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Les Antianemiques

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Les Antianémiques

• Les anémies ont différentes causes et des


traitements spécifiques.
• On distingue:
les anémies ferriprives dites par carence
martiale,
les anémies par carence en folates,
mégaloblastiques,
les anémies par carence en vitamine B12,
mégaloblastiques, et
les anémies de l'insuffisance rénale chronique et
de certaines chimiothérapies répondant à
l'érythropoïétine.
Le fer
• Il y est présent essentiellement sous forme d'oxyde
et d'hydroxyde, à l'état ferrique non directement
absorbable par le tube digestif.

• La quantité totale de fer dans l'organisme d'un


homme adulte de 70 kg est d'environ 4 g et dans
celui d'une femme de 60 kg d'environ 2,5 g.

• Plus de 60% du fer se trouve dans l'hémoglobine


Fer - Métabolisme

• A l'état d'équilibre chez l'adulte, les entrées et


les sorties se compensent
• Absorption digestive
• des aliments, végétaux verts, viandes,
crustacés, mais les produits laitiers en sont
dépourvus.
• Le régime alimentaire apporte en moyenne de
10 à 20 mg de fer par jour.
• absorption : la partie initiale du tube digestif, au
niveau du duodénum et du jéjunum
Fer - Métabolisme
• La biodisponibilité du fer dépend des formes
sous lesquelles il est présent :
Le fer héminique, c'est-à-dire lié au noyau
protoporphyrine, comme dans les viandes, constitue
seulement 6% de l'apport alimentaire mais a une
biodisponibilité élevée, environ 40%, peu influencée
par les autres aliments, le pH et les sécrétions
digestives.
Fer - Métabolisme
• La biodisponibilité du fer dépend des formes
sous lesquelles il est présent :
Le fer non héminique que l'on trouve, par exemple,
dans les végétaux, constitue plus de 90% de l'apport
alimentaire. Sa biodisponibilité, comprise entre 2 et
10%, est bien moindre que celle du fer héminique.
Pour être absorbé, il est d'abord libéré des aliments
par l'acide chlorhydrique stomacal qui le réduit en fer
ferreux Fe2+ beaucoup mieux absorbé que le fer
ferrique Fe3+. L'acide ascorbique favorise cette
réduction.
Fer - Métabolisme
• L'absorption digestive du fer est régulée au
moins partiellement car sa biodisponibilité
augmente lorsque les réserves de l'organisme
s'abaissent, l'absorption pouvant passer alors
de 2% à 20%
• Certaines substances modifient l'absorption du
fer : l'acide ascorbique, l'acide citrique et
diverses protéines la facilitent, d'autres comme
les tannins du thé, les phosphates, l'inhibent
Fer - Métabolisme
• Distribution
• La concentration de fer dans le sang est très
élevée, environ 300 à 500 mg/L, dont plus de
90% dans l'hémoglobine des hématies.
• Le plasma contient environ 1 mg/L de fer
(normes : 0,75 à 1,5 mg/L chez l'homme) lié à la
transferrine; il n'y a pas de fer libre circulant.
Fer - Métabolisme
• La transferrine est une glycoprotéine,
synthétisée par le foie.
• Chaque molécule de transferrine fixe deux
atomes de fer sous forme ferrique, Fe3+,
• Elle a une affinité extrêmement forte pour le fer,
mais elle peut aussi fixer d'autres éléments tels
que l'aluminium et le gallium.
• La synthèse de transferrine augmente en cas
de déficience en fer.
Fer - Métabolisme
• L'apport de fer aux tissus est assuré par la transferrine
qui se lie à des récepteurs spécifiques de la membrane
cellulaire avant d'être incorporée dans la cellule par
endocytose.
• Ces récepteurs sont particulièrement denses sur les
cellules érythroblastiques immatures, c'est-à-dire
nucléées, (le noyau disparaît à partir du stade
réticulocyte) sur les cellules placentaires et sur les
hépatocytes.
• La densité des récepteurs à la transferrine sur les
membranes cellulaires augmente en cas de déficience
en fer
Fer - Métabolisme
• Après incorporation dans le cytoplasme dont le
pH est acide, le complexe fer-transferrine se
dissocie, libérant le fer et la transferrine.

• La transferrine libre regagne la membrane


cytoplasmique qui l'excrète.

• Le fer intracellulaire est utilisé pour la synthèse


de l'hémoglobine, de la myoglobine et de
cytochromes, ou stocké sous forme de ferritine
Fer - Métabolisme
• La ferritine, protéine de fixation du fer à
l'intérieur de la cellule,
• La ferritine est surtout localisée dans la rate, le
foie, la moelle osseuse, la muqueuse intestinale,
le rein, le placenta (qui contient des récepteurs
semblables à ceux des réticulocytes).
• En cas de surcharge en fer, l'association de
plusieurs molécules de ferritine forme
l'hémosidérine
Fer - Métabolisme
• La moelle osseuse recycle chaque jour environ
25 mg de fer pour assurer l'hématopoïèse.
• Lors de la destruction des hématies
sénescentes par les macrophages, l'hème
s'ouvre, libère le fer qui est recyclé alors que
l'hémoglobine est transformée en bilirubine.
• Le fer repasse dans la circulation, incorporé à
l'hémoglobine des nouvelles hématies.
Fer - Métabolisme
• Élimination.
• Les pertes physiologiques journalières de fer
sont d'environ 1,5 mg, essentiellement
digestives par les selles.
• L'élimination urinaire ainsi que l'élimination
desquamative de la peau et des muqueuses
sont très faibles.
Fer - Métabolisme
Fer - Effets

• L'incorporation du fer dans la protoporphyrine,


→ hème, constituant de base de l'hémoglobine,
de la myoglobine, des cytochromes, de la
catalase, des peroxydases, de la tryptophane
pyrrolase
Fer - Effets
• 1. Incorporé à l'hème, le fer assure plusieurs
fonctions :
le transport d'oxygène du poumon aux tissus par l'hémoglobine
présente dans les hématies. La déficience en fer se traduit par
une anémie hypochrome.
la fixation d'oxygène par la myoglobine musculaire qui a plus
d'affinité pour l'oxygène que l'hémoglobine.
l'oxydation de divers substrats, endogènes et exogènes
• 2. Lié à des protéines autres que l'hème, le fer
intervient dans l'activité de nombreuses
enzymes
Fer - Utilisation

• La déficience en fer se traduit par divers


symptômes peu spécifiques, en particulier une
très grande fatigabilité
• L'administration de fer, le plus souvent par voie
orale, corrige les symptômes cliniques de la
déficience, (fatigabilité...) et biologiques (anémie
microcytaire, abaissement de la ferritine
plasmatique) en un ou quelques mois
Fer - Utilisation

• Le fer est mieux absorbé lorsque l'estomac est


vide mais, comme il est moins bien toléré sur le
plan digestif, en général on préfère le prescrire
au cours des repas.

• Il existe des préparations injectables de fer que


l'on utilise lorsque l'administration par voie orale
est insuffisante ou impossible
Fer - Indications
• Traitement curatif des anémies hypochromes
hyposidéremiques par carence martiale ( 4-6 mois,
toujours en association à leur traitement étiologique

• Traitement préventif des carences martiales chez les


sujets exposés: femme enceinte, nourissons ayant un
régime lacto-farineux exclusif, régime alimentaires
déséquilibrés ( sujets agés, végétariens), saignements
chroniques non curables, gastrectomisés, syndromes de
malabsorption
Doses
• Traitement curatif:
• 100-200mg/j

• Traitement préventif:
• 0,5- 1mg/kg/j en 1 prise à jeun
Fer – effets indésirables
• Noircissement des dents (formes orales liquides
→ utilisations d‘une paille); colorations foncée
des selles, constipation
• Par voie parentérale: possibilité de réaction
anaphylactique (rare), de phlébite au point d‘inj.
IV, de pigmentation indélébile au point d‘inj IM

• Surdosage: douleurs abd., vomissements, diarrh


ée souvent sanglante → lavage gastrique
alcalinisant, deferoxamine, reanimation
• En cas de prise concomitante de fer et d'un
médicament à propriété chélatrice comme les
tétracyclines, les fluoroquinolones, les
bisphosphonates, la biodisponibilité de ces
derniers est diminuée et il faut les prendre à
distance les uns des autres ou mieux ne pas les
prescrire simultanément.
• Lors de son utilisation prolongée et à doses
élevées, une aggravation d'une
hémochromatose latente est possible.
• Sulfate ferreux :FERRO-GRAD; TARDYFERON
80* Cp (+ acide ascorbique)
• Fumarate ferreux: FUMAFER* Cp Poudre orale
• Ascorbate ferreux: ASCOFER* Gélules
• Férédétate de sodium: FERROSTRANE* Sirop
• Hydroxyde ferrique – saccharose: VENOFER*
Inj IV
• Hydroxyde ferrique- dextran FERRISAT* Inj IV
Acide folique

• Le terme d'acide folique ou de folates désigne


parfois l'acide folique lui-même, mais le plus
souvent un groupe de composés synthétisés par
les plantes et les micro-organismes, mais non
par l'homme auquel ils sont indispensables car
ils interviennent dans le transfert des groupes
monocarbonés nécessaires, notamment, à la
synthèse des bases puriques et d'une base
pyrimidique, la déoxythymidine
Acide folique - Métabolisme

• L'acide folique et ses dérivés sont présents dans


la plupart des aliments, les plus riches étant la
levure de bière et le foie. L'apport quotidien
recommandé est de 400 mg.
Acide folique
• Les folates, sous forme de polyglutamates,
constituent l'apport alimentaire principal. Dans le
tube digestif, ils sont d'abord détachés des
protéines par des protéases digestives, puis
hydrolysés en monoglutamates par des
conjugases.
• L'absorption digestive de l'acide folique est, en
grande partie, énergie-dépendante du sodium et
du glucose.
Acide folique - Effets
• Les folates sous forme réduite, acide
tétrahydrofolique, sont impliqués dans les
réactions enzymatiques de transfert des
groupes monocarbonés, ce qui nécessite que
leur réduction par la dihydrofolate réductase soit
assurée. L'acide tétrahydrofolique, après avoir
fixé un groupe monocarboné, le cède à un
substrat au cours d'une réaction enzymatique.
• Il intervient ainsi dans la synthèse de l'ADN en
permettant la synthèse de déoxythymidine et
des bases puriques ainsi que dans d'autres
réactions
Acide folique - Carence

• La déficience en acide folique se traduit par des


troubles hématologiques, apparition d'une
anémie mégaloblastique par perturbation de la
synthèse de DNA, par divers troubles
neurologiques peu spécifiques et par des
troubles digestifs.
• La déficience en acide folique chez la femme
enceinte augmente le risque d'avortement ou de
malformations, du tube neural notamment
Acide folique - Carence

• Les signes biologiques de la carence sont une


diminution de la concentration des folates dans
le sérum et dans les globules rouges.
Acide folique - Carence
• Les déficiences constatées peuvent être
secondaires à un apport insuffisant ou à des
besoins augmentés :
• Apport insuffisant d'origine alimentaire ou par
insuffisance d'absorption en particulier après
résections intestinales.
• Besoins augmentés :
chez la femme enceinte, chez le prématuré et chez le nouveau-

au cours des traitements par les anticonvulsivants où l'on peut
observer une anémie mégaloblastique consécutive à une
déficience en folates
chez les alcooliques.
Acide folique - Utilisation
• utilisé pour traiter les états de carence se manifestant le
plus souvent par une anémie macrocytaire.

• La supplémentation de la femme enceinte en acide


folique réduit le risque d'anomalie par défaut de
fermeture du tube neural (spina bifida) de l'enfant. Elle
est indispensable si la femme enceinte reçoit un
traitement susceptible de provoquer une déficience
(antiépileptiques) et pourrait même être conseillée
systématiquement, à une dose d'environ 0,5 mg/jour.

• Acide folique SPÉCIAFOLDINE* Cp 5mg


Cobalamine ou vitamine B12

• La vitamine B12 a été isolée en 1948 sous la


forme de cyanocobalamine. L'isolement de cette
vitamine résulte d'observations beaucoup plus
anciennes, remontant vers 1920, où il avait été
montré que des extraits de foie étaient
susceptibles de corriger certaines anémies. Les
extraits de foie contiennent le facteur
extrinsèque, c'est-à-dire la vitamine B12 elle-
même, alors que le facteur intrinsèque est une
protéine de transport synthétisée par l'estomac.
Cobalamine ou vitamine B12 -
Métabolisme
• La vitamine B12 est apportée par l'alimentation et
synthétisée par certains micro-organismes.

• La vitamine B12 d'origine alimentaire est libérée de ses


liaisons avec les aliments sous l'influence de la cuisson,
de l'acidité gastrique, de la pepsine.

• Dans l'estomac et l'intestin, sous forme libre, la vitamine


B12 se lie au facteur intrinsèque IF synthétisé par les
cellules pariétales de la muqueuse gastrique.
Cobalamine ou vitamine B12 -
Métabolisme
• Le facteur intrinsèque comporte deux sites de
fixation, l'un pour la vitamine B12 et l'autre pour
un récepteur de la muqueuse intestinale,
permettant une absorption spécifique de la
vitamine B12.
• Le mécanisme de captation de la vitamine B12
par la cellule intestinale est saturable. Un apport
de 2 à 3 est suffisant pour le saturer. Lors de
l'administration de doses beaucoup plus
élevées, un faible pourcentage de la vitamine
B12, environ 1%, est absorbé passivement.
Cobalamine ou vitamine B12 -
Métabolisme
• Dans le plasma, la vitamine B12 est liée à des
protéines de transport appelées
transcobalamines TC qui sont des
glycoprotéines sécrétées par les entérocytes et
le foie
• Le foie contient plus de 60% de la totalité de la
vitamine B12 présente dans l'organisme
• Les neurones, en particulier le cerveau,
contiennent aussi de la vitamine B12
Cobalamine ou vitamine B12 -
Carence
• La carence en vitamine B12 a deux causes
principales:
• un apport alimentaire insuffisant, par exemple
en cas de régime végétarien total
• une insuffisance d'absorption digestive par
défaut de sécrétion du facteur intrinsèque par la
muqueuse gastrique ou en raison de troubles
digestifs.
Cobalamine ou vitamine B12 -
Carence
• La carence en vitamine B12 entraîne des troubles
hématologiques et neurologiques :
• Elle se traduit par une anémie mégaloblastique résultant
probablement d'un défaut de synthèse de DNA, ce qui
inhibe la division cellulaire (anémie) tout en laissant
intacte la transcription du DNA existant en RNA, ce qui
augmente la masse cytoplasmique (mégaloblastique).
• L'anémie mégaloblastique peut provenir d'une déficience
en vitamine B12 ou d'une déficience en acide folique ou
même en cuivre. Lorsque l'anémie mégaloblastique est
due à une déficience en facteur intrinsèque libéré par
l'estomac, l'anémie est dite pernicieuse, dans ce cas on
observe généralement une achlorhydrie.
Cobalamine ou vitamine B12 -
Carence
• Le principal trouble neurologique est une neuropathie
sensitive bilatérale et symétrique avec paresthésies
débutant le plus souvent au niveau des membres
inférieurs. On observe des altérations des axones.
• Le traitement par l'acide folique même en cas de
déficience en vitamine B12 peut améliorer l'anémie mais
n'améliore pas les symptômes neurologiques et peut
même les aggraver. Il est donc indispensable de traiter
une déficience en vitamine B12 par la vitamine B12 elle-
même, administrée par voie injectable.
• En plus de l'atteinte hématologique et neurologique, il
existe également une atteinte cutanéo-muqueuse
caractérisée essentiellement par une glossite : la langue
apparaît lisse, dépapillée.
Cobalamine ou vitamine B12 -
Utilisation
• Parmi les différentes formes de vitamines B12,
cyanocobolamine, hydroxocobalamine,
adénosylcobolamine (cobamamide) et
déoxyadénosylcobalamine, seules les deux
premières sont utilisées en thérapeutique.
• La forme de vitamine B12 utilisée pour traiter les
déficiences qui se traduisent par des troubles
hématologiques ou neurologiques dont l'origine
est confirmée par une chute de la concentration
de vitamine B12 dans le plasma est la
cyanocobalamine.
Cobalamine ou vitamine B12 -
Utilisation
• L'administration de cyanocobalamine par voie
parentérale corrige rapidement les troubles
cliniques et biologiques.
• Cyanocobalamine VITAMINE B12 1000* Inj
VITAMINE B12* Cp
Cobalamine ou vitamine B12 -
Utilisation
• L'hydroxocobalamine est préconisée à forte
posologie comme antalgique dans le traitement
des sciatiques, des névralgies. Son efficacité et
son mécanisme d'action dans cette indication ne
sont pas démontrés.
• A dose extrêmement élevée,
l'hydroxocobalamine est utilisée dans le
traitement d'urgence de l'intoxication par le
cyanure (CYANOKIT*).
• Hydroxocobalamine DODÉCAVIT* Inj 10 mg
CYANOKIT* INJ 2,5G
Cobalamine ou vitamine B12

• Les différents formes de vitamine B12 sont peu


toxiques et donnent peu d'effets indésirables
Facteurs de croissance
hématopoïétiques
• Le terme cytokine tend à englober les facteurs
de croissance que l'on peut schématiquement
diviser en deux groupes : facteurs de croissance
hématopoïétiques et non hématopoïétiques
• Les cellules sanguines matures ont une courte
durée de vie et doivent être renouvelées en
permanence. Ce renouvellement s'appelle
l'hématopoïèse. Il s'effectue dans le foie au
cours du développement embryonnaire, ensuite
dans l'os en développement et enfin dans la
moelle osseuse.
• Dans la moelle osseuse, il existe des cellules souches
pluripotentes qui ont deux caractéristiques :
s'autorenouveler et se différencier. Les cellules
pluripotentes donnent naissance à des cellules
précurseurs ou progéniteurs :
les cellules myéloïdes progénitrices, CFU-GEMM (colony forming
unit, granulocyte erythroide, macrophage, monocyte
megacaryocyte), à l'origine des érythrocytes, des plaquettes, des
basophiles, des éosinophiles, des neutrophiles et des monocytes
les cellules lymphoïdes progénitrices qui donnent les
lymphocytes B et T
les cellules NK (natural killers).
• Le renouvellement et la différenciation des
cellules sanguines sont stimulés par des
facteurs de croissance hématopoïétiques
appelés CSF (colony-stimulating factor). On
distingue notamment le GM-CSF (granulocyte-
macrophage colony-stimulating factor), le GCSF
(granulocyte colony-stimulating factor), le multi
CSF qui est l'IL-3, le M-CSF (macrophage
colony-stimulating factor), IL-5 (eosinophil
colony-stimulating factor) et l'érythropoïétine
Erythropoïétine
• EPO, est une glycoprotéine, qui existe sous
différentes isoformes se différenciant
essentiellement par leur degré de glycosylation,

• On distingue des époétines α et ß dont les


propriétés pharmacocinétiques et
pharmacodynamiques sont assez semblables
Erythropoïétine
• L'érythropoïétine endogène est synthétisée chez
le foetus par le foie et chez l'adulte
essentiellement par les cellules péritubulaires et
les cellules endothéliales des capillaires du rein.
• Sa synthèse augmente quand la pression
partielle en oxygène au niveau du rein diminue.
• La synthèse d'EPO est réduite au cours de
diverses maladies rénales
Erythropoïétine
• Les récepteurs à l'érythropoïétine sont présents
en faible nombre sur les cellules
érythroblastiques et mégacaryocytaires.

• L'érythropoïétine en se fixant sur les récepteurs


met en jeu diverses voies de signalisations
intracellulaires
Erythropoïétine
• L'érythropoïétine augmente le nombre de
réticulocytes et augmente la synthèse
d'hémoglobine.
• Elle agit à de nombreux stades de la maturation
des érythrocytes dans la moelle osseuse et
dans le sang périphérique.
• Elle favorise notamment la transformation des
CFUE (colony forming unit erythroide) en
proérythroblaste et la transformation de ce
dernier en érythrocyte
Erythropoïétine
• L'érythropoïétine utilisée en thérapeutique est
obtenue par génie génétique et est dite
recombinante.

• Elle est indiquée dans le traitement des


anémies, en particulier celle des insuffisants
rénaux chroniques, dialysés et non dialysés.
Erythropoïétine
• Elle est aussi utilisée pour traiter les anémies
après une perte importante de sang, après
chimiothérapie, lors d'une intervention
chirurgicale, par exemple, ou encore pour
constituer une réserve de sang en vue d'une
intervention chirurgicale (dons autologues). La
prévention de l'anémie du nouveau-né
prématuré est une indication possible de
l'érythropoïétine.
Erythropoïétine
• La darbépoétine est une érythropoïétine
chimiquement modifiée, elle est riche en
glucides, et a une longue durée d'action, sa
demi-vie d'élimination étant d'environ 21 heures.
• Elle a les mêmes indications que
l'érythropoïétine.
• Erythropoïétine, époétine α, époétine ß EPREX*
Inj, NEORECORMON* Inj
• Darbépoétine α ARANESP*
Erythropoïétine

• L'érythropoïétine est utilisée d'une manière


illicite par certains sportifs pour augmenter le
nombre de leurs globules rouges, ce qui élève
l'hématocrite, et favoriser l'oxygénation tissulaire
lors d'efforts extrêmes
Erythropoïétine
• L'érythropoïétine peut entraîner une fibrose
médullaire, une hypertension artérielle, un
risque accru de thromboses, des symptômes
grippaux, des douleurs osseuses, des
courbatures et des frissons, une hyperkaliémie.
Elle peut également être à l'origine de crises
convulsives dont le mécanisme reste mal
expliqué. L'apparition d'une résistance à ses
effets, liée peut-être à une fibrose médullaire,
nécessite l'augmentation des doses.
Erythropoïétine
• Une déficience en fer, dont l'utilisation augmente
sous l'influence de l'érythropoiétine, peut
apparaître, elle doit être corrigée par une
supplémentation.
Thrombopoïétine
• TPO, est un polypeptide qui stimule la prolifération
des mégacaryocytes et leur transformation en
plaquettes.
• elle stimule aussi la prolifération des autres lignées.
• Son administration entraîne essentiellement une
augmentation du nombre des plaquettes sanguines.
Elle pourra, lorsqu'elle sera commercialisée, être
utilisée dans le traitement de certaines
thrombocytopénies, ce qui réduira le besoin de
transfuser des plaquettes.
G-CSF

• Le G-CSF (granulocyte colony-stimulating


factor) ou facteur de croissance granulocytaire
est une glycoprotéine de 174 acides aminés.
• Il est libéré par les macrophages, les cellules
endothéliales et les fibroblastes en réponse à
diverses stimulations.
• La concentration du G-CSF dans le sérum des
sujets normaux est extrêmement faible mais
s'élève chez les sujets ayant une infection ou
une aplasie médullaire.
G-CSF

• Le G-CSF stimule la différenciation, la


prolifération et la maturation de la lignée
granulocytaire. Il favorise la transformation des
CFU-G (colony forming unit granulocyte) en
polynucléaires neutrophiles.
• Il augmente aussi la capacité migratrice des
polynucléaires neutrophiles, leur activité
phagocytaire et leur production d'ions
superoxyde.
G-CSF

• Le G-CSF est indiqué dans le traitement des


neutropénies spontanées ou induites par des
chimiothérapies anticancéreuses.
• Injecté par voie sous cutanée ou intraveineuse, le G-
CSF provoque transitoirement pendant les premières
heures une diminution du nombre de neutrophiles, en
raison probablement de leur fixation au niveau des
cellules endothéliales, puis une nette augmentation qui
est proportionnelle à la dose administrée.
• Une injection quotidienne pendant une dizaine de jours
est généralement nécessaire pour obtenir un effet
patent.
G-CSF

• Filgrastime G-CSF NEUPOGEN* Inj , NEULASTA*


• Lenograstime G-CSF GRANOCYTE* Inj
• Les effets indésirables du G-CSF sont des douleurs
osseuses, des dysuries, des modifications de
certains paramètres biologiques : élévation des
phosphatases alcalines, de l'activité de la lactate
déshydrogénase. L'administration de G-CSF
pourrait augmenter le risque d'apparition d'une
hémopathie maligne.

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