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Travail Greg

travail sur les essences et les additifs organiques

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Travail Greg

travail sur les essences et les additifs organiques

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1

CHAPITRE I : NOTIONS SUR L’ESSENCE

I.1 Définition

L’essence peut être définie sous diverses façons


notamment :

 L’essence est un liquide inflammable, issu de la


distillation du pétrole, utilisé comme carburant dans
les moteurs à combustion interne.
 C'est un mélange d’hydrocarbures, auxquels peuvent
être ajoutés des additifs pour carburants.
 La coupe essence est composée d’un mélange
d’hydrocarbures légers allant de C5 à C12 ; Reparti en
deux catégories c’est-à-dire de C5 à C7 (essence légère)
et de C8 à C12 (essence lourde) dans ces mélanges on
trouve majoritairement de l’heptane (C7H16) et de
l’octane C8H18

Généralement l’essence que nous trouvons sur le marché


a une composition en hydrocarbures décrit de la manière
suivante :

 20 % à 30 % d’alcanes, hydrocarbures saturés de


formule CnH2n+2 ;
 5 % de cyclo alcanes, hydrocarbures saturés
cycliques ;
 30 % à 45 % d’alcènes, hydrocarbures insaturés ;
 30 % à 45 % d’hydrocarbures aromatiques, de la
famille du benzène ;
 Et divers additifs techniques.

 Outre ; Les essences usuelles (super 95 et 98) sont des


mélanges de plusieurs dizaines d'hydrocarbures
(alcanes linéaires et ramifiés, alcènes, aromatiques)
auxquels on a ajouté des additifs qui apportent des
propriétés particulières : éthers (amélioration de
l'indice d'octane), détergents et surfactants (lutte
contre les phénomènes d'encrassement du moteur),
colorants etc1.
1
[Link]
2

I.2 Types d’essence


On distingue plusieurs types d’essences, dont certaines
comme :
 Essence aviation
 Super carburant ou essence auto.
 Essence ordinaire
 Essence tourisme
 Autres types d’essence
Les autres types d’essences sont considérées suivant leur
formulation ;
Dans cette catégorie, on trouve de l’essence légère de
première distillation, de l’essence de craquage obtenue par
transformation du fioul lourd de l’essence de reformage, du
butane et des additifs antidétonants. Les essences de
craquage et de vapocraquage contiennent beaucoup de
molécules insaturées (oléfines et aromatiques), qui
améliorent la carburation de l’essence. Le butane donne au
carburant la pression de vapeur souhaitée. Les additifs
antidétonants augmentent l’indice d’octane.

I .2.1. Essence aviation


Communément appelé AVGAS. On en distingue de deux
types :
 AVGAS 100LL
 AVGAS 110L anciennement 115.
Spécialement conçu pour les avions à moteur à piston.
C’est un mélange particulier a haut indice d’octane et
traitée de façon à être moins volatile que l’essence
ordinaire en particulier pour le vol en altitude. La plus
utilisée en avion est l AVGAS 100LL (low lead). Elle est de
couleur bleue. Cette essence contient toujours du
tetraethyle de plomb.

I.2.2 Super Carburant ou Essence Auto

On distingue le supercarburant au plomb et les supers sans


plomb.

I.2.2.1 Le supercarburant au plomb


3

Encore appelé « super », il offre un pouvoir détonant


supérieur à l’essence ordinaire qu’il a progressivement
remplacé en raison des meilleures performances qu’il
offrait. Son pouvoir détonant amélioré résidait dans l’ajout
d’alkyles de plomb. L’apparition des pots catalytiques a
signé son arrêt de mort : les catalyseurs sont inhibés par le
plomb. Depuis, le super a été remplacé par des carburants
sans plomb.

I.2.2.2 Les supers sans plomb

Les pots catalytiques, rendus obligatoires par l'évolution


des normes anti-pollution (ou plutôt, des normes de
pollution...), ont donc forcé l'introduction de super sans
plomb. Pour ces carburants, le plomb est remplacé par des
composés organiques.
Il existe deux types de super sans plomb, dont la
dénomination peut varier suivant les pays. Le premier
introduit sur le marché a été le sans plomb 98. Depuis est
apparu le sans plomb 95. Les 98 et 95 désignent l'indice
d'octane ; le super sans plomb 98 offre donc un pouvoir
détonant plus élevé que celui du sans plomb 95.
L'essentiel des véhicules essence fonctionnent désormais
au sans plomb 95, puisqu'un litre de ce dernier est moins
cher. Pourtant, à l'usage, il n'est pas rare de constater que
le sans plomb 98, grâce à ses meilleures performances,
permet de diminuer la consommation. Rouler au sans
plomb 98 peut donc s'avérer plus économique que d'utiliser
du sans plomb 95, contrairement aux apparences.
Évidemment, tout cela dépend de la différence de prix
constatés effectivement entre les deux, ainsi que de
l'économie en consommation du carburant, qui varient d'un
moteur à un autre

I.2.3 Essence Ordinaire

L'essence ordinaire, initialement très utilisée dans


l'automobile, a progressivement été supplantée par le
supercarburant.
4

I.2.4 Autres types d’essence


On peut trouver en droguerie l’essence C, l’essence F
(essence a briquet), l’essence G (éther de pétrole), le white
spirit, etc. Qui sont des mélanges d’hydrocarbures plus ou
moins volatils et peu toxique. Ce sont des produits très
inflammables qu’il convient de manipuler loin de toute
source de chaleur et dans des lieux aérés2.

I.3. PROCEDES D’OBTENTION DES ESSENCES

I.3.1 Introduction :

L’industrie du raffinage accompagne le développement


spectaculaire de l’industrie automobile au cours de la
deuxième moitié du siècle dernier, en lui assurant la
disponibilité de qualité des carburants dont elle a besoin.
Le raffinage a pour objet de séparer et d’améliorer la
qualité des produits composant le pétrole de façon à
répondre à la demande en différents produits commerciaux
allant des gaz aux asphaltes et au coke à partir de brut de
compositions variables.
L’industrie de raffinage est une industrie de
transformation. Elle est dynamique donc moderne, sa
structure évolue constamment pour satisfaire la demande
quantitative et qualitative d’un marché de l’énergie chaque
jour plus exigeant, la recherche de procédés nouveaux et
l’amélioration des rendements demeurent un objectif
permanent, la question est donc quels sont les procédés
qui aident à obtenir le carburant.

I.3.2 Distillation

Le fractionnement initial du pétrole brut permet


d'obtenir les différentes coupes pétrolières. Il est basé sur
le procédé de distillation qui met en jeu les différences de
2
[Link]
5

volatilité entre les différents constituants des pétroles


bruts.
La distillation atmosphérique associée aux colonnes de
séparation des gaz et des essences permet la séparation en
différentes coupes de la plus légère à la plus lourde :
 Gaz combustibles (C1, C2).
 Propane (C3).
 Butane (C4).
 Essence légère (C5—C6).
 Essence lourde (C7—C10).
 kérosène (C10—C13).
 Gasoil (C13—C20/25).
 Résidu atmosphérique (C20/25+).
La figure I.1 nous donne un aperçu sur la distillation
atmosphérique.

Figure I.1 : La distillation atmosphérique.


Source : arthur , Isomérisation
catalytique de fraction
Légère PI-70 du condensât,

À l'issue de la distillation et de la séparation de la


coupe essence globale, le
Raffineur dispose de deux Coupes essence :
6

 Une coupe essence légère qui renferme


essentiellement des paraffines normales et dont
l'indice d’octane est de l'ordre de 60‐70.
 Une coupe essence lourde riche en paraffines
normales et en naphtènes dont l'indice d'octane est
comprise entre 20 et 50.

I.3.3 Reformage catalytique

Le reformage catalytique est un procédé de raffinage


des essences, mais il assure aussi une partie non
négligeable de l’approvisionnement de la pétrochimie en
hydrocarbures aromatiques, le procédé de vapocraquage
de coupes pétrolières étant la deuxième voie principale de
production du benzène, du toluène et des xylènes.
À l’origine, le but du reformage catalytique était
essentiellement la transformation de coupes pétrolières à
faible indice d’octane (40 à 60), couramment appelées
naphtas, en bases pour carburant à haut indice d’octane.
Cette amélioration de l’indice résultant essentiellement
d’une forte augmentation de la teneur en aromatiques, on
envisagea l’utilisation du procédé pour la production de
ceux-ci.
On opérait alors, dans des conditions particulières, sur une
coupe
D’essence sélectionnée, en vue de produire plus
spécifiquement des hydrocarbures destinés à la chimie.
Le procédé de reformage est hautement
endothermique et les réactions chimiques qui interviennent
sont la déshydrocyclisation et la déshydrogénation.
Les catalyseurs utilisés sont généralement composés
d’alumine chlorée imprégnée de platine. Dans les
technologies récentes ce procédé opère en régénération
continue des catalyseurs, à basse pression (2 à 5 bar) et à
haute température (510 – 530 °C).
La figure I.1 ci-dessous nous présente la disposition d’une
unité de reformage catalytique.
7

Figure I.2 : Reformage catalytique -principe-


Source : Arthur, [Link].

I.3.4 Craquage catalytique

Le procédé de craquage catalytique est un élément clé


du raffinage dans la chaîne de production des essences et a
acquis une grande importance dans l’industrie du raffinage
du pétrole, c’est un moyen d’augmenter la production
d’essence au prix des produits plus lourds et de moindre
valeur tels que le kérosène et le fioul.
Les conditions opératoires sont les suivantes :
 Température : 500 °C.
 pression : 1 à 3 bars.
 Temps de contact : quelques secondes.
Les réactions impliquées dans le craquage sont très
complexes, de longues molécules se décomposent en
8

fragments, qui peuvent subir spontanément une


modification ou se combiner avec d’autres fragments.
Dans les conditions normales, les principaux produits du
craquage des huiles pétrolières sont des hydrocarbures de
faible masse moléculaire dont la plus grande partie est
constituée par une coupe essence allant de C5+ présentant
un indice d’octane élevé, principalement les composés
insaturés. La figure I.3 ci-dessous nous décrit la disposition
d’une unité de craquage catalytique.

Figure I.3 : craquage catalytique -principe-


Source : Arthur, Isomérisation catalytique de fraction
Légère PI-70 du condensât,

I.3.5 Alkylation

L’objet de l’alkylation est d’obtenir un mélange de


carburants de grande qualité. Le terme alkylation est utilisé
pour la réaction des oléfines avec l’isobutane, pour former
des iso paraffines à poids moléculaire plus élevé à l’indice
d’octane élevé. Le procédé implique des conditions de
réaction à faibles températures conduites en présence de
forts acides.
L’alkylation utilise comme charges les paraffines
possédant un carbone tertiaire dont la plus utilisée
9

industriellement est l’isobutane issu généralement des


coupes C4 de distillation directe du pétrole brut et de
reformage catalytique et des oléfines qui proviennent le
plus souvent du craquage catalytique.
L’alkylation est une réaction exothermique, elle se
déroule en phase liquide, à basse température et à haute
pression en présence des catalyseurs acides forts.
Industriellement les catalyseurs utilisés sont l’acide
sulfurique (H2SO4) et l’acide fluorhydrique (HF) selon un
mécanisme cationique.
La figure I.3 ci-dessous nous décrit le procédé d’alkylation

Figure I.4 : Alkylation -principe-


Source : Arthur, [Link].

I.3.6. Isomérisation
L’isomérisation est utilisée pour altérer la disposition
d'une molécule sans rien ajouter ou retirer de la molécule
d’origine. Généralement, les paraffines de faible poids
moléculaire (C4 – C6) sont converties en iso-paraffines avec
un indice d’octane bien plus important.
10

L’isomérisation des oléfines est aussi incluse dans


cette section.
Les charges d’alimentation classiques des unités
d’isomérisation sont des flux de charge riches en butane,
ou en pentane et en hexane. Ces flux sont des naphtas
hydro-traités, du naphta léger direct, du naphta léger
provenant des hydrocraqueurs, du reformat léger, du
naphta léger de cokeur et le flux de raffinat léger provenant
d’une unité d’extraction d’aromatique.
Le flux de charge vers l’unité d’isomérisation de C5/C6 est
généralement fractionné de manière à ce que cela inclue
autant de C5/C6 que possible, tout en minimisant les
heptanes et les composés les plus lourds.
Les réactions d’isomérisation se produisent en présence
d’hydrogène et de catalyseur. L’atmosphère d’hydrogène
est utilisée pour minimiser les dépôts de carbone sur le
catalyseur, mais la consommation d’hydrogène est faible.
La figure I.4 ci-dessous nous décrit le procédé
d’isomérisation.

Figure I.5: Isomérisation des essences légères -principe-


Source : Arthur, Isomérisation catalytique de fraction
Légère PI-70 du condensât,
11

I.3.7. Oligomérisation

En raffinage, le procédé d’oligomérisation permet de


produire de l’essence à partir des fractions C3 contenant
environ 75 % de propylène ou de fuel gaz contenant
éthylène et propylène.
Ce procédé permet ainsi d’augmenter la production
d’essence lorsque le propylène ne peut être utilisé en
pétrochimie et récupèré sous forme valorisable l’éthylène
et du fuel gaz.
Les charges proviennent en majeure partie du
craquage catalytique. Le système catalytique est sensible
aux contaminants tels que des hydrocarbures diénique et
acétylénique ou des composés polaires tels que l’eau, les
composés oxygéné, l’azote basique, le soufre organique,
les composés chlorés, ce qui nécessite en général un
traitement préalable de purification3.

I.3.8. Distillation Sous Vide


La distillation sous vide est réservée au
fractionnement des produits contenant des hydrocarbures
lourds dont les températures d’ébullition normales seraient
supérieures au seuil de craquage, où à la redistillation des
produits nobles qu’un nouveau chauffage risquerait
d’altérer. On trouve ainsi en raffinerie le fractionnement
sous vide du brut réduit atmosphérique, pour obtenir des
coupes lubrifiantes de base, la redistillation des huiles
après traitement au solvant, la redistillation des essences
spéciales et la préparation de charge des unités de
craquage pour sortir un gasoil sous vide à partir du résidu
atmosphérique4.
Le schéma III.1 Ci-dessous nous décrit la présentation

3
MOUSSAOUI NASSEREDDINE, BEN AMMAR ABEDEHAMID, Isomérisation catalytique de fraction
légère PI-70 du condensât, Mémoire, Université d’El oued, Faculté des sciences et de la Technologie
Département de Génie des procédés et Raffinage, Algérie 06/2014 Pages 8

4
FEIA ISLEM OKBA, MOHAMMED NADJIB, Amélioration de la teneur en précurseurs d'aromatiques de la
NAPHTA B au niveau du splitter de l'unité Topping de la raffinerie de SKIKDA RA1/K, Département des Sciences
et de la Technologie, République d’Algérie Soutenu le : 01/06/2015
12

Figure I.6 Distillation sous vide


Source: Occupational safety and health
administration
(OSHA) ,1996

NB : La distillation sous vide est citée ici pas comme un


procédé qui va nous aider à obtenir de l’essence bien que
sa fraction gazière peut-être séparer et donner du naphta
sous vide ; mais plutôt comme un procédé qui va nous
aider à obtenir les charges à utiliser pour obtenir les
essences et les oléfines en différents types des procédés de
craquage.

I.4 CARACTERISTIQUES DES ESSENCES

On conçoit qu’en matière de propriétés physico-


chimiques (volatilité, indice d’octane, etc.) Le
comportement d’un mélange ne soit pas identique à celui
que l’on pourrait prévoir par une loi d’additivité linéaire.
13

Pour tenir compte de ces écarts par rapport à l’idéalité, on


introduit la notion d’indices de mélange M. L’essence est
l’un des produits pétroliers le plus complexe par rapport à
sa formulation ce qui l’octroi des caractéristiques
relativement multiples.

I.4.1. Densité
La masse volumique d’un corps, à une température
donnée est le rapport de sa masse à son volume, exprimée
en (kg /l ou g /cm3) mesurée à l’aide d’un aréomètre.
Elle varie avec la température suivant la relation :
r t =r 15−K (t−15)

Avec : t : température en °C
r t et r 15 : masse volumique respectivement à t °C
et 15°C.
k : Coefficient qui dépend de la
température.

La masse volumique des essences est comprise entre


0.735 et 0.765 kg /l.

Elle est inversement proportionnelle à la température


et elle augmente avec la teneur en aromatiques.

La densité d’un produit représente le rapport de la


masse d’un certain volume d’échantillon à une température
donnée et de la masse du même volume d’un corps de
référence (généralement l’eau) à une température
standard (4°C). La densité est donc un nombre
dimensionnel, elle est identique à la masse volumique à
15°C.

La specific gravity (Sp.Gr60/60 °F) est une densité


avec la même température pour le Produit et le corps de
référence (eau). Cette température est de 60°F soit 15°C.

Un autre concept est utilisé pour mesurer la densité de


fractions pétrolières : le degré API défini par l’Américan
14

Petroleum Institute comme étant une fonction hyperbolique


de la spécific gravity :

141.5
 API ¿ Sp . Gr 60 /60 −131.5

I.4.2. Indice d’octane :

L’indice d’octane est une caractéristique essentielle


qui détermine la qualité de l’essence et ces conditions
optimales d’utilisation sont liées au rendement
thermodynamique du moteur qui lui, augmente quand le
taux de compression augmente. Mais ce rendement a une
limite au-delà de laquelle il y’a apparition d’un cognement
appelé cliquetis « Knock ».
Il caractérise les propriétés antidétonantes d’une
essence. La détermination de l’indice d’octane est obtenue
avec un moteur d’essai monocylindrique (CFR) dans lequel
le carburant de référence est un mélange d’isooctane et de
n-heptane.

 L’isooctane (2,2, 4- triméthylpentane) : pas détonant


NO=100.
 n-heptane : très détonant NO =0.
On dira qu’une essence à un NO=X si dans ce moteur
elle se comporte au point de vue détonation comme un
mélange étalon composé de X% volumique d’isooctane et
de (100-X%) de n-heptane.

I.4.3. Distillation ASTM


La distillation ASTM s’effectue au laboratoire. La
température à laquelle distille un certain volume d’essence,
nous permet d’obtenir des points qui se réunissent entre
eux en donnant la courbe de distillation ASTM. La courbe de
distillation ASTM donne une idée suffisante des proportions
relatives d’hydrocarbures légers, moyen, et lourds
contenus dans un produit.
15

La courbe ASTM de l’essence caractérise la


composition de ce dernier à savoir les facilités du
démarrage du moteur et la dilution de l’huile de carter et
l’usure des chemises. Le mélange carburant composé de 15
à 16 parties d’air et une partie de vapeur d’essence est
injecté dans le cylindre du moteur. Pour former ce mélange,
l’essence doit être vaporisée dans les conditions de
température qui existent dans le carburateur. Mais ces
conditions sont différentes au moment du démarrage et au
moment du plein régime du moteur.
Au démarrage du moteur, la température de l’air dans
le carburateur est très basse en hiver, mais l’essence doit
avoir une bonne vaporisation.
Pour assurer la formation du mélange carburé :

 Le Point 10% distillé d’essence d’après l’ASTM, varie


entre 50 et 70°C, ce qui correspond à une teneur
minimale en fraction léger ayant une bonne
vaporisation qui doit assurer le démarrage à froid du
moteur.

 Si le point 10% distillé est plus bas, la formation des


bouchons tampons à lieu dans le circuit d’alimentation
et l’essence n’est pas injectée dans le carburateur et
le moteur s’arrête. Si le point 10% est plus élevé,
l’essence se vaporise insuffisamment, et le moteur ne
démarre pas (l’essence risque de ne pas se vaporiser
et elle n’est pas injecté dans le carburateur).

 Le point 50% distillé assure une bonne combustion


permettant de tirer le maximum de puissance. Ce
point de 50% varie entre 100 à 140°C.
 Le point 95% à distillé est avant 195°C, le PF 205°C
et le résidu doit être 3% (2,5%), si non, on aura une
mauvaise vaporisation de la queue de l’essence, une
combustion donnant lieu à un important dépôt
charbonneux et une dilution de l’huile de carter.

I.4.4 Tension de vapeur :


16

Elle caractérise la volatilité de l’essence et par


conséquent la teneur en éléments légers. Ces derniers
favorisent le démarrage en hiver mais risque en été de
provoquer la formation de bouchon de vapeur, et donc
l’arrêt du moteur.

TVR= 0.650 kg / cm2 en été.


TVR= 0.800 kg / cm2 en hiver.

La TVR conditionne directement les fuites et les pertes


pendant le stockage.

I.4.5. Teneur en soufre des essences

Elle se détermine par brûlage de l’essence dans une


petite lampe ou dans un tube à combustion. On dose
l’anhydride sulfureux formé par oxydation en anhydride
sulfurique et précipitation à l’état de sel de baryum.
La présence de l’anhydride sulfureux et sulfurique en
présence de vapeur d’eau forme le H 2SO4 qui est très
corrosif. Pendant le fonctionnement du moteur, les fumées
acides et nocives polluent l’atmosphère. A l’arrêt du moteur
quand la température diminue, et par condensation, les
produits acides attaquent le métal (chemise).
Enfin le soufre diminue la susceptibilité du PTE (Plomb Tétra
Ethyle : Pb (C2H5)4) qui améliore l’indice d’octane de
l’essence.

I.4.6. Teneur en gommes des essences :

On distingue :

 les gommes actuelles ;


 les gommes potentielles.

L’opération d’un échantillon d’essence à 160°C sous un


courant d’air chauffé, laisse un résidu d’aspect verni. Le
poids de ce résidu rapporté au volume de l’échantillon
représente la teneur en gommes actuelles qui doit être
17

inférieure à 10mg/100cm2 (inférieure à 4 mg pour essence


d’aviation et inférieure à 5 mg pour l’essence auto).
Ce sont des molécules condensées par oxydation des
oléfines. La conséquence serait la formation d’un point
chaud des tubulures d’admission et sur les tiges de
soupape. Le réservoir peut se tapisser d’une pellicule plus
ou moins importante qui, en se détachant risque de
boucher les conduites d’essence. La mesure de la teneur en
gommes actuelle s’effectue juste avant l’emploi.
Dans le cas où on envisage de stocker l’essence pendant
plusieurs mois on détermine la teneur en gommes
potentielle (teneur en produits de polymérisation et
oxydation susceptible de s’y former en stockage prolongé) 5.

I.5 UTILISATIONS DE L'ESSENCE

L'essence est utilisée dans les moteurs à explosion à


allumage commandé, c'est-à-dire les moteurs équipés de
bougies.
L'essence est le principal carburant automobile dans le
monde, même si sa part sur les marchés des carburants
peut varier de manière importante. Ainsi, en France, depuis
quelques années, c'est le Gazole qui est prédominant,
grâce à une fiscalité qui lui est plus favorable (ou plutôt,
moins défavorable, ce dernier étant moins taxé).
En dehors de l'automobile, l'essence est aussi utilisée
comme carburant d'aviation.
Enfin, certains solvants chimiques issus de la distillation
du pétrole entrent aussi dans la catégorie des essences 6.

5
MOUSSAOUI NASSEREDDINE, BEN AMMAR ABEDEHAMID, Isomérisation catalytique de fraction
Légère PI-70 du condensât, Mémoire, Université d’El oued, Faculté des sciences et de la Technologie
Département de Génie des procédés et Raffinage, Algérie 06/2014 pages 28
6
[Link]
18

CHAPITRE II. APPROCHE SUR LA MATIERE PREMIERE


POUR LA PRODUCTION DES ADDITIFS AMELIORANTS
L’INDICE D’OCTANE

Les additifs pour l’amélioration de l’indice d’octane des


essences sont divers et des plusieurs nature, dans ce
chapitre nous ferons un aperçu sur la matière première
notamment le pétrole brut Bonny light, sur les types
d’additifs, et sur les procédés d’obtention des oléfines en
raffinage.

II.1. APERCU SUR LE BONNY LIGHT


II .1.1. Description de l’exploitation du brut
Ce brut est considéré comme une référence absolue. Un
brut léger peu soufré très prisé car facile à transformer en
essence voilà ce qui fait du pétrole nigérian une denrée
convoitée avec 2,4 millions de barils par jour des réserves
estimes à 35 milliards de barils, le Nigeria est le premier
producteur africain, le sixième exportateur mondial avec un
revenu de plus de 38 milliards d’Euro en 2010. Mais
paradoxalement le pays est souvent en pénurie de
carburant et de nombreuses raffineries sont sous exploites
voire inexploitées.
L’économie du pays était autrefois basée sur l’agriculture
excédentaire qui permettait l’exportation de denrée et une
relative prospérité. Mais dans les années 80 le revenu
19

moyen par habitant est tombé de plus de 1000 dollars a


moins de 300 dollars dans le delta du Niger.
La pollution est telle que qu’elle est devenue dangereuse
pour la vie des habitants, les rebellions, les violences
policières, les meurtres, les exécutions et les « accidents »
industriels ne se compte plus. Pourquoi ? Parce que la
région est assise sur une des plus fabuleuses réserves de
pétrole du monde. Le Nigeria est en effet le 7 eme producteur
mondiale pour 2,5 millions de barils produits chaque jour.
Le pétrole est bien entendu exploité par les compagnies
occidentales. Même si le Nigeria est membre de l’O.P.E.P, il
n’y a aucune obligation sur les sommes réserves aux pays
et sur le tout il n’y a pas de contrôle sur la destination de
cet argent ceci est à l’origine de l’instabilité politique de ce
pays ou obtenir le pouvoir signifie mettre la main sur une
source de revenu colossale7.
Le marché d’Afrique de l’ouest traite une partie de ses
exportations pour le brut Nigérian (Forados et Bonny light)
et l’Angola bien que la majorité des bruts d’origine africaine
à certains contrats à terme8.
II.1.2. Lieu de production
Le Bonny light a été découverte dans le delta du Niger. Ce
pétrole est intéressant car c’est un brut adouci à basse
teneur en soufre dont le raffinage est facile. Le pays rejoint
alors l’O.P.E. P (organisation des pays exportateur du
pétrole) en 1970.
La ville de port Harcourt est le principal lieu de production
du pays qui a attiré de nombreux travailleurs. Le pétrole
Nigérian produit à 40% par la compagnie Shell qui présente
95% des recettes d’exportation et 80% du revenu du pays.
LA production est principalement concentrée dans le delta
du Niger au sud du pays. Cette zone marécageuse est
peuplée de plusieurs ethnies qui exploitent la mangrove et
quelques champs. Mais la pollution due aux fuites
d’hydrocarbures est telle que la terre et l’eau souillés
deviennent impropres à l’agriculture a la pèche à la
consommation, l’air est saturé par le brulage des gaz et les
pluies acides achèvent de dénaturer les sols et la foret. Cet
7
[Link]
8
[Link]
20

état de fait pose des problèmes de santé publique mais


aussi des problèmes sociaux car le chômage touche
durement les régions ou les hommes ne peuvent plus
travailler aux champs ou à la pèche 9. La figure II.1 ci-
dessous nous présente le lieu d’exploitation du bonny light.

Figure II.1 Lieu d’exploitation du Bonny Light


Source : [Link]/bonny-light
II.1.3. Caractéristiques et Calcul du facteur de
caractérisation du Bonny
light
II.1.3.1 Caractéristiques
Le Bonny-Light en tant que pétrole Brut présente des
caractéristiques relativement intéressantes. Le Tableau II.1
ci-dessous reprend les différentes caractéristiques du
Bonny-Light

Gravité spécifique 35,2-37,5°


A.P.I
Densité à 20°c C.G C.M 0,85
Eau salée basic 0,6% en vol
Couleur Marron

9
[Link]
21

foncé
Salinité 0,106 P.T.B
Numéro d’acide 0,39
Teneur en eau et en 1,00 (%max)
sédiments
Fer 1,00 ppm
Vanadium 0,4 ppm
Nickel 400 ppm
Teneur en eau 0,2 % vol
Point d’écoulement 0F + ou – 60
Teneur en souffre 0,12-0,15 %
Tableau II.1 : caractéristiques du Bonny-Light
Source : [Link]/bonny-light

II.1.3.2 Calcul du facteur de caractérisation du bonny


light
Pour mieux comprendre le potentiel du Bonny-Light en
produit pétroliers on doit se faire une idée assez claire sur
sa composition chimique c’est-à-dire sa nature chimique
étant que groupe d’hydrocarbures et ceci passe par sa
caractérisation. La caractérisation du Bonny-Light dépendra
de sa courbe T.B.P (true boil point).

a. Détermination du coefficient de
caractérisation K
La courbe T.B.P du Bonny-Light est reprise dans la figure
II.2 et II.3 ci-dessous.
La figure II.2 reprend la courbe T.B.P d’un certain groupe de
pétrole Brut dans laquelle figure le Bonny-Light. Cette
figure se présente comme suit :
22

Figure II.2 : Courbe T.B.P des quelques pétrole Brut.


Source : I.F.P, Analyse des produits pétroliers traités en
France, inédit Paris 1994.

La figure II.3 quant à elle reprendra uniquement la courbe


T.B.P du Bonny-Light par déduction des différents points de
la courbe du Bonny-Light repris sur la figure II.2.
La figue II.3 se présente de la manière suivante :
Les différents points de cette courbe dont nous avons
utilisés pour la déduction sont : Nous avons considéré que
5mm était égale à 10°c donc 10mm correspond a 20°c. Et
pour le pourcentage de distillation nous avons pris pour 5%
23

de quantités distillés correspondait à 5mm a raison de 10%


pour 10mm.
En définitif les points se présentent comme suit par rapport
à leurs coordonnées :

 (0% ; 0°C)
 (5% ;75°C)
 (
24

Figure II.3 : Courbe T.B.P du Bonny-Light.


Source : Nous-même à partir des différentes courbe repris à
la figure II.2

Pour calculer le facteur de caractérisation du Bonny-Light


nous allons nous baser sur la formule qui prend en compte
les différents températures (il faut noter que ses
températures ne sont pas pris au hasard ils sont pris sur la
courbe T.B.P du Bonny Light) et la densité à 15°c.
Cette formule s’écrie comme suit :

K=
3
√ T
1,8
S

Avec T : Température en kelvin


T 20 +T 50+T 80
résultant de la relation T=
3
Respectivement les températures à
25

20°c ; 50°c et 80°c sur la courbe T.B.P


du Bonny Light.
S : La densité d 1515 du Bonny
Light respectivement 0,835.

433 , 15+563 , 15+713 ,15


La température vaut : T=
3

Alors T = 569,817

Et la valeur de notre K vaudra :

K=
3
√ 569,817
1,8
0,835

Donc K = 8.01.

II.2. TYPE D’ADDITIFS AMELIORIANTS L’INDICE


D’OCTANE

Les essences sont des différents types et leur additivation


en dépend.
Nous retrouvons des essences aviation qui généralement
exige un indice d’octane relativement haut et les essences
terrestres ayant une fourchette d’indice d’octane bien
spécifique.
Ainsi les additifs sont appliqués suivant le niveau de l’indice
d’octane voulu.
Parmi ces additifs nous retrouvons :
-les alcools
-les éthers
-le plomb tétra éthyle
-les hydrocarbures aromatiques

II.2.1. Les alcools

En respectant les performances des carburants


traditionnels utilisés dans les moteurs n’ayant subi aucune
modification, des alcools sont ajoutés à l’essence en faibles
26

proportions. Ces composés oxygénés ont un excellent


indice d’octane et leur combustion est moins émettrice de
CO. Ainsi jusqu’à 5% en volume de méthanol peuvent être
ajoutés à l’essence. Malheureusement, comme le méthanol
se sépare de l’essence en présence de l’eau, il exige par
conséquent un Co-solvant comme l’éthanol, l’isopropanol
ou le tertio-butanol et pour éviter la contamination par
l’eau, des méthodes de manipulation rigoureuses. Il est par
ailleurs toxique. Pour ces raisons, l’emploi de mélanges
essence-méthanol présente un intérêt plutôt limité. Par
contre l’utilisation de mélanges essence-éthanol (jusqu’à
10% en volume semble plus prometteuse. Contrairement
au méthanol, l’éthanol ne présente pas de phénomène de
démixtion avec l’essence en présence d’eau, et la
production d’éthanol peut être soit d’origine industrielle
soit provenir de la fermentation de la biomasse. Dans ce
dernier cas cependant, ce procédé de production implique
une étape de séparation par distillation qui est
énergétiquement défavorable, car elle nécessite plus
d’énergie qu’elle peut en faire économiser. A notre
connaissance seule le Brésil utilise de l’éthanol produit à
partir de la biomasse (fermentation du jus de canne à
sucre), sa purification par distillation étant réalisée en
brulant des tiges de canne à sucre (bagasses) après
extraction du jus.

II.2.2. Les Ethers

Comme les alcools, les éthers sont des composés oxygénés


présentant un indice dont l’emploi comme additifs dans les
essences améliore leur performance de combustion. Ils
peuvent être mélangés aux essences jusqu’à des
proportions de 10-15% en volume. De plus, ces composés
présentent l’avantage de ne pas se séparer de l’essence en
présence de l’eau. L’emploi du méthyltertiobutyl éther
(M.T.B.E), fabriqué à partir du méthanol et d’isobutè ne
dans les raffineries est largement répandu en Europe et
aux U.S.A. L’éthyltertiobutyl éther (E.T.B.E), produit à partir
d’éthanol pouvant être obtenu en France à partir de
27

différentes matières telles que le Blé, la betterave, le maïs


ou la canne à sucre. Mais le problème énergétique lié à la
purification de l’éthanol demeure10.

II.2.4 Le Plomb Tétra Ethyle


Principal composant de l’essence plombée utilisé depuis
1923, très controversé en raison de ses effets toxiques et
écotoxiques. Il est à l’origine d’une des pires pollutions par
le plomb (90% de toutes les sources de plomb émis dans
l’air aux U.S.A de 1923-2000 environ). Il est réputé banni de
la plupart des Etats, mais est en réalité encore partout
utilisé dans les carburants d’avion et de voitures de course
ou de certains hors-bord, et de nombreux pays pauvres ou
pétroliers n’ont pas réussi à l’interdire. Il est toujours
produit, et vendu en grande quantité dans certains pays
par l’entreprise Etyl Corporation.
II.2.4 Les Hydrocarbures Aromatiques
Initialement, parmi les autres solutions pour augmenter
l’indice d’octane on a utilisé certains hydrocarbures
aromatiques (notamment le benzène et ses dérivées
comme le toluène et le xylène). Cependant, ces
hydrocarbures volatils ont une forte réactivité
photochimique. En conséquence, l’augmentation de leur
proportion dans les mélanges d’essence a aussi augmenté
les émissions par évaporations (H.C) et la formation des
composés organiques volatils et de smog photochimique
(ozone) (Masters et Ela, 2008)11.
NB : On utilise souvent le caractère aromatique des
essences lors du Blending quand on a une essence qui a un
indice d’octane faible et une autre essence qui a un indice
d’octane par le mélange de ces deux pour essayer
d’améliorer l’indice d’octane de l’essence ayant un indice
d’octane faible.

II.3 PROCEDE D’OBTENTION DES ALCENES EN RAFFINAGE


Dans le cadre de notre travail, nous allons prendre le cas
du vapocraquage. Nous devons noter que le procède de
vapocraquage dont les premières installations datent de
10
JEAN-PIERRE SAWERSYN, Carburant D’aujourd’hui Carburant De Demain.
11
Raffinage du pétrole Tome1.
28

1920 environs aux U.S.A s’est rapidement impose comme


le procédé essentiel générateur d’éthylène, Propylène,
butadiène et d’autres intermédiaires pétrochimiques de
première génération.
Les principales étapes de l’évolution du procédé sont les
suivantes :
Vers 1920 Fabrication d’éthylène par craquage d’éthane
issu du gaz naturel (union carbide and carbon Co). 1942
Première unité de vapocraquage de gazole (british
Celanese)-Capacité environ 600t/an d’éthylène.
1950 Construction d’unités de capacité allant jusqu’à
50000t d’éthylène.
1950-1960 Apparition d’installations produisant
couramment 300000t/an d’éthylène à partir de naphta
pétrochimique.
Aujourd’hui les unités ont des capacités de production de
l’ordre de
600000 à 700000 t/an voire davantage.

II.3.1 Principe Du Vapocraquage


II.3.1.1 Conditions De Craquage
Le processus de craquage consiste à casser les liaisons
chimiques carbone-carbone ou carbone-hydrogène au sein
des molécules d’hydrocarbures. Il en résulte l’apparition
d’autres molécules dont certaines insaturés comme
l’éthylène ou le propylène. Correspondent à l’objectif
recherche. Les réactions de craquages nécessitent un
important apport d’énergie thermique et un niveau de
température élevé. Elles se développent à partir de 400 C a
500 C, mais elles ne conduisent pas ces conditions aux
produits recherches.
Le vapocraquage exige en effet des conditions
particulièrement sévères :
 Température de craquage : de l’ordre de 800 à 850
C
 Temps de craquage : 0,1 à 0,5 seconde
 Pression faible légèrement supérieur à la pression
atmosphérique
29

 Dilution de la charge par de grandes quantités de


vapeur d’eau : de l’ordre de 0,6 tonne par tonne de
charge dans le cas.
Ces conditions difficiles sont obtenues dans des fours bien
spécifiques appelés fours de pyrolyse. Elles sont justifiées
par l’analyse de la planche n1 qui montre les stabilités
relatives des hydrocarbures en fonction de la température.
On constate que les hydrocarbures insaturés deviennent
stables par rapport aux hydrocarbures satures à haute
température. L’éthylène par exemple devient stable par
rapport à l’éthane à partir de 800°c.
La planche n1 montre également que les hydrocarbures
aromatiques : benzène, naphtalène, etc. Représentent un
état de stabilité naturel et qu’à la limite les produits les
plus stables obtenus dans un processus de craquage sont
le coke polyaromatique et l’hydrogène gazeux.
Il importe donc quand on veut craquer un naphta par
exemple de travailler à température très élevée pour
favoriser la formation d’éthylène mais on doit parallèlement
limiter le temps laisse aux réactions chimiques de craquage
pour se développer afin de réduire la formation de produits
lourds aromatiques et de coke.
C’est pourquoi on limite le temps de réaction à quelques
dixièmes de seconde par un passage très rapide dans le
four de pyrolyse et que l’on impose à la sortie du four un
refroidissement très rapide ou trempe des produits
craques. Les fours les plus récents dits « fours
millisecondes » mettent en œuvre des temps de séjours
inferieur au 1/10e de seconde compenses par une
température plus élevée permettant d’accroitre le
rendement en éthylène.
La pression basse et la vapeur d’eau quant à elles ont un
rôle de dilution qui empêche les espèces hydrocarbonées
de se combiner entre elles pour former des hydrocarbures
et du coke.
Les réactions chimiques mises en jeu dans le vapocraquage
sont extrêmement complexes. Elles comprennent d’abord
le craquage primaire des molécules de la charge puis
ensuite le craquage secondaire des espèces craquées
obtenues. La planche n2 montre le schéma réactionnel type
30

correspondant à une molécule d’heptane (nC 7) que l’on


rencontre dans les naphtas. Les réactions de craquage des
liaisons carbone-carbone conduisent à des hydrocarbures à
chaines plus courtes. Les réactions de déshydrogénation
correspondent à des pertes d’hydrogène et à l’apparition
d’espèces insaturées. Les réactions d’additions qui mettent
en jeu des oléfines, des aromatiques et surtout des
dioléfines amènent la formation d’aromatiques et de coke.
II.3.1.2 Rendement Obtenus
Le schémaII.2 ci-dessous précise la gamme des rendements
types obtenus à partir du vapocraquage de naphta.

On obtient une panoplie de produits allant de l’hydrogène


et du méthane au fuel très aromatique :
 L’hydrogène peut après séparation être utilisé dans
des installations d’hydrogénations sélectives des
31

effluents craqués (coupe C2, coupe C3, coupe C4, coupe


essence).
 Le méthane est un excellent combustible pour les
fours de vapocraquage
 La coupe C2 représente l’effluent le plus important et
contient surtout de l’éthylène (80% environ).
 La coupe C3 est très riche en propylène (90% environ)
 La coupe C4 est constitué a peu pour moitié de
butadiène 1-3. Elles contiennent également en
proportions notables de l’isobutene et du butène 1.
 La coupe essence (C5 a C10) est très riche en
hydrocarbures aromatiques et en dioléfines. La partie
C6 de cette essence est notamment riche en benzène
que l’on peut chercher à séparer.
 Le fuel très aromatique est un produit lourd de
médiocre qualité en termes de combustible mais
recherche éventuellement pour sa faible teneur en
soufre.
Cette grille de rendement indique par ailleurs que près de
80% de masse de l’effluent réactionnel est constitué de
composes gazeux dans les conditions ambiantes (H 2, C1, C2,
C3, C4)12.

12
IFP Training
32

CHAPITRE III PRODUCTION DU M.T.B.E ET DE


L’E.T.B.E A PARTIR DU BONNY-LIGHT

La production du methyl-tertio-butyl-ether et de l’ethyl-


tetra-butyl-ether se basera sur les oléfines produit à partir
du vapocraquage de la fraction naphta.

III.1 POTENTIEL DU BONNY-LIGHT EN NAPHTA


Le potentiel du Bonny-Light en naphta est déduit de son
potentiel en produits pétroliers en général et en naphta
total en particulier. Le tableau III.1 ci-dessous reprend le
rendement en produit pétrolier du Bonny-Light après sa
distillation (D.A.V : distillation atmosphérique et sous vide).

Tableau III.1 : Potentiel du Bonny-Light en produits


pétroliers
Rendem % % % % % % Masse
ent ga essen kérosè gas distill Rési volumiq
distillati z ce ne oil at du ue
on
Bonny 2. 16.7 15.5 35.5 20.2 10.2 0.835
Light 0
Source : IFP ,Pétrole brut raffiné en france.
La caractérisation du Bonny-Light justifie son potentiel
important en produits blancs, le produit qui nous intéresse
c’est l’essence qui d’après les données recueillies de la
distillation du Bonny-Light nous donne 6,78% en essence
33

légère (naphta léger) et 9,92% en essence lourde (naphta


lourd) la proportion en naphta léger sera orientée
partiellement pour la fabrication des oléfines en utilisant le
vapocraquage et l’autre proportion sera dirigé dans la
formulation de l’essence (mogas ou avgas).
D’après le principe d’additivation on utilisera qu’entre 10 et
15% du potentiel total du naphta léger ce qui nous fera
entre 0,678% ou 1,017% donc pour la formulation de
l’essence il restera entre 6,102% et 5,763%.

III.1.1 Schéma de maximisation du naphta


Pour maximiser la quantité du naphta suivant que la
demande en additif sera importante on procèdera à la
cokéfaction des fractions lourdes notamment les résidus
sous vide ou atmosphérique. De ce fait le probable schéma
de maximisation de la charge naphta du vapocraquage se
présentera comme décrit au schéma III.1 ci-après :

Gaz
85-
90%Vers

Formulation D.A
Naphta Léger
Bonny-Light
10-15%
vers

Vapocraquage
Naphta lourd
Kérosène
Gasoil
34

Gaz d’évent

Naphta sous
vide
R.A.T
Eau
D.S.V

Gasoil léger
S
ous vide

Gasoil lourd
S
ous vide
H
uiles

R.S.V
50%fabrication
des lubrifiants

Naphta
COKEFACTION Coke
Gasoil
Schéma III.1 : obtention de la charge du vapocraquage

III.2 OBTENTION DES OLEFINES A PARTIR DU NAPHTA


La charge naphta sera dirigé vers l’unité de vapocraque.
Le principe consistera à ….
On obtient en définitif :
 10% de méthane
 30% de l’éthylène
 8% d’éthane
 2% d’acétylène
 16% de propylène
35

 3 %de propane+propyne+propène
 6% de butadiène
 6% d’autres composés en C4
 17% en essence
 5 %en fuel ou carburant supérieur

Nous utiliserons le méthane, le butane, éthylène,


l’isobutylène (provenant de l’isomérisation du butylène)
pour la production des alcools et d’autres base de
production des ethers notamment l’isobutène.
III.2.1. Obtention des alcools à partir des oléfines et du
méthane

[Link] du méthanol
2. Obtention de l’éthanol
III.2.2. Obtention de l’isobutène
L’isobutène sera obtenu par isomérisation du butylène

III.3 PRODUCTION DU M.T.B.E ET DE L’E.T.B.E

III.3.1 M.T.B.E

III.3.2 E.T.B.E

III.4 SUGGESTIONS

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