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Promotion de La Sante

Ce document présente un cours de promotion de la santé destiné aux élèves de la 3ème année A2 accoucheuse en République Démocratique du Congo. Il définit les objectifs du cours, les compétences à acquérir, ainsi que les stratégies d'intervention et d'évaluation des actions communautaires. Le contenu aborde également des concepts clés tels que la santé communautaire, l'hygiène, et les déterminants de la santé.

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Promotion de La Sante

Ce document présente un cours de promotion de la santé destiné aux élèves de la 3ème année A2 accoucheuse en République Démocratique du Congo. Il définit les objectifs du cours, les compétences à acquérir, ainsi que les stratégies d'intervention et d'évaluation des actions communautaires. Le contenu aborde également des concepts clés tels que la santé communautaire, l'hygiène, et les déterminants de la santé.

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

MINISTERE DE LA SANTE

SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION DE L’ENSEIGNEMENT DES SCIENCES DE
SANTE
B.P. 3.088 Kinshasa/Gombe

COURS DE PROMOTION DE LA
SANTE
A L’USAGE DES ELEVES DE LA 3ème
ANNEE A2 ACCOUCHEUSE

SOINS INFIRMIERS
A L’USAGE DES ELEVES DE LA 3ème
ANNEE A2

Année scolaire 2019-2020


2

VOLUME : 45 H

1. Objectifs du cours

Que voulons-nous développer chez nos apprenants à travers ce


cours ? De quoi nos apprenants doivent-ils être capables en ce qui
concerne ce cours ? Que doivent-ils connaître ? Que doivent-ils
savoir-faire ?
A la fin de ce cours, l’apprenant doit être capable d’identifier les
stratégies de la promotion de la santé et d’interventions en
communauté

2. Objectifs spécifiques du cours.

3.1. Savoir redire (restituer des 3.2. Savoir-faire cognitifs


connaissances mémorisées) (appliquer des connaissances
mémorisées, faire face à des
situations nouvelles)
L’apprenant sera capable de : L’apprenant sera capable de :
1. Identifier les stratégies de la 1. Organiser les séances
promotion de la santé d’éducation
2. Identifier les stratégies 2. Animer une séance
d’interventions et d’éducation (
d’évaluation des actions
communautaires

3.3. Savoir-faire gestuels 3.4. Savoir-faire socio-affectif


(habiletés manuelles, corporelles) (habilités permettant de bien
1. Préparer le matériel, rentrer en relation)
médicaments et vaccins 1. Conseiller /Informer le couple
nécessaires pour la CPS sur la planification familiale,
2.. Préparer la salle pour la Allaitement exclusif, hygiène,
séance alimentation….
3. Exécuter des interventions
dans des situations simples et
complexes
3

PLAN DU COURS

Chapitre I. INTRODUCTION

- Définition des concepts


Identification des stratégies de promotion de la santé en RDC

Chapitre II. Identifier les stratégies d’interventions et


d’évaluation des actions communautaires

2.1. Décrire les stratégies d’intervention ainsi que les


démarches d’analyse de la situation socio-sanitaire dans la
communauté
2.2. Décrire le processus et les phases du diagnostic
communautaire
2.3. Identifier les modes d’intervention dans la communauté
- Evaluation des interventions dans la communauté

Chapitre III. Organiser et animer les séances d’éducation


sur :
a. La protection de la mère et de l’enfant
b. L’hygiène scolaire
c. La médecine du travail et les maladies professionnelles
d. La prévention des troubles mentaux liés à la grossesse et
au post-partum
e. La lutte contre les maladies endémo-épidémique locales

Chapitre IV. Exécuter des interventions promotionnelles


Préparer :
 la salle pour la séance
 le matériel, les médicaments et vaccins nécessaires

Démontrer les techniques en rapport avec :


 l’allaitement maternel exclusif
 pose d’une MILDA
 la préparation culinaire
 le lavage des mains
4

CHAPITRE I : INTRODUCTION

1.1. Définitions des concepts


1.1.1.Promotion de la santé :
C’est une notion récente qui fut entendu pour la première fois à
la conférence de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à
Ottawa le 21 novembre 1986.

La promotion de la santé est un processus qui confère aux


populations les moyens d'assurer un plus grand contrôle sur
leur propre santé et d'améliorer celle-ci".

Cette démarche relève d’un concept définissant la “santé”


comme la mesure dans laquelle un groupe ou un individu peut
d’une part, réaliser ses ambitions et satisfaire ses besoins et,
d’autre part, évoluer avec le milieu ou s’adapter à celui-ci. La
santé est donc perçue comme une ressource de la vie
quotidienne, et non comme le but de la vie : il s’agit d’un
concept positif mettant en valeur les ressources sociales et
individuelles, ainsi que les capacités physiques. Ainsi donc, la
promotion de la santé ne relève pas seulement du secteur
sanitaire : elle dépasse les modes de vie sains pour viser le
bien-être."

1.1.2. Santé communautaire : la santé comme un état de la


personne. La bonne santé est état de bien-être de la personne.
Ce terme s’applique aussi à une communauté. Une
communauté est un groupe de personnes qui habitent
ensemble ou qui travaillent ensemble.
5

1.1.3. Hygiène du milieu : L’hygiène constitue l’ensemble des


stratégies à prendre pour garantir la santé.
L’hygiène est donc une partie de la médecine qui étudie les
moyens individuels, les principes et des pratiques tant à
préserver et à améliorer la santé. C’est un ensemble des règles
appropriées qu’un individu doit observer pour préserver la
santé physique, mentale ou intellectuelle.

1.1.4. Relais communautaire : est un agent de santé


communautaire homme ou femme choisi par la communauté
et formé pour s’occuper des problèmes de santé des individus
et de la communauté, et pour travailler en rapport étroit avec
les services de santé.

1.1.5. Santé reproductive : Est le bien-être général tant


physique que mental et social, de la personne humaine pour
tout ce qui concerne l’appareil génital de l’homme et de la
femme, ses fonctions et son fonctionnement, et non seulement
l’absence de la maladie ou d’infirmité.

1.2. Stratégies de promotion de la santé en RDC


La promotion de la santé utilise des stratégies permettant d'agir sur
la responsabilité sociale et donc sur différents partenaires
permettant d'accroître les capacités communautaires. L'individu
reste au centre de la démarche. Elle doit lui permettre, dans et avec
sa communauté, d'agir en faveur de sa santé. Il y a en conséquence
la nécessité d'orienter des politiques de santé dans cette optique. Il
y a donc également lieu d'agir sur des déterminants de santé liés à
l'épanouissement et le bien-être des individus, en ce compris ce
qu'on peut appeler un environnement sain.
 Adopter des politiques publiques saines
 Créer des environnements favorables
 Renforcer l’action communautaire
 Favoriser l’acquisition d’aptitudes individuelles saines
 Réorienter les services de santé.
L’éducation pour la santé : c’est une démarche ou un processus
qui conduit au changement de comportement. Elle vise les habitudes
nuisibles à la santé : ex : la planification familiale, hygiène …

Dans la mesure où la promotion de la santé vise à permettre à une


personne, dans et avec sa communauté, d'agir en faveur de sa
6

santé, l'éducation à la santé devient un enjeu majeur et une priorité


de la promotion de la santé.

L'OMS, en 1998, déclarait8 : « L'éducation pour la santé comprend la


création délibérée de possibilités d'apprendre grâce à une forme de
communication visant à améliorer les compétences en matière de
santé, ce qui comprend l'amélioration des connaissances et la
transmission d'aptitudes utiles dans la vie, qui favorisent la santé
des individus et des communautés. » (Nutbeam, OMS, 1998)

Le groupe cible de l’éducation pour la santé : les femmes en


âge de procréation, les femmes enceintes, les personnes âgées…
Le lieu : C.S., hôpital, quartier, école, association, entreprise,
marché, en famille.

Les actions de l’éducation pour la santé : il existe trois actions :


1) La campagne de communication : cette campagne a pour objet
de sensibiliser la population à des grandes causes de santé. Ex
Campagne de vaccination.
2) La mise à la disposition scientifique valide
3) Action éducative.

Les objectifs de l’éducation pour la santé


- Modifier le comportement sanitaire de l’individu et de la
communauté et renforcer les comportements favorables déjà
existant.
- Développer les individus le sens de responsabilité pour ce qui
est de leur propre santé et celle de la collectivité.
7

CHAPITRE II : LES STRATEGIES D’INTERVENTIONS ET


D’EVALUATION DES ACTIONS COMMUNAUTAIRES

2.1. Les stratégies d’intervention ainsi que les démarches


d’analyse de la situation socio-sanitaire dans la
communauté

a. Définition : Une stratégie peut être définie comme le plan


d’action terme d’une organisation pour réaliser ses objectifs
avec les moyens disponibles.
b. Diagnostic participatif de la situation :

1. Analyse de la situation et des parties prenantes :


Pour analyser une situation ou un problème, il faut :
- Collecter les informations pour en faire des données
- Identifier les problèmes
- Rechercher ou soupçonner les causes c'est-à-dire de
déterminer quelles sont souvent les hypothèses à vérifier
- Rechercher les conséquences.
Technique d’indentification de problème
On utilise d’habitude des études de cas pour étudier et
pratiquer l’indentification et la résolution d’un problème de gestion.
8

Une étude de cas consiste à la description d’une situation qui


explique le problème à résoudre.

2. Identification des besoins réels et des problèmes prioritaires.


On identifie les priorités car les problèmes sont innombrables
alors que les moyens pour les résoudre sont toujours limités.
Dans un établissement commercial, on fixe ou on identifie les
priorités sur base de coût sur avantage. Dans le domaine de santé,
on identifie le parasite sur base de 4 critères, à savoir :
- L’importance du problème
- La vulnérabilité du problème
- Le coût
- L’impact social

3. Analyse des solutions et des moyens adaptés au contexte local


Il s’agit de faire une évaluation rapide, il s’agit là d’un
monitorage, c'est-à-dire une collection et l’analyse systématique et
continue de l’information concernant la progression du travail dans
le temps.

4. Elaboration d’un plan d’action opérationnel


Le plan opérationnel décrit la procédure de mise en œuvre et
de forme quotidienne des activités des ressources des partenaires et
du calendrier. Il doit répondre aux questions suivantes :
o Qui fait quoi ?
o Pour qui ?
o Quand ?
o Comment ?
o Dans quel ordre ?
o Avec quoi ?
Pour établir un plan opérationnel, il faut répertorier les activités,
préciser le début et la fin, ordonner les activités.

PLAN OPERATIONNEL
Activité Moyen Moyen Partenaire Calendrie
s matériel, s r
financier, RH
Stratégi
9

c. Mobilisation sociale des parties prenantes


- Organisation communautaire des populations bénéficiaires
- Activités de communication et de formation
- Appui aux initiatives de résolution des problèmes

ANALYSE DE LA SITUATION
BUT
Amener les stagiaires à identifier la communauté à servir et
à prendre conscience des problèmes socio-sanitaires dont ils
s’occuperont

1- prioriser les problèmes de santé

INTRODUCTION
L’analyse de situation (AS) est utilisée dans des contextes qui
ne sont pas uniquement ceux de la santé. Elle peut être menée dans
d’autres domaines tels que le développement rural, l’éducation,
l’économie etc.
L’Analyse de la situation intervient lorsque le besoin se fait
sentir dans le cadre de l’intervention d’une institution pour se situer
par rapport à l’environnement de travail. Il s’agira d’avoir autant que
possible les informations qui permettent d’apprécier la situation en
vue de mettre en exergue les points forts à préserver et les points
faibles qui nécessitent une amélioration dans le processus
d’orientation des actions futures.

I- DEFINITION DES CONCEPTS


La santé (OMS) : état de complet bien-être physique, mental et
social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou
d’infirmité.
Cela suscite quelques réflexions :
- un abord perceptuel, qui définit la santé comme étant une
perception de bien-être ;
- un abord fonctionnel, qui décrit la santé comme étant la
capacité de bien fonctionner ou l’état de capacité optimale
10

d’un individu en regard de l’accomplissement efficace des rôles


et des tâches pour lesquels il a été socialisé ;
- un abord d’adaptation, la santé étant l’ajustement réussi et
permanent d’un organisme à son environnement, la maladie
correspond alors à un défaut d’ajustement

Le système de santé : un système est un ensemble d’éléments


inter-reliés qui concourent à un même but.
Le système de santé est un ensemble de ressources, de structures,
d’organisation qui concourent à travers des prestations de soins à la
bonne santé de la population.

L’analyse de situation a plusieurs appellations : étude du milieu,


étude diagnostique, diagnostic communautaire, évaluation de la
situation etc selon l’école de pensée.

C’est le processus de recherche des informations qui


permettent d’évaluer l’état d’une situation à un moment donné, de
voir quelles sont les forces et les faiblesses de l’environnement où
l’on intervient. Cette évaluation permet de déterminer les priorités
d’action pour le futur.
Il s’agit au prestataire d’identifier les forces et faiblesses de
l’environnement socio-sanitaire où il se trouve en vue de déterminer
les priorités d’action pour le futur en termes de planification des
activités et/ou de conduite d’une recherche-action.

II- LES MILIEUX/FACTEURS QUI INFLUENT SUR LA SANTE


Classiquement, l’on distingue quatre facteurs ou déterminants :
- les facteurs biologiques ou endogènes
- les facteurs liés à l’environnement
- les facteurs reliés aux habitudes de vie
- les facteurs reliés au système de soins.
L’on note que les gains possibles les plus importants en matière
de santé proviennent des changements dans les habitudes de vie,
les facteurs liés à l’environnement et les facteurs biologiques. Il est à
souligner les interrelations possibles entre ces différents facteurs.
Les facteurs biologiques, environnementaux et ceux liés aux
habitudes de vie interviennent comme des conditions antécédentes
avant l’éclosion de la maladie. Le système de soins, intervient
ultérieurement, comme facteur de restauration après éclosion de la
maladie.
11

D’autres auteurs identifient les facteurs physiques, les facteurs


politico-administratifs et juridiques, les facteurs socio-culturels et
démographiques, les facteurs économiques.
Les facteurs physiques regroupent le relief, le climat, les fleuves, les
rivières, les lacs, les routes et structures de transport, la forêt, la
végétation, le désert, l’environnement, l’habitat.
Les facteurs politico-administratifs et juridiques sont liés à :
- l’organisation et au fonctionnement politique : régime, partis
politiques, système démocratique etc
- l’organisation et au fonctionnement administratif :
administration centrale et territoriale, procédures et actes,
système de sécurité
- l’organisation juridique : instances (cour et tribunaux), système
juridique, lois, règlement, droits
Les facteurs socio-culturels et démographiques concernent :
- les facteurs démographiques : population, type, race, densité,
répartition géographique, par sexe, par âge etc
- les facteurs sociaux : organisation et fonctionnement social au
niveau des individus, des familles, de la communauté
- les facteurs culturels : croyances et religions, art, danse,
musique, rites etc
Les facteurs économiques ont trait aux industries et unités de
production, aux structures financières (banque, instituts de micro-
finance), aux structures commerciales (magasin, marchés), aux
infrastructures économiques (coopératives, moyens de transport,
assurances, moyens de communication etc), à l’agriculture, à
l’élevage, à l’artisanat et aux mines.

III- CARACTERISTIQUES D’UNE ANALYSE DE SITUATION


Une analyse de situation doit répondre aux questions suivantes :
 pourquoi l’étude du milieu?
 où obtenir les informations ?
 comment obtenir les informations ?
Pourquoi ?
o voir l’état des lieux
o recenser tous les problèmes
o identifier les causes primaires et secondaires
o cerner les conséquences
12

o identifier les solutions et ressources éventuelles


existantes

Où obtenir les informations ?


o niveau formation sanitaire : personnel, bénéficiaires de
services
o niveau communauté : population

Comment obtenir les informations ?


o entretien avec la communauté
o enquête
o observation de la formation sanitaire
o groupes de discussion dirigée (GDD)
o analyse documentaire
Tableau récapitulatif des éléments de base pour l’Analyse de
Situation

Objet d’étude Sources de Instruments de Utilisation


données collecte
Formation Personnel Observation Planification
sanitaire Entretien (objectif, plan
GDD d’action, mise
Documentation en œuvre, suivi,
-statistiques de Analyse évaluation)
service et Documentaire
-rapports Recherche-
d’activités action
Observation
Usagers des Entretien
services GDD
Communauté Population Observation
Entretien
Enquête
GDD

2.2. Le processus et les phases du diagnostic communautaire


Les problèmes de santé au sein d’une communauté doivent être
perçus sous trois angles :
 les souffrances ou maladies
 les problèmes de communauté : eau,
assainissement/environnement, nutrition, participation,
collaboration etc
13

 les problèmes liés au fonctionnement des services de santé :


personnel, médicament, équipements médico-techniques,
infrastructures, autres ressources etc

Le diagnostic communautaire nécessite au préalable une


connaissance de la zone d’intervention. Cela peut se faire grâce à la
réalisation d’une carte communautaire qui est une topographie de la
zone : infrastructures sociales, routes, cours d’eau, relief, les
endroits d’où proviennent les usagers, les différents villages
alentours.

Il faut identifier les communautés de la zone, leurs problèmes de


santé, leurs coutumes, les leaders d’opinion. On peut se renseigner
auprès des anciens du village, instituteurs, chefs religieux, agents de
santé.

Il faut définir l’accessibilité géographique, financière, socio-


culturelle, psychologique et la disponibilité des ressources.

L’AS doit faire la part entre les problèmes et les besoins. En


management, il est admis que pour qu’il y ait problème, il est
nécessaire qu’il y ait :
a) une situation vécue, réelle = une constatation, un fait
b) une comparaison entre une situation souhaitée que l’on
considère comme idéale = référence
c) un jugement, une opinion qui soit peu favorable à la situation
réelle.

En d’autres termes, le problème peut être défini comme étant « le


constat d’une inadéquation entre une situation réelle ou vécue et
une situation souhaitée ou idéale »
(Pour laquelle une amélioration est en principe possible)
Le besoin, selon qu’on se situe au niveau de l’Etat, de l’agent de
santé, de la population peut être :
Population Etat Agent de santé
Ressenti Considéré Identifié
Ressenti et exprimé Considéré et planifié Identifié et considéré
Ignoré Non considéré Inconnu
14

LA METHODE POUR LA CONNAISSANCE DE LA COMMUNAUTE


Les méthodes pour la connaissance de la communauté
s’appliquent selon qu’il s’agit de la connaissance du milieu tel qu’il
se présente ou de la connaissance de la communauté, à savoir des
villageois.
Il s’agit de la méthode d’enquête

METHODE ENQUETE PROCEDES


Les étapes de la L’agent communautaire se base d’un
méthode : questionnaire conçu à l’avance et on
1. Contact avec les oublie en même temps quel est le point
personnes clés. de vue des villageois. Toutefois,
2. Relever les l’enquête peut être complétée par une
données interview pour recueillir les points de
3. Fixer les objectifs vue de la population concernée.
4. Choisir les Avec les éléments de l’observation
priorités selon les participante, vous remplissez le cahier en
critères : notant jour après jour :
- Fréquence - Les résultats de vos observations
- Gravité - Les réflexions de gens sur
- Perception certaines difficultés, vos
- Vulnérabilité réflexions sur ce que vous
- Chance de réussir. observez.

5. Identifier les Ce cahier contient une série des


besoins ressentis et questions. Il ne faut jamais le remplir en
non ressentis présence des gens mais quand vous êtes
6. Elaboration et seul. Il vous permet de commencer à
exécution du réfléchir sur votre travail actuel.
programme.

2.3. Les modes d’interventions dans la communauté


Il existe deux étapes principales recommandées à tout
animateur communautaire de suivre. Il s’agit de :
1.1. Connaissance de la communauté
A ce niveau, l’agent communautaire est placé en position
d’observateur avec une vision de l’extérieur. Cette position lui
permet d’obtenir les informations sur les différents éléments qui
caractérisent le milieu, sur ce que les gens font, ce que les gens ont.
Ceci l’aidera à mieux aider les villageois ou à mieux orienter son
action. Ces informations peuvent se résumer en ceci :
15

1.1.1. Situation géographique


- Superficie : délimitation de l’espace ou la surface occupée par le
villageois
- Localisation : l’emplacement et la distance par rapport aux autres
villages
- Climat : Les différentes saisons (de pluie, sèche), leur périodicité
ainsi que la durée de chaque saison.
- Sol : l’étendue de terre occupée par les villageois
- Relief : est-il caractérisé par des plaines, des savanes ou de forêt,
des collines ou de montagne
- Voies de communication existante : routes, pistes, rivières etc.
- Points d’eau : existence des cours d’eau, des sources aménagées,
distance à parcourir pour y arriver.
1.1.2. Situation économique
- Agriculture : différentes cultures, moyens de production
utilisées, destination : est-ce la subsistance (consommation)
ou pour la commercialisation.
- Elevage : type d’élevage (animaux, volaille), destination :
consommation ou la commercialisation
- Chasse ou pêche
- Artisanat : différents métiers pratiqués, leurs produits et
destination (utilisation locale ou commercialisation)
- Autre activité commerciale : existence des commerçants
vendeurs des produits de première nécessité (savon,
pétrole, sel, habit), leurs sources d’approvisionnement ;
existence des marchés et leur fréquence, existence d’une
coopérative ou boutique gérée par les paysans ;
- Sources d’argent au niveau du village et existence
éventuelle des mécanismes d’entraide du genre de
mutuelle, ristourne et leur fonctionnement.
1.1.3. Situation sociale
La communauté regroupe un certain nombre de personnes qui
vivent ensemble et qui ont des relations entre elles. La vie dans une
communauté est comparable à une toile tissée par le tisserand dont
les fils sont les relations entre les individus qui y vivent. Si ces fils
tiennent bon, la toile sera solide, dans le cas contraire la toile se
déchire vite.
Il en est de même pour les hommes ; la qualité des relations entre
eux détermine la chance de réussite ou l’échec d’une action dans la
communauté.
L’animateur communautaire a donc intérêt à :
16

- Connaître la population
- A mieux comprendre les enjeux qui déterminent leur vie
commune.
Pour savoir de quelle toile est tissée, il doit regarder les différentes
sortes des relations, comment les chefs sont écoutés, leurs
influences dans la communauté.
Si vous ne tenez pas compte de ces relations votre travail sera
bloqué, il faut rechercher parmi eux ceux qui peuvent soutenir votre
action. Ces relations peuvent être définies comme suit :
1° Relations des membres de la communauté entre eux :
a. Au niveau des familles, l’agent communautaire, doit
observer :
- L’organisation
- Le processus de prise des décisions, la place des hommes,
des femmes et des jeunes dans ce processus.
b. le rôle des autorités traditionnelles :
- Chef du village et personnes influentes autour de lui, réunies
en conseil ou pas
- Autorités traditionnelles : chef de terre, chef religieux, chef
de l’ethnie, guérisseur, responsable des femmes
c. Le rôle des autorités modernes :
- Au niveau de la communauté : infirmier, instituteur, délégué
d’un mouvement ou d’un parti
- En dehors de la communauté : chef de groupement, chef de
quartier, administrateur du territoire/ Commune.
d. Le rôle des personnes influentes : ces personnes n’ont
pas un rôle de chef, elles n’ont pas de pouvoir, mais elles
ont de l’autorité sur les autres et sont suivies. Il est
important de chercher à les découvrir. Ils vivent dans la
communauté ou dehors.
e. Les différents groupes qui existent dans la communauté.
Il existe en plus des familles, tant bien d’autres au village à
savoir des groupes traditionnels (classe d’âge, danseurs,
cultivateurs) et modernes (groupements d’achat, de vente, de crédit,
club de loisirs, école).
Pour les connaître, prenez une personne parmi les jeunes, les
femmes, les hommes et les vieux et demandez à chacun ce qu’il fait.
Ils vous parleront des groupes auxquels ils appartiennent, de leurs
activités, des membres et s’ils sont actifs ou pas.

2° Les influences nouvelles :


17

La vie nouvelle apporte des nouveautés à la communauté :


nouveaux moyens de transport, nouvelles façons de se soigner,
partis politiques. Ces nouveautés ont de l’influence sur la vie et les
idées des membres de la communauté. Parmi elles, nous pouvons
citer les écoles et les jeunes, les groupements nouveaux, commerce
et les communications.
Toutes ces influences, il faut les rechercher. Elles peuvent être
favorables ou défavorables à votre action. Favorables dans la
mesure où leurs connaissances peuvent vous permettre de vous
adapter, pourquoi pas de vous intégrer pour une cause commune.
Défavorable dans la mesure où leurs connaissances peuvent vous
permettre de vous adapter, pourquoi pas de vous intégrer pour une
cause commune. Défavorable si l’on s’en passe pour faire cavalier
seul sans tenir compte des réalités locales et des forces en
présence.

1.1.4. Situation sanitaire


L’animateur communautaire doit savoir comment la
population se fait soigner : existe-t-il un centre de santé, une
maternité ou un hôpital et à quelle distance, sinon comment les gens
se font soigner ? Les conditions d’hygiène sont-elle réunies
(existence des latrines). Existe-t-elle des points d’approvisionnement
en eau potable, des sources aménagées par exemple ? Quels sont
les principaux problèmes de santé qui s’y posent.

1.2 Connaissance des hommes.


Si dans la première étape nous avons cherché à connaître la
communauté, dans la deuxième nous allons chercher à connaître le
point de vue des habitants de cette communauté. Ici la tâche de
l’argent communautaire sera celle d’entrer en contact avec les
villageois, de les entretenir et de les interroger sur leurs problèmes,
leurs difficultés, leurs projets.
En effet, connaître le villageois, c’est :
- Connaître et comprendre leurs coutumes ;
- Comprendre leur façon de réagir face aux changements
qu’on leur propose ;
- Essayer de trouver les raisons de leurs actions ;
- Voir pourquoi ils pensent qu’une chose est possible ou
impossible.
18

Très souvent le villageois est perçu comme un pauvre en tout,


comme quelqu’un qu’il fait assister.
Pour comprendre sa vie et mieux lui informer, il faut l’écouter
longuement, aller doucement avec modestie. Si vous y aller avec
votre tête croyant tout savoir, tout connaître, vous risquez de passer
à côté du problème. Le villageois a ses problèmes, ses priorités, ses
moyens d’action, il faut en tenir compte et à partir de cette base
l’impliquer dans la démarche pour obtenir sa contribution à la
réussite aux nouvelles actions.

2.4. Evaluation des interventions dans la communauté

1. Définition des concepts


a. Evaluation : l’évaluation représente un ensemble d’activités
conçues pour déterminer la valeur d’un programme d’une
intervention ou d’un projet. Elle permet de corréler un résultat
particulier à une intervention ………
b. L’évaluation se compose de trois niveaux séquentiels ou
phases :
- Une évaluation de processus qui consiste en l’examen du
contenu du programme et de son champ d’action, et le
contrôle de la qualité et l’intégrité de son exécution.
- L’évaluation des résultats à court terme.
Les termes suivis des résultats et l’évaluation des résultats
représentent deux notions différentes. Le suivi des résultats note les
changements à la suite de la mise en œuvre d’un programme ou
d’une atténuation alors que l’évaluation des résultats est
spécifiquement conçue pour permettre l’imputation des
changements à l’intervention et non aux facteurs indépendants du
programme.
- Une évaluation de l’impact qui permet de déterminer l’impact
global de l’intervention.
2. Les critères de l’évaluation.
19

- L’efficacité : l’efficacité d’une organisation peut se définir


comme étant la mesure dans laquelle les produits et services
satisfont réellement les besoins des clients ou groupes cibles.
Les paramètres les plus importants pour apprécier l’efficacité
d’une organisation sont son output par rapport à la demande,
les besoins de ces groupes cibles sa mission, on évalue
l’atteinte des résultats par rapport aux objectifs.
- L’efficience : l’efficience fait référence à l’utilisation des
ressources (input) en relation avec l’output. Il s’agit d’évaluer
l’atteinte des résultats par rapport au temps imparti, aux
ressources. Lorsqu’une action est exécutée correctement avec
un moindre coût et dans un temps raisonnable, on parle dans
ce cas de l’efficience de l’action.
- L’impact : il s’agit d’évaluer les effets qui ont été produits par
l’action en communauté.
- La continuité : c’est la probabilité qu’une organisation est
capable de continuer les activités après les interventions ou
aides.
- La flexibilité : la flexibilité est l’aptitude de l’organisation de
s’adapter à un environnement changeant.
3. Les étapes de l’autoévaluation des actions
communautaire
2. Le découpage de l’activité.
Ce découpage se compose en 7 phases :
- Les réponses aux questions préalables
- L’identification de l’activité
- L’identification des objectifs de l’activité
- L’identification et analyse des méthodes
- L’identification et analyse des partenaires
- L’identification et analyse des moyens
- L’analyse des objectifs.
20

3. Le constat des résultats : se composent en 3 phases


- La collecte des données
- La description des résultats
- L’analyse et l’explication des résultats
4. Le jugement et ses suites se décomposent en 4 phases
- Le jugement
- La redéfinition de l’activité
- La mise en place de l’évaluation permanente
- Le rapport.

CHAPITRE III : ORGANISER ET ANIMER LES SEANCES


D’EDUCATION SUR :

a) La protection de la mère et de l’enfant


21

 L’amélioration de l’état nutritionnel des enfants et des


femmes en âge de procréer par l’appui technique à la mise
en place d’une stratégie pour la réduction des déficiences en
micronutriments chez la femme enceinte, par la
supplémentation en fer et en acide folique dans le but de
réduire les risques de handicaps et de mortalités chez les
nouveaux nés et les nourrissons, s’ajoutant à cela la mise en
œuvre d’une stratégie nationale pour la promotion et
protection de l’allaitement maternel et de l’alimentation saine
du jeune enfant et du nourrisson.

 L’élimination de la transmission mère-enfant du


VIH/SIDA qui se traduit sur le terrain par le développement
d’un système référentiel pour le dépistage et la prise en charge
des femmes enceintes atteintes du VIH, en collaboration avec
ONUSIDA.

 La réduction de la mortalité maternelle, néonatale et


infantile grâce à l’élaboration d’un référentiel national sur la
prise en charge des principales causes de décès maternels et
néonatals et la mise en place d’un système d’audit des décès,
ce qui se traduit sur le terrain par la réalisation d’une enquête
qualitative sur le suivi des grossesses, la périodicité des
consultations et le type de bilan biologique demandé afin
d’avoir un état des lieux de la qualité des soins prénatals dans
le but de réduire les morts évitables chez les femmes enceintes
et les nouveaux nés.
22

b) L’hygiène scolaire
L’éducation nationale gère ce service ouvert en 1946. Ces missions
sont :
o De promouvoir la santé physique et psychique des jeunes
scolarisés,
o De favoriser l’insertion des jeunes handicapés,
o De faire de l’école un lieu de vie,
o La prévention des élèves.

L’infirmier scolaire participe :


o Au bilan de santé,
o Aux démarches auprès de la famille si nécessaire,
o Aux relations individuels avec les élèves,
o A la prise en charge des urgences,
o Au suivi avec le médecin de famille, la protection maternelle et
infantile,
o Aux permanences et tient le registre

d - Les différents dépistages

Le dépistage prend en charge une personne mais il existe des


dépistages globaux :

o Les examens bilan de santé réglementaire : bilan prénatal,


o Le dépistage thématique : recherche dans une population une
personne porteuse d’une infection,
o Le dépistage de masse ciblé.

c) La médecine du travail et les maladies professionnelles


1. DEFINITION :
- Médecine du travail ou hygiène du travail étudie les moyens
individuels ou collectifs. Les principes et les pratiques visant à
préserver la santé sur le lieu de travail.
- Maladies professionnelles : toute affection qui survient
brutalement de manière imprévisible et contractée à la suite
d’une longue exposition du travailleur à des doses nocives.
2. BUT :
23

Le but de la médecine du travail est de protéger les travailleurs


et améliorer d’une façon générale le statut des salariés.

3. CODE DE TRAVAIL CONGOLAIS : (Voir code du travail)


4. FACTEURS A PRENDRE EN CONSIDERATION :
a) Pour l’agriculture :
- accidents avec des machines ou des instruments manuels
- maladies parasitaires ou infectieuses constatées directement
ou indirectement pendant le travail : Tétanos, Peste…
- Exposition aux pesticides insecticides ou autres produits
chimiques,
- Conditions climatiques externes : radiation solaire…
- Maladies respiratoire dues à l’inhalation des certains
champignons : aspergillose, moisissures.
b) Pour l’industrie :
- Migration des masses ouvrières provoquant des problèmes
sociaux complexes
- Accidents avec des machines ou des produits chimiques
dangereux
- Danger d’asthme, de pneumoconiose, silicose … provoquées
par l’inhalation de certaines fumées et poussières
- Aération insuffisante provoquant la fatigue et par conséquent
une baisse de production et un risque d’accidents
- Maladies de l’air comprimé chez les plongeurs dans les puits de
pétrole en mer, barrage et ponts.

5. HYGIENE INDUSTRIELLE
a) Air de locaux :
- Lutte contre la pollution d’origine physiologique ou chimique :
appauvrissement en O2 son enrichissement en CO2. Pour la
pollution physique : augmentation de l’humidité. Il faut donc :
24

 Un cubage d’air important


 Une aération naturelle
 Une ventilation artificielle : usage de
ventilateur
 La climatisation des locaux.
- Lutte contre la pollution d’origine industrielle :
Cause :
o Les fumées provenant des divers foyers de contribution et
les fumées d’échappement des moteurs à explosion
o Les poussières provenant de polissage des métaux, du
ciment, du sable de la fabrication des textiles et du papier
o Les gaz toxiques
Pour la protection contre les fumées, il faut donc :
 Evacuation dans les cheminées
 Ne jamais faire fonctionner les moteurs à explosion
dans un local des garages
- Pour la protection contre les poussières :
 Aspiration des poussières à l’endroit même de
la source des poussières
 Emploi des vêtements spéciaux, des lunettes
ou masques
- Pour la protection contre les gaz et vapeurs :
 Aspiration
 Port des masques anti-gaz
- Mesures ou dispositions à prendre pour l’hygiène industrielle :
1) Avoir un éclairage suffisant des locaux
2) Avoir une aération suffisante des locaux
3) Avoir des installations sanitaires.
b) Chauffage :
La température sera adaptée en fonction du genre de travail :
- Pour un travail actif : 12° C
25

- Pour un travail semi actif : 15 à 18° C


- Dans un bureau la température doit varier de 18 à 20° C
c) Eclairage :
- Naturel : fenêtres assez élevées et orientées vers le Nord
- Artificiel : éclairage électrique.
d) Nettoyage :
- Balayage à sec à interdire car il fait voltiger les poussières
- Balayage après humidification est conseillé
- L’usage de l’aspirateur est le seul moyen rationnel mais
coûteux.
e) Installations sanitaires :
- Les vestiaires et les lavabos seront situés à proximité des
ateliers
- Les douches y seront annexées chaque fois que les ouvriers se
livrent à des travaux salissants
- Les urinoirs et W.C doivent être en forme aux règles de
l’hygiène et être en nombre suffisant
- Les réfectoires sont obligatoires
- Les eaux résiduelles doivent être évacuées par les égouts dans
les endroits appropriés.

6. LES RISQUES PROFESSIONNELS


Fréquentes maladies des milieux de travail :
A. Le travail dans les poussières : les travailleurs des industries
produisant les poussières sont plus exposés aux maladies à
cause du dépôt des poussières sur :
- La peau : dermatoconiose
- Les voies respiratoires : pneumoconiose
- La voie digestive : enterocomose
26

Sont exposés aux maladies ci haut citées : les mineurs, les


cimentiers, les fondeurs, les tailleurs des pierres, les verriers, les
métallurgistes, …
B. Le travail dans la haute chaleur : les travailleurs de fontes des
métaux, de cuisson de porcelaine et de fabrication des métaux
présentent des symptômes :
- Troubles oculaires (cataracte)
- Lésions broncho – pulmonaires des boulangers
- Coup de chaleur
C. Le travail dans l’humidité : les industries de filature, de tissage,
des buanderies et des peinturetries nécessitent de l’humidité
par conséquent leurs travailleurs sont prédisposés aux
affections catarrhales et rhumatismales
D. Le travail dans les mines :
- Les broncho – pneumonies chroniques
- L’anémie des mineurs
- Les troubles oculaires (Nystagmus).

d) La prévention des troubles mentaux liés à la grossesse et au


post-partum
- Le surmenage
- L’alcoolisme et tabagisme
- La toxicomanie
- Les problèmes sociaux
- L’inadaptation sociale et autre forme de délinquance

1. Le Surmenage
Cause :
a. Les facteurs organiques : sont des états d’Asthénie liées aux
affections évolutives ayant laissé des séquelles. Ces états
peuvent développer des surmenages ; le sujet sent en lui
une certaine fatigabilité qui s’installe dans le corps, il n’est
27

pas heureux. L’influence déplorable de manque de


connaissance, sur certains domaines qui met mal à l’aise le
corps ou trouble le corps (ex : l’alcool, le tabac, certains
stimulants…).
b. Facteurs psychologiques individuel : l’excès du travail
intellectuel, le facteur d’ordre institutionnel, d’isolement le
choc émotionnel, la décharge affective…. Ces facteurs
causent le surmenage individuel mental.
c. Les facteurs sociologiques : ils tendent à restreindre
l’application correcte du principe d’hygiène :
- La fatigue de la télévision
- La fatigue des bruits
- La durée ou le rythme anormaux des heures de travail
qui aboutissent au surmenage professionnel.
d. La lutte contre les maladies endémo-épidémique locales.

Le gouvernement de la RDC n’est pas resté insensible à la menace


dont font face les populations. C’est ainsi qu’il a développé à travers
la Direction de Lutte Contre la Maladie (DLM) du Ministère de la
santé Publique un « Plan stratégique d’élimination du choléra en
République Démocratique du Congo. » Ce plan développé en fin
2007 est sensé se déployer de 2008 à 2012 et prévoit 6 axes
stratégiques définis ci-dessous :
1. Renforcement des activités de surveillance épidémiologique
2. Renforcement des mesures de prévention dans les zones de
santé ciblées
3. Mise en place des interventions spécifiques concernant
l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène
4. La prise en charge des cas
5. Le renforcement de la coordination
6. Promotion de la recherche

D4: DIRECTION DE LUTTE CONTRE LA MALADIE (DLM)

MANDA ET MISSION
28

Mandat: La promotion de la santé de la population par le contrôle


des maladies endémo-épidémiques et non transmissibles.
Mission:
o Définir les stratégies nationales de lutte contre les maladies;
o S’assurer de leur mise en œuvre par les structures sanitaires;
o Assurer la surveillance épidémiologique;
o Fournir les appuis techniques à la gestion des épidémies;
o Promouvoir la recherche;
o Participer à la prévention et à la gestion des catastrophes;
o Coordonner les programmes et les interventions de lutte contre
les maladies;
o Mobiliser les ressources nécessaires à la lutte contre la
maladie.

CHAPITRE IV : EXECUTER DES INTERVENTIONS


PROMOTIONNELLES

Préparer :
 La salle pour la séance
 Le matériels, les médicaments et vaccins nécessaires

Démontrer les techniques en rapport avec :


 L’allaitement maternel exclusif

L’allaitement maternel a de nombreux bienfaits pour la santé de la


mère et du nourrisson. Le lait maternel contient tous les nutriments
dont un nourrisson a besoin pendant les six premiers mois.
L’allaitement maternel prémunit de la diarrhée et des maladies
courantes de l’enfant, telles que la pneumonie, et peut avoir aussi
des bienfaits à plus long terme pour la mère et l’enfant. Ainsi, il
réduit le risque de surpoids et d’obésité pendant l’enfance et
l’adolescence.

On parle de « démarrage précoce » quand l’allaitement maternel


débute dans l’heure qui suit la naissance. Cette manière de procéder
29

permet à l’enfant de recevoir le colostrum (« premier lait »), riche en


facteurs de protection.
Les données actuelles indiquent que le contact peau contre peau
entre la mère et le nouveau-né peu après la naissance aide à
débuter l’allaitement au sein, accroît la probabilité d’un allaitement
maternel exclusif pendant un à quatre mois et allonge la durée
totale de l’allaitement au sein. Il semble également que les nouveau-
nés qui ont été mis très tôt peau contre peau avec leur mère
interagissent davantage avec la mère et pleurent moins.

 Pose d’une MILDA


1. Types de moustiquaires
Il existe 3 types de moustiquaires qui sont classées en fonction de
leur état d’imprégnation et de leur durée d’efficacité :
a) Moustiquaires non imprégnées Les moustiquaires non imprégnées
d’insecticide ont un rôle de barrière mécanique. Les moustiques
peuvent parvenir à piquer les personnes dormant sous ces
moustiquaires en cas de déchirures ou si une partie de l’hôte est
collée au tulle. Ainsi, leur efficacité peut être renforcée en les
imprégnant avec des insecticides préférablement de longue durée
pour qu’elles deviennent des MILDA.
b) Moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) Ce sont des
moustiquaires imprégnées avec insecticide a durée d’efficacité
limitée à moins de six mois. La contrainte majeure est le
renouvellement de l’imprégnation tous les six mois ou après plus de
3 lavages. Leur imprégnation avec des insecticides de longues durée
d’action permet de les rendre MLDA.
c) Moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’Action
(MILDA) Une MILDA est une moustiquaire imprégnée capable de
conserver ses propriétés insecticides pendant trois à cinq ans,
rendant leur ré imprégnation inutile si elle est bien entretenue.

Elle est généralement prétraitée industriellement par des procédés


spécifiques qui lui permettent d’être efficace jusqu’à 20 lavages.
L’insecticide incorporé dans les fibres pendant la fabrication se libère
lentement et migre dans le textile vers la surface de la moustiquaire.
Le besoin de MILDA s'est accru, car la majorité des personnes
disposant de moustiquaires imprégnées (MII) n’effectuent pas la ré
imprégnation après 6 mois ou 3 lavages.
Ces moustiquaires deviennent inefficaces et sont incapables de
repousser et de tuer les moustiques. On assiste ainsi à une
30

augmentation du risque de contracter le paludisme pour les


utilisateurs.

2. Utilisation et entretien des MILDA


Pour éviter que les moustiques ou autres insectes ne rentrent dans
la moustiquaire, il faut veiller à la border sous le matelas. Si on dort
à l’extérieur, la moustiquaire doit être placée au-dessus de la natte
de couchage ou du lit, accrochée à des piquets disposés à chaque
coin ou sous un arbre.
Le lavage doit se faire avec de l’eau froide et du savon en prenant
soin de frotter doucement et en évitant de le faire fréquemment.
Le séchage se fera à l’abri des rayons solaires. Si une moustiquaire
est déchirée, il faudra la raccommoder pour empêcher les
moustiques ou autres insectes de pénétrer à l’intérieur.
Tout le monde doit dormir sous une moustiquaire imprégnée et elle
doit être utilisée chaque nuit, pendant toute l’année, même si on ne
voit ou n’entend pas le bruit des moustiques.

Qui doit utiliser la moustiquaire MILDA ?


Toute la famille - Il faut s’assurer que tous les membres de la famille
dorment sous moustiquaire MILDA. - En dormant sous moustiquaire
MILDA, toute la famille est protégée contre les piqures des
moustiques qui transmettent le paludisme.
3. Est-ce qu’il y a une période particulière durant l’année où il faut
dormir sous moustiquaire MILDA? Toute l’année Au Sénégal, le
risque d’attraper le paludisme est permanent quelle que soit la
saison. Après les pluies les moustiques sont toujours présents et
continuent à piquer, même s’ils sont moins nombreux et qu’on ne les
voit pas. Les moustiques qui transmettent le paludisme sont toujours
présents durant toutes les saisons.
4. Quand faut-il utiliser la moustiquaire MILDA ? Toutes les nuits La
nuit est le moment de prédilection des moustiques, qui en piquant,
transmettent le paludisme. Il faut utiliser les MILDA toutes les nuits,
durant toute la nuit, quel que soit le lieu ou l’endroit de couchage. Il
est également important de l’utiliser à l’intérieur comme à
l’extérieur de la maison quand il fait chaud ou frais et même quand
on dort à la belle étoile.

« Les 3 Toutes » La moustiquaire MILDA doit être utilisée par :


Toute la famille
Toute l’année
31

Toutes les nuits Parce que les moustiques sont toujours là !

Comment faut-il utiliser la moustiquaire MILDA ?


 L’étaler à l’ombre 24 heures avant la première utilisation; sinon la
moustiquaire MILDA peut être irritante pour votre peau.
 Attacher la moustiquaire MILDA en s’assurant qu’elle couvre bien
tout le couchage ; si le couchage n’est pas bien couvert, les
moustiques peuvent entrer et vous piquer pendant votre sommeil.
 Bien border la moustiquaire sous le couchage ; les moustiques sont
comme les chasseurs, ils cherchent toutes les opportunités pour
entrer dans la moustiquaire et vous piquer.
 Assurez-vous qu’il n’y a aucun moustique à l’intérieur de la
moustiquaire MILDA ; le moustique le plus dangereux est celui qui
est déjà avec vous dans la moustiquaire!
 La seule fonction de la moustiquaire MILDA est de protéger les
personnes du paludisme; toute autre utilisation comme protéger les
semis ou récoltes ou tailler des robes par exemple, est fortement
déconseillée.

6. Comment laver votre moustiquaire MILDA ?


 Laver votre moustiquaire MILDA seulement quand c’est nécessaire.
Mais attention ! Après 20 lavages, l’insecticide utiliser pour
l’imprégnation de la MILDA va perdre son efficacité.
 Laver la moustiquaire MILDA seulement avec de l’eau non chauffée
et du savon ordinaire.
 L’eau de javel et les détergents en poudre ou liquide sont trop
forts et peuvent rendre l’insecticide de votre MILDA inefficace contre
les moustiques.  Frotter doucement; la moustiquaire MILDA est
fragile et peut se déchirer facilement.

7. Comment sécher votre moustiquaire MILDA ?


 Toujours sécher la moustiquaire MILDA à l’ombre et jamais au
soleil; les rayons solaires détruisent l’insecticide et va rendre votre
moustiquaire inefficace contre les moustiques.
 Surtout, éviter d’étaler la moustiquaire MILDA sur les palissades «
tapâtes » pour les sécher puisque cela peut facilement la déchirer. Il
est plus sûr d’accrocher votre MILDA sur une ligne à l’ombre.

 La préparation culinaire
32

La démonstration culinaire : un événement dans l’air du


temps
Organiser une démonstration culinaire est une idée innovante, qui
vous permettra de joindre l’utile à l’agréable : compter sur la
présence d’un chef cuisinier célèbre pour offrir de la notoriété et
de la personnalité à votre événement, mettre en valeur votre
entreprise et vos produits ; et offrir aux participants un moment de
divertissement et d’échange dans une ambiance conviviale.
Les bénéfices d’un tel événement sont nombreux : qu’elle soit
rustique ou raffinée, la cuisine rassemble, est vécue comme
un moment de partage. Si vous désirez permettre à vos
collaborateurs, vos clients ou vos salariés de vivre une expérience
mémorable autour de valeurs telles que le plaisir, l’authenticité
et l’esprit de groupe, organiser une démonstration culinaire est un
excellent choix.

Près de 50% des décès d’enfants sont à associer à la malnutrition et


plus de 2 milliards de personnes sont affectées par des formes de
déficiences en micronutriments, en particulier en vitamine A, fer et
iode. L’accès limité à la nourriture n’est pas l’unique cause de ces
problèmes nutritionnels : les pratiques alimentaires inadéquates
(dues à un manque de connaissances et de compétences pour une
utilisation correcte des aliments disponibles localement, de
problèmes de santé, d’hygiène et d’assainissement) sont parmi les
principaux facteurs causals. Les ménages sont encouragés à utiliser
une grande variété d’aliments afin de préparer des repas riches en
micronutriments selon les différents besoins des membres de la
famille. En plus des féculents de base, les repas principaux doivent
inclure légumineuses, noix et beaucoup de fruits et légumes,
fournissant macro et micronutriments. Les aliments d’origine
animale sont importants pour l’alimentation, en particulier pour les
femmes et les enfants. Intégrer des petites quantités de ces
aliments dans les régimes est donc fort recommandé, mais les
ménages pauvres y ont difficilement accès : des alternatives
d’origine végétales, plus accessibles, peuvent être identifiées. Quant
aux aliments indigènes, ou aliments disponibles localement, ils sont
souvent sous-exploités pour des raisons socioculturelles, une perte
des pratiques traditionnelles, ou un manque de connaissances
nutritionnelles. Il est donc nécessaire de mettre les ménages en
condition de pouvoir choisir et exploiter les aliments nutritifs
disponibles localement (domestiques ou sauvages) afin de préparer
33

des repas familiaux et des aliments complémentaires infantiles


adaptés et nutritifs. Les directives et recommandations
nutritionnelles actuelles sont souvent difficiles à interpréter et
mettre en pratique dans la vie quotidienne, en particulier dans les
zones ou les taux d’analphabétisme sont élevés. De nombreux pays
n’ont pas de matériel d’éducation nutritionnelle adapté pour la
vulgarisation et la dissémination à grande échelle.

Les démonstrations culinaires participatives aident les ménages à


intégrer les recommandations nutritionnelles dans la transformation
et préparation quotidiennes des aliments. Les démonstrations
fournissent aux ménages les connaissances, compétences et
assurance nécessaires à mieux exploiter les aliments disponibles
localement et abordables économiquement afin d’améliorer leur
régime alimentaire et leur état nutritionnel. Elles permettent aussi
de transmettre les bases de la sécurité sanitaire alimentaire et de
l’hygiène, telles que se laver les mains, couvrir les aliments
préparés, manipuler et conserver les aliments de manière adéquate
avec les ustensiles à leur disposition.
Les démonstrations abordent les thèmes suivants :
a) choisir et utiliser au mieux les aliments disponible localement ;
b) combiner différents types d’aliments pour obtenir des repas
équilibrés et nutritifs ;
c) améliorer la variété et la valeur nutritionnelle, dans le respect
du goût et de l’aspect, des repas.

Les démonstrations culinaires permettent aussi de préserver et


renforcer les connaissances et les compétences locales
traditionnelles, en ce qui concerne l’utilisation culturellement
acceptable des aliments locaux nutritifs. A travers leur participation
active à la sélection des aliments, aux sessions de préparation et de
dégustation, les participants évaluent les recettes proposées et
développent de nouvelles options de recettes nutritionnellement
améliorée et culturellement acceptables. La FAO encourage les pays
à développer et promouvoir des recettes améliorées pour
l’alimentation des enfants et des familles sur la base d’aliments
disponibles localement et abordables pour les familles vulnérables ;
de plus, la FAO soutien la dissémination des connaissances
traditionnelles adéquates sous-utilisées à travers ces séances
participatives de démonstration culinaire.
34

L’expérience montre qu’améliorer le régime alimentaire d’un enfant


et de sa famille est possible même dans les milieux les plus
défavorisés. Les ménages sont encouragés à procéder par étapes en
se fixant des objectifs réalistes. L’impact est encore majeur si cette
approche est combinée avec des activités d’éducation nutritionnelle,
de production alimentaire ménagère et de développement des
compétences en transformation et conservation des aliments.
La programmation conjointe en nutrition est soutenue à travers la
collaboration intersectorielle pour une meilleure sécurité alimentaire
et une meilleure nutrition infantile et familiale. La collaboration entre
les secteurs de la santé, de l’agriculture et de l’éducation est
indispensable pour soutenir l’adoption et la popularisation d’options
améliorées pour l’alimentation des familles et des enfants.

Impact: les pratiques alimentaires des familles et la nutrition des


jeunes enfants sont améliorées à travers le développement et la
dissémination de recettes nutritives fondées sur l’utilisation
d’aliments disponibles localement et accessible financièrement aux
familles vulnérables, via démonstrations culinaires participatives.
Objectifs: diversifier et améliorer la consommation et les pratiques
alimentaires des familles, afin d’améliorer durablement la qualité
nutritionnelle des régimes alimentaires des familles et plus
spécifiquement des jeunes enfants.

Résultats:
a) les mères acquièrent compétences et assurance dans la
sélection des aliments et la préparation de plats nutritifs pour
leurs familles et leurs enfants sur la base des aliments
disponibles localement et accessible financièrement ;
b) un système pour le transfert de connaissances intra et
intercommunautaire est mis en place à travers la promotion
des connaissances et compétences indigènes favorables à la
nutrition ;
c) les capacités des agents de terrain sont renforcées pour la
promotion et la facilitation, au sein de communautés, de la
diversification alimentaire et de l’adoption des pratiques
alimentaires familiales améliorées ;
d) les secteurs gouvernementaux et les ONGs collaborent pour la
dissémination des recommandations alimentaires testées et
approuvées.
35

Produits:
a. liste des problèmes d’alimentation et de nutrition ainsi que des
potentielles solutions.
b. Guides/manuels de recommandations et recettes pour chaque
problème nutritionnel identifié, pour une meilleure alimentation
des familles et des jeunes enfants.
c. Directives pour l’organisation des démonstrations culinaires
participatives. 4. Agents de terrain formés à la facilitation des
démonstrations culinaires, à l’évaluation des expériences (goût,
odeur, aspect et couleur des plats) et à l’éducation nutritionnelle.
d. Intégration des démonstrations culinaires au sein des
programmes d’éducation nutritionnelle.
e. réalisation de démonstrations culinaires participatives (au cours
de foires agricoles, réunions religieuses, jours de marché, au sein
de centres de santé, etc).

Assistance technique et ressources nécessaires


• Un spécialiste en éducation nutritionnelle pour superviser
a) l’identification des problèmes nutritionnels et des habitudes
alimentaires des familles et des jeunes enfants ;
b) le développement de recettes nutritives et d’un guide/ livre de
recettes ; (c) le développement de directives pour
l’organisation de démonstrations culinaires participatives ;
c) la formation des agents de terrain au développement
participatif de recettes améliorées, à l’animation de
démonstrations culinaires participatives et à l’évaluation des
recettes (3p/m).
• Services d’appui technique (TSS) du service d’éducation
nutritionnelle (appui technique, supervision et soutien), Division de
la Nutrition et de la Protection du Consommateur (AGN), FAO (1p/m).

• Matériel: ustensiles de cuisine et de communication pour les


démonstrations culinaires, matériel de bureau et coûts de mise en
page et d’impression pour les guides et livrets de recettes. •
Contrats avec partenaires locaux selon besoins (universités, ONGs,
associations...).

 Le lavage des mains


36

L’histoire de l’asepsie des mains, de la prévention et de la lutte


contre les infections nosocomiales émane des personnalités célèbres
comme Holmes (1843), Lister (1867), Nightingale (1863) qui sont les
auteurs de l’asepsie en milieu hospitalier.
Le personnel soignant est tenu de se laver les mains de façon
systématique pendant la journée : en arrivant au service avant de
commencer le travail, entre chaque déplacement d’un patient à
l’autre et après tout acte septique.

L’hygiène des mains reste la principale mesure permettant de


réduire les infections nosocomiales. Didier PITTET et All (2001)
soulignent que L’hygiène des mains renforce la sécurité de soins en
toute circonstance dans les hôpitaux modernes et complexes ou
dans des simples postes de santé. De la, ils veulent simplement
montrer que l’hygiène des mains n’exclut aucun lieu les activités de
soins sont effectuées.
En effet, il y a quatre types de lavage des mains en fonction de
l’objectif recherché. A savoir :
* Lavage simple des mains
* Lavage antiseptique ou hygiénique des mains
* Lavage chirurgical des mains
* Friction hydro- alcoolique des mains

- Lavage simple des mains

C’est un acte associé aux soins de confort et l’hôtellerie, après


chaque geste contaminant et surtout avant chaque geste propre,
lors des soins infirmiers non invasifs. Il s’agit du lavage des mains et
poignets avec un savon doux, de préférence liquide, suivi d’un
rinçage soigneux et d’un essuyage. Il a pour objectif de prévenir la
transmission manu portée, en éliminant les souillures et en
réduisant le nombre de germes constituant la flore transitoire ou de
passage, portée par la main.
Cette séquence dure 15 à 30 secondes. La réalisation de la
technique doit être effectuée avec les mains et les avants bras nus,
sans bijoux.

- Lavage antiseptique des mains

Dans une unité de soins des malades immunodéprimés, avant


tout soin, il convient d’effectuer un lavage antiseptique. Il est
37

effectué lors des gestes invasifs, et mise en œuvre de technique


aseptique. Son but est d’éliminer les salissures, d’éliminer et /ou de
détruire la flore transitoire et de réduire la flore résidente. Le temps
de contact est de deux minutes.
Le lavage antiseptique des mains avant un acte invasif est un
geste indispensable pour prévenir le risque infectieux.

- Lavage chirurgical des mains

D’après Bernard et All (1989) : La chirurgie est une partie de la


thérapeutique que intervient la main, le plus souvent équipée d’un
instrument.
Pour que cet acte qui est la chirurgie puisse se réaliser avec asepsie,
un lavage chirurgical des mains est recommandé.
Le temps de contact total est de 5 à 10 minutes. Cette procédure
garantit une efficacité maximale, en éliminant les salissures, la flore
de passage, en réduisant la flore résidente.
Le lavage chirurgical ; est effectué avec un savon antiseptique, à
usage chirurgical. Ce lavage se pratique en trois temps (prélavage,
brossage et lavage minutieux des mains en massant bien).

Tableau n°1 : TYPES DE LAVAGE DES MAINS


LAVAGE ANTISEPTIQUE
LAVAGE SIMPLE
OU HYGIENE
Quand  En début de service  Apres contact avec
patient contaminé ou
 Entre les soins des matériel contaminé,
patients différents,  A la sortie chez le
 Avant et après les soins patient infecté,
non invasifs,  Apres manipulation de
matériel très septique,
 Apres passage aux  Avant et après tous les
toilettes, soins à risque,
 Apres souillures des  Apres soins aux
mains, patients atteints
hépatite B, sida etc.,
 En quittant le service,  On cherche à protéger
autres patients d’une
 Avant de boire, de part et le soignant de
manger et après avoir l’autre.
mangé…Bref dans tous
les cas courants
38

But Eliminer la flore transitoire  Diminuer la flore


commensale en
préservant l’équilibre
aerobionaerobie
Commen Eau propre et courante, Eau courante ou propre,
t savon habituel. Rarement savon liquide
savon désinfectant. Bien antiseptique, puis rincer
frotter. Sécher avec une avec ATS
serviette propre à usage (hexachlorophène,
unique cetavlon,savlon)
Temps Minimum 30 secondes au Minimum 2 minutes.
moins. Plus si les mains sont Aseptiser les mains à la
souillées. chorhexidine alcoolique
0,5 %
- La friction hydro- alcoolique

La friction des mains au moyen d’une solution hydro alcoolique


est une alternative au lavage des mains, qui peut être choisie
lorsque celle-ci n’est pas souillée par des sécrétions du sang ou
tout autre liquide biologique.

En effet, l’alcool perd une partie de son activité désinfectante


en présence de matières organiques. Pour une efficacité optimale, le
temps de contact doit être de 10 à 15 secondes. Cette alternative
au lavage des mains à l’avantage de pouvoir être réalisée
rapidement, et en l’absence de lavabo. Elle permet d’épargner le
temps nécessaire au déplacement, au rinçage ainsi qu’au séchage
des mains.

A ce sujet, Didier. PITTET et All(2001) confirment que : Sur le


plan micro- biologique, la solution hydro- alcoolique présente
l’avantage d’un spectre large, ainsi que d’une efficacité sur les
bactéries végétatives 100 fois supérieure sur la flore résidente à
tous les savons antiseptiques disponibles sur le marché.

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