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Chapitre 1 : cadre théorique sur la numérisation des actes de l’état civil.

Section 1 :Définition des concepts-clés.

1.1 numérisation : la numérisation est le processus qui consiste à convertir un document


physique ( papier) en un fichier numérique lisible par un ordinateur via un scanner ou
une caméra spécialisé.

Elle désigne aussi le processus de conversion d’un objet, d’un son, d’une image ou
d’un document physique en une forme numérisée , c’est-à-dire en une suite des données
informatiques représentées par des chiffres, le plus souvent 0 et 1.

Dans un contexte plus administratif la numérisation est le fait de transformer un


document papier ( exemple : un acteur de naissance) en fichier numérique, consultable,
stockable, modifiable ou transmissible par voie électronique. Et dans un cadre comme
celui de l’état civil la numérisation s’applique aux actes tels que : les registres et certificats
des naissances, mariages et décès,…) et cela en vue d’assurer une conversion sécurisée,
un accès simplifié, et une gestion modernisée par les institutions publiques, voilà pourquoi
la numérisation représente une étape fondamentale dans la transformation digitale des
administrations publiques en ce qu’elles permettent d’intégrer les documents traditionnels
dans un environnement structuré et sécurisé.

1.1.2 Étymologie et évolution du numérique.

Le terme « numérisation » découle de numérique, qui lui-même viendrait du latin :

• numerus = nombre

•numerare : compter.

En anglais on parle de « digitization», issu de « digit» ( chiffre) , qui désigne les passage à
un format fondé sur des chiffres.

Ainsi la numérisation signifie littéralement, la transformation en nombre. C’est l’action de


convertir en données numériques pour faciliter le traitement, la conservation et la diffusion
par des moyens technologiques.
1.1.3. Type de numé[Link] numérisation peut prendre plusieurs formes selon l’objectif
recherché, le niveau de traitement de l’information et la nature des données concernées. On
distingue généralement 5 types de numérisation :

-la numérisation simple ou image fixe : Elle consiste en la transformation d’un document-
papier en une image numérique, sans extraction du contenu textuel.

- la numérisation avec OCR ( reconnaissance optique des caractères). : Ce type de


numérisation permet d’extraire le texte contenu dans l’image pour en faire un document
éditable ou indexable .

- la numérisation intelligente. : Elle repose sur des technologies avancées comme le


LAD/RAD () qui permettent de reconnaître et extraire automatiquement des données
spécifiques.

- la numérisation native. : Ce type de numérisation concerne les documents créés directement


en format numérique sans version papier préalable.

- la numérisation des masses : Nous avons ici la conversion en grande quantité des documents
papiers anciens.

1.1.4 Rôles de la numérisation dans la gestion des actes de l’état civil.

Actuellement la modernisation joue un rôle déterminant dans la modernisation des services


publics notamment dans la gestion de l’état civil, car elle permet :

• la préservation documentaire : la numérisation permet de protéger les documents originaux


souvent anciens et fragiles contre la dégradation, la perte ou les catastrophes physiques.

• la facilitation de l’accès à l’information : les documents numérisés peuvent être consultés


rapidement à distance et par plusieurs usagés à la fois.

• l’optimisation administrative : la numérisation simplifie les procédures d’enregistrement au


sein de l’administration, accélère le traitement des demandes d’enregistrement et réduit les
délais des réponses.

• la traçabilité et la sécurité : la numérisation permet de suivre l’historique des donnés et


restreindre le droit d’accès aux personnes non-autorisées .
• la base de la gouvernance numérique : la numérisation peut constituer une étape importante
vers le la dématérialisation complète, la création des bases des donnés fiables ainsi que la
gestion électronique des services d’un État.

1.1.5. Avantages de la numérisation.

La numérisation si adoptée dans l’administration présente plusieurs avantages bénéfiques qui


sont :

• l’amélioration de la qualité des services publics : les citoyens bénéficient d’un service plus
moderne, rapide et fiable.

• la transparence administrative : en facilitant la suivie des documents, la numérisation réduit


les risques des fraudes, pertes ou manipulation illicite.

• une accessibilité élargie : la numérisation permet un accès en ligne 24/24 utile dans les zones
rurales .

• un gain de temps : l’enregistrement, les recherches, et le traitement sont plus rapides grâce à
l’indexation et à l’automatisation.

1.2.1. L’état civil.

L’état civil est une institution juridique essentielle qui enregistre les événements majeurs de la
vie des individus tels que : la naissance, le mariage et le décès . Et leur confère une
reconnaissance légale. Il constitue la base de l’identité juridique d’un individu mais aussi que
l’état civil assure la sécurité juridique en permettant à chaque citoyen d’avoir une existence
reconnue par la loi .1

Bien que le législateur congolais ne fournisse pas une définition explicite de l’état civil mais il
est dit à l’article 722 du code de la famille que : « sauf dispositions spéciales prévues par la
loi, l’état civil des citoyens n’est établi et ne peut être prouvé que par les actes de l’état civil. »

Cela signifie que l’état civil est constitué par des actes officiels qui attestent de l’identité et du
statut juridique des individus. Ces actes sont enregistrés par des officiers d’état civil dans des

1
Assémekang Charles, le droit des personnes et de la famille en République Populaire du
Congo, Brazzaville, SNEL, 1984.
2
Article 72, code de la famille.
registres appropriés et les règles relatives à l’enregistrement et à la tenue de ces registres se
trouvent dans le code de la famille.

Portée de l’état civil.

L’état civil est une notion assez vaste qu’elle englobe plusieurs dimensions et dans le cadre de
ce travail, nous verrons la portée juridique, administrative, sociale et politique.

• portée juridique de l’état civil.

L’état civil possède une portée juridique essentielle dans l’organisation de la vie sociale et
étatique. En République Démocratique du Congo il sert de fondement légal à l’éxistence légal
des personnes en conférant à chacun une identité juridique reconnue et cette identité juridique
n’est établie que par les actes de l’état civil qui rédigés dans les formes prescrites par la loi ils
ont la force probante des actes authentiques et font foi jusqu’à ce que une procédure spéciale
démontre leur fausseté.

Portée administrative.

Sur le plan administratif , l’état civil permet à l’État d’identifier ses citoyens, de garantir leurs
accès aux droits fondamentaux et de planifier les politiques publiques. Antoinette Kebi-
mounkala3sidère aussi que l’état civil est un instrument de régulation juridique des relations
personnelles mais aussi d’un levier de gouvernance , puisque l’état civil ne se limite pas qu’à
l’enregistrement des évènements de la vie mais qu’il est un outil fondamental de
l’organisation sociale et juridique étant donné qu’en conférant l’identité juridique il établit les
droits et devoirs fondamentaux des individus au sein de la famille et de la société, tels que : le
droit à la succession, la capacité juridique et c’est de cette manière qu’il assure la sécurité
juridique des relations personnelles en fournissant des preuves officielles et officielles.

Portée politique et sociale.

Pour ce qui est de la dimension socio-politique, l’état civil joue en fait un rôle central dans
l’intégration des individus dans la société et la reconnaissance de leurs droits fondamentaux.
En assurant l’enregistrement des naissances, mariages et décès cela permettra aux citoyens
d’avoir accès à des services tels que : l’éducation, la santé, la protection sociale et autres.

Par ailleurs l’état civil est un outil de gouvernance en ce qu’il contribuerait à l’édification
d’un État de droit fondé sur la reconnaissance de chaque citoyen puisque bien établi il
3
Kebi-mounkala Antoinette, droit congolais de la famille, filiation, régimes matrimoniaux
et libéralités, l’harmattan Paris 2008.
fournira les données démographiques nécessaire à la planification, à la gestion électorale et à
la planification équitable des ressources.4

1.2.1. Actes de l’état civil.

Les actes de l’état civil sont des documents officiels établis par l’autorité compétente et qui
constate de manière légale et authentique des faits juridiques relatifs de la vie d’individu, tels
que : la naissance, le mariage et la mort. Ils sont des actes authentiques qui ont force probante
et permettent de prouver l’identité d’un individu, sa filiation, sa capacité et son ’état
matrimonial.

Le législateur congolais n’a pas définit expressément « les actes de l’état civil », ce n’est
qu’à l’article 72 5de la loi no 87/010 du 01/08/1987, qui prévoit que « sauf dispositions
spéciales, l’état civil des citoyens n’est établi et prouvé que par les actes de l’état civil ». Et
par cela les actes de l’état civil sont là pour établir des preuves de l’état d’une personne . Et en
République Démocratique du Congo, les règles qui régissent les actes de l’état de civil ( de
leurs créations, leurs tenues,..) sont regroupés dans le code de la famille .

Les principaux actes de l’état civil en RDC comprennent :

- *Acte de naissance* : Enregistrement de la naissance d’un individu.. l’acte de l’état


civil constate officiellement la venue au monde d’un individu. Il établit
l’identification, établit la nationalité et accorde la personnalité juridiction.

- *Acte de mariage* : Enregistrement de l’union légale entre deux personnes devant


l’officier de l’état civil. Il indique l’identité des époux, la date et le lieu du mariage et
mentionne le régime matrimonial.

- *Acte de décès* : Enregistrement du décès d’un individu.

L’acte de décès constate la mort d’un individu, il donne l’identité du défunt, la date et le lieu
du décès, l’identité du déclarant et parfois la cause du décès. L’acte de décès mets fin à la
personnalité juridique .

4
Rapports sur l’enregistrement des naissances, UNICEF RDC 2021, Kinshasa : UNICEF
5
R
Les nouvelles technologies de l’Informations et de la communication (NTIC) .

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication désignent l’ensemble des


outils et techniques qui assurent la production , le traitement, le stockage et la diffusion de
l’information de manière numérique et ces technologies englobent l’informatique, les
télécommunications et l’audiovisuel facilitant ainsi l’accès à l’information et la
communication..6

Et dans le contexte réglementaire on parle souvent de communication électronique qui par


ailleurs est défini comme l’émission, la transmission et la réception des signes, signaux,
écrits, images, sons ou informations de toutes natures par fils, fibre optique,
radioélectricité ou par tout autre systèmes électromagnétiques .7

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) jouent un rôle


fondamental dans la transformation des sociétés contemporaines. Elles servent avant tout à
améliorer la communication entre les individus et les institutions, en permettant des échanges
rapides, directs et efficaces, grâce à des outils comme le courrier électronique, les réseaux
sociaux ou encore la visioconférence. 8 De plus, les NTIC facilitent considérablement l’accès à
l’information puisque internet et les moteurs de recherche offrent la possibilité d’accéder
instantanément à une quantité massive de données utiles à la prise a l’éducation ou encore à la
gouvernance.9 Elles permettent également l’automatisation de nombreuses tâches
administratives ou techniques, ce qui augmente la productivité et réduit les erreurs
humaines.10 Par ailleurs, ces technologies renforcent la transparence et la traçabilité des
opérations, notamment dans les services publics comme l’état civil, en assurant une meilleure
conservation des données et en luttant contre les falsifications.

Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication regroupent un


ensemble d’outils et de systèmes qui peuvent être classées en plusieurs catégories selon leurs

6
Dictionnaire juridique.
7
Code congolais du numérique, article 2 alinéa 16.
8
Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), éditions de
la découverte, Paris 2015. Michel Beaud.
9
Les nouvelles technologies de l’information et de la communication, éditions de la
découverte, Paris 2015 , Michel Beaud.
10
MediaTic Afrique, Les technologies de l’information et de la communication dans la
transformation numérique. Éditions numériques 2018.
fonctions spécifiques dans le processus de communication et de gestion de l’information qui
sont d’une aide dans le secteur publique et privée de la vie, les principales sont :

• les technologies de communication : celles-ci facilitent les échanges entre individus ou


institutions. Il s’agit notamment de la téléphonie mobile, des applications de messagerie
instantanée comme WhatsApp, des plateformes de visioconférence telles que Zoom ou
Microsoft Teams, et des réseaux sociaux .Ces outils ont permis un rapprochement entre les
utilisateurs, indépendamment des barrières géographiques.

 les technologies de traitement de l’information : qui concernent principalement les


ordinateurs, les logiciels de traitement de texte, les bases de données et les systèmes
intelligents. Elles permettent l’analyse, l’organisation et l’interprétation de grandes
quantités de données. Dans le contexte administratif, ces technologies contribuent à
l’automatisation des services et à la réduction des délais de traitement.

 Les technologies de diffusion et d’accès à l’information : ces techniques incluent


Internet, les sites web, les blogs, ainsi que les plateformes d’apprentissage en ligne.
Ces technologies permettent un accès élargi à la connaissance et à la participation
citoyenne. 11

 Les technologies de stockage : dans ce cas nous avons les disques durs, les serveurs et
le cloud computing qui assurent la conservation sécurisée des données
numériques.12Ces systèmes garantissent la continuité des services en cas de sinistre ou
de défaillance matérielle.

En rapport avec notre travail, en intégrant les nouvelles technologies de l’information et de la


communication celles-ci apporteraient beaucoup plus dans l’établissement des actes de l’état
civil et ceux des différentes manières, car si l’on numérise l’état civil, les actes de l’état civil
eux seront scannés, indexés et archivés et cela facilitera la conservation et la gestion et la
gestion des donnés et diminuerait les pertes surtout en rapport avec les données ; et avec les
nouvelles technologies notamment les technologies de diffusion l’on créerait une base des
11
MediaTic. Afrique, les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans
la transformation numérique.
12
Alain Fuchs, la société numéro en question, Paris CNRS 2018.
données centralisées qui va permettre de réunir les donnés d’état civil à l’échelle nationale ce
qui pourrait être d’une grande aide pour l’identification nationale et la délivrance des
documents officiels (carte d’electeur, carte d’identité,..) et intégrer les nouvelles technologies
dans la numérisation des actes de l’état civil, les procédures seront simplifiées, les donnés
seront partagées entre les différents services publics de l’État ( police,…).

Section 2 : État de la question.

L’état civil, l’enregistrement systémique des naissances, de changement d’état matrimonial et


des décès. L’état civil a deux fonctions majeures : la fonction administrative et la fonction
statique. La fonction administrative de l’état civil est de fournir des documents légaux
prouvant l’existence des personnes et leurs statuts matrimonial ; la fonction statique quant elle
permet de comptabiliser les évènements, suivre l’évolution de la population et analyser le taux
de fécondité, de nuptialité et de mortalité. Il est en fait une source fondamentale de la statique
publique. Malgré la valeur incontestée de l’état civil, le système d’enregistrement des faits de
l’état civil ne fonctionnent pas comme il se doit et ceux dans certains pays du continent
africain. Les données disponibles révèlent que le taux d’enregistrement des faits de l’état
civil(naissances)

Section 3 : Théories explicatives.


L’analyse d’un phénomène social ou administratif nécessite un appui sur des théories
explicatives permettant de guider l’interprétation des faits observés. Dans le cadre de ce
mémoire portant sur la numérisation des actes de l’état civil à l’aide des Nouvelles
Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), il est essentiel d’adopter un
cadre théorique qui éclaire les enjeux de modernisation administrative et de transformation
des services publics.

À cet effet, la *théorie de la gouvernance électronique* s’impose comme référence


centrale

1) La théorie de l’e-gouvernement .

La théorie de l’e-gouvernement désigne l’utilisation stratégiques des Technologies de


l’information et de la communication par les les institutions puni pour améliorer la
prestation des services publics, accroître l’efficacité administrative, renforcer la transparence
et favoriser la participation citoyenne.13 Selon l’OCDE, l’e-gouvernement se définit comme
l’utilisation par les pouvoirs publics des Technologies de l’information et de la
communication en particulier de l’internet pour fournir des services de qualité et améliorer
l’efficacité, la transparence et la participation citoyenne.

Et en intégrant cette théorie dans notre travail qui est la numérisation des actes de l’état civil,
cela permet de ressortir plusieurs enjeux qui font obstacle à ce système .

1. Enjeux juridique et sécuritaire : la numérisation bien qu’innovante et prometteuse


pour l’administration elle soulève plusieurs enjeux juridiques qui doivent pris en
compte, notamment en rapport avec : la protection des données personnelles, la
validité des actes numériques, l’égalité d’accès aux services numériques.

• la protection des données personnelles : la transition numérique entraîne la collecte


massive des informations sensibles sur les citoyens ( comme l’identité, la filiation, la date et le
lieu de naissance,..) or voilà que la République Démocratique du Congo ne dispose pas d’un
cadre juridique spécifique et opérationnel en matière de protection des données personnelles
et face à cela se crée un vide qui risque de laisser place à plusieurs danger tels que : le
piratage, l’usurpation d’identité ou l’utilisation des données par les tiers comme le souligne

13
Lydie Nsaliwa que l’absence d’un dispositif législatif sur la sécurité numérique empêche de
garantir la confidentialité et l’intégralité des informations civiles. 14

• la validité juridique des actes numériques : « les actes de l’état civil doivent
juridiquement faire pleine foi jusqu’à inscription de faux». 15 Dans cette disposition il est
question des actes établis sous format papier et la question qui se pose est celle de savoir si un
acte électronique possède alors la même force probante, l’absence des textes claires sur la
signature électronique, la certification numérique et l’archivage sécurisé soulève des questions
sur la recevabilité des actes de l’état civil devant les juridictions.

• la responsabilité en cas de défaillance numérique : la gestion électronique peut engendrer


la possibilité d’erreurs d’enregistrement, de piratage mais aussi qui sera tenu pour responsable
en cas de falsification ou de destruction des données ? Voilà pourquoi il est indispensable au
législateur de lever le flou en clarifiant juridiquement les responsabilités techniques et civiles
des acteurs dans ce système.

• l’égalité d’accès aux services numériques : la dématérialisation des services de l’état civil
accentuerai les inégalités d’accès à l’état civil puisque si elle n’est pas accompagné d’une
stratégie d’inclusion numérique les populations vivant en zones rurales, celles analphabètes
ou déconnectées risquent d’être exclue de ce système et le principe de légalité devant la loi et
les services publics ne pourraient être respecter au vu de cela l’État doit mettre en place des
mesures d’accompagnement et des infrastructures adéquates.

2. Enjeux institutionnels : En représentant une avancée majeure vers une


administration plus moderne, la numérisation des actes de l’état civil soulève des
enjeux institutionnels cruciaux pour sa mise en place et cela en rapport avec : la
réorganisation des structures administratives, le renforcement des capacités humaines
et techniques, la gouvernance et le pilotage du processus ainsi que la fiabilité et
l’intégration des données.

• la réorganisation des structures administratives : la numérisation impose la


reformation des structures traditionnelles des gestion des actes de l’état civil tels que les

bureaux communaux, les divisions provinciales de l’intérieur et autre que la numérisation


vise à moderniser. Et ces institutions doivent s’adapter aux exigences de la gestion
14
Lydie Nsaliiwa, la numérisation et la protection des données personnelles en Afrique
Centrale in Revue Congolaise du droit numérique, volume 2 numéro 1.
15
Article 94 du code congolais de la famille.
électronique et cela va impliquer par ces derniers la création d’entités spécifiques ( centre
de données, guichet numérique,..) et cette transition vers le numérique va nécessiter aux
institutions traditionnelles d’établir une planification et de redéfinir les rôles et les
responsabilités de chaque acteur administratif. Sans cela les risques de confusion, de
lenteur et de duplication des services restent élevés.

• le renforcement des capacités humaines et techniques : un des atouts clés pour le succès
de la numérisation serait la compétence du personnel administratif chargé d’enregistrer les
actes de l’état civil mais voilà que dans ce contexte la République Démocratique du Congo
dans plusieurs de ses entités la plupart des agents de l’état civil n’ont pas étés formés à la
manipulation des outils numériques et les bureaux ne sont pas équipés pour ce processus. Et
donc transformer, équiper, recruter et motiver le personnel nécessaire est important pour la
réussite de ce système. Selon le rapport de l’UNICEF en 2020 le manque de formation des
agents constitue l’un des obstacles pour ces systèmes.16

• la gouvernance et le pilotage du processus : la numérisation requiert une gouvernance


solide capable de piloter et de suivre l’évolution du projet et cela va demander l’existence
d’une autorité centrale de coordination dotée d’un mandat clair et capable d’assurer le suivi,
l’évaluation et la cohérence des actions sur tout le territoire national.

En République Démocratique du Congo d’un tel organe a freiné souvent la mise en œuvre des
projets numériques liés à l’état civil comme avec le projet CIVIPOL qui s’est déroulé entre
2019 et 2021 financé par l’Union Européenne afin de créer un registre national de personne
physique, il a été lancé mais n’a pas été généralisé.

• la fiabilité et l’intégrité des données : garantir l’intégrité, la sécurité et la fiabilité des


données, le collecter et le stocker demande beaucoup pour les institutions publiques
puisqu’elles doivent disposer des mécanismes de contrôle, de protocole d’archivage
numérique et des procédures claires pour éviter les pertes et les falsifications des données ou
l’accès aux données par les personnes non-autorisées.

16
UNICEF 2020, l’état civil pour tous : vers une couverture universelle en Afrique
subsaharienne.
En fait la numérisation des actes de l’état civil vus sous l’angle de l’e-gouvernement apparaît
comme une perspective stratégique pour moderniser la gestion publique des services de l’état
civil et la numérisation que la numérisation est une innovation technologique pour
l’administration car elle favorise la traçabilité et la transparence.

Section 4 : QUESTIONS DE RECHERCHE ET DÉMARCHE SUIVIE.

1. QUESTION DE RECHERCHE : la présente étude s’inscrit dans le contexte de la


transformation numérique de l’administration publique en République Démocratique
du Congo et nous nous sommes basés sur la question jadis posé dans notre
problématique qui est celle de savoir quel attente doit-on avoir dans la mise en place
d’un outil commun des Nouvelles Technologies de l’Information et de la
Communication(NTIC) pour la numérisation des avec de l’état civil en République
Démocratique du Congo .
2. DÉMARCHE SUIVIE.

La démarche suivie pour ce travail va s’appuyer sur l’observation du terrain d’étude avec

une analyse documentaire et un entretien avec les acteurs clés concernés.


CHAPITRE 2 : CADRE EMPIRIQUE.

Dans un mémoire le cadre empirique est une partie qui sert à ancrer la problématique de la
recherche dans la réalité pratique en fournissant des éléments concrets qui permettent de
mieux comprendre les phénomènes observés . Il est constitué de l’ensemble d’informations et
d’observations recueillis sur terrain et pour le cadre empirique de notre étude sur l’analyse de
la numérisation des actes de l’état civil face aux nouvelles technologies il est question de voir
les pratiques actuelles dans la gestion des actes de l’état civil à Lubumbashi.

Lubumbashi est la deuxième plus grande ville de la République Démocratique du Congo qui
se trouve dans la province du Haut-Katanga ,la ville se trouve dans le Sud-est, frontalière à la
Zambie la ville confère une position stratégique sur le plan économique et commerciale du
pays et a une population de 2 812 000 habitants qui donne une densité de 3 764 habitants par
km, elle comporte 7 Communes qui sont : la commune Annexe, Kamalondo, Kampemba,
Katuba, Kenya, Ruashi et Lubumbashi et son environnement urbain reflète une constante
expansion qui est le reflet d’une dynamique démographique et migratoire.
Pour la pertinence de notre travail nous avons choisi la commune comme terrain de recherche
puisque c’est en son sein que nous sont entretenu les actes de l’état de civil et pour être mieux
fixé notre choix s’est porté sur la commune de Lubumbashi.

SECTION 1 : DESCRIPTION DU CHAMP D’ÉTUDE .

2.1 CONTEXTE GÉOGRAPHIQUE , HISTORIQUE, ORGANISATION ET


FONCTIONNEMENT DE LA COMMUNE DE LUBUMBASHI.

2.1.1 CONTEXTE GÉOGRAPHIQUE ET HISTORIQUE.

La commune de Lubumbashi a été créé par quoi le décret du 26 Mars 1957 et exécuté par
l’arrêté ministériel numéro 11/160 du 01/10/1957. À sa création, la commune de Lubumbashi
appelé »ELISABETH» a ouvert ses portes en janvier 1958 avec à la tête comme premier
bourgmestre monsieur Émile Delaruelle nommé par arrêté numéro 11/01/1958 du 07/01/1958
jusqu’à en 1962 où il fut remplacé par Monsieur Grégoire Shamba, agent de l’administration
publique qui fut le premier autochtone à diriger la commune jusqu’en 1965. Les bureaux
administratifs de la commune Lubumbashi de trouve sur l’avenue Sendwe coin Tabora en face
de la police de circulation routière.

La commune de Lubumbashi prend en elle 18 quartiers qui sont : le quartier Craa, Gambela 1,
Gambela 2, Gambela 3, Golf, Kalubwe 1, Kalubwe 2, Kiwelé, Lido, Lumumba, Makutano,
Mampala 1, Mampala 2, Masamba, Météo,Malela, Mumbunda et Salama. Avant elles
comprenait aussi les quartiers Bel-air1, Bel-Air 2 et le quartier Industriel mais après l’arrêté
numéro 70/0572 du 09/05 1970 portant création de la commune Kampemba ces quartiers
furent retiré de sa gestion.

2.1.2 ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DE LA COMMUNE DE


LUBUMBASHI.

La commune de Lubumbashi , une de 7 Communes de la ville de Lubumbashi est une entité


territoriale décentralisée (ETD) conformément à l’article 3 alinea 4 de la constitution de la
RDC et son fonctionnement est organisé par la loi organique numéro 08/016du 07/01/2008
portant composition, organisation et fonctionnement des entités territoriales décentralisées
(ETD) .
Au sein de la commune nous trouvons 2 organes principaux qui la gèrent et il s’agit du conseil
communal et collège exécutif communal .

• le conseil communal .

Le conseil communal est l’organe délibérant au sein de la commune, en fait ses membres qui
sont les conseillers communaux sont élus dans les conditions fixées par la loi électorale. Les
attributions du conseil communal sont édictés aux articles 50 à 52 de la loi précitée.

• le collège exécutif communal : il est l’organe de gestion et de la commune et aussi l’organe


d’éxecution des décisions du conseil communal. Il est composé du bourgmestre titulaire, du
bourgmestre adjoint et d’un chef de bureau parfois même on peut y trouver aussi u’ secrétaire
et u’ comparable. Le bourgmestre titulaire et adjoint sont nommé par le président de la
République sur proposition du ministre de l’intérieur et investis sur arrêté par le gouverneur
de province dans les 15 jours après proclamation des résultats des résultats des élections. Les
attributions du collège exécutif communal sont édictées à l’article 59 de la loi prevotee.

MODE DE GESTION ACTUEL DES REGISTRES DE L’ÉTAT CIVIL.

Au sein delà commune de Lubumbashi, la gestion des actes de l’état civil repose sur un
système manuel encore largement utilisé sur l’ensemble du territoire congolais. Cette
méthode repose sur l’enregistrement physique des actes de l’état civil dans des registres
papiers.

Chaque événement de l’état civil ( naissance, mariage ou décès) est inscrit à la main dans
des registres qui sont ensuite conservés et la gestion des archives au sein de la commune
se fait dans la section d’archivage.

La section d’archive au sein de la commune de Lubumbashi est structurée de manière simple.


Nous avons un responsable de la section qui est souvent un agent administratif ou un
archiviste chargé de la gestion des documents. Il supervise l’ensemble des organisations qui
sont la conservation et l’accès aux registres.

Les archives des registres des actes de l’état de sont organisés en 3 grandes catégories : les
actes de naissance, les actes de mariage et les actes de décès. Chaque catégorie de registre
dispose d’une étagère et le classement des registres des actes se déroulent de manière
chronologique ; on prends en compte l’année d’établissement de l’acte ou l’année civile et
c’est ainsi que nous avons retrouvé un acte de naissance datant de 1980 et pour faciliter
l’identification on ajoute un numéro au registre ou un code d’identification.

Les registres sont conservés sur des étagères métalliques ouvertes dans la salle d’archivage
qui a été rénové dernièrement quoique il y a un manque de climatisation. Pour la consultation
des registres un cahier est prévu pour noté chaque consultation et chaque acte délivré et cela
se fait sous la supervision d’un agent administratif.

CONTRAINTES DI SYSTÈME ACTUEL DE GESTION DES ACTES DE L’ÉTAT


CIVIL ET APPORT DE LA NUMÉRISATION.

Le système actuel de gestion manuel des actes de l’état de l’état civil en RDC est confronté à
certaines difficultés comme les risques de perte, de dégradation et autres et cela affecte la
qualité du service mais aussi la fiabilité des données administratives, en effet ce système
« manuel » est souvent lent dans le traitement des données ; l’enregistrement, la recherche et
la délivrance d’une copie fait à la main prends beaucoup de temps mais aussi avec la
conservation « désuète» fait en sorte que les documents soient exposés à l’humidité, à la
poussière, à une mauvaise climatisation et même à un manque de sécurité rendant certains
actes se détériorent, deviennent illisibles et parfois même se perdent ce qui empêche la
continuité administrative et la reconnaissance juridique des individus c’est au vu de tout cela
que la numérisation apparaît comme une alternative stratégique pour moderniser la gestion
des actes de l’état civil car elle va permettre l’amélioration significative de l’efficacité dans le
traitement et la sécurité des données civiles. Mais la numérisation facilitera aussi la
centralisation et la sauvegarde des données ; les actes pourront être enregistrés pourront être
stockés sous forme électronique dans une base de données sécurisée et les pertes des
documents physiques et va garantir la pérennité des archives et leur consultation à tout
moment . La numérisation accéléra aussi le traitement des demandes administrative car grâce
à ce système informatisé les recherches seront automatisés, les duplicatas délivrés rapidement
et l’accès aux infos sera simplifié autant pour les agents que pour les citoyens tout en
diminuant le délai de délivrance des ces documents.
SECTION 2 : JUSTIFICATION DES MÉTHODES ET TECHNIQUES DE
COLLECTE ET D’ANALYSE DES DONNÉS.

Dans le cadre de cette recherche portant sur la numérisation des actes de l’état civil face
aux nouvelles technologies dans la commune de Lubumbashi à Lubumbashi, le choix des
méthodes et techniques de collecte des données repose sur la nature exploratoire et
descriptive du sujet. L’objectif étant de comprendre les réalités du terrain, d’identifier les
pratiques actuelles, les défis rencontrés, ainsi que les perceptions des acteurs impliqués
dans le processus de gestion des actes de l’état civil par les technologies numériques. Au
début de notre travail nous avons proposé différentes méthodes et techniques censés nous
aider durant notre travail

• la méthode sociologique : durant notre travail, la méthode sociologique pour


appréhender les perceptions, les comportements et les attentes des personnes chargées de
l’enregistrement des actes de l’état civil en cas d’introduction des nouvelles technologies
dans le processus d’enregistrement des actes de l’état civil.

• la méthode comparative : Employée dans notre travail afin d’étudier les expériences
similaires dans d’autres pays africains tels que le Sénégal et la Côte-d’Ivoire qui ont
intégrer la tes nouvelles technologies dans le processus d’enregistrement des actes de
l’état civil . Et cette approche a permis de ressortir de dégager des pratiques et
perspectives transposable à la pratique en République Démocratique du Congo en cela en
raison de similitudes entre les 2 États.

SECTION 3 : DIFFICULTÉS RENCONTRÉES.

Durant la réalisation de notre travail deux difficultés majeures se sont imposés à nous , il
s’est agit de la difficulté lié à la complexité du sujet et celle liée au manque de
documentation.

1. Difficulté liée à la complexité du sujet.

De prime abord notre sujet apparaît moins complexe et sans fond mais en passant à une
analyse rigoureusement l’on le découvre sa pertinence et sa complexité , déjà notre sujet
traite à la fois d’un aspect technique (la numérisation), d’un domaine administratif (l’état
civil) et aborde aussi la modernisation des services publics par les TIC et cette complexité
a rendu difficile l’élaboration théorique puisqu’il a fallu croiser plusieurs disciplines et
cela a exigé une clarification constate du cadre conceptuel..

2. Difficulté liée à la documentation.

Un autre obstacle majeur à été celui consacré à la documentation, bien que la technique
documentaire a été choisie pour ce travail la rareté des sources locales portant directement
sur la numérisation des actes de l’état de en RDC a constitué un frein pour notre travail,
les documents existants ont souvent étés très généraux et ne parlant que seulement sur une
discipline en particulier ( les nouvelles technologies de l’information et de la
communication) a fait en sorte que nous nous sommes tournés plus sur des ouvrages
étrangers et des rapports de publication étrangères et ce déficit a retardé la consolidation
du cadre théorique et empirique.

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