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Guide R0 Charges Securite 2021

Ce guide aborde la prévention et la maîtrise des risques liés à l'incendie et à la sûreté, en soulignant l'importance de la gestion des crises et de la continuité des activités. Il propose des solutions méthodologiques et des référentiels élaborés par des experts pour aider les organisations à évaluer et traiter les risques. L'objectif est d'assurer la sécurité des personnes et des biens tout en respectant les obligations réglementaires.

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Guide R0 Charges Securite 2021

Ce guide aborde la prévention et la maîtrise des risques liés à l'incendie et à la sûreté, en soulignant l'importance de la gestion des crises et de la continuité des activités. Il propose des solutions méthodologiques et des référentiels élaborés par des experts pour aider les organisations à évaluer et traiter les risques. L'objectif est d'assurer la sécurité des personnes et des biens tout en respectant les obligations réglementaires.

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Incendie, sûreté : page 2

ENJEUX, MODE D’EMPLOI

quelles solutions ? ET SOLUTIONS CNPP


page 5

POLITIQUE
DE SÉCURITÉ
page 6

ANALYSE DE
GUIDE À L’USAGE DES DONNEURS D’ORDRE VULNÉRABILITÉ ET
ET DES CHARGÉS DE SÉCURITÉ / SÛRETÉ TRAITEMENT DU RISQUE
page 10

INCENDIE
page 14

SÛRETÉ
page 16

CULTURE SÉCURITÉ
ET SÛRETÉ
page 18

GESTION DES CRISES


page 20

GESTION DE SINISTRES
page 21

SYSTÈMES
DE MANAGEMENT
Prévention et maîtrise des risques
LES ENJEUX
Assurer la sauvegarde du patrimoine humain, matériel
et immatériel des organisations
La notion de risque renvoie à son caractère aléatoire
et impromptu (non-connaissance de son lieu et de son
moment de survenance). Cette notion implique également
que le risque ne pourra provoquer que des pertes, directes
ou indirectes (pertes d’exploitation, responsabilité civile,
etc.), contrairement aux risques spéculatifs qui peuvent
conduire à des gains ou à des pertes.
Les risques incendie et sûreté sont deux des risques
aléatoires majeurs, du fait de leurs fréquences comme
de leurs conséquences.

Les enjeux de la maîtrise des risques incendie


et sûreté / malveillance
La maîtrise de ces risques constitue en premier lieu un

36 %
L’incendie

8
outil de gestion permettant à l’organisation de concentrer
est le premier accident en entreprise en termes
ses ressources sur ses objectifs et enjeux stratégiques. de conséquences (pertes directes, pertes d’exploitations entreprises
Les enjeux de la sécurité résident donc dans :
responsabilités civile et pénale)
et a un coût estimatif de /10

2,3 Md€/an
• le fait d’assurer la sécurité des personnes ;
• la protection et la sauvegarde de l’outil de travail ; des actes de ont été visées par
malveillance des attaques
• l’assurance de la continuité d’activités ; ont lieu pendant la période numériques
• le fait de prévenir les risques inhérents de responsabilité ; de faible activité en 2016
• le respect des obligations réglementaires et contractuelles, Source : Barpi Source : Traité pratique de sécurité incendie Source : baromètre de la sécurité CESIN
des règles de l’art.
Ce guide porte sur les risques incendie et les risques La gestion des risques et des crises • une multiplication des interventions internes et externes ;
de malveillance physique. Les risques cyber, même s’ils • la nécessité d’un fonctionnement spécifique pour prévoir un
sont éminemment prégnants pour les organisations, sont La gestion des risques se fondera donc sur : retour à la normale.
uniquement pris en compte sous l’angle de leur impact • des mesures de prévention, visant à éviter la survenance du
sur les technologies connectées. Ce guide s’adresse en risque ; La gestion des risques et des crises, c’est donc identifier,
effet prioritairement aux fonctions de sécurité incendie, • des moyens de protection (dispositions constructives, moyens évaluer et traiter les risques pour en réduire les impacts, assurer
de surveillance et de détection moyens d’extinction, etc.), dont la continuité de l’activité sans altérer l’image en réputation,
de sûreté malveillance et QHSE ; ces fonctions ne sont
l’objectif est de limiter les conséquences d’une crise. accompagner les victimes ou les ayants droit.
que très minoritaires à intégrer les risques cyber dans leur
mission actuelle. Ce sont actuellement les responsables La notion de crise en entreprise ou en collectivité comprend La gestion des risques servira aussi à l’entreprise pour renforcer
de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) qui sont ainsi généralement les ingrédients suivants : sa capacité de résilience, c’est-à-dire sa capacité à rebondir
en charge des risques numériques et cyber. • une situation perturbée qui entraîne des dysfonctionnements ; face à l’inattendu.
• une situation qui met en danger les objectifs de l’organisation ;

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 2
MODE D’EMPLOI Des solutions de confiance
d’application volontaire
élaborées dans le cadre d’une approche collective
regroupant l’ensemble des parties prenantes
Ce guide vous propose un (industriels, exploitants, prescripteurs, assureurs,
parcours méthodologique suivant préventeurs, pouvoirs publics, etc.).
les principales missions exercées
par la fonction sécurité / sûreté au
sein des différentes catégories
d’organisations (entreprises
tertiaires ou industrielles, ERP,
IGH, collectivités territoriales,
administrations, établissements de
soins et médico sociaux, etc.).
P18. GESTION
DES CRISES

P5. POLITIQUE DE SÉCURITÉ P6. ANALYSE P8. PLAN DE TRAITEMENT P16. DIFFUSION P18. GESTION DE LA P21. SYSTÈMES
COMPLIANCE, ÉTHIQUE DES RISQUES ET DE RÉDUCTION ET CONSOLIDATION DE CONTINUITÉ D’ACTIVITÉS DE MANAGEMENT
ET GOUVERNANCE DES RISQUES LA CULTURE SÉCURITÉ

Ce guide s’attache à relever les points la prévention et de la maîtrise systèmes de sécurité ;


clés à prendre en compte tant dans des risques :
une approche d’évaluation de la qualité • des produits et systèmes de
du risque que dans une approche de • des référentiels élaborés par sécurité certifiés A2P ; P20. GESTION
DES SINISTRES (RCCI)
prévention et de protection. les experts CNPP ;
• des ouvrages méthodolo­ ET RETEX

Véritable boîte à outils, il vous pré­ • des prestations réalisées giques ;


sente­, pour chaque problématique par des entreprises certi­
• des compétences affirmées
rencontrée par les chargés de sécu­rité, fiées­ APSAD pour la concep- et reconnues au travers des
les solutions de confiance déve­ tion, la réalisation, la mise en formations qualifiantes ou
loppées par CNPP, tierce partie indé­ service, la maintenance et la diplômantes et certifications
pen­dante au cœur de l’écosystème de vérification périodique des professionnelles CNPP.
P20. RESPONSABILITÉS
CIVILE ET PÉNALE

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 3
Qu’est-ce que la marque APSAD ?
LES SOLUTIONS CNPP C’est une marque de certification pour
les services rendus par les profes­
sionnels qui, par leur compétence,
Qu’est-ce qu’un référentiel leurs moyens et leur organisation,
APSAD ou CNPP ? délivrent des prestations permettant
de réduire les risques d’incendie et
Ces documents sont élaborés par de malveillance. Consultez la liste
les experts CNPP selon un pro- des entreprises certifiées APSAD :
cessus­rigoureux afin de consti- www.cnpp.com/Certification Qu’est-ce que le label
tuer­des référentiels techniques RGPD CNPP ?
reconnus pour l’installation et la
maintenance des systèmes de C’est un label permettant d’identifier
sécurité, la construction ou l’orga­ une présomption de conformité aux
ni­sation de la sécurité. Dans ce exigences principales du Règlement
cadre, les référentiels APSAD se Général sur la protection des don-
distinguent par leur dimension nées­personnelles (RGPD). Ce label
collec­tive avec la collaboration permet également aux intégrateurs,
(lors des phases de rédaction installateurs, mainteneurs de techno­
ou de consultation) des profes- logies de sécurité / sûreté de faire
sionnels de la sécurité (privés et valoir leurs compétences auprès des
publics) et de l’assurance. donneurs d’ordres.
Il est à noter que de nombreux appels
d’offres mentionnent désormais la
garantie que les entreprises travaillent
Les référentiels sont-ils en conformité avec le RGPD. Ce label
d’application obligatoire ? permet de répondre à cette exigence.
Non, ils sont d’application volon­
taire et sont destinés à tous les
installateurs, exploitants, uti­li­
sateurs, consultants ou assureurs Qu’est-ce que le label
qui souhaitent s’assurer de la qua- Sûreté CNPP ?
lité­des installations de sécurité ou Comment rester informé C’est une reconnaissance de la
évaluer et organiser la sécurité de des dernières évolutions Qu’est-ce que la marque A2P ? maîtrise opérationnelle des vulné­
manière efficiente. des référentiels ? ra­bi­lités sûreté d’un site ou d’un
C’est une marque de certification établissement (industriel, tertiaire,
Consultez les additifs, les foires pour les équipements de protection logistique, etc.)
aux questions et les bonus sur qui, par leur fiabilité et leur
www.cybel.cnpp.com et abonnez- résistance, apportent une sécurité
vous aux référentiels avec mises renforcée. Consultez la liste des
à jour. matériels certifiés A2P ou NF&A2P :
www.cnpp.com/Certification

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 4
POLITIQUE DE SÉCURITÉ

Définir la doctrine et la
politique de sécurité/sûreté

• Formations certifiantes :
cycles techniques et
supérieurs incendie
Mettre en œuvre la conformité
réglementaire et suivre
et sûreté malveillance
les non-conformités

POUR ALLER PLUS LOIN


Ouvrages CNPP Éditions • Formations certifiantes :
• Traité pratique de sécurité cycles techniques Gérer les dérogations
incendie et supérieurs incendie et les mesures compensatoires
et sûreté malveillance
• Traité pratique de sûreté
• Référentiel CNPP 6011
(réglementation et doctrine
malveillance
pour l’analyse des risques interne)
• Criminalité et insécurité :
comprendre pour agir d’incendie et de malveillance
• La fonction sécurité • Référentiel CNPP 1302
pour les systèmes de Piloter un dispositif de veille
Revue Face au Risque management de la sûreté réglementaire, normatif,
technique et organisationnel
Identifier le cadre de référence
de la sécurité/sûreté (chartes, POUR ALLER PLUS LOIN
instructions, standards) • Sécuribase : base de données
COMPLIANCE, ÉTHIQUE et veille réglementaire en ligne
ET GOUVERNANCE POUR ALLER PLUS LOIN
Ouvrages CNPP Éditions
• Class’IC : solution logicielle
de classement des ICPE
• Registre de sécurité ERP, • Class’ATEX : solution logicielle
La direction sécurité / sûreté corporate Code du travail de détermination de ses
d’un groupe pilote la sécurité et la sûreté • Risque sûreté en entreprise zonages d’explosion
en définissant la doctrine à suivre par les
entités, ses conditions de déploiement Gérer les relations
et de mise en œuvre ainsi que le cadre institutionnelles avec les
éthique et réglementaire à respecter. Elle autorités étatiques et locales
s’appuie pour cela sur des postures de (dreal, inspection du travail,
management hiérarchique ou plutôt, dans commissions de sécurité, référents
une majorité des cas, sur une approche sûreté, etc.)
matricielle en étant tantôt donneur d’ordres
et tantôt contributeur.

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 5
L’ANALYSE DE VULNÉRABILITÉ

Ce processus structure une méthodologie • L’analyse de vulnérabilité consiste


de réflexion et comprend en général les à déter­miner la vulnérabilité vis-à-vis
phases suivantes : du risque incendie ou des menaces de
malveillance en intégrant le résultat de
•L
 ’identification du risque consiste, la première étape et en estimant les
compte tenu des éléments recueillis, à conséquences sur le fonctionnement
déterminer et à élaborer tous les scéna- du site et sur la pérennité de l’activité.
rios­pouvant conduire à la survenance
Le chargé de sécurité réalise à son niveau l’analyse des du risque. • L’évaluation du risque constitue une
risques, des menaces et des vulnérabilités, détermine appréciation des résultats de l’analyse
les scénarios les plus plausibles de risques, leur proba- • L’analyse du risque a pour objet la en comparaison d’une part aux objectifs
bilité d’occurrence ; il qualifie et quantifie leurs impacts et qualification des effets non désirés à de l’entreprise, aux obligations réglemen-
conséquences. En fonction des conditions d’exploitation, l’aide d’éléments de référence (matrice taires de l’établissement et aux niveaux
il connaît à tout moment le « niveau de sécurité » de son de Prouty - probabilité d’occurrence ou de gravité des effets non désirés. Les
organisation. vraisemblance, et gravité, forces et fai- scénarios d’incendie ou de malveillance
Il propose des plans d’urgence permettant le fonction­ blesses­ ; abaques ; simulations ; valeurs les plus probables compte tenu de l’audit
nement de l’entreprise en mode dégradé avec les moyens cibles), des connaissances techniques de l’existant permettent ainsi d’estimer les
qui sont à sa disposition. Cela constitue le principal et des retours d’expérience dont dispose probables conséquences sur la pérennité
pilier sur lequel va se fonder la prise de décision du le chargé de sécurité. Par conséquent, de l’activité du site et de l’exploitation.
chef d’entre­prise en matière de plan de traitement et de l’analyse doit être effectuée sous un angle
définition du schéma directeur de sécurité et de sûreté. systémique liée à l’organisation.

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 6
Analyser la vulnérabilité et identifier,
analyser et évaluer les risques
Afin que le processus fonctionne,
une fois le plan de traitement mis en • Référentiel APSAD R11 pour
œuvre, la démarche d’analyse des l’analyse de risque et de vulnérabilité
incendie et formulaire Q11
risques doit être itérative et reposer
(par entreprise certifiée APSAD pour
sur plusieurs piliers, en particulier une des missions d’abonnement, de
approche méthodologique éprouvée, la prévention et de conseil en incendie)
concertation et la faisabilité du projet • Référentiel APSAD D32
(notamment en matière d’exploitation pour la cybersécurité
• Référentiel CNPP 6011 pour
et en matière économique), mais aussi
l’analyse des risques d’incendie
la surveillance et les revues. Le lien et de malveillance Auditer l’existant Analyser la complétude
entre analyse de risques et systèmes • Référentiel CNPP 7011 pour et l’efficacité des mesures
de management de la sécurité est l’analyse de vulnérabilité du risque de prévention et des moyens
donc ténu. de responsabilité civile Cartographier les risques de protection mis en œuvre
• Référentiel CNPP 8011 pour l’analyse
de vulnérabilité des risques liés Label Sûreté CNPP,
aux équipements et installations Label Sûreté CNPP,
approche globale de
• Référentiel CNPP 9011 approche globale de
la maîtrise opérationnelle
pour l’analyse de vulnérabilité du la maîtrise opérationnelle
des vulnérabilités sûreté
risque de malveillance alimentaire des vulnérabilités sûreté
(food defense)
• Label Sûreté CNPP, approche
globale de la maîtrise opérationnelle
des vulnérabilités sûreté Analyser les impacts, les
évolutions des technologies,
services et usages
POUR ALLER PLUS LOIN
Ouvrage CNPP Éditions
• Les explosions accidentelles, Déterminer l’acceptabilité
27 cas pour comprendre les des risques
mécanismes d’une explosion
Solutions logicielles CNPP Label Sûreté CNPP,
• Didero, évaluation des risques approche globale de
• Class’IC, classement ICPE la maîtrise opérationnelle
• Class’ATEX, détermination des vulnérabilités sûreté
des zones d’explosion

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 7
LE PLAN DE TRAITEMENT ET DE RÉDUCTION DES RISQUES

De l’analyse de risques et de l’analyse de • La suppression ou l’évitement


la conformité réglementaire, vont découler du risque
la définition d’un schéma directeur de Lorsque l’organisation se trouve face à
sécurité et de sûreté. un risque résiduel qui reste supérieur à
l’appétence au risque de l’entreprise,
Le traitement des risques a pour objectif elle peut recourir à la solution de la sup-
de réduire autant que possible les proba- pression­du risque ou à son évitement.
bilités d’occurrence des risques et leurs Dans cette situation, cela signifie que les
conséquences donc de les maîtriser à dirigeants pourraient renoncer à prendre
défaut de les supprimer. ce risque.
• Le financement des risques • Le schéma directeur
Il convient de noter que plusieurs méthodes • La prévention et la protection Le financement des risques vient com- Il met en lumière des scénarios quant
de traitement des risques peuvent être Elles sont les deux socles essentiels à pléter­les dispositifs de réduction des au niveau de sécurité et de sûreté et des
appli­cables à un même risque. Dans ce un plan de réduction des risques effi- risques, le risque « zéro » n’existant pas. choix budgétaires en fonction du degré
cas, le choix optimal et efficient de l’entre- cace. Elles agissent en effet directement de résilience choisi.
prise est guidé par l’effet des traitements sur les deux paramètres du risque. La Les principales méthodes de financement
sur le risque et leur rapport coût / bénéfice. prévention tend à réduire la fréquence, des risques résident en la rétention et Il est à noter qu’il n’existe pas de solu-
la probabilité de survenance du risque le transfert. tion­unique. Il est possible d’envisager
Les principaux modes de traitement des plusieurs solutions techniques et / ou
et comprend essentiellement des me- Les mesures de rétention résident en le
risques sont : la réduction et le financement. organisationnelles pour répondre à un
sures­organisationnelles (consignes de fait de supporter soi-même le risque. Le
Ils sont utilement complétés par la gestion problème. Dans ce cas, la démarche vise
sécurité incendie, procédures de sûreté, recours à ces mesures est envisageable
de crise (p.18 et 19). à dégager les avantages et les incon­
prévention situationnelle, sensibilisation lorsque le risque résiduel est inférieur à
et formation du personnel, etc.). vénients de chaque solution proposée.
La réduction et la maîtrise des risques l’appétence au risque de l’entreprise tout
s’appuient sur différentes actions visant à en restant à un niveau acceptable. • Le schéma d’organisation
Les moyens de protection, quant à eux,
éviter le risque, à défaut à le prévenir ou si de la sécurité et de la sûreté
contribuent à atténuer l’impact ou l’inten- Le transfert du risque à l’assurance
la prévention est en échec, à se protéger Il doit particulièrement, préciser les obli-
sité du risque. consiste en le fait de réduire l’impact
de conséquences trop prégnantes : gations de formation du personnel à
financier des risques avérés et de réduire l’utilisation des moyens mis en place, à
la volatilité du résultat de l’entreprise. Elle la compréhension des consignes ainsi
incite également par l’effet bonus / ma- que l’action du service de sécurité et
lus­de la prime au pilotage des risques de sûreté, physique et logique lors du
opérationnels. déclenchement d’une alarme et / ou de
la confirmation d’un sinistre.
Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté
Prévention et maîtrise des risques 8
Mettre en œuvre un schéma
directeur de sécurité
incendie ou sûreté

• Référentiel CNPP 6011


pour l’analyse de
vulnérabilité des risques
incendie et malveillance Organiser la sécurité/sûreté :
approche managériale
POUR ALLER PLUS LOIN (epi, esi, ads, guides d’évacuation, Organiser la sécurité/sûreté :
approche opérationnelle
Ouvrages CNPP Éditions correspondants sécurité)
• Traité pratique de sécurité POUR ALLER PLUS LOIN
incendie
• Référentiel APSAD R8 pour Ouvrages CNPP Éditions
• Traité pratique de sûreté
la surveillance des risques • L’évacuation et la mise
malveillance
opérationnels d’une entreprise en sécurité
•C  riminalité et insécurité :
• Référentiel APSAD R6 pour • Formulaires pour réaliser
comprendre pour agir
la maîtrise du risque incendie des comptes rendus
•L  a fonction sécurité
et du risque industriel d’évacuation
Revue Face au Risque

Réaliser un schéma de mise Définir et mettre à jour


des procédures et consignes
en conformité réglementaire Suivre les plans d’action
POUR ALLER PLUS LOIN
résultant du schéma directeur de
sécurité et les recommandations Gérer des documents de référence
•S
 écuribase : base
émanant des actions d’audit (astreintes, plans, etc.)
de données et veille
réglementaire en ligne ou de contrôle
POUR ALLER PLUS LOIN
Ouvrages CNPP Éditions
• Guide du plan de prévention
et du protocole de sécurité
• Guide du permis de feu
• Formulaires pour établir
des plans de prévention,
des protocoles de sécurité,
des permis de travail, des
permis de travail en zone ATEX
et des permis de feu
• Registre de sécurité ERP,
Code du travail

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 9
INCENDIE ET MOYENS DE PROTECTION

Les entreprises certifiées APSAD remettent à l’exploitant à l’issue


de leur prestation :
• d’installation, une déclaration de conformité Nx, qui constitue le passeport
du système de sécurité ;
• de maintenance et de vérification, un compte rendu Qx, qui constitue
le bulletin de santé du système de sécurité.

La maîtrise du risque incendie est un bon fonctionnement en effectuer ou faire


enjeu majeur pour toute organisation. En effectuer les essais et l’entretien.
effet, 70 % des entreprises victimes d’un
sinistre majeur disparaissent dans les Les référentiels APSAD, règles de l’art, et
mois qui suivent. les prestations réalisées par les entreprises
certifiées APSAD permettent d’apporter les
Éviter un sinistre incendie, c’est : gages de compétence et de savoir-faire
• préserver des vies humaines ; « métier » spécifiques, nécessaires pour
• maintenir l’activité ; des systèmes de sécurité fiables, efficaces
• sauvegarder l’outil de travail, le patrimoine et pérennes.
et l’environnement.
En matière de moyens de protection, la
Le recours aux technologies de sécurité sécurité incendie repose aussi sur une
mérite une attention toute particulière : organisation humaine avec l’expertise
les équipements de sécurité incendie, nécessaire pour la meilleure utilisation
sont souvent des systèmes « en attente » possible de l’ensemble de ces moyens.
d’une sollicitation pouvant intervenir par-
fois­plusieurs années après leur mise en
service, ils doivent fonctionner sans faille.
Le personnel en charge de la sécurité doit
être en capacité de maîtriser toutes les
fonctions de ces systèmes, veiller à leur

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 10
Compartimenter

• Référentiel APSAD D14-A


pour les panneaux
sandwichs
• Référentiel APSAD R15
pour les ouvrages
séparatifs coupe-feu
• Référentiel APSAD R16
pour les dispositifs de
compartimentages
(fermetures coupe-feu)
et formulaires N16 / Q16
(par entreprise certifiée
Définir les moyens Détecter l’incendie APSAD pour l’installation
et la maintenance)
de protection
• Mission de coordination
• Référentiel APSAD R7 SSI certifiée APSAD
• Formations certifiantes : pour la détection
cycles techniques automatique d’incendie et POUR ALLER PLUS LOIN
et supérieurs incendie formulaires N7 / Q7 (par
Ouvrages CNPP Éditions
entreprise certifiée APSAD
• Construction et incendie
POUR ALLER PLUS LOIN pour l’installation et la
• La détection incendie
maintenance)
Ouvrages CNPP Éditions • Référentiel APSAD R31
• Traité pratique de sécurité pour la télésurveillance Désenfumer
incendie et formulaire N31 (par
•R  epères réglementaires entreprise certifiée APSAD • Référentiel APSAD R17
pour le service réalisé pour le désenfumage
Suivre les recommandations par la station centrale naturel et formulaires
des prescripteurs privés de télésurveillance) N17 / Q17 (par entreprise
(assureurs, courtiers, etc.) • Mission de coordination certifiée APSAD
SSI certifiée APSAD pour l’installation
et la maintenance)
• Collection des référentiels • Mission de coordination
APSAD et CNPP Organiser la sécurité incendie SSI certifiée APSAD
Former le personnel
POUR ALLER PLUS LOIN

• Référentiel APSAD R6 Ouvrages CNPP Éditions


pour la maîtrise du risque • Le désenfumage
incendie et du risque • Construction et incendie
industriel Texte réglementaire
• Instruction technique IT 246

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 11
Éteindre, contrôler un début
d’incendie

- Systèmes d’extinction
automatique

• Référentiel APSAD R1
pour l’extinction automatique
à eau de type sprinkleur et
certificat de conformité N1 (par
Surveiller le risque incendie
entreprise certifiée APSAD pour
l’installation et la maintenance) Référentiel CNPP 6011
• Référentiel APSAD D2 pour l’analyse de risque
pour le brouillard d’eau et de vulnérabilité des risques
• Référentiel APSAD R12 d’incendie et de malveillance
pour l’extinction automatique
à mousse à haut foisonnement
• Référentiel APSAD R13 pour
l’extinction automatique à gaz Maintenir les équipements
et formulaires N13 / Q13 (par
entreprise certifiée APSAD pour POUR ALLER PLUS LOIN
l’installation et la maintenance)
Ouvrage CNPP Éditions
• Construction et incendie
- Moyens de secours
Dimensionner
• Référentiel APSAD R4 pour les ses besoins en eau
extincteurs portatifs et mobiles
et formulaires N4 / Q4 (par
entreprise certifiée APSAD pour • Guide pratique D9
l’installation et la maintenance) pour le dimensionnement
• Référentiel APSAD R5 pour les des besoins en eau pour
robinets d’incendie armés et la défense extérieure contre
les postes d’incendie additivés l’incendie
et formulaires N5 / Q5 (par • Guide pratique D9A
entreprise certifiée APSAD pour pour le dimensionnement
la validation et la maintenance) des rétentions des eaux
d’extinction

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 12
RISQUES ÉLECTRIQUES ET BRIS DE MACHINE

Une défaillance, une panne sur un équi-


Gérer les risques électriques
pement ou un incendie sur une installation
électrique peuvent totalement déstabiliser • Référentiel APSAD D18
une entreprise en provoquant l’arrêt de la pour les installations
électriques et formulaire
production, totalement ou partiellement, Q18 (par entreprise
momentanément ou définitivement. Au-delà certifiée APSAD pour
des conséquences liées à la perte de l’outil la vérification)
de production, on peut aussi craindre une • Référentiel APSAD D19
perte d’informations capitales à la poursuite pour la thermographie
infrarouge et formulaire
d’activité, une perte de crédibilité auprès Q19 (par opérateur qualifié
des clients, une interdiction administrative CNPP)
d’exploiter, etc. • Référentiel APSAD D20
pour la sécurité des
Il est donc essentiel d’avoir la meilleure panneaux photovoltaïques
connaissance possible de ces risques
et de mettre en œuvre des actions de Gérer les risques de bris
prévention. de machine
La première action à mettre en œuvre peut
consister en un contrôle des instal­lations • Référentiel APSAD D91
et des équipements, en recherchant les pour la vérification par
débuts d’anomalies (échauffements, mi- contrôles non destructifs
des équipements
crofissures, etc.). Réalisé de façon non et installations
destructive – par thermographie infra­rouge
par exemple, il permettra de maintenir
la production et d’intervenir si besoin en
maintenance corrective. Ces contrôles
peuvent être complémentaires aux exi-
gences­réglementaires lorsqu’elles existent
(cas des installations électriques).

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 13
SÛRETÉ MALVEILLANCE ET MOYENS DE PROTECTION
Les menaces de malveillance constituent un risque atypique résultant
d’un acte volontaire et de menaces caractérisées. Il est défini par trois
critères : un malveillant, un objectif et un mode opératoire.
Il faut donc s’interroger sur ce qu’il faut protéger, contre qui ou quoi ?
La nature du risque sûreté malveillance étant d’origine humaine, une
adaptation à la menace évolutive est indispensable et relève de la prise
en compte du contexte et des facteurs environnementaux spécifiques
ainsi que d’une nécessaire approche transversale de tous les risques
de l’entreprise.
La menace terroriste nécessite la mise en place de plans de mise en
sécurité qui sont des dispositions spécifiques rédigées par les minis-
tères concernés.
Pour la mise en œuvre des mesures techniques et organisationnelles
de protection, on retiendra un principe général et une équation.
Un principe : être cohérent car la sûreté d’une entreprise repose sur
un ensemble de dispositifs et de mesures constituant une chaîne dont
la résistance n’est jamais supérieure à son maillon le plus faible.
Une équation :

t1 : temps de résistance mécanique


t2 : temps de détection et de transmission
t3 : temps d’intervention Les entreprises certifiées APSAD remettent à l’exploitant à
l’issue de leur prestation :
• d’installation, une déclaration de conformité Nx qui constitue le
passeport du système de sécurité ;
• de maintenance et de vérification, un compte rendu Qx qui
constitue le bulletin de santé du système de sécurité.

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Prévention et maîtrise des risques 14
Détecter les intrus Surveiller et intervenir

• Référentiel APSAD R81 • Référentiel APSAD R8 pour


Limiter les actes pour la détection d’intrusion la surveillance des risques
et formulaires N81 / Q81 • Référentiel APSAD R82
de malveillance par la
(par entreprise certifiée pour la vidéosurveillance et
conception bâtimentaire APSAD pour l’installation formulaires N82 / Q82 (par
et la maintenance) entreprise certifiée APSAD
• Matériels certifiés NF&A2P
Surveiller le risque sûreté
Définir les moyens (électronique de sécurité)
pour l’installation et la
maintenance)
de protection
• Référentiel APSAD R31 • Référentiel CNPP 1008
pour la télésurveillance pour une méthode
• Référentiel CNPP 1302 Gérer les flux (personnes, et formulaires N31 et des outils de pilotage
pour les systèmes de biens, marchandises, etc.) (par entreprise certifiée du management de sûreté
management de la sûreté APSAD pour le service malveillance
réalisé par sa station de • Référentiel CNPP 6011
POUR ALLER PLUS LOIN • Référentiel APSAD D83 télésurveillance) pour l’analyse de risque
Ouvrage CNPP Éditions pour le contrôle d’accès • Cible de référence et de vulnérabilité
• Traité pratique de sûreté • Prestations réalisées par pour les systèmes des risques d’incendie
malveillance entreprise certifiée APSAD de vidéosurveillance et de malveillance
• Caméras CNPP Certified

Vérifier la robustesse Maintenir les équipements,


aux attaques numériques contrôles et vérifications
POUR ALLER PLUS LOIN
(produits et systèmes raccordés
sur ip, etc.) Ouvrage CNPP Éditions
• La vidéosurveillance, • Collection des référentiels
vidéoprotection APSAD
• Référentiel APSAD D32
pour l’installation de
systèmes de sécurité
ou de sûreté sur un réseau Retarder l’effraction
informatique (protection mécanique)
• Matériels certifiés A2P@
• Produits certifiés A2P pour
la résistance à l’effraction
Suivre les recommandations et la protection contre
des prescripteurs privés le cambriolage (serrures,
(assureurs, courtiers, etc.) fenêtres, portes, coffres-
forts)

• Collection des référentiels


POUR ALLER PLUS LOIN
APSAD
Ouvrage CNPP Éditions
• La protection mécanique
contre la malveillance

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 15
LA CULTURE SÉCURITÉ ET SÛRETÉ

Une écrasante majorité des accidents majeurs


est le fruit de défaillances matérielles et hu-
maines­, impliquant des barrières de défense. La
prévention des risques nécessite une approche
systémique, qui se fonde en premier lieu sur
la mise en relation du contexte externe et de Une culture globale de sécurité-sûreté-
l’intégration interne, mais aussi sur la conver- cyber intégrée, pour être consolidée,
gence entre facteurs techniques, facteurs orga­ suppose :
ni­sa­tionnels, comportements managériaux et • un engagement de la direction,
opérationnels en matière de sécurité / sûreté.
La sécurité doit reposer sur une vision partagée • une mobilisation de l’encadrement et des
des risques (en particulier les plus graves ou correspondants sur les questions de sécu­
impactants). rité-sûreté,
Aux dispositifs techniques bien conçus et •u
 ne valorisation de l’implication des acteurs
maintenus, doivent s’ajouter des règles de opérationnels de l’organisation (respect des
sécurité claires et applicables par l’ensemble règles et procédures, approche de vigilance
des acteurs. La diffusion d’une culture de partagée et proactivité face à des situations
sécu­rité passe ainsi par le fait de se préparer dangereuses),
au prévisible (règles et procédures de sécurité
face à des scénarios en matière d’incendie ou • une vision de sécurité / sûreté partagée afin
d’actes de malveillance) mais aussi d’être ca- de susciter l’adhésion,
pable­d’adopter des comportements proactifs • la reconnaissance des bonnes pratiques,
pour faire face à l’imprévu.
• l’application de sanctions justes et com-
prises­par tous, en cas de de non-respect
des règles de sécurité.

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 16
La diffusion de la culture sécurité Gérer et animer le réseau des Informer ou sensibiliser
globale passe donc par des actions relais et correspondants et les personnels
de communication, l’élaboration et formation des équipes sécurité
POUR ALLER PLUS LOIN
la réalisation d’actions de sensibi-
POUR ALLER PLUS LOIN Ouvrages CNPP Éditions
lisation, de formation pour la mise
• Films pédagogiques • Collection des Carrés
en œuvre des instructions et des en streaming Sécurité, les bons réflexes
standards de sécurité / sûreté. Elle (offre dématérialisée) au travail
permet alors de faire de la sécurité un • Que faire face à l’incendie ? • Que faire face à l’incendie ?
levier stratégique de la performance Intervenir sous protection La première intervention
globale de l’organisation. respiratoire et l’évacuation
• Que faire face à l’incendie ? • Formulaires pour établir
La seconde intervention des comptes rendus
d’évacuation
• Affiche sécurité de
Décrire, positionner l’information, les bons
et affecter les missions réflexes
des relais déployés au sein
des entités opérationnelles Communiquer sur les actions
de renfort de la culture
• Référentiel APSAD R8 sécurité
pour la surveillance
des risques opérationnels
d’une entreprise -
Former aux problématiques
de sécurité/sûreté
• Référentiel APSAD R6
pour la maîtrise du risque POUR ALLER PLUS LOIN
incendie et du risque
• Form@clic, plateforme
industriel
pédagogique pour
l’animation de formations
sécurité

Diffuser les résultats


de la veille aux parties
prenantes concernées

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 17
GESTION DE CRISE ET CONTINUITÉ D’ACTIVITÉ

La gestion de crise couvre l’ensemble La gestion de crise s’appuie aussi


des mesures organisationnelles et sur les retours d’expérience (dans le
des moyens (humains, financiers, but d’améliorer la résilience de l’orga­
techniques, matériels, etc.) destinés à ni­sation face à une crise) et sur la
se préparer et à affronter une situation commu­ni­cation de crise. Celle-ci intègre
de crise. notamment la mise en œuvre de tech-
Outre les outils classiques d’identifi- niques­éprouvées pour communiquer
cation, d’évaluation et de traitement en situation d’incertitude, parti­cu­liè­
des risques, l’objectif de la gestion de rement sur la relation de l’organisation
crise est d’initier des plans (d’urgence, avec ses parties prenantes (salariés,
de continuité ou de reprise d’activité, actionnaires, clients et fournisseurs,
etc.) pour réduire l’impact de la crise, voisinage, médias, etc.).
assurer la continuité des activités
sans altérer l’image ou la réputation
et accompagner les victimes ou les
ayants droit.

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 18
Recenser et suivre les évènements
de sécurité (menaces, accidents,
dysfonctionnements, alertes,
incidents, etc.)
POUR ALLER PLUS LOIN
Ouvrages CNPP Éditions
• Formulaires pour enregistrer la
Dans tous les cas la crise oblige à pas­ perte d’une fonction de sécurité
ser­d’une situation de confort à une • Tableaux de synthèse
opérationnels pour gérer
situation d’inconfort. C’est pourquoi, la situation d’urgence
la gestion doit s’appuyer sur des dé­
marches­pragmatiques bien préparées
Établir des mesures
à l’avance telles que : organisationnelles
• créer un schéma d’alerte, analyser les POUR ALLER PLUS LOIN
évènements et en particulier les signaux Ouvrage CNPP Éditions
précurseurs, • Tableaux de synthèse
opérationnels pour gérer
• choisir les réponses à apporter selon la
la situation d’urgence
typologie de crise et ses impacts,
• identifier les parties concernées et leur Établir des plans d’urgence
information (autorités, intervenants, per- POUR ALLER PLUS LOIN
sonnes­impactées, personnels, presta- Ouvrage CNPP Éditions
taires, clients, fournisseurs, partenaires, • Les plans d’urgence en industrie
etc.),
S’entraîner
• prendre le temps nécessaire au choix
des actions à entreprendre,
Organiser la communication
• se préparer à communiquer effi­ca­cement de crise
(parler d’abord de l’humain, mettre de • s’entraîner et se tester régu­liè­ • effectuer des retours d’expérience,
POUR ALLER PLUS LOIN
l’information en perspective, savoir rela­ rement (stress test), faire évoluer l’organisation et le ma-
tériel­au travers d’un plan d’action Ouvrage CNPP Éditions
ti­viser, etc.),
• mobiliser les acteurs et définir leur • Manager la gestion de crise
réalisé à partir des écarts constatés
• s’organiser pour anticiper (cellules de rôle (leadership, appui des fonctions
ou des écueils subits.
crise, communication de crise, fiches RH, financière et logistique, etc.), Rédiger, tester et mettre en
réflexes, etc.), œuvre les plans de continuité
• établir sa documentation (fiches des activités (pca) et reprise
• détenir des locaux et matériels (outils réflexes, bibliothèque de données, d’activités
informatiques et de communications), livre de bord ou main courante, etc.),
POUR ALLER PLUS LOIN
Ouvrages CNPP Éditions
• Les plans d’urgence en industrie
• Manager la continuité d’activité

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 19
GESTION DE SINISTRES

Pour la fonction sécurité, la gestion de qu’incontournable de l’apprentissage et


sinistres revêt deux aspects complé­ de progression dans la mise en œuvre
men­taires : de la politique de sécurité.
• la nécessité de bien évaluer les respon- Les questions de responsabilité civile
sabilités et les coûts du préjudice subi, et pénale sont le prolongement naturel
des questions de sécurité. En effet, toute
• l’identification des causes et des circons­
défaillance aux règles de sécurité est
tances de la survenue de l’évènement
susceptible d’engendrer la mise en cause
redouté.
des personnes ayant joué un rôle causal
Le retour d’expérience est un élément dans le sinistre et ses conséquences.
central des missions de sécurité en tant

Expertiser et valoriser Gérer les sinistres : relations Anticiper les risques juridiques
les biens avec les courtiers, assureurs, et de responsabilité
experts, etc.
• Référentiel CNPP 6109 • Référentiel CNPP 7011
pour l’expertise préalable Décontaminer après sinistre pour l’analyse des risques
de responsabilité civile

Réaliser l’expertise Analyser et capitaliser


sur les retours d’expérience POUR ALLER PLUS LOIN
après sinistre
POUR ALLER PLUS LOIN
Ouvrages CNPP Éditions
POUR ALLER PLUS LOIN • Responsabilité civile :
Ouvrages CNPP Éditions notions juridiques
Revue L’Expert • Méthodologie de recherche
Ouvrage CNPP Éditions • Risque sûreté en entreprise :
des causes d’incendie enjeux de responsabilité
•M
 éthodologie de recherche • Les explosions
des causes d’incendie accidentelles, 27 cas
pour comprendre les Procéder à des délégations
mécanismes d’une de pouvoirs et mettre en
explosion œuvre une organisation rh
Revue face au Risque

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 20
SYSTÈMES DE MANAGEMENT DE LA SÉCURITÉ ET DE LA SÛRETÉ

Mettre en œuvre d’un système Gérer et piloter la sous-


de management de la sécurité/ traitance (surveillance
sûreté humaine, facility management,
installations et maintenance)
• Référentiel CNPP 1302
Un système de management de la pour les systèmes de Optimiser les performances,
sécurité ou de la sûreté est un dispo- management de la sûreté améliorer et enrichir
sitif de gestion combinant différents le système de management
acteurs et moyens, visant à améliorer
POUR ALLER PLUS LOIN
les performances d’une entreprise en
matière de sécurité et / ou de sûreté. Revue L’Expert Mettre en place une démarche
Ouvrage CNPP Éditions d’amélioration continue
C’est un outil qui permet de mieux • Guide d’application du
maîtriser l’organisation de l’entre- référentiel CNPP 1302 pour
prise et de progresser en continu en • démontrer une maîtrise des risques les audits des systèmes de
intégrant la sécurité / sûreté à toutes management de la sûreté
suffisante et l’implication de l’en-
les fonctions. semble­des personnels (direction,
enca­drement, opérationnels), Coordonner et manager
L’adoption d’un tel système est les projets
l’expression d’une approche glo­ • v iser une amélioration et une adap­
bale­et gestionnaire de la pré­ tation constante du niveau de sécurité, Définir des process sécurité/
vention­des risques. C’est une sûreté (politique, procédures,
• garantir aux diverses parties pre-
démarche volontaire qui vise à :
nantes­le fonctionnement efficace et etc.)
• anticiper les changements, évolutif d’une organisation structurée,
• augmenter la réactivité et la perfor-
permettant une maîtrise des risques Organiser le reporting
incendie / sûreté.
mance de l’entreprise en matière
de prévention des risques, La mise en œuvre d’un système de Piloter et surveiller les
management est souvent un préalable risques (comités de pilotage
• limiter les dysfonctionnements en
à la mesure de la performance en de projets)
matière de sécurité ou sûreté,
matière de sécurité / sûreté et elle se
• assurer une cohérence globale fonde sur une démarche itérative qui • Référentiel CNPP 1008
avec les autres démarches de s’appuie sur des indicateurs clés de pour une méthode
management, performance. et des outils de pilotage
du management de sûreté
malveillance

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 21
QUESTIONS/RÉPONSES
QU’EST-CE QUE
LA CERTIFICATION ?
C’est une démarche volontaire réalisée
par un fabricant, un installateur ou un
mainteneur qui accepte que son produit
ou ses prestations soient testés et ap­
prouvés­par un organisme tierce-partie qui fournit des principes (vocabulaire com-
indépendante, le certificateur, afin : mun­, bonnes pratiques, niveau de qualité
• d’apporter la confiance, requis, compatibilité nécessaire) et des
exigences pour des résultats probants.
• d’attester du respect d’exigences définies
dans un référentiel au travers de contrôles. CNPP Cert. est organisme certificateur
dans le domaine de la prévention et de
On distinguera ici deux types de certifi- la maîtrise des risques, en particulier sur
cation : ces deux types de certification.
• Certification de produit
C’est la garantie qu’un produit possède des POURQUOI FAIRE APPEL
caractéristiques vérifiées en laboratoire À DES PRODUITS CERTIFIÉS ET À
sur la base d’un référentiel et ensuite en DES ENTREPRISES CERTIFIÉES ?
• s’appuyer sur des processus rigou- • disposer d’un produit adapté, perfor-
cours de fabrication.
L’intérêt pour le maître d’ouvrage et pour reux­, établis par les différentes parties mant­et fiable, ayant subi avec succès
• Certification de service l’exploitant résident en de multiples avan- prenantes (maîtres d’ouvrage, exploi- des tests environnementaux et métier
C’est la garantie que le service proposé tages : tants­, prescripteurs privés tels que les (résistance à l’effraction, robustesse
(conception, installation, maintenance des assureurs, fabricants et installateurs, aux attaques numériques, compor-
• avoir confiance en son fournisseur, fabri-
équipements de sécurité incendie et de experts CNPP), tement au feu, respect des normes
cant­, intégrateur, installateur ou mainte-
sûreté / malveillance) dispose effectivement électriques, etc.) ;
neur­d’équipements de sécurité, • s’assurer de la conformité aux règle-
des caractéristiques et des performances
mentations, •d
 isposer de « l’état de santé » régulier
définies dans un référentiel et faisant l’objet •o
 pter pour un système transparent (les
de son installation,
de contrôles. référentiels généraux et particuliers de • s’assurer du respect de référentiels
certification étant en libre accès), métiers précis, des bonnes pratiques, • disposer de systèmes complets in situ
La certification, élaborée à la demande et
et des règles de l’art, fiables et pérennes.
avec le concours des parties intéressées • gagner du temps en bénéficiant de
(maîtres d’ouvrages, exploitants, assureurs, l’expertise, du pragmatisme, du sérieux, • avoir la garantie que son entreprise
autorités publiques, fabricants et instal­ des compétences techniques avérées et dispose d’un cadre performant et
lateurs de solutions de sécurité / sûreté), est de l’accompagnement de l’organisme structuré, éprouvé, testé dans lequel
donc une démarche conjointe et itérative certificateur, il peut exercer ses prestations,

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 22
QU’EST-CE QU’UNE TIERCE-PARTIE
INDÉPENDANTE ?
L’ activité d’évaluation de la conformité
comme l’activité de certification est réali-
sée­ par une personne ou un organisme
qui est indépendant de la personne
ou de l’organisme qui fournit le pro­
duit­de sécurité ou le service associé FAIRE APPEL À UNE ENTREPRISE
(conception, installation, maintenance, CERTIFIÉE OU À UN PRODUIT
vérification) et des intérêts de l’utilisateur CERTIFIÉ COÛTE-T-IL PLUS CHER ?
concernant ledit produit ou service. Le
certificateur est compétent et impartial, Tout acteur, maître d’ouvrage ou exploitant,
n’a pas d’intérêt direct dans l’activité du est libre de se référer à la certification.
certifié donc n’a pas de conflits d’intérêts Lorsqu’il le fait dans un cadre contractuel,
(source : Iso 17000-2004). son respect devient alors impératif pour
les contractants. La qualité a un coût mais
la non-qualité en a un bien plus élevé en
matière de sécurité, de conséquences
humaines, de sauvegarde du patrimoine
ou de l’outil de travail ou encore en matière
de responsabilités civile et pénale. En tant
que donneur d’ordre, maître d’ouvrage ou
exploitant, les bénéfices concernent un
QUE SE PASSE-T-IL LORSQUE DES
retour sur investissement bien meilleur ÉCARTS AVEC LES BONNES PRA-
et des gains directs comme indirects : TIQUES­ET LES EXIGENCES DE LA
citons l’amélioration de la sécurité des CERTIFICATION SONT CONSTATÉS ?
personnes et des biens, la suppression
Lors de l’audit de certification, l’organisme
de coûts cachés (produits défectueux,
tierce-partie vérifie que toutes les exi-
réclamations clients, inadéquation de votre
gences­du référentiel considéré sont bien
installation face à vos risques), l’enga­
respectées par l’entreprise postulante.
gement et l’implication de la direction de
L’auditeur relève le ou les écarts. Tous
vos fournisseurs, de meilleures relations
n’ont pas le même niveau de gravité donc
avec vos fournisseurs, etc.
de conséquences sur la certification de
L’impartialité liée à la certification délivre en l’entreprise. Le niveau et le traitement
retour de la confiance à tous les niveaux du ou des écarts sera fonction de la
de la chaîne de valeur. nature et de l’importance de l’exigence.

Guide à l’usage des donneurs d’ordre et des chargés de sécurité/sûreté


Prévention et maîtrise des risques 23
© CNPP juin 2021 - Crédit photo : Getty images - Conception et réalisation : Nord Compo
Merci aux contributeurs de ce guide :
Pascal Rayé, Consultant Sûreté et Sécurité Physique, Direction de la sécurité globale, CDC informatique, groupe Caisse des dépôts et consignations
Rodolphe Temple, Responsable Sécurité – Chef de service SSIAP, Hôpital Marie Lannelongue du Plessis Robinson, Président de l’Apsighe
Alexandre Trostiansky, Consultant Sécurité des immeubles complexes, ESSET Property management, Président du Comité Général de Certification APSAD
Sébastien Samueli, Directeur des relations publiques CNPP

Le groupe CNPP
CNPP est un acteur international de
référence en prévention et maîtrise des
risques dans les domaines suivants :
sécurité incendie & explosion, sûreté
& malveillance, cybersécurité,
atteintes à l’environnement, risques
professionnels.

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de risque, nos 360 collaborateurs vous
accompagnent avec une offre globale
et diversifiée : conseil et assistance
technique, expérimentation et R&D,
formation, essais de conformité,
certification, édition et presse.

GROUPE CNPP
Route de la Chapelle Réanville - CD 64 - CS 22265
F 27950 SAINT MARCEL
Tél : 02 32 53 64 00
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Prévention et maîtrise des risques


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