0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
16 vues2 pages

DiviserPDF 3

Le document présente des systèmes différentiels modélisant la compétition entre deux espèces, avec des équilibres possibles sur les axes de coordonnées et à l'intersection de deux droites. Il analyse les cas d'extinction d'une espèce, de cohabitation stable ou d'extinction de l'espèce avec le plus petit effectif, en fonction des constantes du modèle. Des exemples spécifiques illustrent ces concepts à travers des calculs de matrices et d'équilibres stables.

Transféré par

patrickdivant
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
16 vues2 pages

DiviserPDF 3

Le document présente des systèmes différentiels modélisant la compétition entre deux espèces, avec des équilibres possibles sur les axes de coordonnées et à l'intersection de deux droites. Il analyse les cas d'extinction d'une espèce, de cohabitation stable ou d'extinction de l'espèce avec le plus petit effectif, en fonction des constantes du modèle. Des exemples spécifiques illustrent ces concepts à travers des calculs de matrices et d'équilibres stables.

Transféré par

patrickdivant
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

3 Quelques exemples

On a déjà vu des exemples de systèmes différentiels modélisant deux espèces en compétition du type
 ′
x = (α1 − β1 x − γ1 y)x
(4)
y ′ = (α2 − β2 x − γ2 y)y

où les constantes α1 , α2 , β1 , β2 , γ1 et γ2 sont supposées positives.


Une étude qualitative de ces systèmes montre que l’isocline x′ = 0 où les vecteurs sont verticaux est
formée de l’axe des y et de la droite D1 d’équation α1 − β1 x − γ1 y = 0.
De même l’isocline y ′ = 0 où les vecteurs sont horizontaux est formée de l’axe des x et de la droite D2
d’équation α2 − β2 x − γ2 y = 0.
La disposition respective des deux droites D1 et D2 conduit à plusieurs cas de figure. Dans le premier
quadrant, il y a trois équilibres situés sur les axes de coordonnées :
α1 α2
O = (0, 0) , A = ( , 0) , B = (0, )
β1 γ2
et dans certains cas de figure un quatrième équilibre C situé à l’intersection des deux droites D1 et D2 .
Sur les quatre dessins de la page 4 on observe selon les valeurs des constantes α1 , α2 , β1 , β2 , γ1 et γ2 ,
soit l’extinction de l’une ou de l’autre des deux espèces, soit leur cohabitation en un équilibre qui est un
nœud stable, soit enfin, lorsque cet équilibre est un col, l’extinction de l’espèce qui au départ possède le
plus petit effectif (sauf dans les cas extrêmement improbables où les effectifs des deux espèces seraient
exactement les mêmes au départ).
Les quatre dessins de la page suivante correspondent respectivement aux choix des constantes ci-dessous :
 ′
x = (1 − x/2 − y/3)x
(5)
y ′ = (1 − x − y/2)y

x′ = (1 − x/2 − y)x
(6)
y′ = (1 − x/3 − y/2)y

x′ = (2 − x − 2y/3)x
(7)
y ′ = (2 − 2x/3 − y)y
 ′
x = (1 − x − 2y)x
(8)
y ′ = (1 − 2x − y)y

À titre d’exemple vérifions que, dans le cas où la seconde espèce y(t) disparaı̂t (système 5), l’équilibre
B = (0, 2) (qui correspond à la capacité biotique de la deuxième espèce en l’absence de la première) est
un col alors que l’équilibre A = (2,
 0) est un nœud stable.   
1 − x − y/3 −x/3 1/3 0
On calcule la matrice A(x, y) = d’où A(0, 2) = puis sa trace
−y 1−x−y −2 −1
2 1
et son déterminant : on trouve tr(A(0, 2))  = − 3 et det(A(0,
 2)) = − 3 , B est bien un col.
−1 −2/3
Au contraire, au point A, on a A(2, 0) = d’où tr(A(2, 0)) = −2 et det(A(2, 0)) = 1, ce qui
0 −1
assure qu’il s’agit bien d’un nœud (dégénéré) stable. Il en résulte que, quels que soient les effectifs initiaux
des deux espèces (supposés strictement positifs), ils évolueront en s’éloignant finalement de l’équilibre B
et en se rapprochant de l’équilibre A, équilibre qui correspond à la disparition de la population y(t) et
une stabilisation de la population restante x(t) à sa capacité biotique.
Vérifions également que dans le cas où la coexistence est possible (système 7), l’équilibre C = ( 56 , 56 )
est bien un nœud stable.    
2 − 2x − 2y/3 −2x/3 −6/5 −4/5
On calcule la matrice A(x, y) = d’où A(C) = puis
−2y/3 2 − 2x/3 − 2y −4/5 −6/5
sa trace et son déterminant. On trouve ici tr(A(C)) = − 12 4
5 et det(A(C)) = 5 , ce qui assure qu’il s’agit bien
d’un nœud attractif. Il en résulte que, quels que soient les effectifs initiaux des deux espèces (supposés
strictement positifs), ils évolueront en se rapprochant, quand t augmente, de cet équilibre C.
Figure 2 – Évolution des deux populations en compétition selon les valeurs des constantes α1 , α2 , β1 ,
β2 , γ1 et γ2 (systèmes (5), (6), (7) et (8) respectivement).
Remarque : les flèches donnent la direction du champ de vecteurs mais pas la taille des vecteurs, c’est à dire la vitesse de
l’évolution des deux populations, car il est difficile de dessiner des vecteurs de tailles très différentes sur la même figure.

Vous aimerez peut-être aussi