L'action en
restitution des trop-
perçus, issus des
excédents de
versement IRG ou
IBSArticle 110 LF
2025
CIDTA
MRCF
19/08/2025
L'action en restitution des trop-perçus, issus des
excédents de versement
IRG ou IBS
Article 110 LF 2025
L'action en restitution (sans changement jusqu’à) du jour du paiement.
Lorsque les droits (sans changement jusqu’à) événement.
L'action en restitution des trop-perçus, issus des excédents de versement, au titre des acomptes
provisionnels de l’impôt sur le revenu global ou de l’impôt sur les bénéfices des sociétés, est
prescrite dans un délai de quatre (4) ans, à compter de la date de constatation de l’excédent de
versement.
La prescription (sans changement jusqu’à) accusé de réception.
Précision :
Cette mesure vise à faire la distinction entre les "demandes de restitution d'impôt", issues d’une
erreur des parties ou de l’administration et les "demandes de restitution d'excédents de versements
provenant d'acomptes provisionnels en matière d’impôt sur le revenu global ou d’impôt sur les
bénéfices des sociétés", lorsque les acomptes payés sont supérieurs à l’impôt dû de l‘exercice.
Dans ce cas, le contribuable dispose de la faculté juridique de solliciter, le remboursement d’une
créance qu’il détient, auprès de l’administration fiscale, issue d’un mécanisme prévu par la
législation fiscale.
Ainsi, les demandes de remboursement des excédents de versement ont trait à des trop-versés et
non à des sommes indûment ou irrégulièrement perçues par suite d’une erreur des parties ou de
l’administration.
De ce fait, il est suggéré d’instituer un délai de quatre (4) ans pour la prescription de l’action en
restitution de ces demandes, dont le décompte commence à partir de la date de constatation de
l’excédent de versement.
Commentaires et enrichissements
1) Portée juridique et articulation avec les régimes existants
Nature de la créance:
L’excédent d’acomptes ne relève pas de la répétition de l’indu, mais d’une créance liquide et
exigible née de la mécanique d’acomptes.
Le contribuable n’a pas à démontrer une erreur; il prouve un solde créditeur après imputation des
acomptes.
Principe sous-jacent:
Nul ne s’enrichit injustement aux dépens d’autrui.
La restitution des excédents s’inscrit dans la logique de l’enrichissement injustifié et de la
neutralité de l’impôt.
Distinction opérationnelle:
a) Réclamation “d’impôt indû” = contestation de l’assiette, du calcul ou d’un acte irrégulier.
b) Remboursement d’excédent d’acomptes = liquidation définitive faisant apparaître un trop-
versé, sans contestation de l’assiette.
2) Point de départ et preuve de la “constatation de l’excédent”
Définition à sécuriser:
La “constatation” doit être objectivée par un acte ou un document daté:
a) dépôt de la déclaration de résultats/IRG ou IBS faisant ressortir un crédit,
b) notification administrative de clôture ou de situation du compte fiscal mentionnant un solde
créditeur,
c) certification par le contribuable du relevé de solde annuel accompagnée des justificatifs
d’acomptes.
Recommandation rédactionnelle:
Préciser que, en cas de dépôt électronique, l’horodatage et l’accusé de réception électronique
valent date certaine de constatation.
Assise juridique
Les dispositions de l’article 109 du code des procédures fiscales sont modifiées, complétées
et rédigées comme suit :
Article 109 du CPF
L'action en restitution .......................................................... (sans changement jusqu’à) du jour du
paiement.
Lorsque les droits ........................................................... (sans changement jusqu’à) événement.
L'action en restitution des trop-perçus, issus des excédents de versement, au titre des
acomptes provisionnels de l’impôt sur le revenu global ou de l’impôt sur les bénéfices des
sociétés, est prescrite dans un délai de quatre (4) ans, à compter de la date de constatation de
l’excédent de versement.
La prescription .......................................... (sans changement jusqu’à) accusé de réception ».
Précision :
Cette mesure vise à faire la distinction entre les "demandes de restitution d'impôt", issues d’une
erreur des parties ou de l’administration et les "demandes de restitution d'excédents de
versements provenant d'acomptes provisionnels en matière d’impôt sur le revenu global ou
d’impôt sur les bénéfices des sociétés", lorsque les acomptes payés sont supérieurs à l’impôt
dû de l‘exercice.
Dans ce cas, le contribuable dispose de la faculté juridique de solliciter, le remboursement
d’une créance qu’il détient, auprès de l’administration fiscale, issue d’un mécanisme prévu par
la législation fiscale.
Ainsi, les demandes de remboursement des excédents de versement ont trait à des trop-versés et
non à des sommes indûment ou irrégulièrement perçues par suite d’une erreur des parties ou de
l’administration.
De ce fait, il est suggéré d’instituer un délai de quatre (4) ans pour la prescription de l’action en
restitution de ces demandes, dont le décompte commence à partir de la date de constatation de
l’excédent de versement.
A compter du 01/01/2025
L'action en restitution des sommes indûment ou irrégulièrement perçues, en matière d'impôts
directs et taxes assimilées, par suite d'une erreur des parties ou de l'administration, est prescrite
par un délai de quatre (4) ans, à compter du jour du paiement.
Lorsque les droits sont devenus restituables par suite d'un événement postérieur, le point de
départ de la prescription prévue précédemment est reporté au jour où s'est produit cet
événement.
L'action en restitution des trop-perçus, issus des excédents de versement, au titre des
acomptes provisionnels de l’impôt sur le revenu global ou de l’impôt sur les bénéfices des
sociétés, est prescrite dans un délai de quatre (4) ans, à compter de la date de constatation de
l’excédent de versement.
La prescription est interrompue par des demandes signifiées après ouverture du droit au
remboursement. Elle est, également, interrompue par une demande motivée; adressée par le
contribuable à l'administration fiscale par lettre recommandée, avec accusé de réception.3