LISTERIA
LISTERIA
Listeria
A. Leclercq, C. Charlier-Woerther, S. Kayal
Les bactéries appartenant au genre Listeria sont des petits bacilles à Gram positif non sporulés, non
capsulés et très répandus dans l’environnement. Listeria monocytogenes est responsable d’infections
sporadiques chez l’adulte surtout de plus de 65 ans ainsi que la femme enceinte, et parfois épidémiques
chez l’homme et les autres espèces animales. Classiquement, la porte d’entrée est digestive, faisant suite à
l’ingestion d’un aliment contaminé. La bactérie est alors capable d’envahir et de survivre à l’intérieur des
cellules grâce à de nombreux facteurs de virulence. Sa physiopathologie se caractérise par sa capacité
à traverser les barrières intestinale, placentaire et hématoencéphalique pour provoquer une infection
systémique et se disséminer vers le système nerveux central et le placenta. Devant une listériose, le
pronostic vital immédiat est péjoratif et, en cas de survie, les patients peuvent présenter d’importantes
séquelles neurologiques suite à une méningite ou une encéphalite. L’antibiothérapie de référence associe
amoxicilline et gentamicine, ou en cas d’allergie le triméthoprime-sulfaméthoxazole.
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Listeria 90-05-0210-A
Ensilage Transformation
alimentaire
Environnement
Eaux usées Homme
(eau, sol , végétation)
agroalimentaire est également important à effectuer, tout autant depuis 2005 et reste inexpliquée [31] . Les formes sporadiques sont
que la recherche des autres espèces de Listeria spp. qui, indirecte- majoritaires et concernent avant tout des patients ayant une sus-
ment, reflètent la présence de L. monocytogenes en faible nombre. ceptibilité accrue aux infections par L. monocytogenes.
Les situations où la consommation alimentaire peut concerner Les principaux facteurs de risques reconnus à ce jour sont les
des populations ayant des facteurs de risque, notamment les per- suivants [31] :
sonnes séjournant dans des établissements de soins, nécessitent • l’âge supérieur à 65 ans (particulièrement les hommes) ;
que le critère microbiologique de sécurité à appliquer est l’absence • la grossesse ;
de contamination des aliments par L. monocytogenes et non la • les immunodépressions de type cellulaire (traitements immu-
tolérance de 100 cfu/g ou ml. nosuppresseurs, greffes de moelle, transplantation cardiaque
Différentes modalités préventives mises en place par les struc- et rénale), le syndrome d’immunodéficience lié au virus de
tures de soins et à tous les stades de la chaîne alimentaire l’immunodéficience humaine, les hémopathies malignes ;
permettent de prévenir la contamination alimentaire par L. • les maladies du foie (hépatite chronique, cirrhose, alcoolisme
monocytogenes. Elles ont pour objectif de détruire la bacté- chronique) ;
rie (pasteurisation, irradiation, thermisation, traitements hautes • le diabète ;
pressions), d’empêcher sa croissance (respect de la chaîne du froid, • le cancer.
de la date limite de consommation, etc.), ou encore de contrôler L’utilisation d’anti-tumour necrosis factor (TNF) pourrait égale-
la formulation des aliments pour empêcher sa croissance. ment augmenter le risque d’infection.
Bien que beaucoup plus rares, des listérioses neuroméningées
ont été rapportées chez des patients jeunes (20 à 45 ans) et
Épidémiologie de la listériose humaine non immunodéprimés, en d’autres termes sans facteurs de risque
connus [32] .
Le mode d’infection se fait principalement par voie digestive La fréquence de contamination des aliments par L. monocyto-
suite à l’ingestion d’aliments contaminés. L. monocytogenes est la genes ainsi que le niveau de contamination varient selon qu’il
seule espèce reconnue pathogène pour l’homme. Cependant, de s’agisse d’aliments crus ou transformés. La contamination des
rares cas (environ 12 dans le monde) d’infections chez l’homme aliments par L. monocytogenes peut survenir à tous les stades de
à L. ivanovii subsp. ivanovii ont été décrits et dans la majorité des la chaîne alimentaire, qu’il s’agisse de matières premières, de
cas favorisés par une immunodépression sous-jacente [26] . Ainsi, la transformation, de la logistique, de la distribution ou encore
et bien que ce ne soit pas actuellement prévu par la législation, chez le consommateur [33] . Les investigations effectuées autour
les produits alimentaires avec la présence exclusive de L. ivanovii des nombreuses épidémies survenues dans les pays industrialisés
subsp. ivanovii avec de fortes concentrations pourraient (éventuel- et notamment en France (Tableau 1) ont permis d’identifier divers
lement) relever d’un signalement spécifique. aliments sources.
En France, le système de surveillance microbiologique et épidé- En marge des infections communautaires qui sont la règle, des
miologique de la listériose a servi de modèle pour de nombreux infections nosocomiales ont été décrites en lien avec :
pays [5] . Sur la base d’une déclaration obligatoire des listérioses • une contamination des aliments par des ustensiles de cuisine
humaines depuis 1998, la surveillance est assurée conjointement souvent difficiles à nettoyer (mixeurs, trancheurs, couteaux,
par Santé publique France, qui recense les signalements avec une etc.), ou de systèmes de réfrigération mal entretenus, mais
exhaustivité d’environ 85 %, et le Centre national de référence aussi par l’apparition de niches de récurrence au niveau de sols
des Listeria (CNRL) qui réceptionne et analyse 99 % des isolats endommagés ;
cliniques de l’ensemble des 300 à 400 cas de listériose documen- • un manquement aux règles élémentaires d’hygiène dans les pra-
tés annuellement en France par la déclaration obligatoire. Ainsi, il tiques de soins notamment dans les maternités ou des services
convient que les laboratoires isolant une Listeria d’un prélèvement de gynécologie (tables mal désinfectées, gants non changés
clinique l’envoient au CNRL afin de permettre la surveillance entre sujets, etc.) [34–36] .
microbiologique et la détection des cas groupés. L’incidence peut
ainsi être estimée entre quatre à six cas par million d’habitants,
ce qui est assez élevé par rapport au reste de l’Europe [27] . Néan- Épidémiologie moléculaire de Listeria
moins, et malgré le caractère obligatoire de la déclaration, le
nombre de cas réels est probablement sous-estimé dans la mesure monocytogenes
où les formes paucisymptomatiques, ou non invasives comme les Génosérotypage : méthode de référence
gastroentérites, ne conduisent pas à des explorations microbiolo-
giques spécifiques, et de ce fait ne sont pas identifiées [28–30] .
pour la surveillance épidémiologique
Les mesures réglementaires associées à l’amélioration de Basés sur le fait que quatre sérotypes sont majoritaires et sur
l’hygiène alimentaire ont clairement permis de diminuer les épi- les résultats controversés d’antisérums commercialisés, Michel
démies, et par conséquent l’incidence nationale de la listériose Doumith et al. ont développé en 2004 un schéma de géno-
humaine. Cependant, une augmentation des cas est constatée sérotypage, ou groupage polymerase chain reaction (PCR), de L.
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PI-PLC
1 4
LLO
2
PC-PLC
ActA 3 B
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Aliment
contaminé
Foie Cerveau
Barrière hématoencéphalique
Méningoencéphalites
Sang Sang
Nodules
lymphatiques
Intestin
Barrière intestinale
Gastroentérites
Rate
Placenta
Barrière placentaire
Infections maternonéonatales
Figure 3. Physiopathologie et tableaux cliniques de la listériose humaine.
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Listeria 90-05-0210-A
Le LCS présente un profil cellulaire et biochimique très variable. peptonée (4 ml additionnés de rouge de phénol et 1 % pour le
Il peut être clair, trouble ou franchement purulent. L’aspect D-xylose, le L-rhamnose, le mannitol et 0,5 % en alpha-méthyl-D-
cytologique classique est de type panaché comprenant à la fois mannoside). Les espèces non hémolytiques comme L. welshimeri,
polynucléaires, monocytes et lymphocytes en proportion homo- L. innocua et L. grayi sont considérées comme non pathogènes.
gène. Dans certaines formes purulentes (> 100 éléments/mm3 ), Le diagnostic différentiel avec les bactéries suivantes peut se
seuls les polynucléaires peuvent être représentés ; à l’inverse, dans poser :
le cas de méningite à liquide clair, les formes lymphocytaires • entérocoques : possédant de nombreux caractères en commun
prédominent. La protéinorachie est habituellement supérieure avec Listeria : ils se développent sur des milieux biliés, hyper-
à 1 g/l, mais elle peut être subnormale. L’hypoglycorachie, qui salés ou à pH 9,6 et réduisent le tellurite de potassium à 0,5 %.
est classique, n’est souvent que transitoire et la glycorachie Certaines espèces sont hémolytiques. La mobilité à 25 ◦ C, le
peut être normale malgré un aspect cellulaire de méningite test de la catalase ainsi que la morphologie à l’examen direct
purulente. permettent de les différencier ;
• Lactobacillus : immobile et catalase-négatif ;
• Erysipelothrix : immobile, catalase-négatif, production d’H2 S ;
Culture • corynébactéries : catalase-positives ;
• Bacillus circulans dans le cas de prélèvements d’origine alimen-
Étant une bactérie peu exigeante, les isolements de L. mono-
taire car il possède également une PI-PLC, mais est facilement
cytogenes de prélèvements biologiques paucimicrobiens (LCS,
distinguable par sa morphologie au Gram.
placenta, etc.) peuvent être réalisés sur des milieux ordinaires ®
Parmi les galeries biochimiques pouvant être utilisées, API -
(gélose nutritive, trypticase-soja) ou enrichis avec 5 % de sang ®
Listeria ou Vitek donnent des identifications justes, mais ne
et incubés à 37 ◦ C. L’emploi d’une gélose au sang de cheval ou de ®
couvrent pas les nouvelles espèces décrites [68, 69] . API -Coryne
mouton est nécessaire pour la mise en évidence de colonies bêta-
peut être utilisé si et seulement si des caractères additionnels sont
hémolytiques caractéristiques de L. monocytogenes (zone étroite
vérifiés comme la bêtahémolyse afin de rendre une identification
d’hémolyse complète), pouvant toutefois n’apparaître qu’au bout
certaine.
de 48 heures de culture ou ne pas apparaître pour de rares souches.
Les prélèvements de sites normalement stériles (LCS, placenta,
etc.) peuvent être ensemencés dans un bouillon nutritif au glucose
à 0,5 % ou Fraser, ce qui améliore la croissance des Listeria. Identification protéomique par spectrométrie
Un dimorphisme des colonies peut apparaître dans le cadre de de masse (« matrix assisted laser
la culture des prélèvements pour les infections sur prothèse de
hanche [60] . Les deux types de colonies doivent être étudiés et
desorption/ionization-time
conservés. of flight »[MALDI-TOF] MS)
Lorsque le prélèvement est plurimicrobien (échantillons ali-
Les espèces du genre Listeria les plus fréquentes dont L. mono-
mentaires ou d’environnements agroalimentaires), il est indiqué
cytogenes sont maintenant identifiables par la nouvelle méthode
de passer par un stade d’enrichissement avant d’utiliser un milieu
alternative d’identification de spectrométrie de masse MALDI-
chromogène sélectif comme il est indiqué dans la norme inter-
TOF, mais en utilisant de préférence une extraction totale des
nationale de détection et d’énumération des L. monocytogenes et
protéines pour un résultat fiable d’identification à l’espèce [70, 71] .
Listeria spp. : NF EN ISO 11290 parties 1 et 2 [63–65] .
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Tableau 2.
Principaux caractères biochimiques de différenciation des Listeria (L.).
Genre-espèce Catalase Mobilité Esculine PI-PLC Mannitol -hémolyse CAMP-test DIM MAN DAR XYL RHA MDG RIB G1P TAG
(22–30 ◦ C) (-glucosidase)
Rhodococcus Staphylococcus
equi aureus
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L. aquatica + – + – – – – – – + – + + – + – +
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L. booriae + – + – + – – – – + + + + + V – –
L. cornellensis + – + – – – – – – – – + – + + – –
L. fleischmannii + – + – V – – – – – + + + + – – –
subsp.
coloradensis
L. fleischmannii + – + – V – – – – – + + + + – – –
subsp.
fleischmannii
L. floridensis + – + – – – – – – – – + + + – – –
L. grandensis + – + – – – – – – – V + – + + – –
L. grayi subsp. + + + – + – – – + + + – (–) V + – –
grayi a
L. grayi subsp. + + + – + – – – + + + – + V + – –
murrayi
L. innocua + + + – – – – – + + + – V + – – –
L. ivanovii subsp. + + + + – + + – V – + + – + + V –
ivanovii (24–48 h)
L. ivanovii subsp. + + + + – + + – V – + + – + – V –
londoniensis (24–48 h)
L. marthii + + + – – – – – – + + – – + – – –
L. monocytogenes + + + + – + – + – + + – +b + – – –
(24 h) (24–72 h)
L. newyorkensis + – + – + – – – – – – + V + + – –
L. riparia + – + – V – – – – + – + + + V – –
L. rocourtiae + (+) + – + – – – – + – + + + + – –
faible
L. seeligeri + + + – – + – + + – + + – + – – –
L. weihenstepha- + – + – + – – – – – + + + + – – –
nensis
L. welshimeri + + + – – – – – (+) + + + V + – – +
CAMP-test : Christie, Atkins, and Munch-Peterson test ; PI-PLC : phosphatidylinositol phospholipase C ; DIM : D-arylamidase ; MAN : alphamannosidase ; DAR : D-arabitol ; XYL : D-xylose ; RHA : L-rhamnose ; MDG :
alpha-méthyl-D-glucoside ; RIB : D-ribose ; GIP : glucose-1-phosphate ; TAG : D-tagatose ; V : variable ; + ou – : la majorité des souches présente un résultat positif ou négatif ; (+) ou (–) : plus de 90 % des souches présentent ce
EMC - Biologie médicale
résultat.
a
La sous-espèce grayi est mannitol-positive, nitrate-négative et turanose-négative alors que la sous-espèce murrayi est mannitol-négative, nitrate-positive et turanose-positive.
b
Rares souches rhamnose-négative appartenant à la lignée IIIB/IIIC.
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Détection par méthodes basées être inférieure à 15 jours pour une infection bactériémique, elle
est de trois semaines pour une infection neurologique.
sur la « polymerase chain reaction » Devant une listériose néonatale, le schéma thérapeutique
Des kits commerciaux ou méthodes internes existent en PCR recommandé est l’amoxicilline (200 mg/kg/j en intraveineuse)
point final, qPCR, et qPCR isothermale. Ils ciblent principalement combinée à la gentamicine (3–5 mg/kg/j). La durée totale du trai-
le gène hly encodant la LLO pour L. monocytogenes ou le gène tement est de 21 jours (la durée de la bithérapie n’est pas codifiée).
prs pour les principales Listeria spp. Ces PCR spécifiques sont à Devant une fièvre isolée chez une femme enceinte faisant sus-
favoriser à des PCR amplifiant le gène de l’ARN16S dans les inves- pecter une listériose, un traitement empirique par amoxicilline à
tigations de prélèvements biologiques [79] . Une PCR temps réel la posologie de 4 g/j per os pendant 15 jours est généralement
amplifiant le gène hly de L. monocytogenes peut également être préconisé [89] .
pratiquée dans le LCS : sensible et spécifique, et se révèle par- En cas de consommation d’un aliment identifié a posteriori
ticulièrement utile dans le cas d’une infection décapitée par un contaminé, aucune antibiothérapie systématique n’est recom-
traitement antibiotique [79] . mandée (avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de France
du 29 juin 1999).
Diagnostic sérologique
La sérologie à la recherche d’anticorps anti-Listeria n’est plus
Mesures de prévention
recommandée, mais peut se révéler utile en cas de nécessité Recommandations générales de prévention pour le consomma-
d’un diagnostic rétrospectif dans le cadre d’une épidémie par teur.
exemple [61] . Basée sur l’identification d’anticorps antilistérioly-
sine, son interprétation reste néanmoins difficile en raison de
nombreux faux positifs, notamment lors des infections à strep- Conservation des souches
tocoques ou à staphylocoques [80, 81] .
Si les cultures de travail peuvent être conservées à 5 ± 3 ◦ C, la
meilleure conservation des souches à long terme est à une tem-
pérature inférieure à –75 ◦ C. Les conservations à des températures
Sensibilité aux agents supérieures ne semblent pas permettre un maintien de l’intégrité
antimicrobiens et traitement du matériel génétique des souches de Listeria.
Sensibilité
La sensibilité aux antibiotiques et aux agents antimicrobiens
de type désinfectant est déterminée par la méthode de diffu-
“ Points essentiels
sion en gélose Mueller-Hinton supplémentée ou non avec 5 %
sang et 20 mg/l de bêtanicotinamide adénine dinucléotide (NAD) • L. monocytogenes (exceptionnellement L. ivanovii) est la
après 18 heures d’incubation à 35–37 ◦ C avec 5 % de CO2 . Cette seule espèce pathogène pour l’homme.
méthode pour les antibiotiques a été validée par l’European Com- • La source de la contamination est majoritairement ali-
mittee on Antimicrobial Susceptibility Testing (EUCAST) [82] .
mentaire.
L’antibiogramme doit au minimum comporter les antibiotiques
• L. monocytogenes est invasive avec la capacité de
suivants : pénicilline G, ampicilline, gentamicine, érythromycine,
triméthoprime-sulfaméthoxazole. traverser les barrières intestinale, placentaire, et héma-
Un grand nombre d’antibiotiques sont actifs sur L. monocy- toencéphalique.
togenes : pénicilline G, aminopénicillines, aminosides, rifampi- • Les formes cliniques associées à la listériose sont les
cine [83] , chloramphénicol, triméthoprime et vancomycine. L. bactériémies/septicémies, les formes neuroméningées et
monocytogenes est naturellement résistante aux céphalosporines, les formes maternonéonatales (voire des gastroentérites
à l’oxacilline, à l’aztréonam, à la fosfomycine et à l’acide nali- moins décrites).
dixique. Seule la combinaison d’amoxicilline et de gentamicine • Le diagnostic repose principalement sur les hémocul-
est démontrée synergique et fortement bactéricide in vitro. À tures et l’analyse du LCS mais non sur le sérodiagnostic.
l’inverse la combinaison macrolide/gentamicine est démontrée • En cas d’infection décapitée par une antibiothérapie
antagoniste.
préalable, le diagnostic par des méthodes de biologie
La résistance acquise aux antibiotiques reste extrêmement rare,
moléculaire (PCR hly) améliore la sensibilité du diagnostic.
et n’a pas évolué au cours des 10 dernières années (données
• Le traitement de référence est amoxicilline et gentami-
CNR) [84] .
Une résistance des complexes clonaux CC8 au désinfectant cine.
chlorure de benzalkonium a été rapportée, et pourrait constituer
un facteur de virulence. Les conséquences pratiques de cette obser-
vation récente restent à déterminer [85] .
Déclaration de liens d’intérêts : les auteurs déclarent ne pas avoir de liens
d’intérêts en relation avec cet article.
Traitement de la listériose
Aucune étude randomisée n’a été réalisée dans le cadre
de la listériose, et les recommandations actuelles reposent Références
sur des données in vitro ou animales, dont découlent des
avis d’experts [86, 87] . Le traitement de première intention [1] Dumont J, Cotoni L. Bacille semblable à celui du rouget du porc rencon-
comporte une association d’amoxicilline et de gentamicine. tré dans le L.C.R. d’un méningitique. Ann Inst Pasteur 1921;35:625–33.
Cette combinaison est démontrée très bactéricide in vitro. [2] Ryser ET, Marth EH. Listeria, listeriosis, and food safety. New York:
Marcel Dekker; 2007.
La posologie d’amoxicilline dépend du site de l’infection :
[3] Murray EG, Webb RA, Swann MB. A disease of rabbits characterised
100 mg/kg/j pour une infection bactériémique, 200 mg/kg/j by a large mononuclear leucocytosis caused by hitherto undescri-
dans une infection neurologique. La gentamicine est pres- bed bacillus Bacterium monocytogenes (n. sp.). J Pathol Bacteriol
crite à la posologie de 3 à 5 mg/kg/j [88] . En cas d’allergie 1926;29:407–39.
aux bêtalactamines, il est conseillé d’utiliser le triméthoprime- [4] Pirie JH. A new disease of veld rodents “Tiger river disease”. Pub South
sulfaméthoxazole en raison de sa très bonne diffusion dans Africa Inst Med Res 1927;62:163–86.
le système nerveux central ainsi que dans le compartiment [5] Swaminathan B, Gerner-Smidt P. The epidemiology of human listeriosis.
intracellulaire. La durée du traitement intraveineux ne doit pas Microbes Infect 2007;9:1236–43.
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Necker-Enfants malades, 149, rue de Sèvres, 75015 Paris, France.
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Service de bactériologie-hygiène hospitalière, Centre hospitalo-universitaire de Rennes, 2, rue Henri-le-Guilloux, 35000 Rennes, France.
Équipe d’accueil « Génomique et résistance des micro-organismes opportunistes » (GeRMO), Faculté de médecine, Université Rennes 1, 2, avenue du
Professeur-Léon-Bernard, 35000 Rennes, France.
Toute référence à cet article doit porter la mention : Leclercq A, Charlier-Woerther C, Kayal S. Listeria. EMC - Biologie médicale 2017;12(4):1-11 [Article
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