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Fiscal e

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**Document : Fiscal 2018-2019, Shata**

**Résumé des informations clés :**


•--
**1. Introduction**
• Le droit fiscal est défini comme le droit de l’imposition et du prélèvement fiscal.
• Étymologie du terme « fisc » : origine romaine, évolution vers le Trésor public.
•--
**Chapitre I: La notion d’imposition**
**Section 1: Caractérisation positive de l’imposition**
• **Sous-section 1: Les critères de l’imposition**
- Prélèvement pécuniaire, par voie d’autorité, définitif, sans comportement fautif, et financement de
l’action publique.
• **Sous-section 2: La contrepartie au prélèvement**
- Distinction entre impôt et taxe.
**Section 2: La caractérisation négative de l’imposition**
• **Sous-section 1: L’imposition n’est pas une redevance**
- Caractérisation et régime juridique de la redevance.
• **Sous-section 2: L’imposition n’est pas une cotisation sociale.**
**Section 3: Les classifications fiscales**
• Distinctions entre imposition réelle/personnelle, directe/indirecte, sur le
revenu/dépense/patrimoine, analytique/synthétique, déclarative/non déclarative.
•--
**Chapitre II: Les principes de l’imposition**
**Section 1: Le principe de la légalité de l’imposition**
• **Sous-section 1: Le contenu du principe de la légalité**
- Examen des normes supra législatives (constitutionnelles, conventionnelles, fiscales
internationales).
• **Sous-section 2: Les limites au principe de légalité**
- Prescription et garantie contre les changements de doctrine.
**Section 2: Le principe d’égalité et l’imposition.**
•--
**Chapitre III: Le processus de l’imposition**
**Section 1: L’assiette de l’imposition**
• **Sous-section 1: Le champ d’application**
- Champ d’application matérielle (revenu, dépense, capital) et territoriale (nationalité, résidence).
• **Paragraphe 3: Méthodes d'évaluation**
- Évaluation forfaitaire, réelle, et indiciaire.
**Section 2: La liquidation de l'impôt**
• **Paragraphe 1: Qui fait la liquidation?**
- Par l'administration, le contribuable, ou un tiers.
• **Paragraphe 2: Les modalités de liquidation**
- Imposition des quantités, à taux spécifique et ad valorem, proportionnelle et progressive.
•--
**Conclusion sur le Droit fiscal**
• Le droit fiscal est un droit public, mais il nécessite une compréhension des droits privés.
• Il s'applique en superposition à d'autres droits, et les qualifications retenues par le droit commun
influencent son application.
**Chapitre III: Le processus de l’imposition**
**Section 1: L’assiette de l’imposition**
**Sous-section 1: Le champ d’application**
• L'imposition peut concerner différents champs :
- Matériel : revenu, dépense, capital.
- Territorial : nationalité, résidence.
**Paragraphe 3: Méthodes d'évaluation**
• Les méthodes d'évaluation incluent :
- Évaluation forfaitaire.
- Évaluation réelle.
- Évaluation indiciaire.
**Section 2: La liquidation de l'impôt**
**Paragraphe 1: Qui fait la liquidation?**
• La liquidation peut être effectuée par :
- L'administration fiscale.
- Le contribuable lui-même.
- Un tiers.
**Paragraphe 2: Les modalités de liquidation**
• Les modalités d'imposition peuvent être :
- À taux spécifique et ad valorem.
- Proportionnelle ou progressive.
•--
**Conclusion sur le Droit fiscal**
• Le droit fiscal, bien qu'étant un droit public, nécessite une compréhension des droits privés.
• Il s'applique en superposition à d'autres droits, et les qualifications retenues par le droit commun
influencent son application.
•--
**Chapitre I: La notion d’imposition**
• La distinction entre impôt et imposition est essentielle :
- L'imposition inclut deux catégories : l'impôt et la taxe (IMPOSITION = IMPÔT + TAXE).
**Intérêt de la qualification d’imposition**
• L'impôt n'a généralement pas de contrepartie, contrairement à la taxe.
• La qualification d'imposition est cruciale pour déterminer le régime juridique applicable.
• Exemple de la CSG :
- Bien qu'elle soit recouvrée comme une cotisation sociale, elle est juridiquement une imposition.
• La Constitution mentionne le terme « imposition » sans en définir précisément le contenu.
• Les juridictions jouent un rôle clé dans l'identification de cette notion, souvent en raison de la
diversité des termes utilisés (impôts, cotisations, redevances).
• L'impact psychologique des intitulés de prélèvements est significatif, comme illustré par le
changement de nom de la « taxe carbone » en « contribution climat énergie ».
• Les juridictions considèrent l'imposition comme une qualification résiduelle, englobant tout
prélèvement qui n'est ni une cotisation sociale ni une redevance.
• L'impôt sur le revenu, bien qu'il n'ait pas de contrepartie directe, permet d'accéder à des services
publics.
• Les articles 13 et 14 de la DDHC évoquent la « contribution », soulignant l'idée que payer l'impôt
est un droit lié à la citoyenneté.
• La qualification détermine le régime, et non l'inverse.
•--
**Section 1: Caractérisation positive de l’imposition**
• La définition de l'imposition est souvent négligée au profit de celle de l'impôt.
**Sous-section 1: Les critères de l’imposition**
• Gaston Jèze définit l'impôt comme un prélèvement pécuniaire, mais cette définition est
incomplète.
• La définition doit être actualisée pour inclure :
- Un prélèvement pécuniaire, opéré par voie d’autorité, à titre définitif, sans comportement fautif,
pour financer l’action publique.
• Cinq critères émergent de cette définition :
- Prélèvement pécuniaire : transfert économique vers le Trésor Public.
**Observation 1:**
• Toutes les personnes morales, y compris l'État, peuvent être imposables, mais l'imposition de
l'État ne conduit pas toujours à un transfert de patrimoine.
**Observation 1:**
• L'État peut être soumis à imposition, mais peut également être exonéré par des dispositions
spéciales.
• L'imposition de l'État a des racines historiques, avec la création de la contribution foncière en
1790.
• Les exonérations étaient initialement réservées aux agriculteurs en raison de la disette de 1787,
soulignant une priorité sociale.
•--
**Observation 2:**
• Un prélèvement pécuniaire ne doit pas être confondu avec un prélèvement monétaire ; le
paiement peut se faire en nature dans certains contextes.
• L'article 1716 bis du Code général des impôts permet le paiement d'impôts en nature, une
pratique initiée par André Malraux pour protéger le patrimoine culturel.
•--
**Paragraphe 2. Un prélèvement par voie d’autorité**
• L'imposition est un acte de puissance publique, sans consensualisme.
• Historiquement, des tentatives d'impôts facultatifs ont échoué sans sanctions.
• La relation entre le contribuable et l'État est légale, non contractuelle, et le droit fiscal est d'ordre
public.
•--
• Les contribuables ne peuvent revendiquer de droits acquis, sauf si la loi le prévoit.
• L'administration fiscale ne peut renoncer aux bénéfices de la loi fiscale, et des erreurs dans la
procédure peuvent être corrigées par substitution de base légale.
•--
• L'administration fiscale est en situation de compétence liée, ne pouvant choisir d'imposer ou non.
• Le principe d'estoppel ne s'applique pas en matière fiscale, permettant à l'administration de
changer d'avis sans contredire des droits acquis.
•--
**Paragraphe 3. Un prélèvement définitif**
• L'imposition est généralement non restituée, sauf en cas d'établissement irrégulier.
• Un emprunt forcé, comme celui de 1983, n'est pas considéré comme une imposition car il
implique une restitution.
•--
• La distinction entre emprunt forcé et imposition réside dans la restitution du capital et des intérêts.
•--
**Paragraphe 4. L’absence de comportement fautif**
• Ce critère est essentiel pour exclure les punitions dans le domaine fiscal.
• La relation entre réparation et punition est soulignée, avec des intérêts appliqués en cas de retard
de paiement.
**Paragraphe 5. Le financement de l’action publique**
• L'article 13 de la DDHC stipule qu'une contribution commune est nécessaire pour l'entretien de la
force publique et les dépenses administratives.
• Les dépenses ont évolué depuis la Révolution, passant de dépenses régaliennes à des dépenses
sociales, comme la CSG pour la protection sociale.
• Tous les prélèvements pécuniaires définitifs ne sont pas des impositions. Pour qu'un prélèvement
soit considéré comme une imposition, il doit :
- Être payé par les membres d'une profession.
- Ne pas passer par le budget de l'État.
- Servir uniquement le secteur économique concerné.
• Ces critères permettent de qualifier certains prélèvements de « financement public sectoriel »,
selon une décision du Conseil constitutionnel.
•--
**Sous-section 2: La contrepartie au prélèvement: critère départiteur de l’impôt et la taxe**
• La distinction entre impôt et taxe repose sur l'existence d'une contrepartie identifiée, même
potentielle.
• L'impôt n'implique pas de contrepartie identifiable, tandis que la taxe ouvre droit à quelque chose,
ce qui en fait un droit subjectif.
• La redevance, liée à l'utilisation d'un service, n'est pas une imposition. Si le service n'est pas
utilisé, le paiement n'est pas dû.
• Conséquences de cette distinction :
- **Dépenses** :
- Redevance : paiement proportionnel à l'utilisation.
- Taxe : droit à une contrepartie potentielle, sans proportionnalité.
- Impôt : pas de contrepartie directe ni de proportionnalité.
- **Recettes (affectation)** :
- Les recettes de taxe doivent financer le service, mais les impôts, bien qu'ayant une contrepartie
indirecte, ne sont pas affectés.
• Exemple de financement d'un service d'enlèvement des ordures :
1. Par impôt : financement via le budget sans conscience de la destination.
2. Par taxe : obligation de paiement même sans utilisation du service, sensibilisant au coût.
3. Par redevance : paiement proportionnel à l'utilisation du service.
• Autres exemples :
1. Taxe d'habitation : impôt sans contrepartie.
2. Redevance audiovisuelle : taxe affectée mais non proportionnée.
3. Tarification d'autoroute : redevance proportionnée à l'utilisation.
•--
**Section 2: La caractérisation négative de l’imposition**
• L’imposition est résiduelle ; si un prélèvement n'est ni une cotisation sociale ni une redevance,
c'est une imposition.
•--
**Sous-section 1. L’imposition n’est pas une redevance**
• La redevance est un prélèvement proportionnel à l'utilisation d'un service.
**Paragraphe 1. La caractérisation de la redevance**
• La redevance est créée par voie d’acte administratif, compétence du Conseil d'État.
• Définitions jurisprudentielles :
1. CE, 1958 : redevance pour service rendu, couvrant les charges d’un service public.
2. CC, 1976 : somme versée par l’usager en contrepartie d’un service.
3. CC, 2005 : redevance pour couvrir les charges d’un service public.
• Critères de définition de la redevance :
1. Rapport d’équivalence.
2. Contrepartie identifiée et effective.
• La redevance se distingue de l’impôt par l'exigence d'une contrepartie, et la taxe peut également
avoir une contrepartie, mais la redevance n'est due que si le service est effectivement utilisé.
**Paragraphe 1. La caractérisation de la redevance**
• La redevance est proportionnelle à l'utilisation d'un service, et son paiement est conditionné par
cette utilisation.
• Un prélèvement obligatoire peut être considéré comme une redevance tant qu'il respecte le
rapport d'équivalence avec le service rendu.
• **Calcul des redevances en fonction du coût du service** :
- Les redevances rémunèrent un service rendu, avec une évolution historique en France vers des
montants plus élevés.
- Initialement, le montant était basé sur le coût du service, sans logique de bénéfice pour la
personne publique.
- Décisions marquantes :
- CE, 1962 : le coût du service est divisé par le nombre d'usagers.
- CE, 1974 : possibilité d'établir des tarifs différents selon les usagers, respectant le principe
d'égalité.
- CE, 1975 : acceptation d'un montant supérieur au coût du service, à condition qu'il ne soit pas
disproportionné.
- CE, 2003 : intégration des charges futures dans le montant de la redevance, permettant une
approche globale.
- CE, 2007 : possibilité de fixer la redevance en fonction de l'avantage retiré par le bénéficiaire,
s'éloignant de la logique de coût.
• **Évolution des redevances** :
- La tendance est vers une fixation des montants qui ne sont plus strictement proportionnels à
l'utilisation, ce qui soulève des questions sur la nature de la redevance.
•--
**Paragraphe 2. Le régime juridique de la redevance**
**A. Les autorités compétentes pour identifier une redevance**
• La distinction entre imposition et redevance est cruciale car les autorités compétentes pour leur
création diffèrent :
- **Impositions** : Créées par le législateur selon l'article 34 de la Constitution.
- **Redevances** : Relèvent de l'autorité réglementaire (Premier Ministre) au niveau national, mais
au niveau local, elles doivent être créées par l'organe délibérant (ex. Conseil municipal).
• Cette distinction varie selon le degré de décentralisation et peut différer d'un État à l'autre.
•--
**B. Le lien entre le mode de financement et le régime du service public**
• CE, 1956 : Introduction de trois critères pour déterminer si un service public est un Service Public
Administratif (SPA) ou un Service Public Industriel et Commercial (SPIC).
**Section 3: Les classifications fiscales**
**Paragraphe 1. Imposition réelle / Imposition personnelle**
• **Distinction** :
- Imposition réelle : ne dépend pas de la situation personnelle.
- Imposition personnelle : dépend de la situation du contribuable, permettant une adaptation du
prélèvement.
• **Avantages de l'imposition personnelle** :
- Permet une progressivité (plusieurs taux) par rapport à la proportionnalité (taux unique).
- Exemple : L'impôt sur le revenu en France, calculé selon la composition du foyer fiscal (quotient
familial).
• **Quotient familial** :
- Mari et épouse : 1 part chacun.
- Enfants : 0,5 part pour le premier et le deuxième enfant, 1 part pour le troisième et les suivants.
• **Autres exemples** :
- Impôt successoral : lié à la relation entre le défunt et l'héritier.
- TVA : impôt réel, taux fixe sans considération de la situation du contribuable.
•--
**Paragraphe 2. Imposition directe / imposition indirecte (doctrinale)**
• **Distinction** :
- Imposition directe : frappe directement la matière imposable.
- Imposition indirecte : liée indirectement à la matière frappée, dépend d'un acte du contribuable.
• **Exemples** :
- TVA : indirecte, nécessite une dépense.
- Impôt sur le revenu : direct, ne nécessite pas d'activité spécifique.
•--
**Paragraphe 3 : Imposition sur le revenu, la dépense et le patrimoine**
• **Concepts** :
- Revenu : flux entrant (ex : CSG).
- Dépense : flux sortant (ex : TVA).
- Patrimoine : stock, imposition sans opération (ex : impôt sur la fortune immobilière).
• **Objectif** : Aborder le processus d'imposition et la matière imposable dans le chapitre suivant.
•--
**Paragraphe 4 : Imposition analytique / Imposition synthétique**
• **Distinction** :
- Imposition analytique : cible certaines composantes du patrimoine ou du revenu.
- Imposition synthétique : appréhende la matière imposable dans son ensemble.
• **Exemple** : Droits d'accises, qui relèvent de l'imposition analytique.
**Paragraphe 4 : Imposition analytique / Imposition synthétique**
• **Imposition analytique** :
- Cible des éléments spécifiques de la matière imposable (ex : tabac, pétrole).
- Exemple : Impôt sur la fortune immobilière.
• **Imposition synthétique** :
- Approche globale de la matière imposable, englobant tous les produits et biens.
- Exemple : Impôt sur le revenu, qui est calculé sur le revenu global.
- La TVA est également considérée comme une imposition synthétique.
• **Note** : Cette classification est doctrinale et n'a pas de valeur juridique.
•--
**Paragraphe 5 : Imposition déclarative / Imposition non déclarative**
• **Imposition déclarative** :
- La majorité des systèmes fiscaux sont déclaratifs, où le contribuable informe le fisc de la matière
imposable via une déclaration.
• **Imposition non déclarative** :
- Quelques prélèvements ne nécessitent pas de déclaration.
• **Conséquences juridiques** :
- Il existe des implications juridiques liées à la déclaration, notamment :
- Droit à la procédure contradictoire.
• **Illustration** :
- **CE, 7 déc. 2001, SA Ferme de Rumont** : Un producteur a contesté une décision de
l'administration qui a remis en cause sa déclaration sans lui permettre de présenter ses
observations. Le Conseil d'État a affirmé que le droit à la défense s'applique même sans sanction.
• **Autre cas** :
- **CE, 5 juin 2002, Simoens** : Le Conseil d'État a élargi le droit à la défense en matière fiscale,
même lorsque la procédure contradictoire n'est pas explicitement requise par la loi.
•--
**Chapitre II : Les principes de l’imposition**
• **Fondement** : Les principes de l'imposition découlent des articles 13 et 14 de la DDHC de
1789, établissant la légalité et l'égalité.
• **Article 13 DDHC** : Établit que la contribution doit être équitablement répartie selon les facultés
des citoyens.
• **Article 14 DDHC** : Garantit aux citoyens le droit de participer à la détermination de la
contribution publique.
•--
**Section 1 : Le principe de la légalité de l’imposition**
• **Distinction** :
- **Principe de légalité** : L'imposition est régie par des règles juridiques hiérarchisées.
- **Réserve de loi** : Compétence principale du législateur, historiquement liée à la fiscalité.
•--
**Sous-section 1 : Le contenu du principe de la légalité**
**Paragraphe 1. Examen des normes supra législatives**
**A. Les normes constitutionnelles**
1) **Contenu des normes constitutionnelles en matière fiscale** :
• **Normes de procédure** :
- Régissent la répartition des compétences entre les organes (articles 34 et 37 de la Constitution).
- Le législateur est en principe responsable de la matière fiscale, mais d'autres acteurs peuvent
intervenir :
- **Gouvernement** : Peut utiliser des ordonnances (ex : ordonnance du 7 déc. 2005 sur les
sanctions fiscales).
- **Président** : Peut exercer des pouvoirs de crise (article 16 C).
- **Peuple** : Ne peut pas intervenir en matière fiscale pour éviter des dérives (ex : proposition
N°13 en Californie).
• **Vice de compétence** :
- Le législateur doit exercer sa compétence en matière fiscale, sinon cela entraîne un vice de
compétence, qui peut être positif ou négatif.
**Sous-section 1 : Le contenu du principe de la légalité**
**Paragraphe 1. Examen des normes supra législatives**
**A. Les normes constitutionnelles**
• **Incompétence positive** :
- Interférence entre deux organes ayant des compétences distinctes (ex : droit fiscal vs droit
commercial).
• **Incompétence négative** :
- Un organe compétent n'exerce pas pleinement ses compétences.
- Peut être invoquée devant le Conseil constitutionnel (CC) pour garantir la pleine compétence
législative en matière fiscale.
• **Conditions d'invocation** :
- En matière fiscale, l'incompétence négative peut être soulevée dans le cadre du contrôle a priori.
- Peut être invoquée dans une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC) si le texte porte
atteinte à un droit ou une liberté constitutionnellement garantie.
• **Compétence du législateur** :
- Selon l'article 34 de la Constitution, le législateur définit l'assiette, le taux et les modalités de
recouvrement des impositions.
- L'autorité réglementaire peut intervenir selon l'article 35 pour l'application de la loi.
**B. Les normes de fonds**
• **Principes du droit fiscal** :
- Inclut le principe d'égalité, vérifié par le Conseil constitutionnel.
• **Principe de nécessité de l’impôt** :
- Fondé sur l'article 14 DDHC, il stipule que les citoyens doivent pouvoir constater la nécessité de la
contribution publique.
- Sa portée est limitée en dehors du cadre répressif, où l'article 8 DDHC interdit les peines
rétroactives.
• **Conséquence du principe** :
- Interdiction des lois pénales rétroactives, sauf si la nouvelle loi est moins sévère (rétroactivité in
mitius).
- Le législateur peut voter une rétroactivité justifiée par l'intérêt général, mais ne peut pas annuler
une décision définitive.
**2) La QPC en matière fiscale**
• **Conditions de la QPC** :
- Doit concerner une disposition législative, ce qui pose problème car toute la matière fiscale n'est
pas législative.
- Les décrets de 1981 ont codifié les parties réglementaires et législatives, mais un décret ne peut
modifier un texte législatif sans autorisation.
• **Critères de recevabilité** :
- La QPC ne doit pas avoir déjà été déclarée conforme par le CC.
- Doit soulever une question nouvelle et sérieuse, portant sur une liberté fondamentale.
• **Jurisprudence** :
- CC, 18 juin 2010 : L'article 14 DDHC ne peut pas être invoqué dans une QPC.
- CC, 28 nov. 2014 : Incompétence négative peut être invoquée sur la base de l'article 16 DDHC.
- CC, 19 septembre 2014 : L'article 13 DDHC peut être invoqué pour établir le principe d'égalité
devant les charges publiques.
**B. Les normes conventionnelles**
**1) Le droit de l’UE**
• **Importance du droit de l’UE** :
- Source majeure en droit fiscal, avec une autorité supérieure aux lois nationales selon l'article 55
de la Constitution.
• **Hiérarchie des normes** :
- Le droit de l’UE prévaut sur d'autres normes en cas de conflit, même sans hiérarchie au sein du
bloc conventionnel.
• **Interdictions et intégration** :
- Article 30 TFUE : Interdiction de droits de douanes ou taxes équivalentes au sein de l’UE.
- Article 49 TFUE : Liberté d’établissement, avec des implications fiscales pour éviter des abus (ex :
exit tax pour les dirigeants d'entreprises).
**B. Les normes conventionnelles**
**2) Le droit européen des droits de l’Homme, le droit du Conseil de l’Europe**
• **Source du droit fiscal** :
- Articles de la CEDH peuvent être contestés en matière fiscale (ex : article 6 sur le procès
équitable, article 8 sur la protection du domicile, article 1er du protocole 1 sur le droit au bien).
**a- L’article 6 CEDH (portée faible et peu utile en matière fiscale)**
• **Droit à un procès équitable** :
- Article 6 garantit un procès équitable, mais ne s'applique pas à la matière fiscale (imposition n'est
pas une sanction).
- CEDH, 12 fév. 2001, Ferrazzini c/ Italie : la matière fiscale relève des prérogatives de la puissance
publique.
• **Interprétation** :
- L'article 6 ne peut pas être invoqué en matière fiscale, son champ d'application exclut les
prérogatives fiscales.
**b- L’article 1 du premier protocole additionnel (portée importante)**
• **Protection du droit au bien** :
- Ne protège pas contre le paiement des impôts, mais contre les impôts excessifs et les lois
rétroactives.
• **Créance fiscale** :
- CEDH, 14 mars 2011, Darby : la créance fiscale est considérée comme un bien au sens de
l'article 1er.
- La créance doit être légitime, mais pas nécessairement certaine.
• **Rétroactivité vs Rétrospective** :
- Rétroactivité : modification des lois affectant des faits antérieurs au fait générateur.
- Rétrospective : imposition avant la survenance du fait générateur.
- CEDH, 9 mai 2012, Ministre contre société EPI : protection de l'espérance légitime d'un crédit
d'impôt malgré une loi rétrospective.
**c- Article 8 CEDH**
• **Protection de la vie privée** :
- Protège les justiciables dans leur vie privée et familiale, y compris la protection du domicile.
- L'administration peut perquisitionner avec l'autorisation d'un juge.
**3) Les conventions fiscales internationales**
• **Importance des conventions** :
- Les conventions fiscales internationales régulent les relations fiscales entre États pour éviter la
double imposition et prévenir l'évasion fiscale.
- Elles établissent des règles sur la répartition des droits d'imposition entre les États signataires.
**3) Les conventions fiscales internationales**
**a- Objet des conventions fiscales internationales**
• **Double imposition** :
- Principal objectif : régler les cas de double imposition.
- Distinction entre :
- **Double imposition juridique** : même matière imposable dans deux États.
- **Double imposition économique** : même matière imposable pour deux personnes différentes
(ex : impôt sur les sociétés et dividendes).
• **Imposition des résidents à l'étranger** :
- Imposition selon domicile fiscal, nationalité ou lieu de source.
- En France, les résidents fiscaux ou les sources en France sont imposés.
• **Méthodes de règlement** :
- **Exemption** : un pays s'abstient d'imposer.
- **Imputation** : les deux pays imposent, mais un crédit d'impôt est prévu.
• **Modèles de conventions** :
- Modèle de l'OCDE.
- Modèle de l'ONU.
• **Exemple du traité franco-égyptien** :
- Article 20 : les pensions alimentaires sont imposables, mais exonérées pour les étudiants
égyptiens en France, sous certaines conditions.
• **Coopération administrative** :
- Permet l'échange d'informations fiscales entre États (ex : article 27 du traité franco-égyptien).
**b- Le principe de subsidiarité**
• **Recours par voie d’exception** :
- Conteste un acte basé sur une loi incompatible avec un traité.
- En cas de double imposition, la loi est appliquée avant le traité.
• **Contrôle par le Conseil d'État** :
- Le champ d'application du traité est d'ordre public.
- Un traité peut empêcher l'application d'une loi, mais ne fonde pas l'imposition.
**Paragraphe 2. Examen des normes législatives et infra-législatives (normes règlementaires)**
**A) Application des textes fiscaux dans l'espèce et dans le temps.**
1) **Application dans l'espèce** :
- Le champ d'application territorial peut exclure certaines collectivités ou territoires (ex : outre-mer).
- Le code général des impôts s'applique principalement à la métropole.
2) **Application dans le temps** :
- Le fait générateur détermine la créance fiscale (ex : clôture de l'année civile pour l'impôt sur les
sociétés).
- Importance de la date du fait générateur pour l'imposition.
**B) La répartition des compétences** :
• **Circulaires administratives** :
- Les circulaires peuvent être contestées si elles sont impératives (CE, 19 déc. 2003).
- La jurisprudence Duvignère s'applique en matière fiscale.
• **Droit fiscal et droit administratif** :
- Le droit fiscal ne suit pas toujours le droit administratif (ex : réponse ministérielle non contestable).
**Sous-section 2. Les limites au principe de légalité**
**Paragraphe 1. La prescription**
• La prescription éteint un droit par l'écoulement du temps, pouvant être :
- **Acquisitive** : usucapion.
- **Extinctive** : fin du délai de recours.
• En matière fiscale, deux types de prescriptions :
- **Délai de reprise** : généralement jusqu'au 31 décembre de la troisième année suivant l'année
d'imposition.
- **Délai de réclamation** : pour les impôts locaux, jusqu'au 31 décembre de l'année suivant
l'imposition.
**Paragraphe 2. La garantie contre les changements de doctrine**
• Les articles L 80 A et L 80 B du livre des procédures fiscales permettent aux contribuables
d'opposer les interprétations administratives.
- **Article L 80 A** :
- Oppose les circulaires à l'administration.
- Protège le contribuable de bonne foi, même si la circulaire est illégale.
- **Article L 80 B** :
- Prise de décision individuelle (rescrit).
- Si l'administration ne répond pas dans les 3 mois, cela vaut acceptation, sauf si la demande n'est
pas dans la liste prévue.
- **Article L 64 B** :
- Permet de poser des questions sur des montages juridiques pour éviter l'abus de droit.
- Silence de l'administration au-delà de 6 mois vaut acceptation.
• Ces garanties sont peu utilisées, et la probabilité d'obtenir satisfaction est faible, mais le
contribuable de bonne foi a droit à une demande complète et exacte.
**Section 2: Le principe d’égalité et l’imposition**
• Le principe d'égalité exige un traitement identique pour des situations identiques, avec des
exceptions pour l'intérêt général.
• **CC décision N°91-311 DC** :
- L'égalité ne s'oppose pas à des traitements différents pour des situations différentes, tant que cela
est justifié par l'objet de la loi.
• **Fondements juridiques** :
- **Article 14 CEDH** : principe de non-discrimination, combiné avec l'article 1er du 1er protocole
additionnel pour l'égalité entre contribuables.
- **CE, avis, 12 avril 2002, société financière Labeyrie** : la combinaison des articles permet de
contester une rupture d'égalité horizontale, mais pas verticale.
• **Droit de l'Union européenne** :
- La CJCE affirme l'égalité, mais la France exige que les différences de traitement soient motivées
par l'intérêt général.
• **Constitution** :
- Articles 1er, 6 et 13 de la DDHC.
• **Évolution de l'égalité devant l'impôt** :
- Initialement liée à l'égalité devant la loi, elle a évolué vers une approche de justice sociale.
- **CC, 30 décembre 1981, 81-133 DC** : l'égalité devant l'impôt se confond avec la justice sociale,
et la contribution doit être proportionnelle aux facultés du contribuable.
**Chapitre-III: Le processus de l’imposition**
• La loi fixe les règles concernant l’assiette, les taux et les modalités de recouvrement de l'impôt.
**Section 1: L’assiette de l’imposition**
• L’assiette désigne la matière imposable sur laquelle s'applique le tarif de l’imposition.
**Sous-section 1. Le champ d’application**
**Paragraphe 1. Le champ d’application matérielle.**
• Ce qui est soumis à l’imposition inclut la matière imposable et les personnes.
A. La matière imposable
• Classification économique : revenu, dépense, patrimoine, avec un focus sur le revenu.
1) Le revenu (ou le résultat d’une entreprise)
• Le revenu constitue l’assiette de l’imposition pour les personnes physiques (impôt sur le revenu,
CSG) et les entreprises (impôt sur les sociétés).
a-revenue comme référence
• Le revenu est un indicateur de la capacité contributive, souvent utilisé pour plafonner les
impositions.
- Exemples de plafonnement :
- Bouclier fiscal de 2005 : impôts ne dépassant pas 60% du revenu, réduit à 50% en 2007.
- Taxe d’habitation plafonnée à 3,44% du revenu.
• Protection contre l'imposition confiscatoire :
- En Espagne, l'article 31-1 de la Constitution stipule que l'imposition ne doit pas être confiscatoire.
- Au Venezuela, l'article 317 de la Constitution interdit les impôts confiscatoires.
- En France, la protection est indirecte via l'article 13 de la DDHC, mais sans mention explicite de
non-confiscation.
• Impossibilité pour le Juge de fixer un seuil d’imposition :
- Les juridictions évaluent les facultés contributives, mais ne peuvent pas établir un plafond
d’imposition.
- Le Conseil constitutionnel a jugé que l'excès d'imposition est relatif et dépend des circonstances.
• Limites par la CEDH :
- L’article 1er du premier protocole additionnel vise à lutter contre les impositions excessives.
- Décision CEDH, 4 janvier 2008, Imbert de Tremiolles : l'ISF contesté n'a pas été jugé excessif en
raison de son plafonnement.
- Reconnaissance que des impôts trop élevés peuvent porter atteinte au droit de propriété, ce qui
peut les exclure de la définition d'impôt au sens de l'article 1.
**Sous-section 1. Le champ d’application matérielle.**
**Paragraphe 1. Le champ d’application matérielle.**
A. La matière imposable
• **Revenu (ou le résultat d’une entreprise)**
- L'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés se basent sur le revenu des personnes physiques
et des entreprises.
- **Exemples jurisprudentiels :**
- **C. cass., 23 juin 2009, Loge :**
- Deux contribuables avec un patrimoine de 37 à 40 millions d'euros payent un ISF et un impôt sur
le revenu dépassant cinq fois leur revenu.
- La Cour a jugé qu'il n'y avait pas confiscation, car l'imposition était voulue, non subie.
- **CEDH, 14 mai 2013, NKM c/ Hongrie :**
- Un impôt de 98% sur les indemnités de licenciement a été jugé non excessif par la CEDH, qui a
évalué le taux moyen d'imposition.
b- **Un élément d’assiette**
• **Définition du revenu pour l’impôt sur le revenu :**
- Les lois de 1914 et 1917 n'ont pas défini le revenu, mais les juridictions administratives appliquent
le droit civil, considérant le revenu comme un fructus régulier et permanent.
- Les plus-values ne sont pas considérées comme des revenus imposables, car elles ne sont pas
régulières.
• **Imposition des faits illégaux :**
- Le trafic de drogue est imposé, mais pas par TVA, car seule une activité économique du marché
est soumise à cette taxe.
- Les gains de jeux de hasard, les libéralités et les indemnités réparatrices ne sont pas considérés
comme des revenus imposables.
**2) La dépense**
• **Notion de dépense :**
- Une dépense ne conduit pas nécessairement à une diminution de l’actif net.
- L'imposition sur les transactions alimentaires est claire, mais d'autres biens comme les voitures ou
appartements ne diminuent pas immédiatement l'actif net.
• **Application de la TVA :**
- La TVA peut s'appliquer même sans mutation de propriété, par exemple lors de transferts
intra-UE.
- L'auto-consommation peut également être soumise à la TVA, même sans vente.
**3) Le capital / le patrimoine**
• **Définition :**
- Le capital renvoie à la richesse acquise, à un stock.
- Les pays avec un impôt sur le patrimoine appliquent généralement deux formes : impôts
périodiques et impôts sur la fortune.
**B. Les personnes imposables**
• **Imposition universelle :**
- Toutes les personnes en France, y compris l'État, sont imposables.
1) **Les personnes physiques**
• **Sujets de droit fiscal :**
- Un groupe de personnes physiques peut être considéré comme un seul sujet fiscal, notamment
pour l'impôt sur le revenu et l'impôt sur la fortune immobilière.
• **Politique familiale :**
- L'imposition est souvent basée sur le foyer fiscal, prenant en compte les couples.
- Égalité entre conjoints instaurée par la loi de 1982, abolissant la notion de chef de famille.
• **PACS :**
- Initialement, le PACS avait une période probatoire de 3 ans sans effets fiscaux, mais cette période
a été supprimée en 2004, alignant les droits fiscaux des pacsés sur ceux des mariés.
• **Concubinage :**
- Reconnu en matière d'impôt sur la fortune immobilière, mais pas pour l'impôt sur le revenu.
2) **Personne morale**
• **Imposition des organismes :**
- Les personnes morales, y compris les organismes à but non lucratif, peuvent être imposées.
- Trois critères déterminent l'imposition d'un organisme à but non lucratif :
- Gestion intéressée.
- Concurrence avec d'autres opérateurs économiques.
- Utilité sociale.
**Paragraphe 2. Champ d'application territoriale**
• **Critères de localisation de l'assiette :**
1) **Nationalité :**
- Lien politique entre l'État et le contribuable, peu utilisé en France.
2) **Résidence :**
- Critère principal pour l'impôt sur le revenu.
- Critères pour vérifier la résidence fiscale :
- Personnels : foyer ou résidence de la famille (6 mois + 1 jour en France).
- Professionnels : activité principale en France.
- Économiques : patrimoine majoritairement en France.
3) **Matière imposable (source) :**
- Revenus générés en France sont imposés, même pour les non-résidents.
**Paragraphe 3. Méthodes d'évaluation :**
• **Évaluation forfaitaire :**
- Basée sur une estimation approximative de l'assiette, sans nécessiter de justification, par
exemple, un pourcentage fixe des frais.
**3. Méthodes d'évaluation :**
• **Évaluation forfaitaire :**
- Estimation approximative de l'assiette sans justificatifs.
- Avantage pour le contribuable : impôt réduit et moins de contrôles pour l'État.
• **Évaluation réelle (exacte) :**
- Basée sur l'appréciation des justificatifs par un comptable.
• **Évaluation indiciaire :**
- Repose sur des éléments extérieurs à la matière imposable, considérée comme un consensus
social.
- Exemple : Contribution sur les portes et fenêtres après la Révolution française, supprimée en
1916 pour des raisons de salubrité publique.
• **Évaluation réelle :**
- Vise à se conformer à la réalité, nécessitant une déclaration, souvent par des tiers (ex. :
employeurs déclarant les rémunérations).
**Section 2. La liquidation de l'impôt :**
• **Définition :**
- Calcul et évaluation de l'imposition, nécessitant un tarif (incluant des correctifs comme le crédit
d'impôt).
**Paragraphe 1. Qui fait la liquidation ?**
• **Trois possibilités :**
1. **Par l'administration :**
- Basée sur les déclarations fiscales des contribuables et des tiers.
- Liquidation par avis de mise en recouvrement pour les impôts indirects et par rôle pour les impôts
directs.
- Le rôle, origine des rouleaux des pharaons, identifie les impôts acquittés et les contribuables.
2. **Par le contribuable :**
- Auto-liquidation où le contribuable calcule ses impôts et les dépose à l'administration, qui
n'intervient qu'en cas d'erreur.
3. **Par un tiers :**
- Ni l'administration ni le contribuable ne calculent les impôts, comme les employeurs déclarant les
rémunérations.
**Paragraphe 2. Les modalités de liquidation :**
1. **Imposition des quantités et des répartitions :**
- Formule : Assiette * tarif = imposition.
- Exemple : La TVA est une imposition de quantité, car le résultat est imprévisible.
2. **Imposition à taux spécifique et à taux ad Valorem :**
- Imposition spécifique : Montant fixe, ex. : impôt d'enregistrement.
- Imposition à taux ad Valorem : Dépend de la base, ex. : TVA.
3. **Imposition proportionnelle et progressive :**
- Imposition proportionnelle : Un seul taux appliqué à la matière imposable.
- Imposition progressive : Plusieurs taux appliqués à la même matière imposable, avec un barème
selon le revenu (taux plus élevé pour les revenus plus élevés).

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