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Module Cours SST Et RP

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MODULE DE GESTION DE LA SANTE, SECURITE AU

TRAVAIL ET RISQUES PROFESSIONNELS

GLOSSAIRE DES TERMES CLÉS EN SANTÉ ET


SÉCURITÉ AU TRAVAIL (SST)

1. Santé au travail: Ensemble des mesures visant à préserver le bien-être physique, mental et social des
travailleurs dans leur environnement professionnel.

2. Sécurité au travail: Dispositif visant à prévenir les accidents, incidents ou situations dangereuses sur
le lieu de travail.

3. Danger: Source, situation ou acte ayant le potentiel de causer un dommage (ex : produit chimique,
machine en mouvement).

4. Risque: Combinaison de la probabilité d’un événement dangereux et de la gravité de ses


conséquences.

5. Accident du travail: Événement soudain et imprévu, survenu par le fait ou à l’occasion du travail,
entraînant une lésion corporelle ou mentale.

6. Maladie professionnelle: Affection causée par une exposition prolongée à un agent ou une situation
de travail nuisible (ex : amiante, bruit…).

7. Incident: Événement non prévu, qui n’entraîne pas de dommage, mais aurait pu le faire. C’est un
presque-accident.

8. Prévention: Ensemble des mesures destinées à éviter ou réduire les risques professionnels.

9. Protection collective: Mesures ou dispositifs qui protègent plusieurs personnes à la fois, de manière
passive (ex : garde de machine, ventilation).

10. Équipement de Protection Individuelle (EPI): Dispositif porté par un salarié pour se protéger
personnellement contre un ou plusieurs risques (ex : casque, gants, masque…).

11. Hygiène du travail: Ensemble des règles et pratiques destinées à maintenir des conditions sanitaires
saines sur le lieu de travail.

12. Ergonomie: Adaptation du poste de travail à l’homme pour améliorer le confort, réduire la fatigue et
éviter les troubles musculo-squelettiques (TMS).

13. Facteurs de risques psychosociaux (RPS): Ensemble des situations de travail susceptibles
d’engendrer stress, mal-être, violence ou harcèlement.

14. Analyse des risques: Processus visant à identifier, évaluer et hiérarchiser les risques pour y apporter
des mesures de prévention adaptées.

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15. Évaluation des risques professionnels: Démarche réglementaire et méthodique consistant à repérer
les dangers et à estimer les risques dans l’entreprise.

16. Matrice des risques: Outil visuel permettant de croiser la gravité d’un danger avec sa probabilité
d’occurrence pour le classer par priorité.

17. Plan de prevention: Document formalisant les mesures à mettre en œuvre pour prévenir les risques
dans une activité ou un chantier.

18. Formation à la sécurité: Action visant à informer et former les travailleurs aux dangers et aux
consignes de sécurité.

19. Culture de sécurité: Ensemble des valeurs, attitudes et comportements partagés dans une
organisation concernant la sécurité.

20. Conformité réglementaire: Respect des lois, règlements, normes et obligations relatives à la santé et
sécurité au travail.

21. Inspection du travail: Autorité publique chargée de contrôler le respect du droit du travail, y compris
les règles de santé et sécurité.

22. Comité SST (ou Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail - CHSCT): Structure
interne représentant les salariés et participant à l’amélioration des conditions de travail.

23. OHSAS 18001 / ISO 45001: Normes internationales encadrant les systèmes de management de la
santé et sécurité au travail.

24. Audit SST: Évaluation systématique et documentée de la conformité d’un système SST par rapport
aux exigences légales ou normatives.

25. Registre de sécurité: Document où sont consignés les événements liés à la sécurité : accidents,
inspections, formations, maintenance.

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TRAVAIL ET RISQUES PROFESSIONNELS

CHAP: INTRODUCTION À LA SANTÉ ET SÉCURITÉ AU


TRAVAIL (SST) ET AUX RISQUES PROFESSIONNELS

1. DÉFINITION ET PORTÉE DE LA SST

La Santé et Sécurité au Travail (SST) regroupe l’ensemble des mesures techniques, humaines,
organisationnelles et juridiques mises en œuvre pour préserver la santé physique, mentale et sociale
des travailleurs, tout en garantissant un environnement de travail sûr et sain.

Elle vise à prévenir les accidents du travail, les maladies professionnelles et les situations dangereuses,
dans le respect des exigences légales et normatives. La SST est au cœur des préoccupations sociales,
économiques et éthiques de l’entreprise.

> Définition OIT : « La SST concerne la prévention des blessures, maladies et décès liés au travail, par des
actions proactives pour améliorer les conditions de travail. »

2. OBJECTIFS DE LA SST

Les objectifs de la Santé et Sécurité au Travail sont multiples :

-Prévenir les risques professionnels : par l’identification, l’analyse et la maîtrise des dangers.

-Protéger la santé physique et mentale des travailleurs.

-Améliorer les conditions de travail et le bien-être au poste.

-Réduire le nombre d’accidents et de maladies professionnelles.

-Respecter la législation nationale et internationale.

-Favoriser une culture de la prévention au sein de l’organisation.

-Accroître la performance et la productivité grâce à un climat de travail serein.

3. CONCEPTS FONDAMENTAUX

Pour bien comprendre la SST, il est important de distinguer les concepts suivants :

Danger : Source, situation ou acte ayant un potentiel de dommage (ex : produit chimique, machine en
mouvement).

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Risque : Probabilité qu’un danger cause un dommage, en fonction de l’exposition et de la vulnérabilité.

Accident du travail : Événement soudain, imprévu, lié au travail, qui entraîne une lésion corporelle ou
mentale.

Maladie professionnelle : Affection contractée à cause d’une exposition prolongée à un risque au travail
(ex : asbestose, TMS...).

Prévention : Ensemble des actions destinées à éviter ou à réduire les risques.

4. TYPOLOGIE DES RISQUES PROFESSIONNELS

Les risques professionnels sont les différentes sources de danger susceptibles de nuire à la santé ou à la
sécurité du travailleur. Ils se regroupent en plusieurs familles :

4.1. Risques physiques

-Bruit, chaleur, froid, vibrations, rayonnements.

-Conséquences : surdité, brûlures, insomnies, TMS, etc.

4.2. Risques chimiques

-Produits toxiques, inflammables, corrosifs.

-Conséquences : intoxication, brûlures, cancer, allergies.

4.3. Risques biologiques

-Virus, bactéries, champignons, parasites.

-Risques dans les hôpitaux, laboratoires, agroalimentaire.

4.4. Risques ergonomiques

-Liés aux postures, efforts, gestes répétitifs.

-Conséquences : douleurs lombaires, tendinites, TMS.

4.5. Risques psychosociaux (RPS)

-Stress, harcèlement moral, surcharge de travail.

-Conséquences : dépression, burnout, absentéisme.

4.6. Risques mécaniques

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-Coupures, écrasements, chutes, heurts.

-Souvent liés à des machines, véhicules, manutention.

4.7. Risques électriques

-Chocs, électrocution, incendie.

-Conséquences : brûlures internes, mort instantanée.

5. IDENTIFICATION ET ÉVALUATION DES RISQUES

La première étape pour une SST efficace est l’évaluation des risques :

5.1. Étapes clés :

1. Identifier les dangers (observation, entretiens, documentation).

2. Analyser les risques (qui est exposé, comment, pendant combien de temps).

3. Évaluer la gravité et la probabilité (souvent avec des matrices de cotation).

4. Prioriser les actions selon le niveau de risque.

5. Proposer des mesures de maîtrise (suppression, réduction, EPI…).

5.2. Outils d’évaluation :

-Matrice Gravité/Probabilité.

-Arbre des causes.

-Méthode AMDEC (Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de leur Criticité).

-Document unique (DUER).

6. MESURES DE PRÉVENTION

L’approche de prévention repose sur le principe de hiérarchisation des actions, selon la logique suivante :

6.1. Principes généraux de prévention (extraits de la directive européenne) :

1. Éviter les risques.

2. Évaluer ceux qui ne peuvent pas être évités.

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3. Combattre les risques à la source.

4. Adapter le travail à l’homme.

5. Tenir compte de l’évolution de la technique.

6. Remplacer ce qui est dangereux par ce qui l’est moins.

7. Planifier la prévention.

8. Donner la priorité aux protections collectives.

9. Former et informer les travailleurs.

6.2. Moyens de prévention :

-Techniques : ventilation, dispositifs de sécurité, signalisation.

-Organisationnels : planning, ergonomie, rotation des tâches.

-Humains : formations, sensibilisation, communication.

-Individuels : port des EPI adaptés (gants, lunettes, chaussures…).

7. RESPONSABILITÉS ET ACTEURS DE LA SST

7.1. Employeur

-Responsable de la sécurité de ses salariés.

-Doit évaluer les risques et mettre en œuvre les mesures.

-Fournir les EPI et former le personnel.

7.2. Travailleur

-Respecte les consignes et procédures de sécurité.

-Porte les équipements.

-Signale les situations dangereuses.

7.3. Acteurs internes

Médecin du travail.

Comité SST.

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Responsable HSE (Hygiène, Sécurité, Environnement).

7.4. Acteurs externes

-Inspection du travail.

-Caisse de sécurité sociale.

-Organismes certificateurs (ex : ISO 45001).

8. ENJEUX DE LA SST POUR L’ENTREPRISE

Une politique SST efficace est bénéfique à plusieurs niveaux :

8.1. Enjeux humains

-Moins d’accidents et de maladies.

-Meilleur moral des employés.

-Réduction du stress et amélioration du climat social.

8.2. Enjeux économiques

-Moins d’absentéisme.

-Réduction des coûts directs et indirects (soins, indemnisations, arrêts de production).

-Gains de productivité.

8.3. Enjeux juridiques

-Conformité aux lois et normes en vigueur.

-Moins de contentieux.

8.4. Enjeux d’image

Marque employeur valorisée.

Meilleure attractivité pour les talents et les partenaires

9. CAS CONCRETS

Cas 1 : Risques dans un atelier de menuiserie

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Dangers identifiés : poussières de bois, machines coupantes, bruit. Mesures mises en place :

-Système d’aspiration des poussières.

-Protections sur les machines.

-Casques anti-bruit et lunettes.

Cas 2 : Risques psychosociaux dans une société de services

-Symptômes : stress élevé, turnover important. Mesures mises en œuvre :

-Réorganisation du travail.

-Formation à la gestion du stress.

-Mise en place d’un point d’écoute RH.

CONCLUSION

La Santé et Sécurité au Travail est une exigence incontournable dans toute organisation, quelle que soit
sa taille ou son secteur. Elle implique une démarche proactive, participative et continue pour identifier,
évaluer et maîtriser les risques. Au-delà du simple respect des normes, la SST est un levier stratégique
de performance globale, favorisant à la fois la protection du capital humain et l’efficience de l’entreprise.

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CHAP: LES DIFFÉRENTS TYPES D'EXTINCTEURS ET


LEURS UTILISATIONS

INTRODUCTION

Les extincteurs sont des équipements de première intervention permettant de lutter contre un début
d’incendie. Ils sont classés selon le type d’agent extincteur utilisé et sont adaptés à différents types de
feux, eux-mêmes classés en 5 classes (A, B, C, D, F).

1. CLASSIFICATION DES FEUX

CLASSE TYPE DE FEU EXEMPLES

A Feux de matériaux solides Bois, papier, tissu

B Feux de liquides ou solides Essence, alcool, solvants


liquéfiables

C Feux de gaz Butane, propane, gaz naturel

D Feux de métaux Sodium, magnésium,


aluminium en poudre

F ou K Feux d’huiles et graisses de Huiles végétales (fritures)


cuisson

2.1 Extincteur à eau (avec ou sans additif)

Classe de feu : A

Principe : L'eau refroidit le matériau en feu et empêche sa propagation.

Avantages : Efficace contre les feux de matières solides ; écologique.

Exemples d’utilisation : Incendie de papier ou cartons dans un bureau; Feu de bois dans une réserve.

Attention : Ne pas utiliser sur les feux électriques ou d’hydrocarbures.

2.2 Extincteur à mousse (eau + émulseur)

Classe de feu : A et B
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Principe : La mousse étouffe le feu en coupant l’apport d’oxygène.

Avantages : Efficace sur les liquides inflammables ; effet refroidissant.

Exemples d’utilisation : Feu d’essence dans un garage; Début d'incendie sur une nappe de fioul.

Attention : Ne pas utiliser sur les feux de gaz ou d’origine électrique (sauf si certifié "usage électrique").

2.3 Extincteur à poudre

Classe de feu : A, B, C (et parfois D selon la poudre utilisée)

Principe : Interruption de la réaction chimique de combustion.

Avantages : Polyvalent ; efficace sur feux de gaz, liquides et solides.

Inconvénients : Résidus salissants ; nocif pour équipements électroniques.

Exemples d’utilisation :

-Fuite de gaz en feu (C) : fuite de propane dans un entrepôt.

-Feu de moteur (B) dans un véhicule.

-Incendie de matériaux divers (A) dans une benne à déchets.

Cas particuliers :

Poudre spéciale D pour métaux : feu de magnésium dans un atelier.

2.4 Extincteur au dioxyde de carbone (CO₂)

Classe de feu : B et feux électriques

Principe : Refroidissement et asphyxie du feu par remplacement de l’oxygène.

Avantages : Ne laisse aucun résidu ; idéal pour équipements électriques.

Inconvénients : Moins efficace à l’air libre ; risque de brûlures par le froid.

Exemples d’utilisation :

-Feu dans une armoire électrique ou serveur informatique.

-Début d’incendie dans une cuisine (sans huile).

Attention : Inefficace sur feux de matériaux solides (A) ou de graisses (F).

2.5 Extincteur à base de liquide spécial (type "feux de cuisine")

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Classe de feu : F

Principe : Réaction chimique de saponification qui étouffe le feu.

Avantages : Conçu pour les feux de graisses et huiles alimentaires.

Exemples d’utilisation :

-Incendie dans une friteuse industrielle.

-Feu d’huile de cuisson dans une cantine ou restaurant.

Attention : Ne jamais utiliser d’eau sur un feu de graisse (risque d’explosion).

3. RÉCAPITULATIF SOUS FORME DE TABLEAU

TYPE D’EXTINCTEUR CLASSES DE FEU USAGES TYPIQUES PRÉCAUTIONS

Eau (avec ou sans additif) A Feux de bois, papier, Pas sur feux
tissu électriques ou
liquides

Eau (avec ou sans additif) A Feux de bois, papier, Pas sur feux
tissu électriques ou
liquides

Mousse A, B Feux d’essence, Pas sur feux de gaz


hydrocarbures, solides ou appareils
électriques

Poudre A, B, C (D selon modèle)Feux Salissant ; irritant ;


mixtes, gaz, liquides, pas en intérieur
véhicules sensible

CO₂ B, Électriques Feux de serveurs, Pas efficace à


tableaux électriques l’extérieur ou sur
matières solides

Liquide spécial (classe F) F Huiles de cuisson, Très spécifique ; ne


friteuses pas substituer

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4. QUELQUES RÈGLES D’USAGE ET DE SÉCURITÉ

-Lire l’étiquette avant utilisation.

-Toujours viser la base du feu.

-Tenir compte du vent si à l’extérieur.

-Ne pas tourner le dos au feu.

-Remplacer ou recharger l’extincteur après usage, même partiel.

-Formation du personnel : indispensable pour une utilisation efficace.

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CHAP: LES EXTINCTEURS VERTS OU DOUCHES DE


SÉCURITÉ POUR PERSONNES (DOUCHES
D’URGENCE)

1. INTRODUCTION

Les "extincteurs verts" sont en réalité des dispositifs de sécurité sanitaire, utilisés pour laver
immédiatement une personne exposée à des produits dangereux (acides, bases, solvants, etc.). On
parle ici de douches de sécurité ou de douches oculaires (yeux), qui sont reconnues par leur signalisation
de couleur verte (selon les normes ISO).

Ces équipements ne sont pas des extincteurs au sens classique (contre le feu), mais sont essentiels dans
les environnements industriels, chimiques, pharmaceutiques, etc., où des substances dangereuses
peuvent éclabousser la peau ou les yeux.

2. OBJECTIFS ET FONCTIONS

Éliminer rapidement un produit chimique ou biologique ayant éclaboussé une personne.

Réduire les lésions cutanées ou oculaires en cas d’accident.

Fournir une assistance immédiate avant les soins médicaux.

3. TYPES DE DISPOSITIFS DE DOUCHES D’URGENCE

3.1 Douche de sécurité (corps entier)

Installation : Fixe, raccordée à un réseau d’eau, souvent activée par une barre ou chaîne.

Débit : Environ 75-100 litres/minute.

Durée minimale : 15 minutes de rinçage conseillé.

Utilisation typique :

-Éclaboussure d’acide sulfurique sur les bras et le torse.

-Projection d’un solvant toxique sur le visage et le cou.

3.2 Douche oculaire (rince-œil)

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Installation : Souvent fixée sur un plan de travail ou murale ; parfois portable.

Débit : Environ 1,5 litre/minute pour chaque œil.

Durée : Rinçage pendant au moins 15 minutes.

Utilisation typique :

-Projection d’ammoniaque, soude ou autres produits irritants dans les yeux.

-Rinçage d’un corps étranger ou de poussières chimiques.

3.3 Douches combinées (corps + yeux)

Combinent une douche de sécurité et un rince-œil.

Très courantes dans les laboratoires ou sites de production chimique.

4. NORMES ET SIGNALISATION

-Norme ISO 3864-1 : Couleur verte pour signaler les équipements de premiers secours.

-Normes EN 15154 (Europe) : Spécifient les exigences techniques des douches d'urgence.

-Signalétique :

*Panneaux verts avec pictogrammes blancs (douche, yeux, etc.)

*Doit être visible, bien éclairée et accessible immédiatement.

5. EMPLACEMENT ET ACCESSIBILITÉ

-Installée à moins de 10 secondes de marche de zones à risque.

-Doit être facilement accessible, sans obstacle, même avec les yeux fermés.

-L’eau doit être tempérée (15°C à 37°C) pour éviter les chocs thermiques.

6. ENTRETIEN ET VÉRIFICATIONS

-Tests réguliers (au moins hebdomadaires) pour vérifier le débit et l’état.

-Maintenance annuelle obligatoire selon la réglementation en vigueur.

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-Formation du personnel à l’utilisation correcte en cas d’urgence.

7. EXEMPLES D’UTILISATION CONCRÈTE

SITUATION D'ACCIDENT RÉACTION AVEC LA DOUCHE

Un opérateur reçoit de l’acide chlorhydrique sur la Il court vers la douche, actionne la poignée et se
main et l’avant-bras rince pendant 15 minutes.

Un technicien reçoit une éclaboussure Il ouvre les yeux sous le rince-œil pendant 15
d’ammoniaque dans l’œil minutes

Une cuve de soude explose légèrement, projetant L’opérateur utilise une douche combinée (corps +
du liquide sur plusieurs zones du corps yeux

8. PRÉCAUTIONS D’UTILISATION

-Ne jamais attendre pour rincer : agir dans les 10 premières secondes.

-Ne pas toucher les yeux avec les mains contaminées.

-Retirer les vêtements souillés pendant le rinçage.

-Toujours suivre le rinçage par une consultation médicale urgente.

CONCLUSION

Les "extincteurs verts" ne sont pas faits pour éteindre le feu mais pour protéger les personnes en cas
d'exposition à des produits chimiques dangereux. Leur rôle est vital dans la chaîne de sécurité et leur
présence est obligatoire dans de nombreux sites à risque.

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CHAP: LA SÉCURITÉ INCENDIE


1. DÉFINITION DE LA SÉCURITÉ INCENDIE

La sécurité incendie regroupe l'ensemble des mesures préventives, techniques, organisationnelles et


humaines destinées à :

-Prévenir la survenance d’un incendie

-Limiter la propagation du feu et des fumées

-Permettre l’évacuation rapide et sécurisée des personnes

-Faciliter l’intervention des secours

-Assurer la sauvegarde des biens et de l’environnement

2. LE TRIANGLE DU FEU

Pour qu’un incendie se déclenche, trois éléments doivent être réunis :

ÉLÉMENTS DU TRIANGLE DESCRIPTION

Combustible Tout ce qui peut brûler (bois, papier, gaz,


solvants…)

Comburant Généralement l’oxygène de l’air (21%)

Énergie d’activation (étincelle, flamme, chaleur) Source d’inflammation (électricité, friction,


flamme…)

Supprimer un seul élément du triangle du feu suffit à éteindre un incendie.

4. CAUSES FRÉQUENTES D’INCENDIE

a) Causes électriques

-Surcharges, courts-circuits

-Matériel défectueux

-Câblage non conforme

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b) Causes humaines

-Négligence (cigarette, bougie…)

-Non-respect des consignes de sécurité

-Absence de formation

c) Produits dangereux

-Inflammables, combustibles, auto-inflammables

-Mauvais stockage ou manipulation

d) Défauts d'installation

-Mauvaise ventilation

-Machines mal entretenues

5. MOYENS DE PRÉVENTION INCENDIE

5.1. Mesures techniques

-Détecteurs de fumée, alarme incendie

-Systèmes d’extinction automatique (sprinklers)

-Isolement des zones à risqué

-Matériaux ignifugés

5.2. Mesures organisationnelles

-Plan de prévention incendie

-Vérifications périodiques du matériel

-Formation des équipes

-Étiquetage clair des produits dangereux

5.3. Mesures humaines

-Consignes claires et affichées

-Formation des employés à la sécurité incendie

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-Simulations et exercices d’évacuation

6. MOYENS DE LUTTE CONTRE L’INCENDIE

6.1. Extincteurs portatifs

TYPE D’EXTINCTEUR AGENT EXTINCTEUR FEUX CONCERNÉS

Eau pulvérisée Eau + additifs Classe A

Poudre Poudre polyvalente Classes A, B, C

CO₂ Dioxyde de carbone Feux électriques, B

Mousse Mousse chimique/mécanique Classes A, B

Spécifiques D Poudres spéciales Métaux

*Avantages : immédiat, autonome, facile à utiliser

*Limites : capacité réduite, ne remplace pas les moyens fixes

Bon usage : Viser la base des flammes, se placer entre le feu et la sortie.

6.2. Autres équipements

a) Robinets d’Incendie Armés (RIA): Tuyaux semi-rigides reliés au réseau d’eau. Débit élevé et continu.

Portée : 20 à 30 mètres.

*Avantages: Idéal pour feux naissants (classe A)

*Limites : Non adapté aux feux électriques ou de liquides inflammables

b) Système sprinklers: eau projetée automatiquement

-Systèmes à mousse (sites pétroliers, hangars)

-Systèmes à gaz inerte (Inergen®, FM-200®) : salles informatiques, archives

-Rideaux d’eau, brouillards d’eau : industries chimiques

*Avantages: Très efficaces pour éviter la propagation

*Limites : Coût élevé, nécessite une maintenance régulière

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c)Couvertures anti-feu: Toile ignifugée qui isole le feu de l’oxygène. Utilisée sur petits foyers (casserole,
habits en feu).

*Avantages: Simple, sans danger pour l’utilisateur

*Limites : Portée limitée

d) Sables et seaux anti-feu: Utilisés en laboratoire, ateliers mécaniques. Le sable étouffe rapidement un
début de feu

*Avantages Rapide, peu coûteux

*Limites : Moins efficace sur feux liquides

e) Bouches d’incendie / hydrants

7. PLAN D’ÉVACUATION ET ORGANISATION DES SECOURS

✓ Plan d’évacuation

-Plan affiché aux entrées et couloirs

-Chemins d’évacuation dégagés

-Issues de secours identifiables et accessibles

-Éclairage de sécurité

✓ Rôle des acteurs

ACTEUR RÔLE

Chargé d’évacuation Dirige les occupants vers les sorties de secours

Sauveteur secouriste du travail (SST) Prend en charge les blessés

Équipier de première intervention (EPI) Éteint les départs de feu

8. FORMATION ET EXERCICES DE SÉCURITÉ INCENDIE

-Formation obligatoire pour les EPI et certains salariés

-Exercices d’évacuation au moins 1 fois/an

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-Formation à l’utilisation des extincteurs

-Sensibilisation aux consignes et alarmes

9. SÉCURITÉ INCENDIE DANS LES ÉTABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC (ERP)

-Règles spécifiques (sorties, matériaux, alarme sonore, désenfumage)

-Présence d’agents de sécurité incendie (SSIAP)

-Conformité aux règlements de sécurité incendie (arrêtés ministériels, normes NF, ISO)

10. AUTRES OUTILS INDIRECTS MAIS INDISPENSABLES

1. Détecteurs et systèmes d’alarme incendie

-Détecteurs de fumée, de chaleur, de gaz

-Alarmes sonores/visuelles

-Systèmes d’alerte centralisés

> Ces outils ne stoppent pas le feu, mais permettent une intervention rapide, essentielle pour éviter sa
propagation.

2. Moyens d’évacuation et de désenfumage

-Plans d’évacuation, éclairages de sécurité, sorties de secours

-Systèmes de désenfumage naturels ou mécaniques

> Limite les dommages humains et améliore l’accès des secours

3. Moyens de communication et de coordination

-Téléphones d’urgence, talkie-walkies

-Postes de sécurité incendie (PCS)

Plans de secours internes (POI, PPI)

11. FORMATION ET ORGANISATION : UN OUTIL HUMAIN

1. Formation du personnel SST


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-Utilisation des extincteurs, exercices d’évacuation

-Connaissance des plans d’intervention

-Manipulation des systèmes fixes

2. Équipe de première intervention (EPI)

-Employés formés pour l’usage rapide des outils

-Coordination avant l’arrivée des pompiers

12. RÔLE DE LA SÉCURITÉ INCENDIE EN QHSE

-Réduction des risques professionnels

-Garantie de la continuité d’activité

-Protection des personnes, des biens et de l’environnement

-Respect des normes légales (Code du travail, réglementation ERP, ISO 45001…)

11. SANCTIONS ET RESPONSABILITÉS

-Responsabilité civile et pénale de l’employeur

-Fermeture administrative en cas de manquements

-Amendes, voire peines de prison en cas de négligence grave

12. EXEMPLE DE PLAN D’ACTION SÉCURITÉ INCENDIE (EXTRAIT)

ACTION RESPONSABLE DÉLAI ÉTAT

Vérification extincteurs Service sécurité Trimestriel En cours

Formation des EPI RH / QHSE Tous les 6 mois À faire

Exercice d’évacuation Responsable site Annuelle Réalisé

Maintenance du Prestataire Semestriel À planifier


système de détection

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CAS PRATIQUES

Exemple 1 : Départ de feu dans une cuisine d’entreprise

Type de feu : Classe F

Outil utilisé : Extincteur classe F ou couverture anti-feu

Action : Couper le gaz, couvrir la casserole, alerter les secours

Exemple 2 : Feu électrique dans une salle serveur

Type : Feu électrique

Outil : Extincteur CO₂ ou système fixe à gaz inerte

Action : Couper l’électricité, utiliser l’agent gazéifié, évacuer

Exemple 3 : Papier en feu dans un bureau

Type : Feu de classe A

Outil : Extincteur à eau ou RIA

Action : Arroser, alerter, ventiler la pièce

CONCLUSION

La sécurité incendie est un enjeu majeur de la prévention des risques professionnels. Elle repose sur une
approche globale, alliant analyse des risques, formation, vigilance organisationnelle et technologies
adaptées. Dans une démarche QHSE, elle contribue à la performance globale de l’entreprise en assurant
la protection des personnes, des installations et de l’environnement.

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CHAP: DISPOSITIONS, DISTANCE, SURVEILLANCE


ET CONTRÔLE DES EXTINCTEURS EN ENTREPRISE
1. INTRODUCTION

Les extincteurs sont des équipements de première intervention en cas d’incendie. Leur présence, leur
disposition, leur accessibilité, leur surveillance et leur contrôle régulier sont essentiels pour assurer la
sécurité des personnes et des biens dans les entreprises.

2. DISPOSITIONS DES EXTINCTEURS EN ENTREPRISE

2.1. Normes et réglementations

Les dispositions des extincteurs sont généralement régies par :

-Le Code du Travail (en France ou autre selon le pays),

-Les recommandations des assureurs,

-Les prescriptions locales (ex : normes OHSA, NFPA aux USA, ou réglementation spécifique en Afrique ou
au Cameroun).

2.2. Emplacements stratégiques

Les extincteurs doivent être disposés :

-À proximité des zones à risque (cuisine, salle informatique, atelier…),

-Près des issues de secours et des circulations principales,

-À des emplacements visibles, avec une signalisation claire.

2.3. Fixation

-Installés solidement sur un support mural ou dans des armoires signalées,

-La poignée doit se trouver entre 1,00 m et 1,50 m du sol.

2.4. Accessibilité

L’extincteur doit être librement accessible à tout moment, sans obstacle (meuble, stockage…).

3. DISTANCES EN²TRE LES EXTINCTEURS

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3.1. Distance de couverture

La distance maximale à parcourir jusqu’à un extincteur ne doit pas excéder :

*15 mètres pour les zones à risque modéré,

*10 mètres pour les zones à haut risque (locaux techniques, stockages…),

*30 mètres pour les espaces ouverts peu dangereux.

3.2. Nombre d’extincteurs

Une règle générale est d’avoir un extincteur pour 200 m² et adapté au type de feu probable

4. SURVEILLANCE DES EXTINCTEURS

1. Vérification visuelle mensuelle

Effectuée par l’entreprise :

-Présence de l’extincteur à son emplacement,

-Facilité d’accès,

-Intégrité du scellé,

-Pression (aiguille dans le vert),

-Absence de corrosion, fuite ou dommage.

2. Registre de sécurité

-Toutes les vérifications doivent être notées dans un registre (papier ou numérique),

-Inclure la date, le type de contrôle, le nom du contrôleur, et les actions correctives si besoin.

5. CONTRÔLE DES EXTINCTEURS

1. Maintenance périodique

-Selon la norme NF S61-919 (ou équivalent) :

-Annuellement : contrôle de bon fonctionnement par un professionnel agréé,

-Tous les 5 ans : maintenance approfondie (vérification interne, rechargement),

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-Tous les 10 ans : remplacement ou révision complète (selon type).

2. Tests et épreuves

Certains extincteurs doivent passer des épreuves de pression (hydrostatique) pour vérifier l’intégrité de
la cuve.

6. FORMATION DU PERSONNEL

1. Sensibilisation

Les employés doivent connaître l’emplacement et le type d’extincteur adapté à leur poste.

2. Formation pratique

-Des formations périodiques à la manipulation des extincteurs sont recommandées :

-Exercice d’extinction de feux simulés,

-Reconnaissance des classes de feu,

-Comportement en cas d’incendie.

7. CAS PRATIQUES

Cas 1 : Atelier mécanique

Présence de liquides inflammables → extincteurs poudre ou CO₂,

Un extincteur tous les 100 m²,

Maintenance annuelle obligatoire.

Cas 2 : Bureaux administratifs

Risque faible → extincteurs à eau pulvérisée,

1 extincteur pour 200 m²,

Vérification mensuelle par le responsable sécurité.

8. SANCTIONS EN CAS DE NON-CONFORMITÉ

-Amendes ou fermeture administrative en cas d’inspection,


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-Responsabilité civile et pénale du dirigeant en cas d’accident aggravé par l’absence d’extincteur ou
d’entretien.

10. CONCLUSION

La bonne disposition, surveillance et maintenance des extincteurs sauve des vies et limite les dégâts
matériels. C’est un élément central du plan de prévention des risques incendie en entreprise. Une
approche proactive, incluant la formation et des contrôles rigoureux, garantit l’efficacité de ce dispositif
vital.

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CHAPITRE: IDENTIFICATION DES DANGERS ET DES


RISQUES EN ENTREPRISE

1. DÉFINITIONS ESSENTIELLES

a. Danger

Un danger est une source, situation ou acte ayant un potentiel de causer un dommage, tel qu’une
blessure, une atteinte à la santé, un dommage aux biens ou à l’environnement.

Exemples de dangers :

Une machine sans protection (danger mécanique),

Un produit chimique corrosif (danger chimique),

Une prise électrique dénudée (danger électrique).

b. Risque

Un risque est la combinaison de la probabilité qu’un événement dangereux se produise et de la gravité


de ses conséquences.

Exemples de risques :

Risque de coupure par une machine non protégée,

Risque d’intoxication par inhalation de vapeurs toxiques.

2. TYPOLOGIE DES DANGERS EN ENTREPRISE

Les dangers sont classés selon leur nature :

TYPE DE DANGER EXEMPLES EN ENTREPRISE

Mécaniques Machines en mouvement, outils tranchants

Biologiques Virus, bactéries, moisissures

Électriques Fils dénudés, courts-circuits

Chimiques Acides, solvants, émanations toxiques

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Incendie/explosion Gaz inflammables, étincelles

🌡 Physiques Bruit, vibrations, températures extrêmes

Psychosociaux Stress, harcèlement, surcharge de travail

Organisationnels Procédures mal définies, manque de formation

3. MÉTHODOLOGIE D’IDENTIFICATION DES DANGERS ET RISQUES

a. Étape 1 : Préparation

-Définir le périmètre (atelier, service, processus).

-Constituer une équipe pluridisciplinaire (QHSE, opérateurs, maintenance...).

b. Étape 2 : Observation sur le terrain

-Visites de poste, photographies, schémas.

-Échanges avec les opérateurs.

c. Étape 3 : Recueil des documents

-Fiches de données de sécurité (FDS),

-Instructions de travail,

-Rapports d’incidents.

d. Étape 4 : Identification des dangers

-Détecter tous les éléments pouvant engendrer des dommages.

e. Étape 5 : Analyse des risques

On utilise souvent la matrice de cotation des risques, qui croise :

*Probabilité (1 à 4)

*Gravité (1 à 4)

Risque = Gravité × Probabilité

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GRAVITÉ ↓ / PROBABILITÉ → 1 (RARE) 2 (OCCASIONNEL) 3 (PROBABLE)

1 (Mineur) 1 2 3

2 (Modéré) 2 4 6

3 (Sévère) 3 6 9

4 (Critique) 4 8 12

4. OUTILS D’AIDE À L’IDENTIFICATION

Liste de vérification (checklist),

Arbre des causes (en cas d’accident),

Méthode APR (Analyse Préliminaire des Risques),

Analyse AMDEC (Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de leur Criticité),

Retours d’expérience (REX).

5. TRAITEMENT DES RISQUES IDENTIFIÉS

Une fois les risques identifiés et cotés, on agit selon la hiérarchie :

1. Éliminer le danger (remplacer une machine dangereuse),

2. Réduire le danger (barrière, protection),

3. Mettre en place des EPI (casque, gants),

4. Former et sensibiliser le personnel,

5. Mettre en place des procédures et consignes.

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6. DOCUMENTS ASSOCIÉS

*Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels (DUERP),

*Plan de prévention,

*Registre de sécurité,

*Fiches de poste.

CAS PRATIQUES

Cas pratique 1 : Atelier de soudure

Contexte : Dans un atelier de soudure, un opérateur travaille sans masque ni gant thermique. Une
bonbonne d’acétylène est mal fixée et proche d'une source de chaleur.

Questions :

1. Identifiez les dangers présents.

2. Analysez les risques.

3. Proposez des mesures de prévention.

Cas pratique 2 : Bureau administratif

Contexte : Un agent de saisie travaille 8 heures par jour sans pause sur un écran mal positionné. Il se
plaint de douleurs aux yeux et au dos. L’imprimante se trouve juste derrière lui, bruyante et dégageant
une odeur de toner.

Questions :

1. Quels sont les dangers identifiés ?

2. Quels sont les risques ?

3. Quelles solutions mettre en place ?

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EN RÉSUMÉ

-L’identification des dangers est la première étape incontournable de toute démarche de prévention.

-Elle nécessite une observation terrain, l’analyse documentaire, et la participation du personnel.

-L’analyse des risques doit être structurée et priorisée selon leur criticité.

-Des outils comme les checklists, AMDEC ou matrices facilitent l’analyse.

-La prévention repose sur des mesures techniques, organisationnelles et humaines.

CHAPITRE: CALCUL DES RATIOS DE RISQUES


D’ACCIDENTS EN SST ET RISQUES
PROFESSIONNELS

1. INTRODUCTION

En santé et sécurité au travail (SST), le suivi des accidents, incidents et maladies professionnelles repose
sur des indicateurs quantitatifs appelés ratios ou taux de fréquence, de gravité, d’incidence, etc.

Ces indicateurs permettent de mesurer les performances en prévention, de comparer entre sites ou
entreprises, et d’orienter les actions correctives.

2. LES PRINCIPAUX RATIOS EN SST

a. Taux de fréquence (TF)

Il mesure le nombre d’accidents avec arrêt survenus pour un million d’heures travaillées.

Formule : TF= Nombre d’accidents avec arrêts x1.000.000

Nombres d’heures travaillées

Utilité : Permet d’évaluer la fréquence d’apparition des accidents.

b. Taux de gravité (TG)


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Il mesure la gravité des accidents en tenant compte du nombre de jours perdus.

Formule :

TG= Nombre de jours d’arrêt x1.000

Nombres d’heures travaillées

Utilité : Permet d’évaluer l’impact des accidents sur le fonctionnement pour 1000 salariés

c. Taux d’incidence (TI)

Il indique le nombre d’accidents avec arrêt pour 1000 salariés.

Formule :

TI= Nombre d’accidents avec arrêts x1.000

Effectif moyen annuel

d. Indice de fréquence pondéré (IFP) (moins courant mais utile)

Il prend en compte la gravité pondérée des accidents en fonction de leur nature.

3. EXEMPLE CHIFFRÉ GLOBAL

Données de l'entreprise pour l’année 2024 :

-Nombre d’accidents avec arrêt : 4

-Nombre de jours d’arrêt : 85

-Nombre d’heures travaillées : 195 000 h

-Effectif moyen : 100 salariés

Calcul :

➤ Taux de fréquence :

TF= 4 x1.000.000 =20,50

195.000

➤ Taux de gravité :

TG= 85 x1.000 =0,436

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195.000

➤ Taux d’incidence :

TI= 4 x1.000 =40

1.000

4. INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS

-TF = 20,51 : pour 1 000 000 heures travaillées, on observe 20,5 accidents avec arrêt.

-TG = 0,436 : la gravité moyenne est de 0,43 jours d’arrêt pour 1000 h travaillées.

-TI = 40 : sur 1000 salariés, 40 ont eu un accident avec arrêt.

OBSERVATION : un TF élevé mais un TG faible signifie que les accidents sont fréquents mais peu graves.

5. UTILISATION DES RATIOS DANS UNE DÉMARCHE DE PRÉVENTION

INDICATEUR ACTION ASSOCIÉE

TF élevé Revoir les procédures de sécurité, renforcer la


formation

TG élevé Analyser les postes à forte gravité, adapter les


équipements

TI élevé Comparer avec les statistiques du secteur, réviser


les politiques SST

6. CAS PRATIQUES

Cas pratique 1 : Entreprise de fabrication

Contexte :

L'entreprise "TechFab" emploie 80 personnes. En 2024, elle a enregistré 3 accidents avec arrêt, ayant
entraîné au total 45 jours d'arrêt. Le nombre total d’heures travaillées est de 145 000 heures.

Questions :

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1. Calculez le taux de fréquence.

2. Calculez le taux de gravité.

3. Calculez le taux d’incidence.

Réponses :

1. TF = (3 / 145 000) × 1 000 000 = 20,69

2. TG = (45 / 145 000) × 1 000 = 0,31

3. TI = (3 / 80) × 1000 = 37,5

Cas pratique 2 : BTP

Contexte :

Une entreprise du BTP comptant 250 salariés a connu 6 accidents avec arrêt sur l’année, entraînant 190
jours d’arrêt de travail. Le nombre total d’heures travaillées est de 420 000 h.

Questions :

1. Calculez le TF, TG et TI.

2. Interprétez les résultats.

3. Proposez deux mesures correctives.

Réponses :

1.

TF = (6 / 420 000) × 1 000 000 = 14,28

TG = (190 / 420 000) × 1 000 = 0,45

TI = (6 / 250) × 1000 = 24

2.

-Fréquence moyenne, mais la gravité est préoccupante (plus de 30 jours d’arrêt par accident).

-Les accidents sont moins fréquents, mais très impactants.

3.

-Revoir les conditions de travail sur les chantiers (échafaudages, EPI).

-Renforcer la formation sécurité et gestes de premiers secours.


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7. LIMITES ET PRÉCAUTIONS

Les ratios ne reflètent pas toujours les causes profondes des accidents.

-Il ne faut pas se limiter aux accidents avec arrêt : les presqu’accidents et incidents doivent aussi être
analysés.

-Une culture de sécurité doit accompagner les chiffres.

EN RÉSUMÉ

RATIO FORMULE PRINCIPALE UTILITÉ PRINCIPALE

TF (Nombre d’accidents avec arrêt / Mesure la fréquence des


Heures travaillées) × 1 000 000 accidents

TG (Nombre de jours d’arrêt / Évalue la gravité des accidents


Heures travaillées) × 1 000

TI (Nombre d’accidents avec arrêt / Évalue l’incidence des accidents


Effectif moyen) × 1000

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RECUEIL DES TEXTES RÉGLEMENTAIRES EN SST ET


RISQUES PROFESSIONNELS AU CAMEROUN

1. LOI N°92/007 DU 14 AOÛT 1992 PORTANT CODE DU TRAVAIL DU CAMEROUN

➤ Contenu clé :

*Articles 95 à 102 : consacrés à la santé et la sécurité des travailleurs.

*Obligations générales de l’employeur :

*Assurer la sécurité et la santé au travail.

*Fournir des équipements de protection individuelle (EPI).

*Organiser des visites médicales.

➤ Utilité : Base juridique principale régissant les conditions de travail, les obligations de
l’employeur et les droits du salarié.

2. DÉCRET N° 95/677/PM DU 18 DÉCEMBRE 1995 portant réglementation des conditions d'hygiène et


de sécurité sur les lieux de travail.

➤ Contenu :

*Équipements de travail : normes de sécurité, conformité.

*Aménagement des postes : ventilation, éclairage, signalisation.

*Prévention des risques professionnels : mesures techniques, organisationnelles, collectives et


individuelles.

*Contrôle de conformité : inspections, sanctions, arrêt temporaire d’activités.

3. ARRÊTÉ N°039/MTPS/IMT DU 26 NOVEMBRE 1984 portant règlementation générale sur la sécurité


dans les établissements industriels et commerciaux.

➤ Contenu :

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*Organisation de la prévention,

*Signalisation et issues de secours,

*Protection contre les incendies,

*Utilisation des machines dangereuses.

4. DÉCRET N° 2011/2031/PM DU 06 JUILLET 2011 fixant les modalités de déclaration, de


reconnaissance et d’indemnisation des accidents de travail et maladies professionnelles.

➤ Contenu :

Procédures de déclaration d’accident ou de maladie.

Liste indicative des maladies professionnelles reconnues.

Rôle de la CNPS (Caisse Nationale de Prévoyance Sociale).

Barèmes d’indemnisation.

5. CIRCULAIRES ET NOTES DE LA CNPS

➤ Rôles :

*Précisions sur les formalités de déclaration,

*Démarches pour l’indemnisation des travailleurs victimes,

*Sensibilisation des employeurs sur leurs responsabilités.

6. LOI N° 2016/007 DU 12 JUILLET 2016 PORTANT CODE GÉNÉRAL DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES
DÉCENTRALISÉES

➤ Recommandations :

*Intégration de la SST dans les projets locaux,

*Prise en compte de la sécurité des agents municipaux,

*Appui aux actions de santé communautaire (prévention).

7. CONVENTIONS INTERNATIONALES RATIFIÉES PAR LE CAMEROUN (OIT)

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CONVENTION SUJET STATUT

C155 Sécurité et santé des travailleurs Ratifiée

C187 Cadre promotionnel pour la SST Ratifiée

C081 Inspection du travail Ratifiée

C081 Inspection du travail Ratifiée

C102 Sécurité sociale – normes Ratifiée


minimales

Utilité : Ces conventions renforcent les droits nationaux en SST et obligent à des rapports réguliers sur
leur application.

8. TEXTES SPÉCIFIQUES À CERTAINS SECTEURS

SECTEUR TEXTE / RÉFÉRENCE CONTENU

BTP Code de la construction Échafaudages, EPI, prévention


(règlementations locales + des chutes
normes CSTB adaptées)

Industries minières Loi n°2016/017 du 14 décembre Sécurité des travailleurs sur les
2016 (Code minier) sites miniers

Pétrole / Gaz Normes imposées par la Société Risques chimiques, incendie,


Nationale des Hydrocarbures explosions
(SNH)

Éducation / santé Instructions du MINEDUB et Incendie, agents infectieux,


MINSANTE sur la sécurité des stress
agents et du public

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9. DOCUMENTS À TENIR EN ENTREPRISE

DOCUMENT OBLIGATION FRÉQUENCE

Registre des accidents de travail Oui (CNPS) Mise à jour permanente

Fiches de poste avec risques Recommandé Révision annuelle

Document d’évaluation des Non obligatoire mais fortement Révision annuelle ou après
risques professionnels (DUERP) conseillé incident

Document d’évaluation des Non obligatoire mais fortement Révision annuelle ou après
risques professionnels (DUERP) conseillé incident

CAS PRATIQUE D’APPLICATION

Cas : Petite imprimerie de 15 salariés

Situation : Un ouvrier se coupe deux doigts sur une machine non protégée. L’entreprise n’a jamais
organisé de formation SST ni d’évaluation des risques.

Questions :

1. Quelles sont les obligations légales non respectées ?

2. Quels textes réglementaires peuvent s’appliquer ?

3. Quelles mesures l’entreprise doit-elle prendre ?

Réponses :

1. Non-respect du Code du travail (Art. 95 à 102), décret de 1995 (absence de protections).

2. Décret 95/677/PM, Arrêté 039/1984, Décret 2011/2031/PM (déclaration à la CNPS).

3. Mise en conformité des machines, formation SST, élaboration du plan de prévention.

EN RÉSUMÉ

DOMAINE TEXTE CLÉ UTILITÉ

Conditions de travail Code du travail (1992) Cadre légal général

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Sécurité sur site Décret 95/677/PM Obligations de l’employeur

Accidents/Maladies Décret 2011/2031/PM Procédures d’indemnisation

Conventions OIT (C155, C187...) Standards internationaux

Documents internes Registres, DUERP, fiches de Outils de pilotage SST


poste

CHAPITRE: MONTAGE DU DOCUMENT UNIQUE


D’EVALUATION EN SST ET RISQUES PROFESSIONNELS
(DUERP)
1. DÉFINITION DU DUERP

Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) est un document réglementaire
qui recense l'ensemble des risques auxquels sont exposés les travailleurs dans une entreprise. Il est
obligatoire dans tous les établissements employant au moins un salarié, et doit être tenu à jour
régulièrement.

Objectif : Prévenir les accidents du travail et les maladies professionnelles en identifiant, évaluant et
planifiant des actions pour maîtriser les risques.

2. BASE RÉGLEMENTAIRE (RÉFÉRENCE FRANCE ET ADAPTATION CAMEROUN)

*En France : Obligation depuis le décret n°2001-1016 du 5 novembre 2001.

*Au Cameroun : Le Code du Travail et les textes en lien avec la SST (voir notamment les textes de
l’Inspection du travail et les normes OH&S).

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L’approche du DUERP peut s’inspirer de normes internationales comme l’ISO 45001 (Systèmes de
management de la santé et sécurité au travail).

3. PRINCIPES DE BASE DE L’ÉVALUATION DES RISQUES

L’évaluation des risques se fait selon les 5 principes généraux de prévention :

1. Éviter les risques

2. Évaluer les risques qui ne peuvent être évités

3. Combattre les risques à la source

4. Adapter le travail à l’homme

5. Prendre des mesures de protection collective avant individuelle

4. ÉTAPES DU MONTAGE DU DUERP

Étape 1 : Préparation de l’évaluation

*Nommer un responsable de projet DUERP

*Constituer une équipe pluridisciplinaire (HSE, RH, représentants du personnel)

*Informer et impliquer les travailleurs

Étape 2 : Découpage de l’entreprise en unités de travail

Exemples :

*Zone de production

*Laboratoire

*Bureaux administratifs

*Magasin

*Atelier de maintenance

Étape 3 : Identification des dangers

> Un danger est une source potentielle de dommage.

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Exemples :

*Machine non protégée

*Produits chimiques

*Manutention manuelle

*Stress

Étape 4 : Évaluation des risques

On combine :

*La gravité du dommage potentiel

*La probabilité d’apparition

Méthode de cotation simple :

| Gravité (G) | Note |

Probabilité (P) | Note |: | Faible | 1 | Rare | 1 | | Moyenne | 2 | Occasionnelle | 2 | | Grave | 3


| Fréquente | 3 |

Indice de Risque (IR) = G × P

> Exemple : G = 3 (grave), P = 2 (occasionnelle) → IR = 6

Étape 5 : Classement des risques

On définit des seuils :

1-2 : Risque faible → surveillance

3-4 : Risque modéré → plan d’action simple

6-9 : Risque élevé → action immédiate

Étape 6 : Proposition de mesures de prévention

Types d’actions :

*Technique (protection machine, ventilation…)

*Organisationnelle (formation, consignes…)

*Humaine (équipements de protection individuelle - EPI)

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Étape 7 : Plan d’action

Élaboration d’un plan :

*Prioriser les risques élevés

*Assigner un responsable et une échéance

*Suivre la mise en œuvre

Étape 8 : Rédaction du DUERP

Il comprend :

*Présentation de l’entreprise

*Méthodologie utilisée

*Tableau des risques

*Plan d’action

Étape 9 : Communication et mise à jour

*Communication interne: affichage, réunion SST

*Mise à jour :

-Annuellement

-Après tout changement important (nouvelle machine, accident…)

5. OUTILS D’AIDE À L’ÉVALUATION

*Grille d’analyse des risques

*Check-lists sectorielles

*Observations terrain

*Entretiens avec le personnel

*Fiches de données de sécurité (FDS) pour les produits chimiques

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6. EXEMPLE DE TABLEAU D’ÉVALUATION DES RISQUES

Unité de travail Danger Risque Gravité Probabilité IR Mesures Responsable Échéance


identifié proposées

Atelier soudure Projection Brûlures 3 3 9 EPI, écran de Chef atelier 30 jours


d’étincelles soudure,
formation

7. CAS PRATIQUE

Situation :

Vous êtes chargé de monter le Document Unique dans une PME de 25 employés comprenant :

*Un atelier de fabrication

*Un service administratif

*Un magasin de stockage de matières premières

*Un espace de livraison

Travail demandé :

1. Décomposez l’entreprise en unités de travail.

2. Identifiez au moins 4 dangers par unité.

3. Évaluez les risques avec une grille simple.

4. Proposez des actions correctives pour les risques élevés.

5. Présentez un extrait du tableau DUERP.

8. CONCLUSION

Le DUERP est un outil central en SST, permettant une vision globale et structurée des risques pour
prévenir efficacement les accidents et maladies professionnelles. Son efficacité dépend de sa mise à jour,
de la participation active des salariés et de l’implication de la direction.

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MR DJANPOU FRANCK ADRIEN : Manager QHSE et Technicien
Supérieur en Soins Infirmiers

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