« Quant à l'être comme vrai et au non être comme faux, il consiste dans l’union et dans la séparation, et le
vrai et le faux réunis se partagent entièrement les contradictoires. (. . .) Certains disent que le faux et le vrai
ne sont pas dans les choses, comme si le bien était le vrai et le mal, en lui-même le faux, mais dans la
pensée, et en ce qui regarde les natures simples et les essences, le vrai et le faux n'existent pas même dans
la pensée. La vérité ou la fausseté dépend, du côté des objets, de leur union ou de leur séparation, de sorte
que être dans le vrai, c'est penser que ce qui est séparé est séparé et que ce qui est uni est uni, et être dans le
faux, c'est penser contrairement à la nature des objets. Quand donc y a-t-il ou n'y a-t-il pas ce qu’on appelle
vrai ou faux ? Il faut en effet examiner ce que nous entendons par là. Ce n'est pas parce que nous pensons
d'une manière vraie que tu es blanc, que tu es blanc, mais c'est parce que tu es blanc qu'en disant que tu l'es
nous disons la vérité. »
Aristote, Métaphysique, livre 9, chap. 10. Tr. Tricot. Paris, Vrin- 1 991. Pp 68-69
« Quant à l'être comme vrai et au non être comme faux, il consiste dans l’union et dans la séparation, et le
vrai et le faux réunis se partagent entièrement les contradictoires. (. . .) Certains disent que le faux et le vrai
ne sont pas dans les choses, comme si le bien était le vrai et le mal, en lui-même le faux, mais dans la
pensée, et en ce qui regarde les natures simples et les essences, le vrai et le faux n'existent pas même dans
la pensée. La vérité ou la fausseté dépend, du côté des objets, de leur union ou de leur séparation, de sorte
que être dans le vrai, c'est penser que ce qui est séparé est séparé et que ce qui est uni est uni, et être dans le
faux, c'est penser contrairement à la nature des objets. Quand donc y a-t-il ou n'y a-t-il pas ce qu’on appelle
vrai ou faux ? Il faut en effet examiner ce que nous entendons par là. Ce n'est pas parce que nous pensons
d'une manière vraie que tu es blanc, que tu es blanc, mais c'est parce que tu es blanc qu'en disant que tu l'es
nous disons la vérité. »
Aristote, Métaphysique, livre 9, chap. 10. Tr. Tricot. Paris, Vrin- 1 991. Pp 68-69
« Quant à l'être comme vrai et au non être comme faux, il consiste dans l’union et dans la séparation, et le
vrai et le faux réunis se partagent entièrement les contradictoires. (. . .) Certains disent que le faux et le vrai
ne sont pas dans les choses, comme si le bien était le vrai et le mal, en lui-même le faux, mais dans la
pensée, et en ce qui regarde les natures simples et les essences, le vrai et le faux n'existent pas même dans
la pensée. La vérité ou la fausseté dépend, du côté des objets, de leur union ou de leur séparation, de sorte
que être dans le vrai, c'est penser que ce qui est séparé est séparé et que ce qui est uni est uni, et être dans le
faux, c'est penser contrairement à la nature des objets. Quand donc y a-t-il ou n'y a-t-il pas ce qu’on appelle
vrai ou faux ? Il faut en effet examiner ce que nous entendons par là. Ce n'est pas parce que nous pensons
d'une manière vraie que tu es blanc, que tu es blanc, mais c'est parce que tu es blanc qu'en disant que tu l'es
nous disons la vérité. »
Aristote, Métaphysique, livre 9, chap. 10. Tr. Tricot. Paris, Vrin- 1 991. Pp 68-69
« Quant à l'être comme vrai et au non être comme faux, il consiste dans l’union et dans la séparation, et le
vrai et le faux réunis se partagent entièrement les contradictoires. (. . .) Certains disent que le faux et le vrai
ne sont pas dans les choses, comme si le bien était le vrai et le mal, en lui-même le faux, mais dans la
pensée, et en ce qui regarde les natures simples et les essences, le vrai et le faux n'existent pas même dans
la pensée. La vérité ou la fausseté dépend, du côté des objets, de leur union ou de leur séparation, de sorte
que être dans le vrai, c'est penser que ce qui est séparé est séparé et que ce qui est uni est uni, et être dans le
faux, c'est penser contrairement à la nature des objets. Quand donc y a-t-il ou n'y a-t-il pas ce qu’on appelle
vrai ou faux ? Il faut en effet examiner ce que nous entendons par là. Ce n'est pas parce que nous pensons
d'une manière vraie que tu es blanc, que tu es blanc, mais c'est parce que tu es blanc qu'en disant que tu l'es
nous disons la vérité. »
Aristote, Métaphysique, livre 9, chap. 10. Tr. Tricot. Paris, Vrin- 1 991. Pp 68-69