Pratique Du Filtrage
Pratique Du Filtrage
Filtrage numérique
par Jacques MAX
Ingénieur de l’École supérieure d’électricité, Licencié ès Sciences,
Adjoint scientifique au LETI (Laboratoire d’électronique et de technologie de l’informatique)
Commissariat à l’Énergie Atomique
L’auteur étant décédé avant l’impression, la mise au point de cet article a été réalisée par
Marc DIOT, Docteur-Ingénieur, Ingénieur de l’Institut de Chimie et de Physique industrielles
de Lyon.
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PRATIQUE DU FILTRAGE _________________________________________________________________________________________________________________
n entend souvent dire, on lit plus souvent encore, ceci : le filtrage numérique
O est une opération qui, à une suite de n nombres {xn}, fait correspondre une
suite de m nombres {ym}.
Cette définition masque le fait suivant, essentiel à notre avis : pour l’expéri-
mentateur, l’important n’est pas la suite de nombres en elle-même, mais le
signal, le plus souvent continu, qu’elle représente, lui-même image du phéno-
mène physique auquel s’attache l’expérimentateur.
Nous définirons donc ainsi le filtrage numérique : soit un signal x(t) auquel
on veut faire correspondre un autre signal y(t) résultant de x(t) par filtrage linéaire
de fréquence. Le filtrage numérique est une opération sur les échantillons {xn }
du signal x(t) qui va conduire aux échantillons {ym }, lesquels devront permettre
de reconstituer un signal « aussi voisin que possible » du signal désiré y(t).
Nous pensons qu’il est nécessaire, pour aborder le filtrage numérique, de bien
connaître le filtrage analogique (à temps continu). Le premier filtre que fait tout
expérimentateur consiste à mettre une capacité aux bornes de l’oscilloscope,
c’est un filtre analogique passe-bas. Le physicien raisonne le plus souvent sur
des signaux à temps continu, et au bout du compte, ce qu’il souhaite c’est bien
plus souvent un graphe qu’une suite de nombres.
De plus, il ne faut pas oublier que, préalablement à tout échantillonnage, il
est indispensable de filtrer passe-bas le signal pour éviter le repliement de
spectre. Plus le filtre numérique sera précis, plus le filtre antirepliement devra
être élaboré.
Il n’est donc pas possible de faire l’économie du filtrage analogique. Nous
supposerons connu ce qui a trait au filtrage analogique de fréquence, sujet pour
lequel le lecteur se reportera à l’article Pratique du filtrage. Filtrage analogique
[R 1 102] dans le présent traité.
Nous traiterons d’abord des filtres numériques récursifs, selon les deux
principales méthodes :
— la méthode dite de conservation de la réponse impulsionnelle associée à la
méthode dite d’équivalence de la dérivation ;
— la méthode dite de la transformation bilinéaire, ou équivalence de l’inté-
gration.
Nous montrerons que ces méthodes ne sont pas tout à fait équivalentes (surtout
si l’on veut bien considérer le déphasage des filtres), mais qu’elles se complètent
parfaitement. Nous montrerons par des exemples combien est simple la méthode
pour réaliser un filtre récursif à partir de la fonction de transfert d’un filtre
analogique, les coefficients se calculant aisément avec une calculette de poche.
Puis nous étudierons les filtres non récursifs, dits transverses, qui
présentent deux particularités :
— déphasage linéaire (retard de groupe constant) ;
— pas de précision requise sur les coefficients pour des nécessités de stabilité.
Là encore, nous donnons la méthode pour calculer (toujours avec la calculette
de poche) les coefficients de ces filtres.
Enfin, nous énoncerons la méthode de filtrage par transformation de Fourier
(appelée aussi méthode d’échantillonnage en fréquence).
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1. Définitions et transformées De même que pour les filtres analogiques, on ne considérera que
des systèmes stables, et, de ce fait puisque p = 2 π j ν (ν étant la
fréquence), on aura :
1.1 Définition ν
On appelle filtrage numérique de fréquences ou filtrage numé-
z = exp ( 2 πj ν T e ) = exp 2πj -------
νe (5)
(soit un pas d’échantillonnage ou période d’échantillonnage Te ), la ∞ N–1
relation linéaire la plus générale est : TF x k N =
–∞
∑ x ( kTe ) δ ( t – kTe ) exp ( – 2 π j ν t ) d t
M–1 Q–1 k=0
b 0 y ( kTe ) = ∑ a m x ( kTe – mTe ) + ∑ b q y ( kT e – qT e ) (1) N–1
δ
N–1 ∞ M–1 Q–1
^ ^ ^
TL x k N = ∑ x ( kTe ) 0
( t – kT e ) exp ( – pt ) d t où Y (z ) = X (z ) ∑ am z – m + Y ( z ) ∑ b q z –q
k=0 m=0 q=1
et, d’après une propriété bien connue de la pseudo-fonction de d’où la fonction de transfert en z :
Dirac : M–1
N–1
∑ a m z –m
TL x k N = ∑ x ( kTe ) exp ( – pk Te ) ^
^
Y (z ) m=0
H ( z ) = ---------------- = --------------------------------------- (8)
k=0
^ Q–1
X (z ) 1 – ∑ b q z –q
Si l’on pose z = exp (pTe ), on a la transformée en z (notée TZ) :
q=1
N–1
^
TZ x k N = ∑ x ( kTe ) z –k = X (z ) (4) Rappelons [relation (6)] que la réponse en fréquence s’obtient en
remplaçant z par :
k=0
exp(πjf ) = cos πf + j sin πf
avec f = 2 ν / νe .
La relation (8) montre que la fonction de transfert d’un filtre numé-
rique linéaire a obligatoirement la forme d’un rapport de deux poly-
nômes algébriques en z.
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Nous avons vu, dans l’article sur le filtrage analogique, que les
seuls filtres que nous savons faire ont des fonctions de transfert qui
sont des rapports de deux polynômes algébriques en p .
x ( t, T ) = x ( t ) – T / 2, T /2 (t )
T
1 pour t < -----
2
1 T
avec – T / 2, T /2 (t ) = ----- pour t = -----
2 2
Figure 1 – Transformée de Fourier du signal x (t ) limité à une durée T
T
0 pour t > - ----
2
sin π ( B ′ – B ) T
sin π ν T ------------------------------------------- ε
( t ) = T -----------------------
soit
et TF – T / 2, T / 2 π νT
(9) π ( B′ – B ) T
ou encore, en majorant le sinus :
(figure 1a ).
– T / 2, T /2 ( t ) est à support infini.
Le spectre de 1
---------------------------------- ε
Soit ε une valeur donnée telle que, pour toute fréquence F F s π (B ′ – B ) T
on ait : 1
c’est-à-dire B ′ B + --------------
πεT
sin π F T
-------------------------- ε
πFT Il faudra donc échantillonner la portion de signal considérée non
pas à ν e 2B , mais à :
sin π F T ν e′ 2B ′
Au-delà de F = Fs , le sinus cardinal -------------------------- a tous ses rebonds
πFT
inférieurs ou égaux à ± ε. Nous considérerons que pour F F s le De là on voit que le nombre d’échantillons à prélever sur un signal
spectre est nul. Ainsi, nous avons tronqué le sinus cardinal. est au minimum :
Dans ces conditions, au-delà de la fréquence : 2 0,636 6
N m = T ν e′ = 2TB ′ = 2BT + -------- = 2BT + --------------------- (11)
F = B + Fs πε ε
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1.5.1 Filtre autorégressif Du fait que le nombre de termes de la somme de la relation est
limité, les filtres non récursifs sont souvent appelés filtres à
Ce cas général se simplifie si tous les am sont nul sauf a 0 . réponse impulsionnelle finie (de durée finie, faudrait-il dire), filtres
La fonction de transfert en z est alors, d’après la relation (8) : RIF (ou FIR en anglais).
^ a0 Par contre, si nous considérons une fonction de transfert en z
H ( z ) = ---------------------------------------
- récursive [relation (8)], si l’on opère la division du numérateur par
Q–1
le polynôme algébrique en z du dénominateur, on trouvera, en
1– ∑ bq z – q général, une infinité de termes ; un filtre récursif est, pour cette
q=1 raison, appelé parfois filtre à réponse impulsionnelle infinie (de
Q–1 durée infinie, faudrait-il dire), filtre RII (ou IIR en anglais).
^ ^ ^
d’où Y ( z ) = a0 X ( z ) + ∑ b q Y ( z ) z –q
q=1
ou encore :
^ ^ ^ ^
Y ( z ) = a 0 X ( z ) + b 1 z –1 Y ( z ) + b 2 z –2 Y ( z )
^ ^
+ ... + b q z –q Y ( z ) + ... + b ( Q – 1 ) z ( Q – 1 ) Y ( z )
m=0
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Le filtre le plus général [relation (8)] peut être considéré comme À cette fonction de transfert correspond une réponse impulsion-
l’association en cascade d’une fonction de transfert autorégressive nelle qui est :
et d’une fonction de transfert à moyenne adaptée, d’où la dénomina-
1 t
h ( t ) = ----- exp – ----- pour t 0 (15)
tion ARMA (autoregressive and moving average ) parfois donnée au θ θ
filtre numérique le plus général.
Si l’on échantillonne cette réponse impulsionnelle à la fréquence
^
νe , il vient pour h ( t ) échantillonnée :
2. Filtres récursifs
Te
^ 1
h ( t ) = ----- δ ( t ) + exp – -------- δ ( t – Te )
θ θ
Nota : le lecteur consultera les références bibliographiques [4] [6] [7].
Te
+ exp – 2 -------- δ ( t – 2 Te ) + ...
θ (16)
Dans la très grande majorité des cas, les filtres récursifs ne sont Te
1
utilisés que pour transposer en numérique des filtres analogiques. ------ 1 + exp – -------- exp ( – pTe )
θ θ
C’est ce cas que nous considérons.
Te
Étant donné une fonction de transfert en p, il faut trouver la fonc-
+ exp – 2 -------- exp ( – 2 pTe ) + ...
tion de transfert en z qui lui correspond, sous forme de quotient de θ (17)
deux polynômes algébriques en z.
k Te
Comme il n’est pas possible de faire correspondre à un polynôme
+ exp – ------------- exp ( – k pTe ) + ...
θ
algébrique en p un polynôme algébrique en z, il n’existe pas (sauf
cas tout à fait particulier) de méthode exacte pour trouver la fonction Cette série est évidemment une suite infinie, puisque la réponse
de transfert en z qui corresponde à la fonction de transfert en p ; il impulsionnelle définie par (15) n’est jamais nulle.
y aura plusieurs méthodes approximatives. Cette série (17) est une progression géométrique de raison
Les fonctions de transfert en p étant données dans l’article Te
[E 3 130] Synthèse et réalisation des filtres actifs du traité Électro-
exp – -------- exp ( – pT e ) et sa somme est :
θ
nique sous forme factorisée et normalisée, on commencera par
dénormaliser la fonction de transfert, puis on cherchera la trans- 1 1
formée en z de chaque fonction de transfert élémentaire du premier ----- ⋅ -----------------------------------------------------------------------------
θ Te
ou du deuxième ordre.
1 – exp – -------- exp ( – pT e )
θ
Il est important de noter, dès à présent, que les fonctions de trans-
fert en z sont très sensibles aux erreurs sur les coefficients des et puisque l’on remplace exp (– pT e ) par z –1 on obtient, pour la
différentes puissances de z ; il faudra donc coder ces coefficients avec fonction de transfert en z :
un nombre élevé de bits, et cela d’autant plus que le degré du
dénominateur sera plus élevé ; pour cette raison, il est indispensable ^ 1 1
H ( z ) = ------ ⋅ ------------------------------------------------------
de factoriser les fonctions de transfert en z et de les réaliser par θ Te
association de filtres du premier et du deuxième ordre ; ce faisant, 1 – exp – -------- z –1
θ
il suffit en général de coder les coefficients avec 16 bits pour assurer
la stabilité du filtre du deuxième ordre. On négligera le coefficient 1/ θ qui n’est qu’un facteur d’échelle et
On admettra que la transformée en z d’un produit de fonctions qui sera inclus dans le coefficient D défini plus loin.
de transfert en p du premier et du deuxième ordre est le produit Donc, à la fonction de transfert en p :
des transformées en z de chacune des fonctions de transfert en p.
1
Pour ces transpositions, il existe plusieurs méthodes. Nous ------------------
1 + θp
exposons ici celles qui nous paraissent les plus commodes à utiliser :
— la méthode de transposition des pôles associée à la méthode il correspond la fonction de transfert en z :
de l’équivalence de la dérivation ;
— la méthode de la transformation bilinéaire. 1
-------------------------
- (18)
A + B z –1
Te
2.2 Méthode de transposition avec A = 1 et B = – exp – -------- .
θ
des pôles associée à la méthode
1
de l’équivalence de la dérivation Au pôle – ----- de la fonction de transfert H (p) correspond le pôle
θ
Te
2.2.1 Filtre passe-bas du premier ordre ^
exp – -------- de la fonction de transfert H ( z ) .
θ
La fonction de transfert en p est donnée par : Il faut que, dans la bande passante, le gain de la fonction de trans-
fert en z soit le même que celui de la fonction de transfert en p ;
1 donc, puisque, pour ν = 0, on a z = 1, il faut multiplier la fonction de
H ( p ) = ------------------- (14)
1 + θp transfert en z donnée en (18) par le coefficient :
avec p = 2 π j ν. D=A+B
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^ D
H ( z ) = ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
2.2.3 Filtre passe-haut du premier ordre
Te Te
1 – exp – -------- z
θ1
–
1 1 – exp – -------- z –1
θ2 La fonction de transfert en p est :
θp
Te Te H ( p ) = ------------------ (23)
et en posant λ = -------- ζ et β = -------- 1 – ζ 2 , 1 + θp
θ θ
il vient : Elle peut aussi s’écrire :
1
Te Te H ( p ) = θ ⋅ p ⋅ ------------------
1 – exp – --------
θ
z 1 – exp – -------- z
1
–1
θ 2
–1 1 + θp
p représente l’opérateur dérivateur. On sait que pour des systèmes
= 1 – 2 z –1 exp ( – λ ) cos β + z –2 exp ( – 2 λ ) numériques la différentielle n’existe pas, c’est la différence finie qui
dx
et finalement, à la fonction de transfert : la remplace ; au lieu de -------- , on utilise :
dt
1
H ( p ) = -----------------------------------------------
- (1/Te ) [xk – x (k – 1) ]
1 + 2 ζθ p + θ 2 p 2
et, en prenant la transformée en z de cette quantité, il vient :
correspond la fonction de transfert en z :
^
^ Te 2 ( 1/T e ) ( 1 – z –1 ) X ( z )
1
H ( z ) = -------- ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
-
θ 1 – 2 z –1 exp ( – λ ) cos β + z –2 exp ( – 2 λ )
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2.2.4 Filtre passe-haut du deuxième ordre Nota : le lecteur consultera la référence bibliographique [3].
Si l’on part d’un filtre analogique dont la fonction de transfert
La fonction de transfert en p est : normalisée est donnée par les tables de l’article [E 3 130], cette
méthode conduit à remplacer, dans la fonction de transfert en p
θ 2 p2 normalisée (c’est-à-dire celle donnée dans les tables pour une fré-
H ( p ) = -----------------------------------------------
- (25)
1 + 2 ζθ p + θ 2 p 2 quence de coupure égale à 1 Hz) :
Là encore, on écrira cette fonction de transfert sous la forme :
1 – z –1
p par γ -------------------
-
H (p) = θ2
1
⋅ -----------------------------------------------
- ⋅ p2 1 + z –1
1 + 2 ζθ p + θ 2 p 2
1 ν0 (29)
avec γ = ---------------------- = cot π -------
et, d’après ce que l’on a vu au paragraphe précédent, la fonction ν0 νe
tan π -------
de transfert en z sera : νe
^ D ( 1 – z –1 ) 2
H ( z ) = --------------------------------------------
- qui tient donc compte de la dénormalisation à la fréquence de
A + Bz –1 + Cz –2
coupure globale ν 0 (se reporter à l’article Pratique du filtrage. Filtrage
avec : analogique [R 1 102] dans le présent traité).
A = 1 ■ À la fonction de transfert du premier ordre passe-bas normalisée :
B = – 2 exp ( – λ ) cos β 1
------------------- correspond la fonction de transfert en z :
1 + ap
C = exp ( – 2 λ )
^ 1 + z –1
Te H ( z ) = -------------------------
-
λ = – -------- ζ A + Bz –1
θ (26)
avec A = 1 + aγ
Te
β = -------- 1 – ζ 2
θ B = 1 – aγ
ν0
1–B+C γ = cot π -------
D = ------------------------- νe
4
■ À la fonction de transfert du premier ordre passe-haut
Si H (p ) est donnée sous forme normalisée (article [E 3 130]) : normalisée :
ap
bp 2 -------------------
H ( p ) = ------------------------------------ (27) 1 + ap
1 + ap + b p 2
^ correspond la fonction de transfert en z, dénormalisée à ν0 :
H ( z ) dénormalisée à ν0 sera donnée par les coefficients :
^ a γ ( 1 – z –1 )
H ( z ) = --------------------------------
-
A = 1 A + Bz –1
a ν0 π ν0 avec A = 1 + aγ
b νe b νe
B = – 2 exp – π ----- ------- cos ----- ------- 4 b – a 2
B = 1 – aγ
ν0
a ν0
(28)
γ = cot π -------
C = exp – 2 π ----- -------
b νe
νe
(0)
A–B+C
D = --------------------------
4
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^ ^
H (p) & H (z) H (p) & H (z)
1 D 1 D
------------------- & -----------------------
- ------------------- & -----------------------
-
Premier ordre 1 + ap 1 + Bz –1 1 + θp 1 + Bz –1
passe-bas π ν0
; D = 1+B
Te
B = – exp – 2 ----- -------
a νe
B = – exp – --------
θ ; D = 1+B
ap D ( 1 – z –1 ) θp D ( 1 – z –1 )
------------------- & ------------------------------
- ------------------ & ------------------------------
-
Premier ordre 1 + ap 1 + Bz –1 1 + θp 1 + Bz –1
passe-haut π ν0
; D = --------------
Te
; D = --------------
1–B 1–B
B = – exp – 2 ----- ------- - B = – exp – -------- -
a νe 2 θ 2
1 D 1 D
------------------------------------ & --------------------------------------------
- ------------------------------------------------
- & --------------------------------------------
1 + ap + bp 2 1 + Bz –1 + Cz –2 1 + 2 ζ θp + θ 2 p 2 1 + Bz –1 + Cz – 2
Deuxième a ν0 π ν0 Te Te
ordre
B = – 2 exp – π ----- ------- cos ----- ------- 4 b – a 2
b νe b νe
B = – 2 exp – -------- ζ cos -------- 1 – ζ 2
θ θ
passe-bas
a ν0
; D = ( 1 + B + C ) -------
T
2
Te θ
b νe
C = exp – 2 π ----- ------- ; D = 1+B+C C = exp – 2 -------- ζ
θ
-
e
bp 2 D 1 – z –1 2 θ 2p 2 D ( 1 – z –1 ) 2
------------------------------------ & --------------------------------------------
- ------------------------------------------------
- & -------------------------------------------
-
1 + ap + bp 2 1 + Bz –1 + Cz –2 1 + 2 ζ θp + θ 2p 2 1 + Bz –1 + Cz – 2
Deuxième
a ν0 π ν0
Te Te
ordre
passe-haut
B = – 2 exp – π ----- ------- cos ----- -------
b νe b νe
4b – a 2
θ θ
B = – 2 exp – -------- ζ cos -------- 1 – ζ 2
a ν0 Te
b νe
C = exp – 2 π ----- ------- ; D = ------------------------
1–B+C
4
- C = exp – 2 -------- ζ
θ ; D = ------------------------
1–B+C
4
-
correspond la fonction de transfert en z , dénormalisée à ν 0 : A, B, C et γ ayant les mêmes valeurs que dans le cas du filtre
passe-bas.
^ ( 1 + z –1 ) 2 Lorsque l’on applique cette transformation, on remarque que, pour
H ( z ) = ---------------------------------------------
A + Bz –1 + Cz – 2 ν = νe /2, z prend la valeur – 1 et les fonctions de transfert passe-bas
sont nulles (1er ordre aussi bien que 2e). Cette méthode donne donc
avec A = 1 + aγ + bγ 2
des fonctions de transfert numériques dont la pente de coupure est
d’autant plus raide que la fréquence de coupure globale est plus
B = 2 (1 – bγ 2 ) proche de la limite supérieure du spectre (limite qui est, rappelons-le,
C = 1 – aγ + bγ 2 νe /2) ; cela peut paraître avantageux, mais il ne faut pas oublier que
le module de la fonction de transfert en z est toujours symétrique
ν0
et γ = cot π -------- par rapport à la droite d’abscisse νe /2, et que, donc, il faudra s’assurer
νe qu’il n’y a pas de risque de repliement de spectre notable (cas où
la fréquence d’échantillonnage ne serait pas suffisante).
qui tient donc compte de la dénormalisation.
Le tableau 2 récapitule les différentes formules.
On a, entre les trois coefficients A, B et C, la relation (en prenant
z –1 = 1) :
A+B+C=4
■ À la fonction de transfert du deuxième ordre passe-haut
2.4 Précision requise sur les coefficients
normalisée :
bp 2 Nous avons écrit (§ 2.1), et cela se démontre [5], que, si l’on code
------------------------------------
1 + ap + bp 2 les coefficients du filtre avec 16 bits, la stabilité du filtre décomposé
en filtres élémentaires du deuxième ordre (ou du premier) est
assurée dans la quasi-totalité des cas. De même, dans ces conditions,
il n’y a pas à s’inquiéter des erreurs d’arrondi ni des cycles limites [6].
(0)
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^ ^
H (p) & H (z) H (p) & H (z)
1 1 + z –1 1 1 + z –1
------------------- & ------------------------
- ------------------ & ------------------------
-
Premier ordre 1 + ap A + Bz –1 1 + θp A + Bz –1
passe-bas A = 1 + a γ ; B = 1 – a γ ; γ = cot (πν0 / νe ) A = 1 + θγ ; B = 1 – θγ ; θγ = cot (Te / 2θ )
ap a γ ( 1 – z –1 ) θp θ γ ( 1 – z –1 )
------------------- & --------------------------------- ------------------ & --------------------------------
-
Premier ordre 1 + ap A + Bz –1 1 + θp A + Bz –1
passe-haut A = 1 + a γ ; B = 1 – a γ ; γ = cot (π ν0 /νe ) A = 1 + θγ ; B = 1 – θγ ; θγ = cot (Te / 2 θ )
1 ( 1 + z –1 ) 2 1 ( 1 + z –1 ) 2
Deuxième ------------------------------------ & --------------------------------------------- ------------------------------------------------
- & --------------------------------------------
-
1 + ap + bp 2 A + Bz –1 + Cz –2 1 + 2 ζ θp + θ 2p 2 A + Bz –1 + Cz –2
ordre
passe-bas A = 1 + a γ + b γ 2 ; B = 2 (1 – b γ 2) A = 1 + 2 ζ θγ + θ 2γ 2 ; B = 2 (1 – θ 2 γ 2)
C = 1 – aγ + b γ 2 ; γ = cot (πν0 /νe ) C = 1 – 2 ζ θγ + θ 2 γ 2 ; θγ = cot (Te / 2 θ )
bp 2 b γ 2 ( 1 – z –1 ) 2 θ 2p 2 θ 2 γ 2 ( 1 – z –1 ) 2
Deuxième ------------------------------------ & --------------------------------------------- ------------------------------------------------
- & --------------------------------------------
-
1 + ap + bp 2 A + Bz –1 + Cz –2 1 + 2 ζ θp + θ 2p 2 A + Bz –1 + Cz – 2
ordre
passe-haut A = 1 + a γ + b γ 2 ; B = 2 (1 – b γ 2) A = 1 + 2 ζ θγ + θ 2 γ 2 ; B = 2 (1 – θ 2 γ 2)
C = 1 – aγ + b γ 2 ; γ = cot (πν0 /νe ) C = 1 – 2 ζ θγ + θ 2 γ 2 ; θγ = cot (Te / 2 θ )
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1 – exp ( – T e / θ ) ^
^ Y (z )
H ( z ) = --------------------------------------------------------
- = ----------------
1 – exp ( – T e / θ ) z – 1 ^
X (z )
+ z
Te Te
d’où
^ ^
Y ( z ) = X ( z ) 1 – exp – --------
θ
–1 ^
Y (z ) exp – --------
θ
ou, en revenant dans le domaine temporel :
1 – exp – -------θ - x
Te Te
yk = + exp – -------- y k – 1 (30)
k θ
Te
Il faut donc deux multiplications, de coefficients 1 – exp – --------
θ
Te
et exp – -------- .
θ
En fait, on peut réaliser un tel filtre sans aucune multiplication.
Considérons la récurrence :
xk – yk – 1
y k = y k – 1 + -------------------------
-
M
Si M est une puissance de 2, la division par M se fait par décalage
de virgule sur le mot binaire ; la relation (30) s’écrit :
x
1
y k = y k – 1 1 – ------- + ------k-
Figure 6 – Sensibilité des filtres du deuxième ordre M M
x
= ------
1 k
ou y k – y k – 1 1 – ------- -
M M
Alors que, par la méthode de transposition des pôles, les valeurs
des coefficients B et A restent voisines de – 2 et 1, dans le cas de ou, par transformation en z :
la transformation bilinéaire les coefficients A, B, C peuvent prendre
des valeurs très grandes (exemple § 2.8.2), d’autant plus que le ^
^ 1 ^ X (z )
rapport ν 0 / νe est plus petit (ν 0 étant la fréquence de coupure glo- M M
Y ( z ) – z –1 1 – ------- Y ( z ) = ----------------
bale), ce qui peut être un inconvénient si le microprocesseur utilisé
travaille en virgule fixe.
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PRATIQUE DU FILTRAGE _________________________________________________________________________________________________________________
^ 1 ^ 1
soit Y ( z ) = ------- X ( z ) ----------------------------------------------- ν (M – 1)
M
1 – 1 – ------- z –1
M
1
On voit que le terme complexe exp – 2 π j ------- ----------------------
νe 2 de la
1
1 – exp – ------- c’est-à-dire la fréquence νe /M et tous ses harmoniques, mais les fré-
M quences autour des fréquences réjectées sont, elles aussi, affectées.
---------------------------------------------------
1
1 – exp – ------- z –1 Le seul intérêt de ce filtre est de ne nécessiter qu’une seule division
M
par M, qui, si M est une puissance de 2, se fera par déplacement
Ce n’est pas autre chose qu’un filtre passe-bas du premier ordre de la virgule sur le mot binaire. La figure 7 représente le module
dont la constante de temps θ serait telle que : des fonctions de transfert de tels filtres, qui ne sont guère enthou-
siasmantes.
Te 1
- = -------- soit θ = MT e
-------
θ M
2.8 Exemples
2.7.2 Filtre à moyenne glissante
On désire filtrer un signal échantillonné à e = 250 Hz (soit une
Considérons la récurrence ci-dessous qui est un calcul de étendue spectrale égale ou inférieure à e / 2 = 125 Hz ) de
moyenne sur M échantillons : manière à avoir une bande passante à 0,1 dB qui soit de 10 Hz, et
=k
une atténuation d’au moins – 40 dB à partir de 20 Hz.
1
y k = --------
M ∑ x (31) Pour un filtre analogique ayant ces spécifications, les abaques de
Kawakami (article Pratique du filtrage. Filtrage analogique [R 1 102])
= k–M+1
conduisent à un filtre de Tchebycheff du 6e ordre, composé de trois
On peut l’écrire, par transformation en z : filtres élémentaires du 2 e ordre, dont la fonction de transfert
normalisée est donnée par (d’après l’article Synthèse et réalisation
^ M–1 des filtres actifs [E 3 130] du traité Électronique) :
^ X (z )
Y ( z ) = ---------------- ∑ z –
M 1 1
=0 --------------------------------------------------------------------- ⋅ ---------------------------------------------------------------------
1 + 3,250 6 p + 3,797 0 p 2 1 + 0,203 1 p + 0,885 4 p 2
M–1 (34)
^ 1
d’où : H ( z ) = -------
M ∑ z– 1
⋅ ---------------------------------------------------------------------
=0 1 + 0,899 9 p + 1,436 0 p 2
ou encore : avec a1 = 3,250 6 a 2 = 0,203 1 a 3 = 0,899 9
b1 = 3,797 0 b 2 = 0,885 4 b 3 = 1,436 0
^ 1 1– z –M 1 z M/ 2 – z –M / 2
- = ------- z –( M – 1 ) / 2 -----------------------------------
H ( z ) = ------- ⋅ -------------------- (32)
M 1 – z –1 M z 1/ 2 – z –1 / 2 Puisque la fréquence de coupure globale est ν0 = 10 Hz, la fonction
de transfert dénormalisée sera (d’après l’article Pratique du filtrage.
et pour la réponse en fréquence, d’après la relation (5) : Filtrage analogique [R 1 102]) :
ν 1 1
sin π M ------- ------------------------------------------------------------------------------- ⋅ -------------------------------------------------------------------------------
ν M–1 νe
νe
H ( ν ) = exp – 2 π j -------- ----------------
2 -------------------------------
M sin π -------
ν
(33)
1 + 0,325 06 p + 0,037 970 p 2 1 + 0,020 31 p + 0,008 854 p 2
νe 1
⋅ -------------------------------------------------------------------------------
1 + 0,089 99 p + 0,014 360 p 2
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a1
avec a 1′ = 0,325 06 = -------
ν0
b1
b 1′ = 0,037 970 = --------
2
ν0
a2
a 2′ = 0,020 31 = -------
ν0
b2
b 2′ = 0,008 854 = --------
2
ν0
a3
a 3′ = 0,089 99 = -------
ν0
b3
b 3′ = 0,014360 = --------
2
ν0
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PRATIQUE DU FILTRAGE _________________________________________________________________________________________________________________
Il faut donc sur les coefficients une erreur inférieure à 5 × 10–5 ; D’où la réponse impulsionnelle, en supposant M < Q :
or la plus petite variation sur des coefficients codés sur p bits est
y0 = a0
1
--------
p
, donc nous devons avoir : y1 = a1 + b1 y0
2
y2 = a2 + b1 y1 + b2 y0
.
1 ..
- = 5 × 10 –5
-------
p
2 y = a + b 1 y – 1 + b 2 y – 2 + ... + b y 0
soit 2p = 20 000 ..
.
y M – 1 = a M – 1 + b 1 y M – 2 + b 2 y M – 3 + ... + b M – 1 y 0
ce qui nous donne un nombre de bits de codage égal à 14.
yM = b 1 y M – 1 + b 2 y M – 2 + ... + b M y 0
Un codage à 16 bits conviendra donc. .
Cela est un calcul sans doute un peu pessimiste. Si l’on dispose .
.
des moyens de calcul nécessaires, on pourra « mesurer » la sensi- yq = b 1 y q – 1 + b 2 y q – 2 + ... + b q y 0
bilité aux coefficients en faisant varier ceux-ci et en observant .
.
l’influence sur le gain. .
yQ – 1 = b 1 y Q – 2 + b 2 y Q – 3 + ... + b Q – 1 y 0
.
.
.
2.8.2 Méthode de la transformation bilinéaire yp = b 1 y p – 1 + b 2 y p – 2 + ... + b Q – 1 y p – Q + 1
Dans ce cas, il faut partir de la fonction de transfert analogique Si l’on avait M > Q, le calcul de la réponse impulsionnelle serait
normalisée (donnée dans l’article [E 3 130]), la dénormalisation se évidement le même.
faisant à l’aide du coefficient γ (§ 2.3).
La réponse impulsionnelle est de durée infinie, il faut la calculer
À chaque filtre élémentaire analogique, on fait correspondre un et voir à partir de quel échantillon on peut la considérer comme
filtre numérique dont la fonction de transfert est : négligeable.
1 + z –1 2 Du point de vue des régimes transitoires, chaque cas est à
-----------------------------------------------------
- considérer comme un cas d’espèce et il faut être très prudent.
A k + B k z –1 + C k z –2
avec A k = 1 + ak γ + bk γ 2
Bk = 2 (1 – bk γ 2) 2.10 Symétries et périodicité
C k = 1 – ak γ + bk γ 2 des fonctions de transfert
et γ = cot (π ν0 / νe )
Les fonctions de transfert numériques, étant en général dotées de
avec ν0 = 10 Hz et νe = 250 Hz, réponses impulsionnelles réelles, ont une symétrie hermitique
donc γ = 7,915 8, (article Pratique du filtrage. Filtrage analogique [R 1 102] pour la
d’où, pour les trois cellules, dont les fonctions de transfert norma- définition de la symétrie hermitique) ; de plus, elles sont périodiques,
lisées sont données en (34) : de période νe . Il est facile de montrer que la réponse en fréquence
de ces fonctions de transfert possède également, par rapport à l’axe
A1 = 264,651 B1 = – 473,841 C 1 = 213,189 ν = νe /2, une symétrie pour le gain (module de la fonction de trans-
A2 = 58,086 9 B2 = – 108,958 C 2 = 54,871 5 fert) et une antisymétrie pour la phase ; cela représente une dif-
A3 = 98,103 38 B3 = – 177,959 C 3 = 83,856 5 férence importante par rapport aux fonctions de transfert des filtres
analogiques.
À partir de là, on trace la fonction de transfert du filtre. On trouvera, en particulier, que les filtres obtenus par la méthode
de la transposition des pôles associée à l’équivalence de la dérivation
ont un déphasage nul à la fréquence νe /2. On a donc là des filtres
2.9 Régimes transitoires numériques dont le déphasage est inférieur au déphasage des filtres
analogiques à déphasage minimal... il ne faut pas s’en étonner, car
un passe-bas numérique est en fait un passe-bande centré sur la
Ce qui a été dit sur ce sujet dans l’article consacré au filtrage fréquence 0 (figure 9).
analogique prend ici toute son importance, car en numérique on est
souvent tenté de filtrer des signaux courts, représentés par quelques
centaines de mots seulement. La réponse impulsionnelle doit être
calculée. Il faut pour cela revenir à la forme (2) du filtre numérique :
M–1 Q–1
yk = ∑ am x ( k – m ) + ∑ bq y ( k – q )
m=0 q=1
avec k q , k m .
Pour avoir la réponse impulsionnelle, on donne à la séquence
d’entrée la valeur :
x k N = 1 pour k = 0 Figure 9 – Gain d’un filtre passe-bas numérique
= 0 pour k ≠ 0
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2.11 Programmes de calcul qui n’est autre que la transformée de Fourier de la suite des h ,
suite qui s’écrit :
N–1
Ce que nous avons dit sur les programmes de calculs des filtres
analogiques dans l’article Pratique du filtrage. Filtrage analogique h (t ) = ∑ h δ ( t – Te ) (41)
[R 1 102] est valable pour le calcul des filtres récursifs. =0
Il existe un assez grand nombre de tels programmes qui, tous, avec δ distribution de Dirac.
réalisent, à partir d’un gabarit donné, le calcul de filtres dont la carac- h (t ) est bien la réponse impulsionnelle du filtre. Il faut insister
téristique est d’avoir, dans la bande passante comme dans la bande sur le fait que cette réponse impulsionnelle n’existe qu’aux instants
coupée, des oscillations toutes de même amplitude (equi-ripple ), t = T e (figure 10).
comme les filtres de Cauer. Le principe de ces programmes est
appelé algorithme d’échange de Remez [4] [6] [7].
3.1.2 Filtre non récursif à déphasage linéaire
3. Filtres non récursifs Un tel filtre doit être utilisé de préférence à tout autre en traitement
du signal.
(filtres transverses Pour qu’un tel filtre soit à déphasage linéaire, il suffit que la
réponse en fréquence donnée par la relation (40) puisse être mise
ou transversaux) sous la forme :
H(ν ) = exp (– 2πj ν QTe) |H(ν )| (42)
3.1 Définition On montre aisément que, pour qu’un filtre récursif soit à
déphasage linéaire, il suffit que sa réponse impulsionnelle pré-
3.1.1 Définition générale sente une symétrie ou une antisymétrie par rapport à un axe ver-
1
Le filtrage non récursif se réalise par combinaison linéaire des
tical d’abscisse nTe ou n + ----- T e . Le cas de l’antisymétrie ne
2
seules entrées du filtre (donc pas de bouclage entrée-sortie, comme concerne que certains filtres passe-haut, passe-bande ou
c’est le cas dans les filtres récursifs). On a donc : arrête-bande que l’on n’utilise pas très couramment.
N–1 Comme pour les autres filtres étudiés jusqu’ici, nous allons
yk = ∑ h x ( k – ) (35) d’abord étudier les filtres passe-bas, puis nous montrerons que
l’on en déduit facilement les filtres passe-haut, passe-bande et
=0
arrête-bande.
Les h sont les « points » de la réponse impulsionnelle, espacés
les uns des autres dans le temps du pas d’échantillonnage du signal,
pas égal à Te = 1/ νe , νe étant la fréquence d’échantillonnage du
signal. La relation (35) devrait s’écrire : 3.2 Principe du filtrage passe-bas
N–1 non récursif
y ( k Te ) = ∑ h ( Te ) x ( k Te – Te ) (36)
=0
Le filtre passe-bas idéal a une fonction de transfert représentée
avec k et entiers 0 et k – 0 . sur la figure 11. Cette fonction de transfert est une porte qui limite
l’étendue spectrale du signal à – B0 , + B0 .
On écrit le plus souvent la relation (35) au lieu de (36) pour alléger
la typographie.
L’équation (36) n’est autre que l’équation classique de convolution
(on dit souvent convolution linéaire par opposition à la convolution
circulaire qui suppose, elle, que les signaux sont périodiques).
Par transformation en z, la relation (36) devient :
N–1
^ ^
Y (z ) = ∑ h X ( z ) z – (37)
=0
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1 pour ν < B 0
– B0 , B0 ( ν ) = 0 pour ν > B 0
1/2 pour ν = B 0
Pour que le filtre non récursif soit réalisable, il faut que sa réponse
impulsionnelle soit causale, c’est-à-dire nulle pour les temps néga-
tifs. Pour obtenir une telle réponse, il faut :
Figure 13 – Réponse impulsionnelle h (t )
— tronquer h1 (t ) à ± θ, ce qui donne h 2 (t ) (figure 13a ) ;
du filtre non récursif réalisable
— décaler h 2 (t ) de θ, ce qui donne h (t ) (figure 13b ).
On a :
h 2 ( t ) = h1 ( t ) – θ, + θ (t ) (44)
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que l’on écrit habituellement : Les λ0 , λ1 , λ2 , ..., λn sont les valeurs de « la moitié » de la
réponse impulsionnelle (figure 17) avec, rappelons-le :
N–1
^
H (z ) = ∑ h z – (48) λ0 = h (n ), λ1 = h (n – 1), etc.
=0
La réponse impulsionnelle totale ira de = – n à = + n ; ce
Si l’on admet que la réponse impulsionnelle a un axe de symétrie sera celle du filtre non causal. C’est celle que nous considérerons
à l’abscisse n, on aura N = 2 n + 1, d’où n = (N – 1)/2 (figure 15). par la suite :
Mais l’axe de symétrie pourrait tout aussi bien être « virtuel » et réponse impulsionnelle du filtre = λ 2n (53)
1
situé à n + ------ (figure 16) ; dans ce cas, nous aurons N = 2 (n + 1) avec = – n, – (n – 1), ..., – 1, 0, 1, ..., (n – 1), n,
2
N n
soit n = ------ – 1 .
2
où λ 2n = ∑ λ δ ( t – Te ) (54)
Dans le premier cas, on a un filtre de longueur impaire =–n
(N = 2 n + 1), dans le second cas on a un filtre de longueur paire.
Jusqu’ici, le filtre de longueur impair est utilisé dans la quasi-tota-
lité des cas sans qu’il apparaisse à cela de raison impérieuse. Nous
nous placerons dans ce cas pour ce qui va suivre, mais le passage
à un filtre de longueur paire ne pose aucune difficulté et peut être
avantageux, dans certains cas, pour profiter au mieux de la tech-
nologie (intégrée ou modulaire) dont on dispose.
■ Si le filtre est de longueur impaire, N = 2 n + 1, la réponse impul-
sionnelle possède un axe de symétrie à = n , c’est-à-dire :
h (n – ) = h (n + ) (49)
On peut écrire, pour un filtre de longueur impaire, d’après (48) :
n–1 2n
^
H (z ) = ∑ h ( ) z – + h ( n )z –n + ∑ h ( ) z –
Figure 15 – Réponse impulsionnelle d’un filtre non récursif
=0 = n+1
de longueur impaire
qui peut encore être écrit :
n n
^
H (z ) = ∑ h ( n – ) z – ( n – ) + h (n )z – n + ∑ h ( n + ) z – ( n + )
=1 =1
ou encore :
n
^
H ( z ) = z –n h ( n ) + ∑ h ( n – ) z + + h ( n + ) z –
=1
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■ Si l’on avait considéré un filtre de longueur paire, une démarche Du fait de cette normalisation, on pourra, dans le calcul des coef-
analogue aurait conduit à une réponse en fréquence : ficients, négliger le facteur 2 B 0 et écrire, pour les coefficients avant
normalisation :
n
ν
∑ λ cos 2 π + ----2- -------
νe
1
H (ν) = 2 (55) B0
sin 2 π --------
=0 νe
λ = ---------------------------------
-
Donc, du fait de la symétrie entraînée par le déphasage linéaire, B0
2 π -------- (59)
on ne calculera que la moitié de la réponse impulsionnelle. νe
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Toulon (Pr. Georges Bonnet) dans le cadre de son stage de fin Cette réponse fréquentielle se déduit de celle d’un filtre
d’études effectué au LETI (Laboratoire d’électronique et de tech- passe-bas de largeur ∆B (figure 25) par décalage fréquentiel de
nologie de l’informatique, Commissariat à l’énergie atomique). La ± ν 0 , c’est-à-dire par convolution de la réponse fréquentielle de la
« bonne » fenêtre n’existe pas. Le choix dépend à la fois du but figure 25 par deux pseudo-fonctions de Dirac δ (ν ± ν 0).
recherché par le filtrage et des caractéristiques du signal traité. La réponse en fréquence du filtre passe-bande est donc :
– ∆B , ∆B (ν ) ∗ δ ( ν – ν 0 ) + δ ( ν + ν 0 )
3.8.5 Relations entre les différents (72)
paramètres de la zone transitoire La réponse impulsionnelle est la transformée de Fourier de la
et la fréquence de coupure du filtre réponse en fréquence, soit :
sin ( 2π ∆B t )
La figure 22 donne la relation entre Zt oct et Zt exprimée par les 2 ∆B ------------------------------------ 2 cos ( 2π ν 0 t ) (73)
relations (65) et (66). 2π ∆B t
Relation entre la zone transitoire et la fréquence de coupure νc
du filtre ainsi que l’écart 2 ∆ν entre les fréquences νc et νd , on a :
νd = B0 + ∆ν
νc = B 0 – ∆ν
νd
-–1
-------
∆ν νc
d’où -------- = -----------------
-
B0 νd
-+1
-------
νc
νc ∆ν 2
et - = 1 – -------- = ------------------
------- (71)
B0 B0 νd
-+1
-------
νc
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La réponse impulsionnelle d’un filtre passe-bande de fréquence le nombre total de coefficients est donc :
centrale ν 0 et de largeur 2 ∆B est la réponse impulsionnelle d’un N = 2 n + 1 = 49 [relation (60)]
filtre passe-bas de largeur ∆B modulée par un cosinus à la
fréquence ν0 . f ) les coefficients seront donc donnés [avant la normalisation qui
n
On a donc, pour la fenêtre naturelle :
consiste à diviser chaque coefficient par ( 1 + 2 ∑ λ )] par :
sin ( 2π ∆B / ν e ) ν0
=1
λ = --------------------------------------------- cos 2π ------- (74)
2π ∆ B / ν e νe
sin ( 2πB 0 / νe )
λ = -------------------------------------------
- ⋅ h w2 ( )
et pour une fenêtre hw : 2πB 0 / νe
sin ( 2π ∆B / νe ) ν0
337
2π ∆B / ν e
λ = h w ( ) --------------------------------------------- cos 2π -------
νe (75)
soit λ =
sin 2π ----------------
2 000
-----------------------------------------------
- ⋅
sin π ------
24
----------------------
-
337
2 π ---------------- π ------
La grandeur ∆B joue ici le rôle de B 0 dans le cas du filtre passe-bas. 2 000 24
Si ∆B est petit (filtre à bande étroite), le nombre de coefficients, qui
est égal à : d’après les relations (59) et (68).
N = 2 (νe /∆B ) α + 1 ● Simplification du filtre calculé : si, au lieu de B0 = 337 Hz, on
prend :
sera grand, la réponse impulsionnelle sera donc longue, et donc νe
également les régimes transitoires. 2 000
B 0 = ------- = ---------------- = 333,333 Hz
6 6
il vient pour les coefficients (avant normalisation) :
3.11 Codage des coefficients
sin π ----- sin π --------
3 24
λ = --------------------- ⋅ -------------------------
Un filtre non récursif ne peut être instable puisque sa fonction de π ----- π --------
transfert en z n’a pas de dénominateur dépendant de z ; il suffit 3 24
d’étudier l’effet de l’imprécision du codage des coefficients sur le On voit qu’un coefficient sur trois est nul ; cette modification de
module de la fonction de transfert, puisque le déphasage linéaire B 0 conduit à :
sera assuré par la symétrie des coefficients. νc = 272 Hz et νd = 396 Hz
Pour étudier cette sensibilité, en pratique, il suffit de prendre pour
les coefficients du filtre 2 ou 3 bits de plus que le nombre de bits variation très faible par rapport aux spécifications demandées.
définissant la précision souhaitée sur la réponse en fréquence : n
— si l’on souhaite 1 %, soit 7 bits, on prendra 9 ou 10 bits sur les Les coefficients sont alors (avant division par 1 + 2 ∑ λ ) donnés
coefficients ; =1
— si l’on souhaite 0,1 %, soit 10 bits, on prendra 12 bits. dans le tableau 3.
Il sera préférable, pour la précision des calculs, de ne pas opérer
n
3.12 Exemples la division de chaque coefficient par 1 + 2 ∑ λ , mais plutôt de
=1
diviser le résultat de chaque convolution, c’est-à-dire la valeur de
■ Exemple 1 : on souhaite réaliser un filtre passe-bas pour un signal chaque mot de sortie du filtre.
échantillonné à e = 2 000 Hz . L’écart maximal dans la bande On peut négliger les coefficients ( = 23 , = – 23 ) qui ont rang
passante devra être au plus égal à ± 1 %, la bande passante allant respectivement (2, 48) dans le filtre non causal, car ces coefficients
jusqu’à e = 275 Hz ; dans la bande coupée, l’affaiblissement devra ont une valeur d’environ 0,001 5 du coefficient maximal λ 0 = 1
être d’au moins – 40 dB au-delà de d = 400 Hz. (celui de rang 0, c’est-à-dire de rang 15 pour le filtre causal).
De ces spécifications, on déduit : Il y a donc (2 × 15) + 1 = 31 coefficients non nuls au lieu de 49.
a ) la fenêtre MFB convient ;
Le module de la fonction de transfert de ce filtre est donné en
b ) la zone transitoire est :
coordonnées linéaires sur la figure 26 et en coordonnées logarith-
Zt = νd / νc = 400/275 = 1,45 miques sur la figure 27.
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■ Exemple 2. On souhaite réaliser, pour un signal échantillonné à La méthode proposée jusqu’ici ne permet pas de réaliser facile-
e = 140 kHz , un filtre qui réponde au gabarit de la figure 28. ment des fonctions de transfert dotées d’un axe de symétrie loga-
On remarque que : 70/50 = 25/18 = 1,4. rithmique, mais plutôt celles dotées d’une symétrie linéaire.
Nous allons donc réaliser un filtre dont le gabarit sera celui de
la figure 29 ; il est évident que ce gabarit répond aux spécifications
demandées.
D’après ce que nous avons vu au paragraphe 3.10, ce filtre
découle d’un filtre passe-bas dont le gabarit est représenté sur la
figure 30, qui sera décalé ensuite de 37,5 kHz.
Pour un tel filtre, la fenêtre MFB convient.
On a νd = 19,5 kHz et νc = 12,5 kHz
19,5 + 12,5
d’où B 0 = ------------------------------- = 16 kHz (0)
2
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La zone transitoire est (§ 3.8.1) : Le facteur qui va moduler la réponse impulsionnelle du filtre
passe-bas pour le transformer en passe-bande est :
Zt = νd / νc = 19,5/12,5 = 1,56
π
35
soit, en octaves Zt oct = 0,64 cos 2π ----------- = cos ---------
140 2
d’où, d’après la figure 20 : α = 7.
il est nul pour impair.
On a également (§ 3.6.2) :
Les coefficients du filtre seront maintenant donnés par la relation :
2 × 16 1 1
ρ = 2 B 0 / ν e = ------------------ = 0,228 = -------------
4,37
≈ ----
µ
-
sin π ----- sin π ------
140
4 28 π
λ = --------------------- ⋅ ---------------------- ⋅ cos ---------
donc n = αµ ≈ 7 × 4,37 ≈ 31. π
--------
π ------
2
Le nombre total des coefficients sera donc de : 4 28
N = 2n + 1 = 63 et trois coefficients sur quatre sont nuls : les seuls coefficients non
nuls correspondent à = 0 , ± 2, ± 6, ± 10, ± 14, ± 18, ± 22, ± 26, soit
Ces coefficients seront, pour le filtre passe-bas, d’après les 15 coefficients non nuls au lieu de 63. Étant donné la symétrie de
relations (59) et (68) : la réponse impulsionnelle, ces 15 multiplications peuvent se réduire
à 8, ce qui rendra la réalisation du filtre beaucoup plus simple.
sin ( 2πB 0 / ν e )
λ = --------------------------------------------- h w ( ) (76) Les valeurs des coefficients sont données dans le tableau 4. (0)
2πB 0 / ν e
sin 2π -----------
16
140
sin π ------
31 Tableau 4 – Coefficients du filtre passe-bande
soit λ = ------------------------------------------- ⋅ ----------------------------- (77)
16 pour un signal échantillonné à 140 kHz
2π ----------- π --------
140 31
Rang des Rang des
et pour le filtre passe-bande, d’après la relation (75) :
coefficients coefficients
16 0 29 1
sin 2π ----------- sin π --------
140 31 37,5 1 28 et 30 0 15 14 et 44 0
λ = ------------------------------------------- ⋅ -------------------------------- ⋅ cos 2π ------------- (78)
16 140 2 27 et 31 – 0,631 29 16 13 et 45 0
2π ----------- π --------
140 31 3 26 et 32 0 17 12 et 46 0
Pour un filtre devant fonctionner à 140 kHz avec 63 coefficients, 4 25 et 33 0 18 11 et 47 – 0,031 56
la réalisation sera lourde. 5 24 et 34 0 19 10 et 48 0
On peut, au prix d’une légère modification du gabarit, diminuer 6 23 et 35 0,196 54 20 9 et 49 0
considérablement le nombre des coefficients non nuls. 7 22 et 36 0 21 8 et 50 0
Prenons 2 B0 / νe = 1/4 au lieu de 1/4,37, c’est-à-dire B0 = 17,5 kHz 8 21 et 37 0 22 7 et 51 0,014 62
au lieu de 16 kHz ; il y aura dès lors, d’après la relation (76), un coef- 9 20 et 38 0 23 6 et 52 0
ficient sur quatre qui sera nul pour le filtre passe-bas ; de plus, on 10 19 et 39 – 0,102 24 24 5 et 53 0
aura : 11 18 et 40 0 25 4 et 54 0
n = 7 × 4 = 28, d’où N = 57
12 17 et 41 0 26 3 et 55 – 0,003 735
et seulement 39 coefficients non nuls. La fenêtre est alors : 13 16 et 42 0 27 2 et 56 0
14 15 et 43 0,057 89 28 1 et 57 0
sin ( π /28 )
h w ( ) = ---------------------------------
π /28
Le module de la fonction de transfert de ce filtre est représenté
Prenons maintenant, de plus, pour fréquence centrale du filtre
sur la figure 31a en coordonnées linéaires et sur la figure 31b en
passe-bande ν 0 = 35 kHz au lieu de 37,5 kHz.
coordonnées logarithmiques. On voit que le gabarit de cette fonction
de transfert est meilleur que le gabarit demandé du côté des hautes
fréquences et diminué de 1,25 Hz du côté des basses fréquences.
Il est fort probable que cette légère modification du gabarit du côté
des basses fréquences soit acceptable, vu la grande diminution de
multiplications qu’elle entraîne (un rapport de 4 à 1).
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________________________________________________________________________________________________________________ PRATIQUE DU FILTRAGE
Ce que nous avons dit sur les programmes de calculs des filtres
analogiques et numériques récursifs est valable pour le calcul des
filtres non récursifs. Il existe un assez grand nombre de tels pro-
grammes, qui, tous, réalisent à partir d’un gabarit donné le calcul
de filtres dont la caractéristique est d’avoir, dans la bande passante
comme dans la bande coupée, des oscillations toutes de même
amplitude (equi-ripple) [4] [6] [7].
Références bibliographiques
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(1985). [5] MAX (J.), MERDRIGNAC (F.), GUICHERD (A.M.) [7] BOITE (R.) et LECH (H.). – Les filtres numériques.
[2] MAX (J.). – Méthodes et techniques de traite- et DUFFNER (J.). – Influence de la quantification Masson (1980).
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XXIV, Masson (1986). quence sur leur fonction de transfert. Note tech- du second ordre à réglages automatiques pour
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ment du signal. Tome 1, chapitres I et XIII, l’énergie atomique, Centre d’études nucléaires docteur-ingénieur, Université de Grenoble, 28
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