Leçon
I- Qu’est ce que la science politique?
1. un instrument de connaissance de l’Etat et du pouvoir
2. un outil d’analyse conceptuel des phènomènes politiques
II- L’Etat et ses institutions
1- les fonctions des organes institutionnelle de l’Etat
2- les principales institutions de l’Etat
Introduction
Les institutions sont les leviers d’action de l’Etat. Elles permettent d’assurer la continuité, la
permanence, la permanence et la régularité de l’Etat dans les différents échelons de la vie nationale.
Elles rendent compte du fonctionnement normal de l’Etat et permettent aux citoyens de revendiquer
leur appartenance a une communauté nationale
Que nous permettent d’apprends les institutions ?
1- La force de l’Etat
2- La puissance de l’Etat
3- Le fonctionnement régulier et normal d’un pays
La connaissance de l’Etat et ses institutions est le domaine de prédilection de la science politique qui
vise à cerner l’objet politique. Ce dernier est ce que cherche à saisir dans son essence la discipline.
L’objet politique peux se trouve dans le discours d’un acteur engagé, ceux des militants,
représentants, les élus, dirigeants et intellectuels qui défendent des causes.
Il se retrouve dans celui du philosophe qui pose des questions sur: << qu’est-ce qu’un bon
gouvernement >> (Philippe Baud, sociologie politique 10 Edition lg dj, 2011 page 15) , dans celui des
médias ( compte rendu des événement politiques )
Jean Baudri Yard (dans son ouvrage A l’ombre des majorité silencieuse) pensait que l’objectif ultime
de l’information et de la communication doit être d’éduquer les citoyens afin de les permettre de
choisir
Dans un monde de flux d’information continue, de connaissance et savoir portant le sceau de la
multidisciplinarité, de multitude d’interprétation qui bouscule le champ politique, il est d’usage de
délimité le champ de la science politique et de bien cerner don objet
La question de base qu’il faudrait se poser est : qu’est-ce que la science politique? Il sagit d’identifier
le champ de validité de ces preceptes et le lire à des visés conceptuels sur celui de la recherche. La
connaissance de ces buts ultime permettra une Meilleur identification de sa fin en général se
rapportant à l’Etat , principalement les institution de l’Etat et leur à spécificités
I- Qu’est ce que la science politique?
Au fil de son affirmation, la science politique s’est émencipé de la tutel de la philosophie politique, la
sociologie générale mais surtout du droit public. Son évolution est marquée par des polémiques,
certains la déniant la carracteristique de science du fait d’un manque de rigueur méthodologique à la
base
Sans méthodologie éprouvée elle s’assimilait à de l’opinion
Son existence en tant que science s’appuiera sur des bases de fondations solides avec 3 ressorts de
méthodologiques: une distance de l’objet, l’observation et l’expérimentation pour valider les
hypothèses et rendre irréfutables les conclusions, comme le préconisait Karl Popper ( épistémologue
viennois ) Une formalisation et systématisation des principes d’intelligibilités cernant le réel. La
démarche méthodologique à pour base l’empirisme et le factualisme autrement dit :
-Une collecte et description des faits de telle sorte que le chercheur n’a le choix que de les rendre
avec clarté pour eviter tout parti pris
-Considérer les comportments observables et visibles par tous ( bihavior ou le bihaviorisme ) avec
des techniques quantitative, statistique et mathématiques pour l’interprétation des faits ( par
exemple structure de l’électorat, répartition des votes, fonctionnement des parties politiques et des
groupes de pression, mécanismes de décision ). C’est une exigence surtout des groupes de l’école
Nord Américaine de la science
politique.
Les apports du béhaviorisme et du positivisme avec pour ce dernier les réflexions d’Auguste Compte,
d’Herbert Spencer et Emile Durkheim ont étaient salué dans la consolidation de la rigueur
scientifique attendue de la nouvelle discipline.
Si on considère un certain nombre d’essais définitionnel comme indispensable pour cerner l’essence
de la science politique, il est toute même important de préciser que le qualificatif politique renferme
plusieurs réalités. Le sens noble renvoie à la signification donné au terme par le philosophe grec
Aristote( Éthique à Nicomaque et Politique ) comme l’art de gérer la cité, à côté aujourd’hui une
interprétation vulgaire décrivant la politique comme une activité sale renvoyant à de mauvaises
conduites, des combines, de la manipulation, le mensonge, …
Il y’a une conception restrictive de la politique qui la distingue des autres activités de la cité
( tragédie, célébrités, sexe, … ) et une autre extensive qui part du principe que toute activité a
l’échelle sociale peut être assimilée à de la politique.
Du point de vue des notions, le terme anglo-saxon << policy >> désigne les programmes
gouvernementaux ou des décisions imputables aux autorités gouvernementales ( Sénégal 2050, PSE )
puis << politics >> qui renvoie aux processus de conquête et de conservation du pouvoir.
Ensuite, le politique désigne un homme qui s’engage en politique. Il peut aussi désigner l’ensemble
des régulations qui assurent l’unité sociale. Puis la politique est le lieu d’affrontement des acteurs
politiques et des groupes politiques pour influencer l’opinion ou conquérir le pouvoir
L’association des deux vocables science et politique à poser problème du fait du caractère éradique
de la politique comme terrain d’expression d’un science , c’est la raison pour laquelle le sociologue
Pierre Bourdieu par exemple a préféré utiliser la sociologie générale pour éclairer les propriétés du
champ politique et des universitaires comme Roger Gérard Swartzenberg ont toujours utilisé
l’expression sociologie politique
Néanmoins, les obstacles intellectuel (obtenir un accord minimum au tour des objets d’étude et des
problématiques centrales), institutionnels (développer des supports propres pour diffuser la matière
et l’inscrire dans la durée), et culturels (mobiliser une communauté savante susceptible de dinamiser
la discipline et de lui donner une légitimité), ont été levés.
Et les conditions son réunies à partir de ce moment pour l’éclosion de la discipline selon le politiste
Pierre Favre.
Les orientations actiologiques définiront la science politique comme un instrument de connaissance
de l’Etat et du pouvoir (1) et un outil d’analyse conceptuel des faits politiques (2)
1. un instrument de connaissance de l’Etat et du pouvoir
La science politique est traditionellement defini comme la science se l’Etat (statologie) et la science
du pouvoir . La science politique comme science de l’Etat est fondée sur une conception etymologic
du terme : dans politique il y’a polis qui renvoit aux affairs de là cité (Aristote) celle cité etant <<le
cadre spatial de l’activite politique>>
Là cité est le lieu de deployment de l’Etat, ses symbols, sa structure technique( les technicians de
l’Etat . Son animation reposer sur des valeurs propres, des reality socio cultural tirant leur Racine du
milieu.
Là science politique qui étudie leur ma imbrications en rapport avec des choix ou modalités politique,
et en etablie une connaissance scientific affirmé
Selon le philosophe Henry Le febvre (1901-1991) cette conception va au de là et renvoit aussi aux
(mode de production etatique) qui désigne selon lui <<la mondialisation du fait etatique, dans les
society occidental, dans les société de type communists, dans les société en voir de development,
l’Etat n’est il pas là figure central>>
Là vie quotidien dans le monde moderne 1968
Là connaissance ethimologic de cette expression recouvre egalement des institutions qui peuvent
être: là structure gouvernemental, organismes administratif, les entreprises publiques
Elle désigne aussi une dimension importante de l’activité politique à savoir l’exercice de la contrainte,
que Max Weber considéré <<comme une communauté humaine disposant sur un territoire donné du
monopole de là coercition légitime. Néanmoins comme le rappelle beaucoup de chercheurs, la
contrinte n’est pas le seul trait distinctif de l’Etat.
Jean Pierre Cot se demandait par exemple <<en quoi l’autorité du président de la république est-elle
differente ou semblable à celle d’Al-Capone>>.
Ensuite, Jean Baudouin relevait le fait de l’existence d’état dépourvu d’autorité (l’Etat libanais) et des
organism non etatique pourvu d’une autorité effective comme la mafia sicilienne, l’église chiite en
Iran, le mouvement Solidarnosc en Pologne, …
Là science politique à également pour objet d’étude le pouvoir, notamment les relations de pouvoir.
Trois perspectives définitionnelles se dégagent dans la considération de cette notion.
- [ ] Une première qui défini le pouvoir comme synonyme de gouvernant et en ce sens connote l’Etat
- [ ] Une deuxième qui la définis comme un capital qui se rapproche de l’économie et fait dire que
quelqu’un a du pouvoir. Le pouvoir ici est périssable pouvant être dilapider
- [ ] Une troisième perspective la situe à une relation entre deux ou plusieurs personnes. Disposer du
pouvoir sur quelqu’un (François Chazel). La définition qu’en propose Max Weber est la suivante <<le
pouvoir est toute chance de faire triompher, au sain d’une relation sociale, sa propre volonté, même
contre des résistances ; peu importe sur quoi repose cette chance>>
Dans le cadre organisé autour de valeurs se rapportant a l’infrastructure gouvernementale , le
pouvoir se rapporte à des structures. De ce point de vue, la science politique étudie le pouvoir
politique et son incarnation dans des institutions, des associations, des partis politiques, des
systèmes symboliques ou idéologiques, les opinions publiques… Elle essaie de circonscrire le circuit
du pouvoir et d’en poser les modalités
En se posant comme la science de l’Etat, la science politique se défini alors comme une science du
pouvoir, l’Etat n’étant qu’une modalité d’exercice du pouvoir.
Le pouvoir n’est pas seulement dans les possibilités de résultat qui être obtenu en agissant sur X et
obtenant de fait ce résultat, mais il est aussi dans la détention de privilèges exceptionnels conférer
par sa position
Le politologue nord-américain Robert Dahl à parler d’(un système politique) <<comme une trame de
persistance des rapports humains qui implique une mesure significative de pouvoir, de domination,
d’autorité >>
Ainsi en étudiant le pouvoir la science politique identifie les centres de pouvoir lié à
l’accomplissement des fonctions directement ou indirectement. Elle étant aussi son Object à
l’ensemble des phénomènes de pouvoir : le monopole de la coercition
2- un outils d’analyse conceptuel des phénomènes de politique
La science politique donne une signification précise des faits politiques majeurs se déroulant à
l’échelle nationale ou internationale
Ces phénomènes s’entendent :
L’apparition de la nouveauté sur la scène politique qui lui donne un cachet singulier. Il peut s’agir
d’une nouvelle dynamique organisationnelle, une impulsion inattendue dans le mode de
communication, ou le financement jamais connu des structures politiques ;
L’avènement d’un leadeur politique, nouvelle figure incarnant un changement de posture, de
manière de faire, de gouverner très singulier et réussissant à bousculer l’ordre existant ;
L’essor d’une nouvelle approche politique bousculant les habitudes (par exemple l’organisation de
caravanes en lieu et place de meeting politique a été de cet ordre aux élections de 2000)
La singularité dans l’ordre du discours qui rend particulier et inédit le message politique car le
sortant, ainsi que celui qui le prononce, des sentiers battus. Par exemple France dégage, Sopi à son
époque, Yonou yokouté il y’a une dizaine d’années
La science politique s’intéresse à ces phénomènes pour en sortir le sens, la signification, et établir de
manière scientifique sa portée, son succès et son originalité
II- l’ETA et ses institutions
De fait,la solidité de l’Etat sur ces organes institutionnels dont les fonctions (1 sont accompagnées de
mécanismes de protection, qui les rendent en partie indépendants de certaines influences, et les
principales institutions (2 tirent leur légitimité du suffrage universel (président de la république,
député de l’assemblée nationale), de la constitution (justice, des lois (gouvernement)).
1- Les fonctions des organes institutionnels de l’Etat sont établies selon le principe de la séparation
des pouvoirs, chère à Montesquieu qui a dit <<il faut séparer les pouvoir >> (dans son ouvrage esprit
des lois 1748) pour faire de telle sorte que, comme il dit << jusqu’à ce que le pouvoir arrête le
pouvoir >> . C’est le modèle des régimes démocratiques fondée sur une égale participation à des
processus équitables avec la mise en place d’institutions indépendantes reposant sur des missions,
des tâches et des rôles clairs attribués à chaque institution.
Ainsi 3 fonctions principales peuvent être attribuées à ces institutions, selon Philippe Béraud dans
son ouvrage sociologie politique, dixième édition LGDJ (librairie générale de droit et des tâches
jurisprudence) , page 211
-légiférer
-exécuter
-juger
La fonction de légiférer est attribué aux organes suivants
-le parlement (vote les lois strictement)
-le gouvernement (règlement autonome)
-la cours suprême (arrêt de principe)
La fonction d’exécuter est attribué aux lois suivants
-le gouvernement (décret d’application ou texte d’application, mesures individuelles)
-l’administration (texte d’application, mesure administration, opération matérielle)
-le parlement (mesures individuelles)
La fonction de juger
-le parlement (loi d’amnistie)
-le gouvernement et l’administration (recours)
-l’autorité juridictionnelle (recours contentieux)
2- les principales institutions de l’Etat
Nous pouvons distinguer deux institutions majeures dont la légitimité est conférée par le suffrage
universel direct : le président de la république et l’assemblée nationale
Ensuite, le gouvernement dirigé par un premier ministre nommé par le président de la république,
puis le haut conseil des collectivités territoriale (HCCT) puis le conseil économique social et
environnemental (CESE)
La création des autres institutions est aussi prévue par la constitution à savoir : le conseil
constitutionnel, la cour suprême, la cours des comptes, les cours et tribunaux (article 6 de la
constitution de 2016)