Cours Legislation
Cours Legislation
KINSHASA/ KIMBANSEKE
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1. Définitions
Etude sommaire sur la notion du droit
Le droit et les travaux publics
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Le contrat de louage des services :
Définition
Période d’essai
Préavis
Congés légaux et spéciaux
Greve et arrêt du travail
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INTRODUCTION
1. Définitions des concepts
Il s’agit au fait de donner une lumière sur ce qu’on entend par la législation, et le droit.
a. La législation1
La législation désigne l’ensemble des lois d’un pays, ou l’ensemble de lois concernant
un domaine précis. Ainsi la législation de bâtiment doit être comprise comme
l’ensemble des règles régissant les domaines de construction, tant comme bien
immeuble que comme activité.
Cette compréhension rappelle la notion de droit en tant que discipline.
b. Le droit2
Le droit, qu'est-ce? Vous avez tous une certaine idée, plus ou moins vague,
de ce qu’est le droit. Pour le commun des mortels, sans doute, le droit est ce qui
ordonne, ce qui interdit. L’idée qu’ils ont du droit est essentiellement liée à la
contrainte, à la sanction.
Mais le droit est aussi beaucoup plus que cela. Le droit est partout. Le droit
régit la vie des hommes.
Il surgit dans tous les rapports humains. Il n’est pas étranger aux rapports d’affection
: le droit régit les rapports entre époux, y compris pour des questions aussi intimes
que la fidélité ou l’assistance pendant la maladie mais aussi les rapports entre les
parents et les enfants, détermine les règles de filiation, les rapports d’autorité, les
devoirs réciproques… Le droit régit naturellement les rapports économiques, les
rapports des individus avec l’Etat, les rapports des Etats entre eux. Partout, il y a du
droit….
Le droit est un phénomène vivant. Les règles naissent, vivent, meurent, évoluent dans
leur contenu, parce que la société et les hommes qui la composent, évoluent. Parce
que les rapports humains sont complexes, le droit est complexe.
Mais ce droit désigne plusieurs phénomènes, à plusieurs sens qu’il ne faut pas
confondre. Ces sens ne doivent pas être confondus mais mis en relation.
Le Droit recouvre donc plusieurs notions. Comme toute science, le droit a aussi son
langage. La science juridique emprunte parfois au langage usuel son vocabulaire mais
le sens en est parfois différent, plus large ou plus restreint. Les mots ont parfois aussi
1
, LIKEKE MBELA Emmanuel, Cours de la législation des constructions P1, 2013-2014
2
Etienne ILUNGA KABULULU, Introduction général à l’étude du droit, P5, janvier 2012
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deux sens. Il en est ainsi du mot "droit". Il y a le Droit, qu'on serait tenté d'écrire avec
une majuscule et les droits, avec une minuscule :
1. tantôt, on entend par droit, l'ensemble des règles juridiques, ce qu'on appelle "le
droit objectif" (LAW);
2. Tantôt, on entend par droit, telle ou telle prérogative dont une personne est titulaire,
dont elle est le sujet, on parle alors des "droits subjectifs"(RIGHTS).
Le droit recouvre, donc, deux ensembles différents qui diffèrent profondément, même
s'ils se situent en relation. En effet, l'objet du droit objectif est de délimiter les droits
subjectifs des personnes. Il reconnaît, en effet, des prérogatives aux individus. Ces
prérogatives sont des droits subjectifs dont les individus peuvent se prévaloir dans
leurs relations avec les autres.
Il ne faut pas perdre de vue que le droit a pour but d'organiser la vie en société, donc
de régir des personnes qu'on appelle sujets de droit. Dans ce second sens, le droit est
envisagé de façon plus concrète et particulière.
c. Le droit et les travaux publics
La notion du travail public relève du droit administratif des biens au sein duquel elle
occupe une place importante et présente une physionomie juridique particulièrement
originale.
Pour définir la notion de travail public, le critère organique est un élément important
mais insuffisant puisque les personnes publiques peuvent entreprendre indifféremment
des travaux publics ou des travaux privés, et inversement réaliser une opération de
travail public. Comme nous l’avions dit ci-haut c’est un de pans du droit administratif
les plus anciens. Le droit administratif s’est construit par strates, par domaines
successifs : le premier pan à avoir été élaboré est celui des travaux publics.
Dès les anciens régimes, les rois et l’Etat se sont lancés dans des grandes opérations
de construction et de travaux publics, lesquelles généraient des litiges avec les
entrepreneurs, avec les usagers, etc… Aujourd’hui, on s’aperçoit que la plupart des
grandes règles du droit administratif ont leur origine dans ce pan du droit administratif.
La qualification de travail public ou d’ouvrage public est décisive car seuls les travaux
publics et ouvrages publics sont soumis aux règles du droit public et à la compétence
du juge administratif ; inversement, les travaux privés entrepris par des personnes
publiques sont soumis aux règles du droit privé et relèvent du juge judiciaire.3
3
[Link] de [Link] : la notion de travaux publics, octobre 2016
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Elle peut être définie comme étant un travail immobilier exécuté en vue d’un but
d’intérêt général et effectué soit pour le compte d’une personne publique, ou au
bénéfice d’une personne privée pour la réalisation d’une mission de service public.
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2.1. Introduction
Dans un projet de bâtiment ou de travaux publics, la construction est le fait
d'assembler des éléments, des matériaux. Cette activité nécessite le concours de
nombreux acteurs spécialisés.
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La maîtrise d'ouvrage est l'entité porteuse du besoin, définissant l'objectif du projet,
son calendrier et le budget consacré à ce projet.
Le maître d'ouvrage est celui qui commande le produit. Son rôle essentiel est de fixer
formellement les objectifs du produit à réaliser en matière de « coût délai
performance » :
le maître de l'ouvrage est celui qui exprime et formalise le besoin à satisfaire et les
caractéristiques du produit qui lui permettront de satisfaire à son emploi futur ;
sur le plan budgétaire, il est celui qui paie l'ouvrage à construire (par exemple la
Direction de l'enseignement commande la construction d'une nouvelle école). À ce
titre, il est juge final des arbitrages envisageables entre coûts et performances ;
sur le plan calendaire, il est celui qui juge de l'opportunité du projet par rapport à
son calendrier propre, lance sa réalisation, et le clôt en prononçant la réception.
Il appartient à la maîtrise d'ouvrage :
2.2.1. Définition4
Le maître d’œuvre est l’entité retenue par le maître d’ouvrage pour réaliser l’ouvrage,
dans les conditions de délais, de qualité et de coût fixés par ce dernier, conformément
à un contrat établi entre eux. Le maître d’œuvre est responsable des choix techniques
inhérents à la réalisation de l’ouvrage, conformément au programme du maître
d’ouvrage. (Programme = besoins exprimés)
4
Groupe technique immobilier FNOGEC – Fiche pratique Octobre 2012
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2.2.2. Rôle
Le rôle du maître d’œuvre est :
De concevoir le projet à partir du programme défini par le maître d’ouvrage ;
2.2.3. Missions
2.2.4. Responsabilités
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réglementaires et veiller au respect du programme défini par le maître
d’ouvrage. Après validation de son projet par le maître d’ouvrage, le
maître d’œuvre :
2.3. Entrepreneur5
C’est une personne morale ou physique désignée après appel d’offre public pour
procéder à l’exécution des travaux en assemblant sur chantier les matériaux
nécessaires et la main d’œuvre.
Il est appelé entrepreneur général quand il assume l’exécution de l’ensemble des
travaux. Cependant, il peut céder une partie de l’ouvrage aux entrepreneurs
spécialisés appelés alors entrepreneurs sous-traitants.
Il y a lieu de noter que l’entrepreneur n’est pas l’employé du MO. Il exerce un métier
indépendant tout en travaillant pour le compte d’autrui. Il vend son ouvrage contre un
prix convenu d’avance. C’est un commerçant (du point de vue juridique), inscrit au
registre de commerce et soumis aux obligations des commerçants prescrites par le
code de commerce et de travail.
Il est également soumis au même titre que l’architecte, aux responsabilités décennale
et biennale. Vis-à-vis du client, tout retard à la livraison lui est imputé.
3. Les contrats
5
CT TSHIBANGU TAMBUE, notes de cours pratique professionnelle l1 / architecture P, 6 Novembre 2015
6
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Le contrat de vente : le vendeur s’engage à livrer la chose promise tandis que
l’acheteur s’oblige à payer le prix convenu.
Le contrat de bail : le bailleur s’engage à assurer la jouissance paisible de la
chose louée, tandis que le locataire s’oblige à payer un loyer.
Exemples
Le contrat de prêt : l’obligation principale consiste pour l’emprunter à restituer
les fonds ou la chose.
a. Le consentement
Le consentement c'est l'accord donné par chacune des parties. Le contrat se forme
grâce à l'échange des volontés : il faut qu'il y ait la rencontre d'une offre et d'une
acceptation. Concernant l'offre : elle est tacite (objets exposés en vitrines) ou
expresse (annoncée clairement). Concernant l'acceptation : elle est expresse, sauf
si une acceptation tacite est prévue (exemple la reconduction tacite d'un contrat), dans
ce cas le silence vaut acceptation. Le contrat se forme dès la rencontre des
volontés (même si l'écrit n'est pas encore signé).
7
CUEEP USTL - DAEU / Droit civil l les contrats
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b. Sa capacité de contracter ;
Toute personne peut contracter, si elle n'en est pas déclarée incapable par la loi.
La capacité est la règle générale et l'incapacité l'exception. Pour que le contrat soit
valablement formé, il faut donc que chacune des parties s'assure de la capacité de
l'autre.
A-t-il la capacité de conclure le contrat envisagé (capacité de jouissance) ?
A-t-il la capacité de le conclure seul (capacité d'exercice) ?
c. Un objet
L'objet du contrat est la chose sur laquelle porte le contrat. Ce n'est pas forcément
une chose matérielle, c'est la prestation due (qu'on s'est obligé à donner, à faire ou
à ne pas faire). Pour que le contrat soit valable, l'objet doit :
1. Exister
Le contrat n'est plus valable si la chose sur laquelle il porte a cessé d'exister au
moment de la signature du contrat.
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D'autres choses sont impossibles matériellement.
Exemple : L'immortalité, un voyage sous le soleil…
d. La cause
La cause doit exister, être licite et morale, La cause, c'est le mobile, la raison pour
laquelle les parties se sont engagées. Généralement chaque cocontractant à une cause
différente de l'autre. Il ne faut pas confondre la cause et l'objet :
OBJET : Ce à quoi on s’engage ;
CAUSE : Ce pourquoi on s’engage ;
Exemple :
Contrat : Une vente de voiture entre particuliers ;
Objet : Cession de voiture ;
Causes : Le vendeur de la voiture s'engage, pour en transférer la propriété (pour ne
plus en être responsable), pour pouvoir financer ses vacances. L'acheteur n'a pas le
même mobile d'action, il a besoin d'un moyen de locomotion ;
e. Que se passe-t-il si les conditions de validité ne sont pas respectées ?
Un contrat qui ne réunit pas les conditions de validité est frappé de nullité. La nullité
du contrat a pour effet :
L'anéantissement du contrat qui est censé n'avoir jamais existé (rétroactivité
de la nullité).
Pour les contrats à exécution successive (contrat de travail, bail, …), il ne peut
y avoir de rétroactivité, dans ces cas le contrat est seulement nul pour l'avenir
: il y a résiliation.
Cette nullité peut être relative ou absolue.
a. Définition
C’est le contrat par lequel une des parties (l'entrepreneur) s'oblige à exécuter un
ouvrage, moyennant un prix que l'autre partie (le maître) s'engage à lui payer ». En
d’autres termes, l’entrepreneur s’oblige à exécuter un ouvrage conformément à la
volonté du maître de l’ouvrage.
b. Caractéristiques
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Le contrat d’entreprise se caractérise par la prestation que promet l’entrepreneur. En
effet, ce dernier, en s’engageant à réaliser un ouvrage, promet au maître de l’ouvrage
un résultat. Ce résultat se présente sous la forme d’un ouvrage matériel.
C’est en cela que le contrat d’entreprise se distingue du contrat de mandat, dans lequel
aucun résultat n’est attendu (le mandataire promet uniquement d’exercer sa diligence
en vue d’un résultat). Le contrat de vente diffère aussi du contrat d’entreprise. En
matière de vente, il y a simplement un accord de volonté concordant entre les parties
relatives à la livraison d’une chose mobilière ou immobilière. Dans le contrat
d’entreprise, en plus de la livraison, l’entrepreneur crée l’ouvrage.
c. Le contrat de sous-traitance
Afin d’être exhaustif, il convient de mentionner le contrat de sous-traitance qui est un
contrat d’entreprise particulier. En effet, il s’agit du contrat par lequel une partie (le
sous-traitant) s’engage à l’égard d’une autre partie (l’entrepreneur principal) à
effectuer tout ou partie de la prestation que celle-ci s’est engagée à réaliser pour un
maître de l’ouvrage (le maître principal). Ainsi, il convient de distinguer certaines
relations :
La relation liant l’entrepreneur principal et le sous-traitant est un contrat d’entreprise
indépendant du contrat d’entreprise principal.
La relation liant l’entrepreneur principal et le maître principal est un contrat
d’entreprise. Ce contrat peut exclure le recours à des sous-traitants expressément.
La relation entre le maître principal et le sous-traitant n’est pas réglée dans un contrat.
Le sous-traitant est l’auxiliaire de l’entrepreneur principal. Ce qui engendre la
responsabilité de l’entrepreneur principal pour les actes du sous-traitant à l’égard du
maître principal
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La conclusion du contrat d’entreprise obéit au principe général ci-après :
Les parties ont, réciproquement et d'une manière concordante, manifesté leur volonté.
Les éléments objectivement essentiels que les parties devront impérativement régler
sont :
L’ouvrage (qui doit être déterminé ou au moins déterminable) et le principe d’une
rémunération. Si le prix n'a pas été fixé d'avance, ou s'il ne l'a été
qu'approximativement, il doit être déterminé d'après la valeur du travail et les
dépenses de l'entrepreneur. La loi n’exige aucune forme particulière pour le contrat
d’entreprise.
Il est toutefois possible pour les parties de recourir à une forme conventionnelle : les
parties qui ont convenu de donner une forme spéciale à un contrat pour lequel la loi
n'en exige point, sont réputées n'avoir entendu se lier que dès l'accomplissement de
cette forme... Il convient de rappeler le principe général selon lequel « le silence ne
vaut pas acceptation »
3.3.2. Les obligations de l’entrepreneur
a. L’obligation d’exécuter l’ouvrage
L’entrepreneur a l’obligation d’exécuter l’ouvrage convenu, il est tenu d'exécuter
l'ouvrage en personne ou de le faire exécuter sous sa direction personnelle, à moins
que, d'après la nature de l'ouvrage, ses aptitudes ne soient sans importance (question
de la sous-traitance).
Concernant les instruments nécessaires à la réalisation de l’ouvrage, sauf usage ou
convention contraire, l'entrepreneur est tenu de se procurer à ses frais les moyens,
engins et outils qu'exige l'exécution de l'ouvrage. En revanche, la fourniture de la
matière doit être faite par le maître de l’ouvrage en vertu de l’art.
L’entrepreneur devra user de cette matière avec soin et rendre compte de son emploi
ainsi que restituer le reste.
b. L’obligation de livrer l’ouvrage
Le maître doit recevoir l’ouvrage (il s’agit de la livraison). . C’est en effet à ce moment-
là que le maître devient propriétaire de la chose (s’il ne l’était pas encore) : Le délai
de livraison prévoyant quand et comment l’ouvrage doit être livré doit être respecté
par l’entrepreneur.
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Donner des conseils au maître de l’ouvrage dans la mesure nécessaire,
Refuser d’exécuter des travaux qu’il n’est pas en mesure d’exécuter,
Donner son avis si des circonstances importantes pour le maître l’exigent (par
ex. le maître donne des instructions totalement inadéquates et l’entrepreneur,
en raison de son professionnalisme, le décèle)
L’entrepreneur répond de ses propres actes ainsi que de ceux de ses auxiliaires
auxquels il délègue le travail.
b. La limitation de la responsabilité
La loi prévoit un régime spécifique ayant trait aux droits du maître de l’ouvrage lors de
l’exécution du contrat d’entreprise. S’il apparaît au cours de l’exécution de l’ouvrage
que l’entrepreneur ne sera pas en mesure de tenir ses engagements, le maître de
l’ouvrage dispose de droits spéciaux.
En cas du retard dans l’exécution. En effet, si l’entrepreneur ne commence pas
l’ouvrage à temps, s’il en diffère l’exécution contrairement aux clauses de la
convention, ou si, sans la faute du maître, le retard est tel que, selon toute prévision,
l’entrepreneur ne puisse plus l’achever pour l’époque fixée, le maître a le droit de se
départir du contrat sans attendre le terme prévu pour la livraison. En d’autres termes,
on admet que le maître de l’ouvrage peut exercer les droits relatifs à l’inexécution des
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obligations de manière anticipée à la condition de mettre l’entrepreneur en demeure
qualifiée soit de lui fixer un ultime délai de grâce.
En cas de défaut de l’ouvrage. Lorsqu’il est possible de prévoir avec certitude que
l’ouvrage sera défectueux ou exécuté de manière contraire à la convention, et cela par
la faute de l’entrepreneur, le maître de l’ouvrage pourra fixer ou faire fixer par le juge
un délai convenable à l’entrepreneur pour éviter les défauts en l’avisant que s’il ne
s’exécute pas dans le délai fixé, la continuation des travaux ou leur réparation sera
confiée à un tiers aux frais et risques de l’entrepreneur.
4. LES MARCHES
a. Le marché public
C’est celui ou le maitre d’ouvrage est l’Etat ou une instance publique. En toute structure
émargeant au budget de l’Etat dont l’existence et le conditionnement dépendent de
l’effort du contribuable.
Le marché public est soumis à une règlementation appelée : cahier général des
charges.
b. Le marché privé
C’est celui ou le maitre d’ouvrage est une personne autre que l’Etat ou l’instance
publique. Il n’est pas nécessairement soumis à un cahier général des charges. Toutes
fois les parties contractantes se réfèrent à ce dernier, car le marché privé n’est pas
encore règlementé dans notre pays. Cette référence au cahier général des charges
doit être acceptée par le maitre d’ouvrage.
c. Quelques définitions :
Attributaire du marché : soumissionnaire dont l'offre a été retenue avant la
Notification de l’approbation du marché ;
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Candidat : personne physique ou morale qui manifeste un intérêt à participer ou qui
est retenue par une autorité contractante pour participer à une procédure de passation
de marché public ;
Ouvrage : résultat d’un ensemble de travaux de génie civil pouvant consister en des
opérations de construction, reconstruction, démolition, réparation ou rénovation ;
Projet : toute initiative visant la satisfaction d’un besoin au niveau du maître d’ouvrage
et pouvant nécessiter l’engagement des fonds publics en vue d’acquérir des
fournitures, de faire exécuter des travaux ou de faire réaliser toute autre prestation ;
Soumission : acte d’engagement écrit au terme duquel un soumissionnaire fait
connaître ses conditions et s'engage à respecter le cahier des charges
Applicables ;
8
Loi relative aux marchés publics, RDC, 2010, Pg 1
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restreinte quand la concurrence est limitée aux seules entreprises présentant les
garanties sur les plans
Humain (personnel, effectif, qualité) ;
Technique (valeur professionnelle et spécialisation des cadres et des
exécutants) ;
Matériel (possibilités en moyens mécaniques et en outillage) ;
Financier (solvabilité, aisance de trésorerie) ;
Que l’adjudication soit ouverte ou restreinte, l’examen des soumissions est fait en
séance publique. Dès lors, il y a obligation d’attribuer le marché au candidat
soumissionnaire, le mieux-disant (sous réserve de ne pas dépasser les conditions
limites de prix qui ont pu être fixées à l’avance).
N.B : dans ce type de marchés la loi oblige à faire appel à tous les entrepreneurs
capables car les fonds dont dispose l’Etat sont une contribution de tous les citoyens.
Le conseil national des adjudications qui est un service du ministère des finances
procède à la sélection et au choix de l’adjudicateur selon les procédures légales.
Dans l’appel d’offre restreint, la concurrence est limitée, comme dans l’adjudication
restreinte, aux entreprises présentant les garanties suffisantes sur les divers plans
humain, technique, matériel et financier.
La publicité n’existe plus : les entrepreneurs sont invités par lettre individuelle, à fournir
leurs offres. Dans les deux cas, l’examen des soumissions n’est plus fait en séance
publique et le client n’est plus astreint à choisir l’entrepreneur le mieux disant.
c. Gré à gré ou par entente directe
Le marché de gré à gré est librement négocié entre le client et l’entrepreneur qu’il a
choisi. C’est une procédure couramment employée par la clientèle particulière.
Dans le cas des marchés passés au nom de l’Etat dans notre pays, la loi sur la
régulation des marchés publics dans son article 41, définit un marché dit de gré à gré
lorsqu’il est passé sans appel d’offre après autorisation de la Direction Générale de
Contrôle des marchés publics.
La demande d’autorisation de recours à cette procédure décrit les motifs la justifiant.
La loi prévoit deux grandes exceptions de recours au marché de gré à gré :
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a) Celle où l’autorité contractante ne dispose d’aucune liberté de choix
d’entrepreneur parce que celui-ci est titulaire d’un brevet d’invention, licence ou encore
pour raison technique ou artistique.
Les marchés publics sont passés par appel d’offres dont les variantes sont clairement
définies. Ils peuvent exceptionnellement être attribués par la procédure de gré à gré
dans les cas limitativement énumérés.
Le contrôle des marchés publics est assuré par les établissements publics chargés du
contrôle et de la régulation et par tout autre organe administratif compétent.
Des sanctions spécifiques sont prévues pour réprimer les infractions et autres
manquements.
9
[Link]
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Ce marché se caractérise comme nous l’avions signalé tout haut par une invariabilité
du prix convenu, l’entrepreneur devant supporter les erreurs et lacunes des documents
sur lesquels son offre a été établie. Les seuls suppléments possibles sont ceux liés à
une éventuelle révision des prix en fonction d’une formule définie d’un commun accord
ou des modifications de travaux demandées par le maitre d’ouvrage et acceptées par
l’entrepreneur.
2. Le marché à forfait relatif ou à prix global
C’est le marché dans lequel le prix est fixé globalement pour toute l’entreprise, comme
dans le marché à forfait absolu, mais avec la prévision d’un décompte de travaux en
plus ou en moins en cas de modification ou de changement ordonné par le maitre
d’ouvrage. Le maitre se réserve de prescrire unilatéralement en cours d’ouvrages des
changements ou modifications ; le prix de ceux-ci est calculé suivant un bordereau de
prix unitaires, eux-mêmes forfaitaires, joint au contrat.
N.B : Pour ces deux types de marchés, il est recommandé de faire acter par écrit,
préalablement, l’accord des parties sur les modifications et leur impact sur le prix.
En matière de rénovation, les maitres de l’ouvrage n’ont malheureusement pas le choix
de recourir au marché à forfait absolu puisque les quantités exactes à mettre en œuvre
ne peuvent être déterminés à l’avance, ni les impondérables liés à la survenance de
problèmes techniques cachés anticipés ; seul le marché à forfait relatif pourra donc
s’appliquer, même s’il en a été prévu autrement dans le contrat d’entreprise.
3. Le marché à bordereau de prix
Est celui dans lequel seuls les prix unitaires ou les prix de la série, sont forfaitaires, les
quantités à exécuter étant indéterminées et faisant l’objet d’un mesurage après
exécution.
4. Le contrat américain ou livres ouverts (« cost plus fee »)
est le marché dans lequel le maitre de l’ouvrage paye à l’entrepreneur la main-d’œuvre
et les matériaux au prix de revient plus un pourcentage déterminé sur les montants
effectivement décaissés pour les matériaux et la main d’œuvre, représentant les frais
généraux et le bénéfice de l’entrepreneur. On le dénomme également marché à livres
ouverts et marchés à remboursement.
5. Le marché en régie
Est celui, d’usage pour des travaux modestes ou pour des travaux accessoires pour
lesquels aucun prix n’a pu être déterminé à l’avance, dans lequel le prix est fixé après
exécution par référence à des barèmes de prix comprenant à la fois prix de revient et
bénéfice normal, publiés par les associations professionnelles ou arrêtés par la
convention
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N.B : Dans les deux derniers types de marché, le prix des travaux n’est pas fixé lors
de la signature de la convention et il vaudra mieux les éviter, sous peine d’être dans
l’impossibilité de prévoir le cout final des travaux et donc de gérer le budget. Les deux
contrats d’entreprise les plus fréquents sont ceux citez avant.
4.3. Types de marchés publics
Les marchés de services ont pour objet la réalisation des prestations qui ne peuvent
être qualifiées ni de travaux, ni de fourniture. Ils recouvrent notamment :
1. les marchés de services courants qui ont pour objet l’acquisition par le maître
d’ouvrage des services pouvant être fournis sans spécifications techniques exigées par
le maître d’ouvrage ;
Les marchés de prestations intellectuelles ont pour objet des prestations à caractère
principalement intellectuel. Ils incluent notamment les contrats de maîtrise d'ouvrage
déléguée, les contrats de conduite d'opération, les contrats de maîtrise d'œuvre et les
services d'assistance technique ainsi que les marchés de prestation, d’études et de
maîtrise d’œuvre qui comportent, le cas échéant, des obligations spécifiques liées à la
notion de propriété intellectuelle.
N.B : Un marché relevant de l'une des quatre catégories mentionnées ci-dessus peut
Comporter, à titre accessoire, des éléments relevant d'une ou plusieurs autres
Catégories. Lorsqu'un marché a pour objet à la fois des services et des fournitures, il
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est un marché de services si la valeur de ceux-ci dépasse celle des produits à fournir,
et inversement.
En cas d’égalité de valeurs, le marché est réputé marché de fournitures.
a. Définition
La rédaction des marchés est l’opération qui consiste à préparer et à constituer les
dossiers qui aboutissent à l’appel d’offre ou l’Adjudication.
Ce sont les documents graphiques qui renseignent sur tous les détails techniques
relatifs au projet. Différentes échelles de dessin permettent de préciser chaque détail.
a. La partie administrative :
Qui donne d’une part l’ampleur de l’ouvrage et d’autre part, définit les relations
entre le maitre de l’ouvrage, l’architecte et l’entrepreneur.
N.B : le cahier spécial des charges est le document établi par l’architecte qui définit ce
qui suit :
10
Christophe TSIMANGA, cours de techniques professionnels A3 , Pg 7,
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L’objet du marché ;
Le bâtiment à réaliser ;
Le mode de passation du marché.
Il prescrit en outre :
o Les conditions juridiques du marché, et cela en premier lieu ;
o Les conditions à observer, tel que le délai des travaux (ceci est très important,
car un délai très court diminue les risques de variation des prix, lesquelles ces
variations augmentent dans les temps, surtout quand la monnaie n’est pas
stable).
o
o L’architecte peut mention au cahier spécial des charges que le délai est
concurrentiel, dans ce cas il fera partie des critères de sélection des entreprises.
o Les modalités de paiement (mode de règlement des travaux effectués par
l’entrepreneur).
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La soumission ne contient ni rature, ni surcharge qui ne soient approuvée ou
paraphées : elle est signée par le soumissionnaire ou son mandataire. La soumission
doit être établie dans une langue employée par le cahier spécial des charges ou dont
l’emploi est autorisé par celui-ci.
La soumission doit indiquer les noms, prénoms, qualités ou profession, nationalité,
domicile et résidence du soumissionnaire.
a. Définition
Un « cahier des charges » est un document contractuel décrivant ce qui est attendu
du maître d'œuvre par le maître d'ouvrage. Il s'agit donc d'un document décrivant de
la façon la plus précise possible, avec un vocabulaire simple, les besoins auxquels le
maître d'œuvre doit répondre.
Dans la mesure où seul le maître d'œuvre est réellement compétent pour proposer
une solution technique appropriée, le cahier des charges doit préférentiellement faire
apparaître le besoin de manière fonctionnelle, indépendamment de toute solution
technique, sauf à préciser l'environnement technique dans lequel la solution demandée
doit s'insérer.
Il s'agit ainsi d'un document permettant d'une part de garantir au maître d'ouvrage
que les livrables seront conformes à ce qui est écrit, d'autre part d'éviter que le maître
d'ouvrage modifie son souhait au fur et à mesure du projet et demande au maître
d'œuvre des nouvelles fonctionnalités non prévues initialement.
Un cahier des charges doit également contenir tous les éléments permettant au maître
d'œuvre de juger de la taille du projet et de sa complexité afin d'être en mesure de
proposer une offre la plus adaptée possible en termes de coût, de délai, de ressources
humaines et d'assurance qualité.
11
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cahier des charges permet de cadrer la ou les missions des acteurs impliqués, et
notamment celles du directeur de projet (côté maîtrise d’ouvrage) et/ou du chef de
projet (côté maîtrise d’œuvre).
a. Cautionnement en espèces
Il s’agit de la garantie de bonne exécution de l’ouvrage que l’on exige à l’entrepreneur
au début des travaux. Avant de commencer les travaux, il est exigé à l’entrepreneur
de mettre une certaine somme dans un compte bloqué, cette somme reste jusqu’à la
fin des travaux.
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L’entrepreneur récupère cette somme si les travaux sont terminés normalement (sans
malfaçons).
Si l’entrepreneur ne veut pas réparer les malfaçons ou s’il tombe en faillite, le maitre
d’ouvrage utilisera la caution. Le cautionnement en espèce n’est pas productif d’intérêt.
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Chapitre II : Matières spéciales du droit administratif
2.1. Définition
On peut définir le droit administratif comme l'ensemble des règles juridiques
relatives à l'organisation et au fonctionnement de l'administration publique.
L'administration publique c'est l'ensemble des organes chargés d'assurer les missions
d'intérêt général qui incombent aux personnes publiques.
1. Le domaine public
le domaine public est l'ensemble des biens (immeubles ou meubles) appartenant à
l'État, à des collectivités locales et à des établissements publics ou à d'autres
personnes publiques, et affectés à une utilité publique.
Cette utilité publique peut résulter d'une affectation à l'usage direct du public (comme
les routes ou les jardins publics) ou à un service public, pourvu qu'en ce cas, le bien
fasse l'objet d'un aménagement indispensable à l'exécution des missions de ce service
public (comme une université ou un tribunal). Avant 2006,en France par exemple la
jurisprudence retenait le critère de l'aménagement spécial, et, à ce titre, le bien ayant
fait l'objet de la qualification de bien du domaine public avant cette date n'ont pas vu
perdre cette qualité, le Conseil d'état ayant jugé que le critère de l'aménagement
indispensable n'était pas rétroactif .
a. Introduction
Toute personne physique ou morale désireuse d’entreprendre une promotion
immobilière, une innovation urbaine, une construction ou un ouvrage de toute nature,
en matériaux durables et semi-durables sur toute l’étendue du territoire de la
République Démocratique du Congo, est tenue d’obtenir au préalable un Permis de
Construire auprès de l’Administration de l’Urbanisme et habitat compétente selon la
procédure établie dans le présent Arrêté, et conformément aux prescriptions du site
d’œuvre pour lequel la permission des travaux est sollicitée12.
b. Permis de construire
Le Permis de Construire est également exigé pour les constructions spécialisées en
hauteur, tels les silos, les tours de guet, les phares ou autres, les châteaux d’eau, les
pylônes en béton, métallique ou à usages divers, les butées sur lesquelles sont
surélevés des ouvrages. Les clôtures, les modifications extérieures à apporter aux
constructions existantes, les reprises de gros œuvres, les surélévations ainsi que les
12
Journal officiel - Numéro spécial – 25 avril 2017
Page 27 sur 57
travaux entraînant une modification importante de fonctionnement et composition d’un
édifice, à au moins le tiers (1/3) de son volume antérieur, doivent faire l’objet d’une
demande de permis de Construire.
A l’exception des constructions revêtant un caractère secret défense, l’obligation de
solliciter un Permis de Construire s’impose à l’Administration publique, à l’Armée, à la
Police Nationale, aux services de Sécurité, aux Services Publics concessionnaires de
l’État, aux établissements publics, aux provinces, aux villes, aux municipales, aux
agglomérations, aux cités, à tout autre Centre Urbain, aux édifices diplomatiques,
consulaires et aux tiers, sans que cette énumération ne soit exhaustive.
En République Démocratique du Congo, le permis de construire est délivré au nom de
l’État par :
c. Dépôt du dossier
Le dossier de demande du Permis de Construire est déposé en trois exemplaires, par
le concessionnaire du terrain et/ou propriétaire du bâtiment ou encore son mandataire
dûment désigné :
o Dans les Provinces, auprès du Chef de Division provinciale de l’Urbanisme par
le canal du Chef de Bureau de l’Urbanisme de la Commune ou territoire om
s’effectueront les travaux, avec ses avis et considérations ;
o Dans la Ville de Kinshasa, (1) directement à la Direction de l’Urbanisme pour
tous les travaux énumérés au point a de l’article 4 ci-dessus.
o Dans la Ville de Kinshasa, (2) auprès du Chef de Division Urbaine de
l’Urbanisme, pour tous les travaux de la compétence du Gouverneur de la Ville
telle que reprise au point b de l’article 4 du présent arrêté.
La Commission affiche à ses valves, et publie éventuellement sur son site w, un extrait
du procès-verbal des délibérations endéans huit (8) jours du dépôt du dossier. Le
dossier jugé non conforme est retourné au requérant avec un avis motivé.
Tout projet de construction supérieur à 150 m2 ou à 2 étages doit être obligatoirement
élaboré et signé par un Architecte immatriculé au registre des Architectes. Les plans
devront mentionner les noms et adresse exacte du requérant et seront signés par lui
ou par sons délégué. Tous les autres projets inférieurs à 150 m2 peuvent être élaborés
et signés par les dessinateurs ou ingénieurs BTP. La présence dans les pièces au
dossier d’un certificat d’enregistrement ou d’un contrat de location et d’un extrait du
plan cadastral dûment signés par le Conservateur des Titres Immobiliers et par le Chef
de Division du Cadastre compétent, peut servir d’office d’avis favorable de ses deux
services membres de la Commission Technique d’Analyse.
Tout constructeur (Architecte, Ingénieur, Entrepreneur, Bureau d’études, Entreprise
ou Société de construction) est tenu de souscrire une police d’assurance obligatoire
garantissant le maître de l’ouvrage contre les dommages qui affecteraient en tout ou
en partie l’ouvrage en cours de construction et ce, jusqu’à sa réception définitive par
Page 29 sur 57
le maître de l’ouvrage, conformément à la Loi n° 74-007 du 10 juillet 1974 portant
assurance obligatoire de la responsabilité des constructeurs.
Il est tenu également à souscrire une police d’assurance couvrant sa responsabilité
civile telle que réglementée par les articles 258 à 260 du livre III du code civil, pour
toute la durée des travaux jusqu’à leur réception définitive par le maître de l’ouvrage
ou son mandataire. Cette responsabilité peut être individuelle et/ou collective.
d. Contenue du dossier de demande
Le dossier de demande de Permis de construire comprend pour tout type de projet,
deux volets :
1. Volet administratif contenant :
b. Une copie du titre de propriété certifiée conforme à l’original par toute autorité
administrative compétente légalement établie ou par le préposé de l’Urbanisme
à la réception du dossier.
2.2. Pour une bâtisse à usage résidentiel d’une surface bâtie de moins de
150 m2 :
o Un plan de situation ;
o Un plan d’implantation à l’échelle de 1/50e
o Un plan de masse à l’échelle de 1/200e ou 1/500e ;
o Une vue en plan de chaque niveau ;
o Deux coupes significatives, à l’échelle de 1/50e ou 1/100e ;
o Une façade avant et arrière ;
o Un plan et schéma de plomberie ;
o Un plan et schéma d’électricité ;
o Une façade latérale droite et gauche.
2.3. Pour les projets dont la superficie bâtie est supérieure à 150 m2.
Page 30 sur 57
a. Plan de masse à l’échelle de 1/200e ou 1/500e comportant les indications suivantes
:
o Les limites et indications cadastrales des parcelles limitrophes ;
o Le tracé des voies publiques ou privées bordant le terrain à construire ;
o L’aménagement du terrain autour des constructions ;
o Les possibilités éventuelles de branchement à des canalisations existantes ;
o la situation topographique lorsqu’il s’agit d’un terrain d’une pente de 5% ou
plus, selon le gabarit du projet.
b. Les coupes horizontales, fixées à deux (2) au moins, à l’échelle de 1/50e ou 1/100e
pour les projets de grande superficie dont l’une cotée et l’autre aménagée pour voir
la composition de la structure intérieure comprenant notamment :
Page 31 sur 57
droit de démarrer les travaux, après en avoir informé l’administration par lettre
expresse, contre accusé de réception.
Le service de l’habitat est tenu de s’assurer du respect de normes dans l’exécution des
travaux, selon les règles de l’art et les plans validés par le Président de la Commission
Technique d’analyse. Les indications des plans approuvés devront être observées
scrupuleusement, aucune modification ne pourra y être apportée sauf introduction
d’une demande régulière avec plans renseignant la modification projetée.
e. VALIDITE DU PERMIS DE CONSTRUIRE.
Le Permis de Construire est valable pour une durée de trois ans à dater de sa signature,
sauf pour les travaux dont le délai d’exécution, préalablement communiqué dans la
demande du permis de Construire, dépasse trois ans.
Il n’est renouvelable qu’une seule fois pour des travaux entamés mais non achevés
dans le délai de trois ans, la validité du renouvellement ne peut excéder deux ans. Le
renouvellement donne lieu au paiement du tiers (1/3) ou deux tiers (2/3) de la taxe
de bâtisse calculée aux conditions en vigueur à la date du renouvellement et selon qu’il
s’agit des travaux dont le degré de réalisation est supérieur ou inférieur à 50% de gros
œuvres.
N.B : Le permis de Construire devient caduc lorsque les travaux n’ont pas débuté dans
le délai accordé. Dans ce cas, un nouveau permis de construire sera sollicité et la taxe
de bâtisse exigée » dans son intégralité.
f. Certificat de conformité
Le Certificat de conformité est un document officiel certifiant le respect par le
propriétaire d’une parcelle, des normes urbanistiques et constructives telles que
prescrites par le permis de Construire. Il est délivré gratuitement.
A la fin de la construction, ou dès la fin des travaux des gros œuvres, le requérant a
l’obligation d’inviter par écrit, l’Administration de l’urbanisme et Habitat, à constater le
respect des normes urbanistiques et d’habitabilités prescrites dans le permis de
Construire en vue de l’obtention d’un Certificat de conformité dans les quatre (4) mois
au-delà desquels l’assujetti se prévaudra de l’accusé de réception. En l’absence du
Certificat de conformité au moment de l ‘exploitation de la bâtisse, et au cas où
l’assujetti serait dans l’incapacité de prouver qu’il en a fait la demande, il sera contraint
de l’obtenir moyennant paiement des frais équivalents au double de ceux de la taxe
de bâtisse.
2.2. Cadastre
2.2.1. Définition
Le cadastre est une base de données qui regroupe divers renseignements sur les
propriétés foncières sur l'ensemble du territoire français. Une partie de ces
Page 32 sur 57
informations sont publiques, tandis que d'autres ne sont accessibles qu'au propriétaire
de la parcelle.
2.3. La voirie
2.3.1. Définition
La voirie désigne à la fois :
l'ensemble des voies de circulation (le réseau routier : routes, chemins, rues, etc.)
avec leurs dépendances ;
la nature et la structure de ces voies (voie unique, 2 × 2 voies, etc.)
o L'assiette est la partie de l'emprise réellement utilisée par la route (incluant les
talus). Les terrains inutilisés sont qualifiés de délaissés.
o La chaussée est la partie revêtue qui est destinée à la circulation. Elle peut être
divisée en plusieurs voies de circulation.
Page 34 sur 57
2.4. L’alignement
2.4.1. Définition
L'alignement est la détermination par l’autorité administrative de la limite du domaine
public routier au droit des propriétés riveraines.
2.4.2. Objectif
Page 35 sur 57
demande. L’alignement peut être sollicité par les riverains ou pris spontanément par
la personne publique.
2.5. L’expropriation14
2.5.1. Définition
L’expropriation est une procédure d’origine régalienne qui permet à la puissance
publique de porter atteinte au droit de propriété, en dépit de son caractère « inviolable
et sacré », et d’obtenir, sous forme d’une cession forcée, le transfert à son profit d’un
bien immobilier. Pour être légale, une opération d’expropriation doit permettre la
réalisation d’un objectif d’utilité publique et prévoir le paiement d’une indemnité à
l’exproprié qui doit être « juste et préalable ».
Les textes qui régissent cette procédure sont pour l’essentiel codifiés dans le code de
l’expropriation Pour cause d’utilité publique. Toutefois, de nombreuses dispositions en
particulier la notion d’utilité publique et, dans une moindre mesure, celle de préjudice
indemnisable relèvent d’une approche essentiellement jurisprudentielle (c’est-à-dire
d’une analyse par le juge administratif).
2.5.2. Importance
Exceptionnellement, dans des cas prévus par la loi, des biens meubles (ex : les
biens culturels maritimes ;
14
Cerema - Acquérir le foncier janvier 2020
Page 36 sur 57
Par ailleurs, l’expropriation aboutit toujours à la propriété de biens libres de toute
occupation mais peut concerner autant des immeubles occupés que des immeubles
libres de toute occupation.
L’expropriation permet également de mettre fin aux droits existants sur des biens
acquis à l’amiable après le prononcé de la déclaration d’utilité publique et même sur
des cessions amiables antérieures (procédure dite de « donné acte »).
Si les compétences ratione materiae et ratione loci dont disposent les autorités de l’Etat
en matière d’expropriation sont très larges, il n’en est pas de même concernant les
collectivités locales, qui ne peuvent en principe utiliser cette procédure d’expropriation
que pour la réalisation d’opérations présentant « un intérêt communal », sur leurs
territoires respectifs.
2.6.1. Définition
La servitude est une charge imposée sur un fonds ou sur un bâtiment, soit pour l’usage
ou l’utilité d’un autre fonds, soit pour l’intérêt général.
Les servitudes administratives ou d’utilité publique sont celles imposées, non au profit
d’un fonds privé, mais plutôt au profit de l’intérêt général.
N.B :
Contrairement à la servitude du droit privé qui requiert l’existence de deux
fonds, celle d’utilité publique implique le rapport entre un seul fonds et
l’intérêt général ;
La servitude du droit privée est édictée pour intérêt privé (usage et utilité
du fonds dominant), tandis que celle d’utilité publique (ou administrative)
est édictée pour l’intérêt général.
Page 37 sur 57
La servitude administrative est hors du commerce (ne se négocie pas) et d’ordre
public ; elle ne donne droit à aucune indemnité au profit du concessionnaire du fonds
grevé, contrairement à la servitude du droit privé.
Toute occupation, toute construction et tout lotissement dans ces servitudes sont
interdits.
2.7.1. Hygiène
C’est un ensemble de principes et de méthodes destinés à préserver, améliorer la
santé ; moyens curatifs mis à part. C’est également un ensemble de mesures de
salubrité qui ont pour objet de créer les conditions d’environnement les plus favorables
Page 38 sur 57
à la santé.il s’agit des mesures contre les nuisances (corporelles ou autres) et qui par
suite, joue un rôle important dans la prévention des maladies15.
Elle se base essentiellement sur trois actions :
Le nettoyage et la détersion ;
La désinfection ;
La conservation.
Par extension, on parle aussi d’ « hygiène de vie », d « hygiènes alimentaires » et
d « hygiène mentale » pour des actions et activités permettant de prévenir l’apparition
de troubles, comme la pratique d’un sport, l’abstinence de fumer ou de boire de
l’alcool.
2.7.2. Sante publique
Peut être définie de diverses manières. On peut en effet la présenter comme l’étude,
d’une part, des déterminants physiques, psychosociaux et socioculturels de la santé
de la population et d’autre part des actions en vue d’améliorer la santé de la
population »16. Ou encore, comme une activité organisée de la société visant à
promouvoir, à protéger, à améliorer et, le cas échéant, à rétablir la santé de personnes,
de groupes ou de la population entière.
Selon Charles-Edward Winslow , La santé publique est la science et l’art de
prévenir les maladies, de prolonger la vie et de promouvoir la santé et l’efficacité
physique à travers les efforts coordonnés de la communauté pour l’assainissement de
l’environnement, le contrôle des infections dans la population, l’éducation de l’individu
aux principes de l’hygiène personnelle, l’organisation des services médicaux et
infirmiers pour le diagnostic précoce et le traitement préventif des pathologies, le
développement des dispositifs sociaux qui assureront à chacun un niveau de vie
adéquat pour le maintien de la santé, l’objet final étant de permettre à chaque individu
de jouir de son droit inné à la santé et à la longévité17.
Partant de cette dernière définition, un comité de L’OMS a souligné en 1952
l’importance qu’il convenait d’attacher à l’éducation sanitaire individuelle et collective,
mais il a surtout été frappé par le l’élargissement des conceptions se rapportant à
l’administration de la santé publique, cette évolution nécessitant l’intégration en un
système unique de toutes les branches de l’action sanitaire : prophylaxie ou
prévention, soins aux maladies et réadaptation des convalescents18.
La santé publique se démarque de la médecine essentiellement sur deux plans :
1. Elle met davantage l’accent sur la prévention que sur les traitements curatifs ;
2. Elle développe une approche de population, plutôt que de s’intéresser
individuellement aux problèmes de santé des personnes, ce qui se traduit
15 LAROUSSE 2012
16 Rapport su l’institut de santé publique du Québec (1997)
17 Winslow C.E.A., The untilled fields of public Health, Science, 1920
18 OMS, bureau Régional du Pacifique Occidental, « Fonctions essentielles de la santé Publique ; le rôle des ministères de santé »,2002
Page 39 sur 57
notamment par l’adjonction de compétences qui relèvent des sciences
humaines et sociales et notamment de la sociologie, du droit et de l’économie,
du droit et de l’économie. Cette approche populationnelle peut par l’expression
d’une politique publique spécifique : la politique de santé publique19.
Page 40 sur 57
Chapitre III : Matières spéciales du droit privé
3.1. Les biens.
3.1.1. Définition
Un bien est toute chose dont on dispose et qui fait l’objet d’un droit réel c’est – à –
dire susceptible d’appropriation. On distingue les meubles ou immeubles, corporels ou
incorporels.
a. Bien corporel : bien qui a existence matérielle (ex : meubles, somme d’argent,
etc…).
b. Bien incorporel : bien, valeur économique qui n’a pas d’existence matérielle
(ex : droit d’auteur, marque de commerce).
Page 41 sur 57
3.2. Le droit de propriété20.
B. L’objet de la propriété
La propriété s’applique sur la chose elle-même, c’est-à-dire sur le bien corporel, qui
peut être un meuble ou un immeuble. C’est l’objet principal de la propriété. Le droit
porte aussi sur les accessoires de la propriété, c’est-à-dire les éléments qui proviennent
de la chose ou s’y ajoutent. Ainsi, les fruits proviennent régulièrement de la chose
(loyers, récoltes…) alors que les produits ne se renouvellent pas (carrières, mines…).
Enfin, concernant la propriété du sol, le droit porte aussi bien sur le dessus que sur le
dessous d’un terrain. C’est grâce à cette règle qu’une construction est possible.
Le droit de propriété est exclusif car, sauf exception (la copropriété), à un bien est
attaché un seul propriétaire, qui cumule ainsi les trois pouvoirs constitués par l’usus,
le fructus et l’abusus.
b. Le caractère perpétuel de la propriété
20
[Link]. Fr
Page 42 sur 57
La durée du droit de propriété est identique à la durée d’existence de la chose qui en
est l’objet. En conséquence, le droit n’est pas perdu par le non-usage et, d’autre part,
la propriété est transmise aux héritiers par voie de succession.
Dans d’autres situations, le propriétaire peut perdre tout ou partie de son bien, dès
qu’il en va de l’intérêt général. C’est le cas de l’expropriation pour cause d’utilité
publique ; le propriétaire est alors indemnisé par l’administration de la perte de son
droit ; cela arrive à l’occasion de la construction d’une route ou d’un aménagement
urbain, par exemple.
b. Les limites jurisprudentielles du droit de propriété
Afin d’entretenir de bons rapports, les voisins doivent être attentifs à l’usage qu’ils font
de leur droit de propriété afin d’éviter de faire subir un dommage à autrui. Le cas
échéant, l’auteur du trouble est obligé de le faire cesser. Il peut même être amené à
verser des dommages et intérêts à sa victime. Cependant, il faut distinguer deux
situations, selon que l’origine du trouble causé au voisin se trouve dans un
comportement volontaire ou dans un agissement involontairement nuisible.
1) L’abus de droit
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propriétaire sans intention de nuire (inconscience, négligence, par exemple) ; on
constate cependant que les nuisances dépassent les inconvénients habituellement
supportables selon une appréciation coutumière. Par exemple, celui qui perturbe le
sommeil de son voisin par la mise en marche très matinale d’une machine cause un
inconvénient anormal.
2.8. Les servitudes.
Définition
La servitude est une charge imposée sur un fonds ou sur un bâtiment, soit pour
l’usage ou l’utilité d’un autre fonds, soit pour l’intérêt général.
Les servitudes de droit privé, sont ceux imposées au profit d’un autre fonds ou d’un
autre bâtiment. On y compte par exemple la servitude de passage pour cause
d’enclave.
1. Les clôtures
La clôture exprime avant tout le désir de marquer son territoire, c’est-à-dire de
matérialiser plus ou moins fortement la limite entre le domaine public et la propriété
privée ou entre deux propriétés.
C’est à la fois une barrière et un trait d’union entre deux espaces de nature
différente. Protection contre les nuisances extérieures et les intrusions indésirables,
son rôle défensif est généralement symbolique en marquant la limite au-delà de
laquelle on porte atteinte au droit de propriété.
La clôture a également valeur de symbole. Elle participe avec le jardin à la mise en
valeur de la maison. Elle en est la première image sur la rue et parfois même la
seule. Elle constitue alors en elle-même le paysage de la rue.
Parce qu’elles participent à l’image de l’espace public, et que l’art du clos fait partie
intégrante de l’identité du Pays, les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) par leurs articles
11 de règlement de zones en France peuvent régir les dispositions relatives aux
clôtures selon les spécificités de chaque secteur : centre ancien, zones d’activités ou
nouveaux quartiers pavillonnaires...
21
Charte architecturale et paysagère du pays de nay , les clôtures, Décembre 2013.
Page 44 sur 57
comprendre la volonté de la communauté de réglementer et d’accompagner les
projets.
La mitoyenneté est un droit de propriété immobilière dont deux personnes jouissent
en commun et qui s’applique aux murs et clôtures qui constituent la séparation de
deux propriétés privées.
Une clôture (mur, palissade, haie, fossé…) est mitoyenne lorsqu’elle appartient
indivisément aux propriétaires des deux terrains qu’elle sépare. Il ne s’agit pas d’une
indivision, puisque chacun des voisins est propriétaire de la totalité du mur, mais d’une
sorte de copropriété.
a) Quel que soit la clôture (mur, haie, palissade etc.), elle peut être acquise :
- soit par la rédaction d’un contrat par lequel les deux voisins conviennent d’établir une
clôture à frais partagés (construire un mur par exemple), ou par lequel le voisin qui a
établi de son propre chef une clôture, consent à son voisin une cession de mitoyenneté,
gratis ou à titre onéreux ;
- soit par la prescription acquisitive : lorsqu’une personne prend appui sur un mur
construit chez son voisin le long de la limite des deux terrains pour y adosser des
ouvrages, il porte atteinte au droit de propriété de son voisin. Ce dernier peut
demander la démolition ou bien contraindre son voisin à acquérir la mitoyenneté du
mur contre lequel le voisin a bâti. Dans les deux cas, il faut qu’il y ait emprise, et non
simple juxtaposition : toucher n’est pas prendre (placer des plaques isolantes entre
deux murs qui sont construits chacun à un centimètre de la limite séparative n’est pas
une emprise). Mais, lorsque la situation de fait a duré plus de 30 ans (voire 10 ou 20
ans), le propriétaire des ouvrages édifiés devient, à certaines conditions, propriétaire
du mur, qui devient mitoyen par le fait de l’écoulement du temps.
Si le mur est construit en retrait de la limite séparative, laissant une bande de terrain
entre la limite séparative et le mur, l’acquisition forcée ne s’applique pas. Idem si le
mur est construit à cheval sur la limite séparative.
Le voisin qui acquiert la mitoyenneté doit payer à son voisin le prix de la moitié indivise
du mur et la moitié de la valeur du terrain sur lequel il repose. Dans le cas où le mur
a été édifié dès l’origine par l’un des propriétaires à cheval sur la limite séparative, le
Page 45 sur 57
voisin devient propriétaire de la partie du mur qui empiète sur son terrain et il doit à
l’autre une indemnité.
- le mur soutient un bâtiment appartenant à celui qui voudrait abandonner son droit :
il est équitable qu’il continue à participer à l’entretien du mur qui sert au soutien de
son immeuble ;
3°) Preuve
La mitoyenneté peut être prouvée par titre (contrat, acte notarié, jugement etc.), par
prescription, c’est-à-dire par l’écoulement d’un certain temps, par présomptions légales
de mitoyenneté (exemple : article 653 du code civil : tout mur qui sert de séparation
entre deux bâtiments, entre cours et jardins ou entre enclos dans les champs est
présumé mitoyen s’il n’y a titre ni marque du contraire) et de non mitoyenneté. En cas
de litige, l’Avocat présentera ces éléments de preuve au Juge.
- s’agissant des murs, chaque copropriétaire a un droit d’usage du mur dans la limite
des droits de l’autre. Il ne peut pas pratiquer d’ouvertures. Il peut adosser au mur
mitoyen des constructions ou des plantations, mais la loi oblige celui qui veut appuyer
une construction sur ou contre le mur mitoyen ou y pratiquer un enfoncement à obtenir
préalablement le consentement du copropriétaire du mur: à défaut, au moins pour les
travaux d’une certaine importance, le juge pourrait ordonner la modification ou la
suppression des ouvrages.
Page 46 sur 57
devient propriété exclusive de celui qui l’a fait bâtir, mais le copropriétaire qui n’a pas
participé aux travaux peut acquérir la mitoyenneté de la partie sur bâtie;
- s’agissant des autres clôtures, le voisin dont le terrain joint une clôture autre qu’un
mur ne peut contraindre le propriétaire voisin à lui en céder la mitoyenneté ; chacun
des copropriétaires de haies, arbustes ou arbres mitoyens a droit à la moitié des fruits
et produits ; chacun des copropriétaires d’une haie ou d’un fossé a le droit de les
détruire jusqu’à la limite de sa propriété à charge de construire un mur sur cette limite,
sauf si le fossé sert à l’écoulement des eaux, et chaque copropriétaire peut exiger
l’arrachage des arbres.
- il est interdit de pratiquer des ouvertures. Si des ouvertures existent dans un mur
privatif et que ce mur devienne mitoyen, elles doivent être supprimées, sauf si il existe
une servitude. Un voisin peut donc acquérir la mitoyenneté d’un mur afin d’en
supprimer une ouverture qui le gêne ;
22 [Link]
Page 47 sur 57
« La propriété est un droit sacré et inviolable ».
Le bornage est l’opération qui a pour effet de définir juridiquement et matérialiser sur
le terrain les limites des propriétés privées appartenant à des propriétaires différents.
Importance
Bien souvent, la référence est le cadastre. Or, ce document - servant uniquement aux
services fiscaux - n’a qu’une valeur indicative. Il ne peut en aucun cas être opposable
pour la délimitation certaine du terrain.
Lorsqu’il y a vente d’un terrain à bâtir, la description du terrain doit être mentionnée
dans l’acte de vente. Sous peine de nullité, l’acte de vente doit indiquer si cette
détermination de la superficie et des limites est issue d’un bornage ou non.
En cas de désaccord sur ces limites, une seule possibilité existe : le bornage du terrain
(entre propriétés privées).
Entre une propriété privée et le domaine public, on parle d’alignement.
Le bornage amiable
Afin qu’il n’y ait pas de contestation possible, ou lorsque les limites ne sont pas
parfaitement établies, il est préférable d’avoir recours à un géomètre expert
qui définira les limites des biens. Cela est fortement recommandé lorsqu’on ne connaît
pas précisément les limites et qu’il faut se reporter aux anciens titres de propriété ou
lorsqu’il y a des servitudes à constater.
Le géomètre expert est impartial dans son analyse et dans les limites proposées.
Le géomètre expert, après avoir fait les recherches nécessaires (titres de propriété,
audition des parties, examen des signes matériels, etc.), prend les mesures
(arpentage), propose une limite, recueille l’avis des parties et dresse un procès-verbal
de bornage amiable signé par les parties. Puis, il matérialise les limites sur le terrain
en plantant des bornes dont la tête doit demeurer apparente au niveau du sol.
Page 48 sur 57
Chapitre IV : La législation du travail
5.1.1. Définition
Page 49 sur 57
La législation du travail est l’ensemble des lois qui régissent le droit du travail, elle peut
être élaborée soit sur la base des conventions collectives, des dispositions particulières,
comme c’est le cas pour les certaines entreprises en RDC, soit l’initiative de l’autorité
politique parlementaire ou gouvernementale. La législation du travail est donc le droit
du travail, la notion de la législation impliquant l’intervention législative de l’autorité et
le droit de travail pouvant être crée en dehors de la loi.
5.2.1. Généralités
Le contrat de prestation de service formalise la relation entre un client et son
prestataire de service. Beaucoup d’entreprises ont recours à un prestataire pour
différentes missions : maintenance informatique, service de sécurité, nettoyage des
bureaux… il est important de matérialiser toute relation par un contrat qui déterminera
les modalités et rappellera les obligations réciproques des deux parties. L’avocat en
droit du contrat est là pour apporter son aide à la rédaction de cette convention afin
de prévenir tout litige dans la relation, mais également en cas de conflit.
5.2.2. Définition
Le contrat de louage ou prestation de service est une convention généralement conclue
à titre onéreux entre deux parties, un prestataire et son client, et qui fait naitre entre
eux des droits et obligations.
23
[Link]
Page 50 sur 57
C’est une période, située au début du contrat de travail, qui permet à l’employeur de
tester les Capacités du salarié à l’emploi occupé et au salarié d’apprécier si les
conditions d’emploi lui Conviennent. Pendant cette période, l’employeur comme le
salarié peuvent à tout moment rompre le Contrat de travail, sans préavis ni indemnités.
Cependant, la rupture du contrat ne doit pas être abusive. La période d’essai n’est pas
obligatoire. Elle a lieu uniquement quand elle est prévue dans le contrat de Travail
signé par l’employeur et le salarié.
Oui. Elle peut être renouvelée une fois à condition que cela soit prévu dans la
convention collective si elle existe et dans le contrat de travail que le salarié a signé,
et que l’accord écrit des parties soit signé avant la fin de la période d’essai initiale.
Sa durée ne doit pas dépasser le délai prévu par la convention collective ou la
réglementation du travail.
La période d’essai se calcule en jour entier et calendaire (et non pas en jour ouvré ou
ouvrable. Les demies journées de travail sont décomptées chacune pour une unité).
Tout essai qui expire un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé n’a pas à être
prolongé jusqu’au premier jour ouvrable suivant.
Si l’essai est exprimé en semaines ou en mois, il se décompte en semaines civiles (lundi
à dimanche) ou en mois civils sans qu’il soit tenu compte de la présence de jours non
travaillés, tels que des jours fériés.
ATTENTION
La période d’essai du salarié à temps partiel ne peut pas être plus longue
que celle du salarié à temps plein. La rupture de la période d’essai pendant
un arrêt du salarié pour accident du travail est nul. Lorsque la rupture
abusive est le fait de l’employeur, elle peut ouvrir droit à des dommages et
intérêts.
Préavis
Le préavis est un délai de prévenance que l’employeur ou le salarié doivent respecter
lorsqu’il souhaite de leur propre décision mettre un terme au contrat de travail qui les
lie. La durée est définie par la loi et précise par les conventions collectives.
5.4. CONGES LEGAUX ET SPECIAUX
Article 140 :
L'employeur est tenu d'accorder un congé annuel au travailleur. Le travailleur ne peut
renoncer à ce congé.
Le droit au congé naît à l'expiration d'une année de services comptée de date à date
et accomplie chez le même employeur ou un employeur substitué.
La date du congé est fixée de. Commun accord, sans toutefois que la prise effective
du congé puisse dépasser de six mois la date prévue pour son ouverture.
Le travailleur ne peut éventuellement cumuler que la moitié des congés pendant une
période de deux ans. Pendant la période de congé, le travailleur et sa famille ont droit
aux soins de santé. En cas de congé hors de la République Démocratique du Congo
ou du lieu d'emploi, l'employeur, après avis du médecin conseil, rembourse, tout ou
partie des frais afférents aux soins qu'il a reçus.
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Article 141 :
La durée du congé est d'au moins un jour ouvrable par mois entier de service pour le
travailleur âgé de plus de dix-huit ans. Elle est d'au moins un jour ouvrable et demi
par mois entier de service pour le travailleur âgé de moins de dix-huit ans. Elle
augmente d'un jour ouvrable par tranche de cinq années d'ancienneté chez le même
employeur ou l'employeur substitué.
Les services pris en considération pour le calcul de la durée du congé comprennent les
jours de prestation de travail, de repos hebdomadaire, de congé payé et les jours fériés
légaux, ainsi que les périodes de suspension due à l'incapacité de travail à concurrence
d'un maximum de six mois par année de service considérée séparément, sans que
cette limitation soit applicable à l'incapacité résultant d'un accident de travail ou d'une
maladie professionnelle.
La durée du voyage n'est pas comprise dans le congé. Les jours de maladie compris
dans la période de congé ne comptent pas comme jours de congé.
Article 142 :
Pendant toute la durée du congé, le travailleur a droit à une allocation égale à la
rémunération dont il jouit au moment du départ en congé, les avantages
éventuellement remis en nature pendant les services effectifs en vertu des stipulations
contractuelles étant, à la demande du travailleur, payés en espèces sur base légale,
exception faite seulement pour le logement.
Les montants éventuels des commissions, primes, sommes versées pour prestations
supplémentaires et participation au bénéfice entrent en ligne de compte pour la
détermination de l'allocation de congé, et sont calculées sur la moyenne des avantages
payés pour les douze mois précédant le congé. Les allocations familiales sont dues
pendant toute la durée du congé.
Article 143 :
Le travailleur doit s'abstenir d'exercer une profession lucrative pendant la durée du
congé.
Article 144 :
En cas de résiliation du contrat, quel que soit le moment où celle-ci intervient, le congé
est remplacé par une soit le moment où celle-ci intervient, le congé est remplacé par
une indemnité compensatoire calculée conformément à l'article 142 ci-dessus.
En dehors de ce cas, est nulle et de nul effet toute convention prévoyant l'octroi d'une
indemnité compensatoire en lieu et place de congé.
Article 145 :
Le paiement de l'allocation de congé doit être effectué au moment du départ effectif
en congé et au plus tard le dernier jour ouvrable avant le départ en congé.
Le paiement de l'indemnité compensatoire doit être effectué dans les deux jours
ouvrables qui suivent la fin du contrat.
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Article 146 :
Le travailleur a droit aux congés de circonstance suivants :
Ces jours ne sont pas déductibles du congé minimum légal. Les congés de circonstance
ne peuvent être fractionnés. Les soins de santé sont dus pendant les congés de
circonstance. L'employeur n'est tenu au paiement des congés de circonstance que
jusqu'à concurrence de quinze jours ouvrables par an.
Par ailleurs, la grève peut désigner un mouvement collectif pris à l’initiative de tout ou
partie du personnel d’une entreprise, destiné en général à contraindre l’employeur à
la négociation des conditions de travail et de rémunération. C’est ainsi que les syndicats
français y trouvent, à côté des manifestations et des pétitions, un des moyens
privilégiés pour défendre les acquis sociaux tels que les conditions de retraite, la
sécurité sociale ou le système éducatif public, ainsi que pour obtenir des hausses des
salaires et des améliorations des conditions de travail.
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la cessation collective du travail ou la participation à Cette cessation collective du
travail ne peut avoir lieu qu’à l’occasion d’un conflit Collectif du travail.
2. La cessation du travail
Elle constitue un élément spécifique. Et cet arrêt du travail doit être complet, même si
les grèves partielles, minoritaires ou catégorielles sont licites.
3. L’action concertée
un salarié ne peut prétendre exercer son droit de grève qu’à condition que l’arrêt de
travail qu’il observe le soit de concert avec ses pairs. C’est que la grève doit être suivie
par au moins deux salariés. Et si la cessation du travail peut être limitée à une fraction
du personnel (un atelier, une catégorie de personnel, …) même minoritaire, l’arrêt de
travail d’un seul salarié n’est pas une grève, sauf si son action répond à un mot d’ordre
national ou s’il est le seul salarié de l’entreprise. C’est dans ce sens que certains auteurs
parlent d’un droit individuel exercé collectivement.
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Cette consécration du droit de grève se justifierait par ailleurs du fait de l’adhésion de
l’Etat congolais au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et
culturels du 16 décembre 1966. En effet, les Etats parties au Pacte précité s’engagent
à assurer […] le droit de grève, exercé conformément aux lois de chaque pays.
Fondement
A l’état actuel du droit congolais, la grève est un droit fondamental ayant une portée
Constitutionnelle. En effet, à travers l’article 39 de la Constitution du 18 février 2006,
le constituant congolais reconnaît et garantit le droit de grève, lequel s’exerce dans les
conditions fixées par la loi qui peut en interdire ou en limiter l’exercice dans les
domaines de la défense nationale et de la sécurité ou pour toute activité ou tout service
public d’intérêt vital pour la nation.
Mais sa consécration a été obtenue après d’âpres luttes, notamment sous le régime
colonial et ce, même dans le domaine des relations collectives du travail.
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