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Chapitre I: Cadre Theorique: La Fiscalite: ROBERT CROS, Finances Publiques, Editions Cujas, Paris 1994.p.79

Le chapitre traite de la fiscalité, en explorant l'historique de l'impôt depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, ainsi que les conceptions des financiers classiques et modernes. Il souligne l'évolution des systèmes fiscaux en France et en Afrique, notamment l'impact des guerres et des crises économiques sur la fiscalité. Enfin, il met en lumière le rôle de l'impôt comme outil de régulation économique et de redistribution des richesses.

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Chapitre I: Cadre Theorique: La Fiscalite: ROBERT CROS, Finances Publiques, Editions Cujas, Paris 1994.p.79

Le chapitre traite de la fiscalité, en explorant l'historique de l'impôt depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, ainsi que les conceptions des financiers classiques et modernes. Il souligne l'évolution des systèmes fiscaux en France et en Afrique, notamment l'impact des guerres et des crises économiques sur la fiscalité. Enfin, il met en lumière le rôle de l'impôt comme outil de régulation économique et de redistribution des richesses.

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CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE : LA FISCALITE

Ce chapitre comporte 3 sections dans lesquelles sont développés respectivement la notion


d’impôt, les éléments techniques de l’impôt ainsi que les théories fiscales.

Section I : notion de l’impôt

I.1. Historique de l’impôt

Avec Robert Cros, il convient de faire remarquer que le prélèvement obligatoire des ressources
dans les sociétés est lié à l’apparition au sein de celles-ci d’une autorité dont le pouvoir de
domination a été pendant des siècles de nature militaire 1

Ce prélèvement remonte à l’antiquité où on se rappellera que les romains exigeaient des


peuples vaincus par tête d’habitant et qui correspondait à une sorte d’indemnité de guerre.

Au moyen-âge, pendant la période féodale l’impôt traduisait l’état de subordination qui liait les
seigneurs à leurs rois, les vassaux et les roturiers et les serfs à leurs vassaux, ce qui était et est
encore le cas aujourd’hui dans les pouvoirs traditionnels africains.

Mais d’une manière générale, c’est la fonction militaire qui entraine la mise en place progressive
de l’impôt. En effet, celui-ci servira au financement de la guerre des croisées (croisade) et la
guerre de cent ans entre l’Angleterre et la France.

Il est à noter qu’à l’issue de cette guerre, on procèdera en France, à l’instauration d’une fiscalité
permanente qui comprendra comme impôt notamment la taille, la capitation, la gabelle et les
aides.

La « taille » était un impôt payé par un roturier ou un serf à son vassal tandis que la capitation
était sur chaque individu mâle en France de 1695 à la révolution de 1789.

La gabelle était un impôt sur le sel en vigueur en France au moyen-Age, tandis que les aides
étaient des impôts indirects en vigueur dans ce royaume pendant l’ancien régime.

Ceux-ci comportaient des privilèges pour certains contribuables et de nombreux excès pour
d’autres notamment dans la pratique d’affermage des impôts indirects à savoir la gabelle et les
aides.

Il est à noter que le système de la ferme ou d’affermage consistant dans le fait que le roi
prélevait l’impôt auprès des seigneurs qui devrait le percevoir sur leurs vassaux et ces derniers
sur leurs sujets. Ces inégalités ont caractérisé le système fiscal de la monarchie française jusqu’à
la veille de la révolution 1789.

1
ROBERT CROS, finances publiques, Editions Cujas, Paris 1994.p.79
En effet c’est seulement vers la fin du 18é siècle qu’on va instaurer 4 administrations (système
de la régie) chargées de percevoir les impôts crées à cette époque. Ces services étaient les
suivants ; contributions directes, contributions indirectes, enregistrement et douane.

Au début du 20éme siècle, la croissance économique et l’extension des fonctions de l’état en


matière économique et sociale vont pousser à la création nouveaux types d’impôts à savoir2 :

1°) L’impôt général sur le revenu, créé en France en 1914 ;

2°) Les impôts cédulaires, créés dans ce même pays en 1917 ;

3°) L’impôt sur le chiffre d’affaires en 1920 ;

4°) La taxe unique à la production, laquelle se substituera à l’impôt sur chiffre d’affaires en
1939 ;

5°) La taxe sur la valeur ajoutée, qui remplacera en 1954 la taxe unique à la production.

Il est à noter que la taxe sur la valeur ajoutée consiste à payer au fisc la différence entre l’impôt
perçu à la vente et celui payé à l’achat d’un produit.

En Afrique noire en générale et ici en RDC en particulier les impôts perçus d’une manière
permanente remontent à la période coloniale.

Pour permettre le fonctionnement de l’administration coloniale toutes sortes d’impôts étaient


prélevées sur les habitants exerçants le commerce, travailleurs ou propriétaires des biens visés
par les règles fiscales y compris le vélo et le fusil de chasse qui étaient également imposés. Mais
avant arrivé du colonisateur, il existe encore dans les sociétés traditionnelles un prélèvement
forcé ponctuel généralement en nature, mais aussi en numéraire depuis l’introduction de la
monnaie dans ces sociétés. Ce prélèvement consiste :

a) En une offrande en nature et qui concerne surtout les chasseurs qui sont tenus sur une
bête tuée d’en offrir les parties indiquées au chef du village.

b) En une cotisation obligatoire en nature et/ou en numéraire que le chef exige de ses
habitants à diverses occasions de telles que la visite du roi, d’un abbé ou d’un prêtre,
pour la réalisation de tel ou tel projet d’intérêt commun et parfois pour répondre à une
demande du roi de fournir cette offrande.

Conception des financiers classiques et des financiers modernes sur l’impôt.

2
Ministère de l’économie, des finances et du budget, précis de fiscalité 1990.Livre1, p.15, Livre III, p.9.
a) Conception des financiers classiques

Au 18éme et 19éme siècle jusqu’avant la première guerre mondiale, les financiers classiques
considèrent l’état comme un état gendarme.

Celui-ci ne doit s’occuper que des taches régaliennes ou traditionnelles d’assurer la paix et la
sécurité par l’entretien d’une année, d’une police et d’un service de sécurité, et d’assurer la
justice et les relations internationales.

Mais il doit également s’occuper de l’infrastructure économique de base (les routes, les chemins
de fer, les ponts, les ports, et les aéroports) sans laquelle on ne sait pas exercer le commerce.

Pour les financiers classiques, les financiers publics ne devraient servir qu’à la couverture des
dépenses de fonctionnement des services de l’état et de l’infrastructure économique.

De ce fait, son budget doit être d’un faible volume, non interventionniste et non productif et les
ressources nécessaires ne devraient provenir que de l’impôt et du domaine de l’état.

Ils n’acceptent pas de recourir à l’emprunt qui présente l’inconvénient d’hypothéquer les
richesses des générations futures lesquelles en supporteront la charge et au financement
monétaire qui présente l’inconvénient majeur de générer l’inflation.

Il est à noter que les financiers classiques préconisent le principe de l’égalité de tous les citoyens
devant l’impôt qui est comprise dans le sens de la proportionnalité de l’imposable, à la fortune
ou au revenu du contribuable c’est-à-dire chacun paye l’impôt suivant sa capacité contributive.

b) Conception des financiers modernes

A cause des guerres et des crises économiques (la 1ére et la 2éme guerre mondiale et la grande
crise de 1929), les Etats des nations européennes sont amenés à intervenir dans la vie
économique et sociale.

En effet, les financiers classiques, influencés par les idées de l’économiste anglais Keynes,
l’incapacité de l’initiative privée à résoudre le problème de la reconstruction de leurs pays
détruits par la guerre de la pénurie du chômage consécutifs à la grande crise.

Ils préconisent l’intervention de l’Etat et on passe ainsi de l’Etat gendarme à l’Etat providence.

Selon ces financiers, le budget de l’Etat doit être volontariste, interventionniste et productif, par
conséquent volumineux.

L’impôt constitue la source principale du financement des dépenses de l’état, à laquelle ils
ajoutent l’emprunt et le financement monétaire lesquelles solutions ne sont pas mauvaises si
les sommes obtenues par ces modes de financement sont utilisées dans des activités
productives.
Mais les financiers modernes ne se contentent pas de considérer l’impôt comme une source
principale des recettes de l’état, étant donné le caractère volontariste du budget, l’impôt est
considéré comme une arme permettant à l’Etat de régler la vie économique :

❖ Lorsqu’on veut lutter contre l’inflation en vue de la stabilisation de l’économie on


augmente les impôts afin d’absorber l’excèdent des liquidités sur le marché et on
diminue les dépenses publiques dans le but de freiner la consommation qui aboutira à
une baisse des prix.

❖ Lorsqu’on veut accroitre le taux de croissance, on diminue les impôts afin de permettre
l’accroissement des investissements et par conséquent de la production nationale et on
augmente les dépenses publiques afin de stimuler la consommation qui entrainera
l’accroissement de la production si l’offre est élastique.

❖ Lorsqu’on veut encourager tel ou tel secteur de l’économie, on diminue la pression


fiscale dans ce secteur et on augmente cette pression dans le cas contraire.

Il est à noter que les financiers modernes, tout en étant d’accord avec le principe de l’égalité
devant l’impôt qui implique que tous les citoyens payent un impôt égal pour une même
capacité, la notion de l’égalité par l’impôt.

C’est-à-dire l’impôt considéré comme un moyen permettant la redistribution des revenus entre
les contribuables dans ce sens qu’on tient maintenant compte des familiales du contribuable qui
doit bénéficier pour cela d’une réduction d’impôt.

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