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Stage G3

Le document présente un rapport de stage effectué à l'Hôpital Militaire du Camp Lieutenant-colonel Tshatshi, mettant en avant l'historique et l'importance de l'établissement. Le stagiaire a travaillé dans plusieurs services du laboratoire, notamment en prélèvement, biochimie, hématologie, bactériologie et sérologie, acquérant des compétences pratiques en biologie médicale. En conclusion, le stage a permis de relier la théorie universitaire à la pratique clinique, tout en remerciant les encadreurs pour leur soutien.

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Stage G3

Le document présente un rapport de stage effectué à l'Hôpital Militaire du Camp Lieutenant-colonel Tshatshi, mettant en avant l'historique et l'importance de l'établissement. Le stagiaire a travaillé dans plusieurs services du laboratoire, notamment en prélèvement, biochimie, hématologie, bactériologie et sérologie, acquérant des compétences pratiques en biologie médicale. En conclusion, le stage a permis de relier la théorie universitaire à la pratique clinique, tout en remerciant les encadreurs pour leur soutien.

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REMERCIEMENTS

Nos remerciements sont destinés à l’Éternel, lui qui est le garant de la vie ainsi que du
mouvement. Nous remercions également tous ceux-là de loin tout comme de près nous ont
aidés d'une manière ou d'une autre au cours de notre année académique 2023-2024

Nous ne pourrons pas finir cette étape sans remercier ma famille dont l'amour et la
considération qu'elle m'a démontrés ont été d'une grande importance.

1
1. PRESENTATION DU LIEU
1.1. Dénomination du lieu de travail et localisation
Le stage rapporté a été effectué au sein de l’hôpital militaire du camp Lieutenant-
colonel Tshatshi (HMC-Tshatshi) ; se trouvant dans la commune de ngaliema.

1.2. Historique
Situé dans le quartier historique de Ngaliema à Kinshasa, l’Hôpital Militaire du Camp
Colonel Tshatshi est bien plus qu’un monument de fierté nationale. En hommage au
commandant militaire Joseph-Damien Tshatshi, cet établissement est un témoignage vibrant de
notre engagement envers nos militaires, leurs familles et l’ensemble de la communauté
congolaise. Niché au cœur du complexe militaire du Camp Colonel Tshatshi, quartier général des
forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), cet hôpital est un pilier de
notre patrimoine et de notre histoire. En tant qu’établissement de soins de santé avancés et
complets, il incarne notre engagement indéfectible envers la santé et le bien-être de notre
nation. Inauguré par Son Excellence Monsieur Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de
la République en date du samedi 08 Avril 2023, notre hôpital est entièrement dédié à
l’amélioration de la santé des Congolais.

1.3. Organigramme
En annexe.

2. DEROULEMENT DU STAGE
Nous avons pu œuvrer dans six des cinq services que comporte le laboratoire de l’hôpital de
colonel Tshatshi. Il s’agit du service de : Prélèvement, Biochimie, Hématologie, Sérologie et
Bactériologie. Nous n’avons pas pu travailler à la banque de sang faute de temps.
Nous commencions le travail généralement à 8h00 pour finir à 15h selon les différents
services. D’après l’ordre établis par les responsables, nous passerons en revue les travaux
réalisés dans chaque service :

2.1. SERVICE DE PRÉLÈVEMENT


Pendant notre passage, nous avons pu recourir à nos notions de soins infirmiers
apprises lors du stage précédant, excepté qu’ici on n’injecte pas de médicaments mais plutôt on
prélève du sang essentiellement dans différents tubes selon l’examen demandé par le clinicien.

2.2. SERVICE DE BIOCHIMIE


Nous avons commencé par ce service qui nous parut très vite intéressant en effet, les
examens biochimiques étaient parmi les plus grandes demandes des cliniciens. Les plus
courants étaient :
 le dosage sanguin du bicarbonate
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 le dosage sanguin du glucose
 le dosage des ions (ionogramme) : sodium, potassium, calcium, chlore,…
 le dosage des autres constituant sanguins tels que : les lipides totaux, le
phosphore, magnésium, etc.

A l’aide des automates nous avons pu observer les autres dosages peu courants dans la
ville vu le manque de matériaux adaptés, il s’agit de : dosage des transaminases pour le bilan
hépatique, l’urée et créatinine sériques pour le bilan rénal et l’antigène spécifique
prostatique(PSA) pour le bilan de la prostate.

Nota : les examens biochimiques sont réalisés en utilisant le sérum c’est-à-dire le


surnageant obtenu après coagulation sanguine. Nous utilisions une centrifugeuse pour l’obtenir
(1500tours/min pendant 5 à 10 minutes).

Il sied de signaler que la plupart des examens étaient exécutés avec l’aide des
automates et seuls quelques-uns s’exécutaient manuellement, il s’agit de : la réserve alcaline, les
lipides totaux et parfois la glycémie, la créatinine.

 Dosage réserve alcaline ou bicarbonate


Il consiste à neutraliser une base forte(NaOH) par un acide fort(HCl) en
présence d’un indicateur (tournesol) qui a la capacité de changer de couleur (virer) au point
d’équilibre. La valeur normale de la réserve alcaline est comprise entre 22-28 mmol/L.
 Dosage du glucose sanguin
Ce dosage exploite les propriétés réductrices du glucose. À chaud et en milieux
alcalin, il y a réduction de l’acide 3,5-dinitrosalycilique ou DNS qui joue le rôle d’oxydant, le
glucose étant le réducteur.la valeur normale de la glycémie varie entre 70-110 mg/dL.
Protocole
 Matériels
✓ Spectrophotomètre et ses cuves
✓ Tubes à essai lavés et secs
✓ Béchers
✓ Fioles jaugées
 Solutions ou réactifs
✓ Solution de glucose à 0.005mol/L
✓ DNS
✓ Eau distillée
✓ Solution à doser (échantillon)

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 Etapes
✓ Préparation de la gamme d’étalonnage dans une série de tubes
✓ Introduire 0-0.2-0.4-0.6-0.9-1.2 mL de solution de glucose à 0.005mol/L
✓ Ajuster chaque tube à 1.5 mL avec de l’eau distillée
✓ Ajouter 1 mL de réactif 3-5-DNS
✓ Mélanger et boucher les tubes avec le coton cardé et du papier aluminium
✓ Porter au bain-marie à 100°C pendant 5 minutes exactement
✓ Refroidir et ajouter 7.5 mL (QSP 10mL) d’eau distillée dans chaque tube (on suppose que
l’évaporation est la même pour chaque tube), homogénéiser et laisser reposer pendant 15
minutes
✓ Lire les absorbances au spectrophotomètre à 540nm contre le blanc (tube n°0)
 Le dosage des lipides totaux
A l’HMC-Tshatshi, comme dans plusieurs laboratoires, nous utilisions la
méthode colorimétrique de GORNALL et al, qui est basée sur la réaction de coloration de BIURET
: en milieux alcalin(NAOH) les liaisons peptidiques des protéines réagissent avec les ions
cuivriques pour former des complexes de coloration pourpre, présentant un maximum
d’absorption à 540nm au spectrophotomètre. L’intensité de la coloration dépend du nombre de
liaisons peptidiques impliquées. Cette réaction étant caractéristique de la liaison peptidique,
toutes les protéines, à l’exception de quelques glycoprotéines, sont susceptibles de réagir pour
former un composé coloré.

2.3. SERVICE D’HÉMATOLOGIE


Contrairement à la biochimie, ici nous utilisions le sang total ou le plasma et non le
sérum. Pour ce faire, les tubes d’hématologie contenaient un anticoagulant en quantité variable
selon le type d’examen. Ces examens sont : la vitesse de sédimentation(VS), la formule
leucocytaire(FL) et numération des éléments sanguins(NFS), dosage des facteurs de coagulation,
la goutte épaisse et frottis sanguin, enfin les tests de compatibilité des groupes sanguins et
l’électrophorèse. Pour la goutte épaisse et le frottis, un meilleur étalement de sang sur une lame
bien nettoyée est capital pour une meilleure interprétation des résultats (éviction des artéfacts).
 Calcul de la vitesse de sédimentation(VS)
Nous nous servions des dispositifs spécialisés pour cet examen qui fixent les tubes
de VS (contenant le citrate=anticoagulant) et la technique consiste à laisser reposer
(sédimenter) pendant une heure.la lecture ne tient compte que du surnageant (plasma) dont on
mesure la hauteur en mm.
A l’HMC-Tshatshi, une VS ≥ 50 mm/h est considérée pathologique. Signalons aussi
que la VS n’a qu’une valeur d’orientation car elle peut signifier soit une inflammation (infection),
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une anémie ou une hypoprotéinémie (malnutrition)
 La goutte épaisse(GE)
C’est le gold standard du diagnostic de paludisme qui est une maladie endémique
chez nous, donc la GE était notre pain de séjour dans le service d’hématologie.
Procédure
 constitution
o Le prélèvement étant déjà fait (service de prélèvement), nous
prélevions le sang à partir des tubes sous anticoagulant
o Sur une lame porte-objet déposer une goutte (25microlitres) de
sang sur les deux extrémités c’est-à-dire sur une lame deux gouttes
o A l’aide d’une autre lame rodée placée sur la goutte, défibriner la
goutte jusqu’à former une circonférence de 1 cm
o A l’aide d’un crayon gras(ou marqueur) identifier la lame
o Sécher à l’air libre
 Coloration
o Placer les lames sur les baguettes au lavabo
o Colorer les lames avec les GIEMSA (couvrir) la préparation à la
solution de GIEMSA 1/10(=solution de travail)
o Laisser agir pendant 15 minutes
o Laver les lames
o Sécher les lames à l’air libre
 Lecture au microscope
o Déposer une goutte d’huile à immersion sur la préparation
o Avec l’objectif 100x, examiner au moins 100 champs
o Noter la présence des parasites et quelques pigments éventuels
 Résultats et interprétation
✓ 1-10 trophozoites par 100 champs = +
✓ 11-100 trophozoites par 100 champs = ++
✓ 1-10 trophozoites par champs =+++
✓ Plus de 10 trophozoites par champs=++++
 Frottis mince
Il permet de calculer la formule leucocytaire (FL) et d’évaluer la morphologie des
hématies.
Procédure
 étalement

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o Sur une lame porte-objet déposer une goutte de sang
(25microlitres) vers l’extrémité droite
o Avec une autre lame rodée placée devant la goutte formant un
angle de 45 ° étendre d’abord la goutte du sang jusque aux 2 bords de la lame, ensuite entrainer
cela vers l’extrémité gauche de la lame par un mouvement uniforme.
o Avec un crayon gras (marqueur) identifier la lame
o Sécher à l’air libre
 coloration
o Fixer l’étalement au MAY GRUNWALD pendant 1 minute
o Ajouter l’eau tamponnée (ph=6.8) et laisser agir pendant 1 minute
o Jeter le mélange et colorer (couvrir) la préparation à la solution de
GIEMSA 1/10(solution de travail)
o Laisser agir pendant 15 minutes
o Laver sous le jet d’eau de robinet
o Sécher à l’air libre
 lecture au microscope
o Disposer une goutte d’huile à immersion au niveau de la zone de
lecture (un peu vers la fin d’étalement)
o Lecture d’abord avec l’objectif de faible grossissement (50X)
ensuite 100 X
o Le résultat est donné en pourcentage

Les numérations des cellules sanguines (GR, PLAQUETTES…) et


l’examen des facteurs de coagulation sont assurés par les automates.

 Les tests de compatibilité des groupes sanguins


Les groupes sanguins les plus testés sont : le groupe ABO, RHESUS, DU. Il s’agissait
de mettre en contact le sang du patient avec les différents anticorps et observer l’apparition des
grumeaux signant l’agglutination donc l’incompatibilité. La détermination du groupe DU est
nécessaire pour le cas de rhésus négatif. Les patients DU+ sont considérés rhésus + même s’ils
sont rhésus négatifs.
 L’électrophorèse des protéines
C’est un examen rare dans la cité mais l’HMC-Tshatshi dispose de ce matériel de
grande main d’œuvre. Ainsi, nous avons vu faire l’électrophorèse de l’hémoglobine très
fréquente dans notre milieu où sévit la drépanocytose.

2.4. SERVICE DE BACTÉRIOLOGIE


Notre séjour était court à cause de la grève des syndicalistes pendant notre passage mais

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nous avons pu apprendre certaines techniques courantes en bactériologie.il s’agit de : examen
bactériologique des selles, du sang (hémocultures) et d’autres sécrétions (crachats, mucus,
LCR….).
Apres examen direct de l’échantillon et /ou coloration de gram, nous pouvons lancer des
cultures selon le germe identifié (gram + ou -) sur des milieux d’abord généraux (gélose au sang,
eau peptonée) puis sur des milieux spécifiques (galerie de léminor, le milieu SS-AGAR,
Lowenstein-Jensen,….) cette culture a pour issue un antibiogramme qui va relever la sensibilité
du germe à une série d’antibiotiques.
A l’HMC-Tshatshi, les hémocultures sont très rares vu leur coût élevé, ce qui oblige
souvent le clinicien à se référer à la sérologie pour des maladies comme la fièvre typhoïde.

2.5. SERVICE DE SÉROLOGIE


Nous avons pu doser certains stigmates du sérum pouvant confirmer ou infirmer ce à
quoi le clinicien a pensé.
Il s’agit de :
 Le dosage de la protéine C-réactive(CRP) : un indicateur prisé de l’inflammation
aiguë. Son taux normal est inférieur à 6 mg/dL
 Le test rapide de virus du sida : il est fréquemment demandé par le clinicien sous
le code ‘Widal II’.
Le diagnostic est posé après avoir fait 2 types différents de tests (DETERMINE ET
IN GOLD) s’il y a contradiction, on recourt à un 3ème test (DOUBLE- CHECK) qui va lever la
contradiction
 Le test de WIDAL : recherche des anticorps somatiques(O) et flagellaire(H) de la
salmonelle typhi. Très utilisé à l’HMC-Tshatshi alors qu’il occupe qu’une valeur minime dans le
diagnostic de la fièvre typhoïde puisqu’il n’a qu’une valeur d’orientation car y a une possibilité
d’absence de germe avec des anticorps perdurant longtemps dans le sérum.

3. CONCLUSION
Ce stage de biologie clinique ou de laboratoire nous a permis de se faire une idée sur ce qui
se fait dans le laboratoire de biologie médicale dont l’apport en clinique n’est plus à présenter
dans l’exercice médicale.
En outre, ce stage nous a permis de lier la théorie apprise au sein de l’université à la
pratique (avec ses réalités).
En définitive, nous remercions nos encadreurs de stage pour la volonté manifestée dans
l’apprentissage des techniques en biologie médicale et dans l’interprétation des résultats.

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Table des matières
Remerciements

1. Présentation du lieu
1.1. Dénomination du lieu de travail et localisation
1.2. Historique
2. Déroulement du stage
2.1. Service de prélèvement
2.2. Service de biochimie
2.3. Service d’hématologie
2.4. Service de bactériologie
2.5. Service de sérologie
3. Conclusion

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