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Zola Ocr

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Parcours 6- Théâtre: la Tragédie

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Fra o ça il 11sm -
la tragédie classique - Harde n ne M. - 2 4/25 12
1. Le vocabulaire du théâtre
Acte (n. m.): partie de la pièce qui marque les éléments importants de l'action. Une
pièce classique est composée de trois ou cinq actes divisés en scènes.

Dialogue (n. m.): échange entre deux personnages d'une pièce de théâtre.

Didascalie (n. f.): indication scénique donnée par l'auteur pour guider le jeu .du
comédien. Souvent écrite en italique, elle peut préciser les gestes, les
déplacements, les mimiques ou le ton du personnage.

Dramaturge (n. m.): auteur de pièces de tt1éâtre.

Mise en scène (n. f.): art de faire représenter une pièce de théâtre par des
comédiens, de les guider dans leur jeu et de décider de tout ce qui les entoure:
décors, costumes, etc.

Monologue (n. m.): scène où un personnage est seul sur scène et où il se parle à -----,
lu i-même (le véritable destinataire est en réalité le public), souvent pour annoncer
un projet ou pour exprimer des idées ou des sentiments.

Réplique (n. f .) : texte prononcé sans être interrompu par un même personnage au
cours d'un dialogue.

Scène (n. f .) : division d'un acte entre l'entrée et la sortie d'un personnage.

Tirade (n. f.): longue suite de phrases prononcées par un même personnage sans
interrupti on.

Dénouement (n. m.) : le dénouement au théâtre est la dernière scène, où tous les
nœuds dramatiques se défont et où toutes les intrigues de la pièce se résolvent.

Exposition (n. f.): La scène d'exposition est le nom de la première scène d'une
pièce de théâtre. Elle vise à plonger le spectateur in medias res, c'est-à-dire
directement dans l'action, en lu i exposant rapidement les personnages principaux ~
et les enjeux de l'intrigue à venir.

Nœud (n. m.): c'est le cœur de l'action quand tous les événements se mêlent et que
l'on se demande comment l'histoire va se terminer.

Aparté (n. m.): paroles que le personnage dit à l'intention du public et que les
autres personnages sur scène ne doivent pas entendre.

Coup de théâtre (n. m .): rebondi ssement inattendu de l'intrigue qui permet
souvent de la faire avancer voire de la dénouer.

Double énonciation (n. f .) : désigne, dans le texte théâtral, l'adresse interne à la


fiction (le personnage interprété par l'acteur s'adresse à un ou des personnages) et
l'adresse externe, simultanée et implicite (l'acteur interprète du personnage adresse
les paroles du personnage au spectateur).

13
Français- SGT - la tragédie classique - Hardenne M. - 24/25
Wimésis {n. f.): représentation fictive d'une ch ose réelle.

1~ ise en abyme {n. f.): au théâtre il s'agit d'une pièce ou d'une scène qui
~. présenterait elle-même une pièce de th.éâtre. On parte aussi de« théâtre dans le
tJ éâtre » quand le motif de la scène ou de l'acte est lui-même le jeu théâtral.

1 uiproquo {n. m.): situation où un personnage commet une erreur en prenant une
:(sonne ou une chose pour une autre. C'est un ressort récurrent de la comédie.

Sr liloque {n. m.): discours qu'un personnage seul sur scène se tient à lui -même.

J~ichomythie {n. f .) : enchaînement de répliques très courtes de manière très


r, pide pour donner du dynamisme et de l'intensité à une scène. Elle marque
si' uvent le conflit.

ol amatis personae (n. m.): expression utilisée pour désigner la liste des noms de
r~~es qui figure au début d'une pièce imprimée.
.._/

1J Les règles
LeslrJbtes de Bienséance (n. f.) :

Règ~a tjj es trois unités (n. f.):

\-.._,/

Vrai!lerlnblance (n. f.):

Français + 5GT - la tragédie classique - Hardenne M. -24/25 14


Ill. Les caractéristiques de la tragédie classique
Andromaque - Racine (1667) : résumé

Après la prise de Troie, Andromaque, veuve d'Hector, et son fils Astyanax sont échus en
partage à Pyrrhus , roi d ' Épire. Celui-ci, déjà fiancé avec Hermione, fille de Ménélas,
diffère de jour en jour son mariage parce qu'il est épris de sa captive . Mais Pyrrhus n'a
pas compté avec la haine des Grecs contre la race d'Hector. Irrités d'apprendre que le
roi d'Épire songe à épouser Andromaque, ils envoient Oreste auprès de lui pour lè
sommer de leur livrer le jeune Astyanax qu'Andromaque a dérobé à la mort en lui
substituant un autre enfant. Oreste, qui aime Hermione malgré les dédains dont elle a
payé son amour, a accepté cette mission dans l'espoir de vaincre sa résistance. Pyrrhus
refuse d'accéder à la demande des Grecs mais, irrité du refus qu' Andromaque oppose à
ses vœux pour rester fidèle au souvenir de son époux, il la menace de livrer Astyanax à
ses mortels ennemis. C'est en vain que la veuve d'Hector le supplie en pleurant en faveur
de son fils et lui reproche sa cruelle rigueur. Pyrrhus reste inflexible. Andromaque se \
dévouera donc, mais pour rester fidèle à la mémoire d'Hector, elle est décidée à mourir
après la cérémonie nuptiale. À la nouvelle du mariage de Pyrrhus avec sa captive, la
fureur d'Hermione ne connait plus de bornes. Elle ordonne à Oreste d'immoler Pyrrhus
devant l'autel et lui promet de l'épouser à ce prix. Oreste y consent et assassine Pyrrhus
; mais à peine Hermione a-t-elle appris la consommation du crime , qu'épouvantée, elle
repousse le meurtrier avec horreur, l'accable de malédictions et court se tuer sur le
cadavre de celui qu'elle aimait. Oreste éperdu, se sent en proie à son tour à toutes les
furies vengeresses.

Bérénice - Racine (1670): extrait

ACTE IV

SCÈNE V

Bérénice, Titus.
\
BÉRÉNICE, en sortant.

Non, laissez-moi, vous dis-je.


En vain tous vos conseils me retiennent ici.
Il faut que je le voie . Ah Seigneur! Vous voici .
Hé bien, il est donc vrai que Titus m'abandonne?
Il faut nous séparer. Et c'est lui qui l'ordonne.

TITUS

N'accablez point, Madame, un prince malheureux;


Il ne faut point ici nous attendrir tous deux.
Un trouble assez cruel m'agite et me dévore,
Sans que des pleurs si chers me déchirent encore.
Rappelez bien plutôt ce cœur, qui tant de fois
M'a fait de mon devoir reconnaître la voix.

15
Franç ais - 5GT - la tra gédie classiqu e - Hardenne M. - 24/25
Il Hîlljt st temps. Forcez votre amour à se taire,
Et d f n œil que la gloire et la raison éclaire,
C n1 emplez mon devoir dans toute sa rigueur.
V u~ -même contre vous fortifiez mon cœur.
~i !e1l -moi, s'il se peut, à vaincre sa faiblesse,
A eprnir des pleurs qui m'échappent sans cesse.
0 ~\ nous ne pouvons commander à nos pleurs,
Q e Ia gloire du moins soutienne nos douleurs,
Et l J e tout l'univers reconnaisse sans peine
Le ; ~leurs d'un empereur, et les pleurs d'une reine.
Ca - Jinfin, ma Princesse, il faut nous séparer.

BÉh6!NICE

Ah :: t el! Est-il temps de me le déclarer?


Qu a~~ez -vous fait? Hélas! Je me suis crue aimée.
'--......./ Au )l isir de vous voir mon âme accoutumée
Ne 1i f plus que pour vous. Ignoriez -vous vos lois,
Qu inti je vous l'avouai pour la première fois?
Àq JJ/[ excès d'amour m'avez -vous amenée?
Qu ~le me disiez-vous: Princesse infortunée,
Où a[ -tu t'engager, et quel est ton espoir?
Ne 1Jfcne point un cœur, qu'on ne peut recevoir.
Ne ayez-vous reçu, cruel, que pour le rendre
Qu nl<il de vos seules mains ce cœurvoudrait dépendre?
Tou l'~I mpire a vingt fois conspiré contre nous.
Il ét lit temps encor. Que ne me quittiez-vous?
Mill r · isons alors consolaient ma misère.
Je P Jt ais de ma mort accuser votre père,
1

Lep 3 le, le Sénat, tout l'empire romain,


Tout li nivers plutôt qu'une si chère main.
Leur hf ine. dès longtemps contre moi déclarée,
"'-""
M'a 3i~ à mon malheur dès longtemps préparée.
Je n' 1Jrais pas, Seigneur, reçu ce coup cruel
1

91
Dan l temps que j'espère un bonheur immortel,
Qua r otre heureux amour peut tout ce qu'il désire,
Lors ,Je
Rome se tait, quand votre père expire,
Lors u~ tout l'univers fléchit à vos genoux,
Enfin q wand je n'ai plus à redouter que vous.

TITU

Et c'e 3û tm oi seul aussi qui pouvais me détruire.


Je po ,Jais vivre alors, et me laisser séduire.
Mon ~ ur se gardait bien d'aller dans l'avenir
1

Cher h ~r ce qui pouvait un jour nous désunir.


Je vo la is qu'à mes vœux rien ne fût invincible,

Français rtl 5GT - la tragédie classique - Hardenne M. - 24/25 16


Je n'examinais rien, j'espérais l'impossible.
Que sais -je? J'espérais de mourir à vos yeux
Avant que d'en venir à ces cruels adieux.
Les obstacles semblaient renouveler ma flamme.
Tout l'empire parlait. Mais la gloire, Madame,
Ne s'était point encor fait entendre à mon cœur
Du ton dont elle parle au cœur d'un empereur.
Je sais tous les tourments où ce dessein me livre.
Je sens bien que sans vous je ne saurais plus vivre,
Que mon cœur de moi-même est prêt à s'éloigner.
Mais il ne s'agit plus de vivre, il faut régner.

BÉRÉNICE

Hé bien régnez, cruel, contentez votre gloire.


Je ne dispute plus. J'attendais, pour vous croire, \
Que cette même bouche, après mille serments
D'un amour, qui devait unir tous nos moments,
Cette bouche à mes yeux s'avouant infidèle,
M'ordonnât elle-même une absence éternelle.
Moi-même j'ai voulu vous entendre en ce lieu.
Je n'écoute plus rien, et pour jamais adieu .
Pour jamais! Ah Seigneur, songez-vous en vous-même
Combien ce mot cruel est affreux quand on aime?
Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous,
Seigneur, que tant de mers me séparent de vous?
Que le jour recommence et que le jour finisse,
Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice,
Sans que de tout le jour je puisse voir Titus?
Mais quelle est mon erreur, et que de soins perdus!
L'ingrat de mon départ consolé par avance,
Daignera-t-il compter les jours de mon absence? \
Ces jours si longs pour moi lui sembleront trop courts .

TITUS

Je n'aurai pas Madame, à compter tant de jours.


J'espère que bientôt la triste Renommée
Vous fera confesser que vous étiez aimée.
Vous verrez que Titus n'a pu sans expirer ...

BÉRÉNICE

Ah Seigneur! S'il est vrai, pourquoi nous séparer?


Je ne vous parle point d'un heureux hyménée:
Rome à ne vous plus voir m'a-t-elle condamnée?
Pourquoi m'enviez-vous l'air que vous respirez?

17
Fran çais - 5GT - la tragédie classique - Hard enne M. - 24/25
drifores Caractéristiques de la tragédie classique
1\

drigines
1

lrlfli ence/1 nspiration

Rdig~stre de langage

Edrit ure

'-''

Su,ets

cab r·e temporel


1'
1

Pe~sonnages

Dé~10Uement
'-._,/

Tra~a narrative

Senfi f ents suscités


che · lih lecteur

But le1i herché


1

18
Français -n 5GT - la tragédie classique - Hardenne M. - 24/25
IV. Racine - Phèdre (1677)
Extrait: Acte Il, scène V

[ ...]
PHÈDRE
On ne voit point deux fois le rivage des mo rts,
Seigneur ; puisque Thésée a vu les sombres bords ,
En vain vous espérez qu'un dieu vous le renvoie;
Et l'avare Achéron ne lâche point sa proie .
Que dis -je? Il n'est point mort, puisqu'il respire en vous .
Toujours devant mes yeu x je crois voir mon époux
Je le vois , je lui parle; et mon cœur ... je m'égare,
Seigneur ; ma folle ardeur malgré moi se déclare .

HIPPOLYTE
Je vois de votre amour l'effet prodigieux \
Tout mort qu'il est, Thésée est présent à vos yeux;
Toujours de son amour votre âme est embrasée.

PHÈDRE
Oui , prince, je languis, je brûle pour Thésée
Je l'aime, non point tel que l'ont vu les enfers,
Volage adorateur de mille objets 1 divers,
Qui va du dieu des Morts déshonorer la couche 2 ;
Mais fidèle, mais fier, et même un peu farouche ,
Charmant, jeune, traînant tous les cœurs après soi 3 ,
Tel qu'on dépeint nos dieux, ou tel que je vous voi .
Il avait votre port, vos yeux, votre langage ;
Cette noble pudeur colorait son visage,
Lorsque de notre Crète il traversa les flots,
Digne sujet des vœux des filles de Minos 4 •
\
Que faisiez -vous alors? Pourquoi, sans Hippolyte ,
Des héros de la Grèce assembla - t-il l'élite?
Pourquoi , trop jeune encor, ne pûtes -vous alors
Entrer dans le vaisseau qui le mit sur nos bords?
Par vous aurait péri le monstre de la Crète 5 ,
Malgré tous les détours de sa vaste retraite 6 •
Pour en développer l'embarras incertain 7 ,
Ma sœur du fil fatal 8 eût armé votre main.

1
Objets : personn es aimées.
2
Oui va ... la c ouche: Thé sée se rait descendu aux Enfers pour enlever Pros erpin e, épou se d'Had ès .
3
Soi: lui (emploi du pron om réfléc hi, in co rr ect aujou rd'hui) .
4
Suj et ... Minu s: obj et d'am our d 'Ariane et Ph èdre.
5
Le m onstre de la Crèt e : le Minotaure.
6
Sa vaste retraite: le Labyrinthe.
7
Déve lopp er ... incertain: débro uiller l'in extri ca ble dé dale.
8
Fil fat al : fil d'Arian e.

19
Fra nça is - 5GT - la tragé di e c lass ique - Ha rdenn e M. - 24/ 25
M i~ non: dans ce dessein, je l'aurais devancée;
L' 11/our m'en eût d'abord 9 inspiré la pensée;
C' , st moi, prince, c'est moi, dont l'utile secours
1

V u • eût du Labyrinthe enseigné les détours


Q e e soins m'eût coûtés cette tête charmante!
U fi n'eût point assez rassuré votre amante
'.1l pagne du péril qu 'il vous fallait chercher,
i- ême devant vous j'aurais voulu marcher;
Et ) ~èdre au Labyrinthe avec vous descendue
1
Se s ! rait avec vous retrouvée ou perdue .

Hl~'PI LYTE
Di u 11 ! qu'est-ce que j'entends? Madame, oubliez-vous
Qu 3 IJ hésée est mon père, et qu'il est votre époux?
' Ji
PH : Il RE
\_; Et u, quoi jugez-vous que j'en perds la mémoire, Prince?
1
Au ~ai -je perdu tout le soin de ma gloire 10 ?
11
Hl P 1 LYTE
Ma faj e, pardonnez; j'avoue, en rougissant,
Qu . j I cc usais à tort un discours innocent.
Ma 1 , nte ne peut plus soutenir votre vue ;
Etj J
is ...

' 11
PH DE
Ah! cll uel ! tu m'as trop entendue!
Jet' ~ ai dit assez pour te tirer d'erreur.
Eh ie ! connais donc Phèdre et toute sa fureur.
J'ai ie Ne pense pas qu'au moment que je t'aime,
Inn c: nte à mes yeux, je m'approuve moi-même,
Ni q ~ du fol amour qui trouble ma raison,
\_;
Mal 3olhe complaisance ait nourri le poison ;
Obj t i fortuné des vengeances célestes,
Je m a1\j) horre encor plus que tu ne me détestes .
Les li ~ux m'en sont témoins, ces dieux qui dans mon flanc
Ont iÙ:u mé le feu fatal à tout mon sang;
1
Ces ji • ux qui se sont fait une gloire cruelle
Des ~d 11
ire le cœur d'une faible mortelle.
Toi- 1ê e en ton esprit rappelle le passé
C'es p u de t'avoir fui, cruel, je t'ai chassé;
J'ai v Jili u te paraître odieuse, inhumaine;
Pour ~ eux te résister, j'ai recherché ta haine .
De q 1~ m'ont profité mes inutiles soins?

10
D'abl1r~ : tout de suite.
Soin d: ma gloire: souci de ma réputation.
11
Séd ir : égarer, détourner du droit chemin .

Françclis ~ SGT - la tragédi e classique - Hardenne M. - 24/25 20


Tu me haïssais plus, je ne t'aimais pas moins;
Tes malheurs te prêtaient encor de nouveaux charmes.
J'ai langui, j'ai séché dans les feux, dans les larmes
Il suffit de tes yeux pour t'en persuader,
Si tes yeux un moment pouvaient me regarder.
Que dis-je? Cet aveu que je te viens de faire,
Cet aveu si honteux, le crois-tu volontaire?
Tremblante pour un fils que je n'osais trahir,
Je te venais prier de ne le point haïr
Faibles projets d'un cœur trop plein de ce qu'il aime!
Hélas! je ne t'ai pu parler que de toi-même !
Venge-toi, punis-moi d'un odieux amour
Digne fils du héros qui t'a donné le jour,
Délivre l'univers d'un monstre qui t'irrite.
La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte!
Crois-moi, ce monstre affreux ne doit point t'échapper;
\
Voilà mon cœur: c'est là que ta main doit frapper.
Impatient déjà d'expier son offense 12 ,
Au-devant de ton bras je le sens qui s'avance.
Frappe: ou si tu le 13 crois indigne de tes coups,
Si ta haine m'envie 14 un supplice si doux,
Ou si d'un sang trop vil ta main serait trempée,
Au défaut de ton bras prête-moi ton épée ;
Donne 15 •

Questions

1. Relevez toutes les expressions ambiguës dans les propos de Phèdre avant l'aveu.

2. En quoi les interprétations d'Hippolyte protègent-elles encore la reine de l'aveu? En


quoi défendent-elles le jeune homme d'entendre ce qu'il ne veut pas savoir? \

3. Quel vers marque une rupture dans la maîtrise du discours de la reine? Expliquez.

4. A l'origine, le mot« fantasme» signifie« image»,« vision» . Montrez en quoi la


descente au Labyrinthe est un fantasme de Phèdre (métaphores, vocabulaire).
Pourquoi a-t-elle besoin de transformer le passé?

5. Qu'est-ce qui provoque l'aveu proprement dit? Essayez de préciser les différents
sentiments qui s'y mêlent.

6. Pourquoi Hippolyte est-il muet à la fin de la scène?

12
Son offense: l'offense qu 'il t'a faite.
13
Le: mon cœur.
14
M'envie: me refuse.
15
Donne: Phèdre tire de son fourreau l'épée d'Hippolyte.

21
Français-5GT - la tragédie classique - Hard enn e M. -24/25
1a tragédie française au XXème siècle

A X ème siècle, de nombreux auteurs vont réactualiser les mythes et s'inspirer à la fois du
th iâ re de !'Antiquité et de celui du XVllème. Jean Anouilh, Jean Giraudoux, Jean-Paul Sartre,
Al ei t Camus, Jean Cocteau, ... s'interrogent et font passer leurs réflexions philosophiques,
da 1~ ce XXème siècle ravagé par la guerre et les doctrines dangereuses pour la société, sur la
co~1d1tion humaine et la liberté. Il s'agit donc d'un théâtre engagé.

1, Qu'est-ce qu'un mythe?

Le ln ~the est une pure construction de l'esprit (ce n'est pas vrai), c'est un récit fabuleux qui
.._,;
me]: r scène des personnages extraordinaires, réels ou non à l'origine, mais toujours
déf )r és ou amplifiés par l'imagination populaire.

Il s ir~ souvent d'explication à ce qui, dans le monde, échappe à la compréhension. On le


ret1° Ive à l'origine des civilisations (L'homme veut expliquer par le mythe les choses
fon~I J entales: naissance du monde, création de l'homme, ... ).

Ce ~u.jidifférencie le mythe du conte ou de la légende, c'est qu'il tente d'expliquer une réalité
plu p ofonde du monde ou de l'homme et qu'il est considéré comme VRAI même s'il n'est
pas ·é. 1.

Le ntv~lhe n'est pas réel:

\_J

MAii llë mythe est vrai :

Françclis lt- 5GT - la tragédie classique - Hardenne M. -24/25 22


B) Antigone de Sophocle (495 av. JC - 406 av. JC)

L'arbre généalogique des Labdacides

Extrait: première scène d'Antigone - Sophocle (vers 442 av. JC)


\
Une place à Thèbes, devant le palais des Labdacides.

ANTIGONE
Chère Ismène, ma soeur, toi qui partages mon sort, de tous les maux qu'Oedipe nous a laissés en
héritage, m'en citeras-tu un seul dont Zeus veuille nous tenir quittes avant la fin de nos jours?
Jusqu'ici, en fait de chagrins, de malédictions, d'affronts, de mépris, je ne vois pas que rien nous
ait été épargné, à toi aussi bien qu'à moi. Et qu'est-ce que cet édit que le prince, dit-on, fait
publier? N'as-tu pas surpris quelque bruit? Ne sens-tu pas la haine, pas à pas, qui s'approche de
ceux qui nous sont chers?

ISMÈNE
Non, Antigone, au sujet de ce qui nous est cher, je n'ai point reçu de nouvelle qui ne réconforte
ou ajoute à ma peine, depuis le jour que nos deux frères ont péri l'un par l'autre. Cette nuit,
l'armée argienne s'est retirée .. . Je n'ai rien appris d'autre, et je ne m'en trouve ni plus ni moins
malheureuse.
\
ANTIGONE
J'en étais sûre, et je t'ai donné rendez-vous hors du palais pour te parler sans témoins.

ISMÈNE
Que se passe-t-il? Je vois bien que tu médites quelque chose.

ANTIGONE

La sépulture due à nos deux frères, Créon ne prétend-il pas l'accorder à l'un et en spolier l'autre?
On dit qu'il a enseveli Étéocle selon le rite, afin de lui assurer auprès des morts un accueil
honorable, et c'était son devoir; mais le malheureux Polynice, il défend par édit qu'on l'enterre
et qu'on le pleure: il faut l'abandonner sans larmes, sans tombe, pâture de choix pour les
oiseaux carnassiers ! Oui, telles seraient les décisions que Créon le juste nous signifie à toi et à
moi, oui, à moi ! Il viendra tout à l'heure les proclamer afin que nul n'en ignore! Il y attache la
plus grande importance et tout contrevenant est condamné à être lapidé par le peuple . Les

23
Franç ais - 5GT - la tra gé di e classique - Hardenne M. - 24/25
~~ s, e~ sont là, et bientôt tu devras montrer si tu es fidèle à ta race ou si ton coeur a
j [nere.

ISt ~NE
M 1is[j ma pauvre amie, si les choses en sont là, que je m'en mêle ou non, à quoi cela nous
av 117r ra-t-il?

Vob r
Af-.lT1 1pONE
tu veux prendre ta part de risques dans ce que je vais faire .

ISilEf E
Qu ~111 aventure veux-tu donc courir? Quel est ton projet?
AN n , ONE
Je e~llx, de mes mains, enlever le corps. M'y aideras-tu?

ISrvjE' 1
IE
Quii liltu songes à l'ensevelir? Mais c'est violer l'édit!
"--'
ANI1 d oNE
:o~ :.nt e est mon frère; il est aussi le tien, quand tu l'oublierais. On ne me verra pas le renier,

ISM~ ~ E
Mail,, folle! et la défense de Créon?

ANlJl~ PNE
CréJn. [n'a pas de droits sur mon bien.

ISMfj!
s, éfléchis, ma soeur. Notre père est mort réprouvé, déshonoré; lorsqu'il s'est lui-même
déc u trt criminel, il s'est arraché les yeux, et sa femme, qui était sa mère, s'est pendue. Et voici
nos Jei1x
1
frères qui se sont entre-tués, ne partageant entre eux que la mort, les infortunés !
De e~ rées seules, nous deux, à présent, ne prévois-tu pas l'affreuse fin qui nous guette si nous
\_/
enfr •iJnons la loi, si nous passons outre aux édits et à la puissance du maître? N'oublie pas que
nou S' !mmes femmes et que nous n'aurons jamais raison contre des hommes. Le roi est le roi : il
nou if · ut bien obéir à son ordre, et peut-être à de plus cruels encore. Que nos morts sous la
terr 11
e le pardonnent, mais je n'ai pas le choix; je m'inclinerai devant le pouvoir. C'est folie
d'en ri rendre plus qu'on ne peut.

ANTI ; 9 NE
Je n' i 'i as d'ordres à te donner. D'ailleurs, même si tu te ravisais, tu ne me seconderais pas de
bon o~! ur. Fais donc ce qu'il te plaira; j'ensevelirai Polynice. Pour une telle cause, la mort me
sera lq ce. Je reposerai auprès de mon frère chéri, pieusement criminelle. J'aurai plus
longt ~ ps à plaire à ceux de là-bas qu'aux gens d'ici. Là-bas, mon séjour n'aura point de fin .
Libre ' ~oi de mépriser ce qui a du prix au regard des dieux.

--' prise rien; mais désobéir aux lois de la cité, non: j'en suis incapable.

Franç is lf 5GT - la tragédie classique - Hardenne M. - 24/25 24


ANTIGONE
Invoque ce prétexte ... J'irai recouvrir de terre le corps de mon frère bien-aimé.

ISMÈNE
Malheureuse, que je tremble pour toi!

ANTIGONE
Ne te mets pas en peine de moi, assure ta vie.

ISMÈNE
Au moins n'avertis personne; cache bien ton projet : je le cacherai aussi.

ANTIGONE
Hélas ! parle, au contraire, annonce-le à tout le monde : je t'en voudrais bien plus de ton silence.

ISMÈNE
Ton coeur s'enflamme pour ce qui glace d'effroi. \

ANTIGONE
Je sais qu'ils sont contents de moi, ceux que d'abord je dois servir.

ISMÈNE
Si toutefois tu réussis; mais tu vises l'impossible.

ANTIGONE
Quand les forces me manqueront, je renoncerai.

ISMÈNE
C'est mal déjà que de tenter l'impossible.

ANTIGONE
Ne parle pas ainsi, ou je te haïrai, et le mort te haïra, quand tu reposeras près de lui; et ce sera
justice. Laisse-moi, laisse mon imprudence courir ce risque. Quoi qu'il me faille souffrir, je serai \
morte glorieusement.

ISMÈNE
Pars, puisque tu l'as résolu. C'est une folie, sache-le bien; mais tu sais aimer ceux que tu aimes.

Questions

-Qui sont les personnages? Quel est le sujet de leur discussion?

- Antigone est-elle déjà consciente de sa destinée?

- Quelles forces sont mises en évidence dès le prologue ?

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Français -5GT - la tragédie classique - Hardenne M. - 24/25
C.I E, trait : première scène d'Antigone - Jean Anouilh (1944)

Lels~ectateur de cette pièce de Anouilh comprend vite que ce n'est pas au niveau de l'intrigue ni

dell11structure de la pièce, qui sont plutôt similaires à celles de Sophocle, que se situent les
enlel x de cette réécriture.

- Pt!u~-on dire qu'il s'agit d'une scène d'exposition?

- Q~i~st-ce qui rend cette scène originale?


- Q ie est le rôle de ce prologue?

- P J quoi peut-on dire que l'on est dans la représentation d'une représentation avec cette
scèl1J
\_/ - Er1 q)l oi consiste cette relecture contemporaine du mythe? Quel en est l'intérêt?

Cid1~i:O n de Anouilh :

« L'Al1l'igone de Sophocle, lue et relue, et que je connaissais par cœur depuis toujours, a
été b choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je

l'ai lé[ crite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train
de v1Je »

\._/

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LE PROLOGUE

DÉCOR

Un décor neutre. Trois portes semblables. Au lever du rideau, tous les personnages sont
en scène. Ils bavardent, tricotent, jouent aux cartes. Le Prologue se détache
et s'avance.

LE PROLOGUE - Voilà. Ces personnages vont vous jouer l'histoire d'Antigone. Antigone,
c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant
elle. Elle pense. Elle pense qu'elle va être Antigone tout à l'heure, qu'elle va surgir
soudain de la maigre jeune fille noiraude et renfermée que personne ne prenait au
sérieux dans la famille et se dresser seule en face du monde, seule en face de Créon,
son oncle, qui est le roi. Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi,
elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. Elle s'appelle Antigone et il va falloir
qu'elle joue son rôle jusqu'au bout ... Et, depuis que ce rideau s'est levé, elle sent qu'elle
s'éloigne à une vitesse vertigineuse de sa sœur Ismène, qui bavarde et rit avec un jeune \
homme, de nous tous, qui sommes là bien tranquilles à la regarder, de nous qui n'avons
pas à mourir ce soir.

Le jeune homme avec qui parle la blonde, la belle, l'heureuse Ismène, c'est Hémon, le
fils de Créon. Il est le fiancé d'Antigone. Tout le portait vers Ismène : son goût de la
danse et des jeux, son goût du bonheur et de la réussite, sa sensualité aussi, car
Ismène est bien plus belle qu'Antigone; et puis un soir, un soir de bal où il n'avait dansé
qu'avec Ismène, un soir où Ismène avait été éblouissante dans sa nouvelle robe, il a été
trouver Antigone qui rêvait dans un coin, comme en ce moment, ses bras entourant ses
genoux, et il lui a demandé d'être sa femme. Personne n'a jamais compris pourquoi.
Antigone a levé sans étonnement ses yeux graves sur lui et elle lui a dit« oui» avec un
petit sourire triste ... L'orchestre attaquait une nouvelle danse, Ismène riait aux éclats,
là-bas, au milieu des autres garçons, et voilà, maintenant, lui, il allait être le mari
d'Antigone. Il ne savait pas qu'il ne devait jamais exister de mari d'Antigone sur cette
terre et que ce titre princier lui donnait seulement le droit de mourir. \

Cet homme robuste, aux cheveux blancs, qui médite là, près de son page, c'est Créon.
C'est le roi. Il a des rides, il est fatigué. Il joue au jeu difficile de conduire les hommes.
Avant, du temps d'Œdipe, quand il n'était que le premier personnage de la cour, il
aimait la musique, les belles reliures, les longues flâneries chez les petits antiquaires
de Thèbes. Mais Œdipe et ses fils sont morts. Il a laissé ses livres, ses objets, il a
retroussé ses manches, et il a pris leur place .

Quelquefois, le soir, il est fatigué, et il se demande s'il n'est pas vain de conduire les
hommes. Si cela n'est pas un office sordide qu'on doit laisser à d'autres, plus frustes ...
Et puis, au matin, des problèmes précis se posent, qu'il faut résoudre, et il se lève,
tranquille, comme un ouvrier au seuil de sa journée.

La vieille dame qui tricote, à côté de la nourrice qui a élevé les deux petites, c'est
Eurydice, la femme de Créon. Elle tricotera pendant toute la tragédie jusqu'à ce que son

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tol{ vienne de se lever et de mourir. Elle est bonne , dign e, aimante . Elle ne lui est
d' un secours. Créon est seul. Seul avec son petit page qui est trop petit et qui ne
p u' rien non plus pour lui.

~ rçon pâle, là-bas, au fond, qui rêve adossé au mur, solitaire, c'est le Messager.
C'tst lui qui viendra annoncer la mort d'Hémon tout à l'heure. C'est pour cela qu'il n'a
pa'3 i nvie de bavarder ni de se mêler aux autres. Il sait déjà ...

-~\ les trois


En ,n . hommes rougeauds qui. Jouent
. aux cartes, leurs chapeaux sur la nuque,
I
ce nt les gardes. Ce ne sont pas de mauvais bougres, ils ont des femmes , des
en a~ts, et des petits ennuis comme tout le monde, mais ils vous empoigneront les
ac U8és le plus tranquillement du monde tout à l'heure . Ils sentent l'ail, le cuir et le vin
I
ro g et ils sont dépourvus de toute imagination. Ce sont les auxiliaires toujours
inn sents et toujours satisfaits d'eux-mêmes , de la justice. Pour le moment, jusqu'à ce
qu' n nouveau chef de Thèbes dûment mandaté leur ordonne de l'arrêter à son tour, ce
1
so t Il s auxiliaires de la justice de Créon .
'-._/
Et ~\ntenant que vous les connaissez tous, ils vont p_ouvoir vous jouer leur histoire.
Ell or mmence au moment où les deux fils d'Œdipe, Etéocle et Polynice, qui devaient
1
rég 1e ~sur Thèbe~ un an chacun à tour de rôle, se sont battus et entre-tués sous les
mu s W, e la ville , Etéocle l'aîné, au terme de la première année de pouvoir, ayant refusé
de é:~er la place à son frère . Sept grands princes étrangers que Polynice avait gagnés à
sa ~se ont été défaits devant les sept portes de Thèbes. Maintenant la vill~ est
sau é~, les deux frères ennemis sont morts et Créon, le roi , a ordonné qu'à Etéocle, le
bon fri re , il serait fait d'imposantes funérailles, mais que Polynice, le vaurien , le révolté,
1
lev y)\ u, serait laissé sans pleurs et sans sépulture, la proie des corbeaux et des
1
cha a i5-..Quiconque osera lui rendre les devoirs funèbres sera impitoyablement puni
de 0111-
Pen a~t que le Prologue parlait, les personnages sont sortis un à un. Le Prologue
disp 11:aÎt aussi. L'éclairage s'est modifié sur la scène. C'est maintenant une aube grise
et liv d! dans une maison qui dort. Antigone entr'ouvre la porte et rentre de l'extérieur
'-._/
sur l 4i°inte de ses pieds nus, ses souliers à la main . Elle reste un instant immobile à
éco .er. La nourrice surgit.

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Fra nça it \ \5GT - la tragédie class ique - Hard enne M. - 24/2 5

1
GENRE TRANSPOSITION
CONTRAT DE À propos d'une oeuvre culturelle en partage, se donner du plaisir en
COM. transposant l'oeuvre et donner du plaisir à un tiers en lui communiquant son
intervention.
CRITÈRES SOUS-CRITÈRES INDICATEURS
Lisibilité Lisibilité de l'écriture, tracé des lettres, /2
/2 soin de la mise en page vis-à-vis du
genre.
Recevabilité Linguistique Correction de l'orthographe et du /3
/7 lexique.
Correction de la syntaxe et de la /4
ponctuation.
Intelligibilité Organisation des L'élève rédige un dialogue entre deux /2
contenus personnages (théâtre).
/7 Cohérence textuelle Segmentation des répliques adéquates . /1
· Connecteurs appropriés au rapport /2
logique.
~
Anaphores adéquates. /2
Pertinence Adéquation avec Respect des caractéristiques de
!'oeuvre culturelle l'oeuvre source :
source (cohérence • Histoire: le comportement et /4
/19 externe) les attitudes des personnages
choisis sont logiques. Ils
incarnent les caractéristiques
des personnages originaux.
• La transposition est conforme /3
aux règles de bienséance, de
vraisemblance et des trois
unités. /1
• L'ordre du récit est respecté . /1
• La tonalité est tragique .
Transposition : /2
• Absence d'anachronismes .
/4
• La langue est moderne, ainsi \
que le cadre spatio-temporel /1
choisi.
• Le texte est en prose .
Cohérence interne Absence de contradiction dans
l'intervention : le texte est une /3
adaptation cohérente au texte source
dans son contenu.

TOTAL /35


/20

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