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Mémoire PRV3: La Formation Des Membres Des Commissions de Securite

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Octobre 2010

Mémoire PRV3

LA FORMATION DES MEMBRES DES COMMISSIONS


DE SECURITE

Les commissions de sécurité s’expriment de manière collégiale.


Il apparaît toutefois que le sapeur-pompier, technicien du feu,
est considéré comme le « sachant » exclusif. Il s’agit pour le groupe
de stagiaires de réaffirmer le rôle de chaque acteur en mettant
en évidence le bien-fondé de leur formation pour laquelle
il sera proposé un contenu et une organisation
où le rôle de l’ENSOSP sera prépondérant.

Stagiaires : Maître de stage :

Commandant Pascal BERGOT (SDIS 35) Colonel Philippe DUFLOS


Commandant Pascal PREVOST (SDIS 27) Chef du service Prévention,
Capitaine David DIJOUX (SDIS 974) SDIS 95
Capitaine Fabien LECUIROT (SDIS 28)

1/33
REMERCIEMENTS

La réalisation d’un mémoire a pour ambition de traiter une problématique donnée en


regroupant l’analyse et les réflexions de plusieurs stagiaires. Ce travail ne peut toutefois se
limiter à ce seul groupe d’individus.

Ainsi, nos remerciements s’adressent tout d’abord à nos Directeurs Départementaux et chefs
de groupement respectifs pour les autorisations et les aménagements qu’ils nous ont
accordés afin de réaliser notre mémoire.

Nous souhaitons ensuite remercier le Colonel Philippe DUFLOS, chef du service Prévention du
Service Départemental d’Incendie et de Secours du Val d’Oise, qui a accepté d’être notre
tuteur. Ses conseils éclairés, son expérience et son soutien nous ont facilité le travail. A ce
titre nous lui en sommes très reconnaissants.

Nous tenons également à remercier :

- le Lieutenant-colonel Marc GENOVESE, chef du groupement commission


de sécurité du SDIS 06, pour ses conseils et son expertise ;
- le Commandant David GOUZOU, chef du service prévention du SDIS 47,
pour son analyse et pour avoir partagé son retour d’expérience dans le
cadre des formations réalisées dans le Lot-et-Garonne ;
- les membres de l’European Fire Academy et en particulier VOLKER
WENDT (Burson-Marsteller) et René HAGEN (vice président de l’EFA)
pour nous avoir aidés à réaliser un tour d’horizon sur les modes de
contrôle des ERP dans les pays européens ;
- toutes les personnes qui ont pris de leur temps pour répondre à notre
questionnaire.

Enfin, nous exprimons tous nos remerciements à l’équipe pédagogique ainsi qu’aux
personnels de l’ENSOSP et plus particulièrement au Lieutenant-colonel Jean-Paul SPIESS,
chef du département prévention de l’Ecole Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs-
Pompiers pour ses conseils, sa disponibilité et son investissement tout au long de notre
formation.

2/33
SOMMAIRE

SYNTHESE.......................................................................................5

INTRODUCTION ...............................................................................6

1 LE FONCTIONNEMENT DES COMMISSIONS DE SECURITE .....................7

1.1 Les commissions de sécurité avant 1995 ......................................7


1.1.1 La composition et le fonctionnement des commissions de sécurité..........7
1.1.2 La formation des membres des commissions de sécurité .....................9

1.2 La réforme de 1995................................................................. 10


1.2.1 Les origines de la réforme : Furiani et Bruz ................................... 10
1.2.2 Les changements apportés ...................................................... 11
1.2.3 L’esprit de la réforme de 1995 .................................................. 12

2 L’ANALYSE CRITIQUE DE LA REFORME DE 1995................................ 13

2.1 Le PRV2 : une formation éprouvée ............................................ 13

2.2 L’enquête, les résultats, la traduction ........................................ 14

2.3 Les enseignements de 15 ans d’expérience................................. 16

2.4 Exemples d’initiatives locales ................................................... 17

3 PROPOSITION : TYPE DE FORMATION ET CONTENU .......................... 18

3.1 L’organisation de la formation .................................................. 18


3.1.1 Une formation à l’exercice de la fonction ...................................... 19
3.1.2 Une période d’immersion......................................................... 19
3.1.3 Une formation continue .......................................................... 20
3.1.4 Les conditions d’exercice à la fonction ......................................... 20

3.2 Le contenu de la formation ...................................................... 21


3.2.1 Une formation commune à l’ensemble des membres ........................ 21
3.2.2 La formation complémentaire des présidents ................................. 22
3.2.3 La formation complémentaire des maires ..................................... 23
3.2.4 La formation continue ............................................................ 24

4 L’ENSOSP : UN ELEMENT MOTEUR DU SYSTEME DE FORMATION ......... 24

4.1 Le projet « SYFORACS » : le système de formation des acteurs des


commissions de sécurité ............................................................... 24
4.1.1 Les différentes organisations envisageables................................... 25

3/33
4.1.2 L’argumentaire de la solution proposée........................................ 25

4.2 L’ENSOSP : le garant de la doctrine nationale.............................. 27


4.2.1 Les outils de l’ENSOSP ............................................................ 27
4.2.2 Les SDIS : acteurs incontournables du SYFORACS .......................... 28

4.3 L'ENSOSP et les autres partenaires............................................ 29

4.4 Le retour d’expérience et la démarche de performance................. 29

CONCLUSION................................................................................. 31

BIBLIOGRAPHIE ............................................................................ 32

ANNEXES ...................................................................................... 33

4/33
SYNTHESE

En France, depuis près de 70 ans, les commissions de sécurité constituent les organes
techniques d’étude, de contrôle et d’information du préfet et du maire en matière de sécurité
incendie dans les ERP et les IGH.

La composition et le fonctionnement de ces commissions ont évolué au fil du temps et leur


champ de compétence précisé.

Dès leur création, ces commissions regroupent des personnes disposant d’une expertise
propre chacune dans son domaine. La collégialité doit garantir la qualité de leurs travaux.

Hormis le sapeur-pompier préventionniste qui bénéficie d’une formation spécifique depuis de


nombreuses années, la formation des autres membres n’a fait l’objet d’aucune attention
particulière en dehors d’initiatives menées localement.

Le constat effectué du fonctionnement actuel des commissions ainsi qu’une enquête menée
auprès des membres des commissions de 20 départements nous a confirmé la nécessité de
leur proposer une formation. Celle-ci doit conduire à améliorer la collégialité et le niveau de
compétence des participants tout en favorisant leur investissement. Cette formation doit
également permettre de fidéliser les membres dans leurs fonctions et de permettre aux
maires d’assumer efficacement leurs pouvoirs de police.

Préalablement à la prise de responsabilités des membres, nous proposons la mise en place


d’une formation à l’exercice de la fonction.

Le dispositif comprend un enseignement commun partagé par tous les membres et réalisé à
l’échelon départemental, une formation complémentaire pour les maires, réalisée également
dans chaque département et enfin une formation complémentaire, réalisée à l’ENSOSP pour
les présidents de commission.

Pour ces différentes formations nous proposons un programme et un volume horaire. Nous
suggérons de compléter cet enseignement par une période d’immersion et la réalisation par
la suite de formations continues départementales.

Nous proposons également que soient formalisées les conditions d’exercice à la fonction en
les intégrant dans le décret de 1995 qui devra être modifié pour tenir compte de ces
évolutions.

Nous nous sommes également intéressé à la place que doit occuper l’ENSOSP dans ce
projet. En effet pour assurer une mise en œuvre cohérente et harmonisée sur l’ensemble du
territoire, l’ENSOSP doit être le pilote du système dans son ensemble. Outre la formation des
présidents de commission, l’Ecole dispose dans chaque département de l’appui technique
que constitue le SDIS. Par ailleurs elle bénéficie d’atouts pour réussir cette nouvelle mission
avec un réseau d’intervenants déjà constitué et des outils de partage existants ou à créer.

Comme pour tout nouveau dispositif nous proposons de réaliser son évaluation par la mise
en place d’indicateurs pour déterminer la portée des actions entreprises et leur efficacité.
L’exploitation de ces indicateurs doit permettre de corriger et d’adapter le dispositif.

En conclusion nous abordons les limites de notre étude.

5/33
INTRODUCTION

Les sinistres majeurs tels que l’effondrement de la tribune de Furiani ont fait progresser
l’organisation et le fonctionnement des commissions de sécurité. Les pouvoirs publics ont
mesuré l’importance d’une observation partagée dans un domaine aussi sensible que celui de
la sécurité.

La commission de sécurité est ainsi une instance collégiale composée d’acteurs d’horizons
divers choisis pour leurs compétences techniques. Cette conception est unique tant sur le
plan européen qu’international. Parfois décriée pour sa lourdeur et sa complexité, son
efficacité est aujourd’hui reconnue et souvent prise en exemple. Les partenariats de
formation entre l’ENSOSP et des pays étrangers (Maroc, Algérie, Croatie…) en témoignent.

Si le principe de collégialité est louable, il n’en est pas moins ambitieux. C’est pourquoi nous
avons réalisé une enquête dans le but de connaître plus particulièrement les besoins en
termes de formation pour garantir l’expression de chaque membre.

En effet, le sapeur-pompier, technicien du feu de métier, est le seul membre de cette


commission disposant d’une formation technique spécialisée : le PRV2. Il apparaît dès lors
comme « le sachant ».

Bien que le décret et la circulaire de 1995 encouragent la formation des membres titulaires,
aucun pré-requis n’est exigé pour siéger en commission. Des initiatives locales sont certes
entreprises mais ne sont pas généralisées. Ainsi de nombreux acteurs pâtissent d’un manque
de formation et méconnaissent leur fonction.

Sous prétexte de ne pas posséder les connaissances nécessaires, certains acteurs pourraient
minimiser leur rôle au sein des commissions de sécurité et se réfugier derrière l’analyse et
l’avis du sapeur-pompier créant une collégialité virtuelle. S’opposant à l’esprit du décret de
1995, l’amalgame visant à considérer le SDIS comme la commission de sécurité serait alors
inévitable.

Afin de mieux appréhender l’esprit du fonctionnement des commissions de sécurité, nous


commencerons par en retracer la genèse et l’évolution.

Nous réaliserons ensuite une analyse critique de la composition des commissions de sécurité
dans le but de mettre en exergue l’importance de la collégialité mais aussi de justifier la
formation de l’ensemble de ses membres.

Cette analyse et l’exploitation des résultats de notre enquête nous permettront de proposer
différents types de formations adaptées à chaque protagoniste et dont nous détaillerons le
contenu.

Nous terminerons en présenter les propositions de mise en œuvre de ces formations qui
s’appuieront sur des échelons capables d’intervenir tant au niveau départemental qu’au
niveau national et notamment en se basant sur l’ENSOSP.

6/33
1 LE FONCTIONNEMENT DES COMMISSIONS DE SECURITE

En France la sécurité incendie dans les établissements recevant du public (ERP) fait l’objet
d’une attention toute particulière et ce depuis de nombreuses années.

La particularité française repose sur la place prépondérante accordée aux commissions de


sécurité qui ont vocation à conseiller techniquement l’autorité de police chargée d’autoriser
l’exploitation des ERP.

Nous nous attacherons, dans un premier temps, à étudier plus particulièrement la


composition, les règles de fonctionnement et la formation des membres des commissions de
sécurité existantes à l’échelon départemental au travers des textes qui ont précédé le décret
de 1995 actuellement en vigueur.

1.1 Les commissions de sécurité avant 1995

1.1.1 La composition et le fonctionnement des commissions de sécurité

Le décret de 19411 constitue l’acte de naissance des commissions de sécurité dans leur
version contemporaine structurées en 3 niveaux :

¾ un échelon national ;
¾ un échelon départemental ;
¾ un échelon communal.

Dans chaque département est créée une commission, présidée par le préfet, qui regroupe
14 personnes dont l’inspecteur départemental des services de défense et de secours
contre l’incendie, un maire, un commissaire de police mais également des personnalités
compétentes dans différents domaines techniques (l’ingénieur en chef des ponts et
chaussée, un architecte, un ingénieur spécialiste en gaz, un ingénieur spécialiste en
électricité) ainsi que des représentants d’exploitants et du personnel des théâtres et des
autres établissements. De manière générale, elle est compétente pour toutes les
questions relatives à la sécurité dans les lieux publics.

Le décret de 1941 précise également que doivent être créées des commissions
communales dans toutes les communes de plus de 5000 habitants. La commission
communale regroupe autour du maire le commandant du corps communal des sapeurs-
pompiers, le commissaire de police ainsi qu’un architecte. Ces commissions peuvent être
renforcées par des agents qualifiés si nécessaire : membres de la commission
départementale, agents qualifiés dans les domaines de l’eau, du gaz ou de l’électricité.
Il n’est pas fait mention de quorum pour que la commission puisse émettre un avis.

Dès cette période est affirmé déjà le rôle prépondérant du maire qui accorde, après avis
de la commission de sécurité compétente, le permis de construire et autorise l’ouverture
au public suite à une visite de réception. Le rôle du maire sera rappelé systématiquement
à chaque évolution règlementaire.

L’année 1954 voit la parution d’un nouveau texte règlementaire2 qui remplace le décret de
1941.

1
Décret du 07 février 1941 relatif à la protection contre l’incendie des bâtiments ou locaux recevant du public (JO du
24/03/1941)

7/33
La composition de la commission départementale est renforcée par rapport à la version
précédente. Il s’agit maintenant d’une commission forte de 23 personnes réunies autour
du préfet, qui a également la possibilité de créer des sous-commissions techniques. La
possibilité est ouverte de déléguer tout ou partie des attributions de la commission
départementale pour une opération déterminée à un ou plusieurs de ses membres.

Les commissions communales sont remplacées par les commissions auxiliaires de


sécurité, créées à l’initiative du préfet sans caractère obligatoire. Leur composition est
allégée, la présence du commissaire de police n’y figure plus, bien que toute latitude soit
laissée pour permettre la présence de personnes qualifiées ou de membres de la
commission départementale.

Les visites périodiques, à caractère obligatoire, peuvent être effectuées par un ou


plusieurs membres de la commission départementale sans que soit précisé le ou les
membres concernés. Cette possibilité de réaliser les visites en formation réduite n’apparait
pas pour les commissions auxiliaires, dans le cadre des visites de réception ou des visites
périodiques, mais est évoquée dans le cadre des visites inopinées.

Le principe de collégialité, s’il demeure la règle, autorise la possibilité de déléguer les


attributions de la commission départementale à un ou plusieurs membres.
Comme en 1941 il n’y a ni quorum ni présence obligatoire pour les membres des
différentes commissions3.

La commission départementale de sécurité, regroupée avec cinq autres commissions


devient en 19654 la commission consultative départementale de la protection civile
(CCDPC5). Elle a une compétence élargie et reprend les missions précédemment
attribuées à d’autres commissions : défense passive, hydrocarbures, sécurité dans les
ERP, sécurité des magasins généraux, lutte contre les incendies de forêt et épreuves
sportives des véhicules à moteur.

En 1970, les membres titulaires de la commission se voient ouvert la possibilité de se


faire représenter, en cas d’empêchement, par une personne nommément désignée par le
préfet6. Celui-ci peut toujours constituer des sous-commissions et charger certains
membres de la visite des établissements.

La parution des règlements de sécurité successifs n’a pas eu d’incidence sur le décret de
1954 qui reste applicable jusqu’en 1973.

Le drame que constitue l’incendie du dancing « le 5-7 » à Saint Laurent du Pont (38) en
1970 et l’analyse du jugement sont à l’origine de la parution d’un nouveau décret en
19737 qui vient remplacer et abroger le décret de 1954.

Un nouvel échelon apparait alors : la commission de sécurité d’arrondissement dont la


présidence revient au sous-préfet.

2
Décret n° 54-856 du 13 août 1954 relatif à la protection contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements
recevant du public (JO du 02/09/1954)
3
Cette absence de règles de présence perdure jusqu’en 1995
4
Décret n°65-1048 du 2 décembre 1965 portant réorganisation des commissions administratives fonctionnant dans le cadre du
département (JO du 04/12/1965)
5
L’article R 123-35 du CCH en vigueur actuellement mentionne toujours l’existence de la CCDPC
6
Décret 70-818 du 10 septembre 1970 portant réorganisation des commissions administratives fonctionnant dans le cadre du
département (JO du 17/09/1970)
7
Décret n° 73-1007 du 31 octobre 1973 relatif à la protection contre les risques d’incendie et de panique dans les ERP (JO du
04/11/1973)

8/33
Les services de police ou de gendarmerie, qui ne sont pas obligatoirement membres de la
commission d’arrondissement ou communale, ont pour mission de vérifier la régularité de
la situation administrative des ERP et de relever les infractions aux règles de sécurité.

Une circulaire ministérielle8, adressée aux préfets, précise notamment la composition des
commissions de sécurité. Ainsi il est demandé aux préfets de constituer une sous-
commission de la CCDPC qui regroupe un officier de sapeurs-pompiers, titulaire du brevet
national de prévention, un représentant de la direction départementale de la protection
civile, un représentant des services de police ou un officier de gendarmerie ainsi qu’un
ingénieur du service de l’équipement. La présidence de la sous-commission est confiée à
un fonctionnaire désigné par le préfet.

La commission d’arrondissement a vocation à supprimer la plupart des commissions


communales ou intercommunales existantes. Sa composition est strictement identique à
celle de la sous-commission départementale.

Les commissions communales ou intercommunales, présidées par le maire ou le président


de l’agglomération, comprennent un officier de sapeurs-pompiers, titulaire du brevet
national de prévention, un représentant des services de police et un ingénieur.
Les commissions, comme précédemment peuvent être renforcées par des spécialistes, à
titre consultatif. La circulaire rappelle les dispositions du décret sur la présence du maire
aux différentes commissions.

Suite à la loi d’orientation en faveur des personnes handicapées de 1975 la CCDPC


devient la commission consultative départementale de la protection civile, de la sécurité et
de l’accessibilité (CCDPCSA)9 en 1985.

Elle est toujours compétente pour donner son avis en matière de sécurité contre les
risques d’incendie et de panique dans les ERP mais également dans trois nouveaux
domaines de compétence : les immeubles de grande hauteur, l’accessibilité aux
personnes à mobilité réduite et le contrôle des établissements ouverts au public pour
l’utilisation d’équidés.

La CCDPCSA est présidée par le préfet ou son représentant. Elle comprend 14 membres
permanents, dont le DDSIS, des fonctionnaires de l’Etat, appelés à siéger dans les affaires
de leur compétence, et enfin 23 personnes qualifiées dans différents domaines. Le maire
assiste bien entendu avec voix délibérative aux affaires de sa commune.

La possibilité de créer une sous-commission compétente pour les ERP et IGH est
conservée.

1.1.2 La formation des membres des commissions de sécurité

En 1941 aucune disposition n’est prévue expressément pour la formation des membres de
la commission départementale ou des commissions communales. Par contre les
participants désignés disposent d’une expertise technique bâtimentaire (ingénieurs,
architecte, spécialistes en électricité…) ou une expertise opérationnelle (chefs de corps
des sapeurs-pompiers).

8
Circulaire n° 73-552 du 22 novembre 1973
9
Décret n°85-988 du 16 septembre 1985 relatif à la commission consultative départementale de la protection civile, de la
sécurité et de l’accessibilité (JO du 20/09/1985)

9/33
En 1954 la même logique apparait : les membres permanents de la commission
départementale sont toujours désignés en raison de leur compétence professionnelle
comme le confirme la participation nouvelle de l’inspecteur départemental de l’urbanisme
et de l’habitation. Le nombre important de membres (23) justifie la création de sous-
commissions techniques. Ce principe se vérifie aussi pour les commissions auxiliaires qui
peuvent être renforcées par des techniciens compétents.

L’évolution suivante en 1973 introduit l’exigence d’une compétence technique, validée par
l’obtention d’un diplôme pour les officiers de sapeurs-pompiers membres des
commissions, désignés d’ailleurs conseillers techniques. La circulaire de 1973 fait mention
des dispositions prises pour que ceux-ci puissent recevoir rapidement la formation
adéquate.

Pour les autres membres, il n’est pas exigé de qualification particulière en raison toujours
de leur compétence professionnelle.

Le décret de 1985 s’intéresse au champ de compétence de la commission plénière


départementale mais n’apporte pas d’évolutions notables.

1.2 La réforme de 1995

Le décret de 199510, applicable actuellement, va modifier profondément les règles de


fonctionnement des commissions de sécurité. La parution du décret fait suite à deux drames:
l’effondrement de la tribune de Furiani en 1992 et l’incendie de la clinique de Bruz en 1993.

1.2.1 Les origines de la réforme : Furiani et Bruz

Le 05 mai 1992 le club de Bastia reçoit l’Olympique de Marseille au stade de Furiani dans
le cadre d’une demi-finale de la coupe de France de football. Afin d’augmenter la capacité
d’accueil du stade une tribune permettant d’accueillir 9000 personnes supplémentaires est
installée sans plans, ni notes de calculs et surtout en total irrespect des règles de l’art. La
commission d’enquête estime que la probabilité de ruine de la tribune est de 100%. Le
soir du match la tribune s’effondre provoquant la mort de 18 personnes et plus de 2300
blessés.

La commission d’enquête souligne la responsabilité des organisateurs, des installateurs


mais également des autorités publiques. Elle relève que l’avis de la commission de
sécurité n’a pas été formellement exprimé au sujet de l’exploitation du stade dans sa
nouvelle configuration et donc que cette dernière n’a pas rempli son rôle.
Elle souligne également que le maire n’a pas exercé son pouvoir de police, ne donnant ni
autorisation d’aménagement ni autorisation d’ouverture. La commission constate que le
maire a été dépassé par l’événement.

Lors du procès, qui se tient à Bastia en 1995, le tribunal estime que la vérification de la
solidité de la tribune ne relève pas de la compétence technique des sapeurs-pompiers
présents aux réunions de la commission de sécurité11. Le Directeur de cabinet du préfet,

10
Décret no 95-260 du 8 mars 1995 relatif à la commission consultative départementale de sécurité et d’accessibilité (JO du
10/03/1995)
11
Tribunal correctionnel de Bastia, jugement du 31/03/1995

10/33
relaxé en première instance, est condamné ensuite par la Cour d’appel de Bastia12. La
Cour d’appel lui reproche, entre autre, l’absence d’avis et de signature sur le procès-
verbal de la commission de sécurité et de ne pas s’être assuré de la portée des
vérifications du bureau de contrôle.

Le 25 juin 1993 la clinique psychiatrique Saint François d’Assise située à Bruz (35) est le
siège d’un incendie ayant entrainé la mort de 20 personnes (19 patients et une
infirmière). La clinique est ouverte en 1959 dans un ancien moulin du XIX siècle. Des
travaux d’agrandissement et de restructuration sont réalisés entre 1965 et 1985 sans
consultation de la commission de sécurité. En 1992 un nouveau permis de construire est
accordé, cette fois après consultation de la commission de sécurité. La première phase
des travaux consiste dans la construction d’un bâtiment neuf, la mise en sécurité des
bâtiments existants ne devant intervenir que dans les phases suivantes.

Le feu se déclare dans une chambre d’isolement donnant directement sur un escalier non
encloisonné. Le feu et surtout les fumées se sont propagés par l’escalier et les circulations
horizontales qui ne sont pas désenfumées.

Le procès a lieu en 199613. Le tribunal reproche à l’officier préventionniste, d’une part


l’absence de prescriptions relatives à l’encloisonnement de l’escalier et au désenfumage
des circulations horizontales (suite à une visite périodique de la commission en 1984) et
d’autre part de ne pas avoir remis en cause le phasage des travaux objet du permis de
construire de 1992.

L’ancien maire et le maire en fonction au moment du sinistre sont condamnés également


tous deux au motif de ne pas avoir sollicité la réalisation de visites inopinées ou
périodiques par la commission de sécurité.

Le tribunal note l’absence d’un représentant de la mairie et de la direction départementale


de l’équipement (DDE) à la réunion de la commission de sécurité, au cours de laquelle le
permis de 1992 a été évoqué. Il affirme qu’il n’en demeure pas moins que l’avis du
préventionniste, seul véritable spécialiste, pèse très lourd lors des réunions de commission
et emporte la décision de la DDE et du maire.

1.2.2 Les changements apportés

Le décret confie de nouvelles compétences à la CCDSA dont notamment l’homologation


des enceintes sportives. Le périmètre de compétence et l’articulation des différentes
commissions apparait clairement. L’absence de compétence des commissions de sécurité
en matière de solidité est confirmée. Les règles de présence des membres de la CCDSA
sont maintenant définies tout comme l’identification des participants par arrêté préfectoral
ou par désignation pour les conseillers généraux et les maires.

Les titulaires de la sous-commission départementale ERP-IGH peuvent désormais être


représentés par leurs suppléants pour lesquels il n’y a pas d’exigence particulière, hormis
le suppléant du DDSIS qui doit être titulaire du brevet de prévention. Cette disposition
s’applique également aux membres des commissions d’arrondissement et des
commissions intercommunales et communales. On peut noter au passage que le
représentant titulaire de la DDE, pour les commissions d’arrondissement,

12
Cour d’appel de Bastia, arrêt du 13/12/1995
13
Tribunal correctionnel de Rennes, jugement du 30/09/1996

11/33
intercommunales ou communales, n’est pas obligatoirement un ingénieur, comme
précédemment, mais simplement un agent de la DDE (pour les commissions
intercommunales et communales il peut par ailleurs être remplacé par un agent territorial
14
).

Pour chacune de ces commissions la présence de tous les membres est obligatoire pour
que la commission puisse émettre un avis. Cependant la possibilité est offerte aux
membres de la sous-commission départementale ERP-IGH de transmettre un avis écrit
motivé. Cette disposition s’applique par analogie aux commissions d’arrondissement ainsi
qu’aux commissions intercommunales ou communales.

Des règles de fonctionnement communes à l’ensemble des commissions sont établies :


délais de convocation, avis formalisé favorable ou défavorable, établissement d’un
compte-rendu de commission signé du président, signature du procès-verbal par le
président…).

En outre pour les commissions de sécurité des dispositions spécifiques sont mises en
place : délai de saisine de la commission de sécurité par le maire avant ouverture d’un
ERP ou IGH, contrôle de la présence d’attestations et des rapports d’organismes agréés si
nécessaire…

Les groupes de visite sont officialisés pour la sous-commission départementale et la


commission d’arrondissement et à partir de 1997 pour les commissions intercommunales
et communales. Le rôle de ces derniers est clairement défini, les maires peuvent y être
représentés par un fonctionnaire municipal.

1.2.3 L’esprit de la réforme de 1995

Une circulaire15 vient préciser les objectifs de la réforme, celle-ci vient confirmer les
fondements des commissions de sécurité tout en clarifiant et limitant leurs compétences
par une définition limitative de celles revêtant un caractère obligatoire. La recherche
d’amélioration du fonctionnement est également un objectif majeur. Le principe de la
collégialité des commissions de sécurité est réaffirmé et notamment la recherche de
complémentarité des différents membres ainsi que la mobilisation de leurs compétences.
Dans l’esprit du texte il n’est donc pas prévu un partage des tâches mais en revanche le
regroupement de compétences particulières détenues par des membres provenant de
services d’origines différentes.

L’accent est porté sur l’identification des membres, l’arrêté créant les différentes
commissions doit permettre d’individualiser chaque membre (nominativement ou par
fonction). Ces derniers doivent pouvoir se positionner au nom de leur chef de service,
bien qu’il n’existe pas d’obligation de grade minimum en dehors de la CCDSA et des
présidences de commission ni de qualifications techniques exigées hormis pour les
sapeurs-pompiers préventionnistes.
La présence de personnes qualifiées, venant renforcer les commissions à titre consultatif,
reste toujours possible. Cette disposition semble avoir été peu souvent utilisée.

14
Décret n°97-645 du 31 mai 1997 modifiant le décret du 8 mars 1995 relatif à la commission consultative départementale de
sécurité et d’accessibilité (JO du 06/01/1997)
15
Circulaire du 22 juin 1995 relative aux commissions consultatives départementales de sécurité et d’accessibilité (JO du
25/10/1995)

12/33
L’amélioration de la qualité des travaux des commissions de sécurité repose donc
principalement sur la volonté de renforcer les échanges entre les membres permettant
ainsi des débats fructueux ainsi que sur la volonté de développer la formation de ses
membres. La tenue de réunions d’information, soutenues par l’échelon zonal ou national,
est encouragée. Il est même envisagé l’élaboration d’un cahier des charges, réalisé au
niveau interministériel, qui définirait les orientations, les objectifs des formations et irait
même jusqu’à préciser les profils et compétences que devraient acquérir les membres des
commissions de sécurité. Ce projet ambitieux ne se concrétisera pas.

Le ministère de l’Equipement souhaite s’investir dans le fonctionnement des commissions


de sécurité comme en témoigne la lettre-circulaire de 199616. En effet ce texte comporte
un certain nombre de recommandations internes relatives à la participation des DDE aux
commissions de sécurité. La circulaire précise les compétences requises pour les agents
de la DDE qui se situent à deux niveaux : des compétences partagées avec les autres
membres des commissions de sécurité et des compétences spécifiques.

Les compétences partagées concernent le rôle et le fonctionnement des commissions, les


procédures du code de la construction et de l’habitation en matière de sécurité et de
solidité et les principes généraux de la règlementation incendie dans les ERP et IGH.

Les compétences spécifiques concernent, outre la maîtrise des règles d’accessibilité, la


maîtrise des procédures de permis de construire et d’autorisations d’urbanisme. Il est
rappelé que l’agent de la DDE n’a pas de compétence spécifique en matière de
construction bâtimentaire.

La mise en place de formations locales est là aussi encouragée en privilégiant le caractère


interministériel toujours pour développer la collégialité.

2 L’ANALYSE CRITIQUE DE LA REFORME DE 1995

2.1 Le PRV2 : une formation éprouvée

Depuis 1973, les sapeurs-pompiers membres des commissions de sécurité doivent être
titulaires d’une formation certificative dans le domaine de la prévention. L’arrêté de 197317
précise les conditions d’obtention du brevet de prévention qui s’adresse en outre aux
architectes (directeurs des services techniques des villes), aux ingénieurs divisionnaires, aux
personnels des directions départementales de la protection civile et de l’équipement.
Préalablement à cette obligation le Centre National d’Instruction de la Protection Contre
l’Incendie (CNIPCI) dispense dès les années soixante la formation au brevet national de
prévention qui n’est pas nécessaire pour participer aux commissions de sécurité.

Déjà, cette formation comprend l’étude de la réglementation et des exercices d’application


pratique. L’arrêté de 198318 crée trois niveaux de formation : l’initiation à la prévention, le

16
Lettre-circulaire du 01 août 1996 relative à la participation des DDE aux CCDSA (BO min. Equip. N°96/30)
17
Arrêté du 24 janvier 1973 pris par le ministre de l’intérieur relatif aux conditions d’attribution du brevet de prévention contre
l’incendie (JO du 20/02/1973)
18
Arrêté du 28 décembre 1983 portant institution d’une unité de valeur d’enseignement de la prévention contre les risques
d’incendie et de panique (JO du 28/01/1984)

13/33
certificat de prévention et le brevet national de prévention. Ce niveau national est nécessaire
pour les sapeurs-pompiers membres des commissions de sécurité.

L’arrêté de 199519complète l’arrêté de 1983 par l’ajout du brevet supérieur de prévention


nécessaire pour les sapeurs-pompiers qui exercent les fonctions de chef d’un service de
prévention.

L’arrêté de 198520 vient renforcer le dispositif en place par l’obligation, pour les personnels
chargés d’exercer des tâches de prévention, d’être titulaires du brevet national de prévention
depuis moins de cinq ans ou recyclés.

La dernière réforme fait suite à la parution du guide national de référence relatif à la


prévention, fixée par l’arrêté de 200621. Cette réforme permet aux sapeurs-pompiers formés
de réaliser certaines missions de prévention dès l’obtention du premier niveau institué : le
PRV1. Par ailleurs, le recyclage devient obligatoire tous les 3 ans.

Enfin, pour répondre à des exigences techniques et réglementaires de plus en plus pointues
et très évolutives dans le temps, la majorité des sapeurs-pompiers préventionnistes
participent à des journées de perfectionnement.

Cette formation, qui existe depuis plus de 40 ans, a fait du sapeur-pompier l’élément central
des commissions de sécurité, le sachant, celui qui rapporte les dossiers, que tous les autres
membres écoutent et parfois suivent sans critiques. Celle-ci réclame un investissement
particulier. En effet, pour former un préventionniste PRV2, cela représente 198 heures de
face à face pédagogique équivalentes à 30 jours de formation théorique et 5 jours de stage
pratique. Cette spécialité nécessite aussi un entretien quotidien des connaissances et une
remise en question permanente.

Toutes les tentatives d’ouverture de cette formation aux autres participants des commissions
de sécurité n’ont pas abouti. Seule la contrainte réglementaire s’imposant aux sapeurs-
pompiers a été suivie d’effet. De plus, l’enseignement au niveau national a garanti un
discours et une application homogènes des règlements sur tout le territoire.

2.2 L’enquête, les résultats, la traduction

Afin de diriger nos propositions, il nous est apparu nécessaire de réaliser une enquête auprès
des principaux membres des commissions de sécurité. Il s’agit de proposer des solutions
pragmatiques et répondant à un réel besoin exprimé par les acteurs eux-mêmes. Il est
évident que des propositions trop ambitieuses ou en décalage avec les attendus de chaque
membre ne seraient pas mises en place.

Pour cela nous avons consulté les membres des commissions de sécurité de 20
départements français par l’intermédiaire d’un questionnaire. A chaque question, il est
demandé de choisir parmi des réponses établies avec la possibilité de les compléter parfois
par des explications. L’objectif général de cette enquête est de mesurer le ressenti des

19
Arrêté du 8 février 1995 modifiant l'arrêté du 28 décembre 1983 instituant l'unité de valeur d'enseignement de la prévention
contre les risques d'incendie et de panique (JO du 25/021995)
20
Arrêté du 29 mars 1985 modifiant l’arrêté du 28 décembre 1983 instituant une unité de valeur d’enseignement de la
prévention contre les risques d’incendie et de panique (JO du 03/03/1985)
21
Arrêté du 25 janvier 2006 modifié fixant le guide national de référence relatif à la prévention (JO du 09/02/2006)

14/33
membres réguliers des commissions de sécurité, autre que sapeur-pompier, sur leur rôle et
leurs compétences.

Nous avons exploité 139 réponses. La représentation des personnes interrogées


est composée de la manière suivante :

- chefs du SIDPC22 ou sous préfets : 7,2 % ;


- Maires : 41,7 % ;
- agent de la DDSP23 ou de la gendarmerie nationale : 26,6 % ;
- agents de la DDT24 : 20,2%.

Il s’agit dans la plupart des cas de participants réguliers et pour la grande majorité d’entre
eux depuis plusieurs années. Néanmoins, plus d’un tiers des personnes interrogées n’ont pas
été volontaires pour participer aux commissions de sécurité. Il s’agit le plus souvent d’une
mission qui leur a été attribuée par leur autorité.

En ce qui concerne la formation, seul un tiers des membres affirme avoir reçu un
enseignement avant de participer aux commissions de sécurité. Moins d’un tiers est
régulièrement informé des évolutions relatives aux missions des commissions.

Il semble en revanche que les personnes interrogées connaissent leur rôle et celui des autres
membres. En effet 75 % des sondés répondent à cette question par l’affirmative. Pourtant
moins de la moitié a le sentiment de jouer un véritable rôle, voire d’être essentiel au bon
fonctionnement des commissions de sécurité. D’ailleurs à cette question, 20% ne répondent
pas.

Même s’ils se sentent impliqués ou mis à contribution pour 73% d’entre eux, seuls 41 % se
considèrent comme un élément moteur ou un maillon actif. Pour les autres, c’est plutôt le
sentiment d’être présent voir d’être effacé. Parmi ces derniers, c’est la curiosité et l’intérêt
pour le sujet qui les rend plus actifs.

De façon générale, 65 % pensent que la participation de leur service est nécessaire au


fonctionnement des commissions de sécurité. Très peu estiment que leur service est inutile
dans cette institution. Néanmoins, 13% ne comprennent pas l’implication de leur service et
20% considèrent qu’ils encourent un risque.

Pour terminer ce questionnaire, bien évidemment nous les interrogeons sur l’opportunité de
bénéficier d’une formation. Le résultat est sans appel : 82% des membres estiment qu’une
formation est indispensable et 13% facultative. Au total, 95 % des membres sont
demandeurs d’une formation pour leur permettre d’assumer pleinement leur rôle.

Cette étude conforte notre sentiment sur la nécessité de mettre en place une formation. Une
analyse plus précise des résultats nous indique que la formation doit être adaptée aux
besoins de chaque membre et ne pas être chronophage. En effet, pour la plupart, la
participation aux commissions de sécurité n’est pas une activité principale de leur emploi.
Elle est parfois considérée comme une activité marginale. Point positif, très peu s’en
désintéressent totalement et la majorité reste tout de même au moins « curieux ».

22
SIDPC : Service Interministériel de Défense et Protection Civile
23
DDSP : Direction Départementale de la Sécurité Publique
24
DDT : Direction Départementale des Territoires

15/33
2.3 Les enseignements de 15 ans d’expérience

Nous disposons d’un retour d’expérience de 15 ans sur le fonctionnement des commissions
de sécurité actuelles. Il en ressort un certain nombre de constats qu’il est intéressant de
relever.

D’une part, il est incontestable que le préventionniste par ses connaissances techniques est
le maillon principal de la commission de sécurité (cf. jugement de Bruz). Toutefois, il n’est
pas acceptable que cette situation diminue la portée de la collégialité. Il est courant
d’entendre parler de l’avis du pompier qui est assimilé à l’avis de la commission de sécurité.
Ce constat semble accentué par le détachement de plus en plus fréquent des autres
membres qui induit chez le préventionniste un sentiment de solitude.

Certes, si le préventionniste reste et restera le sachant, l’ensemble des membres doit peser
dans l’avis collégial. L’exigence de collégialité est confirmée en préambule dans la circulaire
de 1995 : « la complémentarité des membres de la commission assurera des travaux de
qualité, préalables à l'avis final, et la mobilisation des compétences particulières des
membres de la commission lors de l'étude des différents aspects des dossiers ne saurait faire
obstacle à l'exigence de collégialité ». Il n’est pas compréhensible que certains membres
puissent donner leur avis sans connaître un minimum de règles applicables à la sécurité
incendie dans les établissements recevant du public.

D’autre part, les membres des commissions de sécurité ont aussi un rôle exclusif à jouer qui
dépend de leurs compétences techniques individuelles. On doit attendre de chaque membre
les compétences et technicités suivantes :

y Le président :
Il anime et organise les débats de la commission. Il fait procéder
éventuellement à huis clos à la délibération. En cas de litige, sa voix est
prépondérante.

y Le maire :
Il joue un rôle crucial. Il représente l’autorité administrative, dans le cadre de
son pouvoir de police. Il délivre l'autorisation de construire ou de réaliser des
travaux. Il arrête l'ouverture au public des établissements. Enfin, il est chargé
d’autoriser ou non la poursuite de l’exploitation. A cet effet, il peut mettre en
œuvre les mesures de police, conduire des démarches de médiation ou
coercitives auprès de l'exploitant et fixer un échéancier de travaux.

y L’agent de la police nationale ou de la gendarmerie nationale :


Il veille au bon déroulement des visites, notamment si celle-ci rencontre des
difficultés à fonctionner normalement. Il vérifie la régularité de la situation
administrative et relève les infractions aux règles de sécurité. Il rappelle à
l'exploitant les sanctions qu'il est susceptible d'encourir pour le non-respect
des mesures prévues par le code de la construction et de l'habitation en
matière de sécurité.

y L'agent de la DDT :
Il maîtrise les aspects relatifs aux procédures de permis de construire et
d'autorisation d'urbanisme, il éclaire la commission sur ces points. Il connaît
les procédures prévues par le code de la construction et de l'habitation en
matière de sécurité et de solidité des ouvrages.

16/33
y Le sapeur-pompier :
Il vérifie l’application du règlement de sécurité. Il dispose des compétences lui
permettant de réaliser une analyse réglementaire et une analyse de risque. Il
connaît les incendies, notamment leur mode de développement et de
propagation.

Ces compétences particulières sont parfois oubliées. On peut citer, pour exemple, l’agent de
la police nationale qui est désigné au dernier moment pour rejoindre un groupe de visite ou
l’agent de la DDT qui, dernièrement transféré du service des routes de l’ancienne DDE25, ne
connait absolument pas le code de la construction et de l’habitation ni le code de
l’urbanisme.

La circulaire de 1995 a favorisé l’éloignement du maire en particulier mais aussi de certains


services en permettant l’envoi d’avis écrits motivés. Cette mesure, qui autorise l’absence des
membres empêchés lors de la tenue de commission plénière, semble devenir la règle pour
certains maires ou certains services.

Le règlement prévoit pourtant la désignation de chefs de service en fonction des


compétences particulières qu’ils détiennent. Néanmoins, il semble ne pas exister de réel
contrôle de la continuité de ces compétences lors de la désignation des suppléants. Nous
sommes passés d’une désignation individuelle des membres par rapport à une compétence
précise (ex. : l’ingénieur spécialiste du gaz en 1941), à une désignation d’un agent
appartenant à un service doté de compétences multiples.

2.4 Exemples d’initiatives locales

Le besoin de formation des acteurs des commissions de sécurité est identifié depuis
longtemps dans les départements. De nombreux SDIS organisent des formations en direction
de leurs élus et des autres membres. On peut citer des exemples d’actions :

Le SDIS 4726 dispense deux formations différentes. La première est destinée aux présidents
des commissions de sécurité et se déroule sur quatre jours et demi. La seconde est adressée
aux autres membres et sa durée est d’une demi-journée. Cette décision validée en CCDSA27
fait suite à une première expérience menée en 2009 dont le bilan fait ressortir notamment
les éléments suivants :

¾ 68 participants pour 8 sessions réalisées ;


¾ une formation très appréciée ;
¾ un éclairement des avis prononcés par la présentation de l’analyse de risque28 ;
¾ un souhait de reproduire ces actions en cas d’évolution réglementaire importante ;
¾ une nécessité de mettre en place des formations plus ciblées sur le rôle du maire et
qui comportent des retours d’expérience, des cas concrets.

25
DDE : Direction Départementale de l’Equipement
26
Le Service départemental d’incendie et de secours du Lot-et-Garonne (site internet www.sdis47.fr)
27
Réunion de la commission consultative départementale de sécurité et d’accessibilité du 26 mars 2010
28
MARIP : méthode d’analyse des risques d’incendie et de panique développée par le SDIS 47

17/33
Le SDIS 8429 a mis en place un programme de formation sur deux journées. Les thèmes
abordés sont :

¾ le risque bâtimentaire ;
¾ le cadre réglementaire et le règlement de sécurité ;
¾ les commissions de sécurité ;
¾ l’analyse de risque ;
¾ le suivi des avis ;
¾ des visites d’établissements.

L’ensemble de ces éléments nous conduit à proposer la mise en œuvre d’une formation dont
les objectifs principaux sont :

¾ permettre aux membres d’identifier leur position au sein de la commission ;


¾ permettre aux membres d’assumer pleinement leur avis ;
¾ permettre aux membres d’aider la commission en fonction de leurs compétences
particulières ;
¾ placer le maire au centre du dispositif du contrôle des établissements recevant du
public ;
¾ permettre aux maires d’assumer pleinement leur pouvoir de police.

Après avoir retracé l’historique des commissions de sécurité et réalisé une analyse critique du
décret et de la circulaire de 1995, nous allons à présent détailler nos propositions en matière
de formation des membres titulaires des commissions de sécurité. Pour ce faire, nous
développerons en troisième partie les types de formation nécessaires et leurs contenus, puis
nous préciserons dans une quatrième partie comment les organiser en nous appuyant
notamment sur l’ENSOSP.

3 PROPOSITION : TYPE DE FORMATION ET CONTENU

A l’heure où la collégialité est mise à mal au nom de la réduction de la charge administrative,


il est nécessaire de rappeler l’esprit et les missions essentielles des commissions de sécurité
au travers d’actions de formation. L’enquête réalisée témoigne que l’absence de formation
entraîne inévitablement un sentiment d’incompétence voire de frustration qui a pour
conséquence de constituer des commissions de sécurité sans fond et à une seule voix : celle
du préventionniste.

3.1 L’organisation de la formation

La participation aux commissions de sécurité en qualité de membre avec voix délibérative


constitue une responsabilité qui implique une compétence devant être acquise et maintenue
dans le temps. Ce double objectif nous amène à proposer de créer un dispositif progressif
basé à la fois sur des actions de formation théorique et sur des périodes d’immersion au
cœur des commissions de sécurité.

29
Le Service départemental d’incendie et de secours du Vaucluse

18/33
3.1.1 Une formation à l’exercice de la fonction

La participation au fonctionnement des commissions de sécurité constitue une partie


infime des missions assurées par les administrations y siégeant. De plus, cette mission est
trop souvent perçue comme une obligation n’apportant aucune plus-value au service ou à
la direction qui la réalise. De cette façon elle est vécue comme une contrainte et non
comme une mission de service public visant à protéger les personnes et les biens comme
elle devrait légitimement être considérée.

Comme nous l’avons développé précédemment, les acteurs des commissions de sécurité
ne bénéficient pas d’une formation à l’exception de certaines initiatives locales.

Pourtant il est naturel de disposer d’un minimum de connaissances avant tout exercice
d’une nouvelle mission.

C’est pourquoi, nous proposons de créer une formation préalable à l’exercice de la


fonction qui permettrait aux futurs acteurs de cerner l’organisation, le rôle et le
fonctionnement des commissions de sécurité mais surtout d’appréhender les
responsabilités inhérentes aux tâches qui leur seront confiées.

Cette formation est une spécialité ouverte aux seuls agents désignés par leurs directeurs
pour les suppléer. Elle doit constituer l’élément substantiel permettant aux agents de
disposer d’une voix délibérative.

3.1.2 Une période d’immersion

La compétence peut être définie comme une capacité basée sur des connaissances et une
expérience permettant de bien juger une chose.

La formation à l’exercice de la fonction permet d’acquérir le savoir nécessaire mais


apparaît au vu de cette définition insuffisante pour assurer efficacement le rôle de
membre de la commission de sécurité.

Si l’expérience s’acquiert en pratiquant, il apparaît que la formation citée précédemment


est insuffisante pour participer au fonctionnement des commissions de sécurité.

Nous souhaitons donc compléter la formation à l’exercice de la fonction par une période
d’immersion au sein de la commission de sécurité dans laquelle l’agent assurera ses
fonctions. Elle consiste à le faire participer à un minimum de deux réunions de
commissions de sécurité, de deux groupes de visite et d’une visite constituée en
commission.

Cette phase d’intégration a pour but de mettre en pratique la formation reçue tout en
permettant aux intéressés d’avoir un premier contact sans enjeux avec ses futurs
interlocuteurs et de prendre connaissance de l’organisation locale.

19/33
3.1.3 Une formation continue

La prévention des risques est une discipline en perpétuelle évolution qui nécessite de la
part des membres des commissions de sécurité une mise à jour constante de leurs
compétences.

Les nouveaux matériaux, les modes de construction innovants, la réforme de l’urbanisme


ou encore les interventions du législateur suite à des incendies meurtriers sont autant de
critères ayant pour conséquence de modifier dans le fond et dans la forme le travail
effectué par les membres des commissions de sécurité.

Nous recommandons ainsi d’assurer pour chacun de leurs acteurs une formation continue
à raison d’une séance de 3 heures tous les trois ans.
L’objectif de cette formation est multiple et dépend de nombreux critères. Elle pourra par
exemple apporter une information sur l’évolution réglementaire voire technique des textes
tout comme aborder des problématiques plus locales comme la réorganisation du service
prévention ou encore réaliser un retour d’expérience sur un incendie meurtrier dans un
ERP ou sur une jurisprudence liée aux commissions de sécurité.

3.1.4 Les conditions d’exercice à la fonction

Le décret de 1995 offre la possibilité à ses membres d’être suppléés. Cette pratique quasi
systématique est essentielle au bon fonctionnement des commissions de sécurité. En
effet, l’augmentation de la charge de travail de ces commissions et la participation
obligatoire de ses membres leur imposent d’être représentés.

Si la représentation est possible, encore faut-il que la personne désignée dispose des
compétences et des qualifications suffisantes. Or notre enquête a démontré que ces
critères ne sont pas toujours remplis. Pire, ce même décret ne stipule pas les conditions
minimales exigées pour être suppléé.

Pour ces raisons, nous proposons d’introduire dans le décret de 1995 deux conditions
d’exercice à la fonction :

1) Le choix de l’agent :

Les directeurs et chefs de service constituant les commissions de sécurité doivent


s’assurer de la qualité et des compétences particulières détenues par les agents
qu’ils missionnent pour les suppléer.

2) L’établissement d’une liste d’aptitude :

A l’instar du DDSIS qui ne peut être représenté que par un SP titulaire du PRV2,
nous préconisons d’introduire dans le décret de 1995 une exigence minimale de
formation dont chaque membre titulaire devra s’assurer avant de désigner son
suppléant. Il s’agit notamment de vérifier que l’agent choisi ait participé à une
formation à l’exercice de la fonction suivie d’une période d’immersion complétée
selon le cas par une formation continue.
Nous recommandons que cette aptitude soit reconnue annuellement par arrêté
préfectoral pour les personnels de la fonction publique d’état.

20/33
3.2 Le contenu de la formation

La richesse des commissions de sécurité provient de la diversité des compétences de leurs


acteurs. Les compétences particulières détenues par chaque membre impliquent d’adapter le
contenu de la formation de façon à fournir les connaissances qui leur permettront de se
positionner au sein de la commission de sécurité.

3.2.1 Une formation commune à l’ensemble des membres

Cette formation a pour but de présenter les commissions de sécurité dans leur ensemble :
composition, rôle, organisation mais surtout d’informer leurs membres du rôle qui leur est
dévolu.

PROPOSITION DE PROGRAMME :
Tronc commun

Durée préconisée : 8 heures

I. GENERALITES

I.1 Qu’est-ce que la prévention ?


I.2 Les établissements recevant du public
I.2.a Définition
I.2.b Le règlement de sécurité 1 heure
I.2.c Le classement des ERP
I.3 Les immeubles de grande hauteur
I.3.a Définition
I.3.b La réglementation applicable
I.3.c Le classement des IGH

II. LES COMMISSIONS DE SECURITE

II.1 La « hiérarchie » des commissions


II.2 La CCDSA
II.3 Les sous-commissions de sécurité
2 heures
II.3.a La composition
II.3.b Le domaine de compétence
II.3.c Le groupe de visite
II.3.d Les délais

III. LES METHODES D’ANALYSE

III.1 Les dangers de l’incendie


3 heures
III.2 Le CLICDVCREM
III.3 L’analyse du risque

IV. RETOURS D’EXPERIENCE

IV.1 Présentation d’un incendie 2 heures


IV.2 Présentation d’un dossier particulier

21/33
3.2.2 La formation complémentaire des présidents

Les présidents sont les garants du bon fonctionnement des commissions de sécurité, ils
animent les débats et disposent d’une voix prépondérante en cas de partage. A ce titre,
ils jouent un rôle déterminant et doivent par conséquent bénéficier d’une formation
spécifique à la hauteur de leur mission.

PROPOSITION DE PROGRAMME :
Les présidents

Durée préconisée : 8 heures

I. L’ORGANISATION DES COMMISSIONS

I.1 La commission centrale de sécurité 2 heures


I.2 La CCDSA
I.3 Les commissions d’arrondissement
I.4 les commissions intercommunales et communales

II. LES COMMISSIONS DE SECURITE

II.1 Le rôle de la commission de sécurité


II.2 Le fonctionnement et les délais
II.3 Les avis de la commission de sécurité
II.4 Les domaines d’incompétences 2 heures
II.5 Les documents de la commission de sécurité
II.5.a Le rapport du SDIS
II.5.b Le procès verbal
II.5.C Le compte rendu de réunion

III. LA FONCTION DE PRESIDENT

III.1 Les responsabilités du président


III.2 L’animation d’une commission de sécurité 2 heures
III.3 Le déroulement d’une visite de sécurité
III.3.a Les visites avant ouverture ou de réception de travaux
III.3.b Les visites périodiques, inopinées et sur demande

IV. CAS PARTICULIERS

IV.1 Les établissements de 5ème catégorie


IV.2 L’utilisation exceptionnelle de locaux
IV.3 Les chapiteaux, tentes et structures 2 heures
IV.4 Les établissements pénitentiaires
IV.5 La fermeture administrative
IV.6 Les infractions au CCH

22/33
3.2.3 La formation complémentaire des maires

En matière d’établissement recevant du public, les maires interviennent en qualité de


membre titulaire des commissions de sécurité mais également en tant qu’autorité investie
du pouvoir de police. Cette particularité nécessite de leur proposer une formation
complémentaire leur permettant de discerner cette double fonction et les tâches qui en
découlent.

PROPOSITION DE PROGRAMME :
Les Maires

Durée préconisée : 8 heures

I. L’AUTORITE DE POLICE

I.1 La police administrative du maire 1 heure


I.2 La police spéciale des ERP
I.3 L’autorité de police exercée par le préfet

II. LES RESPONSABILITES DU MAIRE

II.1 Les responsabilités administratives


II.2 Les responsabilités pénales 2 heures
II.3 La loi Fauchon : la faute par imprudence ou manquement
II.4 Jurisprudences

III. LE MAIRE ET LA COMMISSION DE SECURITE

III.1 Les domaines de compétence et d’incompétence des commissions


de sécurité
III.2 Le rôle du maire dans l’instruction des dossiers
III.2.a La commune instructeur
2 heures
III.2.b La DDT instructeur
III.3 Comment saisir la commission de sécurité
III.4 Les avis de la commission de sécurité
III.4.a Les avis simples
III.4.b Les avis à compétence liée

IV. LE MAIRE : GARANT DE LA SECURITE

IV.1 Le suivi des avis défavorables


2 heures
IV.2 La procédure de fermeture administrative
IV.3 Les infractions au CCH

V. CAS PARTICULIERS

V.1 Les établissements de 5ème catégorie


1 heure
V.2 L’utilisation exceptionnelle de locaux
V.3 Les chapiteaux, tentes et structures

23/33
3.2.4 La formation continue

La formation continue a pour ambition de maintenir et de perfectionner les connaissances


et les compétences des membres titulaires des commissions de sécurité. Le programme
dépend de l’actualité et de l’évolution législative ou réglementaire du moment. Elle peut
également aborder des problématiques locales.

4 L’ENSOSP : UN ELEMENT MOTEUR DU SYSTEME DE FORMATION

La concrétisation des propositions apportées à la problématique ne peut être efficace que


dans une mise en œuvre réaliste et pragmatique. Pour ce faire, il est impérieux d’uniformiser
la formation dispensée à tous les niveaux. De ce constat, l’ENSOSP doit jouer un rôle
prépondérant en étant un élément moteur qui garantira la cohérence et l’harmonisation du
discours.

Placée au cœur du dispositif de la formation des officiers de sapeurs-pompiers, notre Ecole


se consacre :

- à la conception pédagogique ;
- à la mise en œuvre des formations ;
- à la mise en liaison avec le monde professionnel et universitaire ;
- à la recherche ;
- à la transmission des savoirs en matière d’incendie, de secours de
risques et de catastrophes.

La formation des acteurs des commissions de sécurité doit se faire par la mise en place d’un
système composé d’éléments décideurs, moteurs et accompagnateurs. Ce système doit agir
dans un cadre réglementaire avec des orientations définies en fonction des besoins en
respectant les principes établis.

4.1 Le projet « SYFORACS » : le système de formation des acteurs des


commissions de sécurité

Notre école est l’une des composantes d’un système organisé, son action s’inscrit dans un
contexte réglementaire qui fixe ses missions et l’organisation nécessaire pour y parvenir.
Conformément au décret de 200430, l’ENSOSP a non seulement en charge la mise en œuvre
de la formation des officiers de sapeurs-pompiers professionnels et volontaires mais
également l'organisation, en matière d'incendie et de secours, de formations destinées
notamment aux élus, aux fonctionnaires, aux cadres des entreprises et aux experts français
ou étrangers.

Par conséquent, elle est légitimement fondée à devenir l’organisme de référence dans la
mise en œuvre de la formation des acteurs des commissions de sécurité. Cette compétence
nouvelle vient compléter naturellement sa mission de formation des sapeurs-pompiers
préventionnistes.

30
Décret n°2004-502 du 7 juin 2004 relatif à l’Ecole nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (JO du 09/06/2004)

24/33
Par ailleurs l’ouverture de notre Ecole vers l’extérieur, déjà réalisée dans d’autres domaines
au niveau national ou international, contribue à renforcer sa notoriété et participe à son
rayonnement.

La formation des autres acteurs des commissions de sécurité, pilotée par l’ENSOSP, doit se
faire au travers de la recherche des objectifs suivants :

- améliorer la collaboration entre les acteurs pour développer l’esprit de


collégialité ;
- améliorer le niveau de compétence des membres ;
- favoriser l’investissement des membres et les fidéliser dans leurs
fonctions ;
- valoriser notre savoir-faire ;
- partager nos expériences.

4.1.1 Les différentes organisations envisageables

Différentes organisations sont tout à fait envisageables avec pour chacune bien
évidemment des avantages et des inconvénients. En effet, la réalisation des formations
des membres des commissions de sécurité peut s’envisager de manière centralisée sur les
sites de l'ENSOSP pour tout ou partie des membres. Elle peut également s’envisager d'une
manière déconcentrée dans les départements via les Ecoles chargées de Mission ou dans
les écoles départementales de formation des SDIS, là aussi pour l’ensemble ou partie des
membres. La formation peut également s’envisager à l’échelon zonal.

Nous proposons une formation à deux niveaux en séparant la formation des présidents de
celle des autres membres de la manière suivante :

- la formation des présidents des commissions au niveau national ;


- la formation des autres membres au niveau départemental.

4.1.2 L’argumentaire de la solution proposée

y L’échelon national : la formation des présidents des commissions de sécurité

La centralisation de la formation des présidents au niveau de l’ENSOSP nous


semble la plus pertinente. Ce passage par les murs de notre Ecole permet de
réaffirmer le rôle essentiel tenu par les présidents. La participation des
présidents à une formation nationale est de nature à renforcer leur
compétence tout en valorisant la fonction tenue. Cela participe également au
développement de la notoriété de l’Ecole.

L’ENSOSP dispose d’un réseau d’intervenants reconnus et qualifiés dans


différents domaines (sapeurs-pompiers, magistrats, juristes…). De plus
l’organisation de ces formations au niveau national favorise la participation
des représentants de l’administration centrale et plus particulièrement du
bureau de la règlementation incendie et des risques de la vie courante de la
Direction de la Sécurité Civile, qui a vocation à participer à la formation des
acteurs locaux.

25/33
Enfin la centralisation de ces formations au niveau de l’ENSOSP garantit
également l’uniformité du discours dispensé.

Cependant une interrogation demeure sur la possibilité pour l’ENSOSP de


répondre à la totalité de la demande. En effet certains départements
disposent d’un nombre important de commissions intercommunales ou
communales. Pour ces départements nous proposons dans un premier temps
la participation à la formation nationale d’un représentant des présidents des
commissions communales ou intercommunales existantes au niveau du
département.

Dans un second temps nous proposons l’organisation au niveau


départemental d’une formation au contenu identique pour les autres
présidents. Cette formation est animée par le représentant des présidents,
assisté des membres du corps préfectoral, des sapeurs-pompiers
préventionnistes et d’un magistrat.

Les élus bénéficient d’un droit à la formation. Toutefois cette disposition ne


peut s’envisager que si l’organisme dispensant la formation est expressément
agréé par le ministre de l’intérieur, l’organisme peut être public comme privé.

Par conséquent, il est souhaitable de demander l’agrément de l’Ecole dans le


cadre de la formation des élus pour que la formation proposée s’inscrive dans
ce cadre. La demande d’agrément doit se faire auprès de la direction générale
des collectivités locales, à la sous-direction de la fonction publique territoriale
au bureau des élus locaux31.

Elle ne peut être obtenue qu’après validation du Conseil National de


Formation des Elus locaux (CNFEL)32. Enfin, elle doit respecter les procédures
établies par le ministère de l'intérieur (cf annexe).

y L’échelon départemental : la formation des autres membres des commissions


de sécurité

L’organisation de la formation du tronc commun et de la formation spécifique


des maires au niveau du département nous semble la plus adaptée.

En effet d’une part le nombre de personnes concernées par ces formations est
important et d’autre part l’organisation à l’échelon départemental permet de
développer le lien déjà existant entre ces acteurs.

De plus la connaissance des acteurs et la particularité des départements avec


des composantes et des fonctionnements propres justifient les actions de
proximité. Les formations dispensées localement présentent l’avantage de
favoriser la communication entre les membres, développent les compétences
partagées et améliorent les méthodes de travail.

31
site internet :www.dgcl.interieur.gouv.fr cliquer : CNFEL
32
Articles L.2123-16, L3123-14 et L.4135-14 du Code Général des Collectivité territoriales

26/33
L’organisation à l’échelle départementale offre d’autres avantages tels que :

- la présence de préventionnistes dans tous les départements pouvant


constituer un réseau de formateurs ;
- la limitation des déplacements et par conséquent des coûts induits ;
- la facilité de promouvoir les formations.

Les intervenants pour ces formations et plus particulièrement la formation des


maires, ne doivent pas se limiter aux seuls sapeurs-pompiers
préventionnistes. En effet la proposition de programme pour les maires
contient pour une part importante l’exercice du pouvoir de police. La
participation d’un membre du corps préfectoral titulaire également du pouvoir
de police semble incontournable. La participation d’un magistrat représente
aussi une réelle plus-value pour aborder les notions de responsabilité.

Enfin la place de l’ENSOSP dans la mise en œuvre de ces formations


départementales reste prépondérante, l’Ecole doit rester le garant de la
doctrine nationale dans le domaine et assurer le pilotage de l’ensemble du
système.

4.2 L’ENSOSP : le garant de la doctrine nationale

Pour assurer avec succès la mise en œuvre de la formation des acteurs des commissions de
sécurité et garantir l’unité du discours, l’ENSOSP dispose de différents outils particulièrement
adaptés. Il est également envisageable de créer de manière simple des nouveaux outils de
communication.

4.2.1 Les outils de l’ENSOSP

¾ L’élaboration de documents nationaux

Afin de faciliter l’action des formateurs et de suivre un programme de


formation identique, il convient d’élaborer des scénarios pédagogiques
nationaux validés par l’ENSOSP. Il s’agit également de mettre à disposition
des formateurs les scénarios pédagogiques mais aussi les supports de cours
et les documents à l’attention des stagiaires.

¾ Le PNRS : un outil à la disposition des formateurs

L’ENSOSP dispose déjà d’un outil de mutualisation et d’information : le Portail


National des Ressources et des Savoirs (PNRS) qui a pour vocation de
constituer un lieu d’échanges, de partages et de ressources en ligne. Le PNRS
peut bien évidemment être sollicité et devenir centre de référence pour tous
les préventionnistes intervenant comme formateurs auprès des autres
membres des commissions de sécurité, ou plus généralement pour tous les
préventionnistes.

Le fonctionnement du PNRS est étroitement lié avec celui du centre national


de ressources documentaires (CNRD). Ce dernier constitue la base de

27/33
données qui alimente le contenu des enseignements de l’Ecole comme le
précise le projet d’établissement de 2010.

¾ La valorisation de la formation des acteurs des commissions de sécurité au


travers du site internet de l’ENSOSP :

Sur le modèle de l’Ecole nationale supérieure de la Police qui propose sur son
site internet des sessions de formation destinées aux élus locaux, l’ENSOSP
doit affirmer sa place dans le dispositif de formation des membres des
commissions de sécurité. Le site internet constitue une vitrine qu’il convient
d’exploiter en positionnant l’ENSOSP, de manière visible, comme l’institution
de référence dans ce domaine spécifique, véritable tête de pont d’une
organisation nationale mais aussi départementale.

¾ Le guide des maires et des membres des commissions de sécurité

La Direction de la Sécurité Civile a élaboré un guide du pouvoir de police du


maire en 1996 et 1999, de même, quelques préfectures ou SDIS ont édité un
guide à usage des maires ou exploitants d’ERP.

Le guide élaboré par la DSC mérite d’être actualisé au vu des dernières


jurisprudences. L’ENSOSP peut en assurer une large diffusion par
l’intermédiaire de son réseau d’intervenants ou de son site internet. Cela
permet de délivrer une information uniforme aux membres et encore une fois
de positionner l’ENSOSP au cœur du dispositif.

4.2.2 Les SDIS : acteurs incontournables du SYFORACS

Les SDIS doivent constituer dans chaque département un appui technique et logistique au
profit de l’ENSOSP. Les SDIS doivent être, au vu de leur potentiel et de leur proximité
avec les acteurs du terrain, l’un des éléments incontournables composant le système de
formation.

En effet les préventionnistes présents dans les SDIS et reconnus en qualité d’experts dans
les commissions de sécurité ont la légitimité pour participer à la formation des membres
des commissions à l’échelon départemental. Pour que ces formations soient réalisées au
profit de l’ENSOSP un partenariat doit être établi entre les SDIS et notre Ecole.

Certains préventionnistes formateurs des SDIS sont susceptibles d’intervenir également


dans le cadre des formations des présidents de commission, au niveau cette fois de
l’ENSOSP. Il est incontestable que le fait de disposer de formateurs impliqués localement
et quotidiennement dans le fonctionnement des commissions de sécurité constitue une
richesse supplémentaire pour l’ENSOSP. D’ailleurs il s’agit d’une volonté de l’Ecole de
rechercher un équilibre dans la diversité des intervenants.

Les SDIS constituent donc une ressource importante dans ce projet et participent
grandement à sa réussite notamment par l’organisation des formations au niveau
départemental et la mise à disposition de formateurs au niveau national.

28/33
4.3 L'ENSOSP et les autres partenaires

L’ENSOSP doit également conforter le lien avec les autres instituts participants à la formation
des acteurs locaux comme l’Ecole nationale supérieure de la police, l’Ecole des officiers de la
gendarmerie nationale, les centres de formation des agents de la DDT. L’objectif recherché
est de faire connaître à nos partenaires, par le biais de leurs réseaux, l’existence des
formations proposées et plus largement de faire connaître le rôle des commissions de
sécurité.

La coopération avec le CNFPT est également souhaitable afin de référencer les formations
pilotées par l’ENSOSP mais également les formations existantes ayant pour cibles les agents
territoriaux qui tiennent des fonctions en lien avec le contrôle des établissements recevant
du public.

4.4 Le retour d’expérience et la démarche de performance

La mise en place d’un système de formation des acteurs des commissions de sécurité doit
s’accompagner d’un dispositif d’évaluation.

A l’issue d’une période à déterminer, une évaluation des formations réalisées doit être
effectuée. Cette évaluation peut être conduite par la direction de la sécurité civile, dans le
cadre de la mission d’évaluation des SDIS par le bureau de l’inspection et faire l’objet d’un
thème des prochaines journées de rencontre des chefs de service de prévention. Ces
rencontres doivent permettre de mutualiser les moyens mis en œuvre et certainement
d’échanger les méthodes et les techniques de formation. Ainsi, il s’agit de chercher à garantir
la qualité et à améliorer les programmes de formation.

Le retour d’expérience est un outil qui renforce les liens entre les acteurs et les aide à
identifier des pistes de progrès.

Pour cela, il est nécessaire de définir des indicateurs afin de répondre aux objectifs suivants
du contrôle de gestion :

¾ contribuer à l’organisation des formations ;


¾ mesurer l’efficacité des formations ;
¾ prendre les actions correctrices.

Dans un premier temps, il s’agit de mesurer l’activité dans le domaine qui permet de
déterminer la portée des actions menées et de rendre les autres indicateurs représentatifs.
Nous proposons la mise en place des indicateurs d’activité suivants :

¾ taux de réalisation des formations de tronc commun ;


¾ taux de réalisation des formations complémentaires pour les présidents ;
¾ taux de réalisation des formations complémentaires pour les maires.

Ensuite il faut mesurer l’impact de ces formations sur l’amélioration du principe de collégialité
et, de façon plus générale sur l’amélioration des compétences des membres des
commissions de sécurité. Nous proposons la mise en place des indicateurs d’efficacité
suivants :

29/33
¾ note de satisfaction parmi les personnes ayant reçu une formation liée à leur
participation aux commissions de sécurité ;
¾ taux de réalisation des objectifs que les stagiaires attendent de la formation ;
¾ note de satisfaction relatif au bénéfice qu’apporte la formation sur leurs
missions au sein des commissions de sécurité.

Enfin, il est nécessaire de contrôler le respect des programmes et la clarté des messages
diffusés. Il s’agit d’une évaluation des moyens mis en œuvre mais aussi de la qualité du
message diffusé. Nous proposons la mise en place des indicateurs de qualité et d’efficience
suivants :

¾ note de satisfaction relative aux supports pédagogiques ;


¾ note de satisfaction relative au respect du programme annoncé en début de
formation ;
¾ note de satisfaction relative aux qualités pédagogiques des intervenants ;
¾ nombre de personnes souhaitant un complément d’information.

L’établissement d’un questionnaire d’évaluation de la formation, reprenant l’ensemble de ces


indicateurs, permet la récolte des résultats. La direction de la sécurité civile peut ajouter un
nouveau tableau de bord intégrant les indicateurs ci-dessus dans leurs outils statistiques de
l’enquête réalisée annuellement auprès des SDIS.

30/33
CONCLUSION

Notre étude a permis de confirmer ce qui est déjà sensiblement perçu par la plupart des
acteurs, à savoir le besoin de former tous les membres des commissions de sécurité.

Les objectifs principaux de ces formations sont de maintenir le principe de collégialité au


centre de l’organisation des commissions de sécurité, de renforcer l’action des maires dans
l’exercice de leur pouvoir de police et de répondre à l’exigence réglementaire qui vise à
nommer les membres en fonction de leurs compétences techniques et administratives
respectives.

Nos propositions ont été élaborées afin de définir les outils permettant d’atteindre les
objectifs fixés. Il s’agit de mettre en place tout d’abord une formation de tronc commun puis
des formations spécifiques pour les maires et les présidents. Celles-ci s’organisent à l’échelon
national ou départemental en fonction du public visé.

Néanmoins, nous sommes conscients que le système ambitieux de formation proposé


comporte des difficultés de mise en œuvre. Nous avons particulièrement insisté sur la
nécessité de rendre obligatoire ces formations pour tous les membres des commissions de
sécurité. Par conséquent, une vigilance particulière doit être portée sur des facteurs
potentiellement bloquants.

Le nombre de personnes ciblées est important. On peut se poser notamment la question du


temps nécessaire pour former plus de 36 000 maires. Par ailleurs l’exigence réglementaire de
formation ne doit pas empêcher la continuité dans le fonctionnement des commissions de
sécurité.

Enfin, nous ne pouvons pas ignorer les réflexions relatives à la réforme du décret de 1995
qui sont aujourd’hui engagées. Si nous souhaitons voir la formation des membres des
commissions de sécurité intégrée dans le cadre réglementaire, il est indispensable de se
poser la question relative au temps nécessaire pour la mise en œuvre de ces formations. La
définition d’une période transitoire est essentielle.

Mais, ce n’est pas l’obstacle le plus important. Certains services semblent vouloir se
désengager des commissions de sécurité. Il reste donc un challenge de taille. Si les
ministères concernés maintiennent leur participation aux commissions de sécurité, encore
faut-il que la contrainte d’obligation de formation fasse l’objet d’un consensus
interministériel.

31/33
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

y Cartault J-L. 2008, La protection juridique du préventionniste, Montreuil, Papyrus

y Génovèse M. 2005, Droit appliqué aux Services d’Incendie et de Secours, Montreuil,


Papyrus

y Revue Face aux Risques n°454 2010, Commissions de sécurité : mode d’emploi, Vernon,
CNPP

y Lettre-circulaire du 1er août 1996 relative à la participation des DDE aux CCDSA, BO
ministère de l’Equipement n°96/30

y Programme de formation de l’ENSOSP, « Journées de formation dédiées aux élus


présidant les commissions de sécurité »

y GNR prévention, janvier 2006, Direction de la défense et de la sécurité civiles

y « La Direction de la Sécurité civile », in interieur.gouv.fr,


http://www.interieur.gouv.fr/a_l_interieur/defense_et_securite_civiles/presentation

y Gouzou D. 2010, « la formation des membres des commissions de sécurité », in


sdis47.fr, http://www.sdis47.fr/index.php?tg=articles&topics=99

y « CNFEL », in dgcl.interieur.gouv.fr, http://www.dgcl.interieur.gouv.fr

y http://wwwlegifrance.gouv.fr

y http://ensosp.fr

32/33
ANNEXES

Annexe 1 : L’enquête

Annexe 2 : Les résultats de l’enquête

Annexe 3 : Le décret du 7 février 1941

Annexe 4 : Le décret du 13 août 1954

Annexe 5 : Le décret du 31 octobre 1973

Annexe 6 : Lettre-circulaire du ministère de l’équipement du 1er août


1996

33/33
ANNEXE 1 : L’enquête
QUESTIONNAIRE SUR LA FORMATION DES
MEMBRES DES COMMISSIONS DE SECURITE.

Dans le cadre de notre formation de responsable départemental de la prévention (PRV3), nous


sommes amenés à réaliser en groupe de quatre stagiaires un mémoire sur le thème de la
nécessité de formations des élus et des autres acteurs des commissions de sécurité.
Afin d’identifier les problématiques et d’apporter des solutions pragmatiques, nous
souhaiterions que vous nous consacriez quelques minutes pour répondre à ce questionnaire
qui nous permettra de mieux cerner vos attentes et votre ressenti.

Nous vous remercions vivement pour votre collaboration.

1) Qui représentez-vous-vous au sein des commissions de sécurité ?


le chef du SIDPC
le Sous-préfet
le DDSP ou le commandant du groupement de gendarmerie
le directeur départemental des territoires
le maire de la commune
autre, précisez : …

2) Vous participez, en qualité de membre, aux commissions de sécurité depuis :


moins d’un an entre 1 an et 5 ans plus de 5 ans

3) Quel est la fréquence moyenne de votre participation ?


moins d’une fois par trimestre
une à deux fois par trimestre
plus de deux fois par trimestre

4) Avez-vous été volontaire pour assurer cette représentation ?


OUI
NON,
dans ce cas comment et pourquoi avez-vous été désigné (compétence technique,
disponibilité…) :

5) Avez-vous bénéficié d’une formation ou d’une information avant de participer à une


commission de sécurité ?
OUI,
précisez (durée, intervenant…) :

NON

6) Êtes vous régulièrement formé ou informé sur les évolutions impactant le fonctionnement
ou le travail des commissions de sécurité ?
OUI,
précisez (durée, intervenant…) :

NON
7) Connaissez-vous votre rôle et celui des autres membres au sein de la commission de
sécurité ?
OUI,
précisez pourquoi ?

NON

8) Avez-vous le sentiment de jouer un rôle voire d’être essentiel au bon fonctionnement des
commissions de sécurité :
OUI
PARFOIS
NON
précisez pourquoi ?

9) Vous sentez-vous impliqué ou mis à contribution dans votre rôle de membre d’une
commission de sécurité ?
OUI,
précisez pourquoi ?

NON

10) Si vous aviez à qualifier votre « prestation », vous diriez que vous êtes :
un élément moteur
un maillon actif
un participant curieux
présent
effacé ou inexistant

11) Estimez-vous qu’une formation de chaque membre est :


indispensable
facultative
inutile

12) La participation de votre service aux commissions de sécurité vous semble :


nécessaire, la sécurité nous concerne
inutile, c’est une perte de temps pour nous
incomprise, on ne comprend pas l’intérêt de notre présence
risquée, nous ne sommes pas compétent et nous suivons toujours l’avis du pompier

Observation(s) éventuelle(s) :

Tuteur : Colonel Philippe DUFLOS, SDIS 95

Stagiaires : Commandant Pascal BERGOT, SDIS 35


Commandant Pascal PREVOST, SDIS 27
Capitaine David DIJOUX, SDIS 974
Capitaine Fabien LECUIROT, SDIS 28
ANNEXE 2 : Les résultats de l’enquête
1) Qui représentez vous au sein de la 4) Avez-vous été volontaire pour assurer
commission de sécurité ? cette mission?

2) Vous participez aux commissions de 5) Avez-vous bénéficié d'une formation ou


sécurité depuis combien de temps? d'une information avant de participer à
une commission de sécurité?

3) Quelle est la fréquence de votre 6) Etes-vous régulièrement formé ou


participation aux commissions de sécurité? informé sur les évolutions relatives aux
missions des commissions de sécurité?
7) Connaissez-vous votre rôle et celui des 10) Si vous aviez à qualifier votre
autres membres au sein de la commission «prestation», vous diriez que vous êtes :
de sécurité ?

8) Avez-vous le sentiment de jouer un 11) Vous estimez qu’une formation de


rôle, voire d’être essentiel au bon chaque membre est :
fonctionnement des commissions de
sécurité ?

9) Vous sentez-vous impliqué ou mis à 12) La participation de votre service aux


contribution dans votre rôle de membre commissions de sécurité vous semble :
d’une commission de sécurité?
ANNEXE 3 : Le décret du 7 février 1941
ANNEXE 4 : Le décret du 13 août 1954
ANNEXE 5 : Le décret du 31 octobre 1973
Décret n°73-1007 du 31 octobre 1973

Relatif à la protection contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du
public.

Le Premier ministre,
Sur le rapport du garde des sceaux, ministre de la justice, du ministre de l’intérieur et du ministre des
départements et territoires d’outre-mer.
Vu le code de l’administration communale, et notamment ses articles 97 et 107 ;
Vu le décret du 12 novembre 1938 relatif aux mesures de protection contre l’incendie et à
l’organisation de l’inspection des corps de sapeurs-pompiers, et notamment son article 5 ;
Vu l’arrêté des consuls du 12 messidor VIII ;
Vu le décret n° 71-606 du 20 juillet 1971 portant transfert d’attribution du préfet de police aux
préfets des départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne ;
Vu la loi du 19 décembre 1917 relative aux établissements dangereux, insalubre et incommodes ;
Vu le décret n° 57-1161 du 17 octobre 1957 fixant la classification des matériaux et éléments de
construction par rapport au danger d’incendie dans les établissements recevant du public ;
Vu le décret n° 65-1048 du 2 décembre 1965, modifié par le décret , n° 70-818 du 10 septembre
1970, portant réorganisation des commissions administratives fonctionnant dans le cadre du
département, et règlement d’administration publique pour l’application de certaines dispositions
législatives ;
Vu le décret n° 67-1063 du 15 novembre 1967 portant règlement d’administration publique pour la
construction des immeubles de grande hauteur et leur protection contre les risques d’incendie et de
panique ;
Vu le code de l’urbanisme et de l’habitation, et notamment le titre V.II du livre Ier ;
Vu le code pénal et notamment son article R.25 ;
Le Conseil d’Etat entendu,
Décrète :
Section I
Définition et application des règles de sécurité.

Art. 1er - Le présent décret fixe les dispositions destinées à assurer la sécurité contre les risques
d’incendie et de panique dans les établissement recevant du public.

Art. 2. - Pour l’application du présent décret, constituent des établissements recevant du public, tous
bâtiments, locaux et enceintes dans lesquels des personnes sont admises soit librement, soit
moyennant une rétribution ou une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenues des
réunions ouvertes à tout venant ou sur invitation, payantes ou non.
Sont considérées comme faisant partie du public, toutes les personnes admises dans
l’établissement à quelque titre que ce soit en plus du personnel.

Art. 3. – Les constructeurs, propriétaires et exploitants des établissement recevant du public sont
tenus, tant au moment de la construction qu’au cours de l’exploitation de respecter les mesures de
prévention et de sauvegarder propres à assurer la sécurité des personnes ; ces mesures sont
déterminées compte tenu de nombre des personnes admises dans l’établissement, de la nature de
l’exploitation, des dimensions des locaux et du mode de construction.

Art. 4. – Les bâtiment et les locaux où sont installés les établissements recevant du public doivent
être construits de manière à permettre l’évacuation rapide et en bon ordre de la totalité des
occupants.

1
Ils doivent avoir une ou plusieurs façades en bordure de voies ou d’espaces libres
permettant l’évacuation du public, l’accès et la mise en service des moyens de secours et de lutte
contre l’incendie.

Art. 5. – Les matériaux et les éléments de construction employés tant pour les bâtiments et locaux
que pour les aménagements intérieurs doivent présenter, en ce qui concerne leur comportement au
feu, qualités de réactions et de résistance appropriées aux risques courus. La qualité de ces matériaux
et éléments fait l’objet d’essais et de vérifications en rapport avec l’utilisation à laquelle ces
matériaux et éléments sont destinés. Les constructeurs, propriétaires, installateurs et exploitant sont
tenus de s’assurer que ces essais et vérifications ont eu lieu.

Art. 6. – L’aménagement des locaux, la distribution des différentes pièces et éventuellement leur
isolement doivent assurer une protection suffisante, compte tenu des risques courus, aussi bien des
personnes fréquentant l’établissement que de celles qui occupent des locaux voisins.

Art. 7. – Les sorties et les dégagements intérieurs qui y conduisent doivent être aménagés et répartis
de telle façon qu’ils permettent l’évacuation rapide et sûre des personnes. Leur nombre et leur
largeur doivent être proportionnées au nombre de personnes appelées à les utiliser.
Tout établissement doit disposer de deux sorties au moins.

Art. 8. – L’éclairage de l’établissement lorsqu’il est nécessaire doit être électrique. Un éclairage de
sécurité doit être prévu dans tous les cas.

Art. 9 . – Le stockage, la distribution et l’emploi de produits explosifs ou toxiques, de tous liquides


particulièrement inflammables et de liquide inflammables classés en première catégorie en exécution
de la loi susvisée du 19 décembre 1917 sont interdits dans les locaux et dégagement accessibles au
public, sauf dispositions contraires précisées dans le règlement de sécurité.

Art. 10.- Les ascenseurs et monte-charges, les installations d’électricité, de gaz de chauffage et de
ventilation, ainsi que les équipements techniques particuliers à certains types d’établissements
doivent présenter des garanties de sécurité et de bon fonctionnement.

Art. 11. - L’établissement doit être doté de dispositifs d’alarme et d’avertissement, d’un service de
surveillance et de moyens de secours contre l’incendie appropriés aux risques.

Art. 12. – Le ministre de l’intérieur précise dans un règlement de sécurité prévue à l’article 30ci-
après les conditions d’application des règles définies au présent décret. Il indique notamment les
conditions dans lesquelles in doit être procédé à l’essai de matériaux, à l’entretien et à la
vérifications* des installations, à l’emploi et à la surveillance des personnes, à l’exécution des
travaux.
Le règlement de sécurité comprend des prescriptions générales communes à tous les
établissements et d’autre particulières à chaque type d’établissement. Il précise les cas dans lesquels
les obligations qu’il définit s’imposent à la fois aux constructeurs, propriétaires, installateurs et
exploitants ou à certains de ceux-ci seulement.
La modification du règlement de sécurité est décidée dans les formes définies au
premier alinéa du présent article. Le ministre détermine des quelles limites et sous quelles conditions
les prescriptions nouvelles sont appliquées aux établissement en cours d’exploitation.

Art. 13. – Certains établissements peuvent, en raison de leur conception ou de leur disposition
particulière, donner lieu à des prescriptions exceptionnelles soit en aggravation soit en atténuation ;

2
dans ce dernier car, des mesures spéciales destinées à compenser les atténuations aux règles de
sécurité auxquelles il aura été dérogé peuvent être imposées.
Des mesures spéciales destinées à assurer la sécurité des voisins peuvent également être
imposées.
Ces prescriptions et ces mesures sont décidées soit par l’autorité chargée délivrance du permis de
construire lorsque la décision est prise au moment de cette délivrance, soit par l’autorité de police
dans les autres cas ; elles sont prises après avis de la commission de sécurité compétente visée aux
articles 35 et 39 ci-après.
Toutefois, les atténuations aux dispositions du règlement de sécurité ne peuvent être
décidées que sur avis conforme de la commission consultative départementale de la protection civile.

Art. 14. – Les établissements dans lesquels l’effectif du public n’atteint pas le chiffre fixé par le
règlement de sécurité pour chaque type d’établissement sont assujettis à des dispositions particulières
déterminées dans le règlement de sécurité.
Le maire, après consultation de la commission peut faire procéder à des visites de
contrôle dans les conditions fixées aux article 46 et 49 à 51 du présent décret afin de vérifier si les
règles de sécurité sont respectées.

Art. 15. – Les établissements relevant de personnes de droit public qui n’ont pas le caractère
d’établissements publics à caractère industriel ou commercial sont soumis aux dispositions du présent
décret et du règlement de sécurité dans les conditions définies au présent article et aux articles 16 et
17
Tous les projets de construction sont soumis à l’avis de la commission de sécurité
compétente.
Dans le cas d’utilisations de procèdes de construction destinés à être répétés, lorsque
les projets de base doivent être acceptés ou agréés par le ministre intéressé, ils doivent être en outre
soumis à l’avis de la commission centrale de sécurité. Les projets définitifs particuliers à un
établissement déterminé sont alors examinés par la commission de sécurité compétente qui prend
acte de l’autorisation préalablement intervenue en ce qui concerne les procédés en question et
constate la conformité avec le projet de base.

Art. 16. – Des arrêtes du ministre de l’intérieur et des ministres intéressés établissent la liste des
établissements dépendant de personnes de droit public où l’application des dispositions destinées à
garantir la sécurité contre les risque d’incendie et de panique est assurée sous la responsabilité de
fonctionnaires ou agents spécialement désignés.
Ces arrêtés désignent en même temps et pour chaque type d’établissement les
catégories de fonctionnaires ou agents responsable respectivement pendant la période de
construction et jusqu’à l’ouverture, et en cours d’exploitation.
Pendant la construction, et indépendamment des responsabilités qui incombent aux
promoteurs et constructeurs, le responsable désigné veille, pendant toute la durée d’exécution des
travaux, à la bonne exécution des prescriptions de sécurité arrêtées après avis de la commission de
sécurité. Lors de la réception des travaux et avec le concours et l’avis des membres de la commission
de sécurité, il s’assure que ces prescriptions ont été respectées ; il fait toutes propositions utiles à
l’autorité compétente en ce qui concerne l’ouverture éventuelle de l’établissement.
En cours d’exploitation, le responsable désigné prend ou propose, selon l’étendu de ses
compétences administratives, les mesures de sécurité nécessaires et fait visiter l’établissement par la
commission de sécurité selon la périodicité prévue par le règlement de sécurité. Les procès-verbaux
de visite lui sont remis ; ils sont remis également au chef de service compétent de chaque
administration. IL appartient à chacun d’eux de prendre toutes mesures d’urgence et d’en référer à
l’autorité compétente. U, exemplaire du procès-verbal est transmis au maire de la commune
intéressée ".

3
Le préfet établit en exécution des arrêtés visés au premier alinéa du présent article et
des instructions complémentaires éventuellement données au chef de service compétent, la liste des
fonctionnaires chargés du suivre l’application des dispositions réglementaires.

Art. 17. – Les ministres intéressés et le ministre de l’intérieur fixent, après consultation de la
commission centrale, les règles de sécurité et les modalités de contrôle applicable :
Aux locaux qui, étant situés sur le domaine public du chemin de fer, sont
rigoureusement indispensables à l’exploitation de celui-ci ;
Aux établissement pénitentiaires ;
Aux établissement militaires désignés par arrêté du ministre de l’intérieur et du ministre
des armées.

Section II
Classement des établissements

Art. 18. – Les établissements, répartis en types selon la nature de leur exploitation, sont soumis aux
dispositions générales communes et aux dispositions particulières qui leur sont propres.

Art ; 19. – Les établissements sont en outre, quel que soit leur type, classés en catégories, d’après
l’effectif du public et du personnel. L’effectif du public est déterminé, suivant le cas, d’après le
nombre de places assises, la surface réservée au public, la déclaration contrôlée du chef de
l’établissement ou d’après l’ensemble de ces indications.
Les règles de calcul à appliquer sont précisées, suivant la nature de chaque
établissement, par le règlement de sécurité.
Pour l’application des règles de sécurité, il y a lieu de majorer l’effectif du public de
celui du personnel n’occupant pas des locaux indépendants qui posséderaient leurs propres
dégagements ;
Les catégorie sont les suivantes :
1er catégorie : au-dessus de 1 500 personnes ;
2é catégorie : de 701 à 1 500 personnes ;
3é catégorie : de 301 à 700 personnes ;
4é catégorie : au-dessous de 300 personnes, à l’exception des établissements compris
dans la 5é catégorie ;
5é catégorie : établissement visés à l’article 14 ci-dessus, dans lesquels l’effectif du
public n’atteint pas le chiffre minimum fixé par le règlement de sécurité pour chaque type
d’exploitation.

Art. 20. – Les établissements recevant du public qui ne correspondent à aucun des types définis par
le règlement de sécurité sont néanmoins assujettis aux prescriptions du présent décret.
Les mesures de sécurité à y appliquer sont précisées, après avis de la commission de
sécurité compétente, en tenant compte de celles qui sont imposées aux types d’établissements dont la
.nature d’exploitation se rapproche le plus de celle qui est envisagée.

Art. 21. – La répartition en types d’établissements prévue à l’article 18 ne s’oppose pas à


l’existence, dans un même bâtiment, de plusieurs exploitation de types divers ou de types similaires
dont chacune, prise isolément, ne répondrait pas aux conditions d’implantation et d’isolement
prescrites au règlement de sécurité. Ce groupement ne doit toutefois être autorisé que si les
exploitations sont placées sous une direction unique, responsable auprès des autorités publiques, des
demandes d’autorisation et de l’observation des conditions de sécurité tant pour l’ensemble des
exploitation que pour chacune d’entre elles.
Ce groupement doit faire l’objet d’un examen spécial de la commission de sécurité

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compétente qui, selon la catégorie, le type et situation de chacune des exploitations composant le
groupement, détermine les dangers que présente pour le public l’ensemble de l’établissement et
propose les mesures de sécurité jugées nécessaires.
Tout changement dans l’organisation de la direction, qu’il s’agisse ou d’un
démembrement de l’exploitation, doit faire l’objet d’un déclaration au maire qui impose, après avis
de la commission de sécurité compétente, les mesures complémentaires rendues éventuellement
nécessaires par les modifications qui résultent de cette nouvelle situation.

Section III
Autorisation de construire, d’aménager ou de modifier un établissement.

Art. 22. – Le permis de construire ne peut être délivré qu’après consultation de la commission de
sécurité compétente .

Art. 23. – Si le projet de construction ou d’aménagement donne lieur à la déclaration préalable


prévue par l’article 85-2 de code de l’urbanisme et de l’habitation, cette déclaration doit également
être accompagnée de l’avis de la commission de sécurité compétente.

Art. 24. – les travaux qui ne sont soumis ni au permis de construire ni à la déclaration préalable ne
peuvent être exécuté qu’après autorisation du maire donnée après avis de la commission de sécurité
compétente. Il en est de même pour toute création, tout aménagement ou toute modification des
établissements.

Art. 25. – Les dossiers soumis à la commission de sécurité compétente en vue de recueillir son avis
en application des articles précédents doivent comporter toutes les précisions nécessaires pour qu’on
puisse s’assurer qu’il a été satisfait aux conditions de sécurité prévues au présent décret, notamment
en ce qui concerne la nature de l’établissement et les conditions d’exploitation, la situation et la
superficie, le mode de construction du gros œuvre et des toitures.
Une notice descriptive précise les matériaux utilisés tant pour le gros œuvre que pour la
décoration et les aménagements intérieurs.
Des plans doivent indiquer les largeurs de tous les passages affectés à la circulation du
public, tels que dégagements, escaliers, sorties. Il doivent comporter des renseignements sommaires
ou des tracés schématiques concernant :
Les organes généraux de production et de distribution d’électricité haute et basse
tension ;
L’emplacement des chaufferies, leurs dimensions, leurs caractéristiques principales
compte tenu de l’encombrement des chaudières ; l’emplacement des conduits d’évacuation des
produits de combustion, d’amenée de l’air frais, d’amenée de l’air frais, d’évacuation des gaz viciés ;
l’emplacement et les dimensions des locaux destinés au stockage du combustible, le cheminement de
ce combustible depuis la voie publique ;
Les moyens particuliers de défense et de secours contre l’incendie.
Les dits plans, tracés divers et leur présentation doivent être conformes au normes en
vigueur.

Art. 26. – Dans tous les cas, les renseignements de détail intéressant les installations électriques, les
installations de gaz, d’éclairage, de chauffage et de secours contre l’incendie sont adressés au maire
dans les conditions fixées par le règlement de sécurité.

Art. 27. – En l’absence de décision de l’administration, les créations d’établissement ainsi que les
travaux et aménagements visés aux article 24 et 26 ci-dessus peuvent être recommencés dans le délai
de trois mois qui suit le dépôt du dossier.

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Si le dossier est incomplet et si l’administration en a fait part aux demandeurs dans les
trois mois, ce délai commence à courir à la date de réception des pièces complémentaires.

Sections IV
Mesures d’exécution et de contrôle.
1. Généralités.
Art. 28. – Le maire assure, en ce qui concerne, l’exécution des dispositions du présent décret.

Art. 29. – Le préfet peut prendre, pour toutes les communes de département ou pour plusieurs
d’entre elles, ainsi que dans tous les cas où il n’y aura pas été pourvu par les autorité municipales,
toutes mesures relatives à la sécurité dans les établissements recevant du public.
Ce droit n’est exercé à l’égard des établissements d’une seule commune ou à l’égard
d’un seul établissement qu’auprès qu’une mise en demeure adressée au maire sera restée sans
résultat.

2. Commissions de sécurité.
Art. 30. – Il est créé auprès du ministre de l’intérieur une commission centrale de sécurité.
Cette commission, dont les membres, dont sont nommés par arrêté du ministre de l’intérieur,
comprend :
1° des membres permanents à savoir :
Quatre représentants du ministre de l’intérieur ;
Deux représentants du ministre chargé de la construction ;
Un représentant de chacun des ministres chargés respectivement :
De l’éducation nationale ;
Des affaires culturelles ;
Des établissements dangereux, insalubres et incommodes ;
De l’industrie ;
Du commerce et de l’artisanat ;
De la santé publique ;
Du travail ;
De l’information ;
De la jeunesse et des sports ;
Du tourisme ;
Le préfet de Paris ;
Le préfet de police ;
Deux préfets désignés par le ministre de l’intérieur ;
Deux maires désignés par le ministre de l’intérieur ;
Deux conseillers généraux désignées par le ministre de l’intérieur ;
Le général commandant la brigade des sapeurs-pompiers de Paris ;
L’architecte en chef et le directeur du laboratoire central de la préfecture de police ;
L’ingénieur général chef du service technique des travaux neufs, l’ingénieur général
chef du service des bâtiments et l’architecte général de la vielle de Paris ;
Le président de la fédération nationale des sapeurs-pompiers ;
Un représentant de l’union technique de l’électricité ;
Un représentant de l’association technique de gaz en France ;
Cinq membres désignés par le ministre de l’intérieur en raison de leur compétence.
2° Des membres qui ne sont appelés à siéger que pour les affaires de leur compétence, à
savoir :
Le directeur général du centre national de la cinématographie ;
Deux représentants des exploitants des autres établissements ;
Deux représentants du personnel des établissement de spectacles ;

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Deux représentants du personnel des autre établissements ;
Un représentant de l’institut national de la consommation ;
Le cas échéant, tout représentant des ministres qui ne sont pas désignées ci-dessus.

Art. 31. – La commission centrale de sécurité est présidé par le ministre de l’intérieur ou un de ses
représentants.
La durée du mandat des membres qui ne sont pas désignés ès qualités est de trois ans.
En cas de décès ou de démission de l’un d’entre eux en cours de mandat, son remplaçant est désigné
pour la durée du mandat qui reste à courir.
Tout membre désigné pour siéger au sein de la commission peut, en cas
d’empêchement, se faire remplacer.
Le secrétariat de la commission est assuré par un agent du service national de la protection civile.

Art. 32. – La commission centrale de sécurité est appelée à donner son avis sur toutes les questions
relatives à la protection contre l’incendie et la panique dans les établissements soumis au présent
décret, sur les conditions d’application de ce texte, ainsi que sur toutes les questions que le ministre
de l’intérieur soumet à son examen.
Elle est obligatoirement consultée sur les projets de modification du règlement de
sécurité ainsi que dans le cas prévu au troisième alinéa de l’article 15 ci-dessus.

Art. 33. – Le ministre de l’intérieur, après avis de la commission centrale de sécurité, peut constituer
au sein de cette commission une sous-commission permanente et des sous-commission techniques
dont il fixe les attributions.
Ces sous-commission peuvent recevoir des délégations de la commission centrale.

Art. 34. – La commission centrale et les sous-commissions peuvent s’adjoindre pour leurs travaux,
en tant que de besoin, et à titre consultatif, toute personnes qualifiée par sa compétence.
La commission et les sous-commissions sont convoquées à l’initiative du ministre de
l’intérieur.

Art. 35. – La commission de sécurité compétente à l’échelon du département est la commission


consultative départementale de la protection civile instituée par le décret du 2 décembre 1965,
modifié par le décret susvisé du 10 septembre 1970.

Art. 36. – La commission consultative départementale de la protection civile est l’organe technique
d’étude, de contrôle et d’information du préfet et du maire. elle assiste ces derniers dans l’application
des mesures de police et de surveillance qu’ils sont appelés à prendre en vie d’assurer la protection
contre l’incendie et la panique dans les établissements soumis au présent décret.
Elle est chargé notamment :
D’examiner les projets de construction, d’extension, d’aménagement et de
transformation des établissements, que l’exécution des projets soit ou ne soit pas subordonnée à la
délivrance d’un permis de construire ou à la présentation d’une déclaration préalable ;
De procéder aux visites de réception, prévues à l’article 46, desdits établissements et de
donner son avis sur la délivrance du certificat de conformité prévu par l’article 98-1 du code de
l’urbanisme et de l’habitation et sur la délivrance de l’autorisation d’ouverture des établissements ;
De procéder soit de sa propre initiative, soit de sa propre initiative, soit à la demande du
maire ou du préfet à des contrôles périodiques ou inopinés sur l’observation des dispositions
réglementaires.

Art. 37. – La commission consultative départementale de la protection civile est seule compétente
pour donner un avis se rapportant aux établissements classées sans la 1er catégorie prévue à l’article

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19 ci-dessus.
Elle examine toutes questions et demandes d’avis présentées par les maires ou par les
commissions d’arrondissement ou le commissions communales ou intercommunales.
En cas d’avis défavorable donné par ces commissions, les exploitants peuvent demander
que la question soit soumise à la commission départementale.
La commission départementale propose au préfet le renvoi au ministre de l’intérieur des
dossiers pour lesquels il apparaît opportun de demander l’avis de la commission centrale de sécurité.

Art. 38. – Après avis de la commission consultative départementale de la protection civile, le préfet
peut constituer des sous-commissions dont il fixe la compétence et charger certains membres de la
visite des établissements assujettis au présent décret.

Art. 39. – Après avis de la commission consultative départementale de la protection civile, le préfet
peut créer des commissions de sécurité d’arrondissement et, en cas de besoin et après consultation
des maires, des commissions communales ou inter-communales.
Il en fixe la composition.

Art. 40. – Le préfet fixe les attributions et les circonscriptions des commissions de sécurité visées à
l’article 39 ci-dessus. Il peut notamment, sauf dans les cas prévu à l’article 37 ci-dessus, charger ces
commissions d’étudier, au lieu et place de la commission consultative départementale de la
protection civile, certaines catégories d’affaires qui relèvent normalement de la compétence de cette
dernière.

Art. 41. – La commission d’arrondissement est présidée par le sous-préfet. La commission


communale ou intercommunale est présidée soit par le maire de la commune où elle a son siège, soit,
si sa compétence s’étend sur toute la circonscription d’une communauté ou district, soit, si sa
compétence est celle d’un syndicat intercommunal à vocation multiples, par le président de ce
syndicat.

Art. 42. – Les commissions se réunissent sur convocation de leur président ou à la demande du
préfet.
Lorsqu’il ne président pas la commission, chaque maire assiste de droit, avec voix
délibérative, à la réunion où il est procédé à l’examen des affaires concernant des établissements
situés dans sa commune.
Les représentants des administrations intéressés ainsi qu’une ou plusieurs personnes
qualifiées par leur compétence pourront être désignés pour siéger à la commission d’arrondissement
à la commission communale ou intercommunale de sécurité avec voix consultative.
Le secrétariat est assuré selon le cas par un fonctionnaire ou un agent de la sous-
préfecture de la commune ou de l’établissement public.

Art. 43. – Les membres permanents de la commission centrale de sécurité dûment accrédités par le
ministre de l’intérieur ont accès à toute heure dans chaque établissement soumis à la présente
réglementation.
Les membres permanents de la commission consultative départementale de la protection
civile, des commissions de sécurité d’arrondissement et des commissions communales et
intercommunales de sécurité, ou leurs représentants dûment mandatés, ont accès dans les
établissements qu’ils sont appelés à visiter, sur présentation d’une commission délivrée à cet effet par
le préfet.
Organisation du contrôle des établissements

Art. 44. – Les constructeurs, installateurs et exploitants sont tenus, chacun en ce qui le concerne, de

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s’assurer que les installations ou équipement sont établis, maintenus et entretenus en conformité avec
les dispositions de la présente réglementation. A cet effet, ils font respectivement procéder pendant
la construction et périodiquement en cours d’exploitation, aux vérifications nécessaires par des
organismes ou personnes agréés dans les conditions fixées par arrêté du ministre de l’intérieur et des
ministres intéressés. Le contrôle exercé par l’administration ou par les commissions de sécurité ne les
dégage pas des responsabilité qui leur incombent personnellement.

Art. 45. – Les procès-verbaux et compte rendus des vérifications prévues à l’article précédent sont
tenus à la disposition des membres des commissions de sécurité. Ils sont communiqués au maire.
Le maire, après avis de la commission dé sécurité compétente , peut imposer des essais
et vérifications supplémentaires.

Art. 46. – Au cours de la construction ou des travaux d’aménagement, des visites peuvent être faites
sur place par la commission de sécurité compétente.
Avant toute ouverture des établissements au public ainsi qu’avant la réouverture des
établissements au public ainsi qu’avant la réouverture des établissements fermés pendant plus de six
mois, il est procédé à une visite de réception par la commission. Celle-ci propose les modifications de
détail qu’elle tient pour nécessaires.
Sauf dans le cas prévu à l’article 14, l’exploitant demande au maire l’autorisation
d’ouverture.

Art. 47. - Le maire autorise l’ouverture par arrêté pris après avis de la commission.
Cet arrêté est notifié directement à l’exploitant soit par voie administrative, soit par
lettre recommandée avec demande d’avis de réception : une ampliation en est transmise au préfet.

Art. 48. – La liste des établissements soumis maux dispositions du présent décret est établie et mise
à jour chaque année par le préfet après avis de la commission consultative départementale de la
protection civile.

Art. 49. – Ces établissements doivent faire l’objet, dans les conditions fixées au règlement de
sécurité, de visites périodiques de contrôle et de visites inopinées effectuées par la commission
compétente.
Ces visites ont pour but notamment :
De vérifier si les prescriptions du présent décret ou les arrêtées du préfet ou du maire,
pris en vue de son application, sont observées et, notamment, si tous les appareils de secours contre
l’incendie ainsi que les appareils d’éclairage de sécurité fonctionnent normalement ;
De s’assurer que les vérifications prévues à l’article 44 ci-dessus ont été effectuées ;
De suggérer les améliorations ou modifications qu’il y a lieu d’apporter aux dispositions et à
l’aménagement desdits établissements dans le cadre de la présente réglementation ;
D’étudier dans chaque cas d’espèce les mesures d’adaptation qu’il y a lieu d’apporter
aux établissements existants.

Art. 50. – Les exploitants sont tenus d’assister à la visite de leur établissement ou de s’y faire
représenter par une personne qualifiée.
A l’issue de chaque visite, il est dressé un procès-verbal. Le maire notifie le résultat de
ces visites et sa décision aux exploitants soit par la voie administrative, soit par recommandée avec
accusé de réception.

Art. 51. – Les services de police et de gendarmerie peuvent, pendant les heures d’ouvertures,
vérifier la régularité de la situation administrative des établissements recevant du public et relever les
infractions aux règles de sécurité.

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Art. 52. – Dans les établissements soumis maux prescriptions du présent décret, il doit être tenu un
registre de sécurité sur lequel sont reportés les renseignements indispensables à la bonne marche du
service sécurité et, en particulier :
L’état du personnel chargé du service incendie ;
Les diverses consignes (générales et particulières) établies en cas d’incendie ;
Les dates des divers contrôles et vérifications ainsi que les observations auxquelles
ceux-ci ont donné lieu ;
Les dates des travaux d’aménagement et de transformation, leur nature, les noms du ou
des entrepreneurs et, s’il y a lieu, de l’architecte ou du technicien chargés de surveiller les travaux.

SECTION V
Dispositions pénales et sanctions administratives.

Art. 53. - Sans préjudice de l'application, le cas échéant, des peines plus fortes prévues notamment
aux articles 102 à 140-6 du code de l'urbanisme et de l'habitation, tout constructeur, propriétaire,
exploitant, d'un établissement soumis aux dispositions des articles 21 (3e alinéa), 24,26,44 e 45 sera
puni d'une amende de 1.000 à 2.000 F et en cas de récidive, d'un emprisonnement de 10 jours à 2
mois.
Sera puni des mêmes peines, tout constructeur, propriétaire, exploitant, qui ouvre un
établissement au public sans les visites de contrôle prévues à l'article 46 (2e alinéa), sans
l'autorisation d'ouverture prévue à l'article 47 . Dans ces deux cas, l'amende sera appliquée autant de
fois qu'il y aura eu de journées d'ouverture sans visite de contrôle, sans autorisation ou sans
déclaration d'ouverture.
Sera puni des mêmes peines quiconque contrevient aux obligations définies à l'article 7
(alinéa 2) et aux articles 8,9 et 11.

Art. 54. - Sans préjudice de l'application, le cas échéant, des peines plus fortes prévues aux articles
209 à 233 du code pénal et à l'article 100 du code de l'urbanisme et de l'habitation, quiconque a mis
obstacle à l'exercice du droit de visite prévu aux articles 46 et 49 sera puni d'une amende de 600 F à
1.000 F. En cas de récidive, la peine d'amende pourra être portée à 2.000 F.
Sera puni des mêmes peines tout propriétaire, ou exploitant, qui contrevient aux
dispositions des articles 50 (1er alinéa) et 52.

Art. 55. - Sans préjudice de l'exercice par les autorités de police de leurs pouvoirs généraux, la
fermeture des établissements exploités en infraction aux dispositions du présent décret peut être
ordonnée par le maire ou par le préfet dans les conditions fixées aux articles 28 et 29 ci-dessus.
La décision est prise par arrêté après avis de la commission de sécurité compétente.
L'arrêté fixe, le cas échéant, la nature des aménagements et travaux à réaliser ainsi que les délais
d'exécution.

SECTION VI
Dispositions diverses;

Art. 56. - Le préfet de police et les préfets des départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-
Denis et du Val-de-Marne fixent, chacun en ce qui le concerne, la composition et les modalités de
fonctionnement des commissions de sécurité.

Art. 57. - Le décret du 7 février 1941 et le décret n° 54-856 du 13 août 1954 sont abrogés; les
arrêtés ministériels et règlements de sécurité pris pour leur application sont maintenus en vigueur
jusqu'à ce qu'ils aient été remplacés par les règlements prévus au présent décret.

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Art. 58. - Les établissements existants qui sont établis et fonctionnent en conformité avec les règles
éditées par les décrets mentionnés au précédent article, ainsi que les projets de construction ou de
mise en conformité déposés et acceptés par le maire à la date d'entrée en vigueur du présent décret ,
sont réputés satisfaire aux prescriptions réglementaires.

Art. 59. - Les établissements existant qui n'étaient pas assujettis à la réglementation antérieure ou qui
ne répondaient pas aux dispositions de cette réglementation sont soumis aux prescriptions du présent
décret, compte tenu des dispositions figurant à ce sujet dans le règlement de sécurité. Toutefois,
lorsque l'application de cette réglementation entraîne des transformations immobilières importantes,
ces transformations ne peuvent être imposées que s'il y a danger grave pour la sécurité du public.
A cet effet, dans le délai d'un an à compter de l'entrée en vigueur du présent décret, le
maire doit faire procéder à une visite de contrôle des établissements soumis aux dispositions de
l'alinéa précédent et déterminer, dans chaque cas d'espèce, après avis de la commission de sécurité
compétente, les mesures particulières qui seront imposées par dérogation aux prescriptions du
règlement de sécurité ainsi que les délais d'exécution. Ces mesures peuvent faire l'objet, dans un délai
d'un mois à dater de la notification, d'un recours auprès du ministre de l'intérieur transmis avec l'avis
motivé du préfet. Ce recours est suspensif.

Art. 60. - Le présent décret entrera en vigueur le premier jour du quatrième mois suivant celui au
cours duquel il a été publié;

Art. 61. - Le garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre des affaires étrangères, le ministre
de l'intérieur, le ministre des armées, le ministre de l'économie et des finances, le ministre de
l'éducation nationale, le ministre de l'aménagement du territoire, de l'équipement, le ministre des
affaires culturelles, le ministre de l'agriculture et du développement rural, le ministre du
développement industriel et scientifique, le ministre du travail, de l'emploi et de la population, le
ministre de la santé publique et de la sécurité sociale, le ministre des postes et télécommunications, le
ministre des départements et territoires d'outre-mer, le ministre des anciens combattants et victimes
de la guerre, le secrétaire d'Etat auprès du Premier Ministre, le secrétaire d'Etat auprès du ministre
de l'intérieur, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie et des finances et le secrétaire
d'Etat auprès du ministre de l'éducation nationale sont chargés, chacun en ce qui le concerne de
l'exécution du présent décret, qui sera publié au journal officiel de la république française.

Fait à Paris, le 31 octobre 1973.


Par le premier ministre : PIERRE MESSMER
Le ministre de l'intérieur RAYMOND MARCELIN.
Le garde des sceaux, ministre de la justice, JEAN TAITTINGER.
Le ministre des affaires étrangères, MICHEL JOBERT
Le ministre des armées ROBERT GALLEY.
Le ministre de l'économie et des finances, VALERY GISCARD
D'ESTAING
Le ministre de l'éducation nationale, JOSEPH FONTANET.
Le ministre de l'aménagement du territoire, de OLIVIER GUICHARD
l'équipement, du logement et du tourisme
Le ministre de la protection de la nature et de ROBERT POUJADE
l'environnement,

11
Le ministre des affaires culturelles, MAURICE DRUON.
Le ministre de l'agriculture et du développement JACQUES CHIRAC
rural,
Le ministre du développement industriel et JEAN CHARBONNEL.
scientifique,
Le ministre du travail, de l'emploi et de la GEORGES CORSE
population
Le ministre de la santé publique et de la sécurité MICHEL PONIATOWSKI
sociale,
Le ministre des transports YVES GUENA
Le ministre de la fonction publique, PHILIPPE MALAUD
Le ministre des postes et télécommunications, HUBERT GERMAIN
Le ministre des départements et territoires BERNARD STASI
d'outre-mer,
Le ministre des anciens combattants et des ANDRE BORD
victimes de la guerre,
Le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, PIERRE MAZEAUD
Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de PIERRE VERTARDIER
l'intérieur
Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de HENRI TORRE
l'économie et des finances,
Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de JACQUES LIMOUZY
l'éducation nationale;

12
ANNEXE 6 : Lettre-circulaire du ministère de
l’équipement du 1er août 1996

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