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Les Incoterms

Le document présente les techniques et modes de paiement ainsi que les Incoterms, essentiels pour les échanges commerciaux internationaux. Il analyse les spécificités de chaque méthode de paiement, leurs avantages et inconvénients, ainsi que leur complémentarité dans la sécurisation des transactions. Une bonne compréhension de ces éléments est cruciale pour établir des relations commerciales équilibrées et minimiser les risques associés aux échanges transfrontaliers.

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Les Incoterms

Le document présente les techniques et modes de paiement ainsi que les Incoterms, essentiels pour les échanges commerciaux internationaux. Il analyse les spécificités de chaque méthode de paiement, leurs avantages et inconvénients, ainsi que leur complémentarité dans la sécurisation des transactions. Une bonne compréhension de ces éléments est cruciale pour établir des relations commerciales équilibrées et minimiser les risques associés aux échanges transfrontaliers.

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15/07/2025 Technique, mode de

paiement et Incoterms

Réalisé par :

EMBINGA-ONGUITI VItal Naomi


BANDJOGO MOUMBANGANGOU Claire Justiva
MOUSSAVOU Emmanuel André
ABAGAYERI Féline Délia
ESSONO ABAGA Aurell-Juste
Plan

Introduction
Techniques et mode de paiement
Incoterms
Relation entre les techniques et mode de paiements et les incoterms
Conclusion

1
I- Introduction

Les entreprises échangent chaque jour des biens et des services au-delà des frontières. Ces
échanges internationaux jouent un rôle essentiel dans leur croissance et leur ouverture sur de
nouveaux marchés. Pour que ces transactions se déroulent dans les meilleures conditions, il est
essentiel de maîtriser les mécanismes qui les régissent, en particulier les techniques de paiement,
les modes de paiement et les Incoterms. Ces trois éléments, bien que distincts, sont intimement
liés et jouent un rôle central dans la sécurisation des relations commerciales internationales. À
l’heure où le monde est plus connecté que jamais, les entreprises, petites ou grandes, multiplient
les échanges au-delà des frontières pour développer leurs activités. Mais derrière chaque
transaction internationale se cachent des enjeux importants : comment s’assurer que le paiement
sera effectué correctement ? Qui prend en charge les frais de transport ou les risques liés à la
livraison ? Autant de questions qui trouvent leurs réponses dans la combinaison des techniques de
paiement, des modes de règlement et des Incoterms.

Dans ce contexte, bien comprendre comment s’organisent les paiements internationaux, à quels
moments ils doivent être effectués, et quelles sont les obligations respectives de l’acheteur et du
vendeur devient essentiel. Car au-delà de la simple question de "payer ou être payé", se posent des
enjeux de confiance, de gestion des risques, de logistique et de sécurité.

Ce travail a pour ambition de présenter ces trois piliers fondamentaux Activités commerciales
transfrontalières, d’en analyser les spécificités, et surtout de montrer en quoi ils sont
complémentaires. Une bonne compréhension de leur fonctionnement permet de sécuriser les
échanges, de bâtir des relations commerciales équilibrées, et de limiter les malentendus, les retards
ou les litiges.

2
II- Techniques et mode de paiement :

A) Technique de paiement
Les techniques de paiement (ou moyens de paiement) désignent l'ensemble des méthodes,
instruments et systèmes utilisés pour effectuer le transfert d'une somme d'argent d'un payeur (le
débiteur, par exemple un client) à un bénéficiaire (le créancier, par exemple un commerçant ou un
prestataire de service), dans le cadre d'une transaction commerciale ou d'un règlement de dette.
Selon Didier-Pierre dans Moyens et techniques de paiement internationaux édition ESKA, Paris
en 1993. La technique de paiement désigne la procédure suivie pour que le paiement puisse être
réalisé. Il s’agit donc des modalités d’utilisation de l’instrument de paiement, qui résultent de
l’accord des parties au contrat. Elles concernent les méthodes utilisées pour activer le moyen de
paiement prévu.1

1. Les types de technique de paiement :

a) Virement bancaire international (SWIFT) : Le virement bancaire international (SWIFT)


est un ordre de débourser donné par une banque à partir du compte d’un client (donneur d’ordre)
en faveur d’un autre compte bancaire à l’étranger. Il est acheminé via le réseau sécurisé SWIFT
(Society for Worldwide Interbank Financial Télécommunication), qui transmet des messages
standardisés (contenant les codes BIC/SWIFT et IBAN) entre les institutions financières pour
assurer un transfert sûr, traçable et efficace à l’échelle internationale. MONÉGER, Joël. Droit
commercial, instruments de paiement et de crédit.2

b) Chèque : Un chèque est un écrit par lequel une personne, appelée tireur, donne l'ordre à une
banque (le tiré) chez qui elle a des fonds disponibles, de payer à vue une somme déterminée à une
troisième personne, le bénéficiaire (ou au porteur).3

1
Didier-Pierre. Moyens et techniques de paiement internationaux. Paris : ESKA, 1993.
2
9ᵉ édition, Paris : LGDJ, 2012, p. 35.
3
MONÉGER, Joël. Droit commercial, instruments de paiement et de crédit. Paris : Dalloz

3
c) Lettre de paiement :

Lettre de crédit (crédit documentaire) : La lettre de crédit, ou crédit documentaire, est un


engagement écrit pris par une banque (banque émettrice), agissant à la demande de son client
(l'acheteur), de payer un vendeur (bénéficiaire) contre remise de documents conformes attestant
de l’expédition des marchandises.4

d) Encaissement documentaire : L’encaissement documentaire est une technique de paiement


par laquelle un exportateur donne mandat à sa banque de remettre des documents commerciaux ou
de transport à l’importateur, contre paiement immédiat (CAD : Cash Against Documents) ou
contre acceptation d’une traite (D/A : Documents against Acceptance.)5

e) Carte bancaire : La carte bancaire est un instrument de paiement permettant à son titulaire
d'effectuer des paiements ou des retraits d'espèces, grâce à une autorisation donnée par
L’établissement émetteur, dans la limite des fonds disponibles ou d’un plafond autorisé.6

f) Paiement électronique : Le paiement électronique est un ensemble de méthodes et de


technologies permettant de transférer des fonds de manière dématérialisée, sans manipulation
d'espèces physiques, via des réseaux informatiques ou des dispositifs électroniques. Il englobe
toutes les transactions financières réalisées à distance ou en point de vente au moyen d'outils
numériques.7

Mandat postal : Le mandat postal est un service de transfert de fonds offert par l'opérateur postal,
permettant à une personne d'envoyer une somme d'argent à une autre personne, laquelle pourra la

4
Cours de technique et moyen de paiement ; ESGIS Gabon ; Juin 2023
5
MONOD, Didier-Pierre. Moyens et techniques de paiement internationaux. 4ᵉ édition, Paris : Éditions Eska, 2007,
p. 130.
6
TEYSSIÉ, Christophe. Les moyens de paiement : instruments et techniques. Paris : Gualino Éditeur - Lextenso,
2019, p. 56.
7
Adapté de TEYSSIÉ, Christophe. Les moyens de paiement : instruments et techniques. Paris : Gualino Éditeur -
Lextenso, 2019, p. 56 et chapitres pertinents sur les paiements dématérialisés.

4
percevoir dans un bureau de poste désigné ou par remise à domicile. Il constitue un instrument de
paiement traditionnel, particulièrement pertinent pour les envois de fonds nationaux ou
internationaux vers des populations ou des zones géographiques où l'accès aux services bancaires
classiques est limité, offrant une garantie de paiement par l'intermédiaire du réseau postal.8

8
Source : Adapté de VOGT, Christiane. Le service public postal. LGDJ, 2011, pp. 120.

5
2. Avantages et inconvénients des techniques de paiements :

Techniques de Avantages Inconvénients


paiements
Virement Sécurisé : Traçabilité via le réseau SWIFT. Frais élevés : Coûts fixes (10.000 XAF–33000
bancaire Rapide : Délai de 1 à 5 jours ouvrés. XAF) + frais de change et intermédiaires.
international Universalité : Disponible dans presque tous Risque d'erreur : Une erreur dans les
(SWIFT) les pays. coordonnées bancaires (IBAN/BIC) bloque le
Montants élevés : Adapté aux gros paiement.
transferts. Pas de protection acheteur : Irrévocable une
fois envoyé.
Chèque Simple à émettre : Aucun équipement Délais longs : Encaissement sous 2 à 6 semaines
technique requis. + risque de rejet.
Coût faible : Frais minimes pour l'émetteur. Risque de perte/vol.
Simple à émettre : Aucun équipement Change défavorable : Pour les chèques en
technique requis. devises.
Coût faible : Frais minimes pour l'émetteur. Défiance internationale : Peu utilisé hors
certains pays.
Lettre de Sécurité maximale : La banque garantit le Coûts élevés : Frais bancaires (1–3% du
crédit (Crédit paiement si les documents livrés sont montant) + documents exigés.
documentaire) conformes (UCP 600). Complexité administrative : Conformité stricte
Risque partagé : Protège acheteur et des documents (facture, connaissement, etc.).
vendeur. Délais longs : Négociation et vérification des
Financement possible : Crédit documents.
documentaire confirmé/non confirmé.
Encaissement Moins cher qu'une L/C : Frais modérés. Risque pour le vendeur : L'acheteur peut refuser
documentaire Contrôle des documents : Le vendeur garde les documents à l'arrivée.
(Documentary le titre de propriété (connaissement) jusqu'au Aucune garantie bancaire : Les banques
Collection) paiement. n'interviennent que comme intermédiaires.
Retards fréquents : Liés à la vérification
physique des documents.

Carte Instantané : Paiement en temps réel. Frais pour le vendeur : Commissions (1–3% par
bancaire Sécurité : Protection contre la fraude (3D transaction).
Secure, plafonds). Limites de montant : Inadapté aux gros achats.
Acceptation mondiale (Visa/Mastercard). Risque de contestation : Chargebacks possibles.
Paiement Simplicité : Interface intuitive, pas de Frais élevés : 3–5% par transaction + change.
électronique coordonnées bancaires à partager. Comptes gelés : Risque de blocage pour "activité
Rapidité : Virements en 24–48h vers un suspecte".
compte bancaire. Dépendance technique : Pannes ou restrictions
Protection acheteur/vendeur (sous géographiques.
conditions).
Mandat postal Accessible : Sans compte bancaire (via Lenteur : Délais d’acheminement long
bureaux de poste).

6
Coût modéré : Frais fixes. Risque de perte
Limités aux petits montant
Déclin : Peu accepté en B2B

7
3. Tableau comparatif : Cas d'usage des modes de paiement :

Mode de paiement Contexte typique Acteurs concernés Déclencheur principal


Virement SWIFT Achat de machines industrielles Entreprises B2B Montant élevé
(Chine → Gabon)

Chèque Règlement d'un artisan Particulier → TPE Usage local


(Travaux domestiques)

Lettre de crédit Import d’un véhicule (Dubai Exportateur / Importateur Méfiance commerciale
(Credoc) → Libreville)
Encaissement doc Export de bois (Gabon PME exportatrices Contrôle des marchandises
→ Italy)
Carte bancaire Achat en ligne (sites e- Consommateur Paiement instantané requis
Commerce)
Paiement Souscription logiciel Freelances / PME Internationalité
électronique
Mandat postal Envoi d'argent à un proche (sans Populations rurales Accessibilité
compte bancaire

Source : MOUSSAVOU Emmanuel André

8
B) Mode de paiement

Le mode de paiement désigne la modalité de règlement, c'est-à-dire le moment et les conditions


de paiement dans le cadre contractuel entre le client et le fournisseur. Son objectif est de Fixer les
délais, les échéances et les conditions de paiement dans le contrat commercial.
Selon -Claude Bergouignan Économiste spécialiste des systèmes monétaires, Le mode de
paiement est un dispositif socio-économique organisé, combinant instruments, canaux et
protocoles, qui permet le transfert de valeur entre acteurs en s’appuyant sur des conventions
sociales et des infrastructures techniques. Son adoption dépend moins de son efficacité
intrinsèque que de l’écosystème institutionnel et des habitudes culturelles dans lesquels il
s’insère.9

1. Les types de mode de paiement :


a) Paiement comptant : Le paiement comptant désigne le règlement immédiat et intégral d'une
dette ou d'une transaction, sans délai ni crédit accordé. Cela signifie que le montant total dû est
versé au moment de l'achat, de la livraison du bien ou de l'exécution de la prestation de service. Il
s'oppose au paiement à terme ou à crédit.10

Paiement anticipé : Il désigne une modalité de règlement dans laquelle le client paie tout ou partie
du montant dû avant la livraison du bien ou la réalisation du service. Cette pratique peut offrir des
avantages au fournisseur (sécurisation du financement, limitation du risque d'impayé) mais peut
représenter un coût d'opportunité pour l'acheteur.11

Paiement à terme : C’est une modalité de règlement dans laquelle le paiement est effectué après
la livraison des biens ou la réalisation de la prestation, selon un délai convenu contractuellement
(ex. : 30 jours fin de mois, 60 jours date de facture). Cette pratique permet à l'acheteur de bénéficier
d'un crédit fournisseur.12

9
Bergouignan, M.-C. (2020). La Fin des espèces ? Presses de Sciences Po, Paris, p. 47.
10
Dictionnaire du droit des affaires
11
Raynouard, A., & Raynouard, D. (2017). La gestion financière de l'entreprise : Analyse et pilotage. Paris :
Éditions Foucher, p. 154.
12
Raynouard, A., & Raynouard, D. (2017). La gestion financière de l'entreprise : Analyse et pilotage, p. 155.

9
Paiement contre documents : C’est une modalité de règlement dans laquelle l'acheteur effectue le
paiement au moment où il reçoit les documents nécessaires à la prise de possession des marchandises (par
exemple : connaissement, facture commerciale). Cette technique est couramment utilisée dans le commerce
international, car elle sécurise la transaction pour le vendeur tout en garantissant la livraison pour
l'acheteur.13

Paiement différé : C’est une modalité de règlement dans laquelle l'acheteur paie après la livraison des
biens ou l'exécution du service, mais selon un délai convenu contractuellement. Ce mécanisme permet à
l'acheteur de bénéficier d'un délai de paiement.14

Paiement échelonné : C’est une modalité de règlement selon laquelle l'acheteur verse le montant total
de la facture en plusieurs versements successifs étalés dans le temps, conformément aux conditions prévues
au contrat. Cette solution permet de répartir la charge financière pour l'acheteur, tout en garantissant au
vendeur des encaissements progressifs.

13
International Chamber of Commerce (CCI). (2009). Règles et Usances Uniformes relatives aux encaissements
(RUU 522). ICC Publishing.
14
Raynouard, A., & Raynouard, D. (2017). La gestion financière de l'entreprise : Analyse et pilotage. Paris :
Éditions Foucher, p. 155.

10
2. Avantages et inconvénients des modes de paiements :

Mode de paiements Avantages Inconvénients


Paiement comptant Liquidité immédiate Tension trésorerie (acheteur)
Risque crédit nul (vendeur) Risque de non-livraison
Simplicité administrative (acheteur)

Paiement anticipé Sécurité maximale (vendeur) Risque total (acheteur)


Avantages Finance la production Bloque la trésorerie acheteur

Paiement à terme Souplesse trésorerie Risque d’impayés (vendeur)


(acheteur) Frais de gestion des délais
Relation commerciale
confiante

Paiement contre documents Contrôle des documents Aucune garantie bancaire


(vendeur) Refus possible des documents
Coût modéré vs L/C (acheteur)

Paiement différé Avantages Planification financière Risque de défaut accru


Adapté aux projets longs Coût d’opportunité (vendeur)

Paiement échelonné Équilibre trésorerie (parties) Frais de suivi administratif


Sécurisation progressive Risque de rupture de
(vendeur) paiement intermédiaire

11
3. Tableau comparatif : Cas d'usage des modes de paiement :

Mode de paiement Contexte typique d'utilisation Secteurs concernés Exemple concret


Paiement comptant Transactions instantanées sans délai Commerce de détail, Achat en supermarché ou paiement d'une
restauration, services course de taxi
Paiement anticipé Produits sur mesure/risqués ou E-commerce, luxe, B2B Commande d'un équipement industriel
clients nouveaux international auprès d'un nouveau fournisseur chinois
Paiement à terme Relations commerciales établies Tous secteurs B2B Fourniture mensuelle de matières
avec confiance mutuelle premières entre partenaires de longue date
Paiement contre Commerce international nécessitant Agroalimentaire, matières Export de Côte-d’Ivoire vers le Gabon
documents un contrôle documentaire sans premières avec contrôle des certificats qualité
garantie bancaire
Paiement différé Projets longs avec livraison unique BTP, équipements lourds Installation d'une chaîne de production
avant règlement payée 120 jours après réception
Paiement échelonné Transactions complexes à étapes Immobilier, consulting, Construction immobilière (30% à la
multiples ou biens de grande valeur projets clés en main signature, 40% à mi-chantier, 30% à
livraison)

Source : MOUSSAVOU Emmanuel André-Yannick

12
C) La différence entre les modes et techniques de paiements

Les techniques ou moyen de paiement et les modes de paiement forment un duo essentiel dans
l’exécution des transactions, mais répondent à des logiques distinctes. Les moyens de paiement
sont les instruments concrets qui permettent le transfert de valeur. Ils relèvent de la technique. Les
modes de paiement définissent les conditions temporelles et contractuelles du règlement. Ils
relèvent de la négociation commerciale. Le mode fixe le "quand" (paiement différé de 90 jours),
le moyen exécute le "comment" (virement SWIFT).

III- Incoterms

INCOTERM est un terme normalisé qui définit les obligations et les responsabilités respectives
du vendeur et de l’acheteur dans le commerce international.Chaque incoterm est représenté par un
sigle définissant les obligations de chaque partie, vendeur ou acheteur, dans la transaction
commerciale.

Les Incoterms interviennent lors de :


§ La livraison ;
§ L’assurance ;
§ Le transport ;
§ Les risques ;
§ Les documents obligatoires.

13
A) Les différents INCOTERMS et leurs spécificités

Source : site de DHL le 10 Juillet 2025 à 17H40

Révisés pour la dernière fois en 2020, les 11 Incoterms sont divisés en deux groupes, en
fonction des modes de transport.

1. Règles pour tous les modes de transports.

a. EXW (À l’usine) : Le vendeur met les marchandises à disposition dans ses locaux. L'acheteur
est responsable de tous les coûts et risques liés au transport des marchandises des locaux du
vendeur à la destination souhaitée.

b. FCA (franco transporteur) : Le vendeur livre les marchandises à un transporteur ou à une


autre personne choisie par l'acheteur dans les locaux du vendeur ou dans un autre lieu spécifié.

14
c. CPT (port payé jusqu’à) : Le vendeur paie le transport des marchandises jusqu'à la
destination indiquée. Le risque est transféré à l'acheteur dès que les marchandises sont remises au
transporteur.

d. CIP (port payé, assurance comprise, jusqu’à) : Semblable au CPT, mais le vendeur paie
également l'assurance contre le risque de perte ou de détérioration des marchandises par l'acheteur
pendant le transport.

e. DAP (rendu au lieu de destination) : Le vendeur livre lorsque les marchandises sont mises
à la disposition de l'acheteur par le moyen de transport à l'arrivée, prêtes à être déchargées au lieu
de destination convenu.

f. DPU (rendu au lieu de destination déchargé) : Le vendeur livre lorsque les marchandises
sont déchargées et mises à la disposition de l'acheteur au lieu de destination convenu.
Note : Il existe une ambiguïté quant à la question de savoir qui paie le déchargement.

g. DDP (rendu droits acquittés) : Le vendeur est responsable de la livraison des marchandises
au lieu indiqué dans le pays de l'acheteur, y compris tous les coûts et risques liés à
l'accomplissement des formalités douanières et au paiement des droits et taxes.
Note : Il existe une ambiguïté quant à la question de savoir si les tarifs douaniers sont inclus dans
les droits de douane.

2. Règles pour le transport maritime et fluvial

a. FAS (franco le long du navire) : Le vendeur effectue la livraison lorsque les marchandises
sont placées le long du navire au port d'embarquement désigné. L'acheteur est responsable de tous
les coûts et risques à partir de ce moment.

b. FOB (franco à bord) : Le vendeur effectue la livraison lorsque les marchandises passent le
bastingage du navire au port d'embarquement désigné. L'acheteur est responsable de tous les coûts
et risques à partir de ce point.

15
c. CFR (coût et fret) : Le vendeur paie les coûts et le fret pour acheminer les marchandises
jusqu'au port de destination. Le risque est transféré à l'acheteur une fois que les marchandises ont
passé le bastingage du navire dans le port d'embarquement.

d. CIF (coût, assurance et fret) : Semblable au CFR, mais le vendeur paie également l'assurance
contre le risque de perte ou d'endommagement des marchandises pendant le transport.

B) La Différence entre les INCOTERMS et la répartition des coût de transport.

La différence majeure des Incoterms réside dans la répartition des coûts de transports et les
obligations de chaque partie concernée. Ils prennent en compte le fret routier, maritime, aérien ou
ferroviaire, mais aussi le chargement, le déchargement et l'emballage des marchandises. Dans le
commerce international le coût du transport a un impact important sur la facture finale. L'achat de
marchandises en vertu des dispositions à l'usine (EXW) ou Rendu au lieu de destination convenu
déchargé (DPU) implique des coûts très différents pour vous en tant qu'acheteur. Pareil si vous
êtes le vendeur. Déterminer les responsabilités de tout un chacun est important pour le bon
déroulement de l’achat et l’expédition. En cas de doute, il est nécessaire de laisser un transitaire
expérimenté acheminer les marchandises.

C) Risques, assurances et coûts liés à l'assurance

Il est important de savoir qui est responsable de l'organisation et du paiement du transport. De plus,
déterminer qui assume les risques liés à l’expédition et à quel moment le faire pour éviter tout
malentendu.Certains INCOTERMS, tels que Port payé, assurance comprise, jusqu'à (CIP),
l'acheteur est assuré que le vendeur sera le responsable de l'assurance de la cargaison. D'autres
Incoterms ne fournissent pas d’inactions concernant les polices d’assurance et laissent les parties
décider entre elles.

16
D) Responsabilités en matière de droits de douane et de conformité

Enfin, les Incoterms actuels déterminent qui est responsable de la déclaration en douane et de
l'acquittement de tous les droits, à l'exportation comme à l'importation. Dans ces conditions, le fret
doit également être conforme à toutes les mesures de contrôle de sécurité et passer toutes les
inspections.

Dans la plupart des Incoterms, le vendeur est responsable des droits de douane de l'exportation,
tandis que l'acheteur est responsable du dédouanement de l'importation. C'est uniquement dans le
cadre de la disposition EXW que l'acheteur prend en charge les droits d'importation et
d'exportation, et inversement pour le vendeur dans le cadre de la disposition Rendu droits acquittés
(DDP).

IV- Relation entre les techniques et mode de paiements et les incoterms

Les techniques et modes de paiement internationaux (ex. : virement SWIFT, crédit documentaire,
remise documentaire) et les Incoterms (termes commerciaux internationaux comme FOB, CIF,
EXW, etc.) sont deux éléments fondamentaux du commerce international. Bien qu’ils répondent à
des fonctions différentes, ils sont étroitement liés dans une transaction. Les Incoterms définissent
les responsabilités logistiques, tandis que les techniques de paiement sécurisent la transaction
financière. Une bonne coordination entre les deux est essentielle pour équilibrer les risques et
assurer le bon déroulement de l’opération commerciale internationale.

A) Interdépendance entre Incoterms et modes de paiement

Les Incoterms déterminent les obligations logistiques du vendeur et de l’acheteur dans une
opération internationale, notamment en matière de transport, de livraison, de transfert de risques
et de formalités douanières. Ces responsabilités ont un impact direct sur le choix du mode de
paiement, car elles influencent à la fois la valeur de la transaction, les documents requis, et le
niveau de risque pour chaque partie.

17
Par exemple, un vendeur qui s’engage à livrer la marchandise jusqu’au port d’arrivée (Incoterm
CIF) supporte des responsabilités plus lourdes que s’il livrait la marchandise à la sortie de son
entrepôt (EXW). Dans ce cas, il est logique qu’il demande un mode de paiement plus sécurisé
comme le crédit documentaire, qui garantit qu’il sera payé tant qu’il fournit les documents requis.
D’un autre côté, un acheteur qui doit organiser le transport lui-même dès la sortie de l’usine (EXW)
pourrait préférer des modes de paiement plus souples comme un virement bancaire simple, mais
cela suppose une relation de confiance avec le vendeur.

En résumé, le choix de l’Incoterm influence directement les documents à fournir, le point de


transfert des risques, et donc le type de paiement qui paraît le plus approprié pour chaque partie.

B) Impact des Incoterms sur les risques et les garanties

Les Incoterms répartissent les risques logistiques entre le vendeur et l’acheteur. Cette répartition
des risques influe sur le besoin de sécurisation du paiement :

Incoterms de type EXW (Ex Works) ou FCA (Free Carrier) : le vendeur a une implication
logistique minimale. L’acheteur prend en charge le transport dès le point de départ. Le vendeur
court donc peu de risques et peut accepter un paiement anticipé ou un virement SWIFT sans grande
crainte de non-paiement.

Incoterms de type DAP (Delivered at Place) ou DDP (Delivered Duty Paid) : le vendeur est
responsable de la marchandise jusqu’au lieu d’arrivée, voire jusqu’au dédouanement à destination.
Les risques sont élevés pour lui, surtout en cas de non-paiement. Il privilégiera alors un crédit
documentaire irrévocable qui lui garantit un paiement à condition de fournir les documents
demandés.

Les remises documentaires peuvent aussi jouer un rôle de sécurité intermédiaire. Elles permettent
au vendeur de transmettre les documents d’expédition via une banque, contre acceptation ou
paiement de la part de l’acheteur.

18
Ainsi, plus les risques logistiques sont assumés par une partie, plus cette dernière cherchera à se
protéger à travers un mode de paiement sécurisé.

C) Exemples concrets de combinaisons cohérentes

a. FOB (Free On Board) + Remise documentaire


Le vendeur livre la marchandise à bord du navire désigné par l’acheteur. Celui-ci prend en charge
le transport maritime. Le vendeur peut utiliser la remise documentaire pour transmettre les
documents (facture, connaissement, etc.) à travers une banque. L’acheteur ne peut retirer la
marchandise qu’après paiement ou acceptation du paiement via sa banque.

b. CIF (Cost Insurance and Freight) + Crédit documentaire


Le vendeur paie le transport et l’assurance jusqu’au port d’arrivée. Étant responsable d’une grande
partie de la chaîne logistique, il a intérêt à garantir son paiement via un crédit documentaire
irrévocable et confirmé. Ce mode permet d’être payé dès lors que les documents requis sont
présentés à sa banque.

c. EXW (Ex Works) + Paiement anticipé ou virement SWIFT


Le vendeur remet la marchandise dans ses locaux. L’acheteur organise tout le reste. Le vendeur
n’ayant aucun contrôle sur la suite du transport, il exigera souvent un paiement anticipé ou un
virement avant expédition pour éviter le risque de non-paiement.

19
Conclusion

La maîtrise des techniques de paiement, des modes de règlement et des Incoterms s’impose comme
une compétence stratégique pour toute entreprise souhaitant réussir ses transactions
internationales. Ces trois éléments, souvent perçus comme purement techniques, constituent en
réalité le centre de la sécurité et de la fluidité des échanges transfrontaliers.

En analysant leur fonctionnement et leurs interactions, ce travail a mis en lumière leur rôle
complémentaire dans la gestion des risques financiers et logistiques liés au commerce
international. Bien au-delà du simple transfert de fonds ou de marchandises, ils permettent aux
entreprises de clarifier les responsabilités, de sécuriser les paiements et de construire des relations
commerciales fondées sur la confiance et la transparence.

Face à la complexité des échanges internationaux, il apparaît donc essentiel que les entreprises,
quels que soient leur taille ou leur secteur d’activité, investissent dans la compréhension et la
maîtrise de ces mécanismes. C’est à cette condition qu’elles pourront optimiser leurs transactions,
limiter les contentieux et développer sereinement leur présence à l’international.

20

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