Livre de Procedures Fiscales
Livre de Procedures Fiscales
JOURNAL OFFICIEL
DE LA
ACTES DU GOUVERNEMENT
PARTIE OFFICIELLE Loi nO 97-244 du 25 avril 1997 portant Livre de procédures
fiscales.
L'ASSEMBLEE NATIONALE A ADOPTE,
1997 ACTES DU GOUVERNEMENT LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE PROMULGUE LA LOI
DONT LA lENEUR SUIT:
TITRE PREMIER
25 avril.... Loi n° 97-244 portant Livre de procédures
fiscales. 489 LE CONTROLE DE L'IMPOT
CHAPITRE PREMIER
DISPOSITIONS GENERALES
MINISTERE DE L'EMPLOI, DE LA FONCTION PUBLIQUE
SECTION PREMIERE
ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE
CADRE GENERAL DU CONTROLE
2l avril. ... Arrêté n° 4810 MEFPPS. AGEPE. portant
réglementation du recrutement et des frais Article premier. - L'AdminisIration fiscale contrôle les
d'établissement du formulaire de visa du contrat déclarations ainsi que les actes et documents utilisés pour
de travail des personnels non ivoiriens. 510 l'établissement des impôts, droits, taxes et redevances.
Elle contrôle également les documents déposés en vue
d'obtenir des déductions, restitutions, remboursements,
dégrèvements, exonérations et attestations fiscales.
A cet effet, l'Administration fiscale peut demander par
PARTIE NON OFFICIELLE écrit ou verbalement tous renseignements, explications,
éclaircissements ou justifications qu'elle juge utiles.
Sauf dispositions contraires, les contribuables disposent
d'un délai de réponse de trente jours à compter de la réception
Avis et annonces, 511 de la demande ou de la notification de l'Administration fiscale.
Les agents de l'Administration fiscale peuvent assurer
le contrôle et l'assiette de l'ensemble des impôts ou taxes dus
par le contribuable qu'ils vérifient.
490 JOURNAL OffiCIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOffiE 15 mai 1997
Art. 10. - Lorsque le contribuable s'est abstenu de Les agents de l'Administration fiscale mentionnés
répondre à l une ,4e,~~~pt; écrite, l' Administration arrête au 1°, l'occupant des lieux ou son représentant et l'officier
d'of~ce, !e,~ !>~Ç~I d'iJ.11jfosition, sans qu'il soit nécessaire de Police judiciaire peuvent seuls prendre connaissance des
cl adresser une mise. en demeure.
1 ' pièces et documents avant leursaisie.
"". l " __ ';r~ -,' ,. "~:' ·.:1;~D ;;': '~'lJ : ."-"" -:;, - . "
.: L,9.~qJl"';!~ ;lépoJl~ç' ,fllite: à ~~.\t", demande est équivalente . L'officier de Police judiciaire veille au respect du secret
à un refus de rëpondre.sur. t,?p,t pu ,parti.e;~es points à éclaircir, professionnel et des droits de la défense ;
notamment
~'~r~lr[ :2:'
en raison de son
.,"ï<,;-- ~nc -":':-"~l;':-"
degré
"-. -L',
.élevé,', de généralité,
.' - - , . 4° Le procès-verbal de visite relatant les modalités et le
1:' A9.nunis~NJ..on ,l1Jl ~~~sse ~~~_ mise en demeure. cl avoir déroulement de l'opération est dressé sur le champ, par
à compléter s~ réponse dans ';ln délai de quinze jours les· agents de l'Administration fiscale. Un inventaire des
en précisant les points sur lesquels une réponse est demandée. pièces et documents saisis lui est annexé, Le procès-verbal
Personnes et Organismes n'ayant pas la qualité et l'inventaire sont signés par les agents de J'Administration
de commerçant fiscale et par l'officier de Police judiciaire ainsi que par les
personnes mentionnées au premier alinéadu 3° ; en cas de refus
Art. 11. -r-r- L'Administration des Impôts peut exercer
de signer, mention en est faite au procès-verbal.
le droit de contrôle sur place prévu par I'article 2 du
présent texte auprès des personnes, institutions et organismes Si l'inventaire sur place présente des difficultés, les pièces
qui n' ont pas la qualité de commerçant ou de membres et documents saisis sont placés sous scellés. L'occupant
dune profession libérale, et qui payent des salaires, des lieux ou son représentant est avisé qu'il peut assister
des honoraires ou des rémunérations de 'toute nature ou qui à l'ouverture des scellés qui a lieu en présence de j'officier
encaissent, gèrent ou distribuént des fonds pour le compte de Police judiciaire; l'inventaire est alors établi;
deleurs Irtembres ·ou adhérents. 5° Les originaux du procès-verbal de visite et de
A cette fin: les personnes, Institutions ou Organismes l'inventaire sont, dès qu'ils ont été établis, adressés au juge
concernés doivent présenter à l'Administration des Impôts, qui a délivré l'ordonnance ; une copie de ces mêmes
sur sa demande tous lès livres de comptabilité et pièces documents est remise à l'occupant des lieux ou à son
dont ils disposent ainsi que les documents relatifs à leurs représentant.
activités.
Droit de visite
Art. 12. - 1° Pour la recherche et la constatation des
infractions en matière d'impôt général sur le revenu, d'impôts
sur les revenus, de taxes sur le chiffre d'affaires et de taxes
indirectes, les agents de l'Administration fiscale, habilités
à cet effet par le directeur général des Impôts, peuvent
effectuer des visites en tous lieux, même privés, où les pièces,
documents et marchandises ou les produits se' rapportant
à ces infractions sont susceptibles d'être détenus et procéder
à leur saisie, Ils sont accompagnés d'un officier de Police
judiciaire;
2,0 Hormis les cas de flagrance, chaque visite doit être
autorisée par une ordonnance du président du tribunal dans
le ressortduquelsont situés les locaux à visiter.
Le juge désigne l'officier de Police judiciaire chargé
d'assister à ces opérations et de le tenir informé de leur
déroulement,
La visite s'effectue sous l'autorité et le contrôle du juge
qui l'a autorisée,
n peut se rendre dans les locaux pendant l'intervention.
A tout moment il peut décider la suspension ou l'arrêt de la
visite conformément à la procédure de rétractation des
ordonnances surrequêtes ;
3° La visite ne peut être commencée avant 6 heures
ni après 21 heures. Dans les lieux ouverts au public elle peut
également être commencée pendant les heures d'ouverture
de l'établissement.
Elle est effectuée en présence de l'occupant des lieux
ou de son représentant; en cas d'impossibilité, l'officier
de Police judiciaire requiert deux témoins choisis en dehors
des personnes relevant de SOn autorité ou de celle de
l'Administration fiscale.
492 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE C01E D'NOIRE 15 mai 1997
Art. 16. - L'Administration fiscale a la possibilité de L'Administration dispose d'un délai de vingt mois
procéder à tout moment, d'une manière inopinée, à toutes les à partir de la date de l'avis de vérification pour notifier au
constatations matérielles qu'elle juge utiles, notamment contribuable les redressements envisagés.Elle dispose d'un délai
en ce qui conceme la tenue des documents comptables, maximum de six mois à compter de la date de la notification
l'inventaire des pièces justificatives de recettes et de dépenses, pour confirmer les redressements qu'elle maintient lorsque
des immobilisations, des stocks ou des espèces en caisse, le contribuable a présenté des observations ; J
le relevé des prix et des marges pratiqués, le personnel 2° - Le délai prévu à l'alinéa premier précédent est limité
employé. à six mois, prorogé éventuellement de trois mois en cas de
L'avis de vérification est remis au début des opérations suspension de la vérification. en ce qui concerne:
au contribuable ou en son absence, à son représentant. ou - Les entreprises relevant du régime réel simplifié
à défaut, à l'un de ses employés. en matière de bénéfices industriels et commerciaux ou
L'examen au fond des documents comptables ne peut de taxe sur la valeur ajoutée;
commencer qu'à l'issue d'un délai de deux jours permettant - Les contribuables relevant de l'impôt synthétique;
au contribuable de se faire assister par un conseil de son choix. - Les contribuables relevant de l'impôt sur les bénéfices
Art. 17. - L'Administration fiscale doit porter à la non conunerciaux ;
connaissance du contribuable les résultats d'une vérification - Les entreprises relevant du régime réel normal dont
approfondie de situation fiscale d'ensemble ou d'une le chiffre d'affaires annuel n'excède pas 500.000.000
vérification de comptabilité même en l'absence de de francs toutes taxes comprises.
redressement. L'Administration dispose d'un délai' de douze mois
Art. 18. - Lorsqu'elle a procédé à une vérification à partir de la date de l'avis de vérification pour notifier au
approfondie de la situation fiscale d'ensemble, l' Administration contribuable les redressements envisagés.
ne peut plus procéder à des redressements pour la même période Elle dispose d'un délai maximum de trois mois à compter
en matière cl' impôt général sur le revenu, même si aucun de la date de la notification pour confirmer les redressements
redressement 'n'a été effectué à l'issue de cetle vérification, qu'elle maintient lorsque le contribuable a présenté des
à moins que le contribuable ne lui ait fourni des éléments observations;
incomplets ou inexacts.
3° Sous peine de nullité de l'imposition, le délai de
Art. 19. - Lorsque la vérification de la comptabilité, vérification sur place ne peut à l'égard de tous les
pour une période déterminée," au regard d'un impôt ou taxe, contribuables, s'étendre sur une durée supérieure à trente
ou d'un groupe d'impôts ou taxes, est achevée, l'Administration jours lorsque la vérification est limitée à des opérations
ne peut procéder à une nouvelle vérification de ces écritures au particulières ou à des impôts déterminés.
regard des mêmes impôts ou taxes et pour la même période,
Ce délai peut être prorogé de quinze jours lorsqu'à la
même lorsqu'aucun redressement n'a été pratiqué au regard
demande du contribuable et sous réserve de l'accord
d'un ou plusieurs impôts. Cette règle ne s'applique pas :
préalable de l'Administration, la vérification a été suspendue. ,
- Lorsque la vérification a été limitée à des opérations L'Administration dispose d'un délai de soixante jours
déterminées, telles que notamment crédits de taxes, droits à partir de la date de 1'avis de vérification pour notifier au
à déduction, frais généraux, amortissements, provisions. contribuable les redressements envisagés. Elle dispose d'un
à condition que l'avis de vérification ait mentionné que la délai maximum de soixante jours à compter de la date de la
vérification portait sur lesdites opérations; notification pour confmner les redressements qu'elle maintient
- Aux taxes sur le chiffre d'affaires et aux taxes indirectes lorsque le contribuable il présenté des observations:
pour les périodes comprises dans des exercices comptables Art. 21. - 1° Lorsque le contribuable a appliqué des
soumis à vérification au regard des impôts sur les bénéfices; textes dont l'interprétation par l'Administration à été publiée'
- Lorsque le réexamen des écritures et des documents au moyen d'instructions, circulaires, ou documents ayant une
comptables s'avère nécessaire pour instruire les observations portée générale, l'Administration ne peut effectuer aucun autre
et réclamations des contribuables. redressement concernant la même opération en soutenant une
Dans le cas où la procédure de vérification est irrégulière, interprétation différente;
l'Administration ne peut plus procéder à une nouvelle 2 0 Le contribuable peut interroger l'Administration sur
vérification de comptabilité au regard des impôts et des I'inrerprération d'un texte ou sur les conséquences fiscales
périodes précédemment vérifiés. qu'il convient de tirer d'une situation de fait clairement
Dans le délai de prescription, 1'Administration conserve exprimée.
en tout état de cause, la faculté de. procéder à des redres- Cette demande doit être adressée au directeur général des
sements supplémentaires sur la base des éléments en sa Impôts qui dispose d'un délai de six mois pour répondre au
possession, quelle qu'en soit l'origine. contribuable.
Art. 20. - 1° Sous peine de nullité de l'imposition, la La décision ou l'interprétation expressément fournie est
vérification sur place des livres et documents comptables opposable au contribuable, mais celui-ci ne peut faire l'objet de
ne peut s'étendre sur une durée supérieure à douze mois. redressements fondés sur une interprétation différente. Cette
Ce délai peut être prorogé de six mois lorsqu'à la demande garantie ne joue pas lorsque les faits sur la base desquels
du contribuable et sous réserve de l'accord préalable de l'interprétation a été fournie sont différents de ceux qui sont
l'Administration, la vérification a été suspendue. constatés ultérieurement ;
JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE 493
15 mai 1997
2° Tout contribuable qui n'a pas produit dans les délais Les compensations sont opérées dans les mêmes conditions
légaux les documents prévus aux articles 17 et 18 du Code au profit du contribuable qui a fait l'objet d'un redressement,
général des Impôts ; lorsqu'il démontre qu'une taxation excessive a été établie
3° Tout contribuable qui s'est abstenu de répondre aux à son encontre ou lorsque le redressement fait apparaître une
demandes de renseignements, éclaircissements ou justifications double imposition.
CHAPITRE IV
prévues aux articles 7 à 10 ou dont la réponse équivaut
à un refus de répondre. DROIT DE COMMUNICATION
Art. 28. - Est taxé d'office à l'impôt sur le revenu tout SECTION PREMIERE
contribuable dont les dépenses personnelles, ostensibles DISPOSITIONS GENERALES
ou notoires, augmentées de ses revenus en nature, dépassent Art. 33. - L'Administration dispose pour l'assiette,
le total exonéré et qui n'a pas fait de déclaration, ou dont le contrôle et le recouvrement des impôts, droits, redevances,
le revenu déclaré, défalcation faite des charges énumérées taxes et tout autre prélèvement prévus par le Code général
à l'article 89 du Code général des Impôts, est inférieur des Impôts ou par toute autre texte d'un droit de commu-
au total des mêmes dépenses et revenus en nature. En ce qui nication général qui lui permet de prendre connaissance
concerne ces contribuables, la base d'imposition est à défaut de tous documents, informations et renseignements
d'éléments certains permettant de leur attribuer un revenu détenus par les personnes physiques ou morales dans
supérieur, fixée à une somme égale au montant des dépenses le cadre de l'exercice d'une activité économique et par les
et des revenus en nature diminuée du montant des revenus Collectivités, groupements et associations dans le cadre de la
affranchis de l'impôt par l'article 90 du Code général réalisation de leur objet social.
des Impôts, à l'exception des gains de jeux. Ce droit de communication .peut être exercé par corres-
Procédure d'évaluation d'office pondance ou sur place. L'Administration peut prendre copie,
à ses frais, des documents soumis au droitde communication.
Art. 29. - Les bases d'imposition sont évaluées d'office
lorsqu'un contrôle fiscal n'a pu avoir lieu du fait du contribuable Lorsque l'Administration entend exercer son droit de
ou de tiers. conununication surplace. elle est tenued'adresser au moins dix
jours avant la date de la première intervention, un avis de
Procédure de rectification d'office passagesurlequelelle précisela naturedesdocumentsqui doivent
Art. 30. - Les résultats déclarés ou les éléments servant être mis à sa disposition.
de base au calcul des impôts et taxes prévus par le Code Art. 34. - Les livres, registres, documents ou pièces
général des Impôts peuvent être rectifiés d'office dans les cas de toute nature sur lesquels peut s'exercer le droit de commu-
suivants : nication de l'Administration doivent être conservés pendant
1° En cas de défaut de présentation de la comptabilité, de un délai de six ans à compter de la date de la dernière
documents comptables, de livres et registres et de tous autres opération mentionnée sur les livres ou registres, ou .de
documents que les contribuables sont astreints de tenir ; la date à laquelle les documents ou pièces ont été établis.
Cette obligation est applicable quel que soit le support
2° Lorsque des erreurs, omissions ou inexactitudes graves
utilisé pour la conservation des documents, y compris
ou répétées sont constatées dans la comptabilisation des
lorsqu'il est magnétique.
opérations effectuées ; SECTION II
3° Lorsque l'absence de pièces justificatives prive la DISPOSITIONS PARTICULIERES
omptabilité de toute valeur probante.
Art. 35. - Les Administrations de l'Etat el des
Notification des impositions d'office Collectivités territoriales, les entreprises concessionnaires ou
Art. 3 I. - Les bases ou les éléments retenus dans le cadre contrôlées par l'Etat et les Collectivités territoriales, ainsi que
d'une procédure d'office sont notifiés au contribuable. les Etablissements ou Organismes de toute nature soumis
au contrôle de l'autorité administrative, doivent communiquer
Les droits et les pénalités légalement encourues sont
à l'Administration, sur sa demande, les documents de
immédiatement exigibles.
service qu'ils détiennent sans pouvoir opposer le
Le contribuable ne peut obtenir par la voie contentieuse secret professionnel.
la décharge ou la réduction de l'imposition mise à sa charge
Art. 36. - Doivent communiquer sur place à l'Adminis-
qu'en apportant la preuve de son exagération.
tration leurs registres et actes:
Compensations 1c Les dépositaires des registres de l'état civil et toutes les
Art. 32. - L'Administration peut effectuer toutes autres personnes chargées des archives et dépôts de titres
compensations entre les impôts sur les revenus, l'impôt général publics;
sur le revenu, les retenues à la source sur les revenus, 20 Les notaires, les auxiliaires de Justice et les autorités
les impôts sur salaires à la charge des employeurs, établis administratives pour les actes qu'ils rédigent ou reçoivent en
au titre d'une même année. dépôt, à l'exception des testaments et des autres actes de
Des compensations peuvent être pratiquées dans libéralité à cause de mort tant que leurs auteurs sont encore
les mêmes conditions en ce qui concerne la taxe sur la valeur en vie.
ajoutée. la taxe sur les prestations de services, l'acompte Cette communication peut s'accompagner gratuitement de
surdivers impôts et les autres taxes indirectes. - la prise d'extraits et de copies.
15 mai 1997 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE 495
Art, 37, - La Banque centrale des Etats de l'Aftique de Art. 44. - Les officiers publics ou ministériels doivent
l'Ouest, les banques, les établissements, de crédit, les à toute réquisition de l'Administration représenter leurs
établissements financiers d'une 'martière générale, et les livres, registres, pièces de recettes, de dépenses ou de
comp~gniesd' a§s'!!'-"ll<;es., . ne, peuvent opposer le secret comptabilité à l'appui des énonciations de leurs déclarations.
professionnel .pour les, renseignements individuels d'ordre Ils ne peuvent opposer le secret professionnel aux demandes
ëconomique.oufinancieo qu'ils détiennent, d'éclaircissements, de justifications ou de communications de
., Us 'doivent notamment communiquer à l'Administration documents concernant les indications de leur livre-journal
tous renseignements relatifs aux opérations sur comptes ou de leur comptabilité.
courants et comptes titres, ouvertures de crédit, allocations Employeurs
de devises et opérations avec l'étranger; Art. 45. - Toute personne physique ou morale qui verse
L'Administration peut demander copie de tous documents des salaires, pensions et rentes viagères doit, pour chaque
notamment, relevés de comptes, chèques, correspondances bénéficiaire d'un paiement, communiquer à l'Administration
commerciales. sur sa demande, les documents sur lesquels sont enregistrés
Art. 38. - A l'occasion de toute instance devant les les paiements.
juridictions civiles ou criminelles, le ministère public peut Personnes versant des honoraires
communiquer les dossiers à l'Administration. et autres rémunérations
Personnes physiques et morales ayant la qualité Art. 46. - Les personnes qui doivent souscrire la
de commerçant et personnes assujetties à l'impôt BIC déclaration prévue à l'article 80 du Code général des Impôts
Art. 39. - Les contribuables ayant la qualité de doivent tenir à la disposition de l'Administration, les
commerçants doivent communiquer à l'Administration, sur sa documents comptables permettant de connaître le montant
demande, les livres dont la tenue est obligatoire par les des honoraires et revenus assimilés visés à l'article 80
dispositions du Code. de Commerce et par le plan comptable qu'elles versent à des tiers.
ivoirien ainsi que tous les livres et documents annexes, La même obligation s'impose aux personnes qui
pièces de recettes et de dépenses, correspondances versent des rémunérations entrant dans le champ d'application
commerciales. des articles 26 bis, 26 ter, 26 quater, 33, 33 bis, 33 ter et
Art. 40. - En ce qui concerne les sociétés, le droit de 33 quater du Code général des Impôts.
communication porte également sur les registres de transfert Art. 47. - Les agents immobiliers et les administrateurs
d'actions et d'obligations, sur les feuilles de présence de biens doivent tenir à la disposition de l'Administration
aux assemblées générales, les procès-verbaux des conseils le registre de leurs mandats de gestion, les baux des biens
d'administration, et sur les rapports des commissaires dont ils assurent la gestion et les comptes d'administration
aux comptes. de chacun de leurs clients.
Art. 41. - En ce qui concerne les personnes assujetties
à l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux Banques, établissements financiers et de crédit,
et à l'impôt sur les bénéfices agricoles qui n'ont pas la fonds commun de placement, clubs d'investissement
qualité de commerçant, le droit de communication porte Art. 48. - Toute personne ou société, qui fait profession
sur les livres et documents dont la tenue est obligatoire de payer des intérêts, dividendes, revenus et autres produits
en vertu du Code général des Impôts ou en vertu des de valeurs mobilières, ou dont la profession comporte à titre
règlements dont elles relèvent. accessoire des opérations de cette nature, est tenue de
Art. 42. - Sur demande de l'Administration, les représenter à la demande de l'Administration les livres,
personnes visées aux articles 39 et suivants sont tenues, pièces et documents de nature à permettre la vérification des
dans un délai de trente jours, de communiquer les soldes sommes versées au titre des revenus de capitaux et valeurs
des comptes clients, fournisseurs, débiteurs et créditeurs mobiliers.
divers ouverts dans leurs écritures. Cette obligation s'étend également aux sociétés ou
Sur sa demande elles sont également tenues d'adresser compagnies, changeurs, banquiers, escompteurs, officiers
dans le même délai, le relevé détaillé des opérations réalisées publics ou ministériels et toutes personnes, sociétés ou
avec leurs clients, fournisseurs, débiteurs et créditeurs divers associations recevant habituellement en dépôt des valeurs
nommément désignés et pour les périodes indiquées. mobilières en vue de contrôler l'ouverture et la clôture des
comptes de dépôt de titres, valeurs ou espèces, comptes
Personnes exerçant des activités non commerciales
ct' avances, compte courant ou autre.
Art. 43. - Le droit de communication s'exerce à l'égard
des membres des professions non commerciales et des Marchands de biens et de fonds de commirce
personnes qui .se livrent à des activités non commerciales Art. 49. - Toute personne ou société se livrant à des
qui, régies par un ordre ou par un statut particulier, ou qui, opérations d'intermédiaire pour l'achat ou la vente des
sans relever d'un tel ordre ou statut, interviennent dans des immeubles ou des fonds de commerce ou qui, habituel-
transactions, des prestations à caractère juridique, financier ou lement, achète en son nom les mêmes biens dont elle
comptable ou qui détiennent des fonds ou des biens pour devient propriétaire en vue de les revendre, doit présenter
le compte de tiers. aux agents de l'Administration sur leur demande les
Il s'exerce également à l'égard des groupements, Collectivités documents qui leur sont prescrits par la législation et
et associations, même à but non lucratif. notamment l'article 441 du Code général des Impôts.
496 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE 15 mai 1997
CHAPITRE VI
Pour l'application du présent article, les agents de
l'Administration sont déliés dusecret professionnel. PRESCRIPI10NS D'ASSIETTE
A,rt, 67;:;: La. direction générale des Impôts est tenue de Art, 74. - Les omissions totales ou partielles, les insuf-
fisances ou inexactitudès constatées dans l'assiette de
transmettre rauxCollectivités locales les rôles portant sur des
l'impôt, ainsi que les erreurs commises dans l'établissement
impôts"ou' taxes donttle produit leur est totalement ou
des impositions, dans l'application des tarifs ou dans le calcul
p,;mell~mëtit attribué; : . ,"
des cotisations peuvent être réparées par l'Administration
Les communes et'Ia direction générale des hnpôts dans les délais prévus aux articles 75 et suivants du
doi~ent se communiquer mutuellement toutes les infor- présent Livre.
mations. y compris d'ord.fe individuel, nécessaires au SECTION PREMIERE
recensement, à 1"établissement, et au recouvrement des IMPOTS DIRECTS ET TAXES ASSIMILEES
impôts et taxes précités. Art. 75. - Pour l'impôt général sur ie revenu, les impôts
Les maires, les conseillers municipaux et les agents sur les revenus, les contributions salariales à la charge des
communaux sont tenus au secret professionnel dans les employeurs, l'impôt synthétique, la contribution foncière des
,termes duCode pénal. et passibles }l,es peines prévues propriétés bâties et non bâties et la contribution des
'patentes et des licences, le droit de reprise de l'Admini-
audit Code.
stration s'exerce jusqu' à la fin de la troisième année qui
Art. 68. - La direction générale des Impôts peut suit celle au titre de laquelle l'imposition est due.
communiquer à la Caisse nationale de Prévoyance sociale
En ce qui concerne les impôts sur les revenus, l'Adminis-
les renseignements nécessaires au recensement, à l'assiette,
tration, nonobstant l'expiration du délai de reprise est
et au contrôle des cotisations sociales, en droit de vérifier les déficits, et les amortissements réputés
Art. 69. ......:.. Les juridictions chargées de fixer les différés en période déficitaire, imputés ou reportés sur
pensions alimentaires en cas de séparation ou de divorce les résultatsdés exercices ou des années non prescrits,
peuvent demander à la direction générale des Impôts Le droit de reprise prévu au présent article est applicable
communication de tous renseignements sur la situation 'aux prélèvements et retenues à la source représentatifs
patrimoniale et fiscale dès parties. . d'impôts directs.
ML 70. - Les notaires chargés de procéder au partage Art. 76. - Lorsqu'à la suite de l'ouverture de la
et à la liquidation des biens des époux en cas de dissolution succession d'un contribuable ou de celle de son conjoint.
du régime matrimonial peuvent recevoir de la direction il est constaté que ce contribuable a été omis ou insuf-
générale des Impôts communication de tous renseigne- fisamment imposé suite à Une non déclaration ou à une
ments sur la situation fiscale des époux pour la période déclaration insuffisante au titre de l'année de décès ou de
l'une des trois années. antérieures, l'impôt général sur le.
de vie maritale.
revenu et les impôts sur les revenus non perçus au titre
. Art. 71. - Les' déclarations produites par les contri- desdites années peuvent, sans préjudice du délai général
buables pour l' établissement des impôts. cédulaires ou de reprise. "être mis en recouvrement jusqu'à la fin de
de l'impôt général surIe revenu leur sont opposables la deuxième année suivant celle de la déclaration de
pour la fixation des indemnités ou des dommages-intérêts succession ou, si aucune déclaration n'a été faite, celle du
qu'ils réclament à l'Etat, ainsi qu'aux Etablissements paiement par.les héritiers des droits de mutation par décès.
publics nationaux et communes, lorsque le montant de ces Les impositions établies après le décès du contribuable
indemnités ou dommages-intérêts dépend directement en vertu du présent paragraphe, ainsi que toutes autres
ou indirectement du montant de leurs bénéfices ou revenus. impositions dues par les héritiers du chef du défunt
Le contribuable demandeur est tenu de fournir à l'appui de sa constituent une delle déductible de l'actif successoral pour la
demande un extrait de rôle ou certificat de non imposition. perception des droits de mutation par décès: Elles ne
sont pas admises en déduction du revenu des héritiers pour
La direction générale des Impôts est, pouf l'application du l'établissement des impôts cédulaires et de l'impôt général
présent article, déliée du secret professionnel à l'égard des' sur le revenu dont ces derniers sont redevables.
administrateurs intéressés, ainsi que des experts appelés Les impositions établies en vertu du présent article
à fournir un rapport sur les affaires visées au premier alinéa supportent, s'il y a lieu, les majorations de droits et
ci-dessus. pénalités prévues par les dispositions relatives' à l'impôt
Art. 72. - ' Les contribuables ne sont autorisés à se faire qu'elles concernent.
délivrer des extraits de rôles qu'en ce qui concerne leurs SEcrION II
propres cotisations et celles dont ils sont'débiteurs solidaires.' TAXES SUR LE CHIFFRE D'AFFAIRES ET TAXES SPECIFIQUES
Art. 73. - Tous avis et communications ëchangés entre Art. 77. - Pour les' taxes sur le chiffre d'affaires et
les agents de l'Administration ou adressés par eux aux les taxes spécifiques, le droit de reprise de l'Administration
s'exerce jusqu'à la fin de la troisième année suivant celle
contribuables doivent être transmis sou. enveloppe fermée, .
au cours de laquelle la taxe est -devenue exigible
Ces avis et communications bénéficient de la franchise conformément aux dispositions des articles 239-Zo et 254
postale. du Code général des Impôts.
498 JOURNAL OFFICIFL DE LA REPUBUQUE DE COTE D1VOIRE 15 mai 1997
. Art. 79: .-,--. ~êJ11~ si les délais de reprise sont écoulés, . par le garde des Sceaux, ministre de la Justice, comprend
" ,_ , ( r , ! : ' . , ",', ,',. _ .. l , . , •~.., .1 _", , ',",
toute omission ou insuffisanœ d'imposition. révélée par: d'une part trois membres représentants des contribuables,
une mstancê devant les --tD:mm3nX., "soit' pàruae.' r4clàhci.t:ion . désignés respectivement par le président de la Chambre
contentieuse, peut Stre iéparéé jàsgu'à l'e,q,rration de r~ de 'Commerce et d'Industrie, le président du Patronat
suivant celle de la décision qui a clos le litige.' " ivoirien et le syndicat professionnel représentatif de
l'activité du contribuable, et d'autre part trois représentants
Art. 80. :- Mêine si lés délais de reprise som écoulés,
de l'Administr.arion fiscale désignés par le directeur général
tolite erreur commise soit sùr la nature de l'impôt applicable, des Impôts ;
soit sur le lieu d'impOsition, conœrnant l'un quelconque
des impôts et taxes prevus par le Code général des Impôts, 3D A l'exception de la personne désignée par le syndicat
ou par tout autre texte, peut être réparée jusqu'à professionnel représentatif de l'activité du contribuable dorit
l'expiration de'"rannée snivant celle de la décision qui le mandat prend fin à la notification de l'avis de la
c
a prononcé le dégrèvement de l'imposition initiale. Commission, tous les autres membres non fonctionnaires
sont nomméspourun an renouvelable;
. Art. 81. - Lorsque l'Admiuistration, ayant découvert
qu'un contribnable se livrait à des agissements fraudnleux, 40 La saisine de la Commission résulte de l'initiative du
a déposé une. plainte contre lui, elle peut procéder à des contribuable ou de celle de l'Administration;
contrôlés et à des rehaussements au' titre des trois années 5° Toute demande devant la Commission doit à peine
excédiffit le délai ordinaire de prescription, Cette prorogation d'irrecevabilité :
de délai est applicable aux auteurs des agissements, à leurs - Porter sur un désaccord consécutif à une procédure
complices et, le cas échéant, aux personnes pour le compte de redressement contradictoire faisant suite à une procédure
desquelles la fraude a été commise. de vérification sur place de comptabilité ou à une procédure
Jusqu'à la décision de la juridiction pénale, et à condition de repression des abus de droit;
que le contribuable constitue. des garanties suffisantes, - Intervenir dans les quinze jours de la réception de la
le recouvrement des impositions correspondant à la. période lettre de confirmation des redressements notifiés;
qui excède le délai ordinaire ..de prescription .est suspendu,
- Porter sur urie question de fait, à l'exclusion de toute
Ces impositions sont caduques si la procédure judiciaire .se
question de droit;
termine par
urie ordonnance de non-lieu ou si personnes les'
. poursuivies bénéficient d'une décision de relaxe. .; .. - Mentionner la ou les questions de fait contestées;
Art. 82. - Les pénalités et amendes fiscales .sanctionnant - Contenir l'exposé sommaire des moyens, les conclusions
les contraventions aux dispositions qui régissent l'assiette du réclamant et être a'ppuyée des pièces justificatives soutenant
et le paiement des impôts et taxes prévus par le Code général l'argumentation développée.
des Impôts, ou' par tout autre texte, se prescrivent dans 6° Les demandes de saisine de la Commission doivent être
les mêinesdél~is ét conditions que les droits simples transmises au directeur général des Impôts ;
correspondants. 7° Les demandes qui ne satisfont pas aux conditions
;':"J > ':. ,", " . _ ..'
Les autres. pénalités et amendes fiscales sont prescrites fixées par le paragraphe 5 du présent article font l'objet
Ù'ékiration de Ia troisième année qui suit celle-au cours d'une décision de rejet prise par le directeur général des
de laquelle les infractions ont été commises. c" Impôts ;
15 mai.1997 JOUIrnA!., OFFIÇJEL DE LA\lWUBUQIJE DE. COTE D'NOIRE 499
recouvrement concernentplusieurs redevables ténus' à 'leur i r~~iârirédè s,iit!at!@ fis~al~ ~td'ù!, q~îlus fiscal ;
paiement conjointement ou solidairement, 'la 'notification i
,2~ Lorsqu'unfoumisseur de biens-ou de services.ou toute
peut être effectuée au moyen d'avis demiseen recouvrement!
autre personne, est redevable d'Impositions- ou pénalités
individuels établis au nom de chacun de ces redevables·
de toute-rfature,-:re--cotnptable publi~~'du paiement de
ou d'un.avis de rnise en recouvrement collectif.
sommes lui revenant doit procéder d'office au prélèvement
L'avis ·de mise' en recouvrement collectif comporte, des impositions ou pénalités dues;
outre les indications 'et éléments prévus pour l'avis de mise
err.recouvrementiindividuel, la ·référence au texte légal 3° Aucun contribuable ne peut se prévàloir de créances
ou réglementaire ou à l'engagement établissant I'oblîgation sur le Trésor public pour refuser d'acquitter ses impositions.
de chacune des personnes qui y sont mentionnées, ' SEcnONV
à I'exceptiondes débiteurs principaux; " j l . - ' 1" J.i' LES POURSUITES
3° L'avis de mise en recouvrement indiVidUel estrédigé en ! Lë commandement
double'exemplaire; ' . '
Art. 101. - Tout recours aux voies d'exécution décrites
:L.;Le prèitiièr, dit «onginal " est conserVé par le'con\ptiible aux articles (Q8 etsuivanis,du présent Livre doit être précédé
chargé du recouvrement ; . , -,: . de la notifi~ation au débiteur d'un commandement de payer
- Le second, dit « ampliation» est notifié au ied~vable. qui comporte appréciation de 3 % des sommes dues.
. 15. mai 199'? 't"'--~ ""X"·-,,, .,.-~ -,._"' __ 0 .~-~ '."
soi
Les commandements décernés. par lès' comptables 'publics , .' Art. 107. -'- Le-comptable public petit constater sur place
sont exécutoires de Plein droit :irs'sontifoiifiés pitt les agents. : la nature des diligences menées en vue de l'exécution de
de poursuite par pli recommandé a.;;b6 avis"de rëceptibn ; l' avis à tiers détenteur, en demandant la production de tolites
ou par remise' én mainspropres 'au dél\itèiii~" >, . . justifications nécessaires•.
A défaut de paiement dans le~dix jours' d~la rééeptio~ Il. - Mesures conservatoires et saisies
du commandement, le c(lliiiiiabfu public peut procéder
Art. 108. - Sauf dispositions contraires prévues. par
au recouvrement forcé pertouteswoiestde'droit; .
le présent Livre, les dispositions du Code de Procédure
'Lesursis IlUX poursurte' civile, commerciale. et administrative relatives aux mesures
Art. 102. - Le contribuable quin'à pas acquitté sa delle conservatoires, aux mesures dtexécution. et aux saisies-..sont
dans les dix jours 'de"Jaré2eptioll pu commandement peut applicables pour le recouvrement des impôts, taxes, redevances
demander au cOIl}ptabl~. puiilic unsursis 'aux Poursuites. . et prélèvements de toute nature prévus par le Code général
La demande doit être écrite et motivée. des Impôts ou tout aulre texte.
Art. 103. - L'octroi du bénéfice du sursis aux poursuites "Bn ce qui concerne la saisie-exécution prévue aux articles
est subordonné':" 351 à 377 du Code de Procédure civile:
.-....:.. Au piuem~nf iIDmédiat d'au moins 25. % des sommes - La procédure de saisie entraîne une majoràtiondes
exigibles ;" .•.• . '.' ,.,'., . . .
créances existantesde 5 %; "
- A l'engagement écrit, assorti de garanties, de payer le - La vente des biens ayant fait 6,bjelde saisie-exécution
reliquat dans un délai qui ilë'peuféxéédèr six mois. . est autorisée par le directemgénéral des Impôts ou le'
"Art. 104. .:.c. Lejion-respéctdes engagements pris par le "directeur g~nérai d~ laComptà!1jlit~publiqlle et du Trésôr.
contribuàble à l'effet de 'bénéficier -duslirsÎS aux; poursuites Elle est etïecruëeperjereceveurdé laJ1if~ctiQ~généraie
. entraîne' l'exercice immëdiàtdespoursuites. , .des. IwpôtS chargé du reco~-:rem~Qt.des redevances' ét droits
L - Le recouvrement par voie d' avis ~ tier;dJtenteu/ . . do~aûx. . . .
-: . . ..' elpâfvoied'ojJp'iiSitioTl '. . IiI. - Fermeture de magasins et Etablissements '-"',
Art. 105. :...:., t~s ti"rs détent~~dedeniers provenant .. Interdiction d'exercer ~ Saisiedes biens meubles
du d!éfdé redevables, débiteurs 'à qUeiqilefrire'quece soit Arf. 109. -....:.. Là fermeture des ~tablis~eiri~nismiisi que
desorhmes d'argent à la Caisse ae1icomptaIiiespublics ou l'interdiction d'exercer un commerce peuvent, sans préjudice
assimilés sont tenlls,sUr la demande qùileul' en estfaitè, de payer .. " " " .
en l'acquit des redevabÎeseI'Stir 'le Dicl"tali.t"destondS qi\'iIs des sanctions pénales encourues en la matière, être ordonnées
... ".~n,e dllt,éea.Ilan t jusqu;à. cinq anné es, par arrêté du
P,olit
doivent ou qui' Sont entre-..léurs-mains, jusqu'à concurrence
de.tout OU partie; les sommesduespar'cesederniers. . ministre en charge des Finances après avis de 'la, Co~sion
, . mixte pan..taire.dans les.. cas suivants : "
La demande dès"èofupt'âbI6s'piJl'ilics"'ou" àS5iniilés'prend
la forme d'un-avis.àtiers dëtenteun 'L ",'," ',- -;- Obstacle, empêchement ou résistance à l'action des agents
Les quittances remises par les coIrtpiii"bIa publics OU! assermentés de la direction gériéfale des Impôts et de la
ssimilës poun.les sommes, légitimement dues. sont allouées' Comptabilité "ul'~<1~~ ,ef,4uTrésOid~Sle cadre de l'exercice
'!,Il compteauxtiers.détenteurs, , '" "., • de leurs fonctions; .... '. .
Ont notamment la.qualité de-tiers..détenteurs au sens dela . - D~faul de paiement dans lesdix jours suivant Ia date
présente disposition, .rous fermiers; .locataires, clients;" de la significationd'un commandement de,payer.
receveurs, économes .et autres. dépositaires,_ débiteurs ou , L'interdiction d'exercer, qui vise aussi bienIes personnes
.. Il.ds prove.n.ant.•..du ch.ef.• des redevables .
.P.' étenteurs de,io .
physiques que morales, peut également 5'appliquer aux dirigeants
ainsi que les gérants,!idptinistra(eurs, directeurs ou liqui- : ...
dateurs de personnes morales pour les sommes .dues par , des Personnes , . . .morales,
. . .
celles-ci. . Art. 1I0. - L'apPlication des mesures de fermeture ou
L'avis à tiers détenteur appréhende toutes les .sommes , ..g'.i!lll:rdjçJionA'eAerc~r visé~~essu~.Jl.e.!!l_êtm levée
dont le tiers est détenteur ou débiteur au moment où il lorsqu'elle est ordonnée pour défaut.de paiement, moyennant
le reçoit, ainsi que toutes celles dont il deviendra détenteur ou le versement préalable, outre le montant de l'impôt, des
'débiteur dans les six moisquisuivent sa date de réception. pénalités et des frais de poursuite, d'un supplément égal
L'avisà tiers détenteur s'étend aux créances conditionnelles, au montant des droits, ou en cas de' récidive, au double
ou à terme, que le contribuable possède à l'encontre du de ce montant
tiers débiteur, quelle que soit la.date à laquelle ces créances !Si le contriouablé' n'établit pas sa
bonne foi.iles majo-
deviendront effectiv ement exigibles. . . .. '" .
rations etsupplëments prévus au présent article sont doublés.
Ad. 106. - LCs,ti~rS'dét~nteurSq~i,';equisde payer èn
l'acquit des redevables, s'abstienDe~t de le' faire deviennent M.lI! ..~Lorsque·lam~surede fermeture est ordonnée
, , . ... . , ' . pour entrave à l'action des agents, une amende fiscale de
.:soli~ement rësPohsab.les dé.s sommes d.~o·. les r.edevàbles
ont eludé le versement .Ces sommeysont majorées de 300.000 francs non susceptible de faire l'objet d'une atténuation
50.000 francs par jour de retard. . . . ........ gracieuse, est exigible.
502 JOURNAL OFFICIEL DE LA REpUBLIQUE DECOTE D.1VOIRE 15 mai 1997
.. . Art ·-11,2. - La fermeture peut également être ordonnée Art.. J 19. .,..,-, L'admission en non valeur. décharge le
par: comptable de sa .responsabilité personnelle et pécuniaire.
~ Le directeur général des Impôts et le directeur général Toutefois, elle ne Iibërepas le redevable qui peut être
de la Comptabilité publique 'et du Trésor pour une durée de poursuivi postérieurement, notamment s'il est à .nouveau
soixante jours francs, renouvelable sur décision du ininistre identifié ou redevenu solvable. '
en charge des Finances ; . SECTION VIT
- Les comptables' de la direction générale des Impôts
SURSIS DE VERSEMEN:I'·ET DECHARGE DERESPONSABILITE
et de la direction générale de la Comptabilité publique
et du Trésor, en cas de défaut de paiement, pour '1l/Ie durée Art. 120. - En dehors. des cas de remises de débet, les
de vingt jours francs, renouvelable sur décision du directeur comptables responsables du recouvrement des impôts
général des Impôts ou du directeur général de la Comptabilité et taxes prévus par le Code général des Impôts ou par
publique et du Trésor; tout autre texte ne peuvent être dispensés de verser, en tout
""T- Les chefs de services d'assiette, en cas d'obstacle,
ou partie, de leurs deniers personnels, les impositions
empêchement ou résistance à leur action, ou à l'action des et fractions d'impositions et les frais de poursuites y
agents placés sousIeur autorité, pour une durée de dix afférents, non recouvrés au 31 décembre de la dixième
jours francs, renouvelable sur décision du directéâr général année suivant celle de leur mise en 'recouvrement, -,ni
des Impôts. admis en non valeur, que s'ils ont obtenu soit un sursis de .
versement, soit la décharge ou I'attënuation de leur
Art. 113. ...:- Concomitamment· ou indépendamment. de-Ia
responsabilité.
f~rmeture de.s magasins ~t. établi~seIlleyt~, il peut être
procédé, dans les dix jours de la sigllificàuon d'un comman- Sursis de. J!ers~rnent .
demenCde payer,à)~'saiüé'4";; bie!,slli~Îl~lës ,ét Art, nI. ':"" 1 ~Les de.!JlaI)d~~. dejsursis de versement
marchandises qu'ils éOQiiélùlénl,'ains{<iùe des '-utres biéiis p~u,veI)J,être,.présentées alors même qlle les impositions
meubles appartenant au'~onlÏ:ij;.iable débiteur. ....•.. '.'
qu'elles Visent n'ont pas ,yn.c,or~· .été portées sur de" états de
Art. 114. - La fërineiiliideslôèaux; bu là salsiëdes créances irrécouvrables;
2° 'L~ sursis de versement est acèo~dé 'po~ une année.
marchandises et des biens meubles, est effectuée parliii'iigërii
de poursuite des Impôts ou <lu Trésordésigné'. à. cet effet
Il peut être renouvelé sur demand~ du comptable;
TI est assisté à sa demande par les autorités ayant pouvoir
de Police. L« co~tribui'-}~\e est désigné ~n qualité de gardien. 3° 'Le directeur général des Impôts 'ou' le directeur général
Il est dressé procès-verbal de fermeture où' de saisie. de lâcoinptabilit~p';~lique '~t du Trésor, dont dépend
Art. 115.' - Les ventesd'6bjetssai'sis ne peuvent selon le cas le comptable chargé du. recouvrement, statue
s'effectuer qu'en vertu d'une autorisation spéciale du directeur sur les demandes de sursis de ~ersement;. . '. '.
général des Impôts ou du .directeur général de la Comptabilité 4~ Les comptables sont admis à se .pourvoir devant
publique et du Trésor, délivrée à la demande ducomptable, le ministre chargé des Finances- contre les décisions
Les ventes ne peuvent avoir lieu' que vingt et un jours rejetant leurs demandes de sursis deversement ;
après la saisie.
5° Les demandes de sursis de versement et les recours
SECTION VI
ont un effet suspensif.
. L'ADMISSION EN NON VALEUR
DES CREANCES IRRECouvRABLEs Attënuation oudécharge de responsabilité
Art. 116. - Les comptables publics chargés du recou- Art. 122.' - 1° Seules peuvent faire J'objet de demande
vrement des impôts et taxes prévus parIeCode général des en décharge ou en atténuation-de responsabilité, les- impositions
Impôts ou par tout autre texte peuvent à partir de la qui n'ont pas été admises en non valeur;
première année qui suit celle de la prise en charge des 2° Pour l'appréciation de la responsabilité du comptable,
impositions dans leurs écritures, demander l'adm.ission en non il est tenu compte notamment des difficultés du recouvrement
valeur des impositions dont le recouvrement ne peut être propres' au poste comptable géré et de la situation particulière
effectué pour cause de disparition, d'insolvabilité ou du service;
d'indigence des contribuables.
3° Le ministre chargé des Finances statue sur les demandes
Les comptables doivent justifier à l'appui de leur ôemande- .'en aitéiiuâiioÎ1~oüaécllargé oéfesponsabilÎfé";" .'
qu'ils ont, en temps utile, pris toutes les mesures nécessaires
4° Les demandes ont un effet suspensif.
pour garantir et assurer le recouvrement des impositions
en cause. CHAPmœU
Art. ·117. - Les demandes d'admission en non valeur OBLIGATIONS - SURETES ET GMMNTIES DUTRESOR
sont accompagnées d'un exposé sommaire d'es motifs SECTION PREMIERE
d'irrécouvrabilité ainsi que des pièces pouvant permettre
LES OBLIGATIONS
d'apprécier ou de justifier l'impossibilité réelle, pour le
comptable, de recouvrer les créances présentées en non valeur. 1.- Responsabilitédes comptablespublics en matière
Art. 118. - Le pouvoir de statuer est dévolu au directeur de recouvrement d'impôts, droits et taxes
général des Impôts. Art. 123. ~. Les comptables publics" chargés du
Le ministre chargé des Finances statue sur les appels recouvrement des impôts, droits et taxes pris en .charge
formés contre les décisions du directeur général des Impôts. dans leurs· écritures deviennent p~r~onnelIement et
IS 1nai1997 JOURNALOmclEL DE iA REPUBLIQUE DE COTE D1VOIRE sb3
~ .•:,.. ......... ~ "'C ',-" .,.,,,,'
ou gèrent pour 'le compte d'autrui des biens, deniers ou 2 Les notaires ne peuvent recevoir d'actes sans qu'il
valeurs, "ne peuvent 'se "dessaisir -de ceux-ci. au 'profit de n'ait été produit de certificats administratifs, d'une part
üers-autres-que le' Trésor qu'après avoir obtenu, Un avis du directeur général de la Comptabilité publique etdu Trésor,
(le'~qiJitùS dudirecteur gënëraldè la Comptabilité publique et d'autre part, du directeur général des Impôts datant
et ;au Tresor: et' du ;directeur général 'des Impôts 'concernant de moins de dix jours, attestant que les parties ne sont
'la-sltuatiëii fiscale de la 'personne dont
exigible;
ils
détiennent redevables envers le Trésor d'aucune somme immédiatement
-;J~:'biensrdeirlêrS'ou'~a1ëlirs'; .,1 -:": .
:2 Le~' Ûpositaires
0
' obiigéS,dèsqu'ils ont juridiquement 30 'L~s
certificats· sont délivrés, par le directeur général
reçu ê'nMpà des biens, deniers ouvaleurs appartenant de la Comptabilité publique et du 'Trésor, et par
ledirecteur
'li un tiers, doivent notifier, par lettre recommandée avec général d'es Impôts, au notaire 'chargé d'instrumenter,
accusêde réception; unedeiriande dequitus concernantce tiers dans les vingt et un jours à compter de la demande effectuée
d'une pmi, au directeur général de la comptabilité publique' par pli recommandé;
et du Trésor et d'autre part au directeur' général des Impôts. 0
4 En cas d'inobservation de ces dispositions, les notaires
.Ces demiersdisposent Mors'd'ui délai de deux mois pour . et les parties, concernés sont solidairement responsables
-avertir ledéPdsltaire obligé'de l'existence d'une crëancè du
du, paiement des sommes dont les redevables auront éludé le
Trésor surce tiers'; . ' .:'... '. , . ...' , '. .. .. versement.
. 3oi;'ailsenç~ derén!i~èaud~1?ositaire, dans Iedélai
·de deux moiS àcèmpter dela siinatu:re:del'accusé de réception, lY. .,..:. Obligations des cessionnaires de fonds de commerce.
de la lettre recommandée: vautquitus ;
. ou" d'entreprise .
~°LedépOsit';ireobligé q~ne.~fait pas aux obligations Art. 12~. - Les cessionnaires de fonds de' commerce,
préci~'ou:qiJi'se' dessaisij.des biees; deniers ou valeurs d'entreprises. industrielles, commerciales, agricoles ou
qu'i1détie!1tavantl'.~btenli01ides quitus pu l'expiràtion du aitisanales,de clientèles ou de droitsd'exercer une-activité
délai .de deux mois, s'oblige personnellement et solidairement libérale ou non commerciale, sont solidairement responsables
avec, le redevable principal à payer les crëances du Trésor' avec les cédants du paiement des impositions et pénalités
sur ce redevable, à concurrence du montant des fonds dont de toute nature dues à la date de la cession, jusqu'à
il s'est irrégulièrement dessaisi'; . . concurrence du prix de, cession en cas de mutation Cà titre
0 onéreux, et de la valeur vénale en cas de mutation à. titre
'5 te dépositaire obligé, peuttoütefcis" valablement
gratuit.
'se' d~Saisir au profit d'un créâriCier autreque le Trésor si ce .
créancier bénéficie d'undroit de préférence primant celui du . Cette solidarité,. ne peut être mise en oeuvre. par
TréSOr; l'Administration que durant les trois mois qui suivent la date
.d'enregistrement de l'acte de cession.
. 6 0 I:..~ dëpositàlrè oblige, qui aura réglé directement
ie Trésor pour ôbtepir les qiJitUs;s.çfa valablement libéré SECTION n
àPëgard dutiersdépôs~t.ou des ~utrés. creanciers ne
SURETES ET GARANTIES DU TRESOR
primant.pas Iti Trés,<>rriar la production dé la quittance'
Pri~ilège garantissant le recouvrement
à lui remisé Pli': lis corriptai)Iès jJubli~Jors du règlement, .
des impôts, droits et taxe,
. Art. J.n.--On,l la.' qûltlité de dépositaires obligés au
SeIU\ dü présent LivIe : ' ' ...' .. . . Art.' \30. - En garantie du recouvrement 'des impôts,
i , -,,'~~lliJi~iers,comrnissaires-priseuiset notaires aYllJ;ll 'droits' et taxes dontIa perception. est prévue par les lois
eifectùé d'ès ve~t~ ~~ saisie, '. 'âe Finances et mis en recouvrement par voie de, rôles
,.~ Les stque~tres 0." administrateurs judiciaires débiens public nominatifs et de titres de recouvrement, le Trésor
bénéficie d'un privilège général molliliergrevant,
litigieux ; '.
l'ensemble des biens' meubles. appartenant au contribuable
1
504 JOURNAL OfFICIEL DE Lk REPUBLIQUE DE COlE D'IVOIRE 15 mai 1997
à la date d'ëmissioe des rôles et des titres de recouvrement, ou 4° L'inscription provisoire peut également être requise
d'exigibilité des impôts, droits et taxes concernés, ainsi que sur 1"", immeubles appartenant -au conjoint du gestionnaire
ceux dont il acqneaa la propriété postérieurement à cette date. de fait, même séparé de biens, sauf s'il est légalement
justifié qne les deniers employés à l'acquisition des
Ce privilège qui s'exerce avant tœt autre est limité dans immeubles appartenaient en propre ~ ce conjoint;
le temps et se périme à r expir.lIion d'UD délai de dix ans 5° Si la Chambre des Comptes, statuant sur l'acte intro-
à compter de la date de mise en recouvrement des impositions ductif d'instance, écarte la gestion de fait et. rend un arrêt
ou d'exigibilité desimpôls, droits et taxes. de non-lieu ou si elle prononce la gestion de fait mais admet
Toutefois, la péremption n'est pas opposable au 'liésor si, les comptes fournis et déclare le comptable quitte, l'inscrip-
avant l'expiration du délai de dix ans prévu ci-dessus, tion provisoire devient caduque. Le directeur général
le privilège a été-e=cé 011 pobIié à l'enoonlre du contribuable.. de la Comptabilité publique et du Trésor demande
la mainlevée de l'hypothèque ;
Le privilège du Trésor est conservé par I'exercice de tout 6° Si la Chambredes Comptes déclare le comptable en débet,
acte de poursuite. rinscriplion hypolhécaire devient de plein droit définitive
. Privilège spécial du Trésor pour ilereCOIDlreme11L à concurrence du montant du débet prononcé et elle prend rang
des impôts fonciers
à la date de l'inscription provisoire à la demande du directeur
général de la Comptabilité publique et du Trésor.
Art. 131. - Le priwiIège du «ésor en matière de contri-
butions foncières, taxes annexes. intérêts. <le retard et Hypothèque légale du Trésor
majorations s'exerce avant !Dut autre jusqu'au 31 déèembre Art. 134. - Pour le recouvrement des impôts, taxes. droits,
de la dixième année :suivantcel1e de la 1IIÎSe en .........ement redevances et prélèvements de toute >;WDre, intérêts de retard,
du' rôle, Sur les récoltes, frnits, loyers et revenus des hiens amendes et majorations prévus par le Code général des Impôts
immeubles sujets à la contribution. ou tout autre texte, le Trésera uJ!C hypothèque légale sor tous
Privilège garantissant le recouvrement-des dIJJe.ts les biens immeubles des redeëables, Celte hypothèque prend
rang à hl date de son inscription au pureau de la Conservation
Art. 132. - En garantie du receuvremem des sommes dues foncière. Elle ne pentêtre inscrite. qu'à partir. de la date
au titre des débets mis à'la ~gedescomptableSPublics à laquelle le contribuable a encouru une majoration ou pénalité
paterits ou de fait par .anêlé du ministre chargé des Fmanres pour défaut de paiement, ou de la date de la notification. de
ou par arrêt de la Chambre des Comptes de la Cour suprême, redressemem IorsqueIes impositions résultent d'une procédure
le Trésor public bénéficie d'un privilège général mobilier de redressement. . , . .
grevant l'ensemble des biens menbles appartenant au comp- Mesures conservatoires
table public patent ou de fait. An. 135. - Afin de garantir le gage du Trésor en cas de
Ce privilège vient à égalité de rang avec celui dont bénéficie changement fréquent ou fortuit de domicile ou en cas de risque
le Trésor public pour garantie du recouvrement des impôts, d'organisation d'insolvabilité, l'Administration peut prendre
droits et taxes perçus par voie de rôles nominatifs. toutes mesures conservatoires, notamment :
- Inscription provisoire d'hypothèque sur les biens im-
Hypothèque judiciaire à l'encontre des comptohles de fait -meubles ;
Art. 133. - 1° Les autorités, auxquelles l'article 109 - Saisie conservatoire sur les biens meubles, sur les biens
de la loi n° 94-440 du 16 août 1994 déterminant la placés dans un coffre-fort, sur les créances, sur les droits
composition, l'organisation, les attributions et le fonction- d" associés et SUT les valeurs mobilières. Toute saisie
rement de la Cour suprême et abrogeant la loi n" 78-663 conservatoire ou inscription provisoire d'hypothèque deviendra
du 5 août 1978, fait obligation de déférer à la Cbambre définitive lors de la mise en recouvrement de l'impôt
ou de son exigibilité..
dés Comptes, toutes gestions de fait qu'elles découvrent
dans leurs services, sont tenues également d'en informer Hypothèque légale ar ellcontr~ des comptables publics
immédiatement le ministre chargé des Finances; Art. 136. - Dès que la responsabilité. personnelle et
2° Celui-ci peut alors demander au Président de la Chambre pécuniaire d'un comptable public est mise en jeu par arrêt
de la Chambre des Comptes de la Cour suprême ou par arrêté
des Comptes de la Cour suprême de rendre une ordonnance
du ministre chargé des Finances, il peut être pris inscription
sur requête, selon la procédure d'urgence, constatant que
d'une hypothèque à l'encontre de ce comptable.
les aciesqui lui -sont déférés ~ont susceptibles de constituer
. La demande d'inscription de l'hypothèque est requise
une gestion de fait telle que définie à l'article 108 de la loi auprès du Bureau des Hypothèques par le directeur général
nO 94-440 du 16 aoOtl994 précitée; de la Comptahitité publique et du Trésor. Elle est
3° Au vu de l'ordonnance rendue par le président accompagnée d'un exemplaire de l'arrêt de la Cbambre des
de la Chambre des Comptes, le directeur général de la Comptes de la Cour suprême' ou de l'arrêté du ministre
Comptabilité publique et du Trésor peut requérir auprès du chargé des Finances constituant ce comptable en débet.
L'inscription peut également être prise sur 'les immeubles
Bureau des Hypothèques une inscription provisoire
appartenant au conjoint du comptable, même séparé de biens,
d'hypothèque sur l'ensemble des biens immobiliers
sauf s'il est légalement justifié que les deniers 'employés
appanenant au gestionnaire 'de fait, à la date de l'ordonnance
à l'acquisition de ces immeubles appartenaient' en propre
sur i"eqüête ;
à ce conjoint.
15 mai 1997 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE 505
En ce qui concerne les impôts et taxes retenus à la source pour 3° Les droits ou les suppléments de droits mis à la charge
le compte du Trésor public, les intérêts de retard sont portés des contribuables dans le cadre d'une procédure de rectification
d'office sont majorés de 100 %.
respectivement à 10% et 1 % ;
2° Les impôts et taxes dont le recouvrement incombe aux Evaluation d'office pour opposition à contrôle fiscal
comptables de la direction générale de la Comptabilité Art. 142. - Les droits évalués d'office dans le cadre d;tme
publique et du Trésor, qui ne sont pas acquittés le dernier jour procédure d'opposition à contrôle fiscal sont passibles d'une
du mois suivant celui de la mise en recouvrement sont majoration de 200 %.
passibles d'une majoration de 10 % ; Abus de droit
3° Les chèques, billets à ordre, traites et autres effets financiers Art. 143. - Les droits rappelés dans le cadre d'une procédure
qui se revèlent impayés faute de provision sont sanctionnés de répression des abus de droit sont passibles d'une majoration
par une majoration égale à leur montant. de 150 %.
506 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE 15 mai 1997
Amendes pour retard ou défaut de production 6°Le tribunal ordonnera dans IOUS les cas la publication intégrale
des déclarations, ou par extraits, des jugements dans le Journal officiel
Art, 144, - En matière (j'impôt sur les bénéfices industriels, de la République de Côte d'Ivoire ainsi que dans quatre quoti-
corrunerciaux, agricoles ou non commerciaux, les déclarations diensparaissant en Côte d'Ivoire, septfois successivement. .
de résultats déficitaires ou nuls, ou dont les bénéfices ne sont Les frais de publication sont intégralement à la charge du
pas imposables, produites hors délai, donnent lieu, sans condamné.
préjudice des majorations applicables aux cotisations d'impôt Art. 146. - Est passible des peines édictées par l'article 145
minimum forfaitaire, à application d'une amende fiscale du présent livre tout agent d'affaires, expert, ou toute autre
de 200.000 francs si le retard n'excède pas un mois. Cette personne faisant profession de tenir les écritures comptables
amende est majorée de 50.000 francs par mois de retard de ses clients, et qui est convaincu d'avoir établi ou aidé
supplémentaire, chaque fraction de mois étant comptée pour à établir de faux bilans, inventaires, comptes ou documents,
unmois entier. de quelque nature qu'ils soient, prnduits pour la détermination
Une amende de 200.000 francs recouvrée comme en matière des impositions de toute nature dues par lesdits clients.
d'amende fiscale est applicable au contribuable qui n'a pas Art. 147. - Sans préjudice des sanctions fiscales édictées
satisfait dans le délai fixé à l'article 16 du Code général par le Code général des Impôts, quiconque a procédé pour le
des Impôts à l'obligation de déposer auprès de la Compta- compte du Trésor aux retenues à la source de l'impôt sur
bilité nationale et de la Banque des Données financières le revenu des capitaux mobiliers, de l'impôt foncier, de l'impôt
les documents visés à l'article 17 dudit Code. Cette amende sur les bénéfices industriels et commerciaux et de l'impôt
est majorée de 50.000 francs par mois de retard supplémentaire, sur les traitements et salaires et de l'acompte sur divers
chaque fraction de mois étant comptée pour un mois entier. impôts, et s'est abstenu de reverser au Trésor ces montants
En matière de taxes sur le chiffre d'affaires, le retard dans la dans les six mois de la retenue à la source est passible d'une
prnduction des déclarations est sanctionné, lorsque aucun droit amende de 500.000 à 10.000.000 de francs et d'un
n'est dû, par une amende de 20.000 francs, majorée de emprisonnement de un an à cinq ans, ou de l'une de ces deux
peines seulement.
10.000 francs par mois de retard supplémentaire.
Art. 148. - Est également passible des peines. prévues
CHAPITRE II
à l'article 145 du présent livre quiconque a sciemment omis
SANCI10NS PENALES
de passer ou de faire passer des écritures ou a passé ou
Fraude fiscale et résistance à l'impôt
fait passer des écritures inexactes ou fictives au livre-journal
Art. 145. - 1° Sans préjudice des dispositions particulières et au livre d'inventaire prévus par le Code de Commerce, ou dans
prévues au Code général des Impôts" quiconque s'est fraudu- les documents en tenant lieu.
leusement soustrait ou a tenté de se soustraire frauduleusement
Art. 149. - Les personnes' qui ont fait l'objet d'une
à l'établissement ou au paiement total ou partiel d'impôts condamnation définitive prononcée en application des articles
ou taxes, soit qu'il ait volontairement omis de souscrire sa 145 à 148du présent livre peuvent être solidairement tenues avec
déclaration dans les délais prescrits, soit qu'il ait organisé son le redevable légal de" l'impôt fraudé, au paiement de cet impôt
insolvabilité ou mis obstacle par d'autres manoeuvres au ainsi qu'à celui des pénalités fiscales y afférentes.
recouvrement de l'impôt, soit en agissant de toute autre
Art. 150. - Quiconque, par voies de fait, menaces ou
-nanière frauduleuse, est passible, indépendamment des
manoeuvres concertées, aura organisé ou tenté d'organiser
sanctions fiscales applicables d'une amende de 500.000 francs
le refus collectifde l'impôt, sera puni d'une amende de 1.000.000
à 30.000.000 de francs et d'un emprisonnement de un mois
à 20.000.000 de francs et d'un emprisonnement de un mois
à deux ans, ou de l'une de ces deux peines seulement;
à deux ans.
2° Lorsque les faits ont été réalisés ou facilités au moyen
Art. 151. - Pour les délits en matière de taxes sur le chiffre
soit d'achats ou de ventes sans factures, soit de factures ne se
d'affaires et pour les cas de non reversement des retenues
rapportant pas à des opérations réelles, leur auteur est passible à la source opérées pour le compte du Trésor, le tribunal peut
d'une amende de 500.000 francs à 60.000.000 de francs et d'un à titre de peine complémentaire, interdire au condamné pour
emprisonnement de six mois à trois ans ou de l'une de ces deux une durée de dix jours à trois mois, d'exercer, directement
peines seulement; ou par personne interposée, pour son compte ou le compte
3° Le présent article n'est toutefois applicable, en cas de d'autrui, toute profession industrielle, commerciale .ou libérale.
dissimulation, que si celle-ci excède. le tiers des montants Quiconque contreviendra à cette interdiction d'exercer sera
imposables ou dix millions de francs ; puni d'un emprisonnement de deux mois à deux ans et d'une
4° En cas de récidive dans le délai de cinq ans,le contribuable amende de 100.000 francs à 1.000.000 de francs.
est puni d'une amende de 1.500.000 à 100.000.000 de francs Art. 152. - Les poursuites relatives aux infractions prévues
et d'un emprisonnement de un an à cinq ans, ou de l'une de ces aux articles 145 à 151 sont engagées sur plainte du ministre
deux peines seulement; chargé des Finances. Cette plainte peut être déposée jusqu'à
5° Les mêmes sanctions sont applicables aux complices la fin de la quatrième année qui suit celle au COUfS delaquelle
des auteurs des délits précités ; l'infraction a été commise.
15 mai 1997 JOURNAL OffiCIEL DE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE 507
2° Lorsqu'une transaction a été conclue, aucune procédure - Ou sur l'existence de l'obligation de payer, sur le montant
'contentieuse ne peut plus être engagée ou reprise par le contri- de la dette compte tenu des paiements effectués, sur l'exigibilité
buable pour remettre en cause les pénalités et les droits visés de hi somme réclamée, ou sur tout autre motif ne remettant
dans l'acte de transaction; pas en cause l'assiette et le calcul de l'impôt.
3°En cas de non respect total ou partiel des obligations mises Art. 180. - Les contestations relatives au recouvrement
à la charge du contribuable, la transaction devient caduque. peuvent être formulées par le contribuable lui-même ou par la
L'Administration poursuit alors le recouvrement intégral
personne solidaire.
et immédiat des pénalités et des droits légalement exigibles.
Sous peine de nullité, .la demande doit être adressée dans
Art. 175. - Les intérêts de retard ne sont pas susceptibles
.de faire l'objet d'une atténuation gracieuse, saufcas exceptionnels un délai de deux mois à partir de la notification de l'acte et être
relevant de la compétence exclusive du ministre chargé des appuyée de toutes les justifications utiles.
Finances. Art. 181. - Le directeur de l'Administration concernée
SECTION III
se prononce dans un délai de deux mois à partir de la réception
DEMANDES EN ATIENUATION DE DROITS de la demande.
Art. 176. - En ce qui concerne exclusivement l'impôt général
sur le revenu et la contribution foncière des propriétés bâties
,
Si aucune décision n'a été prise dans ce délai, ou si la décision
rendue ne lui donne pas satisfaction, le redevable doit, à peine
, et non bâties, le contribuable qui ne conteste pas l'exigibilité
de forclusion, porter l'affaire devant le tribunal compétent.
des droits qui lui sont réclamés mais qui se trouve dans
l'impossibilité absolue, par suite de gène ou d'indigence, de faire Il dispose à cet effet d'un délai de deux mois à partir de la date
face aux besoins de l'existence, peut demander une remise de la notification de la décision ou de la date d'expiration
ou modération des droits dont il est redevable. du délai de deux mois accordé à l'Administration pour prendre
SECTION IV sa décision.
PROCEDURE D'ATIENUATION La procédure ne peul, à peine d'irrecevabilité, être engagée
'Art. 177. - Les demandes gracieuses accompagnées d'une avant ces dates.
, copie de l'avis d'imposition ou d'un extrait de rôle, sont adressées Art. 182. - Le tribunal se prononce exclusivement au vu des
au directeur général dès Impôts. justifications qui ont été présentées à l'appui de la demande
Art. 178. - IOLe directeur général des Impôts statue adressée à l'Administration. Les redevables ne peuvent
sur toutes demandes en remise, modération ou transaction soumettre au tribunal des pièces justificatives autres que celles
d'amendes fiscales et de majorations de droits, lorsque le montant déjà produites à l'appui de leurs mémoires, ni invoquer
de l'amende fiscale ou de la majoration de droits n'excède pas des faits nouveaux.
10.000.000 de francs. TITRE v
Il est également compétent pour statuer sur les demandes DOMAINE D'APPLICATION
visées à l'article 176 ci-dessus lorsque les droits en jeu Art. 183. - Le présent Livre ne déroge pas aux dispositions
n'excèdent pas 1.000.000 de francs; particulières prévues par le Code général des Impôts' et les autres
2° Le ministre chargé des Finances statue en appel des textes en vigueur, en matière de droits d'enregistrement,
décisions du directeur général des Impôts. de timbre, de taxe de publicité foncière, de droits et taxes
Il statue en premier et dernier ressort pour : domaniaux.
- Les demandes visées à l'alinéa premier précédent lorsque Art. 184. - Les dispositions du présent Livre s'appliquent
'le montant de l'amende ou de la majoration de droits excède aux actes de procédure et de contrôle engagés après sa date
10.000.000 de francs; d'entrée en vigueur.
- Les demandes visées à l'article 176 du présent Livre TITRE VI
lorsque les droits en jeu excèdent 1.000.000 de francs. DISPOSITIONS FINALES
Les demandes en atténuation de la majoration de 10 % prévue Art. 185. - Les délais prévus par le présent Livre sont des
à l'article 139-2 du présent Livre relèvent de la compétence délais francs.
du directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor.
Art. 186. - Toutes les dispositions antérieures contraires
CHAPITRE III
à celles du présent livre sont abrogées.
RECLAMATIONS RELATIVES AUXPOURSUITES
Art. 187, - La présente loi sera publiée au Journal offieiel
Art. 179. - Les contestations relatives au recouvrement de la République de Côte d'Ivoire et exécutée comme loi
des impôts et pénalités doivent être adressées à l'Administration de l'Etat.
dont dépend le comptable qui exerce les poursuites.
Fait le 25 avril 1997.
Les contestations ne peuvent porter que:
Henri Konan BEDIE.
- Sur la régularité en la forme de l'acte;
•