Memoire Mathilde Kasongo
Memoire Mathilde Kasongo
PROVINCE DU TANGANYIKA
i. EPIGRAPHE
Louis Pasteur
ii
ii. DEDICACE
Ceci étant de fruit de mes grandissime effort, je dédie en ce jour ce présent travail :
A Dr FREDDY MULENGA pour tant d’amour et sacrifice tout au long de mon cursus academique.
A vous mes parents KASONGO ANSELME et Odette KISESA pour vos conseils et votre assistance
pérennante à mes études.
A vous mes frères et sœurs ; que ce travail soit pout vous une référence et une source de motivation
enfin qu’il stimule à redoubler les efforts dans le cadre d’assistance des jeunes étudiantes dans la
famille.
iii. REMERCIEMENT
En préambule de ce mémoire, je souhaite adresser mes remerciements les plus sincères aux personnes
qui m’ont apportées leur aide morale, financière, spirituelle, matérielle et scientifique.
Je remercie tout particulièrement Dr FREDDY MULENGA, le Point focal qui a fait toutes ses efforts
pour que mes études aillent de l’avant.
Je remercie également mon directeur Philippe MUKAKALA car sans lui celui-ci n’aurait pu aboutir.
Merci pour votre soutien, votre disponibilité et votre aide précieuse.
Ma gratitude s’adresse à mes très chers parents et mes très chers frères et sœurs que la porte de mon
cœur sera toujours ouverte car, vous souffert avec moi, que Dieu vous protège.
Mes remerciements s’adressent à tous ceux de loin ou de près qui ont contribués à l’élaboration de ce
travail et que leur nom ne sont repris trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude.
iv
TV : Touché Vaginal
PF : Planification Familiale
CS : Centre de santé
v. RESUME
L’objectif est de contribuer à l’augmentation de l’utilisation des méthodes contraceptives des femmes
en post-partum en vue d’améliorer des vies des nouveau-nés et celles de femmes pour une réduction de
la mortalité maternelle et des grossesses non désirées.
Identifier les causes de faible utilisation des méthodes contraceptives des femmes en post-
partum au CS Kasama ;
Déterminer le profil des femmes utilisatrices et non utilisatrices des contraceptifs fréquents ;
Méthode
Résultats
Notre étude portait sur l’utilisation de méthode contraceptive des femmes en post-partum au centre de
santé KASAMA sur une période allant du 01/01/2024 au 31/12/2024. Ainsi après analyses de nos
résultats nous avons constaté que le nombre des femmes qui utilisent les méthodes contraceptives est
encore trop bas soit 53% ; tranche d’âge de 30-39 ans était la plus représentée avec 58.7%, l’âge
minimal était de 18 ans et le maximal était de 48 ans. Le moyen âge était de 32 ans ; 67% des femmes
avaient un niveau d’étude secondaire ; les catholiques étaient majoritairement représentées avec 26% ;
Les troubles des règles était majoritairement représenté dans notre travail avec 42% des cas ; Les
grossesses non désirées étaient majoritairement représentées avec 52.5% des cas ; La méthode
contraceptive la plus utilisée et la MAMA avec 53% des cas ; La profession ménagère était
prédominante avec 45% ; 67% des femmes n’ont pas encore utilisé les méthodes contraceptives ; le
taux de connaissance des méthodes contraceptives est encore trop bas soit 53%.
En rapport avec les facteurs déterminant l’utilisation des méthodes contraceptives en post-partum, il
s’est observé que :
vi
Le taux de non utilisation des méthodes contraceptives en post-partum est encore élevé,
Le taux de connaissance des méthodes par les femmes en post-partum est encore trop bas.
Les époux influencent encore leurs femmes sur le non utilisation des méthodes
1
I. INTRODUCTION
Le choix d’une méthode contraceptive adaptée doit tenir compte de la situation clinique et de la
personne, de ses préférences ainsi que des éventuelles contre-indications et de la tolérance.
À l’exception du préservatif, aucun des moyens contraceptifs décrits dans le document synthèse,
« Méthodes contraceptives : Focus sur les méthodes les plus efficaces disponibles » ne protège des
infections sexuellement transmissibles (IST), notamment de la contamination par le VIH. S’il existe un
risque de contamination et afin de le réduire, l’utilisation correcte et systématique d’un préservatif est
fortement recommandée en complément de tous ces moyens de contraception.
Le préservatif masculin est la seule méthode qui ait fait preuve de son efficacité dans la prévention de
la transmission des infections sexuellement transmissibles.
L’efficacité des méthodes contraceptives selon l’OMS 2023, le taux de grossesse de la première année
pour une utilisation correcte et régulière est pour :
Implants 0,05, DIU au lévonorgestrel 0,2, Stérilisation féminine 0,5, DIU au cuivre 0,6, MAMA
(pendant 6 mois) 0,9, Injectables progestatifs 0,3, Pilules progestatives 0,3, Spermicides 18,
Diaphragmes avec spermicides 6, Préservatifs féminins 5, Préservatifs masculins 2. Tous les
contraceptifs estroprogestatifs sont considérés comme efficaces par l’OMS avec un taux de grossesses
non désirées pour 100 femmes pendant la première année d’utilisation correcte et régulière inférieur à
1. [1].
Dans l’aire de santé de Kasama, au moins 30 femmes sur plus de 150 utilisent la MAMA, 13 femmes
préfèrent les implants et les préservatifs
Pour notre cas, voulant aussi avancer dans le même angle de la recherche scientifique sur
« l’utilisation des méthodes contraceptives par les femmes en postpartum » nous cherchons à
2
Après la controverse sur les pilules de troisième et quatrième génération en 2012un recule du
recours à la pilule a été observé et de nouvelle inégalité sociale de recours aux contraceptions sont
apparus, 3% de femmes seulement en France n’utilisent pas les contraceptions. D’autres méthodes ont
été adoptées après cette crise ; les dispositions intra-utérin (DIU). Le préservatif la méthode dite
naturelle.
La contraception orale reste aujourd’hui la plus utilisée en France bien qu’une hausse du
recours aux méthodes moins efficaces a été observée. Il a également été montré que les catégories
sociales les plus précaires se sont tournées vers une couverture contraceptive moins efficace avec un
moindre recours à la pilule et ont plus tendance à utiliser les méthodes naturelles [1].
Le post-partum constitue une situation particulière ou la patiente devenue mère reste néanmoins
une femme. Il est donc primordial pour la sage-femme en suite de naissance de trouver le moment
opportun pour aborder la contraception. Cette dernière doit avoir une démarche éducative,
d’accompagnement et des conseils adaptés à chaque femme. L’objectif étant de prévenir les
rapprochées et parfois non désirées.
En effet, en France 5% d’interruptions volontaires de grosses, ont lieu dans les 6mois du post-
partum.
La France alerte le taux de diffusion de contraception le plus élevé et le plus forte, prévalence
en matière de contraception selon l’institut national et de prévention et d’éducation pour la santé
(INPES), Une tierce de grossesses sont non désirées et six cas sur dix. Elles aboutissent à une
interruption volontaire de grossesse (IVG).
Dans près de la moitié de cas 40%, les femmes utilisaient une contraception à forte efficacité
théorique [2].
L’information sur la contraception dans le post-partum se fait dans une démarche d’éducation à la
santé, d’accompagnement, de conseil e de prévention. L’utilisation correcte de la contraception ainsi
que des connaissances en cas de situations inhabituelles reste importante dans la suite des couches.
L’objectif étant de prévenir des grossesses non désirées et rapprochées, en effet, 5% des IVG
surviennent dans les six mois qui suivent l’accouchement ce qui présente 11000 femmes par an [3].
3
Les deux heures qui suivent l’accouchement correspondent à la période du post-partum immédiat ;
cette période est suivie par le post-partum qui se termine lors du retour de couche de femme (Retour de
sa menstruation) soit environ six semaines après l’accouchement [4].
Les grossesses non désirées ainsi que celles qui ne sont pas suffisamment espacées sont des
problèmes de santé publique, car elles augmentent le taux de morbidité et de mortalité maternelle,
néonatal et infantile [5]. Les moments les plus appropriés pour le counseling sont pendant les
consultations prénatales, en salle d’accouchement pendant la phase de l’attente et pendant la période
de suite des couches. Dans le monde, 22 millions de femmes aimèrent prévenir ou retarder une
grossesse. Mais elles n’ont pas accès à la méthode contraceptive répondant à ces besoins non satisfaits
qui permettrait aux femmes de contrôler leurs propres fécondations et de réduire d’un tiers de décès
maternels [6].
I.2 PROBLEMATIQUE
La contraception, dans sa définition, inclut la notion de visibilité. Pourtant, dans les statistiques
publiées par l’ONU, la stérilisation féminine et/ou la stérilisation masculine qui sont définitives, sont
intégrées dans les méthodes contraceptives. D’ailleurs, la stérilisation féminine est désormais appelée
contraception féminine définitive. L’utilisation de la contraception est très différente selon les
continents. La plus faible utilisation se retrouve en Afrique subsahariennes avec un pourcentage de
femmes qui l’utilisent. Ce pourcentage augmente en Afrique du nord 35%, en Asie de l’ouest 49%, en
Océanie 57%, En Amérique latine et aux caraïbes, et il atteint 58% des couples en Europe et en
Amérique du nord (1).
Le pourcentage le plus élevé se retrouve en Asie de l’Est ou en Asie du Sud-Est, où il atteint 60% des
couples.
Quelles sont les méthodes contraceptives fréquemment utilisées par les femmes
en post-partum au Centre de Santé KASAMA ?
Quelles sont les conséquences et barrières de l’utilisation des méthodes
contraceptives en post-partum ?
I.3 OBJECTIFS
a. OBJECTIF GENERAL :
L’objectif est de contribuer à l’augmentation de l’utilisation des méthodes contraceptives des femmes
en post-partum en vue d’améliorer des vies des nouveau-nés et celles de femmes pour une réduction de
la mortalité maternelle et des grossesses indésirées.
b. OBJECTIFS SPECIFIQUES :
Identifier les causes de faible utilisation des méthodes contraceptives des femmes en post-
partum au CS Kasama ;
Déterminer le profil des femmes utilisatrices et non utilisatrices des contraceptifs fréquents ;
Notre travail est conçu dans le cadre d’évaluation de suivi du niveau d’adhésion des femmes à
l’utilisation des méthodes contraceptives des femmes en post-partum au centre de santé KASAMA. Ce
travail nous permet aussi de faire le suivi dans la pratique des méthodes contraceptives en post-partum
et des conséquences lieu à non utilisation des méthodes.
Afin d’apporter une précision aux différents lecteurs qui nous liront sur le travail que nous
produirons à la fin de notre cycle, en Sciences Infirmiers, Option : Soins Généraux sur le lieu états
auxquels notre investigation sera faite. C’est en RD Congo, Province du Tanganyika, Territoire de
Moba, zone de santé de Moba et plus précisément au Centre de Santé KASAMA, qui couvrira la
période allant du 01 février au 31 juillet 2024.
5
La première partie concernera les considérations théoriques comprenant deux chapitres répartis
comme suit : les généralités et les méthodes contraceptives ;
La seconde traitera sur la considération pratique couvrant aussi deux chapitres dont les
Matériels et Méthode ; Présentation, Analyse et traitement des données ; Discussion des
résultats.
6
II. GENERALITES
La contraception est l’ensemble des moyens et techniques médicaux ou non, mis à la disposition des
individus et des couples pour leur permettre d’assurer leur sexualité de façon responsable de manière à
éviter les grossesses non désirées, espacer les naissances, avoir le nombre d’enfant désiré au moment
voulu [2].
Couple choisit de façon libre et éclairée. Le choix de la méthode contraceptive est lié à une meilleure
satisfaction et à un meilleur respect des conditions d’utilisation de la Méthode [12]
II.2.1 LE POST-PARTUM
Le post-partum débute deux heures après la délivrance et se termine avec l’arrivée des
premières règles appelées le retour de la couche. Sa durée varie en fonction du mode d’allaitement
(maternel ou artificiel). Elle est en moyenne de six semaines [8].
laiteuse. Les seins gonflants deviennent tendus et sensibles, la femme peut présenter temporairement
une légère hyperthermie à 38°C [9].
Les œstrogènes se fondent les premiers jours après l’accouchement. Leur sécrétion reprend aux
alentours du vingt-cinquième jour sous l’influence de la FSH, à l’absence et vers un mois et demi en
cas d’allaitement maternel. La progestérone baise également dans les dix jours après l’accouchement
puis disparait. Elle ne réapparait qu’après la première ovulation qui a lieu environ 40 jours après
l’accouchement et à l’absence d’allaitement au sein et plus tard dans le cas contraire. La prolactine est
sécrétée par l’antéhypophyse et intervient dans la régulation de la sécrétion lactée. Son taux augmente
juste après l’accouchement et diminue après le quinzième jour même si l’allaitement se poursuit dans
le cas, il y a des pics de prolactine, se normalise ensuite de quatre à six semaines. L’oxytocine est
sécrétée par la
Posthypophyse, elle agit au niveau des fibres maculaires lisses de l’utérus en favorisant leur rétraction
et au niveau de cellule myoépithéliale du sein en favorisant l’éjection du lait [12].
9
Les modifications hormonales peuvent aussi jouer un rôle sur le plan psychologique. En effet, il
peut se produire chez la mère un sentiment de peur de comporter à un nouvel enfant. Elle doit faire le
deuil de la grossesse, la prise en charge doit pouvoir l’aider et permettre à un attachement entre la mère
et l’enfant de la meilleure qualité possible [13].
Avant l’ère chrétienne, l’avortement et contraception sont confondus, avec l’arrivée de l’ère
chrétienne la nationalité de pureté intérieure prime la sexualité a comme objectif celui de
procréer.
En 1564, l’anatomiste Chirurgien Gabriela Fallope plus connu sous de Gabriel Fallope invente
un fourreau de lin à la mesure de la glande inhibée imbibé de décoction d’herbe astringente
(Condom ou redingote anglaise)
Thomas Malthus scientifique anglais publie un essai en 1803 sur l’importance du contrôle de
naissance pour limiter la misère et la surpopulation mondiale et constitue un courant de de
pensée, le Malthusianisme.
En 1909 que paraîtra le premier guide de la contraception sur le titre << moyen pour éviter la
grossesse >> ensuite les arguments natalistes l’emportant et intervient une et véritable chape de
plomb.
10
Au début du 20èsiècle apparaissent les pompes vaginales : pompe en forme de poire qui
propulse dans le vagin après chaque rapport sexuel, un mélange d’eau et de toute sorte de
produit (vinaigre, acide citrique…) supposé de détruire le spermatozoïde.
KIASUKU Ogino, médecin japonais en 1924 met au point la méthode Ogino : calcul de
période de fécondité (entre le 12ème et le 16ème jours du cycle) en préconisant l’abstinence à
cette période, suit la méthode Knauss, du mot de son inventaire réparant à l’aide de la
température le moment de l’ovulation des milliers de femmes utilisent ogino et de milliers de
bébés oginaux comme on les appelle naîtront ; Les échecs étant d’environ 40%.
La commercialisation du premier préservatif lubrifié aura lieu en 1961 par la société Durex.
Sous la pression des associations pour la prévention du SIDA, la loi du 18/01/1991 autorisera
l’utilisation de préservatif et les autres contraceptifs
Les contraceptions d’urgence (norlevu®) sont mises sur le marché sans prescription en France
en 1999.
En 2002 veut arriver un système intra utérin hormonal, SIU hormonal (MIRENA®) constitué
d’un petit réservoir contenant une hormone (un progestatif).
L’articule L5134-1 du code de santé publique du 23 juillet 2009 permet l’insertion contraceptif
intra utérin par un médecin ou par une sagefemme.
L’arrêté du 12 octobre 2011 précisant la liste des médicaments que peuvent prescrire la
sagefemme sous toutes leurs formes et voies d’administration.
Les décrets du 17 juillet 2012 autorisent la pose et le retrait de l’implant contraceptif par les
sagefemmes.
11
A l’heure actuelle l’objectif des recommandations de bonnes pratiques est d’établir un état de
connaissance sur les méthodes contraception disponibles chez la femme cela dans le but de servir des
références aux prescripteurs ou à toute personne délivrant de contraceptif. Ainsi seront citées les
recommandations de l’HAS et de l’OMS [14].
Elles doivent être générales et de laisser aux proscripteurs la possibilité de les adapter en
fonction de la patiente, du couple afin que celles-ci soit bien tolérées et acceptées. S’ajoute aussi le
choix libre et claire de la femme et du couple dans la décision. L’HAS préconise une information sur
la contraception du post-partum soit donnée pendant la grossesse. Cette première approche constituera
une base qui sera ensuite reprise lors du séjour à la maternité et adapter en fonction de modalité de
l’accouchement [15].
D’après les données 2% de femmes qui utilisent cette méthode comme contraception seront à
nouveau enceintes six mois après leurs accouchements. En effet, il se peut qu’une ovulation survienne
dès le 25eme jour du cycle. Il est de plus en plus difficile actuellement d’avoir toutes les conditions
réunies.
Constituent les méthodes naturelles. Ces méthodes peuvent être adaptées aux exigences des certaines
femmes. Au regard de leurs risques élevés l’échec en usage courant. Ces autres méthodes (méthodes
naturelles) devraient être réservées à des femmes connaissant bien leurs cycles.
Il possède une efficacité médiocre avec un IP=5%, le problème est surtout lieu à une mauvaise
utilisation. Le risque de rupture est inférieur à 1% en cas des rapports vaginaux. Il est le seul à prévenir
les IST et son efficacité augmente s’il est associé à un spermicide [17].
Il en existe plusieurs types en France, avec une surface plus ou moins grande en cuivre. C’est une
méthode efficace, réversible et de longue durée. Selon l’OMS, en utilisation habituelle, on retrouve 0,6
% de grossesse à un an [20].
Durant la période de post-partum, il a longtemps été recommandé d’insérer les DIU deux mois après
l’accouchement (moment de la visite post-natale). Actuellement, on le pose habituellement au-delà de
la quatrième semaine de post-partum. Certaines études ont démontré qu’il est envisageable de le poser
48 heures après la délivrance. Le risque d’expulsion est certes plus élevé (10 – 20 %) mais le risque
d’infection, de perforation ou de métrorragies n’est pas augmenté. Ces risques ne sont pas majorés
chez les femmes qui allaitent.
Le DIU au cuivre reste pour la période qui suit un accouchement, un moyen contraceptif
efficace, peu coûteux, généralement bien toléré et sans problème d’observance. L’OMS décrit, après
un an d’utilisation, un taux de continuation de 78 % [21].
- Le DIU en cuivre peut-être insérer à tout moment dans le post-partum en absence des contre-
indications suivantes :
Une anomalie utérine qui empêche une pose correcte du DIU dans le fond utérin (Fibrome
intra-cavitaire, utérus bicorne etc.) ;
Patiente VIH (+) et qui ne suit pas correctement le traitement anti rétroviral ;
Une fièvre ;
-Le DIU à la progestérone qui libère un progestatif (progestérone). Il existe deux spécialités : Minera
qui est mis en place pour cinq ans et Jaydess qui est mis en place pour trois ans. Son effet contraceptif
est dû à l’épaississement de la glaire cervicale qu’il provoque et a un effet local sur l’endomètre qui
empêche la nidation.
14
Les contre-indications au DIU hormonal sont les mêmes que celles des progestatifs.
Menstrues
Une diminution est constatée avec le dispositif intra utérin à libération de Lévonorgestrel.
Une diminution des douleurs menstruelles avec le système intra utérin à libération de
lévonorgestrel
Les kystes ovariens fonctionnels chez certaines utilisatrices du système intra utérin à libération
de lévonorgestrel Complications [2] :
- Fils non vu ;
- Infections pelviennes.
LES METHODES HORMONALES
Les oestroprogestatifs :
Ils contiennent deux hormones de synthèse : un progestatif et un œstrogène (Éthynylestradiol).
Les œstrogènes ont une action sur trois sites :
Sur la glaire cervicale : laissent la glaire filante et donc permet le passage des spermatozoïdes,
Agit sur la glaire, la rend opaque, ce qui bloque le passage des spermatozoïdes,
Plusieurs éléments sont à prendre en compte pour distinguer les différents types de contraceptifs : la
dose d’œstrogènes, la nature du progestatif et la dose des hormones réparties au cours du cycle.
15
Pour celles qui ont choisi de nourrir leur enfant au sein, il n’est pas conseillé de débuter tout de
suite une contraception oestroprogestative [24].
Une méta-analyse de la Cochrane Library, n’a pas permis de conclure que les œstrogènes
n’affectaient pas la qualité et la quantité de lait. Ce type de contraception, ne touche pas les organes
génitaux de l’enfant, ni sa fertilité [25].
Les formes non orales :
Le patch contraceptif : c’est un dispositif transdermique mince qui contient un œstrogène (20µg) et un
progestatif de troisième génération [26].
Il peut s’appliquer sur la fesse, le haut du torse, l’abdomen ou le haut du bras (seule zone contre
indiquée : le sein). Il est mis en place pour une semaine et cela trois semaines sur quatre.
Des études ont montré que l’observance était plus élevée avec le patch qu’avec la contraception
orale, et ce à tout âge. Chez la femme qui allaite, ce moyen de contraception doit être débuté six mois
après l’accouchement (absence de données sur l’effet du patch et l’allaitement maternel)
16
L’anneau vaginal : il délivre pendant trois semaines des œstrogènes (15µg) et un progestatif de
troisième génération. L’anneau est enlevé au bout de trois semaines et un nouveau est inséré
sept jours plus tard [27].
L’efficacité contraceptive est comparable à celle des oestroprogestatifs oraux. Il n’existe pas
d’études spécifiques concernant le post-partum, l’OMS émet donc les mêmes précautions que pour le
patch [28].
Les progestatifs :
Ils sont utilisés en cas de contre-indications aux oestroprogestatifs, ils sont moins bien tolérés
cliniquement par rapport aux oestroprogestatifs.
Pour Microval® et Milligynon®, l’effet contraceptif est obtenu par action périphérique :
atrophie de l’endomètre et épaississement de la glaire cervicale. Pour ces progestatifs, il existe une
légère augmentation du risque de grossesses extra-utérines car ils inhibent le péristaltisme tubaire sans
bloquer l’ovulation. La prise des comprimés est quotidienne, un décalage de trois heures maximums
est autorisé, ce qui rend son utilisation contraignante.
Cerazette® a une action anti-ovulatoire par effet anti-gonadotrope (95% des utilisatrices) et
périphérique. Elle nécessite aussi une prise quotidienne mais avec un décalage ne tolérant pas plus de
douze heures.
La tolérance pour ces trois microprogestatifs est moyenne avec un risque de spottings, de
syndrome prémenstruel, d’aggravation d’une acné préexistante, de kystes fonctionnels ovariens
récidivants. Il est donc indispensable d’informer les patientes de ces éventuels effets secondaires qui
peuvent disparaitre avec le temps ou persister. Les Spottings constituent la première cause d’abandon
de ces méthodes contraceptives. Il est pour cette raison fondamentale d’informer les femmes de façon
adéquate sur cela [29].
17
La tolérance clinique du DIU hormonal est meilleure comparée à celle du DIU au cuivre. En
effet, les troubles du cycle sont moins fréquents mais il existe un risque d’aménorrhée, de spottings ou
de métrorragies pendant le temps d’adaptation qui peut durer trois à six mois. Son efficacité
contraceptive est proche de 100 % et son taux de continuité est de 81 % à un an.
Selon l’HAS, les recommandations sont les mêmes que pour le DIU au cuivre, l’OMS quant à
elle recommande d’attendre six semaines avant la pose du Mirena® en cas d’allaitement maternel.
Le stérilet est principalement perçu comme une méthode de contraception d’arrêt (quand le
nombre final d’enfants souhaités est atteint) et non comme une méthode d’espacement des naissances.
18
CAS PARTICULIERS
A. Les méthodes de stérilisation :
Elles sont à visée contraceptives depuis la loi du 4 juillet 2001. Qu’elles soient masculines ou
féminines, les méthodes de stérilisation sont susceptibles, sur simple demande du couple, de la patiente
ou sur proposition du médecin, d’apporter une réponse contraceptive appropriée dans certaines
situations médicales, sociales ou culturelles particulières. En pratique, il est recommandé de les
présenter comme généralement irréversibles. Un délai de quatre mois de réflexion doit être respecté
après décision initiale de stérilisation et de recueil du consentement écrit. La signature d’un
consentement éclairé est obligatoire. De plus, selon le Code de la santé Publique, une stérilisation ne
peut pas être réalisée sur une personne mineure.
B. La contraception d’urgence :
Aussi appelée contraception post-coïtale, elle est plus connue sous le nom de « Pilule du
lendemain », elle désigne les méthodes qu’une femme peut utiliser pour prévenir la survenue d’une
grossesse après un rapport sexuel non protégé. Il est recommandé que lors de la prescription et de la
délivrance d’une contraception, la femme soit préventivement informée des possibilités de rattrapage
en cas de rapport non protégé, de leur efficacité et de leurs conditions d’accès. La contraception
d’urgence hormonale et le DIU au cuivre sont les deux méthodes de rattrapage utilisables.
Le DIU au cuivre est la méthode la plus efficace en cas de rapport non protégé
Ellaone®) n’est pas efficace à 100% et est d’autant plus efficace qu’elle est utilisée plus précocement
après le rapport non protégé. L’utilisation opportuniste et répétitive de cette méthode en tant que seule
méthode contraceptive est nettement moins efficace qu’une méthode continue. La contraception
d’urgence par progestatif seul présente l’avantage par rapport au DIU au cuivre de pouvoir être
obtenue sans ordonnance en pharmacie (où elle est anonyme et gratuite pour les mineures qui en font
la demande), en centre de planification familiale ou dans le s infirmeries scolaires.
Suite à la prise d’une contraception d’urgence par progestatif seul, il est recommandé de
conseiller à la patiente d’adopter une méthode contraceptive efficace (préservatifs) jusqu’à la fin du
cycle en cours, de réaliser un test de grossesse si les règles ne surviennent pas dans les 5 à 7 jours après
la date attendue.
Les interruptions volontaires de grossesses, restent encore très élevées et notamment en post-
partum. Ce qui montre bien une difficulté des femmes à gérer au quotidien leur contraception. En
19
2005, seules 11,7% des femmes (et 7,1% des hommes) connaissaient le délai d’efficacité de 72 heures
de la contraception d’urgence. Un quart ne savait pas qu’une ordonnance était inutile pour se la
procurer.
LE COUNSELING
Entretien : interactif, c’est le recueil d’informations sur la femme, son état de santé, ses
besoins, ses problèmes. Développement d’un diagnostic éducatif avec l’entretien à proprement
parler et l’examen clinique de la patiente.
Choix : la décision finale appartient à la patiente seule. Le soignant peut cependant l’aider dans
son choix en énonçant les bénéfices et risques de chaque méthode.
Explication : informations sur la méthode choisie et sur son emploi, les possibilités de
rattrapage en cas d’oubli, ou que faire en cas d’évènement indésirable.
Retour : consultation de suivi afin de réévaluer la méthode et de vérifier qu’elle est toujours adaptée à
la personne, qu’elle en est satisfaite. Peuvent être abordés des points non évoqués lors des
consultations précédentes. Enfin, l’entretien se termine par la programmation et la planification de la
consultation suivante.
20
PRESENTATION DU MILIEU
Notre investigation s’est fait en RDC province du Tanganyika, Territoire de Moba et cela dans l’aire
de santé KASAMA.
Le centre de santé KASAMA se trouve dans le quartier KINKALATA ; bloc Kasama, il offre un
paquet minimum d’activités. C’est bâtiment de 6 pièces reparties de la manière suivante :
La réception
La consultation
La salle d’observation
La pharmacie
La maternité et le dépôt
SITUATION GEOGRAPHIQUE DU CENTRE
Le centre de santé kasama est limité au Nord par l’Institut Amani, au Sud par le centre médical
Amimo, à l’Est par l’institut Neema et l’Ouest par la rivière Mulobozi.
TYPE D’ETUDE
Il s’agissait d’une étude transversale et destructive qui a été réalisée
POPULATION D’ETUDE
L’étude a porté sur toutes les femmes ayant accouchées dans notre service pendant la période d’étude.
ECHANTILLONNAGE
Pour retenir notre échantillon, nous avons procédé par une méthode retro-prospective, par des
méthodes en plusieurs degrés selon Monga 2005 et ANCELLET, nous avons réalisé un
échantillonnage systématique sur une population de 151 accouchées qui suivaient la CoPN au centre
de santé Kasama, pour retenir un échantillon de 109 femmes calculé sur base de la formule ci-desous.
Echantillonnage systématique raisonné sur une population 151 avec le calcul de pas de sondage.
Déterminer la représentation de l’Unité statistique qui est représentée par des femmes qui suivent la
CPON
22
Tableau 1 d'échantillonnages
- n = taille de l’échantillon,
Ainsi, après calcul, nous avons trouvé un échantillon de 87 femmes. Vue la possibilité de données
manquantes, nous avons utilisé un facteur correctif de sécurité avec la formule :
1
1−f
L’unité statistique dans notre étude est représentée par les femmes en post-partum.
CRITERE D’INCLUSION ET D’EXCLUSION
Ont été inclure dans cette étude, toutes les accouchées ayant choisie et bénéficiée d’une méthode
contraceptive et ayant répondu à nos questions.
Ont été exclure toutes les accouchées qui ne répondent pas à nos questions et ceux qui n’ont pas
bénéficiés les méthodes contraceptives.
VARIABLE D’ETUDE
Les variables ci-après ont été recherchées chez les femmes en post-partum :
1. L’âge de la femme
2. La confession religieuse
3. La parité (nombre d’enfants)
4. Le niveau d’étude
5. La profession
6. La connaissance des méthodes contraceptives
7. La source d’information (évaluation de la communication)
8. L’utilisation des méthodes contraceptives
9. Raisons de l’utilisation ou non des méthodes contraceptives
10. La collaboration ou implication des époux
23
Notre étude a porté sur l’analyse de 151 cas tirés des femmes ayant accouché durant la période allant
du 01/01/2023 au 31/12/2023 au Centre de santé Kasama.
Quant aux matériels utilisés, nous nous sommes basés à des registres d’accouchement, des registres de
planning familial du centre de santé et le questionnaire d’enquête dirigée.
Après récolte des données, nous avons procédé à la description et analyse des informations recueillies
sur les femmes qui suivaient la CPON au cours de la période d’étude. La description des
caractéristiques des personnes a recouru à la saisie des données des registres de planning familial selon
notre questionnaire afin de préciser la distribution selon la variable considérée. Ces données ont été
enregistrées dans le logiciel EPI-INFO version 7.2.2.6, Excel, SPSS et Sphinx plus2 pour faciliter
l’analyse.
Dans le but de mettre en exergue les motifs puissants de l’utilisation ou non des méthodes
contraceptives dans notre étude, les déterminants ci-dessus ont été exploités en rapport avec les raisons
en vue de déceler des associations probables. Pour ce faire, nous avons procédé au calcul de χ², du
Odds Ratio et de la valeur exacte de p de FISHER, pour trancher sur une association.
Nous aurions bien voulu exploiter les données relatives à la qualité du message sur les contraceptives
en post-partum ainsi qu’avoir des données précises sur le niveau de sensibilisation de la population de
Moba, dans l’aire de santé de Kasama sur l’utilisation des méthodes contraceptives en post-partum, les
indicateurs qui concourent à la disponibilité des différentes méthodes dans les centres de santé.
Malheureusement, le temps et les moyens à notre disposition ne nous ont pas permis que d’aborder
l’aspect basé sur l’examen des registres du planning familial et de la CPON.
CONSIDERATION ETHIQUE
Notre étude est purement scientifique et permet d’évaluer, l’aspect de la contraception dans le post-
partum. Les résultats issus de cette étude seront mis à la disposition de toutes les interventions en
matière de santé de la reproduction/PF.
DIFFICULTE RENCONTREE
Les défaites de la récolte des données pour l’élaboration de notre travail ne sont pas à exclure entre
autre.
Tranche Effectif %
d’Age
18-19 4 3.7
20-29 30 27.5
30-39 64 58.7
40-49 11 10.1
TOTAL 109 100
Commentaires :
Protestante Catholique
14% 18%
Protestante
5% Cité de refuge
Néo apostolique 1%
2% Eglise de reveil
26%
Musulmane
5%
Kyomba
1% Kitabala Kimbanguiste
3% 5%
Commentaires :
- Les femmes de l’église de réveil ont une proportion de 26%, suivies des femmes de l’église Catholique
avec 18%,
- Les femmes des églises traditionnelles résistantes sont de Kitabala 3%, Kyomba 1% et Cité de refuge
1%
30
1 6 5.5
2 13 11.9
3 19 17.4
4 19 17.4
5 13 11.9
6 29 26.6
7 6 5.5
8 3 2.8
9 1 0.9
Total 109 100.0
Commentaires :
- 26,6% des femmes ont une parité de 6 enfants suivis 17,4 % qui ont 3 et 4 enfants.
31
Commentaires :
Profession Effectif %
Ménagère 49 45.0
Enseignante (primaire ou
15 13.8
secondaire)
Infirmière 17 15.6
Commerçante 23 21.1
Couturière 5 4.6
Total 109 100
49 Ménagère
50
40 Enseignante (primaire ou
secondaire)
30 23
Effectif
Infirmière
15 17
20
Commerçante
5
10
0 Couturière
Profession
Commentaires : 45% des femmes sont des ménagères, suivi de 21,1% des commerçantes
Paramètres Effectif %
Oui 58 53.2
Non 51 46.8
Total 109 100
33
Non
47%
Oui
53%
COMMENTAIRE
Selon le graphique, le taux de connaissance des méthodes contraceptives est encore trop bas soit 53%
Effectif 1 29 7 11 8 2
Paramètres Effectif %
Oui 36 33.0
Non 73 67.0
Total 109 100
Commentaires :
- 67% des femmes n’ont pas encore utilisé les méthodes contraceptives
- Seules 33 % ont déjà utilisé les méthodes contraceptives dont celles qui n’ont jamais entendu
parler des méthodes contraceptives et 38% (22 femmes sur 58) parmi les 53% des femmes qui
ont déjà entendu parler des contraceptives.
34
Tableau 10 : les raisons avancées par les femmes à la non utilisation des méthodes
0 10 20 30 40 50 60 70 80
SQ
35
Methodes MAMA Collier Pilule Préservatif DIU Implant/Norplant Dépôt Observation Total
Provera d’ogino-
hormale
Effectif 19 0 2 5 0 8 2 0 36
% 53 0 6 14 0 22 6 0 100
Figure 7 Graphique des méthodes les plus utilisées par les femmes en post-partum.
Graphique des méthodes les plus utilisées par les femmes en post-
partum.
60 53
50
40
30 22
20 14
10 6 6
0 0 0
0 %
COMMENTAIRE
DIFFICULTES EFFECTIF %
RENCONTREES
Infections 3 6
Hyperménorrhée 9 18
Douleurs abdominale 2 4
Troubles des regèles 21 42
Amaigrissement 15 30
TOTAL 50
100
COMMENTAIERE
Les difficultés rencontrées aux femmes utilisant les méthodes contraceptives étaient plus
représentées par les troubles des règles, avec 42% des cas
CONSEQUENCE EFFECTIF %
Grossesse non désirée 21 20.3
Avortement volontaire 19 27.2
Grossesses très rapprochées 53 52.5
TOTAL 93 100
COMMENTAIRE
SENSIBILISEES EFFECTIF %
OUI 91 83.4
NON 18 16.6
COMMENTAIRE
La majorité était représentée par les femmes sensibilisées de l’avantage des méthodes
contraceptives avec 83/4% des cas
COMMENTAIRE
L’EDUCATIO EFFECTIF %
N SANITAIRE SUR
LA PF LORS DE LA
CPON
OUI 91 91
NO N 9 9
COMMENTAIRE
L’éducation sanitaire sur le PF lors de la CPON était plus représentée avec avec 91% des cas
CAMPAGNE DE EFFECTIF %
SENSIBILISATION DE
MASSE SUR
L’UTILISATION DE LA PF
Oui 83 80.5
Non 20 19.5
COMMENTAIRE
COMMENTAIRE
Les professionnels de la santé formés en PF de cette structure étaient majoritaires avec 77.7%
des cas
COMMENTAIRE
EXISTENCE
DE SUIVI DANS
L’APPLICATION
REPONSE
D’UNE METHODE
CONTRACEPTIVE
Oui X
Non Non
COMMENTAIRE
COMMENTAIRE
Le respect des normes de m’application et/ou l’implantation des méthodes contraceptives
étaient respectées
41
V. DISCUSSION
AGE
Dans notre étude la tranche d’âge de 30-39 ans était la plus représentée avec 58.7%, l’âge
minimal était de 18 ans et le maximal était de 48 ans. Le moyen âge était de 32 ans. Ce résultat
n’est pas très différent avec ceux de : Bajos N. Rouz-Cornabus M, Panjo H, Bohet A, Moreau
C (1) qui ont trouvé 60.4% dans la tranche d’âge de 32-40 ans. Ceci pourrait s’expliquer par
l’activité génitale est très active pendant cette tranche d’âge
NIVEAU D’ETUDE
Dans notre étude, 67% des femmes avaient un niveau d’étude secondaire, ce résultat est le
même avec celui mené par Cameau D (16) qui stipule que 48% des femmes enquêtées avaient
un niveau d’étude secondaire ; par contre Peters A ; Jansen W ; Van Driel F (11) ont trouvé
71.9% des femmes avaient un niveau d’étude primaire. Ces recherches montrent que le niveau
faible d’instruction a un impact négatif sur l’utilisation des méthodes contraceptives en post-
partum
CONFESSION RELIGIEUSE
Nos résultats sur l’attitude religieuse face au méthode contraceptive stipule que les catholiques
étaient majoritairement représentées avec 26%, nos résultats se marient à ceux de ; Robin G ;
Massart P ; Graizeau F (17) qui ont trouvé 30.1% qui étaient catholiques ; Blangis F. Lopes P,
Branger B ; Garnier P ; H-J Phillippe, Plateau S (4) ont trouvé 29.3 aussi des catholiques. Les
églises ont africain trouvent le PF comme une façon de contredire le principe de DIEU selon
elles qu’il faudrait se produit et remplir le monde
Les troubles des règles étaient majoritairement représentés dans notre travail avec 42% des
cas ; ce résultat est le même à celui de Peters A. Jansen W. Van Driel F (11) dont les troubles
des règles avec 47% des cas. Ceci pourrait être justifié par l’impact des méthodes sur l’axe
hypothalamo-hypophyso’gonadique.
42
Notre étude portait sur l’utilisation de méthode contraceptive des femmes en post-partum au
centre de santé KASAMA sur une période allant du 01/01/2024 au 31/12/2024. Ainsi après analyses
de nos résultats nous avons constaté que le nombre des femmes qui utilisent les méthodes
contraceptives est encore trop bas soit 53% ; tranche d’âge de 30-39 ans était la plus représentée
avec 58.7%, l’âge minimal était de 18 ans et le maximal était de 48 ans. Le moyen âge était de 32
ans ; 67% des femmes avaient un niveau d’étude secondaire ; les catholiques étaient
majoritairement représentées avec 26% ; Les troubles des règles était majoritairement représenté
dans notre travail avec 42% des cas ; Les grossesses non désirées étaient majoritairement
représentées avec 52.5% des cas ; La méthode contraceptive la plus utilisée et la MAMA avec 53%
des cas ; La profession ménagère était prédominante avec 45%.
En rapport avec les facteurs déterminant l’utilisation des méthodes contraceptives en post-
partum, il s’est observé que :
Le taux de non utilisation des méthodes contraceptives en post-partum est encore élevé,
Le taux de connaissance des méthodes par les femmes en post-partum est encore trop bas.
Les époux influencent encore leurs femmes sur le non utilisation des méthodes
RECOMMANDATION
Au ministère de la santé publique
A la population.
Aller dans les structures étatiques en cas d’antécédent qui nécessite l’espacement ou l’arrêt des
naissances
Aux autres chercheurs :
De faire l’étude sur les indicateurs mesurant la fréquence des femmes à la CPON
VII. REFERENCES
VIII. ANNEXES
PROTOCOLE DE RERCHERCHE
Universitaire
Secondaire
Primaire
N’a pas étudié
5. Quelle est votre profession ?
Ménagère
Oui
Non
Si non, passer à la question 8
7. Si oui quelle a été votre source d’information.
RECO
Au CS lors de la CPoN
Au CS lors de la CPS
A la radio
Voisine ou amie
Lors du séjour à la matérnité
B
Oui
Non
Si non, n’a pas utilisé une méthode contraceptive, poser les questions 9 et 13 puis terminer
l’enquête
- Si sauter la question 9
- Si oui, a utilisé les méthodes contraceptives, passer à la question
9. Quelles sont les raisons de non utilisation des méthodes contraceptives ?
MAMA
Collier
Pilule
Préservatif
DIU
Implant/Norplant
Dépôt Provera
Observation d’ogino-hormale
11. Quel est le motif de l’utilisation des méthodes contraceptives ?
Oui
Non
13. A la prochaine fois, auriez-vous souhaitée en parler préalablement avec lui
Oui
Non
14. Quelles sont les difficultés rencontrées lors de l’utilisation des méthodes
contraceptives ?
1. Infection
2. Hypermenorhée
3. Douleur abdominale
5. Amaigrissement
2. Avortement volontaire
3. Grossesses très rapprochées
16. Est-ce que les femmes sont sensibilisées lors de la CPN de l’avantage de l’utilisation
des méthodes contraceptives ?
1. OUI
2. Non
17. Y a-t -il de l’avantage en utilisant les méthodes de contraception pour la femme ?
1. Oui
2. Non
2. Non
E
1. Oui
2. Non
20. Est-ce que les professionnels de la santé de cette structure sont formés en planification
familiale ?
1. Oui
2. Non
21. Y a-t-il la disponibilité des intrants de la planification familiale dans cette structure ?
1. Oui
2. Non
3. CO MMENTAIRE
22. Existe-t-il le suivi dans l’application et/ou l’implantation d’une méthode contraceptive ?
1. Oui
2. Non
F
23. Est-ce que l’application et/ou l’implantation de ces méthodes contraceptives respectent-
elles les normes de la planification familiale ?
1. Oui
2. Non
TABLE DE MATIERES
i. EPIGRAPHE ......................................................................................................................... i
ii. DEDICACE .......................................................................................................................... ii
iii. REMERCIEMENT ............................................................................................................. iii
iv. LISTE DES ABREVIATIONS .......................................................................................... iv
v. RESUME............................................................................................................................... v
I. INTRODUCTION ................................................................................................................ 1
II. GENERALITES ................................................................................................................... 7
II.1 DEFINITION DES CONCEPTS............................................................................................... 7
a. UTILISATION ............................................................................................................................. 7
c. CONTRACEPTION ..................................................................................................................... 7
II.2 LA CONTRACEPTION DU POST-PARTUM ........................................................................ 7
II.2.1 LE POST-PARTUM .............................................................................................................. 7
II.2.2 SUR LE PLAN PHYSIOLOGIE ........................................................................................... 7
II.2.3 SUR LE PLAN ANATOMIQUE .......................................................................................... 8
II.2.4 SUR LE PLAN BIOLOGIQUE ............................................................................................. 8
II.2.5 SUR LE PLAN HORMONAL .............................................................................................. 8
II.2.6 SUR LE PLAN PSYCHOLOGIQUE .................................................................................... 9
II.2.7 RAPPEL HISTORIQUE SUR LE CONTRACEPTIF .......................................................... 9
II.3 DIFFERENTES METHODES CONTRACEPTIVES ............................................................ 11
II.3.1 LES RECOMMANDATIONS ............................................................................................ 11
II.3.2 LES METHODES NATURELLES ..................................................................................... 11
II.3.3 LES METHODES BARRIERES ......................................................................................... 12
II.3.4 LES METHODES MECANIQUES..................................................................................... 12
II.3.5 LES METHODES HORMONALES ................................................................................... 14
II.3.6 L’IMPLANT SOUS-CUTANE ........................................................................................... 17
II.3.7 LA CONTRACEPTION MACRODOSEE ORALE ........................................................... 17
II.3.8 CAS PARTICULIERS ......................................................................................................... 18
II.3.9 LE COUNSELING .............................................................................................................. 19
III. MATERIELS ET METHODES ....................................................................................... 21
III.1 PRESENTATION DU MILIEU .............................................................................................. 21
SITUATION GEOGRAPHIQUE DU CENTRE ................................................................................... 21
III.2 TYPE D’ETUDE ..................................................................................................................... 21
III.3 POPULATION D’ETUDE ...................................................................................................... 21
H
LISTE DE TABLEAUX
Tableau 1 d'echantillonnages ................................................................................................................ 22
Tableau 2 la reparation de l’age ............................................................................................................. 24
Tableau 3 repartition des femmes selon la confession religieuse .......................................................... 29
Tableau 4 nombre d'enfants par accouchee ............................................................................................ 30
Tableau 5 niveau d’etude femmes .......................................................................................................... 31
Tableau 6 profil des femmes selon la profession ................................................................................... 32
Tableau 7 la connaissance de methodes contraceptives ......................................................................... 32
Tableau 8 la source d’information (evaluation de la communication) de femmes ayant deja entendu
parler des methodes contraceptives ................................................................................................ 33
Tableau 9 utilisation des methodes contraceptives ................................................................................ 33
Tableau 10 : les raisons avancees par les femmes a la non utilisation des methodes ............................ 34
Tableau 11 motifs de l’utilisation des methodes contraceptives ............................................................ 34
Tableau 12 les methodes contraceptives utilisees par les femmes en post-partum ................................ 35
Tableau 13 implication des epoux dans le choix et utilisation des methodes ........................................ 36
Tableau 14 difficultes rencontrees ......................................................................................................... 36
Tableau 15 consequence de la non utilisation des methodes contraceptives ......................................... 36
Tableau 16 : sensibilisation de l’avantage de l’utilisation des methodes contraceptives ....................... 37
Tableau 17 presence ou non de l’utisation des methodes contraceptives .............................................. 37
Tableau 18 l’education sanitaire sur la pf lors de la cpon ...................................................................... 38
Tableau 19 sur l’utilisation de la pf dans cette structure campagne de sensibilisation de masse .......... 38
Tableau 20 formation des professionnels de la sante en pf de cette structure........................................ 39
Tableau 21 disponibilites des intrants de la pf dans cette structure ..................................................... 39
Tableau 22 existence de suivi dans l’application d’une methode contraceptive .................................... 39
Tableau 23 respect des normes de l’application/implantation des methodes contraceptives................. 40
J
LISTE DE FURURE
Figure 1 repartition des femmes selon la confession religieuse ............................................................. 29
Figure 2 graphique du profil des femmes en post-partum selon le niveau d'etudes .............................. 31
Figure 3 graphique du profil selon la profession des femmes ................................................................ 32
Figure 4 graphique du taux de connaissance des methodes contraceptives ........................................... 33
Figure 5 graphique des causes de non utilisations des methodes contraceptives par les femmes ........ 34
Figure 6 graphique des raisons d'utilisation des methodes contraceptives .......................................... 35
Figure 7 graphique des methodes les plus utilisees par les femmes en post-partum. ........................... 35