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Ds 5

optique

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Physique ds6 (04 mars 2023) PCSI/MPSI 9h-12h

Pour être validées, les applications numériques devront être suivies de leurs unités.
Si l’étudiant repère ce qui lui semble être une erreur, il le précise sur sa copie, apporte sa correction
et poursuit la résolution.
Marge d’environ 4 cm à droite + entête de taille suffisante.

Problème 1 Interaction Terre-Lune COMMUN


Dans le problème, on désignera par 𝑀𝑇 = 6.1024 𝑘𝑔 et 𝑅𝑇 = 6370 𝑘𝑚 respectivement la masse et le rayon
de la Terre. On rappelle que la constante de gravitation universelle a pour valeur 𝐺 = 6,67.10−11 𝑆𝐼.
1. Établir l’unité de la grandeur 𝐺 dans le système MKSA.

Mouvement de la Lune autour de la Terre


Le centre 𝐿 de la Lune, décrit de manière uniforme, autour de la Terre, une orbite circulaire de centre 𝑇 telle
qu’en un jour le segment [𝑇𝐿] balaie un angle de 0,230 𝑟𝑎𝑑𝑖𝑎𝑛.
2. Déterminer en jours, heures et minutes la période 𝑇𝐿 de ce mouvement circulaire de la Lune autour de la
Terre.
3. Sachant que le rayon 𝑅𝑇𝐿 de l’orbite circulaire décrite par la Lune est de 3,84.105 𝑘𝑚, en déduire la valeur
de la masse de la Terre (en utilisant la 3ème loi de Képler). Le résultat est-il cohérent avec les données ?
4. On sait que la Lune, dans son mouvement autour de la Terre, nous présente toujours la même face. En
déduire les caractéristiques du mouvement propre de la Lune.
5. Le schéma (1) de la feuille annexe représente les différentes phases de la Lune. On dit que la Lune est
nouvelle lorsque la face qu’elle présente à la Terre n’est pas éclairée. Identifier la nouvelle Lune sur le
schéma, et préciser comment elle est alors vue depuis la Terre.

Le cycle des phases de la Lune, appelé lunaison, dure 𝑇𝑁 = 29,5 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠. Pour expliquer la différence entre
cette durée, et la période du mouvement circulaire de la Lune autour de la Terre, on doit prendre en
compte le mouvement de la Terre autour du Soleil.
6. Sur le schéma (2) de la feuille annexe, dessiner les positions de la Lune lors des nouvelles lunes successives à
(𝑡) et (𝑡 + 𝑇𝑁 ). dessiner aussi la position de la Lune à la date (𝑡 + 𝑇𝐿 ).
Sachant que la Terre est en orbite circulaire de période 𝑇𝑇 = 365 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 autour du Soleil, retrouver la valeur
de 𝑇𝑁 = 29,5 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 pour la lunaison.

Quelques aspects de la satellisation


En l’absence de précision explicite, on négligera tout frottement dû à l’atmosphère sur le satellite.
On s’intéresse à un satellite artificiel, de masse (𝑚), en orbite circulaire de rayon 𝑅 autour de la Terre.

7. Monter que le mouvement du satellite autour de la Terre est uniforme, et exprimer littéralement la vitesse
𝑣0 . On exprimera d’abord 𝑣0 en fonction de 𝐺, 𝑀𝑇 et 𝑅, puis en fonction de 𝑔0 , 𝑅𝑇 et 𝑅, où 𝑔0 désigne
l’intensité du champ de pesanteur terrestre à la surface de la Terre.
8. Le satellite SPOT (Satellite spécialisé dans l’Observation de la Terre) est en orbite circulaire à l’altitude
ℎ = 832 𝑘𝑚 au-dessus de la Terre. Calculer numériquement la vitesse 𝑣0 de SPOT sur son orbite (on
détaillera la réponse).
9. La vitesse de libération 𝑣𝑙 d’un satellite est la plus petite vitesse qu’il faut lui communiquer à la surface de la
Terre pour qu’il aille à l’infini (en se « libérant » de l’attraction terrestre). Exprimer 𝑣𝑙 en fonction de 𝐺, 𝑀𝑇
et 𝑅𝑇 et calculer sa valeur.
10. Dans le cas d’une orbite circulaire du satellite autour de la Terre, montrer que l’énergie mécanique 𝐸𝑚 du
satellite est lié à son énergie cinétique 𝐸𝑐 par 𝐸𝑚 = − 𝐸𝑐 .
Si l’on tient à présent compte de la force de frottement de l’atmosphère sur le satellite, en déduire, en le
justifiant, son effet sur la vitesse du satellite.

1
Physique ds6 (04 mars 2023) PCSI/MPSI 9h-12h

11. Pour un satellite de masse 𝑚 en mouvement (quelconque) autour de la Terre, et uniquement soumis à la
force gravitationnelle terrestre, l’énergie mécanique peut s’écrire de la même façon que celle d’un point
matériel en mouvement rectiligne placé dans un potentiel effectif 𝑈𝑒𝑓𝑓 (𝑟).
Déterminer en fonction de (𝑟) l’expression de cette énergie potentielle effective 𝑈𝑒𝑓𝑓 (𝑟). Pour cela, on
1
rappelle 𝐸𝑚 = 𝑚 𝑟̇ 2 + 𝑈𝑒𝑓𝑓 (𝑟), avec 𝑟 la distance du satellite au centre de la Terre.
2
Tracer 𝑈𝑒𝑓𝑓 (𝑟) en fonction de la variable (𝑟). Commenter.

Pb 2 Mvt d’une particule en contact avec une cuvette paraboloïque NON ETOILE
On étudie les mouvements possibles d’un point matériel 𝑀 de masse 𝑚,
sous l’action d’un champ de pesanteur 𝑔⃗, à l’intérieur d’une cavité fixe,
que l’on suppose solidaire d’un référentiel terrestre ℛ = {𝑂, 𝑥, 𝑦, 𝑧}
𝑧
galiléen. La surface de cette cavité est un paraboloïde de révolution 𝑷,
d’axe vertical ascendant (𝑂𝑧) comme sur le schéma ci-contre. 𝑷
La surface de cette paraboloïde est décrite par
𝜌 2 = 𝑎𝑧
avec 𝜌 = 𝑂𝐾 = 𝐻𝑀 et 𝑧 = 𝐾𝑀 𝐻
𝜌
𝑀
Compte tenu de la symétrie, on utilisera les coordonnées
cylindriques (𝜌, 𝜃, 𝑧). On notera (𝑒⃗𝜌 , 𝑒⃗𝜃 , 𝑒⃗𝑧 ) la base cylindrique. 𝑧
𝑦
La surface est parfaitement lisse. Le point 𝑀 s’y déplace sans frottement. 𝑂 𝜌
On considèrera que le point 𝑀 reste toujours en contact avec 𝑷. 𝐾
On notera bien que le point 𝑀 se déplace sur une surface, et que 𝑥 𝜃
à priori, les grandeurs 𝜌̇ , 𝜃̇ et 𝑧̇ sont différents de zéro.

1. Vitesse et accélération de la particule


1.1. Exprimer ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 dans la base cylindrique en fonction de 𝜌 et 𝑧.
1.2. En déduire, dans la base cylindrique, l’expression de la vitesse 𝑣⃗.
1.3. En déduire, dans la base cylindrique, l’expression de l’accélération 𝑎⃗.
1 𝑑
1.4. Justifier que la composante suivant 𝑒⃗𝜃 de l’accélération vaut 𝑎𝜃 = (𝜌 2 𝜃̇ )
𝜌 𝑑𝑡
1.5. La réaction 𝑅⃗⃗ du support sur le point 𝑀 est contenue dans le plan (𝑂𝐻𝐾). Montrer que 𝜌 2 𝜃̇ = 𝑐𝑠𝑡𝑒.
Cette constante sera notée 𝐶.

2. Energie
2.1. Déterminer, en fonction des coordonnées et de leurs dérivées, l’énergie cinétique 𝐸𝑐.
2.2. Déterminer, en fonction des coordonnées et de leurs dérivées, l’énergie potentielle 𝐸𝑝 de pesanteur.
On prendra 𝐸𝑝(𝑧 = 0) = 0.
2.3. En déduire l’énergie mécanique 𝐸𝑚.

3. Discussion générale du mouvement


3.1. Déduire de ce qui précède une équation du premier ordre, à une seule inconnue, de la forme
1
𝑚 𝜌̇ 2 𝐺(𝜌) + 𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓 (𝜌) = 𝐸𝑚
2
où 𝐺(𝜌) est positif et sans dimension et où 𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓 (𝜌) est une énergie potentielle effective.
Expliciter 𝐺(𝜌) et 𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓 (𝜌).
3.2. Représenter avec soin le graphe de 𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓 (𝜌). Montrer que 𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓 (𝜌) passe par un minimum pour une
valeur 𝜌𝑚 de 𝜌 que l’on exprimera en fonction de 𝐶, 𝑚, 𝑎 et 𝑔 intensité du champ de pesanteur.

2
Physique ds6 (04 mars 2023) PCSI/MPSI 9h-12h

3.3. Discuter, à l’aide du graphe de 𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓 (𝜌) la nature du mouvement de 𝑀. En déduire que la trajectoire de 𝑀
sur la cuvette paraboloïde 𝑷 limitée par deux cercles définis à l’aide des constantes du mouvement et des
données du problème. On se contentera d’indiquer quelle équation il conviendrait de résoudre pour
déterminer ces deux cercles.

Problème 3 Dispositif de mesure de champ de pesanteur ETOILE


1. Pendule de Holweck-Lejay

Une masse ponctuelle 𝑚 est placée à l’extrémité 𝐴 d’une tige de masse


𝑧
négligeable, de longueur 𝑂𝐴 = 𝐿, articulée en un point 𝑂 et mobile
dans un plan vertical. 𝐴
Un ressort spirale, non représenté sur le schéma ci-contre exerce
un couple de rappel (−𝐶 𝜃) où 𝜃 désigne l’angle que fait la tige avec la 𝑚𝑔⃗
𝜃
𝐿
verticale ascendante (𝑂𝑧). On désigne par 𝑔 l’intensité de la pesanteur.

On admettra que l’énergie potentielle associé au couple de rappel vaut 0


1
𝐸𝑝𝑐𝑜𝑢𝑝𝑙𝑒 = 𝐶𝜃 2
2

1.1. Le système est dit conservatif, cela signifie que l’énergie mécanique du système se conserve au cours du
temps. Donner l’expression de l’énergie mécanique 𝐸𝑚 en fonction de 𝑚, 𝐶, 𝐿, 𝑔, 𝜃 et 𝜃̇ . On prendra
l’énergie potentielle de pesanteur nulle lorsque 𝜃 = 0.
1.2. En déduire l’équation différentielle du mouvement.
1.3. En considérant 𝜃 petit, on peut faire l’approximation sin 𝜃 ≈ 𝜃. A quelle condition la position 𝜃 = 0
correspond-elle à un équilibre stable d’un oscillateur harmonique ?
1.4. Cette condition étant supposée réalisée, calculer la période 𝑇 des petites oscillations que l’on écrira sous la
forme 𝑇 = 2𝜋 √𝐿/(𝐴 − 𝑔) On donnera l’expression de 𝐴.
1.5. Puisque l’on a obtenu une expression de la période 𝑇 en fonction de 𝑔, notée 𝑇(𝑔), on veut calculer la
∆𝑇
variation relative correspondant à une petite variation ∆𝑔 de l’intensité de la pesanteur.
𝑇
Exprimer ln(𝑇) en fonction de ln(𝐿) et de ln(𝐴 − 𝑔)
1.6. On rappelle l’expression de la dérivée logarithmique
𝑑
𝑑 𝑓′(𝑥) 𝑑𝑥 𝑓(𝑥)
(ln 𝑓) = =
𝑑𝑥 𝑓(𝑥) 𝑓(𝑥)
Montrer que
𝑑𝑇 1 𝑑𝑔
=
𝑇 2𝐴 −𝑔
∆𝑇 𝑑𝑇 ∆𝑇
1.7. En faisant l’approximation = | |, exprimer en fonction de ∆𝑔.
𝑇 𝑇 𝑇
∆𝑇0
1.8. Montrer que cet appareil peut être rendu plus sensible qu’un pendule simple dont on calculer .
𝑇0

3
Physique ds6 (04 mars 2023) PCSI/MPSI 9h-12h

2. Système masse-ressort
𝐴 𝐴
Un ressort à spire jointive de raideur 𝑘 et de masse 𝑚0 est suspendu
verticalement par son extrémité 𝐴, en un lieu où l’accélération est 𝑔.
Sa longueur au repos est 𝐿0 . 𝐿0
−1
On donne 𝑘 = 33 𝑁. 𝑚 , 𝐿0 = 0,35 𝑚, 𝑚0 = 0,105 𝑘𝑔

A l’autre extrémité 𝐵 on accroche une masse quasi ponctuelle 𝑚. 𝐵 𝐵


ℎ 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒
Le ressort s’allonge de la quantité ℎ telle que 𝐵𝑂 = ℎ 𝑂
𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛
La longueur du ressort est alors 𝐴𝑂 = 𝐿
𝑑′é𝑞𝑢𝑖𝑙𝑖𝑏𝑟𝑒
𝑥
2.1. Pour l’instant, on néglige la masse 𝑚0 , exprimer 𝑔 en fonction de ℎ.
2.2. Pour 𝑚 = 0,2 𝑘𝑔 on mesure ℎ = 59,5 ± 0,1 𝑚𝑚.
∆𝑘 ∆𝑚
Calculer 𝑔 et sa précision relative ∆𝑔 en sachant que = = 0,001
𝑘 𝑚
∆𝐹 ∆𝐴 ∆𝐵 ∆𝐶
Pour cela on rappelle que si 𝐹 = 𝐴. 𝐵. 𝐶 alors = + +
𝐹 𝐴 𝐵 𝐶

On néglige toujours la masse du ressort. A partir de la nouvelle position d’équilibre (𝑂 sur le dessin) prise comme
origine, on écarte la masse 𝑚 d’une quantité 𝑥 et on lâche sans vitesse initiale au temps 𝑡 = 0.

2.3. Écrire l’équation du mouvement de la masse 𝑚 en lui appliquant la loi de la quantité de mouvement.
2.4. En supposant le mouvement harmonique de la forme 𝑥(𝑡) = 𝑥0 sin 𝜔0 𝑡 où 𝑥0 représente l’amplitude des
oscillations et 𝜔0 leur pulsation. Donner 𝜔0 2 en fonction des paramètres du système.
2.5. Exprimer 𝑔 en fonction de ℎ et de 𝜔0 2 .
2.6. Application numérique. Pour 𝑚 = 0,2 𝑘𝑔 on compte 113 oscillations par minute, calculer 𝑔.

Le résultat précédent est erroné car on n’a pas tenu compte de la masse 𝑚0 du ressort dans l’étude du mouvement.
Ceci peut être fait grâce à la méthode de l’énergie dite de Rayleigh (1800).
Le mouvement de l’oscillateur harmonique de l’ensemble masse/ressort est conservatif, c’est-à-dire que son
énergie mécanique totale se conserve.

2.7. Admettons l’expression de l’énergie potentielle du système


1
𝐸𝑝(𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒) = 𝑘 (𝐿 − 𝐿0 )2 − 𝑚𝑔 (𝐿 − 𝐿0 )
2
Exprimer 𝐸𝑝 en fonction de 𝑘 et de 𝑥.
2.8. La méthode de Rayleigh repose sur le transfert d’énergie potentielle en énergie cinétique
𝐸𝑚(𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒, 𝑥 = 0) = 𝐸𝑚(𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒, 𝑥 = 𝑥𝑚𝑎𝑥 )
1
Avec 𝐸𝑐𝑚𝑎𝑥 (𝑚0 ) = 𝑚0 𝜔0 2 𝑥0 2
6
En déduire la nouvelle expression de la pulsation 𝜔0 , en fonction de ℎ, 𝑔 et des masses.
2.9. Calculer 𝑔 avec les mêmes conditions qu’à la question 2.6.

4
Physique ds6 (04 mars 2023) PCSI/MPSI 9h-12h

À rendre avec la copie


Schéma 1 Dernier
Quartier

Lune

Rayons
provenant Terre
du Soleil

Premier
Quartier

Schéma 2

Soleil

Trajectoire
Terre
Position de la Terre
à la date 𝑡 + 𝑇𝑁

Position de la Terre
T
à la date 𝑡

5
Physique ds6 (04 mars 2023) PCSI/MPSI 9h-12h

Correction Problème 1 Interaction Terre-Lune 31 pts

[𝐹].[𝑟 2 ]
1. [𝐺] =
[𝑚2 ]
= 𝑘𝑔−1 . 𝑚3 . 𝑠 −2 1 pt
2𝜋
2. 𝑇𝐿 = = 27,3 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 = 27 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 7 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠 38 𝑚𝑖𝑛𝑢𝑡𝑒𝑠 2 pts
0,230
𝑅𝑇𝐿 3 𝐺 𝑀𝑇
3. On peut utiliser la loi de Képler =
𝑇𝐿 2 4 𝜋2
3
4 𝜋2 (𝑅𝑇𝐿 )3 4 𝜋2 (3,84.108 )
On en déduit 𝑀𝑇 = (𝑇𝐿)2
= −11 2𝜋 2 = 6,02.1024 𝑘𝑔 2 pts
𝐺 6,67.10 (0,230.24.3600)

4. Comme la Lune, dans son mouvement autour de la Terre, nous présente toujours la même face, elle tourne
autour de son axe (avec une période propre) en même temps qu’elle décrit sa trajectoire autour de la Terre.
Les 2 périodes sont identiques. 2 pts
5. La Lune est nouvelle lorsque la face qu’elle Schéma 1 Dernier
présente à la Terre n’est pas éclairée. Quartier
D’où sa position sur le schéma.
Depuis la Terre elle n’est alors que très
faiblement éclairée.
L’éclairage étant dû à la réflexion de la lumière Nouvelle Pleine
sur Terre (albédo). Lune
T Lune
Et donc en règle générale, la nouvelle Lune
n’apparaît pas visible à l’œil nu. 1 pt

Premier
Quartier

6. Le cycle des phases de la Lune, appelé lunaison, dure 𝑇𝑁 = 29,5 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠.


Pour expliquer la différence entre cette durée, et la période Soleil
du mouvement circulaire de la Lune autour de la Terre, on 1 𝑝𝑡
N
doit prendre en compte le mouvement de la Terre autour du
Soleil. 𝛼
A la date 𝑡 + 𝑇𝐿 , la Lune à fait un tour sur elle-même.
A la date 𝑡 + 𝑇𝑁 , la Lune a fait plus qu’un tour, puisqu’elle a N 𝑡 + 𝑇𝑁
tourné de (2𝜋 + 𝛼), 𝛼 correspondant à l’angle balayé par la Terre
pendant la durée 𝑇𝑁 , dans son mouvement autour du Soleil.
Notons NL la Lune dans ces positions 𝑡 + 𝑇𝐿
𝑇
De ce fait 𝛼 = 2𝜋 𝑁 avec 𝑇 = 365 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑡
2 𝑝𝑡𝑠
𝑇
𝑇𝑁
Et donc pendant 𝑇𝑁 , la Lune a tourné de l’angle 2𝜋 (1 + )
𝑇
Or pendant 𝑇𝐿 , la Lune a tourné de l’angle 2𝜋
2𝜋 2𝜋+𝛼
La vitesse angulaire étant constante, on obtient =
𝑇𝐿 𝑇𝑁

6
Physique ds6 (04 mars 2023) PCSI/MPSI 9h-12h

𝑇𝑁 𝛼 𝑇𝑁
soit =1+ =1 +
𝑇𝐿 2𝜋 𝑇
1 1 𝑇 𝑇𝐿 365,25.27,3
soit 𝑇𝑁 ( − ) = 1 𝑇𝑁 = = = 29,5 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 3 pts
𝑇𝐿 𝑇 𝑇− 𝑇𝐿 365,25−27,3

Quelques aspects de la satellisation

En l’absence de précision explicite, on négligera tout frottement dû à l’atmosphère sur le satellite.


On s’intéresse à un satellite artificiel, de masse (𝑚), en orbite circulaire de rayon 𝑅 autour de la Terre.
On supposera que le satellite n’est soumis qu’à l’attraction terrestre.

7. En ne considérant que l’interaction Terre-Satellite


𝑑 𝑚𝑂 𝑚
Appliquons la loi du moment cinétique au satellite ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ 𝑓⃗ = (𝑟 ⃗⃗⃗⃗)
𝐿𝑂 = 𝑂𝑀 𝑒𝑟 ∧ (− 𝒢 𝑒𝑟 = 0
⃗⃗⃗⃗)
𝑑𝑡 𝑟2
De ce fait le moment cinétique (𝐿 ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗) garde une orientation constante.
𝑂 = 𝑂𝑀 ∧ 𝑣
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗, 𝑣⃗) qui lui est perpendiculaire garde une orientation constante dans l’espace. Par
De ce fait le plan (𝑂𝑀
conséquent le vecteur vitesse reste toujours dans le même plan. Et puisque la vitesse est tangente à trajectoire,
la trajectoire est plane. Ce plan contient le point O, origine et centre de la Terre.
De ce fait, il suffit de 2 coordonnées pour décrire le mouvement du satellite.
Or ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ 𝑚 𝑣⃗ = (𝑟 ⃗⃗⃗⃗)
𝐿𝑂 = 𝑂𝑀 𝑒𝑟 ∧ (𝑚 𝑉0 ⃗⃗⃗⃗⃗)
𝑒𝜃 = 𝑚 𝑟 𝑉0 ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑧 = 𝑐𝑠𝑡𝑒
puisque 𝑟 = 𝑐𝑠𝑡𝑒, on en déduit 𝑉0 = 𝑐𝑠𝑡𝑒 le mouvement circulaire est donc uniforme ! 2 pts

𝑑 𝑚𝑂 𝑚
Par la loi de la quantité de mouvement (𝑚 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉0𝑐 ) = − 𝒢 𝑒𝑟
⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑡 𝑟²
𝑑 2
𝑉0𝑐
Or ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉0𝑐 = 𝑉0𝑐 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜃 d’où (𝑚 ⃗⃗⃗⃗
𝑉0 ) = − 𝑚 𝑒𝑟
⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑡 𝑟
2
𝑉0𝑐 𝑚𝑂 𝑚 𝒢 𝑀𝑇
ce qui permet d’écrire −𝑚 𝑒𝑟 = − 𝒢
⃗⃗⃗⃗ 𝑒𝑟
⃗⃗⃗⃗ soit 𝑉0 = √ 1 pt
𝑟 𝑟² 𝑟

𝑚 𝑀𝑇
En cofondant le poids avec la force gravitationnelle 𝑚 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔0 = (− 𝒢 𝑒𝑟
⃗⃗⃗⃗) 𝒢 𝑀𝑇 = 𝑔0 𝑅𝑇 2
𝑟2 𝑟≈𝑅𝑇

𝑔0
On obtient 𝑉0 = 𝑅𝑇 √ 1 pt
𝑟

𝑔0 9,81
8. Puisque 𝑟 = 𝑅𝑇 + ℎ on en déduit 𝑉0 = 𝑅𝑇 √ = 6370.103 √ = 7 434,4 𝑚. 𝑠 −1 2 pts
𝑅𝑇 +ℎ 7202.103

9. La vitesse de libération 𝑣𝑙 d’un satellite est la plus petite vitesse qu’il faut lui communiquer à la surface de la
Terre pour qu’il aille à l’infini (en se « libérant » de l’attraction terrestre).
Cela correspond donc à une énergie mécanique nulle (frontière en état lié et état libre).
Il faut donc calculer l’énergie potentielle d’interaction gravitationnelle
𝑚 𝑀 𝑚𝑂 𝑀𝑇
𝑑 𝐸𝑝 = −𝑓⃗. 𝑑𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = − (− 𝒢 𝑂 𝑇 ⃗⃗⃗⃗) 𝑒𝑟 . (𝑑𝑟 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝑟 + 𝑟𝑑𝜃 ⃗⃗⃗⃗⃗)
𝑒𝜃 = 𝒢 𝑑𝑟
𝑟 2 𝑟2
𝑚𝑂 𝑀𝑇
𝐸𝑝 = − 𝒢
𝑟
1 𝑚𝑂 𝑀𝑇
D’où 𝐸𝑚 = 0 = 𝑚 𝑣𝑙2 − 𝒢
2 𝑟
𝒢 𝑀𝑇
soit 𝑣𝑙 = √2 √ = 11 209 𝑚. 𝑠 −1 2 pts
𝑅𝑇

1 1 𝑚𝑂 𝑀𝑇
10. Dans le cas d’une orbite circulaire, de rayon 𝑟, du satellite autour de la Terre 𝐸𝑐 = 𝑚 𝑣2 = 𝒢
2 2 𝑟
𝑚𝑂 𝑀𝑇
Or l’énergie potentielle vau 𝐸𝑝 = − 𝒢
𝑟

7
Physique ds6 (04 mars 2023) PCSI/MPSI 9h-12h

1 𝑚𝑂 𝑀𝑇
Et donc 𝐸𝑚 = 𝐸𝑐 + 𝐸𝑝 = − 𝒢 = −𝐸𝑐 1 pt
2 𝑟

Si l’on tient à présent compte de la force de frottement de l’atmosphère, notés 𝑓⃗, sur le satellite, alors d’après la
loi de l’énergie cinétique 𝑑𝐸𝑚 = 𝑓⃗. 𝑑𝑂𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ < 0
De ce fait 𝑑𝐸𝑐 > 0
On en déduit donc que s’il y a des frottements, la vitesse augmente ! 1 pt
11. Pour un satellite de masse 𝑚 en mouvement (quelconque mais plan) autour de la Terre, et uniquement soumis à
la force gravitationnelle terrestre, l’énergie mécanique peut s’écrire
1 𝑚𝑂 𝑀𝑇 1 𝑚𝑂 𝑀𝑇
𝐸𝑚 = 𝑚 𝑣 2 − 𝒢 = 𝑚 (𝑟̇ 2 + 𝑟 2 𝜃̇ 2 ) − 𝒢
2 𝑟 2 𝑟
𝐿2
Or, grâce au moment cinétique qui est une constante 𝐿𝑂𝑧 = 𝑚 𝑟 𝜃 d’où 𝑟 2 𝜃̇ 2 = 2𝑂𝑧2
2 ̇
𝑚 𝑟
1 1 𝐿2𝑂𝑧 𝑚𝑂 𝑀𝑇
Et donc 𝐸𝑚 = 𝑚 𝑟̇ 2 + − 𝒢
2 2 𝑚 𝑟2 𝑟
1
Par identification avec 𝐸𝑚 = 𝑚 𝑟̇ 2 + 𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓 (𝑟)
2
1 𝐿2𝑂𝑧 𝑚𝑂 𝑀𝑇
On obtient 𝐸𝑝,𝑒𝑓𝑓 (𝑟) = − 𝒢 3 pts
2 𝑚 𝑟2 𝑟

Avec l’hypothèse qu’il n’y a pas de frottement sur le satellite l’énergie mécanique 𝐸𝑚 est constante.

de son mouvement, préciser, pour chacune des valeurs de 𝐸𝑚 du satellite (notées de (1) à (4)) représentées sur
la figure ci-dessous, la nature de la trajectoire du satellite.
𝑈𝑒𝑓𝑓

(5)

2 pts
(4) 𝑟

(3)

(2)

(1)

Commentaires 2 pts

8
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Correction Problème Mouvement d’une particule en contact avec une cuvette paraboloïque 18pts

1. Vitesse et accélération de la particule


1.1. Dans la base cylindrique (𝑒⃗𝜌 , 𝑒⃗𝜃 , 𝑒⃗𝑧 ) 1 pt
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = 𝜌 𝑒⃗𝜌 + 𝑧 𝑒⃗𝑧
1.2. Dans la base cylindrique (𝑒⃗𝜌 , 𝑒⃗𝜃 , 𝑒⃗𝑧 ) 1 pt
𝑣⃗ = 𝜌̇ 𝑒⃗𝜌 + 𝜌𝜃̇ 𝑒⃗𝜃 + 𝑧̇ 𝑒⃗𝑧
1.3. Dans la base cylindrique (𝑒⃗𝜌 , 𝑒⃗𝜃 , 𝑒⃗𝑧 ) 1 pt
𝑎⃗ = (𝜌̈ − 𝜌𝜃̇ 2 ) 𝑒⃗𝜌 + (2𝜌̇ 𝜃̇ + 𝜌𝜃̈ ) 𝑒⃗𝜃 + 𝑧̈ 𝑒⃗𝑧
1 𝑑
1.4. Justifier que la composante suivant 𝑒⃗𝜃 de l’accélération vaut 𝑎𝜃 = (𝜌 2 𝜃̇ )
𝜌 𝑑𝑡
Partons du résultat à établir 1 pt
1𝑑 2 1
𝑎𝜃 = (𝜌 𝜃̇ ) = (2𝜌𝜌̇ 𝜃̇ + 𝜌 2 𝜃̈ ) = 2𝜌̇ 𝜃̇ + 𝜌𝜃̈ = 2𝜌̇ 𝜃̇ + 𝜌𝜃̈
𝜌 𝑑𝑡 𝜌
1.5. Montrons que 𝜌 2 𝜃̇ = 𝑐𝑠𝑡𝑒. 2 pts
Cette constante sera notée 𝐶.
Puisque la réaction 𝑅⃗⃗ du support sur le point 𝑀 est contenue dans le plan (𝑂𝐻𝐾), cela veut dire que 𝑅⃗⃗ n’a
aucune composante suivant 𝑒⃗𝜃 , tout comme le poids également.
Par application de la loi de la quantité de mouvement projetée suivant 𝑒⃗𝜃 :
𝑚 𝑎𝜃 = 𝑂
d’où
𝜌 2 𝜃̇ = 𝑐𝑠𝑡𝑒 = 𝐶

2. Energie
2.1. Par définition 1 pt
1 1
𝐸𝑐 = 𝑚 𝑣 2 = 𝑚( 𝜌̇ 2 + 𝜌 2 𝜃̇ 2 + 𝑧̇ 2 )
2 2
2.2. Par définition 2 pts
𝑑𝐸𝑝 = −𝑚 𝑔⃗. 𝑑𝑂𝑀⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = −(−𝑚𝑔𝑒⃗𝑧 ). (… 𝑒⃗𝜌 + ⋯ 𝑒⃗𝜃 + 𝑑𝑧 𝑒⃗𝑧 ) = 𝑚𝑔𝑑𝑧
On prenant 𝐸𝑝(𝑧 = 0) = 0 et en primitivant
𝜌2
𝐸𝑝 = 𝑚𝑔𝑧 = 𝑚𝑔
𝑎
2.3. D’où l’énergie mécanique 1 pt
1
𝐸𝑚 = 𝑚( 𝜌̇ 2 + 𝜌 2 𝜃̇ 2 + 𝑧̇ 2 ) + 𝑚𝑔𝑧 = 𝑐𝑠𝑡𝑒
2

3. Discussion générale du mouvement


3.1. De ce qui précède on peut écrier
1 𝐶2 𝜌2
𝑚 ( 𝜌̇ 2 + 2 + 𝑧̇ 2 ) + 𝑚𝑔
𝐸𝑚 =
2 𝜌 𝑎
2 2
Il faut donc trouver des relations permettant d’exprimer 𝜌̇ et 𝑧̇ en fonction de 𝜌
2𝜌𝜌̇
De 𝜌 2 = 𝑎𝑧 on tire 𝑧̇ =
𝑎
d’où
1 𝐶 2 4𝜌 2 𝜌̇ 2 𝜌2
𝐸𝑚 = 𝑚 ( 𝜌̇ 2 + 2 + ) + 𝑚𝑔
2 𝜌 𝑎2 𝑎
2 2
1 4𝜌 1 𝐶 𝜌2
𝐸𝑚 = 𝑚 𝜌̇ 2 (1 + 2 ) ( 𝑚 2 + 𝑚𝑔 )
2 𝑎 2 𝜌 𝑎
Par identification avec

9
Physique ds6 (04 mars 2023) PCSI/MPSI 9h-12h

1
𝑚 𝜌̇ 2 𝐺(𝜌) + 𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓 (𝜌) = 𝐸𝑚
2
on obtient 2 pts
4𝜌 2
𝐺(𝜌) = 1 + >0
𝑎2
1 𝐶2 𝜌2
𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓 (𝜌) = 𝑚 2 + 𝑚𝑔
{ 2 𝜌 𝑎
3.2. Représentons le graphe de 𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓 (𝜌)

𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓 (𝜌)

2 pts
𝐸𝑚

𝜌
0 𝜌𝑚𝑖𝑛 𝜌𝑚 𝜌𝑚𝑎𝑥

Montrons que 𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓 (𝜌) passe par un minimum pour une valeur 𝜌𝑚 2 pts
2
𝑑 𝐶 𝜌
𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓 (𝜌) = (− 𝑚 3 + 2𝑚𝑔 ) =0
𝑑𝜌 𝜌 𝑎 𝜌=𝜌
𝑚
1/4
𝑎𝐶2
𝜌𝑚 = ( )
2𝑔
3.3. Discutons, à l’aide du graphe de 𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓 (𝜌) la nature du mouvement de 𝑀.
Puisque
𝐸𝑚 > 𝐸𝑝𝑒𝑓𝑓 (𝜌)
Les valeurs de 𝜌 pour lesquelles cette équation est satisfaite sont
𝜌 ∈ [𝜌𝑚𝑖𝑛 , 𝜌𝑚𝑎𝑥 ]
Dans ce cas 𝑀 est compris entre 2 cercles tels que 2 pts
2
𝜌𝑚𝑖𝑛
𝑧𝑚𝑖𝑛 =
𝑎
𝜌𝑚𝑎𝑥 2
{𝑧𝑚𝑎𝑥 = 𝑎
Déduisons-en que la trajectoire de 𝑀 sur 𝑷 est limitée par deux cercles définis à l’aide des constantes du
mouvement et des données du problème.

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Physique ds6 (04 mars 2023) PCSI/MPSI 9h-12h

Correction Problème 2 Dispositif de mesure de champ de pesanteur 29 pts

1. Pendule de Holweck-Lejay

Une masse ponctuelle 𝑚 est placée à l’extrémité 𝐴 d’une tige de masse


𝑧
négligeable, de longueur 𝑂𝐴 = 𝐿, articulée en un point 𝑂 et mobile 𝑒⃗𝑟
dans un plan vertical. 𝐴
Un ressort spirale, non représenté sur le schéma ci-contre exerce
un couple de rappel (−𝐶 𝜃) où 𝜃 désigne l’angle que fait la tige avec la 𝑒⃗𝜃
𝜃
verticale ascendante (𝑂𝑧). On désigne par 𝑔 l’intensité de la pesanteur. 𝐿
𝑚𝑔⃗
On admettra que l’énergie potentielle associé au couple de rappel vaut 0
1
𝐸𝑝𝑐𝑜𝑢𝑝𝑙𝑒 = 𝐶𝜃 2
2

1.1. L’énergie mécanique du système se conservant au cours du temps et en prenant 𝐸𝑝𝑝𝑒𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒𝑢𝑟 (𝜃 = 0) = 0 3 pts
𝐸𝑚 = 𝐸𝑐 + 𝐸𝑝𝑝𝑒𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒𝑢𝑟 + 𝐸𝑝𝑐𝑜𝑢𝑝𝑙𝑒
𝑑𝐸𝑝𝑝𝑒𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒𝑢𝑟 = −(−𝑚𝑔 cos 𝜃 𝑒⃗𝑟 + 𝑚𝑔 sin 𝜃 𝑒⃗𝜃 ). (𝐿 𝑑𝜃 𝑒⃗𝜃 ) = −𝑚𝑔𝐿 sin 𝜃 𝑑𝜃
𝐸𝑝𝑝𝑒𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒𝑢𝑟 (θ) = mgL cos 𝜃 + K
Or 𝐸𝑝𝑝𝑒𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒𝑢𝑟 (θ = 0) = 0 d’où K = mgL
𝐸𝑝𝑝𝑒𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒𝑢𝑟 (θ) = mgL(cos 𝜃 − 1)
1
𝐸𝑝𝑐𝑜𝑢𝑝𝑙𝑒 = 𝐶𝜃 2
2

1 1
𝑚 𝐿2 𝜃̇ 2 + 𝑚𝑔𝐿(cos 𝜃 − 1) + 𝐶𝜃 2
𝐸𝑚 =
2 2
1.2. Déduisons-en une équation différentielle du mouvement 2 pts
Puisque 𝐸𝑚 = 𝑐𝑠𝑡𝑒
𝑑
𝐸𝑚 = 0
𝑑𝑡
𝑚 𝐿2 𝜃̇ 𝜃̈ − 𝑚𝑔𝐿𝜃̇ sin 𝜃 + 𝐶𝜃𝜃̇ = 0
𝑔 𝐶
𝜃̈ − sin 𝜃 + 𝜃=0
𝐿 𝑚 𝐿2
1.3. En considérant 𝜃 petit, on peut faire l’approximation sin 𝜃 ≈ 𝜃. 2 pts
L’équation précédente devient
𝐶 𝑔
𝜃̈ + ( 2 − ) 𝜃=0
𝑚𝐿 𝐿
𝐶 𝑔
C’est l’équation différentielle d’un oscillateur harmonique de pulsation 𝜔0 = √ −
𝑚 𝐿2 𝐿
𝐶 𝑔
A la condition que >
𝑚 𝐿2 𝐿
1.4. La période 𝑇 des petites oscillations vaut donc 2 pts
2𝜋 2𝜋 𝐿
𝑇= = = 2𝜋√
𝜔0 𝑔 𝐶
√ 𝐶2− (
𝑚𝐿
− 𝑔)
𝑚𝐿 𝐿
Par identification avec 𝑇 = 2𝜋 √𝐿/(𝐴 − 𝑔)
𝐶
On obtient 𝐴= .
𝑚𝐿

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1.5. Puisque l’on a obtenu une expression de la période 𝑇 en fonction de 𝑔, notée 𝑇(𝑔), on veut calculer la variation
∆𝑇
relative correspondant à une petite variation ∆𝑔 de l’intensité de la pesanteur. 1 pt
𝑇
1 1
ln(𝑇) = ln( 2𝜋) + ln 𝐿 − ln(𝐴 − 𝑔)
2 2
1.6. En faisant la dérivée logarithmique de l’expression précédente 1 pt
𝑑𝑇 1 𝑑𝑔
=−
𝑇 2𝐴 −𝑔
∆𝑇 𝑑𝑇
1.7. En faisant l’approximation =| | 1 pt
𝑇 𝑇
∆𝑇 1 ∆𝑔 1 ∆𝑔
= =
𝑇 2𝐴 − 𝑔 2 𝐶 − 𝑔
𝑚𝐿
∆𝑇0
1.8. Pour montrer que cet appareil peut être rendu plus sensible qu’un pendule simple il faut calculer pour le
𝑇0
pendule.
𝑔 2𝜋 2𝜋
Or pour le pendule simple 𝜔0 = √ et 𝑇0 = =
𝐿 𝜔0 𝑔
√𝐿

1 1
ln(𝑇0 ) = ln( 2𝜋) + ln 𝐿 − ln(𝑔)
2 2
𝑑𝑇0 1 𝑑𝑔
En faisant la dérivée logarithmique =−
𝑇0 2 𝑔
∆𝑇0 𝑑𝑇 1 ∆𝑔
En faisant l’approximation = | 0| =
𝑇0 𝑇0 2 𝑔
∆𝑇 ∆𝑇0
Le pendule de Holweck-Lejay peut être plus sensible que le pendule simple si >
𝑇 𝑇0
𝐶
C’est-à-dire si −𝑔 < 𝑔
𝑚𝐿
𝐶
C’est-à-dire si < 2𝑔 2 pts
𝑚𝐿
2. Système masse-ressort

Un ressort à spire jointive de raideur 𝑘 et de masse 𝑚0 est suspendu 𝐴 𝐴


verticalement par son extrémité 𝐴, en un lieu où l’accélération est 𝑔.
Sa longueur au repos est 𝐿0 . 𝐿0
−1
On donne 𝑘 = 33 𝑁. 𝑚 , 𝐿0 = 0,35 𝑚, 𝑚0 = 0,105 𝑘𝑔

A l’autre extrémité 𝐵 on accroche une masse quasi ponctuelle 𝑚. 𝐵 𝐵



Le ressort s’allonge de la quantité ℎ telle que 𝐵𝑂 = ℎ 𝑂
𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑙𝑙𝑒
La longueur du ressort est alors 𝐴𝑂 = 𝐿
𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛
2.1. En négligeant la masse 𝑚0 du ressort, caractérisons la position d’équilibre 2 pts 𝑥 𝑑′é𝑞𝑢𝑖𝑙𝑖𝑏𝑟𝑒
𝑚𝑔 − 𝑘ℎ = 0
𝑘ℎ
𝑔=
𝑚
2.2. Pour 𝑚 = 0,2 𝑘𝑔 on mesure ℎ = 59,5 ± 0,1 𝑚𝑚.
𝑘ℎ 33 .59,5.10−3
Calculons 𝑔 𝑔= = = 9,817 𝑚. 𝑠 −2
𝑚 0,2
∆𝑘 ∆𝑚
Calculons sa précision relative ∆𝑔 en sachant que = = 0,001
𝑘 𝑚
En écrivant la dérivée logarithmique
∆𝑔 ∆𝑘 ∆ℎ ∆𝑚
= + +
𝑔 𝑘 ℎ 𝑚

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Physique ds6 (04 mars 2023) PCSI/MPSI 9h-12h

∆𝑔 10−3 10−1 10−3


= + + = 6,7.10−3
𝑔 33 59,5 0,2
soit 2 pts
∆𝑔 = 0,07 𝑚. 𝑠 −2

On néglige toujours la masse du ressort. A partir de la nouvelle position d’équilibre (𝑂 sur le dessin) prise comme
origine, on écarte la masse 𝑚 d’une quantité 𝑥 et on lâche sans vitesse initiale au temps 𝑡 = 0.

2.3. Ecrivons l’équation du mouvement de la masse 𝑚 en lui appliquant la loi de la quantité de mouvement.
𝑚 𝑥̈ = 𝑚𝑔 − 𝑘(𝐿0 + ℎ + 𝑥 − 𝐿0 ) = 𝑚𝑔 − 𝑘(ℎ + 𝑥)
En utilisant la relation établie à la question 2.1, il vient 2 pts
𝑘
𝑥̈ + 𝑥 = 0
𝑚
2.4. Par identification avec l’équation d’un oscillateur harmonique 1 pt
𝑘
𝜔0 2 =
𝑚
2.5. Exprimons 𝑔 en fonction de ℎ et de 𝜔0 2 . 1 pt
𝑔 = ℎ 𝜔0 2
2.6. Application numérique. Pour 𝑚 = 0,2 𝑘𝑔 on compte 113 oscillations par minute, on en déduit 𝜔0 2 2 pts
2𝜋 2𝜋 2𝜋
𝜔0 = = = 113
𝑇0 60 60
113
2𝜋 2
𝑔 = ℎ 𝜔0 2 = 59,5.10−3 . (113 ) = 8,33 𝑚. 𝑠 −2
60

Le résultat précédent est erroné car on n’a pas tenu compte de la masse 𝑚0 du ressort dans l’étude du mouvement.
Ceci peut être fait grâce à la méthode de l’énergie dite de Rayleigh (1800).
Le mouvement de l’oscillateur harmonique de l’ensemble masse/ressort est conservatif, c’est-à-dire que son
énergie mécanique totale se conserve.

2.7. Admettons l’expression de l’énergie potentielle du système 2 pts


1
𝐸𝑝(𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒) = 𝑘 (𝐿 − 𝐿0 )2 − 𝑚𝑔 (𝐿 − 𝐿0 )
2
Exprimons 𝐸𝑝 en fonction de 𝑘 et de 𝑥.
D’après le schéma
𝐿 = 𝐿0 + ℎ + 𝑥
Et donc
1
𝐸𝑝(𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒) = 𝑘 (ℎ + 𝑥)2 − 𝑚𝑔 (ℎ + 𝑥)
2
En utilisant la relation établie à la question 2.1 𝑚𝑔 = 𝑘ℎ il vient
1
𝐸𝑝(𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒) = 𝑘 (ℎ + 𝑥)2 − 𝑘ℎ (ℎ + 𝑥)
2
1 1
𝐸𝑝(𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒) = (𝑘ℎ2 + 2𝑘ℎ𝑥 + 𝑘𝑥 2 ) − 𝑘ℎ2 − 𝑘ℎ𝑥 = (−𝑘ℎ2 + 𝑘𝑥 2 )
2 2
1
𝐸𝑝(𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒) = 𝑘(𝑥 2 − ℎ2 )
2
2.8. La méthode de Rayleigh repose sur le transfert d’énergie potentielle en énergie cinétique
𝐸𝑚(𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒, 𝑥 = 0) = 𝐸𝑚(𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒, 𝑥 = 𝑥𝑚𝑎𝑥 )
En prenant l’origine des énergies potentielles en 𝑥 = 0
1
𝐸𝑚(𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒, 𝑥 = 0) = 𝐸𝑐𝑚𝑎𝑥 (𝑚0 ) + 𝐸𝑐𝑚𝑎𝑥 (𝑚) − 𝑘ℎ2
2

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Physique ds6 (04 mars 2023) PCSI/MPSI 9h-12h

𝐸𝑚(𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒, 𝑥 = 𝑥𝑚𝑎𝑥 ) = 𝐸𝑝(𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒, 𝑥 = 𝑥𝑚𝑎𝑥 )


1
Avec 𝐸𝑐𝑚𝑎𝑥 (𝑚0 ) = 𝑚0 𝜔0 2 𝑥0 2
6

Déduisons-en la nouvelle expression de la pulsation 𝜔0 , en fonction de ℎ, 𝑔 et des masses.


Avant d’utiliser l’expression donnée, il faut déterminer 𝑥𝑚𝑎𝑥 .
Pour cela utilisons l’expression de 𝑥(𝑡) = 𝑥0 sin 𝜔0 𝑡 Du coup 𝑥𝑚𝑎𝑥 = 𝑥0
1 1
𝐸𝑝(𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒, 𝑥 = 𝑥𝑚𝑎𝑥 ) = 𝑘(𝑥𝑚𝑎𝑥 2 − ℎ2 ) = 𝑘(𝑥0 2 − ℎ2 )
2 2
1 2 2
𝐸𝑐𝑚𝑎𝑥 (𝑚) = 𝑚 𝜔0 𝑥0
2
La relation admise
𝐸𝑚(𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒, 𝑥 = 0) = 𝐸𝑚(𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒, 𝑥 = 𝑥𝑚𝑎𝑥 )
devient
1 1 1 1
𝑚0 𝜔0 2 𝑥0 2 + 𝑚 𝜔0 2 𝑥0 2 − 𝑘ℎ2 = 𝑘(𝑥0 2 − ℎ2 )
6 2 2 2
2 pts
𝑘
𝜔0 2 = 𝑚
𝑚+ 0
3
2.9. Calculons 𝑔 avec les mêmes conditions qu’à la question 2.6.
De la relation précédente, on déduit
𝑚0
𝑘 = 𝜔0 2 (𝑚 + )
3
𝑘ℎ
Puisque 𝑔= on en déduit 2 pts
𝑚
𝑚0
𝑔 = ℎ𝜔0 2 (1 + ) = 9,79 𝑚. 𝑠 −2
3𝑚

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