- 39% de la dette extérieure contracté avec un taux d’intérêt moins de 2.5 % .
- 14% de la dette extérieure contracté avec un taux d’intérêt entre de 2.5 % et 3.5%
- Ainsi, 14% de la dette extérieure contracté avec un taux d’intérêt entre de 3.5 % et 4.5%
- 9% de la dette extérieure contracté avec un taux d’intérêt plus de 4.5 %
- le taux moyen pratiqué par les banques européennes pour se prêter de l'argent entre elle
représente 20%
Le taux Libor en dollar, représente le coût de financement, représente 4%
On constate que plus de la moitié (53% = 39% + 14%) de la dette extérieure du Maroc est
remboursée avec des taux d’intérêt faibles, compris entre 2.5% et 3.5%. Cela s'explique par
le fait que le Maroc adopte une bonne gestion de sa dette publique, en comparaison avec la
période qui précède les années 1989 où le pays contractait des dettes extérieures à un taux
d’intérêt entre 9% et 10%. Cette évolution montre une gestion prudente de la dette publique
et démontre sa soutenabilité.
Rappelons qu’une dette pour qu’elle soit soutenable, elle doit remplir la condition suivante
selon la loi de Fisher : le taux de croissance réel doit être supérieur au taux d’intérêt réel.
Dans ce cas, on va dégager un déficit primaire qui serait capable de soutenir la dette. Ce qui
est le cas pour le Maroc en 2023, où le taux de croissance réel marocain est supérieur au
taux d’intérêt réel, soit 3.7% > 2.6%.
En conclusion, on déduit que ce n’est pas l’endettement qui pénalise l’économie, mais la
capacité productive du pays qui pénalise la stabilité économique.
Courbe (A) : Cette courbe représente un scénario d'endettement explosif non remboursable, indiquant
une augmentation rapide et incontrôlable des dettes.
Courbe (B) : Dans ce scénario, l'endettement reste à un niveau soutenable où les paiements peuvent
être effectués sans créer de pression financière excessive.
Courbe (C) : représente la totalité des dettes qui sera remboursé à l'instant
Courbe (D) : Le double endettement, lorsque la dette semble se stabiliser, elle divise vers un nouvel
endettement.
En effet , Ce n’est pas l’endettement qui pose problème pour un État mais son sa soutenabilité.
Donc ;Quel le déficit primaire qui pourrait permettre soutenir la dette ?
Pour soutenir la dette et maintenir sa stabilité selon Fisher, deux conditions doivent être remplies :
La dette de l'année actuelle doit être égale à la dette de l'année précédente (bt = bt-1).
Le taux de croissance réel (g) doit être supérieur au taux d'intérêt réel (r).
Si cette condition n'est pas satisfaite ,un déficit primaire plus élevé serait nécessaire pour stabiliser la
dette, ce qui pourrait entraîner des difficultés de solvabilité, connues sous le nom d'effet boule de
neige.