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MP⋆ 2024/2025 DM no 12

Devoir maison no 12
(à rendre le lundi 24 février 2025)

Premier problème (pour tous) – séries de fonctions aléatoires


P
Objectif. Ce problème étudie la dérivation des sommes de séries de fonctions fn de deux façons
n⩾0
différentes : un point de vue déterministe et un point de vue probabiliste. On fixe K ∈ N \ {0}.

A. Inégalités d’interpolation des dérivées. Soit K réels distincts x1 < · · · < xK de l’intervalle [0,1]. Le but
de cette partie est de démontrer le résultat suivant : il existe une constante C > 0 telle que :
K
X
∀f ∈ CK ([0,1] , R), max f (k) ⩽ f (K) +C |f (xℓ )| . (∗)
0⩽k⩽K−1 ∞ ∞
ℓ=1

Soient f : [0,1] → R une application de classe CK et P ∈ RK−1 [X] interpolant f aux points x1 , . . . , xK .
1. Pour tout k ∈ J0, K − 1K, démontrer qu’il existe K − k réels distincts de [0,1] en lesquels f (k) − P (k) s’annule.
2. En déduire : ∀k ∈ J0, K − 1K, f (k) − P (k) ⩽ f (k+1) − P (k+1) .
∞ ∞
3. Démontrer qu’il existe une constante C > 0 pour laquelle l’inégalité d’interpolation (∗) est vérifiée.
B. Dérivation CK pour les séries de fonctions. On considère des réels distincts x1 < · · · < xK d’un intervalle
[a, b] (avec a < b) et une suite de fonctions (fn : [a, b] → R)n∈N de classe CK et vérifiant les deux hypothèses :
P (K)
(H1) la série de fonctions fn converge normalement sur [a, b] ;
n⩾0
(H2) pour tout ℓ ∈ J1, KK la série numérique
P
fn (xℓ ) est absolument convergente.
n⩾0
P (k)
4. Dans le cas particulier [a, b] = [0,1], justifier que la série fn converge normalement sur [0,1] pour tout
n⩾0
k ∈ J1, K − 1K. En déduire ensuite le cas général d’un segment [a, b] quelconque.
+∞ (k)
fn (x) pour tout x ∈ [a, b].
P
D’après le résultat de la question précédente, on peut poser Fk (x) =
n=1
(k)
5. Démontrer que F0 est de classe CK sur [a, b] et que F0 = Fk pour tout k ∈ J1, KK.
C. Convergence d’une série aléatoire de Rademacher. Soient (an )n⩾0 ∈ RN et (Xn )n⩾0 une suite de
variables aléatoires indépendantes suivant la loi de Rademacher (c’est-à-dire : ∀n ∈ N, Xn ∼ U({−1,1})). Le but
P 2 P
de cette partie est de démontrer que, si la série an converge, alors la série aléatoire Xn an converge avec
n⩾0 n⩾0
probabilité 1.
N
Pour tout N ∈ N, on note SN =
P
Xn an . Si (ϕ(j))j∈N est une suite strictement croissante d’entiers naturels,
n=0
pour tout entier j ∈ N et tout entier m ∈ Jϕ(j) + 1, ϕ(j + 1)K , on note les événements :
!
 
−j −j
Aj = Sϕ(j+1) − Sϕ(j) > 2 , Bj = max Sn − Sϕ(j) > 2 ,
ϕ(j)+1⩽n⩽ϕ(j+1)
 
Bj,m = Sm − Sϕ(j) > 2−j , et : ∀n ∈ Jϕ(j), m − 1K, Sn − Sϕ(j) ⩽ 2−j .

La réalisation de Bj,m signifie que m est le plus petit entier de Jϕ(j), ϕ(j + 1)K tel que : Sn − Sϕ(j) > 2−j .
+∞
1
6. Justifier l’existence d’une suite strictement croissante (ϕ(j))j∈N ∈ NN telle que : ∀j ∈ N, a2n ⩽
P
8j
.
n=ϕ(j)+1
On fixe désormais une telle suite (ϕ(j))j∈N .
7. Exprimer l’espérance et la variance de Sϕ(j+1) − Sϕ(j) en fonction des termes de la suite (an )n∈N .
8. Déduire des deux questions précédentes la majoration P (Aj ) ⩽ 2−j .
9. Pour tout j ∈ N, démontrer que les événements Bj,m , pour m parcourant Jϕ(j) + 1, ϕ(j + 1)K, sont disjoints
S
deux à deux et qu’on a l’égalité d’événements : Bj = Bj,m .
ϕ(j)<m⩽ϕ(j+1)

1
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ϕ(j+1)
P (Aj ∩ Bj,m ).
P
10. En déduire : P (Aj ) =
m=ϕ(j)+1
11. Soit m ∈ Jϕ(j) + 1, ϕ(j + 1)K, démontrer que la fonction :
(
R → R   
α 7→ 2ϕ(j+1)−ϕ(j) · P αSϕ(j+1) − αSm + Sm − Sϕ(j) > 2−j ∩ Bj,m

est à valeurs dans N et est paire.


12. Démontrer que si l’événement Bj se réalise, alors il existe m ∈ Jϕ(j) + 1, ϕ(j + 1)K et α ∈ {−1,1} tels que :
 
αSϕ(j+1) − αSm + Sm − Sϕ(j) > 2−j ∩ Bj,m

se réalise également.
On pourra exprimer Sm − Sϕ(j) en fonction des deux nombres αSϕ(j+1) − αSm + Sm − Sϕ(j) avec α = ±1.
13. En déduire : P (Bj ) ⩽ 2P (Aj ). C’est l’inégalité maximale de Lévy.
T S
14. On note B = Bj . Démontrer : P(B) = 0.
J∈N j⩾J
 
15. Démontrer que ∃J ∈ N, ∀j ⩾ J, ∀n ∈ Jϕ(j) + 1, ϕ(j + 1)K, Sn − Sϕ(j) ⩽ 2−j est presque sûr.
   
16. En déduire que l’événement la suite Sϕ(j) est convergente est également presque sûr.
j∈N

Sϕ(j+1) − Sϕ(j) .
P
On pourra examiner la série
j⩾0
!
P
17. Conclure que l’événement la série Xn an est convergente est presque sûr.
n⩾0

D. Dérivation CK pour des séries aléatoires de fonctions. On considère une suite de variables aléatoires
(Xn )n∈N vérifiant les hypothèses de la partie précédente, des réels distincts x1 < · · · < xK de [0,1] et une suite de
fonctions (fn )n∈N de classe CK sur [0,1] à valeurs réelles et vérifiant les deux hypothèses :
P (K)
(H1) la série de fonctions fn converge normalement sur [0,1] ;
n⩾0

(H2’) pour tout ℓ ∈ J1, KK, la série numérique fn (xℓ )2 est convergente.
P
n⩾0

18. Démontrer que (H2) (étudiée dans la partie B) implique (H2’).


!
pour tout ℓ ∈ J1, KK, la série
P
19. Démontrer que l’événement Xn fn (xℓ ) converge a une probabilité 1.
n⩾0

20. Pour tout n ∈ N, on note Pn ∈ RK−1 [X] le polynôme vérifiant Pn (xℓ ) = fn (xℓ ) pour tout ℓ ∈ J1, KK
(interpolation de Lagrange). Démontrer que l’événement suivant est presque sûr :

Xn (fn − Pn )(k) est uniformément convergente sur [0,1] ,


 
pour tout k ∈ J0, KK, la série de fonctions
P
 n⩾0 
 +∞ 
Xn (fn − Pn ) est de classe CK ,
P
 la fonction
 

 n=0 
  +∞ (k) +∞

Xn (fn − Pn )(k)
 
pour tout k ∈ J0, KK, Xn (fn − Pn )
P P
=
n=0 n=0

21. Démontrer que l’événement suivant est presque sûr :


 (k) 
pour tout k ∈ J0, KK, la série de fonctions
P
Xn fn est uniformément convergente sur [0,1] ,
 n⩾0 

+∞
 +∞ (k) +∞

 (k) 
Xn fn est de classe CK , et pour tout k ∈ J0, KK,
P P P
la fonction Xn fn = Xn fn
n=0 n=0 n=0

22. Donner un exemple d’entier K ∈ N \ {0} pour lequel l’événement précédent se réalise avec les fonctions fn
définies par : f0 = 0, et : ∀n ∈ N \ {0}, ∀x ∈ [0,1], fn (x) = ln 1 + sin nx .


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Deuxième problème (X-ENS) – arithmétique et probabilités


Dans tout le sujet, (Ω, A, P) désigne un espace probabilisé sur lequel seront définies les différentes variables
aléatoires. On admet que toutes les variables
X aléatoires introduites peuvent bien être construites sur cet espace.
On rappelle que si s ∈]1, +∞[, la série n−s converge et on note ζ(s) sa somme. On dit qu’une variable
n⩾1
aléatoire X a valeurs dans N \ {0} suit la loi dzêta de paramètre s > 1 si : ∀n ∈ N \ {0}, P(X = n) = ζ(s)−1 n1s .
On note (pk )k⩾1 la suite croissante des nombres premiers.

Si n ∈ N \ {0}, on pose : χ4 (2n) = 0, et : χ4 (2n − 1) = (−1)n−1 . On pourra utiliser sans justification que,
pour tous m et n dans N \ {0}, on a : χ4 (mn) = χ4 (m)χ4 (n).

Soient s > 1 et X une variable aléatoire a valeurs dans N \ {0} suivant la loi dzêta de paramètre s. Si
n ∈ N \ {0}, on note (n | X) l’évènement « n divise X » et (n ∤ X) l’évènement complémentaire.
1. Calculer P(n | X) pour tout n ∈ N \ {0}.
2. Soit (αi )i∈N\{0} une suite d’entiers naturels. Démontrer que (pα1 1 | X) , (pα2 2 | X) , . . . , pαk k | X , . . . sont des


évènements indépendants.
n  
−1
1 − p−s
Y
3. Démontrer : ζ(s) = lim k .
n→+∞
k=1
4. Démontrer que pour tout k ∈ N \ {0}, la variable aléatoire vpk (X) + 1 suit la loi géométrique de paramètre
1 − p−s
k .
5. Démontrer que, pour tout r ∈ N \ {0}, tous k1 < · · · < kr dans N \ {0} et tout (n1 , . . . , nr ) ∈ Nr , on a :
 
P vpk1 (X) = n1 , . . . , vpkr (X) = nr
r
X X  
= (−1)ℓ P vpk1 (X) ⩾ n1 + ε1 , vpk2 (X) ⩾ n2 + ε2 , . . . , vpkr (X) ⩾ nr + εr
ℓ=0 (ε1 ,...,εr )∈{0,1}r
ε1 +···+εr =ℓ

6. En déduire que les variables aléatoires vp1 (X), . . . , vpk (X), . . . sont indépendantes.
Si n ∈ N \ {0}, on note : ∀i ∈ J0,3K, ri (n) = card{d ∈ N | d ≡ i mod 4, et : d | n}, et : g(n) = r1 (n) − r3 (n).
7. Démontrer que si m et n sont deux entiers naturels non nuls et premiers entre eux, on a : g(mn) = g(m)g(n).
8. Démontrer que, pour tout n ∈ N et tout nombre premier p, on a :


 1 si p = 2,
g (pn ) = n+1 si p ≡ 1 mod 4,
 1 (1 + (−1)n )

si p = 3 mod 4.
2

9. Soit (fn : N \ {0} → R)n⩾1 une suite de fonctions convergeant simplement sur N \ {0} vers une fonction
f . On suppose qu’il existe une fonction h : N \ {0} → R telle que h(X) soit d’espérance finie et telle
que : ∀(m, n) ∈ (N \ {0})2 , |fn (m)| ⩽ h(m). Justifier que E(f (X)) est d’espérance finie et démontrer :
lim E (fn (X)) = E(f (X)).
n→+∞

r(n)n−s converge et que sa


X
10. On note r(n) le nombre de diviseurs positifs de n. Démontrer que la série
n⩾1
somme vaut ζ(s)2 .
g(n)n−s converge.
X
11. En déduire que la série
n⩾1
n
!
Y vpk (x)
12. Démontrer que la suite de fonctions x 7→ pk converge simplement sur N \ {0} vers Id(N\{0}) .
k=1 n⩾1
n   
Y vpk (X)
13. Démontrer : E(g(X)) = lim E g pk .
n→+∞
k=1

3
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   1
14. Démontrer que si p est un nombre premier congru à 1 modulo 4, on a : E g pvp (X) = .
1 − p−s
  
15. Calculer E g pvp (X) si p est un nombre premier congru à 3 modulo 4.
n
Y 1
16. En déduire : E(g(X)) = lim −s .
n→+∞
k=1
1 − χ 4 (pk ) pk
   1 − p−s
17. Démontrer que, si p est un nombre premier, alors : E χ4 pvp (X) = .
1 − χ4 (p)p−s
n
1 Y 1
18. Démontrer : E (χ4 (X)) = lim .
ζ(s) n→+∞ k=1 1 − χ4 (pk ) p−s
k
X (−1)n
19. En déduire que la série est convergente et que sa somme vaut E(g(X)).
n⩾0
(2n + 1)s

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