03.3 FR MSF - Manuel de SOPs Soins Infirmiers
03.3 FR MSF - Manuel de SOPs Soins Infirmiers
Manuel de SOPs de
Soins Infirmiers
Chapitre 6 – Communication
6.0 Algorithme transmission SAED (SBAR)
Chapitre 10 – Elimination
10.4.A SOP Incontinence Urinaire : Pose de l'Etui Pénien
10.4.B SOP Incontinence urinaire : Entretien de l’Étui Pénien
10.4.C SOP Incontinence urinaire : Ablation de l’Étui Pénien
10.5.A SOP Sonde Urinaire : Insertion
10.5.B SOP Sonde Urinaire : Entretien
10.5.C SOP Sonde Urinaire : Vidange de la poche urinaire
10.5.D SOP Sonde urinaire : Ablation
10.5.E SOP Sondage Vésical Évacuateur
10.5.F SOP Exercices des muscles du plancher pelvien
Pré-procédure
9. Documenter dans le dossier du patient/la carte de santé/la feuille des paramètres vitaux
1.02.A SOP Évaluation Respiratoire
Fréquence respiratoire, Schémas et bruits respiratoires et Oxymétrie de pouls
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnell es sur chaque étape, se référer à
la procédure complète Évaluation Respiratoire.
Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains
2. Vérifier l’identité du patient
3. Expliquer au patient/accompagnant la procédure et son indication dans la langue de son choix
Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et d’obtenir le consentement verbal
4. Effectuer une hygiène des mains
5. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot, l’oxymètre de pouls et le capteur de l’oxymètre et laisser sécher
6. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot sec :
a. Oxymètre de pouls
b. Capteur pour l’oxymètre
i. Adulte
ii. Enfant
iii. Nouveau-né
c. Adhésif (capteur enfant ou nouveau-né)
d. Montre “infirmière”/horloge avec trotteuse OU compteur respiratoire
e. Détergent/désinfectant pour surfaces
f. Solution hydro-alcoolique
Procédure
7. Effectuer une hygiène des mains
8. Tout en parlant au patient, évaluer l’état respiratoire (écouter et observer) et noter le positionnement
9. Chez les patients pédiatriques, évaluer la fréquence respiratoire
10. Palper le pouls du patient et demander de rester silencieux
11. Évaluer le rythme, la fréquence et la profondeur de la respiration.
12. Compter la fréquence respiratoire pendant une minute complète tout en gardant les doigts sur le site de
palpation de la fréquence cardiaque.
Évaluer le rythme et la profondeur de la respiration, l’expansion thoracique et rechercher l’utilisation des
muscles accessoires
13. Choisir le site où le capteur de l’oxymètre sera appliqué
14. S’assurer que le site choisi est propre. En cas d’application sur les doigts ou les orteils, s’assurer de
l’absence de vernis à ongles ou de faux ongles.
15. Choisir le capteur de l’oxymètre approprié
16. Positionner le capteur de l’oxymètre sur le site choisi de manière sûre mais pas trop serrée
Post-procédure
17. Nettoyer/désinfecter l’oxymètre de pouls et le capteur de l’oxymètre
18. Effectuer une hygiène des mains
19. Documenter dans le dossier/la feuille des paramètres vitaux du patient :
a. Date d’évaluation b. Heure d’évaluation c. Paramètres vitaux obtenus
SOP - Évaluation hémodynamique
Pour des informations complémentaires sur chaque étape et des références scientifiques, se référer à la
procédure complète Évaluation hémodynamique.
Préparation
Mesure du pouls :
12. Quand le pouls est perçu, utiliser une montre pour compter le nombre de battements sur une minute.
15. Prendre l'index du patient, ou une autre zone d’observation, et le positionner légèrement au-dessus du
niveau du cœur.
16. Appliquer une pression sur la zone choisie en comprimant doucement pendant 5 secondes jusqu'à ce
que la peau blanchisse.
17. Relâcher la pression et compter le nombre de secondes nécessaires pour que la coloration revienne
à la normale.
18. S’assurer que le bras est dénudé, placé à hauteur du cœur et que le brassard est de la bonne taille.
19. Enrouler le brassard du sphygmomanomètre autour du bras, la vessie étant centrée sur
l'artèrebrachiale et 2 à 3 cm au-dessus du pli du coude.
S’il n’est pas possible de prendre la tension sur le bras, la jambe peut être utilisée pour obtenir la
pression artérielle.
20. Demander au patient de ne pas bouger son bras, de ne pas parler ni manger pendant la mesure.
21. S’assurer que la valve de la poire de pompage est fermée et palper l'artère brachiale. Gonfler le
brassard à l'aide de la poire. Lorsque le pouls n'est plus perceptible à la palpation, gonfler
rapidement le brassard de 20 à 30 mmHg supplémentaires en observant l'aiguille du manomètre.
22. Dégonfler lentement le brassard en relâchant la valve et noter le moment où le pouls est à nouveau
perçu. Dégonfler ensuite complètement le brassard.
23. Appliquer le diaphragme du stéthoscope sur le site de l'artère brachiale.
24. Gonfler à nouveau le brassard à 20-30 mmHg au-dessus de la pression artérielle systolique prévue.
25. Tout en écoutant à l'aide du stéthoscope, relâcher lentement l'air du brassard jusqu'à ce que les
premiers battements soient perçus.
26. Continuer à dégonfler lentement le brassard tout en écoutant à l'aide du stéthoscope. Noter le
moment où les bruits de tapotement/battement ne sont plus audibles.
27. Dégonfler complètement le brassard en ouvrant la valve.
Suivi
30. Consigner la date et l'heure de la procédure et les résultats obtenus dans le dossier du patient.
01.04 SOP Évaluation de la Température
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à
la procédure complète Évaluation de la Température
Pré-procédure
5. Assurer l'intimité
11. Enlever tout vêtement couvrant l’aisselle et placer l’extrémité du thermomètre au centre de l’aisselle
Post-procédure
16. Retirer et jeter la protection du thermomètre, si utilisée.
Nettoyer/désinfecter le thermomètre
17. Effectuer une hygiène des mains
18. Documenter dans le dossier/la feuille des paramètres vitaux du patient :
a. Date d’évaluation b. Heure d’évaluation c. Température obtenue.
1.05 SOP Évaluation de la Douleur (PQRST)
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à
la procédure complète Évaluation de la Douleur.
Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains
Procédure
7. Demander au patient l’histoire de sa douleur lors de l’évaluation initiale
8. Encourager le patient à identifier sa douleur et à décrire ses caractéristiques
Utiliser l’approche « PQRST » pour obtenir des informations spécifiques et pertinentes sur la douleur :
P = ce qui Provoque et soulage (Qu’est-ce qui provoque ou soulage la douleur?)
Q = Qualité (Comment qualifiez-vous la douleur?)
R = Région, localisation (Quel est son emplacement exact, irradie-t-elle ailleurs?)
S = Sévérité (Quel est le degré d’intensité de la douleur?)
T = Temps, ou temporalité (Quand la douleur a-t-elle commencé?)
9. Utiliser une échelle de douleur pour déterminer la présence et la sévérité de la douleur :
a. Échelle d’auto-évaluation de la douleur
b. Échelle d’observation comportementale de la douleur
Post-procédure
15. Documenter toutes les constatations dans le dossier/la feuille de paramètres vitaux du patient
L'échelle de notation numérique convient pour une utilisation chez les enfants en âge d’être scolarisé et les adultes.
Pré-procédure
Procédure
8. Effectuer une hygiène des mains
9. Observer le patient pour :
a. Ouverture des yeux spontanée
b. Réponse verbale spontanée
c. Mouvements spontanés du corps
d. Maintien d’une posture normale
Évaluer le :
e. Tonus musculaire normal
f. Comportement
10. Parler au patient, en notant s’il est orienté et s’il parle normalement
11. Demander au patient de serrer les doigts du soignant aussi fort que possible avec les deux mains
simultanément, puis de les relâcher. Répéter le test avec les membres inférieurs en demandant de
pousser contre les mains du soignant.
Post-procédure
18. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et la lampe-stylo
Pour les enfants de 2 ans et plus (ou de plus de 87 cm si l'âge est inconnu), il est préférable de les mesurer debout
quand le patient est en mesure de se tenir debout .
7. Placer la planche de mesure en position verticale sur une surface dure, plane et de niveau. La planche
doit être fixée au sol.
8. S’assurer que le patient a retiré ses chaussures et lui demander de se tenir debout, les bras le long du
corps au milieu de la planche
9. Un assistant doit maintenir les chevilles et les genoux du patient en contact avec la planche, en veillant à
ce que la tête, les épaules, les fesses, les genoux et les talons soient en contact avec la planche
10. Placer la tête à angle droit par rapport au « curseur / toise » (pièce mobile supérieure). Le patient doit
regarder droit devant lui et la tête est dans une position neutre (le menton est à 90° de la poitrine),
c’est-à-dire que le bas du nez est aligné avec le bas de l'oreille.
11. Noter le résultat à 0.1cm près. La taille du patient se lit au niveau de la toise à l’endroit où elle est en
contact avec la tête du patient.
Mesure de la taille
Pour les enfants de moins de 2ans (ou de moins de 87cm si l'âge est inconnu), il est important de les mesurer
en position allongée pour obtenir la mesure la plus précise.
Post-procédure
14. Noter les résultats dans le dossier ou sur la carte de santé du patient.
Chapitre 4
Sécurité du
patient et PCI
Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF
i
Technique aseptique
1. Terminologie et objectif
Dans ce manuel de procédures de soins infirmiers, nous serons cohérents avec la terminologie concernant la technique aseptique et conforme à nos
objectifs. Dans les procédures cliniques invasives, nous visons l'asepsie et non la stérilité.
Stérile = absence de tous microorganismes (Rowley, Clare, Macqueen, & Molyneux, 2010). Cela est presque impossible à réaliser dans les établissements de soins de
santé.
Propre = exempt de souillure ou de tâches visibles (Rowley et al., 2010). C'est un objectif insuffisant pour les procédures cliniques invasives. (Aseptic Non Touch
Technique (ANTT), 2013; Rowley & Clare, 2011).
Aseptique = Présence d’une quantité insuffisante de microorganismes pathogènes pour provoquer de développement d’une infection chez le patient.
Cet objectif est réalisable dans tous les établissements de soins de santé et devrait être le but de toutes les procédures invasives (Aseptic Non Touch Technique
(ANTT), 2013).
Technique aseptique = est utilisée lors de procédures invasives (comme les soins de plaie ou l'insertion d'un cathéter IV périphérique) pour prévenir la
contamination (l'introduction d’agents pathogènes dans l’organisme ou sur la peau des patients), réduisant ainsi le risque d'infection. (Hart, 2007; Rowley et
al., 2010).
Stérilisé = les dispositifs médicaux stérilisés ont été traités et emballés de manière à garantir l'absence de bactéries ou d'autres organismes vivants (The
Association for Safe Aseptic Practice, 2015). Une fois que l'emballage est ouvert/endommagé, il n'est plus stérile. Cependant, s'il est ouvert et protégé
correctement, le contenu reste aseptique jusqu'à ce qu'il soit contaminé. La stérilité est impossible à maintenir dans le temps. La stérilité des dispositifs
médicaux et de leurs emballages expirent et perdent leur stérilité s'ils ne sont pas correctement conservés.
Contamination = La contamination est le fait de souiller des objets/surfaces inertes ou des organismes vivants avec des éléments nocifs,
potentiellement infectieux ou indésirables (World Health Organization (WHO), 2016). Si un contact se produit, l'objet ou l'environnement est alors contaminé, le
rendant impropre, inadapté ou nocif (il n'est plus aseptique).
2. Mécanismes de contamination
Il existe 3 voies de contamination des dispositifs médicaux par des microorganismes pathogènes lors de procédures invasives :
# Type de contamination Exemples
Technique aseptique_v1.0-2020
Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF
1 Manuporté (par les Les mains du soignant ou les mains du patient (ou de son accompagnant) entrent en contact avec un dispositif médical ou la
mains) peau. Contamination des gants stériles avec une mauvaise technique d'ouverture ou d'enfilage des gants
2 Aérienne (par l’air) Contamination dans l'air tel que la poussière, les gouttelettes ou les particules qui peuvent entrer en contact avec des
composants-clés ou des sites-clés (dispositifs médicaux/peau/plaies)
3 Objet/surface Les composants-clés ou les dispositifs médicaux stérilisés entrent en contact avec une autre surface (lit du patient, table,
plateau sale…)
En général, la principale source d'infection du patient est le soignant par contamination manu portée (par contact avec les mains)(Rowley & Clare, 2011).
3. Les éléments de la technique aseptique
3.1. Les « sites-clés » et les « composants-clés »
Les sites-clés représentent toutes les ruptures de la barrière cutanée d’un patient (Hart, 2007; Rowley & Clare, 2011; Rowley et al., 2010)(The Association for Safe Aseptic Practice,
2015). Il s'agit de portes d'entrée pour les microorganismes et comprennent :
o Toutes les plaies,
o Tous les sites d'insertion (ex : injection, insertion d’un cathéter IV ou sites de prélèvement sanguin)
Les composants-clés sont les parties aseptiques des dispositifs médicaux conçues pour être en contact direct
avec un site-clé, des solutés de perfusion ou un autre composant-clé (Rowley & Clare, 2011; Rowley et al., 2010).
Les composants-clés comprennent notamment:
o le côté de la compresse qui est en contact avec une plaie,
o le connecteur d'une seringue,
o Le connecteur d’un cathéter IV.
Si un composant-clé est touché (par les mains ou tout autre équipement) ou laissé à l'air libre sur une
période de temps prolongée, il est contaminé et une voie de transmission directe entre l'équipement
et le patient est créée.
Technique aseptique_v1.0-2020
Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF
technique aseptique (Hart, 2007; Rowley & Clare, 2011)(World Health Organisation (WHO), 2009). Pour plus d'informations, se référer au document intersection de Prévention
et de contrôle des infections « PCI-Pilier 1 : Hygiène des mains ».
L'utilisation de gants ne remplace pas l'hygiène des mains et n'offre pas une protection complète contre leur contamination. L'hygiène des mains doit être
effectuée immédiatement avant d'enfiler des gants et immédiatement après les avoir retirés (World Health Organisation (WHO), 2009).
Les gants doivent être retirés ou changés :
o Dès qu’ils sont endommagés (ou que l'on soupçonne leur non-intégrité),
o Après contact avec du sang (ou tout autre liquide biologique), la peau lésée et les muqueuses. Les retirer dès que le soin est terminé,
o Après contact avec un patient et/ou son entourage, ou une zone du corps contaminée. Les retirer dès que le soin est terminé,
o Lorsqu’une hygiène des mains indiquée (par exemple entre deux procédures, même si elles concernent le même patient)(World Health Organization, 2009).
Pour la plupart des procédures invasives, les sites-clés et les composants-clés n'ont pas besoin d'être touchés par le soignant, c'est pourquoi des gants
d'examen (non stériles) doivent être utilisés. (Dougherty & Lister, 2015; Rowley et al., 2010). Si des sites-clés ou des composants-clés doivent ou sont susceptibles d'être
touchés par le soignant, des gants stériles sont nécessaires.
Technique aseptique_v1.0-2020
Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF
Figure 1: Plan de travail désinfecté (le plateau) et micros champs stériles critiques (bouchons et intérieur
des emballages).
Technique aseptique_v1.0-2020
Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF
4. Technique aseptique
Il existe deux types de techniques aseptiques : la technique aseptique standard et la technique aseptique à haut risque. Les deux visent l'asepsie (densité de
microorganismes pathogènes trop faible pour provoquer une infection chez le patient). Avant chaque procédure invasive, le soignant devra décider laquelle
utiliser. La principale différence entre la technique aseptique standard et la technique aseptique à haut risque est la manière dont les champs aseptiques
sont gérés.(Hart, 2007)(Rowley et al., 2010). (Rowley et al., 2010)(The Association for Safe Aseptic Practice, 2015). Pour la technique aseptique utilisée en chirurgie, se référer aux
guides de soins chirurgicaux.
4.1. Comment choisir : Technique aseptique standard ou technique aseptique à haut risque
La technique aseptique standard est utilisée quand : La technique aseptique à haut-risque est utilisée quand:
La procédure est techniquement simple La procédure est techniquement complexe
La procédure implique peu de composants-clés et des sites-clés La procédure implique l’usage de nombreux composants-clés
de petites surfaces et/ou les sites-clés présentent des surfaces importantes
La procédure est de courte de durée La procédure est très invasive
Exemples : l'insertion d'une voie veineuse périphérique et les La procédure est de longue durée (généralement >20 minutes).
soins de plaies simples. Exemples : l'insertion d'un cathéter veineux central, un
pansement de plaie large/complexe.
Tableau des techniques aseptiques standard et à haut risque
Technique aseptique standard Technique aseptique à haut risque
Complexité de la La procédure est techniquement simple (c'est-à-dire qu'elle La procédure est techniquement compliquée (c'est-à-dire
procédure comporte peu d'étapes) qu'elle comporte de nombreuses étapes) *
Nombre et taille des La procédure comporte peu de composants-clés et des sites- Les composants-clés et/ou les sites-clés sont importants et/ou
composants-clés et des clés de petites surfaces nombreux*
sites-clés
Durée de la procédure La procédure est de courte durée La procédure est de longue durée (généralement >20
minutes)*
Technique aseptique_v1.0-2020
Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF
Gants Les gants non stériles sont utilisés Les gants stériles sont essentiels et ne doivent pas être
contaminés par l'environnement, les dispositifs médicaux ou
les personnes (car le soignant pourrait être en contact avec
des sites-clés ou des composants-clés). Les gants deviennent
alors un composant-clé.
Technique sans contact La technique sans contact est indispensable La technique sans contact est idéale (toutefois, comme le
soignant porte des gants stériles, il peut toucher les
composants-clés et les sites-clés si la procédure le nécessite).
Technique aseptique_v1.0-2020
Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF
Pour plus d’information sur la manière de nettoyer un plateau/chariot ou une surface, se référer au document IPC intersection IPC-Pilier 2 :
Décontamination de l'environnement.
Pour plus d'informations sur les détergents/désinfectants, se référer à la "boîte à outils (tool box) intersection sur le nettoyage et la désinfection" de la
PCI (IPC).
Technique aseptique_v1.0-2020
Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF
Liste de Références
Dougherty, L., & Lister, S. (2015). The Royal Marsden Manual of Nursing Procedures (Ninth Edit). Retrieved from
http://www.royalmarsdenmanual.com/productinfo/
Aseptic Non Touch Technique (ANTT). (2013). The ANTT Clinical Guideline for the Preparation & Administration of Peripheral and Central Intravenous
Medications.
Hart, S. (2007). Using an aseptic technique to reduce the risk of infection. Nursing Standard, 21(47), 43–48.
Rowley, S., & Clare, S. (2011). ANTT: a standard approach to aseptic technique. Nursing Times, 107(36). Retrieved from
https://www.researchgate.net/publication/51721795
Rowley, S., Clare, S., Macqueen, S., & Molyneux, R. (2010). ANTT v2: An updated practice framework for aseptic technique. British Journal of Nursing.
https://doi.org/10.12968/bjon.2010.19.Sup1.47079
The Association for Safe Aseptic Practice. (2015). Aseptic Non Touch Technique: The ANTT Clinical Practice Framework (Vol. 4.0).
World Health Organisation (WHO). (2009). Hand Hygiene: Why, How & When?
World Health Organization. (2009). Glove Use Information Leaflet.
i
Cette technique aseptique est basée sur les principes et les actions dans cadre d’une pratique clinique Aseptic Non-Touch Technique® (ANTT). La majorité de la
terminologie, des définitions et des concepts proviennent du concept d’ANTT ; cependant, de légères modifications ont été apportées pour l’adapter au contexte des
terrains d’MSF.
Technique aseptique_v1.0-2020
Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF
Important à noter :
Il est important de se rappeler que le port de gants ne remplace pas l'hygiène des mains.
L'hygiène des mains doit être pratiquée avant et après l’utilisation de gants et lorsqu'il y a
une indication à l'hygiène des mains (par exemple, entre deux procédures, même si elles concernent
le même patient). L'hygiène des mains peut être effectuée par friction avec une solution hydro
alcoolique ou à l'eau et au savon si les mains sont visiblement souillées,.
UNE paire de gants doit être utilisée pour UNE procédure et pour UN seul patient
UNE paire de gants doit être utilisée pour UNE procédure et pour UN seul patient
Pour plus d'informations sur l'hygiène des mains et l'utilisation des gants, se référer au document
IPC intersection MSF - Pilier 1 : Hygiène des mains.
Liste de Références:
World Health Organization (2009). Glove Use Information Leaflet. Retrieved from:
http://www.who.int/gpsc/5may/Glove_Use_Information_Leaflet.pdf
Images reprinted with permission from WHO Guidelines on Hand Hygiene in Health Care: a Summary. World
Health Organization (WHO). Part 2: Consensus Recommendations, page 21. Copyright 2009
Il est important de rappeler que le port de gants ne remplace pas l'hygiène des mains.
L'hygiène des mains doit être pratiquée avant et après l’utilisation des gants et lorsqu'il
y a une indication d'hygiène des mains (par exemple, entre deux procédures, même si
elles concernent le même patient). L'hygiène des mains peut être effectuée à l'aide
d'une solution hydro alcoolique ou à l'eau et au savon si les mains sont visiblement
souillées.
Le but de cette technique d'enfilage est d'assurer une asepsie maximum durant le soin et de protéger
le soignant du ou des liquides biologiques. Pour atteindre cet objectif, le soignant utilise une
technique sans contact en s'assurant que sa peau reste exclusivement en contact avec la surface
intérieure du gant et n'a aucun contact avec la surface extérieure. Toute erreur dans l'exécution de
cette technique entraîne une erreur d'asepsie nécessitant de reprendre le processus depuis le début
avec une nouvelle paire de gants. Pour l'enfilage de gants stériles avec l’aide d’un assistant, voir page
5.
Étape 1: Réaliser une hygiène des mains avec une solution hydro-
alcoolique ou avec de l'eau et du savon si elles sont visiblement
souillées.
Étape 3: Réaliser une hygiène des mains avec une solution hydro-
alcoolique.
Étape 12: Si nécessaire, après avoir enfilé les deux gants, adapter les
doigts et les espaces interdigitaux jusqu'à ce que les gants soient bien
ajustés
Étape 15: Une fois les mains gantées, elles ne doivent toucher que des
dispositifs stériles ou des parties du corps du patient préalablement
désinfectées (sites-clés).
Dès que les gants sont endommagés/déchirés (ou que l'on soupçonne une non-intégrité, y
compris une contamination),
A la fin d’une seule procédure ou après une heure d’utilisation sur la même procédure, selon
la situation,
Lorsqu'il y a une indication d'hygiène des mains (par exemple entre deux procédures, même
si elles concernent le même patient).
Étape 4: Retirer l'autre gant en retournant son bord extérieur sur les
doigts de la main partiellement gantée.
Étape 7: Réaliser une hygiène des mains avec une solution hydro-
alcoolique
Les indications pour savoir quand et pourquoi utiliser des gants stériles restent les mêmes que celles
expliquées dans l'annexe B
Il est important de rappeler que le port de gants ne remplace pas l'hygiène des mains.
L'hygiène des mains doit être pratiquée avant et après l’utilisation de gants et lorsqu'il
y a une indication d'hygiène des mains (par exemple, entre deux procédures, même si
elles concernent le même patient). L'hygiène des mains peut être effectuée à l'aide
d'une solution hydro-alcoolique ou avec de l’eau et du savon si les mains sont
visiblement souillées.
Méthode 1:
Méthode à utiliser quand un plan de travail désinfecté est disponible mais que le soignant a déjà
réalisé une hygiène des mains qui l’empêche de toucher l’emballage extérieur des gants stériles.
Étape 1: L’assistant réalise une hygiène des mains avec une solution
hydro-alcoolique ou avec de l'eau et du savon si elles sont visiblement
souillées.
Méthode 2:
Quand un plan de travail désinfecté n'est pas disponible.
Étape 1: L’assistant réalise une hygiène des mains avec une solution
hydro-alcoolique ou avec de l'eau et du savon si elles sont visiblement
souillées.
Étapes 8-9: En un seul geste, enfiler le deuxième gant sur la main non
gantée. Ce geste doit permettre de déplier la manchette et de
remonter le gant sur le poignet de la main non dominante.
Étape 10: Si nécessaire, après avoir enfilé les deux gants, adapter les
doigts et les espaces interdigitaux jusqu'à ce que les gants soient bien
ajustés
Étape 13: Les mains sont gantées et ne doivent toucher que des
dispositifs stériles ou des parties du corps du patient préalablement
désinfectées (sites-clés).
Pour plus d'informations sur l'hygiène des mains et l'utilisation des gants, se référer au document IPC
intersection MSF - Pilier 1 : Hygiène des mains.
Liste de références:
Zerah, A. F. (2015). Comment enfiler des gants chirurgicaux stériles. Retrieved October 15, 2019, from
https://www.youtube.com/watch?v=FT5AaONiFBY
World Health Organization (2009). Glove Use Information Leaflet. Retrieved from:
http://www.who.int/gpsc/5may/Glove_Use_Information_Leaflet.pdf
Images reprinted with permission from WHO Guidelines on Hand Hygiene in Health Care: a Summary. World
Health Organization (WHO). Part 2: Consensus Recommendations, pages 22-23. Copyright 2009
Annexe C: Comment identifier les composants-clés et sites-clés et ouvrir les dispositifs médicaux en utilisant une
technique sans contact
Le principe de la technique sans contact est de protéger les composants-clés et les sites-clés de la contamination. Pour ce faire, les composants et les sites-
clés ne doivent pas être touchés avant ou pendant une procédure de soins mais aussi après avoir été désinfectés. Une contamination accidentelle par les
mains du soignant, ou par un autre objet ou surface contaminé, peut se produire pendant l'ouverture et la préparation des dispositifs médicaux. Ci-dessous,
des conseils à ne pas oublier lors de l’ouverture de dispositifs médicaux stériles en utilisant une technique sans contact.
Identifier les composants-clés et le(s) site(s)- Les composants-clés sont les parties stériles des dispositifs conçues pour avoir un contact direct avec un
clé(s) site-clé, des solutés de perfusion ou un autre composant-clé. Ne pas oublier qu'un site-clé comprend toute
rupture de la barrière cutanée du patient.
Si le soignant procède à une injection intramusculaire, le site-clé est le point d'insertion de l’aiguille dans la
peau et le composant-clé est l'aiguille qui pénètre dans la peau. Pour éviter toute contamination, l'aiguille
doit rester stérile, ainsi que tout ce qui entre en contact avec elle. Dans ce cas, il s’agit de l'intérieur de la
seringue et du médicament injecté. Par conséquent, l'embout de la seringue (connecteur) et le bouchon du
flacon de médicament deviennent également des composants-clés.
Si le soignant change un pansement, le site-clé est la plaie et le composant-clé est la compresse qui nettoie
la plaie. Pour éviter toute contamination, le côté de la compresse stérile qui touchera la plaie doit rester
stérile, comme tout ce qui entre en contact avec elle. Il s’agit, dans ce cas, de la solution antiseptique, etc.
Toujours ouvrir l'emballage par le site Les dispositifs emballés sont scellés et
désigné conçus pour être ouverts d'un seul geste.
Les parties en papier et en plastique de
l'emballage se décollent et peuvent être
facilement séparées.
Technique aseptique : comment ouvrir un emballage en utilisant une technique sans contact_v1.0-2020
Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF
L'ouverture par l'angle du site désigné permet d'éviter la contamination accidentelle par contact avec les
mains
ATTENTION : NE JAMAIS percer l'emballage avec le dispositif qu’il contient. Partager largement cette
recommandation qui est une mauvaise pratique !
Tout au long de la préparation, garder le Les emballages stériles récemment ouverts et les capuchons stériles
matériel protégé jusqu'au moment de son sont des micros champs stériles critiques. Les micros champs stériles
utilisation critiques protègent les composants-clés contre la contamination.
Technique aseptique : comment ouvrir un emballage en utilisant une technique sans contact_v1.0-2020
Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF
Si une procédure nécessitant une technique Ouvrir le champ stérile critique conformément à l'annexe D.
aseptique à haut risque est pratiquée,
utiliser un champ stérile et déposer
soigneusement les dispositifs médicaux sur
le champ stérile critique.
Laisser tomber doucement les dipositifs médicaux sur le champ stérile d'une hauteur d'environ 20 cm au-
dessus du champ stérile critique. Veiller à ne pas contaminer le champ stérile avec les mains, l'emballage
des dispositifs ou une autre partie du corps.
Technique aseptique : comment ouvrir un emballage en utilisant une technique sans contact_v1.0-2020
Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF
Ci-dessous, le soignant prépare une aiguille et une seringue pour préparer une injection en suivant les étapes mentionnées ci-dessus.
Petite astuce : Lors de la connection ou de la déconnection d’une aiguille, le fait de la tourner permettra au soignant de visser ou de dévisser l'aiguille,
tandis que le fait de tirer sur le haut du capuchon enlèvera le capuchon en plastique.
Technique aseptique : comment ouvrir un emballage en utilisant une technique sans contact_v1.0-2020
Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF
Les champs stériles sont nécessaires pour effectuer de nombreuses procédures de soins infirmiers.
Les espaces stériles (champs stériles critiques) sont créés pour empêcher le transfert de micro-
organismes de l'environnement vers le patient et ainsi prévenir les infections.
Les champs aseptiques critiques sont nécessaires lorsque les composants-clés et/ou les sites-clés
sont de surface importante et/ou s’ils sont nombreux, lorsque la procédure est longue et comporte
de nombreuses étapes. Les champs aseptiques critiques peuvent être créés à l'aide de champs
stériles.
5. Placer l'emballage stérile sur le La surface désignée doit être désinfectée et sèche. Cette
plan de travail désinfecté surface est à présent un plan de travail désinfecté.
Ce plan de travail désinfecté doit être au niveau de la taille.
Tout ce qui se trouve en dessous du niveau de la taille doit
2. Si une solution antiseptique (ou autre) est S’assurer qu'il n'y a pas d'éclaboussures. Si des
nécessaire pour réaliser la procédure, éclaboussures sont constatées, le champ stérile
vérifier la solution et la date de péremption. est considéré comme contaminé.
La solution doit être stérile. Assurez-vous
qu'un récipient stérile, tel qu'une cupule, est
placée sur le champ stérile critique. Ouvrir le
bouchon, tenir le flacon à environ 5 cm au-
dessus du récipient et verser la solution.
Placer le flacon à l'extérieur du champ
stérile critique ou le jeter dans la poubelle
appropriée s’il est vide.
3. A l'aide de la lingette/compresse, frictionner le bouchon S’il s’agit d’un robinet trois voies, le prolongateur doit également être désinfecté.
pendant 15 à 30 secondes. Utiliser différentes parties de la
Laisser sécher complètement avant de l'utiliser. Il est important de respecter le temps de
lingette/compresse pour s’assurer que les micro-
contact de l'antiseptique. Ne pas oublier qu'une surface n'est pas désinfectée tant qu'elle
organismes sont éliminés. Laisser sécher.
n'est pas sèche.
Ne pas laisser le bouchon entrer en contact avec la peau du patient ou toute autre surface
pendant le séchage ou juste avant son utilisation. Si cela se produit, le connecteur est
considéré comme contaminé et la désinfection devra être refaite.
4. Retirer le bouchon à l'aide de la lingette/compresse et le Le bouchon et la compresse doivent être placés sur une
protéger de la contamination. Le bouchon peut être surface plane et désinfectée (un plan de travail
conservé au centre de la lingette/compresse pendant une désinfecté) côté connecteur tourné vers le haut. Si le
autre manipulation afin de le préserver d’une éventuelle soignant le touche à main-nue, il sera contaminé et
contamination devra être remplacé par un nouveau bouchon stérile.
Si le soignant installe une ligne veineuse purgée et
n'utilise plus le bouchon, celui-ci doit être jeté. Si
nécessaire, un nouveau bouchon stérile doit être
appliqué une fois la perfusion terminée.
5. Si nécessaire, reconnecter le bouchon sec sur le ATTENTION : Si le bouchon a été contaminé au cours de la procédure (exemples ci-
connecteur de la ligne veineuse dessous), il devra être remplacé par un nouveau bouchon stérile.
ATTENTION : Si l'intérieur du robinet 3 voies est ouvert et est visiblement souillé de sang, il doit être remplacé par un nouveau robinet stérile. La
lingette ou la compresse ne doivent jamais être insérées à l'intérieur du robinet. Le sang séché à l'intérieur du robinet augmente le risque d'infections
liées au cathéter.
En outre, le robinet à trois voies doit être changé immédiatement après l'utilisation de Propofol, ou dans les 12 heures en cas de perfusion continue. L'utilisation
du Propofol par un robinet trois voies est associée à une augmentation des infections liées aux cathéters.
Les robinets 3 voies ne doivent PAS être utilisés pour les transfusions sanguines.
(3M Critical & Chronic Care Solutions Division, 2018)(Hadaway, 2018)(Holroyd et al., 2014)(Loftus et al., 2012)(Royal College of Nursing, 2016)(The Association for Safe Aseptic
Practice, 2015)
Si le point d’accès est une ligne de perfusion équipée d’un site d’injection
Actions Remarques
1. Ouvrir complètement la lingette ou la compresse stérile
imprégnée d'antiseptique pour créer une grande surface
L'ouverture complète de la lingette permet d'utiliser une
plus grande surface.
5. Laisser sécher complètement avant utilisation Il est important de respecter le temps de contact de l'antiseptique. Ne pas oublier qu'une
surface n'est pas désinfectée tant qu'elle n'est pas sèche.
Ne pas laisser le site d’injection entrer en contact avec la peau du patient ou toute autre
surface pendant le séchage ou juste avant son utilisation. Si cela se produit, le site
d’injection est considéré comme contaminé et la désinfection devra être refaite.
Liste de Références
3M Critical & Chronic Care Solutions Division. (2018). The dirty truth about IV access points.
Hadaway, L. (2018). Stopcocks for Infusion Therapy: Evidence and Experience. Journal of Infusion Nursing, 41(1), 24–34.
https://doi.org/10.1097/NAN.0000000000000258
Photos for 3-way stopcock and infusion line bung/hub taken by BIV & MC. Photos for needleless injection port from (The Association for Safe Aseptic Practice, 2015)
Solution ou Gel avec minimum 80% d’Ethanol ou/ 75% d’isopropanol pas visiblement sales ou contaminées avec des
Hygiène des Choix 2: Savon et Eau liquides biologiques.
mains Préparation Choix 1: Povidone iodée scrub (4%, 7.5%) Si la qualité de l’eau n’est pas assurée et les mains non 12 3
’’
Chirurgicale des Choix 2: Solution Hydroalcoolique (SHA) contaminées par des liquides biologiques, alors le SHA
mains est recommandé.
Préparation Vaccinations Savon et Eau La désinfection n’induit pas de différence sur 5
ombilical Choix 2: Chlorhexidine digluconate 7.1%, gel, tube risque de contamination croisée.
Choix 3: Polyvidone iodée solution 10%
Insertion de Nettoyage Génital Nettoyage : Eau isotonique Stérile (Chlorure de Sodium /NaCl 0.9%) Utilisation d’antiseptiques versus eau isotonique 18 19 20 21
‘ ’ ’
cathéter Désinfection : Polyvidone iodée solution 10% stérile pour la cathétérisassions urinaire est une
urinaire question non résolue.
*If skin is visibly dirty, cleaning with soap and water before disinfecting is recommended.
** Including Genital disinfection (before delivery, episiotomy, MVA, suture)
List of Products
Code Label (English) Code Label (English)
DEXTALCO1G- SOLUTION HYDROALCOOLIQUE, gel, 100ml, bout. DEXTCHLH2AS CHLORHEXIDINE digluconate 2%, solution aqueuse, 100ml, bout.
DEXTALCO3G- SOLUTION HYDROALCOOLIQUE, gel, 30-50ml, bout. DEXTCHLH7G2 CHLORHEXIDINE digluconate 7.1%, gel, 20g tube
DEXTALCO5S- SOLUTION HYDROALCOOLIQUE, solution/gel, 500ml, bout. DEXTCHLH7G3 CHLORHEXIDINE digluconate 7.1%, gel, 3g sachet/tube
DEXTIODP1S2 POLYVIDONE IODEE, 10%, solution, 200ml, verseur. DEXTCHLHA2S2C CHLORHEXIDINE 2%, 70% isopropyl alcool, col.sol.,250ml, bout.
DEXTIODPS4- POLYVIDONE IODEE, scrub chirurgical, 4%, 125ml, bout. DEXTCHLHA2W CHLORHEXIDINE 2%, 70% isopropyl alcool, TAMPON/LINGETTE
DEXTIODPS75 POLYVIDONE IODEE, scrub chirurgical, 7.5%, 500ml, bout. SSCOSODC9B5 Chlorure SODIUM, 0.9%, 500ml, plast. bout. Irrigation, stérile
DINJSODC9A5D Chlorure de SODIUM 0,9%, 5ml, amp plastique DINJSODC9AP1 SODIUM Chloride 0,9%, 10ml, amp plastique
1
Pittet, D., Allegranzi, B., Boyce, J., & World Health Organization World Alliance for Patient Safety First Global Patient Safety Challenge Core Group of Experts. (2009). The World Health
Organization guidelines on hand hygiene in health care and their consensus recommendations. Infection Control & Hospital Epidemiology, 30(7), 611-622.
2
Shankar, P. R., & Piryani, R. M. (2021). Essential Drugs Practical Guidelines 2010 Edition Medecins Sans Frontiers. Australasian Medical Journal (Online), 4(7), 410.
3
National Institute for Health and Care Excellence (2019). Surgical site infections: prevention and treatment (NG125). National Institute for Health and Care Excellence (NICE)
4
CDC, A. (2011). Guidelines for the Prevention of Intravascular Catheter-Related Infections (2011). Centers for Disease Control. 1-83.
5
World Health Organization. (2010). WHO best practices for injections and related procedures toolkit (No. WHO/EHT/10.02). World Health Organization.
6
In Dougherty, L., & In Lister, S. E. (2015). The Royal Marsden manual of clinical nursing procedures: Professional edition.
7
World Health Organization. (2010). WHO Practical guidance on capillary sampling. World Health Organization.
8
NHS-GGC Paediatrics for Health Professionals. (2019). Capillary blood sampling. NHS-GGC Paediatrics for Health Professionals.
9
World Health Organization. (2016). Global guidelines for the prevention of surgical site infection. World Health Organization.
10
World Health Organization. (2016). WHO recommendations for prevention and treatment of maternal peripartum infections. World Health Organization.
11
British Association of Perinatal Medicine. (2021). Chlorhexidine for Skin Cleansing in Neonates. British Association of Perinatal Medicine.
12
The Winnipeg Regional Health Authority. (2015). Infection Prevention for New-borns in Neonatal Areas. The Winnipeg Regional Health Authority.
13
The North West Neonatal Network. (2019). Guideline for skin preparation in the neonatal unit. The North West Neonatal Network.
14
Médecins Sans Frontières. (2020). Manual of Nursing Care Procedures: Capillary Blood Sampling.
15
Trust Clinical Guidelines Group (2019). Surgical Site Skin Preparation within the Perioperative Environment. Trust Clinical Guidelines Group
16
World Health Organization (2021). Key Facts on Surgical Site Skin Preparation. World Health Organization (WHO)
17
Medecins Sans Frontiers OCB & OCG (2018). Neonatal care: Clinical & Therapeutic Guidelines. Medecins Sans Frontiers (MSF) OCB & OCG.
18
Guidelines for the Prevention of Catheter associated Urinary Tract Infection. Health Protection Surveillance Centre.
19
World Health Organization (2018). Prevention of Catheter-Associated Urinary Tract Infection (CAUTI). World Health Organization.
20
National Institute for Health and Care Excellence (2018). IPC; Quality Statement 4. National Institute for Health and Care Excellence (NICE).
21
Royal College of Nursing. (2019). Catheter care: RCN guidance for health care professionals.
Chapitre 6
Communication
3.2.2 Algorithme : Transmission « SAED »
Administrer plus de 10L/min d'oxygène. Comment connecter et / ou utiliser deux concentrateurs d'oxygène SOP_v1.0-2020
Manuel des protocoles en soins infirmiers MSF
6. Connecter le raccord en Y au masque à haute concentration du patient.
7. Vérifier à nouveau les connexions pour s’assurer qu'elles sont sécurisées et qu'il n’y a aucune fuite
d’oxygène aux points de connexion.
Procédure sans raccord en Y
8. Si aucun raccord en Y n’est diponible, il est possible de combiner l’utilisation de lunettes à oxygène à
10 L/min avec un masque à haute concentration à 10 L/min
Administrer plus de 10L/min d'oxygène. Comment connecter et / ou utiliser deux concentrateurs d'oxygène SOP_v1.0-2020
Manuel des protocoles en soins infirmiers MSF
les surfaces et les dispositifs médicaux réutilisables, se référer au document
intersection « IPC-Pilier 2 : Décontamination de l'environnement ».
ANGLAIS = cable EEMDCONC611 Si les attaches COLSON ne sont pas disponible
tie sur le projet, le ruban adhésif (SPARADRAP)
FRANÇAIS = peut se révéler être une bonne alternative
ATTACHES
CEPENDANT, il peut laisser des résidus sur le
COLSON
connecteur en Y, ce qui rend le retraitement
de ce dispositif plus difficile, c'est donc un second choix.
Tubulure en (SCTDTUBE052) Si ce dispositif n'est pas disponible, utiliser la tubulure à oxygène fournie
silicone avec le masque facial simple.
* SOP : Standard Operating Procedure = Procédure Opératoire Normalisée (PON)
**MSL : Medical Standard List = LMS : Liste Médicale Standard
Administrer plus de 10L/min d'oxygène. Comment connecter et / ou utiliser deux concentrateurs d'oxygène SOP_v1.0-2020
Chapitre 9
Nutrition et
hydratation
SOP – Sonde Naso-Gastrique : Insertion
Se référer à la procédure complète Sondes Naso-Gastriques- Insertion, Maintenance et ablation
des sondes Naso-Gastriques (SNG) – pour une information détaillée de chaque étape (bibliothèque
des ressources en soins infirmiers).
Préparation
Nouveau-nés et enfants :
• Placer le bout de la sonde au niveau du pont nasal, passer ensuite vers
le lobe de l’oreille et descendre jusqu’au point à mi-chemin entre
l’appendice xiphoïde et le nombril. Mettre une marque sur la sonde au
niveau de ce point.
Nouveau-nés et enfants :
• Placer le bout de la sonde au coin de la bouche, passer ensuite par le
lobe de l’oreille et descendre jusqu’au point à mi-chemin entre
l’appendice xiphoïde et le nombril. Mettre une marque sur la sonde au
niveau de ce point.
13. Pour les nourrissons de <6mois, envisager de donner une solution orale sucrée analgésique 2-3
minutes avant la procédure.
14. Installer le patient dans la bonne position.
15. Effectuer l’hygiène des mains et mettre des gants non-stériles et autres Equipement de Protection
Individuelle (EPI) selon le risque d’exposition.
16. Lubrifier l’extrémité distale de la sonde en la trempant dans de l’eau potable.
17. Effectuer un soin de bouche ou proposer un verre d’eau potable au patient s’il est capable/autorisé à
boire.
18. Insertion de la sonde naso-gastrique : insérer calmement et doucement l’extrémité distale de la
sonde dans la narine et glisser lentement le long du plancher de la narine.
Chez les enfants, il peut être nécessaire de stabiliser la tête de l’enfant.
24. Si vous n’obtenez pas de liquide lors de l’aspiration, essayer chacune de ces cinq techniques pour
tenter d’en obtenir :
a. Attendre 15-30 minutes avant d’aspirer de nouveau
b. Si possible, tourner le patient sur le côté gauche
c. Réaliser un soin de bouche chez les patients à jeun
d. Injecter 10-20 ml d’air pour les adultes/1-5 ml d’air pour les enfants/nouveau-nés dans la
sonde avec une seringue de 60 ml (20 ml pour les nouveau-nés et enfants) pour déloger
l’extrémité de la sonde au cas où elle serait accolée à la paroi
e. Pousser ou reculer la sonde de 10-20 cm chez l’adulte, 1-2 cm chez l’enfant/nouveau-nés
Ne PAS utiliser d’eau pour rincer.
Si vous n’obtenez toujours pas de liquide : enlever la sonde, la remplacer et recommencer.
Si la seconde tentative d’insertion de la sonde échoue – ou si les bandelettes de pH ne sont pas
disponibles, un médecin doit être consulté et une décision sera prise en fonction du risque clinique.
25. Fixer la sonde sur le nez ou la joue avec le sparadrap et/ou un
pansement de protection de la peau. Faire passer la sonde au-dessus
de l’oreille de manière à dégager le champ visuel du patient et éviter
les tractions sur le nez/la bouche.
26. À l’aide du capuchon fourni, fermer l’extrémité de la sonde OU le relier à une extension pour
aspiration ou lavage gastrique.
Après la procédure
27. S’assurer que les déchets soient éliminés correctement selon les procédures locales.
11. Effectuer l’hygiène des mains et mettre des gants non-stériles et autres EPI selon le risque d’exposition.
18. Effectuer une hygiène des mains et mettre des gants non stériles
19. Couder la sonde gastrique pour la clamper et décapuchonner l’embout
Re-confirmer la position du tube par la méthode d’aspiration:
• À l’aide d’une seringue, aspirer 0,5 ml – 1 ml de liquide du tube
• Appliquer le liquide sur la bandelette pH. Prévoir dix secondes pour objectiver tout
changement de couleur
• Si unpH de 1 – pH 5,5 est obtenu pour le liquide aspiré, la position est confirmée
• Si un pH de 6 ou plus pour le liquide aspiré : NE PAS UTILISER
L’infirmière a la responsabilité finale de vérifier le positionnement correct de la sonde gastriquedu NG à
chaque moment où la sonde est utilisée pour l’alimentation.
20. Si aucun liquide n’est obtenu lors de l’aspiration NE PAS utiliser d’eau pour rincer. Essayer les
techniques suivantes :
• Attendre 15-30 minutes avant d’aspirer à nouveau
• Si possible, tourner le patient sur le côté gauche
• Fournir des soins buccaux aux patients qui jeûnent
• Injecter de l’air : (cela peut déloger l’extrémité du tube de la muqueuse gastrique)
Adultes 10-20 m l (à l’aide d’une seringue de 60 ml)
Pédiatrie/nouveau-nés 1-5 ml (à l’aide d’une seringue de 1 0 ml)
• Avancer ou retirer le tube de 10 à 20 cm pour les adultes, de 1 à 2 cm pour les enfants et les
nouveau-nés
21. Une fois le positionnement confirmé :
• Rincer la sonde gastrique avec de l’eau
o nouveau-nés maximum 2 ml
o Pédiatrie maximum 3-5 ml
o adultes 15-30 ml
• Administrer des médicaments
o Si plusieurs médicaments sont nécessaires, en administrer un à la fois et rincer entre
chaque
▪ Pédiatrie/nouveau-nés 3-5 ml
▪ adultes 10-15 ml
22. Une fois l’administration du médicament terminée, rincer la sonde gastrique avec de l’eau
• nouveau-nés maximum 2 ml
• Pédiatrie maximum 3-5 ml
• adultes 15-30 ml
23. Recapuchonner l’embout à l’extrémité de la sonde gastrique et garder le patient en position assise
pendant une heure
Post-procédure
27. Documenter l’administration du médicament par sonde gastrique dans le dossier du patient
7. Effectuer une hygiène des mains et enfiler les gants non stériles
8. Retirez le pansement adhésif de la sonde gastrique au niveau du nez / de la bouche et essayer de
faire pivoter la sonde tout en la maintenant au niveau du repère de longueur
9. À l’aide d’une seringue, essayer d’aspirer doucement le contenu gastrique.
Si l’aspiration réussit, changer la seringue et rincer à l’eau
10. Si l’aspiration échoue, utiliser la seringue d’eau chaude stérile pour rincer
• nouveau-nés maximum 2 ml
• Pédiatrie maximum 3-5 ml
• adultes 15-30 ml
11. Pomper (pousser et aspirer à répétition le liquide contenu dans la seringue) pour tenter de créer
un va et vient et lever l’obstruction
12. Si les éléments ci-dessus échouent, retirer la sonde gastrique
13. Si nécessaire, insérer une nouvelle sonde gastrique dans l’autre narine (si sonde nasogastrique)
La décision de réinsérer une sonde gastrique doit être prise par le clinicien en charge du patient et en
fonction de l’état de santé du patient.
Post-procédure
16. Effectuer l’hygiène des mains et enfiler les gants non stériles
17. Vérifier le positionnement de la sonde au moyen du repère situé au niveau de la narine/lèvre et
comparer avec le repère objectivé lors de la mesure précédente.
ATTENTION : Une inspection visuelle pour vérifier la mesure de la sonde gastrique n’est PAS une
méthode fiable/suffisante pour vérifier le positionnement de la sonde gastrique. Une aspiration
gastrique doit également être effectuée pour confirmer la mise en place.
18. Vérifiez le positionnement de la sonde à l’aide de la méthode d’aspiration :
a. Couder la sonde gastrique pour la clamper.
b. Retirer l’embout , et à l’aide d’une seringue, aspirer 0,5 ml – 1 ml de liquide à partir de la
sonde
c. Appliquer le liquide sur la bandelette PH . Prévoir dix secondes pour objectiver tout
changement de couleur
d. Comparer la bandelette de pH à l’échelle de référence présente sur la bouteille/récipient
contenant les bandelettes
i. Si un pH de 1 – pH 5,5 est obtenu pour le liquide aspiré, la position est confirmée
ii. Si un pH de 6 ou plus est obtenu pour le liquide aspiré: NE PAS UTILISER
L’infirmière a la responsabilité finale de vérifier le positionnement correct de la sonde gastrique à
chaque moment où la sonde est utilisée pour l’alimentation.
19. Si aucun liquide n’est obtenu lors de l’aspiration NE PAS utiliser d’eau pour rincer. Essayer les
techniques suivantes :
• Attendre 15-30 minutes avant d’aspirer à nouveau
• Si possible, tourner le patient sur le côté gauche
• Prodiguer un soin buccal aux patients qui jeûnent
• Injecter de l’air (cela peut déloger l’extrémité du tube de la muqueuse gastrique)
o Adultes 10-20 ml (à l’aide d’une seringue de 60 ml)
o Pédiatrie/nouveau-nés 1-5 ml (à l’aide d’une seringue de 10 ml)
• Avancer ou retirer le tube de 10 à 20 cm pour les adultes, de 1 à 2 cm pour les enfants et
les nouveau-nés
20. Si indiqué, vérifier le volume résiduel de l’alimentation entérale précédente en aspirant le contenu
de l’estomac
21. Une fois la position confirmée, rincer la sonde gastrique avec de l’eau
o nouveau-nés maximum 2 ml
o patients pédiatriques maximum 3-5 ml
o adultes 15-30 ml
22. Connecter la sonde gastrique soit à la seringue soit à la tubulure
Ne JAMAIS connecter à la sonde gastrique sans avoir au préalable confirmé la mise en place
23. Régler le débit selon la prescription :
a. En cas d’utilisation d’un set d’adminsitration par gravité, ouvrer lentement le
régulateur/roulette de débit pour ajuster le débit
b. En cas d’utilisation d’ une pompe à nutrition entérale, régler le débit sur la pompe.
c. En cas d’adminsitration de l’alimentation par gravité à l’aide d’une seringue, retirer le
piston de la seringue, couder la sonde gastrique, Retirer l’embout et fixer la seringue.
i. Tenir la seringue à 10 cm au-dessus de la tête et la remplir avec l’alimentation.
Laisser s’écouler par gravité, en ajustant la hauteur pour ajuster la vitesse
ii. Lorsque ce sont les accompagnants qui tiennent la seringue, l’infirmière doit
toujours garder une vue sur le patient et être prête à identifier le moindre signes
de complications dues à un déplacement possible de la sonde gastrique.
24. Continuer jusqu’à ce que toute la quantité d’alimentation ait été administrée ou selon le tempsde
suspension maximal autorisé pour la poche d’alimentation.
a. En cas d’alimentation entérale continue toute quantité de produit restant dans la poche
d’alimentation après le temps recommandé à température ambiante doit être jetée. La
poche ainsi que la tubuluredoivent ensuite être rincées à l’eau potableavant d’ajouter une
autre quantité d’aliments.
25. Une fois l’alimentation terminée, rincer la sonde gastrique avec de l’eau
• nouveau-nés maximum 2 ml
• Patients pédiatriques maximum 3-5 ml
• adultes 15-30 ml
26. Recapuchonner l’embout à l’extrémité de la sonde gastrique et garder le patient en position assise
pendant 2 heures
Post-procédure
Procédure
11. Aider le patient à manger en fonction de ses propres besoins
Observer le patient et être attentif à tout signe de difficultés à manger, comme de la toux,
étouffement, voix humide ou gargouillée, régurgitation nasale ou déglutition difficile.
Aider le patient à prendre des portions appropriées de nourriture à la bonne température.
Encourager le patient à s’alimenter lui-même dans la mesure du possible. Adaptez la taille de
chaque bouchée à chaque patient.
Laisser le patient mâcher et avaler les aliments avant la prochaine bouchée.
Éviter de tenir la prochaine cuillère / fourchette / poignée de manière suspendue. Éviter de gratter
la bouche du patient avec des couverts, utiliser un mouchoir en papier ou une serviette pour
enlever les particules de nourriture ou de boisson du visage du patient.
Éviter de poser des questions lorsque le patient mange, vérifier entre les bouchées que la
nourriture est appropriée et que le patient est capable de continuer le repas.
12. Aider le patient à prendre des liquides
Demander au patient quand il souhaite boire (en particulier s’il mange des aliments plus secs tels
que les ATPE).
Aider le patient à prendre une gorgée en soutenant doucement la tasse afin que le débit de liquide
soit contrôlé. Si le patient le souhaite une paille pourrait être utile (si disponible).
13. Fin du repas
Encourager le patient à prendre autant de nourriture qu’il se sent capable de manger.
Aider le patient à répondre à ses besoins d’hygiène ; se laver les mains, le visage et se nettoyer les
dents comme désiré.
Le patient devra bénéficier d’un certain temps en position verticale après avoir mangé et bu pour
réduire le reflux œsophagien.
Post-procédure
14. Essuyer la table / le plateau. Jeter les déchets et nettoyer l’équipement réutilisable conformément à la
procédure locale
15. Effectuer une hygiène des mains
Procédure
4. Ouvrez tout le matériel mais gardez-le dans l'emballage, en clampant toutes les lignes.
5. En utilisant une technique sans contact, retirez les bouchons et connectez : (voir photo du circuit ci-dessous)
a. La seringue à la ligne de perfusion
b. La ligne de perfusion au prolongateur à 3 voies
c. la tubulure de transfusion au robinet à 3 voies
d. ENFIN, insérer la tubulure de transfusion dans la poche de sang (s'assurer que la ligne est clampée)
Exemple de montage de circuit :
7. Fermez les 3-voies vers la tubulure d'extension et ouvrez à l'ensemble de transfusion sanguine.
8. Déclamper la tubulure de la poche de sang et aspirez le sang à travers le filtre et la tubulure dans la seringue
a. A l’aide d’une compresse stérile, retirer l'air de la seringue au fur et à mesure que vous retirez l'air
de la ligne.
9.
Si le volume total de la transfusion est MOINS de 50 ml Si le volume total de la transfusion est PLUS de 50 ml
Remplissez la seringue au volume prescrit avec le Remplir la seringue à 50 ml avec le volume supplémentaire
volume supplémentaire du prolongateur à 3 voies du prolongateur à 3 voies utilisé (0,5 ml pour pédiatrique ou
utilisé (0,5 ml pour le pédiatrique ou 2 ml pour l'adulte). 2 ml pour l'adulte).
Fermez le robinet à 3 voies de l'ensemble de Fermez le robinet à 3 voies du perfuseur de transfusion
transfusion sanguine et ouvrez le robinet à 3 voies du sanguine et ouvrez le robinet à 3 voies du prolongateur.
prolongateur. Fermez la mollette de la tubulure de transfusion sanguine.
Fermez la mollette de la tubulure de transfusion
sanguine.
Poussez la seringue pour purger le prolongateur à Poussez la seringue pour purger le prolongateur à 3 voies.
robinet à 3 voies.
Rincer le cathéter IV avec 1-2 ml de solution isotonique Rincer le cathéter IV avec 1-2 ml de solution isotonique pour
pour assurer la perméabilité. assurer la perméabilité.
Fixez la tubulure purgée au patient Fixez la tubulure purgée au patient
Programmer le pousse-seringue pour qu'il perfuse le Programmer le pousse-seringue pour qu'il perfuse le volume
volume prescrit pendant la durée prescrite (maximum TOTAL prescrit sur la durée prescrite (maximum sur 4
sur 4 heures). heures).
Étiqueter la seringue avec le nom du patient, la date, le Étiqueter la seringue avec le nom du patient, la date, l'heure
volume total dans la seringue, l'heure du début de la du début de la transfusion, le volume de la seringue, le nom
transfusion et l'infirmière qui a préparé la transfusion. de l'infirmière qui a préparé la transfusion ET le volume total
transfusé avec chaque seringue/volume total transfusé.
Surveiller le patient et documenter la transfusion selon Surveiller le patient et documenter la transfusion selon le
le protocole protocole
**Pour la surveillance pendant les transfusions et la gestion des complications, veuillez-vous référer aux Guides
néonatales / Guides pédiatriques / Guides de transfusions sanguines.
Lorsque la seringue est vide, la transfusion est Lorsque la seringue est vide, fermez le robinet 3-voies vers
terminée. le patient et remplissez la seringue. Il peut être nécessaire
Il n'est pas nécessaire de rincer la ligne au de rincer la tubulure avant de continuer la transfusion.
niveau du pousse-seringue puisque le volume Répétez cette étape si nécessaire par ajouts de 50
prescrit a déjà été perfusé. ml jusqu'à ce que le volume total prescrit soit
transfusé.
Lorsque la dernière seringue a été perfusée, la transfusion
est terminée.
Il n'est pas nécessaire de rincer la ligne du pousse-
seringue puisque le volume prescrit a déjà été
perfusé.
Matériel:
SMSUGLEN1L- GANT D'EXAMEN, nitrile, u.u., non stérile, grand
SMSUGLEN1M- GANT D'EXAMEN, nitrile, u.u., non stérile, moyen
SMSUGLEN1S- GANT D'EXAMEN, nitrile, u.u., non stérile, petit
Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains
5. Assurer l’intimité
Procédure
10. Apporter le chariot et la poubelle au chevet du patient
11. Effectuer une hygiène des mains et porter un tablier (si nécessaire)
12. Préparer le matériel sur l’étagère supérieure du chariot sec en utilisant une technique aseptique sans
contact
13. Effectuer une hygiène des mains
14. Aider le patient à retirer ses sous-vêtements et demander de s’allonger en décubitus dorsal. Utiliser un
drap ou un champ tissé à usage unique pour couvrir ses cuisses
15. Effectuer une hygiène des mains et porter des gants
16. Nettoyer la zone
17. À l’aide de ciseaux, couper tout excès de poils pubiens à la base du pénis
18. Suivre les directives du fabricant pour appliquer l’étui pénien.
Il peut y avoir :
a. Une bande adhésive spéciale et un étui pénien à dérouler sur la bande adhésive.
b. Un étui pénien auto-adhésif à dérouler sur le pénis.
19. Connecter la poche urinaire à l’extrémité de l'étui pénien
20. Fixer la tubulure de la poche urinaire à la jambe du patient avec du ruban adhésif
Post-procédure
22. Retirer le drap/la serviette à usage unique (si utilisée), aider le patient à remettre ses sous-
vêtements/blouse au niveau de la région génitale, s’assurer que le linge de lit n’est pas souillé et
repositionner le patient confortablement
23. S’assurer que les déchets sont éliminés conformément à la procédure locale. Retirer les gants et les
EPI.
24. Effectuer une hygiène des mains
Entretien de routine
1. Évaluer quotidiennement la nécessité d’un étui pénien
2. Évaluer le dispositif complet de l’étui pénien : étui pénien, tubulure et poche urinaire
Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains
14. Éduquer le patient sur les exercices des muscles du plancher pelvien
Cathéter urinaire - Insertion
POS – Veuillez vous référer à la procédure complète pour obtenir des informations rationnelles et
supplémentaires sur chaque étape
Pré-procédure
Procédure
13. Placer le drap stérilisé sur l'étagère supérieure du chariot sec. Préparez l'équipement en utilisant une
technique sans contact.
14. Lavez-vous les mains
15. Pour les nourrissons de 0 à 6 mois, envisager d’administrer une analgésie orale à base de solution de
saccharose 2 à 3 minutes avant l'intervention
16. Aidez le ou la patient·e à retirer ses sous-vêtements et à s'allonger sur le dos dans le lit. Placez la
serviette/l'alèse sous les fesses du ou de la patient·e
17. Pour les patients de sexe féminin, demander-leur de plier les genoux, de fléchir les hanches et
d’écarter les pieds d’environ 60 cm l'un de l'autre
18. Pour les patients de sexe masculin, les jambes peuvent être tendues sur le lit
19. À l’aide d’une technique sans contact, appliquer des champs aseptiques sur les parties génitales et
entre les jambes
20. Porter un tablier et d'autres EPI en fonction de l'évaluation des risques et se laver les mains
22. Ouvrez l'emballage de protection en plastique du cathéter et plongez l'embout dans une petite
quantité d'eau stérile ou de lubrifiant à base d'eau. Placez le cathéter dans la cuvette haricot stérile
afin
23. Pour les patients de sexe féminin, avec la main non dominante, écartez les petites lèvres de manière
à visualiser le méat urétral. Cette main restera au même endroit pendant tout le reste de la
procédure
24. Pour les patients de sexe masculin, avec la main non dominante, soulevez le pénis à un angle de 60 à
90° et rétractez le prépuce. Cette main restera au même endroit pendant tout le reste de la
procédure
25. À l’aide d’une technique sans contact, utilisez la main dominante pour désinfecter le site d'insertion
avec la gaze antiseptique et stérile appropriée. Le cas échéant, utilisez des pinces stériles
26. Placez l'extrémité du cathéter à l'intérieur du haricot stérile et placez le haricot stérile entre les
jambes du ou de la patient·e
27. Pour les patients de sexe féminin, en utilisant la main dominante, introduisez l'extrémité du
cathéter dans l'urètre vers le haut et vers l’arrière. Avancez le cathéter jusqu'à ce que l'urine
s'écoule, puis avancez encore de 6 à 8 cm
28. Pour les patients de sexe masculin, avec la main non dominante tenant fermement le pénis à un
angle de 60 à 90°, insérez l'extrémité du cathéter dans l'urètre et avancez lentement le cathéter. Une
fois que l'urine coule, avancez le cathéter jusqu'à la bifurcation
29. Pour les patients de sexe masculin, si une résistance est ressentie au niveau du sphincter externe,
faites une pause de 10 à 20 secondes et demandez au patient de respirer profondément et
régulièrement. Augmentez légèrement la traction sur le pénis et appliquez une pression douce et
régulière sur le cathéter pendant que le patient expire ou tousse
30. Si l’urine ne coule pas ou si une résistance est toujours ressentie, arrêtez la procédure, retirez le
cathéter et jetez-le. Réessayez avec un nouveau cathéter stérile
31. Si le cathéter doit être à demeure, une fois que l'urine s'est écoulée et que le cathéter a avancé,
gonflez le ballon en utilisant une technique sans contact avec la quantité recommandée d'eau stérile
pour injection
32. Si vous collectez de l'urine pour une analyse en laboratoire, utilisez un pot de collecte et prélevez
un échantillon à l'extrémité du cathéter
33. Notez l'odeur et la quantité d'urine drainée dans le haricot
34. Si le cathéter doit être à demeure, retirez-le légèrement et, à l’aide d’une technique sans contact,
connectez-le au sac de drainage
35. Fixez le cathéter en place en le collant à l'intérieur de la cuisse du ou de la patient·e ou en utilisant un
dispositif de fixation
36. Pour les patients de sexe masculin, assurez-vous que le gland est propre et sec et que le prépuce a
été repositionné
37. Suspendez la poche du cathéter sous le niveau de la vessie du ou de la patient·e à l'aide d'un crochet
de fixation
Post-procédure
38. Retirez la serviette/l'alèse, aidez le ou la patient·e à replacer les sous-vêtements ou la blouse sur les
parties génitales et assurez-vous que le linge de lit n'est pas souillé
39. Veillez à ce que les déchets soient éliminés conformément à la procédure locale. Retirez les gants
stériles et les EPI, jeter les articles à usage unique.
40. Lavez-vous les mains
Entretien de routine
1. Évaluations quotidiennes de la nécessité d'une sonde urinaire à demeure. La nécessité d'un cathéter
à demeure doit être évaluée quotidiennement par le ou la soignant·e et l'évaluation doit être
partagée avec le ou la clinicien·ne traitant·e. Un cathéter à demeure devrait être retiré dès que
possible, en fonction des besoins cliniques.
2. Vidange régulière du sac de drainage : une fois par quart de travail ou lorsqu'il est plein aux 2/3,
selon la première éventualité. Drainer l'urine dans un récipient propre à usage unique, en évitant que
la valve ne touche les parois.
3. Les poches de drainage urinaire doivent être sécurisées et positionnées sous le niveau de la vessie et
ne doivent PAS se trouver sur le sol
4. Collecte d'urine pour analyse en laboratoire à partir du port de prélèvement sur le sac de drainage. Si
ce port n'est pas disponible, l'échantillon doit être prélevé avec une seringue stérile directement à
partir du cathéter et jamais de la poche de drainage.
5. Si un serrage est nécessaire, ne serrer que le canal de drainage.
1. Se laver les mains et porter des gants non stériles avant et après toute manipulation de la sonde
urinaire ou de la poche de drainage
2. Maintenir un système de drainage fermé et stérile
4. Le changement de cathéter urinaire à demeure doit être basé sur des indications cliniques (telles
qu'une infection, une obstruction, une fuite ou des calculs rénaux/urétraux).
5. Changer la poche de drainage avec le cathéter pour maintenir un système fermé ou selon les
recommandations du fabricant. Il est acceptable de changer la poche de drainage et non le cathéter
s'il est cliniquement indiqué que l’entretien du cathéter et effectué selon une technique aseptique,
c'est-à-dire pour les cathéters à demeure à long terme.
Cathéter urinaire – Vidange du sac à urine
POS – Veuillez vous référer à la procédure complète pour obtenir des informations rationnelles et
supplémentaires sur chaque étape
Pré-procédure
7. Lavez-vous les mains puis enfilez une paire de gants non stériles
8. Placez la cruche sous la poche urinaire et ouvrez la valve de drainage. Laissez l'urine s'écouler dans la
cruche.
NE PAS laisser la cruche toucher la valve
9. Fermez la valve de drainage et essuyez avec une lingette antiseptique appropriée
11. S'assurer que la poche du cathéter est suspendue au chevet du ou de la patient·e, sous le niveau de
sa vessie, par un crochet de fixation
Post-procédure
12. Jeter l'urine correctement dans un récipient sale, dans les toilettes ou selon la procédure locale
Pré-procédure
3. Expliquer la procédure au/à la patient·e ou à l'accompagnant·e, pourquoi la sonde urinaire est retirée
et quels sont les risques et les avantages de ce retrait.
Permettre au au/à la patient·e ou à l’accompagnant·e de poser des questions, et obtenir son
consentement oral
4. Respecter l’intimité au/à la patient·e
8. Effectuer une Hygiène des mains puis enfiler une paire de gants non stériles
10. Pour les nouveaux-nés et les patients pédiatriques, ouvrir la couche et nettoyer le méat urinaire
11. Avec une technique sans contact, dégonfler le ballon de la sonde urinaire avec la seringue
12. Pour les patients de sexe masculin, tenir fermement le pénis et l’étirer doucement avec votre main
non dominante
13. Inviter le ou la patient·e à inspirer et expirer. Alors que le ou la patient·e expire, retirer doucement la
sonde urinaire en exerçant une traction ferme et continue
14. Encourager le ou la patient·e à se mouvoir, à boire beaucoup d’eau et à uriner
Post-procédure
15. Veiller à ce que les déchets soient éliminés conformément à la procédure locale. Retirer les gants non
stériles et autres EPI le cas écheant et les jeter
16. Effectuer une Hygiène des mains
19. S’il est toujours hospitalisé, retourner voir le ou la patient·e dans l’heure qui suit
20. Eduquer le/la patient·e sur la pratique des exercices de renforcement du plancher pelvien
10.05.E SOP Sondage Vésical Évacuateur
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Sondage Vésical
Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains
3. Assurer l'intimité
4. Expliquer au patient la procédure et son indication, ainsi que les bénéfices et les risques qui sont liés dans
la langue de son choix. Convenir avec le patient d’un signal d’arrêt de soins en cas de souhait d’arrêter la
procédure
Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son consentement verbal
Procédure
11. Effectuer une hygiène des mains
32. Retirer doucement la sonde vésicale dès que l’écoulement d’urine s’arrête.
Post-procédure
33. Retirer le drap/la serviette à usage unique (si utilisée), aider le patient à remettre ses sous-
vêtements/blouse au niveau de la région génitale, s’assurer que le linge de lit n’est pas souillé
34. S’assurer que les déchets sont éliminés conformément à la procédure locale.
Enlever les gants et l’EPI stériles, jeter les articles à usage unique.
35. Effectuer une hygiène des mains
Préparation
1. Pour effectuer des exercices des muscles du plancher pelvien, le patient peut être assis, couché ou debout
avec les genoux légèrement écartés et impliquer le resserrement et la relaxation des muscles du plancher
pelvien.
2. Le patient doit se familiariser avec l’emplacement/la sensation des muscles du plancher pelvien.
Cela peut être fait en imaginant qu’il arrête la miction ou les flatulences. S’il s’agit de sa première tentative
d’exercices de Kegel, il peut s’entraîner à arrêter la miction, et, une fois les muscles identifiés, il peut
continuer la miction. Les patients doivent avoir la sensation qu’ils soulèvent les muscles vers le haut. Les
fesses, l’abdomen et les cuisses ne doivent pas être engagés.
Exercice
3. Le patient doit serrer, soulever et tenir jusqu’à 8-10 secondes. Au début, il est possible qu’il ne tienne pas
pendant 8 secondes, il doit tenir aussi longtemps qu’il le peut ou essayer de tenir pendant 2-5 secondes.
4. Le patient doit se détendre pendant 5-10 secondes. Lorsque le patient détend le muscle, il doit ressentir une
libération distincte ou une sensation de lâcher prise.
5. Répéter la compression et soulever autant de fois que possible ou jusqu’à 8-12 fois avec une période de repos
distincte entre chaque répétition.
6. Il est préférable de faire peu de bonnes compressions que plusieurs compressions mal faites. Les fesses,
les cuisses et l’abdomen NE doivent PAS être engagés et le patient doit respirer normalement tout au long
de l’exercice. Répéter l’exercice 10-20 fois 3x/jour (matin, après-midi, soir).
Cela peut prendre jusqu’à 6 semaines pour que le patient remarque les avantages des exercices.
Chapitre 11
Mobilisation et
positionnement
11.01.A SOP Mobilisation et Positionnement - Principes
généraux
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Mobilisation et Positionnement
2. Soutenir le corps du patient avec des aides au positionnement afin de maintenir un bon alignement.
3. Changer la position du patient selon un horaire individualisé, sauf contre-indication. Déterminer la fréquence
de repositionnement en fonction de:
4. Évaluer l’environnement
6. Planifier la mobilisation
7. Travailler en équipe
12. Se tenir près du patient (ou de l’objet) déplacé 13. Faire face au poids et à la direction du mouvement.
14. Utiliser les bras et les jambes (non le dos) 15. Travailler au niveau de la taille
16. Commencer l’action aussi lentement que possible. Annoncer à haute voix que vous allez compter. Prendre le
temps de construire la force en 3 comptes : compter « un » pour commencer lentement le mouvement ;
Compter « deux » en basculant vers l’arrière puis vers l’avant, et compter « trois » pour commencer l’action
ensemble.
Lever le patient manuellement en dernier recours et seulement si cela n’implique pas de soulever tout le poids du
patient.
Lever le patient uniquement avec la force des jambes.
18. Pousser l’objet plutôt que de tirer et maintenir un mouvement continu.
19. Faire glisser le patient vers le corps du soignant à l’aide d’une planche/drap de transfert. La planche de
transfert est plus appropriée en cas de transfert de patient sur une civière ou un lit.
Tâche
1. Considérer des objectifs cliniques réalistes et des résultats fonctionnels en discutant avec le patient et
déterminer le niveau de participation du patient.
2. Réduire le danger en adaptant la technique, en introduisant un équipement et/ou en demandant
conseil/assistance à des collègues qualifiés
Individuel
Environnement
1. Considérer l’espace, l’itinéraire, l’emplacement de l’équipement, l’élimination des dangers et
l’éclairage
2. Assurer l’intimité et la dignité durant les procédures de mobilisation et de positionnement (p. ex.,
fermer la porte et/ou les rideaux, demander aux visiteurs d’attendre à l’extérieur, garder le patient
couvert autant que possible pendant l’intervention, s’assurer que les poches de sonde vésicale et de
drain sont suspendus aussi discrètement que possible sous le lit ou la chaise du patient)
3. Envisager des solutions de conception pour les problèmes récurrents (p. ex., disposition du trajet, de la
salle de bain, de la chambre; hauteur de l’évier, des étagères et du matériel)
11.01.C SOP Mobilisation et Positionnement -
Planification
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Mobilisation et Positionnement
Évaluation du patient
1. Taille et poids
4. Plaie
5. Sensation
7. Douleur
8. Faiblesse
13. Matériel médical associés au traitement (p. ex. voie IV, sonde NG, sonde vésicale)
15. Fatigue
16. État cognitif, niveau de communication et de coopération.
Défis liés à la compréhension, à la coopération et au comportement du patient.
Autres considérations
1. Mouvements recommandés pour la toilette, le bain, la position assise, le transfert, la mobilisation dans
le lit et les restrictions
2. Matériel recommandé
Pré-procédure
3. Expliquer au patient la procédure et son indication, décrire comment il peut aider, dans la langue de son choix.
Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son consentement verbal
4. Assurer l'intimité
15. chez l’enfant < 8 ans, utiliser l’outil d’évaluation des risques pédiatriques pour évaluer la perfusion et
l’oxygénation tissulaires
Post-procédure
16. Si utilisés, retirer et jeter les gants non stériles et le tablier. Éliminer les déchets correctement conformément
aux procédures locales
17. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot
Pré-procédure
Il est important de faire la différence entre les lésions de pression et les anomalies cutanées, telles que la
dermatite associée à l’incontinence.
IMPORTANT: Prendre au sérieux les petites rougeurs et les petites plaies car les lésions de pression ne
commencent pas nécessairement par la couche superficielle de la peau. Elles peuvent débuter à l’intérieur des
tissus profonds qui se trouvent près de l’os. Ce que l’on voit à la surface peut être qu’une petite partie de
l’étendue de la lésion.
10. Soins cutanés et Utilisation d’un pansement protecteur préventif
11. Utiliser des surfaces de soutien appropriées
IMPORTANT : Les surfaces de soutien seules ne préviennent pas les escarres. Ils doivent être utilisés
conjointement avec d’autres mesures préventives.
ATTENTION : Si le patient est cliniquement instable ou s’il est contre-indiqué de le mobiliser en raison d’une
lésion de la moelle épinière, effectuer de petits mouvements mais fréquents pour assurer un décharge de pression
suffisante.
13. Rotation et positionnement laissant le patient à un angle de 30°
14. Évaluation de l’incontinence et soins cutanés
a. identifier les patients à risque de MASD (Moisture-Associated Skin Dammage – Dommage cutané
associé à l’humidité)
b. soulager ou réduire la source d’humidité
c. nettoyer et sécher la peau
d. protéger la peau
Post-procédure
21. Si utilisés, retirer et jeter les gants non stériles et le tablier. Éliminer les déchets correctement conformément
aux procédures locales
22. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot
26. Si une lésion de pression est constatée, continuer à observer la zone et les tissus environnants
11.03 SOP - Positionnement en Décubitus Latéral et
Position de Sim (position semi-couchée)
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Positionnement en Décubitus Latéral & Position de Sim
Pré-procédure
1. Vérifier le dossier et le plan multidisciplinaire du patient pour connaître les spécifications/restrictions
en matière de mobilisation et positionnement
2. Effectuer une hygiène des mains
20. Lever les barrières latérales (le cas échéant) et baisser au plus bas le lit
Post-procédure
Pré-procédure
1. Vérifier le dossier et le plan multidisciplinaire du patient pour connaître les spécifications/restrictions
en matière de mobilisation et positionnement
2. Effectuer une hygiène des mains
Utilisez une serviette pliée sous la tête du patient si cela permet un alignement naturel de la
colonne vertébrale (pédiatrie)
14. S’assurer que le patient est allongé au centre du lit
15. Placer des coussins/linges au besoin sous les membres douloureux, vulnérables ou oedématiés du
patient afin de fournir un soutien maximal
16. S’assurer que les pieds du patient sont entièrement soutenus par le matelas.
En cas de faiblesse ou immobilité de la cheville, placer un coussin au bout du lit afin de soutenir les
chevilles à 90° de flexion.
Chez le patient de grande taille, utiliser une rallonge de lit si besoin
17. S’assurer que les bras du patient sont parallèles, le long du corps et bien alignés, avec les coudes
légèrement fléchis
18. Facultatif : placer un petite linge roulé sous la zone lombaire du dos
19. Facultatif : placer des linges roulés ou des sacs de sable parallèles à la surface latérale des cuisses du
patient
20. Facultatif : placer des linges roulés dans les mains du patient
21. Évaluer l’alignement correct du corps du patient et le risque de lésion de pression après le
repositionnement. Demander au patient s’il est confortable et s’il a besoin de quelque chose (p. ex.
couverture)
22. S’assurer que le système d’appel et les objets du patient sont accessibles, à la portée du patient
23. Lever les barrières latérales (le cas échéant) et baisser le lit au plus bas
Alternative 1 : Patient à risque accru de lésions de pression : position couchée sur le dos à 30°
14. S’assurer que les bras et poignets sont soutenus dans le lit, le long du corps et légèrement fléchis
19. Lever les barrières latérales (le cas échéant) et baisser le lit au plus bas
22. Alternative : placer un coussin entre les jambes semi-fléchies depuis l’aine au pied
23. Facultatif : placer des coussins ou des sacs de sable parallèles à la surface plantaire du pied inférieur
24. Évaluer l’alignement correct du corps du patient et le risque de lésion de pression après le
repositionnement. Demander au patient s’il est confortable et s’il a besoin de quelque chose (p. ex.
couverture)
25. S’assurer que le système d’appel et les objets du patient sont accessibles, à la portée du patient
26. Lever les barrières latérales (le cas échéant) et baisser le lit au plus bas
Post-procédure
1. Nettoyer/désinfecter le matériel réutilisable
Pré-procédure
1. Vérifier le dossier et le plan multidisciplinaire du patient pour connaître les spécifications/restrictions
en matière de mobilisation et positionnement
2. Effectuer une hygiène des mains
15. Poser la tête contre le matelas ou placez un petit coussin sous la tête et les épaules
16. S’assurer que les bras et les poignets sont soutenus parallèles au corps avec des coussins ou fléchis et
placés sur les genoux du patient, en particulier en cas de non contrôle volontaire des bras et des mains
17. Demander au patient de positionner ses hanches dans l’alignement de l’articulation du lit
25. Lever les barrières latérales (le cas échéant) et baisser le lit au plus bas
Post-procédure
26. Nettoyer/désinfecter le matériel réutilisable
Position complète ou haute de Position basse de Fowler : position Position de Semi Fowler:
Fowler : position verticale où le semi-verticale où le patient est assis l’inclinaison est moindre que dans la
patient est assis avec la tête et le avec le haut du corps redressé à un position basse de Fowler. Position
haut du corps redressés à un angle angle compris entre 45°-60° par inclinée où la tête du lit est
compris entre 60°-90° par rapport au rapport au bas du corps surélevée d’environ 30 à 45 degrés
bas du corps
Pré-procédure
1. Vérifier le dossier et le plan multidisciplinaire du patient pour connaître les spécifications/restrictions
en matière de mobilisation et positionnement
2. Avant de débuter tout autre procédure médicale ou soins, considérer et déterminer le moment
opportun pour effectuer le changement de position afin d’éviter la fatigue et prévenir les chutes
3. Effectuer une hygiène des mains
13. Si indiqué, évaluer les paramètres vitaux du patient avant de changer de position
14. Déterminer le côté du lit où le patient doit s’asseoir. Tenir compte de sa force actuelle, du niveau de
confort/douleur, des conditions préexistantes, de l’espace de la pièce et de la facilité de transfert p.
ex. sur une chaise
15. Disposer les appareillages (p. ex. cathéters intraveineux, sonde nasogastrique, sonde vésicale, tubulure
à oxygène) de manière à éviter tout interférence avec le processus de positionnement
16. Lorsqu’un patient est en décubitus dorsal, soulever la tête du lit de 30 à 45 degrés. Si possible, lever la
barrière latérale supérieur du côté de mobilisation afin que le patient puisse se tirer sur le côté puis se
pousser
17. Aider le patient à mettre des chaussures ou des chaussettes antidérapantes
Remarque : Ne jamais tirer ou pousser un patient à l’aide de ses bras, cela peut causer des blessures.
20. Faire face au patient sur le côté de mobilisation, au niveau de la tête
a. Écarter vos pieds dans une position large. Le pied plus proche de la tête du lit doit être devant
l’autre pied
b. Placer un bras sous l’épaule inférieure du patient, en soutenant sa tête et son cou. Placer l’autre
bras autour des cuisses du patient
21.
a. Déplacer simultanément le bas des jambes et les pieds du patient sur le côté du lit, tout en levant
le haut du corps en position assise.
b. Basculer votre poids sur votre jambe arrière en un seul bloc dès que les jambes du patient se
balancent vers le bas et qu’il aide à lever son tronc en position verticale
c. Garder le dos droit et neutre avec les genoux pliés
22. Une fois assis, surveiller tout changement d’état de santé chez le patient, de type vertiges ou
étourdissements
23. S’assurer que le patient est assis droit avec un alignement approprié des parties du corps. Ne pas
laisser seul, s’assurer de la présence d’une barrière/table ou chaise à laquelle il peut s’accrocher s’il
commence à se sentir faible en position assise
24. Si le patient est debout, laissez-le s’asseoir sur le côté du lit avec les pieds sur le sol pendant 2 à 3
minutes. Si nécessaire, abaissez le lit pour que les pieds puissent toucher le sol
25. Selon son plan de soins, le patient peut rester assis avec du soutien, être déplacé vers une
chaise/fauteuil roulant ou commencer à marcher si capable de le faire en toute sécurité.
Voir les procédures appropriées pour chaque mobilisation
Post-procédure
Pré-procédure
ATTENTION : Une prescription médicale et un plan pluridisciplinaire sont nécessaires pour permettre au
patient d’atteindre une mobilité progressive.
2. Avant de débuter tout autre procédure médicale ou soins, considérer et déterminer le moment opportun pour
effectuer le changement de position afin d’éviter la fatigue et prévenir les chutes
6. Expliquer au patient la procédure et son indication, décrire comment il peut aider, dans la langue de son choix.
Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son consentement verbal
7. Évaluer la douleur chez le patient et déterminer la source et la gravité. Traiter la douleur de manière non
pharmacologique et/ou administrer un analgésique (prescription médicale) 30 minutes avant la mobilisation
et réévaluer avant de mobiliser
8. Assurer l'intimité
a. Assis sur une chaise ou sur son lit, demander au patient de prendre appui sur le chevet, accoudoirs de la
chaise ou toute surface sûre où il est assis
b. Demander de se pencher en avant, de « piétiner » (en transférant son poids d’un côté à l’autre) et de
rapprocher les fesses au bord de la chaise/lit
c. Demander de poser les pieds à plat sur le sol. Les pieds doivent être écartés de la largeur du bassin et sous
les genoux
d. Demander de se pencher en avant de son tronc tout en restant assis, de sorte que le haut du corps soit au-
dessus des genoux (« nez sur orteils »)
e. Demander de pousser sur les accoudoirs de la chaise/surface sur laquelle il est assis.
f. Encourager le mouvement vers l’avant et le haut tout étendant les hanches/genoux
g. Si nécessaire, bercer doucement le patient d’avant en arrière pour créer un élan qui aidera à se mettre
debout, en indiquant la cadence « prêt, stable, debout » (ou « 1, 2, 3 »)
h. Sur chaque mot « prêt et stable » (ou « 1 et 2 »), demander de se balancer doucement vers l’avant
i. Au moment du mot « debout » (ou « 3 »), demander de pousser et de se mettre debout
16. Patient assisté par un soignant dans le changement de position assise à debout avec un soignant, sans
ceinture de transfert/marche :
a. Assis sur une chaise ou sur son lit, demander de prendre appui sur le chevet, accoudoirs de la chaise ou
toute surface sûre où il est assis
b. Demander de se pencher en avant, de « piétiner » (en transférant son poids d’un côté à l’autre) et de
rapprocher les fesses au bord de la chaise/lit
c. Demander de poser les pieds à plat sur le sol. Les pieds doivent être écartés de la largeur du bassin et sous
les genoux
d. Demander de se pencher en avant de son tronc tout en restant assis, de sorte que le haut du corps soit au-
dessus des genoux (« nez sur orteils »)
e. Placer vos jambes en position de fente, tourné vers l’avant, sur le côté et derrière le patient
IMPORTANT : La position de fente est utilisée pour protéger le soignant
f. Poser votre main extérieure à plat sur le devant de l’épaule du patient et l’autre main dans le bas du dos
autour de la hanche opposée du patient (et non de la taille)
g. Mettre votre poids sur le pied arrière, basculer en avant avec le patient en indiquant la cadence « prêt,
stable, debout » (ou « 1, 2, 3 »).
h. Se lever avec le patient et tendre votre jambe arrière vers le haut pour que ce pied rencontre l’autre pied
à l’avant afin d’être à côté du patient. Votre hanche touche le côté du patient.
i. Vérifier que les bras du patient sont libres et devant lui
17. Patient assisté par un soignant dans le changement de position assise à debout avec un soignant, à l’aide
d’une ceinture de transfert/marche :
a. Appliquer une ceinture de marche bien ajustée autour de la taille du patient
b. Se tenir directement devant le patient
c. Saisir chaque côté de la ceinture de marche, en gardant les pieds écartés (de support large), le dos droit et
les genoux pliés. Demander au patient de tenir vos hanches.
d. Tout en tenant la ceinture, se balancer doucement d’avant en arrière trois fois en indiquant la cadence (p.
ex. « prêt, stable et debout » ou « 1, 2,3 »).
e. Tirer le patient en position debout à “debout” ou à “3”
ATTENTION : Ne jamais appliquer une ceinture de marche/transfert directement sur une peau nue, seins
d’une femme, voie IV, plaie, tuyaux de drainage, chez un patient souffrant d’une lésion de la colonne vertébrale
ou d’une chirurgie abdominale récente.
ATTENTION : Ne pas laisser le patient placer ses bras autour du cou ou des épaules du soignant afin d’éviter de
graves blessures du dos du soignant. Les placer autour des hanches du soignant.
18. Patient assisté par deux soignants dans le changement de position assise à debout :
a. Assis sur une chaise ou sur son lit, demander de prendre appui sur le chevet, accoudoirs de la chaise ou
toute surface sûre où il est assis
b. Demander de se pencher en avant, de « piétiner » (en transférant son poids d’un côté à l’autre) et de
rapprocher les fesses au bord de la chaise/lit
c. Demander de poser les pieds à plat sur le sol. Les pieds doivent être écartés de la largeur du bassin et sous
les genoux
d. Demander de se pencher en avant de son tronc tout en restant assis, de sorte que le haut du corps soit au-
dessus des genoux (« nez sur orteils »)
e. Les 2 soignants placent leurs jambes en position de fente, tournées vers l’avant, de chaque côté et
derrière le patient
f. Chaque soignant pose sa main extérieure à plat sur le devant de l’épaule du patient et l’autre main dans le
bas du dos autour de la hanche opposée du patient (et non de la taille)
g. Chaque soignant met son poids sur le pied arrière, bascule en avant avec le patient en indiquant la
cadence « prêt, stable, debout » (ou « 1, 2, 3 »).
h. Se lever avec le patient et tendre les jambes arrière vers le haut pour que ce pied rencontre l’autre pied à
l’avant afin d’être à côté du patient. La hanche de chaque soignant touche le côté du patient
i. Vérifier que les bras du patient sont libres et devant lui
19. Une fois debout, demander au patient de rester immobile pendant un moment pour s’assurer que l’équilibre
est atteint
Comment assister un patient de la position debout à la position assise ?
20. Si le patient peut s’asseoir seul sur une chaise avec supervision, demander de reculer jusqu’à palpation de la
chaise avec l’arrière des jambes, de tendre les bras en direction des accoudoirs de la chaise et de s'abaisser
doucement
21. Si le patient a besoin d’aide pour s’asseoir sur une chaise, demander de reculer jusqu’à palpation de la chaise
avec l’arrière des jambes. Poser votre main extérieure à plat sur le devant de l’épaule du patient et l’autre
main dans le bas du dos autour de la hanche opposée du patient (et non la taille).
Demander au patient de tendre les bras en arrière et d’agripper les accoudoirs de la chaise.
Sur le compte de trois, tirer doucement la hanche du patient vers l’arrière et vers le bas pour l’asseoir sur la chaise
22. Si le patient peut s’asseoir seul sur un lit avec supervision, s’assurer que le lit a été surélevé/abaissé juste en
dessous des hanches du patient (si possible). Demander de reculer jusqu’à palpation du lit avec l’arrière des
jambes, d’atteindre le lit et de s’abaisser doucement
23. Si le patient a besoin d’aide pour s’asseoir sur un lit, demander de reculer jusqu’à la palpation du lit avec
l’arrière des jambes. Poser votre main extérieure à plat sur le devant de l’épaule du patient et l’autre main
dans le bas du dos autour de la hanche opposée du patient (et non la taille).
Demander au patient de tendre les bras en arrière et d’agripper les accoudoirs de la chaise.
Sur le compte de trois, tirer doucement la hanche du patient vers l’arrière et vers le bas pour l’asseoir sur la chaise
Post-procédure
Pré-procédure
1. Vérifier le dossier et le plan multidisciplinaire du patient pour connaître les spécifications/restrictions en
matière de mobilisation et positionnement
2. Déterminer le meilleur moment pour mobiliser le patient, en tenant compte des autres activités prévues telles
que la toilette ou d’autres procédures (médicales)
Procédure
16. Se placer du bon côté et légèrement derrière le patient en fonction de son état et de la phase de récupération
17. S'assurer que le patient ne présente pas d’étourdissements, qu’il tolère la position verticale et qu’il se sent
stable
18. Placer légèrement votre bras intérieur autour du bassin du patient. Tenir la main intérieure du patient avec
votre autre main.
En cas de nécessité de ceinture de transfert/marche, saisir fermement avec votre main intérieure la ceinture
au milieu du dos, la paume tournée vers le haut. Placer l’autre main sous le coude du bras intérieur (fléchi)
du patient ou tenir la main intérieure du patient avec votre autre main
19. Avant de s’éloigner du lit, demander au patient s’il a la tête qui tourne. Dans ce cas, asseoir le patient sur le lit.
Si le patient se sent stable, commencer la marche, faire correspondre vos pas à ceux du patient. Demander
au patient de regarder devant lui et de soulever chaque pied du sol
20. En cas de marche dans un couloir, placer le patient entre vous et le mur. Encourager le patient à utiliser la
rampe, le cas échéant
21. Superviser verbalement ou donner des conseils au besoin pour parvenir à une marche sûre
22. Observer la marche du patient (posture, démarche, équilibre) et déterminer la distance à laquelle le patient
peut continuer la marche en toute sécurité. Évaluer la douleur pendant la marche.
Si nécessaire, vérifier le pouls, la respiration et la saturation en oxygène
23. Réinstaller le patient au lit/chaise. Demander au patient de reculer jusqu’à toucher le lit/chaise avec l’arrière
des jambes.
Avec le dos droit, les genoux pliés et placé dans un angle de 90 degrés par rapport au patient, tenir la
ceinture de transfert/marche ou poser une main devant la hanche du patient et l’aider à s’asseoir en
demandant d’agripper les accoudoirs de la chaise et s’abaisser doucement
24. Retirer la ceinture de transfert/marche si utilisée, installer le patient dans le lit ou la chaise. Aider le patient à
adopter une position confortable
25. S’assurer que le système d’appel et les objets du patient sont accessibles, à la portée du patient
26. Lever les barrières latérales du lit (le cas échéant) et baisser au plus bas la hauteur du lit
27. Surveiller les paramètres vitaux si nécessaire. Comparer les résultats avec les résultats initiaux. Demander au
patient sa tête tourne/s’il est fatigué et d’évaluer la douleur sur une échelle de douleur afin d’agir en
conséquence
Post-procédure
28. Nettoyer/désinfecter le matériel réutilisable
Structure du document
La procédure est divisée en deux sections : indications et interventions
Chaque étape de la procédure comprend les actions, la justification des actions, des remarques complémentaires et les références littéraires.
Définition de la procédure
La prise en charge de la douleur englobe les interventions pharmacologiques et non-pharmacologiques visant à prévenir, réduire ou arrêter les perceptions
et la sévérité de la douleur (1). Pour le soignant, la prévention de la douleur doit faire partie intégrante des soins prodigués au patient (2). La prise en
charge dépend du type de douleur ressentie et évaluer régulièrement la douleur est indispensable pour établir un traitement efficace (3). Une prise en
charge efficace de la douleur nécessite une évaluation correcte de la douleur avant et après les interventions mises en œuvre. Considérer l’évaluation de la
douleur comme l’un des paramètres vitaux à (ré)évaluer et documenter.
Indications et contre-indications
Indications 4. Nouveau-né < 2 mois « évalué » sur une échelle de la douleur
1. Patient exprimant la douleur sur une échelle visuelle analogique (EVA) d’observation de l'expression faciale (NFCS)
ou avec une description verbale 5. Patients exprimant des signes de douleur verbalement ou non
2. Patient (dont patients pédiatriques) signalant des douleurs à l’aide 6. Avant une intervention potentiellement douloureuse (p. ex.
d’une échelle d’auto-évaluation (p. ex. Wong-Baker FACES®) pansement, pose de plâtre)
3. Patient (dont enfant > 2 mois) « évalué » sur une échelle d’évaluation
comportementale de la douleur Contre-indications
Aucun
Patients nécessitant des précautions particulières/complémentaires
- Les patients inconscients, aphones, ayant des troubles cognitifs et les enfants ayant des difficultés à s’exprimer;
L’évaluation de la douleur sera basée sur les observations des personnes accompagnantes et des professionnels de la santé, à prendre en compte lors du
choix des interventions de prise en charge de la douleur.
- Femmes enceintes et allaitantes
Important à noter :
Le soignant est responsable d’utiliser son jugement clinique tout au long de la procédure. Si le soignant remarque ou observe des anomalies chez le
patient, il est de sa responsabilité d’alerter un membre du personnel plus expérimenté et/ou le médecin traitant dès que cela est nécessaire.
Sommaire
Structure du document ..................................................................................................................................................................................................................... 1
Définition de la procédure ............................................................................................................................................................................................................ 1
Indications et contre-indications................................................................................................................................................................................................... 1
Important à noter : ............................................................................................................................................................................................................................ 2
Procédure de Prise en Charge de la Douleur .................................................................................................................................................................................... 3
Prise en charge non-pharmacologique de la douleur ................................................................................................................................................................... 4
Prise en charge pharmacologique de la douleur........................................................................................................................................................................... 6
Traitement de la douleur aiguë chez le nouveau-né................................................................................................................................................................. 9
Douleur neuropathique ............................................................................................................................................................................................................. 9
Anesthésiques locaux .............................................................................................................................................................................................................. 10
Bibliographie.................................................................................................................................................................................................................................... 11
Historique de cette procédure de soins infirmiers.......................................................................................................................................................................... 11
La prise en charge ou le traitement de la douleur dépend du type et de l’intensité de la douleur, qui peut être à la fois étiologique et symptomatique si une
cause curable est identifiée. Si aucune cause n’est trouvée, ou dans les cas d’une maladie incurable, le traitement est uniquement symptomatique.
Le soignant doit systématiquement
1. Évaluer la douleur du patient
2. Envisager des protocoles de prise en charge de la douleur
3. Appliquer les prescriptions médicales
4. Surveiller et évaluer les interventions de prise en charge de la douleur
5. Ajuster le traitement non-pharmacologique et pharmacologique (2) (E). Le traitement de la douleur doit être aussi le plus rapide possible, après
l’évaluation de la douleur à l’aide d’un outil d’évaluation de la douleur approprié.
Se référer à la Procédure d’Évaluation de la Douleur (Procédure 1.5).
Les interventions de prise en charge de la douleur doivent être :
• Réévaluées : La réévaluation du score de douleur après une intervention de gestion de la douleur est essentielle pour une gestion efficace de la
douleur.
• Documentées : Les scores de douleur avant et après et les interventions de gestion de la douleur doivent être documentés dans le dossier du
patient.
• Rapports : Les scores de douleur et les interventions doivent être signalés et discutés avec les cliniciens traitants (équipe multidisciplinaire).
Chaud & Froid: Thérapie peu coûteuse et facile à utiliser avec des effets secondaires minimes. Cela réduit la douleur, l’anxiété, les nausées et la
fréquence cardiaque chez le nouveau-né, l’enfant et l’adulte dans tous les contextes, y compris à la maison. La thérapie Chaud/Froid consiste à appliquer
une substance ou un dispositif chaud ou froid (par exemple, une compresse chaude/froide) sur n’importe quelle partie du corps pendant une certaine
durée. Il a été démontré que le froid diminue l’œdème, supprime l’inflammation et augmente le seuil de douleur. La chaleur peut réduire les spasmes
musculaires striés, réduire la viscosité du liquide synovial dans les articulations et stimuler le thermorécepteur de la peau et des tissus plus profonds (6).
Être prudent avec l’utilisation de compresses chauffantes en cas de suspicion d’infection, sauf si elles sont utilisées pour « faire mûrir » ou préparer un abcès
pour l’incision et le drainage.
Positionnement: Implique le maintien d’un bon alignement du corps pour réduire le stress et l’anxiété, en particulier en pédiatrie. Il a été démontré que le
positionnement et le repositionnement réguliers des patients préviennent d’autres complications, réduisent le risque de développer des lésions et
préviennent le développement de lésions induites par la pression et la dégradation de la peau. De plus, le positionnement soulage les douleurs musculaires,
la tension, l’inconfort et améliore la circulation sanguine. Par exemple, surélever les membres peut diminuer la douleur et prévenir/diminuer l’œdème) (6).,
et emmailloter le nouveau-né ayant un score NFCS de 1-2 ou positionner en peau à peau peuvent être des interventions utiles (7). Les interventions non-
pharmacologiques sont plus utiles si elles sont combinées.
Activité physique : Améliore la douleur chronique/les symptômes annexes, améliore le sommeil, les fonctions cognitives, la qualité de vie et réduit le stress,
si elle est adaptée aux capacités/objectifs du patient, aux ressources disponibles et progresse lentement. Elles consistent à faire régulièrement des exercices
de respiration ou souffler des bulles de savon (en particulier chez l’enfant), du yoga, du tai-chi, du qigong, de la marche, du vélo, de la natation ou de la
musculation (activités provoquant une contraction musculaire par résistance, par exemple bandes élastiques, poids libres, résistance à l’eau ou à son propre
poids)(8). L’allaitement peut être une distraction utile et soulager la douleur chez le nouveau-né ayant un score NFCS de 1-2(7).
Interventions psychologiques
Réduction du stress basée sur la Pleine Conscience: Méditation et Conscience de Soi, visant à déconnecter les éléments sensoriels et émotionnels de la
douleur (6). La technique de visualisation ou l’imagerie mentale (= créer une réalité imaginaire spécifique, c’est-à-dire sans douleur) permet de détourner
l’esprit et engager les sens, affaiblit les voies neuronales associées à la douleur et aide à soulager la douleur.
Distraction: Stratégie particulièrement efficace chez l’enfant car connue pour perturber la perception de la douleur avec une attention attirée vers une
autre tâche : dessiner, jouer (avec un jouet), regarder la télévision, écouter de la musique, chanter ou même communiquer verbalement. Se souvenir de ses
lieux préférés ou d’autres descriptions et compter à rebours sont également des méthodes de distraction. Chez le jeune enfant, la distraction par
balancement et la succion ont montré une réduction de la douleur et de la détresse signalées par les patients (9). La distraction est souvent efficace pour
les douleurs procédurales telles que les injections et la pose de voie IV.
Autres thérapies
Spiritualité et religion: Source de soutien, de force, de sécurité et de foi, la religion peut procurer un sentiment d’appartenance, en particulier chez la
personne âgée. Dans certaines religions, la douleur peut être considérée comme une punition. Les interventions spirituelles diffèrent selon le contexte
culturel; Cependant, la prière est une activité spirituelle quotidienne courante qui permet au patient de se sentir plus proche de son Dieu, qui est souvent
responsable de la santé et du bien-être dans ses croyances culturelles ou religieuses (6).
Musicothérapie : Utilise le son, la rime, la mélodie, l’harmonie, la dynamique et le tempo pour encourager/faciliter le mouvement, les interactions positives
et/ou l’amélioration des états émotionnels ou cognitifs chez le nourrisson, l’enfant et l’adulte. Il a été démontré que la musique agréable et joviale, ou la
musique associée à des souvenirs ou des moments heureux de la vie de quelqu’un, réduit la perception de la douleur, améliore le sommeil et la qualité de
vie. Ses bénéfices ont été également démontrés dans des contextes cliniques et pré-/per-/post-opératoires. La musique peut être créée/jouée/chantée de
mémoire ou choisie par le patient pour gérer la douleur aiguë et chronique (10).
1
PRN est un acronyme pour le terme « pro re nata », qui signifie « selon les besoins » ou simplement, « selon les besoins ».
Traitement de la douleur aiguë chez l’enfant et l’adulte
Les deux principaux analgésiques non-opioïdes utilisés dans les contextes MSF sont :
• Paracétamol: administré en combinaison avec d’autres analgésiques plus puissants chez l’adulte et l’enfant présentant tout niveau d’intensité de la
douleur.
• Ibuprofène: anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS), plus efficace que le paracétamol pour réduire la douleur liée à l’inflammation.
Les analgésiques opioïdes sont utilisés pour traiter la douleur modérée et intense. Adapter le traitement à chaque patient de manière individualisée,
envisager et gérer les effets secondaires, et surveiller la dépendance (qui peut se développer après une utilisation régulière d’opioïdes).
• Codéine: médicament opioïde, sous forme orale, IM et IV.
• Tramadol: À utiliser pour la douleur modérée telle que réfection de pansements, ou pour la douleur intense lorsque la morphine n’est pas
disponible.
• Morphine: médicament opioïde de choix pour traiter plusieurs douleurs. Ne pas combiner avec d’autres analgésiques opioïdes ou avec d’autres
médicaments qui affectent activement le système nerveux central (par exemple, benzodiazépines, neuroleptiques, antihistaminiques et
phénobarbital/phénytoïne) en raison de l’augmentation du risque de sédation.
• Kétamine: À utiliser pour l’anesthésie/sédation avant les procédures douloureuses, uniquement dans les contextes où le personnel soignant est
formé (équipement de surveillance et espace de soins dédié).
Traitement de la douleur aiguë chez le nouveau-né
L’administration de solutions orales de saccharose (en association avec d’autres méthodes, par exemple contact peau à peau) s’est avérée efficace pour
prévenir la douleur associée à des procédures techniques telles que l’injection IM, la pose de voie IV, le prélèvement sanguin, le soin des plaies, le retrait du
pansement adhésif et la ponction lombaire (7) (12).
• Saccharose, SUCROSE, 24% solution orale, 2ml, fl.(SDDCSUCR2V2):
À administrer par voie orale, 2 à 3 minutes avant la procédure, 0.5 ml pour nouveau-né ≤2500 g ou 1 ml pour nouveau-né >2500 g.
Important à noter:
L’administration oro/nasogastrique n’a pas d’effet analgésique.
Si la procédure dure >5 minutes, une dose supplémentaire peut être administrée.
Se référer à Soins néonatals, Guide clinique et thérapeutique de MSF pour plus d’informations.
Douleur neuropathique
La douleur neuropathique est une douleur provenant de nerfs lésés. Le Paracétamol ou l’Ibuprofène ne sont souvent pas efficaces dans la douleur
neuropathique. Des médicaments alternatifs sont utilisés tels que la combinaison de deux médicaments à action centrale: Amitriptyline et Carbamazepine.
Se référer aux ressources du groupe de travail EMACC : Protocole sur la douleur neuropathique
Douleur mixte
Dans la douleur mixte avec une composante importante de la douleur nociceptive, comme dans le cancer ou le sida, la morphine est associée à des
antidépresseurs et des antiépileptiques.
Douleur chronique
Contrairement à la douleur aiguë, le traitement médical seul ne suffit pas pour contrôler la douleur chronique. Une approche multidisciplinaire incluant le
traitement médical, la physiothérapie, la psychothérapie et les soins infirmiers est souvent nécessaire pour permettre un soulagement de la douleur et
encourager l’autogestion du patient.
Co-analgésiques
L’association de certains médicaments peut être utile, voire essentielle, dans le traitement de la douleur : antispasmodiques, relaxants musculaires,
anxiolytiques, corticostéroïdes, anesthésie locale, etc.
Anesthésiques locaux
Utiliser des anesthésiques locaux par injection ou par voie topique avant les procédures invasives et potentiellement douloureuses.
• Crème EMLA (topique) (code Z transitoire DEXTZFR0063; mélange de lidocaïne 2,5% et de prilocaïne 2,5% dans une base de crème): recommandée
pour les procédures planifiées (non urgentes), telles que la ponction lombaire planifiée, la pose de voie IV chez l’enfant et le nouveau-né, ou
d’autres procédures invasives. Appliquer la moitié du tube de 4 g de crème EMLA sur la peau, couvrir d’un pansement occlusif et attendre 45 à 60
minutes. Les effets analgésiques peuvent durer jusqu’à 4 heures après le retrait de la crème. Les effets indésirables sont l’irritation cutanée
transitoire.
• Lidocaïne 1% (10 mg/mL) : À utiliser pour les petites interventions chirurgicales. Infiltrer par voie sous-cutanée dans la zone concernée, ne pas
utiliser via la voie IV.
L’hypothermie est définie comme une température corporelle centrale inférieure à la normale. Elle peut résulter de:
− l’exposition environnementale
− Médicaments et autres substances qui modifient la perception du froid, augmentent la perte de chaleur par
vasodilatation ou inhibent la production de chaleur (p. ex. l’alcool)
− Conditions métaboliques, p. ex. l’hypoglycémie et l’insuffisance surrénale
− L’exposition du corps et des organes internes pendant une chirurgie
Pré-procédure
Procédure
6. Effectuer une hygiène des mains
7. Adulte – Techniques de réchauffement pour tout niveau d’hypothermie.
(externe passif, externe actif, interne actif)
8. Enfant – Garder l’enfant si possible au plus près du corps de son parent (soins de contact peau à
peau), fournir des couvertures.
- Chez l’enfant plus âgé : retirer les vêtements mouillés (s’il y a lieu) et remplacer par des vêtements secs.
- Couvrir avec des couvertures en enveloppant la tête et le cou. Encourager le parent à s’allonger près de
son enfant et à le prendre dans ses bras.
- Tenir compte de la stabilité de l’enfant et poursuivre une surveillance supplémentaire au besoin tout en
réduisant au minimum l’exposition.
- Éviter l’exposition au froid, garder la pièce fermée et réduire les courants d’air.
- Ne pas laver un enfant hypothermique.
Important à noter - La couverture de survie (côté argenté appliqué face à l’intérieur) aide à prévenir
l’hypothermie, mais ne la corrige pas. L’enfant doit être nu sous la couverture.
9. Nouveau-né – Traiter l’hypothermie en fonction du degré d’hypothermie.
- En cas de température < 36°C : Couvrir la tête avec un bonnet et envelopper dans un linge propre
et sec, ou effectuer des soins de contact peau à peau (soins kangourou) : Déshabiller le bébé, positionner
contre la poitrine du parent, couvrir le bébé et le parent pour réduire la perte de chaleur
- En cas de température < 35.5 °C, ou si la température ne se normalise pas avec les mesures ci-dessus, ou
si le nouveau-né est cliniquement instable : Réchauffer le nouveau-né à l’aide d’une source de chauffage
externe (p. ex. lampe chauffante).
Se référer au Manuel de Soins Infirmiers Néonatals MSF et au MSF International Soins Néonatals Guideline
(2022) pour obtenir des informations complètes sur le réchauffement du nouveau-né.
L’hyperthermie est définie comme une élévation de la température corporelle centrale, également connue sous le
nom de fièvre.
- Elle peut être une réponse physiologique afin de créer un environnement hostile aux bactéries et
organismes.
- Elle indique généralement une inflammation ou une infection (une fièvre postopératoire est souvent une
réponse inflammatoire normale à la chirurgie)
- Elle indique une infection sous-jacente (bactérienne, virale, parasitaire...)
- Elle peut avoir une étiologie non infectieuse (coup de chaleur, malignité, crises d’épilepsie...)
Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains
2. Vérifier l’identité du patient
Procédure
6. Effectuer une hygiène des mains
7. Adulte – Techniques de refroidissement pour tout niveau d’hyperthermie
- Refroidissement externe: déshabiller le patient (tout en préservant l’intimité et la dignité) et envisager des
méthodes de refroidissement de l’environnement
- Envisager un traitement antipyrétique (paracétamol, ibuprofène).
8. Enfant
- Découvrir l’enfant
- Envisager un traitement antipyrétique (en cas d’inconfort ou de fièvre élevée). Les traitements
antipyrétiques ne préviennent pas les convulsions fébriles. Ne pas traiter une fièvre avec des
antipyrétiques plus de 3 jours.
- Si la température est > 40°C, compléter avec d’autres techniques telles que l’essuyage doux du front et du
dos de l’enfant avec un chiffon imbibé d’eau tiède.
- En cas de convulsions fébriles, prendre en charge l’enfant en utilisant l’approche ABCD.
9. Nouveau-né
- Viser à identifier la cause de la fièvre.
- Refroidir bébé.
- Retirer les couvertures et déshabiller le nouveau-né si nécessaire.
- Administrer un traitement antipyrétique selon la prescription médicale.
Une fièvre n’a pas toujours besoin d’être traitée avec des médicaments.
Cependant, en cas de douleur ou d’inconfort associé, envisager un traitement par paracétamol.
Post-procédure
13. Effectuer une hygiène des mains
14. Documenter dans le dossier et/ou la feuille de paramètres vitaux du patient :
a. Date et heure
b. Technique(s) de prise en charge de l’hyperthermie
c. Nom du soignant
d. Heure de la prochaine évaluation de la température/autres aspects de surveillance
Pré-procédure
4. Si ce n’est pas déjà fait, éteindre et déconnecter les appareils médicaux (monitoring cardiaque, pousse-
seringues, pompes à perfusion ou pompe d’aspiration)
5. Si disponible, consulter le plan de soins après le décès du patient pour connaître les souhaits de préparation
physique du corps
6. Si disponible, consulter l’équipe de santé mentale pour accompagner la famille, les accompagnants dans le
processus de deuil
7. Vérifier l’identité du patient et s’assurer que deux bracelets d’identification sont apposés, l’un sur le membre
supérieur et l’autre sur le membre inférieur
10. Effectuer une hygiène des mains, porter des gants non stériles et d’autres EPI
11. Avec de l’aide, allonger le patient sur le dos et redresser les membres du mieux possible.
12. En présence d’un assistant ou témoin, enlever tous les bijoux et objets personnels, sauf souhait contraire de la
famille
13. Retirer tous les oreillers sauf un. Fermer la bouche et soutenir la mâchoire en plaçant un oreiller ou un linge
enroulé sur la poitrine ou sous la mâchoire
14. Fermer les yeux en appliquant une légère pression pendant 30-60 secondes sur les paupières du patient avec
la pulpe de votre doigt. Ne pas réessayer en cas d’échec
15. Maîtriser les fuites de la cavité buccale, de l’urètre, du vagin ou du rectum à l’aide de tampons/serviettes
hygiéniques et d’incontinence. Utiliser une couche chez l’enfant
28. Retirer et jeter les gants non stériles et autres EPI. Effectuer une hygiène des mains
29. Documenter dans le dossier du patient :
a. Date et heure de la procédure
b. Nom des personnes présentes et informées
c. Tout document restant relatif au décès conformément aux procédures locales
Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains
9. Effectuer une hygiène des mains et porter des gants non stériles
13. Désinfecter la peau dans un mouvement de va-et-vient, de haut en bas pendant 30 secondes avec un
antiseptique approprié. LAISSER SÉCHER
15. Appuyer fermement sur le haut de la lancette pour ponctionner la peau du bout du doigt et jeter la
lancette dans un collecteur à objets tranchants
16. Essuyer la première goutte de sang avec une compresse non stérile ou une boule de coton en utilisant
une technique aseptique sans contact
17. Masser légèrement le doigt pour permettre au sang de couler et d’obtenir un échantillon en utilisant
une technique aseptique sans contact
NE PAS RETOUCHER le site de ponction
18. Placer une compresse ou une boule de coton non stérile sur le site de ponction et appuyer avec une
pression ferme jusqu’à ce que le saignement cesse
Post-procédure
19. S'assurer que tous les objets pointus ou tranchants sont éliminés dans un collecteur à objets
tranchants et que les autres déchets sont éliminés correctement conformément à la procédure locale
20. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et l'analyseur portatif, si utilisé
Pré-procédure
12. Effectuer une hygiène des mains et porter des gants non stériles
13. Nettoyer/désinfecter la peau dans un mouvement de va-et-vient, de haut en bas pendant 30 secondes
avec un antiseptique approprié. LAISSER SÉCHER
14. Masser la zone avant et pendant le prélèvement à l’aide d’une technique aseptique sans contact
NE PAS RETOUCHER le site de ponction
19. Placer de la compresse non stérile sur le site de ponction et appuyer avec une pression ferme jusqu’à
ce que le saignement cesse
Prélèvement et recueil dans des microtainers
20. Retourner doucement les tubes 5 à 10 fois
21. Retirer et jeter les gants non stériles avec tout autre déchet dans la/les poubelle(s) appropriées.
Effectuer une hygiène des mains
22. Étiqueter les tubes avec les données d’identification du patient et mettre le tube dans un sac en
plastique pour le transport
Post-procédure
23. S’assurer que tous les objets pointus ou tranchants sont éliminés dans un conteneur à objets
tranchants et que les autres déchets sont éliminés correctement conformément à la procédure locale.
Retirer et jeter les gants non stériles
24. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et l’analyseur portatif, si utilisé
Pré-procédure
5. Assurer l’intimité
OU OU
22. Réduire l'angle d’insertion de l'aiguille dès qu'un retour de sang est observé ou lorsque la perforation
de la paroi veineuse est ressenti
27. Placer doucement une compresse/boule de coton non stérile sur le site de ponction, retirer l'aiguille et
appliquer immédiatement une pression adapté avec les doigts jusqu'à ce que le saignement cesse.
Appliquer du sparadrap pour fixer la compresse/boule de coton non stérile
28. En cas de prélèvement à l’aide d’une aiguille et d’une seringue, remplir le tube de prélèvement
sanguin et percer l’opercule en caoutchouc avec l’aiguille. Le système vacutainer du tube de
prélèvement aspirera le sang dans le tube
29. S'assurer que tous les objets pointus ou tranchants sont éliminés dans un collecteur à objets
tranchants et que les autres déchets sont éliminés correctement conformément à la procédure locale
30. Retourner doucement les tubes 5 à 10 fois
31. Retirer et jeter les gants non stériles avec tout autre déchet dans la/les poubelle(s) appropriées.
Effectuer une hygiène des mains
32. Étiqueter les tubes avec le numéro de dossier, le nom du patient, la date et l’heure. Insérer les tubes
dans un sac en plastique pour le transport
Post-procédure
5. Assurer la confidentialité
e. Garrot
f. Compresses non-stérile ou coton non stérile
g. Chlorhexidine alcoolique 2%/70% tampon ou flacon de solution
Ou pour les nouveau-nés seulement : Chlorhexidine digluconate 2 % solution aqueuse
h. Compresses stérile 10 cm + cupule (uniquement si aucune lingette n’est disponible)
i. Sparadrap
j. Solution orale de saccharose (pour nourrissons <6 mois)
k. Sac en plastique pour le transport
l. Détergent/désinfectant pour surfaces
m. Conteneur pour objets tranchants
n. Poubelle(s)
o. Drap ou serviette (nouveau-nés et pédiatrie seulement)
Procédure
24. Réduir l’angle de l’aiguille dès qu’un retour sanguin est observé ou lorsque la perforation de la paroi
veineuse est ressentie
25. Avancez légèrement l’aiguille dans la veine, si possible
26. Si aucun retour veineux n’est observé, retirer lentement l’aiguille sans extraire le biseau de la peau.
Réajustez doucement l’angle d’insertion et la direction de l’aiguille pour qu’elle se réaligne avec la
veine. Avancer à nouveau l’aiguille pour entrer dans la veine.
27. Si une aiguille et une seringue sont utilisées : une fois le retour veineux observé, tirer doucement le
piston de la seringue et remplir la seringue au volume souhaité.
Si le système de vide est utilisé, prélevez le sang en adaptant le flacon d’hémoculture pour perforer
l’opercule en caoutchouc.
28. Une fois que suffisamment de sang est recueilli, relâchez le garrot, puis retirez le flacon
d’hémoculture ou le dernier tube de prélèvement sanguin (si vous utilisez un système de vide)
Groupe d’âge Volume par flacon
Adulte 10 ml
Pédiatrique 2.5-5ml
Enfant 1-2ml
Nouveau-né 0.5-1ml
29. Placez compresse ou une boule de coton non stérile sur le site de ponction, retirez l’aiguille et
appliquez immédiatement une pression adéquate jusqu’à ce que le saignement cesse.
Du sparadrap peut être appliqué sur une compresse ou une boule de coton non stérile
30. Si vous utilisez un système d’aiguille et de seringue, en utilisant une technique sans contact,
remplissez immédiatement le flacon d’hémoculture en perforant le bouchon en caoutchouc avec
l’aiguille. Le système de vide du flacon d’hémoculture aspirera le sang dans le tube
31. S’assurer que tous les objets pointus ou tranchants sont éliminés immédiatement dans un container
sécurisé et que les déchets sont éliminés conformément aux procédures locales.
32. Retournez doucement le flacon pour mélanger le sang et le milieu de culture
33. Retirer les gants non stériles et les jeter avec tous les autres déchets dans la ou les poubelles
appropriées.
Effectuer une hygiène des mains
34. Étiquetez les flacons d’hémoculture avec le numéro de dossier et le nom du patient,la date et l’heure.
Placez les bouteilles dans un sac ou un contenant de transport
Rocedure post-P
Pré-procédure
5. Assurer l’intimité
10. Effectuer une hygiène des mains et porter des gants non stériles
11. administrer une analgésie sous forme de solution orale de saccharose 2 à 3 minutes avant la procédure
afin de réduire la réponse à la douleur.
a. Préparer la quantité de solution orale de saccharose
b. Prévoir d’administrer 1/4 ou moins de la quantité totale, 2 minutes avant l’intervention
c. Proposer une tétine ou quelque chose à téter au nouveau-né si présent dans son quotidien
d. Administrer une petite quantité de saccharose au début de la procédure puis de façon progressive durant la
procédure
12. Si le patient > 3 mois de vie, le médecin peut préparer de la Lidocaïne 1% sans épinéphrine
* Si le patient a besoin d’aide pour rester immobile lors de la PL, un soignant sera entièrement occupé par cette
responsabilité et ne pourra pas aider pour autre chose*
Ne pas plier le patient en exerçant une force/pression sur le cou/tête du patient, mais comme indiqué sur le
haut des épaules pour prévenir l’asphyxie.
15. Si le patient peut rester en position de PL sans aide extérieure, ou si vous êtes le deuxième soignant, effectuer
une hygiène des mains
16. Le médecin porte les EPI, effectue la PL, recueille un échantillon de LCR depuis l’espace sous-arachnoïdien
Aider le médecin au besoin
17. S’assurer que les tubes sont étiquetés et que l’heure correcte est notée.
Mettre les tubes dans un sac de transport et s’assurer que la demande de laboratoire est remplie par le
médecin traitant
Post-procédure
19. Retirer les gants et autres EPI, jeter le matériel à usage unique
22. Documenter la date, l’heure et les résultats de l’évaluation dans le dossier du patient
10. Effectuer l’hygiène des mains. Porter des gants non stériles et d’autres EPI si le patient a besoin d’aide
17. Une fois que le pot de prélèvement d’urine est suffisamment plein, laisser le patient uriner dans les
latrines/toilettes ou le bassin de lit/urinal. Demander au patient/accompagnant de fermer le pot de
prélèvement d’urine en ne touchant que l’extérieur
18. Permettre au patient d'effectuer une hygiène intime et une hygiène des mains
Post-procédure
20. Si l’excès d’urine a été recueilli dans un bassin de lit/urinal/pot de chambre, éliminer l’urine
correctement dans la salle des déchets (vidoir)/toilette ou selon la procédure locale
21. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot, le bassin de lit/urinal/pot de chambre, au besoin
22. Retirer et jeter les gants non stériles, l’EPI et effectuer une hygiène des mains
23. Disposer le prélèvement dans un sac de transport et s’assurer que la demande de laboratoire est
remplie par le médecin traitant et complétée par le soignant qui prélève l’urine
24. Suivre la procédure locale pour le transport des échantillons au laboratoire
25. Documenter dans le dossier du patient :
a. Date et heure du prélèvement
b. Évaluation de l’urine
c. Volume d’urine éliminé si recueilli dans le bassin de lit/urinal et si un équilibre hydrique strict
est nécessaire
14.05.B SOP Prélèvement d’échantillons d’urine via le
Port de Prélèvement d’une Poche à Urine d’une Sonde
Vésicale à Demeure
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Prélèvement d’Échantillons d’Urine
Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains
Procédure
10. Effectuer l’hygiène des mains. Porter des gants non stériles et d’autres EPI
11. Si aucune urine n’est visible dans le tuyau de la poche à urine, clamper la tuyau à quelques
centimètres sous le port de prélèvement pendant 10 à 15 minutes ou jusqu’à ce que l’urine soit visible
au-dessus du clampage
Ne jamais clamper directement la sonde vésicale. Cela pourrait endommager l’orifice du ballonnet et
causer des difficultés à dégonfler le ballonnet. Aussi, l’urine ne s’accumulera pas au niveau du port de
prélèvement de la poche à urine.
14. Transférer l’urine de la seringue dans le pot de prélèvement d’urine en utilisant la technique aseptique
sans contact. S'assurer que le pot est bien fermé
15. Désinfecter le port de prélèvement avec une nouvelle lingette antiseptique et laisser sécher
16. Déclamper/détacher le tuyau de la poche à urine et laisser l’urine s’écouler dans la poche à urine.
S’assurer que l’urine s’écoule correctement
ATTENTION : Le clampage/pliage prolongé du tuyau de la poche à urine provoque le remplissage de la
vessie et un inconfort chez le patient, avec la possibilité de fuite d’urine autour de la sonde vésicale
Post-procédure
17. Éliminer correctement les déchets conformément à la procédure locale
18. Retirer et jeter les gants non stériles, l’EPI et effectuer une hygiène des mains
19. Disposer le prélèvement dans un sac de transport et s’assurer que la demande de laboratoire est
remplie par le médecin traitant et complétée par le soignant qui prélève l’urine
20. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot
5. Assurer l'intimité
Poches à urine pédiatriques disponibles au sein de MSF. Garçon (gauche), Fille (droite)
9. Étiqueter le pot de prélèvement à l’aide d’un marqueur indélébile (sur le récipient et non sur le
couvercle) avec :
a. Nom du patient (prénom et nom)
b. Date de naissance
c. Numéro d’identification du patient
d. Date et heure du prélèvement
Procédure
10. Effectuer l’hygiène des mains. Porter des gants non stériles et d’autres EPI
11. Chez le patient de sexe masculin, rétracter le prépuce
12. Chez la patiente de sexe féminin, séparer les lèvres
13. Nettoyer la peau entourant le méat urinaire avec de l’eau et du savon ou du chlorure de sodium à
0,9%. Laisser sécher à l’air libre
14. Garder les organes génitaux visibles avec l’aide d’un assistant. Déballer la poche à urine et décoller
l’adhésif sur la moitié inférieure de la poche à urine
15. Appliquer l’adhésif en commençant par la zone située entre l’anus et les organes génitaux, puis
recouvrir le contour des organes génitaux en s’assurant de l’absence de plis.
Appuyer légèrement sur tout l’adhésif pour aider à la fixation de la poche à urine
Application de poche à urine pédiatrique sur les organes génitaux avec le pont aligné avec la raie des fesses. Garçon (gauche), Fille (droite)
Post-procédure
18. Retirer et jeter les gants non stériles, l’EPI et effectuer une hygiène des mains
22. Retirer et jeter les gants non stériles, l’EPI et effectuer une hygiène des mains
23. Disposer le prélèvement dans un sac de transport et s’assurer que la demande de laboratoire est
remplie par le médecin traitant et complétée par le soignant qui prélève l’urine
24. Suivre la procédure locale pour le transport des échantillons au laboratoire
25. Documenter dans le dossier du patient :
a. Date et heure de la procédure
b. Évaluation de l’urine
c. Volume d’urine éliminé, surtout si un équilibre hydrique strict est nécessaire
14.06 SOP Prélèvement d’Échantillons de Selles
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à
la procédure complète Prélèvement d’Échantillons de Selles
Pré-procédure
9. Assurer l'intimité
10. Si le patient est continent, proposer le bassin au patient et demander de déféquer dans le bassin pour
collecter les selles
Chez l’enfant continent, proposer un pot de chambre (si disponible)
Expliquer que l’échantillon de selles ne doit pas être jeté mais doit être récupéré dans le bassin de lit,
le journal ou le plastique afin de prélever l’échantillon. Si les selles tombent dans les toilettes ou les
latrines, une deuxième tentative de collecte de selles devra être effectuée.
Les patients urinent souvent en même temps qu’ils défèquent. Si tel est le cas, l’échantillon de selles
ne peut pas être envoyé pour analyse au sein de MSF.
11. Effectuer une hygiène des mains, appliquer des gants non stériles et d’autres EPI si besoin
12. Récupérer le bassin de lit avec l’échantillon de selles dès que le patient a terminé
13. Si le patient est incontinent, prélever l’échantillon directement depuis la couche, le linge de lit ou la
serviette
14. Placer le bassin sur une surface plane et stable. Noter la couleur et la consistance des selles
15. Prélever environ 10 à 15 ml de selles dans le pot de prélèvement à l’aide de la cuillère du pot.
Si le pot de prélèvement ne dispose pas de cuillère, utiliser un abaisse-langue pour récolter les selles dans
le pot de prélèvement
Post-procédure
17. Éliminer correctement les selles dans le vidoir, les latrines/toilettes ou selon la procédure locale
19. Retirer les gants non stériles, l’EPI et effectuer une hygiène des mains
20. Disposer le prélèvement dans un sac de transport et s’assurer que la demande de laboratoire est
remplie par le médecin traitant et complétée par le soignant qui prélève les selles
21. Suivre la procédure locale pour le transport de l’échantillons de selles au laboratoire
22. Documenter dans le dossier du patient :
a. Date et heure de la procédure
b. Évaluation des selles
c. Quantité de selles évacuées si nécessaire
Chapitre 15
Administration
de
médicaments
15.01 Administration des médicaments : principes généraux
SOP – Se référer à la procédure complète Administration des Médicaments pour plus d’informations.
Structure du document
Ce document vise à soutenir le personnel infirmier dans l’administration sûre et efficace des médicaments à l’aide d’un tableau divisé en actions, justification
des actions, remarques complémentaires et références littéraires.
Définitions
Un traitement ou un médicament est « TOUTE SUBSTANCE OU COMPOSITION AYANT DES PROPRIÉTÉS CURATIVES OU PRÉVENTIVES DE MALADIES. Toute
composition qui peut être administrée à l’homme afin d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier des fonctions physiologiques chez
l’homme est également considérée comme un médicament » (WHO Drug Dictionary Enhanced, 2005).
L’administration d’un médicament est l’acte de donner un médicament à un patient pour une ou plusieurs raisons suivantes : en tant que placebo, pour prévenir
une maladie; pour poser un diagnostic; pour tester la possibilité d’un effet indésirable; pour modifier une fonction ou une anomalie physiologique, biochimique
ou anatomique; pour remplacer un facteur manquant; pour améliorer un symptôme; pour traiter une maladie; pour induire une anesthésie (Aronson, 2009).
La « pharmacologie » fait référence à la compréhension des utilisations, des effets et des modes d’action des médicaments.
La « rotation des stocks » fait référence à un système prédéterminé qui évalue la nature et l’utilisation des produits en stock avec les principes selon lesquels
tous les médicaments et le matériel médical stérile ayant une date de péremption doivent être stockés soit selon la règle du premier à expiré premier utilisé,(MSF
Supply, 2009; Directives internes de MSF, 2008).
L’expression « incident lié aux soins de santé (également appelé incident lié à la sécurité des patients) » désigne un événement, survenu au cours d’une période
de soins, qui avait le potentiel de causer (quasi-accident) ou a effectivement causé un préjudice ou une blessure (événement indésirable) au patient. (Ramirez et
coll., 2018).
Un « incident lié aux médicaments » est un événement non intentionnel lié à l’usage de médicaments et qui cause ou pourrait causer un préjudice à un patient.
Il peut survenir à chaque étape du processus d’usage du médicament : sélection du médicament, rédaction de la prescription médicale, mélange ou dilution de
la préparation à utiliser, délivrance de la préparation, l’administration du médicament et/ou la surveillance du patient pendant ou après l’administration. Ces
incidents liés aux médicaments doivent être signalés immédiatement au superviseur et au médecin et documentés conformément à la politique du projet dans
le but d’apprendre et de s’améliorer à la suite de l’incident.
Action Justification Remarques Références
Comprendre la − Pour informer et éduquer Comprendre que les médicaments peuvent nuire même s’ils sont administrés (Pharmacologie
pour les
pharmacologie efficacement le patient correctement est une base conceptuelle essentielle pour le soignant, qui incite à infirmières :
sur le traitement l’hypervigilance. Principes de base,
s.d.)
médicamenteux
− Pour administrer des
médicaments de façon
sûre et efficace
Action Justification Remarques Références
Comprendre la − Pour comprendre la Comprendre comment un médicament agit sur le corps pour obtenir un effet Pharmacologie
pour les
pharmacologie nécessité d’une thérapeutique permet au soignant d’anticiper et de reconnaître la toxicité ou les infirmières :
surveillance de base et effets secondaires potentiels (intentionnels ou non). principes de base,
s.d.)
régulière des patients
avant et après Apprécier la mise en place, la durée, les contre-indications et les effets
l’administration des secondaires des médicaments aide au processus de soins. Il aide à planifier les
médicaments. soins au patient et l’éducation.
Tout comme les soins infirmiers, le jugement critique est amélioré lorsque le
temps est pris pour comprendre le médicament.
Expliquer le médicament − Le patient a le droit de L’éducation sur le traitement est essentielle pour obtenir des résultats positifs sur (Griffith, 2003)
(Conseil
au patient comprendre et d’être le patient. international des
impliqué dans son plan de infirmières, 2012)
Aider le patient à comprendre quel médicament il prend/reçoit, pourquoi il le (CNG, 2013)
traitement. Ils a (Conseil des
également le droit de reçoit, sa fréquence et ses potentiels effets secondaires améliorera l’observance infirmières et des
refuser un traitement, y du traitement et renforcera la confiance. sages-femmes,
2015)
compris des
médicaments. Toujours expliquer le médicament, la dose, la fréquence, l'indication et les effets
secondaires possibles avant d’administrer.
Vérifier la prescription − Pour réduire le risque Les CINQ B doivent être vérifiés TROIS FOIS : (Aronson, 2009)
(DH, 2003) (CNG,
médicale et appliquer la d’erreurs et permettre au 1ère vérification au moment du choix du médicament en stock 2010b)
règles des “5 B” : soignant d’administrer un 2ème vérification au moment de la préparation du médicament (Elliott et Liu,
2010)
médicament en toute 3ème vérification au chevet du patient juste avant l’administration
(E)
sécurité. Une double vérification par deux soignants qualifiés est requise pour
l’administration sûre de tout médicament à risque élevé (p. ex. insuline,
héparine, médicaments contrôlés, électrolytes) et, idéalement, pour
TOUJOURS OBSERVER l’administration de tout médicament au nouveau-né/enfant.
S’assurer que le traitement n’a pas encore été administré en vérifiant le tableau
Le traitement n’a pas déjà d’administration de médicaments ou en confirmant avec le
été administré patient/accompagnant et/ou collègues.
Valider/Signer à l'administration du médicament pour réduire ce risque d’erreur.
suivre un stockage et une médicament est utilisé des médicaments et du matériel et s’assurer qu’ils sont utilisés avant ces dates. (DH, 2003)
rotation des stocks avant la date de (Dougherty et
Mettre à l’avant les médicaments dont la date de péremption est la plus proche et
appropriés péremption Lister, 2015)
à l’arrière ceux qui portent la date de péremption la plus tardive (ou dans l’autre
− Pour éviter sens selon le système de stockage de la mission ou du département). Ne pas
(MSF, Gestion des
pharmacies de
d’endommager ou de oublier de vérifier toutes les zones où les médicaments sont entreposés, y compris stock, 2008)
dégrader le médicament les trousses d’urgence et les stocks de matériel de l’unité. (CNG, 2010b)
− Pour assurer une
administration sûre des Une surveillance étroite de la température, de l’exposition à la lumière et de (E)
Références
Aldridge, M. (2010). Diverses voies d’administration des médicaments. Dans P. Jevon, L. Payne, D. Higgins, & R. Endecott (Eds.), Medicines Management: A guide for Nurses (pp.
239-261). Hoboken, New Jersey: John Wiley & Sons, Ltd.
Alexander, M., Fawcett, J. et Runciman, P. (2007). Nursing Practice: Hospital and Home (3e éd.). Londres, Royaume-Uni: Churchill Livingstone.
Aronson, J. K. (2009). Erreurs de médication: ce qu’elles sont, comment elles se produisent et comment les éviter. QJM, 102(8), 513-521. https://doi.org/10.1093/qjmed/hcp052
Commission australienne sur la sécurité et la qualité des soins de santé. Norme nationale pour l’étiquetage des produits injectables appliqués par l’utilisateur
Médicaments, fluides et conduites. Sydney : ACSQHC, 2015.
Bhattacharya, S. (2010). Les faits sur l’allergie à la pénicilline: un examen. Journal of Advanced Pharmaceutical Technology & Research, 1(1), 11-17.
Brockow, K., Przybilla, B., Aberer, W., Bircher, A. J., Brehler, R., Dickel, H., ... Merk, H. F. (2015). Lignes directrices pour le diagnostic des réactions d’hypersensibilité aux
médicaments. Allergo Journal International, 24, 94-105. https://doi.org/10.1007/s40629-017-0041-z
DH. (2003). Winning Ways: Working Together to Reduce Healthcare-Associated Infection in England. Londres, Royaume-Uni: Ministère de la Santé.
DH. (2005). Hazardous Waste (England) Regulations. Londres, Royaume-Uni.
Dougherty, L. et Lister, S. (éd.). (2015). Le Royal Marsden Manual of Clinical Nursing Procedures (Neuvième). Oxford, Royaume-Uni: Wiley/Blackwell (10.1111).
Elliott, M. et Liu, Y. (2010). Les neuf droits de l’administration des médicaments: un aperçu. British Journal of Nursing, 19(5), 300-305.
https://doi.org/10.12968/bjon.2010.19.5.47064
Fraise, A. P., & Bradley, T. (Eds.). (2009). Aycliffe’s Control of Healthcare-Associated Infection: A Practical Handbook (5e éd.). Londres: Hodder Arnold.
Griffith, R. (2003). Administration des médicaments Partie 1 : la loi et les soins infirmiers. Nursing Standard, 18(2), 47-53.
Hart, S. (2007). Utilisation d’une technique aseptique pour réduire le risque d’infection. Nursing Standard, 21(47), 43-48.
Conseil international des infirmières. (2012). Code de déontologie du CII pour les infirmières. L’infirmière du Michigan. https://doi.org/10.1111/j.0028-1425.2007.ethics.x
Médecins Sans Frontières. (2008). Fourniture de médicaments et de fournitures médicales ET Gestion des pharmacies - Directives internes, deuxième édition.
Médecins Sans Frontières. (2009). Mission Stock Management, Bruxelles; Approvisionnement MSF.
Médecins Sans Frontières. (2013). Directives d’hygiène OCP pour les établissements de soins de santé.
Médecins Sans Frontières. (2019a). Décontamination de l’environnement : pilier 2 de l’IPC.
Médecins Sans Frontières. (2019b). Hygiène des mains : IPC-Pilier 1.
MHRA. (2004). Réduire les blessures par piqûre d’aiguille et objets tranchants. Londres, Royaume-Uni.
NMC. (2010a). Tenue de dossiers.
NMC. (2010b). Normes pour la gestion des médicaments.
NMC. (2013). Consentement.
Conseil des infirmières et des sages-femmes. (2015). Le Code des infirmières et des sages-femmes. NMC, 1-20. https://doi.org/DOI : 10.1016/B978-0-7506-8644-0.00003-4
Potter, P. A. (2011). Administration de médicaments non parentéraux. Dans A. . . Perry, P. . Potter, & M. . Elkin (Eds.), Nursing Interventions & Clinical Skills (5e éd., pp. 501-540).
St.Louis: Elsevier.
Rowley, S. et Clare, S. (2011). ANTT: une approche standard de la technique aseptique. Nursing Times, 107(36).
Ramirez, Alberto et coll., (2018). Efficacité et limites d’un système de signalement des incidents analysé par des responsables locaux de la sécurité clinique dans un hôpital
tertiaire. Évaluation prospective par l’observation en temps réel des incidents liés à la sécurité des patients. Médicament
Rowley, S., Clare, S., Macqueen, S. et Molyneux, R. (2010). ANTT v2 : Un cadre de pratique mis à jour pour la technique aseptique. British Journal of Nursing.
https://doi.org/10.12968/bjon.2010.19.Sup1.47079
Takazawa, T., Oshima, K., & Saito, S. (2017). Anaphylaxie médicamenteuse à l’urgence. Acute Medicine & Surgery, 4(3), 235-245. https://doi.org/10.1002/ams2.282
L’Association pour une pratique aseptique sûre. (2013). ANTT: Blood Culture Collection v2.0 2013.
Organisation mondiale de la santé (OMS). (2009). Hygiène des mains : pourquoi, comment et quand?
Organisation mondiale de la santé. (2009). Dépliant d’information sur l’utilisation des gants.
Organisation mondiale de la santé (OMS). (2007). Recommandations des établissements de soins de santé pour les précautions standard.
(E) est fondé sur l’expérience clinique.
15.01.C SOP_Calcul de Doses et de Débits de
Médicaments
SOP – Se référer à la procédure complète Administration des Médicaments pour plus d’informations.
RAPPEL : Les poids, volumes et temps d’une équation doivent être dans les mêmes unités.
Conversions d'unités
Exemples:
1. Prescription de Paracétamol 90 mg po toutes les 6 heures pour un enfant de 6 kg
La dose de Paracétamol est de 15 mg/kg/dose toutes les 6 heures
Confirmer la dose (6 kg X 15 mg = 90 mg)
La présentation disponible est de 120 mg/5 ml suspension buvable
Volume à administrer = 90 mg X 5 ml = 3,75 ml (arrondir à 3,8 ml)
120 mg
L’enfant doit recevoir 3,8 ml de Paracétamol par dose.
3. Un patient nouvellement admis âgé de 5 jours (poids 4 kg) a reçu un diagnostic de méningite néonatale. Prescription: Dosage élevé
d’Ampicilline 400 mg IV toutes les 8 heures.
La dose élevée néonatale d’Ampicilline IV est de 100 mg/kg toutes les 8 heures
Confirmer la dose (100 mg x 4 kg = 400 mg IV toutes les 8 heures)
Forme disponible : flacon de 500 mg à reconstituer avec 5 ml d’Eau pour Préparation Injectable. Concentration finale : 500 mg
dans 5 ml (100 mg/ml)
Quel volume administrer? 400 mg (dose requise) X 1 ml (volume) = 4 ml d’Ampicilline
100 mg (concentration 100 mg/ml)
Le nouveau-né devrait recevoir 400 mg (4 ml) d’Ampicilline IV toutes les 8 heures
Calcul du débit IV en gouttes par minute
Formule d'administration (gtts = gouttes)
Débit (gouttes/minute) = Volume (ml) X Facteur de goutte (gouttes/ml)
Temps (minutes)
Le facteur de goutte dépend du type de dispositif de perfusion et indique le nombre de gouttes par millilitre. Le
facteur de goutte peut être trouvé sur l’emballage des kits de perfusion. A MSF, les éléments suivants sont
disponibles :
Vérifier la prescription pour déterminer le volume à administrer sur une période prescrite. Exemples:
1. Prescription de Soluté IV de 450 ml sur 2 heures chez un patient adulte
Le temps doit être calculé en minutes. Temps (heures) X 60 minutes = nombre total de minutes
Ainsi, 2 heures X 60 minutes = 120 minutes
Calculer le débit à l’aide de la formule d’adminsitation et utiliser un set de perfusion standard macrogoutte
Débit (gtts/min) = 450 ml X 20 gtts/min = 75 gouttes/min
120 min
Serrer le clamp coulissant pour que 75 gouttes soient administrées sur une minute en comptant 75 gouttes dans la
chambre compte-gouttes sur une minute complète, à l’aide d’une montre d’infirmière ou d’une horloge avec une
trotteuse. Vous pouvez également compter pendant 15 secondes, en divisant les gouttes par 4.
Exemple 75 gouttes/minute = ~18 gouttes toutes les 15 secondes
Procédure
Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains
Post-procédure
19. S’assurer que les déchets soient éliminés correctement conformément à la procédure locale
Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains
3. Expliquer au patient la procédure et son indication, ainsi que les bénéfices et les risques qui sont liés,
dans la langue de son choix. Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir
son consentement verbal
4. S’assurer que le patient n’a pas d’allergies connues
13. Si nécessaire, dégager les voies aériennes supérieures en demandant au patient de se moucher ou en
nettoyant le nez du patient
14. Retirer le bouchon de l'embout buccal de l'inhalateur et bien agiter l'inhalateur pendant 2 à 5 secondes
16. Demander au patient d’ajuster ses lèvres autour de l’embout buccal de la chambre d’inhalation, ou
s’assurer que le masque couvre le nez et la bouche et s'applique sans pression sur le visage afin d’être
étanche
17. Demander au patient d'incliner légèrement la tête en arrière tout en inspirant lentement et
profondément. Appuyer sur la cartouche/le flacon pour administrer le médicament
18. Si possible, le patient doit retenir sa respiration (poumons pleins) autant que possible dans une limite
de 10 secondes, puis expirer.
Si cela n'est pas possible, passer à l'étape suivante
19. Si le patient n’est pas en mesure de retenir son souffle, lui demander de respirer dans la chambre
d’inhalation normalement pendant 4 à 6 respirations.
20. Si plus d'une dose ou plus d'une bouffée est nécessaire, attendre 30 secondes pendant que le patient
respire normalement, agiter l'inhalateur et répéter les étapes 16 à 19
21. Si un masque est utilisé, essuyer le visage du patient après l'administration
22. Si le médicament administré est un corticoïde, s’assurer que le patient se rince la bouche avec de l'eau
2 minutes après l'administration
Post-procédure
23. Effectuer une hygiène des mains
24. Démonter la chambre d'inhalation, nettoyer l'embout ou le masque et la chambre d'inhalation et les
laisser sécher à l'air libre
25. Noter les effets du traitement dans le dossier du patient
27. Si le patient doit être suivi en tant que patient ambulatoire, prévoir suffisamment de temps pour
l'éducation du patient (proposer des outils appropriés et permettre au patient/accompagnant de
poser des questions)
15.06.B SOP Comment Fabriquer une Chambre
d'Inhalation à partir d'une Bouteille en Plastique
Annexe n°1 – Administration de Médicament en Aérosol avec une Chambre d'Inhalation
Si aucune chambre d'inhalation commerciale n'est disponible dans le cadre du projet, une chambre d'inhalation en
plastique peut être fabriquée à partir d'une bouteille en plastique de 500 ml.
Figure 1 : Chambre d'inhalation fait maison à partir d'une bouteille en plastique de 500 ml
• Coupez le fond de la bouteille.
• Laver la bouteille avec une petite quantité de liquide vaisselle dans 1 litre d'eau potable pour réduire l’effet de
charge électrostatique dans la chambre d'inhalation en plastique. NE PAS rincer, mais laisser sécher à l'air libre.
Le fait de ne pas rincer améliore l'administration des médicaments par la chambre d'inhalation.
• Une fois la chambre séchée à l'air, appliquer un/des morceau(x) de sparadrap sur les rebords de coupe pour
rendre les bords « lisses » avant de l'appliquer sur le visage du patient.
• Adapter inhalateur-doseur sur l'embout de la bouteille avec du ruban adhésif.
• Avant l'utilisation, amorcer la chambre d'inhalation avec deux bouffées du médicament à administrer.
Noter que les chambres d'inhalation en plastique ont des charges électrostatiques qui attirent les particules et
réduisent considérablement l'administration de médicaments aux poumons.
Un processus très similaire peut être suivi pour la fabrication d'une chambre d'inhalation en plastique avec embout
buccal.
Figure 2 : Chambre d'inhalation fait maison à partir d'une bouteille en plastique de 500 ml
• Laver la bouteille avec une goutte de liquide vaisselle dans 1 litre d'eau potable pour réduire l’effet de charge
électrostatique dans la chambre d'inhalation en plastique. NE PAS rincer, mais laisser sécher à l'air libre. Le fait
de ne pas rincer améliore l'administration des médicaments par la chambre d'inhalation.
• Une fois la bouteille séchée à l'air, préparer une ouverture de même forme et de même taille que le raccord de
l'inhalateur-doseur à l'extrémité de la bouteille.
• Adapter inhalateur-doseur sur l'ouverture avec du ruban adhésif.
• Avant l'utilisation, amorcer la chambre d'inhalation avec deux bouffées du médicament à administrer.
Noter que les chambres d'inhalation en plastique ont des charges électrostatiques qui attirent les particules et
réduisent considérablement l'administration de médicaments aux poumons.
15.06.C SOP Administration de Médicament en Aérosol
avec un Nébuliseur
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à
la procédure complète Administration de Médicament en Aérosol
Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains
3. Expliquer au patient la procédure et son indication, ainsi que les bénéfices et les risques liés, dans la
langue de son choix. Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son
consentement verbal
4. S’assurer que le patient n’a pas d’allergies connues aux médicaments
18. Si nécessaire, dégager les voies aériennes supérieures en demandant au patient de se moucher ou en
effectuant des soins de nez chez l’enfant
19. S’assurer que le patient reçoit de l’oxygène par canule nasale si besoin
21.
a. En cas d’utilisation d’embout buccal, demander au patient de tenir l’embout buccal entre ses
lèvres et de respirer par la bouche, en commençant par une respiration lente et profonde.
b. En cas d’utilisation de masque facial, appliquer le masque sur le nez et la bouche du patient.
Demander au patient de respirer par la bouche, en commençant par une respiration lente et
profonde.
22. Après environ 10-15 respirations, le patient doit prendre une inspiration profonde et la retenir
pendant 5-10 secondes, si possible
23. Le patient doit continuer à respirer comme à l’étape 22 jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de nébulisation (il
est parfois nécessaire de tapoter le réservoir de médicaments)
24. Surveiller continuellement le patient tout au long de la procédure
Post-procédure
1. Éteindre le compresseur, jeter le reste de la solution médicamenteuse.
- Assurer le nettoyage/désinfection de l’appareil et des accessoires après chaque utilisation.
- Certains accessoires sont à usage unique. Si le traitement doit être répété chez le même patient:
rincer l’embout buccal ou le masque facial avec de l’eau savonneuse propre et laisser sécher.
2. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et le compresseur
3. Effectuer une hygiène des mains
Pré-procédure
Procédure
13. Vérifier la présence de morceaux de verre dans la solution. Ne pas utiliser le cas échéant.
14. En utilisant la technique aseptique sans contact, visser l’aiguille sur la seringue.
Décapsuler l’aiguille, incliner légèrement l’ampoule, insérer l’aiguille dans l’ampoule et prélever le médicament
15. Jeter l’ampoule dans un conteneur à objets pointus ou tranchants.
Ne pas conserver les médicaments restants
16. En cas de nécessité de dilution supplémentaire, utiliser une nouvelle aiguille et un diluant approprié
17. S’assurer de l’absence de bulles d’air dans la seringue et pousser le piston jusqu’à ce qu’une goutte soit visible au bout de
l’aiguille.
18. Visser une aiguille de taille appropriée ou un bouchon
Éliminer l’aiguille usagée dans le conteneur à objets pointus ou tranchants
19. Étiqueter la seringue à l’aide d’une étiquette de médicament
Post-procédure
20. S’assurer que tous les objets pointus ou tranchants sont éliminés dans un conteneur à objets tranchants et que les autres
déchets sont éliminés correctement et conformément à la procédure locale
21. Effectuer une hygiène des mains
15.07.B SOP Reconstitution de Flacon à Dose Unique
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à
la procédure complète Ampoules et Flacons à dose unique - Reconstitution de la solution de
préparation et de la poudre de préparation
Pré-procédure
Procédure
14. S’assurer de l’absence de bulles d’air dans la seringue et pousser le piston jusqu’à ce qu’une goutte
soit visible au bout de l’aiguille
15. Étiqueter la seringue à l’aide d’une étiquette de médicament
Post-procédure
16. S’assurer que tous les objets pointus ou tranchants sont éliminés dans un conteneur à objets
tranchants et que les autres déchets sont éliminés correctement et conformément à la procédure
locale
17. Effectuer une hygiène des mains
15.08 SOP Injection Intradermique
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à
la procédure complète Injection Intradermique
Pré-procédure
21. Appuyer lentement sur le piston et observer une papule (papule pâle à sommet plat avec de petites
fosses comme une peau d’orange)
22. Retirer rapidement l’aiguille au même angle d’insertion et appliquer une boule de coton avec une
légère pression sur le site
Post-procédure
23. S’assurer que tous les objets pointus ou tranchants sont éliminés dans un conteneur à objets
tranchants et que les autres déchets sont éliminés correctement conformément à la procédure locale
24. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot
25. Effectuer une hygiène des mains
26. Documenter la procédure et l’administration dans le dossier ou la carte de soins du patient
L’emplacement de l’injection doit être noté. S’il effectue un test de sensibilité, le soignant peut utiliser
un stylo pour encercler le site d’injection afin d’évaluer la réaction 48 à 72 heures plus tard
27. Assurer le suivi du patient
15.09.A SOP Injection Sous-Cutanée
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Injection Sous-Cutanée
Cette SOP comprend également des remarques spécifiques pour l’administration d’Héparine de Bas Poids
Moléculaire (HBPM)
Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains
2. Vérifier l’identité du patient
3. Expliquer au patient la procédure et son indication, ainsi que les bénéfices et les risques qui sont liés,
dans la langue de son choix. Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir
son consentement verbal
4. S’assurer que le patient n’a pas d’allergies connues
5. Assurer l'intimité
Post-procédure
26. S’assurer que tous les objets pointus ou tranchants sont éliminés dans un conteneur à objets
tranchants et que les autres déchets sont éliminés correctement conformément à la procédure locale
27. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot
28. Effectuer une hygiène des mains
29. Documenter la date, l’heure et les résultats pré et post-évaluation obtenus dans le dossier du patient.
30. Assurer le suivi du patient
Figure 1 : Sur la GAUCHE, seule la graisse sous-cutanée est saisie entre les doigts. A DROITE, la graisse ET le muscle sous-cutanés sont saisis entraînant un
risque d'injection intramusculaire.
• Le stylo à insuline pré rempli est à l’usage d’un seul et unique patient. Une fois vide, jeter le stylo, ne pas essayer
de le recharger.
• Utiliser une nouvelle aiguille jetable après chaque injection.
• NE PAS diluer ou mélanger avec une autre insuline ou solution.
• Stockage :
o Les stylos à insuline non ouverts doivent être conservés au réfrigérateur. Conserver jusqu'à la date de
péremption.
o Une fois ouvert, le stylo peut être conservé à température ambiante et à l'abri de la lumière directe du
soleil, pendant 28 jours au maximum
• Les stylos à insuline ne doivent jamais être stockés avec l'aiguille en place, même s'il s'agit d'une aiguille neuve.
Cela peut affecter la stérilité de l'aiguille, interférer avec la dose d'insuline administrée et augmenter le risque
d'infection.
Préparation
1. Suivre les étapes 1 à 11 du SOP* relatif aux injections sous-cutanées.
2. Préparer le stylo :
‐ Retirer le capuchon du stylo avec des mains propres.
‐ Vérifier le réservoir pour s’assurer que l'insuline est
claire et incolore et qu'elle ne contient pas de
particules, sinon utiliser un autre stylo.
3. Fixer l'aiguille :
‐ Désinfecter la pointe du stylo (joint en caoutchouc) avec un désinfectant.
‐ Retirer l’opercule de protection de la nouvelle aiguille, aligner l'aiguille avec le stylo et visser l'aiguille
‐ Ne pas trop serrer l'aiguille. S’il s’agit d’une aiguille à enfiler, la tenir droite lorsqu’elle installée sur le stylo
‐ Après avoir fixé l'aiguille, retirer le capuchon
extérieur de l'aiguille et le conserver (il servira à
retirer l'aiguille après l’injection)
‐ Enlever le capuchon intérieur de l'aiguille et le jeter
5. Sélectionner la dose :
‐ S’assurer que la fenêtre de dosage affiche « 0 ». , Si ce n’est pas le cas, une dose trop importante d'insuline
risque d’être injectée, ce qui peut affecter le taux de glycémie.
‐ Sélectionner la dose prescrite en tournant l’indicateur de dosage.
‐ Vérifier qu’il reste assez d’insuline dans le réservoir. Si la dose souhaitée ne peut pas être sélectionnée, c'est
peut-être parce qu'il ne reste pas suffisamment d'insuline dans le stylo.
‐ Il n’est pas possible de sélectionner plus de 80 unités,
car le stylo est doté d'une limite de sécurité. Si la dose
prescrite est supérieure à 80 unités, il faudra administrer
la dose prescrite en 2 injections consécutives en
reprenant les étapes de sélection de dosage. S’il ne reste pas assez d'insuline pour le reste de la dose, utiliser
un nouveau stylo.
Administration
6. Suivre les étapes 13 à 21 du SOP* sur l'injection SC
‐ Maintenir le stylo droit, insérer l'aiguille dans le site
d’injection.
‐ Avec le pouce, appuyer sur le bouton d'injection jusqu'au
bout. Lorsque le chiffre « 0 » apparait dans la fenêtre de
dosage, compter lentement jusqu'à 10 avant de retirer l’aiguille. (Compter
jusqu'à 10 permet de s’assurer que toute la dose d'insuline a été injectée).
‐ Relâcher le bouton et retirer l'aiguille de la peau.
‐ Si une autre dose d’insuline doit être injectée, retirer l’aiguille de la peau
pour sélectionner un nouveau dosage.
Suivi
7. Retirer l'aiguille :
• Les stylos à insuline, les aiguilles ou les seringues ne doivent jamais être partagées entre les patients. NE PAS
réutiliser les aiguilles.
• Après l'injection, il faut toujours retirer l'aiguille pour
éviter la contamination et les fuites.
• Remettre le capuchon extérieur sur l'aiguille et dévisser
(ou retirer) la du stylo puis l’éliminer dans un container à
aiguilles
• Remettre le capuchon du stylo sur le stylo et conserver le dans un endroit sûr à température ambiante.
ÉTIQUETER LE STYLO AVEC LE NOM DU PATIENT ET LA DATE D'OUVERTURE.
8. Suivre les étapes 26 à 30 du SOP* sur l'injection SC.
* SOP : Standard Operating Procedure = Procédure Opératoire Normalisée (PON)
Pré-procédure
5. Assurer l’intimité
Le site d’injection doit être choisi en fonction de la quantité de médicament à injecter, de la densité du
médicament, de la taille du muscle et de l’âge du patient.
Le site dorsoglutéal peut supporter jusqu’à 4 ml chez les adultes et n’est pas recommandé pour les
vaccinations de routine.
Le site rectus femoris peut supporter 1-3ml chez les enfants et 1-5 ml chez les adultes.
Le site vastus lateralis peut supporter jusqu’à 5 ml chez les adultes et est le site recommandé pour les
injections intramusculaires chez les enfants de moins de 12 mois.
12. Vérifier si le médicament est dans un flacon à dosage unique ou multidose et l’utiliser en conséquence
Pour la vaccination :
Avec la main non dominante, étirer la peau du site d’injection avec votre pouce et votre index
Si vous utilisez la méthode Z-track, insérer l’aiguille où vos doigts non dominants étaient placés à
l’origine et jusqu’à ce qu’environ un quart de l’aiguille soit visible
23. Une fois l’aiguille en place, appuyer sur le piston à raison de 1 ml toutes les 10 secondes tout en
injectant lentement le médicament.
24. Attendre 10 secondes puis retirer rapidement l’aiguille au même angle d’injection tout en libérant la
peau et le tissu sous-cutané avec la main non dominante
25. Appliquer une boule de coton ou un pansement avec une légère pression sur le site de saignement
Ne pas masser le site d’injection, car cela pourrait forcer le médicament à se déplacer dans les tissus
environnants.
Post-procédure
26. S’assurer que tous les objets pointus ou tranchants sont éliminés dans un conteneur à objets
tranchants et que les autres déchets sont éliminés correctement conformément à la procédure locale
27. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot
Pré-procédure
9. Effectuer une hygiène des mains et mettre des gants non stériles
10. Préparer le(s) rinçage(s) de chlorure de sodium à 0,9 %
11. En cas d’administration continue de solutés IV, vérifier la poche à perfusion et la solution à perfuser.
En utilisant la technique aseptique sans contact, insérer la tubulure IV dans la poche à perfusion,
purger la tubulure et connecter à la pompe à perfusion/pousse-seringue ou poche sous pression.
L'administration IO de solutés/médicaments ne peut pas se faire par gravité seule. Par conséquent, une
pression et une surveillance constante sont nécessaires à l’aide de pousse-seringue/pompe à perfusion
ou poche sous pression.
12. Effectuer une hygiène des mains et porter des gants non stériles
Injecter du chlorure de sodium à 0.9 % à raison de 1 mL chez le nouveau-né, 2-5 mL chez l’enfant et 5-
10 mL chez l’adulte.
Le rinçage réduit les risques d’incompatibilité médicamenteuse et peut augmenter le débit. Une voie
intra-osseuse peut nécessiter plus de force pour rincer, cependant, une pression excessive doit être
évitée pour éviter le déplacement du cathéter et réduire la douleur au site d’injection.
23. Documenter tous les solutés ou médicaments administrés dans le dossier du patient
Avant la procédure
10. Vérifier si le médicament est dans un flacon monodose ou multidose et utiliser en conséquence.
11. Calculer le volume à injecter
12. Effectuer une hygiène des mains
13. En utilisant une technique aseptique, préparer le médicament et le chlorure de sodium 0,9% pour les
rinçages.
La quantité de rinçage recommandée :
● chez les nouveau-nés est de 1ml,
● en pédiatrie est de 3-5ml et
● chez les adultes est de 5-10ml.
N'utilisez jamais d'eau stérile pour injection ou de solutions contenant du glucose pour amorcer les
tubulures IV ou pour les rincer.
14. Effectuer une hygiène des mains
15. Confirmer l'identité du patient et vérifier qu'elle correspond à la prescription médicale
16. Vérifier la zone de ponction intraveineuse périphérique
Elle doit être exempte de rougeur ou de gonflement et recouverte d'un pansement transparent sec et
intact.
17. Lorsqu'une perfusion est en cours, s'assurer que le médicament à administrer est compatible avec la
perfusion et arrêter la perfusion
18. Effectuer une hygiène des mains et appliquer des gants non stériles
19. En utilisant une technique aseptique, désinfecter l'embout de la tubulure d'extension IV ou le
bouchon d'un port de cathéter avec une lingette/solution antiseptique et attendre que cela
sèche.
Il est recommandé d'injecter au plus près du patient (robinet à 3 voies ou connecteur sans aiguille). Si
vous utilisez le site d’injection sur la tubulure de perfusion, s’assure que la tubulure est clampée au-
dessus du site d’injection pour éviter que le médicament ne remonte dans la tubulure
TUBULURE DE • Utilisé pour administrer du • Nécessite une pompe à perfusion Agilia. • Articles à usage unique.
TRANSFUSION sang ou des produits • L'utilisateur doit être familier avec le • Changer avec chaque nouveau
(pompe à perfusion sanguins à l'aide de la système d'administration. produit sanguin, utilisation maximale
pompe à perfusion Agilia. • Dépend de l'autonomie de la batterie/de 4 heures.
Agilia) Code(s) : • Facilite l'administration l'électricité. • Jeter comme un système fermé avec
précise et constante des • Possibilité de définir les le produit sanguin.
EEMDINPC302 produits sanguins. doses/volumes à administrer. • Ne JAMAIS réutilise la tubulure.
TUBULURE, • Utilisé pour administrer • Nombre de gouttes délivrées 15 gouttes/ml.
TRANSFUSION du sang ou des produits • Non compatible avec une pompe à
SANGUINE, avec sanguins par gravité. perfusion.
Filtre 200µ, stérile, u.u. • Comprend une tubulure,
un régulateur de débit, une
Code(s) : chambre compte-gouttes,
SINSSEBG1- un filtre pour la tubulure et
une pointe creuse pour
pénétrer et connecter la
tubulure à une poche.
Méthode Image Indications Considérations IPC (références ci-dessous)
TUBULURE, • Utilisé pour administrer • Nombre de gouttes délivrées 15 gouttes/ml. • Articles à usage unique.
TRANSFUSION par gravité du sang ou des o Confirmé par le groupe de travail • Changer avec chaque nouveau
SANGUINE, produits sanguins aux du laboratoire, mais peut différer produit sanguin, utilisation maximale
PÉDIATRIE patients pédiatriques. de l'emballage. 4 heures.
• Comprend une burette, • Non compatible avec une pompe à • Jeter comme un système fermé avec
Image non
Code(s) : SINSSEBG2- une tubulure, un perfusion . le produit sanguin.
disponible
régulateur de débit, une • Ne JAMAIS réutiliser une
SOP_Paeds Transfusion chambre compte- tubulure de transfusion.
Set_Burette de gouttes, un filtre pour la
sang_V1.0_2021 tubulure et une pointe
creuse pour pénétrer et
connecter la
tubulure à la poche.
• Injection manuelle pour • Nécessite un prérinçage et un post-
des vitesses de perfusion rinçage du cathéter IV avec du
supérieures à 5 minutes chlorure de sodium à 0,9 %
et jusqu'à 20 minutes. (solution saline isotonique).
• Lorsque les pousse- • Nécessite un temps de soins infirmiers
Injection IV lente
seringues ne sont pas supplémentaire.
disponibles et pour • Impossible d'administrer à un débit
constant, d'où le risque de bolus Un médicament
administrer des volumes
intermittents OU de bolus rapides. / Une seringue /
plus faibles qu'avec un set
• Il s'agit d'une méthode risquée et Un patient / Une
de perfusion pédiatrique.
incohérente. fois
(volume minimum 15ml).
Le pousse-seringue Agilia est destiné à être utilisé sur les adultes, les enfants et les patients en néonatalogie
pour l'administration intermittente ou continue de fluides parentéraux (tels que les solutés, les colloïdes, la
nutrition parentérale), les médicaments (tels que les médicaments dilués, la chimiothérapie, les drogues
d’anesthésie), le sang et les dérivés sanguins, et certains traitements par voies d'administration cliniquement
acceptées.
Il est destiné à être utilisé par des professionnels de santé qualifiés en établissements de santé et lors du
transport médicalisé préhospitalier.
Sommaire
1. Description de la pompe et principales caractéristiques ...................................................................................... 2
2. Amorçage de la seringue et du prolongateur ....................................................................................................... 3
3. Mise sous tension................................................................................................................................................ 4
4. Sélection de la langue.......................................................................................................................................... 4
5. Installation de la seringue.................................................................................................................................... 5
6. Programmation de la perfusion ........................................................................................................................... 5
7. Démarrage de la perfusion .................................................................................................................................. 6
8. Contrôle de la perfusion ...................................................................................................................................... 6
9. Fin de la perfusion ............................................................................................................................................... 6
10. Éteindre le pousse seringue ............................................................................................................................. 7
11. Retrait de la seringue ...................................................................................................................................... 7
12. Volume perfusé ............................................................................................................................................... 7
13. Limites de pression.......................................................................................................................................... 8
14. Nettoyage et désinfection pousse seringue ..................................................................................................... 8
15. Maintenance ................................................................................................................................................... 8
Annexe 1: Affichage et symboles clefs ......................................................................................................................... 9
Annexe 2: Liste des dispositifs médicaux nécessaires ................................................................................................ 12
Historique du developpement de ce SOP .................................................................................................................. 12
1. Description de la pompe et principales caractéristiques
Vue de face
Vue arrière
Description du clavier
Une fois la pompe installée au chevet du patient, suivez les étapes ci-dessous pour mettre en place la seringue et
mettre la pompe sous tension.
Préparation de la seringue :
1. Préparez le traitement et la solution de dilution dans la seringue conformément à la prescription.
Reportez-vous au Manuel des procédures infirmières de MSF pour la préparation des médicaments et des
solutés.
2. Choisissez une seringue de taille appropriée. La pompe fonctionne avec des seringues luer Lock de 5, 10,
20, 50 et 60 ml.
3. Vérifiez la seringue et la perméabilité du dispositif d'accès IV.
4. Connectez le prolongateur à la seringue de manière aseptique.
5. Purgez manuellement le prolongateur en poussant lentement sur le piston de la seringue jusqu'à obtenir
une première goutte à l'extrémité du tube tout en gardant le bouchon en place pour garantir la stérilité.
Assurez vous qu’il n’y ait pas de bulle d’air dans le prolongateur.
3. Mise sous tension
La pompe peut fonctionner sur batterie, mais il est recommandé de brancher la pompe sur une prise de courant aussi
souvent que possible afin que la batterie reste chargée. Le voyant d'alimentation s'allume en vert lorsqu'il est
connecté à une alimentation.
4. Sélection de la langue
Il est possible que le pousse seringue Agilia soit réglé par défaut sur la langue française. Pour changer la langue :
1. Quand le pousse-seringue est éteint, restez appuyez sur le bouton de menu et sur le bouton on/off en même
temps jusqu'à ce que le menu de maintenance s’affiche
2. La deuxième option vous permet de changer la langue.
5. Installation de la seringue
ATTENTION: Ceci doit être fait avant que la seringue ne soit connectée à la tubulure intraveineuse du patient
6. Programmation de la perfusion
Ceci décrit la programmation d'une perfusion avec le mode de perfusion DÉBIT SIMPLE.
1. Appuyez sur les touches fléchées pour programmer le
débit.
Pendant la programmation et avant de commencer une perfusion, vérifiez que la taille et le modèle de la seringue sur
l'écran du pousse-seringue correspondent à la taille et au modèle de la seringue installé sur le pousse-seringue.
Si la seringue n'est pas correctement positionnée dans la pompe, fermez le robinet d'accès à la voie veineuse du patient
avant de repositionner la seringue. Il est recommandé d'utiliser un prolongateur avec robinet 3 voies pour permettre
de fermer le circuit et minimiser les manipulations du cathéter IV.
7. Démarrage de la perfusion
1. Vérifiez à nouveau le placement de la seringue et la perméabilité du circuit IV.
Reportez-vous au Manuel des procédures de soins infirmiers de MSF.
2. Vérifiez qu'il n'y a pas d'air dans la seringue ou dans le prolongateur.
3. Connectez le prolongateur de la seringue au robinet d'accès IV du patient.
Utilisez toujours une technique aseptique lors de la connexion du prolongateur à une ligne IV d’un
patient, reportez-vous au Manuel des procédures de soins infirmiers MSF.
4. Vérifiez les réglages du pousse-seringue avant de commencer la perfusion.
5. Appuyez sur START pour démarrer la perfusion.
6. Prendre le temps necessaire à l'éducation du patient, en lui demandant de ne pas bouger si possible pendant la
perfusion et de ne pas manipuler la pompe.
8. Contrôle de la perfusion
9. Fin de la perfusion
Pré alarme de fin de perfusion
Avant la fin d'une perfusion, une alerte annocant la fin imminante de la perfusion est automatiquement déclenchée.
Ceci ce traduit par :
• Une alarme sonore se déclenche.
• Un message d'alarme apparaît sur l'écran de la pompe.
• Les voyants lumineux de la perfusion clignotent en jaune.
C’est le moment de préparer une seringue de rinçage de 5 ml de serum physiologique afin d’administrer la dose
complète du médicament ou de fluide prescrit, en rinçant « l'espace mort » de l'ensemble du prolongateur.
1. Appuyer sur .
2. La perfusion se poursuit jusqu'à ce que la seringue soit complètement vidée. Le débit diminue lorsque le piston
atteint l'extrémité de la seringue.
Fin de perfusion
Lorsque la perfusion est complétement terminée :
• Une alarme sonore se déclenche
• Un message d'alarme apparaît sur l'écran de la pompe
• Les voyants de perfusion clignotent en rouge
1. suspendez l’alarme.
2. Si cela est nécessaire pour injecter la dose complète du médicament ou du fluide prescrit, installez la seringue
de 5 ml de serum physiologiquee préparée et perfusez à la même vitesse jusqu'à la fin de la perfusion.
3. Si aucun rinçage n'est nécessaire ou si c'est la fin du rinçage, éteindre le pousse seringue :
La recommandation de pression pour toutes les perfusions néonatales et pédiatriques est basse. Un réglage moyen
peut être nécessaire pour certaines perfusions destinées aux adultes.
Lorsque la limite de pression est atteinte, une alarme d'occlusion est déclenchée. Suspendez l’alarme, levez l’occlusion
et relancer la perfusion. Pour lever l'occlusion :
1. Fermez le robinet du prolongateur -position OFF- (arrêtez la perfusion) pour éviter l’administration d’un bolus
non intentionnel.
2. Suivez la ligne du prolongateur à partir de la pompe jusqu'au patient pour vous assurer que la tubulure n’est
pas pliée.
3. Prêtez attention à la position du patient pour vous assurer que le site d'insertion n'est pas obstrué.
4. Contrôlez le site d'insertion pour détecter les signes d'infiltration tels que rougeur, gonflement, douleur ou
pansement humide.
15. Maintenance
• Se référer au technicien/référent biomédical
• Se référer au document « Protocole / Maintenance par l’utilisateur »
• Pour une maintenance technique se référer au technicien biomédical
Annexe 1: Affichage et symboles clefs
Détails du clavier
Touches de sélection :
Voyants de fonctionnnement :
État de la perfusion
Options d’affichage
Boutons de navigation
L’administration de solutés ou de médicaments intraveineux est notamment caractérisée par les débits de perfusion
(l’administration d’une quantité de produit dans un temps donné).
Le régulateur de débit est un dispositif constitué d’une molette permettant d’ajuster le
débit d’une perfusion pour délivrer la quantité de soluté sur un temps donné.
Il fournit un débit de perfusion précis et constant.
Il est moins sensible aux mouvements du patient qu’un clamp de perfusion classique.
Il ne dispense pas le soignant de la surveillance de routine de la perfusion et du débit.
Indication:
• Réguler le débit des solutés IV ou des médicaments IV par gravité pour assurer un débit constant. Pour les
patients ADULTES dans les ambulances, aux urgences, en services d’hospitalisation où les pompes à perfusion
et/ou les pousse-seringues ne sont pas disponibles ou utilisés régulièrement.
Contre-indication:
• Ne pas utiliser le régulateur de débit avec des produits sanguins ni avec des solutés dont la viscosité est
supérieure à celle d’une solution de glucose à 10 %.
• Ne pas utiliser chez les patients pédiatriques et néonataux.
Le régulateur de débit doit être connecté à la tubulure de perfusion avant de raccorder la tubulure au
patient et d’administrer une solution.
1. À l’aide d’une technique aseptique sans contact , connecter le régulateur de débit à la tubulure de
perfusion.
Dans le cas où un robinet 3 voies est nécessaire, le régulateur de débit est positionné en amont de celui-
ci.
Veiller à laisser le clamp de la tubulure ouvert et à ne faire varier le débit qu’à l’aide du
régulateur de débit.
Spécificité de la marque
Considérations avant
Remarques
l’insertion
Ne pas insérer de voie veineuse si elle n’est pas nécessaire.
Évaluer la nécessité d’une À l’échelle mondiale, 17 % de toutes les voies veineuses périphériques ont été
voie veineuse insérées sans prescription médicale de médicaments ou de perfusion, entraînant des
risques accrus de complications et des coûts de soins de santé inutiles.
Choisir la veine et le site Les petite veines, fragiles ou sclérosées ont un risque élevé d’infiltration et
d’insertion de manière d’extravasation.
appropriée L'insertion d’une aiguille intra-osseuse (IO) nécessite une identification correcte des
repères anatomiques au préalable afin d’assurer une insertion réussie et, par
conséquent, prévenir l’infiltration/extravasation.
Savoir quels médicaments ou solutions sont plus vésicants ou plus susceptibles de
causer une infiltration ou une extravasation est un élément essentiel de la
prévention.
Connaître les différents Les facteurs qui augmentent le risque d’extravasation sont le potentiel vésicant, la
médicaments vésicants concentration et la durée de perfusion de la solution.
L'administration de nutrition parentérale, de produits sanguins ou d’électrolytes
peut provoquer une irritation veineuse.
Effectuer une dilution
Les médicaments non dilués ou hyperosmolaires augmentent le risque
appropriée et administrer le
d’extravasation.
bon dosage de médicament
Entretien quotidien Remarques
L’extravasation est initialement marquée par une douleur et un œdème au niveau
du point de ponction IV/IO.
Eduquer le patient sur les Le patient/accompagnant doit alerter immédiatement le soignant si une douleur ou
signes avant-coureurs une brûlure est ressentie au point de ponction.
Plus tôt la blessure est détectée et traitée, meilleur sera le pronostic du patient et
plus petite sera la zone touchée.
Le rinçage vérifie la perméabilité de la voie IV/IO, prévient l’accumulation de micro-
organismes, évite les incompatibilités entre les médicaments administrés et garantit
Rincer la voie IV/IO avec du
l'entière administration des médicaments.
NaCl à 0.9% avant et après
chaque utilisation Assurer la perméabilité de la voie IV/IO est une méthode standard de prévention de
l’infiltration/extravasation.
Si la voie IV n’est pas
utilisée, rincer au moins une Rincer maintient la perméabilité de la voie IV/IO.
fois toutes les 12-24 heures
avec du NaCl à 0,9% Pour éviter le reflux sanguin dans le cathéter et le risque d’occlusion, le rinçage doit
être effectué sous pression positive. La technique de pression positive est définie par
Chez les nouveau-nés et le retrait de la seringue du site d’injection ou l’obstruction/clampage de la rallonge
les enfants, rincer toutes les tout en exerçant une pression sur le piston de la seringue lors de l’injection des
4 à 6 heures pour assurer la derniers 0.5 ml.
perméabilité.
Une voie IV doit être retirée si elle n’est plus nécessaire pour éviter les complications
Si la voie IO n’est plus et les hospitalisations prolongées.
utilisée, elle doit être retirée
et elle peut être remplacée Une voie IO ne devrait pas rester en place plus de 8 heures chez le nouveau-né et
par une voie IV, si cela est plus de 24 heures chez tous les autres patients.
cliniquement indiqué.
Surveiller le site d’injection
avant et après toute Vérifier toute rougeur, cloques, douleur ou œdème qui pourrait indiquer une
infiltration/extravasation de la voie IV/IO ou une infection.
administration et au
minimum toutes les 2-4 Si le membre est très œdématié, les pouls périphériques doivent être palpés et le
heures. temps de recoloration capillaire vérifié pour assurer la perméabilité neurovasculaire.
Chez les nouveau-nés et L’identification précoce de l’infiltration/extravasation et le retrait rapide du cathéter
les enfants, surveiller le site IV/IO réduisent le risque de lésions.
toutes les heures
Le pansement doit être transparent pour visualiser le point de ponction à tout
moment.
Il doit être aseptique, c’est-à-dire retiré récemment de son emballage individuel
stérile. NE PAS utiliser un sparadrap non stérile sur une voie IV/IO car il n’est pas
aseptique et le soignant ne peut pas visualiser le site pour les éventuelles
Changer le pansement du complications.
cathéter IV/IO dès qu’il est
Avoir un pansement mal ajusté ou décollé augmente le risque d’infection et de
visiblement sale ou décollé
déplacement du cathéter. Si un cathéter EZ-IO a été inséré, appliquer un pansement
stabilisateur pour éviter son déplacement.
Le déplacement est une cause primaire d’échec IV/IO et doit donc être évité en fixant
correctement le cathéter au point de ponction. La bonne fixation du cathéter au
point de ponction est une mesure préventive contre l’infiltration/extravasation.
En cas de voie IV Les guides actuels sur une meilleure pratique de soins suggèrent de changer les
périphérique, modifier le cathéters IV selon l’indication clinique et non selon un intervalle de routine.
site intraveineux en fonction Évaluer la nécessité du cathéter IV une fois par roulement/équipe. Dès que la voie IV
de l’indication clinique n’est plus nécessaire, discuter de l’ablation du cathéter avec le médecin responsable.
Pré-procédure
8. Effectuer une hygiène des mains et porter des gants non stériles
9. À l’aide d’une seringue, aspirer tout médicament ou liquide résiduel présent dans la voie veineuse
Le rinçage de la voie veineuse après infiltration/extravasation peut diffuser la substance non
vésicante/vésicante plus loin dans les tissus environnants et causer d’autres lésions.
10. Placez une compresse/boule de coton non stérile sur le point de ponction, retirer délicatement le film
adhésif/sparadrap, puis retirer la voie veineuse.
Appliquer immédiatement une pression manuelle adéquate
11. Évaluer l’étendue et classifier les lésions d’infiltration/extravasation
Les symptômes courants d’infiltration/extravasation sont :
• Peau blanchie, fraîche au toucher
• Pression, œdème, patient disant que la peau est « tendue »
• Inconfort, douleur et sensibilité
• Œdème du site d’insertion
• Débit de perfusion perturbé
• Fuite de perfusion au niveau du point de perfusion
La lésion de l’infiltration de produit sanguin/irritant/vésicant est automatiquement classifiée de stade 4, peu
importe l’apparence.
12. Surélever le membre et encourager le patient à le mobiliser
Retirer tout matériel/obstacles restreignant le mouvement
Le massage est contre-indiqué car peut provoquer la propagation du liquide vésicant/non vésicant
dans les tissus environnants
13. Appliquer des compresses froides ou chaudes
L’application de froid ou de chaleur dépend du médicament en cause.
14. Administrer un antalgique si besoin
L’infiltration/extravasation peut être très douloureuse. Elle oblige le soignant à évaluer régulièrement
la douleur
Post-procédure
15. Retirer et jeter les gants non stériles. Éliminer les déchets conformément aux procédures locales
5. Assurer l'intimité
24. Si aucun retour veineux n'est observé, retirer lentement l'aiguille sans extraire le biseau de la peau.
Réajuster doucement l'angle d'insertion et la direction/l’axe de l'aiguille pour la réaligner avec la veine.
Avancer à nouveau l’aiguille pour entrer dans la veine
25. Ajuster le cathéter en diminuant l'angle d’insertion. Avancer légèrement le cathéter pour s’assurer
qu’il soit dans la lumière de la veine.
26. De la main dominante, retirer légèrement le trocart et un second retour de sang sera visible à
l’intérieur du cathéter, le long du mandrin.
27. Maintenir une traction sur la peau avec la main non dominante. De la main dominante, avancer
lentement le cathéter dans la veine tout en retirant le mandrin du cathéter.
Ne pas contaminer les parties-clés ou le site-clé.
33. Connecter la seringue contenant le rinçage au chlorure de sodium à 0,9 % et rincer le cathéter en
terminant par une pression positive.
34. Pendant le rinçage du CVP via le site d’injection observer le site pour déceler tout signe de gonflement
ou de fuite. Demander au patient s'il ressent une gêne ou une douleur.
35. Couvrir le site de ponction avec un pansement stérile transparent, ajouter la date et s’assurer de
l’adhérence.
Suivi
36. S’assurer que tous les objets tranchants sont immédiatement éliminés dans un containeur sécurisé et
que les autres déchets sont éliminés correctement conformément aux procédures locales
37. Retirer les gants non stériles. Nettoyer / désinfecter le plateau / chariot, le garrot
S
Chapitre 17
Traitement des
plaies
17.1 SOP Soins des plaies - Dilution chlorhexidine 0.5%
Indications
Préparation d'une solution aqueuse à 0,5% de chlorhexidine pour la désinfection des plaies chez les
nouveau-nés, les enfant avec malnutrition sévère, les enfants de moins de 5 ans avec des plaies larges et
chez les patients présentant une hypersensibilité à l'iode.
Equipment
• CHLORHEXIDINE digluconate à 5%, solution, 1 l, bot. (code: DEXTCHLH5S1)
• Eau potable propre en bouteille (pas une marque «locale»)
• Bouteille de dilution, 1 lt (code: EDDCBOTP1)
• Bouteilles pour la distribution, 200/250 ml (code: EDDCBOTP2)
• Solution hydroalcoolique
• Surfanios
Technique
• Essuyez la surface de travail avec Surfanios et laissez-le agir pendant 15 minutes avant de préparer le
matériel
• Pratiquer l'hygiène des mains
• À l’aide de la bouteille de 1 litre, mélangez le digluconate de CHLORHEXIDINE à 5% avec de l’eau potable
propre en bouteille, en respectant la proportion indiquée pour le volume total que vous souhaitez
obtenir.
VOLUME FINAL
CHLORHEXIDINE 5% EAU
(Chlorhexidine 0,5%)
1000 mL 100 mL 900 mL
750 mL 75 mL 675 mL
500 mL 50 mL 450 mL
250 mL 25 mL 225 mL
100 mL 10 mL 90 mL
1. ÉVALUER :
• NETTOYAGE : IRRIGATION avec 1ère couche et 2ème couche : maintenir l'équilibre de l'humidité
• Niveau actuel • GRANULATION et non-adhérente à la plaie
NaCl 0,9%
• Attendu pendant la procédure
• ÉPITHÉLIZATION 3ème couche : fixation du pansement
I
• Gérer la douleur
n fec t ions
55 NUTRITION & HYDRATATION • Expliquer le plan et
• Hydrogel • (Hydrogel) • Compresse(s) éducation sur le suivi
• P/T – PB - IMC
• Tulle gras • (Tulle gras) stérile(s) non-
• PLAIE • Compresse(s) • Compresse(s) tissée(s)
• Assurer hydratation et / ou CICATRISANTE • NETTOYAGE : voir au-dessus stérile(s) non-tissée(s) stérile(s) non- • Pansement
soutien nutritionnel si et • PAS de désinfection • Fixation tissée(s) absorbant
nécessaire • SANS signes • Fixation • Fixation (PAS DE
d’infection FILM)
55 FACTEURS INFLUENTS
• PLAIE NON • PVI gel 10% • PVI gel 10% • PVI 10% solution
• NETTOYAGE : voir au-dessus
55 OBJET CHIRURGICAL ÉTRANGER CICATRISANTE • Tulle gras • Tulle gras
aqueuse
et/ou + PVI 7,5% savon • Compresse(s)
IPC
ENVIRONNEMENT 55 PATIENTS EN SOINS INTENSIFS • Compresse(s) stérile(s) • Compresse(s)
• AVEC SIGNES • DÉSINFECTION : PVI 10% stérile(s) non-
• Prévenir et contrôler non-tissée(s) stérile(s) non- • Éliminer correctement
55 RISQUE D’INFECTION AUGMENTÉ D’INFECTION solution aqueuse tissée(s)
les infections les déchets
• Fixation (PAS DE FILM) tissée(s) • Pansement
• Chaque plaie d'origine traumatique • Décontaminer les
• Assurer confort et • Fixation (PAS DE absorbant
• Risque d’infection augmentée : désinfection pour le premier instruments
intimité • Chirurgie contaminée • Fixation (PAS DE
pansement FILM) • Nettoyer les surfaces
FILM)
• Patients en soins intensifs : toujours désinfecter
• Longue procédure opératoire
• Antibiotiques systémiques : si nécessaire
RAPPEL : réévaluer le patient après 10 à 14 jours de désinfection
• Plaie pied diabétique
M o is t u r e
SEC HUMIDE TRÈS HUMIDE
• Plaie près de la région anale, les (Maintien du taux d’humidité)
aisselles, les plis cutanés profonds,
etc ... Sec (exsudate 0/+) HYDRATATION MAINTENIR ABSORBER
Modérément humide (exsudate ++) L'ÉQUILIBRE
• Âge (nouveau-nés et âge > 60 ans) D'HUMIDITÉ
ÉQUIPEMENT Très humide (exsudate +++) DOCUMENTATION
E d g es
Combler cavités – pansement en contact avec lit de plaie
• Prévoir et préparer 55 COMORBIDITÉS (Épidermisation à partir des berges) Oxyde de Zinc 10% • Remplir la fiche de
Réhydratation
et peau péri-lésionnelle de la peau sur la peau suivi de plaie
55 MÉDICAMENTS (spécifiques)
péri-lésionnelle péri-lésionnelle • Remplir le registre
• NORMAL : Épithélialisation correcte et berges saines si nécessaire • Rapporter
• ANORMAL : - Épithélialisation difficile à stimuler verbalement aux
Investiger et traiter la cause et envisager des thérapies alternatives
collègues/ au médecin
- Berges qui ne ferment pas pour stimuler la cicatrisation (p.e. reconstruction chirurgicale / greffe
de peau) si nécessaire
- Berges macérées
ABRÉVIATIONS
PENDANT FRÉQUENCE DE CHANGEMENT DU PANSEMENT
IMC : Indice de Masse Corporelle
5 MOMENTS d' SOYEZ PRUDENT NETTOYER LA TECHNIQUE • PLAIE CICATRISANTE : chaque 2/3 jours (jusqu’à 5)
IPC : Prévention & Contrôle des Infections
HYGIÈNE des MAINS lors de l’enlèvement PEAU PÉRI- PLUS PROPRE
PB : Périmètre Brachial AU PLUS SALE, • PLAIE NON CICATRISANTE ET/OU AVEC SIGNES
du pansement LÉSIONNELLE
P/T : Poids/Taille TECHNIQUE ASEPTIQUE D’INFECTION : au moins quotidiennement
PVI : PolyVidone Iodee
PROTOCOLE DE SOINS DES PLAIES
Nouveau-nés / Malnutrition sévère / Enfants avec grandes plaies Dpt Médical / L&D Unit
OCB Jan 2020
"Vous devez traiter tout le patient et pas seulement le trou dans le patient" (Dowsett & Newton, 2005)
1. ÉVALUER :
• NETTOYAGE : IRRIGATION avec 1ère couche et 2ème couche : maintenir l'équilibre de l'humidité
• Niveau actuel • GRANULATION et non-adhérente à la plaie
NaCl 0,9%
• Attendu pendant la procédure
• ÉPITHÉLIZATION 3ème couche : fixation du pansement
I
• Gérer la douleur
n fec t ions
55 NUTRITION & HYDRATATION • Expliquer le plan et
• Hydrogel • (Hydrogel) • Compresse(s) éducation sur le suivi
• P/T – PB - IMC
• Tulle gras • (Tulle gras) stérile(s) non-
• PLAIE • Compresse(s) • Compresse(s) tissée(s)
• Assurer hydratation et / ou CICATRISANTE • NETTOYAGE : voir au-dessus stérile(s) non-tissée(s) stérile(s) non- • Pansement
soutien nutritionnel si et • PAS de désinfection • Fixation tissée(s) absorbant
nécessaire • SANS signes • Fixation • Fixation (PAS DE
d’infection FILM)
55 FACTEURS INFLUENTS
• PLAIE NON • SULFADIAZINE • SULFADIAZINE • CHX 0,5% in aqua
• NETTOYAGE : voir au-dessus
55 OBJET CHIRURGICAL ÉTRANGER CICATRISANTE ARGENTIQUE, 1%, ARGENTIQUE, 1%, • Compresse(s)
et/ou + CHX savonneuse stérile(s) non-
IPC
ENVIRONNEMENT 55 PATIENTS EN SOINS INTENSIFS
crème crème
• AVEC SIGNES • DÉSINFECTION : • Tulle gras • Tulle gras tissée(s)
• Prévenir et contrôler • Éliminer correctement
55 RISQUE D’INFECTION AUGMENTÉ D’INFECTION CHX 0,5% in aqua • Compresse(s) stérile(s) • Compresse(s) • Pansement
les infections les déchets
non-tissée(s) stérile(s) non- absorbant
• Chaque plaie d'origine traumatique • Décontaminer les
• Assurer confort et tissée(s) • Fixation (PAS DE
• Risque d’infection augmentée : désinfection pour le premier • Fixation (PAS DE FILM) instruments
intimité • Chirurgie contaminée • Fixation (PAS DE FILM)
pansement • Nettoyer les surfaces
• Patients en soins intensifs : toujours désinfecter FILM)
• Longue procédure opératoire
• Antibiotiques systémiques : si nécessaire
RAPPEL : réévaluer le patient après 10 à 14 jours de désinfection
• Plaie pied diabétique
M o is t u r e
SEC HUMIDE TRÈS HUMIDE
• Plaie près de la région anale, les (Maintien du taux d’humidité)
aisselles, les plis cutanés profonds,
etc ... Sec (exsudate 0/+) HYDRATATION MAINTENIR ABSORBER
Modérément humide (exsudate ++) L'ÉQUILIBRE
• Âge (nouveau-nés et âge > 60 ans) D'HUMIDITÉ
ÉQUIPEMENT Très humide (exsudate +++) DOCUMENTATION
E d g es
Combler cavités – pansement en contact avec lit de plaie
• Prévoir et préparer 55 COMORBIDITÉS (Épidermisation à partir des berges) Oxyde de Zinc 10% • Remplir la fiche de
Réhydratation
et peau péri-lésionnelle de la peau sur la peau suivi de plaie
55 MÉDICAMENTS (spécifiques)
péri-lésionnelle péri-lésionnelle • Remplir le registre
• NORMAL : Épithélialisation correcte et berges saines si nécessaire • Rapporter
• ANORMAL : - Épithélialisation difficile à stimuler verbalement aux
Investiger et traiter la cause et envisager des thérapies alternatives
collègues/ au médecin
- Berges qui ne ferment pas pour stimuler la cicatrisation (p.e. reconstruction chirurgicale / greffe
de peau) si nécessaire
- Berges macérées
5 MOMENTS d' SOYEZ PRUDENT NETTOYER LA TECHNIQUE • PLAIE CICATRISANTE : chaque 2/3 jours (jusqu’à 5)
IMC : Indice de Masse Corporelle
HYGIÈNE des MAINS lors de l’enlèvement PEAU PÉRI- PLUS PROPRE
IPC : Prévention & Contrôle des Infections AU PLUS SALE, • PLAIE NON CICATRISANTE ET/OU AVEC SIGNES
du pansement LÉSIONNELLE
PB : Périmètre Brachial TECHNIQUE ASEPTIQUE D’INFECTION : au moins quotidiennement
P/T : Poids/Taille