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Contrat de Location BOKY

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Table des matières

INTRODUCTION :....................................................................................................................................1
PARTIE I : Généralités.............................................................................................................................2
A- DEFINITIONS ET AUTRES DEFINITIONS......................................................................................2
B- LES COMPOSANTES D’UN CONTRAT DE LOCATION...................................................................5
C- TYPES DE CONTRAT DE LOCATION.............................................................................................7
D- LES ACTEURS DANS UN CONTRAT DE LOCATION.......................................................................8
E- CONTEXTE..................................................................................................................................9
PARTIE II : Le contrat de location selon les normes.......................................................................11
A- Présentation des normes IAS17 et IFRS16...............................................................................11
B- Champs d’application des normes IFRS 16 et IAS 17...............................................................15
C- Comptabilisation.....................................................................................................................17
D- Comparaison entre l’IAS 17 et l’IFRS 16...................................................................................28
E- Les limites du PCG 2005..........................................................................................................29
Partie III : Opération particulière de location.................................................................................30
A- La cession bail..........................................................................................................................30
ETUDE DE CAS......................................................................................................................................32
A- LOCATION FINANCEMENT :.....................................................................................................32
B- LOCATION SIMPLE :.................................................................................................................36
Conclusion............................................................................................................................................38
INTRODUCTION :
De nos jours, la location est un outil incontournable pour de nombreuses entreprises, qu'elles
soient grandes ou petites, car elle permet une gestion optimisée des ressources sans nécessiter un
investissement initial important. En d’autres termes, elle permet une gestion plus flexible des actifs,
avec une possibilité de remplacer ou de mettre à jour les biens loués à la fin de la période de location,
sans les désavantages liés à la propriété.

MAIS, les mêmes entreprises sont aussi confrontées à un défi majeur : la comptabilisation
correcte des contrats de location. La comptabilisation des contrats de location peuvent varier d’une
norme à une autre, qu’elle soit internationale ou malgache ; notamment l’IAS, l’IFRS et le PCG 2005
malgache.

Cet exposé vise à explorer et à comparer les différentes méthodes de comptabilisation selon
les différentes normes vues ci-dessus.

Les normes IAS (International Accounting Standards) et IFRS (International Financial


Reporting Standards) sont des référentiels comptables internationaux largement utilisés pour assurer la
transparence et la comparabilité des états financiers des entreprises à l’échelle mondiale. Ces normes,
en particulier l’IFRS 16, apportent des critères précis sur la comptabilisation des contrats de location,
notamment en ce qui concerne la reconnaissance des actifs et passifs au bilan.

Le PCG 2005 malgache, quant à lui, bien qu’ayant pour objectif d’harmoniser la comptabilité
à Madagascar, adopte une approche différente, en accordant davantage de flexibilité dans la
comptabilisation des contrats de location. Cela peut générer des divergences importantes avec les
pratiques internationales, notamment en matière de reconnaissance des charges et des amortissements.

1
PARTIE I : Généralités
A- DEFINITIONS ET AUTRES DEFINITIONS
1. Termes généraux liés au contrat de location

- Contrat de location :

Un contrat de location est un accord par lequel une partie, appelée bailleur, met à disposition
un actif pour une période déterminée en échange de paiements effectués par une autre partie,
appelée preneur. Ce contrat définit les droits et obligations des parties, notamment en ce qui
concerne l'utilisation de l'actif, les modalités de paiement et les conditions de restitution ou
d'achat éventuel à la fin de la période convenue.

- Bailleur (Lessor) :
Le bailleur est la partie qui détient la propriété légale d’un actif et qui accepte de le louer à un
preneur en échange d’un loyer. Il peut s’agir d’une entreprise spécialisée dans la location,
d’une institution financière ou d’un propriétaire individuel. Selon le type de contrat, le
bailleur peut conserver certains risques et avantages liés à l’actif ou les transférer totalement
au preneur.

- Preneur (Lessee) :
Le preneur est la partie qui obtient le droit d’utiliser un actif en contrepartie d’un paiement
régulier au bailleur. Dans le cadre de la norme IFRS 16, le preneur doit comptabiliser cet actif
en tant que droit d’utilisation dans son bilan, sauf exceptions (locations de courte durée et
actifs de faible valeur).

- Durée du contrat de location :


La durée du contrat de location correspond à la période pendant laquelle le preneur a le droit
d’utiliser l’actif loué. Elle comprend la période initiale convenue ainsi que toute prolongation
qui est raisonnablement certaine d’être exercée par le preneur. Cette durée est essentielle pour
la comptabilisation du contrat, car elle influence le calcul du droit d’utilisation et du passif de
location.

- Paiements de loyers :
Les paiements de loyers sont les sommes que le preneur doit verser au bailleur selon les
termes du contrat. Ces paiements peuvent être fixes (montant prédéfini), variables (basés sur

2
un indice tel que l’inflation ou la performance de l’entreprise) ou indexés (réajustés en
fonction d’un taux ou d’un événement spécifique).

- Option d’achat :
L’option d’achat est une clause contractuelle qui donne au preneur la possibilité d’acquérir
l’actif loué à la fin du contrat, souvent à un prix avantageux. Cette option est généralement
exercée lorsque la valeur de l’actif est encore significative et que l’achat représente un
avantage financier pour le preneur.

- Clause de renouvellement :
La clause de renouvellement permet au preneur de prolonger la durée du contrat à des
conditions préalablement définies. Cette clause peut être automatique ou nécessiter une
demande formelle du preneur avant la fin du contrat initial.

- Valeur résiduelle :
La valeur résiduelle est l’estimation de la valeur de l’actif loué à la fin du contrat. Elle peut
être garantie par le preneur ou le bailleur, ce qui peut influencer la répartition des risques et le
traitement comptable du contrat.

- Droit d’utilisation (Right-of-Use Asset – ROU Asset) :


Le droit d’utilisation est un concept introduit par IFRS 16 qui représente l’actif comptabilisé
par le preneur en raison de son droit d’exploiter un bien loué pendant une période déterminée.
Cet actif est amorti sur la durée du contrat et comptabilisé au bilan du preneur.

2. Éléments financiers et comptables liés aux contrats de location

- Passif de location (Lease Liability) :


Le passif de location représente l’obligation financière du preneur envers le bailleur. Il est
calculé en actualisant les paiements futurs des loyers à l’aide d’un taux d’actualisation
approprié. Ce passif diminue au fil du temps avec les paiements effectués par le preneur.

- Taux d’actualisation :
Le taux d’actualisation est utilisé pour calculer la valeur actuelle des paiements futurs liés au
contrat de location. Il peut s’agir du taux implicite du contrat ou du taux d’emprunt marginal
du preneur s’il n’est pas déterminable.

- Amortissement du droit d’utilisation :


Le droit d’utilisation comptabilisé par le preneur doit être amorti sur la durée du contrat, ce

3
qui reflète l’utilisation économique de l’actif. Cet amortissement est enregistré en charge
d’exploitation.

- Intérêts sur le passif de location :


Les intérêts sont comptabilisés sur le passif de location en fonction du taux d’actualisation.
Cette charge financière est dégressive au fil du temps à mesure que le passif diminue.

- Coût initial direct :


Les coûts initiaux directs sont les frais engagés pour mettre en place le contrat de location, tels
que les frais juridiques ou de négociation. Ces coûts sont généralement ajoutés à la valeur du
droit d’utilisation.

- Indemnités de résiliation :
Lorsque le preneur met fin au contrat avant son échéance, il peut être tenu de verser une
indemnité au bailleur, dont le montant est fixé dans le contrat.

3. Options et clauses spécifiques aux contrats de location

- Option de prolongation (Extension Option) :


Cette option permet au preneur d’étendre la durée de la location au-delà de la période initiale.
Si son exercice est raisonnablement certain, elle doit être intégrée dans l’évaluation initiale du
contrat.

- Option de résiliation anticipée :


Cette clause permet au preneur ou au bailleur de rompre le contrat avant son terme, sous
certaines conditions. Elle peut être assortie de pénalités financières.

- Loyers variables (Variable Lease Payments) :


Les loyers variables sont des paiements de location qui dépendent de facteurs externes comme
l’inflation ou le chiffre d’affaires du preneur. Ils peuvent être complexes à comptabiliser car
ils évoluent avec le temps.

- Engagement hors bilan :


Sous IAS 17, certaines locations opérationnelles n’étaient pas comptabilisées au bilan du
preneur. Avec IFRS 16, toutes les locations doivent désormais être enregistrées, sauf
exception.

4
B- LES COMPOSANTES D’UN CONTRAT DE LOCATION
1. Objet du contrat

L’objet du contrat de location est l’élément central qui définit le bien ou l’équipement
mis à disposition du preneur. Il peut s’agir d’un bâtiment, d’un véhicule, d’une machine ou de
tout autre actif utilisé dans le cadre des activités du preneur. Cet actif sous-jacent doit être
clairement identifié dans le contrat afin d’éviter toute ambiguïté quant à son usage et aux
responsabilités des parties prenantes.

Le contrat confère au preneur un droit d’utilisation (Right-of-Use Asset – ROU) sur


l’actif pendant une durée déterminée. Ce droit permet au preneur de bénéficier pleinement des
avantages économiques de l’actif tout en respectant les obligations définies par le bailleur.
Dans le cadre des normes IFRS 16, ce droit est inscrit à l’actif du bilan du preneur et amorti
sur la durée du contrat.

2. Conditions financières

Les paiements de loyers représentent les sommes versées par le preneur au bailleur en
contrepartie de l’utilisation de l’actif. Ces paiements peuvent être fixes, variables ou indexés
sur un indice économique tel que l’inflation. Le montant et l’échéancier des paiements sont
déterminants pour évaluer l’impact financier du contrat de location et son traitement
comptable.

Le taux d’actualisation joue un rôle clé dans la valorisation des engagements futurs
liés au contrat de location. Il permet de calculer la valeur actuelle des paiements futurs en
fonction du taux implicite du contrat ou du taux d’emprunt marginal du preneur. Ce taux
influence directement le montant du passif de location comptabilisé au bilan.

Enfin, la valeur résiduelle correspond à l’estimation de la valeur de l’actif à la fin du


contrat de location. Cette valeur peut être garantie par le preneur ou le bailleur, ce qui peut
avoir un impact sur les obligations comptables et financières des parties concernées.

3. Durée et options du contrat

La durée du contrat de location est la période pendant laquelle le preneur a le droit


d’utiliser l’actif conformément aux termes de l’accord. Elle inclut généralement les périodes
de renouvellement qui sont raisonnablement certaines d’être exercées. La durée du contrat
influence le calcul du droit d’utilisation et du passif de location sous IFRS 16.

5
Une option de prolongation peut être prévue, offrant au preneur la possibilité
d’étendre la durée du contrat au-delà de la période initiale. Cette option est prise en compte
dans la valorisation du contrat si elle est jugée raisonnablement certaine d’être exercée.

L’option d’achat, quant à elle, donne au preneur le droit d’acquérir l’actif loué à la fin
du contrat, généralement à un prix avantageux. Si cette option est exercée, l’actif est transféré
du bailleur au preneur et devient une immobilisation corporelle dans les comptes du preneur.

Enfin, la clause de résiliation anticipée permet au preneur ou au bailleur de mettre fin


au contrat avant son échéance. Cette résiliation peut être soumise à des pénalités ou à des frais
de sortie anticipée, dont les modalités doivent être définies dans le contrat.

4. Engagements et garanties

Avant l’application de la norme IFRS 16, certains contrats de location constituaient


des engagements hors bilan, ce qui signifie qu’ils n’étaient pas comptabilisés dans les états
financiers du preneur. Désormais, toutes les locations doivent être enregistrées au bilan sauf
exceptions spécifiques, telles que les contrats de courte durée ou portant sur des actifs de
faible valeur.

Le dépôt de garantie est une somme versée par le preneur en début de contrat pour
garantir le respect de ses obligations locatives. Ce montant peut être restitué à la fin du contrat
sous réserve du respect des conditions convenues.

Les coûts initiaux directs comprennent les frais liés à la négociation et à la mise en
place du contrat, tels que les frais juridiques ou les coûts de transport. Ces frais sont
généralement comptabilisés comme une composante du droit d’utilisation.

Enfin, les responsabilités en matière d’entretien et de réparation de l’actif doivent


être clairement définies dans le contrat. Elles précisent si ces coûts sont à la charge du preneur
ou du bailleur, ce qui peut influencer le coût total de la location pour les deux parties.

6
C- TYPES DE CONTRAT DE LOCATION

- Location financière (Finance Lease) :


Une location financière est un contrat de location dans lequel tous les risques et avantages liés
à la propriété de l’actif sont transférés au preneur. En comptabilité, ce type de contrat est traité
comme une acquisition, ce qui signifie que l’actif et le passif correspondant sont inscrits au
bilan du preneur.

En Charge de mettre
Bailleur
en place le contrat de
location financement

Fournisseur Preneur

En charge de fournir Locataire/utilisateur du


le bien bien

- Location simple (Short-term Lease) :


Une location simple est un contrat de courte durée (inférieure à 12 mois) qui est exempté de
l’application complète d’IFRS 16. Ces contrats ne nécessitent pas la reconnaissance d’un actif
et d’un passif au bilan, ce qui simplifie leur traitement comptable.

Bailleur
Propriétaire du bien

Preneur
Locataire/utilisateur du bien

7
D- LES ACTEURS DANS UN CONTRAT DE LOCATION

1. Le bailleur (Lessor)

Le bailleur est la partie qui détient légalement l’actif et qui le loue au preneur en échange de
paiements périodiques. Son rôle varie selon le type de contrat :

 Dans un contrat de financement (location financière) :


Le bailleur transfère presque tous les risques et avantages liés à la propriété de l’actif
au preneur. Il agit principalement comme un financeur, facilitant l’acquisition du bien
sans transfert immédiat de propriété. Toutefois, il conserve le titre juridique de l’actif
jusqu’à l’exercice éventuel d’une option d’achat.

 Dans un contrat de location simple :


Le bailleur reste le propriétaire réel et économique de l’actif et assume les risques
associés (obsolescence, valeur résiduelle, entretien si prévu au contrat). Il perçoit
uniquement des revenus locatifs et récupère l’actif à la fin du contrat.

2. Le preneur (Lessee)

Le preneur est la partie qui utilise l’actif loué et paie des loyers au bailleur. Son rôle et ses
obligations varient selon le type de contrat :

 Dans un contrat de financement (location financière) :


Le preneur assume la quasi-totalité des risques et avantages liés à l’actif. Il
comptabilise cet actif au bilan en tant que droit d’utilisation et enregistre une dette
correspondante au passif de location. Il peut disposer d’une option d’achat pour
acquérir l’actif en fin de contrat.

 Dans un contrat de location simple :


Le preneur ne supporte pas les risques économiques liés à l’actif et ne l’inscrit pas à
son bilan (sauf si la durée dépasse 12 mois sous IFRS 16). Il se limite à payer les
loyers, et à l’expiration du contrat, l’actif est restitué au bailleur.

8
E- CONTEXTE

Le contrat de location est utilisé dans plusieurs contextes économiques, financiers et


stratégiques en fonction des besoins des entreprises et des particuliers. Son choix dépend de
plusieurs facteurs tels que la nature de l’actif, la durée d’utilisation, la capacité financière du
preneur et les implications comptables et fiscales.

1. Contrat de financement (Location financière) – Contexte d’utilisation

Le contrat de financement est privilégié lorsque le preneur souhaite acquérir un actif sans
mobiliser immédiatement un capital important. Il est utilisé dans plusieurs cas :

- Acquisition d’actifs coûteux : Les entreprises qui ont besoin d’équipements onéreux
(machines industrielles, véhicules, avions, matériels informatiques, etc.) mais qui ne
veulent pas immobiliser leur trésorerie préfèrent la location financière.
- Optimisation de la trésorerie : Ce type de contrat permet d’éviter un investissement
initial important en lissant les paiements sur plusieurs années, ce qui améliore la
gestion de la trésorerie.
- Contrôle du bilan et impact comptable : En IFRS 16, les contrats de financement sont
comptabilisés comme des actifs et passifs, mais ils permettent toujours de limiter
l’endettement apparent comparé à un emprunt bancaire.
- Possibilité d’achat en fin de contrat : Si le preneur souhaite in fine posséder l’actif, la
location financière est une alternative au crédit classique, avec une option d’achat à
prix réduit.

Exemples concrets d’utilisation :

 Une entreprise de transport loue une flotte de camions en leasing financier pour
éviter un investissement initial lourd.

 Un hôpital loue un scanner médical en contrat de financement sur 7 ans, avec une
option d’achat finale.

9
 Une société de production industrielle loue une ligne de fabrication pour
répondre à une augmentation de la demande.

2. Contrat de location simple – Contexte d’utilisation

Le contrat de location simple est utilisé lorsque le preneur a besoin d’un actif temporairement
ou ne veut pas en assumer les risques et la gestion.

- Usage temporaire ou saisonnier : Ce type de contrat est idéal pour les entreprises qui
ont des besoins ponctuels, comme des bureaux temporaires, des véhicules de location
ou du matériel informatique pour un projet spécifique.
- Éviter les coûts de maintenance et de revente : Le bailleur reste propriétaire de l’actif
et prend en charge les coûts liés à l’entretien, la réparation et la revente après la
période de location.
- Flexibilité : Contrairement à une location financière, un contrat de location simple
permet d’adapter rapidement la durée d’utilisation sans engagement long terme.
- Allègement du bilan : Sous IFRS 16, les locations de courte durée (moins de 12 mois)
ou de faible valeur ne sont pas enregistrées au bilan du preneur, ce qui peut être
intéressant pour certaines entreprises.

Exemples concrets d’utilisation :

 Une startup loue des bureaux pour 6 mois en attendant de trouver un


emplacement définitif.

 Une société d’événementiel loue des équipements audiovisuels pour une


conférence de trois jours.

 Une entreprise loue des véhicules utilitaires pour une mission temporaire.

10
PARTIE II : Le contrat de location selon les
normes
A- Présentation des normes IAS17 et IFRS16
1- La norme IAS 17 ou International Accounting Standards 17
a. Définition et objectif :

Dans le cadre de la comptabilisation des contrats de location, qu'il s'agisse du bailleur


ou du preneur, plusieurs informations et enregistrements sont nécessaires. C'est pourquoi une
norme a été élaborée pour standardiser et organiser ce domaine de la location.

Selon la norme IAS 17 :

« Cette norme vise à définir, tant pour le locataire que le bailleur, les principes
comptables adéquats et les renseignements à divulguer concernant les contrats de crédit-
bail et les contrats de location simple. »

En d’autres termes, l'objectif principal de la norme est d'offrir les outils et la méthodologie
nécessaires pour la comptabilité, tout en répondant aux exigences qui permettent de fournir
les informations requises relatives aux contrats de location-financement et aux contrats de
location simple.

b. Classification des contrats de location selon IAS 17

Le classement des contrats de location adopté par la norme IAS 17 se fonde sur le
degré d’imputation au bailleur ou au preneur des risques (la perte du bien ou l’obsolescence
technologique) et des avantages inhérents à la propriété d’un actif loué.
La norme IAS 17 distingue deux types de contrat de location :
 Le contrat de location-financement : C’est un contrat qui transfert les risques et les
avantages inhérents à la propriété du bien au preneur ou locataire.
 Le contrat de location simple : Contrairement au contrat de location-financement, les
risques et avantages inhérents à la propriété du bien restent au bailleur.
Mais comment distingue-t-on les deux ?
Contrat de location-financement Contrat de location simple
Transfert de propriété au preneur Pas de transfert de propriété

11
Option d’achat à un prix avantageux Pas d’option d’achat avantageuse
Durée de vie couvrant la majeure partie de Durée de vie du contrat inférieure à la vie
la vie économique du bien. économique du bien.

2- La norme IFRS 16 ou International Financial Reporting Standards 16


a- Définition et objectif :

La norme IFRS 16, publiée par l’IASB (International Accounting Standards Board),
définit les règles de comptabilisation et d’évaluation des contrats de location. Elle vise à
fournir aux utilisateurs des états financiers des informations claires sur l’impact de ces
contrats sur la situation financière, la performance et les flux de trésorerie de l’entreprise.

Remplaçant l’ancienne norme IAS 17 et ses interprétations, IFRS 16 supprime la distinction


entre location simple et location-financement pour les preneurs. Elle impose la reconnaissance
systématique d’un droit d’usage et d’une dette locative au bilan. Son application est
obligatoire pour les exercices débutant à partir du 1er janvier 2019.

b- Classification selon la norme IFRS 16 :

Selon l’IFRS 16 :
 Un contrat de location-financement est un contrat qui transfère au preneur la quasi-
totalité des risques et des avantages inhérents à la propriété du bien sous-jacent
 Un contrat de location simple un contrat ne transférant pas au preneur la quasi-
totalité des risques et des avantages inhérents à la propriété du bien sous-jacent.
Mais comment distingue-t-on les deux ?

 Contrat de location financement selon l’IFRS

Les critères permettant de qualifier un contrat de location-financement sous la norme


IFRS 16 restent identiques à ceux établis par l’IAS 17. Un contrat est ainsi considéré
comme une location-financement si :

 La propriété du bien est transférée au preneur à la fin du contrat.


 Le preneur a la possibilité d’acheter le bien à un prix nettement inférieur à sa juste
valeur.

12
 La durée du contrat couvre l’essentiel de la vie économique du bien, même en
l’absence de transfert de propriété.
 La valeur actualisée des paiements représente au moins la quasi-totalité de la juste
valeur du bien.
 Le bien est spécifique et ne peut être modifié de manière significative par le
preneur.
 En cas de résiliation du contrat, le preneur assume les pertes subies par le bailleur.
 Les variations de la juste valeur résiduelle entraînent des gains ou des pertes pour
le preneur.
 Le preneur peut prolonger la location à un loyer nettement inférieur au tarif du
marché.

 Contrat de location simple selon l’IFRS

Si un contrat ne transfère pas au preneur la quasi-totalité des risques et avantages liés


à la propriété du bien sous-jacent, il est classé comme contrat de location simple. Cela
s’applique notamment lorsque :

 À la fin du contrat, la propriété du bien est transférée au preneur contre un paiement


équivalent à sa juste valeur à cette date.
 Les paiements sont variables, empêchant ainsi le transfert complet des risques et
avantages au preneur.

c- Interpretation dans les états financiers :

 Pour le preneur

Dans le bilan :

L’enregistrement du contrat entraîne une augmentation des actifs immobilisés et des dettes
financières, ce qui détériore le ratio dettes financières / capitaux propres.

Dans le compte de résultat :

Les charges d’intérêt sur la dette locative sont comptabilisées séparément de


l’amortissement du droit d’usage. Les intérêts sont inclus dans les coûts financiers.

13
Dans les flux de trésorerie :

Les loyers ne sont plus classés en flux d’exploitation. Le remboursement de la dette locative
est désormais un décaissement lié aux activités de financement.

 Pour le bailleur

Dans le bilan

-Location-financement : L’actif est présenté comme une créance, correspondant à


l’investissement net dans le contrat.

-Location simple : Les revenus locatifs sont enregistrés de manière linéaire sur toute la durée
du contrat, selon une méthode d’amortissement cohérente avec IAS 16 et IAS 38.

Dans le compte de résultat

-Location simple : Les loyers perçus sont enregistrés comme produits locatifs.

-Location-financement : Le contrat est reconnu comme un produit financier.

3- Le contrat de location selon le PCG 2005


a- Classification selon le PCG 2005

Tout comme les deux autres normes le PCG 2005 distingue deux types de contrat :

 Le contrat de location financement

Le paragraphe 344, alinéa 1 stipule que : « La location financement est un contrat de


location ayant pour effet de transférer au preneur la quasi-totalité des risques et
avantages inhérents à la propriété d'un actif avec ou non transfert de propriété en fin de
contrat »

Tout actif faisant l'objet d'un contrat de location financement doit être comptabilisé à la date
d'entrée en vigueur du contrat en respectant le principe de la prééminence de la substance.
Voici alors, quelques exemples qui conduisent à classer un contrat de location en un contrat
de location-financement :

 La propriété de l'actif est transférée au preneur au terme de la durée de location


 Le contrat de location donne au preneur l'option d'acheter l'actif à un prix

14
suffisamment inférieur à sa juste valeur à la date à laquelle l'option peut être levée
pour que, dès le commencement du contrat de location, il existe une certitude
raisonnable que l'option sera levée.
 La durée de location couvre la majeure partie de la durée de vie économique de
l'actif même s'il n'y a pas transfert de propriété
 Au commencement du contrat de location, la valeur actualisée des paiements
minimaux au titre de la location s'élève au moins à la quasi-totalité de la juste valeur
de l'actif loué.
 Les actifs loués sont d'une nature spécifique et seul le preneur peut les utiliser sans
leur apporter de modifications majeures.

 Le contrat de location simple


Le contrat de location simple est alors tous les autres types de contrat de location qui ne
sont pas des contrats de location-financement.

Selon la définition donnée par le PCG 2005, un contrat de location est : « Tout contrat autre
que le contrat de location-Financement ».

Également, les paiements au titre du contrat de location simple sont obligatoirement


comptabilisés en tant que charges dans le compte de résultat sur une base linéaire pendant la
durée du contrat.

B-Champs d’application des normes IFRS 16 et IAS 17


1- Selon l’IAS 17

La norme IAS 17 s’applique à la comptabilisation de tous les contrats de location, à


quelques exceptions près, notamment :

 Les contrats liés à la prospection et l’exploitation de ressources naturelles (minéraux,


pétrole, gaz, etc.).

 Les accords de licence portant sur des œuvres et des droits de propriété intellectuelle
(films, enregistrements, pièces de théâtre, brevets, etc.).

De plus, cette norme ne s’applique pas à l’évaluation :

15
 D’un bien immobilier détenu par des preneurs et comptabilisé comme immeuble de
placement
 D’un immeuble de placement mis à disposition par des bailleurs en vertu de contrats
de location simple

 D’actifs biologiques détenus par des preneurs en vertu de contrats de location-


financement
 D’actifs biologiques mis à disposition par des bailleurs en vertu de contrats de
location simple

NB : Pour ces derniers il est important de consulter respectivement les normes IAS 40 -
immeubles de placement et IAS 41 – agriculteur. Il est également important de préciser que
la norme IAS 17 s’applique aux accords qui transfert le droit d’utilisation d’un actif même
s’il est imposé aux bailleurs d’effectuer des prestations nécessaires comme la maintenance
pour pouvoir assurer la bonne utilisation de l’actif.

Comme la Norme IAS 17 se focalise sur les contrats de locations financement et simple,
cette dernière de s’applique pas sur des contrats qui ne transfèrent pas le droit d’utilisation
des actifs d’une personne à une autre.

2- Selon l’IFRS 16
La norme IFRS 16 s'applique à l'ensemble des contrats de location, y compris ceux relatifs
aux actifs faisant l'objet de droits d'utilisation, à l'exception de certains cas spécifiques régis
par d'autres normes. Parmi ces exceptions figurent :

 Les contrats liés à la prospection ou à l’exploitation de ressources naturelles telles que


les minéraux, le pétrole, le gaz naturel et autres ressources non renouvelables
similaires.

 Les contrats de location d’actifs biologiques conclus par un preneur, relevant de la


norme IAS 41 - Agriculture.

 Les accords de concession de services relevant de l’IFRIC 12.

 Les licences de propriété intellectuelle accordées par un bailleur, qui relèvent de la


norme IFRS 15 sur les produits des activités ordinaires issus de contrats avec des
clients.

16
 Les droits détenus par un preneur en vertu d’un accord de licence régi par la norme
IAS 38 - Immobilisations incorporelles, couvrant notamment les films,
enregistrements vidéo, pièces de théâtre, manuscrits, brevets et droits de reproduction.

Toutefois, IFRS 16 peut s’appliquer aux contrats de location d’immobilisations incorporelles


non mentionnés ci-dessus, bien que son adoption par le preneur reste facultative.

C-Comptabilisation
A. Selon l’IAS 17 et le PCG 2005
 Contrat de location financement
1. Chez le preneur
 A la date d’entrée en vigueur du contrat

Au début de la période de location, le preneur doit comptabiliser le contrat de location-


financement en inscrivant à la fois un actif et un passif pour un montant égal à la juste valeur
du bien loué. Toutefois, si cette juste valeur est inférieure à la valeur actualisée des paiements
minimaux de location déterminés à la date de signature du contrat, c’est cette dernière qui doit
être retenue.

Le taux d’actualisation utilisé pour calculer la valeur actualisée des paiements minimaux est,
en priorité, le taux d’intérêt implicite du contrat de location. Si ce taux ne peut être
déterminé, alors le taux d’emprunt marginal du preneur est utilisé.

Étant donné que le preneur est tenu de régler les loyers futurs, ces obligations sont
comptabilisées comme une dette financière, pour un montant équivalent à celui inscrit à
l’actif. Ainsi, la comptabilisation se fait en débitant le compte d’immobilisation et en
créditant le compte 167 (Dettes sur contrats de location-financement).

Voici une illustration :

2XX Immobilisation X
167 Dettes sur contrat de location- X
financement

 Au cours du contrat

17
Selon l’IAS 17 et le PCG 2005, les loyers sont comptabilisés en distinguant le
remboursement principal, les intérêts financiers et l’amortissement.

En d’autres termes, les paiements liés à un contrat de location-financement doivent prendre en


compte le remboursement du principal de la dette, comptabilisé au compte 167 - Dettes
financières sur contrat de location, ainsi que les intérêts financiers périodiques liés à la
location, enregistrés au compte 661 - Charges d’intérêts.

De plus, la mise en place d’un contrat de location-financement entraîne une dépense


d’amortissement pour l’actif correspondant, qui doit être comptabilisée selon les mêmes
méthodes appliquées aux autres actifs similaires détenus par l’entreprise. Si le preneur est
certain de devenir propriétaire du bien à l’issue du contrat, l’actif sera amorti sur sa durée
d’utilité. Dans le cas contraire, il sera amorti sur la durée du bail, à condition que celle-ci
soit inférieure à la durée d’utilité du bien.

Voici une illustration :

Comptabilisation des intérêts financiers et de la dettes principales

167 Dettes sur contrat de location-financement X


661 Charges d'intérêts

512 Banque X X

Comptabilisation de l’amortissement

68X Dotation aux amortissements X


28X Amortissement des X
immobilisations

 A la fin du contrat

Lorsque le contrat touche à sa fin, le locataire aura le choix entre acquérir le bien ou
non mais également, il aura la possibilité de renouveler le contrant.

Dans le cas où le bailleur et le preneur se mettent d’accord sur le renouvellement du


contrat, la comptabilisation du nouveau contrat se fait sur la base des nouvelles conditions
relatives à ce contrat.

18
Lors de la comptabilisation deux cas peuvent se présenter à nous.

S’il y a certitude sur la fin du contrat

2XX Immobilisation Xxx


512 Banque X

28XX Amortissement des immobilisations X


67XX 77X Plus/Moins values X

2X Immobilisation X
X

S’il n’y a pas de certitude sur la fin du contrat

66X Charges financières X


512 Banque X

28X Amortissement des immobilisations X


67X 77XX Plus/Moins values X

2XX Immobilisation X
X

2. Chez le bailleur

 Au début du contrat

Selon le PCG 2005 et la norme IAS 17, un bailleur qui n'est ni fabricant ni distributeur
doit comptabiliser l'actif sous forme de créances, correspondant à l'investissement net. Dans
le cas contraire, il devra enregistrer la créance pour un montant équivalent à la juste valeur
du bien.

Voici une illustration


274 Prêts X
7083 Locations X
diverses

19
 Au cours du contrat

La comptabilisation du contrat par le bailleur suit une logique similaire à celle du


preneur : le loyer reçu se compose du remboursement du principal, qui réduit la créance
enregistrée au compte 276 - Autres créances immobilisées, ainsi que des intérêts considérés
comme un produit financier, comptabilisés au compte 76 - Produits financiers. Toutefois,
contrairement au preneur, le bailleur ne comptabilise pas d’amortissement.

512 Banque X
274 Prêts X

76 Produits
financiers X

 A la fin du contrat

A la fin du contrat, le locataire pourra soit acheter le bien ou pas, mais il peut
également renouveler le contrat et la comptabilisation prendra en compte les nouvelles
conditions de ce nouveau contrat.

De ce fait, nous pouvons distinguer deux cas de


figure.

Si nous avons la certitude sur la fin du contrat :


512 Banque X
70X Ventes X
21X Actifs X

752 Produits de récupération du bien X

Si nous n’avons pas la certitude sur la fin du contrat :

512 Banque X
76 Produits X
financiers
21X Actifs X

752 Produits de récupération du bien X

20
 Contrat de location simple
1- Chez le preneur

Pour le contrat simple, les paiements de location doivent être comptabilisés en charges sur
une base linéaire pendant toute la durée du contrat sauf s’il existe une autre base systématique
plus représentative de l’échelonnement dans le temps des avantages qu’en bénéficiera le
locataire.

NB : Aucune écriture n’est passée à la signature du contrat

On préconise une comptabilisation en cas normal et celle en cas de réduction


EN CAS NORMAL

Débit Crédit Libellés Débit Crédit

613 Locations xxx

Banque

512 xxx
(Paiement du loyer)

EN CAS D’UNE REDUCTION

Débit Crédit Libellés Débit Crédit

613 Locations xxx

512 Banque xxx

468 Divers : Charges à payer/produits à recevoir xxx

(Paiement avec réduction)

21
NB : dans ce cas de la réduction de loyer doit être étalée sur la durée du
contrat. On comptabilise en la valeur moyenne du loyer dans le compte 613.

2- Chez le bailleur

La comptabilisation se fait en débitant la banque au crédit d’un compte de produits.

CAS NORMAL

Débit Crédit Libellés Débit Crédit

512 Banque xxx

Produits des activités annexes


708 xxx

(Réception de loyer)

CAS D’UNE REDUCTION

Débit Crédit Libellés Débit Crédit

512 Banque xxx

478 Produits à recevoir xxx

708 Produits des activités annexes


xxx

(Année avec réduction)

B. Selon l’IFRS 16

L'IFRS 16 est la norme qui régit la comptabilisation des contrats de location. C'est depuis le 1 er
janvier 2019 que cette norme a remplacé l'IAS 17 et a entraîné un changement important dans le
traitement comptable des contrats de location.

22
a) Les principes de l'IFRS 16 :
o Locataire (ou preneur) :

Sous IFRS 16, le locataire doit comptabiliser tous les contrats de location dans son bilan, que
ce soient des locations simples ou des locations – financements, à l’exception des contrats à
court terme (moins de 12 mois) ou de faible valeur.

De plus, dès le début de la location, le preneur doit prendre en compte :

 Actif RoU (Right-of-Use Asset) : Ce droit représente l’utilisation d’un bien


pendant la durée du contrat. (Droit d’utilisation)
 Obligation locative : Représente la dette du locataire vis-à-vis des paiements futurs
de location.
o Bailleur :

Le bailleur, quant à lui, doit différencier les contrats de location simple des contrats de
location-financement.

b) Comptabilisation :
i. Selon le point de vue du preneur
 Comptabilisation initial (dès le début du contrat)

Il doit évaluer l’actif au titre du droit d’utilisation au coût, ce qui implique : le montant initial
de la dette évalué à la valeur actualisée des paiements de loyers qui n’ont pas encore été versé.

Mais, comment évaluer ce droit d'utilisation et cette dette ?

Le droit d’utilisation fait référence à l’objet que le locataire est autorisé à utiliser pendant la
durée du contrat de location. Pour le comptabiliser correctement, il est nécessaire de calculer
le coût total de la location, soit la somme totale que le locataire devra payer pendant toute
la période du contrat.

Cependant, il ne suffit pas de prendre en compte le montant total des loyers à payer. Il faut
procéder à une actualisation de ces paiements futurs. L'actualisation permet de calculer la
valeur actuelle des paiements qui devront être effectués à l'avenir, car l'argent dans le futur n'a
pas la même valeur qu'aujourd'hui en raison de l'inflation ou d'autres facteurs économiques.

Pour effectuer cette actualisation, on utilise un taux d’intérêt. Ce taux sert à déterminer
combien vaudront aujourd’hui les paiements futurs. Il existe deux possibilités pour déterminer
ce taux :

23
Si le contrat de location spécifie un taux d’intérêt implicite (un taux mentionné dans le
contrat), ce dernier doit être utilisé.

Si ce taux n'est pas précisé, il convient d'utiliser un taux d’emprunt marginal, c'est-à-dire le
taux auquel le locataire pourrait emprunter de l’argent auprès d’une banque ou d’un autre
prêteur, en fonction des conditions économiques actuelles.

Une fois le coût total actualisé de la location (c'est-à-dire la valeur actuelle de l’actif loué)
déterminé, il est également nécessaire d’enregistrer la dette locative, c'est-à-dire l'argent que
le locataire devra payer pendant la durée de la location.

Pour déterminer cette dette locative, il faut inclure toutes les formes de paiements que le
locataire effectuera durant le contrat. Il existe deux types principaux de paiements à prendre
en compte :

Les paiements fixes : Il s’agit des montants réguliers, constants, que le locataire doit payer à
une fréquence donnée (par exemple, mensuellement). Par exemple, si le loyer est de 500 euros
par mois pendant 2 ans, ce montant doit être inclus dans le calcul.

Les paiements variables : Parfois, le montant à payer peut changer en fonction de certains
facteurs externes, comme un indice (par exemple, l’inflation) ou un taux d’intérêt variable.
Dans ce cas, il est nécessaire d’estimer ce que ces paiements seront, en fonction de l'indice ou
du taux en vigueur au moment de la signature du contrat.

ET, il faut aussi prendre en compte :

 Les paiements que le preneur s’attend à payer comme une sorte de garantie de valeur
résiduelle
 Les pénalités à régler en cas de résiliation anticipée du contrat de location, si la durée
du contrat reflète la probabilité que le locataire exerce son option de résiliation.
 Le montant à payer en cas d’exercice de l’option d’achat, si le locataire est vraiment
certain d’acheter le bien à la fin de l’exercer.

2XX Immobilisation X
167 Dettes sur contrat de location- X
financement

 Comptabilisation ultérieure :

24
Évaluation du droit d’utilisation (actif)

Après que la location ait commencé, il faut régulièrement vérifier combien vaut ce droit
d’utilisation dans les comptes de l'entreprise.Cela signifie qu’il doit tenir compte de plusieurs
éléments :

-Amortissements : La valeur de l’actif est diminuée au fur et à mesure de son utilisation, en


fonction de son amortissement (perte de valeur liée à l’usage).

-Dépréciation : Si l’actif perd de la valeur de manière significative (par exemple, à cause de


dégâts ou de changements dans les conditions du marché), il faut ajuster sa valeur en
conséquence.

-Réévaluations : Si l’actif est réévalué (c’est-à-dire qu’une nouvelle estimation de sa valeur


est faite), il faut ajuster la comptabilisation en fonction de cette réévaluation.

Pour appliquer le modèle de coût, l’actif doit être évalué ainsi :

-Diminuer la valeur comptable de l’actif : La valeur de l’actif est réduite en fonction de


l’amortissement accumulé et des pertes de valeur (dépréciations) qui se sont produites.

Ajuster pour les réévaluations : Si l’obligation locative a été réévaluée (par exemple, un
changement dans le montant des paiements), l’actif doit être ajusté pour refléter ces
réévaluations.

Evaluation ultérieure de l’obligation locative (passif)

De la même manière, le preneur doit évaluer son obligation locative (ce qu'il doit payer pour
la location) pendant la durée du contrat. Voici les étapes de cette évaluation :

Augmenter la valeur comptable : La valeur de l'obligation locative doit être augmentée pour
tenir compte des intérêts sur le montant à rembourser (comme un crédit).

Réduire la valeur comptable : Lorsque le preneur effectue des paiements de loyer, il faut
réduire la valeur de l’obligation locative de ce montant payé.

Réévaluation de l’obligation locative : Si la réévaluation des paiements de loyer change (par


exemple, si le montant du loyer change ou s’il y a une modification des termes du contrat), la
valeur de l’obligation locative doit être ajustée en conséquence.

En plus de cela, le preneur doit comptabiliser dans son résultat net :


25
Les intérêts sur l’obligation locative, qui sont comptabilisés comme des charges d’intérêts
dans le compte de résultat.

Les paiements de loyers variables (qui ne sont pas pris en compte dans l’évaluation de
l’obligation locative) doivent également être enregistrés dans les périodes au cours desquelles
les événements qui ont conduit à ces paiements se produisent.

167 Dette sur contrat de


location-
financement

Charge d’intérêt
661

512 Banque

68X Dotation aux amort.

28X Amortissements des immo.

68X Dotation aux amort.


2X Immo.

2XX Immo.
781 Reprise d’exploitation – actifs
non courant

ii. Selon le point de vue du bailleur


 Location financement
a) Evaluation initiale

À la date de début du contrat, le bailleur doit enregistrer à son bilan les actifs issus
d’un contrat de location-financement en tant que créances, pour un montant correspondant à

26
l’investissement net dans le contrat. Toutefois, cette comptabilisation ne s’applique que si le
bailleur n’est ni fabricant ni distributeur du bien loué.

Dans le cas où le bailleur est fabricant ou distributeur, il doit comptabiliser pour chaque
contrat de location-financement :

 La juste valeur du bien loué ou, si elle est inférieure, la valeur actualisée des paiements
de loyers dus, déterminée avec un taux d’intérêt du marché.

 Le coût des ventes, correspondant à la valeur comptable du bien diminuée de la valeur


actualisée de la valeur résiduelle non garantie.

 Le profit ou la perte sur la vente, calculé selon les mêmes principes que pour une vente
classique.

274 Prêts X
7083 Locations X
diverses

b) Evaluation ultérieure

Le bailleur doit comptabiliser les revenus locatifs issus des contrats de location
simple en tant que produit financier sur toute sa durée en considérant le taux de rentabilité de
l’investissement net.

Si la valeur résiduelle non garantie estimée diminue, le bailleur doit réviser


l’imputation des produits sur la durée du contrat de location et comptabiliser immédiatement
toute diminution au titre des montants constatés.

512 Banque X
274 Prêts X

76 Produits financiers
X

 Location simple
a) Selon le point de vue du preneur

613 Locations X
512 Banq X

27
ue

b) Selon le point de vue du bailleur

Le bailleur doit enregistrer les revenus des contrats de location simple comme un produit,
en utilisant soit une méthode linéaire, soit une autre méthode reflétant mieux la diminution
des avantages liés à l’utilisation du bien.

Étant donné qu’il s’agit d’une location simple, le bailleur reste responsable des coûts et de
l’amortissement du bien. Ainsi, les coûts initiaux doivent être inclus dans la valeur comptable
du bien et répartis en charges sur la durée du contrat.

Si le bailleur est fabricant ou distributeur, il ne doit pas enregistrer de profit comme pour une
vente, car la location simple ne constitue pas une vente.

512 Banque X
708 Produits des activités annexes X

D- Comparaison entre l’IAS 17 et l’IFRS 16


Voici une comparaison entre IAS 17 et IFRS 16 en mettant en avant les principales
différences et similitudes.

Similitudes entre IAS 17 et IFRS 16

 Les deux normes concernent la comptabilisation des contrats de location.

 Le bailleur continue d’appliquer la même approche dans les deux normes, distinguant
la location-financement et la location simple.

 Les paiements de loyers restent une charge dans le compte de résultat pour les
contrats qui ne sont pas comptabilisés comme des actifs.

Différences entre IAS 17 et IFRS 16

 Suppression de la distinction pour le preneur : IFRS 16 élimine la distinction entre


location-financement et location simple pour le preneur, obligeant à comptabiliser
toutes les locations comme des actifs et passifs, sauf exceptions.

28
 Impact sur le bilan du preneur : Avec IFRS 16, les contrats de location sont
systématiquement reconnus comme dette et actif, augmentant ainsi l’endettement
apparent.

 Traitement des charges locatives : Sous IAS 17, les loyers des locations simples
étaient comptabilisés en charges locatives. Avec IFRS 16, ils sont remplacés par un
amortissement du droit d'utilisation et une charge d’intérêts sur la dette locative.

 Exceptions : IFRS 16 prévoit des exemptions pour les contrats de courte durée (<12
mois) et les actifs de faible valeur, ce qui n’existait pas sous IAS 17.

E- Les limites du PCG 2005


Les limites du PCG 2005 en matière de contrats de location concernent principalement les
points suivants :

1. Distinction entre location-financement et location simple

Le PCG 2005 suit une approche similaire à IAS 17, qui différencie la location-
financement (comptabilisée à l’actif et au passif) et la location simple (en charges).

Contrairement à IFRS 16, il ne reflète pas toutes les obligations locatives au bilan, ce qui
peut réduire la transparence financière.

2. Moins de transparence sur les engagements hors bilan

Les contrats de location simple ne sont pas inscrits au bilan du preneur, ce qui peut sous-
estimer les engagements financiers réels de l’entreprise.

3. Absence d’un cadre clair pour les actifs incorporels

Le PCG 2005 ne traite pas explicitement la comptabilisation des locations d’actifs


incorporels, contrairement à IFRS 16 qui laisse la possibilité de les comptabiliser en tant que
contrats de location.

4. Pas d’uniformisation avec les normes internationales

Le PCG 2005 n’a pas évolué pour s’aligner sur IFRS 16, ce qui peut poser des problèmes
de comparabilité pour les entreprises appliquant des référentiels comptables différents.

29
5. Traitement comptable limité pour le bailleur

Bien que le PCG 2005 prévoie une comptabilisation des créances pour les bailleurs en cas
de location-financement, il ne détaille pas suffisamment les méthodes d’évaluation et de
comptabilisation des intérêts financiers.

Partie III : Opération particulière de location


A- La cession bail
1- Définition

La cession-bail consiste en la vente d’un actif par une entité à une autre, suivie de sa
reprise en location. Autrement dit, le vendeur-preneur conserve un droit d’utilisation sur
l’actif cédé grâce à un contrat de location conclu avec l’acheteur-bailleur. Cette opération est
généralement réalisée pour obtenir des liquidités rapidement, tout en continuant à exploiter
l’actif.

2- Comptabilisation

Selon l’IAS 16, le passage de l’écriture est conditionné par la nature de la transaction de la
cession considérée comme vente ou non. C’est-à-dire s’il y a transfert effectif de propriété ou
non.

 Transfert qualifié comme étant une vente


 Cas du vendeur-preneur

L’écriture de cession classique doit être enregistrée, mais certains points clés doivent être
pris en compte. Le vendeur-preneur comptabilise un droit d’utilisation en remplacement de
l’actif cédé, qui est crédité pour sa valeur nette comptable. Ce droit d’utilisation correspond à
la part de la valeur nette comptable proportionnelle aux dettes contractées (valeur actualisée
des loyers futurs). Ainsi, les plus-values et moins-values de cession sont limitées aux droits
réellement transférés. Enfin, l’encaissement du produit et la reconnaissance des dettes
doivent être constatés.

30
53/512 Trésorerie XXX

20X Droit d'utilisation résiduelle XXX

652 Moins-value sur cession XXX

752 Plus-value sur cession XXX

21X Actif cédé XXX

401 Dettes XXX

Il ne faut pas oublier d’annuler les écritures d’amortissements.

 Traitement des gains et pertes liés à la juste valeur selon IAS 17

Le traitement des gains et pertes dépend du type de contrat de location :

-Location-financement : Les revenus issus de la cession sont considérés comme un


financement accordé par le bailleur. Ainsi, tout excédent du prix de cession par rapport à la
valeur comptable n’est pas immédiatement comptabilisé en résultat, mais différé et amorti
sur la durée du contrat.

-Location simple : Si la transaction se fait à la juste valeur, le résultat net est comptabilisé
immédiatement. Il en va de même si le prix de vente est inférieur à la valeur de marché, sauf
si cette perte est compensée par des loyers futurs réduits, auquel cas elle est différée et
amortie. Si le prix de vente est supérieur à la valeur de marché, l’excédent est également
différé et amorti. Enfin, si la valeur comptable de l’actif est inférieure à la juste valeur de
cession, la perte est immédiatement comptabilisée.

 Traitement selon IAS 16

L’IAS 16 prévoit des ajustements pour :

 La différence entre la juste valeur du prix de vente et celle de l’actif.

 La différence entre la valeur actuelle nette des paiements locatifs et celle des
paiements conformes au marché.

31
Si les conditions du contrat sont au-dessus du marché, l’excédent est considéré comme un
financement additionnel accordé par l’acheteur-bailleur au vendeur-preneur. À l’inverse, si
elles sont inférieures au marché, elles sont assimilées à une avance sur loyers futurs.

 Cas de l’acheteur-bailleur

A son tour, l’acheteur-bailleur comptabilisera l’acquisition de l’actif cédé à son coût. Ce


dernier sera amorti de la même manière que les biens qui y sont similaires. Les loyers perçus
en vue de la location seront enregistrés selon le type de location effectué.

Date d’acquisition

2XX Actif acquis XXX

Trésorerie
53/512 XXX

Comptabilisation par rapport au type de location

Fin d’année

681 Dotation aux amortissements XXX

Amortissement du bien
28X XXX

ETUDE DE CAS
A- LOCATION FINANCEMENT :
La société SIGMA établi un contrat de location d'une machine industrielle avec la société
UNIK dans lequel ces informations figurent :

32
loyer annuelle 4900 £ Calculs :
paiement d'avance
durée du contrat 20 ans
option d'achat 60000 £
juste valeur 120000 £
durée de vie économique 40 ans
on ne prend pas en compte la
TVA

juste valeur / durée de vie = 120000 £


DAP 3000 £ /40ans
amort cumul durant le contrat 60000 £ DAP x durée contrat = 3000 Ar x 20 ans
juste valeur de l'actif à la fin du contrat = 60000

calcul taux d'intérêt implicite

( )
−20
1− (1+i )
120 000=4 900∗( 1+i )∗ +60 000∗( 1+i )−20
i

120000 = 4900 * [(1-(1+i)^-20)/i] * (1+i) + 60000 * (1+i)^-20

I = 2,14%

33
Etablissement du tableau de remboursement financier
option
intérê d'acha
capital montant dû t remboursement loyers t
anné 2,14
e début fin %
2
1 120 000 117 670 570 2 330 4 900
2
2 117 670 115 291 520 2 380 4 900
2
3 115 291 112 860 469 2 431 4 900
2
4 112 860 110 377 417 2 483 4 900
2
5 110 377 107 841 364 2 536 4 900
2
6 107 841 105 251 310 2 590 4 900
2
7 105 251 102 606 254 2 646 4 900
2
8 102 606 99 903 198 2 702 4 900
2
9 99 903 97 143 140 2 760 4 900
2
10 97 143 94 324 081 2 819 4 900
2
11 94 324 91 444 020 2 880 4 900
1
12 91 444 88 503 959 2 941 4 900
1
13 88 503 85 498 896 3 004 4 900
14 85 498 82 429 1 3 069 4 900

34
831
1
15 82 429 79 295 766 3 134 4 900
1
16 79 295 76 093 698 3 202 4 900
1
17 76 093 72 823 630 3 270 4 900
1
18 72 823 69 483 560 3 340 4 900
1
19 69 483 66 071 488 3 412 4 900

1 60
20 66 071 62 586 415 3 485 4 900 000

35
Comptabilisation
1- chez le preneur :
Enregistrement à l'origine :

215 12000
4 matériel industriel 0
dettes sur contrat de location- 12000
167 financement 0

31/12/N
dettes sur contrat de location- 2
167 financement 330
2
661 charges d'intérêt 570
4
512 banque 900
681 DAP 3000
2815
4 amortissement 3000

31/12/N+1
dettes sur contrat de location- 2
167 financement 380
2
661 charges d'intérêt 520
4
512 banque 900
681 DAP 3000
2815
4 amortissement 3000

2- chez le bailleur :
enregistrement à l'origine :
274 prêts
12000

36
0
12000
7083 locations diverses 0
comptabilisation ultérieure :
31/12/N
4
512 banque 900
2
274 prêts 330
2
76 produits financiers 570

31/12/N+1
4
512 banque 900
2
274 prêts 380
2
76 produits financiers 520

B-LOCATION SIMPLE :
La société SIGMA loue une voiture auprès de la société UNIK. Le nature du contrat est un
contrat de location simple
Les conditions que les sociétés UNIK et SIGMA ont convenues d'appliquer sont les suivantes :
loyer semestrielle 1000 £
paiement à terme échu
durée du contrat 3 ans
juste valeur du bien 7000
2,10
taux d'intérêt marginal semestriel %
durée de vie économique du bien 5 ans
on ne prend pas en compte la TVA

37
La durée de location est inférieur à la durée de vie économiue de l'actif.
Il n'y a pas d'option d'achat.
Il n'y a pas de transfert de responsabilités des avantages et des risques du bien mis sous location
au preneur.

Ainsi, nous pouvons conclure qu'il s'agit d'un contrat de location simple.

Somme des loyers actualisés :

5 583=1000 (
1−( 1,021 )−6
0,021 )
5583 < 7000
De ce fait, on va garder le taux d'intérêt marginal et 5583 sera la juste valeur prise
pour l'actif.

Comptabilisation :
chez le
preneur :
31/06/N
613 locations 500
512 banque 500

31/12/N
613 locations 500
512 banque 500

chez le
bailleur :
31/06/N
512 banque 500
708 Locations diverses 500

31/12/N

38
512 banque 500
708 Locations diverses 500

Conclusion
L’évolution des normes comptables a profondément modifié le traitement des contrats de
location. L’IAS 17, remplacée par l’IFRS 16, distinguait les locations-financements,
comptabilisées comme des actifs, des locations simples, enregistrées en charges, ce qui
laissait certains engagements hors bilan. L’IFRS 16 a supprimé cette distinction pour les
preneurs, imposant la comptabilisation systématique des contrats de location en actifs et
passifs, améliorant ainsi la transparence financière mais augmentant l’endettement apparent
des entreprises. De son côté, le PCG 2005, toujours en vigueur à Madagascar, conserve une
approche similaire à l’IAS 17, avec une flexibilité accrue mais une moindre transparence.
Ainsi, bien que l’IFRS 16 modernise la comptabilisation des locations, l’IAS 17 et le PCG
2005 offrent encore une souplesse qui peut être avantageuse selon les contextes comptables et
réglementaires.

39

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