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Chapitre 2

Le chapitre 2 aborde l'histoire de la linguistique contemporaine, en mettant l'accent sur l'émergence du structuralisme et les contributions de Ferdinand de Saussure, considéré comme le père de la linguistique moderne. Saussure distingue entre langue et parole, définissant la langue comme un système de signes où chaque élément est interconnecté, tandis que la parole est l'usage individuel de ce système. Le chapitre explore également les axes syntagmatique et paradigmatique, ainsi que les principes du fonctionnalisme, qui se concentre sur la fonction de la langue dans la communication.

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Chapitre 2

Le chapitre 2 aborde l'histoire de la linguistique contemporaine, en mettant l'accent sur l'émergence du structuralisme et les contributions de Ferdinand de Saussure, considéré comme le père de la linguistique moderne. Saussure distingue entre langue et parole, définissant la langue comme un système de signes où chaque élément est interconnecté, tandis que la parole est l'usage individuel de ce système. Le chapitre explore également les axes syntagmatique et paradigmatique, ainsi que les principes du fonctionnalisme, qui se concentre sur la fonction de la langue dans la communication.

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Chapitre 2 : Brève histoire de la linguistique

contemporaine
1. Avènement du structuralisme
Au 19ème, la linguistique est historique et comparée. Elle va classer les différentes
langue et va expliquer l’évolution de certaines langues par rapport à d’autres au
niveau phonétique et morphosyntaxique.

ROMAN GERMANIQUE IRANIEN SLAVE CELTIQUE

français danois sanskrit russe breton

italien anglais afghan polonais irlandais

espagnol néerlandais persan tchèque écossais

portugais allemand letton gallois

roumain

1.1F. de Saussure
Saussure est opposé au fait que la linguistique est historique et comparée. Il est
le père fondateur de la linguistique moderne. Pour lui, les langues sont un
système de signes linguistiques. Il a une dichotomies au niveau :
- langue / parole
- signifiant / signifié
- paradigmatique / syntagmatique
- synchronie / diachronie
La linguistique est une étude scientifique du langage humain. L’objet de la
linguistique est la langue. Le langage est multiforme et hétéroclite.

La parole relève de l’individuel, c’est une production de l’un l’autre qui varie
selon différentes personnes. Saussure prend beaucoup en compte la langue et
non la parole.
A. Objet d’étude

1
La langue pour lui c’est tout ce qui concerne le code. Le code est constitué d’un
ensemble de règle et de lexique commun entre nous tous. La parole est tout ce
qui concerne l’usage du code, l’exploitation du code qui elle est individuelle.
Chaque personne va avoir sa propre utilisation pour exploiter le code. La façon
d’utilisation le code/ lexique est propre à chacun. La façon d’utiliser un code va
dépendre aussi du contexte. la parole est une exploitation individuelle.
La langue est un fait qui nous a été imposé. On la apprit de manière implicite
alors que la parole on est dans un acte volontaire. Le lexique est encodé dans le
cerveau sous forme de représentation mentale. La représentation mentale est
toute les idées qu’on se crée. Pour Saussure, son
objet d’étude est bien la langue, la linguistique.
La compétence est dans le domaine de la langue alors que la performance est
dans le domaine de la parole.
La parole est les productions concrètes de langage.
La langue est l’ensemble des conventions partagées par l’ensemble d’une
communauté linguistique.
B. Langue = système de signes
Un système est un ensemble d'éléments interagissant entre eux selon un certain
nombre de principes ou règles.
Les signes sont des signes linguistiques.

Les indices vont être des éléments non verbales. Il y a un lien contiguë entre le
forme et la signification.
L’icône est lorsqu’il y a un lien de ressemble entre la forme et sa signification.
L’icône permet de comprendre un certain panneau par exemple (panneau avec

2
un biche ne veut pas dire qu’il va y avoir d’office une biche).
Le symbole permet de faire un lien conventionnel entre le forme et la
signification. Il n’y a rien de naturel entre la forme et la signification. Tout le
lexique est fait de cette façon. Les signes sont des symboles.
Il va expliquer que la langue est un système à l’intérieur duquel chaque élément
est défini par les relations qu’il entretient avec les autres éléments. A l’époque,
on envisagé la langue comme une nomenclature, un système d’étiquette qui
change entre les langues. D’une langue a une autre, en fonction du lexique, on
ne découpe pas les mots de la même façon. La langue ne fonctionne pas comme
une nomenclature.

Les signes ne correspondent pas à des étiquettes affectées à des éléments de la


réalité extra-linguistique. Ils sont déterminés par les besoins d’une communauté
linguistique en fonction de l’expérience physique et sociale de son
environnement quotidien. La langue véhicule une « vison du monde », elle

fonctionne comme un prisme déformant qui structure notre rapport à la réalité.


Nommer ne revient pas simplement à mettre des étiquettes sur des objets. Un
objet ne saurait désigner, par sa seule réalité physique, ni les propriétés qu’il
possède, ni son appartenance à une classe d’objets, ni son caractère
dénombrable, etc. L’activité linguistique est une activité symbolique. La langue
sert de véhicule à la pensée, qui articule des concepts et non des labels
appliqués à des choses. Nommer revient à catégoriser, à organiser le monde. Les
mots ont un pouvoir conceptualisant : le mot crée le concept tout autant que le
concept appelle le mot. Une nouvelle activité, une nouvelle réalité appellent une
dénomination, mais c’est cette dénomination qui leur confère une existence.
Pour comprendre la valeur d’un signe, il faut comprendre sa place.
La langue est un système dans lequel, à un moment donné, chaque terme à sa
valeur par opposition aux autres termes.

La langue est un système structuré d’éléments interdépendants (les éléments


individuels portent le nom de « signes »).
Le terme structure renvoie à la façon dont les éléments participants d'un
système sont organisés entre eux.

3
Le signe linguistique se définit par les relations qui le rattachent aux autres
signes. La notion de signe ne définit pas de dimension spécifique (unité simple ou
combinaison d’unités). Un signe ce n’est pas nécessairement un mot, ça peut
être plus petit qu’un mot. La notion de signe linguistique implique qu’on puisse
l’analyser sur deux plans : le son et le sens (l’un ne va pas sans l’autre). Un
phonème n’est pas un signe linguistique.
Le sujet est apte à repérer des contenus semblables malgré des prononciations
différentes
• mot « cheminée » prononcé par un Bruxellois, un Parisien ou un Marseillais
Un sujet parlant peut aussi repérer des différences de sens dans des séquences
sonores semblables.
• chœur/cœur, avocat/avocat
le concept est tous ce qui fait appel au sens.
Un son différent peur renvoyer un même phonème.
La forme acoustique est la même séquence de phonème. Ce n’est pas le son
qu’on prononce mais la représentation mentale que l’on se fait dans la tête.
Le concept est le signifié. La forme acoustique est le signifiant. Tout deux font le
signe linguistique.
Le signe est une association d’un signifiant (image acoustique) et d’un signifié
(concept). L’image acoustique définit la position du signe du point de vue de sa
forme => phonologie. Le concept définit la position du signe du point de vue
de sons sens => sémantique.
Le signe linguistique est une représentation mentale. Ce n’est pas le
mot que l’on prononce ou qu’on écrit.
19

Référent : référence à
tous ce qui nous entoure,
objet du monde réel. Ce
n’est pas du langage.

4
« Signifiant » et « signifié » est bien une représentation mentale.
P= phonologie, parole A= audition
Les propriétés du signe présentent deux faces indissociables (signifié et

signifiant) (métaphore de la feuille de papier). Le signe est arbitraire (le signifié)


et linéaire (le signifiant). Rien n’est naturel. Tout signe linguistique associe donc
par un rapport d’arbitrarité ou d’immotivation un signifié et un signifiant
indissociables et renvoie en même temps, de manière également arbitraire, à la
réalité extra-linguistique, c’est-à-dire à un référent.

C. Etude du système

L’étude de la synchronique est une linguistique descriptive, on décrit à un


moment donné du temps l’état de la langue. On s’intéresse à l’étude de la
langue.
La linguistique évolutive est une approche diachronique, à travers les temps.
C’est la linguistique historique, on s’intéresse à l’évolution d’un fait linguistique.
La synchronie fige le temps alors que la diachronie veut voir l’évolution.
Saussure est dans une approche synchronique.

5
La langue est un système, tout ce qui est nécessaire au fonctionnement et à la
compréhension d’une langue donnée à un moment donné doit et peut être
recherché dans l’analyse du seul système considéré au moment donné.
La langue évolue toujours, c’est une unité vivante. Ce n’est pas possible de la
segmenter.
D. Fonctionnement du système

Le fait de dire « mes dicaments » est un problème de segmentation. Ses


problèmes de segmentation vont se trouver au niveau de l’orthographe. En
fonction de la segmentation réalisée, il y a une signification différentes.
Les signes ont des relations les uns avec les autres au niveau phonique,
contextuel et grammatical.

Syntagmatique : elle regarde le


ciel -> (ligne horizontale) les mots se succèdent les uns derrière les autres sur la
chaine parlée. Ses unités ont des rapports de succession entre elles. Ca peut être
la combinaison de mots, de phonèmes, de morphèmes.
Paradigmatique : on est en dehors de la chaine parlée. On se situe dans la
mémoire, dans la tête. On peut se situer au niveau phonétique par exemple. On
parle d’un ensemble des unités qui peuvent prendre la place de l’une de l’autre
en un point bien placé de la chaine parlée. Ce sont toutes les unités qui peuvent
prendre la place d’un mot (elle peut être remplacé par Julie par exemple). Dans
l’axe paradigmatique, on va faire des substituions, en changeant les unités par
d’autres.

Flexions verbales :
6
Ce qui forme un paradigme c’est tout le
mots/ unités qui peuvent être changé les uns par rapport aux autres.
Un morphème est la plus petite unité de sens.
Les règles grammaticales imposent les axes syntagmatiques
Les paradigmes, c’est ce que je crée dans ma tête et qui permettent la flexion
verbale.
Axe syntagmatique :

La syntagme est une combinaison de 2 ou plusieurs unités consécutives sur la


chaine parlée, succession d’unités qui s’accrochent.
Les unités s’enchaînent en fonction des règles grammaticales propres à chaque
langue. Les unités s’accrochent pour former un mot, une expression, un
ensemble plus large. Cet axe a un ordre déterminé et a un rapport de
combinaison les unes à la suite des autres.
Axe paradigmatique :

Le paradigme est un inventaire des unités susceptibles de se substituer les unes


aux autres dans un même contexte. en chaque point isolé de la séquence, on
peut imaginer un axe paradigmatique. A chaque point de la séquence, on peut
avoir un paradigme. Ce paradigme est toute les unités que peuvent prendre la
place d’une autre en rapport à la chaine parlée et tout dépend de la séquence
réalisée. On parle bien d’un rapport de substitution. On ne peut pas dire deux
sons, deux morphèmes, deux mots en même temps.
Chaque segment de l’énoncé correspond à un choix opéré par le locuteur parmi
tous les choix possibles. Il a un rapport de substitution. Chaque unité exclut la
présence d’une autre. La richesse des paradigmes est étroitement liée à la
culture de chacun. En fonction de nos connaissances syntaxiques, on pourra avoir
un paradigme plus grand qu’une autre personne, tout dépend de la richesse
lexicale, du vocabulaire de chacun. C’est lié aux connaissances de chacun par
rapport à la langue.
L’axe vertical des commutations est dit paradigmatique. C’est l’axe sur lequel
opère la sélection. Il concerne le choix des mots eux-mêmes. La notion de
paradigmatique est liée à l’opération de commutation. On choisit l’unité qui va
prendre sa place et quand on en a choisis une, on ne peut plus choisir une autre
7
unité à cet endroit-là, on ne peut en choisir qu’une. On les retrouve à chaque fois
isolés de l’énoncé. (examen)
L’axe horizontal de la succession linéaire est dit syntagmatique. C’est l’axe sur
lequel opère la combinaison des unités les unes à la suite des autres. Il concerne
le choix du placement des mots dans l’énoncé. La notion de syntagmatique est
liée à l’opération de segmentation. (examen)
Pour comprendre un énoncé, on doit comprendre la segmentation et la
commutation.

La valeur du signe « rouge » se définit par la possibilité qu’il ait de :


- se combiner avec un nom (syntagme)
- se substituer à d’autres adjectifs de couleur auxquels il s’oppose
(paradigme)

 ces deux axes peuvent se comprendre


par les deux axes (syntagme et
paradigme)

 syntagmatique -> broca


 paradigme -> wernicke
une aphasie est une personne qui a
développé le langage mais que suite à un
accident (AVC par exemple) il perd tout
ce qu’il avait développé.

2. Fonctionnalisme
A.Martinet est le représentant le plus connu.
8
Le fonctionnalisme est l’étude de la fonction de la langue et les fonctions des
éléments linguistiques. Les fonctions de la langue sont la communication, pouvoir
communiquer les uns avec les autres. La fonction premiere de la langue est la
communication.
Rappel :
Linguistique structurale  Intérêt sur la forme des éléments, leur structure, leur
appartenance au système de la langue.
La linguistique fonctionnelle et linguistique structurale sont complémentaires.

2.1Principes du focntionnalisme
La fonction premiere du langage est la communication, on veut fournir un
maximum d’information pour parler de ce que l’on veut.
Centre d’intérêt :
Tout ce qui est susceptible d’apporter une information sur les intentions du
locuteur.
Le langage doit répondre à 2 exigences :
- Satisfaire aux multiples besoins de la communication

Fournir un maximum d’unités différentes pour représenter la multitude des
concepts
- Exigence générale d’économie : être efficace au moindre coût

2.2La théorie de la double articulation


Elle permet à la langue d’assumer ces 2 fonctions contradictoires. Cela concerne
la la combinaison des éléments du message.
Le langage observe 2 types d’organisation en éléments distincts contribuant à la
constitution du message.
Mon chat on dorm ait => première articulation (elle se fait au niveau du sens)
M on ch a on d o r m ait => articulation (elle se fait au niveau du découpage du
sons, au niveau des phonèmes)
Cela peut former une infinité d’énoncé.
a) Première articulation
Elle repond à la première exigence. Les unités de sens sont des monèmes.
Le message se décompose en une chaine d’unités significatives. On est sur le
niveau du sens.

9
Les monèmes sont :
- Les plus petites unités porteuses de sens de la langue
- Les unités minimales significatives
- Les unités de première articulation
Martinet utilisait le terme « monème » plutôt que « morphème ». Par la suite, le
terme « morphème » sera utilisé. Les unités minimales de sens sont combinés à
d’autres morphèmes pour construire d’autre sens.

Les caractéristiques des monèmes :


- Le monème est un signe linguistique.
- Les monèmes s’ordonnent dans le successif (c’est à partir du signifiant
qu’ils s’ordonnent dans le successif sur l’axe paradigmatique).
- Il peut être un mot simple, un radical, un préfixe, un suffixe, une
désinence, …
- Ces unités ne peuvent être analysées en unités successives plus petites
dotées de sens (en dessous, il n’y a plus de sens).

b) Deuxième articulation
Elle répond à la deuxième exigence. Ce sont des combinaisons phoniques
donnant des phonèmes (37 en français). Les phonèmes se combinent pour
former des milliers de monèmes.
Les phonèmes sont :
- Les plus petites unités dépourvues de signification
- Les unités minimales distinctives
- Les unités phoniques minimales
- Les unités de seconde articulation

10
On peut découper chaque unité en une séquence de phonème. Avec les 37
phonèmes, on peut créer des combinaisons à l’infinie.
Les caractéristiques des phonèmes :
- Ils ne sont pas des signes linguistiques (dépourvus de sens).
- Ils répondent au principe d’économie (possibilités articulatoires et
capacités discriminatives auditives).
- Ils se combinent pour obtenir la forme vocale des unités de première
articulation.
- Ils permettent de distinguer les monèmes  porteurs d’une différenciation
sémantique
- Ils ont une différenciation sémantique, permettent de différencier les
phonèmes les uns par rapport aux autres

 Important de
garder le sens

 Au niveau des
phonèmes, on se
s’intéresse pas du sens.

11
Le langage humain s’articule à deux niveaux : au niveau des monèmes et au
niveau des phonèmes.
Seul le langage humain possède cette caractéristique d’être doublement articulé.
Le principe de la double articulation apparaît comme l’une des lois
fondamentales du langage humain.
Demain -> la segmentation seule ne suffit pas. Pour savoir laquelle est la bonne,
on peut commuter. Pour les monèmes, on veut le sens. « Main » existe mais le
sens de main dans demain, il n’y est pas.
Cartable -> un seul monème.
Miroir -> mir oir => mirer et lavoir

3. Grammaire générative
Le fondateur est Noam Chomsky. Dans les années 50, il révolutionne la
linguistique avec un nouveau programme de recherche. Le paradigme dominant
sera la grammaire distributionnelle. La grammaire distributionnelle est une
description des langues par élaboration de listes de règles, issues des corpus qui
est une conception empiriste de la linguistique.
3.1Analyse distributionnelle
Bloomfield est influencé par le behaviorisme. Le behaviorisme explique les
phénomènes d’apprentissage uniquement par des comportements observables
des sujets, il n’y a pas de spéculation sur les états mentaux. L’analyse
distributionnelle est la constitution d’un corpos (=recueil de données), il
recherche aussi des régularités. Cette analyse permet le test de commutation
pour révéler les paradigmes qui sont les classes distributionnelles qui sont un
ensemble des mots qui ont une distribution identique.
Un ensemble de syntagmes appartient à la même classe grammaticale parce
qu’ils ont la même distribution. Dans une structure donnée, ils peuvent se
substituer les uns aux autres en tenant compte des contraintes combinatoires
imposées par l’axe syntagmatique.
On recherche les syntagmes. C’est toujours à partir d’une structure donnée qu’on
peut voir si on peut changer le pronom.
Axel mange un gâteau.
Axel mange un gâteau
Un enfant mange un gâteau
Un enfant gourmand mange un gâteau
Un petit enfant mange un gâteau
Il mange un gâteau
L’enfant de mon voisin mange un gâteau
L’enfant du fils de mon voisin de Mons mange un gâteau

12
Axel dort
Axel dort sereinement
Axel prend soigneusement un gâteau
Axel court après Clément
Axel amène son gâteau à Clément

 syntagme verbal

On peut voir si les éléments gardent le même sens en changeant un mot.


3.2Limites de l’analyse distributionnelle
C’est une méthode descriptible qui n’a pas de classement complet et pertinents
de tous les éléments de la langue ni de différence entre des phrases
structurellement différentes. On a toujours une limitation aux énoncés.
 Cette méthode ne réussit pas à donner un modèle explicatif du
fonctionnement du système, ni à rendre compte des exceptions.

3.3Objectif de la linguistique (Chomsky)


Son objectif est de caractériser le savoir linguistique (langue interne) des
locuteurs adultes. La langue interne est étudiée par le biais des jugements de
grammaticalité. Il s’oppose à la grammaire distributionnelle.
Le principe de toutes les langues du monde sont similaires quant à leurs
mécanismes profonds et reflètent une grammaire universelle. La grammaire
universelle est une faculté biologique et spécifique à l’espèce humain. Il a comme
principe de basé sa réflexion sur une grammaire universelle. Pour lui, toutes les
langues du monde sont similaires, certains principes se rencontrent. Il base sa
réflexion sur une grammaire universelle.
Langue interne= grammaire intériorisée= savoir linguistique.

3.4La grammaire selon Chomsky


Chomsky s’oppose au distributionnalisme par rapport à la méthode employée.
Elle est plutôt dans une démarche hypothético-déductive. Il fait une élaboration
d’une théorie générale destinée à expliquer des faits connus et à prévoir des faits
nouveaux. Il va d’une théorie générale à
particulier.

13
Bloom essaye de placer des énoncé produits, il regarde la performance.
Pour Chomsky, la grammaire institutionnelle à regarder c’est la compétence et
non la performance.

3.5Grammaire universelle
Certains principes de grammaire sont communs à toutes les langues du
monde ce qui est « principes innés ».
- Universaux du langage = propriétés partagées par toutes les langues (ex. :
sujets/prédicats)
- Développement d’une forme de langage dans toutes les sociétés humaines
 prédisposition génétique universelle
- Naissance avec prédisposition innée pour le langage  pas d’enseignement
explicite
Tout n’est pas inné au niveau de la grammaire, on a un dispositif pour apprendre
des règles afin de créer des énoncés à partir des règles. L’ensemble du processus
d’acquisition du langage n’est pas inné.
 Apprentissage des propriétés spécifiques à chaque langue

3.6Grammaire générative
On est dans la syntaxe, la formation des phrases. On s’intéresse à l’ensemble des
règles pour combiner des mots afin de former des phrases.
Saussure  La langue est un système de signes.
Chomsky  La langue est un système de règles
Usage des langages formels
Il existe deux métalangage, la langue naturel ou la langue formel.
Chomsky va utiliser un langage formelle, c’est ainsi qu’il s’oppose à Saussure.
3.7Grammaire comme algorithme
Pour être capable de générer des phrases grammaticalement correctes, il faut
être capable d’exécuter un ensemble d’instructions précises (= algorithme)
permettant d’engendrer toutes les phrases grammaticales correctes de la langue.
14
On a une marche à suivre pour arriver à quelque chose. Si on suit bien les étapes,
on aura la réponse attendue.

Carré d’une somme (a+b)2

(1) Prendre le carré du premier terme


(2) Prendre le carré du deuxième terme
(3) Additionner les résultats de (1) et (2)
(4) Multiplier le premier terme par le second
(5) Multiplier le produit de (4) par 2
(6) Additionner les résultats de (3) et de (5)
(a+b)2 = a2 + b2 + 2ab

Algorithme à notre disposition permettant de générer un nombre infini


de phrases

Jean regarde le chat.


Sophie lave la vaisselle.
Pierre nettoie la voiture.

A partir de l’ensemble fini d’éléments (= mots de la langue), il est possible de


générer un ensemble infini de phrases. Générer permet de produire à l’aide d’un
système de règles.
La grammaire générative d’une langue est un système de règles à l’origine de la
capacité générative du langage.
La grammaire explicite, conçue comme un mécanisme fini, consiste en un
ensemble de règles capables d’énumérer l’ensemble infini des phrases
grammaticales d’une langue en attribuant à chacune de ces phrases une ou
plusieurs descriptions structurales.
3.8Rôle du linguiste
Il permet de décrire la compétence au travers d’une grammaire qui regroupe
l’ensemble des règles et des instructions explicites qui permettent d’engendrer
toutes les phrases possibles d’une langue.

Grammaire générative

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