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Introduction. Cours

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Centre International Multisectoriel de Formation et d’Enseignement Professionnels de Nkok

TECHNIQUES D’EXPRESSION ET
COMMUNICATION
Centre International Multisectoriel de Formation et d’Enseignement Professionnels de Nkok
INTRODUCTION

I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION

Depuis plusieurs années, la pratique de la langue française par la jeunesse gabonaise


laisse à désirer au regard de ses multiples manières utilisées pour traduire ses ressentis. Une
jeunesse expressivement ruinée par plusieurs maux dont les effets sont à la fois perceptibles à
l’oral comme à l’écrit et au travers de sa gestuelle.

Le tableau sombre que cette jeunesse offre s’illustre particulièrement par des prestations
lacunaires liées à sa non-maîtrise des règles du français parlé et/ou écrit. Une situation
difficile à accepter mais occasionnée de façon systématique et continue par des interlocuteurs
juvéniles ayant volontairement décidé de faire main-basse à la lecture des œuvres littéraires et
autres ouvrages instructifs en plus de ne presque jamais assister à des cafés littéraires, à des
conférences-débats, à des journées scientifiques, à regarder des émissions culturelles télévisées
instructivo-pédagogiques, etc.

Ainsi peut-on découvrir qu’au nombre des difficultés rencontrées par la plupart des
étudiants dans l’exécution de leurs exercices au quotidien, il figure les difficultés liées à
l’expression orale et écrite. Le français étant la langue officielle au Gabon, il est à ce titre,
employé/utilisé dans la presse, dans l’enseignement, dans les églises et demeure le premier
code de compréhension au sein de l’Administration publique et dans les autres univers
sociaux.

C’est pourquoi, en perspective à l’amélioration des usages du français parlé et écrit, ce cours
de Techniques d’Expression et Communication s’inscrit dans le cadre des disciplines à
enseigner.
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PROGRAMME DE TECHNIQUES D’EXPRESSION ET COMMUNICATION

SECTION 1 : AUTOUR DE LA COMMUNICATION

I. Les fondamentaux de la communication

1.1.1. Définition et conditions pour une bonne expression orale et écrite

1.1.2. Eléments fonctionnels de la communication (schéma de Roman Jackobson)

1.1.3. Construire une situation de communication (Pourquoi – Quoi – A qui et Comment ?)


II. Principaux types de communication

1.2.1. Communication interpersonnelle

1.2.2. Communication de groupe

1.2.3. Communication de masse

III. Formes de communication

1.3.1. Communication directe

1.3.2. Communication indirecte


1.3.3. Communication verbale

1.3.4. Communication non verbale

SECTION 2 : EXPRESSION ORALE ET ECRITE

I. L’exposé oral

2.1.1. Définition

2.1.2. Les grands moments d’un exposé (avant – pendant et après)


2.1.3. L’importance de la communication non verbale dans un exposé

II . L’expression écrite

2.2.1. Autour de la phrase (cf. éléments de base)

2.2.2. Types de phrases

2.2.3. Formes de phrases

III. Les registres de langue dans une situation de communication


2.3.1. Le registre familier
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2.3.2. Le registre courant

2.3.3. Le registre soutenu

NB : Les constituants de chaque registre sont la situation, le lexique, la syntaxe, la


prononciation, les figures et effets de style les plus mis en valeur et les exemples.

SECTION 3 : ORTHOGRAPHE LEXICALE ET ARGUMENTATION

I. L’orthographe d’usage

3.1.1. Signes orthographiques

3.1.2. Autres signes

3.1.3. Règles d’accord de quelques mots d’origine étrangère

II. L’orthographe de règles


3.2.1. Ponctuation

3.2.2. Accord des participes

3.2.3. Accord des mots composés, adjectifs de couleur et adjectifs numéraux cardinaux

III. L’argumentation

3.3.1. Construire un paragraphe

3.3.2. Importance des connecteurs logiques


3.3.3. Discours argumentatif et structure d’un texte.

3.3.4. Principaux types de plans pour mieux cerner ses idées à l’oral ou à l’écrit
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SECTION 1 : AUTOUR DE LA COMMUNICATION

Cette première partie de notre enseignement portera sur les généralités de la communication.

I. LES FONDAMENTAUX DE LA COMMUNICATION

Pour pouvoir communiquer, l’homme se sert de plusieurs moyens dont la langue qui est
considérée comme un ensemble structuré des rapports qui définissent les termes, mais qui par
opposition à la parole, devient une institution sociale, un système organisé de signes exprimant
des idées. C’est donc en cette qualité de registre de communication qu’elle devra nous intéresser
tout au long de ce cours.

Avant d’aborder les points de cette section, il sied d’attirer l’attention des participants sur
quelques conditions favorables à la bonne expression orale et écrite.

1.1.1. Définition et conditions pour une bonne expression orale et écrite

Il convient de comprendre la communication à partir de son origine, l’approche


sociolinguistique puis la perception d’un auteur moderne avant de voir les conditions de
production d’une communication.

a. Définition

D’origine (étymologie) latine communicare, littéralement traduit en langue française par


communiquer ou communication, ceci veut dire : mettre en commun, faire part de, partage,
dérivé de communis, c’est-à-dire commun ou en commun.

La communication est l'action de communiquer, de transmettre des informations ou des


connaissances à quelqu'un ou, s'il y a échange, de les mettre en commun (ex : le dialogue).

Le mot communication désigne aussi le contenu de ce qui est communiqué (ex : avoir une
communication urgente à faire) ou le fait d'être en relation avec quelqu'un (ex : couper une
communication).

La sociologie et la linguistique définissent la communication comme l'ensemble des


phénomènes qui peuvent intervenir lorsqu'un individu transmet une information à un ou
plusieurs autres individus à l'aide du langage articulé ou d'autres codes (ton de la voix, gestuelle,
regard, respiration...).

Dans une entreprise, la communication est l'ensemble des techniques et moyens lui servant à
se présenter elle-même, son activité ou ses produits et services. Les objectifs peuvent être
d'améliorer son image, d'accroître sa notoriété ou d'augmenter les contacts avec des clients
potentiels.

Pour Bruno Joly, la communication, c’est l’action de communiquer, de transmettre, d’informer.


Cette fonction désigne l’étude générale du langage sous trois aspects :

L’expression cherche à communiquer une intention, une émotion, un état de conscience ;


La représentation donne des informations sur les événements, retransmet un savoir ;
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L’action sur autrui cherche à convaincre, à séduire, à influencer autrui, transmet des ordres,
intime des interdictions.
La communication déborde l’expression verbale et utilise de nombreux signaux mimiques ou
gestuels, des techniques nouvelles et de nouveaux supports (informatique, téléphone mobile,
numérique...).

La communication permet l’échange d’informations entre les personnes (échange


interpersonnel) mais aussi à travers notre société par le biais des acteurs de la communication.
Ainsi, l’entreprise dispose de moyens et de techniques lui permettant de véhiculer ces
informations. Elle adopte des stratégies de communication afin de pouvoir se développer.

Les acteurs de la communication sont définis comme étant :

soit l’émetteur ;

soit le récepteur ;

L’acteur peut être un individu (salarié, femme au foyer, journaliste…), une entreprise (agence
de publicité, association…) ou une administration (mairie, ministère…).

La communication comportementale regroupe les techniques de communication entre


personnes. Elle s’exerce par la communication orale, comprenant l’aspect verbal et non
verbal…

b. Conditions pour une bonne expression orale et écrite

Il s’agit principalement de comportements suivants qu’il faudrait impérativement adopter pour


mieux s’exprimer :

- Aimer la lecture des ouvrages (oeuvres) des auteurs divers ayant écrit en français pour
s’habituer autant avec la diction qu’avec l’orthographe des mots (en français).

- Assister à des conférences, aux exposés, bref à des séances culturelles organisées en français
(théâtre classique, dramatisation, débat, discussion, émission télévisée, radiodiffusée, etc.) ;

- Avoir des connaissances générales dans des disciplines qui ont des rapports avec la langue
française et qui obligent, à ce titre, le locuteur francophone à s’exprimer en public, à
communiquer un message donné (enseignement, administration, presse, religion, etc.) ;
- Ne pas avoir peur/honte d’exercer ses organes à la bonne prononciation des phonèmes oraux.
Le contraire de tous ces comportements ne facilite pas une bonne expression orale et écrite aux
locuteurs de la langue française, acceptée comme langue officielle au GABON.

1.1.2. Roman JAKOBSON et les éléments de la communication :

Il existe beaucoup de moyens par lesquels l’homme peut communiquer avec son
entourage : les gestes, le morse, le téléphone, les anneaux, le fax, le télégraphe, le tam-tam, le
sifflet, bref le registre oral ou l’écrit.
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Cette communication ne peut s’effectuer sans langage (signe) qui s’entend comme la qualité
qu’a l’Homme de produire des sons propres, d’organiser des sons en système, dans le but de
transmettre un message à ses semblables.

Si toute communication a pour rôle de transmettre un message, cela suppose donc qu’elle
implique un certain nombre d’éléments comme on peut le voir dans le schéma ci-dessous.

Appliqué au quotidien, ce schéma nous permet de reconnaitre que la communication se fait


toujours entre deux ou plusieurs personnes connues.

Ci-dessous, ce que signifie chaque élément de la figure ci-dessus :

A (émetteur ou celui qui parle/écrit),

B (récepteur/destinataire ou celui à qui le message est adressé),

C (message – objet du discours ou de la communication) ;

D (code) qui est un ensemble de signes par lesquels on s’exprime ;

E (canal de communication) qui est le moyen par lequel est véhiculée une information ;
F (contexte, c’est-à-dire, temps et lieu du déroulé de la conversation)

Ces signes peuvent s’exprimer dans le codage et/ou le décodage du message (Vocabulaire,
message par morse).
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1.1.3. Construire une situation de communication

Le précédent schéma est la conséquence du questionnement ci-dessous.

- les idées
- la cible
- le message
- la nature
- le contenu
- le groupe, l’individu
QUOI ? - les informations
A QUI ? - les attentes
- le style
- le contexte (motivations)
- l’objet
- le contexte (langage)
- l’enchainement
- l’histoire.

- mes attentes.

- l’objectif - sensibiliser

- convaincre ? - rendre disponible

- obtenir ? - la forme : dialogue, exposé,

POURQUOI ? - informer ? former ? COMMENT ? autres

- les échanges - les moyens, les styles

- le contrôle - le langage, le climat

- les étapes. - l’organisation

- les modes à adopter.

2. LES PRINCIPAUX TYPES DE COMMUNICATION

On rencontre trois principaux types de communication notamment, la communication


interpersonnelle, la communication de groupe et la communication de masse.

1.2.1. Communication interpersonnelle

Quelle que soit la nature de vos relations : personnelles, professionnelles, sociales ou amicales,
elle se fonde sur la communication qui se fait à travers un geste, un salut, des échanges verbaux,
un débat, des questions, etc. Et si communiquer peut sembler simple en apparence,
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communiquer efficacement est autre chose. C’est alors que la communication interpersonnelle
intervient pour améliorer le rapport à autrui.

a. Définition de la communication interpersonnelle

On parle de communication interpersonnelle quand il existe une interaction entre deux


personnes au minimum qui souhaitent échanger des renseignements ou des émotions. Pouvoir
transmettre, partager, reformuler, expliquer, s’assurer que l’on a bien entendu et bien compris
ou encore se mettre au niveau de son interlocuteur, voilà l’essence de la communication
interpersonnelle.

Toute communication interpersonnelle repose sur 6 piliers :

Un émetteur : celui qui commence la communication/conversation ;

Un récepteur : l’auditeur, celui qui reçoit le message de l’émetteur ;

Un support : écrit, verbal, électronique ;

Le codage : transformation de la pensée de l’émetteur en langage ;

Le décodage : transformation du langage en pensée par le récepteur, traduction en concept ;

La rétroaction : c’est la réponse du récepteur en fonction de ce qu’a dit l’émetteur.

b. Avantage de la communication interpersonnelle

Avec la communication interpersonnelle, la communication gagne en efficacité. Cette approche


permet ainsi de :

Gagner en aisance relationnelle ;

Améliorer vos relations avec autrui, sur le plan personnel comme professionnel ;

Faire passer un message clair, sans malentendus ;

Manager de manière efficace et constructive ;

Convaincre rapidement ;

Diminuer les tensions et gérer les conflits ;

Appréhender les changements avec souplesse ;

Mettre votre intelligence émotionnelle au service d’autrui.


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c. Les principes de la communication interpersonnelle

Vous ne pouvez pas ne pas communiquer Quelle que soit votre attitude, cela est une forme
de communication. Et il est impossible de ne pas adopter de comportement. Par conséquent,
l’être humain communique sans cesse. On retrouve dès lors 3 types de communications :

La communication verbale : constituée de mots et de phrases. Elle représente 70% du


message que vous émettez.

La communication non verbale : ce sont vos gestes, vos mimiques, votre posture mais aussi
vos silences. Cela représente 55 % du message.

La communication para verbale : ensemble d’éléments qui accompagne votre discours :


intonation, rythme, débit, volume. Représente 38 % du message.

La communication a deux facettes : le contenu et la relation Ainsi, toute communication


possède deux aspects, à savoir le contenu et la relation. Le contenu représente l’information que
vous transmettez. La relation correspond à la façon dont est perçue la communication. On dit
alors que la relation est saine (le contenu est prioritaire) ou perturbée (le contenu en arrière-plan
est rejeté).

La nature de la relation dépend de la ponctuation de la communication Pendant votre


communication, chaque interlocuteur ponctue ses phrases et son message d’une certaine
manière. Cette ponctuation dépend de la culture de chacun. Et aussi du pouvoir/ascendant que
l’on peut avoir sur autrui. Et, il est indispensable de communiquer sur la nature même de la
communication. Le but est de mieux comprendre les intentions de l’autre, et non s’arrêter à une
interprétation.

La communication est analogique et digitale Aujourd’hui, la communication digitale


mobilise beaucoup le verbal. La communication analogique repose sur de gestes, des images,
des comportements. Tandis que la communication digitale est symbolique, la seconde est plus
intuitive. Or, il est important de mobiliser les deux aspects pour une communication directe et
limpide.

La communication repose sur l’égalité ou la différence Tout interlocuteur se positionne par


rapport au comportement et à l’attitude d’autrui. Ainsi, s’il y a une différence, la relation se dit
complémentaire. A contrario, s’il existe une parité dans la position entre les deux interlocuteurs,
on parle de relation symétrique. Personne n’a le dessus sur l’autre. Une bonne communication
repose donc sur des échanges égaux, sur une compréhension du langage verbal et non verbal.
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Partant de ces principes, la communication interpersonnelle, appelée aussi comportementale, se
définit par l'échange de messages et de codes entre deux individus. La notion de distance
constitue un vecteur très important de la communication, car elle permet d'identifier quel genre
de communication les interlocuteurs s'octroient.

1.2.2. Communication de groupe

Définition Elle se définit par l'émission d'un message de la part d'un émetteur à destination
d'un ensemble de récepteurs. Ces derniers sont alors réunis par un intérêt commun.

Un groupe au sens large comprend un ensemble de personnes qui collaborent, agissent et


communiquent pour atteindre un objectif commun. Les personnes sont liées les unes aux autres
et entretiennent des relations structurées et organisées dans le respect des normes édictées par
le groupe. Un groupe n’est pas une simple agrégation d’individus sans lien entre eux. Il accroît
le sentiment d’appartenance de chaque membre.

1.2.3. Communication de masse

Définition Par communication de masse, on entend l'ensemble des techniques


contemporaines qui permettent à un acteur social de s'adresser à un public extrêmement
nombreux. En d’autres termes, la communication de masse est l'ensemble des techniques qui
permettent de mettre à la disposition d'un vaste public toutes sortes de messages.

Selon le théoricien canadien de la communication Marshall McLuhan, elle concentre l'ensemble


des techniques susceptibles de créer des prolongements du corps humain à l'ordinateur. Il induit
dans sa définition le fait que la « masse » est indifférenciée et dominatrice.

Un média de masse est caractérisé par son processus de diffusion ainsi que par l'essor de
l'opinion publique moderne qu'il a permis.

Les principaux moyens de communication de masse

Les principaux moyens de communication de masse sont la presse, l'affiche, le cinéma, la


radiodiffusion et la télévision. Ce sont les mass média dont le terme est formé par les anglo-
saxons (en latin media signifie moyens et mass désigne la grande quantité).

La communication de masse est publique, rapide et éphémère. Publique, car les messages
ciblent une masse d’individus conscients de la nature publique des messages en question.
Rapide, car ces derniers ont pour but d’atteindre le plus rapidement possible le plus grand
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nombre de personnes. Ephémère, car le contenu des messages est destiné à une consommation
immédiate souvent de l’ordre du sensationnel.

3. LES FORMES DE COMMUNICATION

Elles sont au nombre de quatre (04), à savoir la communication directe, la communication


indirecte, la communication verbale et la communication non verbale. Pour cela, il faudra
toujours faire le choix parmi ces quatre et adapter sa communication en fonction du message à
délivrer et de l’interlocuteur.

1.3.1. La communication directe

Définition La communication directe consiste à parler à quelqu’un en personne ou au


téléphone, à lui envoyer un message texte, etc. C’est aussi la forme de communication la plus
utilisée sur les chantiers. Les échanges se font par voie orale, et tous les langages sont utilisés :
langage oral, intonations, gestes, expressions du visage, etc. La communication directe se passe
d’intermédiaire ; elle ne se fait de personne à personne.

Avantages et inconvénients Les avantages de cette forme de communication sont son


instantanéité, son efficacité et elle permet la gestion de situations présentes et urgentes. Le
principal inconvénient est sa volatilité, elle ne laisse pas de trace dans le temps. Il faut donc la
compléter avec un écrit si c’est nécessaire.

Caractéristiques Elles sont au nombre de trois (03) :

L’importance de l’honnêteté : Lorsque ce type de communication est utilisé, il est très courant
de transmettre des informations réelles et véridiques.

Les sentiments des autres ne sont pas une priorité : Il est vrai que lorsque cette
communication se développe, une personne se concentre sur l’exposition de ses idées et la
transmission d’informations selon ce qu’elle ressent. Ils ne tiennent pas compte de ce que l’autre
personne peut dire ou penser. Pour cette raison, il y a des gens qui ne tolèrent pas bien ce type
de communication et le considèrent comme désagréable.

Cependant, il est très efficace lorsqu’il s’agit d’exposer des problèmes et de rechercher des
solutions, car les informations mises en jeu sont véridiques et honnêtes, il n’y a rien de caché.

Les interlocuteurs doivent convenir : Tous ceux qui participent à ce style de communication
doivent être en ligne. Ils doivent accepter de mettre en place une communication directe. Si
quelqu’un cache des données, il est peu probable qu’elles soient développées efficacement.
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1.3.2. La communication indirecte

Définition

La communication indirecte est celle dans laquelle les idées ne sont pas exprimées
clairement et le message qui est exposé reste diffus. Il n'est généralement pas compréhensible
pour le destinataire et ne clarifie pas certaines données ou concepts. La communication indirecte
est à l'opposé de la communication directe, car les messages ne sont souvent pas compris
lorsqu'elle est mise en pratique.

Caractéristiques Elles sont au nombre trois (03) :

Peur d'offenser le destinataire : L'une des caractéristiques les plus marquantes est d'essayer
de mettre en pratique cette communication avec l'idée d'éviter tout inconfort au récepteur.
Cependant, c'est souvent le contraire qui se produit, car cela finit par brouiller le message et
cela peut entraîner de la frustration.

L'expéditeur a confiance que son message est compris : Lorsqu'une personne communique,
le langage verbal et non verbal est impliqué. L'expéditeur est convaincu que le langage non
verbal sera d'une grande aide pour que le destinataire comprenne son message, mais il ne doit
pas en être ainsi. Les gens préfèrent écouter directement et clairement certaines informations
sans avoir à interpréter le langage non verbal exprimé par l'émetteur.

Contradiction entre langage verbal et non verbal : C'est très courant dans ce type de
communication. L'expéditeur dit une chose, mais son langage non verbal en exprime une autre.
Cela provoque une confusion chez le récepteur qui ne sait pas déchiffrer ce qui lui est
communiqué.

1.3.3. La communication indirecte

Définition La communication verbale est un processus d'utilisation des paroles pour


transmettre des informations aux autres personnes. Vous pouvez utiliser la communication
verbale pour faire des présentations, partager vos points de vue lors de réunions, passer des
appels ou faire des conversations productives avec des collègues.

Différents types de communication verbale Elles sont au nombre de quatre (04) : la


communication interpersonnelle, la communication intrapersonnelle, la communication en petit
groupe et la communication publique
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Interpersonnelle

La communication Interpersonnel s'arrive lorsque des individus échangent des informations,


telles que des idées ou des opinions verbalement. Dans ce type, il est important d'être conscient
de votre gamme de voix, de vos gestes, de vos expressions et de votre langage corporel, car ils
peuvent transmettre des messages derrière vos mots.

Intrapersonnelle

La communication intrapersonnelle est une communication verbale qui se produit internement.


Il peut s'agir de discours intérieur, d'actes d'imagination, de visualisation ou de rappel, où un
individu traite ses pensées. Ce type de communication peut rester une introspection personnelle,
ou il peut se transmettre à des mots.

Communication en petit groupe

La communication en petit groupe peut s'arriver quand plus de deux personnes sont présentes.
Le nombre de participants doit être petit pour permettre à chacun d'interagir ou de parler avec
les autres. Ce type de communications se concentre en général sur l'accomplissement de tâches
spécifiques ou sur la réalisation de certains objectifs. Dans le travail, la communication en petits
groupes peut aider les personnes à jouer des rôles informels, à collaborer et à développer un
sentiment d'appartenance. La taille, la structure, l'identité et le modèle d'interaction peuvent
tous influencer les communications en petits groupes. Exemple : Les réunions du conseil
d'administration, les réunions d'équipe hebdomadaires, etc.

Communication publique Elle a généralement lieu lorsqu'une personne parle à un grand


nombre des personnes, comme une foule. Ici, l'orateur essaie de divulguer et d'expliquer une
idée à une foule. L'information va dans une seule direction ; la personne qui qui parle, adresse
ou transmet des informations à plusieurs destinataires. Exemple : les campagnes électorales.
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SECTION 2 : EXPRESSION ORALE ET ECRITE

Cette partie du cours nous invite à comprendre les spécificités de chacune des deux formes de
communication mises en valeur dans cet enseignement, notamment l’oralité et l’écriture.

I. L’EXPOSE ORAL

2.1.1. Définition

L’expose oral est une prise de parole systématique, coordonnée et significative sur un sujet
donné devant un public déterminé.

2.1.2. Les grands moments d’un exposé

Ils sont au nombre de trois : avant, pendant et après l’expose.

2.1.2.1. Avant l’exposé

Avant de faire un exposé oral, il faut l’avoir préparé. Et au lieu de réciter un texte qu’on aura
appris par cœur, il est préférable d’avoir sous les yeux une suite de notes auxquelles on pourra
se reporter tout en parlant : la mémoire peut défaillir.

Pour préparer l’intervention, il faut prendre en compte :

Sources d’idées

Elles sont à trois :

a) l’expérience personnelle : souvenirs, observations, réflexions, etc.

b) l’expérience d’autrui. A recueillir au moyen de :

- l’interview ou de l’enquête ;

- la technique du brain-storming (réflexion collective visant à produire sans les critiquer, un


maximum des idées sur un thème bien défini).

c) La documentation écrite, audio-visuelle.

Sortes de publics

Ici aussi, on se trouve devant trois possibilités :

a) La foule : au-delà de 500 personnes

- Tenir compte de la psychologie. la foule veut s’identifier à l’homme qui lui parle.
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- Etre attentif et savoir que les phénomènes de foule sont possibles : abolition des différences
individuelles au profit de la relation collective, irresponsabilité collective.

L’auditoire est porteur d’attentes. Il faut les connaitre sinon on court vers l’échec. Des attentes
objectives concernent les conditions d’intervention de l’orateur, sa compétence. L’auditoire
veut savoir qui lui parle et pourquoi.

b) L’auditoire : une centaine de personnes

c) Le petit groupe : d’une vingtaine a une cinquantaine de personnes.

Généralement, l’orateur devient un animateur et établit pratiquement une relation individuelle


avec chacun de participants.

Quelque fois, il connait chaque participant ou se familiarise vite avec eux.

Quatre principes sont à retenir : l’utilisation optimale du temps, l’adaptation de l’exposé à


l’auditoire, la rédaction d’un plan, la disposition impeccable des notes. Dans certains cas
(conférence, discours) tout le texte doit être écrit.

a) La durée de l’exposé

Le contenu de l’exposé ne devra pas excéder le temps imparti ni être court. La matière à
présenter sera donc conçue en fonction de cet élément.

b) L’adaptation de l’expose à l’auditoire

Autant sur le plan de la forme que du contenu, l’exposé doit être adapté au niveau de
compréhension du public (lui parler le langage qui lui convient).

c) Le plan de l’exposé

- conservez un plan logique et simple (idées ordonnées de manière très claire) ;

- mettez-y des formules très courtes et très nettes ;

- appuyez les diverses idées par des exemples appropriés ;

- reprenez les citations, les chiffres et les différentes indications bibliographiques ;

- pour ne pas bafouiller dès l’entrée en matière et pour terminer fermement en beauté, il est
vivement recommandé de rédiger complètement l’introduction et la conclusion.
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d) La disposition des notes

Ces règles seront de stricte application :

- aération des notes ;

- lisibilité,

- rejet des papiers multiformes ou fantaisistes ;

- utilisation des pages recto seulement.

2.1.2.2. Pendant l’expose

Au moment d’engager l’exposé, il faut, chez la plupart des gens combattre le trac, en
se décontractant, en se relaxant… L’orateur a le choix entre trois formes d’expression du
discours :

- improviser ;

- réciter ;

- dire.

Pendant l’expose :

- Il convient de bien poser sa voix. La régler (plus forte ou plus faible, débit plus ou moins
rapide) suivant la grandeur et la résonance de la salle où l’on parle 25-35 cm du micro s’il y en
a un.

- En cas de non limitation de temps, l’orateur viellera à ne pas se fatiguer ; car au-delà d’un
certain temps, la parole ne peut plus être soutenue. Il veillera aussi à ne pas fatiguer l’auditoire,
parce que, après un moment relativement long, l’attention baisse.

- la diction sera soignée : prononciation pure et claire, respiration aisée, le débit ne sera pas
rapide,

- l’orateur n’aliénera pas le public par des propos indécents : manque de modestie, langage
trivial ;

- le corps gardera une attitude ferme, noble et aisée. Les différents gestes seront mesurés. Les
attitudes devront varier ;
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- En dehors des gestes et attitudes oratoires, l’exposé sera animé grâce à une variation dans le
timbre de la voix, dans l’intonation, dans les formules d’entrée et de conclusion et enfin dans
l’emploi des mots (éviter les répétitions inutiles qui accusent une certaine pauvreté sur le plan
stylistique).

2.1.2.3. Apres l’exposé

L’orateur cherche à connaitre l’effet de l’exposé sur le public. Généralement, le jeu de questions
et réponses le renseigne.
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II. L’EXPRESSION ECRITE

2.2.1. Autour de la phrase

Les exigences de l’expression écrite obligent tout un chacun à formuler des phrases. Or,
nombreux sont celles et ceux-là qui ne maitrisent ni formulation ni composition d’une phrase.

2.2.1.1. Les éléments de base

a. La phrase minimale

Une phrase minimale est une phrase construite d’éléments strictement indispensables pour être
comprise. Il s’agit d’un sujet + un verbe conjugué.

Le sujet répond à la question – qui est-ce qui ? ou qu'est-ce qui ? SUJET + VERBE d'ACTION
Julien Joue. sujet Verbe

b. La phrase simple

La phrase simple ne comprend qu'un « seul » verbe conjugué. On peut également l'appeler
phrase indépendante. Comme les autres, elle commence par une majuscule et se termine par
une marque de ponctuation forte.

Les caractéristiques de la phrase simple SUJET + VERBE d'ÉTAT + ADJECTIF

Exemple : Marie est belle. sujet verbe d'état Adjectif qualificatif attribut Nous sommes dix.

Sujet verbe d'état Adjectif numéral SUJET + VERBE d'ÉTAT +ADVERBE + ADJECTIF

Exemple : Marie est très belle.

Sujet verbe d'état adverbe Adjectif qualificatif attribut

Exemple : Nous sommes presque dix. sujet verbe d'état adverbe Adjectif numéral

SUJET + VERBE d'ACTION + ADVERBE

Exemple : Laurent travaille sérieusement.

Sujet verbe d'action adverbe SUJET + VERBE d'ACTION + ADVERBE + ADVERBE

Exemple : Laurent travaille très sérieusement.


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sujet verbe d'action adverbe adverbe SUJET + VERBE + COMPLEMENT d'OBJET Le COD
répond à la question – qui? - quoi? Le COI répond à la question – à/de/pour qui ? - à/de/pour
quoi ?

Exemple : Hugo vend des fleurs.

Sujet verbe d'action Complément d'objet direct (COD)

Exemple : Nicolas parle à sa soeur.

Sujet verbe d'action Complément d'objet indirect (COI)

Exemple : Ces fleurs sont à Wallis. sujet Verbe d'état Complément d'objet indirect (COI)

SUJET + VERBE + COMPLÉMENT CIRCONSTANCIEL Les principaux compléments


circonstanciels sont : Le CCL répond à la question

– où ? Le CCT répond à la question

– quand ? Le CCM répond à la question

– comment ? Le CCB répond à la question

– pourquoi ?

– dans quel but ? Le CCC répond à la question

– pour quelle raison ?

Exemple : Luc va / est à l'école.

Sujet verbe Complément circonstanciel de lieu (CCL)

Exemple : Les cours commencent à dix heures.

Sujet verbe Complément circonstanciel de temps (CCT)

Exemple : Il étudie sérieusement.

Sujet verbe Complément circonstanciel de manière (CCM)

Exemple : Il travaille pour son avenir.

Sujet verbe Complément circonstanciel de but (CCB)

Exemple : Il réussira par fierté.


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sujet verbe Complément circonstanciel de cause (CCC)

c. La phrase composée

Elle est formée de deux ou de plusieurs propositions indépendantes juxtaposées ou reliées par
une conjonction de coordination.

Ex. : Elle a mal au dos, ses genoux sont ankylosés et elle est fatiguée.

d. La phrase complexe

Elle est formée d'une proposition principale à laquelle est rattachée (sont rattachées) une (ou
plusieurs) proposition(s) subordonnée(s). Une phrase complexe possède donc plusieurs verbes
conjugués.

Comment peut-être formée la phrase complexe ?

La phrase complexe peut-être formée de :

- propositions indépendantes juxtaposées

Ex : les coureurs arrivent sur la piste, ils s’alignent pour le départ.

- propositions indépendantes coordonnées

Ex : les coureurs arrivent sur la piste et ils s’alignent pour le départ.

- propositions principales et subordonnées.

Ex : Clarisse s'isole dans la lingerie jusqu'à ce que ses parents l'appellent.

2.2.2. Les types de phrases

Il existe quatre types de phrase : la phrase déclarative, la phrase interrogative, la phrase


exclamative et la phrase injonctive.

a. La phrase déclarative Elle sert à : - constater ou déclarer quelque chose ; - raconter un


événement ; - donner une opinion. C'est le type de phrase le plus souvent utilisé. Elle se
termine par un point (.)( (à l'écrit) et elle comporte un ou plusieurs verbes conjugués.
b. Exemple : - Aujourd'hui, ma petite soeur est malade. b. La phrase exclamative : Elle sert
à:

- exprimer un sentiment ( colère, surprise, joie)


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- exprimer un jugement On place à la fin de la phrase un point d'exclamation ( ! ). La phrase
commence par un mot d'exclamation.

Exemple : Quel, quelle, quels, quelles, comme, que, qu'. Ou en utilisant une phrase déclarative
(de jugement ou de sentiment) et en y ajoutant un point d'exclamation. Exemple : Et oui !
Exemples : Comme il fait beau aujourd'hui ! Quelle chance a-t-elle ! Qu'il est beau !

c. Précisions sur le type interrogatif

Elle sert à poser une question.

À l'écrit, elle se termine par un point d'interrogation ( ? ). Il y a plusieurs constructions possibles:

L’interrogation est totale quand l’interlocuteur peut répondre par oui, si ou non.

Ex. : Vient-il demain ?

L’interrogation est partielle quand la question porte sur un élément de la phrase et que
l’interlocuteur ne peut pas répondre par oui, si ou non.

Ex. : À quelle heure vient-il ?

La construction de la phrase interrogative varie selon le niveau de langue.

Ex. : Tu viens ? (familier)

Ex. : Est-ce que tu viens ? (courant)

Ex. : Viens-tu ? (soutenu)

Certaines questions n’attendent pas de réponse : on les appelle des questions rhétoriques. Elles
peuvent par exemple permettre :

de donner un ordre : ex. : Peux-tu te calmer ? (= Calme-toi)

d’exprimer un sentiment d’agacement : ex. : Tu le fais exprès ?

d. Précisions sur le type injonctif

Le mode utilisé est souvent l’impératif, mais on trouve aussi :

l’indicatif présent : ex.: Tu arrêtes, maintenant !

l’indicatif futur : ex. : Vous le ferez pour demain.

l’infinitif présent : ex. : Ne pas fumer.


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le subjonctif présent : ex. : Qu’il sorte !

Par ailleurs, certaines phrases non verbales peuvent aussi être injonctives : ex. : Chut !

Résumé :

- La phrase déclarative permet de donner une opinion ou de raconter un événement ;

- La phrase interrogative permet de poser une question ;

- La phrase impérative permet de donner un ordre ou un conseil ;

- La phrase exclamative permet de préciser si l'on est en colère, très content ou très surpris. (de
mettre de l'emphase sur les émotions).

2.2.3. Les formes de phrases a. Forme affirmative et forme négative

Les marques de négation qui encadrent le verbe (ou son auxiliaire, s’il s’agit d’un temps
composé) fonctionnent toujours par deux : ne + verbe + pas, plus, rien, jamais, personne, etc.
ATTENTION : Souvent, le ne (n’) est oublié à l’oral. Il ne faut pas l’oublier à l’écrit ! ex : J’en
sais rien ! (familier, à l’oral) : Je n’en sais rien ! (à l’écrit).

Les expressions craindre que, avoir peur que, à moins que peuvent être suivies d’un ne dit
explétif (qui ne marque pas la négation).

ex : J’ai peur qu’on ne soit en retard.

Une phrase complexe n’est négative que quand la négation porte sur le verbe de la proposition
principale. ex : Je ne pense pas qu’il viendra. : phrase à la forme négative

ex. :Je pense qu’il ne viendra pas. : phrase à la forme affirmative b. La forme emphatique La
forme emphatique met en valeur un élément de la phrase. Pour cela, on utilise :

les présentatifs c’est… que, ce sont… qui (ou voilà… que, il y a… qui, etc.).

ex : C’est toi qui commences ! le sujet est mis en valeur par rapport à la forme neutre (Tu
commences.).

le détachement d’un mot ou groupe de mots en début de phrase, repris dans la suite de la
phrase par un pronom. ex : Ces fleurs, je les trouve magnifiques ! ex : Moi, je reste.
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III. LES REGISTRES DE LANGUE DANS UNE SITUATION DE COMMUNICATION

Nous ne nous adressons pas de la même manière à un ami proche, un employé de la mairie, un
professeur ou un parent. Nous parlons beaucoup, mais nous ne parlons pas toujours de la même
façon. Nous devons adapter notre expression à un auditoire particulier et à une situation
particulière. Pour désigner ces différentes manières de s’exprimer, on parle en français de «
registres de langue ».

On distingue traditionnellement trois grands registres :

Le registre familier ; le registre courant ; le registre soutenu.

Pour les différencier, il faut prendre divers éléments en compte : la richesse du vocabulaire, la
complexité de la syntaxe, la qualité de l’expression, etc.

Cet axe vise à proposer de meilleurs moyens pour cerner au mieux l’organisation d’un discours
qu’il soit oral ou écrit. Ceci par les différents usages et sa structuration.

I. L’ORTHOGRAPHE D’USAGE

Elle porte sur le bon usage des signes orthographiques. Elle s’acquiert par l’apprentissage et la
lecture de bons auteurs. La dérivation, la prononciation et l’étymologie constituent son
fondement.

3.1.1. Signes orthographiques

Il ne faut pas les confondre avec les signes de ponctuation. Il y a : les accents, le tréma, le trait
d’union, l’apostrophe et la cédille.

a. Accents

Ils sont de trois sortes :

Accent aigu (’) qui se place sur le e fermé non suivi d’un d, r, f ou z final. Exemple : Clé,
clef.

Accent grave (‛) qui se met :


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- sur le e ouvert. Exemple : Père, mère, frère ;

- sur le a de a préposition de certains adverbes.

Exemple : là, déjà, delà.

N.B. : Suivi de deux consonnes le e ouvert ne porte pas l’accent. Exemple : effort, exhibition.

Accent circonflexe (ˆ) qui se place sur une voyelle longue. Exemple : fête, pâte.

- sur la voyelle u des adjectifs mûr(e) et sûr(e) ;

- sur la voyelle u des participes passes masculins singuliers des verbes croitre, devoir et mouvoir
(crû, dû et mû) ;

- sur la voyelle o des pronoms possessifs masculins de deux premières personnes du pluriel :
le(s) nôtre(s) ; le(s) vôtre(s).

- sur la voyelle du début de la désinence de deux premières personnes du pluriel du passé simple
: Exemple : Nous chantâmes, vous dîtes.

- sur la voyelle i des verbes en –aître et en –oitre lorsque la voyelle en question est suivie de la
consonne t. Exemple : Il paraît que JESUS revient bientôt ; Cette plante ne croît plus.

3.1.2. Autres signes

Le tréma (¨) placé sur une voyelle, il exige que cette dernière soit séparée, dans la
prononciation, de celle qui la précède.

Exemple : l’agence canoë, noël.

Le trait d’union (-) comme son nom l’indique, il sert à unir deux ou plusieurs mots.

Exemple : Vingt-sept, quarante-quatre.

l’apostrophe (‘) : on l’emploie en cas d’une élision.

Exemple : L’avion décolle dans dix minutes.

la cédille se met sous c quand il doit se prononcer s devant les voyelles a, o, u.

3.1.3. Règle d’accord de quelques mots d’origine étrangère

Origine anglaise :
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Dans les noms composés, en général c’est le second élément qui se met au pluriel. Exemple :
Cow-boys.

- Les noms en y forment leur pluriel avec -ies quand y est précède d’une consonne.

Exemple : Baby Babies

- Origine italienne

- Le i final est la marque du pluriel. Il ne faut donc plus en mettre. Exemple : des macaroni.

NB : Dans cette déclinaison, il convient de noter que la langue française écrite est favorable à
l’accord de ces mots en tenant compte de ses exigences grammaticales.

Exemples : des macaronis ; des spaghettis.

II. ORTHOGRAPHE DE REGLE

Elle consiste dans l’observation des règles portant sur les changements grammaticaux des mots
: marque du pluriel, accord, féminin.

3.2.1. Ponctuation

Elle sert à indiquer par des signes conventionnels :

les pauses et les informations obligatoires dans la lecture ;

les rapports entre les différentes parties du discours écrit.

Il y a six principaux signes de ponctuation :

le point, le point-virgule, le point d’interrogation, le point d’exclamation, les deux points et la


virgule.

a. Le point (.) indique une grande pause. Il s’emploie après une phrase normale (déclarative)
entièrement terminée et après une abréviation.

Exemple : le cours est fini.

b. Le point-virgule (;) marque une pause moyenne et s’emploie pour séparer entre elles, les
parties semblables d’une phrase surtout déjà subdivisées par la virgule.

Exemple : Paul est malade ; il faut maintenant le conduire à l’hôpital.


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c. Le point d’interrogation (?) se place à la fin de toute phrase qui exprime une
interrogation directe.

Exemple : Viendras-tu ?

d. Le point d’exclamation (!) intervient après une interrogation ou à la fin d’une phrase qui
marque la joie, la douleur, l’admiration, la terreur.

Exemples : Mais pour quelle raison vous réjouissez-vous après une si piètre prestation ?!

Eh ! viens ici, Quelle bonne chance !

e. Les deux points (:) s’emploient pour introduire une citation, une énumération ou une
explication.

- Le soldat dit : « L’entrée du camp est interdite ».

Exemples : - Tous étaient présents : hommes, femmes et jeunes gens.

- Il n’est pas venu : son fils est malade.

f. La virgule (,) indique une courte pause et s’emploie pour séparer des éléments juxtaposés
ou apposés des éléments de même nature non reliés par la conjonction et, ou, ni des
propositions circonstancielles, relatives à valeur explicative, incises ou principales.

Exemples : - Viens, tiens, pars et ne reviens plus !

- Je viendrai demain, dit-elle, que tu sois là ce soir.

Outre, les signes précités, il en existe cinq qui sont d’un emploi très particulier : les points
de suspension, les parenthèses, les guillemets, le tirer et l’astérisque.

a. Les points de suspension (…) indiquent une interruption, une réticence ou une pause
mettant en relief ce qui suit.

Exemple : J’aurai aimé te voir proche de moi au soir de ton anniversaire, mais …

b. Les parenthèses ( ) servent à isoler, à l’intérieur d’une phrase, quelques indications


accessoires.

Exemple : La journée de demain (tout le monde le sait) est chômée payée non récupérable.

c. Les guillemets « » encadrent une citation ou une expression étrangère du langage courant.

Exemple : Puis elle affirma : ≪ je viendrai demain ≫.


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d. Le tiret (-) marque le changement d’interlocuteur dans le dialogue. Il s’emploie aussi
pour mettre en exergue une expression ou un mot.

- Viendra-t-elle ?

Exemples : - Non.

- et pourquoi ?

- Dalton-lenain s’est évadé de la prison.

e. L’astérisque (*) indique un renvoi et tient lieu d’un nom propre qu’on veut taire ou faire
connaitre par la simple initiale.

Exemple : C’était en compagnie de * (ou chez Monsieur K*) que je l’ai rencontrée.

N.B. : L’alinéa compte aussi parmi les signes de ponctuation. Il marque une grande pause
et indique le passage d’un groupe d’idées (paragraphe) à un autre (paragraphe).

3.2.2. Accord du participe passé

a. Règles générales

Employé sans auxiliaire

- Accord en genre et en nombre avec le mot auquel il se rapporte.

Exemples : Des feuilles brûlées / un habit parfumé.

Employé avec auxiliaire être

- Accord en genre et en nombre avec le sujet du verbe

Exemples : Elle est accompagnée de son mari et sont venus en voiture.

b. Règles particulières (quelques-unes)

Participe passé suivi d’un infinitif

- accord avec le mot qui fait l’action marquée par l’infinitif, si ce mot le précède.

Exemple : Les fruits que j’ai vus murir.

- invariable quand l’infinitif (COD) ne fait pas l’action

Exemple : Les fruits que j’ai vu cueillir.


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Remarque :

Le participe passe fait suivi d’un infinitif est toujours invariable ;

Parfois, l’infinitif est sous-entendu. Dans ce cas, le participe passé est toujours invariable.

c. Participe passé précédé de EN, reste invariable quand en a valeur de C.O.D.

Exemple : Nous avons acheté des mangues et nous en avons mangé.

- accord du participe passe avec l’antécédent de QUE s’il est C.O.D

Exemples : - J’ai lu cette histoire dans la langue originelle ;

- L’explication que l’enseignant en a donnée en français facile était nécessaire.

3.2.3. Accord des mots composés, adjectifs de couleur et adjectifs numéraux cardinaux

Disposition

Le pluriel des noms composés est un problème pour l’orthographe. On dispose des règles
traditionnelles et des conseils des Rectifications de 1990. Nous donnons les deux tout en sachant
que la règle générale est la même dans les deux cas.

3.2.3.1. Construction et accord des noms composés.

Un nom composé est généralement formé de deux ou trois mots, parfois réunis par un trait
d’union : un stylo-feutre, une pomme de terre, un arc-en-ciel.

Plusieurs constructions sont possibles :

• nom + nom : un stylo-feutre ;

• nom + adjectif ou adjectif + nom : un coffre-fort, un rouge-gorge ;

• verbe + nom : un sèche-linge ; • adverbe + nom : une contre-allée ;

• nom + préposition + nom : un arc-en-ciel.

Règle générale : dans les mots composés, seuls le nom et l’adjectif peuvent se mettre au pluriel.
Le verbe, l’adverbe et la préposition sont invariables.

Quand le mot qui forme le nom composé est un verbe, un adverbe ou une préposition, il est
invariable : des tire-bouchons, des contre-allées, des arcs-en-ciel.

Quand le mot est un adjectif, il s’accorde : des rouges-gorges, des coffres-forts.


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Quand le mot est un nom, généralement, il s’accorde : des tire-bouchons, des contre-allées,
des rouges-gorges, des coffres-forts.

Parfois, le nom s’accorde ou reste invariable. Cela dépend du sens du mot composé : une
année-lumière/des années-lumière (plusieurs années, mais c’est toujours la lumière) ; un sèche-
linge/des sèche-linge (cet appareil sèche le linge) ; un sèche-cheveux/des sèche-cheveux (cet
appareil sèche les cheveux) ; un arc-en-ciel/des

arcs-en-ciel (il y a plusieurs arcs, mais c’est toujours le ciel).

Voici un récapitulatif des règles

• Nom + nom,

selon le sens :

– les deux noms sont au pluriel : un chou-fleur/des choux-fleurs

– un nom reste invariable : un timbre-poste/des timbres-poste.

• Nom + adjectif :

– les deux s’accordent : un rouge-gorge/des rouges-gorges. • Verbe + nom, le verbe est


invariable et selon le sens

– le nom se met au pluriel : un tire-bouchon/des tire-bouchons ;

– le nom reste au singulier : un sèche-linge/des sèche-linge

;– le nom est au pluriel : un sèche-cheveux/des sèche-cheveux.

• Adverbe + nom : l’adverbe est invariable : une contre-allée/des contre-allées.

Remarque

Quand le nom composé est formé d’un verbe et d’un nom commun, le nom commun prend les
marques du pluriel. Les noms composés suivent donc les mêmes règles que les noms écrits en
un seul mot : un chat/des chats, un tire-bouchon/des tire-bouchons, un sèche-linge/des sèche-
linges, un sèche-cheveu/des sèche-cheveux.

On laisse invariables les noms propres et les noms communs précédés par un article au singulier
: un prie-Dieu/des prie-Dieu, un cessez-le-feu/des cessez-le-feu.
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3.2.3.2. Accord des adjectifs de couleur

Comme un adjectif ordinaire, l'adjectif de couleur s'accorde en genre et en nombre avec


le nom auquel il se rapporte. Exemples : des chats noirs, des drapeaux rouges, des olives vertes,
des chaussures bleues, des dents blanches…ll s'agit des adjectifs qui désignent seulement une
couleur et non pas une chose à l'origine de la couleur (fleur, pierre précieuse...). à La couleur
est exprimée par un seul adjectif Dans ce cas, et dans ce cas seulement, l'adjectif de couleur
s'accorde en genre et en nombre.

Des chats noirs (masculin, pluriel). Des robes bleues (féminin, pluriel). Une chemise blanche
(féminin, singulier) à pois rouges (masculin, pluriel). La couleur est exprimée par deux adjectifs
Cela permet de nuancer une couleur. Même si l'un des deux adjectifs ne désigne pas directement
une couleur, les deux adjectifs réunis indiquent une couleur précise. Dans ce cas, aucun des
deux adjectifs ne s'accorde.

Des manteaux vert foncé. Des pulls jaune pâle. des jupes bleu vif. Noms de choses utilisés
comme adjectifs Certaines choses présentent une couleur particulière et caractéristique, il est
d'usage d'utiliser le nom de cette chose pour désigner la couleur. Ces adjectifs de couleur sont
invariables, ils ne s'accordent jamais. des chemisiers cerise => de la couleur de la cerise, des
chaussures marron => de la couleur du marron, des chaussettes orange => de la couleur de
l'orange. Attention : Cinq exceptions sont considérées comme de véritables adjectifs
qualificatifs et s'accordent : rose, écarlate, mauve, pourpre, fauve. Donc, on dira : des robes
roses, leurs joues écarlates, leurs pantalons mauves, des foulards pourpres, mes chaussons
fauves.

"châtain" est un cas controversé : au masculin pluriel, pas de souci : des cheveux "châtains"
(règle habituelle), des cheveux "châtain clair" (comme pour un vert clair). Pour le féminin, c'est
plus compliqué, et tout le monde n'est pas d'accord : la forme existe (châtaine), mais elle très
peu utilisée. Elle est même indiquée comme "rare" dans certains dictionnaires.

3.2.3.3. Accord des adjectifs cardinaux

Les nombres (ou adjectifs numéraux) cardinaux, même employés comme noms, sont toujours
invariables, sauf un, vingt et cent :

Les quarante-cinq dernières pages sont les plus intéressantes.

J’avais les quatre neufs dans mon jeu (de cartes).


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Un Un est variable en genre seulement. Ainsi on écrira :

trente et une fenêtres

vingt et une cartes

Il se leva à quatre heures une (minute), et partit à cinq heures moins une. Malgré une certaine
hésitation de l’usage, un est généralement invariable dans les deux cas suivants : Indication
d’une page, d’un livre ou d’une autre subdivision d’ouvrage où un a valeur d’ordinal :

page 1 (page « un »)

lettre XXI (lettre « vingt et un ») Expressions (vingt et un mille, trente et un mille, etc.) où
un porte sur mille plutôt que sur le nom féminin qui suit :

vingt et un mille pommes Remarque On fait généralement l’élision devant un :

les multiples d’un million

être suivi d’un ou de plusieurs nombres Il n’y a pas d’élision quand un est pris comme
substantif et représente un numéro, ou quand il marque le point de départ d’une série : le un
de telle rue (la maison qui porte le numéro 1)

le un (le numéro 1 à la loterie)

la une (la première page d’un journal)

compter de un à dix On peut aussi ne pas faire l’élision quand on veut souligner le nombre
un en le faisant précéder d’une pause :

une pièce de un dollar (ou d’un dollar) Quand un est représenté par un chiffre, on n’élide pas
: une pièce de 1 dollar

Vingt et cent Vingt et cent varient en nombre quand, multipliés par un autre nombre, ils
constituent le dernier terme d’un adjectif numéral composé :

quatre-vingts oiseaux

cinq cents litres On écrit cependant cent vingt, parce qu’il ne s’agit pas d’une multiplication.
Lorsque vingt et cent sont suivis d’un ou de plusieurs autres adjectifs numéraux, ils restent
invariables :

quatre-vingt-dix oiseaux
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cinq cent vingt et un grammes

trois cent mille dollars Employés avec une valeur ordinale, ces mots restent invariables :
les années quatre-vingt

la page quatre-vingt

le quatre-vingt du boulevard Maisonneuve

l’an mille huit cent

le paragraphe deux cent

Mille Mille employé comme numéral est toujours invariable, même lorsqu’il est substantivé
: des mille et des cents

trois mille dollars

des centaines de mille

vingt-deux mille tonnes Mille s’accorde au pluriel quand il désigne une unité de mesure :

à trois mille milles de New York

cent milles à l’heure.

III. L’ARGUMENTATION

Il s’agit de montrer l’enchainement des idées à partir d’une cohérence à la fois lexicale et
syntaxique.

3.3. Construire un paragraphe

Un paragraphe a donc pour rôle de convaincre le lecteur de la justesse ou de la faiblesse d'une


thèse. Pour être convaincant, il doit non seulement formuler un argument, mais aussi l'expliquer
et l'illustrer à l'aide d'un ou plusieurs exemples.

3.3.1. Définition

Un paragraphe sert à développer ou argumenter, c'est-à-dire une idée directrice qui vise à
justifier ou à réfuter une thèse. Par conséquent, il faut :

changer de paragraphe à chaque nouvel argument

lier logiquement chaque paragraphe à la thèse ou à un autre paragraphe.


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3.3.1.1. Utiliser les paragraphes

Les paragraphes sont obligatoires dans tous les exercices qui consistent à argumenter pour ou
contre une thèse :

Discuter une thèse

Réfuter une thèse

Étayer une thèse

Rédiger un travail d'imagination qui consiste à argumenter Attention !!! Dans chacun de ces
travaux, deux ou trois parties sont développées (correspondant à deux ou trois thèses). Chacune
de ces parties contient en général trois paragraphe (trois arguments illustrés d'exemples pour
chaque thèse).

3.3.1.2. Formuler l'argument

Tout paragraphe débute par l'argument ou l'idée directrice qu'il va développer.

Attention! : Il ne faut pas oublier de lier logiquement cet argument à ce qui précède. Deux cas
peuvent se présenter:

liaison de l'argument à la thèse à justifier ou à réfuter. On utilise alors des connecteurs


logiques de cause (en effet, car, etc.)

liaison de l'argument au paragraphe précédent, c'est-à-dire à l'argument précédent. On peut


utiliser des connecteurs logiques d'addition (de plus, d'abord, ensuite, enfin). On cherche surtout
à marquer la progression d'un paragraphe à l'autre (d'abord, ensuite, mais surtout).

Exemple : La Comédie peut poser des problèmes graves (thèse). En effet (lien logique), la
comédie peut avoir pour fonction de dénoncer certains comportements inadmissibles
(argument).

3.3.1.3. Expliquer l'argument

Pour ne pas rester une affirmation gratuite, tout argument doit être expliqué et développé. Cette
explication suivra l'argument et sera liée à ce dernier par un connecteur logique (en effet, ainsi).
Exemple : La Comédie peut poser des problèmes graves (thèse). En effet (lien logique), la
comédie peut avoir pour fonction de dénoncer certains comportements inadmissibles
(argument). Ainsi (lien logique), de nombreuses comédies mettent en scène des groupes
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d'hommes ou des catégories sociales qui se caractérisent par leurs abus, leurs ridicules ou les
injustices qu'ils commettent (explication ou développement de l'argument).

3.3.1.4. Donner un exemple

Après avoir été expliqué, l'argument est illustré par un ou plusieurs exemples (cas particulier
ou concret qui prouve l'argument) L'exemple doit être:

lié logiquement à l'explication de l'argument (ainsi, par exemple)

précis: s'il s'agit d'un livre, d'un article, d'un sondage, il faut scrupuleusement indiquer le titre,
l'auteur, la provenance

exploité et développé: il convient de bien insister sur les caractéristiques de l'exemple qui
illustrent l'argument.

Exemple: La Comédie peut poser des problèmes graves (thèse). En effet (lien logique), la
comédie peut avoir pour fonction de dénoncer certains comportements inadmissibles
(argument). Ainsi (lien logique), de nombreuses comédies mettent en scène des groupes
d'hommes ou des catégories sociales qui se caractérisent par leurs abus, leurs ridicules ou les
injustices qu'ils commettent (explication ou développement de l'argument). Dans L'Île des
Esclaves, par exemple (lien logique), Marivaux, dramaturge du XVIIIe siècle, fustige les
attitudes violentes, égoïstes et orgueilleuses des aristocrates Iphicrate et Cléantis qui n'hésitent
pas à battre leurs valets et à les traiter comme des animaux (exemple développé).

3.3.2. Les différents connecteurs logiques et leur fonction

Ils sont nombreux et permettent le passage d’un paragraphe à un autre. Leur principal rôle est
d’introduire une idée.

L'addition

Et - De plus - Puis - En outre - Non seulement... mais encore.

L'opposition

Mais - Malgré - Cependant - Par contre - Au contraire - Pourtant - Or - En revanche - Alors que
- Tandis que - Néanmoins - Pour sa part - D’un autre côté - En dépit de - Au lieu de.

L'alternative
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Ou - ou bien - Soit… soit - Soit… ou - Tantôt… tantôt - Ou… ou - Seulement… mais encore -
L’un… l’autre - D’un côté… de l’autre - D'une part ... d'autre part.

Le But

Pour que - Afin que - De peur que - En vue de - De façon à ce que.

La Liaison

Puis - Ensuite - Alors - Ainsi - Aussi - D’ailleurs - En fait En effet - De même - Également -
D'autre part - De surcroît.

La Cause

Car - En effet - Effectivement - Comme - Par - Parce que Puisque - Attendu que - Vu que - Etant
donné que - À cause de - Grâce à - Par suite de - Eu égard à - En raison de - Du fait que - Dans
la mesure où - Sous prétexte que.

La Conséquence

Donc - Aussi (+ inversion de sujet ) - Alors - Ainsi - Par conséquent - si bien que - D’où - En
conséquence - Par suite - C’est pourquoi - De sorte que - En sorte que - De façon que

- De manière que - Si bien que.

La comparaison

Comme - De même que - Ainsi que - Autant que - Aussi… que - Si… que - De la même façon
que - Semblablement - Pareillement - Plus que - Moins que - Non moins que - Selon que -
Suivant que - Comme si ...

La concession

Malgré - En dépit de - Toutefois - Quoique - Bien que - Alors que - Quel que soit - Même si -
Ce n’est pas que - Certes - Bien sûr - Évidemment - Il est vrai que.

La Conclusion

Ainsi - En résumé - En somme - Bref - Donc - En un mot - Par conséquent - Finalement - Enfin
- En définitive.

La condition / La supposition
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Si - Au cas où - A condition que - Pourvu que - A moins que - En admettant que - Pour peu que
- A supposer que - En supposant que - Dans l’hypothèse où - Dans le cas où - Probablement -
Sans doute - Apparemment.

La classification / l’énumération

D’abord - Tout d’abord - En premier lieu - Premièrement - En deuxième lieu - Deuxièmement


- Après - Ensuite - De plus - Quant à - En troisième lieu - Puis

- En dernier lieu - Pour conclure - Enfin.

L'explication

A savoir - C’est-à-dire - Soit - Notamment - En l'occurrence - Entre autres.

L'illustration

Par exemple - Comme - Ainsi - C’est ainsi que - C’est le cas de - Notamment - Entre autres -
En particulier.

La justification

Car - C’est-à-dire - En effet - Ainsi - Parce que - Puisque - Du fait que - Du fait de - En sorte
que - C’est ainsi que - Non seulement… mais encore.

La restriction

Cependant - Toutefois - Néanmoins - Pourtant - Mis à part - Ne… que - En dehors de - Hormis
- A défaut de - Excepté - Sauf - Uniquement - Simplement.

Le temps

Quand - Lorsque - Comme - Avant que - Après que - Alors que - Dès lors que - Tandis que -
Depuis que - En même temps que - Pendant que - Au moment où.

3.3.3. Le discours argumentatif

3.3.3.1. Définition

Le discours argumentatif sert à défendre des idées, un point de vue et à persuader un locuteur
qui pourrait être en désaccord en développant des arguments. Pour être plus persuasif,
l’énonciateur utilise souvent la 1ère personne du singulier, il s’implique ainsi complètement
dans l’énoncé. Il peut également interpeller son locuteur en employant la 2ème personne du
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singulier ou du pluriel. Généralement, le temps est le présent de l’indicatif. L’énonciateur utilise
beaucoup d’adverbes et de locutions adverbiales pour appuyer son argumentation :
certainement, assurément, sans aucun doute, évidemment, il est certain que... Chaque mot est
soigneusement choisi afin d’être le plus persuasif possible.

3.3.3.2. Sa structure Généralement,

le discours commence par une petite introduction qui sert d’entrée en matières. Vient ensuite
l’argumentation, le développement des idées. Celle-ci est souvent illustrée, appuyée par des
exemples, l’énonciateur utilise fréquemment des figures de style comme la métaphore pour
mieux persuader. Il peut choisir de développer ses arguments en les confrontant avec ceux d’un
interlocuteur imaginaire et ainsi, par divers procédés, démolir cette thèse adverse au profit de
la sienne.

3.3.4. Principaux types de plans pour mieux cerner ses idées à l’oral ou à l’écrit

Cet aspect est important car c’est l’occasion pour l’apprenant de comprendre que la
transmission de toute idée, orale ou écrite soit-elle, nécessite une logique rationnelle appelée
plan, progression ou démarche argumentative. D’où l’occasion de présenter quelques plans ici
:

3.3.4.1. Le plan dialectique

On utilise ce type de plan pour traiter les questions de type : pensez-vous que …, dans quelles
mesures peut-on dire que …, partagez-vous ce point de vue… etc. Il faut confronter les thèses
avant d’émettre un avis personnel.

3.3.4.2. Le plan thématique

Il s’apparente à l’exposé. Il ne s’agit pas de discuter une thèse, mais plutôt de l’étayer ou de la
réfuter, c'est-à-dire fournir un certain nombre d’arguments organisés et capables de valider un
jugement.

On emploie ce type de plan lorsqu’il s’agit de réfléchir sur une définition : (qu’est-ce qu’un
roman ? qu’est-ce qu’une oeuvre engagée ?), ou de vérifier une affirmation (en quoi a-t-on
raison d’affirmer que … ? montrez, commentez ou justifiez ceci :…).
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3.3.4.3. Le plan analytique

Très proche du plan thématique, il se propose d’examiner une notion en envisageant les causes,
les manifestations qui en découlent avant de proposer les éventuelles solutions. C’est un plan
qui est orienté vers l’action : problème, causes, solutions / causes, manifestations,
conséquences.

3.3.4.4. Le plan comparatif

Il fait un parallélisme constant entre deux notions avant d’élaborer une synthèse personnelle
qui essayera d’établir leurs points majeurs de convergence ou de divergence et de proposer un
dépassement. Il peut faire penser au plan dialectique mais s’en distingue car celui-ci examine
une notion, alors que le plan comparatif en étudie plusieurs.

CONCLUSION

Somme toute, cet enseignement intitulé Techniques d’expression et communication, dresse un


contour des notions d’orthographe et de grammaire qui, souvent présentées comme difficiles
voire complexes en ce qui est de leur maitrise par les apprenants et autres usagers, a été fait en
plus des notions fondamentales de la communication qui ont été abordées dans une perspective
exploratrice. Il reste donc à l’étudiant(e) d’en faire bon usage en s’appuyant sur les quelques
exemples et cas pratiques convoqués dans ce support de cours. Instruire sur la pratique de la
communication professionnelle n’étant pas l’objet de cet enseignant, il nous est paru intéressant
de simplement inventorier les différents types et formes de communication rencontrés en milieu
professionnel.

Bibliographie

- BARIL, (D.) et Guillet (J.), Techniques d’expression orale et écrite, 14e ed., Paris, 1978.

- BERNARD, (F), Le lien communicationnel en organisation, Sciences de la société, n° 50/51,


2000

- BOKEME (S.M.), Des mots pour bien s’exprimer en français, Kinshasa, CRP, 1986, 2e ed.,
2000. - BRUNO (J.), La communication, Paris, Ed. De Boeck Supérieur, 2009.
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SECTION 3 : ORTHOGRAPHE LEXICALE ET ARGUMENTATION

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