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‘Qn mouile d'abord le lt sur lequel reposent les carreaux, et sil consiste dans une couche de sable, on ne se sert
que de sable humide, que fon met au fur et & mesure que Ion fait le carrelage. On met une couche de mortier
assez mouila, d'une épaisseur de 1 cm Y% environ. On étend sur une surface un peu plus grande que celle
quoceupe un carreau. Il faut bien tremper les carreaux avant de les placer. Un carreau seul, sui servira de quide,
est place avec le niveau. Un carreau de la ligne a—b est mis en place en se laissant guider du cote de 'aignement
paar la ficelle et de autre en se servant du niveau. Un carreau ordinaire est placé en se guidant pour la hauteur
et pour lalignement, d'un o6té sur la rangée précédente et de autre sur a ficell, Le morter est mis d fagon quil
soit un peu plus élevé au bord du carreau qu’au milieu. lest en effet mauvais qu'ly aitdes creux sous le carreau
une fois quil est placé, mais il est encore plus facheux que ces creux se trouvent au-dessous des joints ou dans
les angles. On met le carreau a la hauteur voulue, en tapant dessus avec un morceau de bois ou un manche de
marteau, 8 petits coups secs. Avec une main on tape sur le careau, tandis que de I'autre on appuie du cote
opposé et ainsi on emp&che un rebondissement de ce dernier. Autant que possible il faut éviter de taper trop prés
des coins.
2. Remplissage des joints.
Lorsqu'un carrelage est fini, o n'y touche plus pendant un ou deux jours. Si c’est au
moment des chaleurs, on l'arrose deux ou trois fois par jour. Le deuxieme ou
troisiéme jour (exceptionnellement le lendemain) on bouche les joints.
On appelle joints toutes les ouvertures qui se produisent malgré le serrage des
carreaux.
On bouche ces joints de la maniére suivante.
1° Quand le carrelage est sec, on l'arrose.
2° Dans un récipient quelconque, on délaie de la chaux hydraulique jusqu’a ce que
Yon ait une pate trés liquide, que l'on verse ensuite sur les carreaux. Avec un balai,
on la fait entrer dans les joints, jusqu’a ce que ces derniers n’en absorbent plus.
Pour remplir les joints d’un carrelage extérieur, d'une terrasse, d'un balcon, par
exemple, et si cela est possible, méme pour les carrelages a 'intérieur, on remplace
Ja chaux par du ciment.
3° Une fois les joints remplis, il faut immédiatement nettoyer le carrelage, pour que
le ciment ou la chaux n’aient pas le temps de pénétrer dans les carreaux. Pour cela,
on étend de la sciure de bois sur la partie du carrelage dont les joints sont bouches
et l'on frotte énergiquement, d'abord avec un balai ; ensuite avec les mains, jusqu’a
ce que les carreaux soient parfaitement nettoyés. A défaut de sciure, on peut se servir
de sable.
3. Ajustage des carreaux.
llest rare que les carreaux occupent exactement la longueur ou la largeur d'une piéce
carrelée. Ordinairement il reste une bordure plus ou moins large qui, dans une
chambre ou une salle, est généralement bouchée avec du mortier de ciment et lissé
sur la surface de ciment pur. Dans une chapelle cette bordure est quelque fois faite
avec des carreaux coupés en bandes. Mais, si elle présente un dessin spécial, on ne
peut la couper que trés peu. Alors on supprime plutét un carreau au milieu, et on
~20~bouche avec du ciment ou des carreaux ordinaires, sans dessin, louverture qui
pourra se présenter entre la bordure et le mur. II faut veiller, avant d’exécuter une
bordure faite en mortier, a ce qu'il n’ y ait plus de sciure ou de sable provenant du
nettoyage des carreaux.
4. Plinthe.
On appelle plinthe un petit socle de 10 4 20 cm, faisant intermédiaire entre le
carrelage et le mur.
La plinthe peut consister :
a) en un crépissage en ciment, faisant saillie sur le mur, épaisseur 1 cm environ
en carreaux spéciaux pour plinthe
b) en carreaux ordinaires plaqués contre le mur
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Pour la mise en place des plinthes, on trace d’abard au crayon leur alignement sur le carrelage. La distance de
ce trait au mur comprend Pépaisseur du carreau plus le mortier, qui a 1 om ¥ environ. On met alors une certaine
quantité de morler le carreau que 'on a eu soin de tremper dans eau auparavant. La murette, contre laquelle
est plaquée la plinthe, doit éire mouillée, ou, ce qui est mieux, revétue d'un crépissage trés mince. On met le
carreau en place en le tapant légérement avec un morceau de bois (manche douti) jusqu'a ce quil soit bien
aplomb et juste sure tracé au crayan. On le met facilement d'aplomb avec un carreau appliqué convenablement
entre le carrelage et la plinthe. Etant donne que le cartelage est de niveau et le carreau d'équerre, la plithe est
nécessairement d'aplomb, quand le carreau s ‘applique partout sans laisser de jours. La piinthe est toujours en
sail. On ajuste le crépissage en formant sur la plinthe un petit coin oblique.
Dans une chambre on ne fait pas toujours des plinthes proprement dites : on se contente de mettre sur une
hauteur de 15 825 cm une couche de peinture qui consiste ordinairement en chaux grasse mélangée a une petite
quantité de noir de fumée. Selon la quantité de noir de furnée ajoutée a la grasse, on obtient une couleur gris clair
ou gts fon
5. Coupage des carreaux.
Dans une couche de sable fin et un peu humide, d'une épaisseur de 4 a6 cm, bien
pilonnée et aplatie, on pratique une petite rainure de 2 cm de largeur environ et autant
de profondeur. Sur cette rainure, de fagon que la coupure désirée se trouve au milieu,
‘on place le carreau a couper. Sur ce dernier et juste au-dessus de la rainure, on met
un morceau de bois dur, et dont le coin, qui s'applique sur le carreau, est bien droit,
plutét concave qu’ovale. D'une main on tient le morceau de bois et de |'autre on lui
donne un coup de marteau sec, pas trop fort, et le carreau casse au-dessus de la
rainure, la oU le bois a porté.
Voici une autre fagon de couper un carreau en se servant d'un outil dur et trés pointu ;
on trace avec cet outil un trait au-dessus du carreau d'une profondeur de 1 4 2 mm,
selon la coupe désirée, puis on frappe légérement le dessous du carreau en face de
la rainure et il se sépare a l'endroit rayé.
‘Silne faut couper qu'une toute petite partie d’un carreau, on le pose sur un objet dur
et avec une martelette bien aiguisée, on coupe morceau par morceau.
NLS6. Revétements en carreaux de faience.
Les carreaux placés sur parcis verticales s'appellent revétements, On fait usage de faience de couleur blanche
pour le revtement des bassins, lavabas, au-dessus des fours dans une cuisine, pour des revéteents de la
hauteur d'appui dans une salle de bains ou de douches, pour des cabinets de toilette et pour le revétement des
salles dhdpitaux, etc. Les faiences de couleur et omées de dessins s'emploient surtout dans le style mauresque
(dans l'Afrique du Nord) pour toutes sortes de revétements, a la hauteur d'appui, terminant une bordure de
faienoe : également pour ceintures a lextérieur, dans un clocher par exemple, pour encadrement de fenétres
Dans les deux derniars cas, les faiences sont logées 24 3 om de la maconnetie.
Mise en place des falences : Les falences qui présentent un dessin doivent étre placées en faisant joint sur joint.
Quand les faiences n'ont pas exactement la méme dimension, on fait au commencement de petits joints allant
jusqu’a 1 mm douverture, et méme davantage si la dimension des carreaux varie beaucoup. Pour garder toujours
Je méme niveau, il faut d'abord que la premiere rangée y soit ; ensuite, il faut conserver le niveau dans les autres
rangées, tout en se servant de carreaux de dimension inégale. Pour cela, on applique les carreaux qui sont un
peu plus grands sur la rangée précédente, sans faire de joints, et on donne un joint plus ou moins grand aux
carreaux de dimension plus petite. Si un carreau, qui doit avoir un join, ne reste pas en place, parce que le morlier
11a pas suffisamment pris, on se sert de patits coins en bois.
Pour mettre les carreaux d' aplomb, on se sert ordinairement du plomb d'un niveau. L’alignement se fait la régle
pour le revétement des petites surfaces, et la ficelle pour celui des grandes surfaces.
Les falences blanches ou de couleur unie se placent ordinairement de fagon que les joints soient entrecroisés.
Cette demiére méthode facilite 1a mise en place des cameaux de différentes dimensions, parce qu’ainsi on
remarque moins que les joints verticaux ne sont pas exactement lun sur l'autre.
Pour les revétements, on emploie le mortier de ciment. Dosage : M.C. 1250 & 500 ; g&chage M. YL. a MP
{i faut veiller 4 ce que les carreaux soient bien mouillés avant de s'en servir.
Coupage des faiences : A \'aide d'un outil pointu (pointe d’acier), on fait un trait sur le careau & lendroit de la
oupure désirée, de fagon que le vernis soit rayé. On prend alors le carreau & deux mains, on appuie la surface
hon vernie, en face de la rainure pratiquée, contre un objet dur, et d'un coup sec le carreau est brisé en deux
morceaux. Si un carreau doit avoir une coupure courbe, on l'applique sur un objet dur et avec une martelette bien
aiguisée on coupe par petits morceaux et on termine sur une meule d’émeri. Pour cette demiére coupure, on
peut également se servir d'une tenaille avec laquelle on coupe morceau par morceau,
7. Les carreaux les plus couramment employés.
a) Carreaux en grés de cérame : dimensions ordinaires, épaisseur de 12 mm,
format carré de 14 « 14 cm.
Autres dimensions : epaisseur 8 4 12 mm, format carré de 10 » 10 om ou hexagonal.
Ces carreaux sont durs, inatérables, imperméables et inattaquables par les acids ; leur usure est presque
nulle.
b) Carreaux en terre cuite : épaisseur 15 4 30 mm. Dimension 20 * 20.
Ces carreaux ne sont pas tres durs et sont altérables, perméables, attaquables par
les acides et leur usure est appréciable. Les qualités sont nombreuses, depuis les
carreaux peu cuits jusqu’aux carreaux bien cuits. Les carreaux bien cuits sont
évidemment les plus résistants et les plus forts.
c) Carreaux en ciment comprimé :
Epaisseur 20 mm environ. Dimension 20 x 20.
Ce sont des carreaux que l'on obtient sans cuisson. C'est la compression d'un
mélange de sable et de ciment, auquel on ajoute quelque fois de la chaux
hydraulique. Ces carreaux sont actuellement le plus en usage. lls sont plus ou moins
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