Hae Pre Poly
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UNIKOL
FACULTE POLYTECHNIQUE
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OBJECTIFS GENERAUX:
Sur le plan cognitif et du savoir ce cours qui porte sur les notions d’hygiène, d’assainissement
et d’environnement a pour objectifs :
D’éveiller l’attention de l’étudiant sur l’aide à fournir à la population dans le recensement de
ses propres problèmes de santé liés à l’hygiène ;
De lui faire voir qu’il peut guider la population dans son effort pour promouvoir et maintenir
avec son propre concours sa santé ;
Donner à l’étudiant des pistes capables de conscientiser la population à trouver elle-même la
solution à ses propres problèmes de santé liés à l’hygiène.
OBJECTIFS SPECIFIQUES:
A la fin de ce module, l’étudiant de première année de Graduat devra être capable de :
Définir les notions d’hygiène, d’assainissement, de l’écosystème, de l’environnement et du
milieu ;
Maîtriser les notions d’approvisionnement en eau potable ;
Organiser un meilleur système de la gestion des déchets solides, liquides et des excrétas ;
Organiser la lutte anti vectorielle et ;
Maîtriser les notions d’hygiène alimentaire, individuelle, de l’habitat, et professionnelle
Méthodes d’enseignement
Méthode d’évaluation
Supports didactiques
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CHAPITRE PREMIER : LES GENERALITES SUR L’HYGIENE ET
ASSAINISSEMENT DU MILIEU
1.1. L’HYGIENE : est une science médicale qui étudie l’ensemble des mesures destinées à
améliorer l’état de santé et du confort des individus, à préserver ces derniers des facteurs d’agressivité
voire des maladies.
1.2. L’ASSAINISSEMENT : C’est une action visant à l’amélioration de toutes les
conditions qui, dans le milieu physique de la vie humaine, influent ou sont susceptibles d’influer
défavorablement sur le bien-être physique, mental et social des individus. Elle est aussi une pratique
regroupant les mesures simples d’hygiènes qui sont pratiques, peu coûteuses, acceptables pour les
bénéficiaires, facilement réalisables par eux, lesquelles mesures permettent de satisfaire les besoins
fondamentaux des communautés en hygiène et améliorer les conditions de santé et de vie.
1.3. L’ÉCOLOGIE : Ce terme, du grec oikos (maison) et logos (science de ou étude de),
désigne littéralement l’étude des choses domestiques, de cette grande maison qu’est la planète Terre,
incluant tous les organismes vivants (portion biotique de la biosphère). L’écologie inclut également
l’étude des flux d’énergie et des cycles de la matière inerte (portion abiotique), les cycles
biogéochimiques. Le champ d’action de l’écologie s’est continuellement agrandi pour englober, depuis
les années 1960, le déséquilibre (pollution de l’environnement) apparu entre l’environnement naturel et
les actions d’origine anthropique.
1.4. L’ECOSYSTEME : est un ensemble d’unités fonctionnelles de nature écologique,
stable dans le temps. L’association à un environnement physico-chimique spécifique d’une communauté
vivante, la biocénose, constitue un écosystème. Les composantes biotiques et abiotiques forment
l’écosystème au sein duquel circulent constamment énergie et matière.
1.5. L’ENVIRONNEMENT : L’Environnement est l’ensemble de conditions naturelles
(biologiques, physiques et géographiques), culturelles (sociologiques) et des conditions découlant de
l’aménagement du territoire qui agissent sur les organismes vivants (faune, flore et l’homme).
L'environnement est notre cadre de vie : c'est l'ensemble des éléments naturels, faune, flore, et
artificiels construction humaine, traces de l'activité humaine, pollution qui le constituent.
L'environnement comprend différents " milieux de vie " de tailles très variables : une forêt, un champ,
une pelouse, un vieux mur, un coin de fleurs.
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A) FACTEURS PHYSIQUES DU MILIEU
a.1. L’AIR : c’est le premier élément dans l’ordre des priorités des besoins de l’organisme, il est
source de vie et existe partout où nous pouvons vivre. Il contient de l’oxygène qui est très nécessaire
pour la vie de l’homme.
Il peut être pollué par des microorganismes nocifs (virus, microbes…), par certains sous produits
de l’activité de l’homme (déchets industriels, gaz, fumées, poussière en suspension, les odeurs
désagréables, brouillard, radiations dangereuses…)
a.2. L’EAU : élément indispensable à la vie de l’homme qui occupe le deuxième rang après l’air
dans nos besoins fondamentaux. Les besoins de l’organisme en eau se placent en double exigence de la
quantité et de la qualité.
L’eau peut être polluée par des décharges incontrôlées ou non réglementées des déchets des
diverses origines :
Déchets ménagers (les ordures, les eaux usées et les débris des végétaux),
Les déchets industriels, artisanaux, agricoles…
Les excrétas (urines et selles).
a.3. LE SOL : il est le support essentiel de la vie, de l’environnement physique et biologique. Il
peut être pollué par :
Les eaux usées et stagnantes,
Les dégestions humaines et animales,
L’emploi abusif des engrais, des pesticides, des herbicides et d’autres produits chimiques.
Il faut que tout processus d’élimination des déchets à travers le sol ne puisse pas contaminer la
nappe aquifère, ne pas perturber l’équilibre du sol ou le rendre stérile et ne pas favoriser la prolifération
des certains parasites nuisibles pour la santé.
a.4. L’ESPACE : fait partie de l’environnement physique du milieu, la couche superficielle
appelée ionosphère étant le siège des rayonnements avantageusement exploités dans la
télécommunication par satellite. Elle nous sert également de protection contre les radiations
ultraviolettes.
a.5. LE SOLEIL : il est le grand générateur de la nature, son rôle dans le phénomène de la
photosynthèse, de l’auto épuration des cours d’eaux et de la synthèse de la vitamine D dans l’organisme
est bien connu. Il peut aussi causer des lésions cutanées sous forme de brûlures (canicule) et aussi des
lésions dermatologiques chez ceux qui utilisent des produits cosmétiques (cosmetic sun).
a.6. LES BRUITS : ils sont un son indésirable. La plupart des activités humaines s’accompagnent
des bruits. L’accroissement continu du bruit constitue une nuisance publique, une menace dirigée contre
la santé physique et mentale de l’homme.
B) FACTEURS BIOLOGIQUES DU MILIEU
b.1. LES PLANTES : contribuent à la régénération de l’oxygène du milieu. Elles apportent aux
hommes la plupart de leurs nourritures (céréales, tubercules, feuilles…), une partie de leur richesse
(culture industrielle, bois précieux…), des médicaments pour entretenir la santé, des éléments de leurs
conforts domestiques (bois de chauffage, charbon, plantes ornementales…).
Elles contribuent à la protection du sol, et à la pérennité du climat. En même temps, elles peuvent être
le siège de certaines nuisances. Elles peuvent être contaminées par des microbes et bactéries (légumes
contaminés par des excrétas), elles peuvent regorger des produits chimiques indésirables et contenir des
poisons violents (plantes à curares).
Les moyens de lutte à mettre sur pied contre ces divers inconvénients sont :
Une politique agricole et forestière lucide et adaptée
Une bonne connaissance de la nature et du milieu végétal
Les mesures de lutte contre les vecteurs et les prédateurs
Les mesures préventives contre la contamination
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Les mesures d’hygiène alimentaire
b.2. LES ANIMAUX : ces derniers constituent pour notre alimentation les meilleures sources
des protéines. Ils constituent des auxiliaires dynamiques pour les activités journalières de l’homme
(gardiennage, moyen de locomotion, transport des marchandises, labour…). Ils constituent aussi les
sources de richesse pour l’homme (élevage, des bovins, des caprins, des volailles, des poissons…), c’est
aussi des compagnons fidèles et éléments esthétiques pour son habitation (chien, chat, perroquet…).
Cependant, ils peuvent être aussi source d’ennuis :
Porteurs des maladies transmissibles (charbon, peste, rage, rickettsiose…)
Vecteurs des maladies (les arthropodes, rongeurs, mollusques…)
Sources d’empoisonnement par des poisons chimiques (chair des poissons contenant l’arsenic, du plomb
ou du mercure…)
Sources d’infections (poissons infectés ou avariés)
Les moyens de lutte préconisés reposent sur les points que voici :
Le contrôle sanitaire des denrées importées,
Le contrôle sanitaire rigoureux des parcs d’animaux
Le contrôle sanitaire rigoureux des abattoirs.
La surveillance en matière d’épizootie
La lutte contre les vecteurs.
b.3. LES MICROORGANISMES : ils sont très divers (champignons, parasites, virus,
bactéries…) et intimement liés au milieu. En dépit de leur taille microscopique, leurs activités sont
intenses dans l’environnement biologique.
La désinfection et la stérilisation constituent des armes essentielles contre ces derniers et contre les
maladies qu’ils propagent.
C) LES FACTEURS TECHNO-ECONOMIQUES DU MILIEU :
C.1. L’HABITAT : l’un des soucis primordiaux de l’homme a toujours été celui de s’abriter contre les
intempéries (soleil, vent, pluie, prédateurs, animaux sauvages).
Le perfectionnement apporté au logement traduit à la fois le besoin de sécurité, de confort, de patrimoine.
Finalement l’homme est identifié par la maison qui est peut être la chose précieuse, son environnement
le plus immédiat et le plus permanent.
C.2. MOYENS DE TRANSPORT : le moyen de transport (route, chemin de fer, voie aérienne, voie
maritime), en fournissant le développement et le croisement d’ethnies, des peuples et des régions
contribue en même temps à une transformation des environnements de ces peuples et de ces régions et
de leur développement économique. Du cout, il favorise également l’extension des épidémies, des
échanges des vecteurs, l’arrivée des nouveaux parasites et des nouvelles maladies.
Les moyens de lutte contre ces maladies sont :
La vigilance des services et contrôle sanitaire dans les ports
La vigilance des services et contrôle sanitaire dans les aéroports
Désinfecter et dératiser d’une manière périodique les véhicules de transport en commun, des bateaux,
des avions, des locaux, des entrepôts
Le contrôle de vaccinations pour les voyageurs
Le contrôle phytosanitaire et zoo-sanitaire pour les produits végétaux et animaux qui voyagent.
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L’hygiène existe depuis que l’homme existe sur la terre ; voici quelques dates marquant son
existence à travers l’histoire :
II.2 IMPORTANCE
L’hygiène est l’ensemble des principes et des pratiques tendant à préserver l’homme des différentes
maladies dues au manque de la pratique de l’hygiène et d’améliorer la santé.
Sa bonne pratique protège l’être humain contre les maladies et l’aide à se maintenir en bonne santé.
II.3 SORTES D’HYGIENE :
3.1. HYGIENE INDIVIDUELLE
Elle est une pratique des normes d’hygiène qui concernent l’individu lui-même. De celle-ci nous
notons :
a) L’HYGIENE DES MAINS
C’est souvent à partir des mains que les microbes ont accès à notre organisme et que nous attrapons
différentes infections dont, le plus souvent, la grippe, la fièvre typhoïde, et tant d’autres infections
manu portées.
L’HYGIENE DU CORPS
Avoir une bonne hygiène corporelle permet d’Enlever tous les microbes; d’Enlever toutes les saletés;
de Sentir bon; d’Éviter les infections.
Après chaque activité physique, il est important de prendre un bain ou une douche avec un détergent
efficace afin d’enlever toute multiplication microbienne qui pourrait être engendrée par la poussière, la
sueur, la chaleur ou autre sécrétion corporelle.
À elles seules, les sécrétions corporelles quotidiennes suffisent à favoriser la croissance de microbes.
Porter des vêtements propres et changer de sous-vêtements quotidiennement est nécessaire à une
bonne hygiène.
La plupart des cas de diarrhée et de vomissement sont dus à une hygiène déficiente (Perron, 1999).
II.4 HYGIENE DE L’HABITAT
Par hygiène de l’habitat, il faut entendre l’ensemble des mesures d’hygiène pratiques devant nous
aider à nous maintenir en bonne santé. Cependant l’habitat est ce petit univers (espace clos) au sein
duquel se passe la plupart de la vie des humains en dehors des espaces ouverts. Il regroupe la maison, le
bureau, la salle des réunions, l’école (salle de classe, auditoire, …), église etc.
Quelques éléments de l’habitat susceptibles d’apporter des conséquences négatives sur la santé de
l’individu sont les suivants :
BRUIT ET SOMMEIL
Les effets du bruit nocturne ne sont pas limités à la perturbation du sommeil et, au réveil, ils
peuvent se manifester par des troubles endocriniens, immunitaires et métaboliques. Toutefois, à l’heure
actuelle, peu d’indicateurs prennent en compte l’ensemble des effets du bruit sur la santé dans le calcul
dose-effet. Les valeurs proposées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS, 2000) se basent sur
une revue extensive de la littérature en termes de relations entre bruit et santé pour la protection de la
santé des populations et en particulier les enfants. Les études plus récentes mettent en évidence
l’importance de la non-perturbation du sommeil pour tous les individus dans sa fonction réparatrice et
régénératrice et en particulier pour les enfants par ses fonctions de construction et de développement.
Les travaux concluent à un maintien des valeurs recommandées voire un renforcement de leur sévérité
(WHO 2005 et 2006). L’effet bénéfique de la climatisation des locaux est mis en évidence par des études
américaines. Le renouvellement de l’air, par un apport d’air neuf de bonne qualité, humidité et
température, est indispensable au bien-être et au confort à l’intérieur des locaux.
Par ailleurs, il faut préciser que la climatisation peut être source de plaintes, de gènes et de
problèmes de santé de la part des occupants des locaux. Ces plaintes peuvent être attribuées à différents
facteurs physiques, chimiques et biologiques de la qualité de l’air intérieur. Plusieurs types de plaintes
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se retrouvent et il est difficile d’en distinguer les sources. Les locaux de travail font l’objet d’une
surveillance de ces paramètres (voir code du bien être au travail).
De façon plus large, les plaintes concernant la climatisation peuvent être associées à des facteurs
multiples tels le stress ou un mal-être qui se concrétise parfois par des symptômes atypiques tels le
Multiple Chemical Sensitivity (MCS) ou la fatigue chronique et aussi par une augmentation de
l’absentéisme. Différents paramètres (qualité de l’air intérieur, renouvellement d’air, bruit, confort,
humidité, fibres et polluants biologiques – bactéries, protozoaires et virus) sont incriminés dans
l’apparition, ou l’aggravation de plaintes et de problèmes de santé en lien avec la climatisation.
En dehors des locaux climatisés, les systèmes de climatisation sont responsables de la propagation
de bactéries et d’épidémies telles la légionellose, la fièvre de Pontiac, on parle aussi de fièvre des
humidificateurs. Le bruit issu des installations provoque des plaintes auprès des riverains qui peuvent
à terme influencer le sommeil et les facultés d’apprentissage et de concentration.
Les paramètres de la climatisation relatifs à la santé humaine
LA TEMPERATURE
Le mécanisme de régulation de la température est très sensible. Lors de variations trop
importantes se produit un choc thermique. La personne a une sensation de froid accompagnée de frissons
(si écart > 7°C). Une différence de 5°C par rapport à la température extérieure est suffisante pour créer
une sensation de fraîcheur lorsqu’on rentre dans un local. Au-dessus de 7°C de différence, l’air froid
insufflé augmente le risque d’une affection du larynx ou de toux irritative. La sensation de froid
s’amplifie lorsque la vitesse de l’air est trop élevée ou à proximité des bouches de diffusion d’air. Une
sensation de « courant d’air frais » ou de « douche froide » peut être à l’origine de douleurs cervicales
et de torticolis. Le risque sanitaire est d’ordre infectieux surtout au niveau de la sphère ORL (Otho-
Rhino-Laryngologique) ou respiratoire. Il est plus important chez les personnes fragiles ou déjà
fragilisées par une exposition à virus ou bactéries ambiantes.
L’humidité
L’humidité a des répercussions directes sur certaines fonctions du corps humain. La fonction
respiratoire est gênée par une humidité relative inférieure à 30%. L’effet de sudation est
considérablement réduit lorsque le degré hygrométrique dépasse 60%. Alors l’air ne peut plus absorber
le surplus de vapeur d’eau transpirée et on observe une sueur et l’arrêt des échanges thermiques. Pour
des températures comprises entre 18 et 25°C, l’humidité relative peut varier sans gène entre 30 et 70%.
Les poussières et particules
L’air qui parcourt le réseau d’un climatiseur est in fine l’air respiré par les occupants du bâtiment
ou du local. Ainsi la paroi intérieure des conduites d’air doit être aussi saine que possible. De même la
paroi doit être aussi inerte que possible afin de ne pas disperser de poussières provenant de son érosion.
Il convient d’empêcher la pénétration de polluants chimiques et biologiques, de poussières ou d’objets
qui pourraient éventuellement affecter les occupants du local. Les filtres s’encrassent au cours du temps
et peuvent libérer des particules minérales ou organiques à l’origine d’irritations des yeux et des voies
respiratoires. Ces irritations seront d’autant plus fortes que les occupants sont fragilisés et que l’air sera
sec.
La qualité de l’air
La qualité de l’air et la présence de contamination chimique ne sont pas contrôlées
systématiquement dans les locaux climatisés. Les locaux trop faiblement aérés ou de façon inadéquate
accumulent les polluants liés aux activités qui y sont réalisées. La contamination chimique est
comparable à celle de locaux non climatisés.
Parmi les polluants potentiels, il faut toutefois citer les polluants inhérents à la présence d’un
système de climatisation tels les fluides frigorigènes. Certains fluides frigorigènes n’ayant pas d’impact
sur la couche d’ozone ni sur l’effet de serre sont toutefois inflammables ou explosifs. Certains fluides
frigorigènes inflammables sont, en outre, toxiques. Les installations frigorifiques fonctionnant à
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l’ammoniac (NH3) présentent un risque d’intoxication et nécessitent donc la mise en place de détecteurs
de gaz et de systèmes d’alarme. L’ammoniac est en effet un gaz irritant et même toxique à concentration
élevée. Ces installations à l’ammoniac présentent également un risque d’explosion/incendie, mais ce
dernier est néanmoins assez limité.
Parler de l’hygiène industrielle c’est faire allusion à l’ensemble des principes et des pratiques tendant à
préserver l’homme des différentes maladies dues au manque de la pratique de l’hygiène dans le milieu
professionnel et/ou industriel.
La mise en pratique de ces différentes règles amènera le prestataire au maintien de son état de santé et à
l’effectivité de la productivité au sein de l’entreprise.
L’hygiène industrielle/professionnelle a pour buts de :
- Identifier et évaluer les facteurs de risques professionnels ;
- Procéder à des métrologies des contraintes et des facteurs de risques professionnels ;
- Proposer et mettre en œuvre les actions de prévention technique ;
- Contrôler la conformité des équipements et de gérer les risques professionnels.
Une situation de travail est caractérisée par un ensemble des déterminants dans laquelle les opérateurs
interviennent pour réaliser leurs tâches :
- Organisation ;
- Equipement ;
- Travail/actions ;
- Environnement
2. Les contraintes
Ces dernières sont constituées des éléments objectifs de la tâche qui sollicite l’opérateur. Il s’agit des
éléments suivants :
- Les contraintes liées aux moyens techniques ;
- Les contraintes liées à l’espace de travail ;
- Les contraintes dues aux ambiances physiques, chimiques, biologiques…
- Les contraintes liées à la manutention des charges lourdes ;
- Les contraintes liées à l’organisation temporelle et ;
- Les contraintes de sécurité ou liées à des situations dangereuses.
Cependant, les facteurs de contraintes sont les suivants :
- Les facteurs psychosociaux ;
- Les produits toxiques ;
- Les facteurs physiques ;
- Les contraintes organisationnelles ;
- Les agents biologiques ;
- Les contraintes biomécaniques.
Ces deniers facteurs sont résumés en astreintes, atteintes somatiques, stress…
3. Les facteurs de risque pour la santé seront eux aussi énumérés comme suit :
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b) Facteurs de risque biologique
c) Facteur de risque mécanique ;
d) Facteur de risque chimique ;
e) Facteur de risque organisationnel
f) Facteur de risque lié à la sécurité. Leur résumé, idem supra.
Le danger sera ici énuméré en termes de risque encouru par l’employé au sein du lieu de travail. Le
danger est induit par l’activité, elle induite par les contraintes qui ont des effets sur la santé de l’ouvrier
lesquels effets se déterminent en forme d’astreintes et maladies professionnelles.
Des différentes sources de nuisance et pollution reconnues dans la mine nous citons en passant la
mauvaise qualité de l’air, la pollution chimique due aux différentes particules issues des différentes
activités de la mine, la lumière naturelle et artificielle, l’ambiance sonore, les vibrations et la chaleur.
Bref, les facteurs physiques, les polluants atmosphériques, les aérocontaminants biologiques, la sécurité
des équipements, la conformité des machines et des installations techniques, la conformité des
équipements de protection collective (EPC), et les équipements de protection individuelle (EPI). Tels
sont les différents dangers et polluants au sein d’une entreprise qu’il faudra à tout prix contrôler pour ne
pas nuire à la santé professionnelle de ses employés pour une bonne productivité. Quelques mesures
sont à mettre en application pour diminuer le risque de développer des maladies professionnelles au sein
d’une mine ou entreprise d’exploitation minière à savoir :
1. La surveillance des facteurs de risque professionnel ;
2. La surveillance de l’environnement de travail ;
3. La métrologie des facteurs de risque ;
4. La conformité et le respect des seuils ou niveau limite des facteurs de risque professionnel ;
5. Les actions de prévention à mettre en œuvre pour protéger la santé et la sécurité des personnels.
En résumé, la recherche sociale CECA dans le domaine de la prévention des poussières lors du
creusement mécanisé des galeries, a aidé au développement de la filtration humide et par voie sèche,
ainsi que des rideaux d'air, qui sont largement utilisés dans les creusements mécanisés de tunnels
miniers, hydroélectriques, routiers ou ferroviaires, partout dans le monde. En outre, les développements
en cours de la filtration par voie sèche devraient avoir des retombées dans d'autres secteurs industriels
ainsi que pour la protection de l'environnement.
PROTECTION INDIVIDUELLE
Dans les charbonnages de la Communauté par exemple, la règle est à présent de fournir à tous les
ouvriers qui le souhaitent un masque respiratoire, même si cela n'autorise pas à réduire les efforts
déployés pour ramener les concentrations générales en poussières à des niveaux acceptables. Un
désavantage des masques jetables est leur prise d'humidité, ce qui augmente la résistance et une façon
d'éviter le désagrément est d'en changer en cours de poste. Il faut ajouter que la plupart des masques
jetables ne sont agréés qu'en classe PI et ne garantissent une protection que contre les poussières
"inertes" ou "fibrogènes", dans ce dernier cas, à condition que leur concentration ne dépasse jamais 4
fois la valeur limite. Il n'en est pas moins vrai que les masques anti poussière jetables PI dont plusieurs
centaines de millions d'exemplaires sont utilisés annuellement dans tous les endroits empoussiérés du
monde, ont bénéficié des recherches financées par les programmes "Hygiène industrielle dans les
Mines". Les développements futurs devraient viser à accroître leur efficacité (classes P2 et P3) et à
baisser la résistance à l'expiration par des systèmes à soupapes suffisamment économiques.
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Suite aux résultats des enquêtes épidémiologiques menées au Royaume Uni, on a admis qu'il existait
une corrélation entre exposition cumulée en masse, c'est-à-dire gravimétrique, aux poussières qui se
déposent dans les poumons et l'endémie pneumoconiotique. Ceci a été vérifié par la suite dans les autres
pays de la Communauté et chacun des Etats est passé au prélèvement gravimétrique de la fraction
"respirable", qui pénètre dans les alvéoles pulmonaires, ou "alvéolaire" qui s'y dépose. Chacun des Etats
membres a défini sa propre stratégie de surveillance, basée sur ces prélèvements gravimétriques en
station fixe et sur la durée d'un poste de travail. La diversité des échantillonneurs retenus, de leurs
caractéristiques de sélection des fines poussières, des emplacements de mesure, du nombre de mesures
et de leur traitement, de la prise en compte de la teneur en quartz ou non, a fait apparaître la nécessité
de comparer les méthodes de surveillance appliquées dans les différents pays de la Communauté.
Le prélèvement des poussières en suspension, effectué en respectant les procédures propres à chaque
Etat membre au moyen des appareils correspondants, a été réalisé dans 10 tailles de chaque pays
producteur de charbon (Allemagne, Belgique, France et Royaume-Uni) choisies de manière à
représenter l'éventail des techniques d'exploitation. (N.B. L'Espagne n'était pas encore membre de la
Communauté à l'époque). Il ne fait aucun doute que le niveau de concordance entre les diverses
techniques de surveillance est nettement meilleur que ce qu'il aurait été quelques années plus tôt avec
les mesures numériques de courte durée.
INSPIRATION OU INHALATION DES POUSSIERES
Suite à la régression progressive de la pneumoconiose de l’houilleur de charbon parmi le personnel actif,
d'autres symptômes ou maladies apparaissent (toux, expectorations, emphysème, infections
bronchiques, bronchite chronique, etc.) d'où l'intérêt de mesurer d'autres fractions plus grossières que la
partie "respirable".
Le processus d'inhalation des poussières en suspension par le nez et/ou la bouche a été étudié au
Bergbau-Forschung et à l'Institute of Occupational Medicine. Ces études reposaient sur le fait que la
tête humaine n'est pas une sonde iso cinétique et qu'une partie seulement de la poussière en suspension
dans l'air est "inhalée". Cette proportion varie avec le diamètre aérodynamique des particules et décroît
asymptotiquement vers 0,5 à partir de 30 μηι.
Des résultats expérimentaux a été tirée une courbe d'"inhabilité" que devraient suivre les instruments de
prélèvement de la poussière "totale". Cette courbe a été reprise comme convention par l'ISO et le CEN
et devrait être utilisée dans le monde entier pour la surveillance des atmosphères de travail et de
l'environnement, en particulier pour les poussières "inertes" et la majorité des poussières toxiques
(plomb, chrome, cadmium, manganèse, etc.), ou carcinogènes (arsenic, p.ex.).
SPECTROMETRES A POUSSIERES
Des appareils, désignés sous le nom de "spectromètres granulométriques", ont été mis au point en
Allemagne et au Royaume Uni, en vue d'étudier la répartition granulométrique des particules en
suspension en fonction de leur diamètre aérodynamique. Il s'agit d'instruments de recherche utilisés aussi
bien pour la lutte contre les poussières que pour mieux cerner les causes de certaines maladies
professionnelles. La connaissance de la répartition granulométrique des poussières permet en effet de
mieux choisir et adapter les moyens de prévention, et d'en vérifier l'efficacité.
De même la connaissance de la composition des différentes fractions granulométriques permet de mieux
cerner les causes de certaines maladies professionnelles.
PNEUMOCONIOSE ET FACTEURS D'AMBIANCE
INTRODUCTION
S'il y a bien un chapitre où l'on peut parler d'une continuité dans les efforts de recherche, c'est
celui s'occupant du rôle joué dans le développement de la pneumoconiose du houilleur par la
concentration et la composition des poussières en suspension dans les travaux souterrains des
charbonnages.
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Les projets ont couvert des études épidémiologiques et des recherches axées sur l'application de
techniques physiques et biochimiques pour évaluer la nocivité spécifique des poussières, l'objectif étant
d'établir des bases scientifiques pour définir des valeurs limites pour les poussières mixtes et leurs
constituants. Ces domaines sont évidemment très proches des préoccupations de la recherche médicale
CECA et on peut regretter que la frontière entre les programmes "Hygiène" et "Médecine" CECA n'a
jamais été clairement établie et qu'un manque de coordination les a souvent marqués. - 24 -
EPIDEMIOLOGIE
Les études épidémiologiques ont permis de clarifier les relations générales entre la concentration
gravimétrique de poussières "respirables" et l'incidence pneumoconiotique.
Ceci a conduit à la généralisation dans l'Union Européenne de l'échantillonnage sélectif des poussières
"respirables" et à l'introduction des valeurs limites gravimétriques des empoussiérages relatives à celles-
ci.
On a trouvé en Allemagne que l'apparition de la pneumoconiose simple du houilleur dépendait de :
1) l'accumulation des poussières dans les poumons (exposition massique cumulée aux poussières),
2) la durée de l'exposition inconnue avant l'embauche dans les charbonnages,
3) le temps de séjour des poussières dans les poumons (temps de latence),
4) l'âge d'embauché,
5) et, inversement, de la teneur en matière minérale ou en quartz des poussières.
Grâce à ces études il est possible d'estimer le risque de contracter une pneumoconiose de stade 1 ou plus
(BIT 1958), en fonction de la concentration gravimétrique moyenne en poussières respirables. La valeur
limite a été fixée à 4 mg/m 3 (moyenne sur 8 h) avec un risque inférieur à 5% de présenter une image
radiologique de catégorie 2 au moins après une carrière de 35 ans avec 200 postes prestés annuellement.
Il est apparu récemment sur base de données épidémiologiques plus précises et plus récentes que ce
risque avait été surestimé.
Toutefois, la période de rétention des poussières dans les poumons affecte le développement de la
pneumoconiose (effet de latence). Si cette période est doublée, le risque le sera également pour une
exposition cumulée égale. Une exposition ancienne aux poussières tend à aggraver la maladie par
rapport à une exposition récente.
TOXICITE DES POUSSIERES DE MINES
De nombreuses études ont été réalisées pour rechercher les causes de ces différences d'endémies qu'on
pense être dues à certaines propriétés physiques et chimiques des poussières.
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CHAPITRE III: L’ASSAINISSEMENT
III.1 HISTORIQUE
L’ASSAINISSEMENT : L’assainissement, une pratique d’origine ancienne. L’assainissement est mis
en œuvre depuis la plus haute antiquité. Il contribue au bien-être dans les villes et permet de réduire
l’incidence des maladies liées à l’eau. Il y a plus de 4 000 ans, des égouts ont été construits dans des
villes de la vallée de l’Indus (Pakistan). Les Romains ont couvert leur empire de réalisations
remarquables dans les secteurs de l’hydraulique (aqueducs et fontaines) et de l’assainissement (latrines
et égouts).
Les mesures d’assainissement de base peuvent être définies comme étant des mesures simples
d’hygiènes, pratiques, peu coûteuses, acceptables pour les bénéficiaires, facilement réalisables par eux,
permettant de satisfaire leurs besoins fondamentaux en hygiène et améliorer les conditions de santé et
de vie. C’est aussi l’action visant à l’amélioration de toutes les conditions qui, dans le milieu physique
de la vie humaine, influent ou sont susceptibles d’influer défavorablement sur le bien-être physique,
mental et social.
III.2 Les composantes
Relèvent de l’assainissement les activités ci-après :
Approvisionnement en eau potable, traitement et distribution de l’eau ; surveillance de sa qualité
Evacuation et traitement des eaux d’égouts et des déchets industriels ; évacuation des excrétas
et lutte contre la pollution de l’eau ;
Collecte et évacuation des déchets et ordures
Lutte contre les arthropodes, rongeurs, mollusques et autres vecteurs des maladies.
Contrôle de la salubrité des denrées alimentaires
Hygiène de l’habitat et de son environnement immédiat
Contrôle de la salubrité des écoles et autres établissements publics
Lutte contre la pollution de l’air
Hygiène industrielle
Prévention des accidents.
Dans plusieurs pays, l'accès à l’assainissement est devenu un droit protégé par un arsenal législatif
et réglementaire. Dans ce domaine, l’accent est mis sur les obligations à charge des pouvoirs publics et
non les droits des personnes. Les réalisations concrètes dans les différents pays développés sont les
mêmes: toilettes humides dans les logements, égouts et protection de l’environnement, fort engagement
des pouvoirs publics pour les investissements en matière d'assainissement.
III. 2.1 L’EAU
“L’eau, c’est la vie ; L’assainissement, c’est la dignité” (Johannesburg, 2002) aucune vie n’est
possible sans eau. Mais elle constitue un véhicule le plus commun et le plus important de la transmission
des maladies. La persistance des maladies liées à l’eau dans les pays en voie de développement est due
à la pauvreté, au climat et à l’insuffisance des programmes de lutte.
2.1. SOURCES D’EAU :
2.1.1. L’EAU DE PLUIE :
Originellement non contaminée : elle se souille par des gaz, des poussières, des matières en
suspension dans l’atmosphère et des déchets humains, des animaux et des matières organiques
lorsqu’elles sont en contact avec le sol.
2.1.2. L’EAU DE SURFACE :
C’est l’eau qui se trouve emmagasinée dans les cours d’eau (rivière, fleuve, ruisseau), les lacs et
les marécages. En général, ces eaux sont exposées à toutes sortes de contamination et doivent être
traitées avant d’être utilisée comme source d’eau potable. Elles transportent les germes pathogènes d’une
région vers une autre.
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2.1.3. L’EAU SOUTERRAINE :
Il s’agit d’une partie de l’eau de pluie et de surface qui s’infiltre dans la terre jusqu’à aller
constituer des nappes aquifères. Celle-ci peut être confinée, émergée sous forme de source d’eau. Toute
fois il est démontré que les bactéries fécales pouvaient s’infiltrer jusqu’à 3m de profondeur et s’étendre
sur 15m dans le sens du courant de la nappe aquifère. L’eau souterraine est fortement exposée à la
pollution fécale et à la pollution chimique.
2.1.4. L’EAU DE MER :
Elle peut être utilisée comme une source d’eau domestique après dessalage par l’évaporation et
la condensation, l’électrolyse et l’osmose.
2.2. RELATIONS ENTRE L’EAU ET LES MALADIES.
Les maladies liées à l’eau sont groupées en 5 classes :
1. Infections transmises directement par l’eau (ex : le choléra, la FT, l’hépatite A…)
2. Maladies dues au manque d’eau pour l’hygiène corporelle (ex : gale, trachome…)
3. Maladies transmises par un hôte intermédiaire aquatique (ex : schistosomiase, ver de guinée…)
4. Maladies transmises par les insectes dépendant de l’eau (ex : la fièvre jaune, la trypanosomiase,
onchocercose, malaria…)
5. Maladies ou nuisances liées à l’eau autrement que par la présence des pathogènes fécaux (ex :
leptospirose, légionellose, toxines sécrétées par les algues bleues, germes favorisant la réduction
des nitrates en nitrites provoquant la méthémoglobinémie, des algues et des actinomycètes
produisant la géosmine qui communique à l’eau un goût désagréable)
2.3. QUALITES DE L’EAU POTABLE :
L’eau pure n’existe pas à l’état naturel. La qualité de l’eau se définit par des caractéristiques
physico-chimiques et bactériologiques. Une eau potable doit être limpide, incolore, inodore, insipide,
sans coliformes fécaux ni microorganismes pathogènes, elle ne doit pas contenir les protozoaires
intestinaux pathogènes et les virus. En bref, l’eau doit avoir des bonnes qualités bactériologique,
virologique, Parasitologique, physico-chimique et organoleptique (goût). Elle ne devrait contenir aucun
microorganisme pathogène, aucune bactérie indiquant une pollution fécale.
RISQUES POUR LA SANTE :
Dans les pays développés, les risques sont dus à la présence dans l’eau des polluants chimiques à
des concentrations difficiles à détecter au laboratoire. Le contrôle des rejets industriels dans les pays
développés permet de minimiser le risque de contamination des eaux par les micropolluants. Dans les
pays en voie de développement en général, la pollution est surtout biologique (présence de
microorganismes pathogènes) ; mais les quelques industries qui y fonctionnent jettent leurs résidus
généralement dans les cours d’eau. La pollution chimique existe mais elle est insuffisamment
documentée.
On considère la disponibilité de l’eau à une distance qui ne dépasse pas 400m entre le ménage et
le point d’approvisionnement comme un besoin.
2.4. PRINCIPES DE TRAITEMENT DE L’EAU
Comme l’eau pure n’existe pas à l’état naturel, toutes les eaux de surface sont polluées ; il faut
donc traiter ces eaux avant de les consommer. Le réseau de distribution d’eau a quatre grandes étapes
dont : le Captage, le Traitement, la Distribution et la Consommation.
2.4.1. TRAITEMENT INDUSTRIEL DE L’EAU
Pour satisfaire la demande en eau dans les grandes agglomérations urbaines, l’on a souvent
recours aux eaux de surface comme source d’approvisionnement. Les différentes étapes
conventionnelles pour traiter l’eau sont les suivantes : l’aération, la floculation, la sédimentation, la
filtration et la désinfection (éventuellement l’adoucissement).
L’AERATION:
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Technique utilisée pour réduire les goûts et les odeurs, précipiter le fer et le manganèse et libérer
les gaz dissouts (SO2°)
LA FLOCULATION :
Durant la floculation, des substances chimiques (coagulants) sont ajoutées à l’eau pour neutraliser
les charges des colloïdes et les amener à se regrouper pour constituer des flocons suffisamment lourds
et sédimenter rapidement. Comme coagulants chimiques, on utilise le plus souvent des
polymélectrolytes (Fe+++, Al+++ etc.) ou des polymères organiques (ex : polymères cationiques ou
polymersionics). Les polymères chimiques cationiques neutraliseront les charges positives. Le
coagulant le plus utilisé ici chez-nous à la REGIDESO est le sulfate d’alumine (Al2(SO4)3). Le sulfate
d’alumine, agglutinant ainsi les substances colloïdes. Par ce procédé, on réduit la couleur et la turbidité
de l’eau qui est liée aux substances colloïdales et aux particules microscopiques (bactéries, algues,
substances organiques).
LA SEDIMENTATION :
Il s’agit d’un procédé physique qui permet aux particules en suspension dans l’eau de se déposer
au fond du bassin de sédimentation. Ce procédé exige plusieurs heures pour se produire et sa durée
dépend des dimensions des particules colloïdales. Elle est un procédé consistant à débarrasser l’eau des
substances solides en suspension par la force de la gravité.
LA FILTRATION :
Elle consiste à faire passer l’eau à travers un lit filtrant fait généralement de sable ou d’autres
matières poreuses afin de retenir une grande partie des bactéries, des impuretés et autres organismes. Il
existe deux modes de filtration : la filtration lente et la filtration rapide (par gravité ou sous pression).
Le lit filtrant est constitué d’une couche d’environ 1m de sable filtrant, doit avoir des particules
de sable de dimension comprise entre 0,3-0,4mm. Plus le sable est fin plus la filtration est efficace ; mais
plus vite le filtre se colmatera. Un système de drainage sera placé au fond du filtre pour recueillir l’eau
filtrée.
LA DESINFECTION :
C’est un procédé qui a pour objet de détruire les organismes nuisibles. Au cours du traitement
industriel, la désinfection a pour rôle de détruire les microorganismes pathogènes encore présents dans
l’eau après le processus de filtration. Plusieurs substances sont utilisées comme désinfectant. Le chlore
est employé sous forme d’hypochlorite de calcium (Ca(Ocl)2), ou hypochlorite de sodium (NaOcl). Il
peut aussi être utilisé sous forme gazeuse. Le chlore agit comme oxydant et réagit avec les matières
organiques, inorganiques présentes dans l’eau. L’activité désinfectante du chlore est influencée par le
PH et la température.
L’ADOUCISSEMENT DE L’EAU
La présence éventuelle dans l’eau de certaines substances minérales, principalement le calcium,
le magnésium et le dioxyde du carbone confère la dureté à l’eau. L’eau dure présente les inconvénients
suivants : difficulté à produire de la mousse entraînant une consommation excessive de savon, dépôts
calcaires dans les tuyauteries et un fond désagréable. Le traitement classique pour adoucir l’eau consiste
à ajouter, selon la substance minérale en présence, soit la chaux hydratée (Ca(OH)2), soit à utiliser la
résine échangeuse d’ions.
2.4.2. TRAITEMENT DE L’EAU A DOMICILE
On dispose de trois méthodes de traitements ou de purification de l’eau à l’échelle domestique :
l’ébullition, la désinfection chimique et la filtration.
L’EBULLITION :
C’est une méthode satisfaisante pour détruire les germes pathogènes que peut contenir l’eau ; elle
est efficace, que l’eau soit trouble ou claire ; qu’elle soit relativement pure ou fortement contaminée par
des matières organiques. L’ébullition détruit toutes les formes des germes pathogènes à transport
hydrique : Bactéries, Spores, Cercaires, Kystes et Œufs. Elle altère le goût de l’eau, car elle élimine les
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gaz dissous, surtout l’anhydride carbonique. Pour aérer l’eau bouillie, la meilleure méthode est de la
laisser pendant un certain temps, allant de plusieurs heures à un jour entier, dans un récipient
partiellement rempli. L’eau dont une bonne surface est exposée à l’air, même si l’orifice du récipient est
couvert, perd une grande partie de son goût d’eau bouillie. De toute façon, ce goût est inoffensif et, de
loin, préférable à la pollution de l’eau.
LA DESINFECTION CHIMIQUE :
On utilise le chlore qui est un désinfectant efficace et facile à employer. Le chlore est utilisé sous
forme d’hypochlorite de calcium concentré à 70% de chlore ou sous forme d’hypochlorite de sodium en
solution qu’on appelle eau de javel. Il faut préparer une solution mère de chlore à 1% ; pour désinfecter
un litre d’eau de boisson, y ajouter 3 gouttes de la solution mère du chlore à 1%, agiter et laisser reposer
au moins 20 minutes avant usage.
Le chlore s’obtient également sous forme sous forme de comprimés (Halazone, ChlorDechlor,
Hydrochlorazone), dont les doses d’emploi sont indiquées sur l’emballage.
FACTEURS A CONTROLER POUR REALISER UNE CHLORATION EFFICACE.
1. LA TURBIDITE (caractère trouble de l’eau) : la chloration n’est efficace que sur une eau
claire, sinon l’eau doit être décantée et/ou filtrée au préalable. Ce qui de plus élimine les kystes des
protozoaires et les œufs d’helminthes sur lesquels la chloration est inefficace.
2. LE PH : l’acide nécessite moins de chlore tandis que la basique en nécessite plus.
3. LE TEMPS DE CONTACT : un temps de contact, au minimum de 30 minutes doit avoir lieu
entre l’addition du chlore et la distribution.
4. LA TEMPERATURE : si la température est basse, les temps de contact devront être
augmentés.
5. LA CONCENTRATION EN CHLORE RESIDUEL LIBRE : quand on chlore l’eau, il
faudra s’assurer du chlore résiduel libre dans l’eau distribuée. En effet, les matières présentes dans l’eau
consomment du chlore. La présence du chlore résiduel libre dans l’eau, 30 minutes après chloration,
prouvent que l’on a ajouté suffisamment du chlore pour la désinfection. La dose de chlore nécessaire
pour obtenir du chlore résiduel libre varie d’une eau à une autre et pour l’eau d’une même origine peut
varier d’un jour à l’autre d’où nécessité de la surveillance régulière de l’eau de boisson. On peut utiliser
aussi l’iode sous forme de solution de teinture d’iode à 2%. 2 gouttes de cette solution suffisent pour
désinfecter un litre d’eau claire, et 4 gouttes pour une eau trouble. Laisser reposer au moins 30 minutes
avant la consommation.
6. LA FILTRATION : Elle se fait à l’aide d’un filtre et l’eau ainsi filtrée doit être désinfectée.
STOCKAGE DE L’EAU A DOMICILE : l’eau a eue tant de mal à épurer peut être aussitôt
contaminée à nouveau ; on devra donc prendre certaines précautions pour qu’elle demeure potable
notamment :
Utiliser des récipients propres pour le stockage à domicile ; le récipient doit être lavé et rincé
régulièrement à l’eau bouillante ; le munir d’un couvercle efficace.
Eviter de puiser l’eau avec la main : se servir de récipients à col étroit où il n’est pas possible
d’introduire la main, une louche ou un gobelet ; ou encore, si le récipient est grand, s’arranger pour
verser par inclinaison voire munir le récipient d’un robinet.
Les récipients contenant de l’eau de boisson doivent être :
- nettoyés chaque fois que l’on puise l’eau,
- pourvus d’un bouchon ou un couvercle,
- limiter l’accès à la réserve d’eau de boisson à des personnes adultes ayant des notions d’hygiène.
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2.5. L’AMENAGEMENT DES SOURCES
L’eau des pluies s’infiltre dans le sol, elle est décantée et se débarrasse des impuretés ; c’est ce
qu’on appelle la percolation. Après percolation, cette eau va se placer dans une nappe aquifère. La nappe
aquifère va émerger sous forme de source. Les sources sont des moyens de traitement de l’eau en cas
d’urgence ou en temps normal dans des villages ou collectivité n’ayant pas d’eau de surface.
La source peut se définir comme une nappe d’eau qui entrecoupe la surface du sol et là où émerge
l’eau à travers les fissures. Il existe deux types principaux de sources à savoir la source artésienne de la
source à gravité.
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b.2. l’enlèvement et la collecte des déchets : l’enlèvement des déchets consiste principalement
dans leur ramassage puis leur transport depuis l’endroit où ils sont entreposés jusqu’à celui où ils sont
éliminés. Les engins d’enlèvement sont variés : charrettes à bras ou tractées par un animal, récipients
transportés par un animal ou véhicule à moteur, camions, tracteurs, chargeuses de types divers, etc. la
fréquence des ramassages dépend des caractéristiques des déchets et de l’étendue de la zone desservie.
L’enlèvement des déchets solides doit avoir lieu au moins trois fois par semaine et, si possible, tous les
jours ; en outre, il faut régulièrement nettoyer les installations de stockage et le matériel d’enlèvement
pour éliminer les résidus de graisses et de boues. Le ramassage peut se faire à proximité de chaque
habitation, au bord des routes et des chemins, ou dans des endroits fixés par la municipalité. Il faut
veiller à empêcher le déversement accidentel des déchets solides en cours de transport.
La collecte des déchets peur être :
Ordinaire ou ouverte : le déversement des récipients se fait directement dans les bennes.
Inconvénient : poussières et épandages accidentels sur la voie publique.
Hermétique : on utilise des récipients normalisés, fermés par un couvercle à charnière. Le
contenu se déversant dans des véhicules complètement clos. La vidange est opérée par orifice
généralement placé à l’arrière du véhicule, fermé par un opercule dont les mouvements d’ouverture et
de fermeture correspondent exactement par une coordination convenable à ceux de renversement et de
vidange du récipient.
Par échange de récipients : les récipients pleins sont chargés sur les camions appropriés et
remplacés par des récipients vides venus du lieu de vidange et remis en bon état après lavage.
Par sac perdu : elle s’inspire du système précédent mais au lieu de récupérer les récipients, les
sacs sont perdus et éliminés avec les déchets qu’ils contiennent.
Par container : ce mode consiste à utiliser des bacs des grandes capacités et répond au besoin
particulier des grands ensembles (habitations, centres commerciaux…)
b.3. le stockage : pour limiter les infestations par les insectes et les rats, il est nécessaire de ne
pas se débarrasser des déchets n’importe où mais de prendre des dispositions pour les entreposer ou les
stocker au fur et à mesure de leur production. Différents moyens de stockage sont possibles : cartons,
sacs en plastique, tas installés dans un coin de la maison, dépôts, enclos, poubelles, éléments de
tuyauterie en béton, fûts, remorque, etc.
Les facteurs qui conditionnent le choix d’un moyen de stockage sont son efficacité à l’endroit ou
sont produits les déchets, le risque en cause pour la santé et la nécessité d’un ramassage efficace.
Pour la lutte contre les insectes vecteurs, il est essentiel que les récipients utilisés pour la
conservation des déchets ménagers soient munis d’un couvercle. Si la maison est infestée par les rats, il
faut utiliser des poubelles métalliques installées à 45cm au dessus du sol et fermées avec un couvercle.
B.4. l’élimination : elle se fait par la décharge contrôlée ou la décharge sanitaire qui consiste à
tasser les ordures dans les tranchées préparées, sur des épaisseurs définies et à la couvrir des terres
chaque jour. Elle consiste à verser les déchets sur le sol, dans les conditions et aux endroits stipulés par
la réglementation ; puis les tasser avant de les recouvrir d’une couche compacte de terre, d’au moins
15cm d’épaisseur, pour rendre leur accès impossible aux insectes et aux rats. Ce système peut
représenter cependant un danger pour les nappes aquifères si son emplacement et son opération sont mal
faits.
Les étapes pour son développement sont : la sélection du site, le plan du site, la construction et
les opérations, la fermeture de la décharge et le monitoring ou la surveillance du site.
Le choix de l’emplacement doit être guidé par les critères suivants :
La distance entre la décharge et un cours d’eau navigable = au moins 100m
La distance entre la décharge et un lac = au moins 300m
La distance entre la décharge et un aéroport= au moins 3km
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La nature du sol du type argileux de préférence pour limiter les mouvements du gaz méthane dans
le sol.
La distance entre la décharge et les habitations ainsi que la direction du vent pour protéger les
habitants contre les odeurs = au moins 100m
La profondeur de la nappe aquifère : minimum 15m
L’opinion publique : d’où nécessité de négocier
Il existe d’autres types de décharges : la décharge ordinaire et la décharge dans les cours d’eau.
La décharge ordinaire : elle consiste à étaler les déchets sur un terrain vague, sans préparation ou
précaution du site. Ce procédé est malsain et favorise la prolifération des rats, des mouches, des
moustiques et il peut provoquer des incendies.
La décharge dans les cours d’eaux : les déchets sont directement déversés dans l’eau ou sur les
bords des cours d’eau. Malgré la capacité, l’assimilation possible, ce procédé conduit à l’extinction de
l’écologie des cours d’eau. C’est aussi un procédé mal sain.
c) LES ALTERNATIVES A L’ELIMINATION DES DECHETS SOLIDES.
c.1. la réduction : elle consiste à produire peu de déchets. Ex : au lieu d’acheter des mouchoirs en
papier, il est conseillé d’acheter des mouchoirs en tissu qu’on peu aisément nettoyer.
c.2. la réutilisation le déchet fait objet d’un autre usage à l’état où il se trouve. Ex : les vieux pneus
utilisés pour amortir l’accostage des navires
c.3. le recyclage : le déchet originel subit une transformation sous une autre forme. Ex : le papier
carton ou les vieux journaux peuvent être récupérés et transformés en papier hygiène au lieu de les jeter
dans la poubelle.
c.4. la reconversion : les déchets peuvent être brûlés dans des conditions bien contrôlés. La
chaleur produite peut être récupérée et faire fonctionner des centrales produisant l’électricité. Il en est
de même du gaz méthane issu de la décomposition des matières organiques dans une décharge qui peut
être récupérée pour faire fonctionner des centrales électriques.
c.5. le compostage : produit qui consiste à produire des engrais chimiques utilisés en agriculture
à partir des déchets.
d) EVACUATION DES ORDURES MENAGERES EN MILIEU RURAL
En milieu rural, l’élimination des ordures doit se faire de la manière suivante :
L’utilisation de la fosse à ordure ; creuser une fosse à ordure et y jeter les ordures et les brûler à
la fin de la journée ou les recouvrir des terres pour empêcher les mouches et les rats d’y accéder.
OBJECTIFS SPECIFIQUES:
Maîtriser les grandes relations qui existent entre les éléments de l’environnement ;
Maîtriser les différentes conséquences liées aux pollutions, aux nuisances et aux dilapidations des
ressources naturelles ;
Maîtriser les grands axes de protection des éléments de l’environnement à savoir les sols, la forêt et l’air.
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CHAP I : LES GENERALITES
1.1. INTRODUCTION
La notion d’environnement peut varier selon les interlocuteurs et les points de vue. En référence
à une citation d’A. Einstein « l’environnement, c’est tout ce qui n’est pas moi », les facteurs
environnementaux à l’origine des maladies sont tous ceux qui ne sont pas génétiques. (AEE1999)
Il faudra également s’attaquer à d’autres problèmes sanitaires liés aux nouveaux risques
environnementaux tels que les produits chimiques, qui entrent dans la composition de la quasi-totalité
des produits fabriqués et qui, partout dans le monde, jouent un rôle important dans la vie quotidienne.
Cependant, outre qu’une exposition dangereuse aux produits chimiques a des conséquences néfastes sur
l’environnement, elle peut être à l’origine de problèmes de santé, entre autres : maladies
dermatologiques, bronchite chronique, dysfonctionnements du système nerveux ou cancers. Ajoutons à
ces produits chimiques fabriqués l’exploitation de la couche d’ozone par les réseaux internet et de
télécommunication qui ne passe pas sans laisser des graves conséquences sur la santé de la population.
L’un des grands problèmes liés à la pollution des sols, des eaux et de l’air est la pollution
engendrée par des industries ou des technologies dangereuses exportées par des pays industriels, qui ne
les jugent plus acceptables à cause de leurs retombées sur la santé au travail et en relation avec
l’environnement, alors que les pays en développement les tolèrent encore en vertu de lois sur la
protection de l’environnement plus laxistes. L’autre problème tient à la prolifération rapide de petites
entreprises informelles dans les agglomérations et les régions rurales, qui provoquent souvent une forte
pollution de l’air et de l’eau.
Dans les pays en développement, on observe souvent des méthodes inadéquates et inconsidérées
par lesquelles on se débarrasse des déchets industriels dont le déversement irresponsable dans les cours
d’eau, ou décharges non contrôlées qui polluent souvent l’eau et le sol. Ceci expose plus la population
dans les pays en développement que dans les pays industriels qui prennent des mesures antipollution
plus strictes et où les zones résidentielles sont pour la plupart éloignées des usines.
La pollution atmosphérique constitue à l’évidence une menace pour la santé, puisqu’elle joue un
rôle dans nombre d’affections, telles que l’asthme, et qu’elle peut dans certains cas entraîner une mort
prématurée.
Dans les pays industrialisés, l’inquiétude suscitée par les incidences de la pollution atmosphérique
sur la santé et l’économie a conduit à prendre des mesures de limitation des émissions des polluants les
plus dangereux, qui concernent notamment la pollution particulaire (acides, produits chimiques
organiques, métaux, particules de sol ou de poussière) ou l’ozone, qui touche le système respiratoire. Il
est peu probable que les effets de la pollution de l’air sur la santé diminuent dans les années à venir à
moins que ne soient prises les mesures qui s’imposent, surtout dans les PEVD où les mesures de lutte
contre la pollution atmosphérique sont d’application au bas de l’échelle.
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Nous avons vu que l’environnement est l’ensemble de conditions naturelles (biologiques,
physiques et géographiques), culturelles (sociologiques) et des conditions découlant de l’aménagement
du territoire qui agissent sur les organismes vivants (faune, flore et l’homme). En plus, l'environnement
est notre cadre de vie : c'est l'ensemble des éléments naturels, faune, flore, et artificiels construction
humaine, traces de l'activité humaine, pollution qui le constituent.
L'environnement comprend différents " milieu de vie " de tailles très variables : une forêt, un champ,
une pelouse, un vieux mur, un coin de fleurs.
a) DES ETRES VIVANTS : c'est à dire les animaux, la faune et les végétaux la flore,
qui sont en relation les uns avec les autres mais aussi avec les éléments naturels non vivants, les
minéraux. Un être vivant, naît, se nourrit, grandit, certains se reproduisent, puis meurent. Ils laissent
leurs traces ou restes.
- les éléments naturels non vivants qui sont en contact les uns avec les autres, ce sont les
composantes minérales, roches, air, eau.
Dans un environnement, chaque endroit a des caractéristiques physiques qui lui sont propres,
c'est-à-dire qui lui appartiennent, (éclairement, température, humidité). Dans un milieu, les êtres qui y
vivent semblent être répartis suivant ses caractéristiques.
- Les différentes composantes d'un milieu, êtres vivants et minéraux, ne sont pas indépendantes.
En effet, elles établissent entre elles des relations indispensables à la vie des êtres vivants.
- Les végétaux ont en général besoin d'un support, généralement un sol mais aussi un mur, un
arbre..., pour se fixer et puiser les substances nécessaires à leur développement. Les animaux ont
besoin d'un support adapté à leur déplacement ou à leur habitat.
- D'autre part, les êtres vivants entretiennent entre eux des relations alimentaires : il est habituel
d'observer un animal manger un végétal ou même un autre animal.
2.1. INTRODUCTION
L’homme, dernier venu dans la biosphère, a largement profité et souvent abusé des productions
diverses qui lui étaient offertes. Ayant découvert, à l’âge néolithique (plus ou moins 12 000 av. J.C.),
l’agriculture et la domestication des animaux, il a augmenté sa population et étendu sa puissance sur la
biosphère. Par la hache, les dents des animaux domestiques et le feu, les écosystèmes naturels terrestres
sont transformés en des tapis divers et organisés en trois groupes nettement tranchés:
- la sylva, source principale du bois. Environ 38% des forêts du globe sont encore inaccessibles
aujourd’hui, c’est-à-dire vierges et inexploitées.
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- le saltus: lieu de pâture des troupeaux se constitue avec des plantes sauvages plus ou moins
réorganisés selon un ordre nouveau donnant naissance aux steppes, pelouses, savanes,…
- l’ager, constitué par des cultures des plantes vivrières et textiles, est en principe purement
artificiel et anthropique. Dans les régions tropicales, des déboisements inconsidérés, comme une
agriculture mal conduite ou des destructions insensées mènent à la généralisation du saltus, sous forme
d’une savanisation passant progressivement par la steppisation, à la désertification finale, avec toutes
les pertes de productivité qu’elle implique.
Avec la grande révolution scientifique et industrielle du 19ème siècle, l’emprise de l’homme sur
la nature s’accroît davantage en même temps que la population humaine entame une démographie
galopante (aujourd’hui plus de 7 milliards d’hommes).
Dans le monde moderne, une nouvelle forme de désert prend des proportions considérables. C’est
le désert des briques, bétons, ferrailles, asphaltes que constitue la ville, le centre industriel et les voies
de communication en constante expansion.
Ces surfaces stériles peu favorables à la vie des animaux et végétaux rongent le saltus et l’ager
comme le cancer. Sachant que l’insalubrité de l’eau de boisson et l’absence de traitement des eaux
usées tuent chaque année des milliers de personnes, dont beaucoup d’enfants ceci constitue une autre
menace considérable pour la santé.
La vie de l’homme dépend des différentes activités que celui-ci mène dans l’environnement au
profit de ses revenus. Cependant ses activités influencent le devenir du milieu.
Mu par la nécessité de nourrir, vêtir et loger des populations de plus en plus nombreuses et plus
denses, l’homme s’est vu forcé, au cours des derniers millénaires, de modifier d’une façon profonde et
souvent complète le milieu biologique où il était appelé à vivre.
Par l’action de la hache et de la bêche, les vastes écosystèmes forestiers primitifs furent en grande
partie défrichés et livrés à l’agriculture. Les forêts des sols pauvres furent transformées en pâturages ou
dégradées, par exploitation abusive, en landes stériles, la permanence de ces formations étant assurée
par le feu et par la dent des animaux domestiques. Fer, feu et dent sont trois moyens puissants d’anéantir
les écosystèmes s’ils ne sont pas suffisamment réglés ou contrôlés. Les feux de forêts et les feux de
brousse détruisent chaque année 2 millions de tonnes de matières organiques qui retournent à
l’atmosphère sous forme de CO2. Chaque année, le surpâturage livre de nouvelles terres à la dégradation
et à l’érosion.
Jusqu’à la révolution industrielle, les humains n’étaient exposés dans l’environnement qu’à un
nombre limité de substances toxiques, telles que les gaz et fumées provenant de la combustion et des
substances pétrolières ou minérales naturellement présentes dans l’eau ou le sol de certaines régions.
Les dangers découlant de l’exposition aux agresseurs chimiques sont clairement liés à l’industrialisation
de la société dont le fonctionnement implique l’utilisation de dizaines de milliers de produits de
synthèse.
Au lieu d’exploiter l’intérêt offert par les écosystèmes, c’est-à-dire de récolter des quantités ne
dépassant pas la productivité, on dilapide bien trop souvent le capital; c’est-à-dire que des emprunts
massifs sont faits à la biomasse qui concourt à la destruction du tapis végétal.
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2.2.1. DEFINITION DE LA POLLUTION :
La pollution désigne les effets des innombrables composés toxiques rejetés par l’homme dans
l’environnement. Elle s’applique également à d’autres altérations du milieu de nature physique ou
chimique (émission de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, par exemple) qui, sans être nocives par
elles-mêmes pour la santé humaine, sont susceptibles de provoquer des perturbations écologiques
d’ampleur catastrophique.
Polluer signifie étymologiquement profaner, souiller, salir, dégrader. Pendant des millénaires,
les causes de pollution sont peu nombreuses et d’importance limitée, résultant surtout de la
contamination localisée des eaux superficielles et des nappes phréatiques par des bactéries pathogènes
et des substances fermentescibles introduites dans les réseaux hydrologiques par les déchets
domestiques. Ce problème demeure encore aigu dans le Tiers Monde où ce genre de pollutions reste
l’une des causes principales de la forte morbidité associée aux salmonelloses, hépatites virales, choléra,
…
Les problèmes liés aux sols sont souvent des problèmes d'ordre local. On parle de régression et
dégradation des sols lorsqu'un sol perd en qualité ou que ses propriétés changent. Ils peuvent être divisés
en deux catégories :
a) L'érosion : un phénomène naturel, mais elle peut s'avérer désastreuse lorsqu'elle est
provoquée par l'homme. Pouvant avoir pour cause certaines techniques d'agriculture comme la
monoculture, l’agriculture intensive ou l'irrigation sur certains types de sols, des techniques d’élevage
comme le surpâturage, ou la déforestation (les racines contribuent souvent à stabiliser le sol et à
empêcher l'érosion), elle peut avoir comme effet des glissement des terrains, favoriser la désertification,
l’aridification ou des menaces pour la biodiversité;
La situation en République Démocratique du Congo est telle que les Centres essentiellement
exposés au risque d’Erosions majeures sont : Kinshasa, Bukavu, Mbuji-Mayi, Kananga, Kikwit,
Tshikapa, Kabinda… Bien qu’elle ne soit pas très avancée à Kolwezi, les traces montrent que l’érosion
y est présente. La situation est dramatique dans les Villes de Bukavu et de Mbuji-Mayi.
b) Le changement des qualités du sol : Il peut alors s'agir de salinisation, souvent due aux
techniques agricoles, ou de pollution directe du sol, d'origine industrielle ou individuelle. Le sol
concerné peut alors devenir infertile, et hostile à certaines espèces végétales ou animales et affecter la
diversité des organismes peuplant le sol.
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L’industrie, l’agriculture et les usages domestiques sont responsables de la pollution des eaux
douces. La pollution peut être causée par les matières organiques (déchets rejetés sans traitement
préalable) et microbiologiques. Ce type de pollution provoque l’asphyxie de la faune aquatique.
La première source de pollution des rivières vient des matières organiques, notamment les
excréments humains. Cette pollution est la pollution la plus « naturelle », mais aussi la plus ancienne.
En effet, en l'absence de traitement, une ville de 100 000 habitants rejette 18 tonnes de matière organique
(excréments) par jour dans ses égouts. Cette matière, bien que biodégradable, n'en est pas dénuée
d'impacts pour autant. De trop forts rejets dans les rivières peuvent conduire à l'asphyxie des
écosystèmes aquatiques, les premiers concernés étant les poissons, puis, à plus forte concentration, le
reste de la faune et de la flore aquatique ;
Les pesticides contaminent les cours d’eau mais aussi les eaux souterraines par infiltration ;
dispersés dans l’atmosphère, ils retombent sous forme de pluies. Les aquifères sont aussi touchés par les
nitrates contenus dans les engrais. La pollution par nitrate, due à 66% à l’agriculture, peut avoir des
effets toxiques sur l’organisme humain s’ils sont ingérés en trop grande quantité. Tout comme les
phosphates, ils modifient l’équilibre biologique des milieux aquatiques, provoquant des phénomènes
d’eutrophisation.
D’autres types de pollution peuvent dégrader les eaux douces : métallique (non biodégradable),
radioactive, thermique (l’eau est utilisée comme liquide de refroidissement), ou acide.
L’aménagement des cours d’eau, notamment la construction de barrages, peut avoir des
conséquences désastreuses sur l’eau douce
La pollution d’origine Microbiologique : on désigne sous ce terme les pollutions par les virus, les
bactéries et les parasites. Principalement contenus dans les excréments, ces germes peuvent provoquer
des maladies graves pour ceux qui les ingurgitent.
La pollution d’origine chimique : extrêmement diverse, elle est causée par le rejet de différentes
substances chimiques issues de l'industrie, l'agriculture ou des effluents domestiques. Les principales
pollutions chimiques sont :
- Les pollutions issues de l'agriculture et des certaines industries. L'usage de pesticides, produits
extrêmement nocifs aux êtres vivants, entraîne une dissémination de ces substances dans des milieux
aquatiques, souterrains ou de surface, et provoque la mort de certaines espèces animales. Les nitrates et
les phosphates, contenus en fortes quantités dans les engrais, entraînent des problèmes d'eutrophisation.
Le fort développement de bactéries ou d'algues de surface, qui trouvent dans les nitrates et les phosphates
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les éléments nécessaires à leur développement, entraîne un manque d'oxygène dissous dans l'eau, ce qui
conduit au final à la destruction de toute vie animale ou végétale en dessous de la surface ;
- Les pollutions aux métaux lourds, comme le plomb, le mercure, le zinc ou l’arsenic. Issus pour
la plupart des rejets industriels, ils ne sont pas biodégradables. Présents tout au long de la chaîne
alimentaire, ils s'accumulent dans les organismes, En 2001, quelques 24 millions de personnes avaient
déjà été empoisonnées par l'arsenic.
- Les pollutions aux acides, provenant des pluies acides sont également nocifs ;
- Les pollutions aux substances médicamenteuses. Un très grand nombre de molécules
médicamenteuses ne sont pas entièrement assimilées par le corps humain, et sont donc rejetées à l'égout.
En l'absence de traitements spécifiques, elles se retrouvent dans les milieux naturels aquatiques, avec
des conséquences pour l'environnement et la santé humaine encore mal connues ;
- Les pollutions aux hydrocarbures, comme les marrées noires ou les dégazages sauvages.
Spectaculaires en mer, elles sont aussi fréquentes en milieu urbain, ou elles peuvent représenter jusqu'à
40 % des pollutions de l'eau ;
- Les pollutions aux PCB : utilisées principalement dans les transformateurs électriques,
condensateurs, et comme isolants en raison de leurs excellentes caractéristiques diélectriques, ces
substances se stockent dans les graisses des êtres vivants, et peuvent avoir des effets toxiques et
cancérigènes ;
3° POLLUTION DE L’AIR(ATMOSPHERIQUE)
La pollution atmosphérique, ou pollution de l'air, est une pollution d'origine diffuse qui peut avoir
des effets locaux ou globaux. Le terme « pollution de l'air » signifie généralement l'introduction directe
ou indirecte dans l'air ambiant (à l'exception des espaces confinés) par l'homme de toute substance
susceptible d'avoir des effets nocifs sur la santé humaine et/ou l'environnement dans son ensemble.
Comme pour l'eau, la pollution de l'air peut être de nature et d'origine diverses et variées. On
distingue différents types de pollutions :
Les gaz issus de la combustion, comme le dioxyde de soufre(SO2), les oxydes d’azote (NO), le
monoxyde de carbone (CO), l'hydrogène sulfuré, et certains autres gaz à effet de serre ;
Les poussières, ou plus généralement les particules en suspension et les composés organiques
volatiles (COV), provenant principalement des travaux publics, du nettoyage ou autre ;
Les gaz à effet de serre, dont les principaux sont le dioxyde de carbone(CO2), les gaz méthanes,
mais aussi certains gaz fluorés, provenant de la combustion, des transports, des élevages, et des
industries ;
Les métaux lourds, issus de différentes industries spécifiques, dont l'arsenic, le plomb, le zinc, le
cuivre, le chrome, le mercure et le cadmium sont les principaux.
Changements climatiques
L’effet de serre résulte du piégeage, par l’atmosphère, de la partie du rayonnement solaire
normalement retournée dans l’espace sous forme des rayons infrarouges. C’est d’abord un phénomène
normal sans lequel la vie serait impossible sur la Terre puisque l’énergie solaire qui atteint la planète ne
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pourrait y maintenir qu’une température moyenne de -18°C. La température moyenne étant plutôt de
+15°C, l’effet de serre contribue donc à réchauffer la planète de 33°C.
Le problème actuel vient du fait que les activités humaines favorisent un accroissement de cet
effet sur une très courte période de temps (un à deux siècles). Un lien très clair et sans équivoque entre
le réchauffement climatique et les émissions anthropiques de gaz à effet de serre a été mis en évidence
par le Groupe inter gouvernemental d’experts sur le changement climatique qui prévoit une
augmentation globale de la température pouvant varier de 1,4 à 5,8; la moyenne de scénarios étant de
près de 3,0°C au cours du XXI è siècle.
Gaz à effet de serre
Les principaux gaz à effet de serre sont le CO2, le méthane (CH4), les composés fluorés
(chlorofluorocarbures, per fluorocarbure et quelques autres) et l’oxyde nitreux (N2O).
Le CO2 provient de l’utilisation de combustibles fossiles et de diverses biomasses (la destruction
des forêts est un phénomène à considérer), le CH4 est émis par la décomposition de la matière organique
en absence d’oxygène (diverses activités agricoles y contribuent, notamment l’élevage du bétail), les
composés fluorés sont essentiellement des gaz à usages industriels qui sont maintenant réglementés dans
le cadre du protocole visant à protéger la couche d’ozone et, finalement, le N2O résulte surtout de la
pollution urbaine.
La dégradation de l’environnement a des lourdes conséquences pour la santé humaine. La
pollution de l’air, de l’eau et des sols, de même que l’exposition aux substances chimiques présentes
dans l’environnement ou au bruit, peuvent être à l’origine des cancers, d’affections respiratoires et
cardiovasculaires ou de maladies communicables à l’Homme, ainsi que d’empoisonnements et de
désordres neuropsychiatriques.
En RDC, De nombreuses fosses septiques et des latrines débordent et polluent sol et cours d’eau.
Ce qui est une cause considérable des malheurs du fait de sa mauvaise gestion et les quelques exemples
en République Démocratique du Congo: montrent que :
1° Les maladies d’origines hydriques et liées au mauvais état de l’environnement sont très
fréquentes. On estime que 88 % des cas des maladies à Kinshasa sont dues aux conditions sanitaires et
environnementales; situation extrapolable à l’ensemble des 26 Villes du pays. Parmi ces maladies nous
citerons : les diarrhées, la Fièvre typhoïde, le Choléra, l’Amibiase, les Gastro-entérites, la
Poliomyélite…
Dans les pays de l’OCDE, la pollution atmosphérique extérieure constitue un problème majeur
dans la mesure où elle peut avoir sur la santé des effets aigus à court terme ou chroniques voire à long
terme. Il peut s’agir aussi bien d’une irritation oculaire mineure que de symptômes des voies
respiratoires supérieures, des maladies respiratoires chroniques ; telles que l’asthme, des maladies
cardiovasculaires ou du cancer du poumon. Certaines de ces affections nécessitent une hospitalisation
et peuvent être mortelles.
Les incidences de la pollution atmosphérique sur la santé sont plus ou moins fortes selon la
composition chimique du polluant, sa concentration dans l’air, la durée de l’exposition, la synergie avec
d’autres polluants atmosphériques, ainsi que la sensibilité individuelle des sujets touchés. Même si les
facteurs de risques environnementaux peuvent influer sur la santé de toute une population, certains
groupes sont particulièrement sensibles à la pollution de l’environnement, notamment les enfants, les
femmes enceintes, les personnes âgées et les malades.
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Les effets directs de l’exposition aux produits chimiques sont complexes et provoquent souvent
le débat, mais les problèmes de santé engendrés par une exposition à certains produits chimiques sont
bien documentés. Il existe une relation entre une exposition à des produits chimiques tels que les alkyl
phénols et des perturbations du système hormonal, qui régule de nombreuses fonctions dans
l’organisme.
Les activités humaines ont une incidence forte sur la biodiversité, c'est-à-dire sur l'avenir des
espèces vivantes, animales et végétales. Le taux d'extinction actuel des espèces est de 100 à 1 000 fois
supérieure au taux moyen naturel constaté dans l'histoire de l'évolution de la planète. En 2007, l'UICN
a évalué qu'une espèce d'oiseaux sur huit, un mammifère sur quatre, un amphibien sur trois et 70 % de
toutes les plantes sont en péril. Cette extinction massive des temps modernes est souvent désignée par
le nom d'extinction de l’holocène. L'origine de cette extinction massive d'espèces est principalement
humaine, et notamment depuis les années 1500, où l'influence de l'homme a considérablement
augmenté.
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CHAPITRE III. LUTTE CONTRE LA POLLUTION ET PROTECTION DE
L’ENVIRONNEMENT
1. GÉNÉRALITÉS
Il s’agit de la pollution de l’air, des terres et des eaux ainsi que les nuisances. A cause de la
croissance industrielle rapide, la contribution de l’homme à son environnement chimique augmente de
jour en jour et la biosphère s’enrichit en substances chimiques indésirables, dégagées dans l’atmosphère
et retombant sur les écosystèmes ou déversées dans les eaux: on parle de pollution. Ce terme étendu à
des perturbations thermiques, acoustiques, visuelles et aussi morales.
A l’échelle nationale de notre pays, deux caractéristiques ou portes d’entrée sont arrêtées et
définies comme stratégies de lutte contre la pollution et la dégradation de l’écosystème à savoir : la
stratégie écologique et la stratégie intégrant la problématique des changements climatiques.
SOLS
La lutte antiérosive est en même temps la lutte contre l’assèchement des continents.
FORET
La gestion durable de l’environnement, notamment des forêts passe par trois axes principaux d’actions.
1. La gestion durable de la forêt qui vise à aménager les forêts par la conservation de la forêt,
l’exploitation durable du bois, le transfert de gestion des « forêts protégées » aux communautés locales
et le boisement/reboisement)
2. La conservation de la biodiversité : La gestion durable de la forêt doit faciliter la conservation
de l’exceptionnelle biodiversité du pays.
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3. La lutte contre la dégradation de l’environnement qui demande la mise en pratique de la loi
cadre sur l’environnement adoptée par le parlement en 2011, la promotion des mesures
d’assainissement du milieu, la lutte antiérosive
AIR
Le développement énergétique à faible intensité carbone ; limiter les émissions de GES en favorisant
une gestion plus durable de la filière bois-énergie et se fonder essentiellement sur l’hydroélectricité et
les autres énergies renouvelables.
Eau la gestion durable et inclusive des ressources en eau ; il est nécessaire de : mettre en place une
gestion intégrée des ressources en eau et développer l’accès à une eau de qualité.
1° La stratégie écologique : Les conditions de vie des ménages congolais, particulièrement les
plus pauvres, ainsi que la production nationale dépendent de manière critique d’un environnement de
qualité et d’une gestion durable des ressources naturelles. La protection° de la forêt et la gestion durable
de l’eau et des terres ainsi que des biens et services qu’elle génère (bois, gibier…) apparait donc cruciale
pour les quelques 60 millions de congolais qui en dépendent pour leur survie et développement et dont
le taux de pauvreté est supérieur à la moyenne nationale
Les principaux leviers de réduction de la pression sur la forêt identifiés par l’étude exploratoire
du potentiel REDD+ de la RDC représentent en effet pour la plupart, des moyens de réduire la pauvreté.
Le développement des communautés rurales à faible impact sur la forêt devrait ainsi être promu,
notamment via l’augmentation de la productivité et de l’agriculture vivrière, la gestion communautaires
des forêts ou la promotion d’activité génératrices de revenus réduisant la pression sur la forêt, telles que
l’écotourisme ou la transformation de produits agricoles ou forestiers. De même, l’accès à l’électricité
et aux foyers améliorés devrait être impulsé et permettre d’améliorer les conditions de vie et les revenus
des populations pauvres. Le boisement/reboisement à grande échelle devrait favoriser l’emploi,
notamment via le recours aux approches à Haute Intensité de Main d’Œuvre (HIMO).
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b) Les ressources naturelles, principal levier de lutte contre le changement climatique en RDC
Ressources naturelles
Atténuation du changement / Environnement
Adaptation au
climatique changement climatique
La lutte contre le changement climatique et la dégradation de l’environnement est basée sur neuf
domaines d’actions majeures identifiés comme suit :
(i) le développement d’un système de transports à faible intensité carbone ; Le secteur des
infrastructures et transports constitue une priorité : la précédente stratégie de croissance et réduction
de la pauvreté de la RDC (2006-2008) le reconnait comme un des secteurs porteurs de croissance et il
constitue également un des cinq chantiers du programme présidentiel. Il est en effet une condition du
développement économique et de la réduction de la pauvreté en favorisant le commerce et l’accès aux
services de base des populations rurales, particulièrement les plus pauvres,
(ii) l’élaboration et la mise en œuvre d’une réforme foncière ; L’insécurité foncière constitue un
obstacle majeur à l’investissement en RDC et donc un élément limitant les performances d’une
stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté. En effet, les populations congolaises sont
confrontées à de nombreux conflits fonciers dont les plus pauvres sont souvent les victimes. Par
ailleurs, la sécurisation foncière est une condition nécessaire à la gestion durable de l’environnement
(cf. encadré supra). L’élaboration et la mise en œuvre d’une réforme foncière devrait donc être une
des priorités de la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté.
(iii) la mise en place d’une politique d’aménagement du territoire ; L’absence d’une politique
nationale d’aménagement du territoire en RDC entraine une utilisation anarchique du territoire et des
ressources naturelles aggravant la situation de pauvreté des populations. En outre, une pression accrue
sur l’espace et les ressources du fait de la croissance démographique et du développement économique,
est attendue et est susceptible d’intensifier les conflits sur l’utilisation des terres. L’élaboration et la
mise en œuvre d’une politique d’aménagement du territoire devrait ainsi accompagner le processus de
décentralisation et être un élément important de la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté
de la RDC.
(iv) le développement à faible impact environnemental des industries extractives ; Les industries
extractives, principalement les mines et hydrocarbures, représentent déjà près de 14% du Produit
Intérieur Brut en 2010 et leur croissance attendue est estimée à près de 9% par an pour la période 2011-
2015(70). A plus long terme, les réserves minières de la RDC font de ce secteur un moteur naturel de
l’économie congolaise. Ce développement pourrait avoir un fort impact environnemental qu’il
convient de limiter pour permettre au secteur de contribuer à la réduction de la pauvreté.
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(v) et la gestion active de la dimension environnementale de la santé ; La santé est une dimension
critique des efforts de réduction de la pauvreté en RDC et constitue à ce titre un des cinq chantiers du
programme présidentiel. Elle dépend fondamentalement de l’état de l’environnement, particulièrement
pour les populations pauvres, comme le souligne la Déclaration de Libreville sur «la santé et
l’environnement en Afrique», que s’apprête à mettre en œuvre la RDC. Le changement climatique
menace ainsi d’affecter fortement la santé de la population congolaise, particulièrement celle des plus
pauvres. C’est dans ce cadre que quatre types d’actions stratégiques ont été identifiés : (i) le
renforcement de la gestion des risques environnementaux et climatiques, (ii) le renforcement des
actions dans le domaine de l’assainissement, le renforcement de la filière des plantes médicinales et
(iv) la promotion du planning familial.
Trois objectifs à atteindre lorsqu’il s’agit de lutter contre la dégradation de l’atmosphère sont les
suivants :
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