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Memoire Mathilde Kasongo

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République Démocratique du Congo

PROVINCE DU TANGANYIKA

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET


UNIVERSITAIRE
****************************************************************************
******

INSTITUT SUPERIEUR DES TECHNIQUES MEDICALES


DE KALEMIE

ISTM - KALEMIE / MOBA

« L’UTILISATION DES METHODES CONTRACEPTIVES DES


FEMMES EN POST-PARTUM »
Etude menée dans l’aire de santé KASAMA de

Par : MASENGO KASONGO Mathilde


Travail présenté et défendu en vue de l’obtention

SECTION : SCIENCES INFIRMIERES


OPTION : HOSPITALIERE

ANNEE ACADEMIQUE 2023-2024


i

i. EPIGRAPHE

« Mieux vaut prévenir que guérir d’après »

Louis Pasteur
ii

ii. DEDICACE

Ceci étant de fruit de mes grandissime effort, je dédie en ce jour ce présent travail :

A Dr FREDDY MULENGA pour tant d’amour et sacrifice tout au long de mon cursus academique.

A vous mes parents KASONGO ANSELME et Odette KISESA pour vos conseils et votre assistance
pérennante à mes études.

A vous mes frères et sœurs ; que ce travail soit pout vous une référence et une source de motivation
enfin qu’il stimule à redoubler les efforts dans le cadre d’assistance des jeunes étudiantes dans la
famille.

A mes amis Ir TCHOMBA MAKAMA, KISIMBA KIMPINDE, NKUKA NINDA, KISANGE


KILONGA etc. Grace à vos soutiens tant moraux que matériels, me voici à la fin de mon cycle de
mémoire.

Ceci est le signe de profonde gratitude.


iii

iii. REMERCIEMENT

En préambule de ce mémoire, je souhaite adresser mes remerciements les plus sincères aux personnes
qui m’ont apportées leur aide morale, financière, spirituelle, matérielle et scientifique.

Je remercie tout particulièrement Dr FREDDY MULENGA, le Point focal qui a fait toutes ses efforts
pour que mes études aillent de l’avant.

Je remercie également mon directeur Philippe MUKAKALA car sans lui celui-ci n’aurait pu aboutir.
Merci pour votre soutien, votre disponibilité et votre aide précieuse.

Ma gratitude s’adresse à mes très chers parents et mes très chers frères et sœurs que la porte de mon
cœur sera toujours ouverte car, vous souffert avec moi, que Dieu vous protège.

Je tiens à remercier, NKULIMBA MULAPA, Ir TCHOMBA MAKAMA, NAWEJ MBUMBA, Ass.


CELESTIN etc. qu’ils trouvent une profonde gratitude car vous m’avez témoigné un vrai amour
fraternel.

Mes remerciements s’adressent à tous ceux de loin ou de près qui ont contribués à l’élaboration de ce
travail et que leur nom ne sont repris trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude.
iv

iv. LISTE DES ABREVIATIONS

 OMS : Organisation Mondiale de la santé

 MAMA : Méthode d’Allaitement Maternel et d’Aménorrhée

 IST : Infection Sexuellement Transmissible

 DIU : Dispositif Intra-Utérine

 INPS : Institut national de prévention et d’éducation pour la santé

 ONU : Organisation des Nations-Unis

 RDC : République Démocratique du Congo

 CPON : Consultation Post-natale

 TV : Touché Vaginal

 PF : Planification Familiale

 ISTM : Institut supérieur de techniques médicales

 HAS : Haute autorité de santé

 EDS : Enquête démographique et de santé

 CS : Centre de santé

 SIDA : Syndrome de l’immunodéficience acquise

 VIH : Virus de l’immunodéficience humaine


v

v. RESUME

La description des méthodes contraceptives dans le document synthèse, « Méthodes contraceptives :


Focus sur les méthodes les plus efficaces disponibles » est focalisée sur celles considérées comme «
très efficaces » en utilisation correcte et régulière par l’OMS et définies par un taux de grossesses non
désirées pour 100 femmes pendant la première année d’utilisation correcte et régulière de leur méthode
contraceptive inférieur à 1

L’objectif est de contribuer à l’augmentation de l’utilisation des méthodes contraceptives des femmes
en post-partum en vue d’améliorer des vies des nouveau-nés et celles de femmes pour une réduction de
la mortalité maternelle et des grossesses non désirées.

 Identifier les causes de faible utilisation des méthodes contraceptives des femmes en post-
partum au CS Kasama ;

 Identifier le niveau de connaissance, attitude et de pratique en matière de planning familial ;

 Déterminer le profil des femmes utilisatrices et non utilisatrices des contraceptifs fréquents ;

 Proposer des suggestions aux parties prenantes de la santé de la reproduction.

Méthode

Il s’agissait d’une étude transversale et destructive qui a été réalisée

Résultats

Notre étude portait sur l’utilisation de méthode contraceptive des femmes en post-partum au centre de
santé KASAMA sur une période allant du 01/01/2024 au 31/12/2024. Ainsi après analyses de nos
résultats nous avons constaté que le nombre des femmes qui utilisent les méthodes contraceptives est
encore trop bas soit 53% ; tranche d’âge de 30-39 ans était la plus représentée avec 58.7%, l’âge
minimal était de 18 ans et le maximal était de 48 ans. Le moyen âge était de 32 ans ; 67% des femmes
avaient un niveau d’étude secondaire ; les catholiques étaient majoritairement représentées avec 26% ;
Les troubles des règles était majoritairement représenté dans notre travail avec 42% des cas ; Les
grossesses non désirées étaient majoritairement représentées avec 52.5% des cas ; La méthode
contraceptive la plus utilisée et la MAMA avec 53% des cas ; La profession ménagère était
prédominante avec 45% ; 67% des femmes n’ont pas encore utilisé les méthodes contraceptives ; le
taux de connaissance des méthodes contraceptives est encore trop bas soit 53%.

En rapport avec les facteurs déterminant l’utilisation des méthodes contraceptives en post-partum, il
s’est observé que :
vi

 Le taux de non utilisation des méthodes contraceptives en post-partum est encore élevé,

 Le taux de connaissance des méthodes par les femmes en post-partum est encore trop bas.

 Les causeries éducatives à la maternité sont encore trop bas,

 Les époux influencent encore leurs femmes sur le non utilisation des méthodes
1

I. INTRODUCTION

I.1 ETAT DE LA QUESTION

La description des méthodes contraceptives dans le document synthèse, « Méthodes contraceptives :


Focus sur les méthodes les plus efficaces disponibles » est focalisée sur celles considérées comme «
très efficaces » en utilisation correcte et régulière par l’OMS et définies par un taux de grossesses non
désirées pour 100 femmes pendant la première année d’utilisation correcte et régulière de leur méthode
contraceptive inférieur à 1. Compte tenu de leur efficacité, ces méthodes sont ainsi les plus
susceptibles de diminuer le risque d’échec de contraception et donc le nombre d’interruption
volontaire de grossesse (IVG), les situations cliniques particulières (aménorrhée l’actionnelle ou
MAMA) ni les associations de différentes méthodes contraceptives considérées comme moins
efficaces.

Le choix d’une méthode contraceptive adaptée doit tenir compte de la situation clinique et de la
personne, de ses préférences ainsi que des éventuelles contre-indications et de la tolérance.

À l’exception du préservatif, aucun des moyens contraceptifs décrits dans le document synthèse,
« Méthodes contraceptives : Focus sur les méthodes les plus efficaces disponibles » ne protège des
infections sexuellement transmissibles (IST), notamment de la contamination par le VIH. S’il existe un
risque de contamination et afin de le réduire, l’utilisation correcte et systématique d’un préservatif est
fortement recommandée en complément de tous ces moyens de contraception.

Le préservatif masculin est la seule méthode qui ait fait preuve de son efficacité dans la prévention de
la transmission des infections sexuellement transmissibles.

L’efficacité des méthodes contraceptives selon l’OMS 2023, le taux de grossesse de la première année
pour une utilisation correcte et régulière est pour :

Implants 0,05, DIU au lévonorgestrel 0,2, Stérilisation féminine 0,5, DIU au cuivre 0,6, MAMA
(pendant 6 mois) 0,9, Injectables progestatifs 0,3, Pilules progestatives 0,3, Spermicides 18,
Diaphragmes avec spermicides 6, Préservatifs féminins 5, Préservatifs masculins 2. Tous les
contraceptifs estroprogestatifs sont considérés comme efficaces par l’OMS avec un taux de grossesses
non désirées pour 100 femmes pendant la première année d’utilisation correcte et régulière inférieur à
1. [1].

Dans l’aire de santé de Kasama, au moins 30 femmes sur plus de 150 utilisent la MAMA, 13 femmes
préfèrent les implants et les préservatifs

Pour notre cas, voulant aussi avancer dans le même angle de la recherche scientifique sur
« l’utilisation des méthodes contraceptives par les femmes en postpartum » nous cherchons à
2

examiner, à apprécier le degré d’utilisation de ce service et promouvoir la forte utilisation des


méthodes contraceptives des femmes en postpartum.

Après la controverse sur les pilules de troisième et quatrième génération en 2012un recule du
recours à la pilule a été observé et de nouvelle inégalité sociale de recours aux contraceptions sont
apparus, 3% de femmes seulement en France n’utilisent pas les contraceptions. D’autres méthodes ont
été adoptées après cette crise ; les dispositions intra-utérin (DIU). Le préservatif la méthode dite
naturelle.

La contraception orale reste aujourd’hui la plus utilisée en France bien qu’une hausse du
recours aux méthodes moins efficaces a été observée. Il a également été montré que les catégories
sociales les plus précaires se sont tournées vers une couverture contraceptive moins efficace avec un
moindre recours à la pilule et ont plus tendance à utiliser les méthodes naturelles [1].

Le post-partum constitue une situation particulière ou la patiente devenue mère reste néanmoins
une femme. Il est donc primordial pour la sage-femme en suite de naissance de trouver le moment
opportun pour aborder la contraception. Cette dernière doit avoir une démarche éducative,
d’accompagnement et des conseils adaptés à chaque femme. L’objectif étant de prévenir les
rapprochées et parfois non désirées.

En effet, en France 5% d’interruptions volontaires de grosses, ont lieu dans les 6mois du post-
partum.

La France alerte le taux de diffusion de contraception le plus élevé et le plus forte, prévalence
en matière de contraception selon l’institut national et de prévention et d’éducation pour la santé
(INPES), Une tierce de grossesses sont non désirées et six cas sur dix. Elles aboutissent à une
interruption volontaire de grossesse (IVG).

Dans près de la moitié de cas 40%, les femmes utilisaient une contraception à forte efficacité
théorique [2].

Le post-partum marqué des bouleversements physiques, psychiques et familiaux est consterné


par ces difficultés liées à la contraception, la sage-femme a un rôle primordial pour aborder la
contraception durant cette période particulière.

L’information sur la contraception dans le post-partum se fait dans une démarche d’éducation à la
santé, d’accompagnement, de conseil e de prévention. L’utilisation correcte de la contraception ainsi
que des connaissances en cas de situations inhabituelles reste importante dans la suite des couches.
L’objectif étant de prévenir des grossesses non désirées et rapprochées, en effet, 5% des IVG
surviennent dans les six mois qui suivent l’accouchement ce qui présente 11000 femmes par an [3].
3

Les deux heures qui suivent l’accouchement correspondent à la période du post-partum immédiat ;
cette période est suivie par le post-partum qui se termine lors du retour de couche de femme (Retour de
sa menstruation) soit environ six semaines après l’accouchement [4].

Les grossesses non désirées ainsi que celles qui ne sont pas suffisamment espacées sont des
problèmes de santé publique, car elles augmentent le taux de morbidité et de mortalité maternelle,
néonatal et infantile [5]. Les moments les plus appropriés pour le counseling sont pendant les
consultations prénatales, en salle d’accouchement pendant la phase de l’attente et pendant la période
de suite des couches. Dans le monde, 22 millions de femmes aimèrent prévenir ou retarder une
grossesse. Mais elles n’ont pas accès à la méthode contraceptive répondant à ces besoins non satisfaits
qui permettrait aux femmes de contrôler leurs propres fécondations et de réduire d’un tiers de décès
maternels [6].

I.2 PROBLEMATIQUE

La contraception, dans sa définition, inclut la notion de visibilité. Pourtant, dans les statistiques
publiées par l’ONU, la stérilisation féminine et/ou la stérilisation masculine qui sont définitives, sont
intégrées dans les méthodes contraceptives. D’ailleurs, la stérilisation féminine est désormais appelée
contraception féminine définitive. L’utilisation de la contraception est très différente selon les
continents. La plus faible utilisation se retrouve en Afrique subsahariennes avec un pourcentage de
femmes qui l’utilisent. Ce pourcentage augmente en Afrique du nord 35%, en Asie de l’ouest 49%, en
Océanie 57%, En Amérique latine et aux caraïbes, et il atteint 58% des couples en Europe et en
Amérique du nord (1).

Le pourcentage le plus élevé se retrouve en Asie de l’Est ou en Asie du Sud-Est, où il atteint 60% des
couples.

En RDC le programme se fixe pour objectif d’améliorer la connaissance de la


population sur la contraception de 20% par rapport à l’enquête démographique et de santé
(EDS) de 2013 à 2014. A ce jour, le taux d’exposition au message sur la PF a été estimé à 56%
à Kinshasa et 33,6% au Congo centrale, contre une moyenne de 20% en 2019.
Les différents rapports de santé dans le Tanganyika montrent une faible
prévalence de contraceptifs respectivement de l’ordre de 4,8% en 2019, 12,5% en 2020, 6,5%
en 2021 et 13% en 2022.
Ce sujet s’appuiera sur les interrogations capitales suivantes :
 Quel le est le problème de la contraception des femmes en post-partum ?
4

 Quelles sont les méthodes contraceptives fréquemment utilisées par les femmes
en post-partum au Centre de Santé KASAMA ?
 Quelles sont les conséquences et barrières de l’utilisation des méthodes
contraceptives en post-partum ?

I.3 OBJECTIFS
a. OBJECTIF GENERAL :

L’objectif est de contribuer à l’augmentation de l’utilisation des méthodes contraceptives des femmes
en post-partum en vue d’améliorer des vies des nouveau-nés et celles de femmes pour une réduction de
la mortalité maternelle et des grossesses indésirées.

b. OBJECTIFS SPECIFIQUES :

 Ce dit travail a comme objectifs spécifiques :

 Identifier les causes de faible utilisation des méthodes contraceptives des femmes en post-
partum au CS Kasama ;

 Identifier le niveau de connaissance, attitude et de pratique en matière de planning familial ;

 Déterminer le profil des femmes utilisatrices et non utilisatrices des contraceptifs fréquents ;

 Proposer des suggestions aux parties prenantes de la santé de la reproduction.

I.4 CHOIX ET INTERET DU SUJET

Notre travail est conçu dans le cadre d’évaluation de suivi du niveau d’adhésion des femmes à
l’utilisation des méthodes contraceptives des femmes en post-partum au centre de santé KASAMA. Ce
travail nous permet aussi de faire le suivi dans la pratique des méthodes contraceptives en post-partum
et des conséquences lieu à non utilisation des méthodes.

I.5 DELIMITATION DE TRAVAIL

Afin d’apporter une précision aux différents lecteurs qui nous liront sur le travail que nous
produirons à la fin de notre cycle, en Sciences Infirmiers, Option : Soins Généraux sur le lieu états
auxquels notre investigation sera faite. C’est en RD Congo, Province du Tanganyika, Territoire de
Moba, zone de santé de Moba et plus précisément au Centre de Santé KASAMA, qui couvrira la
période allant du 01 février au 31 juillet 2024.
5

I.6 SUBDIVISION DU TRAVAIL

 Le travail est subdivisé hormis l’Introduction, la Conclusion et les suggestions en deux


grandes parties :

 La première partie concernera les considérations théoriques comprenant deux chapitres répartis
comme suit : les généralités et les méthodes contraceptives ;
 La seconde traitera sur la considération pratique couvrant aussi deux chapitres dont les
Matériels et Méthode ; Présentation, Analyse et traitement des données ; Discussion des
résultats.
6

PREMIERE PARTIE : PARTIE THEORIQUE


7

II. GENERALITES

II.1 DEFINITION DES CONCEPTS

a. UTILISATION : L’action d’employée quelque chose pour un certain but.


b. METHODES CONTRACEPTIVES : C’est la méthode visant a évité, de façon, de réversible et
temporaire, la fécondation d’un ovule par un spermatozoïde.
c. CONTRACEPTION : L’OMS définit la contraception comme « l’utilisation d’agents, de
dispositifs, de méthodes ou de procédures pour diminuer la probabilité de conception ou l’éviter. »
[11]

La contraception est l’ensemble des moyens et techniques médicaux ou non, mis à la disposition des
individus et des couples pour leur permettre d’assurer leur sexualité de façon responsable de manière à
éviter les grossesses non désirées, espacer les naissances, avoir le nombre d’enfant désiré au moment
voulu [2].

L’HAS définit la meilleure contraception comme étant celle que la femme ou le

Couple choisit de façon libre et éclairée. Le choix de la méthode contraceptive est lié à une meilleure
satisfaction et à un meilleur respect des conditions d’utilisation de la Méthode [12]

II.2 LA CONTRACEPTION DU POST-PARTUM

L’organisation mondiale de la santé (OMS) Définie la contraception comme l’utilisation


d’agents, des dispositions de méthodes ou des procédures pour diminuer la probabilité de conception
ou l’évité [7].

II.2.1 LE POST-PARTUM

Le post-partum débute deux heures après la délivrance et se termine avec l’arrivée des
premières règles appelées le retour de la couche. Sa durée varie en fonction du mode d’allaitement
(maternel ou artificiel). Elle est en moyenne de six semaines [8].

II.2.2 SUR LE PLAN PHYSIOLOGIE

Au cours de cette période surviennent des bouleversements physiques et psychiques et


s’installe la lactation (si la femme a choisi d’allaiter). En effet, durant la grossesse, les secrétions
placentaires d’œstrogène ont un effet durant la grossesse ; les secrétions de prolactine ont une action
directe sur les seins. Après la délivrance, la chute brutale de taux d’œstrogène et de progestérone
stimule la sécrétion de prolactine. La lactation s’installe à de deux à trois jours : c’est la montée
8

laiteuse. Les seins gonflants deviennent tendus et sensibles, la femme peut présenter temporairement
une légère hyperthermie à 38°C [9].

II.2.3 SUR LE PLAN ANATOMIQUE

Après l’expulsion du placenta, l’utérus va évoluer progressivement, il faut environ huit


semaines pour qu’il prenne ses dimensions d’avant grossesse. Pour ce qui est du col de l’utérus.
L’orifice externe reste perméable jusqu’à la fin de la troisième semaine après l’accouchement, quant à
l’orifice interne il se referme dès le huitième jour, il n’est plus punctiforme comme chez la nullipare
mais allongé transversalement en rapport avec les déchirures de l’accouchement [10].

II.2.4 SUR LE PLAN BIOLOGIQUE

La grossesse entraine une modification des paramètres biologiques (glycémie, constantes


lipides hémostase…) les facteurs de coagulation (facteur II, V, VII, X) Augmentent dans post-partum
et retrouvent des valeurs normales au bout de trois semaines sauf le taux de fibrinogène qui se
normalise d’un à deux mois, une tendance à hyperexcitabilité à risque thrombotique persiste pendent
les trois premières semaines, du fait de l’équilibre précaire entre les deux systèmes [11].

II.2.5 SUR LE PLAN HORMONAL

Les œstrogènes se fondent les premiers jours après l’accouchement. Leur sécrétion reprend aux
alentours du vingt-cinquième jour sous l’influence de la FSH, à l’absence et vers un mois et demi en
cas d’allaitement maternel. La progestérone baise également dans les dix jours après l’accouchement
puis disparait. Elle ne réapparait qu’après la première ovulation qui a lieu environ 40 jours après
l’accouchement et à l’absence d’allaitement au sein et plus tard dans le cas contraire. La prolactine est
sécrétée par l’antéhypophyse et intervient dans la régulation de la sécrétion lactée. Son taux augmente
juste après l’accouchement et diminue après le quinzième jour même si l’allaitement se poursuit dans
le cas, il y a des pics de prolactine, se normalise ensuite de quatre à six semaines. L’oxytocine est
sécrétée par la

Posthypophyse, elle agit au niveau des fibres maculaires lisses de l’utérus en favorisant leur rétraction
et au niveau de cellule myoépithéliale du sein en favorisant l’éjection du lait [12].
9

II.2.6 SUR LE PLAN PSYCHOLOGIQUE

Les modifications hormonales peuvent aussi jouer un rôle sur le plan psychologique. En effet, il
peut se produire chez la mère un sentiment de peur de comporter à un nouvel enfant. Elle doit faire le
deuil de la grossesse, la prise en charge doit pouvoir l’aider et permettre à un attachement entre la mère
et l’enfant de la meilleure qualité possible [13].

II.2.7 RAPPEL HISTORIQUE SUR LE CONTRACEPTIF


Histoire de la contraception par martine CHOSSON

 L’histoire de la contraception est intimement liée à celle de l’avortement et s’inscrit dans


l’histoire politique, culturelle, sociétale.

 Avant l’ère chrétienne, l’avortement et contraception sont confondus, avec l’arrivée de l’ère
chrétienne la nationalité de pureté intérieure prime la sexualité a comme objectif celui de
procréer.

 Au moyen-âge (fin du Vèsiècle au Xè siècle)

 Malgré l’interdite religieuse, la contraception est un choix personnel possible.

 Le 19è siècle XXX va accentuer la lutte contre la contraception et l’avortement, ennemi du


travail de l’ordre et de la moralité. De tout temps les femmes les hommes ont inventé et créer
1000 recettes pour se contracter :

 Introduction dans le vagin, le Muel et ou de pommade à base d’excrément de crocodile en


Egypte.

 Utilisation d’huiles (sappan, ACACIA, résines de mandragore) et de pulpes de grenades ou de


figue dans le vagin pour empêcher la pénétration du sperme, dans l’antiquité.

 Douche d’eau froide pour tuer le sperme à l’époque romaine.

 En 1564, l’anatomiste Chirurgien Gabriela Fallope plus connu sous de Gabriel Fallope invente
un fourreau de lin à la mesure de la glande inhibée imbibé de décoction d’herbe astringente
(Condom ou redingote anglaise)

 Thomas Malthus scientifique anglais publie un essai en 1803 sur l’importance du contrôle de
naissance pour limiter la misère et la surpopulation mondiale et constitue un courant de de
pensée, le Malthusianisme.

 En 1909 que paraîtra le premier guide de la contraception sur le titre << moyen pour éviter la
grossesse >> ensuite les arguments natalistes l’emportant et intervient une et véritable chape de
plomb.
10

 Au début du 20èsiècle apparaissent les pompes vaginales : pompe en forme de poire qui
propulse dans le vagin après chaque rapport sexuel, un mélange d’eau et de toute sorte de
produit (vinaigre, acide citrique…) supposé de détruire le spermatozoïde.

 KIASUKU Ogino, médecin japonais en 1924 met au point la méthode Ogino : calcul de
période de fécondité (entre le 12ème et le 16ème jours du cycle) en préconisant l’abstinence à
cette période, suit la méthode Knauss, du mot de son inventaire réparant à l’aide de la
température le moment de l’ovulation des milliers de femmes utilisent ogino et de milliers de
bébés oginaux comme on les appelle naîtront ; Les échecs étant d’environ 40%.

 En 1960 aux Etats-Unis la première pilule contraceptive est commercialisée.

 La commercialisation du premier préservatif lubrifié aura lieu en 1961 par la société Durex.

 En 1973, création du MLAS (mouvement pour la libération de l’avortement et de la


contraception)

 Les Etats-Unis en 1973 font une demande d’autorisation de commercialisation du Depo


provera® contraceptif injectable.

 Sous la pression des associations pour la prévention du SIDA, la loi du 18/01/1991 autorisera
l’utilisation de préservatif et les autres contraceptifs

 Les contraceptions d’urgence (norlevu®) sont mises sur le marché sans prescription en France
en 1999.

 Les chercheurs en contraception se poursuivent. Et fin 2001 le premier implant contraceptif


(implanon®) est commercialisé en France.

 En 2002 veut arriver un système intra utérin hormonal, SIU hormonal (MIRENA®) constitué
d’un petit réservoir contenant une hormone (un progestatif).

 L’articule L5134-1 du code de santé publique du 23 juillet 2009 permet l’insertion contraceptif
intra utérin par un médecin ou par une sagefemme.

 La loi du 17 mai 2011 reconnaissant aux infirmiers de renouveler les prescriptions de


contraception hormonale.

 L’arrêté du 12 octobre 2011 précisant la liste des médicaments que peuvent prescrire la
sagefemme sous toutes leurs formes et voies d’administration.

 Les décrets du 17 juillet 2012 autorisent la pose et le retrait de l’implant contraceptif par les
sagefemmes.
11

 L’arrêté du 24 juillet 2012 permettant la délivrance gratuite de la contraception d’urgence dans


le service universitaire et inter-universitaire de médicine préventive et procéder à la santé.

 Le 26 septembre est décidé journée mondiale de la contraception à partir de 2007.

II.3 DIFFERENTES METHODES CONTRACEPTIVES


LES RECOMMANDATIONS

A l’heure actuelle l’objectif des recommandations de bonnes pratiques est d’établir un état de
connaissance sur les méthodes contraception disponibles chez la femme cela dans le but de servir des
références aux prescripteurs ou à toute personne délivrant de contraceptif. Ainsi seront citées les
recommandations de l’HAS et de l’OMS [14].

Elles doivent être générales et de laisser aux proscripteurs la possibilité de les adapter en
fonction de la patiente, du couple afin que celles-ci soit bien tolérées et acceptées. S’ajoute aussi le
choix libre et claire de la femme et du couple dans la décision. L’HAS préconise une information sur
la contraception du post-partum soit donnée pendant la grossesse. Cette première approche constituera
une base qui sera ensuite reprise lors du séjour à la maternité et adapter en fonction de modalité de
l’accouchement [15].

LES METHODES NATURELLES

 Méthode mama (méthode de l’allaitement maternel de l’ménorrhée)

Approuvée en 1995 par L’OMS. Elle repose sur trois conditions :

Une vraie aménorrhée (absence de tout saignement mensuel depuis l’accouchement)


Un allaitement maternel exclusif

Un allaitement d’au moins six mois.

D’après les données 2% de femmes qui utilisent cette méthode comme contraception seront à
nouveau enceintes six mois après leurs accouchements. En effet, il se peut qu’une ovulation survienne
dès le 25eme jour du cycle. Il est de plus en plus difficile actuellement d’avoir toutes les conditions
réunies.

Du fait entre autres de la reprise précoce de l’activité professionnelle de femme. La méthode de


l’aménorrhée lactationnelle, lorsque l’allaitement est exclusif ou quasi exclusif, serait d’une efficacité
comparable à celle d’une contraception orale [16].
12

 Les autres méthodes naturelles

(ogino, billing, température retrait, les méthodes d’abstinence et d’autres observations)

Constituent les méthodes naturelles. Ces méthodes peuvent être adaptées aux exigences des certaines
femmes. Au regard de leurs risques élevés l’échec en usage courant. Ces autres méthodes (méthodes
naturelles) devraient être réservées à des femmes connaissant bien leurs cycles.

LES METHODES BARRIERES


 Le préservatif masculin (condom) :

Il possède une efficacité médiocre avec un IP=5%, le problème est surtout lieu à une mauvaise
utilisation. Le risque de rupture est inférieur à 1% en cas des rapports vaginaux. Il est le seul à prévenir
les IST et son efficacité augmente s’il est associé à un spermicide [17].

 Le préservatif féminin (femidom) :


Il est disponible en pharmacie ou dans les centres de planning familial. Moyen de contraception diffusé
à partir de 1984, il doit être mis en place avant le rapport sexuel (Jusqu’à huit heures avant) et se retire
par torsion de l’anneau externe. Il comporte un anneau interne qui s’adapte au col et un externe qui se
place à la vulve. Il présente l’avantage de ne pas avoir besoin d’une prescription. Enfin, malgré son
rôle protecteur contre les Infections Sexuellement Transmissibles (IST), il reste de manipulation
délicate du fait du maniement intravaginal, notamment dans les semaines qui suivent l’accouchement.
 Le diaphragme :
Il est généralement utilisé avec un spermicide, il présente des difficultés de pose et n’a pas l’avantage
de protéger contre les IST. Il se positionne entre le cul-de-sac postérieur et la fossette rétro
symphysaire. Il empêche le sperme d’accéder au col de l’utérus (IP entre 2 et 5 %). Ce type de
contraception présente l’avantage de pouvoir être mis en place plusieurs heures avant le rapport sexuel,
et d’être retiré au maximum six heures après [18].
Dans le post-partum, il ne doit pas être utilisé avant six à huit semaines. Il existe en effet un risque de
déplacement du fait de la tonicité différente du vagin et du col
 Les spermicides :
Ils ont une bonne efficacité (IP < 3 % en cas d’utilisation systématique). Ils sont habituellement à base
de chlorure de benzalkonium (Pharmatex®) ce qui leur donne des propriétés bactéricide et antivirale
contre les agents des IST. Ils ont une action locale et ne passent pas dans la circulation sanguine ni
dans le lait maternel (contrairement au monoxynol-9 contre-indiqué pendant l’allaitement). Il s’agit
d’une contraception fréquemment utilisée dans le post-partum. Elle peut être associée au préservatif ou
à la méthode MAMA pour améliorer l’efficacité contraceptive [19]
LES METHODES MECANIQUES
13

 Le Dispositif Intra-Utérin (DIU) au cuivre :

Il en existe plusieurs types en France, avec une surface plus ou moins grande en cuivre. C’est une
méthode efficace, réversible et de longue durée. Selon l’OMS, en utilisation habituelle, on retrouve 0,6
% de grossesse à un an [20].

Durant la période de post-partum, il a longtemps été recommandé d’insérer les DIU deux mois après
l’accouchement (moment de la visite post-natale). Actuellement, on le pose habituellement au-delà de
la quatrième semaine de post-partum. Certaines études ont démontré qu’il est envisageable de le poser
48 heures après la délivrance. Le risque d’expulsion est certes plus élevé (10 – 20 %) mais le risque
d’infection, de perforation ou de métrorragies n’est pas augmenté. Ces risques ne sont pas majorés
chez les femmes qui allaitent.

Le DIU au cuivre reste pour la période qui suit un accouchement, un moyen contraceptif
efficace, peu coûteux, généralement bien toléré et sans problème d’observance. L’OMS décrit, après
un an d’utilisation, un taux de continuation de 78 % [21].

 - Le DIU en cuivre peut-être insérer à tout moment dans le post-partum en absence des contre-
indications suivantes :

 Des saignements vaginaux abondants inexpliqués ;

 Une maladie trophoblastique gestationnelle (bénigne ou maligne) ;

 Une anomalie utérine qui empêche une pose correcte du DIU dans le fond utérin (Fibrome
intra-cavitaire, utérus bicorne etc.) ;

 Patiente VIH (+) et qui ne suit pas correctement le traitement anti rétroviral ;

 Une rupture prématurée des membranes de plus 06 heures ;

 Un travail d’accouchement prolongé (supérieur à 14 heures) ;

 Une fièvre ;

 Une hémorragie du post-partum immédiat ;

 Une infection puerpérale ;

 Des déchirures étendues des parties molles. [19].

-Le DIU à la progestérone qui libère un progestatif (progestérone). Il existe deux spécialités : Minera
qui est mis en place pour cinq ans et Jaydess qui est mis en place pour trois ans. Son effet contraceptif
est dû à l’épaississement de la glaire cervicale qu’il provoque et a un effet local sur l’endomètre qui
empêche la nidation.
14

Les contre-indications au DIU hormonal sont les mêmes que celles des progestatifs.

Effets secondaires : les effets secondaires associés à l’utilisation d’un DIU :

 Les saignements menstruels irréguliers et l’augmentation du volume des

 Menstrues

 Une diminution est constatée avec le dispositif intra utérin à libération de Lévonorgestrel.

 La dysménorrhée avec le DIU de cuivre

 Crampes dans les 3 à 5 jours après l’insertion

 Une diminution des douleurs menstruelles avec le système intra utérin à libération de
lévonorgestrel

 La dépression, l’acné, les céphalées et la sensibilité des seins.

 Les kystes ovariens fonctionnels chez certaines utilisatrices du système intra utérin à libération
de lévonorgestrel Complications [2] :
- Fils non vu ;
- Infections pelviennes.
LES METHODES HORMONALES
 Les oestroprogestatifs :
Ils contiennent deux hormones de synthèse : un progestatif et un œstrogène (Éthynylestradiol).
Les œstrogènes ont une action sur trois sites :

 Sur l’axe hypothalamo-hypophysaire : réalisent un blocage de la stimulation ovarienne en


fonction du dosage hormonal,

 Sur la glaire cervicale : laissent la glaire filante et donc permet le passage des spermatozoïdes,

 Sur l’endomètre : provoquent une hyperplasie.


 La progestérone, qui agit sur les mêmes sites :

 Réalise un blocage de l’axe hypothalamo-hypophysaire,

 Agit sur la glaire, la rend opaque, ce qui bloque le passage des spermatozoïdes,

 Et sur l’endomètre : atrophie qui est impropre à la nidation.

Plusieurs éléments sont à prendre en compte pour distinguer les différents types de contraceptifs : la
dose d’œstrogènes, la nature du progestatif et la dose des hormones réparties au cours du cycle.
15

En fonction du type de progestatif utilisé, on trouve les pilules de première, deuxième ou


troisième génération. Pour le professionnel de santé, une précaution concernant les contre-indications
s’impose avant toute prescription [22].
 Des contre-indications absolues :
Accident thromboembolique type phlébite, accident vasculaire cérébral ou oculaire, anomalie de
l’hémostase (thrombophilie), cardiopathies sévères emboligènes (coronaropathie ou valvulopathie),
hypertension artérielle non traitée ou majeure, hyperlipidémie, hépatopathie grave, cancers hormono-
dépendants, hémorragies génitales non diagnostiquées, tumeur hypophysaire, anémie à hématies
falciformes, épilepsie (sauf sous Dépakine®, Dépamide®), diabète non insulino-dépendant,
otospongiose
 Des contre-indications relatives :
Diabète non insulino-dépendant, obésité, varices, tabac, port de lentilles de contact, intervention
chirurgicales nécessitant un alitement plus ou moins prolongé, antécédents familiaux
thromboemboliques, dépression, mastopathies bénignes [23].
Les formes orales :
Dans le post-partum, les formes normodosées (50 µg) sont contre-indiquées en raison des
risques thromboemboliques qu’elles font courir. Ces risques sont moindres avec les minidosées (30
µg). Pour les patientes n’allaitant pas et prenant un inhibiteur de la lactation, les oestroprogestatifs
peuvent être débutés dès le 21è jour de post-partum (le lendemain de l’arrêt de la bromocriptine).

Pour celles qui ont choisi de nourrir leur enfant au sein, il n’est pas conseillé de débuter tout de
suite une contraception oestroprogestative [24].

Une méta-analyse de la Cochrane Library, n’a pas permis de conclure que les œstrogènes
n’affectaient pas la qualité et la quantité de lait. Ce type de contraception, ne touche pas les organes
génitaux de l’enfant, ni sa fertilité [25].
Les formes non orales :
Le patch contraceptif : c’est un dispositif transdermique mince qui contient un œstrogène (20µg) et un
progestatif de troisième génération [26].

Il peut s’appliquer sur la fesse, le haut du torse, l’abdomen ou le haut du bras (seule zone contre
indiquée : le sein). Il est mis en place pour une semaine et cela trois semaines sur quatre.

Des études ont montré que l’observance était plus élevée avec le patch qu’avec la contraception
orale, et ce à tout âge. Chez la femme qui allaite, ce moyen de contraception doit être débuté six mois
après l’accouchement (absence de données sur l’effet du patch et l’allaitement maternel)
16

 L’anneau vaginal : il délivre pendant trois semaines des œstrogènes (15µg) et un progestatif de
troisième génération. L’anneau est enlevé au bout de trois semaines et un nouveau est inséré
sept jours plus tard [27].

L’efficacité contraceptive est comparable à celle des oestroprogestatifs oraux. Il n’existe pas
d’études spécifiques concernant le post-partum, l’OMS émet donc les mêmes précautions que pour le
patch [28].

Les progestatifs :

Ils sont utilisés en cas de contre-indications aux oestroprogestatifs, ils sont moins bien tolérés
cliniquement par rapport aux oestroprogestatifs.

 La contraception microdose orale :


Les progestatifs microdosés ayant une AMM en France sont :

 Le désogestrel progestatif de troisième génération à la dose de 75 µg par jour (Cerazette®),

 Le lévonorgestrel progestatif de deuxième génération avec 30 µg par jour (Microval®), le seul


remboursé par la Sécurité Sociale.

 L’acétate de noréthistérone progestatif de première génération avec 60 µg par jour


(Milligynon®). Ce sont des progestatifs de synthèse, à très faible dose.

Pour Microval® et Milligynon®, l’effet contraceptif est obtenu par action périphérique :
atrophie de l’endomètre et épaississement de la glaire cervicale. Pour ces progestatifs, il existe une
légère augmentation du risque de grossesses extra-utérines car ils inhibent le péristaltisme tubaire sans
bloquer l’ovulation. La prise des comprimés est quotidienne, un décalage de trois heures maximums
est autorisé, ce qui rend son utilisation contraignante.

Cerazette® a une action anti-ovulatoire par effet anti-gonadotrope (95% des utilisatrices) et
périphérique. Elle nécessite aussi une prise quotidienne mais avec un décalage ne tolérant pas plus de
douze heures.

La tolérance pour ces trois microprogestatifs est moyenne avec un risque de spottings, de
syndrome prémenstruel, d’aggravation d’une acné préexistante, de kystes fonctionnels ovariens
récidivants. Il est donc indispensable d’informer les patientes de ces éventuels effets secondaires qui
peuvent disparaitre avec le temps ou persister. Les Spottings constituent la première cause d’abandon
de ces méthodes contraceptives. Il est pour cette raison fondamentale d’informer les femmes de façon
adéquate sur cela [29].
17

Dans le post-partum, la contraception progestative est la méthode de référence, Notamment en


cas d’allaitement maternel. Cette contraception ne majore pas le risque Thromboembolique et ne
modifie pas la qualité et la quantité de lait maternel. Elle peut Être débutée rapidement après
l’accouchement (classiquement le dixième jour du post Partum) il faut juste attendre la chute du taux
de progestérone permettant l’initiation de la lactogenèse [30].
L’IMPLANT SOUS-CUTANE
Il possède le même mode d’action que Cerazette®. Il est mis en place pour une durée maximale
de trois ans. Sa tolérance clinique est variable selon les femmes.
L’implant peut être prescrit en post-partum immédiat avec les mêmes recommandations que pour les
progestatifs oraux. Cette méthode, prise en charge à 65% par la Sécurité Sociale, est intéressante pour
les femmes en situation précaire, peu suivies, risquant de ne pas revenir à la visite post-natale ou celles
soumises à des problèmes d’observance. Il pourra alors dans certains cas être posé avant la sortie de la
maternité. Pour les patientes en surpoids (Indice de Masse Corporelle supérieur à 25) sa durée
d’efficacité est réduite à deux ans.
LA CONTRACEPTION MACRODOSEE ORALE

Après l’accouchement, elle est contre-indiquée en raison de ses effets vasculaires et


métaboliques. Les dérivés pregnanes (Lutényl®, Lutéran®) n’ont pas d’autorisation de mise sur le
Marché (AMM) en contraception. Ils sont cependant utilisés du fait de leurs propriétés
antigonadotropes.

Les progestatifs injectables :

Un progestatif de synthèse (médroxyprogestérone) est injecté en intramusculaire tous les trois


mois. Pendant, douze semaines le produit assure une contraception constante.

Le dispositif intra-utérin hormonal Mirena® :

La tolérance clinique du DIU hormonal est meilleure comparée à celle du DIU au cuivre. En
effet, les troubles du cycle sont moins fréquents mais il existe un risque d’aménorrhée, de spottings ou
de métrorragies pendant le temps d’adaptation qui peut durer trois à six mois. Son efficacité
contraceptive est proche de 100 % et son taux de continuité est de 81 % à un an.

Selon l’HAS, les recommandations sont les mêmes que pour le DIU au cuivre, l’OMS quant à
elle recommande d’attendre six semaines avant la pose du Mirena® en cas d’allaitement maternel.

Le stérilet est principalement perçu comme une méthode de contraception d’arrêt (quand le
nombre final d’enfants souhaités est atteint) et non comme une méthode d’espacement des naissances.
18

CAS PARTICULIERS
A. Les méthodes de stérilisation :

Elles sont à visée contraceptives depuis la loi du 4 juillet 2001. Qu’elles soient masculines ou
féminines, les méthodes de stérilisation sont susceptibles, sur simple demande du couple, de la patiente
ou sur proposition du médecin, d’apporter une réponse contraceptive appropriée dans certaines
situations médicales, sociales ou culturelles particulières. En pratique, il est recommandé de les
présenter comme généralement irréversibles. Un délai de quatre mois de réflexion doit être respecté
après décision initiale de stérilisation et de recueil du consentement écrit. La signature d’un
consentement éclairé est obligatoire. De plus, selon le Code de la santé Publique, une stérilisation ne
peut pas être réalisée sur une personne mineure.

B. La contraception d’urgence :

Aussi appelée contraception post-coïtale, elle est plus connue sous le nom de « Pilule du
lendemain », elle désigne les méthodes qu’une femme peut utiliser pour prévenir la survenue d’une
grossesse après un rapport sexuel non protégé. Il est recommandé que lors de la prescription et de la
délivrance d’une contraception, la femme soit préventivement informée des possibilités de rattrapage
en cas de rapport non protégé, de leur efficacité et de leurs conditions d’accès. La contraception
d’urgence hormonale et le DIU au cuivre sont les deux méthodes de rattrapage utilisables.

Dans ce cadre, il convient de noter que :

 Le DIU au cuivre est la méthode la plus efficace en cas de rapport non protégé

 La contraception d’urgence hormonale (par progestatif seul : Norlevo® ou

Ellaone®) n’est pas efficace à 100% et est d’autant plus efficace qu’elle est utilisée plus précocement
après le rapport non protégé. L’utilisation opportuniste et répétitive de cette méthode en tant que seule
méthode contraceptive est nettement moins efficace qu’une méthode continue. La contraception
d’urgence par progestatif seul présente l’avantage par rapport au DIU au cuivre de pouvoir être
obtenue sans ordonnance en pharmacie (où elle est anonyme et gratuite pour les mineures qui en font
la demande), en centre de planification familiale ou dans le s infirmeries scolaires.

Suite à la prise d’une contraception d’urgence par progestatif seul, il est recommandé de
conseiller à la patiente d’adopter une méthode contraceptive efficace (préservatifs) jusqu’à la fin du
cycle en cours, de réaliser un test de grossesse si les règles ne surviennent pas dans les 5 à 7 jours après
la date attendue.

Les interruptions volontaires de grossesses, restent encore très élevées et notamment en post-
partum. Ce qui montre bien une difficulté des femmes à gérer au quotidien leur contraception. En
19

2005, seules 11,7% des femmes (et 7,1% des hommes) connaissaient le délai d’efficacité de 72 heures
de la contraception d’urgence. Un quart ne savait pas qu’une ordonnance était inutile pour se la
procurer.

En post-partum, lors de l’entretien contraception il est important d’aborder et d’expliquer le


mécanisme de la contraception d’urgence, avec la possibilité de faire une ordonnance au cas où,
évitant ainsi à la patiente d’avoir à avancer les frais.

LE COUNSELING

Le counseling renvoie à une démarche de conseil et d’accompagnement de la femme favorisant


l’expression libre de son choix. D’une part, il repose sur des bases d’empathie envers la patiente,
respect de sa sexualité, de ses sentiments, de son attitude et de ses besoins. D’autre part, le
professionnel de santé s’engage à conserver le maximum de neutralité concernant les démarches
abordées et les informations fournies.

L’OMS préconise de diviser l’entretien en six étapes (BERCER) :

 Bienvenue : mise en place d’une relation de confiance et de confidentialité entre le soignant et


la consultante. Le professionnel de santé explique les objectifs de la consultation.

 Entretien : interactif, c’est le recueil d’informations sur la femme, son état de santé, ses
besoins, ses problèmes. Développement d’un diagnostic éducatif avec l’entretien à proprement
parler et l’examen clinique de la patiente.

 Renseignement : non stéréotypé, le soignant fourni une information hiérarchisée, claire et


adaptée aux connaissances de la patiente. Il s’assure ensuite de sa compréhension. Un support
écrit peut-être utiliser en complément de l’information orale.

 Choix : la décision finale appartient à la patiente seule. Le soignant peut cependant l’aider dans
son choix en énonçant les bénéfices et risques de chaque méthode.

 Explication : informations sur la méthode choisie et sur son emploi, les possibilités de
rattrapage en cas d’oubli, ou que faire en cas d’évènement indésirable.

Retour : consultation de suivi afin de réévaluer la méthode et de vérifier qu’elle est toujours adaptée à
la personne, qu’elle en est satisfaite. Peuvent être abordés des points non évoqués lors des
consultations précédentes. Enfin, l’entretien se termine par la programmation et la planification de la
consultation suivante.
20

DEUXIEME PARTIE : PARTIE PRATIQUE


21

III. MATERIELS ET METHODES

PRESENTATION DU MILIEU

Notre investigation s’est fait en RDC province du Tanganyika, Territoire de Moba et cela dans l’aire
de santé KASAMA.
Le centre de santé KASAMA se trouve dans le quartier KINKALATA ; bloc Kasama, il offre un
paquet minimum d’activités. C’est bâtiment de 6 pièces reparties de la manière suivante :

 La réception

 La consultation

 La salle d’observation

 La pharmacie

 La maternité et le dépôt
SITUATION GEOGRAPHIQUE DU CENTRE
Le centre de santé kasama est limité au Nord par l’Institut Amani, au Sud par le centre médical
Amimo, à l’Est par l’institut Neema et l’Ouest par la rivière Mulobozi.
TYPE D’ETUDE
Il s’agissait d’une étude transversale et destructive qui a été réalisée
POPULATION D’ETUDE
L’étude a porté sur toutes les femmes ayant accouchées dans notre service pendant la période d’étude.
ECHANTILLONNAGE

Pour retenir notre échantillon, nous avons procédé par une méthode retro-prospective, par des
méthodes en plusieurs degrés selon Monga 2005 et ANCELLET, nous avons réalisé un
échantillonnage systématique sur une population de 151 accouchées qui suivaient la CoPN au centre
de santé Kasama, pour retenir un échantillon de 109 femmes calculé sur base de la formule ci-desous.

Echantillonnage systématique raisonné sur une population 151 avec le calcul de pas de sondage.

Déterminer la représentation de l’Unité statistique qui est représentée par des femmes qui suivent la
CPON
22
Tableau 1 d'échantillonnages

- n = taille de l’échantillon,

z= coefficient de confiance et pour un


degré de confiance de 95% (=1,96)
Taille de
p= proportion des cas attendus
l’échantillon :
q= le complémentaire de p
𝐙 𝟐 ∗(𝐩∗𝐪)
𝐧=
𝐝𝟐 d= le degré de précision= 0,05

f= la proportion de non-réponse = 20%

Ainsi, après calcul, nous avons trouvé un échantillon de 87 femmes. Vue la possibilité de données
manquantes, nous avons utilisé un facteur correctif de sécurité avec la formule :

1
1−f

En estimant à 20%, les données manquantes, notre facteur sera de : 1,25

D’où notre échantillon final est de : 87 X 1,25= 108,75= 109 femmes.

L’unité statistique dans notre étude est représentée par les femmes en post-partum.
CRITERE D’INCLUSION ET D’EXCLUSION
Ont été inclure dans cette étude, toutes les accouchées ayant choisie et bénéficiée d’une méthode
contraceptive et ayant répondu à nos questions.
Ont été exclure toutes les accouchées qui ne répondent pas à nos questions et ceux qui n’ont pas
bénéficiés les méthodes contraceptives.
VARIABLE D’ETUDE
Les variables ci-après ont été recherchées chez les femmes en post-partum :
1. L’âge de la femme
2. La confession religieuse
3. La parité (nombre d’enfants)
4. Le niveau d’étude
5. La profession
6. La connaissance des méthodes contraceptives
7. La source d’information (évaluation de la communication)
8. L’utilisation des méthodes contraceptives
9. Raisons de l’utilisation ou non des méthodes contraceptives
10. La collaboration ou implication des époux
23

COLLECTE, TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNEES

Notre étude a porté sur l’analyse de 151 cas tirés des femmes ayant accouché durant la période allant
du 01/01/2023 au 31/12/2023 au Centre de santé Kasama.

Quant aux matériels utilisés, nous nous sommes basés à des registres d’accouchement, des registres de
planning familial du centre de santé et le questionnaire d’enquête dirigée.

Après récolte des données, nous avons procédé à la description et analyse des informations recueillies
sur les femmes qui suivaient la CPON au cours de la période d’étude. La description des
caractéristiques des personnes a recouru à la saisie des données des registres de planning familial selon
notre questionnaire afin de préciser la distribution selon la variable considérée. Ces données ont été
enregistrées dans le logiciel EPI-INFO version 7.2.2.6, Excel, SPSS et Sphinx plus2 pour faciliter
l’analyse.

Dans le but de mettre en exergue les motifs puissants de l’utilisation ou non des méthodes
contraceptives dans notre étude, les déterminants ci-dessus ont été exploités en rapport avec les raisons
en vue de déceler des associations probables. Pour ce faire, nous avons procédé au calcul de χ², du
Odds Ratio et de la valeur exacte de p de FISHER, pour trancher sur une association.

Nous aurions bien voulu exploiter les données relatives à la qualité du message sur les contraceptives
en post-partum ainsi qu’avoir des données précises sur le niveau de sensibilisation de la population de
Moba, dans l’aire de santé de Kasama sur l’utilisation des méthodes contraceptives en post-partum, les
indicateurs qui concourent à la disponibilité des différentes méthodes dans les centres de santé.
Malheureusement, le temps et les moyens à notre disposition ne nous ont pas permis que d’aborder
l’aspect basé sur l’examen des registres du planning familial et de la CPON.
CONSIDERATION ETHIQUE
Notre étude est purement scientifique et permet d’évaluer, l’aspect de la contraception dans le post-
partum. Les résultats issus de cette étude seront mis à la disposition de toutes les interventions en
matière de santé de la reproduction/PF.
DIFFICULTE RENCONTREE
Les défaites de la récolte des données pour l’élaboration de notre travail ne sont pas à exclure entre
autre.

- Les manques de moyen financier qui nous a frappés


- Le refus des certaines femmes à répondre dans certaines de nos questions
- Manque des moyens de transport
- Perte d’énergie etc.
24

IV. PRESENTATION DESRESULTATS

Tableau 2 La réparation de l’âge

Tranche Effectif %
d’Age
18-19 4 3.7
20-29 30 27.5
30-39 64 58.7
40-49 11 10.1
TOTAL 109 100

Commentaires :

- L’âge maximale est de 48 ans et minimal de 18 ans,


- L’âge moyen est de 32 ans
- La tranche d’âge la plus fréquente est de 30 à 39 ans qui a une proportion de
58,7%
- Le mode est de 35 ans qui a une proportion de 13,8%
29

Tableau 3 répartition des femmes selon la confession religieuse

Nom de l'Eglise Effectif %


Branhamiste 10 9
Catholique 28 26
Cité de refuge 1 1
Eglise de réveil 20 18
Kimbanguiste 6 6
Kitabala 3 3
Kyomba 1 1
Musulmane 6 6
Néo apostolique 2 2
Protestante 5 5
Protestante 15 14
Sans religion 3 3
Témoin de Jéhovah 9 8
TOTAL 109 100
Temoin de Branhamiste
Jehovah 9%
8%
Sans réligion
3%

Protestante Catholique
14% 18%
Protestante
5% Cité de refuge
Néo apostolique 1%
2% Eglise de reveil
26%
Musulmane
5%
Kyomba
1% Kitabala Kimbanguiste
3% 5%

Figure 1 répartition des femmes selon la confession religieuse

Commentaires :

- Les femmes de l’église de réveil ont une proportion de 26%, suivies des femmes de l’église Catholique
avec 18%,
- Les femmes des églises traditionnelles résistantes sont de Kitabala 3%, Kyomba 1% et Cité de refuge
1%
30

Tableau 4 nombre d'enfants par accouchée

Nombre d’enfant Effectif %

1 6 5.5
2 13 11.9
3 19 17.4
4 19 17.4
5 13 11.9
6 29 26.6
7 6 5.5
8 3 2.8
9 1 0.9
Total 109 100.0

Commentaires :

- 26,6% des femmes ont une parité de 6 enfants suivis 17,4 % qui ont 3 et 4 enfants.
31

Tableau 5 niveau d’étude femmes

Nive Figure 2 Graphique du profil des femmes


Effectif %
au d'études en post-partum selon le niveau d'études
Univ
8 7.3
ersitaire Graphique du profil des
femmes en post-partum
Seco
73 67.0 selon le niveau d'études
ndaire
80
Prim
17 15.6 70
aire
60
N'a 50
11 10.1
pas étudié 40 73
Total 109 100.0 30
20
10 17
8 11
0

Commentaires :

- 67 % des femmes ont un niveau du secondaire, 15,6% ont un niveau primaire,


- Il y a aussi 10,1% des femmes qui n’ont pas étudié et seulement sont des universitaires.
32

Tableau 6 profil des femmes selon la profession

Profession Effectif %
Ménagère 49 45.0
Enseignante (primaire ou
15 13.8
secondaire)
Infirmière 17 15.6
Commerçante 23 21.1
Couturière 5 4.6
Total 109 100

Figure 3 Graphique du profil selon la profession des femmes

Graphique du profil selon la profession des femmes

49 Ménagère
50

40 Enseignante (primaire ou
secondaire)
30 23
Effectif

Infirmière
15 17
20
Commerçante
5
10

0 Couturière
Profession

Commentaires : 45% des femmes sont des ménagères, suivi de 21,1% des commerçantes

Tableau 7 la connaissance de méthodes contraceptives

Paramètres Effectif %
Oui 58 53.2
Non 51 46.8
Total 109 100
33

Non
47%
Oui
53%

Figure 4 Graphique du taux de connaissance des méthodes contraceptives

COMMENTAIRE

Selon le graphique, le taux de connaissance des méthodes contraceptives est encore trop bas soit 53%

Tableau 8 La source d’information (évaluation de la communication) de femmes ayant


déjà entendu parler des méthodes contraceptives

Source RECO Au CS lors Au CS lors A la radio Voisine ou Lors du


d’information de la de la CPS amie séjour à la
CPoN maternité

Effectif 1 29 7 11 8 2

% 1.7 50.0 12.1 19.0 13.8 3.4

Tableau 9 utilisation des méthodes contraceptives

Paramètres Effectif %
Oui 36 33.0
Non 73 67.0
Total 109 100
Commentaires :
- 67% des femmes n’ont pas encore utilisé les méthodes contraceptives
- Seules 33 % ont déjà utilisé les méthodes contraceptives dont celles qui n’ont jamais entendu
parler des méthodes contraceptives et 38% (22 femmes sur 58) parmi les 53% des femmes qui
ont déjà entendu parler des contraceptives.
34

Tableau 10 : les raisons avancées par les femmes à la non utilisation des méthodes

Motifs Donne Provoque Disparai Mon A cause A cause Je ne connais Tota


de non des l’amaigrisseme t dans le mari de ma des pas les l
utilisatio troubles nt corps n'aim croyance Mœurs méthodes
n du cycle e pas religieus et contraceptive
menstrue e coutum s
l e
Effectif 7 2 3 2 4 4 51 73
% 10 3 4 3 5 5 70 100

Figure 5 Graphique des causes de non utilisations des


méthodes contraceptives par les femmes

Graphique des causes de non utilisations des méthodes


contraceptives par les femmes

Je ne connais pas les méthodes…


A cause des Mœurs et coutume
A cause de ma croyance religieuse
Mon mari n'aime pas
%
Disparait dans le corps
Provoque l’amaigrissement
Donne des troubles du cycle…

0 10 20 30 40 50 60 70 80

Tableau 11 Motifs de l’utilisation des méthodes contraceptives

Raisons Arrêter de mettre Espacer A cause de Absence d’effets Utérus Total


d'utilisation au monde les l'antécédent secondaires cicatriciel
des (limiter les naissanc d'avortement
méthodes naissances) es
Effectif 10 15 6 0 5 36
% 27.8 41.7 16.7 0.0 13.9 100

SQ
35

Figure 6 Graphique des raisons d'utilisation des méthodes contraceptives

Graphique des raisons d'utilisation des méthodes contraceptives.


45,0 41,67
40,0
35,0
30,0 27,78
25,0
20,0 16,67
13,89 %
15,0
10,0
5,0 0,00
0,0
Arreter de mettre Espacer les A cause de Absence d’effets Utérus cicatriciel
au monde (limiter naissances l'antécédent secondaires
les naissances) d'avortement

Tableau 12 Les méthodes contraceptives utilisées par les femmes en post-partum

Methodes MAMA Collier Pilule Préservatif DIU Implant/Norplant Dépôt Observation Total
Provera d’ogino-
hormale
Effectif 19 0 2 5 0 8 2 0 36
% 53 0 6 14 0 22 6 0 100

Figure 7 Graphique des méthodes les plus utilisées par les femmes en post-partum.

Graphique des méthodes les plus utilisées par les femmes en post-
partum.
60 53
50
40
30 22
20 14
10 6 6
0 0 0
0 %

COMMENTAIRE

La maman est la méthode la plus utilisée avec 53% des cas.


36

Tableau 13 Implication des époux dans le choix et utilisation des méthodes

Paramètres Oui Non Total


Ont informé leurs époux 29 7 36
Informerons leurs époux à la
prochaine fois 55 54 109
Total 84 61 145

Tableau 14 difficultés rencontrées

DIFFICULTES EFFECTIF %
RENCONTREES
Infections 3 6
Hyperménorrhée 9 18
Douleurs abdominale 2 4
Troubles des regèles 21 42
Amaigrissement 15 30
TOTAL 50
100

COMMENTAIERE

Les difficultés rencontrées aux femmes utilisant les méthodes contraceptives étaient plus
représentées par les troubles des règles, avec 42% des cas

Tableau 15 conséquence de la non utilisation des méthodes contraceptives

CONSEQUENCE EFFECTIF %
Grossesse non désirée 21 20.3
Avortement volontaire 19 27.2
Grossesses très rapprochées 53 52.5
TOTAL 93 100

COMMENTAIRE

Les grossesses non désirées étaient majoritairement représentées avec 52.5%


37

Tableau 16 : sensibilisation de l’avantage de l’utilisation des méthodes contraceptives

SENSIBILISEES EFFECTIF %

OUI 91 83.4

NON 18 16.6

TOTAL 109 100

COMMENTAIRE

La majorité était représentée par les femmes sensibilisées de l’avantage des méthodes
contraceptives avec 83/4% des cas

Tableau 17 présence ou non de l’utisation des méthodes contraceptives

PRESENCE OU NON DE EFFECTIF %


L’UTISATION DES
METHODES
CONTRACEPTIVE
OUI 79 72.4
NON 30 27.6
TOTAL 109 100

COMMENTAIRE

La présence de l’avantage de l’utilisation des méthodes contraceptives était majoritairement


représentée avec 72.4% de cas
38

Tableau 18 l’éducation sanitaire sur la pf lors de la cpon

L’EDUCATIO EFFECTIF %
N SANITAIRE SUR
LA PF LORS DE LA
CPON

OUI 91 91

NO N 9 9

TOTAL 100 100

COMMENTAIRE

L’éducation sanitaire sur le PF lors de la CPON était plus représentée avec avec 91% des cas

tableau 19 sur l’utilisation de la pf dans cette structure campagne de sensibilisation de


masse

CAMPAGNE DE EFFECTIF %
SENSIBILISATION DE
MASSE SUR
L’UTILISATION DE LA PF

Oui 83 80.5

Non 20 19.5

TOTAL 103 100

COMMENTAIRE

La campagne de sensibilisation de masse sur la PF dans cette structure était majoritairement


représentée avec 80.3% des de cas.
39

Tableau 20 formation des professionnels de la sante en pf de cette structure

LES PROFESSIONNELS EFFECTIF %


DE LA SANTE FORMES
Oui 7 77.7
Non 2 22.3
TOTAL 9 100

COMMENTAIRE

Les professionnels de la santé formés en PF de cette structure étaient majoritaires avec 77.7%
des cas

Tableau 21 disponibilités des intrants de la pf dans cette structure

DISPONIBILITES DES REPONSE


INTRANTS DE LA PF
Oui Oui
Non X

COMMENTAIRE

Les intrants de la planification familiale dans cette structure sont disponibles

Tableau 22 existence de suivi dans l’application d’une methode contraceptive

EXISTENCE
DE SUIVI DANS
L’APPLICATION
REPONSE
D’UNE METHODE
CONTRACEPTIVE

Oui X

Non Non

COMMENTAIRE

Il n’existe pas le suivi dans l’application des méthodes contraceptives


40

Tableau 23 respect des normes de l’application/implantation des méthodes


contraceptives

RESPECT DES NOMRES DE REPONSE


L’APPLICATIO/IMPLANTATION DES
METH CONTRAC
Oui Oui
Non X

COMMENTAIRE
Le respect des normes de m’application et/ou l’implantation des méthodes contraceptives
étaient respectées
41

V. DISCUSSION

AGE

Dans notre étude la tranche d’âge de 30-39 ans était la plus représentée avec 58.7%, l’âge
minimal était de 18 ans et le maximal était de 48 ans. Le moyen âge était de 32 ans. Ce résultat
n’est pas très différent avec ceux de : Bajos N. Rouz-Cornabus M, Panjo H, Bohet A, Moreau
C (1) qui ont trouvé 60.4% dans la tranche d’âge de 32-40 ans. Ceci pourrait s’expliquer par
l’activité génitale est très active pendant cette tranche d’âge

NIVEAU D’ETUDE

Dans notre étude, 67% des femmes avaient un niveau d’étude secondaire, ce résultat est le
même avec celui mené par Cameau D (16) qui stipule que 48% des femmes enquêtées avaient
un niveau d’étude secondaire ; par contre Peters A ; Jansen W ; Van Driel F (11) ont trouvé
71.9% des femmes avaient un niveau d’étude primaire. Ces recherches montrent que le niveau
faible d’instruction a un impact négatif sur l’utilisation des méthodes contraceptives en post-
partum

CONFESSION RELIGIEUSE

Nos résultats sur l’attitude religieuse face au méthode contraceptive stipule que les catholiques
étaient majoritairement représentées avec 26%, nos résultats se marient à ceux de ; Robin G ;
Massart P ; Graizeau F (17) qui ont trouvé 30.1% qui étaient catholiques ; Blangis F. Lopes P,
Branger B ; Garnier P ; H-J Phillippe, Plateau S (4) ont trouvé 29.3 aussi des catholiques. Les
églises ont africain trouvent le PF comme une façon de contredire le principe de DIEU selon
elles qu’il faudrait se produit et remplir le monde

LES DIFICULTES RENCONTREES

Les troubles des règles étaient majoritairement représentés dans notre travail avec 42% des
cas ; ce résultat est le même à celui de Peters A. Jansen W. Van Driel F (11) dont les troubles
des règles avec 47% des cas. Ceci pourrait être justifié par l’impact des méthodes sur l’axe
hypothalamo-hypophyso’gonadique.
42

CONSEQUENCE DE LA NON UTILISATION DES METODE CONTRACEPTIVES


Les grossesses non désirées étaient majoritairement représentées avec 52.5% des cas dans notre
étude, ce résultat corrobore avec celui de Robin G ; Massart P ; Graizeau F (17) de 55.8% de
grossesses non désirées. Ceci serait expliqué par l’activité sexuelle non protégées aux couples.
METHODE CONTRACEPTIVE UTILISEE
Dans notre étude la méthode contraceptive la plus utilisée et la MAMA avec 53% des cas. Cee
résultat est le même avec celui de Cameau D (16) avec 61% pour la MAMA ; mais il est différé
de celui trouvé par Bajos N ; Rouz-Cornabus M ; Panjo H ; Bohet A ; Moreau C (1) avec 60%
pour Implant/Norplant.
PROFESSION
La profession ménagère était prédominante avec 45% dans notre étude. Ce résultat n’est pas
différent avec celui trouvé par Blangis F ; Lopes P ; Branger B ; Garnier P ; H-J Phillippe ;
Plateau S (4) qui ont trouvé 51% des femmes ménagères. Par contre Peters A. Jansen W. Van
Driel F (11) ont trouvé 59% des femmes enseignantes.
AVANTAGE DE L’UTILISATION DE PF
Les résultats de notre étude signalent que la quasi-total des femmes, soit 83 ,4% de cas ignorent
les avantages du planning familiale. Nos résultats s’opposent à ceux trouves aux Burkina façon
en 2016 révèlent que la majorité des femmes adhéraient au méthode contraceptif tout
connaissant les avantages de soit 85, 5. Ce ci pourrai c’explique par dans notre milieu la
population demeure ignorant face au avantage de méthode contraceptive à cause de leur source
d’information
43

VI. CONCLUSION ET RECOMMANDATION

Notre étude portait sur l’utilisation de méthode contraceptive des femmes en post-partum au
centre de santé KASAMA sur une période allant du 01/01/2024 au 31/12/2024. Ainsi après analyses
de nos résultats nous avons constaté que le nombre des femmes qui utilisent les méthodes
contraceptives est encore trop bas soit 53% ; tranche d’âge de 30-39 ans était la plus représentée
avec 58.7%, l’âge minimal était de 18 ans et le maximal était de 48 ans. Le moyen âge était de 32
ans ; 67% des femmes avaient un niveau d’étude secondaire ; les catholiques étaient
majoritairement représentées avec 26% ; Les troubles des règles était majoritairement représenté
dans notre travail avec 42% des cas ; Les grossesses non désirées étaient majoritairement
représentées avec 52.5% des cas ; La méthode contraceptive la plus utilisée et la MAMA avec 53%
des cas ; La profession ménagère était prédominante avec 45%.

 En rapport avec les facteurs déterminant l’utilisation des méthodes contraceptives en post-
partum, il s’est observé que :

 Le taux de non utilisation des méthodes contraceptives en post-partum est encore élevé,

 Le taux de connaissance des méthodes par les femmes en post-partum est encore trop bas.

 Les causeries éducatives à la maternité sont encore trop bas,

 Les époux influencent encore leurs femmes sur le non utilisation des méthodes

RECOMMANDATION
Au ministère de la santé publique

 Assurer la formation et le recyclage du personnel sur l’utilisation les méthodes contraceptives


en post-partum,

 Renforcer les stratégies du cadre de communication pour le changement de comportement et


développement en vue d’adopter les pratiques favorables à l’adhésion des différentes méthodes
contraceptives disponibles ;
Au personnel de santé
Renforcer la sensibilisation sur l’utilisation des méthodes contraceptives ;
Aux église
Les leaders religieux doivent êtres associer dans la campagne de vulgarisation pour avancer la
contraception trop limitative de certaines églises et éviter d’implanter un esprit hypocrite chez les
fidèles présentant la contraception comme le véritable pèche
44

A la population.

 S’approprier les activités de planning familial en rapport avec les antécédents ;

 Aller dans les structures étatiques en cas d’antécédent qui nécessite l’espacement ou l’arrêt des
naissances
Aux autres chercheurs :

 De faire l’étude sur les indicateurs mesurant la fréquence des femmes à la CPON

 Faire l’étude sur le profil des femmes résistantes

 Faire l’analyse de barrières sur l’utilisation des méthodes contraceptives


45

VII. REFERENCES

1. Bajos N. Rouz-Cornabus M, Panjo H, Bohet A, Moreau C, La Crise de la Pilule en France :


vers un nouveau modèle contraceptif ? [Internet]. 2014 [cite le 04/09/2016] ; 511 disponible sur
https://www.ined.fr/Fichier/s-Rubrique/19893/population.societé.2014.511.crisepilule.Fr.PDF .
2. Agence Nation d’accréditation et d’évaluation en santé et Agence Française de sécurité
Sanitaire des produits de santé. Stratégies de choix des méthodes contraceptives chez la femme – 2004
3. Institut National de prévention et éducation pour la santé. Contraception. IVG et grossesse non
désirée [internet]. S.D [cite le 04/09/2016]. Disponible sur
http://www.inpes.santé.fr/5000/PDF/votrepratique/2010-contraception.PDF
4. Blangis F. Lopes P, Branger B, Garnier P, H-J Philippe, Plateau S. La contraception du post-
partum : à-propos de 600 patientes dont 129 revues à la consultation post-natale. Gynécologie
obstétrique et fertilité [en ligne]. 2013 [cite le 09/09/2016] ; 41 (9) : 499 – 504
5. Abouleth rikoffi A. KAKO C, ADJOBYB, Mianb ANGOI V .et col .
6. Word Health organization (who) repart of a who technical consultation on Birth spacing.
Geneve who ; 2007
7. Royal collège of obstétriciens and Gynecologi est. Bonne pratique de planicafitionfamiliale du
post-partum N° 1, juin 2015
8. Collège national des sages-femmes. La contraception et les sages-femmes. Paris 2005
9. Agence nationale d’accréditation d’évaluation en santé et Agence française de sécurité sanitaire
de produit de santé. Stratégie de choix des méthodes contraceptions chez la femme 2004
10. Agence Nationale d’accréditation et d’évaluation en santé. Allaitement maternel mis en œuvre
et poursuite dans le 6 premiers mois de vie de l’enfant. Paris. 2002
11. Peters A. Jansen W. Van Driel F. the Fernal Condom : the international denial of a strang
potentiel. Reprod health. Matters. 2010 ; 18 (35) : 19 – 128.
12. Barrière to Diaphragm use : the view of advanced practice Murses. J. Fam plann reprod Health
core. 2010 ; 36 (2) : 79 – 82
13. Departement de reproduction santé organisation mondiale de la santé critère de receviabilité
pour l’adoption et l’utilisation continue de méthode contraceptive 3e ed. 2005
14. Update to CDC’S us. Medical Eligibility criterir for contraceptive use ; 2010 : Revised
Recommandation for the use of contraceptive methodes During the post-partum period.
15. Truitt st, fraser AB, grimes DA. Gallo MF ; Schulz KF ; combined hormonal versus non
hormonal versus progestin – only contraception in lactation. Concrone Databose syst-Rev. 2003 ; (2)
16. Cameau D, quand ça saigne. Le medecin du Quebec. 2006 ; 41 (5) : 69 – 71
46

17. Robin G. Massart P, graizeau F, Guerir du Mos genet B, [post-partum birth]


18. Code de la santé publique. LO, ne 2009 – 879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et
relative aux patients, à la santé
19. Institut national de prévention et d’éducation pour la santé. Contraception ; que savent le
français ? connaissance et opinion sur le moyen de contraceptif : Etat de lieu. Dossier de presse. 5 Juin
2007
A

VIII. ANNEXES

PROTOCOLE DE RERCHERCHE

1. Avez-vous quel âge _____ans


2. Etes-vous de quelle confession religieuse ?______________
3. Avez-vous combien d’enfants ?__
4. Votre niveau d’études

 Universitaire
 Secondaire
 Primaire
 N’a pas étudié
5. Quelle est votre profession ?

 Ménagère

 Enseignante (primaire ou secondaire)


 Infirmière
 Commerçante
 Couturière
 Autres (à préciser) _______________
6. Avez-vous déjà entendu parler des méthodes contraceptives.

 Oui
 Non
Si non, passer à la question 8
7. Si oui quelle a été votre source d’information.

 RECO
 Au CS lors de la CPoN
 Au CS lors de la CPS
 A la radio
 Voisine ou amie
 Lors du séjour à la matérnité
B

 Autres sources (préciser)________


8. Avez-vous déjà utilisé des méthodes contraceptives en postpartum ?

 Oui
 Non

 Si non, n’a pas utilisé une méthode contraceptive, poser les questions 9 et 13 puis terminer
l’enquête

- Si sauter la question 9
- Si oui, a utilisé les méthodes contraceptives, passer à la question
9. Quelles sont les raisons de non utilisation des méthodes contraceptives ?

 Donne des troubles du cycle menstruel


 Provoque l’amaigrissement
 Disparait dans le corps
 Mon mari n’aime pas
 A cause de ma croyance religieuse
 A cause des Mœurs et coutume
 Je ne connais pas les méthodes contraceptives
10. Quelle est la méthode que vous utilisez le plus ?

 MAMA
 Collier
 Pilule
 Préservatif
 DIU
 Implant/Norplant
 Dépôt Provera
 Observation d’ogino-hormale
11. Quel est le motif de l’utilisation des méthodes contraceptives ?

 Arrêter de mettre au monde (limiter les naissances)


 Espacer les naissances
C

 A cause de l’antécédent d’avortement


 A cause d’antécédent d’utérus cicatriciel.
 Absence d’effets secondaires
 Autres (préciser) ________________
12. Avant d’effectuer votre choix de contraception, avez-vous parlé de la méthode
contraceptive envisagée avec votre conjoint ?

 Oui
 Non
13. A la prochaine fois, auriez-vous souhaitée en parler préalablement avec lui

 Oui
 Non

14. Quelles sont les difficultés rencontrées lors de l’utilisation des méthodes
contraceptives ?

1. Infection

2. Hypermenorhée

3. Douleur abdominale

4. Trouble des règles

5. Amaigrissement

15. Quelle est la conséquence du non utilisation de ces méthodes contraceptives ?


D

1. Grossesse non désirée

2. Avortement volontaire
3. Grossesses très rapprochées

16. Est-ce que les femmes sont sensibilisées lors de la CPN de l’avantage de l’utilisation
des méthodes contraceptives ?
1. OUI
2. Non

17. Y a-t -il de l’avantage en utilisant les méthodes de contraception pour la femme ?

1. Oui

2. Non

18. Existe-il de l’éducation sanitaire sur la planification familiale lors de la CPON ?


1. Oui

2. Non
E

19. Existe-il les campagnes de sensibilisation de masse sur l’utilisation de la planification


familiale dans cette structure

1. Oui

2. Non

20. Est-ce que les professionnels de la santé de cette structure sont formés en planification
familiale ?

1. Oui

2. Non

21. Y a-t-il la disponibilité des intrants de la planification familiale dans cette structure ?
1. Oui
2. Non

3. CO MMENTAIRE

Les intrants de la planification familiale dans cette structure sont disponibles

22. Existe-t-il le suivi dans l’application et/ou l’implantation d’une méthode contraceptive ?
1. Oui

2. Non
F

23. Est-ce que l’application et/ou l’implantation de ces méthodes contraceptives respectent-
elles les normes de la planification familiale ?
1. Oui

2. Non

Noms et Signature de l’enquêteur


G

TABLE DE MATIERES
i. EPIGRAPHE ......................................................................................................................... i
ii. DEDICACE .......................................................................................................................... ii
iii. REMERCIEMENT ............................................................................................................. iii
iv. LISTE DES ABREVIATIONS .......................................................................................... iv
v. RESUME............................................................................................................................... v
I. INTRODUCTION ................................................................................................................ 1
II. GENERALITES ................................................................................................................... 7
II.1 DEFINITION DES CONCEPTS............................................................................................... 7
a. UTILISATION ............................................................................................................................. 7
c. CONTRACEPTION ..................................................................................................................... 7
II.2 LA CONTRACEPTION DU POST-PARTUM ........................................................................ 7
II.2.1 LE POST-PARTUM .............................................................................................................. 7
II.2.2 SUR LE PLAN PHYSIOLOGIE ........................................................................................... 7
II.2.3 SUR LE PLAN ANATOMIQUE .......................................................................................... 8
II.2.4 SUR LE PLAN BIOLOGIQUE ............................................................................................. 8
II.2.5 SUR LE PLAN HORMONAL .............................................................................................. 8
II.2.6 SUR LE PLAN PSYCHOLOGIQUE .................................................................................... 9
II.2.7 RAPPEL HISTORIQUE SUR LE CONTRACEPTIF .......................................................... 9
II.3 DIFFERENTES METHODES CONTRACEPTIVES ............................................................ 11
II.3.1 LES RECOMMANDATIONS ............................................................................................ 11
II.3.2 LES METHODES NATURELLES ..................................................................................... 11
II.3.3 LES METHODES BARRIERES ......................................................................................... 12
II.3.4 LES METHODES MECANIQUES..................................................................................... 12
II.3.5 LES METHODES HORMONALES ................................................................................... 14
II.3.6 L’IMPLANT SOUS-CUTANE ........................................................................................... 17
II.3.7 LA CONTRACEPTION MACRODOSEE ORALE ........................................................... 17
II.3.8 CAS PARTICULIERS ......................................................................................................... 18
II.3.9 LE COUNSELING .............................................................................................................. 19
III. MATERIELS ET METHODES ....................................................................................... 21
III.1 PRESENTATION DU MILIEU .............................................................................................. 21
SITUATION GEOGRAPHIQUE DU CENTRE ................................................................................... 21
III.2 TYPE D’ETUDE ..................................................................................................................... 21
III.3 POPULATION D’ETUDE ...................................................................................................... 21
H

III.4 ECHANTILLONNAGE .......................................................................................................... 21


III.5 CRITERE D’INCLUSION ET D’EXCLUSION .................................................................... 22
III.6 VARIABLE D’ETUDE ........................................................................................................... 22
III.7 COLLECTE, TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNEES............................................ 23
III.8 CONSIDERATION ETHIQUE............................................................................................... 23
III.9 DIFFICULTE RENCONTREE ............................................................................................... 23
IV. PRESENTATION DESRESULTATS ............................................................................. 24
V. DISCUSSION ..................................................................................................................... 41
VI. CONCLUSION ET RECOMMANDATION .................................................................. 43
VII. REFERENCES ................................................................................................................... 45
VIII. ANNEXES............................................................................................................................ A
I

LISTE DE TABLEAUX
Tableau 1 d'echantillonnages ................................................................................................................ 22
Tableau 2 la reparation de l’age ............................................................................................................. 24
Tableau 3 repartition des femmes selon la confession religieuse .......................................................... 29
Tableau 4 nombre d'enfants par accouchee ............................................................................................ 30
Tableau 5 niveau d’etude femmes .......................................................................................................... 31
Tableau 6 profil des femmes selon la profession ................................................................................... 32
Tableau 7 la connaissance de methodes contraceptives ......................................................................... 32
Tableau 8 la source d’information (evaluation de la communication) de femmes ayant deja entendu
parler des methodes contraceptives ................................................................................................ 33
Tableau 9 utilisation des methodes contraceptives ................................................................................ 33
Tableau 10 : les raisons avancees par les femmes a la non utilisation des methodes ............................ 34
Tableau 11 motifs de l’utilisation des methodes contraceptives ............................................................ 34
Tableau 12 les methodes contraceptives utilisees par les femmes en post-partum ................................ 35
Tableau 13 implication des epoux dans le choix et utilisation des methodes ........................................ 36
Tableau 14 difficultes rencontrees ......................................................................................................... 36
Tableau 15 consequence de la non utilisation des methodes contraceptives ......................................... 36
Tableau 16 : sensibilisation de l’avantage de l’utilisation des methodes contraceptives ....................... 37
Tableau 17 presence ou non de l’utisation des methodes contraceptives .............................................. 37
Tableau 18 l’education sanitaire sur la pf lors de la cpon ...................................................................... 38
Tableau 19 sur l’utilisation de la pf dans cette structure campagne de sensibilisation de masse .......... 38
Tableau 20 formation des professionnels de la sante en pf de cette structure........................................ 39
Tableau 21 disponibilites des intrants de la pf dans cette structure ..................................................... 39
Tableau 22 existence de suivi dans l’application d’une methode contraceptive .................................... 39
Tableau 23 respect des normes de l’application/implantation des methodes contraceptives................. 40
J

LISTE DE FURURE
Figure 1 repartition des femmes selon la confession religieuse ............................................................. 29
Figure 2 graphique du profil des femmes en post-partum selon le niveau d'etudes .............................. 31
Figure 3 graphique du profil selon la profession des femmes ................................................................ 32
Figure 4 graphique du taux de connaissance des methodes contraceptives ........................................... 33
Figure 5 graphique des causes de non utilisations des methodes contraceptives par les femmes ........ 34
Figure 6 graphique des raisons d'utilisation des methodes contraceptives .......................................... 35
Figure 7 graphique des methodes les plus utilisees par les femmes en post-partum. ........................... 35

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