Mémoire PRV3: La Formation Des Membres Des Commissions de Securite
Mémoire PRV3: La Formation Des Membres Des Commissions de Securite
Mémoire PRV3
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REMERCIEMENTS
Ainsi, nos remerciements s’adressent tout d’abord à nos Directeurs Départementaux et chefs
de groupement respectifs pour les autorisations et les aménagements qu’ils nous ont
accordés afin de réaliser notre mémoire.
Nous souhaitons ensuite remercier le Colonel Philippe DUFLOS, chef du service Prévention du
Service Départemental d’Incendie et de Secours du Val d’Oise, qui a accepté d’être notre
tuteur. Ses conseils éclairés, son expérience et son soutien nous ont facilité le travail. A ce
titre nous lui en sommes très reconnaissants.
Enfin, nous exprimons tous nos remerciements à l’équipe pédagogique ainsi qu’aux
personnels de l’ENSOSP et plus particulièrement au Lieutenant-colonel Jean-Paul SPIESS,
chef du département prévention de l’Ecole Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs-
Pompiers pour ses conseils, sa disponibilité et son investissement tout au long de notre
formation.
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SOMMAIRE
SYNTHESE.......................................................................................5
INTRODUCTION ...............................................................................6
3/33
4.1.2 L’argumentaire de la solution proposée........................................ 25
CONCLUSION................................................................................. 31
BIBLIOGRAPHIE ............................................................................ 32
ANNEXES ...................................................................................... 33
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SYNTHESE
En France, depuis près de 70 ans, les commissions de sécurité constituent les organes
techniques d’étude, de contrôle et d’information du préfet et du maire en matière de sécurité
incendie dans les ERP et les IGH.
Dès leur création, ces commissions regroupent des personnes disposant d’une expertise
propre chacune dans son domaine. La collégialité doit garantir la qualité de leurs travaux.
Le constat effectué du fonctionnement actuel des commissions ainsi qu’une enquête menée
auprès des membres des commissions de 20 départements nous a confirmé la nécessité de
leur proposer une formation. Celle-ci doit conduire à améliorer la collégialité et le niveau de
compétence des participants tout en favorisant leur investissement. Cette formation doit
également permettre de fidéliser les membres dans leurs fonctions et de permettre aux
maires d’assumer efficacement leurs pouvoirs de police.
Le dispositif comprend un enseignement commun partagé par tous les membres et réalisé à
l’échelon départemental, une formation complémentaire pour les maires, réalisée également
dans chaque département et enfin une formation complémentaire, réalisée à l’ENSOSP pour
les présidents de commission.
Pour ces différentes formations nous proposons un programme et un volume horaire. Nous
suggérons de compléter cet enseignement par une période d’immersion et la réalisation par
la suite de formations continues départementales.
Nous proposons également que soient formalisées les conditions d’exercice à la fonction en
les intégrant dans le décret de 1995 qui devra être modifié pour tenir compte de ces
évolutions.
Nous nous sommes également intéressé à la place que doit occuper l’ENSOSP dans ce
projet. En effet pour assurer une mise en œuvre cohérente et harmonisée sur l’ensemble du
territoire, l’ENSOSP doit être le pilote du système dans son ensemble. Outre la formation des
présidents de commission, l’Ecole dispose dans chaque département de l’appui technique
que constitue le SDIS. Par ailleurs elle bénéficie d’atouts pour réussir cette nouvelle mission
avec un réseau d’intervenants déjà constitué et des outils de partage existants ou à créer.
Comme pour tout nouveau dispositif nous proposons de réaliser son évaluation par la mise
en place d’indicateurs pour déterminer la portée des actions entreprises et leur efficacité.
L’exploitation de ces indicateurs doit permettre de corriger et d’adapter le dispositif.
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INTRODUCTION
Les sinistres majeurs tels que l’effondrement de la tribune de Furiani ont fait progresser
l’organisation et le fonctionnement des commissions de sécurité. Les pouvoirs publics ont
mesuré l’importance d’une observation partagée dans un domaine aussi sensible que celui de
la sécurité.
La commission de sécurité est ainsi une instance collégiale composée d’acteurs d’horizons
divers choisis pour leurs compétences techniques. Cette conception est unique tant sur le
plan européen qu’international. Parfois décriée pour sa lourdeur et sa complexité, son
efficacité est aujourd’hui reconnue et souvent prise en exemple. Les partenariats de
formation entre l’ENSOSP et des pays étrangers (Maroc, Algérie, Croatie…) en témoignent.
Si le principe de collégialité est louable, il n’en est pas moins ambitieux. C’est pourquoi nous
avons réalisé une enquête dans le but de connaître plus particulièrement les besoins en
termes de formation pour garantir l’expression de chaque membre.
Bien que le décret et la circulaire de 1995 encouragent la formation des membres titulaires,
aucun pré-requis n’est exigé pour siéger en commission. Des initiatives locales sont certes
entreprises mais ne sont pas généralisées. Ainsi de nombreux acteurs pâtissent d’un manque
de formation et méconnaissent leur fonction.
Sous prétexte de ne pas posséder les connaissances nécessaires, certains acteurs pourraient
minimiser leur rôle au sein des commissions de sécurité et se réfugier derrière l’analyse et
l’avis du sapeur-pompier créant une collégialité virtuelle. S’opposant à l’esprit du décret de
1995, l’amalgame visant à considérer le SDIS comme la commission de sécurité serait alors
inévitable.
Nous réaliserons ensuite une analyse critique de la composition des commissions de sécurité
dans le but de mettre en exergue l’importance de la collégialité mais aussi de justifier la
formation de l’ensemble de ses membres.
Cette analyse et l’exploitation des résultats de notre enquête nous permettront de proposer
différents types de formations adaptées à chaque protagoniste et dont nous détaillerons le
contenu.
Nous terminerons en présenter les propositions de mise en œuvre de ces formations qui
s’appuieront sur des échelons capables d’intervenir tant au niveau départemental qu’au
niveau national et notamment en se basant sur l’ENSOSP.
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1 LE FONCTIONNEMENT DES COMMISSIONS DE SECURITE
En France la sécurité incendie dans les établissements recevant du public (ERP) fait l’objet
d’une attention toute particulière et ce depuis de nombreuses années.
Le décret de 19411 constitue l’acte de naissance des commissions de sécurité dans leur
version contemporaine structurées en 3 niveaux :
¾ un échelon national ;
¾ un échelon départemental ;
¾ un échelon communal.
Dans chaque département est créée une commission, présidée par le préfet, qui regroupe
14 personnes dont l’inspecteur départemental des services de défense et de secours
contre l’incendie, un maire, un commissaire de police mais également des personnalités
compétentes dans différents domaines techniques (l’ingénieur en chef des ponts et
chaussée, un architecte, un ingénieur spécialiste en gaz, un ingénieur spécialiste en
électricité) ainsi que des représentants d’exploitants et du personnel des théâtres et des
autres établissements. De manière générale, elle est compétente pour toutes les
questions relatives à la sécurité dans les lieux publics.
Le décret de 1941 précise également que doivent être créées des commissions
communales dans toutes les communes de plus de 5000 habitants. La commission
communale regroupe autour du maire le commandant du corps communal des sapeurs-
pompiers, le commissaire de police ainsi qu’un architecte. Ces commissions peuvent être
renforcées par des agents qualifiés si nécessaire : membres de la commission
départementale, agents qualifiés dans les domaines de l’eau, du gaz ou de l’électricité.
Il n’est pas fait mention de quorum pour que la commission puisse émettre un avis.
Dès cette période est affirmé déjà le rôle prépondérant du maire qui accorde, après avis
de la commission de sécurité compétente, le permis de construire et autorise l’ouverture
au public suite à une visite de réception. Le rôle du maire sera rappelé systématiquement
à chaque évolution règlementaire.
L’année 1954 voit la parution d’un nouveau texte règlementaire2 qui remplace le décret de
1941.
1
Décret du 07 février 1941 relatif à la protection contre l’incendie des bâtiments ou locaux recevant du public (JO du
24/03/1941)
7/33
La composition de la commission départementale est renforcée par rapport à la version
précédente. Il s’agit maintenant d’une commission forte de 23 personnes réunies autour
du préfet, qui a également la possibilité de créer des sous-commissions techniques. La
possibilité est ouverte de déléguer tout ou partie des attributions de la commission
départementale pour une opération déterminée à un ou plusieurs de ses membres.
La parution des règlements de sécurité successifs n’a pas eu d’incidence sur le décret de
1954 qui reste applicable jusqu’en 1973.
Le drame que constitue l’incendie du dancing « le 5-7 » à Saint Laurent du Pont (38) en
1970 et l’analyse du jugement sont à l’origine de la parution d’un nouveau décret en
19737 qui vient remplacer et abroger le décret de 1954.
2
Décret n° 54-856 du 13 août 1954 relatif à la protection contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements
recevant du public (JO du 02/09/1954)
3
Cette absence de règles de présence perdure jusqu’en 1995
4
Décret n°65-1048 du 2 décembre 1965 portant réorganisation des commissions administratives fonctionnant dans le cadre du
département (JO du 04/12/1965)
5
L’article R 123-35 du CCH en vigueur actuellement mentionne toujours l’existence de la CCDPC
6
Décret 70-818 du 10 septembre 1970 portant réorganisation des commissions administratives fonctionnant dans le cadre du
département (JO du 17/09/1970)
7
Décret n° 73-1007 du 31 octobre 1973 relatif à la protection contre les risques d’incendie et de panique dans les ERP (JO du
04/11/1973)
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Les services de police ou de gendarmerie, qui ne sont pas obligatoirement membres de la
commission d’arrondissement ou communale, ont pour mission de vérifier la régularité de
la situation administrative des ERP et de relever les infractions aux règles de sécurité.
Une circulaire ministérielle8, adressée aux préfets, précise notamment la composition des
commissions de sécurité. Ainsi il est demandé aux préfets de constituer une sous-
commission de la CCDPC qui regroupe un officier de sapeurs-pompiers, titulaire du brevet
national de prévention, un représentant de la direction départementale de la protection
civile, un représentant des services de police ou un officier de gendarmerie ainsi qu’un
ingénieur du service de l’équipement. La présidence de la sous-commission est confiée à
un fonctionnaire désigné par le préfet.
Elle est toujours compétente pour donner son avis en matière de sécurité contre les
risques d’incendie et de panique dans les ERP mais également dans trois nouveaux
domaines de compétence : les immeubles de grande hauteur, l’accessibilité aux
personnes à mobilité réduite et le contrôle des établissements ouverts au public pour
l’utilisation d’équidés.
La CCDPCSA est présidée par le préfet ou son représentant. Elle comprend 14 membres
permanents, dont le DDSIS, des fonctionnaires de l’Etat, appelés à siéger dans les affaires
de leur compétence, et enfin 23 personnes qualifiées dans différents domaines. Le maire
assiste bien entendu avec voix délibérative aux affaires de sa commune.
La possibilité de créer une sous-commission compétente pour les ERP et IGH est
conservée.
En 1941 aucune disposition n’est prévue expressément pour la formation des membres de
la commission départementale ou des commissions communales. Par contre les
participants désignés disposent d’une expertise technique bâtimentaire (ingénieurs,
architecte, spécialistes en électricité…) ou une expertise opérationnelle (chefs de corps
des sapeurs-pompiers).
8
Circulaire n° 73-552 du 22 novembre 1973
9
Décret n°85-988 du 16 septembre 1985 relatif à la commission consultative départementale de la protection civile, de la
sécurité et de l’accessibilité (JO du 20/09/1985)
9/33
En 1954 la même logique apparait : les membres permanents de la commission
départementale sont toujours désignés en raison de leur compétence professionnelle
comme le confirme la participation nouvelle de l’inspecteur départemental de l’urbanisme
et de l’habitation. Le nombre important de membres (23) justifie la création de sous-
commissions techniques. Ce principe se vérifie aussi pour les commissions auxiliaires qui
peuvent être renforcées par des techniciens compétents.
L’évolution suivante en 1973 introduit l’exigence d’une compétence technique, validée par
l’obtention d’un diplôme pour les officiers de sapeurs-pompiers membres des
commissions, désignés d’ailleurs conseillers techniques. La circulaire de 1973 fait mention
des dispositions prises pour que ceux-ci puissent recevoir rapidement la formation
adéquate.
Pour les autres membres, il n’est pas exigé de qualification particulière en raison toujours
de leur compétence professionnelle.
Le 05 mai 1992 le club de Bastia reçoit l’Olympique de Marseille au stade de Furiani dans
le cadre d’une demi-finale de la coupe de France de football. Afin d’augmenter la capacité
d’accueil du stade une tribune permettant d’accueillir 9000 personnes supplémentaires est
installée sans plans, ni notes de calculs et surtout en total irrespect des règles de l’art. La
commission d’enquête estime que la probabilité de ruine de la tribune est de 100%. Le
soir du match la tribune s’effondre provoquant la mort de 18 personnes et plus de 2300
blessés.
Lors du procès, qui se tient à Bastia en 1995, le tribunal estime que la vérification de la
solidité de la tribune ne relève pas de la compétence technique des sapeurs-pompiers
présents aux réunions de la commission de sécurité11. Le Directeur de cabinet du préfet,
10
Décret no 95-260 du 8 mars 1995 relatif à la commission consultative départementale de sécurité et d’accessibilité (JO du
10/03/1995)
11
Tribunal correctionnel de Bastia, jugement du 31/03/1995
10/33
relaxé en première instance, est condamné ensuite par la Cour d’appel de Bastia12. La
Cour d’appel lui reproche, entre autre, l’absence d’avis et de signature sur le procès-
verbal de la commission de sécurité et de ne pas s’être assuré de la portée des
vérifications du bureau de contrôle.
Le 25 juin 1993 la clinique psychiatrique Saint François d’Assise située à Bruz (35) est le
siège d’un incendie ayant entrainé la mort de 20 personnes (19 patients et une
infirmière). La clinique est ouverte en 1959 dans un ancien moulin du XIX siècle. Des
travaux d’agrandissement et de restructuration sont réalisés entre 1965 et 1985 sans
consultation de la commission de sécurité. En 1992 un nouveau permis de construire est
accordé, cette fois après consultation de la commission de sécurité. La première phase
des travaux consiste dans la construction d’un bâtiment neuf, la mise en sécurité des
bâtiments existants ne devant intervenir que dans les phases suivantes.
Le feu se déclare dans une chambre d’isolement donnant directement sur un escalier non
encloisonné. Le feu et surtout les fumées se sont propagés par l’escalier et les circulations
horizontales qui ne sont pas désenfumées.
12
Cour d’appel de Bastia, arrêt du 13/12/1995
13
Tribunal correctionnel de Rennes, jugement du 30/09/1996
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intercommunales ou communales, n’est pas obligatoirement un ingénieur, comme
précédemment, mais simplement un agent de la DDE (pour les commissions
intercommunales et communales il peut par ailleurs être remplacé par un agent territorial
14
).
Pour chacune de ces commissions la présence de tous les membres est obligatoire pour
que la commission puisse émettre un avis. Cependant la possibilité est offerte aux
membres de la sous-commission départementale ERP-IGH de transmettre un avis écrit
motivé. Cette disposition s’applique par analogie aux commissions d’arrondissement ainsi
qu’aux commissions intercommunales ou communales.
En outre pour les commissions de sécurité des dispositions spécifiques sont mises en
place : délai de saisine de la commission de sécurité par le maire avant ouverture d’un
ERP ou IGH, contrôle de la présence d’attestations et des rapports d’organismes agréés si
nécessaire…
Une circulaire15 vient préciser les objectifs de la réforme, celle-ci vient confirmer les
fondements des commissions de sécurité tout en clarifiant et limitant leurs compétences
par une définition limitative de celles revêtant un caractère obligatoire. La recherche
d’amélioration du fonctionnement est également un objectif majeur. Le principe de la
collégialité des commissions de sécurité est réaffirmé et notamment la recherche de
complémentarité des différents membres ainsi que la mobilisation de leurs compétences.
Dans l’esprit du texte il n’est donc pas prévu un partage des tâches mais en revanche le
regroupement de compétences particulières détenues par des membres provenant de
services d’origines différentes.
L’accent est porté sur l’identification des membres, l’arrêté créant les différentes
commissions doit permettre d’individualiser chaque membre (nominativement ou par
fonction). Ces derniers doivent pouvoir se positionner au nom de leur chef de service,
bien qu’il n’existe pas d’obligation de grade minimum en dehors de la CCDSA et des
présidences de commission ni de qualifications techniques exigées hormis pour les
sapeurs-pompiers préventionnistes.
La présence de personnes qualifiées, venant renforcer les commissions à titre consultatif,
reste toujours possible. Cette disposition semble avoir été peu souvent utilisée.
14
Décret n°97-645 du 31 mai 1997 modifiant le décret du 8 mars 1995 relatif à la commission consultative départementale de
sécurité et d’accessibilité (JO du 06/01/1997)
15
Circulaire du 22 juin 1995 relative aux commissions consultatives départementales de sécurité et d’accessibilité (JO du
25/10/1995)
12/33
L’amélioration de la qualité des travaux des commissions de sécurité repose donc
principalement sur la volonté de renforcer les échanges entre les membres permettant
ainsi des débats fructueux ainsi que sur la volonté de développer la formation de ses
membres. La tenue de réunions d’information, soutenues par l’échelon zonal ou national,
est encouragée. Il est même envisagé l’élaboration d’un cahier des charges, réalisé au
niveau interministériel, qui définirait les orientations, les objectifs des formations et irait
même jusqu’à préciser les profils et compétences que devraient acquérir les membres des
commissions de sécurité. Ce projet ambitieux ne se concrétisera pas.
Depuis 1973, les sapeurs-pompiers membres des commissions de sécurité doivent être
titulaires d’une formation certificative dans le domaine de la prévention. L’arrêté de 197317
précise les conditions d’obtention du brevet de prévention qui s’adresse en outre aux
architectes (directeurs des services techniques des villes), aux ingénieurs divisionnaires, aux
personnels des directions départementales de la protection civile et de l’équipement.
Préalablement à cette obligation le Centre National d’Instruction de la Protection Contre
l’Incendie (CNIPCI) dispense dès les années soixante la formation au brevet national de
prévention qui n’est pas nécessaire pour participer aux commissions de sécurité.
16
Lettre-circulaire du 01 août 1996 relative à la participation des DDE aux CCDSA (BO min. Equip. N°96/30)
17
Arrêté du 24 janvier 1973 pris par le ministre de l’intérieur relatif aux conditions d’attribution du brevet de prévention contre
l’incendie (JO du 20/02/1973)
18
Arrêté du 28 décembre 1983 portant institution d’une unité de valeur d’enseignement de la prévention contre les risques
d’incendie et de panique (JO du 28/01/1984)
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certificat de prévention et le brevet national de prévention. Ce niveau national est nécessaire
pour les sapeurs-pompiers membres des commissions de sécurité.
L’arrêté de 198520 vient renforcer le dispositif en place par l’obligation, pour les personnels
chargés d’exercer des tâches de prévention, d’être titulaires du brevet national de prévention
depuis moins de cinq ans ou recyclés.
Enfin, pour répondre à des exigences techniques et réglementaires de plus en plus pointues
et très évolutives dans le temps, la majorité des sapeurs-pompiers préventionnistes
participent à des journées de perfectionnement.
Cette formation, qui existe depuis plus de 40 ans, a fait du sapeur-pompier l’élément central
des commissions de sécurité, le sachant, celui qui rapporte les dossiers, que tous les autres
membres écoutent et parfois suivent sans critiques. Celle-ci réclame un investissement
particulier. En effet, pour former un préventionniste PRV2, cela représente 198 heures de
face à face pédagogique équivalentes à 30 jours de formation théorique et 5 jours de stage
pratique. Cette spécialité nécessite aussi un entretien quotidien des connaissances et une
remise en question permanente.
Toutes les tentatives d’ouverture de cette formation aux autres participants des commissions
de sécurité n’ont pas abouti. Seule la contrainte réglementaire s’imposant aux sapeurs-
pompiers a été suivie d’effet. De plus, l’enseignement au niveau national a garanti un
discours et une application homogènes des règlements sur tout le territoire.
Afin de diriger nos propositions, il nous est apparu nécessaire de réaliser une enquête auprès
des principaux membres des commissions de sécurité. Il s’agit de proposer des solutions
pragmatiques et répondant à un réel besoin exprimé par les acteurs eux-mêmes. Il est
évident que des propositions trop ambitieuses ou en décalage avec les attendus de chaque
membre ne seraient pas mises en place.
Pour cela nous avons consulté les membres des commissions de sécurité de 20
départements français par l’intermédiaire d’un questionnaire. A chaque question, il est
demandé de choisir parmi des réponses établies avec la possibilité de les compléter parfois
par des explications. L’objectif général de cette enquête est de mesurer le ressenti des
19
Arrêté du 8 février 1995 modifiant l'arrêté du 28 décembre 1983 instituant l'unité de valeur d'enseignement de la prévention
contre les risques d'incendie et de panique (JO du 25/021995)
20
Arrêté du 29 mars 1985 modifiant l’arrêté du 28 décembre 1983 instituant une unité de valeur d’enseignement de la
prévention contre les risques d’incendie et de panique (JO du 03/03/1985)
21
Arrêté du 25 janvier 2006 modifié fixant le guide national de référence relatif à la prévention (JO du 09/02/2006)
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membres réguliers des commissions de sécurité, autre que sapeur-pompier, sur leur rôle et
leurs compétences.
Il s’agit dans la plupart des cas de participants réguliers et pour la grande majorité d’entre
eux depuis plusieurs années. Néanmoins, plus d’un tiers des personnes interrogées n’ont pas
été volontaires pour participer aux commissions de sécurité. Il s’agit le plus souvent d’une
mission qui leur a été attribuée par leur autorité.
En ce qui concerne la formation, seul un tiers des membres affirme avoir reçu un
enseignement avant de participer aux commissions de sécurité. Moins d’un tiers est
régulièrement informé des évolutions relatives aux missions des commissions.
Il semble en revanche que les personnes interrogées connaissent leur rôle et celui des autres
membres. En effet 75 % des sondés répondent à cette question par l’affirmative. Pourtant
moins de la moitié a le sentiment de jouer un véritable rôle, voire d’être essentiel au bon
fonctionnement des commissions de sécurité. D’ailleurs à cette question, 20% ne répondent
pas.
Même s’ils se sentent impliqués ou mis à contribution pour 73% d’entre eux, seuls 41 % se
considèrent comme un élément moteur ou un maillon actif. Pour les autres, c’est plutôt le
sentiment d’être présent voir d’être effacé. Parmi ces derniers, c’est la curiosité et l’intérêt
pour le sujet qui les rend plus actifs.
Pour terminer ce questionnaire, bien évidemment nous les interrogeons sur l’opportunité de
bénéficier d’une formation. Le résultat est sans appel : 82% des membres estiment qu’une
formation est indispensable et 13% facultative. Au total, 95 % des membres sont
demandeurs d’une formation pour leur permettre d’assumer pleinement leur rôle.
Cette étude conforte notre sentiment sur la nécessité de mettre en place une formation. Une
analyse plus précise des résultats nous indique que la formation doit être adaptée aux
besoins de chaque membre et ne pas être chronophage. En effet, pour la plupart, la
participation aux commissions de sécurité n’est pas une activité principale de leur emploi.
Elle est parfois considérée comme une activité marginale. Point positif, très peu s’en
désintéressent totalement et la majorité reste tout de même au moins « curieux ».
22
SIDPC : Service Interministériel de Défense et Protection Civile
23
DDSP : Direction Départementale de la Sécurité Publique
24
DDT : Direction Départementale des Territoires
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2.3 Les enseignements de 15 ans d’expérience
Nous disposons d’un retour d’expérience de 15 ans sur le fonctionnement des commissions
de sécurité actuelles. Il en ressort un certain nombre de constats qu’il est intéressant de
relever.
D’une part, il est incontestable que le préventionniste par ses connaissances techniques est
le maillon principal de la commission de sécurité (cf. jugement de Bruz). Toutefois, il n’est
pas acceptable que cette situation diminue la portée de la collégialité. Il est courant
d’entendre parler de l’avis du pompier qui est assimilé à l’avis de la commission de sécurité.
Ce constat semble accentué par le détachement de plus en plus fréquent des autres
membres qui induit chez le préventionniste un sentiment de solitude.
Certes, si le préventionniste reste et restera le sachant, l’ensemble des membres doit peser
dans l’avis collégial. L’exigence de collégialité est confirmée en préambule dans la circulaire
de 1995 : « la complémentarité des membres de la commission assurera des travaux de
qualité, préalables à l'avis final, et la mobilisation des compétences particulières des
membres de la commission lors de l'étude des différents aspects des dossiers ne saurait faire
obstacle à l'exigence de collégialité ». Il n’est pas compréhensible que certains membres
puissent donner leur avis sans connaître un minimum de règles applicables à la sécurité
incendie dans les établissements recevant du public.
D’autre part, les membres des commissions de sécurité ont aussi un rôle exclusif à jouer qui
dépend de leurs compétences techniques individuelles. On doit attendre de chaque membre
les compétences et technicités suivantes :
y Le président :
Il anime et organise les débats de la commission. Il fait procéder
éventuellement à huis clos à la délibération. En cas de litige, sa voix est
prépondérante.
y Le maire :
Il joue un rôle crucial. Il représente l’autorité administrative, dans le cadre de
son pouvoir de police. Il délivre l'autorisation de construire ou de réaliser des
travaux. Il arrête l'ouverture au public des établissements. Enfin, il est chargé
d’autoriser ou non la poursuite de l’exploitation. A cet effet, il peut mettre en
œuvre les mesures de police, conduire des démarches de médiation ou
coercitives auprès de l'exploitant et fixer un échéancier de travaux.
y L'agent de la DDT :
Il maîtrise les aspects relatifs aux procédures de permis de construire et
d'autorisation d'urbanisme, il éclaire la commission sur ces points. Il connaît
les procédures prévues par le code de la construction et de l'habitation en
matière de sécurité et de solidité des ouvrages.
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y Le sapeur-pompier :
Il vérifie l’application du règlement de sécurité. Il dispose des compétences lui
permettant de réaliser une analyse réglementaire et une analyse de risque. Il
connaît les incendies, notamment leur mode de développement et de
propagation.
Ces compétences particulières sont parfois oubliées. On peut citer, pour exemple, l’agent de
la police nationale qui est désigné au dernier moment pour rejoindre un groupe de visite ou
l’agent de la DDT qui, dernièrement transféré du service des routes de l’ancienne DDE25, ne
connait absolument pas le code de la construction et de l’habitation ni le code de
l’urbanisme.
Le besoin de formation des acteurs des commissions de sécurité est identifié depuis
longtemps dans les départements. De nombreux SDIS organisent des formations en direction
de leurs élus et des autres membres. On peut citer des exemples d’actions :
Le SDIS 4726 dispense deux formations différentes. La première est destinée aux présidents
des commissions de sécurité et se déroule sur quatre jours et demi. La seconde est adressée
aux autres membres et sa durée est d’une demi-journée. Cette décision validée en CCDSA27
fait suite à une première expérience menée en 2009 dont le bilan fait ressortir notamment
les éléments suivants :
25
DDE : Direction Départementale de l’Equipement
26
Le Service départemental d’incendie et de secours du Lot-et-Garonne (site internet www.sdis47.fr)
27
Réunion de la commission consultative départementale de sécurité et d’accessibilité du 26 mars 2010
28
MARIP : méthode d’analyse des risques d’incendie et de panique développée par le SDIS 47
17/33
Le SDIS 8429 a mis en place un programme de formation sur deux journées. Les thèmes
abordés sont :
¾ le risque bâtimentaire ;
¾ le cadre réglementaire et le règlement de sécurité ;
¾ les commissions de sécurité ;
¾ l’analyse de risque ;
¾ le suivi des avis ;
¾ des visites d’établissements.
L’ensemble de ces éléments nous conduit à proposer la mise en œuvre d’une formation dont
les objectifs principaux sont :
Après avoir retracé l’historique des commissions de sécurité et réalisé une analyse critique du
décret et de la circulaire de 1995, nous allons à présent détailler nos propositions en matière
de formation des membres titulaires des commissions de sécurité. Pour ce faire, nous
développerons en troisième partie les types de formation nécessaires et leurs contenus, puis
nous préciserons dans une quatrième partie comment les organiser en nous appuyant
notamment sur l’ENSOSP.
29
Le Service départemental d’incendie et de secours du Vaucluse
18/33
3.1.1 Une formation à l’exercice de la fonction
Comme nous l’avons développé précédemment, les acteurs des commissions de sécurité
ne bénéficient pas d’une formation à l’exception de certaines initiatives locales.
Pourtant il est naturel de disposer d’un minimum de connaissances avant tout exercice
d’une nouvelle mission.
Cette formation est une spécialité ouverte aux seuls agents désignés par leurs directeurs
pour les suppléer. Elle doit constituer l’élément substantiel permettant aux agents de
disposer d’une voix délibérative.
La compétence peut être définie comme une capacité basée sur des connaissances et une
expérience permettant de bien juger une chose.
Nous souhaitons donc compléter la formation à l’exercice de la fonction par une période
d’immersion au sein de la commission de sécurité dans laquelle l’agent assurera ses
fonctions. Elle consiste à le faire participer à un minimum de deux réunions de
commissions de sécurité, de deux groupes de visite et d’une visite constituée en
commission.
Cette phase d’intégration a pour but de mettre en pratique la formation reçue tout en
permettant aux intéressés d’avoir un premier contact sans enjeux avec ses futurs
interlocuteurs et de prendre connaissance de l’organisation locale.
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3.1.3 Une formation continue
La prévention des risques est une discipline en perpétuelle évolution qui nécessite de la
part des membres des commissions de sécurité une mise à jour constante de leurs
compétences.
Nous recommandons ainsi d’assurer pour chacun de leurs acteurs une formation continue
à raison d’une séance de 3 heures tous les trois ans.
L’objectif de cette formation est multiple et dépend de nombreux critères. Elle pourra par
exemple apporter une information sur l’évolution réglementaire voire technique des textes
tout comme aborder des problématiques plus locales comme la réorganisation du service
prévention ou encore réaliser un retour d’expérience sur un incendie meurtrier dans un
ERP ou sur une jurisprudence liée aux commissions de sécurité.
Le décret de 1995 offre la possibilité à ses membres d’être suppléés. Cette pratique quasi
systématique est essentielle au bon fonctionnement des commissions de sécurité. En
effet, l’augmentation de la charge de travail de ces commissions et la participation
obligatoire de ses membres leur imposent d’être représentés.
Si la représentation est possible, encore faut-il que la personne désignée dispose des
compétences et des qualifications suffisantes. Or notre enquête a démontré que ces
critères ne sont pas toujours remplis. Pire, ce même décret ne stipule pas les conditions
minimales exigées pour être suppléé.
Pour ces raisons, nous proposons d’introduire dans le décret de 1995 deux conditions
d’exercice à la fonction :
1) Le choix de l’agent :
A l’instar du DDSIS qui ne peut être représenté que par un SP titulaire du PRV2,
nous préconisons d’introduire dans le décret de 1995 une exigence minimale de
formation dont chaque membre titulaire devra s’assurer avant de désigner son
suppléant. Il s’agit notamment de vérifier que l’agent choisi ait participé à une
formation à l’exercice de la fonction suivie d’une période d’immersion complétée
selon le cas par une formation continue.
Nous recommandons que cette aptitude soit reconnue annuellement par arrêté
préfectoral pour les personnels de la fonction publique d’état.
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3.2 Le contenu de la formation
Cette formation a pour but de présenter les commissions de sécurité dans leur ensemble :
composition, rôle, organisation mais surtout d’informer leurs membres du rôle qui leur est
dévolu.
PROPOSITION DE PROGRAMME :
Tronc commun
I. GENERALITES
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3.2.2 La formation complémentaire des présidents
Les présidents sont les garants du bon fonctionnement des commissions de sécurité, ils
animent les débats et disposent d’une voix prépondérante en cas de partage. A ce titre,
ils jouent un rôle déterminant et doivent par conséquent bénéficier d’une formation
spécifique à la hauteur de leur mission.
PROPOSITION DE PROGRAMME :
Les présidents
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3.2.3 La formation complémentaire des maires
PROPOSITION DE PROGRAMME :
Les Maires
I. L’AUTORITE DE POLICE
V. CAS PARTICULIERS
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3.2.4 La formation continue
- à la conception pédagogique ;
- à la mise en œuvre des formations ;
- à la mise en liaison avec le monde professionnel et universitaire ;
- à la recherche ;
- à la transmission des savoirs en matière d’incendie, de secours de
risques et de catastrophes.
La formation des acteurs des commissions de sécurité doit se faire par la mise en place d’un
système composé d’éléments décideurs, moteurs et accompagnateurs. Ce système doit agir
dans un cadre réglementaire avec des orientations définies en fonction des besoins en
respectant les principes établis.
Notre école est l’une des composantes d’un système organisé, son action s’inscrit dans un
contexte réglementaire qui fixe ses missions et l’organisation nécessaire pour y parvenir.
Conformément au décret de 200430, l’ENSOSP a non seulement en charge la mise en œuvre
de la formation des officiers de sapeurs-pompiers professionnels et volontaires mais
également l'organisation, en matière d'incendie et de secours, de formations destinées
notamment aux élus, aux fonctionnaires, aux cadres des entreprises et aux experts français
ou étrangers.
Par conséquent, elle est légitimement fondée à devenir l’organisme de référence dans la
mise en œuvre de la formation des acteurs des commissions de sécurité. Cette compétence
nouvelle vient compléter naturellement sa mission de formation des sapeurs-pompiers
préventionnistes.
30
Décret n°2004-502 du 7 juin 2004 relatif à l’Ecole nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (JO du 09/06/2004)
24/33
Par ailleurs l’ouverture de notre Ecole vers l’extérieur, déjà réalisée dans d’autres domaines
au niveau national ou international, contribue à renforcer sa notoriété et participe à son
rayonnement.
La formation des autres acteurs des commissions de sécurité, pilotée par l’ENSOSP, doit se
faire au travers de la recherche des objectifs suivants :
Différentes organisations sont tout à fait envisageables avec pour chacune bien
évidemment des avantages et des inconvénients. En effet, la réalisation des formations
des membres des commissions de sécurité peut s’envisager de manière centralisée sur les
sites de l'ENSOSP pour tout ou partie des membres. Elle peut également s’envisager d'une
manière déconcentrée dans les départements via les Ecoles chargées de Mission ou dans
les écoles départementales de formation des SDIS, là aussi pour l’ensemble ou partie des
membres. La formation peut également s’envisager à l’échelon zonal.
Nous proposons une formation à deux niveaux en séparant la formation des présidents de
celle des autres membres de la manière suivante :
25/33
Enfin la centralisation de ces formations au niveau de l’ENSOSP garantit
également l’uniformité du discours dispensé.
En effet d’une part le nombre de personnes concernées par ces formations est
important et d’autre part l’organisation à l’échelon départemental permet de
développer le lien déjà existant entre ces acteurs.
31
site internet :www.dgcl.interieur.gouv.fr cliquer : CNFEL
32
Articles L.2123-16, L3123-14 et L.4135-14 du Code Général des Collectivité territoriales
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L’organisation à l’échelle départementale offre d’autres avantages tels que :
Pour assurer avec succès la mise en œuvre de la formation des acteurs des commissions de
sécurité et garantir l’unité du discours, l’ENSOSP dispose de différents outils particulièrement
adaptés. Il est également envisageable de créer de manière simple des nouveaux outils de
communication.
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données qui alimente le contenu des enseignements de l’Ecole comme le
précise le projet d’établissement de 2010.
Sur le modèle de l’Ecole nationale supérieure de la Police qui propose sur son
site internet des sessions de formation destinées aux élus locaux, l’ENSOSP
doit affirmer sa place dans le dispositif de formation des membres des
commissions de sécurité. Le site internet constitue une vitrine qu’il convient
d’exploiter en positionnant l’ENSOSP, de manière visible, comme l’institution
de référence dans ce domaine spécifique, véritable tête de pont d’une
organisation nationale mais aussi départementale.
Les SDIS doivent constituer dans chaque département un appui technique et logistique au
profit de l’ENSOSP. Les SDIS doivent être, au vu de leur potentiel et de leur proximité
avec les acteurs du terrain, l’un des éléments incontournables composant le système de
formation.
En effet les préventionnistes présents dans les SDIS et reconnus en qualité d’experts dans
les commissions de sécurité ont la légitimité pour participer à la formation des membres
des commissions à l’échelon départemental. Pour que ces formations soient réalisées au
profit de l’ENSOSP un partenariat doit être établi entre les SDIS et notre Ecole.
Les SDIS constituent donc une ressource importante dans ce projet et participent
grandement à sa réussite notamment par l’organisation des formations au niveau
départemental et la mise à disposition de formateurs au niveau national.
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4.3 L'ENSOSP et les autres partenaires
L’ENSOSP doit également conforter le lien avec les autres instituts participants à la formation
des acteurs locaux comme l’Ecole nationale supérieure de la police, l’Ecole des officiers de la
gendarmerie nationale, les centres de formation des agents de la DDT. L’objectif recherché
est de faire connaître à nos partenaires, par le biais de leurs réseaux, l’existence des
formations proposées et plus largement de faire connaître le rôle des commissions de
sécurité.
La coopération avec le CNFPT est également souhaitable afin de référencer les formations
pilotées par l’ENSOSP mais également les formations existantes ayant pour cibles les agents
territoriaux qui tiennent des fonctions en lien avec le contrôle des établissements recevant
du public.
La mise en place d’un système de formation des acteurs des commissions de sécurité doit
s’accompagner d’un dispositif d’évaluation.
A l’issue d’une période à déterminer, une évaluation des formations réalisées doit être
effectuée. Cette évaluation peut être conduite par la direction de la sécurité civile, dans le
cadre de la mission d’évaluation des SDIS par le bureau de l’inspection et faire l’objet d’un
thème des prochaines journées de rencontre des chefs de service de prévention. Ces
rencontres doivent permettre de mutualiser les moyens mis en œuvre et certainement
d’échanger les méthodes et les techniques de formation. Ainsi, il s’agit de chercher à garantir
la qualité et à améliorer les programmes de formation.
Le retour d’expérience est un outil qui renforce les liens entre les acteurs et les aide à
identifier des pistes de progrès.
Pour cela, il est nécessaire de définir des indicateurs afin de répondre aux objectifs suivants
du contrôle de gestion :
Dans un premier temps, il s’agit de mesurer l’activité dans le domaine qui permet de
déterminer la portée des actions menées et de rendre les autres indicateurs représentatifs.
Nous proposons la mise en place des indicateurs d’activité suivants :
Ensuite il faut mesurer l’impact de ces formations sur l’amélioration du principe de collégialité
et, de façon plus générale sur l’amélioration des compétences des membres des
commissions de sécurité. Nous proposons la mise en place des indicateurs d’efficacité
suivants :
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¾ note de satisfaction parmi les personnes ayant reçu une formation liée à leur
participation aux commissions de sécurité ;
¾ taux de réalisation des objectifs que les stagiaires attendent de la formation ;
¾ note de satisfaction relatif au bénéfice qu’apporte la formation sur leurs
missions au sein des commissions de sécurité.
Enfin, il est nécessaire de contrôler le respect des programmes et la clarté des messages
diffusés. Il s’agit d’une évaluation des moyens mis en œuvre mais aussi de la qualité du
message diffusé. Nous proposons la mise en place des indicateurs de qualité et d’efficience
suivants :
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CONCLUSION
Notre étude a permis de confirmer ce qui est déjà sensiblement perçu par la plupart des
acteurs, à savoir le besoin de former tous les membres des commissions de sécurité.
Nos propositions ont été élaborées afin de définir les outils permettant d’atteindre les
objectifs fixés. Il s’agit de mettre en place tout d’abord une formation de tronc commun puis
des formations spécifiques pour les maires et les présidents. Celles-ci s’organisent à l’échelon
national ou départemental en fonction du public visé.
Enfin, nous ne pouvons pas ignorer les réflexions relatives à la réforme du décret de 1995
qui sont aujourd’hui engagées. Si nous souhaitons voir la formation des membres des
commissions de sécurité intégrée dans le cadre réglementaire, il est indispensable de se
poser la question relative au temps nécessaire pour la mise en œuvre de ces formations. La
définition d’une période transitoire est essentielle.
Mais, ce n’est pas l’obstacle le plus important. Certains services semblent vouloir se
désengager des commissions de sécurité. Il reste donc un challenge de taille. Si les
ministères concernés maintiennent leur participation aux commissions de sécurité, encore
faut-il que la contrainte d’obligation de formation fasse l’objet d’un consensus
interministériel.
31/33
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
y Revue Face aux Risques n°454 2010, Commissions de sécurité : mode d’emploi, Vernon,
CNPP
y Lettre-circulaire du 1er août 1996 relative à la participation des DDE aux CCDSA, BO
ministère de l’Equipement n°96/30
y http://wwwlegifrance.gouv.fr
y http://ensosp.fr
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ANNEXES
Annexe 1 : L’enquête
33/33
ANNEXE 1 : L’enquête
QUESTIONNAIRE SUR LA FORMATION DES
MEMBRES DES COMMISSIONS DE SECURITE.
6) Êtes vous régulièrement formé ou informé sur les évolutions impactant le fonctionnement
ou le travail des commissions de sécurité ?
OUI,
précisez (durée, intervenant…) :
…
NON
7) Connaissez-vous votre rôle et celui des autres membres au sein de la commission de
sécurité ?
OUI,
précisez pourquoi ?
…
NON
8) Avez-vous le sentiment de jouer un rôle voire d’être essentiel au bon fonctionnement des
commissions de sécurité :
OUI
PARFOIS
NON
précisez pourquoi ?
…
9) Vous sentez-vous impliqué ou mis à contribution dans votre rôle de membre d’une
commission de sécurité ?
OUI,
précisez pourquoi ?
…
NON
10) Si vous aviez à qualifier votre « prestation », vous diriez que vous êtes :
un élément moteur
un maillon actif
un participant curieux
présent
effacé ou inexistant
Observation(s) éventuelle(s) :
Relatif à la protection contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du
public.
Le Premier ministre,
Sur le rapport du garde des sceaux, ministre de la justice, du ministre de l’intérieur et du ministre des
départements et territoires d’outre-mer.
Vu le code de l’administration communale, et notamment ses articles 97 et 107 ;
Vu le décret du 12 novembre 1938 relatif aux mesures de protection contre l’incendie et à
l’organisation de l’inspection des corps de sapeurs-pompiers, et notamment son article 5 ;
Vu l’arrêté des consuls du 12 messidor VIII ;
Vu le décret n° 71-606 du 20 juillet 1971 portant transfert d’attribution du préfet de police aux
préfets des départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne ;
Vu la loi du 19 décembre 1917 relative aux établissements dangereux, insalubre et incommodes ;
Vu le décret n° 57-1161 du 17 octobre 1957 fixant la classification des matériaux et éléments de
construction par rapport au danger d’incendie dans les établissements recevant du public ;
Vu le décret n° 65-1048 du 2 décembre 1965, modifié par le décret , n° 70-818 du 10 septembre
1970, portant réorganisation des commissions administratives fonctionnant dans le cadre du
département, et règlement d’administration publique pour l’application de certaines dispositions
législatives ;
Vu le décret n° 67-1063 du 15 novembre 1967 portant règlement d’administration publique pour la
construction des immeubles de grande hauteur et leur protection contre les risques d’incendie et de
panique ;
Vu le code de l’urbanisme et de l’habitation, et notamment le titre V.II du livre Ier ;
Vu le code pénal et notamment son article R.25 ;
Le Conseil d’Etat entendu,
Décrète :
Section I
Définition et application des règles de sécurité.
Art. 1er - Le présent décret fixe les dispositions destinées à assurer la sécurité contre les risques
d’incendie et de panique dans les établissement recevant du public.
Art. 2. - Pour l’application du présent décret, constituent des établissements recevant du public, tous
bâtiments, locaux et enceintes dans lesquels des personnes sont admises soit librement, soit
moyennant une rétribution ou une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenues des
réunions ouvertes à tout venant ou sur invitation, payantes ou non.
Sont considérées comme faisant partie du public, toutes les personnes admises dans
l’établissement à quelque titre que ce soit en plus du personnel.
Art. 3. – Les constructeurs, propriétaires et exploitants des établissement recevant du public sont
tenus, tant au moment de la construction qu’au cours de l’exploitation de respecter les mesures de
prévention et de sauvegarder propres à assurer la sécurité des personnes ; ces mesures sont
déterminées compte tenu de nombre des personnes admises dans l’établissement, de la nature de
l’exploitation, des dimensions des locaux et du mode de construction.
Art. 4. – Les bâtiment et les locaux où sont installés les établissements recevant du public doivent
être construits de manière à permettre l’évacuation rapide et en bon ordre de la totalité des
occupants.
1
Ils doivent avoir une ou plusieurs façades en bordure de voies ou d’espaces libres
permettant l’évacuation du public, l’accès et la mise en service des moyens de secours et de lutte
contre l’incendie.
Art. 5. – Les matériaux et les éléments de construction employés tant pour les bâtiments et locaux
que pour les aménagements intérieurs doivent présenter, en ce qui concerne leur comportement au
feu, qualités de réactions et de résistance appropriées aux risques courus. La qualité de ces matériaux
et éléments fait l’objet d’essais et de vérifications en rapport avec l’utilisation à laquelle ces
matériaux et éléments sont destinés. Les constructeurs, propriétaires, installateurs et exploitant sont
tenus de s’assurer que ces essais et vérifications ont eu lieu.
Art. 6. – L’aménagement des locaux, la distribution des différentes pièces et éventuellement leur
isolement doivent assurer une protection suffisante, compte tenu des risques courus, aussi bien des
personnes fréquentant l’établissement que de celles qui occupent des locaux voisins.
Art. 7. – Les sorties et les dégagements intérieurs qui y conduisent doivent être aménagés et répartis
de telle façon qu’ils permettent l’évacuation rapide et sûre des personnes. Leur nombre et leur
largeur doivent être proportionnées au nombre de personnes appelées à les utiliser.
Tout établissement doit disposer de deux sorties au moins.
Art. 8. – L’éclairage de l’établissement lorsqu’il est nécessaire doit être électrique. Un éclairage de
sécurité doit être prévu dans tous les cas.
Art. 10.- Les ascenseurs et monte-charges, les installations d’électricité, de gaz de chauffage et de
ventilation, ainsi que les équipements techniques particuliers à certains types d’établissements
doivent présenter des garanties de sécurité et de bon fonctionnement.
Art. 11. - L’établissement doit être doté de dispositifs d’alarme et d’avertissement, d’un service de
surveillance et de moyens de secours contre l’incendie appropriés aux risques.
Art. 12. – Le ministre de l’intérieur précise dans un règlement de sécurité prévue à l’article 30ci-
après les conditions d’application des règles définies au présent décret. Il indique notamment les
conditions dans lesquelles in doit être procédé à l’essai de matériaux, à l’entretien et à la
vérifications* des installations, à l’emploi et à la surveillance des personnes, à l’exécution des
travaux.
Le règlement de sécurité comprend des prescriptions générales communes à tous les
établissements et d’autre particulières à chaque type d’établissement. Il précise les cas dans lesquels
les obligations qu’il définit s’imposent à la fois aux constructeurs, propriétaires, installateurs et
exploitants ou à certains de ceux-ci seulement.
La modification du règlement de sécurité est décidée dans les formes définies au
premier alinéa du présent article. Le ministre détermine des quelles limites et sous quelles conditions
les prescriptions nouvelles sont appliquées aux établissement en cours d’exploitation.
Art. 13. – Certains établissements peuvent, en raison de leur conception ou de leur disposition
particulière, donner lieu à des prescriptions exceptionnelles soit en aggravation soit en atténuation ;
2
dans ce dernier car, des mesures spéciales destinées à compenser les atténuations aux règles de
sécurité auxquelles il aura été dérogé peuvent être imposées.
Des mesures spéciales destinées à assurer la sécurité des voisins peuvent également être
imposées.
Ces prescriptions et ces mesures sont décidées soit par l’autorité chargée délivrance du permis de
construire lorsque la décision est prise au moment de cette délivrance, soit par l’autorité de police
dans les autres cas ; elles sont prises après avis de la commission de sécurité compétente visée aux
articles 35 et 39 ci-après.
Toutefois, les atténuations aux dispositions du règlement de sécurité ne peuvent être
décidées que sur avis conforme de la commission consultative départementale de la protection civile.
Art. 14. – Les établissements dans lesquels l’effectif du public n’atteint pas le chiffre fixé par le
règlement de sécurité pour chaque type d’établissement sont assujettis à des dispositions particulières
déterminées dans le règlement de sécurité.
Le maire, après consultation de la commission peut faire procéder à des visites de
contrôle dans les conditions fixées aux article 46 et 49 à 51 du présent décret afin de vérifier si les
règles de sécurité sont respectées.
Art. 15. – Les établissements relevant de personnes de droit public qui n’ont pas le caractère
d’établissements publics à caractère industriel ou commercial sont soumis aux dispositions du présent
décret et du règlement de sécurité dans les conditions définies au présent article et aux articles 16 et
17
Tous les projets de construction sont soumis à l’avis de la commission de sécurité
compétente.
Dans le cas d’utilisations de procèdes de construction destinés à être répétés, lorsque
les projets de base doivent être acceptés ou agréés par le ministre intéressé, ils doivent être en outre
soumis à l’avis de la commission centrale de sécurité. Les projets définitifs particuliers à un
établissement déterminé sont alors examinés par la commission de sécurité compétente qui prend
acte de l’autorisation préalablement intervenue en ce qui concerne les procédés en question et
constate la conformité avec le projet de base.
Art. 16. – Des arrêtes du ministre de l’intérieur et des ministres intéressés établissent la liste des
établissements dépendant de personnes de droit public où l’application des dispositions destinées à
garantir la sécurité contre les risque d’incendie et de panique est assurée sous la responsabilité de
fonctionnaires ou agents spécialement désignés.
Ces arrêtés désignent en même temps et pour chaque type d’établissement les
catégories de fonctionnaires ou agents responsable respectivement pendant la période de
construction et jusqu’à l’ouverture, et en cours d’exploitation.
Pendant la construction, et indépendamment des responsabilités qui incombent aux
promoteurs et constructeurs, le responsable désigné veille, pendant toute la durée d’exécution des
travaux, à la bonne exécution des prescriptions de sécurité arrêtées après avis de la commission de
sécurité. Lors de la réception des travaux et avec le concours et l’avis des membres de la commission
de sécurité, il s’assure que ces prescriptions ont été respectées ; il fait toutes propositions utiles à
l’autorité compétente en ce qui concerne l’ouverture éventuelle de l’établissement.
En cours d’exploitation, le responsable désigné prend ou propose, selon l’étendu de ses
compétences administratives, les mesures de sécurité nécessaires et fait visiter l’établissement par la
commission de sécurité selon la périodicité prévue par le règlement de sécurité. Les procès-verbaux
de visite lui sont remis ; ils sont remis également au chef de service compétent de chaque
administration. IL appartient à chacun d’eux de prendre toutes mesures d’urgence et d’en référer à
l’autorité compétente. U, exemplaire du procès-verbal est transmis au maire de la commune
intéressée ".
3
Le préfet établit en exécution des arrêtés visés au premier alinéa du présent article et
des instructions complémentaires éventuellement données au chef de service compétent, la liste des
fonctionnaires chargés du suivre l’application des dispositions réglementaires.
Art. 17. – Les ministres intéressés et le ministre de l’intérieur fixent, après consultation de la
commission centrale, les règles de sécurité et les modalités de contrôle applicable :
Aux locaux qui, étant situés sur le domaine public du chemin de fer, sont
rigoureusement indispensables à l’exploitation de celui-ci ;
Aux établissement pénitentiaires ;
Aux établissement militaires désignés par arrêté du ministre de l’intérieur et du ministre
des armées.
Section II
Classement des établissements
Art. 18. – Les établissements, répartis en types selon la nature de leur exploitation, sont soumis aux
dispositions générales communes et aux dispositions particulières qui leur sont propres.
Art ; 19. – Les établissements sont en outre, quel que soit leur type, classés en catégories, d’après
l’effectif du public et du personnel. L’effectif du public est déterminé, suivant le cas, d’après le
nombre de places assises, la surface réservée au public, la déclaration contrôlée du chef de
l’établissement ou d’après l’ensemble de ces indications.
Les règles de calcul à appliquer sont précisées, suivant la nature de chaque
établissement, par le règlement de sécurité.
Pour l’application des règles de sécurité, il y a lieu de majorer l’effectif du public de
celui du personnel n’occupant pas des locaux indépendants qui posséderaient leurs propres
dégagements ;
Les catégorie sont les suivantes :
1er catégorie : au-dessus de 1 500 personnes ;
2é catégorie : de 701 à 1 500 personnes ;
3é catégorie : de 301 à 700 personnes ;
4é catégorie : au-dessous de 300 personnes, à l’exception des établissements compris
dans la 5é catégorie ;
5é catégorie : établissement visés à l’article 14 ci-dessus, dans lesquels l’effectif du
public n’atteint pas le chiffre minimum fixé par le règlement de sécurité pour chaque type
d’exploitation.
Art. 20. – Les établissements recevant du public qui ne correspondent à aucun des types définis par
le règlement de sécurité sont néanmoins assujettis aux prescriptions du présent décret.
Les mesures de sécurité à y appliquer sont précisées, après avis de la commission de
sécurité compétente, en tenant compte de celles qui sont imposées aux types d’établissements dont la
.nature d’exploitation se rapproche le plus de celle qui est envisagée.
4
compétente qui, selon la catégorie, le type et situation de chacune des exploitations composant le
groupement, détermine les dangers que présente pour le public l’ensemble de l’établissement et
propose les mesures de sécurité jugées nécessaires.
Tout changement dans l’organisation de la direction, qu’il s’agisse ou d’un
démembrement de l’exploitation, doit faire l’objet d’un déclaration au maire qui impose, après avis
de la commission de sécurité compétente, les mesures complémentaires rendues éventuellement
nécessaires par les modifications qui résultent de cette nouvelle situation.
Section III
Autorisation de construire, d’aménager ou de modifier un établissement.
Art. 22. – Le permis de construire ne peut être délivré qu’après consultation de la commission de
sécurité compétente .
Art. 24. – les travaux qui ne sont soumis ni au permis de construire ni à la déclaration préalable ne
peuvent être exécuté qu’après autorisation du maire donnée après avis de la commission de sécurité
compétente. Il en est de même pour toute création, tout aménagement ou toute modification des
établissements.
Art. 25. – Les dossiers soumis à la commission de sécurité compétente en vue de recueillir son avis
en application des articles précédents doivent comporter toutes les précisions nécessaires pour qu’on
puisse s’assurer qu’il a été satisfait aux conditions de sécurité prévues au présent décret, notamment
en ce qui concerne la nature de l’établissement et les conditions d’exploitation, la situation et la
superficie, le mode de construction du gros œuvre et des toitures.
Une notice descriptive précise les matériaux utilisés tant pour le gros œuvre que pour la
décoration et les aménagements intérieurs.
Des plans doivent indiquer les largeurs de tous les passages affectés à la circulation du
public, tels que dégagements, escaliers, sorties. Il doivent comporter des renseignements sommaires
ou des tracés schématiques concernant :
Les organes généraux de production et de distribution d’électricité haute et basse
tension ;
L’emplacement des chaufferies, leurs dimensions, leurs caractéristiques principales
compte tenu de l’encombrement des chaudières ; l’emplacement des conduits d’évacuation des
produits de combustion, d’amenée de l’air frais, d’amenée de l’air frais, d’évacuation des gaz viciés ;
l’emplacement et les dimensions des locaux destinés au stockage du combustible, le cheminement de
ce combustible depuis la voie publique ;
Les moyens particuliers de défense et de secours contre l’incendie.
Les dits plans, tracés divers et leur présentation doivent être conformes au normes en
vigueur.
Art. 26. – Dans tous les cas, les renseignements de détail intéressant les installations électriques, les
installations de gaz, d’éclairage, de chauffage et de secours contre l’incendie sont adressés au maire
dans les conditions fixées par le règlement de sécurité.
Art. 27. – En l’absence de décision de l’administration, les créations d’établissement ainsi que les
travaux et aménagements visés aux article 24 et 26 ci-dessus peuvent être recommencés dans le délai
de trois mois qui suit le dépôt du dossier.
5
Si le dossier est incomplet et si l’administration en a fait part aux demandeurs dans les
trois mois, ce délai commence à courir à la date de réception des pièces complémentaires.
Sections IV
Mesures d’exécution et de contrôle.
1. Généralités.
Art. 28. – Le maire assure, en ce qui concerne, l’exécution des dispositions du présent décret.
Art. 29. – Le préfet peut prendre, pour toutes les communes de département ou pour plusieurs
d’entre elles, ainsi que dans tous les cas où il n’y aura pas été pourvu par les autorité municipales,
toutes mesures relatives à la sécurité dans les établissements recevant du public.
Ce droit n’est exercé à l’égard des établissements d’une seule commune ou à l’égard
d’un seul établissement qu’auprès qu’une mise en demeure adressée au maire sera restée sans
résultat.
2. Commissions de sécurité.
Art. 30. – Il est créé auprès du ministre de l’intérieur une commission centrale de sécurité.
Cette commission, dont les membres, dont sont nommés par arrêté du ministre de l’intérieur,
comprend :
1° des membres permanents à savoir :
Quatre représentants du ministre de l’intérieur ;
Deux représentants du ministre chargé de la construction ;
Un représentant de chacun des ministres chargés respectivement :
De l’éducation nationale ;
Des affaires culturelles ;
Des établissements dangereux, insalubres et incommodes ;
De l’industrie ;
Du commerce et de l’artisanat ;
De la santé publique ;
Du travail ;
De l’information ;
De la jeunesse et des sports ;
Du tourisme ;
Le préfet de Paris ;
Le préfet de police ;
Deux préfets désignés par le ministre de l’intérieur ;
Deux maires désignés par le ministre de l’intérieur ;
Deux conseillers généraux désignées par le ministre de l’intérieur ;
Le général commandant la brigade des sapeurs-pompiers de Paris ;
L’architecte en chef et le directeur du laboratoire central de la préfecture de police ;
L’ingénieur général chef du service technique des travaux neufs, l’ingénieur général
chef du service des bâtiments et l’architecte général de la vielle de Paris ;
Le président de la fédération nationale des sapeurs-pompiers ;
Un représentant de l’union technique de l’électricité ;
Un représentant de l’association technique de gaz en France ;
Cinq membres désignés par le ministre de l’intérieur en raison de leur compétence.
2° Des membres qui ne sont appelés à siéger que pour les affaires de leur compétence, à
savoir :
Le directeur général du centre national de la cinématographie ;
Deux représentants des exploitants des autres établissements ;
Deux représentants du personnel des établissement de spectacles ;
6
Deux représentants du personnel des autre établissements ;
Un représentant de l’institut national de la consommation ;
Le cas échéant, tout représentant des ministres qui ne sont pas désignées ci-dessus.
Art. 31. – La commission centrale de sécurité est présidé par le ministre de l’intérieur ou un de ses
représentants.
La durée du mandat des membres qui ne sont pas désignés ès qualités est de trois ans.
En cas de décès ou de démission de l’un d’entre eux en cours de mandat, son remplaçant est désigné
pour la durée du mandat qui reste à courir.
Tout membre désigné pour siéger au sein de la commission peut, en cas
d’empêchement, se faire remplacer.
Le secrétariat de la commission est assuré par un agent du service national de la protection civile.
Art. 32. – La commission centrale de sécurité est appelée à donner son avis sur toutes les questions
relatives à la protection contre l’incendie et la panique dans les établissements soumis au présent
décret, sur les conditions d’application de ce texte, ainsi que sur toutes les questions que le ministre
de l’intérieur soumet à son examen.
Elle est obligatoirement consultée sur les projets de modification du règlement de
sécurité ainsi que dans le cas prévu au troisième alinéa de l’article 15 ci-dessus.
Art. 33. – Le ministre de l’intérieur, après avis de la commission centrale de sécurité, peut constituer
au sein de cette commission une sous-commission permanente et des sous-commission techniques
dont il fixe les attributions.
Ces sous-commission peuvent recevoir des délégations de la commission centrale.
Art. 34. – La commission centrale et les sous-commissions peuvent s’adjoindre pour leurs travaux,
en tant que de besoin, et à titre consultatif, toute personnes qualifiée par sa compétence.
La commission et les sous-commissions sont convoquées à l’initiative du ministre de
l’intérieur.
Art. 36. – La commission consultative départementale de la protection civile est l’organe technique
d’étude, de contrôle et d’information du préfet et du maire. elle assiste ces derniers dans l’application
des mesures de police et de surveillance qu’ils sont appelés à prendre en vie d’assurer la protection
contre l’incendie et la panique dans les établissements soumis au présent décret.
Elle est chargé notamment :
D’examiner les projets de construction, d’extension, d’aménagement et de
transformation des établissements, que l’exécution des projets soit ou ne soit pas subordonnée à la
délivrance d’un permis de construire ou à la présentation d’une déclaration préalable ;
De procéder aux visites de réception, prévues à l’article 46, desdits établissements et de
donner son avis sur la délivrance du certificat de conformité prévu par l’article 98-1 du code de
l’urbanisme et de l’habitation et sur la délivrance de l’autorisation d’ouverture des établissements ;
De procéder soit de sa propre initiative, soit de sa propre initiative, soit à la demande du
maire ou du préfet à des contrôles périodiques ou inopinés sur l’observation des dispositions
réglementaires.
Art. 37. – La commission consultative départementale de la protection civile est seule compétente
pour donner un avis se rapportant aux établissements classées sans la 1er catégorie prévue à l’article
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19 ci-dessus.
Elle examine toutes questions et demandes d’avis présentées par les maires ou par les
commissions d’arrondissement ou le commissions communales ou intercommunales.
En cas d’avis défavorable donné par ces commissions, les exploitants peuvent demander
que la question soit soumise à la commission départementale.
La commission départementale propose au préfet le renvoi au ministre de l’intérieur des
dossiers pour lesquels il apparaît opportun de demander l’avis de la commission centrale de sécurité.
Art. 38. – Après avis de la commission consultative départementale de la protection civile, le préfet
peut constituer des sous-commissions dont il fixe la compétence et charger certains membres de la
visite des établissements assujettis au présent décret.
Art. 39. – Après avis de la commission consultative départementale de la protection civile, le préfet
peut créer des commissions de sécurité d’arrondissement et, en cas de besoin et après consultation
des maires, des commissions communales ou inter-communales.
Il en fixe la composition.
Art. 40. – Le préfet fixe les attributions et les circonscriptions des commissions de sécurité visées à
l’article 39 ci-dessus. Il peut notamment, sauf dans les cas prévu à l’article 37 ci-dessus, charger ces
commissions d’étudier, au lieu et place de la commission consultative départementale de la
protection civile, certaines catégories d’affaires qui relèvent normalement de la compétence de cette
dernière.
Art. 42. – Les commissions se réunissent sur convocation de leur président ou à la demande du
préfet.
Lorsqu’il ne président pas la commission, chaque maire assiste de droit, avec voix
délibérative, à la réunion où il est procédé à l’examen des affaires concernant des établissements
situés dans sa commune.
Les représentants des administrations intéressés ainsi qu’une ou plusieurs personnes
qualifiées par leur compétence pourront être désignés pour siéger à la commission d’arrondissement
à la commission communale ou intercommunale de sécurité avec voix consultative.
Le secrétariat est assuré selon le cas par un fonctionnaire ou un agent de la sous-
préfecture de la commune ou de l’établissement public.
Art. 43. – Les membres permanents de la commission centrale de sécurité dûment accrédités par le
ministre de l’intérieur ont accès à toute heure dans chaque établissement soumis à la présente
réglementation.
Les membres permanents de la commission consultative départementale de la protection
civile, des commissions de sécurité d’arrondissement et des commissions communales et
intercommunales de sécurité, ou leurs représentants dûment mandatés, ont accès dans les
établissements qu’ils sont appelés à visiter, sur présentation d’une commission délivrée à cet effet par
le préfet.
Organisation du contrôle des établissements
Art. 44. – Les constructeurs, installateurs et exploitants sont tenus, chacun en ce qui le concerne, de
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s’assurer que les installations ou équipement sont établis, maintenus et entretenus en conformité avec
les dispositions de la présente réglementation. A cet effet, ils font respectivement procéder pendant
la construction et périodiquement en cours d’exploitation, aux vérifications nécessaires par des
organismes ou personnes agréés dans les conditions fixées par arrêté du ministre de l’intérieur et des
ministres intéressés. Le contrôle exercé par l’administration ou par les commissions de sécurité ne les
dégage pas des responsabilité qui leur incombent personnellement.
Art. 45. – Les procès-verbaux et compte rendus des vérifications prévues à l’article précédent sont
tenus à la disposition des membres des commissions de sécurité. Ils sont communiqués au maire.
Le maire, après avis de la commission dé sécurité compétente , peut imposer des essais
et vérifications supplémentaires.
Art. 46. – Au cours de la construction ou des travaux d’aménagement, des visites peuvent être faites
sur place par la commission de sécurité compétente.
Avant toute ouverture des établissements au public ainsi qu’avant la réouverture des
établissements au public ainsi qu’avant la réouverture des établissements fermés pendant plus de six
mois, il est procédé à une visite de réception par la commission. Celle-ci propose les modifications de
détail qu’elle tient pour nécessaires.
Sauf dans le cas prévu à l’article 14, l’exploitant demande au maire l’autorisation
d’ouverture.
Art. 47. - Le maire autorise l’ouverture par arrêté pris après avis de la commission.
Cet arrêté est notifié directement à l’exploitant soit par voie administrative, soit par
lettre recommandée avec demande d’avis de réception : une ampliation en est transmise au préfet.
Art. 48. – La liste des établissements soumis maux dispositions du présent décret est établie et mise
à jour chaque année par le préfet après avis de la commission consultative départementale de la
protection civile.
Art. 49. – Ces établissements doivent faire l’objet, dans les conditions fixées au règlement de
sécurité, de visites périodiques de contrôle et de visites inopinées effectuées par la commission
compétente.
Ces visites ont pour but notamment :
De vérifier si les prescriptions du présent décret ou les arrêtées du préfet ou du maire,
pris en vue de son application, sont observées et, notamment, si tous les appareils de secours contre
l’incendie ainsi que les appareils d’éclairage de sécurité fonctionnent normalement ;
De s’assurer que les vérifications prévues à l’article 44 ci-dessus ont été effectuées ;
De suggérer les améliorations ou modifications qu’il y a lieu d’apporter aux dispositions et à
l’aménagement desdits établissements dans le cadre de la présente réglementation ;
D’étudier dans chaque cas d’espèce les mesures d’adaptation qu’il y a lieu d’apporter
aux établissements existants.
Art. 50. – Les exploitants sont tenus d’assister à la visite de leur établissement ou de s’y faire
représenter par une personne qualifiée.
A l’issue de chaque visite, il est dressé un procès-verbal. Le maire notifie le résultat de
ces visites et sa décision aux exploitants soit par la voie administrative, soit par recommandée avec
accusé de réception.
Art. 51. – Les services de police et de gendarmerie peuvent, pendant les heures d’ouvertures,
vérifier la régularité de la situation administrative des établissements recevant du public et relever les
infractions aux règles de sécurité.
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Art. 52. – Dans les établissements soumis maux prescriptions du présent décret, il doit être tenu un
registre de sécurité sur lequel sont reportés les renseignements indispensables à la bonne marche du
service sécurité et, en particulier :
L’état du personnel chargé du service incendie ;
Les diverses consignes (générales et particulières) établies en cas d’incendie ;
Les dates des divers contrôles et vérifications ainsi que les observations auxquelles
ceux-ci ont donné lieu ;
Les dates des travaux d’aménagement et de transformation, leur nature, les noms du ou
des entrepreneurs et, s’il y a lieu, de l’architecte ou du technicien chargés de surveiller les travaux.
SECTION V
Dispositions pénales et sanctions administratives.
Art. 53. - Sans préjudice de l'application, le cas échéant, des peines plus fortes prévues notamment
aux articles 102 à 140-6 du code de l'urbanisme et de l'habitation, tout constructeur, propriétaire,
exploitant, d'un établissement soumis aux dispositions des articles 21 (3e alinéa), 24,26,44 e 45 sera
puni d'une amende de 1.000 à 2.000 F et en cas de récidive, d'un emprisonnement de 10 jours à 2
mois.
Sera puni des mêmes peines, tout constructeur, propriétaire, exploitant, qui ouvre un
établissement au public sans les visites de contrôle prévues à l'article 46 (2e alinéa), sans
l'autorisation d'ouverture prévue à l'article 47 . Dans ces deux cas, l'amende sera appliquée autant de
fois qu'il y aura eu de journées d'ouverture sans visite de contrôle, sans autorisation ou sans
déclaration d'ouverture.
Sera puni des mêmes peines quiconque contrevient aux obligations définies à l'article 7
(alinéa 2) et aux articles 8,9 et 11.
Art. 54. - Sans préjudice de l'application, le cas échéant, des peines plus fortes prévues aux articles
209 à 233 du code pénal et à l'article 100 du code de l'urbanisme et de l'habitation, quiconque a mis
obstacle à l'exercice du droit de visite prévu aux articles 46 et 49 sera puni d'une amende de 600 F à
1.000 F. En cas de récidive, la peine d'amende pourra être portée à 2.000 F.
Sera puni des mêmes peines tout propriétaire, ou exploitant, qui contrevient aux
dispositions des articles 50 (1er alinéa) et 52.
Art. 55. - Sans préjudice de l'exercice par les autorités de police de leurs pouvoirs généraux, la
fermeture des établissements exploités en infraction aux dispositions du présent décret peut être
ordonnée par le maire ou par le préfet dans les conditions fixées aux articles 28 et 29 ci-dessus.
La décision est prise par arrêté après avis de la commission de sécurité compétente.
L'arrêté fixe, le cas échéant, la nature des aménagements et travaux à réaliser ainsi que les délais
d'exécution.
SECTION VI
Dispositions diverses;
Art. 56. - Le préfet de police et les préfets des départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-
Denis et du Val-de-Marne fixent, chacun en ce qui le concerne, la composition et les modalités de
fonctionnement des commissions de sécurité.
Art. 57. - Le décret du 7 février 1941 et le décret n° 54-856 du 13 août 1954 sont abrogés; les
arrêtés ministériels et règlements de sécurité pris pour leur application sont maintenus en vigueur
jusqu'à ce qu'ils aient été remplacés par les règlements prévus au présent décret.
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Art. 58. - Les établissements existants qui sont établis et fonctionnent en conformité avec les règles
éditées par les décrets mentionnés au précédent article, ainsi que les projets de construction ou de
mise en conformité déposés et acceptés par le maire à la date d'entrée en vigueur du présent décret ,
sont réputés satisfaire aux prescriptions réglementaires.
Art. 59. - Les établissements existant qui n'étaient pas assujettis à la réglementation antérieure ou qui
ne répondaient pas aux dispositions de cette réglementation sont soumis aux prescriptions du présent
décret, compte tenu des dispositions figurant à ce sujet dans le règlement de sécurité. Toutefois,
lorsque l'application de cette réglementation entraîne des transformations immobilières importantes,
ces transformations ne peuvent être imposées que s'il y a danger grave pour la sécurité du public.
A cet effet, dans le délai d'un an à compter de l'entrée en vigueur du présent décret, le
maire doit faire procéder à une visite de contrôle des établissements soumis aux dispositions de
l'alinéa précédent et déterminer, dans chaque cas d'espèce, après avis de la commission de sécurité
compétente, les mesures particulières qui seront imposées par dérogation aux prescriptions du
règlement de sécurité ainsi que les délais d'exécution. Ces mesures peuvent faire l'objet, dans un délai
d'un mois à dater de la notification, d'un recours auprès du ministre de l'intérieur transmis avec l'avis
motivé du préfet. Ce recours est suspensif.
Art. 60. - Le présent décret entrera en vigueur le premier jour du quatrième mois suivant celui au
cours duquel il a été publié;
Art. 61. - Le garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre des affaires étrangères, le ministre
de l'intérieur, le ministre des armées, le ministre de l'économie et des finances, le ministre de
l'éducation nationale, le ministre de l'aménagement du territoire, de l'équipement, le ministre des
affaires culturelles, le ministre de l'agriculture et du développement rural, le ministre du
développement industriel et scientifique, le ministre du travail, de l'emploi et de la population, le
ministre de la santé publique et de la sécurité sociale, le ministre des postes et télécommunications, le
ministre des départements et territoires d'outre-mer, le ministre des anciens combattants et victimes
de la guerre, le secrétaire d'Etat auprès du Premier Ministre, le secrétaire d'Etat auprès du ministre
de l'intérieur, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie et des finances et le secrétaire
d'Etat auprès du ministre de l'éducation nationale sont chargés, chacun en ce qui le concerne de
l'exécution du présent décret, qui sera publié au journal officiel de la république française.
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Le ministre des affaires culturelles, MAURICE DRUON.
Le ministre de l'agriculture et du développement JACQUES CHIRAC
rural,
Le ministre du développement industriel et JEAN CHARBONNEL.
scientifique,
Le ministre du travail, de l'emploi et de la GEORGES CORSE
population
Le ministre de la santé publique et de la sécurité MICHEL PONIATOWSKI
sociale,
Le ministre des transports YVES GUENA
Le ministre de la fonction publique, PHILIPPE MALAUD
Le ministre des postes et télécommunications, HUBERT GERMAIN
Le ministre des départements et territoires BERNARD STASI
d'outre-mer,
Le ministre des anciens combattants et des ANDRE BORD
victimes de la guerre,
Le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, PIERRE MAZEAUD
Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de PIERRE VERTARDIER
l'intérieur
Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de HENRI TORRE
l'économie et des finances,
Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de JACQUES LIMOUZY
l'éducation nationale;
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ANNEXE 6 : Lettre-circulaire du ministère de
l’équipement du 1er août 1996