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INTRODUCTION
0.1. ARRIERE PLAN D’ETUDE
L’exploitation de pétrole existe actuellement presque partout dans
le pays où nous avons des réserves pétrolières, donc dans quelques pays
du continent da la planète. Mais actuellement les exploitations se font en
une partie de l’Asie, Europe et en Amérique du Sud.
En Afrique, l’exploitation pétrolière est encore souvent en marche
et son évolution se fait petit à petit parce que c’est le continent qui
contient des réserves beaucoup actuellement.
L’exploitation pétrolière dans le monde a commencé depuis des
millénaires ; cependant l’exploitation moderne en tant que telle, à partir
des plateformes de forage, a commencé au début 19ème siècle en
Amérique et en Asie, un peu plus tard en Europe et beaucoup plus tard en
Afrique. Quand vous faites un survol de la géographie pétrolière du
monde, l’on se rend compte que certaines régions (Amérique du Nord,
pays du Proche et Moyen-Orient, Mer du Nord,…) jadis pionnières de la
production pétrolière, sont aujourd’hui soit dans la phase de déplétion, soit
dans celle de l’exploitation des hydrocarbures dits non-conventionnels
(gaz et pétrole de schiste,…). (financial afrik)
En République Démocratique du Congo, nous avons certaines
entreprises d’exploitation qui fonctionne pour l’exploitation du pétrole
comme PERINCO,… ; les réserves du pétrole en République Démocratique
du Congo sont nombreuses et cela les entreprises sont encore moins
nombreuses.
Dans notre Province du Nord-Kivu ; il y a une grande réserve
pétrolière ; néanmoins dans la partie occuper par le Parc de Virunga se
situe qui contient le pétrole.
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0.2 PROBLEMATIQUE
L’exploitation pétrolière est parmi les moteurs du développement
d’un territoire. Ainsi à son évolution est le progrès socio-économique et
technologique d’un milieu qui prend en compte la mise en œuvre de
l’exploitation pétrolière dans son milieu. La ville de Goma en particulier
capitale touristique de la République Démocratique du Congo, considérant
son emplacement au bord du Parc de Virunga qui présente une grande
réserve pétrolière dans elle selon les études ([Link] 2018)
donc 39 millions de barils offshores et 17 millions de barils onshore.
Nous cherchons à étudier comment on peut prévenir les effets
environnementaux en cas de l’exploitation du pétrole dans le Parc de
Virunga qui pourras aider à remédier aux défis que connait la Province du
Nord-Kivu en particulier et toute la République Démocratique du Congo en
général.
Il s’agit de fournir les informations exactes et nécessaires pour le
Parc de Virunga pour trouver les effets qui peuvent se produire dans cet
environnement et voir comment peut-t-on prévenir à ces dangers.
Dans le but d’emboiter le pas de l’exploitation de ce pétrole, les
effets suivants peuvent être observés.
- Nuise la santé globale de l’écosystème ;
- Le déversement du pétrole ;
- La pollution ;
- Destruction de la faune et de la flore ;
- La pollution acoustique ;
- La pollution liée aux dérivés du pétrole.
Pour prévenir en cas des effets, nous avons quelques moyens de
préventions :
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- Rénover l’environnement normatif ;
- Créer les conditions d’un pilotage éclairé ;
- Maitriser les enjeux de l’exploitation préalable ;
- Mieux identifier les enjeux et la spécifié du passage à l’exploitation ;
- Anticiper et gérer les crises en cas d’accident majeur ;
- Adapter les règles internationales.
Notre étude étant centrée sur la question « des effets
environnementaux et leurs moyens de prévention dans le Parc de
Virunga cas de l’exploitation de pétrole » nous nous sommes servis
des questions suivantes pour tenter d’avoir des solutions efficaces.
Quelles seraient les effets qui peuvent se produire dans
l’environnement en cas de l’exploitation du pétrole ?
Comment faire l’exploitation du pétrole en faible pollution et a un
cout optimal ?
Quels sont les moyens de prévention peut-t-on mettre en place pour
ces effets ?
Le pétrole dans le Parc de Virunga est-il disponible et suffisant ?
0.3 HYPOTHESES
L’ingénieur Technicien en domaine du Raffinage et Pétrochimie
étant la personne qui devrait mettre à la portée de sa communauté les
mérites de ces connaissances. Ils nous convient d’abord de noter que le
Parc national de Virunga est une propriété de la République Démocratique
du Congo et du patrimoine mondiale avec ces espèces particulières, et
que son exploitation devrait se faire en commun accord. Mais
actuellement le patrimoine mondial bloque la République Démocratique du
Congo dans la mission de l’exploitation de ce pétrole qui se trouve dans ce
Parc faute des effets que peuvent se produire dans l’environnement.
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Les hypothèses ci-après vont nous permettre de faire notre étude :
Les caractéristiques physicochimiques du pétrole brut du Parc de
Virunga sont connues ;
Les études des projets sont faites par d’autres personnes ;
AJOUTER
0.4 CHOIX ET INTERET DU SUJET
Le choix de ce sujet nous a été dicté par le fait que notre pays a une
politique économie très faible et pourtant nous avons tant de potentiel
richesses que ce soit du sol ou du sous-sol et les ouvriers sont épuisés car
il n’y a pas d’engin pour leurs faciliter la tâche.
0.5. OBJECTIF D’ETUDE
0.5.1 Objectif Global
Nous avons comme objectif global, l’exploitation de pétrole dans le
Parc de Virunga en protégeant l’environnement comme c’est un défi que
connait notre Pays aujourd’hui en général et en particulier la Province du
Nord-Kivu.
0.5.2 Objectifs Spécifiques
Nous avons comme objectifs spécifiques :
o Augmentation des emplois aux habitants ;
o Faciliter à la population du Nord-Kivu et de la RDC de s’informer en
temps réel ;
o Améliorer les conditions de vie de la population du pays ;
o Jouer sur l’augmentation de l’économie ;
o En fin, faciliter à la population de la RDC d’être servi de leurs biens
propre.
0.6. DELIMITATION DU SUJET
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Notre travail porte sur l’exploitation de pétrole dans le Parc de Virunga,
méthode de protection environnementale et de la pollution dans la zone.
BENEFICIAIRE
Les bénéficiaires de notre travail seront :
La population de la RDC en général et en particulier la Province du
Nord-Kivu ;
Tous les ingénieurs qui font les domaines pétroliers sur toute
l’étendue de la RDC ;
L’Etat Congolais pour convaincre ceux-là qui disent que
l’environnement sera abimé quand on exploite le pétrole ;
L’Etat Congolais pour l’amélioration de la condition de vie de sa
population ;
PRESENTATION SOMMAIRE DU TRAVAIL
Hormis l’Introduction générale et la Conclusion générale, notre
travail se subdivise en quatre chapitres :
CHAP.I : REVUEUE DE LA LITTERATURE ET METHODOLOGIES DU TRAVAIL
[Link] : L’EXPLOITATION PETROLIERE
[Link] : METHODES DE PROTECTION ENVIRONNEMENTALE
[Link] : CALCULS ET SIMULATIONS DU TRAITEMENT DU PETROLE ET DE
LA POLLUTION DANS LA ZONE.
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CHAP.I : REVUE DE LA LITTERATURE ET METHODOLOGIES
DU TRAVAIL
I.1. REVUE DE LA LITTERATURE
I.1.1. HISTORIQUE D’EXPLOITAION DES PETROLE
L'exploitation du pétrole remonte à une époque ancienne, mais son
importance, commerciale et industrielle, croît à partir
du XIXe siècle pour connaître au XXe siècle un essor économique et
aussi une succession de crises.
DECOUVERTES
Lors du processus de formation du pétrole, celui-ci quitte sa roche-
mère et migre vers la surface. S'il ne rencontre pas de couche
imperméable dans sa migration, il atteint la surface du sol, où il est
lentement détruit car inflammable. Si une couche imperméable l'arrête, il
s'accumule en dessous de celle-ci, constituant ainsi un gisement
pétrolifère. À la suite de mouvements de terrain ultérieurs, des failles
peuvent se produire, et permettent à de petites quantités de pétrole de
fuir jusqu'à la surface. Ainsi, les affleurements de résidus pétroliers
naturels en surface trahissent souvent la présence d'un gisement en sous-
sol ; on en trouve dans de très nombreux pays, encore à l'heure actuelle, y
compris en France. Le gisement de La Brea Tar Pits (la brea = le brai en
espagnol) à Los Angeles, toujours actif, a piégé une telle quantité
d'animaux du Pléistocène qu'un musée a été créé sur cet emplacement.
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Le gaz se comporte d'une façon similaire ; il s'enflamme généralement en
atteignant la surface, donnant lieu à une flamme permanente. On en
connaît également des exemples, parfois très anciens (Bakou, Yanartaş)
ou au contraire très récents, comme à Darvaza. Lorsque le gisement
souterrain se trouve sous la mer, le pétrole parvenant au fond de la mer,
un peu moins dense que l'eau, continuera son ascension jusqu'à la
surface ; il forme là les irisations trahissant sa présence.
L'amiral Voïnovitch le remarquera en mer Caspienne en 1781. Cette
particularité est toujours employée à notre époque pour mettre en
évidence l'existence de gisements offshore comme celui de Tupi. Le gaz au
contraire forme des hydrates de gaz et reste sur le fond marin. Ainsi,
pétrole et gaz naturel ont toujours été présents dans la nature ; les
premières recherches pétrolières consistaient simplement à demander aux
habitants s'ils connaissaient de telles sources à proximité.
a. PUITS DE PETROLE
Un puits de pétrole est un équipement chargé d'extraire le pétrole brut du
sous-sol, comprenant un puits d'exploitation et du matériel de pompage
ainsi que des systèmes de contrôle et/ou sécurité.
Généralement il est précédé d'un ou plusieurs « puits d'exploration » qui
débouche sur un « puits d'appréciation » permettant d'estimer la quantité
de pétrole qui pourra être extraite pendant la durée d'exploitation.
I.2. Histoire et évolutions techniques
a) Les premières techniques d'exploitation
Les premiers forages pétroliers connus aujourd'hui étaient
en Chine vers l’an 347. Les puits pouvaient atteindre une profondeur de
240 mètres et ont été forés à l’aide de trépans attachés à des poteaux de
bambou dans l’objectif d’exploiter des puits de sel. Au Xe siècle, de
vastes pipelines de bambou reliaient les puits de pétrole aux sources
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salées. Les anciennes archives, Chinoises et Japonaises, contiennent de
nombreuses allusions à l'utilisation du gaz naturel pour l'éclairage et le
chauffage. Le pétrole était connu comme eau brûlante
au Japon au VIIe siècle.
Certaines sources affirment qu'à partir du IXe siècle, des champs de
pétrole ont été exploités dans la région moderne de Bakou,
en Azerbaïdjan, pour produire du naphta destiné à l'industrie pétrolière. En
1264 L'exploitation de l'huile de suintement dans la Perse médiévale a été
vue par Marco Polo lors de son voyage à travers Bakou, et il décrivit cet
endroit comme une fontaine à pétrole et jugeait que plusieurs centaines
de bateaux auraient été nécessaires pour transporter celui-ci dans sa
totalité.
En 1594, des puits de pétrole sont creusés mais à la main à Bakou,
en Perse, d’une profondeur maximale de 35 mètres.
C'est en 1802 que les frères David et Joseph Ruffner forent un puits
de 58 pieds avec une perche à ressort dans la vallée
de Kanawha en Virginie-Occidentale pour produire de la saumure. Le
forage prend 18 mois.
b) L'évolution des techniques et l'apparition de l'industrie du
pétrole
En 1846, à Bakou, le tout premier puits a été foré avec des moutons
de battage à une profondeur de 21 mètres pour l'exploration pétrolière. En
1848, le premier puits de pétrole moderne a été foré dans la péninsule
d'Absheron, au nord-est de Bakou.
En 1854, les premiers puits de pétrole en Europe sont forés entre 30
et 50 mètres de profondeur à Bóbrka, en Pologne, notamment
grâce, Ignacy Łukasiewicz, pharmacien polonais et pionnier de l'industrie
pétrolière a construit l'un des premiers puits de pétrole modernes.
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L’utilisation des puits de pétrole moderne a engendré la création des
premières sociétés pétrolières Européennes.
En Amérique du Nord, le premier puits de pétrole, exploité dans un
but commercial, l’a été par Oil Springs (société pétrolière), en Ontario, en
1858.
D'après les archives, le 27 août 1859, l'Américain Edwin L.
Drake extrait pour la première fois du pétrole par forage, à une profondeur
d'une vingtaine de mètres, à Titusville, en Pennsylvanie. Il s'inspire pour
cela des techniques de forage des puits de sel. Un lourd trépan creuse le
sol en étant suspendu au bout d'un câble qui lui transmet depuis la
surface un mouvement alternatif créé par un balancier. Il ne réussit
pourtant pas à breveter sa technique de forage. Le colonel Edwin L. Drake
est le premier à extraire du pétrole aux États-Unis et à réussir à l'exploiter
économiquement à grande échelle. Le pétrole était certes connu depuis
l'Antiquité, mais c'est la découverte de Drake qui marque le début de son
exploitation industrielle, notamment avec l’exportation de celui-ci sous
forme de baril. La découverte du puits de Drake provoqua la « ruée vers
l'or noir », la véritable naissance de l'industrie pétrolière et engendre une
vague de recherches au niveau international sur le pétrole.
En 1861, le premier puits de pétrole, en Californie, est foré
manuellement dans le comté de Humboldt.
Le premier puits de pétrole en mer est foré quant à lui en 1896, au
gisement de pétrole de Summerland, sur la côte californienne.
En 1899, un puits de pétrole creusé à la main découvre le champ
de Kern River et déclenche un boom pétrolier dans le comté de Kern.
Les premiers puits de pétroles modernes ont été forés en utilisant un
outil à câble qui percutait à plusieurs reprises le sol. À partir du XXe siècle,
cette technique, utilisant un outil à câble, a été en grande partie
remplacée par le forage rotatif, qui permettait de forer plus profondément
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et beaucoup plus rapidement. En 1902, un premier appareil de forage
rotatif en Californie aurait foré un puits au champ Coalinga, mais le trou
est tellement tordu que cette technique est abandonnée pour le retour de
l’outil à câble. Cependant, en 1908, des appareils et des équipes de forage
rotatifs arrivent de la Louisiane en Californie, où ils forent des puits sur le
terrain de Midway-Sunset et éliminent les problèmes de l'expérience
Coalinga menée six ans plus tôt et, ainsi, démontrent l’efficacité de cette
technique de forage.
c) L'exploitation moderne
Jusque dans les années 1970, la plupart des puits de pétrole étaient
verticaux, même si ceux-ci n’étaient jamais réellement à la verticale à
cause des défauts techniques et de l’irrégularité des sols. Cependant, les
techniques modernes de forage directionnel permettent de forer des puits
déviés et qui peuvent même devenir horizontaux, avec une profondeur
suffisante et avec les outils appropriés. Cela présente un grand intérêt car
les roches réservoirs contenant des hydrocarbures sont généralement
horizontales ou presque horizontales. Cela a permis accroître l’efficacité
des puits de pétroles, car les roches contenant les hydrocarbures
(pétrole, gaz naturel…) sont généralement horizontales ; de plus, un puits
de forage horizontal placé dans une zone de production permet d’exploiter
une plus grande surface qu'un puits vertical ; ce qui permet accroître la
production. L’apparition du forage déviés et horizontal a également permis
d’atteindre zones situées à plusieurs kilomètres du lieu de forage,
permettant ainsi l’exploitation d’hydrocarbures situés en dessous
d’endroits où il est difficile de placer un appareil de forage, sensible à
l'environnement ou peuplé.
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II.3. USAGES PREINDUSTRIELS
L’usage du pétrole remonte à l’Antiquité, mais l’approvisionnement
était limité aux affleurements naturels de pétrole, et au pétrole trouvé en
creusant des puits pour trouver de l’eau potable ou de la saumure. Les
civilisations mésopotamiennes s’en servaient comme
produit pharmaceutique, cosmétique, comme combustible pour les lampes
à huile et dès 6000 av. J.-C. pour le calfatage des bateaux.
Les Égyptiens employaient de l’asphalte pour la momification.
Diodore et Strabon écrivent que du bitume était utilisé dans la
construction des jardins suspendus de Babylone ; le cylindre de Cyrus en
atteste également. Hérodote signale une source de bitume à Ardericca,
près de Suse ; on en trouvait à Zacynthe (îles Ioniennes, Grèce), et à
proximité de l'Issus, l'un des affluents de l'Euphrate. Dans de nombreuses
langues d'Asie et du Moyen-Orient, on retrouve la
racine naft ou neft (naphte), qui, donnée comme nom à un village, indique
fréquemment la présence d'hydrocarbures à proximité.
En Asie, certaines sources indiquent que des puits étaient forés en Chine
dès le IVe siècle avec des tiges en bambou ; au VIIe siècle, le pétrole était
connu comme l'« eau qui brûle » au Japon. Shen Kuo au XIe siècle utilise le
premier le terme 石 油 (Shíyóu, littéralement « huile de roche ») dans son
encyclopédie Mengxi Bitan pour désigner le pétrole, dont il pensait qu'il y
avait un afflux continuel venant des profondeurs de la terre, au contraire
du charbon de bois dont l'abus entraînait la déforestation déjà à son
époque.
Au IXe siècle, Al-Razi décrit la distillation du pétrole au moyen d'un alambic,
produisant du pétrole lampant ; ce dernier a été utilisé par les Byzantins,
puis les Vénitiens, et on peut supposer que le « feu grégeois », qui
incendiait les navires ennemis, en contenait. Les Amérindiens utilisaient
du pétrole pour calfater les embarcations et pour ses supposées vertus
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médicinales. Au début du XIXe siècle, il existait une utilisation ponctuelle du
pétrole, surtout aux États-Unis. Il était vendu comme remède « miracle »,
ou servait dans des lampes et comme lubrifiant.
En Roumanie (Dacie), on trouve des allusions à l'exploitation du pétrole
dès l'occupation romaine au Ier siècle12 ; le latin picula (graisse, poix) aurait
donné le roumain păcură et le français « poix ». En 1440, un document
atteste la propriété d'une « fontaine de poix noire » dans le village de
Lucăceşti, considéré comme le berceau de l'industrie pétrolière en
Roumanie. En Pologne, c'est la Galicie qui fournit les premières indications
En France, les premiers puits (qui exploitaient surtout des sables
bitumineux) ont été creusés autour du
village alsacien de Pechelbronn (Bas-Rhin), dont le nom veut précisément
dire « puits de bitume », pour y exploiter cette ressource connue depuis le
quinzième siècle. Ils ont été forés dans la période 1745-1785 par Louis
Pierre Ancillon de la Sablonnière, avec dix puits qui atteignent 10 à
27 m de profondeur, puis 35 en 1801, et 72 m en 1869. Citons
également Kutzenhausen dans la même région16. L'exploitation, associée à
une raffinerie, perdura jusqu'aux années 1970. On y créera la Société des
huiles ANTAR , qui sera absorbée par ELF Aquitaine en 1970. Ne restent
dans la région que quelques puits à balancier, près de la frontière entre
l'Allemagne et la France, sur le ban communal de Scheibenhard.
1855-1901 : naissance d’une industrie
Ignacy Łukasiewicz - créateur du processus de raffinage du pétrole brut en
kérosène.
En 1855, George Bissell et Jonathan Eveleth apprennent que le
pétrole qu'on trouve très facilement dans le Nord-Est des États-Unis,
en Pennsylvanie, (et qui était utilisé jusque-là par les Indiens et les
premiers colons pour l'éclairage) pouvait fournir du pétrole
lampant par distillation. Plusieurs industriels américains de l'huile
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d'éclairage, comme le New Yorkais Charles Pratt, renoncent peu à peu à
l'huile de baleine pour raffiner du pétrole.
Les deux hommes créent alors la société Pennsylvania Rock Oil
Company et demandent à Benjamin Silliman Jr., un professeur de chimie
de l'université Yale, de leur confirmer la faisabilité de cette distillation à
l'échelle industrielle. En 1856, après avoir vu des photos de derrick forant
le sol à la recherche de sel, Bissell imagine de forer pour extraire le pétrole
plutôt que de passer par des mines comme il était d'usage à l'époque.
À la même époque, l'industrie pétrolière naît en Roumanie, avec la
première raffinerie en 1857 à Ploieşti, qui alimente les 1 000 lampes de
l'éclairage public de Bucarest. En juillet 1858, le professeur de
géologie Georg Christian Konrad Hunäus (de) supervise le premier forage
pétrolier en Allemagne sur la commune de Wietze qui exploite le premier
puits de pétrole en juin 1859.
La Pennsylvania Rock Oil Company devient en 1858 la Seneca Oil (à
la suite d'un désaccord entre associés) et engage alors un retraité des
chemins de fer nommé Edwin Drake comme prospecteur (principalement
parce qu'il bénéficie d'une gratuité de transports). Celui-ci, contrairement
à une idée répandue (surtout aux États-Unis), n’est donc pas à l'origine du
forage du premier puits de pétrole en 1859. Il était simplement l'employé
de la première société à produire du pétrole depuis un puits
spécifiquement foré dans ce but.
Drake fore donc son puits à Titusville en Pennsylvanie, dans une
région connue pour les affleurements de pétrole, et produit les
premiers barils américains. Les États-Unis en produisent 274 tonnes en
1859, époque de la ruée vers l'or noir en Pennsylvanie (en). L’année
précédente, le seul producteur était la Roumanie avec 200 tonnes. Dès
1862, les États-Unis produisent 3 millions de barils (c'est-à-dire 400 000
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tonnes), devançant tous les autres (en 2007, la production quotidienne
mondiale était de 83 millions de barils par jour).
Différentes régions du monde participent de la « ruée vers l’or
noir » : Alberta, Californie, Transylvanie, Pologne et Azerbaïdjan. Le marché
reste confiné aux applications traditionnelles, pétrole lampant en tête.
En 1855, le chimiste américain Benjamin Silliman Jr. (1816-1885),
reprenant des travaux antérieurs, sépare un certain nombre de produits
par distillation du pétrole : goudrons, lubrifiants, naphta, solvants pour les
peintures ainsi que l’essence qui, considérée à ce moment comme produit
mineur, est utilisée comme détachant. Le marché du pétrole connaît des
fluctuations de prix énormes, chaque nouveau gisement saturant le
marché pour quelque temps. John Davison Rockefeller parvient à établir
une situation de monopole sur le raffinage américain, qui sera mise en
cause par la mise en application de la loi antitrust.
Dans le domaine du transport, la mise au point de l'oléoduc et
du navire pétrolier (Branobel, années 1870) autorisent le rapprochement
des sites de production et de consommation. Le premier oléoduc de
capacité industrielle, entre Bakou et Batoumi (sur la mer Noire), transporte
du kérosène.
1901-1945 : développement des techniques et des marchés
Dans les années 1910, on a déjà découvert des champs pétrolifères
importants au Canada (Alberta), en Indonésie (Sumatra en 1885),
en Perse (Masjed Soleiman, 1908), au Pérou (Zorritos, 1863),
au Venezuela et au Mexique : le domaine pétrolier se considère très vite
dans sa dimension mondiale et devient crucial lors des années de course
aux champs pétroliers, aux États-Unis en Mésopotamie.
Développement des techniques
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Foré en 1901, le premier puits du gisement
de Spindletop au Texas inaugure une ère nouvelle : creusé dans un
réservoir profond et non indiqué par des affleurements, il produit 80 kbbl/j.
Les progrès des techniques d'explorations pétrolières, notamment
par des dispositifs d'analyse électrique des sous-sols, expérimentés dans
le nord de l'Alsace par les frères Schlumberger à partir de 1927,
révolutionnent le secteur. Ces recherches conduiront à la technique de
la diagraphie, qui permet de détecter les strates productrices pendant le
forage. À la même époque, on met au point les techniques de carottage,
qui identifient précisément les couches géologiques ;
la gravimétrie contribue à l'identification des anticlinaux ; enfin
la sismique, en apportant une description de plus en plus précise du sous-
sol avant tout forage, se rend indispensable.
La prospection directe du pétrole offshore voit commercialement le
jour en 2000 par l’emploi de méthodes électromagnétiques spécifiques en
complément des méthodes sismiques.
Dans le but de s'adapter à la demande ci-dessous, le raffinage du
pétrole progresse considérablement dans cette période. Le craquage
catalytique en lit fluidisé est mis au point dans les années 1930 ; il permet
essentiellement de transformer des coupes lourdes, mal valorisées, en
carburants pour l'automobile.
I.3. LE PREDECESSEURS AYANT TRAVAILLER SUR LE MEME SUJET
1. Victor STANISLAS ATANGANA de l’Université de LIMOGES dans son
mémoire intitulé « extraction pétrolière et protection de
l’environnement dans le golf de Guinée » lui a conclut qu’il faut
mettre sur pied des Etats véritablement démocratiques, et non de
nom. La nécessité de la mise en place d'un Etat de droit est la
condition sine qua non, de la garantie de l'application des normes
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environnementalistes prises tant au niveau international, qu'au
niveau communautaire et local.
Dans ces conditions le pétrole pourra produire des richesses qui,
pourront être utilisées dans la protection de l'environnement.
2. Revue : Les problèmes d’environnement dans une région
d’extraction pétrolière : la région de Nijnevartovsk située sur le
territoire Khanti-Mansi (Russie) ; elle conclut La prise en compte
environnementale si chère à nos sociétés occidentales est encore
laissée pour négligeable. Gageons que la population russe de plus
en plus concernée et sensibilisée à ces problèmes, participe à la
transition environnementale de son pays.
3. Rapport de l’Integrated Environments (2006) Ltd. Et D’Appolonia
S.p.A. Evaluation Environnementale et Sociale Stratégique du
Secteur des Hydrocarbures en Mauritanie
4. Article de Sylvain Archambault et Jean-Patrick Toussaint sur les Risques et
impacts associés à l’explorationet à l’exploitation des hydrocarbures
dans le golfe du Saint-Laurent
I.2. METHODOLOGIES DU TRAVAIL
La méthodologie est l'ensemble des opérations intellectuelle par les
quelles une discipline cherche à obtenir où à atteindre les vérités qu'elle
poursuit a d'autre terme c'est l'utilisation de raisonnement, des voies et de
moyen pour atteindre un but, un objectif bien déterminer.
Pour pouvoir mener nos recherches, nous nous sommes servis des
méthodes et techniques suivante :
I.1. Méthodes et techniques des recherches
I.1.1. Méthode
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J. M VAN DER MAREN définit la méthode comme un ensemble
d'opération systématique nationale en chaîne afin de relier avec
consistance :
L'intention, le but, l’objectif de la recherche ;
Les techniques de traitement qui transforme les données en
résultats ;
La manière de poser le problème ;
Les procédures d'interprétation des résultats et leurs
vérifications ;
La justification des différents choix ;
Répondre aux critères formes et opérationnel aux quels, ils doivent
s'astreindre pour avoir accordé la crédibilité.
Les méthodes que nous avons utilisées sont :
a) comparative : Qui nous a permis d'évoluer en tenant compte de ses
semblables existant déjà c'est-à-dire la comparaison des données ou
des résultats de recherche antérieure.
b) Descriptive : Elle nous a permis de déceler les informations reçus en
vue de mieux les exploiter.
c) Analogique : Elle nous a facilité l'analyse de quelques problèmes
signalé dans le Parc de Virunga et aux sites environnementales.
I.1.2. Techniques
Une technique est un procédé opératoire rigoureux, bien définis,
transmissible, susceptible d'être appliqué à nouveaux dans les mêmes
conditions adaptées au genre de problème et phénomène étudié.
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Dans le cadre de ce travail nous avons utilisé les techniques suivantes :
a) Documentaires : la technique documentaire a permis d'étudier et
analyser des documents écrits qui comprennent les ouvrages
édifiés, les documents officiels, les documents privés, les archives,
les notes de cours et les documents inédits.
b) Interview : c’est une opération qui consiste à obtenir des données
utilisées à l'enquête en interrogeant oralement toute personne
susceptible de fournir ces données.
Nous nous sommes servis de l'interview indirect plus couramment
utiliser et au cours de laquelle on ne pose pas des questions direct mais on
passe par des courants pour connaître l'opinion qu'ils pourraient cacher ou
déformé, on leur demandera ce qu'on gère dans leur meilleur milieu à
critiquer ensuite la portée exacte de leur déclaration.
[Link] : EXPLOITATION PETROLIERE
Résume chapitre (dans ce chapitre il sera question de voire
comment se fait l’exploration pétroliere, puisque si il n’y a pas
d’exploration l’on ne saura pas determiner si il y a du pétrole ou
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pas meme si la confirmation d’un gisement de pétrole ne se fait
qu’avec le forage.)
I.2. GENERALITE ET TYPES DES GISEMENT DU PETROLE
SHE MA DE L’installation
Principe
La transformation de matière organique en pétrole s’échelonne sur des
dizaines de millions d’années, en passant par une substance intermédiaire
appelée kérogène.
Le pétrole brut contenu dans une roche-mère compacte et imperméable mais
il peut être expulsé et migrer vers une roche-réservoir.
Parmi les différents « pièges à pétrole », le plus courant est le piège anticlinal,
structure où les roches ont été plissées en forme de voûte par les
mouvements terrestres.
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Il existe plusieurs types de pétrole brut. Plus un pétrole est visqueux, plus il
est dit « lourd » et est difficile à extraire et à traiter.
II.2.2. Caractéristiques des puits de pétrole
Connaissant le principe de formation du pétrole, les géologues vont
d'abord rechercher les zones exploitables tout d'abord dans les bassins
sédimentaires.
Photos du puits des pétroles
Figure
a) Systèmes principaux
- Études géologiques
Des études géologiques et géophysiques menées par des experts
permettent de mettre en évidence les emplacements théoriques d’un
piège à pétrole, appelés prospects. Des camions-vibreurs se chargent de
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rechercher le pétrole à l’aide d’ondes sismiques par le principe de la
réflexion sismique.
Celle-ci permet d'analyser les ondes renvoyées afin d’estimer la
probabilité de présence de pétrole.
Le forage consiste à percer en profondeur dans le but de révéler la
présence d’hydrocarbure.
b) Forage vertical
Il existe plusieurs types de forage : le forage horizontal, incliné et vertical.
Il est important de localiser l’endroit idéal du forage avant
d’implanter les installations de forage car celles-ci sont très coûteuses.
Dans ce cas-là, on utilise la méthode du forage vertical terrestre en
positionnant les installations à l’épicentre de la poche d’hydrocarbure.
- Principe du forage « Rotary »
Afin d'accéder directement à la poche contenant les hydrocarbures,
les foreurs vont devoir réaliser un trou de forage. Actuellement, la
méthode de forage généralement utilisée est celle du Rotary, bien plus
rapide et efficace.
Il faut dans un premier temps mettre en place un derrick de forage,
une tour métallique de 30 m de haut en moyenne, servant à introduire
verticalement les tiges de forage (4) est mis en place. Les tiges
contiennent un enchaînement de tubes vissés les uns sur les autres dans
lesquelles se trouve un outil de forage, appelé le trépan (5) situé au bout.
Equations pour ce type de forage
Le trépan
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Le trépan est muni de dents ou de pastilles en acier très dur. À la
manière d'une perceuse électrique, le trépan attaque la roche en appuyant
mais surtout en tournant à grande vitesse : il casse la roche, la broie en
petits morceaux, et s'enfonce petit à petit dans le sol. À mesure que l'on
s'enfonce dans le sous-sol, on rajoute une tige de forage en la vissant à la
précédente et ainsi de suite. L’ensemble des tiges avec son trépan qui
creuse au bout s’appelle le train de tiges (1).
Le tubage
Afin d’éviter l’effondrement du trou, des installations
de cylindres creux en acier sont apposés en permanence en même temps
que les tiges sur toute la longueur du trou pour constituer un tube, ces
tubes sont vissés les uns aux autres au fur et à mesure de la progression
du forage : c'est le tubage (3). Ce tubage n'est pas directement réalisé
dans la roche nue, mais est retenu par du ciment (2). Plus on pose de
tubes, plus le diamètre du trou de forage devient petit : le tubage posé
occupe de l’espace et réduit le diamètre initial du trou. Ainsi, un trou de
forage d’un diamètre de 50 cm au départ, peut être réduit à 20 cm après
la pose de plusieurs tubages.
II.2.3. Fluide et système de circulation
a) Fluide
Pour éviter que le trou se rebouche au fur et à mesure du forage, il
faut enlever les débris de roche et nettoyer le fond du puits. Pour cela, on
utilise un fluide de forage aussi appelé boue de forage par son aspect. Ce
fluide indispensable au forage a une composition spéciale déterminée par
un Ingénieur spécialisé, adaptée aux terrains traversés lors du forage.
Equation des transport des fluide
b) Circulation du fluide
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Un circuit fermé permet de recycler la majeure partie
de boue utilisée. Elle est mélangée et conservée dans un bassin,
acheminée par la colonne d'injection de boue, vers la tête d'injection qui la
propulse dans le train de tiges. Elle descend alors jusqu'au fond du puits et
« traverse » le trépan grâce à des trous percés dans celui-ci et se retrouve
dans les débris. Sous l'effet de la pression, la boue remonte entre les
parois du puits et le train de tiges, emportant avec elle les débris arrachés.
Une fois à la surface, une conduite d'aspiration attire la boue jusqu'à
un tamis vibrant qui sépare les débris de la boue, ensuite renvoyée dans le
bassin de décantation. Et ainsi de suite.
Le fluide de forage sert également à stabiliser la pression sur les
bords du puits pour leur éviter de s'écrouler, elle lubrifie et refroidit les
outils et permet surtout de prévenir des éruptions.
Le trou de forage aura généralement une profondeur comprise entre
2000 et 4 000 mètres. Exceptionnellement, certains forages dépassent les
6 000 mètres, et l'un d'eux a même dépassé les 11 000 mètres.
II.2.4. Différents types de récupération
a) Récupération primaire
Lorsque les hydrocarbures sont atteints, et si la pression est
suffisante pour qu’ils remontent naturellement, les foreurs laissent
remonter le pétrole. C'est la Récupération primaire, possible lorsque le
puits est dit "éruptif" (lorsque le pétrole remonte seul). On estime que
cette récupération permet de remonter 5 à 40 % du pétrole. On voit donc
une très grande différence selon les puits. Un séparateur, à la surface,
permet de séparer le pétrole des différents gaz et de l'eau.
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Shema et procédure de séparation et équation
b) Récupération secondaire
Lorsque la récupération primaire n'est plus possible, on remplace le
derrick par une ou plusieurs pompes, immergées au fond du puits, comme
les chevalets de pompage (pompes à tête de cheval).
Schéma des pompage et équation
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Et équation du nombre de Reynold et des pertes de charge
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C'est la Récupération secondaire, première partie de la Récupération
assistée. On augmente aussi la pression dans le puits grâce à des
injections d'eau, et la réinjection des gaz obtenus lors de la première
récupération (dioxyde de carbone CO2 ou azote N).
Cette phase de l'exploitation du gisement permet quant à elle
d'extraire 25 à 35 % du pétrole du puits.
Shema
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c) Récupération tertiaire
Pour finir, les exploitants d'un puits de pétrole lancent
la Récupération tertiaire, seconde partie de la Récupération assistée. Cette
phase consiste à diminuer la viscosité du pétrole restant, afin de permettre
d'en remonter une plus grande quantité.
Il existe différents moyens pour ceci, mais le plus utilisé est
l'injection de gaz, cette fois dans la partie liquide du gisement.
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Shema
PROCEDER THERMODYNAMIQUE POUR LES TRAITEMENT
DU PETROLE
ICI TU DOIS METTRE LES FORMULES THERMODYNAMIQUE
ET LES DIFFERENTES TE MPERATURE POUR CHAQUE
DERIVEE DU PETROLE
LES CHALEUR SPECIQUE
ET LES PROCEDES DES CONCERVATION
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LES POLLUANT LORS DU TRAITE MENT DU PETROLES
CHAP III : METHODES DE PROTECTION
ENVIRONNEMENTALE
III.1. PARC NATIONAL DES VIRUNGA
Le parc national des Virunga a été créé en 1925 dans l'Est de la
République Démocratique du Congo, ce qui en fait le plus ancien parc
national de l'Afrique. Son objectif était initialement de protéger les gorilles
des montagnes. À l'origine, il était désigné sous le nom de parc Albert,
son nom actuel date de 1969. Il a ensuite été agrandi en 1929, puis en
1950, pour atteindre sa superficie actuelle.
Le parc couvre 7 900 km2 depuis les montagnes des Virunga au sud,
jusqu'aux montagnes du Rwenzori au nord, il comprend une grande partie
du lac Édouard et les plaines de la Rwindi. Cette diversité de paysages a
permis l'existence de la biodiversité la plus importante de toutes les aires
protégées d'Afrique. Plusieurs espèces emblématiques y trouvent un
habitat favorable, des lions (Panthera leo), des hippopotames amphibies
(Hippopotamus amphibius) ainsi que trois taxons de grands singes : le
gorille des montagnes, le Gorille de Grauer (Gorilla beringei graueri) et le
Chimpanzé de l’est (Pan troglodytes schweinfurtii).
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En 1979, il est consacré patrimoine mondial1, mais rejoint la liste du
patrimoine mondial en péril en 1994. Il est également désigné site Ramsar
depuis 1996
Au fil de son histoire mouvementée le parc national des Virunga a dû
faire face à plusieurs conflits armés et il a longtemps été une zone de repli
pour des milices armées. Ainsi, ce sont plus de 200 rangers qui ont payé
de leur vie la protection de ce site exceptionnel, en date de novembre
2020.
I.1.2. LA SITUATION GEOGRAPHIQUE
1. Localisation
Le parc national est situé dans la province du Nord-Kivu en République démocratique
du Congo, à la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda, au centre de la région du rift
Albertin.
L'extrémité sud du parc se trouve à quelques kilomètres de la ville de Goma, le chef-lieu de la
province.
Climat
La pluviométrie varie de manière importante selon les zones du
parc. Les savanes immédiatement au nord et au sud du lac Édouard sont
les zones les moins arrosées, à raison de 30 à 40 mm de pluie par mois en
moyenne3.
Description générale : trois secteurs du nord au sud
Le parc national des Virunga peut être découpé en trois secteurs
principaux4 :
Au sud : les Montagnes des Virunga
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Au sud se trouve les montagnes des Virunga, avec une altitude
maximale de 4 500 m, on y trouve sept des huit volcans qui forment le
massif dont les deux volcans les plus actifs d'Afrique, le Nyiragongo et le
Nyamuragira ; le mont Mikeno est lui un volcan endormi. C'est le premier
secteur à avoir été protégé en 1925. Le paysage est couvert par la forêt
afromontane.
Le centre de gestion administrative du parc national se situe dans le
village de Rumangabo (en), à proximité de la zones de présence des
gorilles. L'hôtel du mont Mikeno est l'un des principaux équipements
touristiques du parc.
Ce secteur sud forme avec le parc national des volcans (Rwanda) et
le parc national des gorilles de Mgahinga, un ensemble écologique appelé,
en anglais, le Virunga volcanoes greater ecosystem.
Au centre : le lac Édouard et les plaines
Le parc s'étend sur les plaines alluviales des rivières Rutshuru et Ruindi. Ces deux cours d'eau se
jettent au sud du lac Édouard, dont la majeure partie, ainsi que les berges font partie intégrante
du parc.
Le parc est limité à l'est par la rivière Ishasha (en), qui marque la frontière avec l'Ouganda
Au nord : le bassin de la Semliki et les Rwenzori
La rivière Semliki prend sa source dans le lac Édouard, puis s'écoule vers le Nord.
L'Est des Rwenzori est également dans les frontières du parc, sur
une surface qui représente 20 % du massif. Le relief y est très accentué
avec des falaises abruptes, des vallées profondes et des sommets sont
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couverts par des neiges éternelles. Le point culminant s'élève à 5 119 m.
C'est l'unique massif véritablement alpin d'Afrique et sa plus vaste région
glaciaire.
I.1.3. Patrimoine naturel
La biodiversité du parc national des Virunga est, selon l'UNESCO, la plus importante d'Afrique
1. Faune
La faune du parc national de Virunga compte 2018 espèces de
mammifères, parmi lesquels 22 de primates, 706 espèces d'oiseaux, 109
de reptiles et 78 d'amphibiens. 21 espèces de mammifères, 23 espèces
d'oiseaux et 11 de reptiles sont endémiques de la région du rift albertin.
Quelques exemples de mammifères présents dans le parc
Le Gorille des montagnes (Gorilla beringei beringei) est une sous-
espèce de gorilles dont l'aire de répartition est restreinte aux Montagnes
des Virunga. Environ un tiers de la population vit en République
démocratique du Congo, le reste étant répartie sur le Rwanda et
l'Ouganda. Un centre de soin accueille des gorilles orphelins, depuis 2009,
à Rumangabo, dans le sud du parc. Il a été nommé « Senkwekwe » en
hommage à un dos argenté tué en 2007.
Après le départ des populations humaines riveraines du Lac, les
grands mammifères ont pû se multiplier. Dans les années 1950-1960, leur
abondance atteint son apogée, la biomasse en grands mammifères atteint
les 31,4 tonnes par km2 dans le secteur central du parc national des
Virunga. La concentration des animaux sous l'effet de l'augmentation de la
pression humaine sur les zones alentours explique peut-être en partie ces
chiffres3. Plus jamais dans l'histoire une telle abondance animale ne sera
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enregistrée où que ce soit. On estimait la biomasse, à environ 1,5 tonnes
dans les savanes centrales du PN des Virunga en 2006.
Pour illustrer ces évolutions de populations, on prendra le cas des
hippopotames : 30 000 individus du côté RDC en 1960 ; 22 000, vers
1990 ; il n'en restait que 1200 en 20103.
Dans ces mêmes années 1950-1960, la décision est prise dans le
parc national Queen Elizabeth, en Ouganda de l'autre côté du lac Edouard,
de tuer des hippopotames pour "réduire leur impact sur la végétation".
Puis dans les années 1970, sous le régime de Idi Amin Dada la gestion des
parcs nationaux ougandais est quasiment abandonnées ce qui a conduit à
une diminution catastrophique des populations de grands mammifères,
une grande partie s'est probablement déplacer vers le parc national des
Virunga à cette période3.
En 1996, puis de nouveau en 1996, avec les guerres civils en RDC,
un mouvement inverse s'est effectué et les populations animales se sont
réfugées en Ouganda3.
En 2020, pour la première fois en quarante-cinq ans, un immense
troupeau de plus de 500 éléphants a réinvesti cet espace naturel qu’ils
avaient fui6. Le troupeau a traversé la frontière entre la RDC et l'Ouganda
au début de l'été 2020. Pendant des années, une migration pendulaire de
ces éléphants s'effectuait entre la RDC et le parc national Queen Elizabeth
en Ouganda. Elle s'était progressivement interrompue à la fin du
20e siècle, au fil des guerres incessantes qui ont ravagé la région,
particulièrement le génocide des Tutsi au Rwanda en 19946. Plusieurs
causes possibles sont avancées pour expliquer cette soudaine migration
d'éléphants : un braconnage intensif, ou bien la perturbation de leur
habitat par des mouvements militaires de l'armée ougandaise, ou encore
un retour à un chemin ancestral des éléphants dont le souvenir serait
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revenu. Le nombre exceptionnel d'individus pourrait être expliqué par un
phénomène de stress6.
2. Flore
Végétation montagnarde
Dans les monts Virunga et les monts Ruwenzori, la végétation forme
des ceintures étagées selon l'altitude :
- Entre 1 600 et 2 500 m d'altitude, la forêt Afro-montane est la
végétation naturelle dominante (elle représenterait environ 15 % de
la végétation du parc) ;
- 2 500 à 2 800 m : zone à bambous (Arundinaria alpina) ;
- 2 800 à 3 200 m : zone à Hagenia-Hypericum ;
- Une zone à Éricacées, avec des espèces comme Erica arborea,
Dendrosenecio johnstonii et des Lobelia géantes
- Au-dessus de 3 800 m : La ceinture alpine est caractérisée par la
présences d'espèces des genres Lobelia et Senecio
La flore du parc national des Virunga compterait au minimum
2 077 espèces de plantes à fleurs, dont 230 endémiques. Cette diversité
spécifique exceptionnelle est due en partie à la variété des écosystèmes
présents : forêts tropicales humides, forêts sèches et savanes, zones
humides et montagnes... Rien que dans le massif du Ruwenzori,
548 espèces végétales sont recensées avec un taux d'endémisme de 13 %
(soit 75 espèces).
Entre 1950 et 2006, le couvert boisé (forêts et broussailles) a globalement augmenté dans le
parc, au détriment des prairies. Cependant cette évolution globale cache des disparités selon les
zones du parc, au total 558 km² de surface boisée ont été gagnés et 74 km² ont été perdus.
I.1.4. Historique
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Avant le parc
Historiquement avant la création du parc, les abords du lac Edouard
étaient habités. Vers 1880, cependant, la majorité de la population a quitté
la région à cause d'une épidémie de peste bovine et de la maladie du
sommeil.
Découverte par les Européens et premières explorations
scientifiques
Le parc national des Virunga doit sa création à deux faits marquants
qui l'ont précédée : la préexistence des réserves de chasse de l'État
indépendant du Congo, créées par le Roi Léopold II dès 1889 pour protéger
les éléphants contre les destructions inconsidérées ; et l'idée du
naturaliste américain Carl Akeley (dont la tombe est située dans le parc
même) de créer un sanctuaire aux Virunga, à l'issue de sa mission
d'exploration au Kivu en 19218. Créé le 21 avril 1925 sous le nom de parc
Albert, le parc national des Virunga est le premier parc d'Afrique du point
de vue ancienneté.
L'exploration scientifique du parc a débuté en 1933 avec les
missions dirigées par Gaston-François de Witte et par Peter Schumacher11.
Elle s'est poursuivie avec les missions d'Hubert Damas en 1935-1936, de
Louis van den Berghe en 193613, de Jean Lebrun14 et de F. Bourlière et
Jacques Verschuren de 1957 à 195915.
Gestion coloniale et post-coloniale du parc national
La « mise sous cloche » de la nature est un outil de domination
territorial pour les pouvoirs coloniaux16. Après sa création en 1925, sous le
règne d'Albert 1er, le parc national est rapidement agrandi, en 1935, par
Léopold III, ainsi il passe d'une superficie de 24 000 ha à 780 000 ha.
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Pendant la Seconde Guerre mondiale, le parc n'existe plus qu'en
théorie, la liaison avec la Belgique étant interrompue. Les populations se
réinstallent sur le territoire. Puis en 1947, l'institut pour la protection de la
nature du Congo Belge en reprend le contrôle, jusqu'en 1960, année de
l'indépendance du Congo Belge. L'administration du parc national passe
aux nouvelles institutions du pays sans véritable changement de stratégie.
Puis en 1968, Mobutu prend le pouvoir. Il rebaptise plus tard le pays
« Zaïre » (voir l'article Histoire de la république démocratique du Congo
pour plus de détails). Le parc national des Virunga devient un symbole du
patrimoine naturel du pays et de la politique de zaïrianisation dans cette
région éloignée de la capitale. Mobutu fait construire un hôtel particulier
dans la localité de Rwindi et s'y rend régulièrement. Jacques Verschuren
est nommé directeur, ce Belge officiait déjà à Virunga du temps des
colonies. Le parc est, alors, géré de façon très stricte, avec une discipline
quasi-militaire : les gardes organisent des patrouilles le long des limites du
parc et sont autorisés à utiliser la force contre les éventuels braconniers.
Dans le milieu des années 1970, le régime de Mobutu commence à
se déliter et avec lui le pouvoir de l'Institut Congolais de Conservation de
la Nature. Les gardes du parc, habitués à des méthodes violentes, mais
désormais soumis à moins de contrôle et payés irrégulièrement sont
devenus eux-mêmes parfois braconnier ou producteurs de charbon 18.
De 1990 à 2020 : conflits internationaux répétés et migrations
À partir du début des années 1990, plusieurs groupes armés du
nord-est du Congo attaquent les postes de patrouilles du secteur nord du
parc national des Virunga. Plusieurs gardes sont tués dans ces attaques.
Le braconnage augmente.
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En 1994, génocide des Tutsi au Rwanda provoque le déplacement de
plus de deux millions de personnes. La majorité des réfugiés s'installent à
distance de marche du parc national. Les ressources naturelles sont alors
indispensables à la survie de cette nouvelle population. La déforestation et
l'usage incontrôlé des ressources piscicoles oblige l'UNESCO à inscrire le
site sur la liste du patrimoine mondial en péril.
En 1996-1997, la guerre civil porte Laurent Désiré Kabila à la tête de
la République Démocratique du Congo. Des forces armées s'installent pour
longtemps dans l'est du pays, notamment dans le parc national des
Virungas. En 2003 un accord de paix est signé entre les rebelles et le
gouvernement, cependant il ne met pas fin à la présence de forces
militaires rebelles dans le parc. En 2007 et 2008 des forces armées
occupent le centre de contrôle du parc à Rumangabo (en).
En 2012, rébellion du M23 éclate. Les rangers du parc national des
Virunga sont pris dans les combats militaires congolais et le M23. L'accès à
la zone pour les touristes est alors interrompu. Fin juillet de la même
année un cessé le feu permet au personnel du parc de reprendre la
surveillance des gorilles, quatre familles sont retrouvées en bonne santé.
En 2014, le parc rouvre ses portes au tourisme.
Le directeur du parc, Emmanuel de Merode, a été victime d'une
embuscade armée sur la route entre Goma et Rumangabo, le 15 avril
2014, lors de laquelle il a été très grièvement blessé par balles. Certains y
voient une conséquence du conflit latent avec la société d'exploration
pétrolière basée à Londres, Soco International, contre laquelle Emmanuel
de Merode venait de déposer un dossier, résultant d'une longue enquête,
auprès du procureur de la République à Goma. Le jeudi 22 mai 2014, il a
annoncé son retour à la tête du parc, lors d'une conférence de presse au
siège de l’ICCN à Rumangabo.
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Le 23 mars 2020, alors que la pandémie de Covid-19 a finalement
atteint la RDC, le parc décide de fermer ses portes aux touristes jusqu'en
juin, afin de protéger les gorilles contre le nouveau coronavirus, ces
animaux étant sensibles aux maladies respiratoires des humains selon le
WWF.
Le 24 avril 2020, alors que le parc est fermé aux visiteurs, douze
rangers et cinq civils sont tués au cours d'une attaque par des rebelles des
Forces démocratiques de libération du Rwanda. Un treizième décès est
comptabilisé parmi les rangers qui venaient en aide à la population
locale24 ; c'est l'une des attaques les plus meurtrières connues par le parc.
I.1.5. Gestion
En 2008, un partenariat public-privé est signé entre l'Institut
congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et « The Africa
Conservation Foundation » pour la gestion du parc national. Le 1er août
2008, le belge Emmanuel de Merode est engagé par le gouvernement
congolais comme directeur du Parc national des Virung.
À partir de 2011, « l'Alliance Virunga » intègre la société civile, les
autorités locales et les acteurs du secteur privé.
Le personnel comptait, en 2020, 689 rangers dont le rôle est de
protéger la biodiversité et les habitants du parc et des zones avoisinantes.
I.1.6. Réserves pétrolières
D'importantes réserves pétrolières pourraient se trouver dans le
sous-sol du parc des Virunga. L'État a octroyé, depuis 2009, des permis
d'exploration couvrant 85 % de la superficie du parc au bénéfice de Total,
Eni et Soco International (Royaume-Uni), alors que la loi congolaise interdit
toute exploration dans les montagnes des Virunga. Les deux premières
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compagnies ont assuré qu'elles ne s'aventureraient pas dans la réserve,
mais la troisième, qui a déjà mené des prospections par voie aérienne,
paraît décidée à y pénétrer. Face à la levée de boucliers des ONG
(Greenpeace, WWF...), l'État congolais fait ses calculs : redevances du
pétrole ou dollars des touristes et des institutions internationales (l'Union
européenne finance la renaissance du parc à hauteur de cinq à six millions
d'euros par an). Soco a par ailleurs été accusé de corrompre des employés
du parc, comme le montre un enregistrement vidéo ; Virunga,
documentaire sorti en 2014, raconte ces manœuvres.
Soco International annonce pour le samedi 26 avril 2014 le
démarrage de son projet d’exploration pétrolière du lac Édouard, situé à
l’intérieur du parc. Le WWF condamne fermement cette décision qui
contrevient aux lois nationales et internationales. Le 11 juin 2014, Soco
s’est engagée auprès de cette association à cesser toute opération
pétrolière au sein du parc en échange du retrait de la plainte déposée en
octobre 2013 auprès de l’agence britannique de l’Organisation de
coopération et de développement économique (OCDE) concernant des
violations présumées des droits de l’Homme et des protections
environnementales.
D'après le Creddho (Centre de recherche sur l'environnement, la
démocratie et les droits de l’Homme – organisation environnementale), «
les meurtres, les enlèvements, les menaces sont fréquents pour tous ceux
qui s’opposent à ces projets ou défendent leurs droits ancestraux ».
Un film documentaire sur l'histoire du parc est sorti en 2014 :
Virunga, diffusé sur Netflix. Une séquence filme en caméra cachée une
tentative de corruption des gardiens du parc par un agent de Soco
international. ([Link] national de Virunga)
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III.2. LES EFFETS NEFASTES DE L'EXTRACTION PETROLIERE SUR
L'ENVIRONNEMENT DANS LE PARC NATIONAL DE VIRUNGA.
L'installation des puits de pétrole dans le Parc de Virunga se fera en
majorité en « off shore. On observe cependant que ceux-ci seront le plus
souvent abandonnés en fin d'exploitation dans l'irrespect total des normes
internationales en la matière. Le risque de marée noire serait réel dans
cette zone. Ce qui pose de sérieux problèmes au développement du
tourisme de nature qui est un facteur de développement de la sous région.
III.2. LES EFFETS SUR LES ECOSYSTEMES.
En écologie, un écosystème désigne l'ensemble formé par une
association ou communauté d'êtres vivants encore appelé biocénose, et
son environnement appelé biotope. L'extraction pétrolière a un impact
indéniable sur les écosystèmes.
III.2.1. IMPACTS SUR LES ECOSYSTEMES MARINS.
a) Destruction des habitats naturels.
L'expression habitat naturel désigne l'habitat de pêche nécessaire
pour la production des ressources données. Il peut s'agir d'alevinière (par
exemple les mangroves et les herbiers marins), ou de frayères (par
exemple les lieux particuliers dans l'océan où les poisons se rassemblent
pour se reproduire.
Les habitats naturels subissent des menaces diverses et variées. Il peut
s'agir de certaines méthodes de pêche qui sont pratiquées par les grands
chalutiers traînants qui retirent de l'eau les poissons de toute taille. Aussi
l'activité pétrolière avec son corollaire qui est la pollution par hydrocarbure
porte atteinte aux habitats naturels. Les lieux où se reproduisent les
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poissons sont sérieusement menacés. Les habitats et les zones de fraie
sont mis en mal par la pollution due aux activités pétrolières. L'eau est
« empoisonnée » par les déversements d'hydrocarbures opérés dans le
lac.
b) Destruction de la faune et de la flore.
Le Parc de Virunga est d'une richesse faunique et floristique marine
insoupçonnable. On rencontre dans cette zone des stocks pélagiques
côtiers à l'instar des sardinelles et des stocks pélagiques hauturiers
notamment les thonidé), et une flore marine immense telle que les forêts
de mangrove. Cependant l'intense activité pétrolière observée dans cette
zone du Parc entraine la destruction aussi bien de la faune que de la flore
marine.
- Destruction floristique.
La flore aquatique est constituée d'algues, d'espèces immergées et
d'espèces émergées telles que les Nénuphars, les Hydrocharis, les
Anubias, la Jacinthe d'eau, des espèces flottantes telles que pistia
stratiotes, Azolla, Marsilea, Lemna paucicostata ou lentille d'eau.
La flore marécageuse est formée essentiellement de Cypéracées, de
Graminées, des Fougères, des Maranthacées, des aracées et des Raphias.
Cette richesse floristique présente dans le milieu marin est importante
pour la nutrition du zooplancton. Sa disparition a pour conséquence
première le bouleversement de la chaine alimentaire marine, et la
disparition progressive des espèces fauniques aquatiques.
- Destruction faunique.
a. Les tortues marines.
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En 1997, ECOFAC (Ecosystèmes Forestiers d'Afrique Centrale), un projet
régional financé par l'Union Européenne a mis sur pied un plan régional
pour la conservation des tortues marines. Il faut ici reconnaitre que la
tortue marine est l'animal emblématique dans la préservation des
écosystèmes marins du Parc de Virunga. Cinq des huit espèces de tortues
vivant dans l'océan mondial sont présents dans le Parc de Virunga dont
quatre sont considérées comme menacée par les scientifiques 17(*).La tortue
verte (chelonia mydas), la tortue caret ou tortue imbriquée (Eretmochelys
imbricata), la tortue luth (Dermochelys coriacea), la tortue olivatre
(Lepidochelys olivacea). Une est classée comme vulnérable : La tortue
Caouanne (coretta coretta). La tortue verte est plus appréciée pour sa
viande et ses oeufs, collectés et vendus comme aphrodisiaques.
IMPACT SUR LES ECOSYSTEMES FORESTIERS.
L'industrie du pétrole dans sa phase d'extraction a un impact réel sur les
écosystèmes forestiers. Cet impact se matérialise par la destruction des
forêts, mais aussi par la destruction de la faune et de la flore.
a) Destruction des forêts.
L'origine du mot forêt vient du latin forestis, lui-même dérivé de foris qui
signifie « hors de ». La forêt désigne donc ces vastes territoires situés hors
de l'influence humaine, de l'habitat ou des cultures. Les forêts couvrent
30% des terres émergées. Elle joue le rôle de poumon de l'humanité.
L'extraction pétrolière menace ce régulateur de la vie par une destruction
liée à l'implantation de l'industrie extractive, et par une destruction liée à
la pollution.
- Destruction liée à l'implantation de l'industrie extractive.
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L'industrie extractive appelle lors de sa mise en place, le déploiement
d'une technologie lourde et à la pointe. L'exploitation du pétrole dans les
forêts exige le défrichage d'importantes zones. C'est ce qui a été observé
au Cameroun et au Tchad lors de la mise en place d'un oléoduc d'une
longueur de 1070 kilomètres, destiné à transporter le pétrole foré à Doba
au Tchad jusqu'aux côtes Camerounaises à Kribi. Une grande variété de
plante a donc ainsi été décimée sur une longueur de 1070 kilomètres, soit
l'équivalent du long de la frontière entre le Cameroun et le Tchad (1090
km). Les essences les plus rares devant servir à la médecine traditionnelle
et à la botanique ont ainsi été obligées à disparaître.
La mise en place d'une plate forme on shore entraine ipso facto la
destruction d'une grande étendue forestière. La forêt se voit ainsi
transformée en immense champ d'acier. De grande surfaces sont ouvertes
en plein cœur des forêts et, changent le visage verdoyant de celles-ci.
Une autre conséquence de la destruction des forêts du fait de l'extraction
pétrolière, est la création des routes devant desservir les industries
extractives. Ces routes servent à transporter le matériel, les hommes et le
pétrole.
b) Destruction liée à la pollution.
La pollution produite lors de l'extraction pétrolière agit négativement
sur la protection et le maintien des forêts. Les forêts subissent un effet de
serre résultant des torchères des gaz.
Le déversement du pétrole dans le milieu forestier ne permet pas le
développement normal des espèces. En effet, lorsque le pétrole recouvre
les racines aériennes des arbres, il empêche l'oxygène de circuler dans les
tissus des racines enfoncées dans les sols anoxiques. Le pétrole peut être
absorbé par les racines, véhiculé jusqu'aux feuilles et bloquer la
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transpiration. Le pétrole peut perturber les membranes des racines et
provoquer une concentration mortelle de sel dans les tissus).
La disparition d'arbre entraine l'érosion des terrains et l'avancé du désert.
C'est à juste titre que l'on peut affirmer que ou l'homme passe la forêt
trépasse. Avec son lot de conséquence sur le mode de vie des populations.
La qualité de l'air perd change, les habitudes alimentaires sont perturbées.
Les pygmées de la sous région sont par exemple contraints à changer
d'une manière drastique leur mode de vie qui repose sur leur
environnement naturel.
Destruction de la faune et de la flore.
La Commission Mondiale sur les Forêts et le Développement Durable
rappelle que « quelques 350 millions de personnes les plus pauvres de la
planète sont entièrement dépendantes des forêts pour leur survie ». Ce
sont des produits ligneux et non ligneux qui sont sollicités. De plus,
certains groupes ethniques ont longtemps considéré l'environnement
naturel comme une réserve de protéines carnées (faune) et de terre
(culture et élevage). Le Parc de Virunga regorge des essences floristiques
aux vertus thérapeutiques, biologiques et pharmaceutiques d'une richesse
insoupçonnable. La pollution peut causée par l'extraction pétrolière est à
l'origine de la destruction faunique et floristique dans ce Parc de Virunga.
A- Destruction faunique.
Le Parc de Virunga présente une grande diversité de biomes,
d'habitats et de groupes taxinomiques très peu égalés dans la RDC et
même peu dans l’Afrique. Sa position géographique, son histoire
géologique et son climat semblent justifier cette bénédiction divine.
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La faune du parc national de Virunga compte 2018 espèces de
mammifères, parmi lesquels 22 de primates, 706 espèces d'oiseaux, 109
de reptiles et 78 d'amphibiens. 21 espèces de mammifères, 23 espèces
d'oiseaux et 11 de reptiles sont endémiques de la région du rift albertin.
Ce patrimoine faunique riche et varié, élément socioculturel depuis
des temps mémoriaux revêt de nos jours une importance capitale sur les
plans économiques et scientifiques.
Au plan économique, la faune est le levain d'une industrie
touristique en pleine expansion. Au Cameroun par exemple, ce secteur
contribue annuellement à plus d'un milliard de FC aux caisses du trésor
public et génère de nombreux emplois.
Au plan scientifique, la faune contribue de façon essentielle au
maintien de la chaine vivante constituée par les animaux, les plantes et
les hommes. En effet, la faune assure la composition de la flore.
Nombreuses espèces fauniques assurent la dissémination et la
fructification de certaines espèces végétales et d'autres espèces ne
peuvent germer qu'après avoir transité dans l'estomac de certains
animaux (parassoliers et cacao, Eléphant et Moabi...).
Comme on peut le constater, l'intense activité pétrolière qui serai en
cours dans la sous-région vient sérieusement compromettre la
conservation et la préservation de ce patrimoine pour les générations
présentes et futures. Les animaux ont le plus souvent tendance de
s'éloigner des zones industrielles du fait de la pollution sonore créée. De
même la pollution atmosphérique a un effet réel sur la santé et sur la
reproduction de différentes espèces animales. Ceux-ci sont exposés à des
problèmes cutanés et épidermiques.
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De plus du fait de l'ouverture des forêts par les routes devant servir
à l'exploitation de la manne noire, le Parc de Virunga est depuis quelques
années, le théâtre d'une intense activité d'exploitation abusive et
frauduleuse de la ressource faunique : le braconnage. Le braconnage se
définit comme étant tout acte de chasse sans autorisation, en période de
fermeture, en des endroits réservés ou au moyen des engins ou armes
prohibés.
La faune assurant la composition de la flore, l'anéantissement de la
première conduit vers la destruction floristique.
- Destruction floristique.
La flore du parc national des Virunga compterait au minimum
2 077 espèces de plantes à fleurs, dont 230 endémiques. Cette diversité
spécifique exceptionnelle est due en partie à la variété des écosystèmes
présents : forêts tropicales humides, forêts sèches et savanes, zones
humides et montagnes... Rien que dans le massif du Ruwenzori,
548 espèces végétales sont recensées avec un taux d'endémisme de 13 %
(soit 75 espèces).
On peut aujourd'hui affirmer que l'extraction pétrolière a des
conséquences importantes sur les écosystèmes, ce qui provoque des
effets sociaux et sanitaires néfastes pour les populations.
LES EFFETS SOCIAUX ET SANITAIRES.
La santé des populations d'une région est étroitement liée à la
qualité de son environnement. Des millions de personnes dépendent
entièrement pour leur survie des produits de la nature. La préservation de
l'environnement est le gage du maintien d'une vie paisible et agréable sur
terre.
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IMPACTS SOCIAUX.
La dégradation de l'environnement dans le Parc de Virunga provoque
sans grande surprise un ralentissement de l'écotourisme, et un
changement du mode de vie des populations.
- Frein à l'écotourisme.
C'est dans les années 80 que le terme écotourisme a vu le jour en
Amérique du Nord, suite au développement du tourisme naturaliste dans
les endroits les plus reculés et les plus fragiles de la planète. On définissait
au départ l'écotourisme comme un tourisme naturaliste d'observation et
d'étude de la faune et de la flore dans les zones protégées, vierges et non
perturbées par l'homme et offrant une grande diversité biologique. La
notion s'est récemment étendue. Elle est aujourd'hui un concept qui
n'échappe ni à l'ambiguïté ni à la controverse. Sa dimension
fondamentalement dialectique dans les relations qu'il postule, entre
tourisme et environnement en est surement la raison. Le concept
d'écotourisme s'est véritablement construit en 1992 sous l'action du WWF
(Wildlife Fund : Fonds Mondiale pour la Nature), à l'occasion de la
conférence de Rio23(*). L'écotourisme est basé sur l'observation de la
nature, c'est un tourisme de nature voire tourisme scientifique. Le mot
« écotourisme inclue aussi une dimension humaine qui sous-entend son
insertion dans les contextes locaux avec le minimum de perturbations,
tant écologiques que sociales et le maximum de bénéfices locaux »24(*).
L'écotourisme est une facette du tourisme durable. La composante
environnementale y est très forte.
- Cause de la disparition de la diversité biologique.
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La Convention sur la diversité biologique, signée à Rio, le 5 juin
1992, et entrée en vigueur le 24 Décembre 1993, définit la diversité
biologique comme la « variabilité des organismes vivants de toute origine
y compris, entre autre, les écosystèmes terrestres, marin et autres
écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ;
cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que
celle des écosystèmes ».
Toute cette richesse attire un bon nombre de touristes, qui viennent
pour observer les variétés de plantes et d'animaux qui se trouvent à l'état
naturel dans cette zone. Ils viennent et dépensent de l'argent dans les
hôtels, les restaurants, les transports, l'achat des souvenirs... Cet argent
rentre dans le circuit économique de la sous région, et participe aux efforts
de développement de la sous région, dont la majorité des habitants vivent
sous le seuil de la pauvreté.
Le problème de la diversité biologique dans le Parc de Virunga est celui de
sa préservation, comme l'exige la Convention de Rio de 1992, sur la
biodiversité. Elle est soumise aux attaques de diverses origines. La
diversité biologique du Parc de Virunga est victime de la déforestation, du
braconnage, de l'effet de serre et des pollutions. La pollution par
hydrocarbure consécutive à l'extraction pétrolière qui se développe d'une
manière exponentielle dans la sous région, porte un sérieux coup à
l'épanouissement et au développement normal de la variété biologique. La
faune est empoisonnée, les marées noires asphyxient la flore marine et
polluent les eaux, les habitats naturels sont détruits. La flore n'est non
plus épargnée par l'extraction pétrolière.
- Changement du mode de vie des populations.
Les conséquences de l'extraction pétrolière sur les écosystèmes que
sont la destruction des forêts, la destruction de la faune et de la flore déjà,
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amènent fatalement l'homme à revoir ses habitudes. Celui-ci doit
s'adapter à un milieu dont il n'était pas prédestiné. Le calme qui
caractérisait son milieu, fait place au vacarme des importantes
installations pétrolières. La forêt qui représentait sa pharmacie n'existe
plus. Les perdrix qui lui servaient de réveil, laissent place aux sirènes des
usines extractives. Le gibier et le poisson deviennent rares. Fini la belle
époque où, il suffisait de regarder sur les arbres, pour voir défiler des
familles de singes sautant de branches en branches. Les instituteurs des
écoles primaires ont du mal à parler aux jeunes enfants des pygmées en
disant que ce sont des habitants de petite taille, qui vivent dans les forêts,
et se nourrissent de la chasse et de la cueillette. Le pétrole dans le Parc de
Virunga pousse les habitants à un changement des habitudes
alimentaires, et provoque paradoxalement une paupérisation des
populations.
- Changement des habitudes alimentaires.
Certains groupes ethniques ont longtemps considéré
l'environnement naturel comme une réserve de protéines carnées (faune),
et de terre (pour les cultures et l'élevage). Selon la Commission Mondiale
sur les Forêts et le Développement Durable, « quelques 350 millions de
personnes les plus pauvres de la planète sont entièrement dépendantes
des forêts pour leur survie ».
Près de 70% des habitants du Parc de Virunga pratiquent
l'agriculture. C'est une agriculture artisanale en grande majorité. L'autre
agriculture est destinée à l'auto alimentation et au petit commerce. Le
petit élevage est le plus pratiqué. Les populations ont donc besoin des
espaces et d'un environnement sain, pour pratiquer l'élevage et
l'agriculture qui est source de revenus et qui assure leur alimentation.
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On constate fort dangereusement que, la nature est le réservoir
principal voire exclusif des habitants de la sous région. Cette nature elle-
même qui est menacée par des attaques multiples. Une attaque
permanente et à prendre au sérieux dans la sous-région est, la pollution
occasionnée par les activités liées aux hydrocarbures. Les hydrocarbures
comme nous l'avons vu plus haut, et dont il n'est plus nécessaire de
revenir ici, polluent l'environnement et provoquent une véritable entorse à
la préservation et à la pérennité de la de la biodiversité. On assiste donc à
la disparition des espèces animales et végétales qui constituent l'assiette
alimentaire des populations pauvres qui, vivent sous le ciel pollué du Parc
de Virunga.
Dans certains villages situés près des sites d'exploitation, l'air chaud
des torchères qui brûlent le gaz naturel dessèche les plantes et les
cultures. Dans les villages situés vers la frontière, la situation se détériore.
Les récoltes sont détruites par les effets de la pollution. Les populations
pour survivre sont contraintes à trouver ailleurs que dans leur
environnement, des alternatives à leurs habitudes alimentaires. Elles se
trouvent par exemple devant un paradoxe de taille pour une zone d'une
telle richesse halieutique : Consommer du poisson exporté. Ce
changement des habitudes alimentaires imposé par la force des choses
aux populations en grande majorité indigente la province du Nord Kivu.
- Paupérisation des populations.
« La pauvreté est l'insuffisance des ressources matérielles et des
conditions de vie, ne permettant pas à des êtres humains de vivre
dignement selon les droits légitimes et vitaux (droit à l'eau, droit à
l'alimentation etc.) de la personne humaine, et les condamnant aux dures
difficultés de la survie au jour le jour ». Cette définition donnée par le
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dictionnaire Larousse, apparait comme une pâle copie du quotidien des
peuples marchant sur les terres du Parc de Virunga.
Le Parc de Virunga malgré ses multiples richesses, est l'une des
zones dans le monde où, les populations vivent avec moins d'un dollar par
jour. Cet état de fait est, la combinaison de plusieurs facteurs. Nous avons
entre autre la mauvaise répartition des richesses, la mauvaise qualité des
systèmes de la santé et de l'éducation, la corruption, les détournements
massifs de deniers publics, la mal gouvernance... Pour certains le coupable
est vite démasqué : « la dégradation de l'environnement est la principale
cause de pauvreté ». Une autre école pense que pour mieux préserver
l'environnement, il faut en amont lutter contre la pauvreté. Des diverses
pollutions, recensées nous avons en bonne place les pollutions par
hydrocarbure. On est cependant amené à nous poser une question.
Comment est-ce que la dégradation de l'environnement par hydrocarbure
peut entrainer la pauvreté ?
En Afrique, on parle de « malédiction du pétrole », pour relever le
paradoxe qui existe dans les pays producteurs de l'or noir, entre la
croissance de la production pétrolière et l'indigence des populations. Les
territoires voisins du Parc de Virunga sont classés parmi les plus pauvres
de la planète. L'Indice du Développement Humain (IDH) de 1998 de la
Commission Economique pour l'Afrique, le démontre amplement.
L'extraction pétrolière qui serait en cours dans cette zone du monde,
produirai l'effet contraire escompté. Elle ne profiterai pas aux populations
et en plus, pollue l'environnement. Or si l'environnement est pollué, il
devient difficile de trouver des terres saines pour cultiver, de l'eau potable
pour se désaltérer, de l'eau pour irriguer les cultures, de l'air pure pour la
respiration et la photosynthèse, des produits alimentaires et médicaux
naturels pour se maintenir en bonne santé. Il est donc évident que
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« préserver l'environnement équivaux à préserver la production
alimentaire, préserver les moyens d'existence, et préserver la santé ».
Le Parc de Virunga ne se démarque pas seulement des autres
régions du globe du fait du taux élevé de ses pauvres, mais aussi à cause
des maladies qui y sévissent, tels que le paludisme et la pandémie du
SIDA.
Aujourd'hui, le Parc de Virunga est le théâtre d'affrontements entre
les sociétés. La cause principale est la présence du pétrole et le désir de
chaque société de disposer d'encore plus la demande d’exploitation.
On peut pour conclure ce volet dire avec le Professeur Kamto, que
« l'idée de conservation de la nature est vaine dans les régions où sévit la
misère, où les populations empruntent tout à la nature pour survivre, où
l'économie en est elle-même largement tributaire »34(*). Cette dégradation
de la nature a fatalement un impact sanitaire.
- IMPACT SANITAIRE.
La pollution par les hydrocarbures est la cause de différentes
maladies, qu'on peut scinder en deux groupes. D'un coté les maladies
respiratoire, et de l'autre les maladies cutanées.
a) Les maladies respiratoires.
Le Parc de Virunga est une zone, de part sont climat humide et son
lac albert, favorable au développement de divers microbes. La
conséquence première est le taux élevé de maladies qui y est répertorié.
Si l'anophèle femelle qui est le vecteur du paludisme, est trop active dans
la région en classant le paludisme au premier rang des maladies les plus
mortelles, il reste encore assez de place pour qu'une kyrielle d'autres
maladies viennent se rivaliser. Et, chacune de ses maladies comme le
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paludisme à sa cause. Le SIDA est par exemple causé par un virus : le VIH.
Il est des maladies causées par les hydrocarbures et qui s'attaquent au
poumon : On parle alors de maladies respiratoires dues aux
hydrocarbures. Nous allons nous contenter ici de présenter celles dues aux
hydrocarbures à la phase d'exploitation. Il s'agit de la tuberculose, et du
cancer du poumon.
b) La tuberculose.
La tuberculose est une maladie infectieuse, transmissible et non
immunisante, avec des signes cliniques qui peuvent varier. Il peut s'agir
d'un fébricule (38-38,5°C) au long cours, une toux souvent accompagnée
d'hémoptysie, d'un amaigrissement de 5 à 10 kilogrammes survenant en
quelques mois et des sueurs nocturnes. La tuberculose est causée par une
mycobactérie du complexe tuberculosis correspondant à différents germes
et principalement mycobactérium tuberculosis, plus connu sur le nom de
bacille de koch.
En plus de ses facteurs chimiques, les poussières produites par les
engins des sociétés extractives, passant sur les routes carrossables
ouvertes dans les forêts lors de la mise en place des usines extractives,
sont un autre vecteur de la tuberculose. Toutes ces poussières chargées de
bacilles volent dans les airs et son absorbées par les narines, qui les
dirigent droit aux poumons où, les bacilles commenceront leur sale
besogne d'infection pulmonaire.
c) Le cancer du poumon.
Le cancer du poumon est une maladie due à une croissance
cellulaire incontrôlée des tissus des poumons. Les principaux symptômes
sont la toux, qui peut dans certains cas s'accompagner de sang. Le
manque de souffle et la perte de poids.
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Le cancer du poumon est la première cause de décès chez l'homme
et la deuxième chez la femme, derrière le cancer du sein dans la famille
des cancers.
Si dans 90% des cas le tabagisme est responsable du cancer des
poumons, l'exposition au radon, l'amiante et la pollution de l'air en sont
également responsables. La pollution due aux hydrocarbures en est l'une
des principales. Les hydrocarbures polycycliques aromatiques sont des
cancérigènes.
d) Les maladies cutanées.
Les maladies cutanées sont très nombreuses. Parmi toutes ces
maladies, nous nous attarderons ici sur celles qui ont un lien avec
l'extraction pétrolière. Parmi ces dernières, il sera intéressant de jeter un
regard sur les allergies épidermiques, avant que de nous intéresser au
cancer de la peau.
e) Les allergies épidermiques.
Les populations du Parc de Virunga seraient confrontées à de
nombreuses maladies, à cause de leur voisinage avec l'eau et la forêt. Ces
deux éléments favorisent le développement des vecteurs de nombreuses
maladies telles que les moustiques et les mouches. Selon une boutade
bien encrée dans les habitudes des populations villageoises, « l'homme
noire ne meurt pas de saleté ». Les problèmes de santé liés à la pollution
de l'environnement dans le Parc de Virunga sont présents et réels.
On ne saurait cependant oublier, la nouvelle forme de pollution qui
prend du galon dans la sous région, à savoir la pollution causée par
l'exploration et la production du pétrole. Les gaz qui sont brulés par les
torchères des plates-formes qui modifient le visage de Lac Albert, et
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l'abandon non-conforme des puits après exploitation, seront la cause de
nombreuses allergies cutanées.
f) Le cancer de la peau.
Il existe plusieurs types de cancer de la peau. On peut les regrouper
en deux grands groupes que sont les mélanomes et les non-mélanomes.
Le carcinome basocellulaire et le carcinome spinocellulaire sont les
deux formes les plus courantes de non-mélanomes. Le carcinome
basocellulaire est le plus fréquent. Il correspond à lui seul à 90% des
cancers de la peau. Le plus fréquent des carcinomes basocelluulaires qui
existe touche habituellement le visage. Les non-mélanomes surviennent
généralement chez les personnes de plus de 50ans. Parmi les autres types
de non-mélanomes, mentionnons le carcinome à cellules de Merkel, le
carcinome des glandes sébacées et sudoripares, les sarcomes et les
lymphomes. Ils sont beaucoup plus rares.
Les mélanomes sont des tumeurs malignes qui se forment dans les
mélanocytes, les cellules qui produisent la mélanine, et qui se trouvent
dans la peau, les yeux, l'oreille interne et les méninges. Les mélanomes
peuvent survenir à tout âge. Ils sont responsables de 75% de décès causé
par un cancer de la peau.
L'exposition aux rayons ultraviolets du soleil est la principale cause
de cancer de la peau. Cependant, le contact de la peau avec des produits
chimiques, augmente le risque d'être atteint d'un cancer de la peau.
L'exposition chronique à certains produits chimiques tels que les
herbicides, l'arsenic et certains produits à base de pétrole peut causer le
cancer de la peau chez les personnes qui y sont exposées régulièrement
et à long terme. Les substances cancérigènes sont rejetées dans
l'atmosphère par les torchères des plates-formes qui brulent à longueur de
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journée. C'est sans doute pour cette raison que le cancer de la peau très
présent en Afrique est plus accentué dans les régions pétrolières, et on
trouvera dans le Parc de Virunga.
III.3. MESURES VISANT A PROTEGER L'ENVIRONNEMENT DES
EFFETS DE L'EXTRACTION
L’ONHYM a édicté une stratégie visant la réduction de l’impact sur
l’environnement des activités d’exploration et d’exploitation pétrolière
pour prévenir la pollution, préserver les écosystèmes et protéger
l’environnement.
Cette stratégie vise l’application du principe de précaution,
l’utilisation des meilleures pratiques environnementales et le cas échéant,
le rétablissement des sites en cas de préjudice.
Un ensemble de mesures de protection de l’environnement est mis
en place pour minimiser l’impact des travaux d’exploitation et de la
production pétrolière et atténuer tout effet négatif sur l’environnement.
ETUDES D’IMPACT SUR L’ENVIRONNEMENT
Afin d’assurer l’indispensable équilibre entre l’économique et
l’écologique, des études d’impact sur l’environnement sont réalisées
préalablement à toute opération de forage ou de production. Dans chaque
cas, un aperçu est donné sur les aspects particuliers susceptibles
d’affecter la sensibilité et la vulnérabilité de l’environnement. Un certain
nombre de suggestions sont présentées pour atténuer les impacts négatifs
sur les milieux.
1) LES CONVENTIONS ET LES LOIS
a) Les conventions
g) Les conventions à portée mondiale
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La convention internationale de 1992 sur les responsabilités
civiles pour les dommages dues à la pollution par les
hydrocarbures.
La convention internationale portant création d'un fonds
internationale d'indemnisation pour les dommages qui sont
dues aux pollutions par hydrocarbure.
La convention sur la prévention de la pollution des mers
résultant de l'immersion des déchets.
h) Les conventions spécifiques
L’ONHYM procède selon des méthodes et des mesures préventives afin de
mettre en place une approche écosystémique appropriée en matière de
gestion de l’exploitation pétrolière :
a. Les gazoducs font l’objet de contrôles préventifs relatifs tant à
leur résistance qu’à leur étanchéité ;
b. La protection cathodique de toutes les canalisations
(gazoducs) pour empêcher les phénomènes de corrosion de se
produire ;
c. Les résidus et déchets inutilisables (boues, sédiments,…) sont
soit détruits, neutralisés ou éloignés et disposés dans des
décharges créées pour cet usage ;
d. Les caves de puits, les bassins et les bourbiers reçoivent un
revêtement imperméable ;
e. L’isolement par clôture et la surveillance permanente des sites
de production
f. Les effluents à l’état gazeux qui ne sont pas utilisés sont
brûlés à l’aide de torches ;
g. Lorsque l’effluent gazeux contient des éléments nocifs tel que
l’anhydride sulfureux ou le gaz carbonique en quantités
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importantes, des dispositions particulières sont prises pour
éviter la pollution de l’entourage environnant ;
h. L’information, la formation et le perfectionnement du
personnel chargé de l’exploitation et de la production des
gisements ;
i. L’installation dans chaque site de production d’un système
d’extincteur d’incendie.
j. Centre d’exploitation et de production du gisement de Meskala
k. Torche verticale
l. Puits de production avec clôture
b) Les lois
La gestion de l'environnement et des ressources naturelles s'inspire
dans le cadre des lois et règlements en vigueur des principes suivant :
a) Le principe de précaution, selon lequel l'absence de certitude compte
tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit
pas retarder l'adoption des mesures effectives et proportionnées visant à
prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l'environnement
à un coût économiquement acceptable ;
b) Le principe d'action préventive et de correction, par priorité à la source,
les atteintes à l'environnement, en utilisant les meilleurs techniques
disponibles à un coût économiquement acceptable ;
c) Le principe pollueur-payeur, selon lequel les frais résultant des mesures
de prévention, de réduction de la pollution et de la lutte contre celle-ci et
de la remise en l'état des sites pollués doivent être supportés par le
pollueur ;
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d) Le principe de responsabilité, selon lequel toute personne qui par son
action, crée des conditions de nature à porter atteinte à la santé de
l'homme et à l'environnement, est tenue d'en assurer ou d'en faire assurer
l'élimination dans les conditions propres à éviter lesdits effets ;
e) Le principe de participation selon lequel :
Chaque citoyen doit avoir accès aux informations relative à
l'environnement y compris celles relatives aux substances
dangereuses ;
Chaque citoyen à le devoir de veiller à la sauvegarde de
l'environnement et de contribuer à la protection de celui-ci
Les personnes publiques et privées doivent, dans toutes leurs
activités, se conformer aux mêmes exigences ;
Les décisions concernant l'environnement doivent être prises après
concertation avec les secteurs d'activité ou groupes concernés, ou
après débat public lorsqu'elles ont une portée générale.
Le principe de subsidiarité selon lequel, en l'absence d'une règle de droit
écrit, générale ou spéciale en matière de protection de l'environnement, la
norme coutumière identifiée d'un terroir donné et avéré plus efficace pour
la protection de l'environnement s'applique »
i) Les droits miniers et pétroliers
Article155 : L’exercice des activités d'hydrocarbures en amont est interdit
dans {es aires protégées et les zones interdites.
Pour cause d'utilité publique, un décret délibéré en Conseil des Ministres
peut, après audit environnemental, enquête publique et avis de
l'établissement public chargé de l'évaluation et de l'approbation de l'étude
d'impact environnemental ainsi que du suivi de sa mise en œuvre,
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autoriser tes activités d'exploration dans les aires protégées et zones
interdites.
En cas de découverte d'hydrocarbures, il pourra être procédé à
l'exploitation, après déclassement de tout ou partie des aires protégées et
zones interdites
Ce déclassement aux fins d'activités d'hydrocarbures se fait
conformément à la loi.
Article 156
Le contractant ou son sous-traitant est tenu de respecter les dispositions
légales et réglementaires relatives à la protection de l'environnement et
du patrimoine culturel.
Il est responsable objectivement de tout dommage causé dans le cadre
des activités d'hydrocarbures.
Article 157
L'étude d'impact environnemental et social préalable, assortie de son plan
de gestion prévue dans la présente loi comporte notamment :
1. une analyse de l'état initial du site
2. une description des activités envisagées et le cadre juridique dans
lequel elles s'exercent ;
3. une analyse des alternatives aux activités proposées, y compris
l'évaluation comparative de leurs incidences positives ou négatives sur
l'environnement et sur la population
4. les mesures envisagées pour prévenir, réduire, compenser, réparer ou,
dans la mesure du possible, supprimer les conséquences
dommageables pour l'environnement ;
5. les mesures compensatoires pour les populations affectées par une
réinstallation, le coût et les modalités d'exécution.
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Elle est soumise à la procédure d'approbation prévue par la loi portant
principes fondamentaux relatifs à la protection de l'environnement.
Article 158
Les travaux d'exploration et d'exploitation sont interdRs aux alentours des
villes, villages et agglomérations, puits et conduites d'eau, édifices publics
et travaux d'utilité publique, fieux considérés comme sacrés, voies de
communication, ouvrages d'art, dans un périmètre inférieur à leur zone
d'influence.
Toutefois, les travaux visés à l'alinéa 1 er du présent article peuvent être
autorisés en cas d'accord préalable avec le concessionnaire du sol
concemé, des propriétaires des immeubles ou de leurs ayants droit,
moyennant indemnisation préalable de ces derniers,
Le Gouvernement central valide les termes de l'accord préalable visé à
l'alinéa précédent, après avis technique du Gouvernement provincial et
des entités territoriales décentralisées.
Article 159
Les travaux d'exploration et d'exploitation peuvent être soumis à certaines
conditions ou interdits dans un périmètre de protection de dimensions
quelconques sans que le contractant puisse prétendre à une
indemnisation.
Le périmètre visé à l'alinéa 1 er du présent article est établi par le Ministre
ayant les Hydrocarbures dans ses attributions, sur proposition du
Gouverneur de province, pour la protection des édifices et agglomérations,
sources, voies de communication, ouvrages d'art et travaux d'utilité
publique comme en tous autres points où il est nécessaire à l'intérêt
général.
Les droits attachés à l'exercice des activités d'hydrocarbures préexistant à
la déclaration d'une zone ainsi interdite cessent de produire leurs effets
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pour cas de force majeure.
Dans ce cas, l'Etat peut, dans les conditions à convenir avec le
contractant, autoriser celui-ci à transférer son droit sur un autre bloc.
Article 160
Toute occupation de terrain privant les ayants droit de la jouissance du sof
ou toute modification rendant le terrain impropre à la culture entraîne pour
le contractant, l'obligation de payer à ceux-ci une indemnité fixée de
commun accord.
Article 161
Tout exploitant d'une installation pétrolière ou de manutention
d'hydrocarbures prend des mesures nécessaires en vue de la prévention et
de la lutte contre tout événement de pollution par les hydrocarbures ou
tes produits pétroliers.
Il élabore et met en œuvre un plan d'urgence de bord contre la pollution
par les hydrocarbures et les produits pétroliers.
Article 163
Le contractant est tenu d'informer, sans délai et par écrit, l'autorité de
l'entité territoriale décentralisée de toute découverte d'indices
archéologiques ainsi que de sa localisation géographique et géologique.
L'autorité concernée assure, le cas échéant, fa protection du site ou le
déplacement des indices pour conservation auprès du Ministre ayant les
Hydrocarbures dans ses attributions en toute sécurité, dans un délai de
soixante jours à compter de l'avis de la découverte. Passé ce délai, le
contractant y pourvoit. ([Link] )
j) Les législations environnementales
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Le règlement d'hydrocarbures en fixe les modalités d'application.
Article 162
Les Ministres ayant respectivement l'Environnement et les Hydrocarbures
dans leurs attributions procèdent à un audit de tout ouvrage
d'hydrocarbures présentant un risque potentiel pour l'environnement et la
population.
2) MISE EN ŒUVRE DES CONVENTIONS ET DES LOIS
ENVIRONNEMENTALISTES DANS LE PARC
a) Mise en œuvre par la RDC
a. Insertion dans l’ordonnance juridique interne
b. Mise en place des garanties de leur application
b) Mise en œuvre par les ONG
c. Par un activisme dans la formation de droit de
l’environnement
Les ONG participent aux négociations et compromis sur les normes
du droit international de l'environnement, en tant que experts dans la
diplomatie écologique multilatérale. Du fait de leur expertise et de leur
ténacité, elles offrent leurs services dans l'élaboration des normes du droit
international de l'environnement. Les ONG sont aussi des observateurs
dans la diplomatie multilatérale écologique. Leurs rapports, études ou
propositions influencent d'une manière significative les décisions des
parties contractantes. Selon le plan d'action globale encore appelé
« Action 21 », les ONG « possèdent une expérience, une compétence et
des capacités solides et diverses dans les domaines qui présentent un
intérêt pour l'application et le suivi des programmes du développement
durable écologiquement rationnels et socialement responsables ». Mais
qu'en est-il de la mise en oeuvre ?
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k) Par une participation croissante et dynamique dans la mise
en œuvre du droit de l’environnement
Les ONG participent doublement à la mise en oeuvre du droit de
l'environnement.
D'abord par la surveillance et la veille de l'application des normes du
droit international par les sociétés en parties. Leur participation aux
secrétariats des conventions leurs permet de contrôler l'exécution par les
sociétés et la RDC, des engagements qu'ils ont pris. Les ONG s'assurent
que les sociétés tiennent leurs engagements dans la mise en oeuvre
concrète au niveau national des accords internationaux en la matière. Les
ONG s'assurent par exemple de l'application de la Convention de MARPOL
de 1973 dans le Parc de Virunga. Les ONG relèvent aussi les difficultés de
mise en oeuvre ou les violations dans l’extraction du pétrole.
3) LES AUTRES MESURES
a) Les stratégies internes
l) Les codes de conduite
Les codes privés sont définis par l'Organisation pour la Coopération
et le Développement Economique (OCDE), comme l'énoncé par la
société « des normes et des principes régissant la manière de conduire
son activités »46(*). La plupart des multinationales sont aujourd'hui dotée de
codes de conduites ou autres textes éthiques, dans lesquels elles
définissent leurs valeurs applicables à l'ensemble du groupe et du réseau.
Un code de conduite est un « engagement pris volontairement par une
société ou une organisation d'appliquer certains principes et normes de
comportement à la conduite de ses activités ou opérations »
2) Formation des agents aux questions environnementales
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Les multinationales pétrolières ne peuvent pas prétendre protéger
l'environnement si les acteurs de premier plan que sont leurs agents,
ignorent tout ou presque de la nécessité de cette préservation. Les agents
des multinationales extractives d'or noir sont donc mis à l'école de la
préservation de la nature.
b) Les stratégies externes
1. Sensibilisation du public
La notion de public varie en fonction des textes. La Convention
d'Aarhus du 25 Juin 1998 sur l'accès à l'information, la participation du
public au processus décisionnel et l'accès à la justice en matière
d'environnement, établit une distinction entre les notions de « public » et
de « public concerné ».
Le public selon la Convention d'Aarhus, « désigne une ou plusieurs
personnes physiques ou morales, et, conformément à la législation ou à la
coutume du pays, les associations, organisations ou groupes constitués
par ces personnes ».
Le public concerné quant à lui désigne « le public qui est touché ou
qui risque d'être touché par les décisions prises en matière
d'environnement, ou qui a un intérêt à faire valoir à l'égard du processus
décisionnel ». il est cependant reconnu aux « ONG qui oeuvrent en faveur
de la protection de l'environnement et remplissent les conditions pouvant
être requises en droit interne (...) un intérêt ».
Ce manque d'information des populations continu à nous faire
assister à des tragédies provoquées par le pétrole. On assiste ainsi
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régulièrement dans le Delta du Niger au Nigéria à des incendies meurtriers
provoqués lors du pillage des oléoducs, dans l'intention pour les
populations de se procurer le combustible. On a assisté le 14 Février 1994
au Cameroun à une journée noire, suite à la catastrophe de Nsam, où plus
de 200 Camerounais ont perdu la vie, surpris par les flammes en essayant
de récupérer de l'essence qui se déversait de deux citernes entrées en
collision.
2. Appui aux actions de protection de l’environnement
Certains observateurs pensent que la meilleure manière de
préserver l'environnement dans le Parc de Virunga, c'est de lutter contre la
pauvreté. Ce n'est qu'après cela que les populations pourront être à même
d'écouter le langage de développement durable servi par les acteurs de la
protection de l'environnement. Qu'à cela ne tienne plusieurs actions visant
à protéger l'environnement sont entreprises dans le Parc de Virunga. Les
multinationales pétrolières dans leur volonté réelle ou supposée, en profite
pour saisir la perche tendue par les organisateurs des différentes actions,
en apportant un appui financier, scientifique et technique conséquente
aux actions prises en vue de protéger l'environnement.
Le gouvernement a pour préoccupation première la lutte contre la
pauvreté, et le désir de changer le quotidien de leurs populations.
L'assiette budgétaire est par conséquent réservée aux secteurs jugés
prioritaires tels que la santé, l'éducation et le développement des Petites
et Moyennes Entreprises (PME). L'environnement dans la répartition
budgétaire est le cadet des soucis des gouvernements. La protection de
l'environnement nécessitant d'importants moyens financiers, les sociétés
pétrolières qui en disposent viennent s'associer à la lutte. Le 22 Novembre
2007, le Président Directeur Général de SHELL Gabon annonçait qu'une
somme de 300 millions de Francs Cfa avait été allouée par sa société au
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développement de la communauté de Gamba. Il a déclaré par la suite que
« le but d'une telle initiative est d'aider le département de Ndougou et les
parties prenantes locales à développer une vision prospective dans un
contexte après pétrole, et une stratégie réaliste pour atteindre cette
vision ». Le PDG de SHELL Gabon a continué en déclarant qu'il avait « le
souci de vulgariser la sensibilisation aux actions de développement
durable et de permettre au personnel d'acquérir des connaissances
nouvelles.).
Les multinationales pétrolières participent financièrement à
l'organisation des séminaires et autres forums visant à protéger
l'environnement. Elles se lancent même à des actions sociales. La société
Tradex au Cameroun a par exemple en 2009, financé une importante
campagne de prévention routière.
CHAP IV SIMULATION NUMERIQUE
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NB :
LES RE MARQUES SONT EN ROUGE
METTEZ LES REFERENCES OU SOURCE D’INFORMATIONS
UTILISER LES LIVRES QUE JE VOUS AVAIS DONNER POUR
CORRIGER