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Cours Droit de l’arbitrage

international
Introduction
L’OHADA s’est fixée comme objectifs, d’harmoniser, le droit des affaires des pays membres,
« par l’élaboration et l’adoption de règles communes, simples, modernes(…) et surtout de
promouvoir, l’arbitrage comme un mode de règlement des différends contractuels » (Article 1
du Traité). Il faut souligner que, parmi les actes uniformes relatifs au droit des affaires, seul
l’arbitrage est cité dans le Préambule du Traité. Cette place de l’arbitrage, dans la hiérarchie
des normes communautaires montre fort bien son importance dans le règlement des différends
contractuels. Ainsi, il est dit «De toutes les réalisations de l’Organisation pour
l’Harmonisation en Afrique du Droit des affaires(OHADA), celles qui portent sur l’arbitrage
sont à coup sûr les plus originales et les plus audacieuses» 1. Cette phrase illustre, si besoin en
est, l’importance de l’arbitrage dans la création de l’OHADA qui a affirmé ouvertement dans
le Préambule de son Traité constitutif (Traité de Port-Louis du 17 Octobre 1993) et celui
révisé (Traité de Québec du 17 Octobre 2008), ses objectifs à la fois de
promouvoir2 l’arbitrage et d’encourager3le recours à l’arbitrage pour le règlement des
différends contractuels. Dès lors, l’arbitrage demeure dans le cadre des matières harmonisées
au sein de l’OHADA4 :
-D’une part, par les articles à 21 à 26 du Traité qui encadre l’arbitrage institutionnel créé sous
l’égide de la CCJA en sa fonction de centre d’arbitrage et qui constitue le fondement des
dispositions du Règlement d’arbitrage de la CCJA du 18 Avril 1996 revisé successivement le
30 Janvier 2014 puis le 23 Novembre 2017.
-Et d’autre part, l’article 2 dudit Traité d’où est fondé l’Acte uniforme relatif au droit de
l’arbitrage du 11 Mars 1999. Cette acte uniforme fut revisé le 23 Novembre 2017 dans le sens

1
A. FENEON, « Présentation », in Penant, Revue trimestrielle de droit africain, janv.-mars 2016, n°894, pp.7-9 ;
PH. FOUCHARD, « Le double régime de l’arbitrage OHADA », in International Law Forum, 2001, p.180.
2
Préambule du Traité OHADA modifié à Québec le 17 Octobre 2008.
3
Voir Article 1 du Traité du 17 Octobre 2008.
4
Voir article 2 du Traité cité.
de garantir une meilleure attractivité de ce mode de règlement de différends 5et plus de
transparence, de célérité et d’efficacité des procédures d’arbitrage.

L’arbitrage a ainsi fini par se tailler la part du lion dans le marché global du règlement
des différends en matière de commerce international. Ainsi, ce mode de règlement, malgré
son ancrage historique, est sans définition légale et jurisprudentielle. Il n’a donc pas fait
l’objet de définition et ce, ni dans l’Acte uniforme sur le droit de l’arbitrage, ni dans le Traité
de Québec.
En ce qui concerne les auteurs ils définissent l’arbitrage très souvent en référence à la
convention d’arbitrage. Ainsi, un auteur, affirmait en ce qui concerne l’arbitrage que : « par
un contrat les parties se donnent un juge et dès que celui-ci est désigné, il agit comme un
véritable magistrat »6. Dans le même sens, il est encore affirmé que l’arbitrage est une «
technique visant à faire donner la solution d’une question, intéressant les rapports entre deux
ou plusieurs personnes, par une ou plusieurs autres personnes l’arbitres ou les arbitres
lesquelles tiennent leurs pouvoirs d’une convention privée et statuent sur la base de cette
convention, sans être investis d’une mission par l’Etat ». Ceci pourrait encore inspiré le
vocabulaire juridique par lequel, l’arbitrage est défini comme un « mode dit parfois amiable
ou pacifique mais toujours juridictionnel de règlement d’un litige par une autorité (le ou les
arbitres) qui tient son pouvoir de juger, non d’une délégation permanente de l’Etat ou d’une
institution internationale, mais de la convention des parties (lesquelles peuvent être de simple
particuliers ou des Etats) »7.
Toutefois, en référence aux évolutions du moment l’arbitrage n’a plus seulement comme
fondement la convention d’arbitrage. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle d’autres auteurs
ont opté pour une conception large de la définition de l’arbitrage. Ainsi l’arbitrage serait « une
institution par laquelle un tiers, règle le différend qui oppose deux ou plusieurs parties, en
exerçant la mission juridictionnelle qui lui a été confiée par celles-ci ».
C’est conception demeure plus proche des évolutions actuelles du droit de l’arbitrage au sein
de l’OHADA et dans d’autres législations internationales.

5
A ces textes, il faut ajouter les annexes dont entre autres la Décision n°004/99/CCJA relative au frais
d’arbitrage du 3 Février 1999, la Décision n°01/2012/CM/OHADA instituant un fonds de promotion de
l’arbitrage de l’OHADA, du Règlement intérieur de la CCJA en matière d’arbitrage du 2 Juin 1999 ou bien
encore du Décret n°2019-951 du 27 Mai 2019 portant désignation de la juridiction nationale compétente en
matière de coopération étatique dans le cadre de l’arbitrage, pris en application de l’Acte uniforme relatif au
droit de l’arbitrage et du Règlement d’arbitrage de la CCJA.
6
MOTULSKY (H), Etude et notes sur l’arbitrage, Tome 2, Dalloz, 1974.
7
CORNU (G.), Vocabulaire juridique, Paris, P.U.F., 11éd. Janvier 2016. Page 78.
Deux types d’arbitrage existent en matière commerciale : l’arbitrage Ad Hoc et
l’arbitrage institutionnel.
 L’arbitrage Ad Hoc est celui dans lequel les parties trouvent elles-mêmes l’arbitre ou
2 des arbitres qui doivent (C’est soit les parties, l’arbitre désigné ou le juge qui choisit
un 3ème arbitre)8 constituer le conseil arbitral et le local qui abritera et la préparation et
le déroulement du procès.
NB : La mission d'arbitre ne peut être confiée qu'à une personne physique.

 L’arbitrage Institutionnel est celui dont l’organisation est confiée à un centre


d’arbitrage qui propose des arbitres et fournit le local. Selon la nature du centre, on
distingue 2 types d’arbitrage institutionnel :
- Celui organisé par les institutions permanentes internes d’une part ;
- Et celui organisé par la CCJA (elle propose des arbitres agréés, le local et organise
l’arbitrage. La CCJA9 ne tranche pas elle-même les différends. Elle nomme ou
confirme les arbitres, est informée du déroulement de l’instance, et examine les
projets de sentences).

NB : Le fait pour les parties de s'en remettre à un organisme d'arbitrage les engage à
appliquer le Règlement d'arbitrage de cet organisme, sauf pour les parties à en écarter
expressément certaines dispositions, en accord avec ledit organisme.
La procédure arbitrale commence à la date à laquelle l'une des parties engage la
procédure de constitution du tribunal arbitral.

8
Le tribunal arbitral est constitué soit d'un seul arbitre, soit de trois arbitres. A défaut
d'accord entre les parties, le tribunal arbitral est constitué d'un arbitre unique. Lorsque
les parties ont prévu la désignation de deux arbitres nonobstant les dispositions de
l'article 5 alinéa 2 du présent Acte uniforme, le tribunal arbitral est complété par un
troisième arbitre choisi par les parties d'un commun accord.
En l'absence d'accord, le tribunal arbitral est complété par les arbitres désignés ou, à
défaut d'accord entre ces derniers, par la juridiction compétente dans l'Etat Partie. Il en
est de même en cas de nomination rendue nécessaire pour cause de récusation,
d'incapacité, de décès, de démission ou de révocation d'un arbitre.
9
En application d’une clause compromissoire ou d’un compromis d’arbitrage, toute partie
à un contrat, soit que l’une des parties ait son domicile ou sa résidence habituelle dans
un des Etats-Parties, soit que le contrat soit exécuté ou à exécuter en tout ou partie sur le
territoire d’un ou plusieurs Etats-Parties, peut soumettre un différend d’ordre contractuel
à la procédure d’arbitrage prévue par le Traité.
Ceci dit, l’arbitrage peut concerner le cadre interne ou international. On parle d’arbitrage
interne ou international.

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