Philo
Philo
Introduction :
Parmi les thèmes qui alimentent les discussions au milieu des penseurs, figure celui de la
philosophie africaine. S’interroger néanmoins sur le problème de l’existence de ladite
philosophie, des divergences d’opinions surgissent au sein des penseurs. Car si d’aucuns
pensent que la philosophie africaine est une fiction, d’autres estiment le contraire. Par
ailleurs, cette contradiction encore d’actualité fait apparaitre un dilemme : la philosophie
africaine est-elle imaginaire ? N’est-elle pas au contraire une réalité ?
Développement :
Ainsi, il parait judicieux de comprendre par-là que la pensée africaine n’obéit pas aux
critères de scientificité comme le cas de la philosophie occidentale.
Cette conception de Towa a été devancée par Levy Brühl qui voyait déjà chez le noir une
mentalité prélogique, insensible à la contradiction. Certes l’existence de la philosophie
africaine est imaginaire, cependant sous d’autres cieux elle est bel et bien une réalité.
La philosophie africaine existe réellement à travers le mode de vie propre à ce peuple. En
réalité, la philosophie est une conception universelle du monde, une manière de concevoir
les phénomènes naturels. Il n’est pas évident de refuser l’acte de philosopher aux Africains
pourtant détenteurs de la raison. Si la philosophie est par essence rationnelle, cela veut
simplement dire que la philosophie africaine est une réalité. Car la raison est universelle à
tous. Tel est le sens de la pensée de Descartes lorsqu’il affirme : « le bon sens ou la raison
est la chose la mieux partagée au monde » Discours de la méthode. En claire, l’existence de
la philosophie africaine n’est pas un vain mot. Ainsi, les thèses à portée raciste formulées
par Hegel et bien d’autres deviennent un simple bavardage.
Il convient aussi de noter que la philosophie africaine existe à travers l’ontologie bantoue.
Cette ontologie qui est différente de l’ontologie occidentale existe, elle pénètre et informe
toute la pensée du primitif, elle domine et oriente son comportement. C’est le cas des
mythes, des légendes, des proverbes africains qui véhiculent leur mode d’être. A ce propos,
Conclusion :
Tout compte fait, l’existence de la philosophie africaine a un caractère paradoxal. Ceci dans
la mesure où elle présente deux avis contraires ; à savoir : d’une part la philosophie africaine
est une pure fiction, qu’elle n’existe pas, d’autre part qu’elle existe bel et bien malgré les
compagnes de dénigrement enregistrées. Mais, au demeurant, nous retiendrons que
l’existence de la philosophie africaine ne peut faire l’objet d’aucun doute.
Introduction :
La philosophie africaine est l’une des préoccupations majeures qui sont au cœur des débats
entre les penseurs. Dès lors, les systèmes de pensée se disloquent surtout lorsqu’il s’agit
d’examiner le problème de la pratique de la philosophie par les Africains. Car, si pour les
uns philosopher est un acte étranger aux Africains, pour les autres cette affirmation mérite
d’être contredite. D’où il nous parait opportun de nous interroger de la manière suivante :
l’Africain est-il incapable de philosopher ? N’est-il pas au contraire en mesure de produire
une pensée rationnelle ?
Développement :
Conclusion :
En définitive, l’analyse de ce sujet laisse présager un dilemme. Dès lors, deux avis contraires
résument notre argumentation : le premier est celui qui méconnait l’aptitude des Africains
à philosopher, le second est celui qui reconnait la valeur de la culture africaine. Mais, en
sus de cette contradiction, ne dit-on pas que l’Afrique est le berceau de la civilisation ?
Introduction :
Il est sans doute incontestablement reconnu que parmi les notions qui alimentent le champ
de la réflexion philosophique, figure celle de la conscience. Cependant, déterminer la nature
de la conscience constitue une pomme de discorde entre les philosophes, dont les différents
points de vue sont divergents. Car si d’aucuns pensent que la conscience est interne,
d’autres estiment le contraire. A présent, un questionnement mérite d’être posé : la
conscience est-elle une pure intériorité ? N’est-elle pas au contraire une objectivité ?
Développement :
Le ‘’moi’’ est un concept qui est intervenu en philosophie qu’à partir du XIIe siècle ; et
désignant à la fois la conscience ou le sujet. Par contre la conscience est généralement
définie comme une connaissance plus ou moins nette qu’à l’esprit de ses rapports au monde
et à lui-même. Seulement le sens du sujet nous conduit à saisir la nature de la conscience
sous son aspect interne.
La conscience est avant tout une pensée qui se pense elle-même. Pour mieux comprendre
cela, il convient de recourir au « cogito » cartésien, formule dans laquelle René Descartes
expose le fondement de sa métaphysique. Dès lors, dans le « cogito », la conscience est une
pure subjectivité, une intériorité. C’est un ‘’res cogitans’’ indépendante de son
‘’cogitatum’’. Si le « cogito » signifie « je pense », alors c’est la pensée qui se pense elle-
même sans être rattachée à un objet externe. Par conséquent, l’homme devient
essentiellement un être pensant. C’est ainsi que Descartes déclare : « je connus de là que
j’étais une substance dont toute l’essence ou la nature n’est que de penser… ». En d’autre
terme, toute l’essence humaine se comprend à travers la conscience ou la pensée.
Dans ces mêmes conditions, Socrate au Ve siècle avant Jésus Christ considérait déjà la
conscience comme un miroir interne qui illuminait nos pensées. Car c’est grâce à la seule
conscience que l’on parvient à la découverte de soi. D’où la pensée suivante « connais- toi,
Conclusion :
Introduction :
L’homme se caractérise d’emblée comme un être double, à savoir un être composé de l’âme
et du corps. Mais ces deux entités entretiennent une relation plus ou moins froide, poussant
ainsi les philosophes à s’interroger sur le problème des rapports qui lient les deux substances.
Par ailleurs, la divergence des points de vue entre les penseurs sur ce problème nous conduit
à se questionner de la manière suivante : l’âme est-elle rattachée au corps ? N’est-elle pas
au contraire une entité autonome ?
Développement :
L’âme et le corps sont deux entités diversement définies. Si la première est une substance
pensante, identique à la pensée ou à la conscience, la seconde est une substance matérielle.
Conclusion :
Introduction :
Développement :
La conscience est une notion usuelle en philosophie, mais diversement définie. De son
étymologie, elle dérive du latin ‘’conscientia’’, tiré de cum (avec) et cire (savoir). De son
étymologie, la conscience signifie donc le savoir d’avec. Elle désigne aussi la faculté de
distinguer le bien du mal, le vrai du faux. Ainsi, la conscience revêt deux dimensions
spécifiques : elle est à la fois une faculté de connaitre et une faculté morale.
Généralement la conscience est l’unique entité qui détermine la nature humaine. Dès lors,
de tous les êtres de la nature, l’homme est l’unique qui possède la conscience de telle
manière qu’il s’appréhende, saisit ses états psychiques et maitrise les actes qu’il pose. C’est
tout le sens de la pensée de René Descartes, lorsqu’il déclare : « je connus de là que j’étais
une substance dont toute l’essence ou la nature n’est que de penser… », Discours de la
méthode. Ainsi, par cette affirmation, Descartes montre que l’homme est essentiellement
un être conscient, un être pensant ou raisonnable.
En plus, la conscience diffère l’homme de l’animalité pour confirmer son humanité. Ceci
dans la mesure où elle permet à l’homme d’avoir la maitrise de soi et de son environnement.
C’est le cas par exemple de certains phénomènes communs à tous les êtres vivants (la vie
ou la mort). Face à ces deux phénomènes, l’homme est le seul être qui sait qu’il vit et
meurt. Le philosophe français Blaise Pascal épouse cette thèse et déclares-en ces
termes : « l’homme est un roseau pensant. Non seulement la conscience caractérise
l’homme, mais aussi elle fait sa valeur et sa dignité de telle sorte que l’homme n’est homme
que par la conscience… », Les pensées. Autrement dit, l’homme ne peut être saisi que sous
l’angle de la seule conscience.
En s’inscrivant dans cette logique, Hegel pense que la conscience élève l’homme au-dessus
de tout. Elle permet à l’homme d’établir une union avec lui-même, contrairement aux autres
êtres qui n’ont aucune intuition d’eux-mêmes. Il le dit en ces termes : « l’homme est
essentiellement raison », Leçon sur l’histoire de la philosophie. Certes la conscience
détermine l’homme, mais cette thèse mérite des avis contraires.
La conscience n’est pas l’unique entité qui détermine l’homme, car il existe bien des faits
réels qui témoignent les limites de celle-ci. Il y’ a des actes inférés en l’homme non voulus
par la conscience. S’il arrive que l’homme se trompe, cela prouve qu’il n’est pas toujours
guidé par la conscience, et qu’il n’est pas toujours conscient de ses actes. En effet, être
conscient de ses actes, c’est être capable de les justifier ou de les expliquer. Or, il se trouve
qu’on entende quelqu’un dire par exemple : je ne sais pas ce que je fais ! Excuse-moi, je
l’ai fait sans le savoir ! Cela prouve parfaitement que l’homme n’agit pas forcément de façon
consciente. D’ailleurs, Sigmund Freud pense que le moi ou la conscience ne maitrise pas le
psychisme humain. Il le dit en déclarant ce qui suit : « le moi n’est pas maitre dans sa propre
maison », in difficulté de la psychanalyse. Cela veut dire que c’est l’inconscient qui gouverne
l’homme et imprime sa puissance sur la conscience. Il se manifeste de diverses manières
dans la vie de l’homme, à travers : les rêves, les actes manqués comme les oublis, les lapsus,
les souvenirs écrans et dans certaines maladies du genre : phobie, agoraphobie, névrose,
psychose…
Outre cela, l’homme est plus influencé par ses besoins corporels. Dans ce cas précis, ce n’est
plus la conscience qui le détermine, mais c’est son corps qui lui permet de manger, boire,
se vêtir… C’est pour cette raison que Nietzsche au XIXe siècle pense que : « l’âme, simple
épiphénomène ne peut nullement faire l’homme. Ce qui fait l’homme, c’est plutôt le
corps ».
Conclusion :
Tout compte fait, il se dégage de l’étude de ce sujet que la conscience est d’une part
l’unique entité qui fait l’homme, de l’autre elle se trouve limitée en faisant échapper
certains actes au profit de l’inconscient. Car il est à noter que la conscience ne maitrise pas
l’ensemble des actes que l’homme pose. Mais, que dire alors enfin de compte, que c’est
l’inconscient qui fait l’homme ?
Introduction :
L’étude des relations entre les hommes dans la société a toujours été le théâtre de grandes
controverses parmi les philosophes. Cependant, le problème que pose ce sujet est justement
celui des Rapports entre moi et autrui. A cette préoccupation, les divergences d’opinions
surgissent selon les tendances : d’un côté sont celles qui affirment qu’autrui est un obstacle
pour moi, de l’autre celles qui postulent le contraire. A présent, peut-on dire qu’autrui est
un danger pour moi ? N’est-il pas au contraire un libérateur ?
Développement :
Conclusion :
En définitive, la relation entre moi et autrui se résume en deux avis contraires : d’une part
autrui apparait comme un obstacle pour moi, de l’autre il constitue une source de liberté.
Mais, est-il possible d’envisager une réelle harmonie entre les deux ?
Introduction :
L’homme est animé par un souci majeur de bien conduire sa pensée afin d’accéder à la
vérité. C’est ainsi qu’il crée la logique pour parvenir à ses idéaux. Cependant, plusieurs
systèmes philosophiques se disloquent lorsqu’il est question de traiter le problème de la
nature de la logique ou des critères de la vérité. Car si d’aucuns pensent qu’un discours
cohérent est vrai, d’autre postulent le contraire. A présent, la cohérence garantit-elle
l’accès à la vérité ? La contradiction n’est-elle pas au contraire ce qui garantit la vérité ?
Développement :
La cohérence est souvent définie comme l’absence de contradiction. Par contre, la logique
désigne la science des normes de la pensée ou science du raisonnement valide. De là,
admettre qu’un discours cohérent est logique, c’est dire que le discours vrai est celui qui
n’épouse pas la contradiction.
Tout discours logique est celui qui exclut la contradiction. En effet, dire le vrai, c’est
accepter ce qui est, et rejeter ce qui n’est pas. C’est aussi savoir identifier les choses afin
d’apporter un jugement conforme ou valide. Par exemple, il est impossible de dire d’un
animal qu’il est à la fois mâle et femelle ou d’une proposition de type « A », qu’elle soit à
la fois « A- et A+ ». Cette contradiction inclus la fausseté dans ce que l’on dit. C’est pourquoi
Aristote pense que : « dire le vrai, c’est dire de ce qui est, qu’il est ; et dire le faux, c’est
dire ce qui est faux, qu’il est faux ». Pour mieux comprendre cette pensée d’Aristote, il
suffit de recourir à la doctrine parménidienne de l’être, où l’être doit être identique à lui-
même. Il le dit en ces termes : « L’être est, le non être n’est pas ». Par là on comprend que
la validité d’un raisonnement réside dans l’absence de contradiction.
En plus, l’identité de la pensée avec elle-même garantit l’accès à la vérité. Il parait bien
clair que dans un discours logique, la pensée évolue de l’identique à l’identique, et non de
l’identique à la réalité. Ceci dans la mesure où la validité d’un raisonnement tient compte
de l’harmonie entre les concepts et entre les jugements, abstraction faite au contenu ou à
la réalité. C’est dans ce contexte qu’Aristote pose le fondement du discours correct à travers
son syllogisme qu’il présente comme suit : « Tout homme est mortel, or Socrate est un
homme, donc Socrate est mortel ». Ce syllogisme aristotélicien traduit la vérité parce qu’il
est conforme au principe d’identité et de non contradiction. D’ailleurs, un discours
contradictoire est douteux, donc invalide. Dans son ouvrage intitulé Règles pour la direction
de l’esprit, René Descartes écrit : « Il fallut que je rejetasse comme absolument faux, tout
ce en quoi, je soupçonnais le moindre doute ». En dépit du fait que la cohérence garantit
Conclusion :
Introduction :
Au nombre des thèmes qui alimentent les querelles au milieu des penseurs, figure celui de
la connaissance. Mais, ces débats deviennent plus virulents lorsqu’il s’agit de s’interroger
sur le problème des sources ou origines de la connaissance. Dès lors, si pour certains, la
connaissance provient des sens, pour d’autres elle dérive de la raison. Par ailleurs, cette
contradiction encore d’actualité nous pousse à s’interroger de la manière suivante : La
connaissance provient-elle des sens ? Ne dérive-t-elle pas au contraire de la raison ?
Développement :
Connaitre, c’est avoir une idée conforme à la réalité, c’est refléter fidèlement l’objet. Et,
sentir, c’est percevoir par les sens ou éprouver des impressions sensibles. Par-là, la
compréhension du sujet nous amène à ramener l’origine de la connaissance aux organes de
sens.
De prime d’abord, nous retiendrons que la connaissance n’est pas innée, mais elle relève de
l’acquis. Car, l’homme nait sans connaissance. Et, il l’acquiert progressivement, au fur et à
mesure qu’il agit sur le monde, qu’il transforme son milieu. En agissant sur la nature,
l’homme apprend à connaitre les phénomènes par les organes de sens. C’est par là qu’il
remplit son esprit d’idées, dont la source d’inspiration demeure la nature ou
l’environnement. Delà l’on peut comprendre la théorie de la table-rase (tabula-rasa) de
John Locke, selon laquelle l’esprit de l’homme à la naissance est vide de tout contenu ou
de tout savoir. D’où la pensée suivante : « rien ne nait dans l’entendement avant d’être
auparavant dans les sens », John Locke, Les données immédiates de la sensibilité. On
comprend par-là que la connaissance résulte l’expérience sensible.
En outre, la connaissance obéit à un processus qui passe tout d’abord par les sens avant
d’être acheminé au niveau de l’esprit. En effet, la connaissance s’acquiert progressivement,
d’un stade à un autre. Le premier niveau de la connaissance, c’est la sensation, c’est-à-dire
la perception de l’objet par les sens, puis celui-ci est fourni au niveau de l’entendement
grâce à la sensibilité. C’est pour cette raison que David Hume écrit : « C’est donc en vain
que nous prétendons déterminer un seul événement pour conclure une cause ou un effet
sans l’aide de l’observation ni de l’expérience ». C’est aussi à juste titre ce que pense
Protagoras, pour qui la connaissance scientifique dérive des impressions sensibles. D’où « la
Sentir, ce n’est pas forcement connaitre. Les sens ne nous donnent pas toujours la vraie
connaissance des choses. Dès lors, les informations fournies par les sens sur un phénomène
ne concernent que son apparence extérieure. Les organes de sens n’accèdent pas à l’essence
du phénomène. La connaissance que les organes de sens nous apportent est donc partielle,
incomplète ; c’est une connaissance illusoire. René Descartes en soutenant cette
affirmation, déclare : « Les sens sont trompeurs », Méditations Métaphysiques. Ainsi, il
convient de retenir que la connaissance étant innée chez Descartes, ne relève que de la
seule raison. Et la raison seule peut fournir le savoir. Dans les Règles pour la direction de
l’esprit, il affirme : « L’intelligence seule peut percevoir la vérité ».
La connaissance relève du transcendantal, d’une ascension dialectique de l’âme. Elle est
d’essence éternelle, et ne peut être saisie que par l’âme. Car elle est réminiscence ou
souvenir de l’âme. C’est en comparant les deux mondes (sensible et intelligible) que Platon
parvient à dénoncer l’opinion du monde sensible comme une fausse connaissance. Dans ce
cas, seule la connaissance du monde intelligible, fournie par l’âme est parfaite ou fiable. Il
le dit en ces termes : « Si nous voulons atteindre une connaissance de quelque chose, il nous
faut se séparer du corps et regarder avec l’âme seule, les choses en elle-même », Phédon.
L’origine de la connaissance peut être conçue de deux manières ; à savoir : connaitre, c’est
recourir aux impressions sensibles. Mais aussi la connaissance par le biais des sens est limitée
au profit de la raison. Ainsi, la connaissance provient de deux sources, à la fois des sens et
de la raison.
Conclusion :
En somme, l’analyse de ce sujet nous révèle que les organes de sens, en permettant le
contact avec le monde extérieur, ouvrent la porte de la connaissance. Mais il se dégage aussi
que les sens n’épuisent pas toute la connaissance et ne nous donnent par conséquent que
des informations incomplètes. C’est plutôt à la raison de nous fournir le savoir le plus
complet. Par ailleurs, doit-on répudier les sens et la raison pour recourir à une source de
connaissance plus élaborée ?
Introduction :
La quête de la vérité est le vœu secret de tout homme. Mais, cette notion de la vérité étant
le point culminant de la recherche scientifique, ne cesse de susciter des polémiques au sein
des penseurs. Surtout quand ceux-ci s’engagent à examiner le problème de sa nature. Car,
si d’aucuns pensent que la vérité est immuable, d’autres estiment le contraire. A présent,
est-il possible d’affirmer que la vérité est éternelle ? N’est-elle pas au contraire relative ?
Développement :
La notion de la vérité est généralement définie comme le caractère de ce qui est vrai. C’est
aussi la conformité de ce que l’on dit avec ce qui est. Et pour la pensée scolastique, la vérité
c’est l’adéquation de la pensée et de l’objet. De là, dire que la vérité est absolue, c’est
l’accepter comme définitive, inchangeable.
Premièrement, la vérité religieuse est éternelle, figée. Car les vérités religieuses comme :
Dieu créateur du monde, la trinité de Dieu, Jésus christ s’est ressuscité d’entre les morts
sont des vérités dogmatiques qui passent de génération en génération. Il s’agit des vérités
qui ne souffrent d’aucune contestation. C’est pourquoi les vérités bibliques requièrent un
caractère sacré. Le cas par exemple de la pensée suivante « Dieu est le même, hier,
aujourd’hui et éternellement. Cette vérité que l’on trouve dans les saintes écritures
demeure la même.
En science également, la vérité revêt un caractère absolu. C’est le cas des vérités
mathématiques qui font l’objet d’un consensus grâce à l’exactitude de ces résultats. Nous
Conclusion :
En somme, le problème de la nature de la vérité peut être cerné en deux axes ; à savoir la
vérité est quelque fois absolue, quelquefois relative. Cependant, signalons tout au moins
que la vérité demeure le résultat d’un effort individuel de l’homme.
Introduction :
Développement :
SI l’erreur est définie comme le fait de se tromper ou l’acte d’un esprit qui juge vrai ce qui
est faux, la vérité est au contraire le caractère de ce qui est vrai. Mieux encore la conformité
de ce que l’on dit avec ce qui est.
L’erreur est féconde dans la recherche de la vérité. C’est le cas de la connaissance où la
vérité et l’erreur son ensemble. Car la vérité se construit sous fond d’erreurs, de même le
processus qui conduit à la connaissance est parsemé d’obstacles. Il est donc courant que le
sujet dans la recherche de la vérité aboutisse à une connaissance erronée, plutôt qu’à une
connaissance vraie. Cela s’explique par le fait que là où il y’a la vérité, il y’a aussi l’erreur.
Ainsi, la vérité et l’erreur sont indissolublement liées. C’est ainsi que Hegel écrit : « La
vérité n’est pas une monnaie frappée telle qu’elle est prête à être dépensée ou encaissée »,
Phénoménologie de l’esprit.
Conclusion :
En somme, eu égard de tout ce qui précède, nous retenons que les rapports vérité-erreur
peuvent se résumer en deux thèses. A savoir l’erreur peut se révéler aussi bien négative que
positive. Cependant, malgré cette contradiction, il parait évident de dire que la vérité ne
peut s’écarter de l’erreur. Dans la mesure où les deux sont intimement liées.
Introduction :
Au centre des débats philosophiques se trouve une kyrielle de questions, parmi lesquelles
celle de la nature humaine. Cependant, cette préoccupation ne cesse d’alimenter les
querelles au sein des penseurs. Dès lors, les avis qu’ils donnent diffèrent selon les tendances.
Car si d’aucuns pensent que la nature humaine est une fiction, d’autres estiment le
contraire. A présent, peut-on réellement méconnaitre l’existence d’une nature humaine ?
L’homme n’a-t-il pas au contraire une nature propre ?
Développement :
La nature humaine est un ensemble de propriétés communes à tous les hommes. C’est aussi
un ensemble des caractéristiques innées, biologiques, héréditaires ; par opposition à ce qui
Conclusion :
Tout compte fait, le problème de la nature humaine fait présager deux hypothèses
opposées : la première est celle qui soutient l’idée selon laquelle la nature humaine est un
leurre, car l’homme est un être social et culturel, la seconde reconnait l’existence d’une
nature propre à l’homme. Mais, est-il vraiment évident de déterminer avec fiabilité une
nature humaine ?
Introduction :
Le travail est une activité par laquelle l’homme transforme la nature en vue de produire les
différents biens lui permettant de satisfaire ses besoins. Cependant, la liberté c’est
l’absence de contraintes. Ainsi, admettre que le travail s’oppose à la liberté, c’est
considérer le travail comme une servitude.
D’abord, l’origine du mot travail renvoie à l’idée d’assujettissement, d’aliénation ou de
torture. En effet, le travail dérive du latin ’’tripalium’’ qui signifie instrument de torture.
Cette définition est bien présente dans la tradition judéo-chrétienne, où le travail est conçu
comme une punition, un châtiment que Dieu a infligé aux premiers hommes.
C’est en représailles contre le péché originel que l’éternel Dieu punit les hommes en
choisissant le travail comme moyen de sanction. C’est ainsi qu’il déclara ce qui suit : « tu
mangeras ton pain à la sueur de ton front », Genèse 3 :17-19.
En plus, le travail apparait aussi comme un facteur de dépossession de soi, une privation de
totale de liberté. C’est le cas des sociétés esclavagistes et capitalistes, des sociétés dans
lesquelles le travail des esclaves ou des ouvriers est imposé par le maitre ou le bourgeois.
L’ouvrier ou l’esclave est traité comme une marchandise, car en travaillant, il perd sa liberté
et tous les droits d’homme libre. C’est ainsi que Karl Marx écrit ce qui suit : « plus l’ouvrier
s’extériorise dans son travail, plus il s’appauvrit », Manuscrits de 1844. Autrement dit, le
travail dépersonnalise l’homme et le réduit au rang des choses.
En fin, le travail ne crée pas toujours un environnement favorable à l’homme, il détruit
l’homme lui-même et son espace vital. Ainsi, le travail rend l’homme esclave de ses propres
inventions. Tel est le cas du travail mécanique par lequel l’homme transforme la nature en
détruisant la couche d’ozone, provoquant ainsi le changement climatique. C’est ce que
pense Nietzsche lorsqu’il écrit : « le travail est la meilleure de police », Aurore. Certes le
travail est une servitude, mais il est aussi une source de liberté.
Le travail est au contraire un refus de servitude, il permet à l’homme d’acquérir sa liberté.
En effet, par le travail l’homme apprend à dominer la nature, il impose à la nature sa
volonté. Au départ, esclave de son milieu, l’homme s’affirme et s’affranchit grâce au travail.
René Descartes soutient cette hypothèse lorsqu’il affirme : par le travail l’homme devient
comme « maître et possesseur de la nature », Discours de la méthode. Le travail est donc
une activité par laquelle l’homme se libère de la domination de la nature.
En outre, le travail est un facteur déterminant par lequel l’homme est sorti de l’animalité.
Ceci dans la mesure où il permet à l’homme de façonner son essence, et joue un rôle décisif
dans le processus d’hominisation. C’est donc par le travail que l’homme a quitté le règne
animal pour le règne humain. Pour justifier cela, Georges Baille écrit : « le travail est la voie
de la conscience par laquelle l’homme est sorti de l’animalité », l’Erotisme. On comprend
par-là que le travail libère l’homme et favorise son autonomie. Car c’est en travaillant que
l’homme répond aux besoins les plus immédiats de la vie : manger, se vêtir, se loger, se
soigner… Voltaire le dit en ces termes : « le travail éloigne de nous trois grands maux :
l’ennui, le vice et le besoin », Candide.
Le travail est à la fois une servitude et une source de liberté, dès lors il est parfois un moyen
de torture, parfois un facteur d’autonomie. D’où il apparait comme un mal nécessaire.
Conclusion :
En définitive, l’examen de ce sujet nous permet de dire, d’une part que le travail constitue
un moyen d’aliénation, d’autre part qu’il est aussi un refus de servitude. Mais, en dépit de
cette dualité d’opinions, nous retiendrons que le travail demeure un moyen par lequel
l’homme confirme son humanité.
Introduction :
L’homme est un éternel artisan qui cherche toujours à embellir son cadre de vie. C’est ainsi
qu’il crée l’art afin de parvenir à cet idéal. Mais, s’agissant de la nature ou but de l’art, les
Développement :
L’art est défini comme une activité humaine qui vise essentiellement à exprimer le beau.
Ainsi, se demander si l’art est une reproduction du visible, c’est chercher à savoir si l’art ne
consiste qu’à imiter la nature.
L’œuvre d’art est une reproduction du visible, c’est-à-dire de la beauté naturelle. En
d’autre terme, la fonction de l’art est de reproduire les formes naturelles. Car l’artiste a
pour mission de sembler représenter la réalité de la nature. Dans ce cas, outre ses sensations
ou ses émotions, pour produire une œuvre, l’artiste doit recourir aux objets matériels que
l’on trouve déjà dans la nature. C’est pour cette raison qu’Alain déclare : « Puisqu’il est
évident que l’inspiration ne forme rien sans la matière, il faut donc à l’artiste, à l’origine
des arts et toujours quelque premier objet ou quelque première contrainte de fait sur quoi
il exerce d’abord sa perception », Les arts et les dieux. Autrement dit, l’art a pour
fondement la réalité naturelle.
De même, l’art apparait comme la copie de ce qui existe déjà. C’est à Platon que nous
devons cette affirmation. Car pense-t-il, la représentation artistique n’est ni une réalité ni
une vérité en soi, mais une copie imparfaite du monde intelligible. Par conséquent, l’art qui
n’est qu’une copie de la copie, est bien éloigné du vrai. Il écrit : « quel but se propose la
peinture relativement à chaque objet ? Est-ce de représenter ce qui est tel qu’il est ou ce
qui apparait tel qu’il apparait ? Est-ce l’imitation de l’apparence ou de la réalité ? De
l’apparence. L’art d’imiter est bien éloigner du vrai ». La République, livre X, éd. Fernand
Nathan, Paris, 1988. Bien qu’il est certain que le beau est objectif, mais cette thèse mérite
des avis contraires.
Contrairement aux allégations précédentes, l’art est la réalisation des désirs ou sentiments
intérieurs de l’artiste lui-même. A travers son œuvre, l’artiste exprime ses sentiments, son
habileté, son talent. L’œuvre d’art devient ainsi le produit de son propre génie. C’est ce
que pense d’ailleurs FREUD’ lorsqu’il affirme : « l’artiste comme le névropathe s’est retiré
de la réalité insatisfaisante dans ce monde imaginaire (…). Ses créations, les œuvres d’art,
sont les satisfactions imaginaires des désirs inconscients », Ma vie et la psychanalyse.
Le beau artistique est une réalité éloignée de la nature. Dans ce cas, bien que l’artiste
s’inspire de la réalité naturelle mais, le résultat de son travail relève de son expérience
individuelle, de sa propre subjectivité. Ainsi, la nature n’est qu’un simple moyen
d’inspiration et l’œuvre ou l’objet d’art est bien éloigné de cette réalité naturelle. D’où
cette pensée de Claude Bernard : « l’art c’est moi », c’est-à-dire l’expression de la belle
relève du sentiment intérieur de l’artiste.
L’art est à la fois imitation et recréation de la nature. Car certaines œuvres artistiques
relèvent de la nature, d’autre par contre sont le reflet du génie artistique lui-même.
Conclusion :
THEME V : L’HISTOIRE
Introduction :
L’histoire est l’un des thèmes majeurs qui ne cessent d’alimenter les querelles entre les
philosophes. Dès lors de multiple débats ont été recensés autour de cette notion. Cependant,
le problème qui reste à résoudre est celui du sens de l’histoire. Car si pour certains l’histoire
Développement :
L’histoire est un concept usuel mais, diversement interpréter. Néanmoins nous retiendrons
qu’elle désigne une connaissance méthodique du passé. D’où la définition
traditionnelle : « l’histoire c’est le récit des événements passés ». Dans le contexte
philosophique, elle est définie comme la science du devenir de l’humanité.
L’histoire a un sens si l’on suppose qu’elle obéit à une logique préalablement établie. Pour
s’en convaincre, il suffit de recourir au stoïcisme, pour qui la marche de l’histoire est connue
d’avance. Car les faits historiques obéissent aux normes ou lois de la nature. Selon le
stoïcisme, le monde est strictement dirigé par des dieux et tout ce qui arrive est fatal, c’est-
à-dire l’homme n’y peut rien. C’est de la providence que découle toute chose. C’est pour
cette raison qu’Epictète écrit : « il faut vouloir que les choses arrivent comme elles arrivent
et non comme tu le souhaites », Entretiens.
Ainsi, l’homme ne peut pas modifier le cours des événements d’autant plus que tout est
établi d’avance par la providence divine. Conscient de cette réalité, Bossuet déclare : « Dieu
tient du plus haut des cieux le règne de tous les empires ».
Les stoïciens et Bossuet ne sont pas les seuls à avoir émis des hypothèses sur cette
question. Dès lors, Hegel conçoit l’histoire comme le produit de l’odyssée de la Raison. Pour
lui, l’histoire de l’humanité n’est pas le fait du hasard, d’une contingence mais, le produit
d’une destinée, celle de la Raison ou de l’Esprit. La Raison ou l’Esprit pour Hegel gouverne
le monde, la réalité des événements est rationnelle. A ce propos il écrit : « la raison
gouverne le monde », La Raison dans l’histoire. L’histoire obéit à un ordre cohérent et
déterminé. C’est dans ce sens qu’Hegel renchérit : « l’histoire est la marche de Dieu dans
le monde, le déploiement de l’Esprit dans le temps », Phénoménologie de l’esprit. Certes
l’histoire obéit à un ordre donné, cependant sous d’autres cieux elle est contingente,
hasardeuse, arbitraire.
Contrairement aux philosophies de l’histoire qui croient à une providence aux quelle les
hommes doivent se soumettent consciemment ou inconsciemment, l’histoire est au contraire
une suite chaotique d’événements. Car rien de tout ce qui arrive comme événement n’est
ordonné d’avance, l’histoire est caractérisée par la contingence, le hasard. Raymond Aron
le dit : « il n’est pas nécessaire qu’une providence se place au-dessus de la mêlée, oriente
l’histoire, la fin qui n’est pas voulue par personne, mais qui aurait voulue par tous si tous
l’avaient comprise à l’avance », Dimension de la conscience historique. Ainsi, l’histoire est
imprévisible parce que la causalité est absente.
La connaissance historique relève de l’incertitude. Il existe bien des preuves qui empêchent
de penser à un ordre providentiel. Tout dans l’univers évolue de façon hasardeuse.
D’ailleurs, Karl Marx considérait déjà l’histoire comme une suite chaotique lorsqu’il
écrit : « quel est le sens de l’histoire ? On ne peut pas formuler un but. Chaque but est
particulier, provisoire et ne peut pas être universel », Introduction à la philosophie. C’est
dans ce même contexte que Jean Paul Sartre et Albert Camus considèrent l’histoire comme
une contingence, une vérité arbitraire et fortuite. Pour élucider ses propos Camus
déclare : « la fin de l’histoire n’est pas une valeur d’exemple et de perfectionnement. Elle
est un principe d’arbitraire et de terreur », l’homme révolté.
L’histoire est une réalité qui obéit quelque fois à la providence, mais son incertitude reste
aussi un fait auquel on doit croire. Ainsi, nous notons que l’histoire est toute à la fois
prévisible et imprévisible.
Conclusion :
Tout compte fait, le problème du sens de l’histoire demeure sans solution, dans la mesure
où il présente deux thèses contradictoires ; à savoir l’histoire est d’une part prévisible, de
l’autre imprévisible. Cependant, en dépit de cette dualité, nous retiendrons que l’histoire
est contingente, car les événements ne se répètent toujours pas.
Introduction :
Les sociétés humaines sont en perpétuelle évolution, passant d’une forme d’organisation à
une autre. C’est pourquoi l’homme a inventé l’histoire pour avoir la maitrise de cette
évolution. Mais s’agissant de la place de l’homme dans l’histoire, plusieurs philosophes
avancent des avis contraires. Cependant, ce problème encore non résolu nous laisse dans un
dilemme : l’homme est-il sujet de l’histoire ? N’est-il pas plutôt objet de l’histoire ?
Développement :
L’histoire est généralement définie comme le récit des événements passés. Mieux encore
l’étude du devenir de l’humanité. Cependant, affirmer que l’homme est agent de l’histoire,
c’est considérer l’histoire comme le produit du travail de l’homme lui-même.
Premièrement, nous retiendrons que l’histoire est le produit de l’homme, le résultat d’un
long processus matériel. En effet, la philosophie matérialiste initiée par Karl Marx au XIXe
siècle pense que l’histoire de l’humanité n’est pas le fruit du hasard, mais elle est régie par
les hommes réels, les ouvriers. Ce sont donc les hommes réels qui, en développant leurs
conditions matérielles transforment en même temps leur mode de vie, leur manière de
penser. Ici Marx rejette la thèse de Hegel selon laquelle l’homme subit l’histoire. C’est pour
cela qu’il écrit ce qui suit : « tout ce qu’on appelle histoire universelle n’est rien d’autre
que l’engagement de l’homme par le travail »,18 Brumaire de louis Bonaparte. En clair, les
sociétés ont évolué grâce au travail. Ainsi, le passage de l’état esclavagiste à l’état
communiste n’est possible que par le travail des ouvriers.
En second lieu, nous notons que l’histoire n’est pas la volonté d’un déterminisme, mais le
produit des lois économiques. Dès lors, c’est à partir des conflits qui éclatent entre les
producteurs et les rapports de production que découle le changement des régimes sociaux.
C’est donc la lutte des classes qui est le moteur de l’histoire. Ainsi, chaque époque
correspond à un système économique précis. L’antiquité par exemple au système
esclavagiste, le moyen âge au féodalisme, les temps modernes au capitalisme. Ainsi, pour
Karl Marx et Engels, le devenir de l’humanité est orienté vers la destruction du capitalisme,
dernière classe de la société en passant par le socialisme qui est la phase transitoire. Ce
sont donc les prolétaires qui sont chargés de faire l’histoire.
En fin, l’histoire est une activité consciente et libre. Pour Jean Paul Sartre, philosophe et
écrivain français du XXe siècle, c’est plutôt la volonté d’agir et de faire qui détermine le
cours des événements. Car l’homme est avant tout un projet, un être engagé. L’engagement
ou la liberté totale de l’homme intervient incessamment dans toutes les activités
humaines. Ainsi, l’homme forge librement son essence et bâtit seul son histoire.
C’est pourquoi Jean Paul Sartre pense : « l’homme n’est rien d’autre que son projet, il
n’existe que dans la mesure où il se réalise ». Par-là, on comprend que l’homme vit d’abord
et fait son essence après. Certes l’homme est agent de l’histoire, mais il subit par fois ce
qui lui arrive comme événement.
L’histoire n’est pas toujours une œuvre humaine, mais elle est quelque fois le résultat de la
providence divine. Cette thèse est soutenue par la conception théologique, laquelle conçoit
l’histoire comme l’œuvre de Dieu. Dans la cité de Dieu Saint Augustin montre que le monde
est déterminé par un Dieu unique et transcendant qui oriente l’histoire et la société selon
sa volonté. Ainsi, Dieu se révèle cause essentielle des événements, le principe par lequel
tout arrive. Il est donc le principe qui régit les événements du monde. Dans ce cas, l’homme
apparait comme un simple jouet qui subit l’histoire. Pour soutenir cette hypothèse il suffit
de recourir à Bossuet quand il déclare : « ce long enchaînement des causes particulières qui
font les empires, dépond des ordres secrets de la divine providence », Discours sur l’histoire
universelle. Par-là, l’auteur nous montre que l’histoire est fatale, c’est-à-dire elle arrive
inévitablement sans la volonté de l’homme.
En plus, l’histoire obéit aux lois naturelles. L’homme devient alors victime du destin et ne
peut s’en échapper. Pour les philosophes stoïciens, l’homme subit incontestablement les lois
naturelles préétablies par les dieux. Car le monde est strictement dirigé par les dieux et
tout ce qui arrive ne peut être évité par l’homme ; c’est-à-dire l’homme n’y peut rien sinon
Conclusion :
Tout compte fait, il se dégage à travers l’examen de ce sujet que l’homme est sujet de
l’histoire, c’est-à-dire c’est lui qui bâtit l’histoire. Cependant, il arrive aussi qu’il subisse
l’histoire en véritable objet ou marionnette. Mais, au demeurant, nous retiendrons que
l’histoire est essentiellement l’œuvre de la providence divine.
Introduction :
Parmi les thèmes qui font office des débats au milieu des penseurs, figure celui de l’Etat et
le pouvoir. Cependant, ces discussions deviennent de plus en plus virulentes lorsqu’il s’agit
de traiter le problème de la nature et la fonction de l’Etat. Car si d’aucuns pensent que
l’Etat est un obstacle pour la liberté, d’autres estiment le contraire. A présent, est-il
possible de dire que l’Etat est un instrument d’oppression ? Ne garantit-il pas au contraire
notre liberté ?
Développement :
L’Etat est défini comme une entité juridico-politique régissant la bonne gestion de la cité.
Mieux encore, c’est un ensemble des institutions politiques, juridiques, administratives,
économiques, militaires et policières qui assurent le bon fonctionnement d’une société. Par
contre, une entrave est un obstacle ou un frein. Et le mot liberté veut simplement dire une
absence totale de contraintes.
En premier lieu, l’Etat a été conçu pour garantir la paix et la sécurité des individus. Mais, il
se détourne de ce rôle primordial et devient un instrument de domination. Dès lors, il n’est
pas né ex nihilo. L’Etat est en réalité l’expression de la volonté de certains hommes destinés
à imposer leur domination sur d’autres. C’est un appareil d’oppression au service d’une
classe économiquement dominante. Il convient de retenir que dans les sociétés modernes,
l’Etat est un instrument de coercition, un appareil par lequel les dirigeants font valoir leurs
intérêts égoïstes. C’est ce que disent Karl Marx et Engels en ces termes : « l’Etat est le
pouvoir organisé d’une classe destinée à dominer une autre », Manifeste du parti
communiste. Ainsi, lorsqu’on parle de l’Etat, on fait allusion à un certain nombre
d’institutions, ou pour parler comme LENINE, « d’appareils » comme l’armée, la police, la
gendarmerie, la justice. Or dans les faits on constate que ces institutions sont contrôlées
par les classes dominantes ou classes au pouvoir, et sont utilisées comme moyen de
répression.
En plus, l’Etat est partisan et nuisible : il est le patrimoine d’un groupe privilégié pour
assujettir, enchainer et aliéner les individus. C’est un instrument au service de l’équipe
Enfin, l’Etat domine les citoyens en dépouillant leur humanité et en sacrifiant leur liberté.
L’Etat prive les individus de leur liberté, car en faisant usage de ses institutions, l’Etat
impose toute marque de domination aux peuples. A titre d’illustration, les individualités de
l’Etat comme : les Ministres, les Officiers supérieurs de l’armée ou de la police agissent au
nom de l’Etat, mais dans le but de préserver leurs intérêts égoïstes. BAKOUNINE le dit en
ces termes : « l’Etat est un vaste cimetière où viennent s’engloutir les libertés
individuelles », L’Etat et l’anarchie. Certes l’Etat entrave les libertés humaines, mais il
garantit aussi le bien-être social.
En réalité l’Etat n’a pas pour but de dominer les individus ; sa nature et sa fonction résident
dans sa capacité à assurer la liberté et le bien-être de tous les citoyens. En effet, dans les
sociétés modernes, l’Etat dispose des institutions qui contribuent à l’amélioration des
conditions de vie des citoyens. Car, c’est l’Etat qui éduque et soigne en construisant les
écoles et les hôpitaux. Dans ces conditions, l’Etat devient un régulateur du jeu social. Il vise
la garantie des intérêts collectifs et renonce ainsi à la solitude et la domination au profit du
bien-être social. A ce titre, Hegel écrit : « L’Etat (…) a sa force dans l’unité de son but
universel et des intérêts particuliers des individus. » Principes de la philosophie du droit.
La fonction principale de l’Etat est d’assurer la liberté des citoyens. En réalité L’Etat est un
juge impartial, un conciliateur d’intérêts. Il est l’arbitre social par excellence, un
instrument au service de tous. Le but de l’Etat est de concilier les libertés individuelles afin
de garantir la paix et la sécurité de tous les citoyens. C’est pourquoi Jean Jacques Rousseau
affirme ce qui suit : « Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la
force commune, la personne et les biens de chaque associé (…) », Du contrat social. Et à
SPINOZA d’ajouter : « Des fondements de l’Etat, il résulte avec la dernière évidence que son
but n’est pas de dominer l’individu…La fin dernière de l’Etat est donc en réalité la liberté »
Traité théologico-politique
Synthèse : L’Etat a une nature ambivalente : il assure l’ordre social et apparait aussi comme
un appareil de domination. Il est un mal nécessaire.
Conclusion :
En somme, l’Etat à une double fonction, il aliène les libertés humaines comme le déclare
Karl Marx, et favorise aussi le bien-être social selon Jean Jacques Rousseau. Cependant, en
dépit de cela, nous retiendrons que l’Etat demeure un arbitre social en ce sens qu’il règle
les litiges entre individus.
Introduction :
De l’antiquité aux temps modernes, les débats philosophiques étaient basés sur un certain
nombre de thèmes, parmi lesquels celui de la liberté. Cependant, ces discussions deviennent
de plus en plus virulentes lorsqu’il s’agit de s’interroger sur le problème des limites ou nature
de la liberté. Car si d’aucuns pensent que : être libre, c’est faire ce que l’on veut, d’autres
estiment le contraire. Par ailleurs, cette incertitude nous conduit dans un dilemme : Etre
libre, est-ce agir volontairement ? La liberté n’est-elle pas au contraire une soumission aux
lois ?
Développement :
La liberté est une notion usuelle, mais diversement définie. Elle est souvent conçue comme
une absence de contraintes, mieux encore comme l’état de celui qui fait ce qu’il veut et
Conclusion :
Tout compte fait, le problème débattu dans ce sujet peut être résumé en deux avis
contraires : d’une part, la liberté consiste à faire ce que l’on veut, d’autre part, elle réside
dans la conformité ou à l’obéissance aux lois naturelles et politique. Cependant, pour notre
part nous retiendrons que la liberté n’a aucune restriction ou limites. Une liberté
conditionnelle n’est pas une liberté en tant que telle.
Introduction :
L’organisation de la cité est régie par plusieurs formes de régimes politiques parmi lesquelles
figure la démocratie. Mais, plusieurs débats se sont installés au milieu des penseurs lorsqu’il
s’agit de déterminer la nature ou la valeur de la démocratie. Car leurs avis sont partagés en
fonction des tendances et des systèmes. Eu égard de cette divergence d’opinions, on peut
se questionner de la manière suivante : La démocratie est-elle un mauvais régime ? N’est-
elle pas au contraire un bon système politique ?
Développement :
La démocratie est généralement perçue comme une forme de gouvernement dans lequel la
souveraineté appartient au peuple. C’est donc le pouvoir du peuple par le peuple et pour le
peuple. Ainsi, dire que la Démocratie est un vain mot c’est considérer la démocratie comme
un mauvais pouvoir, un pouvoir inutile.
Tout abord, la Démocratie en tant que forme de gouvernement ou régime politique dans
lequel tous les citoyens ont droit d’exprimer tout ce qu’ils pensent, peut donner lieu à un
désordre. Car à force de penser que la Démocratie permet le libre arbitre, les individus
finissent par croire que tout est permis, même ce qui n’est pas conforme à la loi. Le cas des
marches populaires qui se transforment le plus souvent en vandalisme. Il en est de même de
la prolifération des associations et des églises qui au nom de la Démocratie tue le sens
commun. Ainsi, la Démocratie apparait comme un contrat antisocial.
En plus la Démocratie est une servitude douce, elle comprime les libertés, exploite les
individus et prime les intérêts communs en faisant prévaloir les intérêts égoïstes sous le
label de la loi. Car les Démocraties modernes par exemple utilisent les institutions de l’Etat
pour préserver les intérêts égoïstes. Dans ce cas, si la souveraineté appartient à un peuple
aveugle et ignorant, la démocratie se mue en malheur du peuple, en « bêtise humaine ».
Vue de la sorte, Tocqueville déclare : « le pouvoir démocratique ne brise pas les volontés
mais, il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse
à ce qu’on agisse ; il ne détruit point, il empêche (…) ».
Contre les limites de la Démocratie, se proclame la monarchie, dont la souveraineté revient
au prince. Dès lors, malgré son pouvoir autocratique, le monarque lutte à préserver la paix
et la sécurité sociale. Certes la démocratie a des limites énormes, mais elle a aussi des
mérites qui favorisent l’épanouissement de l’homme.
Contrairement à ce qui vient d’être dit, la Démocratie contribue à l’épanouissement et à
l’émancipation des citoyens. En effet, lorsque les citoyens prennent conscience du fait qu’ils
ont droit à la libre expression de leurs idées, ils libèrent leurs énergies créatrices et
participent loyalement à l’amélioration de la vie en faisant des suggestions aux pouvoirs
publics. C’est le cas des échanges d’idées entre les parlementaires et le peuple.
La Démocratie garantit aussi la justice et la liberté des citoyens. Elle forge les hommes pour
l’épanouissement et la cohésion sociale en faisant respecter la loi. Elle est l’expression de
la volonté générale afin de lutter contre les impartialités. C’est donc le peuple dans sa
majorité qui décide. Pour cela, Jean Jacques Rousseau écrit : « trouvons une forme
d’association qui défende et protège de toute sa force commune la personne et les biens de
chaque associé (…) », Du contrat social. De ce fait, la loi en tant qu’expression de la volonté
générale permet aux hommes de vivre en toute quiétude.
En fin, la Démocratie limite le pouvoir des dirigeants et décentralise la gestion des affaires
de la cité. Ceci parce que en Démocratie, ni le président de la république, ni les ministres
ou les autres dirigeants ne peuvent prévaloir les abus de pouvoir. Chaque autorité agit dans
la stricte limite de la loi. Montesquieu le dit en ce terme : « En Démocratie, le pouvoir arrête
le pouvoir », Esprit des lois.
La Démocratie peut être considérée à la fois comme un mauvais et un bon régime. Car bien
qu’elle comprime les libertés, la Démocratie garantit aussi le bien être. D’où elle apparait
comme un mal nécessaire.
Au terme de l’examen de ce sujet, il ressort que la Démocratie peut être considérée comme
un mauvais régime. Mais il se dégage aussi que la Démocratie peut assurer le bien-être des
citoyens. Par ailleurs, au-delà de toutes controverses, nous retiendrons que la Démocratie
demeure le meilleur régime politique.
Introduction :
Dans l’univers de la pensée philosophique, plusieurs questions ont alimenté les querelles au
sein des penseurs, dont celle de Dieu. Cependant, déterminer son existence devient encore
un problème crucial auquel nous devons relever le défi. Car si d’aucuns pensent que Dieu
existe, d’autres estiment le contraire. A présent, est-il possible de dire que Dieu existe ?
N’est-il pas au contraire une simple fiction ?
Développement :
La notion de Dieu est souvent diversement déniée. Mais le sens commun laisse comprendre
que Dieu est un Etre suprême, éternel, cause première de tout ce qui existe ou principe
spirituel et régulateur de l’humanité. Mais, dire que Dieu existe, c’est montrer que son
existence ne peut être mise en cause.
Premièrement Dieu est la cause primordiale de toute existence. Car l’univers n’a pas été
créé ex-nihilo. Cette immense, complexe et illimitée masse appelée l’univers prouve
nécessairement la présence d’un être créateur. C’est le cas de la « terre ferme » ou de
« l’océan » qui sont deux phénomènes naturels dont l’intelligence humaine ne comprend
toujours pas l’origine. Ainsi, l’idée d’un Dieu « architecte » apparait comme une vérité
incontestable.
En plus, le monde dans lequel vit l’homme, ressemble à une grande machine toujours en
mouvement. Tel le déplacement des corps, la rotation des saisons, la succession des
évènements historiques, la naissance et la mort de toute chose… Tous ces mouvements ont
une cause, rien ne peut se mettre en mouvement au hasard. Il doit donc exister un moteur
universel qui provoque le mouvement de toute chose, mais sans être mû au retour. Ce
moteur c’est Dieu, alors Dieu existe. C’est tout le sens de la pensée d’Aristote lorsqu’il
déclare : « Dieu est la cause causante non causée », Métaphysique.
En fin, la finalité vers laquelle tendent les phénomènes naturels présuppose qu’il existe un
être tout puissant qui régit le monde et sur lequel repose la destinée des êtres vivants. Cet
être par lequel tous les phénomènes de l’univers sont ordonnés vers un ordre unique c’est
Dieu. Car s’il n’existait pas, les phénomènes naturels, en particulier les hommes, seraient
totalement maîtres de leur destin. Or tous les hommes sont victimes de la fatalité, c’est-à-
dire qu’ils subissent l’action d’une force étrangère, toute puissante. Cela prouve
incontestablement que Dieu existe. Bien que l’existence de Dieu est une évidence, mais
cette affirmation est discutable.
Dieu est un être invisible, il ne se manifeste pas objectivement. Ce qui rend donc difficile
son existence. Car il n’est pas évident de croire à l’existence de quelque chose dont la
représentation s’avère impossible. Ainsi, toute démonstration de l’existence de Dieu devient
comme le dit le commun de mortel une fiction. C’est d’ailleurs ce que pense
Nietzsche : « Dieu n’existe pas, Dieu est mort et nous l’avons tué », Le Gai savoir. Autrement
dit, l’immoralité des hommes avait déjà effacé la notion de Dieu.
De même, l’idée de Dieu est née de la misère ou la souffrance de l’homme. En effet, c’est
suite à son incapacité de résoudre certains problèmes de la vie que l’homme a eu l’idée d’un
arrière monde, d’un Dieu créateur. Car en face des situations comme : maladie, pauvreté,
famine… l’homme va inventer un être puissant et capable de résoudre ses problèmes. C’est
pourquoi Feuerbach écrit : « l’homme pauvre crée un Dieu riche ». En fin de compte, Dieu
Conclusion :
Tout compte fait, l’étude de ce sujet nous révèle que Dieu peut être considéré comme une
réalité. Mais il peut aussi être pris comme une fiction ou un mythe dans la mesure où il est
invisible. Cependant au-delà de toutes controverses, nous retiendrons que l’existence de
Dieu ne peut faire l’objet d’aucune contestation par rapport au caractère complexe et
étrange de l’univers.