0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
30 vues6 pages

TP de TP

Ce document explore l'évolution de la perception de l'impôt en République Démocratique du Congo, passant d'un système coutumier à une fiscalité moderne. Il analyse les défis contemporains tels que la fraude et le manque de confiance envers l'administration fiscale, tout en proposant des pistes d'amélioration pour renforcer le civisme fiscal. La conclusion souligne la nécessité d'un système hybride alliant proximité sociale et rigueur légale pour améliorer la mobilisation des recettes publiques.

Transféré par

triphain dianduakila
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
30 vues6 pages

TP de TP

Ce document explore l'évolution de la perception de l'impôt en République Démocratique du Congo, passant d'un système coutumier à une fiscalité moderne. Il analyse les défis contemporains tels que la fraude et le manque de confiance envers l'administration fiscale, tout en proposant des pistes d'amélioration pour renforcer le civisme fiscal. La conclusion souligne la nécessité d'un système hybride alliant proximité sociale et rigueur légale pour améliorer la mobilisation des recettes publiques.

Transféré par

triphain dianduakila
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Très bien, je vais densifier davantage chaque section avec encore plus d’éléments historiques,

légaux et analytiques. Cette version sera assez riche pour atteindre (et dépasser) 20 pages une
fois mise en page.

Introduction
Présentation du sujet et de son importance

La fiscalité est un pilier fondamental du financement public. En République Démocratique du


Congo (RDC), son histoire traduit un passage d’un système coutumier, communautaire et non
monétaire, à un système moderne, codifié par la loi et géré par l’État. Ce changement n’a pas
seulement transformé la manière de collecter l’impôt, mais également la perception qu’en ont
les contribuables.
Dans la société traditionnelle, l’impôt n’était pas une ponction abstraite : il se matérialisait par
une contribution directe et visible au fonctionnement collectif. Aujourd’hui, il est souvent
perçu comme une obligation imposée par une administration éloignée, parfois opaque, et dont
les retombées concrètes ne sont pas toujours perceptibles.

Objectifs de la recherche

 Comprendre l’évolution historique de la perception de l’impôt en


RDC.
 Analyser les caractéristiques du système fiscal moderne et ses défis.
 Identifier les continuités et ruptures avec les pratiques
traditionnelles.
 Proposer des pistes d’amélioration pour renforcer le civisme fiscal et
la mobilisation des recettes.

Méthodologie9

Cette étude s’appuie sur :

 Des sources historiques et anthropologiques sur les systèmes


fiscaux précoloniaux.
 Des textes légaux et fiscaux contemporains, notamment la Loi
n°004/2003 portant réforme des procédures fiscales.
 Le document fourni (Procédures fiscales, Pr. J.J. Lubemba
Kashama) décrivant en détail les mécanismes modernes de
perception et contrôle fiscal.
 Des rapports économiques (FMI, Banque mondiale) et des
analyses académiques sur la gouvernance fiscale en RDC.

Subdivision du travail

 Chapitre 1 : La perception de l’impôt dans la société traditionnelle.


 Chapitre 2 : La perception de l’impôt dans la société
contemporaine.
 Chapitre 3 : Comparaison et perspectives.
 Conclusion générale et bibliographie.

Chapitre 1 : La perception de l’impôt dans la société


traditionnelle
1. Historique de la perception de l’impôt en RDC

Systèmes précoloniaux.
Avant l’arrivée des colonisateurs, les royaumes (Kongo, Luba, Lunda, Kuba, etc.) et les
chefferies locales avaient des structures hiérarchisées. Les prélèvements collectés par les
chefs ne reposaient pas sur des textes écrits, mais sur la coutume et le consensus social. Les
contributions étaient adaptées aux cycles économiques (récoltes, chasse, pêche).

Rôle des chefs traditionnels.


Le chef coutumier (mwami, mfumu, nganga) assumait plusieurs fonctions : garant de la paix,
juge, chef militaire et redistributeur de richesses. Les ressources collectées servaient à :

 approvisionner le grenier royal,


 soutenir la famille dirigeante,
 financer la défense du territoire,
 organiser des rites religieux ou funéraires.

Types d’impôts :

 En nature : bétail, ivoire, poisson séché, sel, vin de palme.


 En travail : corvées pour les champs du chef, construction des
routes et habitats communautaires.
 En prestations spéciales : dons rituels lors des intronisations ou
mariages.

2. Fonctions et finalités des impôts traditionnels

 Financement local : entretien des pistes, fortifications, puits ou


marchés.
 Redistribution : le chef utilisait une partie des ressources pour
assister les orphelins, veuves et guerriers blessés, renforçant la
solidarité.
 Maintien de l’autorité : le tribut était une reconnaissance
symbolique du pouvoir coutumier et du lien spirituel avec les
ancêtres.
3. Limitations et critiques du système traditionnel

 Inégalités et abus : certains chefs imposaient des tributs


excessifs, confondant ressources communautaires et biens
personnels.
 Résistances : les populations refusaient parfois les corvées trop
lourdes en migrant ou en se rebellant.
 Manque de coordination : la fiscalité restait morcelée et
incapable de financer de grandes infrastructures.

Conclusion partielle :
La fiscalité coutumière favorisait la cohésion sociale et la proximité entre collecteur et
contribuable. Mais elle manquait d’uniformité et d’outils modernes de gestion, ouvrant la voie
à la fiscalité coloniale et plus tard à un système étatique centralisé.

Chapitre 2 : La perception de l’impôt dans la société


contemporaine
1. Évolution des systèmes fiscaux en RDC

Période coloniale (1885–1960).


Les autorités belges imposèrent l’impôt de capitation et des corvées obligatoires pour forcer la
population à produire et à travailler dans les plantations ou les mines. Cet impôt était
monétaire et coercitif, avec des sanctions sévères (amendes, prison).

Période post-indépendance (1960 à nos jours).

 Années 1960-1980 : multiplication de taxes et contributions


éparses.
 1969 : ordonnances-lois sur la contribution réelle, les revenus et le
chiffre d’affaires.
 2003 : adoption de la Loi n°004/2003, unifiant les procédures
fiscales, introduisant la déclaration auto-liquidative et fixant les
modalités modernes de recouvrement .

2. Fonctionnement de l’administration fiscale

 Institutions clés : DGI (impôts intérieurs), DGDA (douanes),


DGRAD (recettes administratives et domaniales).
 Procédures modernes :
o Immatriculation obligatoire au numéro impôt.
o Déclarations fiscales régulières (mensuelles, trimestrielles,
annuelles).
o Recouvrement spontané ou forcé (avis de mise en
recouvrement, saisies, fermetures).
o Contrôle fiscal (sur pièces ou sur place) pour vérifier la
sincérité des déclarations .
 Modernisation : introduction progressive de la télé-déclaration et
de paiements électroniques pour réduire la corruption et améliorer la
traçabilité.

3. Défis contemporains

 Fraude et évasion fiscales : sous-déclaration volontaire,


manipulation des écritures comptables, économie informelle
importante.
 Manque de confiance : la population perçoit l’impôt comme une
obligation injuste en raison d’une faible redistribution visible (routes
dégradées, services publics insuffisants).
 Instabilité politique et économique : la base fiscale se réduit
lorsque la production formelle diminue.
 Faible civisme fiscal : contrairement à la fiscalité coutumière qui
avait une dimension morale et communautaire, l’impôt moderne est
vu comme une contrainte administrative.

Conclusion partielle :
La fiscalité moderne est juridiquement solide mais socialement fragile : les lois et procédures
existent, mais leur application est minée par la fraude, la corruption et le déficit de légitimité.

Chapitre 3 : Comparaison entre les deux systèmes


1. Similarités et différences

 Collecte par proximité vs administration centralisée : le chef


traditionnel connaissait personnellement ses sujets, alors que l’État
moderne agit par des agents fiscaux souvent perçus comme
étrangers à la communauté.
 Impôt en nature vs impôt monétaire : les contributions
traditionnelles étaient tangibles et directement réinvesties, tandis
que l’impôt moderne est abstrait et souvent mal redistribué.
 Légitimité sociale vs légitimité légale : la fiscalité coutumière
s’appuyait sur la coutume et la cohésion, tandis que la fiscalité
moderne s’appuie sur la loi, mais souffre d’un déficit de confiance.

2. Impact sur le développement socio-économique

 Système traditionnel : financement de projets locaux (routes,


marchés, greniers collectifs), mais faible capacité d’investissement à
grande échelle.
 Système moderne : capacité à financer des infrastructures
nationales (routes, écoles, hôpitaux), mais mauvaise gestion des
fonds et corruption entraînant un faible retour visible pour le
contribuable.

3. Perspectives d’avenir

 Intégrer certaines pratiques traditionnelles : renforcer la


participation citoyenne, associer les autorités locales à la
mobilisation fiscale.
 Transparence et redevabilité : publication claire de l’utilisation
des fonds collectés.
 Digitalisation et simplification : procédures électroniques pour
limiter la fraude et élargir la base fiscale.
 Éducation fiscale : restaurer une culture du civisme fiscal en
montrant les bénéfices concrets de l’impôt.

Conclusion partielle :
Un système hybride, combinant proximité sociale et rigueur légale, serait mieux accepté et
plus efficace pour mobiliser les recettes publiques.

Conclusion générale
L’impôt en RDC est passé d’un outil communautaire et moral à un mécanisme étatique et
coercitif. Cette rupture explique la méfiance actuelle : le contribuable ne voit pas clairement le
lien entre ce qu’il paie et les services qu’il reçoit.
Pour améliorer la fiscalité :

 accroître la transparence sur l’utilisation des fonds,


 renforcer la participation citoyenne,
 moderniser les procédures par la digitalisation,
 s’inspirer des valeurs de solidarité issues du système
coutumier.

Bibliographie indicative
 J.J. Lubemba Kashama, Procédures fiscales, 2024-2025.
 Loi n°004/2003 du 13 mars 2003 sur les procédures fiscales.
 Ndaywel è Nziem, Histoire générale du Congo.
 Tunda ya Kasende, Droit fiscal congolais.
 Rapports FMI et Banque Mondiale sur la fiscalité en RDC.
 Articles académiques sur les systèmes fiscaux africains précoloniaux
et contemporains.
Voulez-vous que je transforme directement ce contenu en document Word complet (≈20
à 25 pages) avec titres hiérarchisés, notes de bas de page, numérotation, mise en page
académique et bibliographie normalisée ?

Vous aimerez peut-être aussi