des petits sevrés avec du lait


renforcé avec des vitamines et des minéraux.

- 4 - Les petits prennent du poids plus facilement et plus économiquement.

- 5 - Après le sevrage, il est possible de mettre les mères sur une ration
peu couteuse.

• La ration de sevrage précoce doit contenir 16% de protéines fortifié avec


le fer. Le rapport Ca/P doit être au moins égal à 1.
V. REPRODUCTION CHEZ PR

• L’efficacité de la reproduction dans un troupeau a une forte incidence sur


la productivité de celui-ci et donc sur sa rentabilité économique.
V. REPRODUCTION CHEZ PR
• 5.1. La puberté

• La puberté correspond au moment auquel les animaux sont capables de


se reproduire pour la première fois : dans le cas des mâles lorsqu’ils sont
capables de féconder une femelle après saillie (puberté mâle) et dans le
cas des femelles, lorsqu’elles sont fécondées lors de l’œstrus et capables
de conduire une gestation jusqu’à son terme (puberté femelle)

• La puberté dans nos régions, varie de 10 à 12 mois d’âge chez l’ovin et de


6 à 10 mois chez le caprin. Toutefois, à la mise à la reproduction, les
femelles devraient avoir un poids et un développement suffisants pour
assurer une gestation en plus de leur propre croissance.
V. REPRODUCTION CHEZ PR
• 5.1. Utilisation des mâles reproducteurs

• Parmi les éléments importants dans l’utilisation des mâles chez les petits
ruminants, il y a l’âge à la puberté (âge physiologique où le sujet est
capable d’émettre des spermatozoïdes mûrs) qui varie de 10 à 12 mois
d’âge chez l’ovin et de 6 à 10 mois chez le caprin.

• Chez les jeunes béliers on leur attribue 30 brebis pour un géniteur et chez
les adultes à on affecte 50 brebis pour un géniteur.
V. REPRODUCTION CHEZ PR

• 5.1. Utilisation des mâles reproducteurs

• Chez les caprins, un jeune bouc peut assurer la reproduction de 15 à 20


femelles alors que les boucs adultes peuvent assurer la monte de 30 à 50
chèvres.

• La période favorable de monte (notamment en milieu tempéré) va de


septembre à décembre (en automne notamment à la faveur des jours
courts)
V. REPRODUCTION CHEZ PR
• 5.2. Utilisation des femelles reproductrices
• Chez le mouton, les premières chaleurs apparaissent en général entre 6
et 12 mois. Chez les chèvres elles appariassent vers l’âge de 5 à 10 mois.

• En zones tempérées, contrairement aux mâles qui produisent des


spermatozoïdes tout au long de l’année, les femelles, notamment les
brebis et les chèvres des races saisonnées cessent de manifester des
œstrus et des ovulations pendant plusieurs mois successifs (Baril et al.,
1993). Cela est essentiellement lié à la différence des durées des jours au
cours de l’année en rapport avec les saisons : les "jours courts" sont
inducteurs de l’activité sexuelle et les “jours longs”, inhibiteurs.
V. REPRODUCTION CHEZ PR
• 5.2. Paramètres de reproduction chez les PR
ØLa fécondité

• C’est l’aptitude d’un individu à émettre des gamètes capables de féconder


ou d’être fécondés. Elle s’exprime en termes de taux de fécondité :
nombre de petits nés vivants par femelle reproductive et par an. (nées
vivant/femelle reproductrice)*100
V. REPRODUCTION CHEZ PR

ØLa fertilité

• C’est la capacité d’un couple à reproduire ou féconder un zygote. Le taux


de fertilité = nombre de femelles en gestation par femelles reproductives et
par an ou taux de fertilité apparente : nombre de mise bas à terme plus
avortements avancés par femelles reproductives et par an.
V. REPRODUCTION CHEZ PR
• 5.2. Paramètres de reproduction chez les PR

ØLa prolificité

• nombre d’œufs ou zygotes formés par fécondation : Elle s’exprime en taux


de prolificité de la manière suivante : taux de prolificité = nombre de petits
nés vivants par mise bas à terme. (nbre de naissance/mise bas)

ØLe taux d’avortement

• nombre d’avortement par femelles reproductrices et par an

ØLe taux de mise bas

• nombre de mise bas par femelles reproductrices et par an.


V. REPRODUCTION CHEZ PR
• 5.2. Paramètres de reproduction chez les PR

ØProductivité numérique

• Exemple productivité numérique à 3 mois (PN3): nombre de produits


vivants à 3 mois par femelle reproductrice et par an = Fécondité

ØProductivité pondérale à 3 mois d’âge (PP3)

• PN3xPAT à 3 mois (PAT = Poids âge type à 3 mois).


V. REPRODUCTION CHEZ PR
• 5.3. Choix des reproducteurs chez les PR

• On doit savoir se servir d'un certain nombre de critères pour choisir les
reproducteurs et les reproductrices :
- la race des candidats et candidates destinés à la reproduction
- les performances des ascendants des sujets à choisir,
- l'âge des sujets à recruter

- la morphologie et la conformation des candidats ou candidates à


constituer.
V. REPRODUCTION CHEZ PR

• 5.3. Choix des reproducteurs chez les PR


• Par rapport à la race, il faut choisir des animaux de race prolifique et dont
les produits de naissance croissent très rapidement et qui, de plus ont une
très bonne valeur marchande.

• Les performances des ascendants telles que la conformation, la docilité, la


viabilité des produits nés, l'aptitude à entretenir la portée, etc., sont à
considérer lors du choix des reproducteurs et reproductrices.
V. REPRODUCTION CHEZ PR

• 5.3. Choix des reproducteurs chez les PR

• Chez les petits ruminants, l'âge adapté qui est conseillé pour la mise
en service des reproducteurs va de 15 à 18 mois. Les femelles sont
mises en reproduction de préférence vers l'âge de 12 à 18 mois.

• Il est préférable que la carrière reproductive des femelles ne


dépasse pas les 8 ans d'âge chez les petits ruminants. En plus, un
mâle ne doit pas saillir ni ses sœurs, ni ses filles, ni sa mère. La
consanguinité amplifie les défauts communs.
V. REPRODUCTION CHEZ PR

• 5.3. Choix des reproducteurs chez les PR

• Une bonne conformation chez un animal témoigne de l’état de santé


physique, d’une bonne note de l’état corporel et de l’aptitude à donner des
petits en bonne forme. C'est la raison pour laquelle les caractéristiques de
conformation sont d'une importance capitale dans la sélection des
reproducteurs ou reproductrices.
V. REPRODUCTION CHEZ PR

• 5.4. Organisation et gestion de la monte chez les PR

• La monte ou la lutte est une autre appellation de la saillie qui désigne


l'accouplement entre mâle et femelle en vue de faire féconder l'ovule par
le spermatozoïde. Il en résulte un embryon qui va se développer pendant
5 mois chez la brebis et la chèvre et naître comme agneau ou chevreau.

• Pour organiser la monte et grouper les naissances des petits, il faut


synchroniser les chaleurs des femelles et qui consiste à modifier la durée
du cycle œstral ou induire l'œstrus pour qu'un pourcentage important de
ces femelles acceptent la monte à un moment prédéterminé.
V. REPRODUCTION CHEZ PR

• 5.4. Organisation et gestion de la monte chez les PR

• Pour réaliser cette opération, deux groupes de moyens sont utilisés : les
moyens zootechniques et les traitements hormonaux.

• Parmi les moyens zootechniques, les plus utilisés sont:


ü l'effet mâle
üle flushing alimentaire
V. REPRODUCTION CHEZ PR

• 5.4. Organisation et gestion de la monte chez les PR

• Dans les traitements hormonaux, on a :


üles éponges virginales telles que la FGA (Acétate de fluorogestone)
üles prostaglandines F2α
üle PMSG (Pregnant Mare Serum Gonadotropin)
üetc.
V. REPRODUCTION CHEZ PR

• 5.4. Organisation et gestion de la monte chez les PR

• Pour l'effet mâle qui est surtout utilisé chez les petits ruminants,
notamment chez les chèvres, la technique utilise la démarche
suivante :

q Séparation totale des mâles et des femelles 1 à 2 mois avant


l’application des mesures de prophylaxie sanitaire et de flushing
alimentaire ;
V. REPRODUCTION CHEZ PR

• 5.4. Organisation et gestion de la monte chez les PR

qDéparasitage des animaux à la fin de la période de séparation et


application d’une complémentation pendant 2 à 3 semaines afin d’assurer
les conditions qui a prépare chaque catégorie d’animal (mâle et femelle) à
être apte à la reproduction. Cette complémentation peut se faire sur la
base d'un apport de 150 g de tourteau de coton ou du son local par jour et
par animal chez les petits ruminants.
V. REPRODUCTION CHEZ PR

• 5.4. Organisation et gestion de la monte chez les PR

qIntroduction du ou des mâles à la fin de la phase de complémentation


pour une durée de deux mois de manière à couvrir 2 à 3 cycles oestriens
pour chaque femelle. Au bout des deux mois de mise en reproduction, les
mâles seront retirés des femelles. Si plusieurs géniteurs sont utilisés pour
la saillie, il est préférable de ne pas mettre deux mâles à la fois à la monte,
ni scinder les femelles en sous-groupes. Il faut simplement alterner
l'introduction des mâles (alternance journalière ou hebdomadaire).
V. REPRODUCTION CHEZ PR

• 5.4. Organisation et gestion de la monte chez les PR


Activités Mois de l'année
N D J F M A M J J A S O
Nettoyage des enclos
Séparation totale des mâles et des femelles
Déparasitage des animaux et application du flushing alimentaire

Introduction des géniteurs et saillie des femelles


Mise bas
Sevrage de petits
Complémentation des jeunes nés
V. REPRODUCTION CHEZ PR
• 5.5. Surveillance de la gestation et de la mise bas

• Durant le temps de gestation, on doit préserver aux mères un calme et


une quiétude relative :

q ne pas porter des coups sur les gestantes

q ne pas les soumettre à une quelconque diète alimentaire et hydrique

q ne pas les faire courir à grands efforts

q etc.

• Il faut déparasiter les mères à la mi-gestation (bien choisir le déparasitant


car certains abortifs).
V. REPRODUCTION CHEZ PR

• 5.5. Surveillance de la gestation et de la mise bas

• En matière alimentaire, il faut savoir que les femelles synthétisent des


tissus nouveaux sous forme de fœtus et en début de gestation, la
croissance de ce fœtus est faible et l'énergie nécessaire à sa formation est
relativement moindre. L’appétit de l’animal augmente lentement du début
jusqu’à la fin de la gestation et retombe brusquement juste avant la
parturition (et ce dernier utilise alors ses réserves énergétiques pour
fonctionner).
V. REPRODUCTION CHEZ PR

• 5.5. Surveillance de la gestation et de la mise bas

• Au cours de la seconde moitié de gestation, la croissance fœtale devient


importante et exige alors un apport d'énergie supplémentaire qui
augmente au fur et à mesure que l'on s'approche de la parturition. Pour ce
faire, il faut surtout complémenter conséquemment les gestantes durant
les derniers mois de gestation (à partir du 4ème mois chez les petits
ruminants) afin de permettre la constitution des réserves organiques et
minérales pour la production lactée et l'alimentation convenable du petit ou
des petits qui vont naître.
V. REPRODUCTION CHEZ PR
• 5.5. Surveillance de la gestation et de la mise bas

• On recommande généralement que les apports complémentaires durant la


gestation soient de l'ordre de :

q 10 % des besoins d'entretien des femelles vers le milieu de la gestation

q 25 % des besoins d'entretien des femelles vers les 2/3 de la gestation

q 40 à 50 % des besoins d'entretien des femelles durant le dernier mois de


gestation.
V. REPRODUCTION CHEZ PR
• 5.5. Surveillance de la gestation et de la mise bas

• Avant la mise bas, il faut apprêter les locaux d'accouchement et


immédiatement après la mise bas, il faut fournir aux femelles suitées, de
l'eau d'abreuvement à volonté et de compléments minéraux (contenant
notamment du Na, du P, du Mg, Cu, Zn, Mn).

• Il faut veiller à ce que les cordons ombilicaux soient rompus et désinfectés


et que les mères lèchent leurs petits et qu'en plus, ces derniers aient par
la suite accès au premier lait maternel (colostrum). Au cas où la mère
refuse de lécher son petit, on peut l'inciter à le faire en frottant le corps du
petit avec de la farine salée.
V. REPRODUCTION CHEZ PR

• 5.5. Surveillance de la gestation et de la mise bas

• Les enveloppes fœtales devraient entièrement être expulsées dans un


délai maximum de 24 heures et au-delà de ce délai, il faut une intervention
du technicien. En milieu traditionnel, on fait boire la femelle du vin ou de
l'alcool à 37 °, ou on pile des graines de néré (1 à 2 cuillérées) et on
dissout dans l'eau et que l'on abreuve la femelle suitée.
V. REPRODUCTION CHEZ PR

• 5.6. De la mise bas au sevrage

• Pendant une dizaine de jours à deux semaines, les femelles suitées


restent avec leurs petits sur place et ce n'est que par la suite que l'on les
sépare. Cependant, il faut que les petits puissent téter leur mère durant un
mois et demi à deux mois et demi avant éventuellement de s'adjoindre à
elle pour aller au pâturage (lorsque l'alimentation du troupeau se fait à
base de pâturage naturel).
V. REPRODUCTION CHEZ PR

• 5.6. De la mise bas au sevrage

• On doit complémenter correctement et de manière appropriée d'une part,

les mères pour qu'elles donnent assez de lait et d'autre part, les petits (à

partir de 1 mois et demi à deux mois d'âge) pour un bon démarrage de

leur croissance.
V. REPRODUCTION CHEZ PR

ØLe sevrage

• C'est la phase au cours de laquelle le petit prend ou doit prendre de

l'autonomie physio nutritionnelle vis-à-vis de sa mère. Elle a lieu vers les 3

à 4 mois chez les petits ruminants. On peut aussi réaliser un sevrage

précoce à deux mois à deux mois et demi (rations de sevrage).


VI. BATIMENT ET MATERIELS D´ELEVAGE DE PR

• 6.1. Bâtiment d’élevage

• Pour bien produire, les animaux d’élevage ont besoin d’être abrités,
surveillés, soignés et manipulés.

• Cela exige la prise en compte d’un certain nombre d’éléments dans la


conception et la construction des bâtiments d’élevage
VI. BATIMENT ET MATERIELS D´ELEVAGE DE PR

• 6.1. Bâtiment d’élevage


• D’une manière générale, on devrait respecter les principes suivants :
q Le lieu d’installation du bâtiment doit offrir une facilité de travail :
proximité d’eau courante, d’aliments, etc. ;
q Rechercher du confort pour les animaux : température, humidité,
aération, éclairage, etc. ;
q Versatilité dans l’utilisation des locaux, prévisions d’extensions
éventuelles, etc. ;
VI. BATIMENT ET MATERIELS D´ELEVAGE DE PR

6.1. Bâtiment d´élevage


q Tenir compte du coût du bâtiment et de la main d’œuvre nécessaire ;
q Tenir compte du nombre d’animaux et des systèmes d’élevage :
stabulation permanente ou partielle ;
q Permettre l’accès simultané de tous animaux aux aliments
VI. BATIMENT ET MATERIELS D´ELEVAGE DE PR

• 6.1. Bâtiment d´élevage

ØSurface

• On doit tenir compte du nombre maximal d’animaux à abriter pour les

périodes favorable : nombre de béliers, nombre de femelles et leurs petits,

nombre d’animaux d’embouche, etc.


VI. BATIMENT ET MATERIELS D´ELEVAGE DE PR

• 6.1. Bâtiment d´élevage

ØVolume de l’air (hauteur)

• Les brebis exigent des hauteurs 3 à 3,5 m donnants lieu à un volume de

4,2 à 4,9 m3

ØL’éclairement

• La surface des ouvertures doivent représenter 5 % de la surface totale du


sol pour les ovins et 20 % pour les caprins
VI. BATIMENT ET MATERIELS D´ELEVAGE DE PR

• 6.1. Bâtiment d´élevage

ØHumidité

• L’humidité de l’air est importante et les animaux dégagent également de la


vapeur d’eau. Exemple, 30 g/h chez les jeunes ovins et 70 g/ chez les
brebis.

• Le fumier dégage également de la vapeur d’eau.

• Il est conseillé d’avoir une humidité relative de 70 à 80 % et il faut en tenir


compte.
VI. BATIMENT ET MATERIELS D´ELEVAGE DE PR

• 6.1. Bâtiment d´élevage

ØCompartimentage
• On doit tenir compte de l’âge, du sexe et du type de production
programmé pour compartimenter le bâtiment d’élevage.

Inconvenients??
VI. BATIMENT ET MATERIELS D´ELEVAGE DE PR

• 6.1. Bâtiment d´élevage

Inconvenients??

Hangar tradidionnel pour moutons d’embouche


VI. BATIMENT ET MATERIELS D´ELEVAGE DE PR

• 6.1. Bâtiment d´élevage


• Largeur des couloirs/allers

• Les normes suivantes sont recommandées pour le passage des


hommes et de l’équipement du service :

q 0,7 à 1 m pour le passade l’homme

q 1,5 m pour le passage de la brouette

q 2,5 à 3 m pour le passade de la remorque

q 5 m pour le passage du tracteur


VI. BATIMENT ET MATERIELS D´ELEVAGE DE PR

• 6.2. Equipements et matériel d´élevage


• Ils comprennent :
q les abreuvoirs et les mangeoires : tenir compte de leur longueur, leur
volume et de leur profondeur
VI. BATIMENT ET MATERIELS D´ELEVAGE DE PR

• 6.2. Equipements et matériel d´élevage

• la clôture (clôture en fil de fer) : avoir des poteaux de tension tous les
mètre et les poteaux intermédiaires tous les mètres et des lattes
d’écartement tous les 2 mètres.

• les clôtures électriques

• les pédiluves : bac contenant des désinfectants

• les haies vives et les brise-vents


VI. BATIMENT ET MATERIELS D´ELEVAGE DE PR
• 6.2. Equipements et matériel d´élevage
ØLes stalles de contentions

• Elles permettent de d’immobiliser les animaux lors des examens ou des


traitements. Certaines peuvent être renversables.

ØLe dipping tank

• C’est une sorte de petite piscine dans laquelle les animaux sautent et nagent
dans un bain dé-tiqueur.

ØLes boxes de parturition

• Ils sont nécessaires pour une mère et ses petits. Ce sont des carrés d’environ
1,2 m de coté, généralement placés contre les murs de la bergerie.
VII. PATOLOGIES DES PR

• Les pathologies constituent l'une des causes majeures de la faible


productivité de l'élevage ovin et caprin en Afrique tropicale, en ce sens
qu’elles influencent la mortalité et la morbidité susceptibles d'annihiler
toutes performances de reproduction ou de croissance pondérale chez
ces espèces animales
VII. PATOLOGIES DES PR
7.1. Principales Endoparasitoses (helminthoses) hémoparasitoses des PR
Maladie/Agent causal Conséquences Prévention
Parasitoses gastro- Amaigrissements (perte de poids), anémie - Hygiène de la bergerie
intestinales - Utiliser et alterner les vermifuges à large spectre
;
- Changement litière tous les 3 - 4 jours.
Strongylose pulmonaire Amaigrissements (perte de poids), anémie - Changement litière tous les 3 - 4 jours,
- Rotation pâturage : 4 – 5 semaines entre 2
passages
Coccidiose Fréquente chez les agneaux et chevreaux avec des Hygiène bergerie
possibilités de mortalités par suite de diarrhées
hémorragiques
Cysticercose (Zoonose) - Amaigrissement de l’animale Éviter contact des moutons et chèvres avec les
- Perte économique pour les animaux abattus selles de chiens.
(viande impropre à la consommation)
Anaplasmose Vecteur : Amaigrissement des animaux Lutte contre les tiques. Éviter la transmission
Tiques mécanique par les instruments vétérinaires,
Cowdriose Vecteur: Perte de poids, mortalités
Tiques
Babésiose Vecteur:
Tiques
Trypanosomose Pertes de poids, mortalités Lutte contre les glossines ; éviter la transmission
[Link], mécanique par les insectes hématophages.
[Link],
[Link].
VII. PATOLOGIES DES PR
• 7.2. Principales maladies microbiennes fréquemment rencontrées chez les PR
Maladie/Agent causal Conséquences Prévention
Brucellose avortement, mortalités néo et - Isoler les sujets malades ou les abattre ;
(zoonose). périnatales, pertes économiques - Contrôle fréquent de l'épididyme.
- Vaccination
Charbon bactéridien Mort subite des animaux atteints et pertes - Incinération des cadavres sans les ouvrir.
(zoonose) économiques - Désinfection des locaux.
- Vaccination
Charbon symptomatique Pertes de poids, mortalité Vaccination
Mammite Refus refuse la tétée de la mère pouvant - Isoler les malades; lutter contre les mouches; -
entrainant la mortalité des petits Eviter les blessures au pis et divers traumatismes
Toxoplasmose: Avortement, naissance des agneaux et Éviter les souillures des aliments et eau avec les
(Zoonose). chevreaux de faible poids selles de chat
Salmonellose Avortement, mortinatalité - Éviter de souiller l'eau et les aliments avec les
fèces.
- Vaccination
Piétin Pertes de poids - Eviter les endroits humides.
- Vaccination (protection partielle)
VII. PATOLOGIES DES PR
• 7.3. Principales maladies virales fréquemment rencontrées chez les PR
Maladie/Agent Conséquences Prévention
causal
Fièvre aphteuse Pertes des performances de - Police sanitaire rigoureuse ;
production - Hygiène;
- Vaccination
Peste des petits Mort subite des animaux Police sanitaire rigoureuse ;
ruminants (PPR) atteints et pertes économiques - Hygiène;
- Vaccination
Peste des petits Pertes de poids, mortalité Vaccination
ruminants (PPR)
Fièvre de la Vallée chute brusque production - Lutte contre les moustiques et les
du Rift laitière, mortalité élevée, tiques ;
parfois avortement - Vaccination
Dermatose Pertes de productions, perte de Lutte contre les insectes piqueurs
nodulaire la qualité de robe
VIII. CAS PRATIQUE: EMBOUCHE OVINE

• 8.1. Définition et interêt

• L'embouche est définie comme "la préparation des animaux pour la


boucherie, quelle que soit la méthode utilisée" (Pagot, 1985).

• Cette technique implique donc un engraissement qui n'est autre qu'une


augmentation de la masse corporelle avec une proportion plus ou moins
importante de dépôt adipeux.
VIII. CAS PRATIQUE: EMBOUCHE OVINE

• 8.1. Définition et interêt

• Les intérêts de l'embouche ovine sont multiples :


ü l'augmentation de la production de viande de bonne qualité ;
üla régularisation du marché de la viande de petit ruminant ;
üla spécialisation des éleveurs et des autres acteurs de la filière, avec
création d'emplois durables
VIII. CAS PRATIQUE: EMBOUCHE OVINE

• 8.1. Définition et interêt


ül'accroissement et la sécurisation des revenus des éleveurs et des
autres acteurs de la filière ;
ül'exploitation judicieuse du troupeau ;
üla diminution de la charge des parcours naturels ;
ül’augmentation de la qualité et de la quantité du fumier
VIII. CAS PRATIQUE: EMBOUCHE OVINE

• 8.1. Définition et interêt

Beliers Sahélienne x Djallonké embouchés pour la vente


VIII. CAS PRATIQUE: EMBOUCHE OVINE

• 8.2. Les différents sytèmes d’embouche

ØEmbouche semi-intensive

• Cette technique est aussi appelée embouche paysanne parce qu'elle est
quasiment l'unique forme d'embouche en milieu rural. Cependant, sa
pratique est également courante dans les zones urbaines et périurbaines.
ü Pâturage naturel + supplémentation avec les residus de récoltes et de ménages

ü Achat et distribution de concentrés très rares

ü Durée: généralement longue (6mois)

ü GMQ: faible (50g)


VIII. CAS PRATIQUE: EMBOUCHE OVINE

• 8. 2. Les différents systèmes d’embouche

ØEmbouche intensive

• Cette technique est qualifiée d'embouche industrielle à cause du nombre


élevé d'animaux, du mode intensif d'alimentation et de la durée
relativement courte de l'opération.

• Elle est pratiquée en zone urbaine ou périurbaine par des personnes plus
ou moins nanties (commerçants, fonctionnaires, etc.) qui mènent
l'opération soit individuellement, soit collectivement au sein de
groupements d'éleveurs.
VIII. CAS PRATIQUE: EMBOUCHE OVINE

• 8. 2. Les différents systèmes d’embouche

ØEmbouche intensive
üEffectifs très élevés: dizaine voir centaine

üAnimaux en stabulation permanente


üSuivi sanitaire regulier (deparasitage externe et interne)
üAlimentation: fourrage + concentré (SPAI) + compléments minéraux

üDurée:
• Intensive de courte durée: mâles adultes (18mois) sur 9-15 semaines

• Intensive longue durée: jeunes mâles (3-8mois) sur 5-8mois


VIII. CAS PRATIQUE: EMBOUCHE OVINE

• 8.3. Animaux d’embouche

ØRace
VIII. CAS PRATIQUE: EMBOUCHE OVINE
• 8.3. Animaux d’embouche

ØRobe

• Bien que n'ayant aucune influence sur les performances zootechniques, la


robe entre dans les critères de choix, de prix d'achat et de vente de
l'animal.

• Ceci est notamment vrai lorsque des raisons religieuses et mystiques sont
à l'origine de l'opération (Tabaski, sacrifices rituels...).

• A l'occasion de la fête de Tabaski par exemple, les béliers de robe blanche


constituent les premiers choix et sont les plus chers, suivis du pie noir,
puis du pie roux.
VIII. CAS PRATIQUE: EMBOUCHE OVINE
• 8.3. Animaux d’embouche

ØSexe
• Au sein d'une même race, le sexe influence significativement les performances
d'engraissement et les caractéristiques de la carcasse.

• Placés dans des conditions d'engraissement similaires, les mâles entiers ont des
performances pondérales (vitesse de croissance, poids final, poids carcasse) et
une efficacité de conversion alimentaire significativement supérieues à celles des
mâles castrés.

• Les valeurs des paramètres d'engraissement des castrés sont plutôt proches de
celles des femelles et les performances du mâle entier compensent largement le
rendement à l'abattage qui est plus élevé chez les castrés.
VIII. CAS PRATIQUE: EMBOUCHE OVINE

• 8.3. Animaux d’embouche

ØAge
VIII. CAS PRATIQUE: EMBOUCHE OVINE

• 8.3. Animaux d’embouche

ØAge

Bélier Djallonké adulte engraissé Jeune bélier Djallonké de 15 mois engraissé


VIII. CAS PRATIQUE: EMBOUCHE OVINE
• 8.4. Durée
CONCLUSION GENERALE

• Les petits ruminants au regard de leur importance numérique constituent


les espèces animales les plus repandues au monde;

• Leur élevage présente un certains nombre d’avantages qui font d’elles


des espèces rentables

• La rentabilité dépend cependant d’une bonne maîtrise de tous les aspects


de leur élevage.

• Dans un monde global marqué par les effets néfastes des changements
climatiques les petits ruminants apparaissent comme des espèces plus
résilientes qui pourraient être exploitées durablement.
•Merci pour votre attention!!!
REFERENCES

• Boukhechem S., 2021. Zootechnie des ruminants, Institut des Sciences


Vétérinaires, Université des Frères Mentouri Constantine, Aglgérie, 105p.

• CIRAD, 2002. Memento de l’Agronome. Cirad/Gret/Ministère des


Affaires Etrangères, ed.
• Debernard J.F., 2004. Guide de l’élevage du mouton tropical, 145p.

• Sanagré M., Thys E., Gouro S. A., 2005. Technique d’embouche ovine,
choix de l’animal et durée. Fiche technique N°13, CIRDES.

Vous aimerez peut-être aussi