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03.3 FR MSF - Manuel de SOPs Soins Infirmiers

Transféré par

Boubacar Kanté
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© © All Rights Reserved
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MSF

Manuel de SOPs de
Soins Infirmiers

Développé et mis à jour en Mars 2023


** Ceci est un document partiel. Toujours se référer au Manuel de
procédures de soins infirmiers pour retrouver l’ensemble des documents à
jour, les procédures intégrales et des ressources additionnelles. **
Table des matières
Introduction
Liste des icones
Liste des abréviations
Chapitre 1 - Evaluation et observation du patient
1.1 SOP Évaluation AVPU
1.2.A SOP Évaluation respiratoire
1.3 SOP Evaluation hemodynamique
1.4 SOP Évaluation de la Température
1.5 SOP Évaluation de la Douleur
1.6.A SOP Évaluation Neurologique
1.7 SOP Évaluation anthropométrique

Chapitre 4 - Sécurité du patient et PCI


4.2. Technique aseptique
4.2.A Enfiler des gants non-stériles
4.2.B Enfiler des gants stériles
4.2.C Composants-clés & Sites-clés et ouverture d'emballage stérile
4.2.D Comment ouvrir un champ stérile
4.2.E Désinfection de connecteur de voie veineuse
4.9. Indications d'utilisation des Antiseptiques

Chapitre 6 – Communication
6.0 Algorithme transmission SAED (SBAR)

Chapitre 7 - Thérapie respiratoire


7.1 SOP Administration de 20L d'oxygène

Chapitre 9 - Nutrition et hydratation


9.2 SOP Sonde Naso Gastrique : Insertion
9.2 SOP Sonde Naso Gastrique : Maintenance
9.2 SOP Sonde Naso Gastrique : Retrait
9.2.C SOP Sonde d'alimentation entérale : Administration de médicaments
9.2.D SOP Sonde d'alimentation enterale : Désobstruction
9.2.F SOP Sonde d'alimentation entérale : Administration d'un aliment
9.3 SOP Assister l'alimentation et la prise de boisson orale
9.7 SOP Pousse-seringue pour les transfusions sanguines de faible volume
9.7 SOP Transfuseur pédiatrique

Chapitre 10 – Elimination
10.4.A SOP Incontinence Urinaire : Pose de l'Etui Pénien
10.4.B SOP Incontinence urinaire : Entretien de l’Étui Pénien
10.4.C SOP Incontinence urinaire : Ablation de l’Étui Pénien
10.5.A SOP Sonde Urinaire : Insertion
10.5.B SOP Sonde Urinaire : Entretien
10.5.C SOP Sonde Urinaire : Vidange de la poche urinaire
10.5.D SOP Sonde urinaire : Ablation
10.5.E SOP Sondage Vésical Évacuateur
10.5.F SOP Exercices des muscles du plancher pelvien

Chapitre 11 - Mobilisation et positionnement


11.01.A SOP Mobilisation et Positionnement : Principes généraux
11.01.B SOP Mobilisation et Positionnement : Évaluation des risques TILE
11.01.C SOP Mobilisation et Positionnement : Planification
11.02.A SOP Lésions de pression : Évaluation du risque
11.02.B. SOP Lésions de pression : Évaluation, Prévention, Soins
11.03 SOP Positionnement Décubitus Latéral Sim
11.04 SOP Positionnement Décubitus Dorsal
11.05 SOP Positionnement Assis au lit Fowler Semi Fowler
11.07 SOP Changement de Position Couchée à Assise
11.08 SOP Changement de Position Assise à Debout
11.09.A SOP Assistance à la Marche

Chapitre 12 - Hygiène et confort du patient


12.5 Prise en Charge de la Douleur
12.6 SOP Hypothermie Régulation de la température
12.7 SOP Hyperthermie Régulation de la température

Chapitre 13 -Soins de fin de vie


13.3 SOP Soins à la personne décédée

Chapitre 14 - Tests diagnostiques


14.1.A SOP Prélèvement de sang capillaire Doigt
14.1.B SOP Prélèvement de sang capillaire Talon
14.2 SOP Ponction veineuse
14.3 SOP Prélèvement hémoculture
14.4 SOP Liquide Céphalorachidien obtenu par Ponction Lombaire
14.5.A SOP Prélèvement d’échantillons d’urine à Mi-jet
14.5.B SOP Prélèvement d’échantillons d’urine Port Sonde Vésicale
14.5.C SOP Prélèvement d’échantillons d’urine Poche à Urine Pédiatrique
14.6 SOP Prélèvement d’Échantillons de Selles

Chapitre 15 - Administration de médicaments


15.01 Administration des Médicaments Principes Généraux
15.01.C SOP Calcul Doses et Débits de Médicaments
15.1. Carte de poche : Calcul de dose
15.1. SOP Set de perfusion pédiatrique : Administration des médicaments
15.02 SOP Administration Médicaments Voie Orale
15.06.A SOP Administration Aérosol Chambre d'Inhalation
15.06.B SOP Fabriquer une Chambre d'Inhalation
15.06.C SOP Administration Aérosol avec un Nébuliseur
15.07.A SOP Reconstitution d’Ampoule à Dose Unique
15.07.B SOP Reconstitution de Flacon à Dose Unique
15.08 SOP Injection Intradermique
15.09.A SOP Injection Sous-Cutanée
15.9. SOP injection SC - stylo d'insuline prérempli
15.10.A SOP Injection Intramusculaire
15.10.B SOP Choisir le Site d’Injection Intramusculaire
15.11 SOP Administration Intra Osseuse de Solutés et Médicaments
15.12. SOP Injection Intra Veineuse de Médicaments
15.12. SOP Méthodes d'administration Intraveineuse de Médicaments et Fluides
15.13. SOP Pousse seringue Agilia
15.13.D. SOP Utilisation du régulateur de débit Patients Adultes
15.14.A SOP Prévention de l’Infiltration Extravasation
15.14.B SOP Prise en charge de l’Infiltration Extravasation
15.14.C SOP Évaluation Traitement Infiltration Extravasation
15.17 SOP Administration Buccale du Midazolam

Chapitre 16 - Accès vasculaire


16.1 SOP Insertion du cathéter

Chapitre 17 - Traitement des plaies


17.1. Soins des plaies : Dilution chlorhexidine 0.5%
17.1. Soins des plaies poster général
17.3. Soins des plaies Poster malnutrition néonatale
Pictogrammes utilisés dans le Manuel des
procédures infirmières
Des pictogrammes sont utilisés tout au long des procédures pour mettre en évidence les étapes clés
ou les concepts de sécurité en soins infirmiers. Certains pictogrammes sont utilisés dans l'ensemble
des documents MSF, d'autres sont nouveaux pour les procédures de soins infirmiers. Vous trouverez
ci-dessous la liste de tous les pictogrammes utilisés dans les procédures.

Une attention ou une


Attention: considération particulière doit
être apportée

Effectuer l'hygiène des mains


Hygiène des mains : selon les 5 moments de
l'hygiène des mains de l'OMS.

Considération particulière pour


Pédiatrique/Néonatal : les patients
pédiatriques/néonataux

Un seul et unique : Matériel d'injection


uniquement à usage unique

Technique aseptique (sans La technique aseptique (sans


contact): contact) doit être utilisée pour
éviter la contamination croisée.

Prendre en compte l'empreinte


Soins infirmiers à faible impact
environnementale de
:
l'acte/étape de soins infirmiers
Liste des abréviations
CAUTI Infection urinaire liée à une sonde
CBS Prélèvement de sang capillaire
EPI Équipements de protection individuelle
FR Fréquence respiratoire
GCS Échelle de coma de Glasgow
GI Gastro-intestinal
IO Intra-osseux
IM Intramusculaire
IR Intra Rectale
IV Intraveineuse
IVP Intraveineuse périphérique
MARSI Lésion cutanée liée à un adhésif médical
MAS Malnutrition aiguë sévère
MDI Inhalateur à dose mesurée
MDRPI Lésion cutanée liée à un dispositif médical
MSF Médecins Sans Frontières
NaCl 0,9% Solution saline isotonique (0,9 %)
NCCG /NCWG Groupe de contact/travail en soins infirmiers
NPO Nil Per Os (A jeun)
OMS Organisation mondiale de la santé
PO Per Os (par voie orale)
SC Sous-cutané
SHA Solution hydroalcoolique
SNG Sonde nasogastrique
TA Tension artérielle
TRC Temps de remplissage capillaire
USI Unité de soins intensifs
USIN Unité de soins intensifs néonatals
USIP Unité de soins intensifs pédiatriques
Chapitre 1
Evaluation et
observation du
patient
1.1 SOP_Évaluation de l'État de Conscience:
Utilisation de l’échelle AVPU (Alert Verbal Pain
Unresponding) ou EPDA (Éveillé, Parole, Douleur,
Aucune réponse)
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Évaluation du Niveau de Conscience

Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient


3. Expliquer la procédure et son indication au patient/accompagnant dans la langue de son choix.
Discuter des antécédents médicaux et permettre au patient/accompagnant de poser des questions
Procédure
4. Observer le patient pour savoir s’il est alerte ou conscient : (A) pour “Alert”
a. Ouverture oculaire spontanée
b. Réponse verbale spontanée
c. Réponse motrice spontanée
5. Si le patient N’EST PAS alerte, essayer un stimulus verbal : (V) pour “Verbal”
6. Si le patient n’a pas répondu aux stimuli verbaux, essayer de le toucher ou de le secouer délicatement.
En l’absence de réponse, essayer un stimulus douloureux sur 10 secondes maximum : (P) pour “Pain”
Observer si présence de :
a. Réponse oculaire :
i. Ouverture oculaire au stimulus douloureux
ou
ii. Pas de réponse
b. Réponse verbale :
i. Gémissement ou grognement
ou
ii. Pas de réponse
c. Réponse motrice :
i. Mouvement
ou
ii. Pas de réponse
7. Le patient a besoin de soins médicaux immédiats s’il ne répond ni à la douleur (P), ni au stimuli en
général : (U) pour “Unresponsive”
Si non, décider de la fréquence de la prochaine évaluation/surveillance.
Post-procédure

8. Effectuer une hygiène des mains

9. Documenter dans le dossier du patient/la carte de santé/la feuille des paramètres vitaux
1.02.A SOP Évaluation Respiratoire
Fréquence respiratoire, Schémas et bruits respiratoires et Oxymétrie de pouls
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnell es sur chaque étape, se référer à
la procédure complète Évaluation Respiratoire.

Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains
2. Vérifier l’identité du patient
3. Expliquer au patient/accompagnant la procédure et son indication dans la langue de son choix
Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et d’obtenir le consentement verbal
4. Effectuer une hygiène des mains
5. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot, l’oxymètre de pouls et le capteur de l’oxymètre et laisser sécher
6. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot sec :
a. Oxymètre de pouls
b. Capteur pour l’oxymètre
i. Adulte
ii. Enfant
iii. Nouveau-né
c. Adhésif (capteur enfant ou nouveau-né)
d. Montre “infirmière”/horloge avec trotteuse OU compteur respiratoire
e. Détergent/désinfectant pour surfaces
f. Solution hydro-alcoolique
Procédure
7. Effectuer une hygiène des mains
8. Tout en parlant au patient, évaluer l’état respiratoire (écouter et observer) et noter le positionnement
9. Chez les patients pédiatriques, évaluer la fréquence respiratoire
10. Palper le pouls du patient et demander de rester silencieux
11. Évaluer le rythme, la fréquence et la profondeur de la respiration.
12. Compter la fréquence respiratoire pendant une minute complète tout en gardant les doigts sur le site de
palpation de la fréquence cardiaque.
Évaluer le rythme et la profondeur de la respiration, l’expansion thoracique et rechercher l’utilisation des
muscles accessoires
13. Choisir le site où le capteur de l’oxymètre sera appliqué
14. S’assurer que le site choisi est propre. En cas d’application sur les doigts ou les orteils, s’assurer de
l’absence de vernis à ongles ou de faux ongles.
15. Choisir le capteur de l’oxymètre approprié
16. Positionner le capteur de l’oxymètre sur le site choisi de manière sûre mais pas trop serrée
Post-procédure
17. Nettoyer/désinfecter l’oxymètre de pouls et le capteur de l’oxymètre
18. Effectuer une hygiène des mains
19. Documenter dans le dossier/la feuille des paramètres vitaux du patient :
a. Date d’évaluation b. Heure d’évaluation c. Paramètres vitaux obtenus
SOP - Évaluation hémodynamique
Pour des informations complémentaires sur chaque étape et des références scientifiques, se référer à la
procédure complète Évaluation hémodynamique.

Préparation

1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l'identité du patient


3. Expliquer la procédure au patient/à la personne accompagnante, dans la langue qu’il/ils est/sont en
mesure de comprendre, la raison pour laquelle le soin est réalisé. Evoquer des antécédents
médicaux du patient. Permettre au patient/ à la personne accompagnante de poser des questions et
obtenir son/leur consentement verbal.
4. Effectuer l'hygiène des mains

5. Nettoyez/désinfectez le plateau/chariot, le stéthoscope, le sphygmomanomètre et le brassard et


laissez-les sécher.
6. Rassemblez le matériel sur le plateau/chariot sec :
a. Montre d'infirmière ou horloge avec une trotteuse
b. Stéthoscope
c. Sphygmomanomètre et brassard
d. Détergent/désinfectant de surfaces
e. Solution hydroalcoolique
Réalisation

7. Effectuer une hygiène des mains


8. S'assurer que le patient est calme, installé confortablement et dans la bonne position.

Mesure du pouls :

9. Choisir la zone sur laquelle la fréquence cardiaque sera prise


10. A l’aide du majeur et de l’annulaire, exercer une légère pression sur le site choisi jusqu'à ce qu’un
pouls soit perçu.

11. Évaluez la couleur, la température et la moiteur de la peau du patient.

12. Quand le pouls est perçu, utiliser une montre pour compter le nombre de battements sur une minute.

13. Au cours de la palpation, noter la qualité et la régularité des battements.


14. Si un stéthoscope est utilisé, placer son diaphragme directement sur la peau à l'apex(la pointe) du
cœur et compter pendant une minute.
Temps de recoloration capillaire :

15. Prendre l'index du patient, ou une autre zone d’observation, et le positionner légèrement au-dessus du
niveau du cœur.
16. Appliquer une pression sur la zone choisie en comprimant doucement pendant 5 secondes jusqu'à ce
que la peau blanchisse.
17. Relâcher la pression et compter le nombre de secondes nécessaires pour que la coloration revienne
à la normale.

Mesure manuelle de la pression sanguine :

18. S’assurer que le bras est dénudé, placé à hauteur du cœur et que le brassard est de la bonne taille.

19. Enrouler le brassard du sphygmomanomètre autour du bras, la vessie étant centrée sur
l'artèrebrachiale et 2 à 3 cm au-dessus du pli du coude.
S’il n’est pas possible de prendre la tension sur le bras, la jambe peut être utilisée pour obtenir la
pression artérielle.

20. Demander au patient de ne pas bouger son bras, de ne pas parler ni manger pendant la mesure.
21. S’assurer que la valve de la poire de pompage est fermée et palper l'artère brachiale. Gonfler le
brassard à l'aide de la poire. Lorsque le pouls n'est plus perceptible à la palpation, gonfler
rapidement le brassard de 20 à 30 mmHg supplémentaires en observant l'aiguille du manomètre.
22. Dégonfler lentement le brassard en relâchant la valve et noter le moment où le pouls est à nouveau
perçu. Dégonfler ensuite complètement le brassard.
23. Appliquer le diaphragme du stéthoscope sur le site de l'artère brachiale.

24. Gonfler à nouveau le brassard à 20-30 mmHg au-dessus de la pression artérielle systolique prévue.
25. Tout en écoutant à l'aide du stéthoscope, relâcher lentement l'air du brassard jusqu'à ce que les
premiers battements soient perçus.
26. Continuer à dégonfler lentement le brassard tout en écoutant à l'aide du stéthoscope. Noter le
moment où les bruits de tapotement/battement ne sont plus audibles.
27. Dégonfler complètement le brassard en ouvrant la valve.

Suivi

28. Nettoyer/désinfecter le stéthoscope et le brassard du sphygmomanomètre

29. Effectuer une hygiène des mains

30. Consigner la date et l'heure de la procédure et les résultats obtenus dans le dossier du patient.
01.04 SOP Évaluation de la Température
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à
la procédure complète Évaluation de la Température

Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient


3. Expliquer au patient/accompagnant la procédure et son indication dans la langue de son choix
Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et d’obtenir le consentement verbal
4. Choisir l’endroit où la température sera prise

5. Assurer l'intimité

6. Effectuer une hygiène des mains

7. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et le thermomètre électronique et laisser sécher


8. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot sec :
a. Thermomètre électronique
b. Protection du thermomètre
c. Détergent/désinfectant pour surfaces
d. Solution hydro-alcoolique
Procédure

9. Effectuer une hygiène des mains

10. Allumer le thermomètre en appuyant fermement sur le bouton marche/arrêt

11. Enlever tout vêtement couvrant l’aisselle et placer l’extrémité du thermomètre au centre de l’aisselle

12. Replier le bras du patient contre son corps

13. Garder le thermomètre en place jusqu’à ce qu’il émette un bip

14. Lire la température affichée

15. Éteindre le thermomètre en appuyant fermement sur le bouton marche/arrêt

Post-procédure
16. Retirer et jeter la protection du thermomètre, si utilisée.
Nettoyer/désinfecter le thermomètre
17. Effectuer une hygiène des mains
18. Documenter dans le dossier/la feuille des paramètres vitaux du patient :
a. Date d’évaluation b. Heure d’évaluation c. Température obtenue.
1.05 SOP Évaluation de la Douleur (PQRST)
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à
la procédure complète Évaluation de la Douleur.

Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient


3. Expliquer au patient/accompagnant la procédure et son indication dans la langue de son choix
Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et d’obtenir le consentement verbal
4. Effectuer une hygiène des mains

5. Choisir une échelle de douleur


6. Rassembler le matériel :
a. Échelle de douleur appropriée
b. Solution hydro-alcoolique

Procédure
7. Demander au patient l’histoire de sa douleur lors de l’évaluation initiale
8. Encourager le patient à identifier sa douleur et à décrire ses caractéristiques
Utiliser l’approche « PQRST » pour obtenir des informations spécifiques et pertinentes sur la douleur :
P = ce qui Provoque et soulage (Qu’est-ce qui provoque ou soulage la douleur?)
Q = Qualité (Comment qualifiez-vous la douleur?)
R = Région, localisation (Quel est son emplacement exact, irradie-t-elle ailleurs?)
S = Sévérité (Quel est le degré d’intensité de la douleur?)
T = Temps, ou temporalité (Quand la douleur a-t-elle commencé?)
9. Utiliser une échelle de douleur pour déterminer la présence et la sévérité de la douleur :
a. Échelle d’auto-évaluation de la douleur
b. Échelle d’observation comportementale de la douleur

10. Effectuer une hygiène des mains

11. Contrôler les paramètres vitaux

12. Administrer un traitement approprié contre la douleur, si nécessaire

Post-procédure

13. Nettoyer/désinfecter le matériel médical utilisé


14. Effectuer une hygiène des mains

15. Documenter toutes les constatations dans le dossier/la feuille de paramètres vitaux du patient

16. Surveiller le patient au besoin


Échelles d’auto-évaluation de la douleur (3 ans et plus)
L’échelle de douleur VISAGES de Wong-Baker est un outil de mesure utilisé pour évaluer la douleur chez les
enfants à partir de 3 ans et plus et chez les adultes en mesure de fournir des auto-évaluations de la douleur.

L'échelle de notation numérique convient pour une utilisation chez les enfants en âge d’être scolarisé et les adultes.

Échelles d'observation de la douleur


Grille d’évaluation de la douleur, basée sur l’observation de l’expression faciale (moins de 2 mois)

Grille d'évaluation comportementale de la douleur (de 2 mois à l'adulte)


1.06.A SOP Évaluation Neurologique
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à
la procédure complète Évaluation Neurologique et le Fiche d’Observation Neurologique (Guide de
l’utilisateur)

Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient


3. Expliquer au patient/accompagnant la procédure et son indication dans la langue de son choix
Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et d’obtenir le consentement verbal
4. Assurer l'intimité

5. Effectuer une hygiène des mains

6. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et la lampe-stylo et laisser sécher


7. Rassembler le matériel sur le plateau/chariot sec :
a. Lampe-stylo avec jauge de pupille oculaire
b. Feuille de test GCS/Fiche d’Observation Neurologique
c. Solution hydro-alcoolique
d. Solution détergente/désinfectante pour surface

Procédure
8. Effectuer une hygiène des mains
9. Observer le patient pour :
a. Ouverture des yeux spontanée
b. Réponse verbale spontanée
c. Mouvements spontanés du corps
d. Maintien d’une posture normale
Évaluer le :
e. Tonus musculaire normal
f. Comportement

10. Parler au patient, en notant s’il est orienté et s’il parle normalement
11. Demander au patient de serrer les doigts du soignant aussi fort que possible avec les deux mains
simultanément, puis de les relâcher. Répéter le test avec les membres inférieurs en demandant de
pousser contre les mains du soignant.

Demander au patient d’ouvrir la bouche et de tirer la langue, ou de lever les sourcils.


12. Si le patient NE répond PAS aux ordres verbaux, effectuer des stimuli douloureux pendant maximum
10 secondes. Observer :
Réponse oculaire :
a. Ouverture des yeux aux stimuli douloureux
b. Pas de réponse
Réponse motrice :
a. Localisée
b. Flexion normale
c. Flexion anormale
d. Extension
e. Pas de réponse
13. Demander au patient d'ouvrir les yeux et noter simultanément la taille, la forme et la symétrie des
deux pupilles
14. Tenir les yeux ouverts et éclairer chaque œil l’un après l’autre et noter la réaction et l'accommodation

15. Demander au patient de :


a. Déplacer les bras et les jambes latéralement sur le lit
b. Lever un membre en l’air
c. Lever le membre et y appliquer une résistance

16. Prendre la fréquence respiratoire, le rythme cardiaque, la tension artérielle et la température du


patient
17. En cas de suspicion de méningite, évaluer la rigidité cervicale et effectuer les tests de Kernig et
Brudzinski

Post-procédure
18. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et la lampe-stylo

19. Effectuer une hygiène des mains


20. Documenter dans le dossier du patient et/ou la fiche d'observation neurologique :
a. Date d’évaluation
b. Durée d’évaluation
c. tous les signes neurologiques obtenus
21. Evaluer le besoin en soins médicaux immédiats et/ou la fréquence des prochaines évaluations/du
prochain suivi.
SOP - Évaluation anthropométrique
Pour des informations complémentaires sur chaque étape de la procédure, s e r é f é r e r a u p r o t o c o l e
Évaluation anthropométrique
Avant la procédure
1. Effectuer une hygiène des mains

2. Confirmer l'identité du patient


3. Expliquer la procédure de soins au patient et/ou à son accompagnant. Utiliser la langue qu'ils sont en
mesure de comprendre. Expliquer pourquoi le patient a besoin de cette procédure. Permettre au
patient/à la personne accompagnante de poser des questions et obtenir leur consentement verbal
4. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et le laisser sécher.
5. Effectuer une hygiène des mains
6. Rassembler le matériel nécessaire sur un plateau / chariot propre et sec :
a. Appareil de mesure / toise
b. Balance
c. Bracelet MUAC
d. Produit de nettoyage / désinfection des surfaces
e. Solution hydro-alcoolique
Procédure
Mesure du poids
7. Installer et tarer la balance en réglant l’affichage sur Zéro
8. Effectuer une hygiène des mains.
9. Demander au patient d'enlever ses chaussures et/ou ses vêtements
d'extérieur. Si le patient est un enfant, s’assurer qu'il est déshabillé.
10. Demander au patient de se placer au centre de la balance et de rester immobile.
Si le patient est un enfant, le placer sur la balance et rester à ses côtés.
11. Noter le poids affiché par la balance à 0.1Kg près et comparer avec le poids attendu ou le poids
précédent.
Mesure du poids à l'aide de la balance électronique mère-enfant
7. S’assurer que la balance est posée sur une surface dure, plane et de niveau. Mettre la balance à zéro
(tare). Lorsque l'affichage indique « 0 », la balance est prête pour la mesure.
8. Demander à la personne accompagnante (ou à un autre adulte/agent de santé) de
monter au centre dela balance et de rester immobile. Noter le chiffre affiché
quand l’affiche se stabilise sur un chiffre.
9. Tarer la balance pendant que l'accompagnant s'y trouve.
10. Placer l'enfant dans les bras de l’accompagnant et lui demander de rester
immobile. Le poids qui s’affiche est celui de l’enfant.
11. Enregistrer et/ou tracer la courbe de poids à 0,1 kg près et
comparer avec lepoids attendu ou le poids précédent. D'abord, peser l'adulte, Puis, peser l'adulte

Mesure de la taille les pieds centrés sur la


balance.
avec l'enfant dans
les bras

Pour les enfants de 2 ans et plus (ou de plus de 87 cm si l'âge est inconnu), il est préférable de les mesurer debout
quand le patient est en mesure de se tenir debout .
7. Placer la planche de mesure en position verticale sur une surface dure, plane et de niveau. La planche
doit être fixée au sol.
8. S’assurer que le patient a retiré ses chaussures et lui demander de se tenir debout, les bras le long du
corps au milieu de la planche

9. Un assistant doit maintenir les chevilles et les genoux du patient en contact avec la planche, en veillant à
ce que la tête, les épaules, les fesses, les genoux et les talons soient en contact avec la planche

10. Placer la tête à angle droit par rapport au « curseur / toise » (pièce mobile supérieure). Le patient doit
regarder droit devant lui et la tête est dans une position neutre (le menton est à 90° de la poitrine),
c’est-à-dire que le bas du nez est aligné avec le bas de l'oreille.
11. Noter le résultat à 0.1cm près. La taille du patient se lit au niveau de la toise à l’endroit où elle est en
contact avec la tête du patient.

Mesure de la taille
Pour les enfants de moins de 2ans (ou de moins de 87cm si l'âge est inconnu), il est important de les mesurer
en position allongée pour obtenir la mesure la plus précise.

7. Placer la planche à mesurer sur une surface dure, plate et de niveau.


8. Installer le patient en position couchée, la tête contre la base de la planche (côté fixe/stable) et
sans chaussures.
Un assistant doit aider à tenir la tête du patient et la maintenir en contact avec la planche.
9. S’assurer que le patient regarde droit devant lui et que sa tête est dans une position neutre (le
menton est à 90° de la poitrine c’est-à-dire que le bas du nez est aligné avec le bas de l'oreille).
10. Positionner et maintenir les genoux ou les chevilles du patient droites, et placer le "curseur" (mobile)
contre les pieds, en veillant à ce que le corps du patient reste à plat sur la planche.
11. Noter le résultat à 0.1cm près. La taille du patient se lit sur le ruban de mesure à l’endroit où la toise est
en contact avec les pieds du patient.
Mesure du périmètre brachial (= MUAC : Measuring Mid-Upper Arm Circumfrence)

7. Positionner le patient de profil, le bras exposé pour la mesure.


8. S’assurer que le coude est plié à 90° et mesurer la distance entre le haut Identifier le point médian

de l'épaule gauche et la pointe du coude. Identifier le point médian.


Pointe de l'épaule

9. Redresser le bras et placer le bracelet de mesure à mi-hauteur du bras


et glisser l'extrémité du ruban dans les ouvertures étroites. Point médian de
la partie
supérieure du
bras gauche

10. Ajuster le ruban en tirant légèrement sur l'extrémité jusqu'à ce qu'elle


Coude plié à 90°
soit enroulée autour de la partie supérieure du bras, à plat contre la peau.
11. Lire le chiffre sur la flèche à l'intérieur du carré de lecture au millimètre près.

Post-procédure

12. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot, l'appareil de mesure, la balance et/ou le bracelet MUAC.

13. Effectuer une hygiène des mains.

14. Noter les résultats dans le dossier ou sur la carte de santé du patient.
Chapitre 4
Sécurité du
patient et PCI
Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF

i
Technique aseptique
1. Terminologie et objectif
Dans ce manuel de procédures de soins infirmiers, nous serons cohérents avec la terminologie concernant la technique aseptique et conforme à nos
objectifs. Dans les procédures cliniques invasives, nous visons l'asepsie et non la stérilité.
 Stérile = absence de tous microorganismes (Rowley, Clare, Macqueen, & Molyneux, 2010). Cela est presque impossible à réaliser dans les établissements de soins de
santé.
 Propre = exempt de souillure ou de tâches visibles (Rowley et al., 2010). C'est un objectif insuffisant pour les procédures cliniques invasives. (Aseptic Non Touch
Technique (ANTT), 2013; Rowley & Clare, 2011).
 Aseptique = Présence d’une quantité insuffisante de microorganismes pathogènes pour provoquer de développement d’une infection chez le patient.
Cet objectif est réalisable dans tous les établissements de soins de santé et devrait être le but de toutes les procédures invasives (Aseptic Non Touch Technique
(ANTT), 2013).
 Technique aseptique = est utilisée lors de procédures invasives (comme les soins de plaie ou l'insertion d'un cathéter IV périphérique) pour prévenir la
contamination (l'introduction d’agents pathogènes dans l’organisme ou sur la peau des patients), réduisant ainsi le risque d'infection. (Hart, 2007; Rowley et
al., 2010).
 Stérilisé = les dispositifs médicaux stérilisés ont été traités et emballés de manière à garantir l'absence de bactéries ou d'autres organismes vivants (The
Association for Safe Aseptic Practice, 2015). Une fois que l'emballage est ouvert/endommagé, il n'est plus stérile. Cependant, s'il est ouvert et protégé
correctement, le contenu reste aseptique jusqu'à ce qu'il soit contaminé. La stérilité est impossible à maintenir dans le temps. La stérilité des dispositifs
médicaux et de leurs emballages expirent et perdent leur stérilité s'ils ne sont pas correctement conservés.
 Contamination = La contamination est le fait de souiller des objets/surfaces inertes ou des organismes vivants avec des éléments nocifs,
potentiellement infectieux ou indésirables (World Health Organization (WHO), 2016). Si un contact se produit, l'objet ou l'environnement est alors contaminé, le
rendant impropre, inadapté ou nocif (il n'est plus aseptique).

2. Mécanismes de contamination
Il existe 3 voies de contamination des dispositifs médicaux par des microorganismes pathogènes lors de procédures invasives :
# Type de contamination Exemples

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1 Manuporté (par les Les mains du soignant ou les mains du patient (ou de son accompagnant) entrent en contact avec un dispositif médical ou la
mains) peau. Contamination des gants stériles avec une mauvaise technique d'ouverture ou d'enfilage des gants
2 Aérienne (par l’air) Contamination dans l'air tel que la poussière, les gouttelettes ou les particules qui peuvent entrer en contact avec des
composants-clés ou des sites-clés (dispositifs médicaux/peau/plaies)
3 Objet/surface Les composants-clés ou les dispositifs médicaux stérilisés entrent en contact avec une autre surface (lit du patient, table,
plateau sale…)
En général, la principale source d'infection du patient est le soignant par contamination manu portée (par contact avec les mains)(Rowley & Clare, 2011).
3. Les éléments de la technique aseptique
3.1. Les « sites-clés » et les « composants-clés »

Les sites-clés représentent toutes les ruptures de la barrière cutanée d’un patient (Hart, 2007; Rowley & Clare, 2011; Rowley et al., 2010)(The Association for Safe Aseptic Practice,
2015). Il s'agit de portes d'entrée pour les microorganismes et comprennent :
o Toutes les plaies,
o Tous les sites d'insertion (ex : injection, insertion d’un cathéter IV ou sites de prélèvement sanguin)

Les composants-clés sont les parties aseptiques des dispositifs médicaux conçues pour être en contact direct
avec un site-clé, des solutés de perfusion ou un autre composant-clé (Rowley & Clare, 2011; Rowley et al., 2010).
Les composants-clés comprennent notamment:
o le côté de la compresse qui est en contact avec une plaie,
o le connecteur d'une seringue,
o Le connecteur d’un cathéter IV.

Si un composant-clé est touché (par les mains ou tout autre équipement) ou laissé à l'air libre sur une
période de temps prolongée, il est contaminé et une voie de transmission directe entre l'équipement
et le patient est créée.

3.2. L’hygiène des mains


La technique aseptique est en lien avec les "5 moments de l'hygiène des mains" de l'OMS, et plus
précisément le moment 2 : Une hygiène des mains doit être pratiquée avant la réalisation d’une

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technique aseptique (Hart, 2007; Rowley & Clare, 2011)(World Health Organisation (WHO), 2009). Pour plus d'informations, se référer au document intersection de Prévention
et de contrôle des infections « PCI-Pilier 1 : Hygiène des mains ».

3.3. Les gants


Les gants sont utilisés pour protéger le soignant contre l'exposition au sang ou aux liquides biologiques et pour réduire le risque de dissémination des micro-
organismes dans l'environnement, mais aussi la transmission du soignant au patient et d'un patient à un autre patient.(World Health Organization, 2009). Les gants
sont souvent portés lors de procédures nécessitant une technique aseptique.(Hart, 2007; Rowley et al., 2010).

L'utilisation de gants ne remplace pas l'hygiène des mains et n'offre pas une protection complète contre leur contamination. L'hygiène des mains doit être
effectuée immédiatement avant d'enfiler des gants et immédiatement après les avoir retirés (World Health Organisation (WHO), 2009).
Les gants doivent être retirés ou changés :
o Dès qu’ils sont endommagés (ou que l'on soupçonne leur non-intégrité),
o Après contact avec du sang (ou tout autre liquide biologique), la peau lésée et les muqueuses. Les retirer dès que le soin est terminé,
o Après contact avec un patient et/ou son entourage, ou une zone du corps contaminée. Les retirer dès que le soin est terminé,
o Lorsqu’une hygiène des mains indiquée (par exemple entre deux procédures, même si elles concernent le même patient)(World Health Organization, 2009).
Pour la plupart des procédures invasives, les sites-clés et les composants-clés n'ont pas besoin d'être touchés par le soignant, c'est pourquoi des gants
d'examen (non stériles) doivent être utilisés. (Dougherty & Lister, 2015; Rowley et al., 2010). Si des sites-clés ou des composants-clés doivent ou sont susceptibles d'être
touchés par le soignant, des gants stériles sont nécessaires.

3.4. Un espace de travail propre


Toutes les procédures invasives doivent être préparées dans un espace de travail propre qui n'est pas utilisé à d'autres fins et dont la surface peut être
nettoyée et désinfectée, comme par exemple un chariot en métal ou un plateau de soin en plastique. Cela fait partie de la gestion de l'environnement. (The
Association for Safe Aseptic Practice, 2015).

3.5. Surfaces désinfectées


Un nettoyage et une désinfection efficaces des surfaces et des dispositifs médicaux, avant une procédure invasive, sont essentiels pour rendre la surface
et/ou le dispositif aseptique et donc permettre une technique aseptique (Hart, 2007)(The Association for Safe Aseptic Practice, 2015). Pour plus d’information se référer au
document intersection « IPC-Pilier 2 : Décontamination de l'environnement ».

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3.6. Plans de travail aseptiques


Les plans de travail aseptiques sont des surfaces de travail contrôlées qui permettent au soignant de protéger les sites-clés et les composants-clés pendant
une procédure, les maintenant ainsi aseptiques.
Il existe trois types de plan de travail aceptique - un général et deux critiques :
1. Plan de travail désinfecté (ex: un plateau de soin désinfecté).
a. Cette surface doit être suffisamment grande pour contenir tout le matériel nécessaire de manière organisée et que les composants-clés ne
soient pas en contact les uns avec les autres (un plateau réniforme (haricot) n’est pas de taille suffisante)
2. Les champs stériles critiques sont des surfaces stériles. Donc ces surfaces peuvent entrer en contact avec les sites-clefs et les composants-clés
a. Champ stérile critique principal exemples : Champ stérile, il est plus grand et protège plusieurs composants-clés en même temps. Voir le
tableau ci-dessous illustrant le champ stérile critique.
b. Micros champs stériles critiques exemples : les bouchons stériles ET les emballages stérilisés récemment ouverts. Ils sont plus petits et
protègent les composants-clés individuellement.

Figure 1: Plan de travail désinfecté (le plateau) et micros champs stériles critiques (bouchons et intérieur
des emballages).

3.7. Technique sans contact


Le moyen le plus simple pour protéger un objet de la contamination est de ne pas le toucher. La technique sans contact consiste à ne toucher aucun des
composants-clés ou des sites-clés avant et pendant une procédure de soins ou après sa désinfection (pour le site-clé). Pour plus d'informations, voir l'annexe
C.

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4. Technique aseptique
Il existe deux types de techniques aseptiques : la technique aseptique standard et la technique aseptique à haut risque. Les deux visent l'asepsie (densité de
microorganismes pathogènes trop faible pour provoquer une infection chez le patient). Avant chaque procédure invasive, le soignant devra décider laquelle
utiliser. La principale différence entre la technique aseptique standard et la technique aseptique à haut risque est la manière dont les champs aseptiques
sont gérés.(Hart, 2007)(Rowley et al., 2010). (Rowley et al., 2010)(The Association for Safe Aseptic Practice, 2015). Pour la technique aseptique utilisée en chirurgie, se référer aux
guides de soins chirurgicaux.

4.1. Comment choisir : Technique aseptique standard ou technique aseptique à haut risque

La technique aseptique standard est utilisée quand : La technique aseptique à haut-risque est utilisée quand:
 La procédure est techniquement simple  La procédure est techniquement complexe
 La procédure implique peu de composants-clés et des sites-clés  La procédure implique l’usage de nombreux composants-clés
de petites surfaces et/ou les sites-clés présentent des surfaces importantes
 La procédure est de courte de durée  La procédure est très invasive
 Exemples : l'insertion d'une voie veineuse périphérique et les  La procédure est de longue durée (généralement >20 minutes).
soins de plaies simples.  Exemples : l'insertion d'un cathéter veineux central, un
pansement de plaie large/complexe.
Tableau des techniques aseptiques standard et à haut risque
Technique aseptique standard Technique aseptique à haut risque
Complexité de la La procédure est techniquement simple (c'est-à-dire qu'elle La procédure est techniquement compliquée (c'est-à-dire
procédure comporte peu d'étapes) qu'elle comporte de nombreuses étapes) *
Nombre et taille des La procédure comporte peu de composants-clés et des sites- Les composants-clés et/ou les sites-clés sont importants et/ou
composants-clés et des clés de petites surfaces nombreux*
sites-clés
Durée de la procédure La procédure est de courte durée La procédure est de longue durée (généralement >20
minutes)*

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*La procédure est donc très invasive et nécessite une


méthode de contrôle aseptique de l'environnement
différente de la technique aseptique standard pour protéger
les composants-clés et les sites-clés
Exemples  Insertion d’un cathéter IV  Insertion d'un cathéter veineux central
 les pansements ou soins de plaies simples  Insertion d'une sonde urinaire
 Soins de plaies d’une surface importante
Type de plans de travail 2 types de plan de travail sont utilisés: Tous les composants-clés sont protégées ensemble sur un
requis 1. Le plan de travail désinfecté champ stérile critique principal (un champ stérile)
(typiquement un plateau de soin désinfecté)
2. Les micros champs stériles critiques
(typiquement les bouchons et capuchons stériles, y
compris l'utilisation des emballages stériles récemment
ouverts)

Les composants-clés sont


protégés individuellement.

Gants Les gants non stériles sont utilisés Les gants stériles sont essentiels et ne doivent pas être
contaminés par l'environnement, les dispositifs médicaux ou
les personnes (car le soignant pourrait être en contact avec
des sites-clés ou des composants-clés). Les gants deviennent
alors un composant-clé.
Technique sans contact La technique sans contact est indispensable La technique sans contact est idéale (toutefois, comme le
soignant porte des gants stériles, il peut toucher les
composants-clés et les sites-clés si la procédure le nécessite).

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Autres EPI (Equipement


En fonction de l'évaluation des risques effectuée par le En fonction de l'évaluation des risques effectuée par le
de Protection Individuel)
soignant soignant
Si le soignant identifie des risques de souillure de sa tenue de Si le soignant identifie des risques de souillure de sa tenue de
travail par des liquides biologiques, il devra porter un tablier. travail par des liquides biologiques, il devra porter un tablier.
S'il y a un risque de projection ou d'éclaboussures sur les S'il y a un risque de projection ou d'éclaboussures sur les
muqueuses (yeux, nez ou bouche), le soignant doit porter des muqueuses (yeux, nez ou bouche), le soignant doit porter des
lunettes de protection et un masque. lunettes de protection et un masque.
4.2. Les meilleures pratiques en matière de techniques aseptiques
1. Identifier les composants-clés et retirer les dispositifs médicaux soigneusement de leur emballage
2. Un plan de travail organisé diminue le risque de contamination accidentelle des composants-clés. Assembler/connecter les dispositifs médicaux et les
disposer de manière organisée sur le plan de travail désinfecté (comme expliqué plus haut dans les micros champs stériles critiques)
3. S’assurer que les composants-clés sont protégés à chaque instant, par exemple un bouchon peut être disposé sur les seringues préparées ou placées
dans leur emballage d'origine. L'exposition des composants-clés augmente le risque de contamination accidentelle

Pour plus d’informations, se référer aux documents complémentaires en annexe.

Pour plus d’information sur la manière de nettoyer un plateau/chariot ou une surface, se référer au document IPC intersection IPC-Pilier 2 :
Décontamination de l'environnement.

Pour plus d'informations sur les détergents/désinfectants, se référer à la "boîte à outils (tool box) intersection sur le nettoyage et la désinfection" de la
PCI (IPC).

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Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF

Liste de Références
Dougherty, L., & Lister, S. (2015). The Royal Marsden Manual of Nursing Procedures (Ninth Edit). Retrieved from
http://www.royalmarsdenmanual.com/productinfo/
Aseptic Non Touch Technique (ANTT). (2013). The ANTT Clinical Guideline for the Preparation & Administration of Peripheral and Central Intravenous
Medications.
Hart, S. (2007). Using an aseptic technique to reduce the risk of infection. Nursing Standard, 21(47), 43–48.
Rowley, S., & Clare, S. (2011). ANTT: a standard approach to aseptic technique. Nursing Times, 107(36). Retrieved from
https://www.researchgate.net/publication/51721795
Rowley, S., Clare, S., Macqueen, S., & Molyneux, R. (2010). ANTT v2: An updated practice framework for aseptic technique. British Journal of Nursing.
https://doi.org/10.12968/bjon.2010.19.Sup1.47079
The Association for Safe Aseptic Practice. (2015). Aseptic Non Touch Technique: The ANTT Clinical Practice Framework (Vol. 4.0).
World Health Organisation (WHO). (2009). Hand Hygiene: Why, How & When?
World Health Organization. (2009). Glove Use Information Leaflet.

i
Cette technique aseptique est basée sur les principes et les actions dans cadre d’une pratique clinique Aseptic Non-Touch Technique® (ANTT). La majorité de la
terminologie, des définitions et des concepts proviennent du concept d’ANTT ; cependant, de légères modifications ont été apportées pour l’adapter au contexte des
terrains d’MSF.

Technique aseptique_v1.0-2020
Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF

Annexe A: Enfiler et retirer des gants d'examen non stériles

Enfiler des gants d'examen non stériles


Quand porter des gants non stériles :
Des gants non stériles doivent être portés lorsqu'il y a un risque de contact avec du sang, des liquides
biologiques, des sécrétions, des excréments et des objets visiblement souillés par des liquides
biologiques.
Exemples lors de soins en contact direct au patient : Contact avec le sang ; contact avec les
muqueuses et avec une zone où la peau est lésée; lors d'examens pelviens et vaginaux.
Exemples lors de soins sans contact direct le patient : vider les bassins; manipuler/nettoyer les
instruments ; nettoyer de surfaces souillées par des liquides biologiques.

2. Ne toucher qu'une surface restreinte du


gant correspondant au poignet (bord
supérieur de la manchette)

Important à noter :
Il est important de se rappeler que le port de gants ne remplace pas l'hygiène des mains.
L'hygiène des mains doit être pratiquée avant et après l’utilisation de gants et lorsqu'il y a
une indication à l'hygiène des mains (par exemple, entre deux procédures, même si elles concernent
le même patient). L'hygiène des mains peut être effectuée par friction avec une solution hydro
alcoolique ou à l'eau et au savon si les mains sont visiblement souillées,.

UNE paire de gants doit être utilisée pour UNE procédure et pour UN seul patient

Technique aseptique. Utilisation de gants non stériles_v1.0-2020


Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF

 L'utilisation de gants lorsqu'elle n'est pas indiquée représente un gaspillage de ressources et


ne contribue PAS à la réduction des transmissions croisées
 L'utilisation incorrecte des gants peut entrainer une diminution de la fréquence du lavage
des mains.
 L'utilisation de gants contaminés (en raison d'un stockage inapproprié), ou de techniques
incorrectes pour les enfiler et les retirer peut également entraîner la transmission de
microorganismes

Enlever les gants d'examen non stériles


Quand retirer des gants non stériles :
 Dès que les gants sont endommagés/déchirés (ou que l'on soupçonne leur non-intégrité)
 A la fin d’un soin impliquant un contact avec du sang (ou tout autre liquide biologique), une
zone où la peau est lésée ou une muqueuse
 A la fin d’un soin impliquant un contact avec un seul patient et/ou son entourage, ou une
zone du corps contaminée
 Lorsqu'il y a une indication d'hygiène des mains (par exemple entre deux procédures, même
si elles concernent le même patient)

UNE paire de gants doit être utilisée pour UNE procédure et pour UN seul patient

Pour plus d'informations sur l'hygiène des mains et l'utilisation des gants, se référer au document
IPC intersection MSF - Pilier 1 : Hygiène des mains.

Liste de Références:
World Health Organization (2009). Glove Use Information Leaflet. Retrieved from:
http://www.who.int/gpsc/5may/Glove_Use_Information_Leaflet.pdf

Images reprinted with permission from WHO Guidelines on Hand Hygiene in Health Care: a Summary. World
Health Organization (WHO). Part 2: Consensus Recommendations, page 21. Copyright 2009

Technique aseptique. Utilisation de gants non stériles_v1.0-2020


Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF

Annexe B: Enfiler et retirer des gants stériles

Enfiler des gants stériles


Quand porter des gants stériles : Avant d'effectuer une procédure aseptique à haut risque. C'est
lorsque la procédure est techniquement compliquée, généralement plus de 20 minutes, ou lorsque
les composants-clés et/ou les sites-clés sont d’une surface importante et/ou nombreux. Lorsqu'ils
sont correctement utilisés, les gants stériles aident à maintenir l'asepsie et permettent au soignant
de manipuler facilement les composants-clés et les sites-clés. Les gants deviennent eux-mêmes un
composant-clé.

Il est important de rappeler que le port de gants ne remplace pas l'hygiène des mains.
L'hygiène des mains doit être pratiquée avant et après l’utilisation des gants et lorsqu'il
y a une indication d'hygiène des mains (par exemple, entre deux procédures, même si
elles concernent le même patient). L'hygiène des mains peut être effectuée à l'aide
d'une solution hydro alcoolique ou à l'eau et au savon si les mains sont visiblement
souillées.

Le but de cette technique d'enfilage est d'assurer une asepsie maximum durant le soin et de protéger
le soignant du ou des liquides biologiques. Pour atteindre cet objectif, le soignant utilise une
technique sans contact en s'assurant que sa peau reste exclusivement en contact avec la surface
intérieure du gant et n'a aucun contact avec la surface extérieure. Toute erreur dans l'exécution de
cette technique entraîne une erreur d'asepsie nécessitant de reprendre le processus depuis le début
avec une nouvelle paire de gants. Pour l'enfilage de gants stériles avec l’aide d’un assistant, voir page
5.

Étape 1: Réaliser une hygiène des mains avec une solution hydro-
alcoolique ou avec de l'eau et du savon si elles sont visiblement
souillées.

Étape 2: Vérifier l'intégrité de l'emballage et la date de péremption.


Ouvrir le premier emballage non stérile en décollant complètement la
thermo-soudure pour exposer l'emballage stérile. Ne touchez PAS la
partie stérile de l'emballage (l’intérieur).

Étape 3: Réaliser une hygiène des mains avec une solution hydro-
alcoolique.

Technique aseptique. Utilisation de gants stériles_v1.0-2020


Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF

Étape 4: Placer/déposer l'emballage intérieur sur un plan de travail


désinfecté. Ouvrir l'emballage de manière à ce que l’intérieur du pli soit
orienté vers le haut. Commencer par déplier l'emballage vers le bas afin
de l’ouvrir et de le maintenir dans cette position.

Étape 5: Commencer par l’enfilage du gant de la main dominante. Avec


le pouce et l'index de la main non dominante, saisir soigneusement le
bord replié de la manchette du gant.

Étape 6: Glisser la main dominante dans le gant en un seul


mouvement, en tirant, jusqu’au poignet, sur la partie de manchette
repliée. A aucun moment la partie extérieure du gant ne doit rentrer
en contact avec quoique ce soit.

Étapes 7-8: Prendre le deuxième gant en glissant les doigts de la main


gantée sous la manchette du gant.

Étapes 9-10-11: En un seul mouvement, glisser le deuxième gant sur la


main non gantée tout en évitant tout contact entre la main gantée et
une autre surface que la partie extérieur du gant à enfiler (tout contact
constituerait une contamination et nécessiterait un changement de
gants).

Technique aseptique. Utilisation de gants stériles_v1.0-2020


Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF

Étape 12: Si nécessaire, après avoir enfilé les deux gants, adapter les
doigts et les espaces interdigitaux jusqu'à ce que les gants soient bien
ajustés

Étapes 13-14: Déplier la manchette de la première main gantée en


glissant doucement les doigts de l'autre main à l'intérieur du pli, en
veillant à éviter tout contact avec une surface autre que la surface
extérieure des gants (la contamination/une erreur d'asepsie
nécessiterait un changement de gants).

Étape 15: Une fois les mains gantées, elles ne doivent toucher que des
dispositifs stériles ou des parties du corps du patient préalablement
désinfectées (sites-clés).

Technique aseptique. Utilisation de gants stériles_v1.0-2020


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Retirer des gants stériles


Quand retirer des gants stériles:

 Dès que les gants sont endommagés/déchirés (ou que l'on soupçonne une non-intégrité, y
compris une contamination),
 A la fin d’une seule procédure ou après une heure d’utilisation sur la même procédure, selon
la situation,
 Lorsqu'il y a une indication d'hygiène des mains (par exemple entre deux procédures, même
si elles concernent le même patient).

Étapes 1-3: Retirer le premier gant avec la main opposée en créant un


pli au niveau de la manchette. Retirez le gant en le roulant à l'envers
jusqu'aux articulations du deuxième doigt (ne le retirez pas
complètement).

Étape 4: Retirer l'autre gant en retournant son bord extérieur sur les
doigts de la main partiellement gantée.

Étape 5: Retirer le gant en le retournant entièrement pour que la peau


du soignant soit toujours et exclusivement en contact avec la surface
intérieure du gant (pour éviter le contact avec la partie extérieure du
gant, considérée comme contaminée).

Technique aseptique. Utilisation de gants stériles_v1.0-2020


Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF

Étape 6: Jeter les gants dans une poubelle appropriée.

Étape 7: Réaliser une hygiène des mains avec une solution hydro-
alcoolique

Enfiler des gants stériles avec l’aide d’un assistant


Cette annexe explique comment enfiler des gants stériles en présence d'un assistant. Cette
technique peut être nécessaire lorsque l'espace est limité, qu'il n'y a pas de plan de travail désinfecté
ou lorsque le soignant a déjà effectué un lavage chirurgical des mains et ne doit pas contaminer ses
mains avec l'emballage extérieur des gants stériles.

Les indications pour savoir quand et pourquoi utiliser des gants stériles restent les mêmes que celles
expliquées dans l'annexe B

Il est important de rappeler que le port de gants ne remplace pas l'hygiène des mains.
L'hygiène des mains doit être pratiquée avant et après l’utilisation de gants et lorsqu'il
y a une indication d'hygiène des mains (par exemple, entre deux procédures, même si
elles concernent le même patient). L'hygiène des mains peut être effectuée à l'aide
d'une solution hydro-alcoolique ou avec de l’eau et du savon si les mains sont
visiblement souillées.

Méthode 1:
Méthode à utiliser quand un plan de travail désinfecté est disponible mais que le soignant a déjà
réalisé une hygiène des mains qui l’empêche de toucher l’emballage extérieur des gants stériles.

Étape 1: L’assistant réalise une hygiène des mains avec une solution
hydro-alcoolique ou avec de l'eau et du savon si elles sont visiblement
souillées.

Étape 2: L'assistant vérifie l'intégrité et la date de péremption du


paquet. Il/elle ouvre le premier emballage non stérile en décollant
complètement la thermo-soudure pour exposer l'emballage stérile.
Il/elle prend soin de ne pas toucher la partie stérile de l’emballage
(l’intérieur).

Technique aseptique. Utilisation de gants stériles_v1.0-2020


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Étape 3: L'assistant dépose l'emballage ouvert sur un plan de travail


désinfecté et permet au soignant d’enfiler les gants stériles comme
expliqué dans les étapes 4 à 15 ci-dessus

Méthode 2:
Quand un plan de travail désinfecté n'est pas disponible.

Étape 1: L’assistant réalise une hygiène des mains avec une solution
hydro-alcoolique ou avec de l'eau et du savon si elles sont visiblement
souillées.

Étapes 2-3: L'assistant vérifie l'intégrité et la date de péremption du


paquet. Il/elle ouvre le premier emballage non stérile en décollant
complètement de la thermo-soudure pour exposer l'emballage stérile.
Il/elle prend soin de ne pas toucher la partie stérile de l’emballage
(l’intérieur).
L'assistant présente l'emballage ouvert au soignant qui saisit
l'emballage intérieur avec sa main dominante.

Étape 4: Le soignant dépose l'emballage dans la paume de sa main


non dominante et l'ouvre/le déplie comme on ouvre un livre

Étape 5: De la main dominante, le soignant saisit les deux gants par


leurs manchettes en prenant soins de ne toucher que la partie
intérieure. Le soignant s’assure de saisir les gants de façon à ce qu’ils
se retrouvent face à face (paume contre paume). Enfin le soignant
jette l’emballage intérieur.

Étape 6: La main non dominante du soignant doit tenir les bords


repliés des manchettes des deux gants. Le soignant glisse sa main
dominante dans le premier gant, en faisant particulièrement attention
à ne pas contaminer l'extérieur des gants. A cette étape, ne pas tenter
de déplier la manchette du gant enfilé

Technique aseptique. Utilisation de gants stériles_v1.0-2020


Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF

Étape 7: Glisser les doigts de la main gantée dans le pli de manchette


de l’autre gant. Toujours sans contact entre la partie extérieure des
gants et la partie intérieure. (Tout contact constitue une erreur
d’asepsie et nécessite le changement de gants)

Étapes 8-9: En un seul geste, enfiler le deuxième gant sur la main non
gantée. Ce geste doit permettre de déplier la manchette et de
remonter le gant sur le poignet de la main non dominante.

Étape 10: Si nécessaire, après avoir enfilé les deux gants, adapter les
doigts et les espaces interdigitaux jusqu'à ce que les gants soient bien
ajustés

Étapes 11-12: Déplier la manchette de la première main gantée en


glissant doucement les doigts de l'autre main à l'intérieur du pli, en
veillant à éviter tout contact avec une surface autre que la surface
extérieure du gant (Tout contact constitue une erreur d’asepsie et
nécessite le changement de gants).

Étape 13: Les mains sont gantées et ne doivent toucher que des
dispositifs stériles ou des parties du corps du patient préalablement
désinfectées (sites-clés).

Pour plus d'informations sur l'hygiène des mains et l'utilisation des gants, se référer au document IPC
intersection MSF - Pilier 1 : Hygiène des mains.

Technique aseptique. Utilisation de gants stériles_v1.0-2020


Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF

Liste de références:
Zerah, A. F. (2015). Comment enfiler des gants chirurgicaux stériles. Retrieved October 15, 2019, from
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http://www.who.int/gpsc/5may/Glove_Use_Information_Leaflet.pdf

Images reprinted with permission from WHO Guidelines on Hand Hygiene in Health Care: a Summary. World
Health Organization (WHO). Part 2: Consensus Recommendations, pages 22-23. Copyright 2009

Technique aseptique. Utilisation de gants stériles_v1.0-2020


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Annexe C: Comment identifier les composants-clés et sites-clés et ouvrir les dispositifs médicaux en utilisant une
technique sans contact
Le principe de la technique sans contact est de protéger les composants-clés et les sites-clés de la contamination. Pour ce faire, les composants et les sites-
clés ne doivent pas être touchés avant ou pendant une procédure de soins mais aussi après avoir été désinfectés. Une contamination accidentelle par les
mains du soignant, ou par un autre objet ou surface contaminé, peut se produire pendant l'ouverture et la préparation des dispositifs médicaux. Ci-dessous,
des conseils à ne pas oublier lors de l’ouverture de dispositifs médicaux stériles en utilisant une technique sans contact.
Identifier les composants-clés et le(s) site(s)- Les composants-clés sont les parties stériles des dispositifs conçues pour avoir un contact direct avec un
clé(s) site-clé, des solutés de perfusion ou un autre composant-clé. Ne pas oublier qu'un site-clé comprend toute
rupture de la barrière cutanée du patient.
Si le soignant procède à une injection intramusculaire, le site-clé est le point d'insertion de l’aiguille dans la
peau et le composant-clé est l'aiguille qui pénètre dans la peau. Pour éviter toute contamination, l'aiguille
doit rester stérile, ainsi que tout ce qui entre en contact avec elle. Dans ce cas, il s’agit de l'intérieur de la
seringue et du médicament injecté. Par conséquent, l'embout de la seringue (connecteur) et le bouchon du
flacon de médicament deviennent également des composants-clés.
Si le soignant change un pansement, le site-clé est la plaie et le composant-clé est la compresse qui nettoie
la plaie. Pour éviter toute contamination, le côté de la compresse stérile qui touchera la plaie doit rester
stérile, comme tout ce qui entre en contact avec elle. Il s’agit, dans ce cas, de la solution antiseptique, etc.

Toujours ouvrir l'emballage par le site Les dispositifs emballés sont scellés et
désigné conçus pour être ouverts d'un seul geste.
Les parties en papier et en plastique de
l'emballage se décollent et peuvent être
facilement séparées.

Technique aseptique : comment ouvrir un emballage en utilisant une technique sans contact_v1.0-2020
Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF

Ouvrir l'emballage par l’angle d'ouverture

L'ouverture par l'angle du site désigné permet d'éviter la contamination accidentelle par contact avec les
mains
ATTENTION : NE JAMAIS percer l'emballage avec le dispositif qu’il contient. Partager largement cette
recommandation qui est une mauvaise pratique !

Tout au long de la préparation, garder le Les emballages stériles récemment ouverts et les capuchons stériles
matériel protégé jusqu'au moment de son sont des micros champs stériles critiques. Les micros champs stériles
utilisation critiques protègent les composants-clés contre la contamination.

Laisser les dispositifs médicaux à l'air libre augmente la probabilité


qu'il soit contaminé par un objet/surface ou par l'environnement

Technique aseptique : comment ouvrir un emballage en utilisant une technique sans contact_v1.0-2020
Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF

Tout au long de la préparation, les


composants-clés ne doivent entrer en
contact qu'avec d'autres composants-clés

Si une procédure nécessitant une technique Ouvrir le champ stérile critique conformément à l'annexe D.
aseptique à haut risque est pratiquée,
utiliser un champ stérile et déposer
soigneusement les dispositifs médicaux sur
le champ stérile critique.

Laisser tomber doucement les dipositifs médicaux sur le champ stérile d'une hauteur d'environ 20 cm au-
dessus du champ stérile critique. Veiller à ne pas contaminer le champ stérile avec les mains, l'emballage
des dispositifs ou une autre partie du corps.

Technique aseptique : comment ouvrir un emballage en utilisant une technique sans contact_v1.0-2020
Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF

Ci-dessous, le soignant prépare une aiguille et une seringue pour préparer une injection en suivant les étapes mentionnées ci-dessus.

Petite astuce : Lors de la connection ou de la déconnection d’une aiguille, le fait de la tourner permettra au soignant de visser ou de dévisser l'aiguille,
tandis que le fait de tirer sur le haut du capuchon enlèvera le capuchon en plastique.

Technique aseptique : comment ouvrir un emballage en utilisant une technique sans contact_v1.0-2020
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Annexe D: Comment ouvrir un champ stérile et déposer le matériel de soin

Les champs stériles sont nécessaires pour effectuer de nombreuses procédures de soins infirmiers.
Les espaces stériles (champs stériles critiques) sont créés pour empêcher le transfert de micro-
organismes de l'environnement vers le patient et ainsi prévenir les infections.
Les champs aseptiques critiques sont nécessaires lorsque les composants-clés et/ou les sites-clés
sont de surface importante et/ou s’ils sont nombreux, lorsque la procédure est longue et comporte
de nombreuses étapes. Les champs aseptiques critiques peuvent être créés à l'aide de champs
stériles.

Création d’un champ aseptique critique


Action Remarques
1. Nettoyer/désinfecter la surface Le plan de travail désinfecté choisie doit être d’une surface et
choisie et la laisser sécher d’une hauteur suffisante : au niveau de la taille.
2. Rassembler tout le matériel et Un champ stérile ne doit pas être laissé sans surveillance car
le placer sur le pourtour de la l'asepsie ne peut être garantie en l'absence du soignant.
surface choisie ou sur la
tablette inférieure d'un chariot
de soin
3. Réaliser une L'hygiène des mains doit être effectuée de préférence par
hygiène des friction avec une solution hydro-alcoolique OU à l'eau et au
mains savon si elles sont visiblement souillées.
4. Vérifier la stérilité du champ en
inspectant l'emballage et en
contrôlant le ruban indicateur.
S'il y a un double emballage
autour du champ, enlever
l’emballage extérieur et le jeter
dans une poubelle appropriée
ou le mettre de côté s’il s’agit
d’un emballage en tissu
réutilisable (stérilisable)

5. Placer l'emballage stérile sur le La surface désignée doit être désinfectée et sèche. Cette
plan de travail désinfecté surface est à présent un plan de travail désinfecté.
Ce plan de travail désinfecté doit être au niveau de la taille.
Tout ce qui se trouve en dessous du niveau de la taille doit

Technique aseptique. Comment ouvrir un champ stérile_v1.0-2020


Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF

être considéré comme contaminé (y compris tout ce qui se


trouve sur la tablette inférieure du chariot). Les surfaces
extérieures des emballages stériles sont donc considérées
comme « contaminées »
6. Disposer l'emballage de
manière à ce que le premier
angle qui soit déplié soit
déposé le plus loin possible.
Faire de même avec les deux
angles suivants.

Technique aseptique. Comment ouvrir un champ stérile_v1.0-2020


Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF

7. Tirer le denier angle vers soi. Le Pour éviter toute


champ devrait maintenant être contamination, uniquement
complètement ouvert et le matériel stérile doit être
constitue désormais un champ en contact avec le champ
stérile critique stérile critique. Si un
dispositif médical ou tout
autre matériel non stérile
entre en contact avec le
champ stérile critique, un
nouveau champ stérile doit
être ouvert.

L'image ci-dessus est un exemple de champ stérile critique. Les


« X » indiquent les limites
extérieures du champ
stérile critique. Un
dispositif médical non
stérile peut être placé au
niveau des « X » (par
exemple : un flacon
d’antiseptique après avoir
été versé dans une cupule).
L'image de droite est
également un exemple de
champ stérile critique.
L'étagère supérieure est au niveau de la taille, a été
nettoyée/désinfectée et recouverte d'un champ stérile. Le
matériel stérile peut maintenant être déposé sur le champ.
L'étagère inférieure contient le matériel dans son emballage
(comme décrit à l'étape 2).

Déposer un dispositif médical stérile sur un champ stérile critique


Action Remarques
1. Ouvrir l'emballage à environ 20 cm au-dessus Si un article tombe en dehors du champ stérile
du champ stérile critique. Retourner critique, il est contaminé et ne doit pas être placé
l'emballage et laissez l'équipement tomber dans le champ stérile critique.
doucement au centre du champ stérile
ATTENTION : NE PAS pousser le dispositif
critique

Technique aseptique. Comment ouvrir un champ stérile_v1.0-2020


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stérile à travers l'emballage et s'assurer


qu'aucune partie de l’emballage ne rentre en
contact avec le champ stérile. Les dispositifs
médicaux déposés sont des composants-clés et
doivent rester stériles.

2. Si une solution antiseptique (ou autre) est S’assurer qu'il n'y a pas d'éclaboussures. Si des
nécessaire pour réaliser la procédure, éclaboussures sont constatées, le champ stérile
vérifier la solution et la date de péremption. est considéré comme contaminé.
La solution doit être stérile. Assurez-vous
qu'un récipient stérile, tel qu'une cupule, est
placée sur le champ stérile critique. Ouvrir le
bouchon, tenir le flacon à environ 5 cm au-
dessus du récipient et verser la solution.
Placer le flacon à l'extérieur du champ
stérile critique ou le jeter dans la poubelle
appropriée s’il est vide.

Liste des références


Alberta Health Services. (2019). SURGICAL ASEPTIC TECHNIQUE AND STERILE FIELD Guideline for asepsis for
invasive surgical procedures conducted in Community-based Health Care Settings SURGICAL ASEPTIC

Technique aseptique. Comment ouvrir un champ stérile_v1.0-2020


Manuel de protocoles de soins infirmiers MSF

TECHNIQUE AND STERILE FIELD. Retrieved from http://www.albertahealthservices.ca/assets/wf/eph/wf-eh-


surgical-aseptic-technique-sterile-field.pdf
BC Campus. (n.d.). Chapter 1: Infection Control: Sterile Procedures and Sterile Attire. Retrieved August 30,
2019, from https://opentextbc.ca/clinicalskills/chapter/sterile-gloving/

Technique aseptique. Comment ouvrir un champ stérile_v1.0-2020


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Annexe E: Comment désinfecter un point d'accès intraveineux (connecteur)


L'objectif d'une désinfection efficace d'un point d'accès intraveineux (robinet à trois voies, connecteur sans aiguille, port IV) est de réduire le risque de
contamination du patient par des micro-organismes pathogènes présents à la surface d’un point d'accès. En réduisant la quantité de microorganismes, le risque
d'infection est considérablement réduit.
Se référer au tableau des antiseptiques dans la boîte à outils PCI (Prévention et Contrôle des Infections) intersection pour le choix approprié de l'antiseptique.

Si le point d’accès est un bouchon (port direct ou robinet à 3 voies)


Actions Remarques
1. Ouvrir complètement la lingette ou la compresse stérile
imprégnée d'antiseptique pour créer une grande surface
L'ouverture complète de la lingette permet d'utiliser une
plus grande surface.

Si un paquet de compresses imprégnées est utilisé, verser


l'antiseptique dans une cupule stérile et déposer les compresses
stériles avec précaution dans l'antiseptique

2. Placer la lingette/la compresse sur la main dominante. La


face exposée de la compresse ne doit jamais entrer en

Technique aseptique : Nettoyer/désinfecter un accès intraveineux_v1.0-2020


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contact avec la main du soignant

3. A l'aide de la lingette/compresse, frictionner le bouchon S’il s’agit d’un robinet trois voies, le prolongateur doit également être désinfecté.
pendant 15 à 30 secondes. Utiliser différentes parties de la
Laisser sécher complètement avant de l'utiliser. Il est important de respecter le temps de
lingette/compresse pour s’assurer que les micro-
contact de l'antiseptique. Ne pas oublier qu'une surface n'est pas désinfectée tant qu'elle
organismes sont éliminés. Laisser sécher.
n'est pas sèche.
Ne pas laisser le bouchon entrer en contact avec la peau du patient ou toute autre surface
pendant le séchage ou juste avant son utilisation. Si cela se produit, le connecteur est
considéré comme contaminé et la désinfection devra être refaite.
4. Retirer le bouchon à l'aide de la lingette/compresse et le Le bouchon et la compresse doivent être placés sur une
protéger de la contamination. Le bouchon peut être surface plane et désinfectée (un plan de travail
conservé au centre de la lingette/compresse pendant une désinfecté) côté connecteur tourné vers le haut. Si le
autre manipulation afin de le préserver d’une éventuelle soignant le touche à main-nue, il sera contaminé et
contamination devra être remplacé par un nouveau bouchon stérile.
Si le soignant installe une ligne veineuse purgée et
n'utilise plus le bouchon, celui-ci doit être jeté. Si
nécessaire, un nouveau bouchon stérile doit être
appliqué une fois la perfusion terminée.

5. Si nécessaire, reconnecter le bouchon sec sur le ATTENTION : Si le bouchon a été contaminé au cours de la procédure (exemples ci-
connecteur de la ligne veineuse dessous), il devra être remplacé par un nouveau bouchon stérile.

Technique aseptique : Nettoyer/désinfecter un accès intraveineux_v1.0-2020


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ATTENTION : Si l'intérieur du robinet 3 voies est ouvert et est visiblement souillé de sang, il doit être remplacé par un nouveau robinet stérile. La
lingette ou la compresse ne doivent jamais être insérées à l'intérieur du robinet. Le sang séché à l'intérieur du robinet augmente le risque d'infections
liées au cathéter.
En outre, le robinet à trois voies doit être changé immédiatement après l'utilisation de Propofol, ou dans les 12 heures en cas de perfusion continue. L'utilisation
du Propofol par un robinet trois voies est associée à une augmentation des infections liées aux cathéters.
Les robinets 3 voies ne doivent PAS être utilisés pour les transfusions sanguines.
(3M Critical & Chronic Care Solutions Division, 2018)(Hadaway, 2018)(Holroyd et al., 2014)(Loftus et al., 2012)(Royal College of Nursing, 2016)(The Association for Safe Aseptic
Practice, 2015)

Si le point d’accès est un connecteur sans aiguille


Actions Remarques
1. Ouvrir complètement la lingette ou la compresse stérile
imprégnée d'antiseptique pour créer une grande surface

Technique aseptique : Nettoyer/désinfecter un accès intraveineux_v1.0-2020


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2. Placer la lingette/la compresse sur la main dominante. La
face exposée de la compresse ne doit jamais entrer en
contact avec la main du soignant

3. Placer l’extrémité du connecteur au centre de la lingette

4. Frictionner pendant 15 à 30 secondes. Utiliser différentes


parties de la lingette/compresse pour s’assurer que les
micro-organismes ont été éliminés. Ne pas oublier les
abords de la valve

Technique aseptique : Nettoyer/désinfecter un accès intraveineux_v1.0-2020


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Si le connecteur sans aiguille se trouve sur un prolongateur, il doit également être


désinfecté en s’éloignant du connecteur.

5. Laisser sécher complètement avant utilisation

Technique aseptique : Nettoyer/désinfecter un accès intraveineux_v1.0-2020


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Il est important de respecter le temps de contact de l'antiseptique. Ne pas oublier qu'une
surface n'est pas désinfectée tant qu'elle n'est pas sèche.
Ne pas laisser le connecteur entrer en contact avec la peau du patient ou toute autre
surface pendant le séchage ou juste avant son utilisation. Si cela se produit, le connecteur
est considéré comme contaminé et la désinfection devra être refaite.
Petite astuce : Si disponible, un connecteur sans aiguille peut être adapté sur un cathéter ou un robinet 3 voies pour éviter la contamination du cathéter. Ne pas
oublier de le purger avec du chlorure de sodium à 0,9 % avant connexion.

Si le point d’accès est une ligne de perfusion équipée d’un site d’injection
Actions Remarques
1. Ouvrir complètement la lingette ou la compresse stérile
imprégnée d'antiseptique pour créer une grande surface
L'ouverture complète de la lingette permet d'utiliser une
plus grande surface.

Si un paquet de compresses imprégnées est utilisé, verser


l'antiseptique dans une cupule stérile et déposer les compresses
stérile avec précaution dans l'antiseptique
2. Placer la lingette/la compresse sur la main dominante. La

Technique aseptique : Nettoyer/désinfecter un accès intraveineux_v1.0-2020


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face explosée de la compresse ne doit jamais entrer en
contact avec la main du soignant

3. Placer le site d’injection au centre de la compresse


imprégnée

4. Frictionner pendant 15 à 30 secondes. Utiliser différentes


parties de la lingette/compresse pour s’assurer que les
micro-organismes ont été éliminés. Ne pas oublier les
abords du site d’injection ainsi que les parties proximales
de la tubulure

5. Laisser sécher complètement avant utilisation Il est important de respecter le temps de contact de l'antiseptique. Ne pas oublier qu'une
surface n'est pas désinfectée tant qu'elle n'est pas sèche.
Ne pas laisser le site d’injection entrer en contact avec la peau du patient ou toute autre
surface pendant le séchage ou juste avant son utilisation. Si cela se produit, le site
d’injection est considéré comme contaminé et la désinfection devra être refaite.

Liste de Références
3M Critical & Chronic Care Solutions Division. (2018). The dirty truth about IV access points.
Hadaway, L. (2018). Stopcocks for Infusion Therapy: Evidence and Experience. Journal of Infusion Nursing, 41(1), 24–34.
https://doi.org/10.1097/NAN.0000000000000258

Technique aseptique : Nettoyer/désinfecter un accès intraveineux_v1.0-2020


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Holroyd, J. L., Paulus, D. A., Rand, K. H., Enneking, F. K., Morey, T. E., & Rice, M. J. (2014). Universal Intravenous Access Cleaning Device Fails to Sterilize Stopcocks.
International Anesthesia Research Society, 118(2), 333–343. https://doi.org/10.1213/ANE.0000000000000059
Loftus, R. W., Patel, H. M., Huysman, B. C., Kispert, D. P., Koff, M. D., Gallagher, J. D., … Brown, J. R. (2012). Prevention of Intravenous Bacterial Injection from
Health Care Provider Hands: The Importance of Catheter Design and Handling. International Anesthesia Research Society, 115(5), 1109–1119.
https://doi.org/10.1213/ANE.0b013e31826a1016
Royal College of Nursing. (2016). Standards for infusion therapy. Royal College of Nursing.
The Association for Safe Aseptic Practice. (2015). Aseptic Non Touch Technique: The ANTT Clinical Practice Framework (Vol. 4.0).

Photos for 3-way stopcock and infusion line bung/hub taken by BIV & MC. Photos for needleless injection port from (The Association for Safe Aseptic Practice, 2015)

Technique aseptique : Nettoyer/désinfecter un accès intraveineux_v1.0-2020


Antiseptiques - Indications pour l’utilisation sur les patients
Catégorie Indication Choix Antisepsie* Remarques Références
Hygiène des mains Choix 1: Solution Hydroalcoolique (SHA) Le SHA est la méthode préférée si les mains ne sont 1

Solution ou Gel avec minimum 80% d’Ethanol ou/ 75% d’isopropanol pas visiblement sales ou contaminées avec des
Hygiène des Choix 2: Savon et Eau liquides biologiques.
mains Préparation Choix 1: Povidone iodée scrub (4%, 7.5%) Si la qualité de l’eau n’est pas assurée et les mains non 12 3
’’
Chirurgicale des Choix 2: Solution Hydroalcoolique (SHA) contaminées par des liquides biologiques, alors le SHA
mains est recommandé.
Préparation Vaccinations Savon et Eau La désinfection n’induit pas de différence sur 5

de la peau Intradermique l’incidence des complications bactériennes sur les


Sous-cutanée injections intradermiques et sous-cutanées
L’Alcool peut affecter la qualité du vaccin
Préparation IV, IM (Vaccination Choix 1: Chlorhexidine 2%, 70% Isopropyl Alcoolique Lingette Antiseptique versus savon : Il y a insuffisamment 4 5 6 7 8
‘ ’ ’ ’
de la peau exclue) Choix 2: Chlorhexidine 2%, 70% Isopropyl Solution Alcoolique d’évidence sur le besoin de désinfecter la peau avant
(Néonatologie Prélèvement Choix 3: Povidone iodée solution 10% une injection intramusculaire
exclue) Capillaires Pour raison de contamination préférer les lingettes.
Préparation du site Choix 1: Chlorhexidine 2%, 70% Isopropyl Solution Alcoolique La solution antiseptique alcoholique est préférée pour 9 10

Chirurgical ** Choix 2: Povidone iodée solution 10% la préparation du site chirurgical sur peau intact.
IV, IM (Vaccination Chlorhexidine digluconate 2%, solution aqueuse La peau du nouveau-né est très différente. Ce choix 11 12 13
' ’
exclue) inclus aussi les bébés prématurés aussi.

Prélèvements Choix 1: Chlorhexidine digluconate 2%, solution aqueuse 14‘ 7’ 8


Préparation capillaires Choix 2: Eau
de la peau
Site Chirurgical Povidone iodée solution 10% La peau des nouveau-nés est très différente. Ce choix 15 16
Néonatologie ‘
inclus les bébés prématurés aussi.
Soins du cordon Choix 1: Chlorhexidine digluconate 7.1%, gel, sachet Sachet est préféré au tube multidose par rapport aux 17

ombilical Choix 2: Chlorhexidine digluconate 7.1%, gel, tube risque de contamination croisée.
Choix 3: Polyvidone iodée solution 10%
Insertion de Nettoyage Génital Nettoyage : Eau isotonique Stérile (Chlorure de Sodium /NaCl 0.9%) Utilisation d’antiseptiques versus eau isotonique 18 19 20 21
‘ ’ ’
cathéter Désinfection : Polyvidone iodée solution 10% stérile pour la cathétérisassions urinaire est une
urinaire question non résolue.

*If skin is visibly dirty, cleaning with soap and water before disinfecting is recommended.
** Including Genital disinfection (before delivery, episiotomy, MVA, suture)
List of Products
Code Label (English) Code Label (English)
DEXTALCO1G- SOLUTION HYDROALCOOLIQUE, gel, 100ml, bout. DEXTCHLH2AS CHLORHEXIDINE digluconate 2%, solution aqueuse, 100ml, bout.
DEXTALCO3G- SOLUTION HYDROALCOOLIQUE, gel, 30-50ml, bout. DEXTCHLH7G2 CHLORHEXIDINE digluconate 7.1%, gel, 20g tube
DEXTALCO5S- SOLUTION HYDROALCOOLIQUE, solution/gel, 500ml, bout. DEXTCHLH7G3 CHLORHEXIDINE digluconate 7.1%, gel, 3g sachet/tube
DEXTIODP1S2 POLYVIDONE IODEE, 10%, solution, 200ml, verseur. DEXTCHLHA2S2C CHLORHEXIDINE 2%, 70% isopropyl alcool, col.sol.,250ml, bout.
DEXTIODPS4- POLYVIDONE IODEE, scrub chirurgical, 4%, 125ml, bout. DEXTCHLHA2W CHLORHEXIDINE 2%, 70% isopropyl alcool, TAMPON/LINGETTE
DEXTIODPS75 POLYVIDONE IODEE, scrub chirurgical, 7.5%, 500ml, bout. SSCOSODC9B5 Chlorure SODIUM, 0.9%, 500ml, plast. bout. Irrigation, stérile
DINJSODC9A5D Chlorure de SODIUM 0,9%, 5ml, amp plastique DINJSODC9AP1 SODIUM Chloride 0,9%, 10ml, amp plastique

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World Health Organization (2021). Key Facts on Surgical Site Skin Preparation. World Health Organization (WHO)
17
Medecins Sans Frontiers OCB & OCG (2018). Neonatal care: Clinical & Therapeutic Guidelines. Medecins Sans Frontiers (MSF) OCB & OCG.
18
Guidelines for the Prevention of Catheter associated Urinary Tract Infection. Health Protection Surveillance Centre.
19
World Health Organization (2018). Prevention of Catheter-Associated Urinary Tract Infection (CAUTI). World Health Organization.
20
National Institute for Health and Care Excellence (2018). IPC; Quality Statement 4. National Institute for Health and Care Excellence (NICE).
21
Royal College of Nursing. (2019). Catheter care: RCN guidance for health care professionals.
Chapitre 6
Communication
3.2.2 Algorithme : Transmission « SAED »

• Qui est le patient ?


• Identité : Prénom, nom, âge...
• Diagnostic d'entrée

S • Ex : Jenny, une fille de 2 ans, admise pour paludisme sévère


et convulsions
Situation

• Quelle est l'histoire du patient jusqu'à maintenant ? :

• Le patient a été admis: date et motif(s) d’admission


• Ses antécédents médicaux sont : …
A • Les examens réalisés sont : ... et les résultats sont : ...
Antécédents • Les traitements en cours sont : …

• Comment j'évalue la situation maintenant :

• Ex : elle continue à convulser sous traitement


E
Évaluation

• Quelles sont les demandes au collègue à qui je fais la


passation : (Surveillances et actions)

D • Ex : Réévaluer la situation toutes les 15 minutes, vérifier la


glycémie toutes les 2h et le prochain traitement est dans 2h
Demande
Chapitre 7
Thérapie
respiratoire
Manuel des protocoles en soins infirmiers MSF
SOP* - Administrer plus de 10L/min d'oxygène.
Comment connecter et/ou utiliser deux concentrateurs d'oxygène
Pour plus d'informations, consulter l e protocole d’Oxygénothérapie et humidification de
l'oxygène, le SOP* « Oxygénothérapie par un(e) infirmier(e) » et le SOP* Annexe 4 :
Oxygénothérapie et humidification MSL** ».
 Dans la plupart des contextes MSF, le débit d'oxygène délivré par un concentrateur d'oxygène est de 10L/min.
10L/min peuvent être insuffisants pour répondre à la demande en oxygène chez certains patients (dans ce cas le
patient reste hypoxique) ET/OU le remplissage du sac réservoir du masque à haute concentration (NRM : non
rebreather mask) n’est pas assuré.
Si le sac-réservoir du masque à haute concentration ne reste pas au ⅔ plein pendant l'inspiration, il peut
être en partie rempli du CO₂ expiré par le patient. La respiration de son propre CO₂ peut altérer l'état de
conscience (hypercapnie) et aggraver la détresse respiratoire du patient.
 En l'absence d'une source d'oxygène proposant un débit plus important, deux concentrateurs d'oxygène peuvent
être connectés et/ou utilisés ensemble pour administrer jusqu'à 20L/min d'oxygène.
Ne jamais déconnecter le patient d’une source d'oxygène existante avant que la nouvelle installation ne
soit prête.
Préparation
1. Rassembler le matériel nécessaire:
‐ Masque à haute concentration (NRM)
‐ 2 concentrateurs d'oxygène de 10 L (chacun équipé d’un humidificateur)
‐ Raccord en Y
‐ Tubulure en silicone (à remplacer par la tubulure à oxygène fournie avec le masque facial simple si
nécessaire)
‐ Serre-câbles (type COLSON) (peuvent être nécessaires pour fixer la tubulure)
2. Remplir les humidificateurs avec de l'eau et les connecter aux concentrateurs d'oxygène.
‐ Consulter le protocole Oxygénothérapie et humidification de l'oxygène pour plus d’informations sur les
caractéristiques de l’eau à utiliser
3. Allumer les concentrateurs d'oxygène pour s’assurer que la concentration maximale d'oxygène est
disponible pour le patient.
Procédure avec un raccord en Y
4. Connecter les humidificateurs au raccord en Y avec la tubulure en silicone.
a. Si nécessaire, fixer la tubulure à l'aide des serre-câbles/attaches COLSON
b. Si une tubulure en silicone n'est pas disponible, utiliser la tubulure à oxygène fourni avec le masque facial
simple.
5. Régler le débit d'oxygène de chaque concentrateur sur 10 L/min.

Administrer plus de 10L/min d'oxygène. Comment connecter et / ou utiliser deux concentrateurs d'oxygène SOP_v1.0-2020
Manuel des protocoles en soins infirmiers MSF
6. Connecter le raccord en Y au masque à haute concentration du patient.

7. Vérifier à nouveau les connexions pour s’assurer qu'elles sont sécurisées et qu'il n’y a aucune fuite
d’oxygène aux points de connexion.
Procédure sans raccord en Y
8. Si aucun raccord en Y n’est diponible, il est possible de combiner l’utilisation de lunettes à oxygène à
10 L/min avec un masque à haute concentration à 10 L/min

9. Connecter les lunettes à oxygène à l'humidificateur d’un concentrateur et le masque à haute


concentration au deuxième humidificateur.
10. Allumer les concentrateurs. Regler le débit d'oxygène de chaque concentrateur sur 10 L/min.
11. Placer les lunettes à oxygène sur le patient, puis le masque à haute concentration par-dessus les
lunettes.
- Veiller à ce que le masque à haute concentration n'appuie pas sur les lunettes à oxygène, ce qui pourrait
provoquer des escarres.
Surveillance
12. Réévaluer et noter l'état respiratoire du patient : ses signes vitaux et sa saturation en oxygène.
13. Informer le médecin traitant de l'état du patient et d’une éventuelle augmentation de ses besoins en
oxygène.
14. Assurer l'entretien des concentrateurs d'oxygène conformément au protocle de soins infirmiers/au
document IPC et à la gestion biomédicale.

Matériel supplémentaire nécessaire :


Connecteur en Y (SCTDCONN4S) NE PAS JETER. Ce dispositif est réutilisable et doit être stérilisé. Pour
connaître la solution et la technique appropriées pour nettoyer/désinfecter

Administrer plus de 10L/min d'oxygène. Comment connecter et / ou utiliser deux concentrateurs d'oxygène SOP_v1.0-2020
Manuel des protocoles en soins infirmiers MSF
les surfaces et les dispositifs médicaux réutilisables, se référer au document
intersection « IPC-Pilier 2 : Décontamination de l'environnement ».
ANGLAIS = cable EEMDCONC611 Si les attaches COLSON ne sont pas disponible
tie sur le projet, le ruban adhésif (SPARADRAP)
FRANÇAIS = peut se révéler être une bonne alternative
ATTACHES
CEPENDANT, il peut laisser des résidus sur le
COLSON
connecteur en Y, ce qui rend le retraitement
de ce dispositif plus difficile, c'est donc un second choix.
Tubulure en (SCTDTUBE052) Si ce dispositif n'est pas disponible, utiliser la tubulure à oxygène fournie
silicone avec le masque facial simple.
* SOP : Standard Operating Procedure = Procédure Opératoire Normalisée (PON)
**MSL : Medical Standard List = LMS : Liste Médicale Standard

Administrer plus de 10L/min d'oxygène. Comment connecter et / ou utiliser deux concentrateurs d'oxygène SOP_v1.0-2020
Chapitre 9
Nutrition et
hydratation
SOP – Sonde Naso-Gastrique : Insertion
Se référer à la procédure complète Sondes Naso-Gastriques- Insertion, Maintenance et ablation
des sondes Naso-Gastriques (SNG) – pour une information détaillée de chaque étape (bibliothèque
des ressources en soins infirmiers).
Préparation

1. Effectuer l’hygiène des mains.

2. Confirmer l’identité du patient.


3. Expliquer toute la procédure au patient ou à l’accompagnant dans la langue qu’il préfère, y compris les
risques, les avantages et la raison de la pose d’une Sonde Naso Gastrique (SNG). S’accorder avec le
patient sur un signal d’arrêt qu’il peut utiliser pour signaler qu’il souhaite arrêter la procédure.
Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et lui demander son consentement oral.
4. S’assurer que le patient n’ait aucune allergie connue (sparadrap, latex,...).

5. Assurer l’intimité du patient.


6. Examiner le nez du patient pour s’assurer qu’il n’y ait pas de malformation ou d’obstruction.
Examiner la joue du patient pour vérifier que la peau est intacte, propre et sèche.
7. Demander au patient de renifler par une narine et puis l’autre ou de se moucher le nez.
(si nécessaire, nettoyer/aspirer les narines vous-même avant de commencer la procédure)
8. Effectuer l’hygiène des mains.

9. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot de soin et le haricot et laisser sécher.


10. Rassembler et préparer sur le plateau/chariot une fois sec le matériel suivant :
a. Sonde naso-gastrique
b. Seringue
i. 10 ml pour les nouveau-nés et enfants
ii. 60 ml pour les autres patients
c. Pansement de protection de la peau (pour les nouveau-nés/patients malnutris/peaux sensibles)
d. Sparadrap
e. Verre d’eau potable avec paille (si le patient est capable de déglutir et autorisé à boire)
f. Bandelette de pH (graduations 0.5)
g. Ciseaux (pour couper le sparadrap)
h. Abaisse langue
i. Lampe stylo
j. Haricot
k. Solution orale sucrée (pour les nourrissons <6 mois)
l. Gants non-stériles
m. Tablier (selon le risque d’exposition)
n. Solution Hydro-alcoolique
o. Poubelle(s)
p. Drap ou serviette pour immobiliser (nouveau-nés et petits enfants uniquement)
q. Détergent/désinfectant pour surfaces
Procédure

11. Effectuer l’hygiène des mains et mettre des gants non-stériles.


12. Insertion de la sonde naso-gastrique :
Mesure approximative de la longueur de la sonde à insérer :
Adultes :
• Placer le bout de la sonde au niveau de nez du patient, passer
ensuite par le lobe de son oreille et descendre vers le xiphoïde.
Mettre une marque sur la sonde au niveau de la pointe du
xiphoïde.

Nouveau-nés et enfants :
• Placer le bout de la sonde au niveau du pont nasal, passer ensuite vers
le lobe de l’oreille et descendre jusqu’au point à mi-chemin entre
l’appendice xiphoïde et le nombril. Mettre une marque sur la sonde au
niveau de ce point.

Insertion d’une sonde Oro-gastrique :


Mesure approximative de la longueur de la sonde à insérer :
Adultes :
• Placer le bout de la sonde au coin de la bouche du patient, passer
ensuite par le lobe de l’oreille et descendre vers l’appendice xiphoïde.
Mettre une marque sur la sonde à ce niveau.

Nouveau-nés et enfants :
• Placer le bout de la sonde au coin de la bouche, passer ensuite par le
lobe de l’oreille et descendre jusqu’au point à mi-chemin entre
l’appendice xiphoïde et le nombril. Mettre une marque sur la sonde au
niveau de ce point.
13. Pour les nourrissons de <6mois, envisager de donner une solution orale sucrée analgésique 2-3
minutes avant la procédure.
14. Installer le patient dans la bonne position.
15. Effectuer l’hygiène des mains et mettre des gants non-stériles et autres Equipement de Protection
Individuelle (EPI) selon le risque d’exposition.
16. Lubrifier l’extrémité distale de la sonde en la trempant dans de l’eau potable.
17. Effectuer un soin de bouche ou proposer un verre d’eau potable au patient s’il est capable/autorisé à
boire.
18. Insertion de la sonde naso-gastrique : insérer calmement et doucement l’extrémité distale de la
sonde dans la narine et glisser lentement le long du plancher de la narine.
Chez les enfants, il peut être nécessaire de stabiliser la tête de l’enfant.

Insertion de la sonde oro-gastrique : insérer calmement et doucement l’extrémité distale de la sonde


dans la bouche et glisser lentement le long du plancher de la bouche.
Chez les enfants, il peut être nécessaire de stabiliser la tête de l’enfant.
19. Lorsque la sonde passe au niveau du naso/oropharynx, demander au patient de commencer à boire à
petites gorgées et de déglutir (déglutir à sec si par la bouche).
20. Pousser la sonde à une vitesse acceptable pour le patient, jusqu’à ce que la marque faite
précédemment soit atteinte.
21. Fixer sommairement la sonde au nez/à la bouche le temps de confirmer sa bonne position.
22. Inspecter l’intérieur de la bouche du patient à l’aide de l’abaisse langue et de la lampe-stylo, pour vous
assurer que la sonde est bien passée.
23. Confirmer la position de la sonde par la méthode de l’aspiration :
1. À l’aide d’une seringue, aspirer 0.5ml – 1 ml de liquide par la sonde
2. Tester le pH du liquide obtenu sur la bandelette dans le haricot. Laisser passer 10 secondes pour
permettre le changement de couleur
3. Si le liquide a un pH entre 1 et 5.5, la position correcte est confirmée
4. Si le liquide a un pH ≥ 6 : NE PAS UTILISER LA SONDE – LA SONDE N’EST PAS EN PLACE

24. Si vous n’obtenez pas de liquide lors de l’aspiration, essayer chacune de ces cinq techniques pour
tenter d’en obtenir :
a. Attendre 15-30 minutes avant d’aspirer de nouveau
b. Si possible, tourner le patient sur le côté gauche
c. Réaliser un soin de bouche chez les patients à jeun
d. Injecter 10-20 ml d’air pour les adultes/1-5 ml d’air pour les enfants/nouveau-nés dans la
sonde avec une seringue de 60 ml (20 ml pour les nouveau-nés et enfants) pour déloger
l’extrémité de la sonde au cas où elle serait accolée à la paroi
e. Pousser ou reculer la sonde de 10-20 cm chez l’adulte, 1-2 cm chez l’enfant/nouveau-nés
Ne PAS utiliser d’eau pour rincer.
Si vous n’obtenez toujours pas de liquide : enlever la sonde, la remplacer et recommencer.
Si la seconde tentative d’insertion de la sonde échoue – ou si les bandelettes de pH ne sont pas
disponibles, un médecin doit être consulté et une décision sera prise en fonction du risque clinique.
25. Fixer la sonde sur le nez ou la joue avec le sparadrap et/ou un
pansement de protection de la peau. Faire passer la sonde au-dessus
de l’oreille de manière à dégager le champ visuel du patient et éviter
les tractions sur le nez/la bouche.

Chez les patients à risque de développer une escarre ou d’être blessé


par le sparadrap (nouveau-nés/ malnutris/peaux sensibles) protéger
la peau avec un pansement et choisir avec soin le type de sparadrap
et la manière de l’utiliser.

26. À l’aide du capuchon fourni, fermer l’extrémité de la sonde OU le relier à une extension pour
aspiration ou lavage gastrique.
Après la procédure

27. S’assurer que les déchets soient éliminés correctement selon les procédures locales.

28. Enlever et éliminer vos gants non-stériles.

29. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et le Haricot.

30. Effectuer l’hygiène des mains.


31. Écrire dans le dossier du patient :
a. Date/heure de la pose de la sonde naso-gastrique
b. Type et taille de la sonde utilisée
c. Les difficultés rencontrées lors de la pause
d. Comment la position de la sonde a été confirmée
e. La longueur lue sur la sonde au niveau de la narine du patient
f. Comment la sonde est fixée
g. Nom de l’infirmier/médecin qui a effectué la procédure
32. Assurer le suivi.
SOP – Sonde Naso-Gastrique : Maintenance
Se référer à la procédure complète Sondes Naso-Gastriques- Insertion, Maintenance et ablation
des sondes Naso-Gastriques (SNG) – pour une information détaillée de chaque étape (bibliothèque
des ressources en soins infirmiers).
Quand vérifier la position de la SNG ? Notes
1. Lors de l’insertion initiale ; La durée de maintien doit être considérée pour chaque
2. Avant toute administration de liquide type d’alimentation en fonction du système utilisé, du
(alimentation ou médicaments) par la sonde ; type d’aliment thérapeutique utilisé et des instructions du
3. Au changement du sac d’alimentation si le fabricant.
patient est alimenté par la sonde en continu ;
4. En cas d’épisodes de vomissements, haut-le-
cœur, éternuement ou toux ;
5. En cas de déplacement évident de la sonde
(p.ex. : lorsque l’on voit que la partie visible de la
sonde a augmenté/diminué).

Quand changer la SNG ? Notes


Nouveau-nés : Chez les nouveau-nés, le changement de la sonde
• La SNG peut rester en place jusqu’à 5 jours. gastrique augmente le risque de trauma des voies
digestives, de la peau et provoque du stress.
Enfants et adultes : L’utilité de la sonde doit être réévaluée chaque jour. Si
• Il n’y a pas de minimum ou maximum préconisé. elle est cliniquement nécessaire, la sonde gastrique sera
• La décision de changer la sonde dépendra du changée tous les 5 jours.
type de sonde utilisé, de l’évaluation du risque
d’escarre, de l’apparition de lésions cutanées et La durée pendant laquelle la sonde peut rester en place
du bon fonctionnement de la sonde. dépend :
• Du type de sonde utilisée (simple ou double voie, PVC
ou polyuréthane) ;
• Des recommandations du fabricant ;
• Si la peau sous la sonde a été protégée avant la fixation
; un repositionnement plus précoce peut être
nécessaire pour éviter les lésions cutanées ;
• De l’évaluation du risque d’escarres.

Le sparadrap doit être changé tous les 2-3 jours ou avant


s’il est souillé ou mouillé, et le site inspecté afin de
prévenir les lésions cutanées causées par les adhésifs
médicaux (acronyme anglais MARSI) ou lésions cutanées
causées par pression d’un dispositif médical (acronyme
anglais MDRPI).

Si la sonde naso-gastrique doit être remplacée, elle sera


introduite par l’autre narine.
Quand changer la seringue utilisée pour administrer
Notes
l’alimentation ?
Chaque seringue est réservée à un usage individuel • Nettoyer la seringue avec de l’eau et du savon, bien
et ne doit pas être nettoyée/désinfectée de rincer à l’eau après chaque repas.
manière centralisée. La seringue doit être propre
(sans saletés ou taches visibles). Dans le cas • Laisser la seringue sécher à l’air libre et la ranger au
contraire, la changer. Aux soins intensifs, au Centre pied du lit dans un récipient propre et fermé afin de la
de Nutrition Intensive et en néonatalogie, il est protéger de la saleté et des insectes.
recommandé de changer la seringue toutes les 24h. • Les accompagnants peuvent nettoyer les seringues à
condition qu’ils aient reçu des instructions claires.
SOP – Sonde Naso-Gastrique : Retrait
Se référer à la procédure complète Sondes Naso-Gastriques- Insertion, Maintenance et ablation
des sondes Naso-Gastriques (SNG) – pour une information détaillée de chaque étape (bibliothèque
des ressources en soins infirmiers).
Préparation

1. Effectuer l’hygiène des mains.

2. Confirmer l’identité du patient.


3. Expliquer la procédure au complet au patient ou à l’accompagnant dans la langue qu’il préfère, y compris les
risques, les avantages et la raison de retirer la SNG. S’accordez avec le patient sur un signal d’arrêt qu’il peut
utiliser pour signaler qu’il souhaite l’arrêt de la procédure. Permettre au patient/accompagnant de poser des
questions et lui demander son consentement oral.
4. Assurer l’intimité du patient.

5. Effectuer l’hygiène des mains.

6. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot de soin et le Haricot et laisser sécher.


7. Rassembler et préparer sur le plateau/chariot une fois sec le matériel suivant :
a. Gants non-stériles
b. Désinfectant pour les mains à base d’alcool
c. Tablier (selon le risque d’exposition)
d. Bol d’eau chaude avec serviette/essuie-tout
e. Haricot
f. Solution orale sucrée (pour les nourrissons <6 mois)
g. Poubelle(s)
Procédure

8. Effectuer l’hygiène des mains et mettre des gants non-stériles.


9. Pour les nourrissons de <6mois, envisager de donner une solution orale sucrée analgésique 2-3 minutes avant la
procédure.
10. Aider le patient à se redresser ou à se mettre en position semi-assise sur une chaise ou dans un lit.

11. Effectuer l’hygiène des mains et mettre des gants non-stériles et autres EPI selon le risque d’exposition.

12. Enlever le sparadrap ou le pansement du nez/de la joue.


13. Demander au patient/accompagnant de tenir le haricot en dessous de la bouche et d’un mouvement constant et
régulier, retirer doucement la sonde du nez/de la bouche jusqu’à ce qu’elle soit complètement sortie.
14. Une fois ôtée, éliminer directement la sonde dans la poubelle appropriée.
15. Nettoyer le nez et le visage du patient à l’eau chaude à l’aide de la serviette/essuie-tout.
Aider le patient à se remettre dans une position confortable.
Après la procédure

16. Enlever et éliminer vos gants non-stériles, enlever le tablier si utilisé.

17. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et le bassin réniforme.

18. Effectuer l’hygiène des mains.

19. Reporter le retrait de la sonde gastrique dans le dossier du patient.

20. Assurer le suivi.


SOP – Sondes d’alimentation entérale :
Administration de médicaments
Se référer à la procédure complète « Sondes d’alimentation entérale - Administration d’une
alimentation entérale, de médicaments et désobstruction d’une sonde gastrique » pour
connaître le rationnel derrière les gestes à effectuer et pour obtenir des informations
complémentaires pour chaque étape
Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains

2. Confirmer l’identité du patient

3. Vérifier le besoin clinique de la sonde gastrique


4. Expliquer la procédure de soins au patient et/ou à l’accompagnant du patient. Utiliser la langue qu’ils
sont en mesure de comprendre. Expliquer les objectifs, les bénéfices et les risques liés à la procédure.
Permettre au patient/à la personne accompagnante de poser des questions et obtenir leur
consentement verbal
5. S’assurer que le patient n’a pas d’allergies connues au médicament ou au matériel

6. Effectuer une hygiène desmains


7. Nettoyer / désinfecter le plateau / chariot et laisser sécher. Au besoin, nettoyer/désinfecter le broyeur
de comprimés ou le mortier et le pilon
8. Vérifier la prescription et appliquer la règle des « 5 B » pour s’assurer qu’il s’agit:
a. Du bon patient
b. Du bon médicament
c. De la bonne dose (et de la bonne dilution)
d. De la bonne voie d’administration
e. Du bon moment d’administration (heure et date)

S’assurer aussi que :


f. L'ordonnance est correctement remplie (lisible et signée)
g. Le traitement n’a pas déjà été administré
h. Le traitement est approprié à l’état du patient
9. Vérifiez si le médicament est nécessaire ou si une autre voie d’administration peut être utilisée, par
exemple sublinguale, transdermique, topique, rectale ou sous-cutanée
10. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot propre et sec:
a. Seringues entérales séparées pour l’aspiration/rinçage et pour l’administration du
médicament
Les petites seringues peuvent augmenter la pression et rompre la sonde. Pour
l’aspiration/rinçage utiliser :
• Seringues LDT (Low dose tip) pour médicaments de petits volumes
• Seringue de 10 ml pour l’aspiration/rinçage chez les nouveau-nés et les patients
pédiatriques
• Seringue de 60 ml pour l’aspiration/rinçage chez tous les autres patients
b. Eau (utiliser la quantité recommandée selon le patient)
Volumes de rinçage :
• nouveau-nés maximum 2 ml
• Pédiatrie maximum 3-5 ml
• adultes 15-30 ml
c. Gants non stériles
d. Solution hydroalcoolique
e. Médicaments à administrer
f. Broyeur de comprimés ou mortier et pilon
g. Gobelet à médicament
h. Bandelettes indicatrices de pH (0,5 graduation)
i. poubelle
j. Détergent/désinfectant pour surfaces
Procédure

11. Effectuer une hygiène des mains

12. Calculer la quantité de médicament à administrer


13. S’il s’agit d’une alimentation entérale en cours, arrêter l’alimentation et rincer à l’eau à l’aide d’une
seringue entérale
14. Préparer chaque médicament individuellement
Diluer si nécessaire, en utilisant la quantité d’eau recommandée en fonction du patient
Ne pas se précipiter POUR ÉCRASER. Se référer au pharmacien du projet pour confirmer si les
médicaments peuvent être altérés par écrasement.
15. Effectuer une hyigène des mains
16. Confirmer l’identité du patient et vérifier qu’elle correspond à celle figurant sur la prescription
médicale
17. Positionner le patient

18. Effectuer une hygiène des mains et mettre des gants non stériles
19. Couder la sonde gastrique pour la clamper et décapuchonner l’embout
Re-confirmer la position du tube par la méthode d’aspiration:
• À l’aide d’une seringue, aspirer 0,5 ml – 1 ml de liquide du tube
• Appliquer le liquide sur la bandelette pH. Prévoir dix secondes pour objectiver tout
changement de couleur
• Si unpH de 1 – pH 5,5 est obtenu pour le liquide aspiré, la position est confirmée
• Si un pH de 6 ou plus pour le liquide aspiré : NE PAS UTILISER
L’infirmière a la responsabilité finale de vérifier le positionnement correct de la sonde gastriquedu NG à
chaque moment où la sonde est utilisée pour l’alimentation.
20. Si aucun liquide n’est obtenu lors de l’aspiration NE PAS utiliser d’eau pour rincer. Essayer les
techniques suivantes :
• Attendre 15-30 minutes avant d’aspirer à nouveau
• Si possible, tourner le patient sur le côté gauche
• Fournir des soins buccaux aux patients qui jeûnent
• Injecter de l’air : (cela peut déloger l’extrémité du tube de la muqueuse gastrique)
Adultes 10-20 m l (à l’aide d’une seringue de 60 ml)
Pédiatrie/nouveau-nés 1-5 ml (à l’aide d’une seringue de 1 0 ml)
• Avancer ou retirer le tube de 10 à 20 cm pour les adultes, de 1 à 2 cm pour les enfants et les
nouveau-nés
21. Une fois le positionnement confirmé :
• Rincer la sonde gastrique avec de l’eau
o nouveau-nés maximum 2 ml
o Pédiatrie maximum 3-5 ml
o adultes 15-30 ml
• Administrer des médicaments
o Si plusieurs médicaments sont nécessaires, en administrer un à la fois et rincer entre
chaque
▪ Pédiatrie/nouveau-nés 3-5 ml
▪ adultes 10-15 ml
22. Une fois l’administration du médicament terminée, rincer la sonde gastrique avec de l’eau
• nouveau-nés maximum 2 ml
• Pédiatrie maximum 3-5 ml
• adultes 15-30 ml
23. Recapuchonner l’embout à l’extrémité de la sonde gastrique et garder le patient en position assise
pendant une heure
Post-procédure

24. Jeter les déchets selon la procédure locale


25. Oter les gants non stériles et nettoyer/désinfecter le plateau/chariot ainsi que le broyeur de
comprimés ou le mortier et le pilon
26. Effectuer une hygiène des mains

27. Documenter l’administration du médicament par sonde gastrique dans le dossier du patient

28. Assurer la surveillance du patient


SOP – Sondes d’alimentation entérale :
Désobstruction de la sonde
Se référer à la procédure complète « Sonde d’alimentation entérale - Administration d’une
alimentation entérale de médicaments et désobstruction d’une sonde gastrique » pour
connaître le rationnel derrière les gestes à effectuer et pour obtenir des informations
complémentaires pour chaque étape
Pré-procédure
1. Prévenir l’obstruction de la sonde
• Toujours rincer la sonde gastrique avant et après toute administration d’une alimentation
ou d’un médicament
• Ne pas mélanger les médicaments ou l’alimentation lors de l’administration par sonde
gastrique.
• Choisir la forme appropriée de médicament et préparer / diluer correctement les
médicaments et l’alimentation avant l’administration pour éviter les amas de particules ou
les solutions visqueuses.
• En cas d’alimentation entérale continue, rincer la sonde conformément à la prescription
médicale.
2. Effectuer une hygiène des mains
3. Expliquer la procédure de soins au patient et/ou à l’accompagnant du patient. Utiliser la langue
qu’ils sont en mesure de comprendre. Expliquer les objectifs, les bénéfices et les risques liés à la
procédure. Permettre au patient/à la personne accompagnante de poser des questions et obtenir
leur consentement verbal
4. Vérifier si la tubulure n’est pas coudée

5. Nettoyer / désinfecter le plateau / chariot et laisser sécher


6. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot propre et sec :
a) Seringue (nouveau-nés/pédiatrie 10 ml et adultes 60 ml)
b) Eau chaude stérile
c) Gobelet en plastique
d) Gants non stériles
e) Solution hydroalcoolique
f) Poubelle
g) Détergent/désinfectant pour surfaces
Procédure

7. Effectuer une hygiène des mains et enfiler les gants non stériles
8. Retirez le pansement adhésif de la sonde gastrique au niveau du nez / de la bouche et essayer de
faire pivoter la sonde tout en la maintenant au niveau du repère de longueur
9. À l’aide d’une seringue, essayer d’aspirer doucement le contenu gastrique.
Si l’aspiration réussit, changer la seringue et rincer à l’eau
10. Si l’aspiration échoue, utiliser la seringue d’eau chaude stérile pour rincer
• nouveau-nés maximum 2 ml
• Pédiatrie maximum 3-5 ml
• adultes 15-30 ml
11. Pomper (pousser et aspirer à répétition le liquide contenu dans la seringue) pour tenter de créer
un va et vient et lever l’obstruction
12. Si les éléments ci-dessus échouent, retirer la sonde gastrique
13. Si nécessaire, insérer une nouvelle sonde gastrique dans l’autre narine (si sonde nasogastrique)
La décision de réinsérer une sonde gastrique doit être prise par le clinicien en charge du patient et en
fonction de l’état de santé du patient.
Post-procédure

14. Jeter les déchets selon la procédure locale

15. Oter les gants non stériles et nettoyer/désinfecter le plateau/chariot.


16. Effectuer une hygiène des mains
17. Documenter la procédure de désobstruction et/ou le retrait/l’insertion de la sonde gastrique dans
le dossier du patient
18. Assurer la surveillance du patient
SOP – Sondes d’alimentation entérale :
administration d’une alimentation entérale
Se référer à la procédure complète « Sondes d’alimentation entérale - Administration d’une alimentation entérale,
de médicaments et désobstructiond’une sonde gastrique » pour connaitre le rationnel derrière les gestes à effectuer
et pour obtenir des informations complémentaires pour chaque étape
Se référer au : SOP_Enteral Nutrition_Admin methode pour obtenir de plus amples renseignements sur les méthodes
d’administration d’une alimentation entérale et les produits de nutrition entérale.
Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains

2. Confirmer l’identité du patient

3. Vérifier le besoin clinique de la sonde gastrique


4. Expliquer la procédure de soins au patient et/ou à l’accompagnant du patient. Utiliser la langue
qu’ils sont en mesure de comprendre. Expliquer les objectifs, les bénéfices et les risques liés à la
procédure. Permettre au patient/à la personne accompagnante de poser des questions et obtenir
leur consentement verbal
5. S’assurer que le patient n’a pas d’allergies connues à l’aliment ou au matériel

6. Effectuer une hygiène des mains

7. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et laisser sécher


8. Vérifier la prescription et appliquer la règle des « 5 B » pour s’assurer qu’il s’agit:
a. Du bon patient
b. Du bon médicament
c. De la bonne dose (et de la bonne dilution)
d. De la bonne voie d’administration
e. Du bon moment d’administration (heure et date)
S’assurer aussi que :
f. L'ordonnance est correctement remplie (lisible et signée)
9. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot propre et sec :
a. Seringues entérales séparées pour l’aspiration/rinçage et pour l’administration de
l’alimentation entérale
Les petites seringues peuvent augmenter la pression et rompre le tube. Pour
l’aspiration/rinçage utiliser:
• Seringue de 10 ml pour l’aspiration/rinçage chez les nouveau-nés et les patients
pédiatriques
• Seringue de 60 ml pour l’aspiration/rinçage chez tous les autres patients
b. Eau (utiliser la quantité recommandée selon le patient)
c. Alimentation entérale préparée (selon la prescription)
d. Dispositif d’administration approprié : pompe à nutrition entérale et tubulure adaptée,
trousse pour administration par gravité ou seringue entérale
e. Pied à perfusion/système de suspension si nécessaire
f. Verre doseur (pour le lait en poudre)
g. Gants non stériles
h. Bandelettes indicatrices de pH (0,5 graduation)
i. Solution hydroalcoolique
j. Poubelle
k. Détergent/désinfectant pour surfaces
Procédure
10. Effectuer une hygiène desmains

11. Recueillir l’alimentation entérale et le volume selon la prescription et la méthode d’administration


12. Préparer le dispositif d’administration :
a. En cas d’utilisation d’un set d’administration par gravité, fermer le régulateur de débit
Connecter le set à la poche d’alimentation entérale et le suspendre au pied à perfusion.
Ouvrer lentement Le régulateur/roulette de débit pour purger la tubulure.
b. En cas d’utilisation d’une pompe à nutrition entérale connecter la tubulure à la poche
d’alimentation entérale. Insérer la tubulure dans la pompe et activer le système de purge
de la tubulure de la pompe (selon les instructions du manuel d’utilisation)
c. Aucune préparation n’est requise si vous administrez une alimentation par gravité à l’aide
d’une seringue.
13. Effectuer une hyigène des mains
14. Confirmer l’identité du patient et vérifier qu’elle correspond à celle figurant sur la prescription
médicale
15. Positionner le patient

16. Effectuer l’hygiène des mains et enfiler les gants non stériles
17. Vérifier le positionnement de la sonde au moyen du repère situé au niveau de la narine/lèvre et
comparer avec le repère objectivé lors de la mesure précédente.
ATTENTION : Une inspection visuelle pour vérifier la mesure de la sonde gastrique n’est PAS une
méthode fiable/suffisante pour vérifier le positionnement de la sonde gastrique. Une aspiration
gastrique doit également être effectuée pour confirmer la mise en place.
18. Vérifiez le positionnement de la sonde à l’aide de la méthode d’aspiration :
a. Couder la sonde gastrique pour la clamper.
b. Retirer l’embout , et à l’aide d’une seringue, aspirer 0,5 ml – 1 ml de liquide à partir de la
sonde
c. Appliquer le liquide sur la bandelette PH . Prévoir dix secondes pour objectiver tout
changement de couleur
d. Comparer la bandelette de pH à l’échelle de référence présente sur la bouteille/récipient
contenant les bandelettes
i. Si un pH de 1 – pH 5,5 est obtenu pour le liquide aspiré, la position est confirmée
ii. Si un pH de 6 ou plus est obtenu pour le liquide aspiré: NE PAS UTILISER
L’infirmière a la responsabilité finale de vérifier le positionnement correct de la sonde gastrique à
chaque moment où la sonde est utilisée pour l’alimentation.
19. Si aucun liquide n’est obtenu lors de l’aspiration NE PAS utiliser d’eau pour rincer. Essayer les
techniques suivantes :
• Attendre 15-30 minutes avant d’aspirer à nouveau
• Si possible, tourner le patient sur le côté gauche
• Prodiguer un soin buccal aux patients qui jeûnent
• Injecter de l’air (cela peut déloger l’extrémité du tube de la muqueuse gastrique)
o Adultes 10-20 ml (à l’aide d’une seringue de 60 ml)
o Pédiatrie/nouveau-nés 1-5 ml (à l’aide d’une seringue de 10 ml)
• Avancer ou retirer le tube de 10 à 20 cm pour les adultes, de 1 à 2 cm pour les enfants et
les nouveau-nés
20. Si indiqué, vérifier le volume résiduel de l’alimentation entérale précédente en aspirant le contenu
de l’estomac
21. Une fois la position confirmée, rincer la sonde gastrique avec de l’eau
o nouveau-nés maximum 2 ml
o patients pédiatriques maximum 3-5 ml
o adultes 15-30 ml
22. Connecter la sonde gastrique soit à la seringue soit à la tubulure
Ne JAMAIS connecter à la sonde gastrique sans avoir au préalable confirmé la mise en place
23. Régler le débit selon la prescription :
a. En cas d’utilisation d’un set d’adminsitration par gravité, ouvrer lentement le
régulateur/roulette de débit pour ajuster le débit
b. En cas d’utilisation d’ une pompe à nutrition entérale, régler le débit sur la pompe.
c. En cas d’adminsitration de l’alimentation par gravité à l’aide d’une seringue, retirer le
piston de la seringue, couder la sonde gastrique, Retirer l’embout et fixer la seringue.
i. Tenir la seringue à 10 cm au-dessus de la tête et la remplir avec l’alimentation.
Laisser s’écouler par gravité, en ajustant la hauteur pour ajuster la vitesse
ii. Lorsque ce sont les accompagnants qui tiennent la seringue, l’infirmière doit
toujours garder une vue sur le patient et être prête à identifier le moindre signes
de complications dues à un déplacement possible de la sonde gastrique.

24. Continuer jusqu’à ce que toute la quantité d’alimentation ait été administrée ou selon le tempsde
suspension maximal autorisé pour la poche d’alimentation.
a. En cas d’alimentation entérale continue toute quantité de produit restant dans la poche
d’alimentation après le temps recommandé à température ambiante doit être jetée. La
poche ainsi que la tubuluredoivent ensuite être rincées à l’eau potableavant d’ajouter une
autre quantité d’aliments.
25. Une fois l’alimentation terminée, rincer la sonde gastrique avec de l’eau
• nouveau-nés maximum 2 ml
• Patients pédiatriques maximum 3-5 ml
• adultes 15-30 ml
26. Recapuchonner l’embout à l’extrémité de la sonde gastrique et garder le patient en position assise
pendant 2 heures
Post-procédure

27. Jeter les déchets selon la procédure locale

28. Oter les gants non stériles et nettoyer/désinfecter le plateau/chariot

29. Effectuer l’Hygiène des mains


30. Documenter l’administration de l’alimentation entérale via la sonde gastrique dans le dossier du
patient
31. Assurer la surveillance du patient
9.3. SOP - Aide à l’alimentation et à la boisson par
voie orale
SOP –Se référer à la procédure complète « aide à l’alimentation et à la boisson par voie
orale » pour connaître le rationnel derrière les gestes à effectuer et obtenir des
informations complémentaires pour chaque étape.
Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains

2. Confirmer l’identité du patient


3. Confirmer le menu prescrit.
Verifier les indications d’aide à l’alimentation orale et l’absence de contre-indications
4. Expliquez le plan d’aide à l’alimentation au patient. Utiliser la langue qu’il est en mesure de
comprendre. Impliquer l’entourage dans le processus d’alimentation / prise orale lorsque cela est
possible.
5. Permettre au patient/entourage de poser des questions et obtenir son/leur consentement verbal

6. S’assurer que le patient n’a pas d’allergies connues à la nourriture.

7. Positionner et préparer le patient, S’assurer qu’il soit installé confortablement.


8. Rassembler tout équipement spécial et collecter le repas (nourriture et boisson)
Utiliser une table ou un plateau pour contenir le repas et le matériel ainsi qu’une chaise pour l’aidant.
9. Modifier la texture des aliments (écraser/couper) pour les patients ayant des difficultés à avaler

10. Respecter la culture du patient et les coutumes locales

Procédure
11. Aider le patient à manger en fonction de ses propres besoins
Observer le patient et être attentif à tout signe de difficultés à manger, comme de la toux,
étouffement, voix humide ou gargouillée, régurgitation nasale ou déglutition difficile.
Aider le patient à prendre des portions appropriées de nourriture à la bonne température.
Encourager le patient à s’alimenter lui-même dans la mesure du possible. Adaptez la taille de
chaque bouchée à chaque patient.
Laisser le patient mâcher et avaler les aliments avant la prochaine bouchée.
Éviter de tenir la prochaine cuillère / fourchette / poignée de manière suspendue. Éviter de gratter
la bouche du patient avec des couverts, utiliser un mouchoir en papier ou une serviette pour
enlever les particules de nourriture ou de boisson du visage du patient.
Éviter de poser des questions lorsque le patient mange, vérifier entre les bouchées que la
nourriture est appropriée et que le patient est capable de continuer le repas.
12. Aider le patient à prendre des liquides
Demander au patient quand il souhaite boire (en particulier s’il mange des aliments plus secs tels
que les ATPE).
Aider le patient à prendre une gorgée en soutenant doucement la tasse afin que le débit de liquide
soit contrôlé. Si le patient le souhaite une paille pourrait être utile (si disponible).
13. Fin du repas
Encourager le patient à prendre autant de nourriture qu’il se sent capable de manger.
Aider le patient à répondre à ses besoins d’hygiène ; se laver les mains, le visage et se nettoyer les
dents comme désiré.
Le patient devra bénéficier d’un certain temps en position verticale après avoir mangé et bu pour
réduire le reflux œsophagien.
Post-procédure
14. Essuyer la table / le plateau. Jeter les déchets et nettoyer l’équipement réutilisable conformément à la
procédure locale
15. Effectuer une hygiène des mains

16. Documenter la consommation dans le dossier du patient


SOP – Pousse-seringue pour les transfusions sanguines de faible volume
Cette SOP n'est pas exhaustive pour la réalisation ou la surveillance de transfusions sanguines et est destiné
à être utilisée en complément du guide de transfusion sanguine d’MSF (2019).
Indications
• Etant donné les bas volumes et débits nécessaires pour transfuser un nouveau-né, une pompe à perfusion est indiqué
pour TOUTES les transfusions sanguines néonatales pour transfuser à débit et pressions régulières
o Les pompes à perfusion sont recommandées pour les transfusions sanguines néonatales. Une tubulure de
transfusion spécifique à la pompe est nécessaire et la dose (volume de sang à injecter) doit être indiqué sur la
pompe.
o Si une pompe à perfusion n’est pas disponible un pousse-seringue doit être utilisé.
• Un pousse seringue peut aussi être utilisé pour les patients autres que les nouveau-nés et lorsque le volume total à
transfuser est supérieur à 50 ml et qu'il n'existe aucune autre méthode de perfusion sûre (la pompe à perfusion et/ou
le set de transfusion pédiatrique ne sont pas disponibles).
Remarque : le set de transfusion pédiatrique (Burette de transfusion SINSSEBG2) n'est pas recommandé pour les
patients de moins de 6 kg.
Précautions et considérations
• Il n'y a AUCUN risque d'hémolyse ou de coagulation dans la tubulure ou la seringue car le sang a été mélangé à un
anticoagulant dans la poche.
• Une pression raisonnable peut être appliquée à l'unité de sang tout en purgeant la ligne pour accélérer la filtration et
le remplissage de la seringue.
• La transfusion sanguine doit être effectuée dans les 4. 5 heures après la sortie de l'unité du réfrigérateur
o 30 minutes pour le transport de la banque de sang au lit du patient et 4 heures pour la transfusion
• S'assurer que tous les médicaments et matériels de réanimation de base sont disponibles en cas de réaction
indésirable.
Avant la procédure

1. Effectuer une hygiène des mains


2. Rassembler le matériel nécessaire :
a. Unité de sang (vérifier le produit sanguin, l'identité du patient, les documents et la compatibilité au
chevet du patient conformément au protocole d’MSF, 2019)
b. Gants non-stériles
c. Compresses non-stérile
d. TRANSFUSEUR, avec filtre
e. PROLONGATEUR avec robinet 3 voies
i. Premier choix : Tubulure d'extension pédiatrique SINSEXTS3P
ii. Deuxième choix : SINSEXTS3++ tube d'extension, volume de purge plus important
f. Seringue luer-lock de 50 ml
g. Tubulure pour pousse-seringue
h. Pousse-seringue (Agilia ou Braun)
i. Potence à perfusion
j. Poubelle

3. Effectuer une hygiène des mains et mettre des gants

Procédure

4. Ouvrez tout le matériel mais gardez-le dans l'emballage, en clampant toutes les lignes.
5. En utilisant une technique sans contact, retirez les bouchons et connectez : (voir photo du circuit ci-dessous)
a. La seringue à la ligne de perfusion
b. La ligne de perfusion au prolongateur à 3 voies
c. la tubulure de transfusion au robinet à 3 voies
d. ENFIN, insérer la tubulure de transfusion dans la poche de sang (s'assurer que la ligne est clampée)
Exemple de montage de circuit :

** ne pas attacher au patient avant que le circuit entier ne soit purgé


avec du sang

6. Accrocher la poche de sang à la potence à perfusion

7. Fermez les 3-voies vers la tubulure d'extension et ouvrez à l'ensemble de transfusion sanguine.
8. Déclamper la tubulure de la poche de sang et aspirez le sang à travers le filtre et la tubulure dans la seringue
a. A l’aide d’une compresse stérile, retirer l'air de la seringue au fur et à mesure que vous retirez l'air
de la ligne.
9.
Si le volume total de la transfusion est MOINS de 50 ml Si le volume total de la transfusion est PLUS de 50 ml
Remplissez la seringue au volume prescrit avec le Remplir la seringue à 50 ml avec le volume supplémentaire
volume supplémentaire du prolongateur à 3 voies du prolongateur à 3 voies utilisé (0,5 ml pour pédiatrique ou
utilisé (0,5 ml pour le pédiatrique ou 2 ml pour l'adulte). 2 ml pour l'adulte).
Fermez le robinet à 3 voies de l'ensemble de Fermez le robinet à 3 voies du perfuseur de transfusion
transfusion sanguine et ouvrez le robinet à 3 voies du sanguine et ouvrez le robinet à 3 voies du prolongateur.
prolongateur. Fermez la mollette de la tubulure de transfusion sanguine.
Fermez la mollette de la tubulure de transfusion
sanguine.
Poussez la seringue pour purger le prolongateur à Poussez la seringue pour purger le prolongateur à 3 voies.
robinet à 3 voies.
Rincer le cathéter IV avec 1-2 ml de solution isotonique Rincer le cathéter IV avec 1-2 ml de solution isotonique pour
pour assurer la perméabilité. assurer la perméabilité.
Fixez la tubulure purgée au patient Fixez la tubulure purgée au patient
Programmer le pousse-seringue pour qu'il perfuse le Programmer le pousse-seringue pour qu'il perfuse le volume
volume prescrit pendant la durée prescrite (maximum TOTAL prescrit sur la durée prescrite (maximum sur 4
sur 4 heures). heures).
Étiqueter la seringue avec le nom du patient, la date, le Étiqueter la seringue avec le nom du patient, la date, l'heure
volume total dans la seringue, l'heure du début de la du début de la transfusion, le volume de la seringue, le nom
transfusion et l'infirmière qui a préparé la transfusion. de l'infirmière qui a préparé la transfusion ET le volume total
transfusé avec chaque seringue/volume total transfusé.
Surveiller le patient et documenter la transfusion selon Surveiller le patient et documenter la transfusion selon le
le protocole protocole
**Pour la surveillance pendant les transfusions et la gestion des complications, veuillez-vous référer aux Guides
néonatales / Guides pédiatriques / Guides de transfusions sanguines.
Lorsque la seringue est vide, la transfusion est Lorsque la seringue est vide, fermez le robinet 3-voies vers
terminée. le patient et remplissez la seringue. Il peut être nécessaire
Il n'est pas nécessaire de rincer la ligne au de rincer la tubulure avant de continuer la transfusion.
niveau du pousse-seringue puisque le volume Répétez cette étape si nécessaire par ajouts de 50
prescrit a déjà été perfusé. ml jusqu'à ce que le volume total prescrit soit
transfusé.
Lorsque la dernière seringue a été perfusée, la transfusion
est terminée.
Il n'est pas nécessaire de rincer la ligne du pousse-
seringue puisque le volume prescrit a déjà été
perfusé.

Post-procédure (déconnecter du pousse-seringue)

10. Effectuer une hygiène des mains et mettre des gants


11. AVANT de déconnecter du patient, s'assurer que les 3 voies sont fermées à toutes les lignes et que la
molette de la transfusion est fermée pour éviter tout écoulement de sang.
12. Déconnecter du patient et jeter en tant que circuit fermé conformément à la politique.
13. Rincer la ligne IV avec 1 ml de solution isotonique pour les nouveau-nés, ou 2-3 ml pour les patients
pédiatriques. Clampez la ligne.
14. Enlever les gants et effectuer l'hygiène des mains

15. Compléter la documentation

Matériel:
SMSUGLEN1L- GANT D'EXAMEN, nitrile, u.u., non stérile, grand
SMSUGLEN1M- GANT D'EXAMEN, nitrile, u.u., non stérile, moyen
SMSUGLEN1S- GANT D'EXAMEN, nitrile, u.u., non stérile, petit

SINSSEBG1-- TRANSFUSEUR, avec filtre 200 µ, stérile, u.u.

SINSSYLL50- SERINGUE, Luer-lock, u.u., 50 ml

SINSSYLL20- SERINGUE, Luer-lock, 20 ml, u.u.

EEMDSYPC102 (pousse-seringue) PROLONGATEUR, u.u., PE, ID 1 mm, 200 cm

SINSEXTS3P- PROLONGATEUR avec robinet 3 voies, pédiatrique, u.u., stér.

POUSSE-SERINGUE (AGILIA SP MC Z018610), monovoie,


EEMDSYPE41-
biblio.méd

EHOESTAI2-- POTENCE A PERFUSION, 2 crochets, sur roulettes


*Basé sur le SOP OCP 2019 Transfusion sanguine installation en utilisant un pousse seringue
SOP - Transfuseur pédiatrique – Burette à sang
Cette SOP ne permet pas de réaliser, ni de surveiller une transfusion sanguine, et doit être utilisée en complément
au guide MSF Transfusion (2019).
Pour la transfusion de nouveau-nés, se référer à la SOP seringue électrique pour transfuser de petits volumes.
Assurer que les médicaments et équipements pour la reanimation soient disponible en cas d’une reaction severe.
Le transfuseur pédiatrique (SINSSEBG2 – transfuseur, pédiatrique) est une burette munie d’un filtre qui permet de transfuser des produits
sanguins par gravité. La burette permet de mesurer précisément un volume de sang prescrit en 150 ml ou moins.
C’est la méthode de choix pour transfuser des enfants lorsqu’une pompe à infusion (avec un transfuseur spécifique) ou une seringue
électrique ainsi que du personnel formé ne sont pas disponibles.
Le volume mort du dispositif est d’environ 15 ml. Le dispositif doit être amorcé avec le produit sanguin avant de débuter la
transfusion, mais ce volume n’est pas compris dans le volume total à transfuser. Ne pas purger le transfuseur à la fin de la
transfusion.
La durée de la transfusion sanguine ne doit pas excéder 4,5 heures à partir du moment ou l’unité de sang est sortie de la chaine de froid
(30 mn de transport de la banque de sang au lit du patient et 4 heures pour la transfusion)
***le transfuseur pédiatrique a un rapport goutte/ volume de 15 gouttes/mL
Procédure
1. Réaliser une hygiène des mains et mettre des gants
2. Accrocher l’unité de sang (après avoir réalisé le test ultime de compatibilité au lit du
patient et la vérification d’identité).
3. S’assurer que la valve est bien flottante/mobile dans la burette. Fermer le clamp
supérieur, enlever le capuchon de l’aiguille du transfuseur pédiatrique et libérer
l’embout de l’unité de sang. En utilisant une technique sans contact, insérer l’aiguille
dans l’embout del’unité de sang.
4. Fermer la mollette de réglage de débit
Clamp 5. Ouvrir le clamp supérieur et remplir la burette avec 15 ml de sang, refermer le clamp
supérieur supérieur. Ne pas laisser le clamp supérieur ouvert, car la burette continue à se
remplir.
6. Ouvrir lentement la mollette de réglage de débit pour amorcer le transfuseur. Fermer
la mollette de réglage de débit dès que la première goutte de sang apparait à
l’extrémité de la ligne de transfusion.
7. Remplir la burette avec le volume prescrit en ouvrant le clamp supérieur.
8. Connecter la tubulure au cathéter IV.
Burette (Assurez-vous d'avoir effectué un rinçage préalable pour confirmer la perméabilité).
9. Régler le transfuseur en ouvrant lentement la mollette de réglage de débit.
10. Identifier la burette avec la date et l’heure, le nom du patient, l’heure du début de
transfusion et le volume de sang contenu dans la burette et le nom de la personne qui
a mis en place la transfusion.
11. Débuter la surveillance de la transfusion
12. Lorsque la burette est vide:
Valve Remplir à nouveau la burette avec un nouveau volume de 150 mL ou moins selon le
volmume prescrit, noter à nouveau le volume total transfusé.
OU
Filtre dans Si le volume à transfuser est terminé, effectuer une hygiène des mains et mettre des
la chambre gants. Fermer la molette de réglage de débit. Déconnecter la ligne de transfusion du
compte - cathéter du patient et jeter la poche et le transfuseur selon la procédure d’élimination
Molette des déchets. Rincer le cathéter IV.
gouttes
de
13. Effectuer une hygiène des mains.
réglage
de débit 14. Documenter la transfusion, l'état du patient et le volume transfusé sur la fiche de
balance hydrique
RAPPELS:
• La burette doit rester en position verticale pendant toute la transfusion.
• Pendant la transfusion, vérifier fréquemment le débit en comptant les gouttes.
• Le transfuseur est un système fermé à usage unique (1 patient/ 1 transfusion).
• Ne jamais séparer le transfuseur de l’unité de sang, éliminer l’ensemble.
Chapitre 10
Elimination
10.04.A SOP Incontinence Urinaire : Pose de l’Étui Pénien
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète.

Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient


3. Expliquer au patient la procédure et son indication, ainsi que les bénéfices et les risques qui sont liés
dans la langue de son choix
Convenir avec le patient d’un signal d’arrêt de soins en cas de souhait d’arrêter la procédure. Lui
permettre de poser des questions et Obtenir son consentement verbal
4. S’assurer que le patient n’a pas d’allergies

5. Assurer l’intimité

6. Effectuer une hygiène des mains

7. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et laisser sécher


8. Rassembler le matériel et disposer sur l’étagère inférieure du chariot sec:
a. Étui pénien en silicone de diamètre/taille appropriés (ou en latex si silicone non disponible et
patient non allergique au latex)
b. Bande adhésive spéciale
c. Poche urinaire
d. Crochet de fixation pour le sac à urine
e. Solution hydro-alcoolique
f. Ciseaux
g. Matériel de toilette intime - bol d'eau tiède, savon, linges propres et secs
h. Fixation jambière
i. Gants
j. Tablier (selon le risque d’exposition)
k. Drap ou champ non tissé à usage unique
l. Alèse absorbante ou linge
m. Solution détergente/désinfectante pour surfaces
n. Poubelle(s)
9. Obtenir de l’aide, si besoin

Procédure
10. Apporter le chariot et la poubelle au chevet du patient

11. Effectuer une hygiène des mains et porter un tablier (si nécessaire)
12. Préparer le matériel sur l’étagère supérieure du chariot sec en utilisant une technique aseptique sans
contact
13. Effectuer une hygiène des mains
14. Aider le patient à retirer ses sous-vêtements et demander de s’allonger en décubitus dorsal. Utiliser un
drap ou un champ tissé à usage unique pour couvrir ses cuisses
15. Effectuer une hygiène des mains et porter des gants
16. Nettoyer la zone

17. À l’aide de ciseaux, couper tout excès de poils pubiens à la base du pénis
18. Suivre les directives du fabricant pour appliquer l’étui pénien.
Il peut y avoir :
a. Une bande adhésive spéciale et un étui pénien à dérouler sur la bande adhésive.
b. Un étui pénien auto-adhésif à dérouler sur le pénis.
19. Connecter la poche urinaire à l’extrémité de l'étui pénien

20. Fixer la tubulure de la poche urinaire à la jambe du patient avec du ruban adhésif

21. Placer et fixer la poche urinaire

Post-procédure
22. Retirer le drap/la serviette à usage unique (si utilisée), aider le patient à remettre ses sous-
vêtements/blouse au niveau de la région génitale, s’assurer que le linge de lit n’est pas souillé et
repositionner le patient confortablement
23. S’assurer que les déchets sont éliminés conformément à la procédure locale. Retirer les gants et les
EPI.
24. Effectuer une hygiène des mains

25. Nettoyer/désinfecter le chariot

26. Effectuer un hygiène des mains


27. Documenter la procédure dans le dossier du patient en détaillant :
a. Date/heure de la pose
b. Indication de la pose
c. Type et taille de l’étui pénien utilisé
d. Manière de fixation de la tubulure
e. Problèmes rencontrés pendant la procédure
f. Date de la prochaine évaluation pour une éventuelle ablation ou une nouvelle pose
g. Nom de l’infirmière/du médecin
10.04.B SOP Incontinence Urinaire : Entretien de l’Étui
Pénien
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète.

Entretien de routine
1. Évaluer quotidiennement la nécessité d’un étui pénien

2. Évaluer le dispositif complet de l’étui pénien : étui pénien, tubulure et poche urinaire

3. Vidanger régulièrement la poche urinaire

4. Fixer la poche urinaire sous le niveau de la vessie SANS toucher le sol.

Prévention et contrôle des infections


5. Effectuer une hygiène des mains et porter des gants non stériles avant et après toute manipulation de
l’étui pénien ou de la poche urinaire
6. Hygiène générale quotidienne à l’aide d’eau et de savon

Fréquence de changement de l’étui pénien et de la poche urinaire

7. Changer l’étui pénien selon les indications cliniques ou le protocole hospitalier


8. Changer la poche urinaire à chaque changement d’étui pénien
10.04.C SOP Incontinence urinaire : Ablation de l’Étui
Pénien
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète.

Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient


3. Expliquer au patient la procédure et son indication, ainsi que les bénéfices et les risques qui sont liés,
dans la langue de son choix.
Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son consentement verbal
4. Assurer l’intimité
5. Rassembler le matériel sur le plateau/chariot nettoyé/désinfecté :
a. Gants non stériles
b. Solution hydro-alcoolique
c. Tablier
d. Solution détergente/désinfectante pour surfaces
e. Eau et savon
f. Linge ou alèse absorbante
g. Poubelle(s)
Procédure
6. Effectuer une hygiène des mains et mettre des gants non stériles
7. Positionner le patient en décubitus dorsal, poser un drap/linge sur les cuisses du patient et utiliser une
alèse absorbante ou un linge (si disponible)
8. Retirer l'étui pénien de la bande adhésive en roulant l’étui le long du pénis
9. Aider le patient à remettre ses sous-vêtements/blouse au niveau de la région génitale,
S’assurer que le linge de lit n’est pas souillé et repositionner le patient confortablement.
Post-procédure
10. S’assurer que les déchets sont éliminés conformément à la procédure locale.
Retirer et jeter les gants non stériles/autres EPI utilisés.
11. Effectuer une hygiène des mains

12. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot

13. Documenter l’ablation de l’étui pénien dans le dossier du patient

14. Éduquer le patient sur les exercices des muscles du plancher pelvien
Cathéter urinaire - Insertion
POS – Veuillez vous référer à la procédure complète pour obtenir des informations rationnelles et
supplémentaires sur chaque étape

Pré-procédure

1. Lavez-vous les mains

2. Confirmez l’identité du ou de la patient·e

3. Expliquez la procédure au au/à la patient·e ou à l’accompagnant·e dans la langue de son choix,


notamment sur l’utilisation du cathéter urinaire, pourquoi iel en a besoin et les avantages et les
risques de l'insertion d’un cathéter. Convenez avec le ou la patient·e d'un signal d'arrêt qu'iel pourra
utiliser pour indiquer qu'iel souhaite arrêter la procédure.
Permettez au au/à la patient·e ou à l’accompagnant·e de poser des questions, et obtenir son
consentement oral
4. S'assurer que le ou la patient·e n'a pas d'allergies

5. Donner de l’intimité au/à la patient·e

6. Demandez au/à la patient·e d'effectuer un nettoyage péri-urétral à l'eau et au savon de manière


indépendante Si le ou la patient·e n'est pas en mesure de le faire, le ou la soignant·e ou
l’accompagnant·e doit effectuer le nettoyage
7. Lavez-vous les mains

8. Nettoyer/désinfecter le chariot et laisser sécher à l'air libre

9. Rassembler le matériel et le placer sur l'étagère INFÉRIEURE du chariot sec :


‐ Cathéter urinaire stérile ‐ Seringue ‐ Tablier (en fonction du risque
‐ Poche (sac) urinaire stérile (si ‐ Aiguille 19G d'exposition)
elle est à demeure) ‐ Eau stérile pour l'injection ‐ Serviette imperméable ou alèse
‐ Crochet pour la fixation de la ‐ Récipient stérile jetable
poche (sac) à urine ‐ Forceps avec pansement ‐ Haricot stérile
‐ Pot de collecte d'urine stérile (si stérile (si disponible) ‐ Antiseptique pour la désinfection du
nécessaire pour l'analyse) ‐ Solution orale de saccharose méat urétral
‐ Sachet de lubrifiant stérile (pour les nourrissons de ‐ Détergent/désinfectant pour les
‐ Draps stériles X2 moins de 6 mois) surfaces
‐ Champ aseptique crucial sur ‐ Ruban adhésif ou bande pour ‐ Spéculum de Sims (uniquement pour
chariot les jambes les patientes ayant subi une MGF)
o Pour couvrir la zone ‐ Gants stériles ‐ Poubelle(s)
génitale ‐ Désinfectant pour mains à ‐ Récipient pour objets tranchants
o Gaze stérile base d'alcool
10. Obtenir de l’aide le cas échéant

Procédure

11. Lavez-vous les mains

12. Amener le chariot au chevet du ou de la patient·e et positionner la poubelle

13. Placer le drap stérilisé sur l'étagère supérieure du chariot sec. Préparez l'équipement en utilisant une
technique sans contact.
14. Lavez-vous les mains

15. Pour les nourrissons de 0 à 6 mois, envisager d’administrer une analgésie orale à base de solution de
saccharose 2 à 3 minutes avant l'intervention
16. Aidez le ou la patient·e à retirer ses sous-vêtements et à s'allonger sur le dos dans le lit. Placez la
serviette/l'alèse sous les fesses du ou de la patient·e
17. Pour les patients de sexe féminin, demander-leur de plier les genoux, de fléchir les hanches et
d’écarter les pieds d’environ 60 cm l'un de l'autre
18. Pour les patients de sexe masculin, les jambes peuvent être tendues sur le lit

19. À l’aide d’une technique sans contact, appliquer des champs aseptiques sur les parties génitales et
entre les jambes
20. Porter un tablier et d'autres EPI en fonction de l'évaluation des risques et se laver les mains

21. Mettez des gants stériles afin

22. Ouvrez l'emballage de protection en plastique du cathéter et plongez l'embout dans une petite
quantité d'eau stérile ou de lubrifiant à base d'eau. Placez le cathéter dans la cuvette haricot stérile
afin
23. Pour les patients de sexe féminin, avec la main non dominante, écartez les petites lèvres de manière
à visualiser le méat urétral. Cette main restera au même endroit pendant tout le reste de la
procédure
24. Pour les patients de sexe masculin, avec la main non dominante, soulevez le pénis à un angle de 60 à
90° et rétractez le prépuce. Cette main restera au même endroit pendant tout le reste de la
procédure
25. À l’aide d’une technique sans contact, utilisez la main dominante pour désinfecter le site d'insertion
avec la gaze antiseptique et stérile appropriée. Le cas échéant, utilisez des pinces stériles
26. Placez l'extrémité du cathéter à l'intérieur du haricot stérile et placez le haricot stérile entre les
jambes du ou de la patient·e
27. Pour les patients de sexe féminin, en utilisant la main dominante, introduisez l'extrémité du
cathéter dans l'urètre vers le haut et vers l’arrière. Avancez le cathéter jusqu'à ce que l'urine
s'écoule, puis avancez encore de 6 à 8 cm
28. Pour les patients de sexe masculin, avec la main non dominante tenant fermement le pénis à un
angle de 60 à 90°, insérez l'extrémité du cathéter dans l'urètre et avancez lentement le cathéter. Une
fois que l'urine coule, avancez le cathéter jusqu'à la bifurcation
29. Pour les patients de sexe masculin, si une résistance est ressentie au niveau du sphincter externe,
faites une pause de 10 à 20 secondes et demandez au patient de respirer profondément et
régulièrement. Augmentez légèrement la traction sur le pénis et appliquez une pression douce et
régulière sur le cathéter pendant que le patient expire ou tousse
30. Si l’urine ne coule pas ou si une résistance est toujours ressentie, arrêtez la procédure, retirez le
cathéter et jetez-le. Réessayez avec un nouveau cathéter stérile
31. Si le cathéter doit être à demeure, une fois que l'urine s'est écoulée et que le cathéter a avancé,
gonflez le ballon en utilisant une technique sans contact avec la quantité recommandée d'eau stérile
pour injection
32. Si vous collectez de l'urine pour une analyse en laboratoire, utilisez un pot de collecte et prélevez
un échantillon à l'extrémité du cathéter
33. Notez l'odeur et la quantité d'urine drainée dans le haricot

34. Si le cathéter doit être à demeure, retirez-le légèrement et, à l’aide d’une technique sans contact,
connectez-le au sac de drainage
35. Fixez le cathéter en place en le collant à l'intérieur de la cuisse du ou de la patient·e ou en utilisant un
dispositif de fixation
36. Pour les patients de sexe masculin, assurez-vous que le gland est propre et sec et que le prépuce a
été repositionné
37. Suspendez la poche du cathéter sous le niveau de la vessie du ou de la patient·e à l'aide d'un crochet
de fixation
Post-procédure

38. Retirez la serviette/l'alèse, aidez le ou la patient·e à replacer les sous-vêtements ou la blouse sur les
parties génitales et assurez-vous que le linge de lit n'est pas souillé
39. Veillez à ce que les déchets soient éliminés conformément à la procédure locale. Retirez les gants
stériles et les EPI, jeter les articles à usage unique.
40. Lavez-vous les mains

41. Notez la qualité et la quantité d’urine drainée

42. Nettoyez/désinfectez le chariot

43. Lavez-vous les mains

44. Documentez la procédure dans le dossier du ou de la patient·e en précisant :


‐ la date/l’heure d'insertion ‐ la quantité d'eau stérile utilisée pour le gonflage du
‐ le type et la taille du cathéter utilisé ballon
‐ toute difficulté pendant l'insertion ‐ comment le tube a été fixé
‐ la qualité et la quantité d'urine drainée lors de ‐ nom de l'infirmier·e/clinicien·ne
l'insertion
45. Suivi
Cathéter urinaire - Entretien
POS – Veuillez vous référer à la procédure complète pour obtenir des informations rationnelles et
supplémentaires sur chaque étape

Entretien de routine

1. Évaluations quotidiennes de la nécessité d'une sonde urinaire à demeure. La nécessité d'un cathéter
à demeure doit être évaluée quotidiennement par le ou la soignant·e et l'évaluation doit être
partagée avec le ou la clinicien·ne traitant·e. Un cathéter à demeure devrait être retiré dès que
possible, en fonction des besoins cliniques.
2. Vidange régulière du sac de drainage : une fois par quart de travail ou lorsqu'il est plein aux 2/3,
selon la première éventualité. Drainer l'urine dans un récipient propre à usage unique, en évitant que
la valve ne touche les parois.
3. Les poches de drainage urinaire doivent être sécurisées et positionnées sous le niveau de la vessie et
ne doivent PAS se trouver sur le sol
4. Collecte d'urine pour analyse en laboratoire à partir du port de prélèvement sur le sac de drainage. Si
ce port n'est pas disponible, l'échantillon doit être prélevé avec une seringue stérile directement à
partir du cathéter et jamais de la poche de drainage.
5. Si un serrage est nécessaire, ne serrer que le canal de drainage.

Prévention et contrôle des infections

1. Se laver les mains et porter des gants non stériles avant et après toute manipulation de la sonde
urinaire ou de la poche de drainage
2. Maintenir un système de drainage fermé et stérile

3. Hygiène quotidienne du méat avec de l'eau et du savon

Changer le cathéter et la poche de drainage

4. Le changement de cathéter urinaire à demeure doit être basé sur des indications cliniques (telles
qu'une infection, une obstruction, une fuite ou des calculs rénaux/urétraux).
5. Changer la poche de drainage avec le cathéter pour maintenir un système fermé ou selon les
recommandations du fabricant. Il est acceptable de changer la poche de drainage et non le cathéter
s'il est cliniquement indiqué que l’entretien du cathéter et effectué selon une technique aseptique,
c'est-à-dire pour les cathéters à demeure à long terme.
Cathéter urinaire – Vidange du sac à urine
POS – Veuillez vous référer à la procédure complète pour obtenir des informations rationnelles et
supplémentaires sur chaque étape

Pré-procédure

1. Lavez-vous les mains

2. Confirmez l’identité du ou de la patient·e

3. Expliquer la procédure au/à la patient·e ou à l'accompagnant·e

4. Lavez-vous les mains

5. Nettoyer/désinfecter le chariot et laisser sécher à l'air libre

6. Rassemblez l’équipement médical à coté de la table roulante :


‐ Boîte de gants non-stériles ‐ Antiseptique pour la valve de drainage
‐ Cruche à mesurer ‐ Détergent/désinfectant pour les surfaces
‐ Désinfectant pour mains à base d'alcool ‐ Poubelle(s)
Procédure

7. Lavez-vous les mains puis enfilez une paire de gants non stériles

8. Placez la cruche sous la poche urinaire et ouvrez la valve de drainage. Laissez l'urine s'écouler dans la
cruche.
NE PAS laisser la cruche toucher la valve
9. Fermez la valve de drainage et essuyez avec une lingette antiseptique appropriée

10. Couvrez la cruche et notez le volume de liquide

11. S'assurer que la poche du cathéter est suspendue au chevet du ou de la patient·e, sous le niveau de
sa vessie, par un crochet de fixation
Post-procédure

12. Jeter l'urine correctement dans un récipient sale, dans les toilettes ou selon la procédure locale

13. Retirez vos gants non stériles et lavez-vous les mains

14. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et la carafe

15. Documenter la procédure et le volume vidé dans le dossier du ou de la patient·e


Sonde urinaire - Ablation
SOP – Veuillez-vous référer à la procédure complète pour obtenir des informations rationnelles et
supplémentaires sur chaque étape

Pré-procédure

1. Effectuer une Hygiène des mains

2. Confirmer l’identité du ou de la patient·e

3. Expliquer la procédure au/à la patient·e ou à l'accompagnant·e, pourquoi la sonde urinaire est retirée
et quels sont les risques et les avantages de ce retrait.
Permettre au au/à la patient·e ou à l’accompagnant·e de poser des questions, et obtenir son
consentement oral
4. Respecter l’intimité au/à la patient·e

5. Effectuer une Hygiène des mains

6. Nettoyer/désinfecter le chariot et laisser sécher à l'air libre

7. Disposer tout le matériel sur le plateau/chariot :


‐ Seringue ‐ Détergent/désinfectant pour les surfaces
‐ Boîte de gants non-stériles ‐ Eau stérile (pour les nouveau-nés uniquement)
‐ Solution hydroalcoolique ‐ Eau et savon (uniquement en pédiatrie)
‐ Tablier de protection ‐ Poubelle(s)
Procédure

8. Effectuer une Hygiène des mains puis enfiler une paire de gants non stériles

9. Retirer le repose-jambe et placer une serviette sous les fesses du ou de la patient·e

10. Pour les nouveaux-nés et les patients pédiatriques, ouvrir la couche et nettoyer le méat urinaire

11. Avec une technique sans contact, dégonfler le ballon de la sonde urinaire avec la seringue

12. Pour les patients de sexe masculin, tenir fermement le pénis et l’étirer doucement avec votre main
non dominante
13. Inviter le ou la patient·e à inspirer et expirer. Alors que le ou la patient·e expire, retirer doucement la
sonde urinaire en exerçant une traction ferme et continue
14. Encourager le ou la patient·e à se mouvoir, à boire beaucoup d’eau et à uriner

Post-procédure

15. Veiller à ce que les déchets soient éliminés conformément à la procédure locale. Retirer les gants non
stériles et autres EPI le cas écheant et les jeter
16. Effectuer une Hygiène des mains

17. Nettoyer/décontaminer le chariot

18. Noter le retrait de la sonde urinaire dans le dossier du ou de la patient·e

19. S’il est toujours hospitalisé, retourner voir le ou la patient·e dans l’heure qui suit

20. Eduquer le/la patient·e sur la pratique des exercices de renforcement du plancher pelvien
10.05.E SOP Sondage Vésical Évacuateur
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Sondage Vésical

Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient

3. Assurer l'intimité

4. Expliquer au patient la procédure et son indication, ainsi que les bénéfices et les risques qui sont liés dans
la langue de son choix. Convenir avec le patient d’un signal d’arrêt de soins en cas de souhait d’arrêter la
procédure
Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son consentement verbal

5. S’assurer que le patient n’a pas d’allergies (y compris au latex)


6. Demander au patient de faire une toilette péri-urétrale à l’eau et au savon de manière autonome. Si le
patient n’est pas en mesure de le faire, l’accompagnant ou le soignant doit réaliser cette toilette
7. Effectuer une hygiène des mains

8. Nettoyer/désinfecter le chariot et laisser sécher

9. Rassembler le matériel et disposer sur l’étagère inférieure du chariot sec


- Sonde vésicale stérile de taille appropriée - Gants stériles
pour le patient (de préférence cathéter en - Solution hydro-alcoolique
nélaton; si non disponible, utiliser un - Tablier (selon le risque d’exposition)
cathéter de Foley sans gonfler le ballonnet.) - Alèse absorbante ou champ non tissé à
- Pot de collecte d’urine stérile (si besoin pour usage unique
investigations) - Bassin réniforme stérile
- Sachet de lubrifiant stérile - Bassin de lit pour recueillir l’urine
- Plan de travail aseptique x 2 (1 plan de - Solution antiseptique pour désinfecter
travail désinfecté et 1 champ stérile pour l'orifice urétral
couvrir la zone gentiale) - Solution détergente/désinfectante pour
- Compresses stériles surfaces
- Cupule stérile - Speculum Vaginal de Sims (uniquement en
- Pinces à pansement stériles (si disponibles) cas de MGF –Mutilations Génitales
- Solution orale de saccharose (pour féminines)
nourrissons <6 mois) - Poubelle(s)

10. Obtenir de l’aide, si besoin.

Procédure
11. Effectuer une hygiène des mains

12. Apporter le chariot et la poubelle au chevet du patient


13. Placer le champ stérile sur l’étage supérieure du chariot sec et préparer le matériel en utilisant la
technique aseptique sans contact

14. Effectuer une hygiène des mains


15. Pour les nourrissons de 0 à 6 mois, envisager d’administrer une solution analgésique orale de saccharose
2 à 3 minutes avant la procédure.
16. Aider le patient à retirer ses sous-vêtements et à s’allonger en décubitus dorsal, placer un champ/alèse
absorbante sous ses fesses
17. Chez les patients de sexe féminin : faire plier les genoux, les hanches fléchies et les pieds reposant à
environ 60 cm l’un de l’autre
Chez les patients de sexe masculins : demander d’allonger les jambes
18. En utilisant la technique aseptique sans contact, placer des champs stériles au-dessus des organes
génitaux et entre les jambes
19. Porter un tablier et les autres EPI en fonction de l’évaluation des risques et effectuer une hygiène des
mains
20. Porter des gants stériles
21. Ouvrir l’emballage de protection en plastique stérile de la sonde vésicale et plonger l’embout dans une
petite quantité d’eau stérile ou de lubrifiant à base d’eau. Mettre la sonde dans le bassin réniforme
stérile.
22. Chez les patients de sexe féminin, écarter les petites lèvres avec la main non dominante de manière à
visualiser l’orifice urétral. Cette main restera ici tout au long de la procédure.
23. Chez les patients de sexe masculin, soulever le pénis avec la main non dominante à un angle de 60-90°
et rétracter le prépuce. Cette main restera ici tout au long de la procédure.
24. En utilisant la technique aseptique sans contact, utiliser la main dominante pour désinfecter le site
d’insertion avec une compresse antiseptique et stérile. Utiliser des pinces stériles si disponible.
25. Placer l’extrémité de la sonde dans le bassin réniforme stérile que vous positionnerez entre les jambes
du patient
26. Chez les patients de sexe féminin, insérér l'embout de la sonde vésicale dans l’urètre vers le haut et
l’arrière à l’aide de la main dominante. avancer la sonde jusqu’à ce que l’urine s’écoule puis avancer
encore 6 à 8 cm.
27. Chez les patients masculins, tenir fermement le pénis à un angle de 60-90° avec la main non dominante,
insérer l’embout de la sonde vésicale dans l’urètre et avancer lentement le cathéter. Une fois que l’urine
s’écoule, avancer la sonde jusqu’à la bifurcation. Si une résistance est ressentie au niveau du sphincter
externe, faites une pause de 10 à 20 secondes et demander au patient de respirer profondément et
régulièrement. Augmenter légèrement la traction sur le pénis et appliquer une pression constante et
douce sur la sonde pendant que le patient expire ou tousse.
28. Si aucune urine ne coule ou si une résistance est toujours ressentie, arrêter la procédure, retirer le
cathéter et le jeter. Nouvelle tentative avec un nouveau cathéter stérile
29. Utiliser un bassin pour recueillir de grandes quantités d’urine
30. Pour préléver de l’urine pour une analyse en laboratoire, utiliser un pot de collecte stérile et prélever à
l’extrémité de la sonde
31. Noter l’odeur et la quantité d’urine écoulée dans le bassin réniforme

32. Retirer doucement la sonde vésicale dès que l’écoulement d’urine s’arrête.

Post-procédure
33. Retirer le drap/la serviette à usage unique (si utilisée), aider le patient à remettre ses sous-
vêtements/blouse au niveau de la région génitale, s’assurer que le linge de lit n’est pas souillé
34. S’assurer que les déchets sont éliminés conformément à la procédure locale.
Enlever les gants et l’EPI stériles, jeter les articles à usage unique.
35. Effectuer une hygiène des mains

36. Nettoyer/désinfecter le chariot

37. Effectuer une hygiène des mains


38. Documenter la procédure dans le dossier du patient en détaillant:
- Date/heure du sondage évacuateur - Qualité (couleur, odeur, clarté) et quantité
- Type et taille de sonde vésical utilisé d’urine écoulée à l’insertion
- Problèmes rencontrés lors de - Nom de l’infirmière/du médecin
l’insertion
39. Assurer le suivi du patient avec l’équipe clinique, si besoin.
Demander au patient/accompagnant d’informer quand la première miction se produit après le sondage
vésical
10.5.F SOP Exercices des muscles du plancher pelvien
Annexe 1 – Sondage vésical
Les exercices des muscles du plancher pelvien, communément appelés exercices de Kegel, aident à améliorer le
contrôle de la vessie et des intestins en renforçant les muscles du plancher pelvien.

Préparation

1. Pour effectuer des exercices des muscles du plancher pelvien, le patient peut être assis, couché ou debout
avec les genoux légèrement écartés et impliquer le resserrement et la relaxation des muscles du plancher
pelvien.
2. Le patient doit se familiariser avec l’emplacement/la sensation des muscles du plancher pelvien.
Cela peut être fait en imaginant qu’il arrête la miction ou les flatulences. S’il s’agit de sa première tentative
d’exercices de Kegel, il peut s’entraîner à arrêter la miction, et, une fois les muscles identifiés, il peut
continuer la miction. Les patients doivent avoir la sensation qu’ils soulèvent les muscles vers le haut. Les
fesses, l’abdomen et les cuisses ne doivent pas être engagés.
Exercice

3. Le patient doit serrer, soulever et tenir jusqu’à 8-10 secondes. Au début, il est possible qu’il ne tienne pas
pendant 8 secondes, il doit tenir aussi longtemps qu’il le peut ou essayer de tenir pendant 2-5 secondes.
4. Le patient doit se détendre pendant 5-10 secondes. Lorsque le patient détend le muscle, il doit ressentir une
libération distincte ou une sensation de lâcher prise.
5. Répéter la compression et soulever autant de fois que possible ou jusqu’à 8-12 fois avec une période de repos
distincte entre chaque répétition.
6. Il est préférable de faire peu de bonnes compressions que plusieurs compressions mal faites. Les fesses,
les cuisses et l’abdomen NE doivent PAS être engagés et le patient doit respirer normalement tout au long
de l’exercice. Répéter l’exercice 10-20 fois 3x/jour (matin, après-midi, soir).
Cela peut prendre jusqu’à 6 semaines pour que le patient remarque les avantages des exercices.
Chapitre 11
Mobilisation et
positionnement
11.01.A SOP Mobilisation et Positionnement - Principes
généraux
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Mobilisation et Positionnement

1. Toujours positionner le patient dans un alignement corporel correct.

2. Soutenir le corps du patient avec des aides au positionnement afin de maintenir un bon alignement.

3. Changer la position du patient selon un horaire individualisé, sauf contre-indication. Déterminer la fréquence
de repositionnement en fonction de:

Principes à appliquer à chaque manutention du patient

4. Évaluer l’environnement

5. Utiliser du matériel fonctionnel

6. Planifier la mobilisation

7. Travailler en équipe

8. Encourager le patient à aider autant que possible

9. S’assurer que toutes les instructions utilisées sont claires et cohérentes


10. Avoir une bonne posture du corps 11. Plier les genoux

12. Se tenir près du patient (ou de l’objet) déplacé 13. Faire face au poids et à la direction du mouvement.

14. Utiliser les bras et les jambes (non le dos) 15. Travailler au niveau de la taille
16. Commencer l’action aussi lentement que possible. Annoncer à haute voix que vous allez compter. Prendre le
temps de construire la force en 3 comptes : compter « un » pour commencer lentement le mouvement ;
Compter « deux » en basculant vers l’arrière puis vers l’avant, et compter « trois » pour commencer l’action
ensemble.

17. Éviter de soulever.

Lever le patient manuellement en dernier recours et seulement si cela n’implique pas de soulever tout le poids du
patient.
Lever le patient uniquement avec la force des jambes.
18. Pousser l’objet plutôt que de tirer et maintenir un mouvement continu.

Utiliser le poids corporel du soignant pour déplacer le poids.

19. Faire glisser le patient vers le corps du soignant à l’aide d’une planche/drap de transfert. La planche de
transfert est plus appropriée en cas de transfert de patient sur une civière ou un lit.

20. Réduire la friction entre les surfaces.


11.01.B SOP Mobilisation et Positionnement -
Évaluation des risques TILE
TILE = Tâche, Individuel, Load=charge, Environnement
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Mobilisation et Positionnement afin de prévenir et réduire les blessures musculo-squelettiques

Tâche

1. Considérer des objectifs cliniques réalistes et des résultats fonctionnels en discutant avec le patient et
déterminer le niveau de participation du patient.
2. Réduire le danger en adaptant la technique, en introduisant un équipement et/ou en demandant
conseil/assistance à des collègues qualifiés

3. Vérifier le matériel de manutention disponible

4. Utiliser des techniques de manutention approuvées du patient

5. Revoir mentalement les étapes de transfert avant de commencer la procédure

Individuel

1. Suivre toutes les formations requises conformément aux réglementations locales.


2. Respecter les principes de la mécanique corporelle, de transfert et de positionnement sécuritaires du
patient
3. Porter des chaussures antidérapantes
4. S’assurer que les vêtements sont appropriés à l’environnement de travail et considérer le besoin
d’équipement de protection individuelle avant de commencer la tâche
Load=charge
1. Connaître le niveau de mobilité et de force du patient afin de déterminer l’assistance requise pour la
marche et le transfert
2. Évaluer le risque d’intolérance physique à l’activité du patient avant de commencer la mobilisation
3. Tenir compte de la douleur et du confort du patient avant de commencer la mobilisation et l’effectuer
au moment opportun
4. S'assurer que le patient est pleinement informé du changement de position prévu, obtenir son
consentement éclairé.
5. Demander, si possible, sa participation à la manœuvre afin de réduire le besoin d’assistance
6. Expliquer les mouvements étape par étape et donner des instructions claires au patient pour
permettre sa participation
7. Impliquer le patient dans la prise de décision concernant le repositionnement.

Environnement
1. Considérer l’espace, l’itinéraire, l’emplacement de l’équipement, l’élimination des dangers et
l’éclairage
2. Assurer l’intimité et la dignité durant les procédures de mobilisation et de positionnement (p. ex.,
fermer la porte et/ou les rideaux, demander aux visiteurs d’attendre à l’extérieur, garder le patient
couvert autant que possible pendant l’intervention, s’assurer que les poches de sonde vésicale et de
drain sont suspendus aussi discrètement que possible sous le lit ou la chaise du patient)
3. Envisager des solutions de conception pour les problèmes récurrents (p. ex., disposition du trajet, de la
salle de bain, de la chambre; hauteur de l’évier, des étagères et du matériel)
11.01.C SOP Mobilisation et Positionnement -
Planification
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Mobilisation et Positionnement

Évaluation du patient

1. Taille et poids

2. Évaluation des lésions cutanées et de pression (risque)

3. Évaluation des risques de chute

4. Plaie

5. Sensation

6. Œdème /membres œdématiés

7. Douleur

8. Faiblesse

9. Articulations et tissus mous restreints; contracture

10. Fracture/suspicion de fracture

11. Altération du tonus (troubles neurologiques/patients inconscients)

12. Stabilité de la colonne vertébrale

13. Matériel médical associés au traitement (p. ex. voie IV, sonde NG, sonde vésicale)

14. État de santé et stabilité cardiovasculaire

15. Fatigue
16. État cognitif, niveau de communication et de coopération.
Défis liés à la compréhension, à la coopération et au comportement du patient.
Autres considérations
1. Mouvements recommandés pour la toilette, le bain, la position assise, le transfert, la mobilisation dans
le lit et les restrictions
2. Matériel recommandé

3. Nombre de soignants nécessaires pour effectuer la mobilisation/positionnement

4. Aptitude de la personne accompagnante

5. Documentation de la procédure, date et heure.

6. Durée prévue de maintien de la nouvelle position du patient


11.02.A SOP Lésions de pression de la peau et des tissus
mous (soins SSKIN) Évaluation du risque
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Lésions de pression_Évaluation du risque

Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient

3. Expliquer au patient la procédure et son indication, décrire comment il peut aider, dans la langue de son choix.
Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son consentement verbal

4. Assurer l'intimité

5. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et laisser sécher

6. Effectuer une hygiène des mains


7. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot :
a. Outil d’évaluation des risques
b. Gants et tablier non stériles (selon le risque d’exposition)
c. Solution détergente/désinfectante pour surfaces
d. Solution hydro-alcoolique
Procédure

8. Effectuer une hygiène des mains


9. En utilisant l’outil d’évaluation du risque “échelle de Braden” et “échelle de Braden-QD”, évaluer la perception
sensorielle du patient
10. En utilisant l’outil d’évaluation du risque “échelle de Braden” et “échelle de Braden-QD”, évaluer l’exposition
du patient à l’humidité
11. En utilisant l’outil d’évaluation du risque “échelle de Braden” et “échelle de Braden-QD”, évaluer le niveau
d’activité du patient
12. En utilisant l’outil d’évaluation du risque “échelle de Braden” et “échelle de Braden-QD”, évaluer la mobilité
du patient
13. En utilisant l’outil d’évaluation du risque “échelle de Braden” et “échelle de Braden-QD”, évaluer l’état
nutritionnel du patient
14. En utilisant l’outil d’évaluation du risque “échelle de Braden” et “échelle de Braden-QD”, évaluer le risque de
frottement et de cisaillement du patient

15. chez l’enfant < 8 ans, utiliser l’outil d’évaluation des risques pédiatriques pour évaluer la perfusion et
l’oxygénation tissulaires
Post-procédure
16. Si utilisés, retirer et jeter les gants non stériles et le tablier. Éliminer les déchets correctement conformément
aux procédures locales
17. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot

18. Effectuer une hygiène des mains


19. Documenter la date, l’heure et le score d’évaluation dans le dossier du patient
11.02.B SOP Lésions de pression de la peau et des tissus
mous (soins SSKIN) - Évaluation cutanée, Stratégies de
prévention et Soins
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Lésions de pression_Évaluation Prévention Soins

Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains


2. Vérifier l’identité du patient
3. Expliquer au patient la procédure et son indication, décrire comment il peut aider, dans la langue de son choix.
Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son consentement verbal
4. Assurer l'intimité

5. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et laisser sécher

6. Effectuer une hygiène des mains


7. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot :
a. Outils d’évaluation cutanée
b. Gants et tablier non stériles (selon le risque d’exposition)
c. Solution détergente/désinfectante pour surfaces
d. Solution hydro-alcoolique
Procédure

8. Effectuer une hygiène des mains


9. Effectuer une évaluation cutanée en particulier au niveau des protubérances osseuses, et surtout en cas de
détérioration de l’état du patient.
Le soignant, le patient ou l’accompagnant doit évaluer :
o La peau est-elle sèche?

o La peau est-elle humide?


o La peau est-elle froide ou chaude par rapport à la peau environnante?
o La peau est-elle rouge/décolorée?
o La peau est-elle dure/tendue ou flasque?
L’acronyme BEST SHOT est un rappel utile pour des zones spécifiques du corps à vérifier.
o Buttocks = siège;
o Elbows/Ears = coudes/oreilles;
o Sacrum = sacrum;
o Trochanters = trochanter;
o Spin/Shoulders = épine/épaule;
o Hips = hanches;
o Occipital area = zone occipitale;
o Toes = orteils.

Il est important de faire la différence entre les lésions de pression et les anomalies cutanées, telles que la
dermatite associée à l’incontinence.
IMPORTANT: Prendre au sérieux les petites rougeurs et les petites plaies car les lésions de pression ne
commencent pas nécessairement par la couche superficielle de la peau. Elles peuvent débuter à l’intérieur des
tissus profonds qui se trouvent près de l’os. Ce que l’on voit à la surface peut être qu’une petite partie de
l’étendue de la lésion.
10. Soins cutanés et Utilisation d’un pansement protecteur préventif
11. Utiliser des surfaces de soutien appropriées

IMPORTANT : Les surfaces de soutien seules ne préviennent pas les escarres. Ils doivent être utilisés
conjointement avec d’autres mesures préventives.

12. Repositionner fréquemment le patient – garder le patient en mouvement

ATTENTION : Si le patient est cliniquement instable ou s’il est contre-indiqué de le mobiliser en raison d’une
lésion de la moelle épinière, effectuer de petits mouvements mais fréquents pour assurer un décharge de pression
suffisante.
13. Rotation et positionnement laissant le patient à un angle de 30°
14. Évaluation de l’incontinence et soins cutanés
a. identifier les patients à risque de MASD (Moisture-Associated Skin Dammage – Dommage cutané
associé à l’humidité)
b. soulager ou réduire la source d’humidité
c. nettoyer et sécher la peau
d. protéger la peau

15. Assurer une nutrition adéquate

16. Assurer une hydratation adéquate


17. Donner des informations au patient/accompagnant en cas de lésion de pression et de changement de l’état
cutané, expliquer ce qu’il doit rechercher sur le site

18. En cas de dégradation tissulaire, prendre en charge immédiatement la plaie


19. Classification des lésions de pression
En cas de présence de lésion de pression, il est important d’identifier le stade et de prendre une photo après avoir
obtenu un consentement verbal/écrit

20. Évaluer et traiter la douleur

Post-procédure
21. Si utilisés, retirer et jeter les gants non stériles et le tablier. Éliminer les déchets correctement conformément
aux procédures locales
22. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot

23. Effectuer une hygiène des mains


24. Documenter dans le dossier du patient :
a. Date, heure et résultat de l’évaluation cutanée
b. Site et taille de la lésion de pression, le cas échéant
c. Stade de la lésion de pression, le cas échéant
d. Image (si appareil photo disponible)
25. Prendre en charge et signaler un incident médical

26. Si une lésion de pression est constatée, continuer à observer la zone et les tissus environnants
11.03 SOP - Positionnement en Décubitus Latéral et
Position de Sim (position semi-couchée)
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Positionnement en Décubitus Latéral & Position de Sim

Pré-procédure
1. Vérifier le dossier et le plan multidisciplinaire du patient pour connaître les spécifications/restrictions
en matière de mobilisation et positionnement
2. Effectuer une hygiène des mains

3. Vérifier l’identité du patient

4. Effectuer l’évaluation des risques liés aux TILE


5. Expliquer au patient la procédure et son indication, décrire comment il peut aider, dans la langue de
son choix. Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son consentement
verbal
6. Évaluer la douleur chez le patient et déterminer la source et la gravité. Traiter la douleur de manière
non pharmacologique et/ou administrer un analgésique (prescription médicale) 30 minutes avant la
mobilisation et réévaluer avant de mobiliser
7. Assurer l'intimité

8. Effectuer une hygiène des mains


9. Rassembler le matériel :
a. Coussins de taille appropriée, linges, gants de toilette, draps pliés ou couvertures
b. Matériel de manutention manuelle après évaluation des risques
c. Positionnement des cales
d. Extension de lit (patients de grande taille)
10. S’assurer que le lit du patient est à la hauteur optimale pour le soignant, ajuster si possible et
verrouiller les freins du lit. Si deux soignants sont nécessaires, faire correspondre au mieux la hauteur
du lit selon leur taille respective
11. Disposer les appareillages (p. ex. cathéters intraveineux, sonde nasogastrique, sonde vésicale, tubulure
à oxygène) de manière à éviter tout interférence avec le processus de positionnement
Procédure Alternative 1 - Position en décubitus latéral avec le tronc supérieur tourné vers l’avant ou
vers l’arrière
12. Effectuer une hygiène des mains
13. Demander ou aider le patient à se mettre en décubitus dorsal (couché à plat sur le dos). En cas de
craintes de non-alignement des voies aériennes, utiliser un coussin ou des draps roulés afin de
soutenir et stabiliser les épaules et le cou
14. Si le patient se situe au milieu du lit, demander ou aider à se déplacer vers le côté du lit opposé à
l’endroit où il fera face
15. Demander ou aider le patient à se garder la jambe inférieure tendue sur le côté où il sera couché tout
en pliant la jambe supérieure dans une position semi-fléchie, ou à plier les deux jambes dans une
position semi-fléchie.
Ensuite, avec une main sur la hanche et le haut de l’épaule opposés, assister/soutenir le patient à
rouler en position couchée sur le côté. Placer un coussin entre les genoux.
16. Tronc supérieur pivoté vers l’avant :
▫ Placer un coussin sous la jambe sur le lit ou entre les deux genoux. Aidez le patient à repositionner son
bras vers l’avant en déplaçant l’omoplate en position poussée vers l’avant
▫ Placer un autre coussin sous le haut du bras inférieur afin qu’il puisse reposer son autre bras légèrement
fléchi avec le poignet soutenu et confortable sur le coussin
17. Tronc supérieur tourné vers l’arrière :
▫ Placer un coussin dans le sens de la longueur, au niveau du dos. Encourager le patient à se pencher en
arrière sur le coussin
▫ Placer un autre coussin devant le patient afin de soutenir le bras inférieur, en fléchissant légèrement
avec le poignet soutenu et confortable sur le coussin
▫ Étirer les membres inférieurs avec les genoux légèrement fléchis - jambe supérieure légèrement vers
l’avant par rapport à la jambe inférieure
18. Évaluer l’alignement correct du corps du patient et le risque de lésion de pression après le
repositionnement. Demander au patient s’il est confortable et s’il a besoin de quelque chose (p. ex.
couverture)
19. S’assurer que le système d’appel et les objets du patient sont accessibles, à la portée du patient

20. Lever les barrières latérales (le cas échéant) et baisser au plus bas le lit

Procédure Alternative 2 : Position de Sim (semi-couchée)

12. Effectuer une hygiène des mains


13. S’assurer qu’il n’y a pas de coussin sous la tête du patient. Si nécessaire, abaisser complètement la tête
du lit et s’assurer que le matelas est au niveau de votre taille et que la barrière de lit est abaissée
14. S’assurer que le patient est en décubitus dorsal au niveau du côté droit du lit (car il sera tourné vers la
gauche). Mobiliser le patient en deux étapes :
a. Placer vos deux bras sous l’épaule droite du patient, déplacer le tronc du patient vers vous
b. Ensuite, placer vos deux bras sous les fesses et le haut des jambes (tout en soutenant les
hanches), déplacer le tronc du patient vers vous
c. Lever la barrière latérale droite
15. Se déplacer de l’autre côté du lit et abaisser la barrière latérale gauche. Fléchir la jambe droite du
patient et s’assurer que le pied reste sur le matelas
a. Placer une main sur la jambe droite du patient près de la hanche et l’autre main sur l’épaule
du patient
b. Tourner/rouler le patient vers vous. Positionner le patient en position latérale gauche, allongé
partiellement sur son abdomen
c. Lever la barrière latérale gauche
16. Se déplacer de l’autre côté du lit et abaisser la barrière latérale. Soulever l’épaule gauche du patient
(vers l’avant) et placer le bras sur le côté. Aligner correctement le haut du corps, la tête, le cou et le thorax.
Soutenir le poignet gauche avec un linge roulé
17. Placer un coussin sous la tête et les épaules
18. Placer un coussin sous le haut du bras inférieur, en nivelant le bras avec l’épaule. Fléchir le bras
confortablement
19. Placer un coussin latéralement sous la jambe et la cuisse droites, en vous assurant que la jambe est au
niveau de la hanche. La jambe droite est fortement fléchie afin qu’elle ne repose pas sur la jambe gauche
20. Évaluer l’alignement correct du corps du patient et le risque de lésion de pression après le
repositionnement. Demander au patient s’il est confortable et s’il a besoin de quelque chose (p. ex.
couverture)
21. S’assurer que le système d’appel et les objets du patient sont accessibles, à la portée du patient
22. Lever les barrières latérales (le cas échéant) et baisser au plus bas le lit

Post-procédure

23. Nettoyer/désinfecter le matériel réutilisable


24. Effectuer une hygiène des mains
25. Documenter la procédure dans le dossier/notes infirmières du patient et mettre à jour le plan de
mobilisation et de positionnement :
a. Date et heure
b. Changement de position
c. Observations (p. ex. état cutané, mouvement articulaire, capacité du patient à aider au
positionnement)
d. Difficultés
e. Nom du/des soignants
26. Assurer le suivi du patient
11.04 SOP - Positionnement en Décubitus Dorsal
(position allongée)
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Positionnement en Décubitus Dorsal

Pré-procédure
1. Vérifier le dossier et le plan multidisciplinaire du patient pour connaître les spécifications/restrictions
en matière de mobilisation et positionnement
2. Effectuer une hygiène des mains

3. Vérifier l’identité du patient

4. Effectuer l’évaluation des risques liés aux TILE


5. Expliquer au patient la procédure et son indication, décrire comment il peut aider, dans la langue de
son choix. Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son consentement
verbal
6. Évaluer la douleur chez le patient et déterminer la source et la gravité. Traiter la douleur de manière
non pharmacologique et/ou administrer un analgésique (prescription médicale) 30 minutes avant la
mobilisation et réévaluer avant de mobiliser
7. Effectuer une hygiène des mains
8. Rassembler le matériel :
a. Coussins de taille appropriée, linges, gants de toilette, draps pliés ou couvertures
b. Matériel de manutention manuelle après évaluation des risques
c. Cales de positionnement
d. Extension de lit (patients de grande taille)
9. Assurer l'intimité
10. S’assurer que le lit du patient est à la hauteur optimale pour le soignant, ajuster si possible et
verrouiller les freins du lit. Si deux soignants sont nécessaires, faire correspondre au mieux la hauteur
du lit selon leur taille respective
Procédure
11. Effectuer une hygiène des mains
12. Disposer les appareillages (p. ex. cathéters intraveineux, sonde nasogastrique, sonde vésicale,
tubulure à oxygène) de manière à éviter tout interférence avec le processus de positionnement
13. Ou:
Placer un coussin sous la tête, le cou et le haut des épaules du patient
Ou:
Utiliser deux coussins en position « papillon » de sorte que deux couches de coussin soutiennent la tête
avec une couche de coussin sous chaque épaule
Ou:

Utilisez une serviette pliée sous la tête du patient si cela permet un alignement naturel de la
colonne vertébrale (pédiatrie)
14. S’assurer que le patient est allongé au centre du lit
15. Placer des coussins/linges au besoin sous les membres douloureux, vulnérables ou oedématiés du
patient afin de fournir un soutien maximal
16. S’assurer que les pieds du patient sont entièrement soutenus par le matelas.
En cas de faiblesse ou immobilité de la cheville, placer un coussin au bout du lit afin de soutenir les
chevilles à 90° de flexion.
Chez le patient de grande taille, utiliser une rallonge de lit si besoin
17. S’assurer que les bras du patient sont parallèles, le long du corps et bien alignés, avec les coudes
légèrement fléchis
18. Facultatif : placer un petite linge roulé sous la zone lombaire du dos
19. Facultatif : placer des linges roulés ou des sacs de sable parallèles à la surface latérale des cuisses du
patient
20. Facultatif : placer des linges roulés dans les mains du patient
21. Évaluer l’alignement correct du corps du patient et le risque de lésion de pression après le
repositionnement. Demander au patient s’il est confortable et s’il a besoin de quelque chose (p. ex.
couverture)
22. S’assurer que le système d’appel et les objets du patient sont accessibles, à la portée du patient

23. Lever les barrières latérales (le cas échéant) et baisser le lit au plus bas

Alternative 1 : Patient à risque accru de lésions de pression : position couchée sur le dos à 30°

11. Effectuer une hygiène des mains


12. Disposer les appareillages (p. ex. cathéters intraveineux, sonde nasogastrique, sonde vésicale,
tubulure à oxygène) de manière à éviter tout interférence avec le processus de positionnement
13. Redresser la tête du lit de 30° et placer un coussin sous la tête et les épaules

14. S’assurer que les bras et poignets sont soutenus dans le lit, le long du corps et légèrement fléchis

15. Relever légèrement le pied du lit (30°)

16. S’assurer que les talons ne reposent pas sur le lit


17. Évaluer l’alignement correct du corps du patient et le risque de lésion de pression après le
repositionnement. Demander au patient s’il est confortable et s’il a besoin de quelque chose (p. ex.
couverture)
18. S’assurer que le système d’appel et les objets du patient sont accessibles, à la portée du patient

19. Lever les barrières latérales (le cas échéant) et baisser le lit au plus bas

Alternative 2 : Patient à risque accru de lésions de pression : inclinaison à 30°

11. Effectuer une hygiène des mains


12. Disposer les appareillages (p. ex. cathéters intraveineux, sonde nasogastrique, sonde vésicale,
tubulure à oxygène) de manière à éviter tout interférence avec le processus de positionnement
13. Abaisser la tête du lit complètement ou aussi bas que le patient peut tolérer. S’assurer que le matelas
est au niveau de votre taille, si possible
14. Baisser la barrière latérale (le cas échéant) et placer le patient vers le côté du lit opposé à la direction
vers laquelle le patient doit être tourné. Mobiliser le patient en deux étapes :
a. Placer vos deux bras sous l’épaule droite du patient, déplacer le tronc du patient vers vous
b. Ensuite, placer vos deux bras sous les fesses et le haut des jambes (tout en soutenant les
hanches), déplacer le tronc du patient vers vous
c. Lever la barrière latérale droite
15. Se déplacer de l’autre côté du lit et abaissez la barrière latérale gauche. Fléchisser la jambe droite du
patient et s’assurer que le pied reste sur le matelas
a. Placer une main sur la jambe droite du patient près de la hanche et l’autre main sur l’épaule
du patient
b. Tourner/rouler le patient vers vous. Positionner le patient en position latérale gauche,
allongé partiellement sur son abdomen
c. Lever la barrière latérale gauche
16. Placer un coussin sous la tête et le cou du patient. Soulever l’épaule gauche du patient (en avant) et
placer le bras sur le côté
17. Placer les deux bras dans une position légèrement fléchie. Soutenir le haut du bras avec un coussin
ou une cale au niveau de l’épaule; l’autre bras posé sur le matelas
18. Placer vos mains sous la hanche dépendante du patient et amener la hanche légèrement vers l’avant
de sorte que l’angle entre la hanche et le matelas soit d’environ 30 degrés
19. Placer un coussin ou une cale pour soutenir la colonne vertébrale et l’épaule afin d’incliner le patient
et soulever le bas du dos
20. Sur le même côté, placer un coussin sous la jambe dans le sens de la longueur, en veillant à ce que le
talon soit dégagé du matelas
21. Placer un autre coussin sous l’autre jambe, en veillant à nouveau que le talon soit dégagé du matelas

22. Alternative : placer un coussin entre les jambes semi-fléchies depuis l’aine au pied

23. Facultatif : placer des coussins ou des sacs de sable parallèles à la surface plantaire du pied inférieur
24. Évaluer l’alignement correct du corps du patient et le risque de lésion de pression après le
repositionnement. Demander au patient s’il est confortable et s’il a besoin de quelque chose (p. ex.
couverture)
25. S’assurer que le système d’appel et les objets du patient sont accessibles, à la portée du patient

26. Lever les barrières latérales (le cas échéant) et baisser le lit au plus bas

Post-procédure
1. Nettoyer/désinfecter le matériel réutilisable

2. Effectuer une hygiène des mains


3. Documenter la procédure dans le dossier/notes infirmières du patient et mettre à jour le plan de
mobilisation et de positionnement :
a. Date et heure
b. Changement de position
c. Observations (p. ex. état cutané, mouvement articulaire, capacité du patient à aider au
positionnement)
d. Difficultés
e. Nom du/des soignants
4. Assurer le suivi du patient
11.05 SOP - Positionnement Assis au lit de Fowler et de
Semi Fowler
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Positionnement assis au lit de Fowler et Semi Fowler

Pré-procédure
1. Vérifier le dossier et le plan multidisciplinaire du patient pour connaître les spécifications/restrictions
en matière de mobilisation et positionnement
2. Effectuer une hygiène des mains

3. Vérifier l’identité du patient

4. Effectuer l’évaluation des risques liés aux TILE


5. Expliquer au patient la procédure et son indication, décrire comment il peut aider, dans la langue de
son choix. Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son consentement
verbal
6. Évaluer la douleur chez le patient et déterminer la source et la gravité. Traiter la douleur de manière
non pharmacologique et/ou administrer un analgésique (prescription médicale) 30 minutes avant la
mobilisation et réévaluer avant de mobiliser
7. Effectuer une hygiène des mains
8. Décider de l’angle et rassembler le matériel en conséquence :
a. Coussins de taille appropriée, linges, gants de toilette, draps pliés ou couvertures
b. Matériel de manutention manuelle après évaluation des risques
c. Positionnement des cales
d. Extension de lit (patients de grande taille)
9. Assurer l'intimité
10. S’assurer que le lit du patient est à la hauteur optimale pour le soignant, ajuster si possible et
verrouiller les freins du lit. Si deux soignants sont nécessaires, faire correspondre au mieux la hauteur
du lit selon leur taille respective
Procédure
11. Effectuer une hygiène des mains
12. Disposer les appareillages (p. ex. cathéters intraveineux, sonde nasogastrique, sonde vésicale, tubulure
à oxygène) de manière à éviter tout interférence avec le processus de positionnement
13. Redresser la tête du lit du patient en décubitus dorsal, en fonction de l’angle sélectionné

14. Demander au patient de s’asseoir au centre du lit

15. Poser la tête contre le matelas ou placez un petit coussin sous la tête et les épaules
16. S’assurer que les bras et les poignets sont soutenus parallèles au corps avec des coussins ou fléchis et
placés sur les genoux du patient, en particulier en cas de non contrôle volontaire des bras et des mains
17. Demander au patient de positionner ses hanches dans l’alignement de l’articulation du lit

18. Facultatif : placer un petit coussin dans le bas du dos


19. Placer les coussins dans le sens de la longueur sous chaque jambe (du milieu de la cuisse à la cheville)
pour soutenir le genou en légère flexion et éviter aux talons d’être en contact avec le lit.
Si disponible, utiliser la commande électrique du lit pour plier légèrement les genoux du patient
20. Placer un coussin sous un ou les deux membres supérieurs chez le patient avec drain thoracique,
faiblesse d’un membre supérieur, faiblesse du tronc, intervention chirurgicale de l’épaule/membre
supérieur/sein/thorax, plaies fongiques au niveau des aisselles/sein/épaule, lymphoedème du
membre supérieur/tronc ou fractures de côtes/ membres supérieurs
21. Facultatif : surélever légèrement le pied du lit
22. Placer un coussin au bout du lit pour soutenir les chevilles à 90° de flexion en cas de faiblesse ou
d’immobilité de la cheville
23. Évaluer l’alignement correct du corps du patient et le risque de lésion de pression après le
repositionnement. Demander au patient s’il est confortable et s’il a besoin de quelque chose (p. ex.
couverture)
24. S’assurer que le système d’appel et les objets du patient sont accessibles, à la portée du patient

25. Lever les barrières latérales (le cas échéant) et baisser le lit au plus bas

Post-procédure
26. Nettoyer/désinfecter le matériel réutilisable

27. Effectuer une hygiène des mains


28. Documenter la procédure dans le dossier/notes infirmières du patient et mettre à jour le plan de
mobilisation et de positionnement :
• Date et heure
• Changement de position
• Observations (p. ex. état cutané, mouvement articulaire, capacité du patient à aider au
positionnement)
• Difficultés
• Nom du/des soignants
29. Assurer le suivi du patient

Position complète ou haute de Position basse de Fowler : position Position de Semi Fowler:
Fowler : position verticale où le semi-verticale où le patient est assis l’inclinaison est moindre que dans la
patient est assis avec la tête et le avec le haut du corps redressé à un position basse de Fowler. Position
haut du corps redressés à un angle angle compris entre 45°-60° par inclinée où la tête du lit est
compris entre 60°-90° par rapport au rapport au bas du corps surélevée d’environ 30 à 45 degrés
bas du corps

• Facilite l’expansion des poumons • Pendant les repas • Favorise l’expansion


et favorise la ventilation et • Augmente les occasions du pulmonaire, en particulier chez
l’échange gazeux / oxygénation patient à socialiser le patient sous assistance
en cas de détresse respiratoire • Relaxant respiratoire (ventilateur)
aiguë. C’est une position à court
terme, recommandée chez le • Pendant l’insertion d’une sonde • Pendant des soins
patient en détresse respiratoire. nasogastrique et l’aspiration buccodentaires.
Elle peut devenir inconfortable à nasotrachéale. • Pendant l’alimentation gastrique
maintenir sur une période • Favorise l’expansion thoracique (pour réduire la régurgitation et
prolongée. Le patient affaibli et pulmonaire. le risque d’aspiration)
peut s’effondrer s’il n’a pas la • Soulage en cas de difficultés • 30-60 minutes après
force de rester assis. respiratoires (la gravité tire le l’alimentation car aide à la
• Pendant les repas diagramme vers le bas, digestion
• Pendant la toilette (soins permettant une plus grande • Pendant l’accouchement pour
d’hygiène tels que brossage de expansion thoracique et améliorer le confort maternel.
dents, brossage des cheveux, ventilation pulmonaire)
etc.)
• En cas de problèmes cardiaques
11.07 SOP - Changement de Position : Couchée à Assise
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Changement de Position_Couchée à Assise

Pré-procédure
1. Vérifier le dossier et le plan multidisciplinaire du patient pour connaître les spécifications/restrictions
en matière de mobilisation et positionnement
2. Avant de débuter tout autre procédure médicale ou soins, considérer et déterminer le moment
opportun pour effectuer le changement de position afin d’éviter la fatigue et prévenir les chutes
3. Effectuer une hygiène des mains

4. Vérifier l’identité du patient

5. Effectuer l’évaluation des risques liés aux TILE


6. Expliquer au patient la procédure et son indication, décrire comment il peut aider, dans la langue de
son choix. Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son consentement
verbal
7. Évaluer la douleur chez le patient et déterminer la source et la gravité. Traiter la douleur de manière
non pharmacologique et/ou administrer un analgésique (prescription médicale) 30 minutes avant la
mobilisation et réévaluer avant de mobiliser
8. Effectuer une hygiène des mains
9. Rassembler le matériel :
a. Chaussures antidérapantes de soutien, bien ajustées et plates
b. Stéthoscope, sphygmomanomètre (tensiomètre), oxymètre de pouls (au besoin)
c. Équipement de manutention manuelle après évaluation des risques.
10. Assurer l'intimité
11. S’assurer que le lit du patient est à la hauteur optimale pour le soignant, ajuster si possible et
verrouiller les freins du lit. Si deux soignants sont nécessaires, faire correspondre au mieux la hauteur
du lit selon leur taille respective
Procédure
12. Effectuer une hygiène des mains

13. Si indiqué, évaluer les paramètres vitaux du patient avant de changer de position
14. Déterminer le côté du lit où le patient doit s’asseoir. Tenir compte de sa force actuelle, du niveau de
confort/douleur, des conditions préexistantes, de l’espace de la pièce et de la facilité de transfert p.
ex. sur une chaise
15. Disposer les appareillages (p. ex. cathéters intraveineux, sonde nasogastrique, sonde vésicale, tubulure
à oxygène) de manière à éviter tout interférence avec le processus de positionnement
16. Lorsqu’un patient est en décubitus dorsal, soulever la tête du lit de 30 à 45 degrés. Si possible, lever la
barrière latérale supérieur du côté de mobilisation afin que le patient puisse se tirer sur le côté puis se
pousser
17. Aider le patient à mettre des chaussures ou des chaussettes antidérapantes

18. Chez le patient mobile de manière autonome :


a. Demander de plier les deux genoux et de tourner la tête vers le coté de la mobilisation
(généralement vers le soignant).
b. Demander de tendre la main opposée vers le côté du lit où il va s’asseoir (le bras du dessus) et
rouler sur le côté.
c. Demander de garder les genoux pliés et de pendre les pieds au le bord du lit.
d. Demander et aider à pousser sur son bras allongé (au niveau du coude) pour se mettre en position
assise. Si disponible, demander d’utiliser la barrière latérale supérieur pour se soulever
19. Chez le patient non mobile de manière autonome, le patient a besoin d’aide, le soignant doit se tenir
sur le côté de la mobilisation en suivant les instructions ci-dessous :
a. Tendre ou plier la jambe la plus proche du bord du lit selon le confort
b. Informer/aider le patient à plier la jambe opposée
c. Demander au patient de poser son bras opposé sur votre bras.
d. Avec une main sur la hanche et le haut de l’épaule opposés, assister/soutenir le patient à rouler en
position couchée sur le côté.
e. Le patient est maintenant allongé sur le côté, les hanches et les genoux pliés

Remarque : Ne jamais tirer ou pousser un patient à l’aide de ses bras, cela peut causer des blessures.
20. Faire face au patient sur le côté de mobilisation, au niveau de la tête
a. Écarter vos pieds dans une position large. Le pied plus proche de la tête du lit doit être devant
l’autre pied
b. Placer un bras sous l’épaule inférieure du patient, en soutenant sa tête et son cou. Placer l’autre
bras autour des cuisses du patient
21.
a. Déplacer simultanément le bas des jambes et les pieds du patient sur le côté du lit, tout en levant
le haut du corps en position assise.
b. Basculer votre poids sur votre jambe arrière en un seul bloc dès que les jambes du patient se
balancent vers le bas et qu’il aide à lever son tronc en position verticale
c. Garder le dos droit et neutre avec les genoux pliés
22. Une fois assis, surveiller tout changement d’état de santé chez le patient, de type vertiges ou
étourdissements
23. S’assurer que le patient est assis droit avec un alignement approprié des parties du corps. Ne pas
laisser seul, s’assurer de la présence d’une barrière/table ou chaise à laquelle il peut s’accrocher s’il
commence à se sentir faible en position assise
24. Si le patient est debout, laissez-le s’asseoir sur le côté du lit avec les pieds sur le sol pendant 2 à 3
minutes. Si nécessaire, abaissez le lit pour que les pieds puissent toucher le sol
25. Selon son plan de soins, le patient peut rester assis avec du soutien, être déplacé vers une
chaise/fauteuil roulant ou commencer à marcher si capable de le faire en toute sécurité.
Voir les procédures appropriées pour chaque mobilisation
Post-procédure

26. Nettoyer/désinfecter le matériel réutilisable


27. Effectuer une hygiène des mains
28. Documenter la procédure dans le dossier/notes infirmières du patient et mettre à jour le plan de
mobilisation et de positionnement :
a. Date et heure
b. Changement de position + durée
c. Observations (p. ex. paramètres vitaux pré- et post-procédure, tolérance du patient, apparition de
faiblesse, fatigue, douleur)
d. Difficultés rencontrées
e. Nom du/des soignants
29. Assurer le suivi du patient
11.07 SOP - Changement de Position : Assise à Debout
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Changement de Position_Assise à Debout

Pré-procédure

1. Vérifier le dossier et le plan multidisciplinaire du patient pour connaître les spécifications/restrictions en


matière de mobilisation et positionnement

ATTENTION : Une prescription médicale et un plan pluridisciplinaire sont nécessaires pour permettre au
patient d’atteindre une mobilité progressive.
2. Avant de débuter tout autre procédure médicale ou soins, considérer et déterminer le moment opportun pour
effectuer le changement de position afin d’éviter la fatigue et prévenir les chutes

3. Effectuer une hygiène des mains

4. Vérifier l’identité du patient

5. Effectuer l’évaluation des risques liés aux TILE

6. Expliquer au patient la procédure et son indication, décrire comment il peut aider, dans la langue de son choix.
Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son consentement verbal
7. Évaluer la douleur chez le patient et déterminer la source et la gravité. Traiter la douleur de manière non
pharmacologique et/ou administrer un analgésique (prescription médicale) 30 minutes avant la mobilisation
et réévaluer avant de mobiliser

8. Assurer l'intimité

9. Effectuer une hygiène des mains


10. Rassembler le matériel :
a. Aide à la marche si nécessaire
b. Chaussures antidérapantes de soutien, bien ajustées et plates
c. Stéthoscope, sphygmomanomètre (tensiomètre), oxymètre de pouls (au besoin)
d. Équipement de manutention manuelle après évaluation des risques (p. ex. ceinture de
transfert/marche, habit/ceinture près du corps)
Procédure

11. Effectuer une hygiène des mains


12. Si indiqué, évaluer au repos la fréquence cardiaque, la tension artérielle, la saturation en oxygène (le cas
échéant) et la respiration du patient avant de changer de position
13. Disposer les appareillages (p. ex. cathéters intraveineux, sonde nasogastrique, sonde vésicale, tubulure à
oxygène) de manière à éviter tout interférence avec le processus de positionnement
14. S'assurer que les hanches du patient sont au même niveau ou à un niveau plus haut que les genoux, et que les
deux pieds touchent le sol. Si possible, utiliser le lit pour mettre le patient en position.
Chez le patient qui vient de passer de la position couchée à assise, attendre 1 à 2 minutes et permettre de balancer
les jambes avant de passer à l’étape suivante.
ATTENTION : En cas d’étourdissements, le patient ne peut pas se déplacer en toute sécurité.
15. Patient supervisé dans le changement de position assise à debout, capable de supporter son poids et se
tenir en équilibre de manière autonome :

a. Assis sur une chaise ou sur son lit, demander au patient de prendre appui sur le chevet, accoudoirs de la
chaise ou toute surface sûre où il est assis
b. Demander de se pencher en avant, de « piétiner » (en transférant son poids d’un côté à l’autre) et de
rapprocher les fesses au bord de la chaise/lit
c. Demander de poser les pieds à plat sur le sol. Les pieds doivent être écartés de la largeur du bassin et sous
les genoux
d. Demander de se pencher en avant de son tronc tout en restant assis, de sorte que le haut du corps soit au-
dessus des genoux (« nez sur orteils »)
e. Demander de pousser sur les accoudoirs de la chaise/surface sur laquelle il est assis.
f. Encourager le mouvement vers l’avant et le haut tout étendant les hanches/genoux
g. Si nécessaire, bercer doucement le patient d’avant en arrière pour créer un élan qui aidera à se mettre
debout, en indiquant la cadence « prêt, stable, debout » (ou « 1, 2, 3 »)
h. Sur chaque mot « prêt et stable » (ou « 1 et 2 »), demander de se balancer doucement vers l’avant
i. Au moment du mot « debout » (ou « 3 »), demander de pousser et de se mettre debout
16. Patient assisté par un soignant dans le changement de position assise à debout avec un soignant, sans
ceinture de transfert/marche :
a. Assis sur une chaise ou sur son lit, demander de prendre appui sur le chevet, accoudoirs de la chaise ou
toute surface sûre où il est assis
b. Demander de se pencher en avant, de « piétiner » (en transférant son poids d’un côté à l’autre) et de
rapprocher les fesses au bord de la chaise/lit
c. Demander de poser les pieds à plat sur le sol. Les pieds doivent être écartés de la largeur du bassin et sous
les genoux
d. Demander de se pencher en avant de son tronc tout en restant assis, de sorte que le haut du corps soit au-
dessus des genoux (« nez sur orteils »)
e. Placer vos jambes en position de fente, tourné vers l’avant, sur le côté et derrière le patient
IMPORTANT : La position de fente est utilisée pour protéger le soignant
f. Poser votre main extérieure à plat sur le devant de l’épaule du patient et l’autre main dans le bas du dos
autour de la hanche opposée du patient (et non de la taille)
g. Mettre votre poids sur le pied arrière, basculer en avant avec le patient en indiquant la cadence « prêt,
stable, debout » (ou « 1, 2, 3 »).
h. Se lever avec le patient et tendre votre jambe arrière vers le haut pour que ce pied rencontre l’autre pied
à l’avant afin d’être à côté du patient. Votre hanche touche le côté du patient.
i. Vérifier que les bras du patient sont libres et devant lui
17. Patient assisté par un soignant dans le changement de position assise à debout avec un soignant, à l’aide
d’une ceinture de transfert/marche :
a. Appliquer une ceinture de marche bien ajustée autour de la taille du patient
b. Se tenir directement devant le patient
c. Saisir chaque côté de la ceinture de marche, en gardant les pieds écartés (de support large), le dos droit et
les genoux pliés. Demander au patient de tenir vos hanches.
d. Tout en tenant la ceinture, se balancer doucement d’avant en arrière trois fois en indiquant la cadence (p.
ex. « prêt, stable et debout » ou « 1, 2,3 »).
e. Tirer le patient en position debout à “debout” ou à “3”
ATTENTION : Ne jamais appliquer une ceinture de marche/transfert directement sur une peau nue, seins
d’une femme, voie IV, plaie, tuyaux de drainage, chez un patient souffrant d’une lésion de la colonne vertébrale
ou d’une chirurgie abdominale récente.
ATTENTION : Ne pas laisser le patient placer ses bras autour du cou ou des épaules du soignant afin d’éviter de
graves blessures du dos du soignant. Les placer autour des hanches du soignant.
18. Patient assisté par deux soignants dans le changement de position assise à debout :

a. Assis sur une chaise ou sur son lit, demander de prendre appui sur le chevet, accoudoirs de la chaise ou
toute surface sûre où il est assis
b. Demander de se pencher en avant, de « piétiner » (en transférant son poids d’un côté à l’autre) et de
rapprocher les fesses au bord de la chaise/lit
c. Demander de poser les pieds à plat sur le sol. Les pieds doivent être écartés de la largeur du bassin et sous
les genoux
d. Demander de se pencher en avant de son tronc tout en restant assis, de sorte que le haut du corps soit au-
dessus des genoux (« nez sur orteils »)
e. Les 2 soignants placent leurs jambes en position de fente, tournées vers l’avant, de chaque côté et
derrière le patient
f. Chaque soignant pose sa main extérieure à plat sur le devant de l’épaule du patient et l’autre main dans le
bas du dos autour de la hanche opposée du patient (et non de la taille)
g. Chaque soignant met son poids sur le pied arrière, bascule en avant avec le patient en indiquant la
cadence « prêt, stable, debout » (ou « 1, 2, 3 »).
h. Se lever avec le patient et tendre les jambes arrière vers le haut pour que ce pied rencontre l’autre pied à
l’avant afin d’être à côté du patient. La hanche de chaque soignant touche le côté du patient
i. Vérifier que les bras du patient sont libres et devant lui
19. Une fois debout, demander au patient de rester immobile pendant un moment pour s’assurer que l’équilibre
est atteint
Comment assister un patient de la position debout à la position assise ?

20. Si le patient peut s’asseoir seul sur une chaise avec supervision, demander de reculer jusqu’à palpation de la
chaise avec l’arrière des jambes, de tendre les bras en direction des accoudoirs de la chaise et de s'abaisser
doucement
21. Si le patient a besoin d’aide pour s’asseoir sur une chaise, demander de reculer jusqu’à palpation de la chaise
avec l’arrière des jambes. Poser votre main extérieure à plat sur le devant de l’épaule du patient et l’autre
main dans le bas du dos autour de la hanche opposée du patient (et non la taille).
Demander au patient de tendre les bras en arrière et d’agripper les accoudoirs de la chaise.
Sur le compte de trois, tirer doucement la hanche du patient vers l’arrière et vers le bas pour l’asseoir sur la chaise
22. Si le patient peut s’asseoir seul sur un lit avec supervision, s’assurer que le lit a été surélevé/abaissé juste en
dessous des hanches du patient (si possible). Demander de reculer jusqu’à palpation du lit avec l’arrière des
jambes, d’atteindre le lit et de s’abaisser doucement
23. Si le patient a besoin d’aide pour s’asseoir sur un lit, demander de reculer jusqu’à la palpation du lit avec
l’arrière des jambes. Poser votre main extérieure à plat sur le devant de l’épaule du patient et l’autre main
dans le bas du dos autour de la hanche opposée du patient (et non la taille).
Demander au patient de tendre les bras en arrière et d’agripper les accoudoirs de la chaise.
Sur le compte de trois, tirer doucement la hanche du patient vers l’arrière et vers le bas pour l’asseoir sur la chaise

Post-procédure

24. Nettoyer/désinfecter le matériel réutilisable

25. Effectuer une hygiène des mains


26. Documentez la procédure dans le dossier / notes de soins infirmiers du patient et mettez à jour le plan de
déménagement et de manutention:
a. Date et heure
b. Changement de position + durée
c. Observations (p. ex. paramètres vitaux pré- et post-procédure, tolérance du patient, apparition de
faiblesse, fatigue, douleur)
d. Difficultés rencontrées
e. Nom du/des soignants
f. Signaler tout anomalie au médecin traitant
27. Assurer le suivi du patient
11.09.A SOP - Assistance à la Marche
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Assistance à la Marche

Pré-procédure
1. Vérifier le dossier et le plan multidisciplinaire du patient pour connaître les spécifications/restrictions en
matière de mobilisation et positionnement
2. Déterminer le meilleur moment pour mobiliser le patient, en tenant compte des autres activités prévues telles
que la toilette ou d’autres procédures (médicales)

3. Effectuer une hygiène des mains


4. Vérifier l’identité du patient

5. Effectuer l’évaluation des risques liés aux TILE


6. Expliquer au patient la procédure et son indication, décrire comment il peut aider, dans la langue de son choix.
Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son consentement verbal
7. Évaluer la douleur chez le patient et déterminer la source et la gravité. Traiter la douleur de manière non
pharmacologique et/ou administrer un analgésique (prescription médicale) 30 minutes avant la mobilisation
et réévaluer avant de mobiliser

8. Effectuer une hygiène des mains


9. Rassembler le matériel :
a) Aide à la marche si nécessaire
b) Chaussures antidérapantes de soutien, bien ajustées et plates
c) Stéthoscope, sphygmomanomètre (tensiomètre), oxymètre de pouls (au besoin)
d) Équipement de manutention manuelle après évaluation des risques (p. ex. ceinture de transfert/marche,
habit/ceinture près du corps)
10. Assurer l'intimité

Procédure

11. Effectuer une hygiène des mains


12. Disposer les appareillages (p. ex. cathéters intraveineux, sonde nasogastrique, sonde vésicale, tubulure à
oxygène) de manière à éviter tout interférence avec le processus de positionnement
13. Confirmer avec le patient la distance à laquelle il veut ou peut se déplacer
14. Si le patient a une voie IV, placer la perfusion IV du même côté que le cathéter IV et s’assurer que la poche de
perfusion est placée plus haut que le point de perfusion. Indiquer au patient où tenir et pousser la potence
médicale pendant la marche. Il est préférable qu’un autre soignant/accompagnant puisse pousser la potence
médicale.
En cas de nécessité d’oxygènothérapie, le soignant doit pousser/transporter l’oxygène portatif (si disponible)
tout en marchant sur le côté ou légèrement devant le patient.
15. En cas de présence de sonde vésicale, le patient stable et équilibré peut porter la poche à urine sous le niveau
de sa vessie, ou, si la potence médicale a des crochets spécialement conçus, la poche à urine peut y être
suspendue.
Si le patient n’est pas très stable par lui-même, demander à un soignant/ accompagnant de tenir la poche à
urine

16. Se placer du bon côté et légèrement derrière le patient en fonction de son état et de la phase de récupération
17. S'assurer que le patient ne présente pas d’étourdissements, qu’il tolère la position verticale et qu’il se sent
stable
18. Placer légèrement votre bras intérieur autour du bassin du patient. Tenir la main intérieure du patient avec
votre autre main.
En cas de nécessité de ceinture de transfert/marche, saisir fermement avec votre main intérieure la ceinture
au milieu du dos, la paume tournée vers le haut. Placer l’autre main sous le coude du bras intérieur (fléchi)
du patient ou tenir la main intérieure du patient avec votre autre main

19. Avant de s’éloigner du lit, demander au patient s’il a la tête qui tourne. Dans ce cas, asseoir le patient sur le lit.
Si le patient se sent stable, commencer la marche, faire correspondre vos pas à ceux du patient. Demander
au patient de regarder devant lui et de soulever chaque pied du sol
20. En cas de marche dans un couloir, placer le patient entre vous et le mur. Encourager le patient à utiliser la
rampe, le cas échéant

21. Superviser verbalement ou donner des conseils au besoin pour parvenir à une marche sûre
22. Observer la marche du patient (posture, démarche, équilibre) et déterminer la distance à laquelle le patient
peut continuer la marche en toute sécurité. Évaluer la douleur pendant la marche.
Si nécessaire, vérifier le pouls, la respiration et la saturation en oxygène
23. Réinstaller le patient au lit/chaise. Demander au patient de reculer jusqu’à toucher le lit/chaise avec l’arrière
des jambes.
Avec le dos droit, les genoux pliés et placé dans un angle de 90 degrés par rapport au patient, tenir la
ceinture de transfert/marche ou poser une main devant la hanche du patient et l’aider à s’asseoir en
demandant d’agripper les accoudoirs de la chaise et s’abaisser doucement
24. Retirer la ceinture de transfert/marche si utilisée, installer le patient dans le lit ou la chaise. Aider le patient à
adopter une position confortable
25. S’assurer que le système d’appel et les objets du patient sont accessibles, à la portée du patient

26. Lever les barrières latérales du lit (le cas échéant) et baisser au plus bas la hauteur du lit
27. Surveiller les paramètres vitaux si nécessaire. Comparer les résultats avec les résultats initiaux. Demander au
patient sa tête tourne/s’il est fatigué et d’évaluer la douleur sur une échelle de douleur afin d’agir en
conséquence
Post-procédure
28. Nettoyer/désinfecter le matériel réutilisable

29. Effectuer une hygiène des mains


30. Documentez la procédure dans le dossier / notes de soins infirmiers du patient et mettez à jour le plan de
déménagement et de manutention:
a. Date et heure
b. Changement de position + durée
c. Observations (p. ex. paramètres vitaux pré- et post-procédure, tolérance du patient, apparition de
faiblesse, fatigue, douleur)
d. Difficultés rencontrées
e. Nom du/des soignants
f. Signaler tout anomalie au médecin traitant
31. Assurer le suivi du patient
Chapitre 12
Hygiène et
confort du
patient
12.5 Prise en Charge de la Douleur : Pharmacologique et Non-
Pharmacologique

Structure du document
La procédure est divisée en deux sections : indications et interventions
Chaque étape de la procédure comprend les actions, la justification des actions, des remarques complémentaires et les références littéraires.

Définition de la procédure
La prise en charge de la douleur englobe les interventions pharmacologiques et non-pharmacologiques visant à prévenir, réduire ou arrêter les perceptions
et la sévérité de la douleur (1). Pour le soignant, la prévention de la douleur doit faire partie intégrante des soins prodigués au patient (2). La prise en
charge dépend du type de douleur ressentie et évaluer régulièrement la douleur est indispensable pour établir un traitement efficace (3). Une prise en
charge efficace de la douleur nécessite une évaluation correcte de la douleur avant et après les interventions mises en œuvre. Considérer l’évaluation de la
douleur comme l’un des paramètres vitaux à (ré)évaluer et documenter.

Indications et contre-indications
Indications 4. Nouveau-né < 2 mois « évalué » sur une échelle de la douleur
1. Patient exprimant la douleur sur une échelle visuelle analogique (EVA) d’observation de l'expression faciale (NFCS)
ou avec une description verbale 5. Patients exprimant des signes de douleur verbalement ou non
2. Patient (dont patients pédiatriques) signalant des douleurs à l’aide 6. Avant une intervention potentiellement douloureuse (p. ex.
d’une échelle d’auto-évaluation (p. ex. Wong-Baker FACES®) pansement, pose de plâtre)
3. Patient (dont enfant > 2 mois) « évalué » sur une échelle d’évaluation
comportementale de la douleur Contre-indications
Aucun
Patients nécessitant des précautions particulières/complémentaires
- Les patients inconscients, aphones, ayant des troubles cognitifs et les enfants ayant des difficultés à s’exprimer;
L’évaluation de la douleur sera basée sur les observations des personnes accompagnantes et des professionnels de la santé, à prendre en compte lors du
choix des interventions de prise en charge de la douleur.
- Femmes enceintes et allaitantes

Important à noter :

Le soignant est responsable d’utiliser son jugement clinique tout au long de la procédure. Si le soignant remarque ou observe des anomalies chez le
patient, il est de sa responsabilité d’alerter un membre du personnel plus expérimenté et/ou le médecin traitant dès que cela est nécessaire.
Sommaire
Structure du document ..................................................................................................................................................................................................................... 1
Définition de la procédure ............................................................................................................................................................................................................ 1
Indications et contre-indications................................................................................................................................................................................................... 1
Important à noter : ............................................................................................................................................................................................................................ 2
Procédure de Prise en Charge de la Douleur .................................................................................................................................................................................... 3
Prise en charge non-pharmacologique de la douleur ................................................................................................................................................................... 4
Prise en charge pharmacologique de la douleur........................................................................................................................................................................... 6
Traitement de la douleur aiguë chez le nouveau-né................................................................................................................................................................. 9
Douleur neuropathique ............................................................................................................................................................................................................. 9
Anesthésiques locaux .............................................................................................................................................................................................................. 10
Bibliographie.................................................................................................................................................................................................................................... 11
Historique de cette procédure de soins infirmiers.......................................................................................................................................................................... 11

Procédure de Prise en Charge de la Douleur


La douleur est décrite comme une sensation somatique ou viscérale désagréable associée à des lésions tissulaires réelles, potentielles ou perçues. Chaque
patient peut percevoir la douleur différemment et cela peut être affecté par des facteurs psychologiques; La douleur peut être présente sans cause
évidente. En termes plus simples, la douleur peut être décrite comme « tout ce que le patient dit qu’elle est ». Il est essentiel d’acquérir une
compréhension approfondie de la douleur du patient afin de choisir des stratégies appropriées de gestion de la douleur pour aider à soulager les
perceptions et les sensations de douleur (4)(5).

La prise en charge ou le traitement de la douleur dépend du type et de l’intensité de la douleur, qui peut être à la fois étiologique et symptomatique si une
cause curable est identifiée. Si aucune cause n’est trouvée, ou dans les cas d’une maladie incurable, le traitement est uniquement symptomatique.
Le soignant doit systématiquement
1. Évaluer la douleur du patient
2. Envisager des protocoles de prise en charge de la douleur
3. Appliquer les prescriptions médicales
4. Surveiller et évaluer les interventions de prise en charge de la douleur
5. Ajuster le traitement non-pharmacologique et pharmacologique (2) (E). Le traitement de la douleur doit être aussi le plus rapide possible, après
l’évaluation de la douleur à l’aide d’un outil d’évaluation de la douleur approprié.
Se référer à la Procédure d’Évaluation de la Douleur (Procédure 1.5).
Les interventions de prise en charge de la douleur doivent être :
• Réévaluées : La réévaluation du score de douleur après une intervention de gestion de la douleur est essentielle pour une gestion efficace de la
douleur.
• Documentées : Les scores de douleur avant et après et les interventions de gestion de la douleur doivent être documentés dans le dossier du
patient.
• Rapports : Les scores de douleur et les interventions doivent être signalés et discutés avec les cliniciens traitants (équipe multidisciplinaire).

Prise en charge non-pharmacologique de la douleur


La prise en charge non-pharmacologique de la douleur consiste en des thérapies qui n’utilisent pas de médicaments pour traiter la douleur. Leurs objectifs
consistent à diminuer la peur, la détresse et l’anxiété, réduire la douleur et donner aux patients un sentiment de contrôle (6). Lors du choix du traitement
non-pharmacologique, tenir compte de l’âge du patient, de ses propres suggestions, des commentaires de la personne accompagnante et de la
famille, des antécédents culturels et plus encore.
Les thérapies non-pharmacologiques de prise en charge de la douleur peuvent être classées en trois grandes catégories : physiques (sensorielles),
psychologiques et autres. Chez le nouveau-né, les interventions non-pharmacologiques de prise en charge de la douleur peuvent souvent éviter
l’intervention pharmacologique ou réduire la dose de médicaments requise (7).
Interventions physiques
Massage: Il consiste à frotter et à pétrir des parties du corps avec les mains, en particulier les articulations et les muscles, pour soulager la douleur et
diminuer la tension. Il a été démontré qu’il augmente la circulation sanguine et lymphatique et diminue l’inflammation et l’œdème, ainsi que l’anxiété et la
dépression, tout en augmentant la qualité de vie. Des bénéfices ont été démontrés dans des contextes chirurgicaux et non chirurgicaux et peuvent être
utilisés chez le nouveau-né, l’enfant et l’adulte (6)(7). Pour le nouveau-né ayant un score NFCS (Neonatal Facial Coding System) de 1-2, la méthode
sensorielle (le toucher, le massage, la voix) est une intervention non-pharmacologique bénéfique. Inclure et former la famille/accompagnant/parents en
massage peuvent améliorer les résultats de soulagement de la douleur, en particulier chez l’enfant.

Chaud & Froid: Thérapie peu coûteuse et facile à utiliser avec des effets secondaires minimes. Cela réduit la douleur, l’anxiété, les nausées et la
fréquence cardiaque chez le nouveau-né, l’enfant et l’adulte dans tous les contextes, y compris à la maison. La thérapie Chaud/Froid consiste à appliquer
une substance ou un dispositif chaud ou froid (par exemple, une compresse chaude/froide) sur n’importe quelle partie du corps pendant une certaine
durée. Il a été démontré que le froid diminue l’œdème, supprime l’inflammation et augmente le seuil de douleur. La chaleur peut réduire les spasmes
musculaires striés, réduire la viscosité du liquide synovial dans les articulations et stimuler le thermorécepteur de la peau et des tissus plus profonds (6).
Être prudent avec l’utilisation de compresses chauffantes en cas de suspicion d’infection, sauf si elles sont utilisées pour « faire mûrir » ou préparer un abcès
pour l’incision et le drainage.
Positionnement: Implique le maintien d’un bon alignement du corps pour réduire le stress et l’anxiété, en particulier en pédiatrie. Il a été démontré que le
positionnement et le repositionnement réguliers des patients préviennent d’autres complications, réduisent le risque de développer des lésions et
préviennent le développement de lésions induites par la pression et la dégradation de la peau. De plus, le positionnement soulage les douleurs musculaires,
la tension, l’inconfort et améliore la circulation sanguine. Par exemple, surélever les membres peut diminuer la douleur et prévenir/diminuer l’œdème) (6).,
et emmailloter le nouveau-né ayant un score NFCS de 1-2 ou positionner en peau à peau peuvent être des interventions utiles (7). Les interventions non-
pharmacologiques sont plus utiles si elles sont combinées.
Activité physique : Améliore la douleur chronique/les symptômes annexes, améliore le sommeil, les fonctions cognitives, la qualité de vie et réduit le stress,
si elle est adaptée aux capacités/objectifs du patient, aux ressources disponibles et progresse lentement. Elles consistent à faire régulièrement des exercices
de respiration ou souffler des bulles de savon (en particulier chez l’enfant), du yoga, du tai-chi, du qigong, de la marche, du vélo, de la natation ou de la
musculation (activités provoquant une contraction musculaire par résistance, par exemple bandes élastiques, poids libres, résistance à l’eau ou à son propre
poids)(8). L’allaitement peut être une distraction utile et soulager la douleur chez le nouveau-né ayant un score NFCS de 1-2(7).
Interventions psychologiques
Réduction du stress basée sur la Pleine Conscience: Méditation et Conscience de Soi, visant à déconnecter les éléments sensoriels et émotionnels de la
douleur (6). La technique de visualisation ou l’imagerie mentale (= créer une réalité imaginaire spécifique, c’est-à-dire sans douleur) permet de détourner
l’esprit et engager les sens, affaiblit les voies neuronales associées à la douleur et aide à soulager la douleur.
Distraction: Stratégie particulièrement efficace chez l’enfant car connue pour perturber la perception de la douleur avec une attention attirée vers une
autre tâche : dessiner, jouer (avec un jouet), regarder la télévision, écouter de la musique, chanter ou même communiquer verbalement. Se souvenir de ses
lieux préférés ou d’autres descriptions et compter à rebours sont également des méthodes de distraction. Chez le jeune enfant, la distraction par
balancement et la succion ont montré une réduction de la douleur et de la détresse signalées par les patients (9). La distraction est souvent efficace pour
les douleurs procédurales telles que les injections et la pose de voie IV.

Autres thérapies
Spiritualité et religion: Source de soutien, de force, de sécurité et de foi, la religion peut procurer un sentiment d’appartenance, en particulier chez la
personne âgée. Dans certaines religions, la douleur peut être considérée comme une punition. Les interventions spirituelles diffèrent selon le contexte
culturel; Cependant, la prière est une activité spirituelle quotidienne courante qui permet au patient de se sentir plus proche de son Dieu, qui est souvent
responsable de la santé et du bien-être dans ses croyances culturelles ou religieuses (6).
Musicothérapie : Utilise le son, la rime, la mélodie, l’harmonie, la dynamique et le tempo pour encourager/faciliter le mouvement, les interactions positives
et/ou l’amélioration des états émotionnels ou cognitifs chez le nourrisson, l’enfant et l’adulte. Il a été démontré que la musique agréable et joviale, ou la
musique associée à des souvenirs ou des moments heureux de la vie de quelqu’un, réduit la perception de la douleur, améliore le sommeil et la qualité de
vie. Ses bénéfices ont été également démontrés dans des contextes cliniques et pré-/per-/post-opératoires. La musique peut être créée/jouée/chantée de
mémoire ou choisie par le patient pour gérer la douleur aiguë et chronique (10).

Prise en charge pharmacologique de la douleur


La prise en charge pharmacologique de la douleur consiste à utiliser des médicaments tels que les analgésiques, pour aider à soulager les symptômes de la
douleur. Elle doit être utilisée conjointement aux interventions non-pharmacologiques afin d’obtenir des résultats plus efficaces.
Figure 1: L’échelle analgésique de l’OMS
• Administrer les analgésiques à l’avance lorsque cela est approprié/possible (par exemple avant les procédures de soins douloureux), en suivant les
directives prescrites systématiquement ou à des moments spécifiques.
• Cependant, le patient souffrant de douleur aiguë peut nécessiter une analgésie « PRN - SB (Pro re Nata – si besoin) » qui n’est pas prescrite1comme
analgésique régulier. Dans ce cas, l’infirmière doit rechercher des protocolespharmacologique de prise en charge de la douleur. Si le protocole n’est pas
disponible, une prescription SB doit être rédigée le plus rapidement possible afin de minimiser le délai d’administration des analgésiques.
• Privilégier les formes galéniques orales et combiner, si besoin, différents médicaments analgésiques pour un résultat optimal.
• L’OMS classe les analgésiques sur une échelle à trois paliers (voir Figure 1). La vitesse de progression vers le haut de l’échelle est déterminée par le
niveau présumé le plus efficace pour le niveau de douleur en question (par exemple en cas de fracture du fémur, utiliser simultanément les étapes 1 à
3)(11).

1
PRN est un acronyme pour le terme « pro re nata », qui signifie « selon les besoins » ou simplement, « selon les besoins ».
Traitement de la douleur aiguë chez l’enfant et l’adulte

Figure 2 : Niveaux de douleur et analgésiques suggérés au sein de MSF (3).


Se référer aux liens et références ci-dessous pour trouver des informations sur Douleur légère Paracétamol +/- AINS
le traitement de la douleur nociceptive aiguë, y compris les différents paliers Douleur modérée Paracétamol +/- AINS + tramadol ou codéine
d’analgésiques, les doses pour les différents groupes d’âge, les remarques Douleur intense Paracétamol +/- AINS + morphine
basées sur l’échelle analgésique de l’OMS, ainsi que des informations supplémentaires sur la surveillance et la prise en charge des effets indésirables et des
effets secondaires:
https://medicalguidelines.msf.org/fr

Les deux principaux analgésiques non-opioïdes utilisés dans les contextes MSF sont :
• Paracétamol: administré en combinaison avec d’autres analgésiques plus puissants chez l’adulte et l’enfant présentant tout niveau d’intensité de la
douleur.
• Ibuprofène: anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS), plus efficace que le paracétamol pour réduire la douleur liée à l’inflammation.

Les analgésiques opioïdes sont utilisés pour traiter la douleur modérée et intense. Adapter le traitement à chaque patient de manière individualisée,
envisager et gérer les effets secondaires, et surveiller la dépendance (qui peut se développer après une utilisation régulière d’opioïdes).
• Codéine: médicament opioïde, sous forme orale, IM et IV.
• Tramadol: À utiliser pour la douleur modérée telle que réfection de pansements, ou pour la douleur intense lorsque la morphine n’est pas
disponible.
• Morphine: médicament opioïde de choix pour traiter plusieurs douleurs. Ne pas combiner avec d’autres analgésiques opioïdes ou avec d’autres
médicaments qui affectent activement le système nerveux central (par exemple, benzodiazépines, neuroleptiques, antihistaminiques et
phénobarbital/phénytoïne) en raison de l’augmentation du risque de sédation.
• Kétamine: À utiliser pour l’anesthésie/sédation avant les procédures douloureuses, uniquement dans les contextes où le personnel soignant est
formé (équipement de surveillance et espace de soins dédié).
Traitement de la douleur aiguë chez le nouveau-né
L’administration de solutions orales de saccharose (en association avec d’autres méthodes, par exemple contact peau à peau) s’est avérée efficace pour
prévenir la douleur associée à des procédures techniques telles que l’injection IM, la pose de voie IV, le prélèvement sanguin, le soin des plaies, le retrait du
pansement adhésif et la ponction lombaire (7) (12).
• Saccharose, SUCROSE, 24% solution orale, 2ml, fl.(SDDCSUCR2V2):
À administrer par voie orale, 2 à 3 minutes avant la procédure, 0.5 ml pour nouveau-né ≤2500 g ou 1 ml pour nouveau-né >2500 g.
Important à noter:
L’administration oro/nasogastrique n’a pas d’effet analgésique.
Si la procédure dure >5 minutes, une dose supplémentaire peut être administrée.
Se référer à Soins néonatals, Guide clinique et thérapeutique de MSF pour plus d’informations.

Douleur neuropathique
La douleur neuropathique est une douleur provenant de nerfs lésés. Le Paracétamol ou l’Ibuprofène ne sont souvent pas efficaces dans la douleur
neuropathique. Des médicaments alternatifs sont utilisés tels que la combinaison de deux médicaments à action centrale: Amitriptyline et Carbamazepine.
Se référer aux ressources du groupe de travail EMACC : Protocole sur la douleur neuropathique

Douleur mixte
Dans la douleur mixte avec une composante importante de la douleur nociceptive, comme dans le cancer ou le sida, la morphine est associée à des
antidépresseurs et des antiépileptiques.

Douleur chronique
Contrairement à la douleur aiguë, le traitement médical seul ne suffit pas pour contrôler la douleur chronique. Une approche multidisciplinaire incluant le
traitement médical, la physiothérapie, la psychothérapie et les soins infirmiers est souvent nécessaire pour permettre un soulagement de la douleur et
encourager l’autogestion du patient.

Co-analgésiques
L’association de certains médicaments peut être utile, voire essentielle, dans le traitement de la douleur : antispasmodiques, relaxants musculaires,
anxiolytiques, corticostéroïdes, anesthésie locale, etc.
Anesthésiques locaux
Utiliser des anesthésiques locaux par injection ou par voie topique avant les procédures invasives et potentiellement douloureuses.
• Crème EMLA (topique) (code Z transitoire DEXTZFR0063; mélange de lidocaïne 2,5% et de prilocaïne 2,5% dans une base de crème): recommandée
pour les procédures planifiées (non urgentes), telles que la ponction lombaire planifiée, la pose de voie IV chez l’enfant et le nouveau-né, ou
d’autres procédures invasives. Appliquer la moitié du tube de 4 g de crème EMLA sur la peau, couvrir d’un pansement occlusif et attendre 45 à 60
minutes. Les effets analgésiques peuvent durer jusqu’à 4 heures après le retrait de la crème. Les effets indésirables sont l’irritation cutanée
transitoire.
• Lidocaïne 1% (10 mg/mL) : À utiliser pour les petites interventions chirurgicales. Infiltrer par voie sous-cutanée dans la zone concernée, ne pas
utiliser via la voie IV.

Se référer au Guide clinique de MSF pour plus d’informations.


Manuel MSF des procédures de soins infirmiers

12.06 SOP Régulation de la température - Hypothermie


SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Régulation de la température-Hypothermie

L’hypothermie est définie comme une température corporelle centrale inférieure à la normale. Elle peut résulter de:
− l’exposition environnementale
− Médicaments et autres substances qui modifient la perception du froid, augmentent la perte de chaleur par
vasodilatation ou inhibent la production de chaleur (p. ex. l’alcool)
− Conditions métaboliques, p. ex. l’hypoglycémie et l’insuffisance surrénale
− L’exposition du corps et des organes internes pendant une chirurgie

Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient


3. Confirmer l’évaluation de la température et la nécessité de réguler la température/prendre en charge
l’hypothermie
4. Expliquer au patient la procédure et son indication dans la langue de son choix. Lui permettre de poser des
questions et Obtenir son consentement verbal
5. Assurer l’intimité

Procédure
6. Effectuer une hygiène des mains
7. Adulte – Techniques de réchauffement pour tout niveau d’hypothermie.
(externe passif, externe actif, interne actif)
8. Enfant – Garder l’enfant si possible au plus près du corps de son parent (soins de contact peau à
peau), fournir des couvertures.
- Chez l’enfant plus âgé : retirer les vêtements mouillés (s’il y a lieu) et remplacer par des vêtements secs.
- Couvrir avec des couvertures en enveloppant la tête et le cou. Encourager le parent à s’allonger près de
son enfant et à le prendre dans ses bras.
- Tenir compte de la stabilité de l’enfant et poursuivre une surveillance supplémentaire au besoin tout en
réduisant au minimum l’exposition.
- Éviter l’exposition au froid, garder la pièce fermée et réduire les courants d’air.
- Ne pas laver un enfant hypothermique.
Important à noter - La couverture de survie (côté argenté appliqué face à l’intérieur) aide à prévenir
l’hypothermie, mais ne la corrige pas. L’enfant doit être nu sous la couverture.
9. Nouveau-né – Traiter l’hypothermie en fonction du degré d’hypothermie.
- En cas de température < 36°C : Couvrir la tête avec un bonnet et envelopper dans un linge propre
et sec, ou effectuer des soins de contact peau à peau (soins kangourou) : Déshabiller le bébé, positionner
contre la poitrine du parent, couvrir le bébé et le parent pour réduire la perte de chaleur
- En cas de température < 35.5 °C, ou si la température ne se normalise pas avec les mesures ci-dessus, ou
si le nouveau-né est cliniquement instable : Réchauffer le nouveau-né à l’aide d’une source de chauffage
externe (p. ex. lampe chauffante).

Se référer au Manuel de Soins Infirmiers Néonatals MSF et au MSF International Soins Néonatals Guideline
(2022) pour obtenir des informations complètes sur le réchauffement du nouveau-né.

12.6. SOP Régulation de la température Hypothermie.


Manuel MSF des procédures de soins infirmiers

10. Remplissage vasculaire


- Envisager des solutés IV chauffés si cela est indiqué / conformément aux instructions du prescripteur
11. Surveillance continue
- Toutes les 30 minutes jusqu’à ce que la température se normalise.
Post-procédure
12. Effectuer une hygiène des mains

13. Documenter dans le dossier et/ou la feuille de paramètres vitaux du patient :


a. Date et heure
b. Technique(s) de prise en charge de l’hypothermie
c. Nom du soignant
d. Heure de la prochaine évaluation de la température/autres aspects de surveillance

Figure 1 : Tableau des valeurs cibles de normothermie et d’hyperthermie


Normothermie – Hypothermie –
Normothermie – Hypothermie –
Température
nouveau-né nouveau-né
adulte et enfant adulte et enfant
Auxiliaire 35.1 °C – 37.4 °C 36°C – 37°C ≤ 35°C ≤ 35.5°C

12.6. SOP Régulation de la température Hypothermie.


Manuel MSF des procédures de soins infirmiers

12.07 SOP Régulation de la température -


Hyperthermie/Fièvre
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Régulation de la température_Hyperthermie/Fièvre

L’hyperthermie est définie comme une élévation de la température corporelle centrale, également connue sous le
nom de fièvre.
- Elle peut être une réponse physiologique afin de créer un environnement hostile aux bactéries et
organismes.
- Elle indique généralement une inflammation ou une infection (une fièvre postopératoire est souvent une
réponse inflammatoire normale à la chirurgie)
- Elle indique une infection sous-jacente (bactérienne, virale, parasitaire...)
- Elle peut avoir une étiologie non infectieuse (coup de chaleur, malignité, crises d’épilepsie...)
Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains
2. Vérifier l’identité du patient

3. Confirmer l’évaluation de la température et la nécessité de réguler la température/prendre en charge la fièvre


4. Expliquer au patient la procédure et son indication dans la langue de son choix. Lui permettre de poser des
questions et Obtenir son consentement verbal
5. Assurer l’intimité

Procédure
6. Effectuer une hygiène des mains
7. Adulte – Techniques de refroidissement pour tout niveau d’hyperthermie
- Refroidissement externe: déshabiller le patient (tout en préservant l’intimité et la dignité) et envisager des
méthodes de refroidissement de l’environnement
- Envisager un traitement antipyrétique (paracétamol, ibuprofène).
8. Enfant
- Découvrir l’enfant
- Envisager un traitement antipyrétique (en cas d’inconfort ou de fièvre élevée). Les traitements
antipyrétiques ne préviennent pas les convulsions fébriles. Ne pas traiter une fièvre avec des
antipyrétiques plus de 3 jours.
- Si la température est > 40°C, compléter avec d’autres techniques telles que l’essuyage doux du front et du
dos de l’enfant avec un chiffon imbibé d’eau tiède.
- En cas de convulsions fébriles, prendre en charge l’enfant en utilisant l’approche ABCD.
9. Nouveau-né
- Viser à identifier la cause de la fièvre.
- Refroidir bébé.
- Retirer les couvertures et déshabiller le nouveau-né si nécessaire.
- Administrer un traitement antipyrétique selon la prescription médicale.
Une fièvre n’a pas toujours besoin d’être traitée avec des médicaments.
Cependant, en cas de douleur ou d’inconfort associé, envisager un traitement par paracétamol.

12.7. POS Régulation de la température-Hyperthermie/Fever


Manuel MSF des procédures de soins infirmiers
10. Remplissage vasculaire
- Encourager régulièrement la prise liquidienne/lait maternel par voie orale.
- Chez l’adulte, viser 2.5 à 3 litres d’apports liquidiens par jour pour répondre aux besoins métaboliques
plus élevées.
11. Réagir aux perturbations de paramètres vitaux, le cas échéant
- L’augmentation du métabolisme et du débit sanguin augmentent le besoin en oxygène et donc
l’augmentation de la fréquence respiratoire.
- Administrer de l’oxygène si besoin afin de maintenir une saturation en oxygène dans les normes pour le
patient
12. Poursuivre la surveillance

Post-procédure
13. Effectuer une hygiène des mains
14. Documenter dans le dossier et/ou la feuille de paramètres vitaux du patient :
a. Date et heure
b. Technique(s) de prise en charge de l’hyperthermie
c. Nom du soignant
d. Heure de la prochaine évaluation de la température/autres aspects de surveillance

Figure 1 : Tableau des valeurs cibles de normothermie et d’hyperthermie


Niveau de fièvre Température Cause possible de la fièvre
Indique une réponse inflammatoire due à une infection bénigne, une
Fièvre légère 37.5°C – 38°C allergie, une perturbation des tissus corporels par un traumatisme, une
intervention chirurgicale, une tumeur maligne ou une thrombose
Fièvre modérée à Causée par des infections des plaies, des voies respiratoires ou des voies
38°C – 40°C
élevée urinaires
Survient en raison d’une bactériémie, de dommages à l’hypothalamus ou
Forte fièvre 40°C et plus
de températures ambiantes élevées.

12.7. POS Régulation de la température-Hyperthermie/Fever


Chapitre 13
Soins de fin de
vie
MSF Bibliothèque des soins infirmiers Ressources

13.03 SOP Soins à la personne décédée


SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Soins à la personne décédée

Pré-procédure

1. Vérifier si le patient doit être référé à un médecin légiste


2. Dans les 4 heures suivant la confirmation du décès, demander de l’aide pour vous assister dans la prise en
charge de la personne décédée
3. Si ce n’est pas déjà fait, s’assurer que l’intimité du patient est respectée

4. Si ce n’est pas déjà fait, éteindre et déconnecter les appareils médicaux (monitoring cardiaque, pousse-
seringues, pompes à perfusion ou pompe d’aspiration)
5. Si disponible, consulter le plan de soins après le décès du patient pour connaître les souhaits de préparation
physique du corps
6. Si disponible, consulter l’équipe de santé mentale pour accompagner la famille, les accompagnants dans le
processus de deuil
7. Vérifier l’identité du patient et s’assurer que deux bracelets d’identification sont apposés, l’un sur le membre
supérieur et l’autre sur le membre inférieur

8. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et laisser sécher


9. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot sec :
a. Solution hydro-alcoolique
b. Gants non stériles
c. Autre équipement de protection individuelle au besoin
d. Bassine avec une eau tiède
e. Linges
f. Savon et articles de toilette propres au patient
g. Brosse à dents ou compresse non stérile et abaisse-langue
h. Étiquettes/bracelets d’identification x2
i. Sac mortuaire
j. Vêtements (selon les souhaits du patient ou de la famille)
k. Compresses et ruban adhésif (en cas de présence de sites de ponction ou de cathéters)
l. Poubelle(s)
Procédure

10. Effectuer une hygiène des mains, porter des gants non stériles et d’autres EPI

11. Avec de l’aide, allonger le patient sur le dos et redresser les membres du mieux possible.
12. En présence d’un assistant ou témoin, enlever tous les bijoux et objets personnels, sauf souhait contraire de la
famille
13. Retirer tous les oreillers sauf un. Fermer la bouche et soutenir la mâchoire en plaçant un oreiller ou un linge
enroulé sur la poitrine ou sous la mâchoire
14. Fermer les yeux en appliquant une légère pression pendant 30-60 secondes sur les paupières du patient avec
la pulpe de votre doigt. Ne pas réessayer en cas d’échec
15. Maîtriser les fuites de la cavité buccale, de l’urètre, du vagin ou du rectum à l’aide de tampons/serviettes
hygiéniques et d’incontinence. Utiliser une couche chez l’enfant

13.3. POS Soins personnels après le décès V1 2022


MSF Bibliothèque des soins infirmiers Ressources
16. En cas de décès confirmé ne nécessitant pas d’autopsie, retirer les sondes et canules (p. ex., tubulures de
perfusion ou sonde nasogastrique) et les éliminer conformément à la procédure locale. Appliquer des
compresses non stériles et un ruban adhésif sur les sites de ponction intraveineuse
17. En cas de nécessité d’examen post-mortem ou d’autopsie, ne pas retirer les sondes ou canules et expliquer à
la famille la raison pour laquelle ces dispositifs sont laissés en place
18. Recouvrir les plaies exsudatives/cicatrices chirurgicales non cicatrisées/systèmes de drainage à l’aide d’un
pansement absorbant propre et fixer avec un pansement occlusif. Laisser intacts les points de suture et
agrafes
19. Recouvrir les stomies à l’aide d’un sac propre. Renforcer suffisamment le pansement
20. Faire la toilette mortuaire après consultation de la famille ou selon les coutumes religieuses/culturelles
locales. Inviter la famille/les accompagnants à participer, s’ils le souhaitent
21. Effectuer des soins de bouche, si permis conformément aux mesures de prévention et de contrôle des
infections
22. Arranger les cheveux dans le style préféré, si connu
23. Habiller le patient de manière appropriée avec une chemise d’hôpital propre ou selon les souhaits de la
famille/accompagnants
24. Couvrir le patient avec un drap ou le placer dans un sac mortuaire selon la procédure locale ou les mesures de
prévention et de contrôle des infections
25. Transférer le patient à la morgue ou à la famille dans la première heure après la fin des soins (idéalement dans
les 4 heures suivant le décès)
Post-procédure

26. Éliminer tous les déchets selon la procédure locale

27. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot ou tout matériel réutilisable

28. Retirer et jeter les gants non stériles et autres EPI. Effectuer une hygiène des mains
29. Documenter dans le dossier du patient :
a. Date et heure de la procédure
b. Nom des personnes présentes et informées
c. Tout document restant relatif au décès conformément aux procédures locales

13.3. POS Soins personnels après le décès V1 2022


Chapitre 14
Tests
diagnostiques
Bibliothèque MSF de ressources infirmières

14.01.A SOP Prélèvement de sang capillaire Piqûre au


Doigt (Patients > 6 mois de vie)
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Prélèvement de sang capillaire_Doigt et Talon

Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient et vérifier qu’elle corresponde à la prescription médicale


3. Expliquer au patient la procédure, son indication, les bénéfices et les risques qui sont liés dans la
langue de son choix. Lui permettre de poser des questions et Obtenir son consentement verbal
4. Assurer l’intimité

5. Effectuer une hygiène des mains

6. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et laisser sécher


7. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot sec :
a. Gants non stériles
b. Solution hydro-alcoolique
c. Lancette appropriée
d. Solution antiseptique pour désinfecter la peau
e. Compresse ou boule de coton non stérile
f. Pour un test rapide, préparer une bandelette, cuvette ou cassette appropriée
g. Pour un test rapide, préparer la machine appropriée (analyseur portatif)
h. Solution détergente/désinfectante pour surface
i. Collecteur à objets tranchants
j. Poubelle(s)
Procédure

8. Demander au patient d’effectuer une hygiène des mains

9. Effectuer une hygiène des mains et porter des gants non stériles

10. Envisager d’immobiliser le patient en cas de soins chez un enfant


11. Positionner la main côté paume vers le haut, inclinée vers le bas et sélectionner un doigt
12. Appliquer une pression intermittente sur le doigt choisi pour augmenter le flux sanguin

13. Désinfecter la peau dans un mouvement de va-et-vient, de haut en bas pendant 30 secondes avec un
antiseptique approprié. LAISSER SÉCHER

Prélèvement de sang capillaire:Finger_SOP_V1.0-2021


Bibliothèque MSF de ressources infirmières
14. Retirer le capuchon de sécurité de la lancette stérile, tenir fermement le doigt et placer la lancette
stérile décentrée sur le bout du doigt

15. Appuyer fermement sur le haut de la lancette pour ponctionner la peau du bout du doigt et jeter la
lancette dans un collecteur à objets tranchants

16. Essuyer la première goutte de sang avec une compresse non stérile ou une boule de coton en utilisant
une technique aseptique sans contact

17. Masser légèrement le doigt pour permettre au sang de couler et d’obtenir un échantillon en utilisant
une technique aseptique sans contact
NE PAS RETOUCHER le site de ponction
18. Placer une compresse ou une boule de coton non stérile sur le site de ponction et appuyer avec une
pression ferme jusqu’à ce que le saignement cesse

Post-procédure
19. S'assurer que tous les objets pointus ou tranchants sont éliminés dans un collecteur à objets
tranchants et que les autres déchets sont éliminés correctement conformément à la procédure locale
20. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et l'analyseur portatif, si utilisé

21. Se laver les mains


22. Documenter dans le dossier du patient :
a. Date et heure de la procédure
b. Durée de la procédure
c. Résultats obtenus

Prélèvement de sang capillaire:Finger_SOP_V1.0-2021


MSF Bibliothèque de ressources infirmières

14.01.B SOP Prélèvement de sang capillaire Piqûre au


Talon (Patients < 6 mois de vie)
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Prélèvement de sang capillaire_Doigt et Talon

Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient et vérifier qu’elle corresponde à la prescription médicale


3. Expliquer au patient la procédure, son indication, les bénéfices et les risques qui sont liés dans la
langue de son choix. Lui permettre de poser des questions et Obtenir son consentement verbal
4. Assurer l’intimité

5. Effectuer une hygiène des mains

6. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et laisser sécher


7. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot sec :
a. Gants non stériles
b. Solution hydro-alcoolique
c. Lancette appropriée
d. Solution antiseptique pour désinfecter la peau OU eau ordinaire chez le nouveau-né
e. Compresse ou boule de coton non stérile
f. Pour un test rapide, préparer une bandelette, cuvette ou cassette et la machine appropriées
g. Pour une analyse au laboratoire, préparer le(s) tube(s) de prélèvement approprié(s)
h. Solution orale de saccharose (pour nourrisson < 6 mois de vie)
i. Solution détergente/désinfectante
j. Sac de transport
k. Collecteur à objets tranchants
l. Poubelle(s)
m. Drap ou linge
Procédure

8. Effectuer une hygiène des mains


9. Chez le nourrisson < 6 mois de vie, envisager d’administrer une analgésie orale de solution de
saccharose 2 à 3 minutes avant la procédure
10. Sélectionner le site pour la piqûre au talon

11. Immobiliser le nourrisson à l’aide d’un drap/linge

12. Effectuer une hygiène des mains et porter des gants non stériles
13. Nettoyer/désinfecter la peau dans un mouvement de va-et-vient, de haut en bas pendant 30 secondes
avec un antiseptique approprié. LAISSER SÉCHER
14. Masser la zone avant et pendant le prélèvement à l’aide d’une technique aseptique sans contact
NE PAS RETOUCHER le site de ponction

Prélèvement sanguin capillaire:Talon V1.0-2021


MSF Bibliothèque de ressources infirmières
15. Retirer le capuchon de sécurité de la lancette stérile, fléchir le pied vers le haut en direction de la
jambe et maintenir en position avec la main non dominante, en plaçant un doigt sur la voûte plantaire
et le pouce sous le site de ponction au niveau de la cheville
16. Appuyer fermement sur le haut de la lancette pour ponctionner la peau du talon et jeter la lancette
dans le collecteur à objets tranchants
17. Essuyer la première goutte de sang avec une compresse ou une boule de coton non stérile à l’aide
d’une technique aseptique sans contact
18. Continuer à masser doucement le pied, tout en relâchant momentanément la pression, pour
permettre au sang de s’accumuler et de couler dans le tube ou d’appliquer le volume requis sur la
bandelette/cuvette

19. Placer de la compresse non stérile sur le site de ponction et appuyer avec une pression ferme jusqu’à
ce que le saignement cesse
Prélèvement et recueil dans des microtainers
20. Retourner doucement les tubes 5 à 10 fois

21. Retirer et jeter les gants non stériles avec tout autre déchet dans la/les poubelle(s) appropriées.
Effectuer une hygiène des mains
22. Étiqueter les tubes avec les données d’identification du patient et mettre le tube dans un sac en
plastique pour le transport
Post-procédure
23. S’assurer que tous les objets pointus ou tranchants sont éliminés dans un conteneur à objets
tranchants et que les autres déchets sont éliminés correctement conformément à la procédure locale.
Retirer et jeter les gants non stériles
24. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et l’analyseur portatif, si utilisé

25. Effectuer une hygiène des mains


26. Documenter dans le dossier du patient :
a. Date et heure de la procédure
b. Durée de la procédure
c. Résultats obtenus
27. Au besoin, suivre la procédure locale pour le transport des échantillons au laboratoire

Prélèvement sanguin capillaire:Talon V1.0-2021


MSF Bibliothèque de ressources infirmières

14.02 SOP Ponction veineuse


SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Ponction veineuse

Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains


2. Vérifier l’identité du patient et s’assurer qu’elle corresponde à la prescription signée et datée de
prélèvement sanguin
3. Expliquer la procédure, son indication, les risques et les avantages au patient/accompagnant dans la
langue de son choix. Discuter des antécédents médicaux et des problèmes de prélèvement sanguin
vécus dans le passé. Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et obtenir le
consentement verbal
4. S'assurer que le patient ne présente pas d’allergie connue

5. Assurer l’intimité

6. Effectuer une hygiène des mains

7. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et le garrot et laisser sécher


8. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot sec :
a. Gants non stériles
b. Solution hydro-alcoolique
c. Si vous utilisez un système de vide: support pour tube devide (Vacutainer) et aiguille de
prélèvement sanguin OU
Si vous utilisez un système de seringues et d’aiguilles : seringue et aiguille de prélèvement
sanguin

OU OU

d. Tube(s) de prélèvement sanguin(s)


e. Garrot
f. Solution orale de saccharose (pour nourrissons <6 mois)
g. Compresse ou boule de coton non stérile
h. Sparadrap
i. Sac de transport
j. Solution antiseptique pour désinfecter la peau
k. Détergent/désinfectant pour surfaces
l. Collecteur à objets tranchants
m. Poubelle(s)
n. Drap ou serviette pour immobiliser (nouveau-né et enfant)
Procédure

9. Effectuer une hygiène des mains

10. Appliquer le garrot sur le membre choisi


11. Choisir le site de ponction veineuse chez l’adulte en palpant pour identifier une veine. Une fois la veine
identifiée, retirer le garrot
12. Chez le nouveau-né et l’enfant, choisir le site de ponction veineuse par palpation. Une fois la veine
identifiée, desserrer le garrot

Ponction veineuse V1.0-2021


MSF Bibliothèque de ressources infirmières
13. Effectuer une hygiène des mains
14. En utilisant la technique aseptique sans contact, connecter les dispositifs et les disposer sur un plan de
travail désinfecté (plateau ou chariot)
15. Pour les nourrissons de 0 à 6 mois, administrer une analgésie sous forme de solution orale de
saccharose 2 à 3 minutes avant la procédure afin de réduire les effets de la douleur
16. Installer le membre choisi pour la ponction sur un oreiller ou une serviette roulée. Chez le nourrisson
et l’enfant, immobiliser le patient à l'aide d’une serviette/drap en demandant de l’aide à un
soignant/accompagnant
17. Effectuer une hygiène des mains et porter desgants non stériles
18. Désinfecter la peau dans un mouvement de va-et-vient, de haut en bas pendant 30 secondes avec un
antiseptique approprié. LAISSER SÉCHER
19. Réappliquer le garrot en prenant soin de ne pas toucher le site d’insertion.
NE PAS RETOUCHER le site d’insertion
20. Retirer le couvercle de l’aiguille et évaluer l’extrémité de l’aiguille à l’aide d’une technique aseptique
sans contact
21. Immobiliser la veine avec la main non dominante en appliquant une traction manuelle. Placer l’aiguille
dans l’axe de la veine avec le biseau tourné vers le haut et insérer l’aiguille d’un geste franc dans la
veine suivant un angle d’environ 15° à 30° avec la peau

22. Réduire l'angle d’insertion de l'aiguille dès qu'un retour de sang est observé ou lorsque la perforation
de la paroi veineuse est ressenti

23. Avancer légèrement l’aiguille dans la veine, si possible


24. Si aucun retour veineux n'est observé, retirer lentement l'aiguille sans extraire le biseau de la peau.
Réajuster doucement l'angle d'insertion et la direction/l’axe de l'aiguille pour la réaligner avec la veine.
Avancer à nouveau l’aiguille pour entrer dans la veine
25.
a. En cas de prélèvement à l’aide d’une aiguille et d’une seringue : une fois le retour veineux observé,
tirer doucement sur le piston de la seringue et remplir la seringue jusqu’au volume souhaité.
b. En cas de prélèvement à l’aide d’un vacutainer : prélever le sang en adaptant le tube de prélèvement
sur l’adaptateur pour perforer l’opercule en caoutchouc.
c. En cas de prélèvement pendant l’insertion d’une voie IV périphérique, fixer la seringue à l’orifice du
cathéter. Tirer doucement et lentement sur le piston de la seringue et remplir la seringue jusqu’au
volume souhaité
26. Une fois la quantité de sang suffisante recueillie, relâcher le garrot puis retirer le tube

Ponction veineuse V1.0-2021


MSF Bibliothèque de ressources infirmières

27. Placer doucement une compresse/boule de coton non stérile sur le site de ponction, retirer l'aiguille et
appliquer immédiatement une pression adapté avec les doigts jusqu'à ce que le saignement cesse.
Appliquer du sparadrap pour fixer la compresse/boule de coton non stérile
28. En cas de prélèvement à l’aide d’une aiguille et d’une seringue, remplir le tube de prélèvement
sanguin et percer l’opercule en caoutchouc avec l’aiguille. Le système vacutainer du tube de
prélèvement aspirera le sang dans le tube
29. S'assurer que tous les objets pointus ou tranchants sont éliminés dans un collecteur à objets
tranchants et que les autres déchets sont éliminés correctement conformément à la procédure locale
30. Retourner doucement les tubes 5 à 10 fois

31. Retirer et jeter les gants non stériles avec tout autre déchet dans la/les poubelle(s) appropriées.
Effectuer une hygiène des mains
32. Étiqueter les tubes avec le numéro de dossier, le nom du patient, la date et l’heure. Insérer les tubes
dans un sac en plastique pour le transport
Post-procédure

33. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot, le garrot et le porte-tube en plastique, si utilisé

34. Effectuer une hygiène des mains

35. Suivre la procédure locale pour le transport des échantillons au laboratoire


36. Si le patient est hospitalisé, documenter dans le dossier du patient :
a. Date et heure de la procédure
b. Durée de la procédure
c. Emplacement de la ponction veineuse

Ponction veineuse _V1.0-2021


POS - Hémoculture
Reportez-vous à la procédure complète Hémoculture à partir d’une veine périphérique pour
obtenir des informations rationnelles et supplémentaires sur chaque étape
Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains


2. Confirmez l’identité du patient et vérifiez qu’elle correspond au formulaire de demande de
prélèvement sanguin rempli et signé.
3. Expliquer au patient ou à la personne accompagnante, dans la languequ’il/ilsest/sonten mesure de
comprendre,pourquoi il a besoin d'un prélèvement sanguin. Discutez des antécédents médicaux, y
compris les contre-indications possibles au site de ponction veineuse, et si des problèmes lors de prise
de sang se sont déjà produits dans le passé. Permettre au patient/soignant de poser des questions et
obtenir le consentement verbal
4. S’assurer que le patient n’a pas d’allergies connues aux médicaments

5. Assurer la confidentialité

6. Effectuer une hygiène des mains

7. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot, le garrot et laisser sécher à l’air libre


8. Rassemblez le reste de l’équipement sur un plateau/chariot sec :
a. Gants non stériles
b. Solution hydroalcoolique
c. Aiguille pour prélèvement sanguin OU seringue et aiguille
d. Flacon d’hémoculture

Sang manuel Adaptateur luer en


Bouteille de plastique pour
culture système vacutainer

e. Garrot
f. Compresses non-stérile ou coton non stérile
g. Chlorhexidine alcoolique 2%/70% tampon ou flacon de solution
Ou pour les nouveau-nés seulement : Chlorhexidine digluconate 2 % solution aqueuse
h. Compresses stérile 10 cm + cupule (uniquement si aucune lingette n’est disponible)
i. Sparadrap
j. Solution orale de saccharose (pour nourrissons <6 mois)
k. Sac en plastique pour le transport
l. Détergent/désinfectant pour surfaces
m. Conteneur pour objets tranchants
n. Poubelle(s)
o. Drap ou serviette (nouveau-nés et pédiatrie seulement)
Procédure

9. Effectuer une hygiène des mains

10. Appliquer le garrot sur le membre choisi


11. Identifier la veine à ponctionner par palpation . Une fois la veine identifiée, desserrer le
garrot.
12. Nettoyez soigneusement la peau sur le site veineux choisi avec du savon et de l’eau.

13. Effectuer une hygiène des mains


14. En utilisant la technique aseptique sans contact,connecter les dispositifset les placer sur un plan de
travail désinfecté (plateau ou chariot)
15. Si et SEULEMENT SI les lingettes imbibées de Chlorhexidine ne sont pas disponible:
- Imprégner un paquet de compresses stériles avec de la Chlorhexidine alcoolique.
OU POUR LES NOUVEAUX NES
- Imprégner un paquet de compresses stériles avec de la chlorhexidine 2% aqueuse
Versez la solution antiseptique dans une cupule et déposez un paquet de compresses stériles dans la
solution.
16. Détacher le bouchon en plastique transparent des tubes d’hémoculture. Nettoyer l’opercule avec
une lingette de Chlorhexidine/alcool ou une compresse stérile imprégnée d’antiseptique. Pratiquer
un nettoyage pendant 15 secondes, en utilisant différentes zones de la lingette/compresse et en
frictionnant puis, LAISSEZ SÉCHER À L’AIR
17. Pour les nourrissons de 0 à 6 mois, envisagez d’administrer une analgésie sous forme de solution
buvable de saccharose 2 à 3 minutes avant la procédure afin de réduire les effets de la douleur.
18. Installer le membre choisi pour la ponction sur un oreiller ou une serviette roulée. S’il s’agit d’un
nourrisson ou d’un enfant, immobiliser le patient à l'aide d’une serviette / drap et à se faire aider
par un autre soignant ou une personne accompagnante.
19. Effectuer une hygiène des mains et enfiler une paire de gants non stériles
20. Désinfecter vigoureusement la peau dans un mouvement de va-et-vient et du haut vers le bas
pendant 30 secondes avec une lingette de Chlorhexidine/alcool (sauf pour les nouveau-nés) ou une
compressestérile imprégnée. LAISSEZ SÉCHER À L’AIR
21. Appliquez à nouveau le garrot, en prenant soin de ne pas toucher le site d’insertion.
NE PAS REPALPER le site clé.
22. Tout en respectant les règles d’asepsie, retirez le capuchon de l’aiguille et observer l’extrémité de
l’aiguille.
23. Sans délai, immobiliser la veine en appliquant, de la main non dominante, une traction manuelle. De
la main dominante, placez l’aiguille dans l’axe de la veine avec le biseau tourné vers le haut. Insérer
d’un geste franc l’aiguille dans la veine suivant un angle d'environ 15 °-30 ° avec la peau.

24. Réduir l’angle de l’aiguille dès qu’un retour sanguin est observé ou lorsque la perforation de la paroi
veineuse est ressentie
25. Avancez légèrement l’aiguille dans la veine, si possible
26. Si aucun retour veineux n’est observé, retirer lentement l’aiguille sans extraire le biseau de la peau.
Réajustez doucement l’angle d’insertion et la direction de l’aiguille pour qu’elle se réaligne avec la
veine. Avancer à nouveau l’aiguille pour entrer dans la veine.
27. Si une aiguille et une seringue sont utilisées : une fois le retour veineux observé, tirer doucement le
piston de la seringue et remplir la seringue au volume souhaité.
Si le système de vide est utilisé, prélevez le sang en adaptant le flacon d’hémoculture pour perforer
l’opercule en caoutchouc.
28. Une fois que suffisamment de sang est recueilli, relâchez le garrot, puis retirez le flacon
d’hémoculture ou le dernier tube de prélèvement sanguin (si vous utilisez un système de vide)
Groupe d’âge Volume par flacon
Adulte 10 ml
Pédiatrique 2.5-5ml
Enfant 1-2ml
Nouveau-né 0.5-1ml

29. Placez compresse ou une boule de coton non stérile sur le site de ponction, retirez l’aiguille et
appliquez immédiatement une pression adéquate jusqu’à ce que le saignement cesse.
Du sparadrap peut être appliqué sur une compresse ou une boule de coton non stérile
30. Si vous utilisez un système d’aiguille et de seringue, en utilisant une technique sans contact,
remplissez immédiatement le flacon d’hémoculture en perforant le bouchon en caoutchouc avec
l’aiguille. Le système de vide du flacon d’hémoculture aspirera le sang dans le tube
31. S’assurer que tous les objets pointus ou tranchants sont éliminés immédiatement dans un container
sécurisé et que les déchets sont éliminés conformément aux procédures locales.
32. Retournez doucement le flacon pour mélanger le sang et le milieu de culture
33. Retirer les gants non stériles et les jeter avec tous les autres déchets dans la ou les poubelles
appropriées.
Effectuer une hygiène des mains
34. Étiquetez les flacons d’hémoculture avec le numéro de dossier et le nom du patient,la date et l’heure.
Placez les bouteilles dans un sac ou un contenant de transport
Rocedure post-P

35. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot, le garrot et la cupule, le cas échéant

36. Effectuer une hygiène des mains

37. Suivre la procédure locale pour le transport des échantillons au laboratoire


38. Si le patient est hospitalisé, noter dans son dossier :
a. La date de la procédure
b. La durée de la procédure
c. Le site de ponction choisi
14.04 SOP Liquide Céphalo-Rachidien obtenu par
Ponction Lombaire
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à
la procédure complète Liquide Céphalo-Rachidien obtenu par Ponction Lombaire

Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient

3. Le médecin explique la procédure, l’indication et la position requise pour sa mise en œuvre, au


patient/accompagnant dans la langue de son choix. Il doit lui permettre de poser des questions avant de
commencer et Obtenir son consentement écrit ou verbal
4. Si possible, demander au patient de vider sa vessie et ses intestins. S’il a besoin d’aide pour accomplir cette
tâche, consulter le médecin pour les priorités

5. Assurer l’intimité

6. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et laisser sécher

7. Effectuer une hygiène des mains

8. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot sec :


a. Solution hydro-alcoolique h. Solution orale de saccharose (pour nourrisson <6 mois)
b. Gants non stériles i. Trois tubes stériles pour la collecte du LCR
b. Aiguille de PL j. Pansement
i. 22G (0,7 x 40 mm) pour enfant k. Sac de transport plastique
ii. 20G (0,9 x 90 mm) pour adulte l. Solution détergente/désinfectante pour surfaces
c. Solution antiseptique pour désinfecter la peau m. Équipement de protection individuelle
d. Compresse stérile i. Tablier
e. Champ stérile ii. Lunettes protectrices
f. Cupule iii. Masque
g. Lidocaïne 1% (sans épinéphrine) j. Poubelle(s)
i. Seringue Luer de 2ml k. Conteneur à objets tranchants
ii. Aiguille 25G
9. Étiqueter les 3 tubes de prélèvements avec :
a. nom du patient
b. numéro d’identification
c. date et heure du prélèvement
Étiqueter le tube 1 avec #1, le tube 2 avec #2 et le tube 3 avec #3
Procédure

10. Effectuer une hygiène des mains et porter des gants non stériles

11. administrer une analgésie sous forme de solution orale de saccharose 2 à 3 minutes avant la procédure
afin de réduire la réponse à la douleur.
a. Préparer la quantité de solution orale de saccharose
b. Prévoir d’administrer 1/4 ou moins de la quantité totale, 2 minutes avant l’intervention
c. Proposer une tétine ou quelque chose à téter au nouveau-né si présent dans son quotidien
d. Administrer une petite quantité de saccharose au début de la procédure puis de façon progressive durant la
procédure

12. Si le patient > 3 mois de vie, le médecin peut préparer de la Lidocaïne 1% sans épinéphrine

13. Effectuer une hygiène des mains


14. Positionner le patient sur une surface ferme dans un environnement bien éclairé

* Si le patient a besoin d’aide pour rester immobile lors de la PL, un soignant sera entièrement occupé par cette
responsabilité et ne pourra pas aider pour autre chose*

Ne pas plier le patient en exerçant une force/pression sur le cou/tête du patient, mais comme indiqué sur le
haut des épaules pour prévenir l’asphyxie.
15. Si le patient peut rester en position de PL sans aide extérieure, ou si vous êtes le deuxième soignant, effectuer
une hygiène des mains
16. Le médecin porte les EPI, effectue la PL, recueille un échantillon de LCR depuis l’espace sous-arachnoïdien
Aider le médecin au besoin
17. S’assurer que les tubes sont étiquetés et que l’heure correcte est notée.
Mettre les tubes dans un sac de transport et s’assurer que la demande de laboratoire est remplie par le
médecin traitant
Post-procédure

17. Repositionner le patient de manière confortable

18. Éliminer les déchets conformément à la procédure locale

19. Retirer les gants et autres EPI, jeter le matériel à usage unique

20. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot

21. Effectuer une hygiène des mains

22. Documenter la date, l’heure et les résultats de l’évaluation dans le dossier du patient

23. Assurer le suivi du patient


14.05.A SOP Prélèvement d’échantillons d’urine à Mi-
jet
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Prélèvement d’Échantillons d’Urine
Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient et vérifier qu’elle correspond à la demande médicale


3. Expliquer au patient la procédure et son indication, ainsi que les bénéfices et les risques qui sont liés,
dans la langue de son choix. Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir
son consentement verbal
4. Obtenir des antécédents de la maladie

5. Demander si le patient/accompagnant est capable de prélever l’urine lui-même


6. Effectuer une hygiène des mains

7. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et le bassin de lit/urinal et laisser sécher


8. Rassemblez le matériel sur un plateau/chariot sec :
a. Pot de prélèvement d’urine
b. Bassin de lit/urinal (si latrines/toilettes non disponibles)
c. Eau et savon ou chlorure de sodium à 0,9 %
d. Sachet de transport
e. Gants non stériles (si le patient a besoin d’aide)
f. EPI (selon l’évaluation des risques)
g. Solution hydro-alcoolique
h. Détergent/désinfectant pour surfaces
i. Poubelle(s)
9. Étiqueter le pot de prélèvement à l’aide d’un marqueur indélébile (sur le récipient et non sur le
couvercle) avec :
a. Nom du patient (prénom et nom)
b. Date de naissance
c. Numéro d’identification du patient
d. Date et heure du prélèvement
Procédure

10. Effectuer l’hygiène des mains. Porter des gants non stériles et d’autres EPI si le patient a besoin d’aide

11. Demander au patient/accompagnant de se laver les mains avant de recueillir l’urine


12. Si le patient peut effectuer le prélèvement de façon indépendante, expliquer la procédure et le
processus de prélèvement
13. Inviter le patient à utiliser les latrines/toilettes. Si indisponibles, prévoir le respect de l’intimité et
donner au patient un bassin de lit/urinal
14. Rétracter le prépuce (si le patient est de sexe masculin) ou séparer les lèvres (si la patiente est de sexe
féminin) et nettoyer la peau entourant le méat urinaire avec de l’eau et du savon ou du chlorure de
sodium à 0,9 %
15. Demander au patient d’uriner le premier jet dans les toilettes ou le bassin de lit/urinal
16. Sans interrompre l’écoulement de l’urine, placer le pot de prélèvement d’urine sous le jet d’urine

17. Une fois que le pot de prélèvement d’urine est suffisamment plein, laisser le patient uriner dans les
latrines/toilettes ou le bassin de lit/urinal. Demander au patient/accompagnant de fermer le pot de
prélèvement d’urine en ne touchant que l’extérieur
18. Permettre au patient d'effectuer une hygiène intime et une hygiène des mains

19. Si nécessaire, transférer l’urine récolté dans un tube de prélèvement étiqueté

Post-procédure
20. Si l’excès d’urine a été recueilli dans un bassin de lit/urinal/pot de chambre, éliminer l’urine
correctement dans la salle des déchets (vidoir)/toilette ou selon la procédure locale
21. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot, le bassin de lit/urinal/pot de chambre, au besoin

22. Retirer et jeter les gants non stériles, l’EPI et effectuer une hygiène des mains
23. Disposer le prélèvement dans un sac de transport et s’assurer que la demande de laboratoire est
remplie par le médecin traitant et complétée par le soignant qui prélève l’urine
24. Suivre la procédure locale pour le transport des échantillons au laboratoire
25. Documenter dans le dossier du patient :
a. Date et heure du prélèvement
b. Évaluation de l’urine
c. Volume d’urine éliminé si recueilli dans le bassin de lit/urinal et si un équilibre hydrique strict
est nécessaire
14.05.B SOP Prélèvement d’échantillons d’urine via le
Port de Prélèvement d’une Poche à Urine d’une Sonde
Vésicale à Demeure
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Prélèvement d’Échantillons d’Urine

Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains

2. Confirmer l’identité du patient et vérifier qu’elle correspond à la prescription médicale


3. Expliquer au patient la procédure et son indication, ainsi que les bénéfices et les risques qui sont liés,
dans la langue de son choix. Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir
son consentement verbal
4. Obtenir des antécédents de la maladie
5. Assurer l'intimité

6. Effectuer une hygiène des mains

7. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et laisser sécher


8. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot sec :
a. Pot de prélèvement d’urine
b. Seringue de 10ml
c. Clamp (si non inclus sur le tuyau de la poche à urine)
d. Antiseptique pour désinfecter le méat urétral
e. Sachet plastique de transport
f. Gants non stériles
g. EPI (selon l’évaluation des risques)
h. Solution hydro-alcoolique
i. Détergent/désinfectant pour surfaces
j. Poubelle(s)
9. Étiqueter le pot de prélèvement à l’aide d’un marqueur indélébile (sur le récipient et non sur le
couvercle) avec :
a. Nom du patient, (prénom et nom)
b. Date de naissance
c. Numéro d’identification du patient
d. Date et heure du prélèvement

Procédure
10. Effectuer l’hygiène des mains. Porter des gants non stériles et d’autres EPI
11. Si aucune urine n’est visible dans le tuyau de la poche à urine, clamper la tuyau à quelques
centimètres sous le port de prélèvement pendant 10 à 15 minutes ou jusqu’à ce que l’urine soit visible
au-dessus du clampage
Ne jamais clamper directement la sonde vésicale. Cela pourrait endommager l’orifice du ballonnet et
causer des difficultés à dégonfler le ballonnet. Aussi, l’urine ne s’accumulera pas au niveau du port de
prélèvement de la poche à urine.

12. Nettoyer/désinfecter le port de prélèvement de la poche à urine pendant 15 à 30 secondes en créant


une friction avec l’antiseptique approprié. Laisser sécher. NE PAS toucher le port de prélèvement
13. Stabiliser le tuyau de la poche à urine en le maintenant sous le port de prélèvement avec la main non
dominante. Insérer fermement la seringue au centre du port de prélèvement en utilisant la technique
aseptique sans contact. Aspirer le volume d’urine requis et Retirer la seringue

14. Transférer l’urine de la seringue dans le pot de prélèvement d’urine en utilisant la technique aseptique
sans contact. S'assurer que le pot est bien fermé
15. Désinfecter le port de prélèvement avec une nouvelle lingette antiseptique et laisser sécher
16. Déclamper/détacher le tuyau de la poche à urine et laisser l’urine s’écouler dans la poche à urine.
S’assurer que l’urine s’écoule correctement
ATTENTION : Le clampage/pliage prolongé du tuyau de la poche à urine provoque le remplissage de la
vessie et un inconfort chez le patient, avec la possibilité de fuite d’urine autour de la sonde vésicale
Post-procédure
17. Éliminer correctement les déchets conformément à la procédure locale

18. Retirer et jeter les gants non stériles, l’EPI et effectuer une hygiène des mains
19. Disposer le prélèvement dans un sac de transport et s’assurer que la demande de laboratoire est
remplie par le médecin traitant et complétée par le soignant qui prélève l’urine
20. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot

21. Suivre la procédure locale pour le transport des échantillons au laboratoire


22. Documenter dans le dossier du patient :
a. Date et heure du prélèvement
b. Évaluation de l’urine
c. Volume d’urine recueilli, surtout si un équilibre hydrique strict est nécessaire
14.05.C SOP Prélèvement d’échantillons d’urine via une
Poche à Urine Pédiatrique
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Prélèvement d’Échantillons d’Urine
Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains

2. Confirmer l’identité du patient et vérifier qu’elle correspond à la demande médicale


3. Expliquer au patient la procédure et son indication, ainsi que les bénéfices et les risques liés, dans la
langue de son choix. Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son
consentement verbal
4. Obtenir des antécédents de la maladie

5. Assurer l'intimité

6. Effectuer une hygiène des mains

7. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et laisser sécher


8. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot sec :
a. Pot de prélèvement d’urine non stérile
b. Poche à urine pédiatrique (garçon, fille ou prématuré)
c. Eau et savon ou chlorure de sodium à 0,9 %
d. Sachet plastique de transport
e. Gants non stériles
f. EPI (selon l’évaluation des risques)
g. Solution hydro-alcoolique
h. Détergent/désinfectant pour surfaces
i. Poubelle(s)

Poches à urine pédiatriques disponibles au sein de MSF. Garçon (gauche), Fille (droite)

9. Étiqueter le pot de prélèvement à l’aide d’un marqueur indélébile (sur le récipient et non sur le
couvercle) avec :
a. Nom du patient (prénom et nom)
b. Date de naissance
c. Numéro d’identification du patient
d. Date et heure du prélèvement
Procédure

10. Effectuer l’hygiène des mains. Porter des gants non stériles et d’autres EPI
11. Chez le patient de sexe masculin, rétracter le prépuce
12. Chez la patiente de sexe féminin, séparer les lèvres

13. Nettoyer la peau entourant le méat urinaire avec de l’eau et du savon ou du chlorure de sodium à
0,9%. Laisser sécher à l’air libre
14. Garder les organes génitaux visibles avec l’aide d’un assistant. Déballer la poche à urine et décoller
l’adhésif sur la moitié inférieure de la poche à urine
15. Appliquer l’adhésif en commençant par la zone située entre l’anus et les organes génitaux, puis
recouvrir le contour des organes génitaux en s’assurant de l’absence de plis.
Appuyer légèrement sur tout l’adhésif pour aider à la fixation de la poche à urine

Application de poche à urine pédiatrique sur les organes génitaux avec le pont aligné avec la raie des fesses. Garçon (gauche), Fille (droite)

Post-procédure

16. Éliminer correctement les déchets conformément à la procédure locale

17. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot

18. Retirer et jeter les gants non stériles, l’EPI et effectuer une hygiène des mains

19. Vérifier toutes les 20-30 minutes si le patient a uriné


20. Dès la présence de 10-15 ml d’urine dans la poche à urine, effectuer une hygiène des mains et
appliquer des gants non stériles et d’autres EPI, si nécessaire
21. Décoller soigneusement la poche à urine de la peau à l’aide d’une technique aseptique sans contact.
Transférer l’échantillon d’urine dans le pot de prélèvement et fermer le couvercle

22. Retirer et jeter les gants non stériles, l’EPI et effectuer une hygiène des mains
23. Disposer le prélèvement dans un sac de transport et s’assurer que la demande de laboratoire est
remplie par le médecin traitant et complétée par le soignant qui prélève l’urine
24. Suivre la procédure locale pour le transport des échantillons au laboratoire
25. Documenter dans le dossier du patient :
a. Date et heure de la procédure
b. Évaluation de l’urine
c. Volume d’urine éliminé, surtout si un équilibre hydrique strict est nécessaire
14.06 SOP Prélèvement d’Échantillons de Selles
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à
la procédure complète Prélèvement d’Échantillons de Selles

Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient et vérifier qu’elle correspond à la prescription médicale


3. Expliquer au patient la procédure et son indication, ainsi que les bénéfices et les risques liés, dans la
langue de son choix. Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son
consentement verbal
4. Effectuer une hygiène des mains

5. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et le bassin de lit, laisser sécher


6. Rassembler le reste du matériel sur un plateau/chariot sec :
a. Pot de prélèvement des selles
b. Bassin de lit (ou pot de chambre si enfant)
c. Gants non stériles
d. Marqueur indélébile
e. Solution hydro-alcoolique
f. Équipement de protection individuelle, si besoin
g. Détergent/désinfectant pour surfaces
h. Poubelle(s)
7. Étiqueter le pot à prélèvement avec un marqueur indélébile (sur le contenant et non sur le couvercle)
avec :
a. Nom du patient (prénom et nom)
b. Date de naissance
c. Numéro d’identification du patient
d. Date et heure du prélèvement
Procédure

8. Effectuer une hygiène des mains

9. Assurer l'intimité
10. Si le patient est continent, proposer le bassin au patient et demander de déféquer dans le bassin pour
collecter les selles
Chez l’enfant continent, proposer un pot de chambre (si disponible)

Expliquer que l’échantillon de selles ne doit pas être jeté mais doit être récupéré dans le bassin de lit,
le journal ou le plastique afin de prélever l’échantillon. Si les selles tombent dans les toilettes ou les
latrines, une deuxième tentative de collecte de selles devra être effectuée.
Les patients urinent souvent en même temps qu’ils défèquent. Si tel est le cas, l’échantillon de selles
ne peut pas être envoyé pour analyse au sein de MSF.
11. Effectuer une hygiène des mains, appliquer des gants non stériles et d’autres EPI si besoin

12. Récupérer le bassin de lit avec l’échantillon de selles dès que le patient a terminé
13. Si le patient est incontinent, prélever l’échantillon directement depuis la couche, le linge de lit ou la
serviette
14. Placer le bassin sur une surface plane et stable. Noter la couleur et la consistance des selles
15. Prélever environ 10 à 15 ml de selles dans le pot de prélèvement à l’aide de la cuillère du pot.
Si le pot de prélèvement ne dispose pas de cuillère, utiliser un abaisse-langue pour récolter les selles dans
le pot de prélèvement

16. Fermer fermement le couvercle du pot de prélèvement

Post-procédure

17. Éliminer correctement les selles dans le vidoir, les latrines/toilettes ou selon la procédure locale

18. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et le bassin de lit/pot de chambre

19. Retirer les gants non stériles, l’EPI et effectuer une hygiène des mains
20. Disposer le prélèvement dans un sac de transport et s’assurer que la demande de laboratoire est
remplie par le médecin traitant et complétée par le soignant qui prélève les selles
21. Suivre la procédure locale pour le transport de l’échantillons de selles au laboratoire
22. Documenter dans le dossier du patient :
a. Date et heure de la procédure
b. Évaluation des selles
c. Quantité de selles évacuées si nécessaire
Chapitre 15
Administration
de
médicaments
15.01 Administration des médicaments : principes généraux
SOP – Se référer à la procédure complète Administration des Médicaments pour plus d’informations.
Structure du document
Ce document vise à soutenir le personnel infirmier dans l’administration sûre et efficace des médicaments à l’aide d’un tableau divisé en actions, justification
des actions, remarques complémentaires et références littéraires.

Définitions
Un traitement ou un médicament est « TOUTE SUBSTANCE OU COMPOSITION AYANT DES PROPRIÉTÉS CURATIVES OU PRÉVENTIVES DE MALADIES. Toute
composition qui peut être administrée à l’homme afin d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier des fonctions physiologiques chez
l’homme est également considérée comme un médicament » (WHO Drug Dictionary Enhanced, 2005).

L’administration d’un médicament est l’acte de donner un médicament à un patient pour une ou plusieurs raisons suivantes : en tant que placebo, pour prévenir
une maladie; pour poser un diagnostic; pour tester la possibilité d’un effet indésirable; pour modifier une fonction ou une anomalie physiologique, biochimique
ou anatomique; pour remplacer un facteur manquant; pour améliorer un symptôme; pour traiter une maladie; pour induire une anesthésie (Aronson, 2009).

La « pharmacologie » fait référence à la compréhension des utilisations, des effets et des modes d’action des médicaments.

La « rotation des stocks » fait référence à un système prédéterminé qui évalue la nature et l’utilisation des produits en stock avec les principes selon lesquels
tous les médicaments et le matériel médical stérile ayant une date de péremption doivent être stockés soit selon la règle du premier à expiré premier utilisé,(MSF
Supply, 2009; Directives internes de MSF, 2008).

L’expression « incident lié aux soins de santé (également appelé incident lié à la sécurité des patients) » désigne un événement, survenu au cours d’une période
de soins, qui avait le potentiel de causer (quasi-accident) ou a effectivement causé un préjudice ou une blessure (événement indésirable) au patient. (Ramirez et
coll., 2018).

Un « incident lié aux médicaments » est un événement non intentionnel lié à l’usage de médicaments et qui cause ou pourrait causer un préjudice à un patient.
Il peut survenir à chaque étape du processus d’usage du médicament : sélection du médicament, rédaction de la prescription médicale, mélange ou dilution de
la préparation à utiliser, délivrance de la préparation, l’administration du médicament et/ou la surveillance du patient pendant ou après l’administration. Ces
incidents liés aux médicaments doivent être signalés immédiatement au superviseur et au médecin et documentés conformément à la politique du projet dans
le but d’apprendre et de s’améliorer à la suite de l’incident.
Action Justification Remarques Références
Comprendre la − Pour informer et éduquer Comprendre que les médicaments peuvent nuire même s’ils sont administrés (Pharmacologie
pour les
pharmacologie efficacement le patient correctement est une base conceptuelle essentielle pour le soignant, qui incite à infirmières :
sur le traitement l’hypervigilance. Principes de base,
s.d.)
médicamenteux
− Pour administrer des
médicaments de façon
sûre et efficace
Action Justification Remarques Références
Comprendre la − Pour comprendre la Comprendre comment un médicament agit sur le corps pour obtenir un effet Pharmacologie
pour les
pharmacologie nécessité d’une thérapeutique permet au soignant d’anticiper et de reconnaître la toxicité ou les infirmières :
surveillance de base et effets secondaires potentiels (intentionnels ou non). principes de base,
s.d.)
régulière des patients
avant et après Apprécier la mise en place, la durée, les contre-indications et les effets
l’administration des secondaires des médicaments aide au processus de soins. Il aide à planifier les
médicaments. soins au patient et l’éducation.
Tout comme les soins infirmiers, le jugement critique est amélioré lorsque le
temps est pris pour comprendre le médicament.
Expliquer le médicament − Le patient a le droit de L’éducation sur le traitement est essentielle pour obtenir des résultats positifs sur (Griffith, 2003)
(Conseil
au patient comprendre et d’être le patient. international des
impliqué dans son plan de infirmières, 2012)
Aider le patient à comprendre quel médicament il prend/reçoit, pourquoi il le (CNG, 2013)
traitement. Ils a (Conseil des
également le droit de reçoit, sa fréquence et ses potentiels effets secondaires améliorera l’observance infirmières et des
refuser un traitement, y du traitement et renforcera la confiance. sages-femmes,
2015)
compris des
médicaments. Toujours expliquer le médicament, la dose, la fréquence, l'indication et les effets
secondaires possibles avant d’administrer.
Vérifier la prescription − Pour réduire le risque Les CINQ B doivent être vérifiés TROIS FOIS : (Aronson, 2009)
(DH, 2003) (CNG,
médicale et appliquer la d’erreurs et permettre au 1ère vérification au moment du choix du médicament en stock 2010b)
règles des “5 B” : soignant d’administrer un 2ème vérification au moment de la préparation du médicament (Elliott et Liu,
2010)
médicament en toute 3ème vérification au chevet du patient juste avant l’administration
(E)
sécurité. Une double vérification par deux soignants qualifiés est requise pour
l’administration sûre de tout médicament à risque élevé (p. ex. insuline,
héparine, médicaments contrôlés, électrolytes) et, idéalement, pour
TOUJOURS OBSERVER l’administration de tout médicament au nouveau-né/enfant.

1. Le Bon patient 1. Vérifier l’identité du patient. Demander au patient ou la personne


accompagnant l’enfant l’identité du patient et confirmer les informations
sur la prescription médicale.
2. Le Bon médicament 2. De nombreux noms et emballages de médicaments se ressemblent.
Confirmer l’orthographe exacte du médicament pour éviter les erreurs et
s’assurer qu’il s’agit du bon médicament pour le bon patient. Par
exemple, l’éphédrine et l’épinéphrine.
Prendre en compte la bonne forme galénique ou préparation lors de la
prescription et administration du médicament, p. ex. préférer les crèmes
aux gouttes et vice versa.

Action Justification Remarques Références


NE PAS administrer un médicament dont l’emballage est altéré, s’il (Aronson, 2009)
(DH, 2003) (CNG,
semble contaminé ou différent de la normale, ou si la date de 2010b)
péremption est dépassée. Les médicaments ou matériel périmés doivent (Elliott et Liu,
2010)
être renvoyés à la pharmacie pour une élimination appropriée.
(E)
3. Vérifier la bonne dose en consultant une ressource validée (p. ex., les
3. La Bonne dose (et la guides MSF telles que le Guide des Médicaments Essentiels/Soins
bonne dilution) Néonatals : Guide Clinique and Thérapeutique). La dose chez le nouveau-
né ou l’enfant est calculée par rapport au poids (kg).
Consulter également cette ressource pour une préparation
(reconstitution et dilution) et une administration sûres (p. ex. le Guide
d’Administration des Médicaments Néonatals).
4. La Bonne voie 4. Un médicament peut être administré via plusieurs voies. Vérifier que la
d’administration voie d’administration du médicament est prescrite, que le médicament
peut être administré par cette voie et qu’il convient au patient.
5. Le bon moment fait référence à l’heure de la journée (jour/nuit), à
5. Le Bon moment l’intervalle entre les doses (anticoagulants) et la préparation du
d’administration médicament. Pour réduire le risque d’erreurs de médication, les
médicaments doivent être préparés immédiatement avant
l’administration, à moins que les recommandations du fabricant
diffèrent.
Pour préserver les taux de concentration souhaités dans le corps et
prévenir les erreurs de médication, les médicaments doivent être
administrés dans les 60 minutes suivant l’heure prévue (avant ou après).
En cas d’administration de médicaments avant une intervention,
s’assurer que suffisamment de temps s’écoule pour que le médicament
fasse effet (p. ex. analgésiques, gouttes ophtalmiques dilatantes).

Lprescription médicale doit inclure le nom complet du patient, son numéro


ET VÉRIFIER d’identification, son âge, son sexe, sa date de naissance et son poids. Toutes les
Que la prescription prescriptions doivent être signées par le prescripteur.
médicale est
Les prescriptions doivent être rédigées de façon claire et exhaustive, en utilisant
correctement remplie
des abréviations standard. Pour réduire le risque d’erreurs de médication, vérifier
(lisible et signée)
la prescription non lisible auprès du prescripteur avant de préparer et
d’administrer le médicament.
Action Justification Remarques Références
S’assurer que le nom générique ou la dénomination commune internationale
(DCI) du médicament est prescrit afin de réduire le risque d’erreurs.
Les prescriptions doivent toujours être rédigées à la dose prescrite et non dans
un volume (car la concentration disponible peut changer) et inclure :
Nom générique, dose, voie, fréquence, durée (et, le cas échéant, préparation ou
débit)

Comprendre l’indication et les actions du médicament avant l’administration


Le traitement est permet de reconnaître et remettre en question les erreurs possibles de
approprié à l’état du prescription. Il permet aussi d’expliquer clairement et de répondre aux questions
patient des patients.

S’assurer que le traitement n’a pas encore été administré en vérifiant le tableau
Le traitement n’a pas déjà d’administration de médicaments ou en confirmant avec le
été administré patient/accompagnant et/ou collègues.
Valider/Signer à l'administration du médicament pour réduire ce risque d’erreur.

Vérifier toute allergie ou contre-indication du médicament qui serait documentée


Y a-t-il des raisons pour dans le dossier du patient, la feuille de prescription, et dans certains cas, avec le
lesquelles ce traitement médecin prescripteur avant l’administration du médicament.
ne peut pas être
administré à ce patient
pour le moment?
Étiquetage des − Pour s’assurer que le L’étiquette doit inclure : Commission
australienne sur
médicaments et matériel médicament est − le médicament ou le soluté à injecter la sécurité et la
injectables clairement et facilement − la voie d’administration qualité des soins
de santé. Norme
identifiable par les − le patient auquel le médicament est destiné nationale pour
soignants et le patient − la date et l’heure de préparation l’étiquetage des
− Pour déterminer le − le nom du soignant qui l’a préparé produits
injectables
moment où le − être visible et ne pas couvrir les renseignements du fabricant (comme le appliqués par
changement du matériel nom du médicament ou la date de péremption); l’utilisateur
Médicaments,
est requis (seringue, Tout médicament ou soluté non identifiable (p. ex. dans une seringue ou un fluides et
tubulure ou poche de contenant non étiqueté) est considéré comme dangereux et doit être jeté. conduites. Sydney
solutés) : ACSQHC, 2015.
− Un meilleur étiquetage
peut réduire le risque
d’erreur et de préjudice

Action Justification Remarques Références


Mettre en œuvre et − Pour s’assurer que le Suivre une rotation efficace des stocks afin de surveiller les dates de péremption (Aronson, 2009)

suivre un stockage et une médicament est utilisé des médicaments et du matériel et s’assurer qu’ils sont utilisés avant ces dates. (DH, 2003)
rotation des stocks avant la date de (Dougherty et
Mettre à l’avant les médicaments dont la date de péremption est la plus proche et
appropriés péremption Lister, 2015)
à l’arrière ceux qui portent la date de péremption la plus tardive (ou dans l’autre
− Pour éviter sens selon le système de stockage de la mission ou du département). Ne pas
(MSF, Gestion des
pharmacies de
d’endommager ou de oublier de vérifier toutes les zones où les médicaments sont entreposés, y compris stock, 2008)
dégrader le médicament les trousses d’urgence et les stocks de matériel de l’unité. (CNG, 2010b)
− Pour assurer une
administration sûre des Une surveillance étroite de la température, de l’exposition à la lumière et de (E)

médicaments l’humidité est nécessaire dans l’entreposage du médicament afin de réduire


l’impact sur la qualité du médicament.
Le soignant responsable de la gestion des médicaments et du matériel médical doit
s’assurer que les dates de péremption sont clairement identifiables en les
réécrivant ou en les encerclant à l’aide d’un feutre.
Vérifier que tous les emballages sont intacts car les médicaments ne doivent jamais
être exposées directement à la lumière et doivent donc être conservées à
l’intérieur de leur emballage opaque, en particulier les produits injectables.
Respecter les exigences − Pour s’assurer des Respecter les lignes directrices de la PCI pour l’administration des médicaments :
en matière de prévention respect des normes de • Effectuer une hygiène des mains
et de contrôle des PCI lors de • Utiliser le produit approprié :
infections (PCI) l’administration des o désinfection des flacons de médicaments durant la préparation
médicaments o désinfection des voies IV avant l’accès
• Étiqueter toutes les tubulures
− Prévenir le risque • Remplacer ou éliminer les cathéter IV, les tubulures et les solutés en
d’infection chez le patient conséquence (se référer à SOP_Méthode d’Administration de
et le soignant Médicaments et de Solutés par Voie IntraVeineuse)
Documenter de manière − Pour tenir des registres Documenter sur le dossier du patient uniquement après l’administration du (Elliott et Liu,
2010) (Médecins
complète et exacte dans exacts médicament par la personne l’ayant administré. Sans Frontières,
le dossier du patient − Pour fournir un point de L’exactitude et la ponctualité de la documentation sont une responsabilité légale
2017)
(CNG, 2010a,
référence en cas de et aident à prévenir les erreurs de médication. 2010b)
questions
− Pour éviter toute Si un médicament n’est pas administré ou toléré, la raison doit être documentée
duplication du traitement et le prescripteur doit en être avisé.
Action Justification Remarques Références
Surveillance du patient - Pour s’assurer de Si le patient reçoit le médicament pour la première fois ou s‘il a une allergie (Bhattacharya,
2010)
après l’administration du l’absence de réactions connue, il doit faire l‘objet d’une surveillance accrue pour s’assurer qu’il n’est pas
médicament indésirables au victime d’une réaction anaphylactique. L’anaphylaxie se produit généralement (Brockow et coll.,
2015)
médicament dans les 1 à 6 heures après l’administration du traitement et implique l’apparition
- Pour détecter tout effet soudaine de symptômes cliniques impliquant 2 systèmes d’organes différents.
indésirable
D’autres réactions peuvent apparaître après quelques jours. Les réactions
- Pour évaluer l’effet
médicamenteuses graves se produisent souvent lors de la deuxième exposition
souhaité du médicament
plutôt que la première.
- Pour prodiguer des soins
sûres et efficaces Certains traitements nécessitent une surveillance plus stricte, telle que la
surveillance des paramètres vitaux ou de la douleur. Suivre les directives médicales
ou les directives du fabricant pour les soins à prodiguer et la fréquence des
surveillances à effectuer après l’administration du traitement.
Après l’administration du traitement, le soignant doit évaluer si le médicament a
eu l’effet souhaité en contrôlant les paramètres vitaux, la glycémie, la douleur ou
les paramètres physiologiques (par exemple la production d’urine). Si l’effet désiré
du traitement n’est pas observé, le soignant doit informer et discuter avec le
médecin traitant.
Signaler tout incident lié - Pour administrer des Les incidents liés aux médicaments doivent être immédiatement signalés au (Dougherty et
Lister, 2015)
aux médicaments médicaments de façon superviseur et au médecin et documentés conformément à la politique du projet. (Elliott et Liu,
sûre et efficace Cette pratique de signalement vise à tirer des leçons de l’incident et à 2010)
(Takazawa,
- Pour apprendre des s’améliorer. Il n’est pas nécessaire qu’un événement indésirable grave se
Oshima et Saito,
incidents précédents afin produise pour qu’un incident soit signalé. 2017) (E)
de réduire les incidents à
venir
- Pour prodiguer des soins Si un patient subit un effet indésirable à la suite d’une réaction inattendue au
sûres et efficaces produit, mais qu’aucun incident n’a été identifié, cela doit être signalé via le
- Pour maintenir des système de déclaration de pharmacovigilance de MSF.
méthodes précises

Historique de cette procédure de soins infirmiers


Date Auteur Version Détails
14-07-2021 Rebecca Morante 0.1 Aucun document précédent. Partagé avec NCWG, MSF Academy et QI Advisor.
06-12-2021 Lindsay Ross 0.2 Intégration de la rétroaction et des commentaires. Partagé avec NCWG.
21-12-2021 Melissa Hozjan 0.3 Rétroaction et commentaires incorporés.
12-1-2022 Melissa Hozjan 0.3 Partagé avec NCWG, MSF Academy et QI Advisor.
9-2-2022 Melissa Hozjan 0.4 Rétroaction incorporée, partagée pour examen final.
11-2-2022 Melissa Hozjan 1 Finalisé.

Références
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Organisation mondiale de la santé. (2009). Dépliant d’information sur l’utilisation des gants.
Organisation mondiale de la santé (OMS). (2007). Recommandations des établissements de soins de santé pour les précautions standard.
(E) est fondé sur l’expérience clinique.
15.01.C SOP_Calcul de Doses et de Débits de
Médicaments
SOP – Se référer à la procédure complète Administration des Médicaments pour plus d’informations.

RAPPEL : Les poids, volumes et temps d’une équation doivent être dans les mêmes unités.

Conversions d'unités

Calcul de la quantité de médicament à administrer


Formule d’administration
Quantité de comprimés à administrer = Dose prescrite
Dose disponible

Volume à administrer = Dose requise (mg) X Volume de solution disponible (ml)


Dose-Concentration disponible (mg)
Confirmer la dose requise en vous référant aux prescriptions médicales :
• Pour l’enfant/nouveau-né, confirmer la dose pour le patient (mg) = Poids (kg) X Dose par kg (mg/kg)

Exemples:
1. Prescription de Paracétamol 90 mg po toutes les 6 heures pour un enfant de 6 kg
La dose de Paracétamol est de 15 mg/kg/dose toutes les 6 heures
Confirmer la dose (6 kg X 15 mg = 90 mg)
La présentation disponible est de 120 mg/5 ml suspension buvable
Volume à administrer = 90 mg X 5 ml = 3,75 ml (arrondir à 3,8 ml)
120 mg
L’enfant doit recevoir 3,8 ml de Paracétamol par dose.

2. Prescription d’Amoxicilline 375 mg po 2x/j pour un enfant de 15 kg


La dose pédiatrique d’Amoxicilline est de 50 mg/kg/j en 2 doses fractionnées
Confirmer la dose (1 5 kg x 50 mg = 750 mg/2 doses par jour = 375 mg/dose)
Les comprimés disponibles sont des comprimés sécables de 250 mg
Comprimés à administrer = Dose prescrite 37 5 mg = 1,5 comprimé d’amoxicilline BD
Dose disponible comprimés de 250 mg
L’enfant devrait recevoir 1,5 comprimé (comprimés de 250 mg) d’Amoxicilline 2x/j (deux fois par jour)

3. Un patient nouvellement admis âgé de 5 jours (poids 4 kg) a reçu un diagnostic de méningite néonatale. Prescription: Dosage élevé
d’Ampicilline 400 mg IV toutes les 8 heures.
La dose élevée néonatale d’Ampicilline IV est de 100 mg/kg toutes les 8 heures
Confirmer la dose (100 mg x 4 kg = 400 mg IV toutes les 8 heures)
Forme disponible : flacon de 500 mg à reconstituer avec 5 ml d’Eau pour Préparation Injectable. Concentration finale : 500 mg
dans 5 ml (100 mg/ml)
Quel volume administrer? 400 mg (dose requise) X 1 ml (volume) = 4 ml d’Ampicilline
100 mg (concentration 100 mg/ml)
Le nouveau-né devrait recevoir 400 mg (4 ml) d’Ampicilline IV toutes les 8 heures
Calcul du débit IV en gouttes par minute
Formule d'administration (gtts = gouttes)
Débit (gouttes/minute) = Volume (ml) X Facteur de goutte (gouttes/ml)
Temps (minutes)
Le facteur de goutte dépend du type de dispositif de perfusion et indique le nombre de gouttes par millilitre. Le
facteur de goutte peut être trouvé sur l’emballage des kits de perfusion. A MSF, les éléments suivants sont
disponibles :

o Set de transfusion sanguine, calibré à 15 gtts/ml


EEMDINPC302 : (pompe perf. Agilia) TUBULURE DE TRANSFUSION VLTR00, Perfusion de produits sanguins, Comprend un filtre

o Set de perfusion pédiatrique, calibré pour des microgouttes de 60 gtts/ml


SINSSETP150 : PERFUSEUR, pédiatrique, à précision, stérile, u.u. Perfusions précises,
Patients pédiatriques/néonatals

o Set de perfusion Y, calibré pour des macrogouttes de 20 gtts/ml


SINSSETI2-- : PERFUSEUR 'Y', Luer-lock, prise d'air, stérile, u.u. Perfusions standard

Vérifier la prescription pour déterminer le volume à administrer sur une période prescrite. Exemples:
1. Prescription de Soluté IV de 450 ml sur 2 heures chez un patient adulte
Le temps doit être calculé en minutes. Temps (heures) X 60 minutes = nombre total de minutes
Ainsi, 2 heures X 60 minutes = 120 minutes
Calculer le débit à l’aide de la formule d’adminsitation et utiliser un set de perfusion standard macrogoutte
Débit (gtts/min) = 450 ml X 20 gtts/min = 75 gouttes/min
120 min
Serrer le clamp coulissant pour que 75 gouttes soient administrées sur une minute en comptant 75 gouttes dans la
chambre compte-gouttes sur une minute complète, à l’aide d’une montre d’infirmière ou d’une horloge avec une
trotteuse. Vous pouvez également compter pendant 15 secondes, en divisant les gouttes par 4.
Exemple 75 gouttes/minute = ~18 gouttes toutes les 15 secondes

2. Prescription de Ringer Lactate à 45 ml/h pendant 6 heures, puis réévaluer.


Utiliser un set de perfusion standard macrogoutte
Débit (gtts/min) = 45 ml X 20 gtts/min = 15 gtts/min
60 min

3. Prescription de Solutés IV de 120 ml sur 3 heures chez un enfant.


Utiliser un set de perfusion pédiatrique microgoutte
Débit (gtts/min) = 120 ml X 60 gtts/min = 40 gtts/min
180 min
*Pour les microgouttes, comme le facteur de goutte est de 60 et que le nombre de minutes dans une heure est également
de 60, le nombre de MICROgouttes/min est égal au nombre de ml/h.
Calcul du volume (ml) à perfuser par heure (pompe à perfusion ou pousse-seringue)
Lors de l’utilisation d’une pompe, le débit est calculé par heure (ml/h) :
Formule d’administration
Débit de perfusion (ml/h) = Volume de solutés (ml)
Temps de perfusion (h)
Exemples:
1. Prescription de NaCl à 0.9% 800 ml sur 5 heures
Débit de perfusion = 800 ml = 160 ml/h de NaCl à 0,9 %
5h
Par conséquent, programmer la pompe à perfusion à un débit de 160 ml/h.

Carte de poche de Calcul de Médicaments MSF

Formules obtenues à partir de:


(Boyd, 2013) (Wright, 2017)
Image extraite de : http://what-when-how.com/nursing/administration-of-injectable-medications-pharmacology-and-administration-of-medications-nursing-part-4/
*Carte de poche MSF Drug Calculations développée par MSF Academy for Healthcare.
SOP - Set de perfusion pédiatrique : Administration des médicaments
Le kit de perfusion pédiatrique est obligatoire pour tous les patients pédiatriques recevant des liquides/médicaments par voie
IV. Le volume de l'espace mort de la tubulure est de 15 ml, donc 15 ml sont nécessaires pour amorcer et rincer la tubulure.

Procédure

1. Effectuer une hygiène des mains.


2. Fermez le clamp supérieure, retirer le couvercle de la pointe et insérez-la
dans une poche/un flacon de liquide IV compatible.
3. Fermer le régulateur inférieur à molette.
4. Ouvrir le clamp supérieur pour remplir la burette jusqu'à 15 ml. Fermer
ensuite le clamp supérieur.
5. Ouvrir lentement le régulateur inférieur à molette pour amorcer la
tubulure. Fermer dès que la première goutte apparaît à l'extrémité de la
tubulure..
6. Désinfecter l'orifice d'injection de médicaments avec un désinfectant
Clamp approprié, et laissez sécher.
Supérieure 7. Injecter le médicament préparé dans la burette via l'orifice d'injection de
Orifice
médicaments. Un volume minimum de 15 ml est nécessaire dans la
d'injection de burette. Il peut être nécessaire de compléter le médicament avec des
médicaments liquides IV supplémentaires pour atteindre 15 ml.
8. Retourner la burette plusieurs fois pour vous assurer que le médicament
et les fluides se mélangent.
Burette 9. Ajouter l'étiquette du médicament sur la burette. Inscrire le nom du
médicament et la dose, la date et l'heure, le nom du patient et du
préparateur.
10. Connecter la tubulure au cathéter IV. (Assurer-vous de l'avoir rincé au
préalable pour confirmer la perméabilité).
11. Régler le débit de perfusion en ouvrant lentement le régulateur inférieur
à molette (gouttes/minute = ml/h).
12. Une fois que la burette est vide, la remplir à nouveau avec 15 ml de liquide
Régulateur IV compatible afin de rincer le médicament restant dans la tubulure.
inférieur à
molette • Perfuser à la même vitesse de perfusion.
• Déplacer l'étiquette de la burette vers la tubulure pour indiquer que le
rinçage est en cours
13. Le médicament a été administré lorsque la burette est vide. Déconnecter
la ligne du PIV et la fermer avec un bouchon luer lock. Retirer l'étiquette
de la ligne.
14. Effectuer l'hygiène des mains.
RAPPELS:
• La burette doit être suspendue en position verticale pendant toute la durée de la perfusion.
• Pendant la perfusion, vérifier périodiquement le débit en comptant les gouttes.
• Pour le dispositif de perfusion pédiatrique, le nombre de gouttes/minute est identique au débit en ml/h.
Le dispositif de perfusion doit rester un système fermé (toujours attaché à une poche/bouteille
de liquide IV). Le même dispositif de perfusion peut être utilisé pour plusieurs médicaments sur
une période de 24 heures, mais il DOIT être rincé après chaque médicament.
15.02 SOP Administration de Médicaments par Voie
Orale
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à
la procédure complète Administration de Médicaments par Voie Orale

Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient


3. Expliquer au patient la procédure et son indication, ainsi que les bénéfices et les risques qui sont liés,
dans la langue de son choix. Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir
son consentement verbal
4. S’assurer que le patient n’a pas d’allergies connues

5. Effectuer toute évaluation nécessaire avant l’administration du médicament


6. Effectuer une hygiène des mains
7. Nettoyer/désinfecter un plateau/chariot et une cuillère. Laisser sécher.
Si nécessaire, nettoyer/désinfecter un broyeur de comprimés, un coupe-comprimés ou un mortier et son
pilon
8. Vérifier la prescription et appliquer la règle des « 5 B » pour s’assurer qu’il s’agit :
a. du Bon patient
b. du Bon médicament
c. de la Bonne dose (et de la bonne dilution)
d. de la Bonne voie d’administration
e. du Bon moment d’administration (date et heure)
S’assurer aussi que :
f. La prescription médicale est correctement remplie (lisible et signée)
g. Le traitement n’a pas déjà été administré
h. Le traitement est approprié à l’état du patient
9. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot propre et sec :
a. Le médicament à administrer
b. Godet pour médicaments
c. Une cuillère propre
d. Broyeur de médicament, coupe comprimés ou mortier et pilon, selon les besoins
e. Seringue pour administration orale (pour les solution liquides)
f. Eau potable
g. Solution hydro-alcoolique
h. Poubelle(s)
Procédure
10. Calculer la quantité/volume à administrer :

11. Effectuer une hygiène des mains


12. Préparer le médicament sans le toucher directement

13. Effectuer une hygiène des mains


14. Vérifier l’identité du patient et vérifier qu’elle correspond à la prescription médicale
15. Demander au patient/accompagnant s’il connaît le médicament proposé. S'assurer qu’il a reçu une
information correcte sur le médicament
16. Aider le patient à s’assoir
17. Administrer le médicament tel qu’il est prescrit
Chez les nouveau-nés et jeunes enfants, administrer le médicament par petites quantités dans le creux
de la joue avec une seringue orale. S’assurer que le patient a avalé la dose de médicament qu’il a dans
la bouche avant de poursuivre l’administration.
Encourager l’accompagnant à administrer le médicament.
18. Rester avec le patient jusqu’à l’administration complète du médicament et s’assurer qu’il soit toléré

Post-procédure
19. S’assurer que les déchets soient éliminés correctement conformément à la procédure locale

20. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et, le cas échéant, le reste du matériel réutilisable

21. Effectuer une hygiène des mains


22. Documenter l’administration du médicament dans le dossier ou la carte de soins du patient
uniquement après l’administration et par la personne qui l’a administré
23. Assurer le suivi du patient
24. Si le patient doit être suivi en ambulatoire, prévoir suffisamment de temps pour l'éducation du patient
(proposer des outils appropriés et permettre au patient/accompagnant de poser des questions)
15.06.A SOP Administration de Médicament en Aérosol
avec une Chambre d'Inhalation
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à
la procédure complète Administration de Médicament en Aérosol

Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient

3. Expliquer au patient la procédure et son indication, ainsi que les bénéfices et les risques qui sont liés,
dans la langue de son choix. Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir
son consentement verbal
4. S’assurer que le patient n’a pas d’allergies connues

5. Effectuer toute évaluation nécessaire avant l’administration du médicament


6. Effectuer une hygiène des mains

7. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et laisser sécher


8. Vérifier la prescription et appliquer la règle des « 5 B » pour s’assurer qu’il s’agit :
a. du Bon patient
b. du Bon médicament
c. de la Bonne dose (et de la bonne dilution)
d. de la Bonne voie d’administration
e. du Bon moment d’administration (date et heure)
S’assurer aussi que :
f. La prescription médicale est correctement remplie (lisible et signée)
g. Le traitement n’a pas déjà été administré
h. Le traitement est approprié à l’état du patient
9. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot propre et sec :
a. Médicament à administrer sous forme d'inhalateur
b. Chambre d'inhalation avec masque facial OU embout buccal
c. Solution hydro-alcoolique
d. Une montre d'infirmière ou une horloge avec trotteuse
e. Poubelle(s)
Procédure
10. Effectuer une hygiène des mains

11. Vérifier l’identité du patient et vérifier qu’elle correspond à la prescription médicale

12. Installer le patient en position assise

13. Si nécessaire, dégager les voies aériennes supérieures en demandant au patient de se moucher ou en
nettoyant le nez du patient
14. Retirer le bouchon de l'embout buccal de l'inhalateur et bien agiter l'inhalateur pendant 2 à 5 secondes

15. Insérer l’embout de l'inhalateur horizontalement dans la chambre d'inhalation

16. Demander au patient d’ajuster ses lèvres autour de l’embout buccal de la chambre d’inhalation, ou
s’assurer que le masque couvre le nez et la bouche et s'applique sans pression sur le visage afin d’être
étanche
17. Demander au patient d'incliner légèrement la tête en arrière tout en inspirant lentement et
profondément. Appuyer sur la cartouche/le flacon pour administrer le médicament
18. Si possible, le patient doit retenir sa respiration (poumons pleins) autant que possible dans une limite
de 10 secondes, puis expirer.
Si cela n'est pas possible, passer à l'étape suivante
19. Si le patient n’est pas en mesure de retenir son souffle, lui demander de respirer dans la chambre
d’inhalation normalement pendant 4 à 6 respirations.
20. Si plus d'une dose ou plus d'une bouffée est nécessaire, attendre 30 secondes pendant que le patient
respire normalement, agiter l'inhalateur et répéter les étapes 16 à 19
21. Si un masque est utilisé, essuyer le visage du patient après l'administration

22. Si le médicament administré est un corticoïde, s’assurer que le patient se rince la bouche avec de l'eau
2 minutes après l'administration
Post-procédure
23. Effectuer une hygiène des mains

24. Démonter la chambre d'inhalation, nettoyer l'embout ou le masque et la chambre d'inhalation et les
laisser sécher à l'air libre
25. Noter les effets du traitement dans le dossier du patient

26. Assurer le suivi du patient

27. Si le patient doit être suivi en tant que patient ambulatoire, prévoir suffisamment de temps pour
l'éducation du patient (proposer des outils appropriés et permettre au patient/accompagnant de
poser des questions)
15.06.B SOP Comment Fabriquer une Chambre
d'Inhalation à partir d'une Bouteille en Plastique
Annexe n°1 – Administration de Médicament en Aérosol avec une Chambre d'Inhalation

Si aucune chambre d'inhalation commerciale n'est disponible dans le cadre du projet, une chambre d'inhalation en
plastique peut être fabriquée à partir d'une bouteille en plastique de 500 ml.

Figure 1 : Chambre d'inhalation fait maison à partir d'une bouteille en plastique de 500 ml
• Coupez le fond de la bouteille.
• Laver la bouteille avec une petite quantité de liquide vaisselle dans 1 litre d'eau potable pour réduire l’effet de
charge électrostatique dans la chambre d'inhalation en plastique. NE PAS rincer, mais laisser sécher à l'air libre.
Le fait de ne pas rincer améliore l'administration des médicaments par la chambre d'inhalation.
• Une fois la chambre séchée à l'air, appliquer un/des morceau(x) de sparadrap sur les rebords de coupe pour
rendre les bords « lisses » avant de l'appliquer sur le visage du patient.
• Adapter inhalateur-doseur sur l'embout de la bouteille avec du ruban adhésif.
• Avant l'utilisation, amorcer la chambre d'inhalation avec deux bouffées du médicament à administrer.
Noter que les chambres d'inhalation en plastique ont des charges électrostatiques qui attirent les particules et
réduisent considérablement l'administration de médicaments aux poumons.

Un processus très similaire peut être suivi pour la fabrication d'une chambre d'inhalation en plastique avec embout
buccal.

Figure 2 : Chambre d'inhalation fait maison à partir d'une bouteille en plastique de 500 ml

• Laver la bouteille avec une goutte de liquide vaisselle dans 1 litre d'eau potable pour réduire l’effet de charge
électrostatique dans la chambre d'inhalation en plastique. NE PAS rincer, mais laisser sécher à l'air libre. Le fait
de ne pas rincer améliore l'administration des médicaments par la chambre d'inhalation.
• Une fois la bouteille séchée à l'air, préparer une ouverture de même forme et de même taille que le raccord de
l'inhalateur-doseur à l'extrémité de la bouteille.
• Adapter inhalateur-doseur sur l'ouverture avec du ruban adhésif.
• Avant l'utilisation, amorcer la chambre d'inhalation avec deux bouffées du médicament à administrer.
Noter que les chambres d'inhalation en plastique ont des charges électrostatiques qui attirent les particules et
réduisent considérablement l'administration de médicaments aux poumons.
15.06.C SOP Administration de Médicament en Aérosol
avec un Nébuliseur
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à
la procédure complète Administration de Médicament en Aérosol

Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient

3. Expliquer au patient la procédure et son indication, ainsi que les bénéfices et les risques liés, dans la
langue de son choix. Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son
consentement verbal
4. S’assurer que le patient n’a pas d’allergies connues aux médicaments

5. Effectuer toute évaluation nécessaire avant l’administration du médicament

6. Effectuer une hygiène des mains

7. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et le compresseur et laisser sécher

8. Vérifier la prescription et appliquer la règle des « 5 B » pour s’assurer qu’il s’agit :


a. du Bon patient
b. du Bon médicament
c. de la Bonne dose (et de la bonne dilution)
d. de la Bonne voie d’administration
e. du Bon moment d’administration (date et heure)
S’assurer aussi que :
f. La prescription médicale est correctement remplie (lisible et signée)
g. Le traitement n’a pas déjà été administré
h. Le traitement est approprié à l’état du patient
9. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot sec:
a. Médicaments à administrer
b. Ampoule de NaCl à 0.9 %
c. Seringue
d. 2 x Aiguille 19G
e. Réservoir de nébuliseur
f. Compresseur d’air
g. Tubulure de raccordement du nébuliseur
h. Masque facial ou embout buccal (si patient < 4 ans, avoir une pièce coudée sur le masque pour
l’expiration)
i. Solution hydro-alcoolique
j. Mouchoirs
k. Poubelle(s)
Procédure
10. Calculer le volume à administrer et préparer le médicament dans une seringue

11. Effectuer une hygiène des mains

12. Assembler le nébuliseur conformément aux instructions du fabricant ou du service biomedical

13. Prélever le médicament liquide avec une seringue


Ouvrir le réservoir à médicament du nébuliseur et ajouter le médicament prescrit avec le diluant (si
nécessaire)
14. Fixer l’embout buccal ou le masque facial au compresseur d’air via la tubulure

15. Effectuer une hygiène des mains

16. Vérifier l’identité du patient et vérifier qu’elle correspond à la prescription médicale

17. Positionner le patient avec les dos droit, en position assise

18. Si nécessaire, dégager les voies aériennes supérieures en demandant au patient de se moucher ou en
effectuant des soins de nez chez l’enfant
19. S’assurer que le patient reçoit de l’oxygène par canule nasale si besoin

20. Allumer le nébuliseur et observer la nébulisation

21.
a. En cas d’utilisation d’embout buccal, demander au patient de tenir l’embout buccal entre ses
lèvres et de respirer par la bouche, en commençant par une respiration lente et profonde.

b. En cas d’utilisation de masque facial, appliquer le masque sur le nez et la bouche du patient.
Demander au patient de respirer par la bouche, en commençant par une respiration lente et
profonde.
22. Après environ 10-15 respirations, le patient doit prendre une inspiration profonde et la retenir
pendant 5-10 secondes, si possible
23. Le patient doit continuer à respirer comme à l’étape 22 jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de nébulisation (il
est parfois nécessaire de tapoter le réservoir de médicaments)
24. Surveiller continuellement le patient tout au long de la procédure

Post-procédure
1. Éteindre le compresseur, jeter le reste de la solution médicamenteuse.
- Assurer le nettoyage/désinfection de l’appareil et des accessoires après chaque utilisation.
- Certains accessoires sont à usage unique. Si le traitement doit être répété chez le même patient:
rincer l’embout buccal ou le masque facial avec de l’eau savonneuse propre et laisser sécher.
2. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et le compresseur
3. Effectuer une hygiène des mains

4. Documenter les résultats de l’administration et de l’évaluation dans le dossier du patient


5. Assurer le suivi du patient
15.07.A SOP Reconstitution d’Ampoule à Dose Unique
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à
la procédure complète Ampoules et Flacons à dose unique - Reconstitution de la solution de
préparation et de la poudre de préparation

Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains


2. Avec des mains propres, nettoyer/désinfecter le plateau/chariot
Laisser sécher
3. Vérifier la prescription médicale et appliquer la règles des “5 B” pour s’assurer qu’il s’agit :
a. du Bon patient
b. du Bon médicament
c. de la Bonne dose (et de la bonne dilution)
d. de la Bonne voie d’administration
e. du Bon moment d’administration (date et heure)

S’assurer aussi que :


f. La prescription médicale est correctement remplie (lisible et signée)
g. Le traitement n’a pas déjà été administré
h. Le traitement est approprié à l’état du patient

4. Calculer le volume de médicament à administrer selon la prescription médicale


5. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot sec :
a. Ampoule(s) de médicament(s)
b. Seringue(s)
c. Aiguille(s) 19G
d. Tige de filtre (si disponible)
e. Aiguille/bouchon
f. Diluant (si besoin)
g. Compresse non stérile
h. Étiquette(s) du médicament
i. Conteneur à objets tranchants
j. Détergent/désinfectant pour surfaces
k. Désinfectant pour les mains à base d’alcool
l. Poubelle(s)

Procédure

6. Effectuer une hygiène des mains

7. Vérifier le médicament et le diluant (s’il est nécessaire)

8. Tapoter doucement la tête de l’ampoule avec l’index ou le majeur


9. Désinfecter la tête et le col de l’ampoule à l’aide de la solution antiseptique approprié et laisser sécher. En cas
d’utilisation de diluant, retirer le capuchon de sécurité, désinfecter le dessus en caoutchouc et laisser sécher
10. Identifier le point coloré sur la tête de l’ampoule ou l’anneau coloré autour du col de l’ampoule. En cas de présence de
point, orienter vers l’extérieur. Couvrir d’une compresse non stérile la tête et le col de l’ampoule et ouvrir
11. En cas d’absence de point/anneau coloré :
a. Identifier la zone la plus étroite au niveau du col de l’ampoule
b. Placer une compresse non stérile derrière l’ampoule
c. À l’aide d’une lime pour ampoule, frotter le col de l’ampoule d’avant en arrière un certain nombre de fois
d. Pivoter légèrement l’ampoule et répéter le frottement avec la lime pour ampoule
e. Couvrir la tête et le col de l’ampoule avec la compresse non stérile tout en s’assurant que la partie limée du col est
tournée vers l’extérieur et ouvrir

12. Jeter la tête de l’ampoule dans le récipient approprié

13. Vérifier la présence de morceaux de verre dans la solution. Ne pas utiliser le cas échéant.
14. En utilisant la technique aseptique sans contact, visser l’aiguille sur la seringue.
Décapsuler l’aiguille, incliner légèrement l’ampoule, insérer l’aiguille dans l’ampoule et prélever le médicament
15. Jeter l’ampoule dans un conteneur à objets pointus ou tranchants.
Ne pas conserver les médicaments restants
16. En cas de nécessité de dilution supplémentaire, utiliser une nouvelle aiguille et un diluant approprié
17. S’assurer de l’absence de bulles d’air dans la seringue et pousser le piston jusqu’à ce qu’une goutte soit visible au bout de
l’aiguille.
18. Visser une aiguille de taille appropriée ou un bouchon
Éliminer l’aiguille usagée dans le conteneur à objets pointus ou tranchants
19. Étiqueter la seringue à l’aide d’une étiquette de médicament

Post-procédure
20. S’assurer que tous les objets pointus ou tranchants sont éliminés dans un conteneur à objets tranchants et que les autres
déchets sont éliminés correctement et conformément à la procédure locale
21. Effectuer une hygiène des mains
15.07.B SOP Reconstitution de Flacon à Dose Unique
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à
la procédure complète Ampoules et Flacons à dose unique - Reconstitution de la solution de
préparation et de la poudre de préparation

Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains


2. Avec des mains propres, nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et la lime pour ampoule si disponible
Laisser sécher
3. Vérifier la prescription médicale et appliquer la règles des “5 B” pour s’assurer qu’il s’agit :
a. du Bon patient
b. du Bon médicament
c. de la Bonne dose (et de la bonne dilution)
d. de la Bonne voie d’administration
e. du Bon moment d’administration (date et heure)

S’assurer aussi que :


f. La prescription médicale est correctement remplie (lisible et signée)
g. Le traitement n’a pas déjà été administré
h. Le traitement est approprié à l’état du patient

4. Calculer le volume de médicament à administrer selon la prescription médicale


5. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot propre et sec :
a. Flacon(s) de médicament(s)
b. Seringue(s)
c. Aiguille(s) 19G
d. Aiguille/Bouchon
e. Diluant (si besoin)
f. Compresse non stérile
g. Étiquette(s) du médicament
h. Conteneur à objets tranchants
i. Détergent/désinfectant pour surfaces
j. Désinfectant pour les mains à base d’alcool
k. Poubelle(s)

Procédure

6. Effectuer une hygiène des mains

7. Vérifier le médicament et le diluant (s’il est nécessaire)


8. Retirer le bouchon de sécurité du flacon et du diluant, si nécessaire, et désinfecter le dessus en
caoutchouc. Laisser sécher
9. En utilisant la technique aseptique sans contact, préparer l’aiguille et la seringue, ouvrir le diluant et
prélever le volume requis
10. En cas de médicament sous forme de poudre :
Aspirer le volume requis de diluant dans le système aiguille-seringue
Retirer le capuchon, injecter le diluant en insérant l’aiguille sur le dessus en
caoutchouc avec une technique aseptique sans contact
Garder l’aiguille en place, agiter le flacon et vérifier le contenu
Appuyer sur le piston et retourner le flacon
Retirer le piston de la seringue pour retirer le volume de médicament
prescrit
En cas de présence de bulles dans la seringue, tapoter légèrement la
seringue pour les déloger afin qu’elles flottent à la surface
Retirer le système aiguille-seringue
11. En cas de médicament sous forme liquide :
Tirer sur le piston de la seringue jusqu’au volume à retirer désiré avec le
capuchon toujours sur l’aiguille
Retirer le capuchon en utilisant la technique aseptique sans contact et
insérer l’aiguille dans le flacon
Retourner le flacon avec le piston enfoncé
Retirer le piston de la seringue pour retirer le médicament
En cas de présence de bulles dans la seringue, tapoter légèrement la
seringue pour les déloger afin qu’elles flottent à la surface
Retirer le système aiguille-seringue
12. En cas de nécessité de dilution supplémentaire, utiliser le diluant approprié et suivre les instructions
du fabricant
Préparer d’abord le médicament, puis diluer dans une seringue de taille appropriée
13. Retirer l’aiguille 19G (utilisée pour la préparation du médicament) et visser une nouvelle aiguille de
taille appropriée ou un bouchon.
Éliminer l’aiguille usagée dans un conteneur à objets pointus ou tranchants

14. S’assurer de l’absence de bulles d’air dans la seringue et pousser le piston jusqu’à ce qu’une goutte
soit visible au bout de l’aiguille
15. Étiqueter la seringue à l’aide d’une étiquette de médicament

Post-procédure
16. S’assurer que tous les objets pointus ou tranchants sont éliminés dans un conteneur à objets
tranchants et que les autres déchets sont éliminés correctement et conformément à la procédure
locale
17. Effectuer une hygiène des mains
15.08 SOP Injection Intradermique
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à
la procédure complète Injection Intradermique

Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient et vérifier qu’elle correspond à la prescription médicale


3. Expliquer au patient la procédure et son indication, ainsi que les bénéfices et les risques qui sont liés,
dans la langue de son choix. Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir
son consentement verbal
4. S’assurer que le patient n’a pas d’allergies connues
5. Si la peau du patient est visiblement sale, demander au patient/accompagnant de nettoyer le site
d’injection avec de l’eau et du savon. Laisser sécher
6. Effectuer une hygiène des mains

7. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et laisser sécher


8. Vérifier la prescription et appliquer la règle des « 5 B » pour s’assurer qu’il s’agit :
a. du Bon patient
b. du Bon médicament
c. de la Bonne dose (et de la bonne dilution)
d. de la Bonne voie d’administration
e. du Bon moment d’administration (date et heure)
S’assurer aussi que :
f. La prescription médicale est correctement remplie (lisible et signée)
g. Le traitement n’a pas déjà été administré
h. Le traitement est approprié à l’état du patient
9. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot sec :
a. Médicament ou vaccin
i. Seringue
ii. Aiguille 19G
iii. Diluant (si nécessaire)
b. Aiguille 26G
c. Ou seringue autobloquante (vaccination BCG uniquement)
d. Eau et savon pour la préparation de la peau
e. Coton ou compresse non stérile
f. Solution hydro-alcoolique
g. Solution orale de saccharose (pour nourrissons <6 mois)
h. Conteneur à objets tranchants
i. Poubelle(s)
j. Linge ou drap (pour patients pédiatriques)
Procédure

10. Effectuer une hygiène des mains


11. Vérifier si le médicament ou le vaccin est dans un flacon unidose ou multidose et l’utiliser en
conséquence.
12. En utilisant la technique aseptique sans contact, préparer le médicament ou le vaccin, en diluant si
nécessaire.
Changer l’aiguille à 26G, si nécessaire, et disposer sur un plan de travail aseptique désinfecté
(plateau/chariot)
13. Effectuer une hygiène des mains, porter des gants non stériles et d’autres EPI au besoin
14. Pour les nourrissons < 6 mois, administrer une analgésie sous forme de solution orale de saccharose 2
à 3 minutes avant la procédure afin de réduire la réponse à la douleur
15. Assurer l’intimité tout en demandant au patient de se mettre en position et d’exposer le site
d’injection en enlevant le vêtement approprié
16. Vérifier l’identité du patient et vérifier qu’elle correspond à la prescription médicale
17. Évaluer l’état de la peau du patient et choisir le site d’injection
Effectuer les injections ID dans la région deltoïde (jonction des 2/3 inférieurs et 1/3 supérieur de la
face latérale du bras), l’avant-bras ou le haut du dos sur l’omoplate
18. S’assurer que le site d’injection est visiblement propre.
En cas d’administration de médicaments :
Utiliser de l’eau propre et du savon pour nettoyer la peau du site d’injection. Laisser sécher
En cas de vaccination :
Inutile de nettoyer la peau à moins qu’elle ne soit visiblement sale. Si la peau est visiblement sale,
nettoyer avec de l’eau propre et du savon et laisser sécher
19. Retirer le couvercle de l’aiguille et évaluer l’état de l’aiguille en utilisant la technique aseptique sans
contact
20. Tirer la peau, informer le patient en ayant le biseau tourné vers le haut et l’aiguille presque contre la
peau, insérer le pointe de l’aiguille à un angle de 5°-15°

21. Appuyer lentement sur le piston et observer une papule (papule pâle à sommet plat avec de petites
fosses comme une peau d’orange)

22. Retirer rapidement l’aiguille au même angle d’insertion et appliquer une boule de coton avec une
légère pression sur le site
Post-procédure
23. S’assurer que tous les objets pointus ou tranchants sont éliminés dans un conteneur à objets
tranchants et que les autres déchets sont éliminés correctement conformément à la procédure locale
24. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot
25. Effectuer une hygiène des mains
26. Documenter la procédure et l’administration dans le dossier ou la carte de soins du patient
L’emplacement de l’injection doit être noté. S’il effectue un test de sensibilité, le soignant peut utiliser
un stylo pour encercler le site d’injection afin d’évaluer la réaction 48 à 72 heures plus tard
27. Assurer le suivi du patient
15.09.A SOP Injection Sous-Cutanée
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Injection Sous-Cutanée

Cette SOP comprend également des remarques spécifiques pour l’administration d’Héparine de Bas Poids
Moléculaire (HBPM)

Pré-procédure
1. Effectuer une hygiène des mains
2. Vérifier l’identité du patient
3. Expliquer au patient la procédure et son indication, ainsi que les bénéfices et les risques qui sont liés,
dans la langue de son choix. Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir
son consentement verbal
4. S’assurer que le patient n’a pas d’allergies connues
5. Assurer l'intimité

6. Effectuer toute évaluation nécessaire avant l’administration du médicament


7. Évaluer l'état cutané du patient, l’épaisseur de graisse sous-cutanée et choisir le site d'injection :
- Évitez les zones présentant des ecchymoses, des signes inflammatoires, des cicatrices, des œdèmes,
des infections, des taches de naissance et des lésions cutanées.
- Si le patient est hospitalisé et doit recevoir une série d’injections SC, le soignant doit varier les sites
d'injection afin d’éviter la douleur, la lipodystrophie (anomalie de répartition de la masse graisseuse)
et assurer une bonne absorption du produit injecté.
L’injection sous-cutanée d’HBPM doit être alternée entre la paroi abdominale antérolatérale gauche et
droite en utilisant un site différent pour chaque injection.
8. Si la peau du patient est visiblement sale, demander au patient/accompagnant de nettoyer le site
d’injection à l’eau et au savon. Laisser sécher.
9. Effectuer une hygiène des mains

10. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et laisser sécher


11. Vérifier la prescription et appliquer la règle des « 5 B » pour s’assurer qu’il s’agit :
a. du Bon patient
b. du Bon médicament
c. de la Bonne dose (et de la bonne dilution)
d. de la Bonne voie d’administration
e. du Bon moment d’administration (date et heure)
S’assurer aussi que :
f. La prescription médicale est correctement remplie (lisible et signée)
g. Le traitement n’a pas déjà été administré
h. Le traitement est approprié à l’état du patient
12. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot propre et sec :
a. Médicament(s) ou vaccin
i. Seringue
ii. Aiguille 19G
iii. Diluant (si nécessaire)
b. Aiguille 23G
c. Eau et savon pour la préparation de la peau
d. Compresse ou coton non stérile
e. Solution orale de saccharose (pour nourrissons <6 mois)
f. Solution hydro-alcoolique
g. Conteneur à objets tranchants
h. Poubelle(s)
i. Linge ou drap (pour les patients pédiatriques)
Procédure
13. Vérifier si le médicament ou le vaccin est contenu dans un flacon à dose unique ou à doses multiples
et l'utiliser en conséquence
14. Calculer le volume à injecter
15. Effectuer une hygiène des mains
16. En utilisant la technique aseptique sans contact, préparer le médicament, en le diluant si nécessaire.
- En cas d’administration d’HBPM dans une seringue préremplie, ne pas expulser la bulle d’air avant
l’injection afin d’éviter la perte de médicament
- Changer l'aiguille pour une taille appropriée au patient et au site d'injection, si nécessaire
- Disposer sur un plan de travail aseptique désinfecté (plateau/chariot)
17. Effectuer une hygiène des mains
18. Pour les nourrissons de < 6 mois, administrer une analgésie sous forme de solution orale de
saccharose 2 à 3 minutes avant la procédure afin de réduire la réponse à la douleur
19. Aider le patient à se mettre dans une position confortable
20. Vérifier l’identité du patient et vérifier qu’elle correspond à la prescription médicale.
21. Si cela n'est pas fait à l'étape 8, s’assurer que le site d'injection est visiblement propre.
- En cas d’administration de médicaments :
Utiliser de l’eau et du savon pour nettoyer la peau du site d’injection. Laisser sécher.
- En cas de vaccination :
Il n'est pas nécessaire de désinfecter la peau sauf si elle est visiblement sale; dans ce cas, nettoyer le
site d'injection avec de l'eau propre et du savon
22. Retirer le capuchon de l'aiguille puis saisir la peau pour l’éloigner du tissu musculaire. Tenir la seringue
comme une fléchette, prévenir le patient, puis insérer l'aiguille d’un geste franc en suivant un angle de
45 à 90 degrés avec la peau
23. Relâcher la pression appliquée sur la peau et appuyer sur le piston pour injecter la solution
médicamenteuse/vaccin à raison de 1 ml toutes les 10 secondes
24. Après avoir attendu 5 à 10 secondes, retirer l'aiguille d’une geste franc et selon le même angle
d'insertion
25. Appliquer une légère pression sur tout le site d’injection avec un coton ou une compresse non stérile
Ne pas frotter le site d’injection, en particulier après l’administration d’HBPM.

Post-procédure
26. S’assurer que tous les objets pointus ou tranchants sont éliminés dans un conteneur à objets
tranchants et que les autres déchets sont éliminés correctement conformément à la procédure locale
27. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot
28. Effectuer une hygiène des mains

29. Documenter la date, l’heure et les résultats pré et post-évaluation obtenus dans le dossier du patient.
30. Assurer le suivi du patient
Figure 1 : Sur la GAUCHE, seule la graisse sous-cutanée est saisie entre les doigts. A DROITE, la graisse ET le muscle sous-cutanés sont saisis entraînant un
risque d'injection intramusculaire.

Figure 2 : Sites d’injection sous-cutanée chez l’enfant et l’adulte


Manuel des protocoles en soins infirmiers MSF

SOP* - Injection sous-cutanée - Stylo à insuline pré


rempli
Pour plus d'informations, se reporter au SOP* sur l’injection sous-cutanée et au protocole
correspondant

• Le stylo à insuline pré rempli est à l’usage d’un seul et unique patient. Une fois vide, jeter le stylo, ne pas essayer
de le recharger.
• Utiliser une nouvelle aiguille jetable après chaque injection.
• NE PAS diluer ou mélanger avec une autre insuline ou solution.
• Stockage :
o Les stylos à insuline non ouverts doivent être conservés au réfrigérateur. Conserver jusqu'à la date de
péremption.
o Une fois ouvert, le stylo peut être conservé à température ambiante et à l'abri de la lumière directe du
soleil, pendant 28 jours au maximum
• Les stylos à insuline ne doivent jamais être stockés avec l'aiguille en place, même s'il s'agit d'une aiguille neuve.
Cela peut affecter la stérilité de l'aiguille, interférer avec la dose d'insuline administrée et augmenter le risque
d'infection.

Préparation
1. Suivre les étapes 1 à 11 du SOP* relatif aux injections sous-cutanées.
2. Préparer le stylo :
‐ Retirer le capuchon du stylo avec des mains propres.
‐ Vérifier le réservoir pour s’assurer que l'insuline est
claire et incolore et qu'elle ne contient pas de
particules, sinon utiliser un autre stylo.
3. Fixer l'aiguille :
‐ Désinfecter la pointe du stylo (joint en caoutchouc) avec un désinfectant.
‐ Retirer l’opercule de protection de la nouvelle aiguille, aligner l'aiguille avec le stylo et visser l'aiguille
‐ Ne pas trop serrer l'aiguille. S’il s’agit d’une aiguille à enfiler, la tenir droite lorsqu’elle installée sur le stylo
‐ Après avoir fixé l'aiguille, retirer le capuchon
extérieur de l'aiguille et le conserver (il servira à
retirer l'aiguille après l’injection)
‐ Enlever le capuchon intérieur de l'aiguille et le jeter

Injection sous-cutanée - Stylo à insuline prérempli SOP_v1.0-2020


Manuel des protocoles en soins infirmiers MSF
4. Effectuer un test de sécurité :
‐ Sélectionner une dose d'essai de 2 unités.
‐ Tenir le stylo avec l'aiguille orientée vers le haut et taper légèrement sur le
réservoir d'insuline pour que les bulles d'air montent jusqu'au sommet du
réservoir d’insuline. Cela permettra d’obtenir la dose la plus précise possible.
‐ Appuyer à fond sur le bouton d'injection et vérifier que l'insuline sort de
l'aiguille. Le cadran reviendra automatiquement à zéro après le test.
‐ Si aucune insuline ne sort, répéter le test 2 fois de plus. S'il n'y a toujours pas
d'insuline qui sort, utiliser une nouvelle aiguille et refaire le test de sécurité.

5. Sélectionner la dose :
‐ S’assurer que la fenêtre de dosage affiche « 0 ». , Si ce n’est pas le cas, une dose trop importante d'insuline
risque d’être injectée, ce qui peut affecter le taux de glycémie.
‐ Sélectionner la dose prescrite en tournant l’indicateur de dosage.
‐ Vérifier qu’il reste assez d’insuline dans le réservoir. Si la dose souhaitée ne peut pas être sélectionnée, c'est
peut-être parce qu'il ne reste pas suffisamment d'insuline dans le stylo.
‐ Il n’est pas possible de sélectionner plus de 80 unités,
car le stylo est doté d'une limite de sécurité. Si la dose
prescrite est supérieure à 80 unités, il faudra administrer
la dose prescrite en 2 injections consécutives en
reprenant les étapes de sélection de dosage. S’il ne reste pas assez d'insuline pour le reste de la dose, utiliser
un nouveau stylo.
Administration
6. Suivre les étapes 13 à 21 du SOP* sur l'injection SC
‐ Maintenir le stylo droit, insérer l'aiguille dans le site
d’injection.
‐ Avec le pouce, appuyer sur le bouton d'injection jusqu'au
bout. Lorsque le chiffre « 0 » apparait dans la fenêtre de
dosage, compter lentement jusqu'à 10 avant de retirer l’aiguille. (Compter
jusqu'à 10 permet de s’assurer que toute la dose d'insuline a été injectée).
‐ Relâcher le bouton et retirer l'aiguille de la peau.
‐ Si une autre dose d’insuline doit être injectée, retirer l’aiguille de la peau
pour sélectionner un nouveau dosage.

Suivi
7. Retirer l'aiguille :
• Les stylos à insuline, les aiguilles ou les seringues ne doivent jamais être partagées entre les patients. NE PAS
réutiliser les aiguilles.
• Après l'injection, il faut toujours retirer l'aiguille pour
éviter la contamination et les fuites.
• Remettre le capuchon extérieur sur l'aiguille et dévisser
(ou retirer) la du stylo puis l’éliminer dans un container à
aiguilles
• Remettre le capuchon du stylo sur le stylo et conserver le dans un endroit sûr à température ambiante.
ÉTIQUETER LE STYLO AVEC LE NOM DU PATIENT ET LA DATE D'OUVERTURE.
8. Suivre les étapes 26 à 30 du SOP* sur l'injection SC.
* SOP : Standard Operating Procedure = Procédure Opératoire Normalisée (PON)

Injection sous-cutanée - Stylo à insuline prérempli SOP_v1.0-2020


15.10.A SOP Injection Intramusculaire
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Injection Intramusculaire

Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient


3. Expliquer au patient la procédure et son indication, ainsi que les bénéfices et les risques qui sont liés
dans la langue de son choix
Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son consentement verbal
4. S’assurer que le patient n’a pas d’allergies connues

5. Assurer l’intimité

6. Effectuer toute évaluation nécessaire avant l’administration du médicament


7. Évaluer l’état cutané, la masse musculaire, la quantité de graisse environnante des potentiels sites
d’injection. Choisir le site d’injection le plus approprié.

Le site d’injection doit être choisi en fonction de la quantité de médicament à injecter, de la densité du
médicament, de la taille du muscle et de l’âge du patient.

Le site ventroglutéal peut supporter jusqu’à 2,5 ml chez les adultes.

Le site dorsoglutéal peut supporter jusqu’à 4 ml chez les adultes et n’est pas recommandé pour les
vaccinations de routine.

Le site rectus femoris peut supporter 1-3ml chez les enfants et 1-5 ml chez les adultes.
Le site vastus lateralis peut supporter jusqu’à 5 ml chez les adultes et est le site recommandé pour les
injections intramusculaires chez les enfants de moins de 12 mois.

8. Effectuer une hygiène des mains

9. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et laisser sécher


10. Vérifier la prescription médicale et appliquer la règles des “5 B” pour s’assurer qu’il s’agit :
a. du Bon patient
b. du Bon médicament
c. de la Bonne dose (et de la bonne dilution)
d. de la Bonne voie d’administration
e. du Bon moment d’administration (date et heure)
S’assurer aussi que :
f. La prescription médicale est correctement remplie (lisible et signée)
g. Le traitement n’a pas déjà été administré
h. Le traitement est approprié à l’état du patient
11. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot sec :
a. Solution hydro-alcoolique
b. Aiguilles
Deux aiguilles seront nécessaires. Un 19G pour la préparation du médicament et une
aiguille séparée pour l’injection.
c. Seringue
d. Compresse
e. Coton ou pansement
f. Solution orale de saccharose (pour nourrissons <6 mois)
g. Solution antiseptique pour désinfecter la peau
h. Détergent/désinfectant pour surfaces
i. Poubelle(s)
j. Conteneur à objets tranchants
Procédure

12. Vérifier si le médicament est dans un flacon à dosage unique ou multidose et l’utiliser en conséquence

13. Calculer le volume à injecter et retirer le médicament dans la seringue

14. Effectuer une hygiène des mains


15. En utilisant la technique aseptique sans contact, préparer le médicament et changer d’aiguille selon la
taille appropriée au patient et au site d’injection
Disposer sur un plan de travail aseptique désinfecté (plateau/chariot)

En général, l’aiguille 21G est utilisée pour une injection intramusculaire


Cependant, l’aiguille 23G doit être utilisée pour les patients plus minces ou lorsque le muscle est moins
développé (pédiatrie)
Utiliser l’aiguille 23G ou 25G chez le nouveau-né, et utiliser la plus petite aiguille possible pour le
patient pesant < 2500 g
16. Assurer l’intimité tout en demandant au patient de se mettre en position et d’exposer le site
d’injection en enlevant le vêtement approprié
17. Effectuer une hygiène des mains
18. Pour les nourrissons de < 6 mois, envisagez d’administrer une analgésie sous forme de solution orale
de saccharose 2 à 3 minutes avant la procédure afin de réduire la réponse à la douleur.
19. Pour l’administration des médicaments :
Utiliser une solution antiseptique appropriée pour désinfecter la peau du site d’injection
Pour la vaccination :
Si la peau est visiblement sale, nettoyer le site d’injection avec de l’eau propre et du savon. Il n’est pas
nécessaire de désinfecter une peau propre
20. Retirer le couvercle de l’aiguille et évaluer l’état de l’aiguille avec la technique aseptique sans contact
21. Pour l’administration des médicaments :
Avec la main non dominante, déplacer la peau et le tissu sous-cutané de 2 à 3 cm sur le côté pour
commencer la méthode Z-track. Garder la main non dominante en place tout au long de l’injection

Figure : Méthode Z-track

Pour la vaccination :
Avec la main non dominante, étirer la peau du site d’injection avec votre pouce et votre index

NE PAS TOUCHER le site d’injection


22. Avec la main dominante, tenir l’aiguille à un angle de 90 degrés, informer le patient, puis insérer
rapidement l’aiguille dans la peau en utilisant un mouvement semblable à une fléchette

Si vous utilisez la méthode Z-track, insérer l’aiguille où vos doigts non dominants étaient placés à
l’origine et jusqu’à ce qu’environ un quart de l’aiguille soit visible
23. Une fois l’aiguille en place, appuyer sur le piston à raison de 1 ml toutes les 10 secondes tout en
injectant lentement le médicament.
24. Attendre 10 secondes puis retirer rapidement l’aiguille au même angle d’injection tout en libérant la
peau et le tissu sous-cutané avec la main non dominante
25. Appliquer une boule de coton ou un pansement avec une légère pression sur le site de saignement
Ne pas masser le site d’injection, car cela pourrait forcer le médicament à se déplacer dans les tissus
environnants.
Post-procédure
26. S’assurer que tous les objets pointus ou tranchants sont éliminés dans un conteneur à objets
tranchants et que les autres déchets sont éliminés correctement conformément à la procédure locale
27. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot

28. Effectuer une hygiène des mains


29. Documenter la procédure et l’administration dans le dossier ou la carte de soins du patient
L’emplacement de l’injection doit être noté pour éviter de réinjecter sur le même site
30. Assurer le suivi du patient
15.10.B SOP Choisir le Site d’Injection Intramusculaire
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Injection Intramusculaire

Site Avantages Inconvénients Technique


Ventroglutéal Facile à localiser car le muscle Ne pas Placer, de manière opposée, la
est grand et bien défini. l’envisager paume de la main sur le grand
Libre de nerfs et de vaisseaux pour les trochanter du patient (main
sanguins importants enfants < 3
droite sur hanche gauche).
ans
Couche de graisse plus mince Écarter l’index vers l’épine
par rapport au site
iliaque antéro-supérieure (vers
dorsoglutéal.
l’aine) pour faire un V.
Site à favoriser pour les
antibiotiques, les L’injection au centre du V
antiémétiques, les assurera une administration
injections intramusculaires dans le muscle fessier antérieur.
profondes et les injections L’utilisation des doigts est
Z-track de produits huileux uniquement pour localiser le
(visqueux), narcotiques et site; retirer les doigts avant
sédatifs. l’injection pour éviter les
blessures potentielles par piqûre
d’aiguille.
Rectus Femoris Absorption du médicament Les injections Créer une ligne imaginaire entre
plus lente par rapport au sur ce site le genou et la crête iliaque
provoquent
site deltoïde mais plus un inconfort antéro-supérieure et en
rapide par rapport au important. injectant à mi-chemin sur la face
muscle fessier, créant ainsi médiane antérieure de la cuisse,
de meilleures dans un muscle bien défini.
concentrations sériques de
médicaments par rapport
au muscle fessier.
Rarement utilisé par les
infirmières, mais facilement
accessible pour l’auto-
administration d’injections
IM ou pour les nourrissons.
Site Avantages Inconvénients Technique
Vastus Lateralis Facile d’accès et exempts Diviser en 3 sections la face
de vaisseaux sanguins latérale de la cuisse entre le
importants ou de genou et le trochanter latéral.
structures nerveuses
L’injection doit avoir lieu dans la
significatives. C’est la
section centrale.
meilleure option chez le
patient obèse.
Injection possible jusqu’à
5ml chez les adultes.

Site Avantages Inconvénients Technique


Dorsoglutéal Peut supporter Dernier recours comme site Ne pas injecter si le patient
un grand volume d’injection. est debout. Le patient doit
de liquide,
jusqu’à 4ml chez
Prendre des précautions lors être couché sur le ventre ou
les adultes. de l’injection dans ce site car en décubitus latéral avec le
l’aiguille peut toucher le nerf fémur pivoté à l’intérieur
sciatique et les artères pour relâcher le muscle et
glutéales supérieures. réduire la douleur.
Absorption de médicament la Localiser traditionnellement
plus lente, entraînant une en divisant la fesse en
accumulation dans les tissus quatre quartiers avec des
et une augmentation du lignes imaginaires.
risque de surdosage. Administrer l’injection dans
La masse musculaire peut le quadrant supérieur-
être atrophiée chez les latéral.
personnes âgées, à mobilité Localiser de préférence en
limitée et dénutries. palpant le grand trochanter
Il existe toujours un risque du fémur et l’épine iliaque
que le médicament n’atteigne postéro-supérieure, les
pas le muscle en raison de la joindre par une ligne
quantité de tissu sous-cutané imaginaire et injecter
dans cette zone. latéralement et au-dessus
du point médian de la ligne.
15.11 SOP Administration Intra-Osseuse de Solutés et
Médicaments
SOP - Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Administration Intra-Osseuse de Solutés et Médicaments

Pré-procédure

1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l’identité du patient


3. Expliquer au patient la procédure et son indication, ainsi que les bénéfices et les risques qui sont liés
dans la langue de son choix
Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son consentement verbal
4. S’assurer que le patient n’a pas d’allergies connues

5. Effectuer une hygiène des mains

6. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et laisser sécher


7. Vérifier la prescription médicale et appliquer la règles des “5 B” pour s’assurer qu’il s’agit :
a. du Bon patient
b. du Bon médicament
c. de la Bonne dose (et de la bonne dilution)
d. de la Bonne voie d’administration
e. du Bon moment d’administration (date et heure)
S’assurer aussi que :
f. La prescription médicale est correctement remplie (lisible et signée)
g. Le traitement n’a pas déjà été administré
h. Le traitement est approprié à l’état du patient
8. Rassembler le matériel sur un plateau/chariot sec :
a. Rinçage :
i. Aiguille 19G
ii. Seringue(s) de 10 ou 20ml
iii. Chlorure de sodium à 0,9 %
b. Solution antiseptique
c. Compresse stérile
d. Soluté ou médicament à administrer :
i. Aiguille 19G
ii. Seringue
iii. Soluté/médicament
iv. Tubulure à perfusion
e. Pousse-seringue, pompe à perfusion ou poche sous pression pour une perfusion continue
f. Étiquette(s) du médicament
g. Gants non stériles
h. Solution hydro-alcoolique
i. Poubelle(s)
j. Conteneur à objets tranchants
Procédure

9. Effectuer une hygiène des mains et mettre des gants non stériles
10. Préparer le(s) rinçage(s) de chlorure de sodium à 0,9 %
11. En cas d’administration continue de solutés IV, vérifier la poche à perfusion et la solution à perfuser.
En utilisant la technique aseptique sans contact, insérer la tubulure IV dans la poche à perfusion,
purger la tubulure et connecter à la pompe à perfusion/pousse-seringue ou poche sous pression.

En cas d’administration de bolus de médicaments, vérifier le flacon ou l’ampoule, calculer le volume à


injecter et préparer le médicament dans la seringue (diluer si nécessaire) en utilisant la technique
aseptique sans contact.

L'administration IO de solutés/médicaments ne peut pas se faire par gravité seule. Par conséquent, une
pression et une surveillance constante sont nécessaires à l’aide de pousse-seringue/pompe à perfusion
ou poche sous pression.

12. Effectuer une hygiène des mains et porter des gants non stériles

13. Vérifier l’identité du patient et sa correspondance avec la prescription médicale


14. Vérifier le site d’insertion et si la perfusion est déjà en cours, s’assurer qu’elle est compatible avec le
médicament à administrer et arrêter la perfusion
15. En utilisant la technique aseptique sans contact, désinfecter l‘embout du prolongateur IO avec une
solution antiseptique et attendre qu’il sèche.

Injecter du chlorure de sodium à 0.9 % à raison de 1 mL chez le nouveau-né, 2-5 mL chez l’enfant et 5-
10 mL chez l’adulte.

Le rinçage réduit les risques d’incompatibilité médicamenteuse et peut augmenter le débit. Une voie
intra-osseuse peut nécessiter plus de force pour rincer, cependant, une pression excessive doit être
évitée pour éviter le déplacement du cathéter et réduire la douleur au site d’injection.

16. Surveiller attentivement le site intra-osseux


Si des signes d’infiltration ou d’extravasation apparaissent, ou si une douleur excessive survient,
ARRÊTER immédiatement l’injection
17. En utilisant la technique aseptique sans contact, fixer l’extrémité de la tubulure purgée au
prolongateur IO et administrer le médicament conformément à la prescription
18. En cas d’administrations multiples de traitement, rincer avec du chlorure de sodium à 0,9 % entre
chaque médicament et à la fin de l’administration
19. Après le rinçage final de chlorure de sodium à 0,9 %, continuer avec la perfusion ou ajuster le débit de
perfusion comme prescrit
Post-procédure
20. S’assurer que tous les objets pointus ou tranchants sont éliminés dans un conteneur à objets
tranchants et que les autres déchets sont éliminés correctement conformément à la procédure locale
21. Retirer les gants non stériles et nettoyer/désinfecter le plateau/chariot

22. Effectuer une hygiène des mains

23. Documenter tous les solutés ou médicaments administrés dans le dossier du patient

24. Assurer le suivi du patient


SOP - Injection intraveineuse de médicaments
Reportez-vous à la procédure complète Injection intraveineuse de médicaments pour des informations
rationnelles et supplémentaires sur chaque étape.

Avant la procédure

1. Effectuer une hygiène des mains


2. Confirmer l'identité du patient
3. Expliquer la procédure au patient ou à l'accompagnant dans la langue de son choix, pourquoi il en a
besoin et quels sont les risques et les avantages de cette procédure, y compris les effets secondaires
possibles. Permettre au patient ou à l'accompagnant de poser des questions et obtenir un
consentement verbal
4. S'assurer que le patient n'a pas d'allergies connues aux médicaments.
5. Effectuer toute évaluation nécessaire avant l'administration des médicaments
6. Effectuer une hygiène des mains
7. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et le laisser sécher.
8. Vérifier la prescription et s’assurer que c’est :
a. Le bon patient
b. Le bon médicament
c. La bonne dose et la bonne dilution
d. La bonne voie d’administration
e. La bonne date et heure
f. L'ordonnance est valide (lisible et signée).
g. Le médicament n'a pas déjà été administré
h. Le médicament est approprié à l'état du patient.
9. Rassembler le reste du matériel sur un plateau/chariot sec :
a. Médicament(s) à administrer
i. Aiguille(s) 19G
ii. Seringue(s)
iii. Diluant approprié pour le médicament
b. Bouchon stérile*
c. Rinçage au chlorure de sodium à 0,9 % :
i. Aiguille 19G
ii. Seringue(s)
iii. Chlorure de sodium à 0,9 %.
d. Antiseptique pour le port IV
e. Détergent/désinfectant pour les surfaces
f. Montre d'infirmière ou horloge avec une trotteuse
g. Étiquette(s) du médicament
h. Solution Hydroalcoolique
i. Gants non stériles
j. Récipient pour objets tranchants
k. Poubelle(s)
Procédure

10. Vérifier si le médicament est dans un flacon monodose ou multidose et utiliser en conséquence.
11. Calculer le volume à injecter
12. Effectuer une hygiène des mains
13. En utilisant une technique aseptique, préparer le médicament et le chlorure de sodium 0,9% pour les
rinçages.
La quantité de rinçage recommandée :
● chez les nouveau-nés est de 1ml,
● en pédiatrie est de 3-5ml et
● chez les adultes est de 5-10ml.
N'utilisez jamais d'eau stérile pour injection ou de solutions contenant du glucose pour amorcer les
tubulures IV ou pour les rincer.
14. Effectuer une hygiène des mains
15. Confirmer l'identité du patient et vérifier qu'elle correspond à la prescription médicale
16. Vérifier la zone de ponction intraveineuse périphérique
Elle doit être exempte de rougeur ou de gonflement et recouverte d'un pansement transparent sec et
intact.
17. Lorsqu'une perfusion est en cours, s'assurer que le médicament à administrer est compatible avec la
perfusion et arrêter la perfusion
18. Effectuer une hygiène des mains et appliquer des gants non stériles
19. En utilisant une technique aseptique, désinfecter l'embout de la tubulure d'extension IV ou le
bouchon d'un port de cathéter avec une lingette/solution antiseptique et attendre que cela
sèche.
Il est recommandé d'injecter au plus près du patient (robinet à 3 voies ou connecteur sans aiguille). Si
vous utilisez le site d’injection sur la tubulure de perfusion, s’assure que la tubulure est clampée au-
dessus du site d’injection pour éviter que le médicament ne remonte dans la tubulure

Injecter la solution préparée de chlorure de sodium à 0,9 % pour le rinçage.


20. A l'aide d'une technique aseptique, injecter le médicament selon la prescription médicale, les
spécificités médicales et les besoins de l'utilisateur ou à la vitesse d'administration recommandée par le
fabricant.
Le soignant doit utiliser une montre ou une horloge avec une trotteuse pour régler le débit d'injection
ou envisager l'utilisation d'une seringue ou d'une pompe à perfusion pour assurer un débit de perfusion
précis.
Pour garantir des temps de perfusion précis chez les patients néonataux et pédiatriques lorsque le
volume à injecter est très faible, il convient d'utiliser un pousse-seringue.
L'injection trop rapide de médicaments peut provoquer des effets indésirables graves.
21. Observer le point de ponction et évaluer les signes d'effets indésirables tout au long de l'injection.
22. Si plus d'un médicament est administré, rincer avec du chlorure de sodium à 0,9% entre chaque produit
23. A la fin de l'administration du médicament, rincez avec du chlorure de sodium à 0,9%.
24. Relancer le débit de perfusion comme prescrit, ou fermer la ligne de perfusion avec un nouveau
bouchon stérile.
Post-procédure
25. Veiller à ce que tous les objets tranchants soient jetés dans une boîte à déchets sécurisés et à ce que les
autres déchets soient éliminés correctement, conformément aux procédures locales. Retirer les gants non
stériles et les jeter
26. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot
27. Effectuer une hygiène des mains
28. Documenter tout liquide ou médicament administré dans le dossier du patient.
29. Assurer le suivi du patient
SOP - Méthodes d'administration intraveineuse de médicaments et de liquides / Considérations
relatives à la PCI
Reportez-vous au chapitre 15 : Gestion des médicaments pour plus d'informations.
Selon la pratique fondée sur les preuves, tous les sets d'administration doivent être remplacés lorsqu'ils sont déconnectés du cathéter intraveineux.
La déconnexion intermittente des sets d'administration augmente le risque d'infection et de contamination lors de la manipulation du cathéter intraveineux. Ce risque est
accru sans la disponibilité d'un site d’injection sur le cathéter intraveineux et lorsque les prolongateurs ne sont pas utilisés.
Pour ces raisons :
o Il est recommandé d'utiliser des prolongateurs pour tous les cathéters intraveineux. Les ports qui ne sont pas utilisés doivent être obturés avec un bouchon stérile.
o Les meilleures pratiques sont des compromis, et les recommandations de ce document sont adaptées aux contextes et à l'offre de MSF.

Méthodes Image Indications Considérations PCI (références en bas)


POMPE À • Facilite l'administration • Nécessite un set de perfusion spécifique. • Doit rester un système fermé
PERFUSION (Agilia précise et cohérente de • Possibilité de définir les connecté à une poche de perfusion
VP Z019510) médicaments et de doses/volumes à administrer. en permanence.
solutions par voie • L'utilisateur doit être familier avec ce • Changer les tubulures :
Code(s) : EEMDINPE4-- intraveineuse, sous- système d'administration. o Des perfusions continues :
cutanée, artérielle, • Dépend de l'autonomie de la batterie/de ▪ toutes les 72 heures ou
Vidéo_Agilia Pompe épidurale et intra-cavité. l'électricité. plus tôt avec le
à perfusion • Il est utilisé pour fournir changement de soluté/
Tubulure de PERFUSION des pressions plus élevées cathéter IV.
(pompe à perfusion que par les dispositifs de o Utilisation intermittente (par
Agilia) perfusion par gravité à exemple, administration de
régulateur de débit médicaments) :
Code(s) : EEMDINPC301 manuel ou les régulateurs ▪ Usage unique car
de débit impossible de rincer la
• Pour les niveaux de soins en tubulure entre deux
Unité de Soins Intensifs. médicaments.
o Quand le cathéter est changé.
NON recommandé pour o En cas de reflux de sang
l'administration de dans la tubulure et ne peut
médicaments en pédiatrie car être éliminé par le rinçage.
actuellement il n'existe pas de o Si le soignant soupçonne
set de perfusion pédiatrique qu’elle a été contaminée.
compatible.
POUSSE SERINGUE • Conçu pour entraîner avec • Tous les médicaments nécessitant une • Doit rester un système fermé relié
(AGILIA SP MC Z018610) précision le piston d'une perfusion continue DOIVENT être à une seringue à tout moment.
seringue dans son cylindre administrés par pousse-seringue • Changer les tubulures :
Code(s) : EEMDSYPE41- afin de perfuser une uniquement. o Des perfusions continues :
solution avec un haut • Un rinçage supplémentaire de 5 ml, à ▪ toutes les 72 heures ou
SOP_Agilia Pousse degré de précision du la même vitesse d'administration, est plus tôt avec le
seringue_V2.0- volume et de constance nécessaire après chaque médicament changement de produit
2021 du débit. pour rincer la tubulure. / cathéter IV.
• Fournit un débit et une • Administration précise et sûre o Perfusions continue de
pression constants sur des solutions de maintien/de médicaments :
une période de temps remplacement.
donnée.
TUBULURE • Fonctionne à des • Le volume total à perfuser dépend de ▪ Toutes les 24 heures avec
(pousse seringue) volumes de perfusion la taille de la seringue. le même médicament.
très faibles. • Nécessite des seringues luer lock ▪ En cas de changement de
Code(s) : • Utilisé principalement compatibles, et l'utilisateur doit choisir la médicament.
pour les patients seringue utilisée sur le pousse seringue. ▪ Changement de seringue
EEMDSYPC102 (PE,
Diam 1 néonataux, les • Utilise des tubulures spécifiques. en fonction du
mm, 200 cm) nourrissons, en soins • L'utilisateur doit être familier avec le médicament, maximum
palliatifs ou les patients système d'administration 24 heures (ex. héparine,
gravement malades • Dépend de l'autonomie de la batterie/de insuline).
EEMDSYPC104 (u.u., Diam
lorsque le volume de l'électricité. o Utilisation intermittente
1,5 mm, 100 cm)
liquide et la précision sont (par exemple,
important. administration de
• Pour des perfusions médicaments) :
continues de médicaments ▪ Nouvelle tubulure et
sur une période prolongée nouvelle seringue à
à des vitesses de perfusion chaque fois.
lentes. o Quand le cathéter IV
• Délivre et affiche le est changé.
liquide à une vitesse o En cas de reflux de sang dans la
précise et maintient une tubulure s’il ne peut être éliminé
par le rinçage.
haute précision
o Si le soignant soupçonne
• Des limites de pression
qu'elle est contaminée.
peuvent être
programmées pour éviter
des pressions trop élevées
et pour alerter de celles-
ci.
TUBULURE en 'Y', Luer- • Utilisé pour • Macro gouttes (20 gouttes/ml). • Doit rester un système fermé
Lock, prise d'air, stérile, l'administration • Non recommandé en pédiatrie et connecté à une poche de perfusion
u.u. intraveineuse par gravité chez les nouveau-nés. en permanence.
de perfusions et de • Il n'est pas possible de rincer la ligne • Changer les tubulures :
Code(s) : SINSSETI2-- médicaments, à l'exclusion lorsqu'elle est utilisée pour o Des perfusions continues :
du sang et des produits l'administration de médicaments, par ▪ toutes les 72 heures ou
sanguins. conséquent une partie du médicament plus tôt avec le
sera perdue dans la tubulure. changement de s o l u t é /
cathéter IV.
o Utilisation intermittente (par
exemple, l'administration
de médicaments) :
▪ Usage unique car il n'est
pas possible de rincer la
tubulure entre deux
médicaments.
o Quand le cathéter est changé.
o En cas de reflux de sang
dans la tubulure s’il ne peut
être éliminé par le rinçage.
o Si le soignant soupçonne qu'elle
a été contaminée.
Méthode Image Indications Considérations PCI (références ci-dessous)
TUBULURE, • Utilisé pour • Nombre de gouttes délivrées 60 gouttes/ml • Doit rester un système fermé
pédiatrique, l'administration • Recommandé pour l'administration de connecté à une poche à perfusion
précision, stérile, intraveineuse par gravité Solutés et de médicaments par voie en permanence
u.u. d'un volume précis de intraveineuse en pédiatrie. • Changer les tubulures :
solution, à l'exclusion du • L'espace mort de la tubulure est de 15 ml o Des perfusions continues :
Code(s) : SINSSETP150 sang et des produits et constitue donc le volume minimum ▪ toutes les 72 heures ou
sanguins. requis. plus tôt avec le
SOP_Paeds Infusion • Comprend une burette • Débit: changement de soluté
Set_Medications_V1.0 calibrée pour une mesure o Difficile à réguler et à surveiller, / cathéter IV.
_2021 précise du volume de risque d'administration trop rapide. o Utilisation intermittente (par
liquide (volume de 150 o Le débit le plus lent recommandé exemple, l'administration de
ml). Également un pour une administration sûre est médicaments) :
dispositif de sécurité pour de 5-10 ml/h (gouttes/minute). ▪ Il est recommandé de
éviter les bolus par o Tout débit inférieur à 5 ml/h est laisser le système en
inadvertance. peu fiable et dangereux. place entre les
• Utilisé principalement en • Il est quasi impossible d'administrer des utilisations et de
pédiatrie, en gériatrie ou liquides et/ou des médicaments avec clamper la tubulure. Si ce
chez les patients précision et en toute sécurité en utilisant n'est pas possible,
gravement malades un set de perfusion pédiatrique chez les obturer avec un nouveau
lorsque le volume de nouveau-nés. Une surveillance et un suivi bouchon stérile en
soluté est un problème. infirmiers STRICTS sont nécessaires. Idéal utilisant une technique
pour l'administration de médicaments : aseptique.
o Un rinçage supplémentaire de 15 ml ▪ Un ensemble/patient/24
est nécessaire pour chaque heures en système
médicament afin de rincer la tubulure fermé.
du médicament restant, au même ▪ Nécessite des techniques
rythme d'administration. aseptiques strictes car les
o Certains médicaments accès multiples au port
peuvent nécessiter une d’injection augmentent le
dilution supplémentaire risque de contamination.
jusqu'à 15 ml à des fins ▪ Doit être rincé entre
d'administration uniquement. chaque utilisation.
o Possibilité de rincer facilement la o Quand le cathéter est changé.
tubulure avec un soluté compatible o En cas de reflux de sang dans
• Cette méthode n'est PAS la tubulure s’il ne peut être
RECOMMANDÉE pour les médicaments éliminé par le rinçage.
d'urgence car le médicament ne o Si le soignant soupçonne qu'elle
parviendra pas au patient avant que les a été contaminée.
15 ml de la tubulure ne soient perfusés.
Méthode Image Indications Considérations PCI (références ci-dessous)
PROLONGATEUR • Permet la connexion • Permet la perfusion de 2 solutés • Article à usage unique
avec robinet 3 voies, d'un cathéter compatibles ou de soluté et de • Changement avec chaque
u.u., stérile (périphérique ou central) médicaments. cathéter intraveineux
Code(s) : SINSEXTS3-- à un ensemble de • Nécessite un bouchon stérile pour fermer
perfusion ou de le port non utilisé.
PROLOGATEUR transfusion. • Deux tailles disponibles.
avec robinet 3 voies, • Pour réduire la nécessité o Volume d'amorçage : 1-2 ml et <
pédiatrique, u.u., ster. de se connecter 0,5 ml
Code(s) : directement au cathéter
SINSEXTS3P- intraveineux, ce qui
SINSEXTS3S- minimise le risque
d'infection.
• Port d'accès
supplémentaire à utiliser
manuellement.
FILTRE pour TUBULURE • Dispositif stérile conçu • Les filtres des lignes IV doivent être utilisés • Article à usage unique
IV, 0.2 µm, adulte pour éliminer les micro- pour administrer certains médicaments : • Changer avec chaque nouvelle
Code(s) : SINSIVFI2A- organismes et les phénytoïne diluée, mannitol et tubulure
particules des solutés amiodarone.
FILTRE pour TUBULURE dans une tubulure de
IV, 0.2 µm, enfant perfusion intraveineuse
Code(s) : SINSIVFI2P- (IV) ; il peut également être
utilisé pour éliminer l'air.
FILTRE pour TUBULURE • Il s'agit d'un article à usage
IV, 0.2 µm, néonatale unique.
Code(s) : SINSIVFI2N- • Connecter le filtre entre la
tubulure et le prolongateur.
Soluté intraveineux • Administration de solutés, Pour les solutés intraveineux : • Changer les poches de perfusion :
(poches/bouteilles) de médicaments et/ou de o Doit rester un système clos avec le o toutes les 24 heures ou avant si
nutriments directement dispositif de perfusion connecté en nécessaire pour les solutés
dans la veine. permanence. cristalloïdes (par exemple
• Peut être utilisé avec des o Les poches ne doivent pas être réutilisées chlorure de sodium à 0,9 %,
perfusions par gravité ou plusieurs fois et/ou partagées entre les solutions de Hartmann, solutions
par pompe. patients. de glucose)
Pour l'administration des médicaments : o avec chaque nouvelle tubulure
o Peut être utilisé lorsqu'une forte dilution (set de perfusion)
est nécessaire. o lorsqu'un nouvel additif est
o Ne doit pas être utilisé pour des volumes de nécessaire (par exemple KCl) ou
perfusion inférieurs à 100 ml car une partie selon la prescription.
du médicament sera perdue dans la o si jamais il est
tubulure. déconnecté la tubulure.
• Les solutés lipidiques doivent
être changés toutes les 12
heures avec la tubulure.
Méthode Image Indications Considérations IPC (références ci-dessous)
Set de transfert, sans • Set de transfert sans prise • Doit être désinfecté avec un produit • A utiliser pour un seul sac
prise d’air, valve d’air avec connecteur approprié avant chaque utilisation et laissé • Utiliser un nouveau avec chaque
bidirectionnelle sans aiguille pour poche sécher à l'air libre. poche IV, utilisation maximale de
+ raccord sans ou bouteilles semi- 24 heures
aiguille rigides.
• Aspiration rapide et sans
Code(s) : SINSTRFDS2- aiguille de liquides vers
et depuis des poches IV
ou des bouteilles semi-
rigides.
• Système de valve auto-
obturante : valve
bidirectionnelle pour
éviter les fuites,
notamment avec les
poches ou bouteilles
suspendues grâce à une
valve bidirectionnelle
ÉTIQUETTE pour solutés • Étiquette pré-imprimée • Si les étiquettes des médicaments ne • Usage unique.
IV, unité pour identifier les sont pas disponibles, utiliser un
perfusions et les morceau de Sparadrap ou de papier.
Code(s) : SDDCLABCINF1 médicaments ajoutés à la • Tous les équipements (seringues,
poche de perfusion et pour perfusions ou tubulures) utilisés pour
réduire le risque d'erreurs l'administration intraveineuse de
de traitement. médicaments ou de solutés doivent être
étiquetés avec le nom du patient, la date,
l'heure, le nom du médicament/la dose, le
débit prescrit et le nom du préparateur.

TUBULURE DE • Utilisé pour administrer du • Nécessite une pompe à perfusion Agilia. • Articles à usage unique.
TRANSFUSION sang ou des produits • L'utilisateur doit être familier avec le • Changer avec chaque nouveau
(pompe à perfusion sanguins à l'aide de la système d'administration. produit sanguin, utilisation maximale
pompe à perfusion Agilia. • Dépend de l'autonomie de la batterie/de 4 heures.
Agilia) Code(s) : • Facilite l'administration l'électricité. • Jeter comme un système fermé avec
précise et constante des • Possibilité de définir les le produit sanguin.
EEMDINPC302 produits sanguins. doses/volumes à administrer. • Ne JAMAIS réutilise la tubulure.
TUBULURE, • Utilisé pour administrer • Nombre de gouttes délivrées 15 gouttes/ml.
TRANSFUSION du sang ou des produits • Non compatible avec une pompe à
SANGUINE, avec sanguins par gravité. perfusion.
Filtre 200µ, stérile, u.u. • Comprend une tubulure,
un régulateur de débit, une
Code(s) : chambre compte-gouttes,
SINSSEBG1- un filtre pour la tubulure et
une pointe creuse pour
pénétrer et connecter la
tubulure à une poche.
Méthode Image Indications Considérations IPC (références ci-dessous)
TUBULURE, • Utilisé pour administrer • Nombre de gouttes délivrées 15 gouttes/ml. • Articles à usage unique.
TRANSFUSION par gravité du sang ou des o Confirmé par le groupe de travail • Changer avec chaque nouveau
SANGUINE, produits sanguins aux du laboratoire, mais peut différer produit sanguin, utilisation maximale
PÉDIATRIE patients pédiatriques. de l'emballage. 4 heures.
• Comprend une burette, • Non compatible avec une pompe à • Jeter comme un système fermé avec
Image non
Code(s) : SINSSEBG2- une tubulure, un perfusion . le produit sanguin.
disponible
régulateur de débit, une • Ne JAMAIS réutiliser une
SOP_Paeds Transfusion chambre compte- tubulure de transfusion.
Set_Burette de gouttes, un filtre pour la
sang_V1.0_2021 tubulure et une pointe
creuse pour pénétrer et
connecter la
tubulure à la poche.
• Injection manuelle pour • Nécessite un prérinçage et un post-
des vitesses de perfusion rinçage du cathéter IV avec du
supérieures à 5 minutes chlorure de sodium à 0,9 %
et jusqu'à 20 minutes. (solution saline isotonique).
• Lorsque les pousse- • Nécessite un temps de soins infirmiers
Injection IV lente
seringues ne sont pas supplémentaire.
disponibles et pour • Impossible d'administrer à un débit
constant, d'où le risque de bolus Un médicament
administrer des volumes
intermittents OU de bolus rapides. / Une seringue /
plus faibles qu'avec un set
• Il s'agit d'une méthode risquée et Un patient / Une
de perfusion pédiatrique.
incohérente. fois
(volume minimum 15ml).

• Injection manuelle lente • Nécessite un prérinçage et un post-


Injection IV sur 1 à 5 minutes selon le rinçage du cathéter IV avec du
médicament. chlorure de sodium à 0,9 %
(solution saline isotonique).
• Injection rapide d'un petit • Utilisé lorsque la réponse
volume en moins d'une immédiate d'un médicament est
Injection IV rapide minute. requise.
• Souvent utilisé pour les • Nécessite un prérinçage du cathéter IV et
médicaments d'urgence. un post rinçage rapide avec du chlorure de
sodium à 0,9% (solution saline isotonique).
• Le bouchon protège • Idéalement, un nouveau bouchon stérile • Stérile, recommandé pour un usage
les ports d'accès/les devrait toujours être utilisé. Si ce n'est pas unique
BOUCHON, Luer- tubulures de toute possible, le bouchon doit être sec avant
lock mâle/femelle, contamination. d'être retiré, puis protégé de la
stérile, u.u. • Connexions luer lock contamination une fois retiré. La
Code(s) : SINSSTOP2- mâle/femelle. protection peut se faire en gardant le
Suite... bouchon face vers le haut dans la
STOPPER, lingette/la gaze antiseptique.
Luer-lock Si le bouchon est contaminé après son
mâle/femelle, retrait, il doit être remplacé par un
stérile, u.u. nouveau bouchon stérile.
Code(s) : SINSSTOP2--
Méthode Image Indications Considérations IPC (références ci-dessous)
CATHÉTERS Un tube stérile, fin et flexible Le déplacement et le retrait accidentel du Le changement des cathéters intraveineux
INTRAVEINEUX destiné à être inséré dans le cathéter veineux sont une cause fréquente périphériques (CIP) doit être fondé sur une
PÉRIPHÉRIQUES À système vasculaire d'échec de la Perfusion IV, de phlébite et indication clinique et ne doit pas être
EMBOUT DE SÉCURITÉ périphérique d'un patient pour d'infiltration/extravasation. effectué à intervalles réguliers.
CATHÉTER IV SÉCURISÉ, permettre un accès
pointe, 24G x 19 mm, intraveineux à court terme. La tubulure doit être fixée par un sparadrap en Les indications cliniques pour le
ailettes, Port Inj., jaune forme de boucle afin d'éviter toute contrainte remplacement sont les suivantes :
Code(s) : Un dispositif d'injection sur le site de ponction et éviter de plier ou de • Signes d'infection
SINSIVCST24W1 sécurisé réduisant le risque de bloquer la tubulure. (inflammation, rougeur, douleur
blessures par piqûre d'aiguille. et chaleur)
CATHÉTER IV SÉCURITÉ, o Une protection se Chez les patients pédiatriques, utiliser une • Signes d'infiltration/ extravasation
pointe, 22G x 25 mm, place sur la pointe de planchette comme atèle ou immobiliser le • Signes d'obstruction/de déplacement
ailettes, Port Inj., bleu l’aiguille lors de son membre afin d'éviter tout déplacement et
Code(s) : retrait du cathéter. toute extravasation (elle doit déjà être en Le cathéter IV doit être changé si :
SINSIVCST22W1 o La protection de place). Le point d'insertion doit rester visible • Il n’est pas maintenu sous un
CATHÉTER IV SÉCURISÉ, sécurité au bout de et les ports d'injection accessibles. pansement stérile et transparent ;
pointe, 20G x 32 mm, l’aiguille reste en qui est sec et intact.
ailettes, Port Inj., rose place une fois Ne pas utiliser le ruban adhésif de manière • Il n’a pas été inséré selon une
Code(s) : activée. circulaire (autour du bras ou en boucle technique aseptique appropriée.
SINSIVCST20W1 complète en cas d'utilisation d'une planche de • Le patient vient d'un établissement
Il peut être utilisé pour bras), car il y a un risque de blocage de la extérieur avec un cathéter IV existant.
CATHÉTER IV SÉCURITÉ,
administrer des solutés/sang circulation (effet garrot).
pointe,18G x 45 mm,
ou des médicaments.
ailettes, Port Inj., vert
Code(s) : Pour les patients présentant un risque élevé
SINSIVCST18W1 de développer une escarre ou d'être blessés
par un ruban adhésif (par exemple, les
CATHÉTER IV SÉCURISÉ, patients malnutris à la peau très fragile ou les
pointe,16G x 45 mm, nouveau-nés dont la peau est
ailettes, Port Inj., gris physiologiquement différente), envisagez
Code(s) : d'utiliser un dispositif de protection cutanée.
SINSIVCST16W1
CATHÉTER IV SÉCURISÉ,
pointe,14G x 45mm,
ailettes, Port Inj.,
orange
Code(s) :
SINSIVCST14W1
Méthode Image Indications Considérations IPC (références ci-dessous)
CATHÉTERS À utiliser dans les projets avec Le déplacement et le retrait accidentel du Le changement des cathéters intraveineux
INTRAVEINEUX patients atteints de maladies cathéter IV sont une cause fréquente d’échec périphériques (CIP) doit être fondé sur une
PÉRIPHÉRIQUES graves dues au sang, par de la perfusion, de phlébite et indication clinique et ne doit pas être
RÉTRACTABLES exemple la fièvre d'infiltration/extravasation. effectué à intervalles réguliers.
CATHÉTER IV SÉCURISÉ, hémorragique virale (maladie à
rétractable.,24 G virus Ebola, fièvre de Lassa), La ligne de perfusion doit être attachée par un Les indications cliniques pour le
(0.7x19mm), l'hépatite. ruban adhésif en forme de boucle afin d'éviter remplacement sont les suivantes :
ailettes, jaune toute contrainte sur le point d’insertion de la • Signes d'infection
Code(s) : SINSIVCSR24W1 Tube stérile, fin et flexible perfusion IV et d'éviter de plier ou de bloquer (inflammation, rougeur, douleur
destiné à être inséré dans le la ligne de perfusion. et chaleur)
CATHÉTER IV SÉCURISÉ, système vasculaire • Signes d'infiltration/ extravasation
rétractable, 22G périphérique d'un patient pour Chez les patients pédiatriques, utilisez une • Signes de blocage/déplacement
(0.8x25mm), ailettes, permettre un accès planchette pour fixer le dispositif ou
bleu Code(s) : intraveineux à court terme. immobiliser le membre afin d'éviter tout
SINSIVCSR22W1 déplacement et toute extravasation (elle doit Le cathéter IV doit être changé si :
CATHÉTER IV SÉCURISÉ, Un dispositif d'injection déjà être en place). Le point d’insertion doit
rétractable, 20G sécurisé réduisant le risque de rester visible et les ports d'injection • Il n’est pas maintenu sous un
(1.0x32mm), ailettes, blessures par piqûre d'aiguille. accessibles. pansement stérile et transparent ; qui
rose Code(s) : o L'aiguille se rétracte est sec et intact.
SINSIVCSR20W1 dans le boîtier après Ne pas utiliser le ruban adhésif de manière
la mise en place du circulaire (autour du bras ou en boucle • Il n’a pas été inséré selon une technique
CATHÉTER IV SÉCURISÉ, aseptique appropriée.
cathéter, l'aiguille est complète en cas d'utilisation d'une planche
rétractable, 18G • Le patient vient d'un établissement
entièrement de bras), car il y a un risque de blocage de la
(1.2x45mm), extérieur avec un cathéter IV
recouverte. circulation (effet garrot).
ailettes, vertes existant
o Mécanisme de
Code(s) : SINSIVCSR18W1
sécurité activé par Pour les patients présentant un risque élevé
CATHÉTER IV SÉCURISÉ, bouton poussoir. de développer une escarre ou d'être blessés
rétractable, 16G o Le mécanisme de par sparadrap (par exemple, les patients
(1,7x45mm), ailettes, gris sécurité reste en malnutris à la peau très fragile ou les
Code(s) : place une fois activé. nouveau-nés dont la peau est
SINSIVCSR16W1 physiologiquement différente), envisagez
Il peut être utilisé pour d'utiliser un dispositif de protection cutanée.
administrer des fluides/sang
ou des médicaments.
PANSEMENT Pansement stérile qui est • Adapter aux patients nécessitant • A changer s’il n'adhère plus à la
Transparent, semi appliqué pour fixer un cathéter une perfusion : peau, s’il est sale ou humide.
perméable, adhésif, veineux sur la peau et qui est o Petit (4cm x 5cm) • Nouveau pansement stérile avec
IV, stérile, L destiné à fournir une ▪ nouveau-nés chaque nouvelle insertion de
Code(s) : SDREFIDS1IVL protection contre les fluides et o Moyen (7cm x 9cm) cathéter IV (usage unique).
PANSEMENT transparent, les contaminants externes. ▪ Enfants et adultes
semi perméable, adhésif, o Grand (10cm x 11cm)
IV, stérile, M Permet d'évaluer en ▪ contexte critique (Fièvre
Code(s) : SDREFIDS1IVM permanence la perméabilité Virale Hémorragique) ou
de la perfusion et de détecter cathéter central
PANSEMENT transparent,
semi perméable, adhésif, les signes d'infection,
IV, stérile, S d'infiltration, d'obstruction
Code(s) : SDREFIDS1IVS ou de déplacement.
Références
Commission australienne sur la sécurité et la qualité des soins de santé, (2021). Gestion des cathéters intraveineux périphériques : Clinical Standard.
https://www.safetyandquality.gov.au/sites/default/files/2021-05/management_of_peripheral_intravenous_catheters_clinical_care_standard_-_accessible_pdf.pdf
(consulté le 12/1/2022).
CDC, (2017). Lignes directrices pour la prévention des infections liées aux cathéters intravasculaires, 2011. https://www.cdc.gov/infectioncontrol/pdf/guidelines/bsi-
guidelines-H.pdf (consulté le 12/1/2022).
Dougherty L, Bravery K, Gabriel J, Kayley J, Malster M, Scales K, et al. Standards for infusion therapy (troisième édition). Royal College of Nursing ;
2010. Ministère de la Santé de Nouvelle-Galles du Sud. Directive pour l'insertion de la canule intraveineuse périphérique (PIVC) et les soins post-
insertion chez les patients adultes. 2013.
O'Grady N, Alexander M, Burns L, Dellinger E, Garland J, Heard S, et al. Healthcare Infection Control Practices Advisory Committee (HICPAC). Directives pour la prévention
des infections liées aux cathéters intravasculaires. 2011.
MSF NCWG, SOP_Paeds Infusion Set_Medications_V1.0_2021
Département de la santé du Queensland, (2018). Guideline : Peripheral Intravenous Catheter (PIVC). https://www.health.qld.gov.au/ data/assets/pdf_file/0025/444490/icare-pivc-
guideline.pdf (consulté le 12/1/2022).
Ullman A, Cooke M, Gillies D, Marsh N, Daud A, McGrail M, et al. Optimal timing for intravascular administration set replacement (review). The Cochrane Library.
2013(9).

Historique de cette procédure de soins infirmiers


Date Auteur Version Détails
9-2-2022 Melissa Hozjan 1 Finalisé. Validé NCWG et Groupe de contact IPC (Corinne Heaume/Ani Broomand)
SOP - Pousse seringue Agilia
Veuillez vous référer au manuel d’utilisation du pousse seringue Agilia pour toute information
technique complémentaire
Veuillez vous référer aux procédures de traitements médicamenteux et aux SOP pour l’usage des
médicaments

Le pousse-seringue Agilia est destiné à être utilisé sur les adultes, les enfants et les patients en néonatalogie
pour l'administration intermittente ou continue de fluides parentéraux (tels que les solutés, les colloïdes, la
nutrition parentérale), les médicaments (tels que les médicaments dilués, la chimiothérapie, les drogues
d’anesthésie), le sang et les dérivés sanguins, et certains traitements par voies d'administration cliniquement
acceptées.
Il est destiné à être utilisé par des professionnels de santé qualifiés en établissements de santé et lors du
transport médicalisé préhospitalier.

Sommaire
1. Description de la pompe et principales caractéristiques ...................................................................................... 2
2. Amorçage de la seringue et du prolongateur ....................................................................................................... 3
3. Mise sous tension................................................................................................................................................ 4
4. Sélection de la langue.......................................................................................................................................... 4
5. Installation de la seringue.................................................................................................................................... 5
6. Programmation de la perfusion ........................................................................................................................... 5
7. Démarrage de la perfusion .................................................................................................................................. 6
8. Contrôle de la perfusion ...................................................................................................................................... 6
9. Fin de la perfusion ............................................................................................................................................... 6
10. Éteindre le pousse seringue ............................................................................................................................. 7
11. Retrait de la seringue ...................................................................................................................................... 7
12. Volume perfusé ............................................................................................................................................... 7
13. Limites de pression.......................................................................................................................................... 8
14. Nettoyage et désinfection pousse seringue ..................................................................................................... 8
15. Maintenance ................................................................................................................................................... 8
Annexe 1: Affichage et symboles clefs ......................................................................................................................... 9
Annexe 2: Liste des dispositifs médicaux nécessaires ................................................................................................ 12
Historique du developpement de ce SOP .................................................................................................................. 12
1. Description de la pompe et principales caractéristiques
Vue de face

Vue arrière
Description du clavier

Une fois la pompe installée au chevet du patient, suivez les étapes ci-dessous pour mettre en place la seringue et
mettre la pompe sous tension.

2. Amorçage de la seringue et du prolongateur


Purgez manuellement la seringue et l'ensemble du prolongateur pour éliminer toute les bulles d'air avant de l’installer
sur la pompe. Il est recommandé de réaliser cette purge juste avant de commencer la perfusion.

Préparation de la seringue :
1. Préparez le traitement et la solution de dilution dans la seringue conformément à la prescription.
Reportez-vous au Manuel des procédures infirmières de MSF pour la préparation des médicaments et des
solutés.
2. Choisissez une seringue de taille appropriée. La pompe fonctionne avec des seringues luer Lock de 5, 10,
20, 50 et 60 ml.
3. Vérifiez la seringue et la perméabilité du dispositif d'accès IV.
4. Connectez le prolongateur à la seringue de manière aseptique.
5. Purgez manuellement le prolongateur en poussant lentement sur le piston de la seringue jusqu'à obtenir
une première goutte à l'extrémité du tube tout en gardant le bouchon en place pour garantir la stérilité.
Assurez vous qu’il n’y ait pas de bulle d’air dans le prolongateur.
3. Mise sous tension
La pompe peut fonctionner sur batterie, mais il est recommandé de brancher la pompe sur une prise de courant aussi
souvent que possible afin que la batterie reste chargée. Le voyant d'alimentation s'allume en vert lorsqu'il est
connecté à une alimentation.

4. Sélection de la langue
Il est possible que le pousse seringue Agilia soit réglé par défaut sur la langue française. Pour changer la langue :
1. Quand le pousse-seringue est éteint, restez appuyez sur le bouton de menu et sur le bouton on/off en même
temps jusqu'à ce que le menu de maintenance s’affiche
2. La deuxième option vous permet de changer la langue.
5. Installation de la seringue

ATTENTION: Ceci doit être fait avant que la seringue ne soit connectée à la tubulure intraveineuse du patient

1. Ouvrez la pièce de « maintien de la seringue » (A)


2. Poussez le levier de débrayage (B) vers le bas et déplacez le
poussoir à piston vers la droite.

3. Placez la seringue dans son emplacement en inserrant


corretement les aillettes de la seringue dans la gorge de fixation

4. Fermez la pièce de « maintien de la seringue » (A)


5. Poussez le levier de débrayage (B) vers le bas et déplacez le
poussoir à piston vers la gauche

6. Vérifiez l’ensemble de l’installation.


7. Sélectionnez le profil.
La selection de profil n’est possible que s’il sont installés sur
l’appareil. Choisissez un profil de base.

8. Sélectionnez une seringue.


La pompe détecte automatiquement le volume de seringue installée.
REMARQUE : l'Agilia acceptera la plupart des tailles et des marques
de seringues. La seringue Luer Lock doit être utilisée avec un
prolongateur Luer Lock.
9. Appuyez sur OK pour confirmer le choix de seringue ou sur C pour
la changer.
10. Si vous avez choisi de sélectionner une autre seringue, appuyez sur
les fléches pour sélectionner la seringue adéquate (taille et
modèle) et appuyez sur OK pour confirmer.

6. Programmation de la perfusion
Ceci décrit la programmation d'une perfusion avec le mode de perfusion DÉBIT SIMPLE.
1. Appuyez sur les touches fléchées pour programmer le
débit.

Pendant la programmation et avant de commencer une perfusion, vérifiez que la taille et le modèle de la seringue sur
l'écran du pousse-seringue correspondent à la taille et au modèle de la seringue installé sur le pousse-seringue.
Si la seringue n'est pas correctement positionnée dans la pompe, fermez le robinet d'accès à la voie veineuse du patient
avant de repositionner la seringue. Il est recommandé d'utiliser un prolongateur avec robinet 3 voies pour permettre
de fermer le circuit et minimiser les manipulations du cathéter IV.

7. Démarrage de la perfusion
1. Vérifiez à nouveau le placement de la seringue et la perméabilité du circuit IV.
Reportez-vous au Manuel des procédures de soins infirmiers de MSF.
2. Vérifiez qu'il n'y a pas d'air dans la seringue ou dans le prolongateur.
3. Connectez le prolongateur de la seringue au robinet d'accès IV du patient.

Utilisez toujours une technique aseptique lors de la connexion du prolongateur à une ligne IV d’un
patient, reportez-vous au Manuel des procédures de soins infirmiers MSF.
4. Vérifiez les réglages du pousse-seringue avant de commencer la perfusion.
5. Appuyez sur START pour démarrer la perfusion.
6. Prendre le temps necessaire à l'éducation du patient, en lui demandant de ne pas bouger si possible pendant la
perfusion et de ne pas manipuler la pompe.

8. Contrôle de la perfusion

1. Débit de perfusion (ml / h)


2. Temps de la perfusion restant au débit
actuel (le temps restant est indiqué en
heures et en minutes).
3. Nom / marque de la seringue.

4. Symbole de perfusion en cours.

9. Fin de la perfusion
Pré alarme de fin de perfusion
Avant la fin d'une perfusion, une alerte annocant la fin imminante de la perfusion est automatiquement déclenchée.
Ceci ce traduit par :
• Une alarme sonore se déclenche.
• Un message d'alarme apparaît sur l'écran de la pompe.
• Les voyants lumineux de la perfusion clignotent en jaune.
C’est le moment de préparer une seringue de rinçage de 5 ml de serum physiologique afin d’administrer la dose
complète du médicament ou de fluide prescrit, en rinçant « l'espace mort » de l'ensemble du prolongateur.

Pour suspendre la préalarme de fin de perfusion :

1. Appuyer sur .
2. La perfusion se poursuit jusqu'à ce que la seringue soit complètement vidée. Le débit diminue lorsque le piston
atteint l'extrémité de la seringue.

Fin de perfusion
Lorsque la perfusion est complétement terminée :
• Une alarme sonore se déclenche
• Un message d'alarme apparaît sur l'écran de la pompe
• Les voyants de perfusion clignotent en rouge
1. suspendez l’alarme.
2. Si cela est nécessaire pour injecter la dose complète du médicament ou du fluide prescrit, installez la seringue
de 5 ml de serum physiologiquee préparée et perfusez à la même vitesse jusqu'à la fin de la perfusion.
3. Si aucun rinçage n'est nécessaire ou si c'est la fin du rinçage, éteindre le pousse seringue :

10. Éteindre le pousse seringue


1. Appuyer sur pour arrêter la perfusion.

2. Et maintenez le bouton jusqu’à ce que la pompe s’éteigne.


3. Déconnecter le prolongateur de la ligne IV du patient.
4. Rincez le catheter IV pour assurer la perméabilité (voir le manuel des
procédures de soins infirmiers).
5. Jeter la seringue et le prolongateur.

11. Retrait de la seringue


1. Appuyer sur pour arrêter la perfusion.
2. Ouvrez le fermoir de mentien de la seringue.

3. Appuyer sur pour suspendre l’alarme 2 minutes.


4. Poussez le levier de débrayage vers le bas et retirez la seringue de son emplacement.
5. Si un rinçage au serum physiologique est nécessaire, fermer le robinet du prolongateur afin d’éviter toute fuite
avant de déconnecter la seringue du prolongateur. Fixez la seringue de 5ml de serum physilogique et rincer à
la vitesse de perfusion prescrite.
Remplacez la seringue et le prolongateur à chaque nouveau traitement, ou toutes les 24 heures.
6. Si aucun rinçage n'est nécessaire, déconnectez le prolongateur du connecteur d'accès à l'intraveineuse
conformément à la politique MSF.

12. Volume perfusé


Lorsque le pousse seringue est mis hors tension, le volume perfusé est automatiquement effacé.
Le volume perfusé doit être contrôlé avant d’éteindre le pousse seringue.

Pour visualiser et effacer le volume perfusé :


1. Appuyer sur .
2. Appuyez sur les fléches pour sélectionner le volume en ml.
Le volume total perfusé comprend la perfusion programmée et les bolus. La durée pendant laquelle ils ont été
perfusés est également affichée.
3. Pour effacer le volume perfusé, appuyez sur la touche ENTER.
4. Appuyez sur OK pour confirmer.

13. Limites de pression


La limite de pression de la pompe est réglable selon 3 valeurs prédéfinies :

- Bas : 50-300 mmHg


- Moyen : 150-600 mmHg
- Haut : 250-900 mmHg

La recommandation de pression pour toutes les perfusions néonatales et pédiatriques est basse. Un réglage moyen
peut être nécessaire pour certaines perfusions destinées aux adultes.

Lorsque la limite de pression est atteinte, une alarme d'occlusion est déclenchée. Suspendez l’alarme, levez l’occlusion
et relancer la perfusion. Pour lever l'occlusion :
1. Fermez le robinet du prolongateur -position OFF- (arrêtez la perfusion) pour éviter l’administration d’un bolus
non intentionnel.
2. Suivez la ligne du prolongateur à partir de la pompe jusqu'au patient pour vous assurer que la tubulure n’est
pas pliée.
3. Prêtez attention à la position du patient pour vous assurer que le site d'insertion n'est pas obstrué.
4. Contrôlez le site d'insertion pour détecter les signes d'infiltration tels que rougeur, gonflement, douleur ou
pansement humide.

14. Nettoyage et désinfection pousse seringue


Assurez-vous que le pousse seringue est éteint et débranchée de la source d'alimentation. Essuyez-le avec un chiffon
propre imbibé de Surfanios.
• Avant et après chaque utilisation auprès d’un patient
• Chaque semaine (qu’il soit utilisé ou stocké)
• Avant et après chaque procédure de maintenance
• Avant et après chaque stockage

15. Maintenance
• Se référer au technicien/référent biomédical
• Se référer au document « Protocole / Maintenance par l’utilisateur »
• Pour une maintenance technique se référer au technicien biomédical
Annexe 1: Affichage et symboles clefs
Détails du clavier
Touches de sélection :

Indicateurs lumineux de perfusion :

Voyants de fonctionnnement :

État de la perfusion
Options d’affichage

Boutons de navigation

Alarmes et fonctions de sécurité


Commandes

Descriptions des alarmes


Annexe 2: Liste des dispositifs médicaux nécessaires
EEMDSYPE41- POUSSE-SERINGUE (AGILIA SP MC Z018610),
monovoie, biblio.méd.

EEMDSYPC102 PROLONGATEUR, u.u., PE, ID 1 mm, 200 cm

SINSEXTS3— PROLONGATEUR avec robinet 3 voies, u.u.,


stérile

SINSEXTS3P- PROLONGATEUR avec robinet 3 voies, u.u.,


stérile, pédiatrique

SINSSYLL+++ SERINGUE, Luer Lock

SINSSTOP2-- BOUCHON, Luer lock male/femelle, stérile, u.u.

Historique du developpement de ce SOP


Date Auteur Version Détails
Melissa Hozjan OCP 1 Aucun document antérieur : partagé avec le NCWG
Nursing Care Working Group V2 Révision
27/3/2020 Benoit-Pierre Ligot, OCP Biomed Advisor V2.5 Révision
27/4/2020 Melissa Hozjan V3 Révision - Editing
13/05/2020 AM v1.0-2020
03/06/2020 FX Daoudal (OCP) v1.0-2020 Traduction Fr
15.13.D. SOP – Utilisation d’un régulateur de débit
pour l’administration de solutés intraveineux chez
les patients adultes
Cette SOP est uniquement destinée aux soignants qui prennent en charge des patients
ADULTES.
Le régulateur de débit n’est PAS INDIQUÉ chez les patients pédiatriques/néonataux, car les
perfusions pédiatriques ont un débit plus faible et nécessitent un équipement spécifique.
Consulter la SOP – Administration de médicaments pour perfusion pédiatrique pour plus
d’information.

L’administration de solutés ou de médicaments intraveineux est notamment caractérisée par les débits de perfusion
(l’administration d’une quantité de produit dans un temps donné).
Le régulateur de débit est un dispositif constitué d’une molette permettant d’ajuster le
débit d’une perfusion pour délivrer la quantité de soluté sur un temps donné.
Il fournit un débit de perfusion précis et constant.
Il est moins sensible aux mouvements du patient qu’un clamp de perfusion classique.
Il ne dispense pas le soignant de la surveillance de routine de la perfusion et du débit.

Indication:
• Réguler le débit des solutés IV ou des médicaments IV par gravité pour assurer un débit constant. Pour les
patients ADULTES dans les ambulances, aux urgences, en services d’hospitalisation où les pompes à perfusion
et/ou les pousse-seringues ne sont pas disponibles ou utilisés régulièrement.

Contre-indication:
• Ne pas utiliser le régulateur de débit avec des produits sanguins ni avec des solutés dont la viscosité est
supérieure à celle d’une solution de glucose à 10 %.
• Ne pas utiliser chez les patients pédiatriques et néonataux.

Patient nécessitant une prudence supplémentaire :


Utiliser avec prudence et sous contrôle strict du débit en cas d’administration de solution dont toute variation
éventuelle du débit serait dangereuse. Dans les situations où le débit de perfusion doit être précis et constant,
une pompe à perfusion doit être utilisée. Le régulateur de débit ne remplace pas les pousse-seringues ni les pompes
à perfusion.

Le débit minimum du régulateur de débit varie d’un modèle à l’autre.


N’oubliez pas de vérifier les instructions pour le débit minimum couvert par le modèle que vous utilisez.

Connexion lors de l’assemblage de la tubulure de perfusion

Le régulateur de débit doit être connecté à la tubulure de perfusion avant de raccorder la tubulure au
patient et d’administrer une solution.
1. À l’aide d’une technique aseptique sans contact , connecter le régulateur de débit à la tubulure de
perfusion.
Dans le cas où un robinet 3 voies est nécessaire, le régulateur de débit est positionné en amont de celui-
ci.

Utilisation du régulateur de débit


2. Une fois connecté à la tubulure de perfusion, fermer le clamp de la tubulure de perfusion

3. Connecter la poche ou le flacon contenant la solution à perfuser à la tubulure

4. Suspender la poche ou le flacon de manière à ce que la surface du


soluté soit à environ 80 cm au-dessus du site IV du patient.

5. Purger la tubulure pour éliminer tout air:


➢ Ouvrez le clamp
➢ Tournez la molette du régulateur de débit en position ouverte
6. Dès que la solution pour perfusion atteint l’extrémité inférieure de la tubulure, tourner la molette du
régulateur en position fermée
7. Connecter la partie inférieure de la conduite de perfusion au cathéter IV du patient à l’aide d’une
technique aseptique sans contact
8. Ajuster le débit en tournant la molette du régulateur pour atteindre le nombre le plus proche
correspondant au débit en ml/heure en fonction du temps de perfusion et du volume prescrit.

La graduation de la molette étant une indication approximative, il est obligatoire de calibrer en


comptant les gouttes par minute en fonction du temps et du volume à perfuser au démarrage de la
perfusion et régulièrement pendant la perfusion.

Veiller à laisser le clamp de la tubulure ouvert et à ne faire varier le débit qu’à l’aide du
régulateur de débit.
Spécificité de la marque

Plusieurs présentations peuvent exister en fonction de la marque du régulateur


de débit disponible. Cependant, les étapes d’utilisation de l’appareil restent les
mêmes, il suffit d’ajuster la molette en la tournant pour obtenir le débit souhaité.
En cas de perfusion continue, le régulateur de débit doit être changé toutes les 72
heures avec le reste de la tubulure de perfusion.
Lors de l’arrêt de la perfusion, le régulateur de débit est jeté après utilisation avec
le reste de la tubulure. Le régulateur de débit est à usage unique et ne doit pas
être réutilisé.
15.14.A SOP Prévention de l’Infiltration/Extravasation
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Infiltration et Extravasation - Prise en Charge en cas de Voie Veineuse Périphérique

Considérations avant
Remarques
l’insertion
Ne pas insérer de voie veineuse si elle n’est pas nécessaire.
Évaluer la nécessité d’une À l’échelle mondiale, 17 % de toutes les voies veineuses périphériques ont été
voie veineuse insérées sans prescription médicale de médicaments ou de perfusion, entraînant des
risques accrus de complications et des coûts de soins de santé inutiles.

Les nouveau-nés très prématurés ou de petit poids de naissance, les nourrissons


de petite taille et les patients pédiatriques présentent un risque plus élevé
d’infiltration/extravasation en raison de la fragilité de leurs veines, du manque de
tissu sous-cutané, de la peau immature et des mouvements constants non contrôlés.
Identifier les facteurs de Il est difficile pour les patients non communicants ou ayant un niveau de conscience
risque selon le patient altéré d’alerter le soignant en cas de brûlure ou de douleur au niveau du point de
ponction, entraînant un risque plus élevé d’infiltration/extravasation.
Les patients présentant des troubles de la circulation sanguine ou des anomalies de
la coagulation présentent également un risque plus élevé
d’infiltration/extravasation.
L'insertion d’une voie intra-veineuse (IV) dans des zones de flexion articulaire, telles
que la main ou le poignet, augmente le risque de complications.

Choisir la veine et le site Les petite veines, fragiles ou sclérosées ont un risque élevé d’infiltration et
d’insertion de manière d’extravasation.
appropriée L'insertion d’une aiguille intra-osseuse (IO) nécessite une identification correcte des
repères anatomiques au préalable afin d’assurer une insertion réussie et, par
conséquent, prévenir l’infiltration/extravasation.
Savoir quels médicaments ou solutions sont plus vésicants ou plus susceptibles de
causer une infiltration ou une extravasation est un élément essentiel de la
prévention.
Connaître les différents Les facteurs qui augmentent le risque d’extravasation sont le potentiel vésicant, la
médicaments vésicants concentration et la durée de perfusion de la solution.
L'administration de nutrition parentérale, de produits sanguins ou d’électrolytes
peut provoquer une irritation veineuse.
Effectuer une dilution
Les médicaments non dilués ou hyperosmolaires augmentent le risque
appropriée et administrer le
d’extravasation.
bon dosage de médicament
Entretien quotidien Remarques
L’extravasation est initialement marquée par une douleur et un œdème au niveau
du point de ponction IV/IO.

Eduquer le patient sur les Le patient/accompagnant doit alerter immédiatement le soignant si une douleur ou
signes avant-coureurs une brûlure est ressentie au point de ponction.
Plus tôt la blessure est détectée et traitée, meilleur sera le pronostic du patient et
plus petite sera la zone touchée.
Le rinçage vérifie la perméabilité de la voie IV/IO, prévient l’accumulation de micro-
organismes, évite les incompatibilités entre les médicaments administrés et garantit
Rincer la voie IV/IO avec du
l'entière administration des médicaments.
NaCl à 0.9% avant et après
chaque utilisation Assurer la perméabilité de la voie IV/IO est une méthode standard de prévention de
l’infiltration/extravasation.
Si la voie IV n’est pas
utilisée, rincer au moins une Rincer maintient la perméabilité de la voie IV/IO.
fois toutes les 12-24 heures
avec du NaCl à 0,9% Pour éviter le reflux sanguin dans le cathéter et le risque d’occlusion, le rinçage doit
être effectué sous pression positive. La technique de pression positive est définie par
Chez les nouveau-nés et le retrait de la seringue du site d’injection ou l’obstruction/clampage de la rallonge
les enfants, rincer toutes les tout en exerçant une pression sur le piston de la seringue lors de l’injection des
4 à 6 heures pour assurer la derniers 0.5 ml.
perméabilité.
Une voie IV doit être retirée si elle n’est plus nécessaire pour éviter les complications
Si la voie IO n’est plus et les hospitalisations prolongées.
utilisée, elle doit être retirée
et elle peut être remplacée Une voie IO ne devrait pas rester en place plus de 8 heures chez le nouveau-né et
par une voie IV, si cela est plus de 24 heures chez tous les autres patients.
cliniquement indiqué.
Surveiller le site d’injection
avant et après toute Vérifier toute rougeur, cloques, douleur ou œdème qui pourrait indiquer une
infiltration/extravasation de la voie IV/IO ou une infection.
administration et au
minimum toutes les 2-4 Si le membre est très œdématié, les pouls périphériques doivent être palpés et le
heures. temps de recoloration capillaire vérifié pour assurer la perméabilité neurovasculaire.
Chez les nouveau-nés et L’identification précoce de l’infiltration/extravasation et le retrait rapide du cathéter
les enfants, surveiller le site IV/IO réduisent le risque de lésions.
toutes les heures
Le pansement doit être transparent pour visualiser le point de ponction à tout
moment.
Il doit être aseptique, c’est-à-dire retiré récemment de son emballage individuel
stérile. NE PAS utiliser un sparadrap non stérile sur une voie IV/IO car il n’est pas
aseptique et le soignant ne peut pas visualiser le site pour les éventuelles
Changer le pansement du complications.
cathéter IV/IO dès qu’il est
Avoir un pansement mal ajusté ou décollé augmente le risque d’infection et de
visiblement sale ou décollé
déplacement du cathéter. Si un cathéter EZ-IO a été inséré, appliquer un pansement
stabilisateur pour éviter son déplacement.
Le déplacement est une cause primaire d’échec IV/IO et doit donc être évité en fixant
correctement le cathéter au point de ponction. La bonne fixation du cathéter au
point de ponction est une mesure préventive contre l’infiltration/extravasation.
En cas de voie IV Les guides actuels sur une meilleure pratique de soins suggèrent de changer les
périphérique, modifier le cathéters IV selon l’indication clinique et non selon un intervalle de routine.
site intraveineux en fonction Évaluer la nécessité du cathéter IV une fois par roulement/équipe. Dès que la voie IV
de l’indication clinique n’est plus nécessaire, discuter de l’ablation du cathéter avec le médecin responsable.

En cas de voie IO, remplacer


par une autre méthode Comme les nouveau-nés ont un diamètre médullaire plus étroit et un risque
d’accès veineux dès que accru de complications, l’accès intra-osseux ne devrait donc pas se poursuivre au-
possible. Le site intra-osseux delà de 8 heures.
ne peut pas être maintenu
plus de 24 heures (sauf chez Les complications graves, telles que l’ostéomyélite, la cellulite et les abcès cutanés,
les nouveau-nés 8 heures) sont toutes associées à un accès intra-osseux prolongé.
15.14.B SOP Prise en charge de l’Infiltration et de
l’Extravasation
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Infiltration et Extravasation - Prise en Charge en cas de Voie Veineuse Périphérique

Pré-procédure

1. Arrêter immédiatement l’injection ou la perfusion. Laisser le cathéter en place

2. Effectuer une hygiène des mains

3. Vérifier l’identité du patient


4. Expliquer au patient la procédure et son indication, ainsi que les bénéfices et les risques qui sont liés
dans la langue de son choix
Permettre au patient/accompagnant de poser des questions et Obtenir son consentement verbal
5. Effectuer une hygiène des mains

6. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot et laisser sécher


7. Rassemblez l’équipement sur un plateau sec/chariot :
a. Seringue
b. Compresse ou boule de coton non stérile
c. Sparadrap
d. Compresse
i. Compresse non stérile
ii. Eau filtrée/potable
iii. Sac en plastique avec fermeture glissière
e. Gants non stériles
f. Solution hydro-alcoolique
a. Poubelle(s)
Procédure

8. Effectuer une hygiène des mains et porter des gants non stériles
9. À l’aide d’une seringue, aspirer tout médicament ou liquide résiduel présent dans la voie veineuse
Le rinçage de la voie veineuse après infiltration/extravasation peut diffuser la substance non
vésicante/vésicante plus loin dans les tissus environnants et causer d’autres lésions.
10. Placez une compresse/boule de coton non stérile sur le point de ponction, retirer délicatement le film
adhésif/sparadrap, puis retirer la voie veineuse.
Appliquer immédiatement une pression manuelle adéquate
11. Évaluer l’étendue et classifier les lésions d’infiltration/extravasation
Les symptômes courants d’infiltration/extravasation sont :
• Peau blanchie, fraîche au toucher
• Pression, œdème, patient disant que la peau est « tendue »
• Inconfort, douleur et sensibilité
• Œdème du site d’insertion
• Débit de perfusion perturbé
• Fuite de perfusion au niveau du point de perfusion
La lésion de l’infiltration de produit sanguin/irritant/vésicant est automatiquement classifiée de stade 4, peu
importe l’apparence.
12. Surélever le membre et encourager le patient à le mobiliser
Retirer tout matériel/obstacles restreignant le mouvement
Le massage est contre-indiqué car peut provoquer la propagation du liquide vésicant/non vésicant
dans les tissus environnants
13. Appliquer des compresses froides ou chaudes
L’application de froid ou de chaleur dépend du médicament en cause.
14. Administrer un antalgique si besoin
L’infiltration/extravasation peut être très douloureuse. Elle oblige le soignant à évaluer régulièrement
la douleur
Post-procédure

15. Retirer et jeter les gants non stériles. Éliminer les déchets conformément aux procédures locales

16. Nettoyer/désinfecter le plateau/chariot

17. Effectuer une hygiène des mains


18. Document dans le dossier du patient :
a. Date et heure
b. Site d’infiltration/extravasation
c. Quantité approximative de médicament extravasé
d. Zone de l’infiltration/extravasation
e. Stade de la lésion d’infiltration/extravasation
19. Réaliser et signaler le rapport d’incident médical
20. Expliquer au patient/à la personne accompagnant ce à quoi il doit être attentif sur une voie veineuse
et quand signaler tout changement
21. Continuer à observer le site et les tissus environnants
Observer la zone au moins une fois par roulement pour détecter toute rougeur, induration, cloques ou
nécrose. Documenter vos remarques dans les notes infirmières du patient.
Les lésions cutanées peuvent survenir après plusieurs jours ou plusieurs semaines selon le type et la
quantité de médicament infiltré/extravasé. L’identification et le traitement précoces des complications
atténuent les lésions tissulaires graves ou réduisent les conséquences menaçant la vie du patient ou la
survie de son membre
22. En cas de cloques ou de rupture tissulaire, prendre en charge immédiatement la plaie
15.14.C SOP Évaluation et Traitement de
l’Infiltration/Extravasation
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la procédure
complète Infiltration et Extravasation - Prise en Charge en cas de Voie Veineuse Périphérique

Signes et symptômes Traitement


Stade 0 : Absence de rougeur, de chaleur, de douleur, d’œdème,
de blanchiment, de marbrure, de sensibilité ou de drainage. Poursuivre l’entretien régulier de la voie IV
Rinçage IV facile. Un accès vasculaire perméable normal devrait
être un stade 0.
Stade 1: Site d’injection IV douloureux, léger érythème, léger Suivre les étapes 11 à 14 de la procédure citée
œdème (moins de 10 % de l’atteinte des membres). Rinçage IV ci-dessus;
difficile.
Poursuivre la surveillance et l’évaluation
Stade 2 : Site d’injection IV douloureux, léger œdème (moins de quotidiennes du site d’injection;
30 % de l’atteinte des membres), rougeur, absence de
blanchiment, TRC (Temps de recoloration cutanée) rapide et Poursuivre l’enseignement du
pouls périphériques perceptibles sous le site patient/accompagnant sur les signes avant-
d’infiltration/extravasation. coureurs;
Stade 3 : Site d’injection IV douloureux, œdème marqué (30-60 %
de l’atteinte des membres), blanchiment, frais au toucher, TRC Chez les nouveau-nés, couvrir avec un
rapide et pouls périphériques perceptibles sous le site pansement sec pour réduire le risque
d’infiltration/extravasation. d’infection et prévenir les frottements.
Stade 4 : Site d’injection IV douloureux, œdème très marqué
(plus de 60 % de l’atteinte des membres), blanchiment, peau
translucide, vasoconstriction cutanée, frais au toucher, TRC > 4
secondes, pouls périphériques diminués ou absents, lésions
cutanées ou nécrose.*

Aviser immédiatement le médecin traitant.


Appliquer le pansement conformément au
protocole de soins des plaies de MSF

Figure 1,2 : Lésions causées par une Extravasation de voie IV et de voie IO

ATTENTION : La lésion de l’infiltration de produit


sanguin/irritant/vésicant est automatiquement classifiée de
stade 4, peu importe l’apparence.
15.17 SOP Administration Buccale du Midazolam
SOP – Pour obtenir des informations rationnelles et additionnelles sur chaque étape, se référer à la
procédure complète

Médicament Midazolam Buccal


Indication Convulsions
En cas d’absence de Diazépam ou accès IV impossible.
Le midazolam oral est absorbé dans la circulation sanguine directement par la muqueuse
de l’intérieur de la joue. Son action est souvent rapide.
Présentation Ampoule: 1 mg/ml, 5 ml
D’autres concentrations sont disponibles mais non indiquées pour une utilisation
buccale.
Dose 0.3 mg/kg (dose maximale : 10 mg/dose)
Préparation Diluant/Dilution : Non requis
Concentration finale: 1 mg/ml
Administration 1. Pour assurer la précision de la dose et faciliter l’administration, utiliser une seringue
Buccale : de 1 ml. S’assurer de l’absence de bulles d’air dans la seringue.
à l’intérieur de la joue 2. Coucher l’enfant sur le côté (position de sécurité).
(zone appelée 3. Ouvrir les lèvres et administrer lentement le Midazolam à l’intérieur de la joue (côté
muqueuse buccale) du visage le plus proche du sol) entre la joue et les gencives.
Inutile d’ouvrir la mâchoire car la solution n’a pas besoin d’être avalée.

4. Surveiller l’activité respiratoire et épileptique de l’enfant en position de sécurité


5. Documenter l’heure d’administration du Midazolam buccal, l’heure de début et de
fin de la convulsion.
Effets indésirables Apnée, céphalées, nausées, vomissements, toux et hoquet
Possibilité de réactions paradoxales, dont hyperactivité ou comportement agressif
Commentaires Bien que les ampoules soient étiquetées “pour injection IV ou IM lente”, elles peuvent
être utilisées par voie buccale.
Avaler du Midazolam n’est pas recommandé car il est difficilement absorbé par l’estomac
Chapitre 16
Accès
vasculaire
SOP - Cathéter veineux périphérique : Insertion
Pour obtenir des explications et des informations supplémentaires sur chaque étape, se reporter à
la procédure complète Cathéter intraveineux périphérique.
Préparation

1. Effectuer une hygiène des mains

2. Vérifier l'identité du patient.


3. Expliquer au patient ou à la personne accompagnante, dans la langue qu’il/ils est/sont en mesure de
comprendre, pourquoi il a besoin d'un CVP et quels sont les risques et les avantages du dispositif.
Evoquer des antécédents médicaux du patient et lui demander si on lui a déjà posé un CVP dans le passé.
Permettre au patient/à la personne accompagnante de poser des questions. Obtenir son/leur
consentement verbal.

4. S'assurer que le patient n'a pas d'allergies connues aux médicaments.

5. Assurer l'intimité

6. Effectuer une hygiène des mains

7. Nettoyer/désinfecter un plateau/chariot et le laisser sécher

8. Rassemblez le matériel sur un plateau/chariot propre et sec :


a. Gants non stériles
b. Solution hydroalcoolique
c. Différentes tailles de cathéters intra-veineux
d. Garrot
e. Pansement stérile transparent et adhésif pour cathéters IV
f. Prolongateur avec robinet 3 voies
g. Bouchon
h. Rinçage:
i. Seringue 5-10ml
ii. Aiguille 19G
iii. Chlorure de Sodium 0.9%
i. Solution antiseptique pour la peau
j. Compresses stériles
k. Sparadrap
l. Seringue (pour prélèvement de sang uniquement)
m. Attelle d’immobilisation (nouveaux nés et enfants uniquement)
n. Solution orale de saccharose (pour les nourrissons de moins de 6 mois)
o. Container pour objets tranchants
p. Poubelle (s)
q. Serviette ou drap (pour les enfants uniquement)
r. Détergent/désinfectant de surfaces
Réalisation

9. Effectuer une hygiène des mains

10. Appliquer le garrot sur le membre choisi


11. Chez l'adulte, identifier la veine à ponctionner par palpation. Une fois la veine identifiée, retirer le
garrot.
12. Sélectionner le cathéter en fonction du site d’insertion, du calibre de la veine, des indications et des
utilisations.
13. Si le site est visiblement sale, nettoyez le site de ponction choisie avec de l'eau et du savon

14. Effectuer une hygiène des mains


15. En utilisant une technique sans contact, connecter les dispositifs et les placer sur un plan de travail
désinfecté (plateau ou chariot). Préparer la solution pour le rinçage avec le Chlorure de sodium 0,9%
16. Amorcer le prolongateur avec une seringue de chlorure de sodium à 0,9 %. Laisser la seringue
connectée.
17. Installer le membre choisi pour la ponction sur un oreiller ou une serviette roulée upport the chosen
limb with a pillow or rolled towel.
S’il s’agit d’un nourrisson ou d’un enfant, immobiliser le patient à l'aide d’une serviette / drap et se
faire aider d’une autre personne.
Pour les nourrissons de 0 à 6 mois, envisager l'administration d’une solution orale de
saccharose comme analgésique 2 à 3 minutes avant l'intervention.
18. Effectuer une hygiène des mains et enfiler une paire de gants non stériles
19. Désinfecter vigoureusement la peau dans un mouvement de va-et-vient et du haut vers le bas pendant
30 secondes avec un antiseptique approprié et une compresse stérile. LAISSER SÉCHER À L’AIR LIBRE
20. Appliquer à nouveau le garrot en faisant attention de ne pas toucher le site d'insertion.
NE PAS PALPER à nouveau le site d’insertion
21. Tout en respectant les règles d’asepsie, retirer le capuchon du cathéter et observer l’extrémité de
l’aiguille
22. Sans délai, immobiliser la veine en appliquant, avec le pouce de la main non dominante, une traction
vers le bas. De la main dominante, placer l’aiguille dans l’axe de la veine avec le biseau tourné vers le
haut et insérer l’aiguille dans la veine d’un geste franc en suivant un angle d'environ 15 °-30 ° avec la
peau

23. Observer le premier retour de sang dans la chambre anti-reflux.

24. Si aucun retour veineux n'est observé, retirer lentement l'aiguille sans extraire le biseau de la peau.
Réajuster doucement l'angle d'insertion et la direction/l’axe de l'aiguille pour la réaligner avec la veine.
Avancer à nouveau l’aiguille pour entrer dans la veine
25. Ajuster le cathéter en diminuant l'angle d’insertion. Avancer légèrement le cathéter pour s’assurer
qu’il soit dans la lumière de la veine.
26. De la main dominante, retirer légèrement le trocart et un second retour de sang sera visible à
l’intérieur du cathéter, le long du mandrin.
27. Maintenir une traction sur la peau avec la main non dominante. De la main dominante, avancer
lentement le cathéter dans la veine tout en retirant le mandrin du cathéter.
Ne pas contaminer les parties-clés ou le site-clé.

28. Relâcher le garrot, si aucun prélèvement sanguin n’est prévu.


29. Avec le pouce, appliquer une pression adéquate sur la veine en amont du site d’insertion. (Juste au-
dessus de l’extrémité du cathéter) et retirer complètement le mandrin.
NE PAS toucher le site d'insertion

30. Jeter immédiatement le mandrin dans le container sécurisé.

31. Immobiliser / Sécuriser le cathéter en utilisant une technique sans contact.


32. Tape/secure the catheter using a non-touch technique

33. Connecter la seringue contenant le rinçage au chlorure de sodium à 0,9 % et rincer le cathéter en
terminant par une pression positive.
34. Pendant le rinçage du CVP via le site d’injection observer le site pour déceler tout signe de gonflement
ou de fuite. Demander au patient s'il ressent une gêne ou une douleur.
35. Couvrir le site de ponction avec un pansement stérile transparent, ajouter la date et s’assurer de
l’adhérence.

Suivi
36. S’assurer que tous les objets tranchants sont immédiatement éliminés dans un containeur sécurisé et
que les autres déchets sont éliminés correctement conformément aux procédures locales
37. Retirer les gants non stériles. Nettoyer / désinfecter le plateau / chariot, le garrot

38. Effectuer une hygiène des mains


39. Noter dans le dossier du patient :
a. La date et l’heure de pose de la CVP
b. Le site de ponction et la taille du cathéter
c. Le nombre de tentatives
d. Signature du soignant

S
Chapitre 17
Traitement des
plaies
17.1 SOP Soins des plaies - Dilution chlorhexidine 0.5%
Indications
Préparation d'une solution aqueuse à 0,5% de chlorhexidine pour la désinfection des plaies chez les
nouveau-nés, les enfant avec malnutrition sévère, les enfants de moins de 5 ans avec des plaies larges et
chez les patients présentant une hypersensibilité à l'iode.

✓ Hygiène des mains et désinfection des surfaces de travail selon les


procédures
✓ Bouteilles clairement étiquetées (produit, concentration, date de
préparation, nom de l'opérateur)
✓ La chlorhexidine à 0,5% préparée doit être jetée toutes les 24 heures.
ATTENTION
✓ Les bouteilles doivent être nettoyées, désinfectées et séchées avant d'être
réutilisées

Equipment
• CHLORHEXIDINE digluconate à 5%, solution, 1 l, bot. (code: DEXTCHLH5S1)
• Eau potable propre en bouteille (pas une marque «locale»)
• Bouteille de dilution, 1 lt (code: EDDCBOTP1)
• Bouteilles pour la distribution, 200/250 ml (code: EDDCBOTP2)
• Solution hydroalcoolique
• Surfanios
Technique
• Essuyez la surface de travail avec Surfanios et laissez-le agir pendant 15 minutes avant de préparer le
matériel
• Pratiquer l'hygiène des mains
• À l’aide de la bouteille de 1 litre, mélangez le digluconate de CHLORHEXIDINE à 5% avec de l’eau potable
propre en bouteille, en respectant la proportion indiquée pour le volume total que vous souhaitez
obtenir.

VOLUME FINAL
CHLORHEXIDINE 5% EAU
(Chlorhexidine 0,5%)
1000 mL 100 mL 900 mL
750 mL 75 mL 675 mL
500 mL 50 mL 450 mL
250 mL 25 mL 225 mL
100 mL 10 mL 90 mL

• Remplir les petites bouteilles de 250 ml avec la chlorhexidine 0,5% obtenue


• Étiquetez chaque petite bouteille avec toutes les informations nécessaires :
o Nom et concentration du produit
o Date de préparation
o Nom de l'opérateur
Important
Entre deux dilutions, les flacons doivent être nettoyés et désinfectés avec Hexanios *, solution détergente-
désinfectante à 0,5% (soit 25 ml = 1 coup de pompe doseuse pour 5 litres d’eau). Rincez bien la bouteille et
laissez-la sécher pendant 2 jours avant de la remplir à nouveau.
Les bouteilles doivent être jetées tous les 3 mois (ou plus souvent si elles sont endommagées).
PROTOCOLE DE SOINS DES PLAIES "Vous devez traiter tout le patient et pas seulement le trou dans le patient" (Dowsett & Newton, 2005)
Dpt Médical / L&D Unit
OCB Jan 2020

AVANT 1. ÉVALUER 2. OBSERVER & AGIR 3 . CHOIX DU PANSEMENT APRÈS


55 DOULEUR
T is s u e PROTECTION DE LA PLAIE + CONTRÔLE DE L'HUMIDITÉ

1. ÉVALUER :
• NETTOYAGE : IRRIGATION avec 1ère couche et 2ème couche : maintenir l'équilibre de l'humidité
• Niveau actuel • GRANULATION et non-adhérente à la plaie
NaCl 0,9%
• Attendu pendant la procédure
• ÉPITHÉLIZATION 3ème couche : fixation du pansement

PATIENT • NETTOYAGE : MÉCANIQUEMENT


PATIENT
2. Commencer le TRAITEMENT • NÉCROSE avec NaCl 0,9% et compresses
PLAIES SUTURÉES
• Vérifier et identifier associé • FIBRINE de gaze stériles (= compresses • Vérifier le confort et les
les instructions Couvrir avec pansement tout-en-un
tissées) conditions générales
médicales • SUTURÉ • DÉBRIDEMENT : pour NÉCROSE • Noter la date sur le
• Informer le patient & FIBRINE pansement

I
• Gérer la douleur

n fec t ions
55 NUTRITION & HYDRATATION   • Expliquer le plan et
• Hydrogel • (Hydrogel) • Compresse(s) éducation sur le suivi
• P/T – PB - IMC
• Tulle gras • (Tulle gras) stérile(s) non-
• PLAIE • Compresse(s) • Compresse(s) tissée(s)
• Assurer hydratation et / ou CICATRISANTE • NETTOYAGE : voir au-dessus stérile(s) non-tissée(s) stérile(s) non- • Pansement
soutien nutritionnel si et • PAS de désinfection • Fixation tissée(s) absorbant
nécessaire • SANS signes • Fixation • Fixation (PAS DE
d’infection FILM)
55 FACTEURS INFLUENTS
• PLAIE NON • PVI gel 10% • PVI gel 10% • PVI 10% solution
• NETTOYAGE : voir au-dessus
55 OBJET CHIRURGICAL ÉTRANGER CICATRISANTE • Tulle gras • Tulle gras
aqueuse
et/ou + PVI 7,5% savon • Compresse(s)
IPC
ENVIRONNEMENT 55 PATIENTS EN SOINS INTENSIFS • Compresse(s) stérile(s) • Compresse(s)
• AVEC SIGNES • DÉSINFECTION : PVI 10% stérile(s) non-
• Prévenir et contrôler non-tissée(s) stérile(s) non- • Éliminer correctement
55 RISQUE D’INFECTION AUGMENTÉ D’INFECTION solution aqueuse tissée(s)
les infections les déchets
• Fixation (PAS DE FILM) tissée(s) • Pansement
• Chaque plaie d'origine traumatique • Décontaminer les
• Assurer confort et • Fixation (PAS DE absorbant
• Risque d’infection augmentée : désinfection pour le premier instruments
intimité • Chirurgie contaminée • Fixation (PAS DE
pansement FILM) • Nettoyer les surfaces
FILM)
• Patients en soins intensifs : toujours désinfecter
• Longue procédure opératoire
• Antibiotiques systémiques : si nécessaire
RAPPEL : réévaluer le patient après 10 à 14 jours de désinfection
• Plaie pied diabétique

M o is t u r e
SEC HUMIDE TRÈS HUMIDE
• Plaie près de la région anale, les (Maintien du taux d’humidité)   
aisselles, les plis cutanés profonds,
etc ...  Sec (exsudate 0/+) HYDRATATION MAINTENIR ABSORBER
 Modérément humide (exsudate ++) L'ÉQUILIBRE
• Âge (nouveau-nés et âge > 60 ans) D'HUMIDITÉ
ÉQUIPEMENT  Très humide (exsudate +++) DOCUMENTATION

E d g es
Combler cavités – pansement en contact avec lit de plaie
• Prévoir et préparer 55 COMORBIDITÉS (Épidermisation à partir des berges) Oxyde de Zinc 10% • Remplir la fiche de
Réhydratation
et peau péri-lésionnelle de la peau sur la peau suivi de plaie
55 MÉDICAMENTS (spécifiques)
péri-lésionnelle péri-lésionnelle • Remplir le registre
• NORMAL : Épithélialisation correcte et berges saines si nécessaire • Rapporter
• ANORMAL : - Épithélialisation difficile à stimuler verbalement aux
Investiger et traiter la cause et envisager des thérapies alternatives
collègues/ au médecin
- Berges qui ne ferment pas pour stimuler la cicatrisation (p.e. reconstruction chirurgicale / greffe
de peau) si nécessaire
- Berges macérées

ABRÉVIATIONS
PENDANT FRÉQUENCE DE CHANGEMENT DU PANSEMENT
IMC : Indice de Masse Corporelle

5 MOMENTS d' SOYEZ PRUDENT NETTOYER LA TECHNIQUE • PLAIE CICATRISANTE : chaque 2/3 jours (jusqu’à 5)
IPC : Prévention & Contrôle des Infections
HYGIÈNE des MAINS lors de l’enlèvement PEAU PÉRI- PLUS PROPRE
PB : Périmètre Brachial AU PLUS SALE, • PLAIE NON CICATRISANTE ET/OU AVEC SIGNES
du pansement LÉSIONNELLE
P/T : Poids/Taille TECHNIQUE ASEPTIQUE D’INFECTION : au moins quotidiennement
PVI : PolyVidone Iodee
PROTOCOLE DE SOINS DES PLAIES
Nouveau-nés / Malnutrition sévère / Enfants avec grandes plaies Dpt Médical / L&D Unit
OCB Jan 2020

"Vous devez traiter tout le patient et pas seulement le trou dans le patient" (Dowsett & Newton, 2005)

AVANT 1. ÉVALUER 2. OBSERVER & AGIR 3 . CHOIX DU PANSEMENT APRÈS


55 DOULEUR
T is s u e PROTECTION DE LA PLAIE + CONTRÔLE DE L'HUMIDITÉ

1. ÉVALUER :
• NETTOYAGE : IRRIGATION avec 1ère couche et 2ème couche : maintenir l'équilibre de l'humidité
• Niveau actuel • GRANULATION et non-adhérente à la plaie
NaCl 0,9%
• Attendu pendant la procédure
• ÉPITHÉLIZATION 3ème couche : fixation du pansement

PATIENT • NETTOYAGE : MÉCANIQUEMENT


PATIENT
2. Commencer le TRAITEMENT • NÉCROSE avec NaCl 0,9% et compresses
PLAIES SUTURÉES
• Vérifier et identifier associé • FIBRINE de gaze stériles (= compresses • Vérifier le confort et les
les instructions Couvrir avec pansement tout-en-un
tissées) conditions générales
médicales • SUTURÉ • DÉBRIDEMENT : pour NÉCROSE • Noter la date sur le
• Informer le patient & FIBRINE pansement

I
• Gérer la douleur

n fec t ions
55 NUTRITION & HYDRATATION   • Expliquer le plan et
• Hydrogel • (Hydrogel) • Compresse(s) éducation sur le suivi
• P/T – PB - IMC
• Tulle gras • (Tulle gras) stérile(s) non-
• PLAIE • Compresse(s) • Compresse(s) tissée(s)
• Assurer hydratation et / ou CICATRISANTE • NETTOYAGE : voir au-dessus stérile(s) non-tissée(s) stérile(s) non- • Pansement
soutien nutritionnel si et • PAS de désinfection • Fixation tissée(s) absorbant
nécessaire • SANS signes • Fixation • Fixation (PAS DE
d’infection FILM)
55 FACTEURS INFLUENTS
• PLAIE NON • SULFADIAZINE • SULFADIAZINE • CHX 0,5% in aqua
• NETTOYAGE : voir au-dessus
55 OBJET CHIRURGICAL ÉTRANGER CICATRISANTE ARGENTIQUE, 1%, ARGENTIQUE, 1%, • Compresse(s)
et/ou + CHX savonneuse stérile(s) non-
IPC
ENVIRONNEMENT 55 PATIENTS EN SOINS INTENSIFS
crème crème
• AVEC SIGNES • DÉSINFECTION : • Tulle gras • Tulle gras tissée(s)
• Prévenir et contrôler • Éliminer correctement
55 RISQUE D’INFECTION AUGMENTÉ D’INFECTION CHX 0,5% in aqua • Compresse(s) stérile(s) • Compresse(s) • Pansement
les infections les déchets
non-tissée(s) stérile(s) non- absorbant
• Chaque plaie d'origine traumatique • Décontaminer les
• Assurer confort et tissée(s) • Fixation (PAS DE
• Risque d’infection augmentée : désinfection pour le premier • Fixation (PAS DE FILM) instruments
intimité • Chirurgie contaminée • Fixation (PAS DE FILM)
pansement • Nettoyer les surfaces
• Patients en soins intensifs : toujours désinfecter FILM)
• Longue procédure opératoire
• Antibiotiques systémiques : si nécessaire
RAPPEL : réévaluer le patient après 10 à 14 jours de désinfection
• Plaie pied diabétique

M o is t u r e
SEC HUMIDE TRÈS HUMIDE
• Plaie près de la région anale, les (Maintien du taux d’humidité)   
aisselles, les plis cutanés profonds,
etc ...  Sec (exsudate 0/+) HYDRATATION MAINTENIR ABSORBER
 Modérément humide (exsudate ++) L'ÉQUILIBRE
• Âge (nouveau-nés et âge > 60 ans) D'HUMIDITÉ
ÉQUIPEMENT  Très humide (exsudate +++) DOCUMENTATION

E d g es
Combler cavités – pansement en contact avec lit de plaie
• Prévoir et préparer 55 COMORBIDITÉS (Épidermisation à partir des berges) Oxyde de Zinc 10% • Remplir la fiche de
Réhydratation
et peau péri-lésionnelle de la peau sur la peau suivi de plaie
55 MÉDICAMENTS (spécifiques)
péri-lésionnelle péri-lésionnelle • Remplir le registre
• NORMAL : Épithélialisation correcte et berges saines si nécessaire • Rapporter
• ANORMAL : - Épithélialisation difficile à stimuler verbalement aux
Investiger et traiter la cause et envisager des thérapies alternatives
collègues/ au médecin
- Berges qui ne ferment pas pour stimuler la cicatrisation (p.e. reconstruction chirurgicale / greffe
de peau) si nécessaire
- Berges macérées

ABRÉVIATIONS PENDANT FRÉQUENCE DE CHANGEMENT DU PANSEMENT


CHX : CHlorheXidine

5 MOMENTS d' SOYEZ PRUDENT NETTOYER LA TECHNIQUE • PLAIE CICATRISANTE : chaque 2/3 jours (jusqu’à 5)
IMC : Indice de Masse Corporelle
HYGIÈNE des MAINS lors de l’enlèvement PEAU PÉRI- PLUS PROPRE
IPC : Prévention & Contrôle des Infections AU PLUS SALE, • PLAIE NON CICATRISANTE ET/OU AVEC SIGNES
du pansement LÉSIONNELLE
PB : Périmètre Brachial TECHNIQUE ASEPTIQUE D’INFECTION : au moins quotidiennement
P/T : Poids/Taille

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